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	<title>Archives des Mohamed Charfi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohamed Charfi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les partis de gauche dans le monde arabe muselés au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/">Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans de nombreux pays arabes, le pouvoir politique s’est longtemps présenté comme «au-dessus des idéologies». Au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme, les régimes autoritaires ont systématiquement neutralisé, interdit ou affaibli les forces idéologiques organisées : partis de gauche, mouvements syndicaux autonomes, courants libéraux structurés. Cette stratégie, présentée comme pragmatique, repose sur une illusion majeure : l’idée qu’une société peut fonctionner sans idéologie.</em></strong> <em>(Photo : Manifestation pro-Saïed, le 17 décembre 2025 à Tunis). </em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18438796"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire politique montre que lorsqu’on exclut toutes les idéologies explicites, on ne supprime pas l’idéologie ; on en impose une autre, implicite, souvent religieuse.</p>



<p>Dans les sociétés où la religion structure déjà les imaginaires collectifs, cette idéologie par défaut prend presque mécaniquement la forme de l’islam politique. L’exemple tunisien est à cet égard paradigmatique : après vingt-trois années de neutralisation méthodique de la gauche et de toute vie idéologique autonome sous Zine El-Abidine Ben Ali, la révolution de 2011 a vu l’émergence fulgurante d’Ennahdha, devenue la force politique dominante.</p>



<p>Cet article défend l’idée que la gauche – entendue comme tradition critique, sociale et rationaliste – constitue le seul contrepoids capable de modérer le dogmatisme religieux dans les sociétés arabes, non par la répression, mais par la production de sens, de justice sociale et de citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’impossibilité d’une société sans idéologie</h2>



<p>Louis Althusser rappelait que l’idéologie n’est pas un simple ensemble d’idées, mais une structure qui organise le rapport des individus à leur réalité sociale (Althusser, <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>, 1970). À ce titre, aucune société humaine ne peut s’en passer. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une idéologie, mais laquelle.</p>



<p>Dans les sociétés arabes, la religion joue historiquement un rôle structurant : elle organise le temps, les normes sociales, les rituels et une partie de la morale collective. Lorsque l’État interdit les idéologies politiques modernes – socialisme, libéralisme, nationalisme critique –, il ne fait que laisser la religion occuper l’espace idéologique vacant.</p>



<p>Hannah Arendt a montré que les régimes autoritaires détruisent les médiations intellectuelles et sociales qui permettent aux individus de penser politiquement (<em>Les origines du totalitarisme</em>, 1951). Une fois ces médiations détruites, le retour du religieux comme cadre totalisant devient presque inévitable, car il offre des réponses simples à des sociétés privées de débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ben Ali ou la fabrication d’un islamisme latent</h2>



<p>Le régime de Ben Ali illustre parfaitement cette dynamique. Officiellement laïc, moderniste et hostile à l’islam politique, l’État tunisien a en réalité éradiqué toute vie idéologique autonome, en particulier la gauche syndicale, marxiste ou sociale-démocrate. Les partis existaient formellement, mais étaient vidés de toute capacité d’action réelle.</p>



<p>Ennahdha, interdite mais jamais idéologiquement combattue sur le terrain intellectuel, a survécu sous une forme diffuse : réseaux caritatifs, mosquées, solidarités informelles, exil idéologique. Comme l’explique Olivier Roy, l’islamisme prospère moins par excès de religiosité que par absence de concurrence idéologique crédible (<em>L’échec de l’islam politique</em>, 1992).</p>



<p>Ainsi, lorsque l’appareil répressif s’est effondré en 2011, le seul courant disposant d’un capital symbolique, organisationnel et moral était l’islamisme. La gauche, affaiblie, marginalisée, souvent coupée des classes populaires, n’a pas pu jouer son rôle historique de médiation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’islamisme comme idéologie de substitution</h2>



<p>L’islamisme n’est pas un simple retour du religieux ; c’est une idéologie moderne, au sens où il politise la religion pour répondre à des problèmes contemporains : injustice sociale, corruption, crise morale, domination étrangère. Sayyid Qutb, l’un de ses théoriciens majeurs, proposait déjà une vision totalisante de la société islamique comme alternative aux idéologies occidentales (<em>Signes de piste</em>, 1964).</p>



<p>Mais cette idéologie repose sur une réduction du politique au moral, et du citoyen au croyant. Elle tend à naturaliser l’ordre social, à sacraliser les normes et à délégitimer le conflit politique, pourtant essentiel à toute démocratie.</p>



<p>Sans contre-idéologie structurée, l’islamisme devient la seule grille de lecture disponible. Il n’est alors pas choisi librement : il s’impose par défaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche est structurellement indispensable</h2>



<p>La gauche, historiquement, n’est pas seulement une force politique ; elle est une tradition intellectuelle fondée sur la critique, la rationalité, l’égalité et la justice sociale. De Marx à Gramsci, de Rosa Luxemburg à Edward Said, elle a toujours articulé le social, le politique et le culturel.</p>



<p>Antonio Gramsci insistait sur la notion d’hégémonie culturelle : une idéologie ne triomphe pas par la force, mais parce qu’elle devient le sens commun (Gramsci, <em>Cahiers de prison</em>). Dans les sociétés arabes, l’islamisme a conquis cette hégémonie faute d’alternative crédible.</p>



<p>La gauche peut modérer le dogmatisme religieux non en l’attaquant frontalement, mais en proposant une lecture sociale des injustices, réhabilitant le citoyen face au croyant, réintroduisant le conflit politique légitime, et défendant l’autonomie de la raison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La répression ne produit pas la sécularisation</h2>



<p>L’un des grands malentendus des régimes autoritaires arabes a été de croire que la répression du religieux produirait la laïcité. L’histoire montre l’inverse. Comme l’explique Talal Asad, la sécularisation est un processus culturel et politique long, jamais imposé par décret (<em>Formations of the Secular</em>, 2003).</p>



<p>En interdisant le débat, les régimes ont sacralisé la religion. Ce qui est interdit devient pur, moral, incorruptible. La gauche, au contraire, désacralise en politisant : elle ramène les discours religieux à des enjeux sociaux concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe du Sud</h2>



<p>L’expérience internationale confirme ce diagnostic. En Amérique latine, la montée de la théologie de la libération – inspirée par la gauche – a permis de désamorcer le conservatisme religieux en l’articulant à la justice sociale (Gustavo Gutiérrez, <em>Théologie de la libération</em>, 1971).</p>



<p>En Espagne et au Portugal, la transition démocratique post-dictatoriale a été portée par des forces de gauche capables de canaliser les héritages religieux sans les nier, mais en les subordonnant au politique (Manuel Castells, <em>La transition démocratique en Espagne</em>, 1981).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas tunisien : une gauche absente, un islamisme dominant</h2>



<p>En Tunisie, la faiblesse de la gauche après 2011 n’est pas seulement organisationnelle ; elle est aussi culturelle. Coupée des quartiers populaires, souvent enfermée dans un discours élitiste, elle n’a pas su concurrencer l’islamisme sur le terrain du sens.</p>



<p>Pourtant, comme le soulignait Mohamed Charfi, la modernité politique ne peut être importée ; elle doit être produite de l’intérieur (<em>Islam et liberté</em>, 1998). La gauche tunisienne a manqué cette production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réhabiliter l’idéologie pour éviter le dogme</h2>



<p>Exclure les idéologies dans les pays arabes ne produit ni neutralité ni stabilité. Cela revient à institutionnaliser une idéologie implicite, religieuse, non débattue, non critiquée. L’expérience de Ben Ali l’a démontré : en éradiquant la gauche, il a préparé le terrain à un islamisme hégémonique.</p>



<p>La véritable alternative n’est pas entre autoritarisme et islamisme, mais entre vide idéologique et pluralisme critique. Dans ce pluralisme, la gauche joue un rôle irremplaçable : elle est la seule tradition capable de transformer la foi en choix privé et la politique en espace commun.</p>



<p>Sans gauche, le dogme prospère. Avec elle, la religion redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une conviction parmi d’autres, et non une idéologie par défaut.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Références bibliographiques (sélection)</strong></p>



<p>Althusser, L. (1970). <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>.</p>



<p>Arendt, H. (1951). <em>Les origines du totalitarisme</em>.</p>



<p>Asad, T. (2003). <em>Formations of the Secular</em>.</p>



<p>Charfi, M. (1998). <em>Islam et liberté</em>.</p>



<p>Gramsci, A. (1975). <em>Cahiers de prison</em>.</p>



<p>Qutb, S. (1964). <em>Signes de piste</em>.</p>



<p>Roy, O. (1992). <em>L’échec de l’islam politique</em>.</p>



<p>Said, E. (1978). <em>L’Orientalisme</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/">Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title> Algérie : Tebboune remporte la présidentielle avec un score stalinien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/algerie-tebboune-remporte-la-presidentielle-avec-un-score-stalinien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 05:56:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssef Ouchiche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le score soviétique attribué à Abdelmadjid Tebboune surprend par son ampleur : 94,65%.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le suspense était mince et personne ne s’attendait à une surprise, car tout était visiblement fait pour baliser la voie à une réélection du président sortant, mais c’est le score soviétique attribué à Abdelmadjid Tebboune qui surprend par son ampleur : 94,65%. Excusez du peu, on fera mieux la prochaine fois!</em></strong></p>



<span id="more-13958781"></span>



<p>Le 8 septembre 2024, Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), a tenu une conférence de presse pour annoncer les résultats préliminaires des élections présidentielles anticipées tenues la veille.</p>



<p>Et bien entendu, Charfi s’est félicité du fait que le scrutin se soit déroulé dans des conditions optimales et en toute transparence, assurant que l’Anie veillera à garantir les meilleures conditions pour la réussite de tout futur scrutin. Et au vu des résultats annoncés, on n’a aucune raison d’en douter. Jugez-en : Abdelmadjid Tebboune, le candidat du régime et donc de l’armée, a été élu sans coup férir avec 5 329 253 voix (sur 24,3 millions d’inscrits), soit un taux de 94,65%, suivi de Hassani Cherif avec 178 797 voix (3,17%) et Youssef Ouchiche avec 122 146 voix (2,16%). Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste modéré) et le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS) ont donc fini dans le décor, d’où ils n’auraient peut-être pas dû sortir.</p>



<p>Le taux de participation annoncé de 48% est certes remis en question par plusieurs observateurs qui ne comprennent pas comment il ait pu passer de 26% à 48% en trois heures (il était de 13,11% à 13 heures), d’autant que personne n’a vu des foules devant les bureaux de vote, mais c’est presque anecdotique. La démocratie en Algérie, pas plus que dans les autres pays arabes, n&rsquo;est pas pour demain. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/algerie-tebboune-remporte-la-presidentielle-avec-un-score-stalinien/"> Algérie : Tebboune remporte la présidentielle avec un score stalinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le péché mortel de la gauche tunisienne, son hostilité aux réformes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/09/le-peche-mortel-de-la-gauche-tunisienne-son-hostilite-aux-reformes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 08:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gauche tunisienne est devenue paradoxalement une force d’inertie contre les réformes et a rejoint tacitement le bloc antiréformiste et conservateur. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/09/le-peche-mortel-de-la-gauche-tunisienne-son-hostilite-aux-reformes/">Le péché mortel de la gauche tunisienne, son hostilité aux réformes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La gauche a accédé au pouvoir à plusieurs reprises dans différents pays du monde. En <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/keir-starmer-latypique-nouveau-premier-ministre-britannique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande-Bretagne </a>et en <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/08/france-la-gauche-doit-rester-unie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France</a>, elle vient d’y revenir après une traversée du désert. En Tunisie, non seulement la gauche n’a jamais accédé au pouvoir, mais elle ne fait même pas l’effort de se demander pourquoi elle n’y arrive pas. C’est comme si elle se complaît dans cette marginalité qui semble appelée à durer encore longtemps.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-13531258"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Certains, grisés par l’euphorie des récents développements politiques en Europe, se sont mis à rêver qu’à l&rsquo;instar du Royaume Uni et de la France, l’avenir de la Tunisie pourrait être entre les mains de la gauche.</p>



<p>La grande différence est que la gauche tunisienne n’a pas procédé depuis longtemps aux révisions et ajustements auxquels s’est soumise la gauche européenne au point qu’elle est devenue paradoxalement une force d’inertie contre les réformes et qu’elle a rejoint ainsi tacitement le bloc antiréformiste et conservateur des avantages extirpés lors des années de vache grasse (par rapport à la situation actuelle).</p>



<p>Le problème de la Tunisie, c’est qu’aucune force politique, et visiblement pas la gauche, ne semble en mesure, à part des généralités et des slogans idéologiques, de convaincre l’opinion publique de l’inévitabilité et même de l’urgence de réformes systémiques allant au-delà des défaillances et errements ponctuels afin de pouvoir assurer le plein emploi et une croissance économique durable et équitable, avantageusement ancrée dans l&rsquo;économie mondiale.</p>



<p>Pour des considérations diverses, idéologiques ou politiques ou personnelles, le mot d’ordre tacite semble être de défendre les modes de gestion, les structures, les acquis et les privilèges du passé bec et ongles par corporatisme ou pour en éviter le coût politique et économique en faisant en sorte que ça ne puisse arriver qu’aux autres.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p><em><strong>Note de la rédaction</strong> : Il faut dire que les régimes qui se sont succédé en Tunisie depuis l&rsquo;indépendance du pays en 1956, tous sociaux-libéraux de droite, n&rsquo;ont pas facilité la tâche de la gauche en s&rsquo;appropriant, souvent, ses revendications socio-économiques et son populisme. De même, beaucoup de figures de cette gauche, et des plus radicaux, ont souvent intégré, par opportunisme, les régimes qu&rsquo;ils avaient commencé par combattre, perdant ainsi toute crédibilité aux yeux des citoyens. N&rsquo;est-ce pas Mohamed Charfi, Dali Jazi, Moncef Marzouki, Mustapha Ben Jaâfar et autres Taïeb Baccouche pour n&rsquo;en citer que quelques uns. Les autres se reconnaîtront. Ce manque de cohérence finit par se payer.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RBiP2CQuWW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/">Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=JXAbYqEONm#?secret=RBiP2CQuWW" data-secret="RBiP2CQuWW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/09/le-peche-mortel-de-la-gauche-tunisienne-son-hostilite-aux-reformes/">Le péché mortel de la gauche tunisienne, son hostilité aux réformes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Système éducatif tunisien : une obligation de réforme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/systeme-educatif-tunisien-une-obligation-de-reforme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 08:42:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En l’état actuel, le système éducatif en Tunisie demande impérativement une profonde réforme, c’est un constant et une demande collective; il a pleinement montré ses limites, l’institution n’éduque que médiocrement, ne forme que passablement et ne justifie plus l’énorme budget que la société consent à lui allouer. Par Ali Bouaziz Le système éducatif tunisien institué...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/systeme-educatif-tunisien-une-obligation-de-reforme/">Système éducatif tunisien : une obligation de réforme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/College-Sadiki-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-283922"/><figcaption><em> Lycée Sadiki à Tunis, première institution éducative moderne instaurée en Tunisie en 1875 (Ph. Wikipédia).  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> En l’état actuel, le système éducatif en Tunisie demande impérativement une profonde réforme, c’est un constant et une demande collective; il a pleinement montré ses limites, l’institution n’éduque que médiocrement, ne forme que passablement et ne justifie plus l’énorme budget que la société consent à lui allouer. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Ali Bouaziz</strong></p>



<span id="more-283921"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Ali-Bouaziz.jpg" alt="" class="wp-image-244839"/></figure></div>



<p> Le système éducatif tunisien institué par la loi d’orientation n° 80 du 23 juillet 2002, relative à l’éducation et à l’enseignement scolaire, a été conçu au début du siècle par les meilleures têtes pensantes du ministère de l’Éducation de l’époque, qui était à leur seconde tentative; la première fut la loi de 1991 chapeautée par feu Mohamed Charfi, dont aucun ne peut douter de la compétence ni lui attribuer une quelconque irresponsabilité.</p>



<p> Néanmoins, ce système a montré, dès 2008, son incurie, qui ira crescendo. Les meilleures preuves sont le décalage flagrant entre ce que consent la société à mettre au profit de l’éducation qui s’arroge en moyenne le quart du budget de l’État, et les sacrifices pécuniaires que les familles consentent à payer; alors que le bilan est mitigé. Cela concerne, au final, le nombre des diplômés, la qualité de leur formation, leur employabilité post-universitaire, outre l’incivilité ambiante qui, justement, montre un déficit d’éducation. </p>



<p> À cette preuve endogène au système actuel s’ajoute une autre, non moins congruente, quoiqu’exogène, à savoir les derniers rangs réservés à nos élèves dans les concours d’évaluation internationaux, les TIMSS et PISA qui reflètent l’inefficacité de notre système, particulièrement sa non-efficience vu la modestie de ses performances eu égard aux moyens mis à sa disposition; fuite en avant oblige, on n’a trouvé mieux que de ne plus y participer !</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Mohamed El Hamdi, outsider qui a réussi à s’imposer </h3>



<p> Le nouveau ministre, Mohamed El Hamdi, dès le moment où il fut désigné à occuper la charge de ministère de l’Éducation, a fait l’objet d’une basse compagne de dénigrement comme s’il était un ovni qui a atterri subrepticement dans le microcosme politique, milieu qui n’est pas le sien sous des prétextes liés à son habitus, à sa région ou à son métier, quelle indécence ! </p>



<p> C’est vrai qu’il est quadragénaire, bientôt quinquagénaire, qui n’a pas eu encore l’immunité de l’âge; néanmoins, professeur de philosophie, il a gravi tous les échelons électifs au niveau syndical jusqu’à devenir membre, au temps de Ben, Ali de la direction du syndicat des enseignants du secondaire et ce n’est pas rien. Au niveau politique, il fut pour un temps coordinateur du parti l’Alliance démocratique, entre 2012 et 2017 qui a fédéré les transfuges du parti Al-Jomhouri puis depuis 2017 vice-président du Courant démocratique (Attayar), et encore ce n’est pas rien. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Mohamed-Hamdi.jpg" alt="" class="wp-image-280926" width="500"/><figcaption><em>Mohamed Hamdi.</em></figcaption></figure></div>



<p> Ses qualités humaines intrinsèques, sa formation, ses expériences syndicales et politiques variées font de lui un ministrable qui ne souffre d’aucun manquement. C’est à lui, sans précipitation aucune, de montrer ces aptitudes ; puis de démontrer qu’il est porteur d’un projet de réforme du système éducatif tunisien. À côté de son projet, nous nous permettons de lui proposer les idées qui vont suivre; si quelques-unes sont recevables, tant mieux; si toutes sont à mettre aux oubliettes, tant pis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Balises pour une réforme du système éducatif</h3>



<p> En l’état actuel, le système éducatif en Tunisie demande impérativement une profonde réforme, c’est un constant et une demande collective; il a pleinement montré ses limites, l’institution n’éduque que médiocrement, ne forme que passablement et ne justifie plus l’énorme budget que la société consent à lui allouer. </p>



<p> Pour trouver les bons remèdes, il faut éviter les écueils de la logomachie fastidieuse du théoricisme déconnecté de la réalité, fondé sur des paradigmes généralement brillants en spéculation intellectuelle, mais ternes en application; singulièrement quand il veut transplanter localement des solutions nées sous d’autres cieux. Il faut également bannir les replâtrages au jour le jour via des actions disparates sans queues ni têtes que rien n’associe. </p>



<p> Ici, l’idéal est le juste milieu que représente le pragmatisme intelligent : un diagnostic objectif de la réalité dans sa globalité, puis dans ses détails et proposer des solutions efficientes au moindre coût pour chaque détail, le temps n’est plus aux prodigalités, ce qui permet finalement de résoudre tous les maux du système dans sa globalité. </p>



<p> Les maîtres-mots qui devront guidés tout projet de réforme seront : un élève équilibré, intégré dans l’air du temps, intelligent, indépendant intellectuellement et ayant un projet d’avenir. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Deux types d’élèves</h3>



<p> Pour ceux qui ne la savent pas, nous sommes en train de produire deux sortes d’élèves; d’un côté, ceux qui iront vers les collèges et les lycées pilotes qui sont la crème de la crème qui, presque seuls, justifient la pérennité du système actuel; de l’autre côté les autres qui forment l’écrasante majorité de nos élèves.</p>



<p> Cette majorité se divise en trois catégories : les bons élèves qui le sont par leurs propres efforts, l’écrasante majorité qui sont les élèves passables pour ne pas dire médiocres dont les capacités et les performances sont en définitive juste moyennes et encore. Volens nolens, ils vont réussir au bac avec rachat, le jour où ils obtiendront un diplôme supérieur, ils vont harceler la société et l’État par des demandes de recrutement sous l’allégation qu’ils sont des diplômés de l’enseignement supérieur forcés au chômage; alors que le niveau d’instruction de certains est presque nul ! Tous les DRH vous le diront. </p>



<p> Il en reste ceux qui de l’école buissonnière vont irrémédiablement se trouver au ban de l’école; leur nombre dépasse la moyenne de 100.000 élèves chaque année, quel gâchis, vu l’état actuel de saturation du marché du travail, en puissance, ils viennent grossir les rangs du lumpenprolétariat.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Sont-ils voués à le faire ?</h3>



<p> Depuis plus d’une décennie, aucun ministre n’avait mis les pieds au ministère tout en étant porteur d’un projet de réforme. Tous se sont satisfaits de gérer le quotidien; tous dépourvus de projets se sont fiés à ce que les directeurs généraux leur en ont donné d’informations et de suggestions, qui parfois n’étaient pas trop catholiques. Le staff actuel du ministère de l’Éducation est-il capable de mener une réforme profonde du système éducatif tunisien tel qu’établi par la loi de juillet 2002, relative à l’éducation et à l’enseignement scolaire ?</p>



<p> Se constituant en chapelle hermétique, quelques directeurs, non tous et nous insistons sur cette nuance, avant toutes choses par un réflexe de survie, se défendaient les uns les autres; une réflexion sur la réforme du système actuel serait leur dernier souci, sinon cela se saurait. Pour preuve le ministère de l’Éducation est jugé par l’Instance nationale pour l’accès à l’information (INAI) comme étant le ministère le plus opaque, celui qui collabore le moins avec elle. Cela se traduit par le constat suivant : certains directeurs essaient de toujours maintenir les cadavres dans les placards. </p>



<p> Monsieur le ministre de l’Éducation, si vous le permettiez, prenez en aparté votre collègue ministre de la Défense, ancien président de l’INAI, il vous dira la vérité. La chapelle ne peut rien produire de bon; néanmoins, il ne faut pas brusquer les choses jusqu’à la fin de l’année scolaire, l’été est porteur de conseils !</p>



<p> Presque tous les ministères de l’Éducation dans le monde sont des ministères conservateurs, ce sont des machineries très lourdes qu’il serait difficile à faire changer de rails, parfois même à faire bouger. Nos ministres depuis plus d’une décennie n’ont pas dérogé à la règle. Aucun n’a su imposer à tous, ceux à l’intérieur du ministère et a ceux à son extérieur un draft à discuter pour un projet de réforme. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Que faire ? </h3>



<p> Réformer l’éducation n’est jamais, en réalité, l’apanage d’un individu, soit-il un génie, mais l’affaire de groupes de travail à composantes multiples. Commençons par le haut staff du ministère, il sera urgent d’y démêler l’ivraie de la bonne graine. Il faut que chacun des directeurs généraux et directeurs produise un condensé d’une dizaine de pages sur l’état de la direction dont il est responsable et qu’il annonce des orientations de réforme, les rendre publics c’est de la glasnost. </p>



<p> Qui jugeront ces rapports ? En premier lieu, monsieur le ministre; toujours est-il qu’il peut déléguer cette tâche à d’autres; qui sont-ils ? Le ministère de l’Éducation comptant presque le tiers des actifs de la fonction publique, doit avoir des compétences de tous les niveaux pour juger convenablement tout ce qui a trait à l’éducation. </p>



<p> Normalement le ministère dispose d’un carnet d’adresses de ses meilleures compétences à qui on doit faire appel, si eux le veulent bien, parmi les gérontes retraités qui ont fait leurs preuves : directeurs généraux et directeurs, inspecteurs généraux, conseillers en information et en orientation scolaire et universitaire généraux, commissaires régionaux… </p>



<p> Le décret 3779 du 21 décembre 2009, relatif à l’organisation du ministère de l’Éducation et de la Formation n’a pas créé une instance qui les regroupe institutionnellement sous la forme d’un sénat du ministère, il faut songer à le faire. Par ailleurs, le décret 2260 du 10 octobre 2000 fixant les attributions, la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur de l’éducation était, dès sa naissance, devenu obsolète; il n’a jamais fonctionné, sa composition fourre-tout est un handicap non un avantage. </p>



<p> Les directeurs, sans visions claires de ce qu’ils font et sur ce qu’ils projettent comme réformes seront démasqués, sont devenus des agents toxiques pour le ministère, qu’il faut irrémédiablement changer; non pas automatiquement par leurs seconds, mais par d’autres compétences, issues exclusivement du ministère, lauréats d’un concours portant sur des projets de réforme spécifique, qui seront jugés par des commissions constituées des gérontes du ministère qui composeront son sénat. </p>



<p> Il faut en finir avec le carriérisme, rien ne vaut la méritocratie. Les recalés devront impérativement être changés; ceux, d’entre eux, qui protestent peuvent ester au Tribunal administratif; l’Éducation ne peut plus accepter les complaisances qui se transforment inévitablement en compromissions.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Appel à l’intelligence collective</h3>



<p> Dès l’annonce du déclenchement du projet de réforme du système éducatif, les idées vont fuser de partout vu l’importance du secteur et dans le quotidien des Tunisiens et dans l’imaginaire populaire; ce serait un saut salutaire si tout un chacun a intériorisé l’idée que ses dires n’ont rien de céleste, qu’elles sont sujettes à discussion. Comment canaliser la profusion des diagnostics et des remèdes pour qu’ils ne se transforment pas en une logorrhée collective sans lendemain ?</p>



<p> En premier lieu il faut désigner le chef d’orchestre du projet qui en étroite collaboration avec monsieur le ministre choisira sa garde rapprochée, laquelle désignera les équipes régionales qui devront être présidées par le plus ancien des inspecteurs pédagogiques ou des conseillers en orientation. Le commissaire régional il vaut mieux le décharger de cette tâche vu l’énormité des problèmes qu’il doit gérer au quotidien.  </p>



<p> Ensuite il faut cadrer la demande institutionnelle : le diagnostic doit être fait en amont par les services compétents au ministère qui détiennent tous les chiffres, un diagnostic sans chiffres n’est que des impressions fallacieuses. En aval le ministère accueillera les condensés des propositions établies à l’échelle régionale qui seront elles-mêmes fruit de travaux menés au niveau local. </p>



<p> Dans ce genre d’exercice, rien ne vaut l’appel à l’intelligence collective. Les différents métiers au ministère devront être impliqués dans la recherche de solutions aux maux du département dont ils sont parfois, d’une façon ou d’une autre responsables; ici, il faut éviter les euphémismes, il y va de la survie du secteur. Le ministère de l’Éducation est une machinerie lourde avec beaucoup de disques engrenés les uns aux autres ce sont les différents métiers le composant, s’il y a grippage entre deux disques ou plus toute la machine marche à la traine comme c’est le cas maintenant. Il y a urgence, il faut mettre la machine en marche à une vitesse qui frôle la vitesse de croisière.</p>



<p> La participation collective organisée ne peut se faire que via les syndicats. Cependant, d’emblée, ils devront comprendre que ce n’est pas une occasion pour rallonger une liste de demandes syndicale, mais l’occasion de participer à un devoir citoyen; il y a urgence, le bateau avarié commence à couler comment le réparer profondément pour le remettre à flot. Ceux qui campent sur une position revendicative ; on doit leur dire que ce n’est pas l’occasion de le faire ; s’ils y persistent, qu’ils subissent ce que les autres ont décidé pour eux. </p>



<p> L’élaboration du projet final ne doit pas dépasser janvier 2021, devenu projet de loi, il passera entre les mains de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). En septembre 2021, il entrera en fonction.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le salut est à l’extérieur du système éducatif</h3>



<p> Une observation est à prendre en considération. Le meilleur des systèmes éducatifs conçu par les meilleurs esprits que l’humanité ait engendrés ne donne rien sans que les concernés, en l’occurrence, les élèves ne se sentent impliqués dans un système qui leur donne l’occasion de réussir et dans leur scolarité et dans la vie, s’ils ne seront pas motivés pour réussir. </p>



<p> Justement, les moteurs de motivation viennent de l’extérieur du système éducatif : des réflexes sociétaux qui glorifient l’effort, l’abnégation et la réussite ou les dénigrent comme c’est le cas maintenant ? Le système éducatif joue-t-il encore son rôle d’ascenseur social ? Les moyens mis à sa disposition sont-ils adéquats ? Les Palestiniens dans les camps de réfugiés, sous les tentes, ont su sous un input dérisoire produire un output de valeur. Les maîtres-mots sont, donc, volonté, abnégation et défi au sort, s’ils ne sont pas partagés par nos chers apprenants rien ne se produira même avec le meilleur système éducatif au monde. </p>



<p> Monsieur le ministre aura deux chefs dans le même gouvernement; le chef de gouvernement et son collègue le chef de son parti; qui choisira-t-il si un conflit fâcheux se déclenche entre ces deux chefs ? Mon conseil est qu’il choisit son chef de parti, parce que s’il reste, seul, au gouvernement sous le prétexte d’accomplir un devoir national, il se trompe. Il sera minoré en ministre déplumé et sans envergure, son projet sera profondément dénaturé, il n’aura qu’une victoire à la Pyrrhus. Le parti Attayar, jusqu’à maintenant, est une porte de salut, il faut qu’il le reste pour le bien du pays. </p>



<p><strong> P. S.</strong><br><em> Parachevant la rédaction de mon article, j’ai eu connaissance du contenu du document contractuel de référence signé, le 24 février 2020, par les partis représentés au gouvernement d’Elyes Fakhfakh, qui stipule, en deuxième position à la tête de la hiérarchie des projets du gouvernement, la réforme du système éducatif et de l’enseignement public, excellente orientation, je ne puisse qu’acquiescer, vivat mesdames et messieurs. Toujours est-il qu’il vaut mieux être aux aguets, il faut beaucoup de patriotisme de la part de ses composantes pour que le Gouvernement résiste aux vents et marais.  </em></p>



<p><em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="* Directeur du site Ibn Khaldoun (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://sites.google.com/site/ibnkhaldun21/" target="_blank">* Directeur du site Ibn Khaldoun</a></em></p>



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		<title>La Cité des Sciences à Tunis, de la grandeur à la décadence</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2019 08:33:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cité des Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cité des Science à Tunis qui naquit déjà grandiose et prestigieuse parce qu’elle a réussi de briller de mille feux à travers tout le territoire de la Tunisie, souffre aujourd’hui d’abandon, de mauvaise gestion et d’un pourrissement du climat social. Par Raouf Sayah * Certes, la science de par sa complexité, ses équations, ses...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-146165" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Cite-des-Sciences.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Cité des Science à Tunis qui naquit déjà grandiose et prestigieuse parce qu’elle a réussi de briller de mille feux à travers tout le territoire de la Tunisie, souffre aujourd’hui d’abandon, de mauvaise gestion et d’un pourrissement du climat social.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Raouf Sayah</strong> *</p>
<p><span id="more-199855"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199856 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Raouf-Sayah.jpg" alt="" width="200" height="200" />Certes, la science de par sa complexité, ses équations, ses hypothèses, ses théorèmes et son langage abscons est de par nature élitiste. Permettre son accessibilité à une large frange de la société dans un souci purement démocratique relève plutôt d’une véritable gageure. Et pourtant c’est le pari que les grandes nations pourvoyeuses de science ont réussi à relever, surtout depuis la deuxième guerre mondiale, et ce, en édifiant des espaces relais, à cheval entre la société, les structures classiques d’apprentissage des sciences et les centres de recherches scientifiques.</p>
<p>Mais pour ce faire, il fallait s’ingénier à trouver la parade, celle de vulgariser la science, c’est-à-dire la mettre en culture sans pour autant la dénaturer ou la vider de sa sève. C’est ainsi que sont nés les centres de sciences. Leur objectif : mettre la science en perspective, la démocratiser auprès de plusieurs catégories sociales et professionnelles, faire valoir ses recherches, répondre aux préoccupations des citoyens suite aux dilemmes que celle-ci pose parfois et enfin éveiller la curiosité des plus jeunes pour la chose scientifique et son corolaire la technologie, et ce afin de renforcer chez eux le goût des carrières scientifiques.</p>
<h3>Une «maison de culture pour la science»</h3>
<p>La Tunisie ne pouvait demeurer en reste. Elle aussi a ouvert, en 2002, sa maison de culture pour la science (sic), comme se plaisait à dire Ahmed Djebbar, mathématicien et historien des sciences. Ses objectifs et sa mission sont les mêmes que ses semblables à travers le monde.</p>
<p>Et c’est en 1993 que le projet de la Cité des Sciences fut confié pour sa réalisation par feu Mohamed Charfi, ministre de l’Education (1989 à 1994), à Tahar Gallali, professeur de géologie à la Faculté des sciences de Tunis.<br />
À l’époque, le projet fut inscrit dans cette optique de réforme du système éducatif que l’Etat s’apprêtait à engager. Scientifique doublé d’un homme de culture, Tahar Gallali avait l’amour de la science chevillé au corps et à l’âme.</p>
<p>Tout au long de la construction de cette citadelle à laquelle il a veillé au grain, le professeur Gallali n’a eu de cesse de s’ingénier à mettre la science en perspective. Après maintes pérégrinations dans plusieurs centres de sciences à travers le monde, il fut inspiré d’une science devenue culture. Il s’était alors échiné à imaginer plusieurs formes de vulgarisation en rapport avec les différentes disciplines scientifiques.Il fut aidé dans son heureuse entreprise par une péliade de scientifiques des plus éminents de par le monde. C’est ainsi qu’avant même son achèvement, la Cité des Science à Tunis naquit déjà grandiose et prestigieuse parce qu’elle a réussi de briller de mille feux à travers tout le territoire de la Tunisie.</p>
<h3>Une gloire bien éphémère</h3>
<p>Après son ouverture officielle au grand public, la Cité des sciences continua, vaille que vaille, à poursuivre son petit-homme de chemin. Au fil des années, elle avait accumulé de l’expérience dans le domaine de la vulgarisation, de la diffusion et de la promotion de la culture scientifique. D’autres variantes sont venues enrichir son contenu et plusieurs stratégies en termes de marketing, de média et de publication ont apporté plus de structuration à son fonctionnement.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-57611" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Nuit-des-étoiles-Cité-des-Sciences.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La Nuit des Etoiles. </em></p>
<p>Mais qu’en est-il aujourd’hui de la grandeur d’antan?</p>
<p>Hélas, cette gloire a été bien éphémère. Au lendemain de la révolution du 14 janvier et à l’instar de plusieurs institutions publiques, la Cité des Sciences à Tunis a été confrontée à plusieurs vicissitudes qui ont porté préjudice à son fonctionnement. Le relâchement de l’Etat et de ses institutions, les grèves à répétition, l’indiscipline et la grogne populaire ne l’ont pas épargnée. Mais le coup de grâce vraisemblablement est venu plutôt des choix douteux et non-judicieux des directeurs généraux qui se sont succédé au lendemain de la chute de la dictature. Dépourvus d’ expérience aussi bien sur le plan de la gestion des ressources humaines que sur le plan de la vulgarisation des sciences, ces responsables, parmi les enseignants universitaires, désignés pour conduire et gérer cette plateforme n’avaient d’intérêt que pour profiter des avantages que leur nouvelle fonction le leur permettait. Hormis quelques actions éparses, le cap fut progressivement lâché.</p>
<h3>Comme un air d’abandon</h3>
<p>Aujourd’hui, au sein de cet édifice règne comme un air d’abandon. Les détritus jonchent les allées et les couloirs, les herbes folles poussent par endroits, un nombre non négligeable de manipulations dans les pavillons d’expositions sont en panne, amputant ainsi la compréhension générale à la fin de chaque visite, le desk d’accueil est des plus misérables, et en l’absence de dépliants ou d’un bulletin d’information il ne permet pas de s’enquérir de la moindre information, le magasin scientifique est chichement achalandé. Ceci sans parler des éditions qui sont au point zéro, du plan média qui est on ne peut plus fantasque et spécieux, de l’inexistence d’une viable action marketing.</p>
<p>Quant au programme des activités scientifiques, il ressemble plus à un ersatz, se confinant dans la célébration d’une série de journées mondiales. C’est comme s’il n’y a que les journées mondiales pour promouvoir la science et la célébrer.</p>
<p>Pire encore, c’est sa vocation éducative que la Cité semble passer outre. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil à son site Web pour se rendre compte du nombre d’erreurs commises pêle-mêle aussi bien sur le plan orthographique, grammaticale que syntaxique, et ce malheureusement dans les trois langues usitées (arabe, français et anglais). Et peu leur chaut si nos enfants retiennent toutes ses erreurs pour les reproduire ultérieurement.</p>
<h3>La direction générale sème les bisbilles</h3>
<p>Dans le même temps que fait la direction générale, elle sème les bisbilles et s’abîme dans des querelles inutiles avec la cellule syndicale et le personnel. Ces derniers se révoltent contre ce qu’ils considèrent comme la politique des deux poids et deux mesures et son corollaire le favoritisme et le pistonnage.</p>
<p>Face à cette chienlit, les premiers responsables ne démordent pas, ils font siennes. Ils privilégient la logique du bras de fer au dialogue, cédant facilement à la répression, aux sanctions et à l’abus de pouvoir. Un sous-directeur et deux chefs de services viennent d’être déchus arbitrairement de leurs fonctions et parallèlement un concours est lancé pour les remplacer. De pareille décision arbitraire et inique ne fera que jeter de l’huile sur le feu.</p>
<p>Imaginer un temps soit peu les tensions relationnelles qu’un pareil chamboulement amènerait. Les subalternes deviennent les chefs hiérarchiques de leurs précédents chefs hiérarchiques. Heureusement que le ridicule ne tue pas. C’est vous dire l’ambiance devenue délétère et le climat social devenu on ne peut plus irrespirable, pestilentielle et nauséabond. Et pour cause le manque d’expérience de la direction générale et les états d’âme par lesquels cette même direction gère cette institution. Etant donné le cadre dans lequel évolue tout le monde n’aurait-il pas mieux valu s’inspirer de l’esprit rationnel et cartésien que la science nous enseigne pour gérer les ressources humaines et aplatir les nombreux différents.</p>
<p>Enfin, cerise sur le gâteau, l’autorisation accordée à un rappeur au langage peu châtié pour tourner le clip de sa chanson au sein de cette plateforme, considérée jusqu’à il y a peu comme une citadelle du savoir et de la connaissance, en dit long sur comment cette institution de l’Etat est gérée. On ne saurait faire pire affront à l’intelligence de nos citoyens. La décadence dans laquelle se trouve aujourd’hui cet édifice qui a couté un argent fou aux contribuables et à la communauté nationale est sans précédent. Faut-il alors sauver le soldat Ryan ?</p>
<p><em>* Cadre à la Cité des Sciences.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/26/la-cite-des-sciences-a-tunis-de-la-grandeur-a-la-decadence/">La Cité des Sciences à Tunis, de la grandeur à la décadence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Paris : Hommage de l&#8217;Institut du monde arabe à Faouzia Charfi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/20/paris-hommage-de-linstitut-du-monde-arabe-a-faouzia-charfi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:49:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[IMA]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;universitaire et physicienne Faouzia Charfi a reçu la médaille de la Chaire de l&#8217;Institut du monde arabe (Ima), à Paris (France), en hommage à son combat contre l&#8217;islam fondamentaliste. C&#8217;est l&#8217;ancienne secrétaire d’État auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au lendemain de la révolution de janvier 2011, qui a annoncé la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/20/paris-hommage-de-linstitut-du-monde-arabe-a-faouzia-charfi/">Paris : Hommage de l&rsquo;Institut du monde arabe à Faouzia Charfi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-198995" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Faouzia-Charfi_Ima.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L&rsquo;universitaire et physicienne Faouzia Charfi a reçu la médaille de la Chaire de l&rsquo;Institut du monde arabe (Ima), à Paris (France), en hommage à son combat contre l&rsquo;islam fondamentaliste.</strong></em><span id="more-198994"></span></p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;ancienne secrétaire d’État auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au lendemain de la révolution de janvier 2011, qui a annoncé la nouvelle hier soir, mardi 19 février 2019, sur son compte Facebook, en précisant que la cérémonie a eu lieu mercredi dernier au siège de l&rsquo;Ima, et ce suite à une rencontre-débat sur le sujet «<em>La représentation des femmes arabo-musulmanes entre le Coran et la charia</em>».</p>
<p>Mme Charfi, veuve de Mohamed Charfi, militant des droits de l’homme et ancien ministre de l’Éducation sous Ben Ali (décédé en 2008), avait reçu plusieurs distinctions et décorations, notamment le Prix Femmes-Avenir (2016), le Prix Zoubeida Bchir (2014) et la médaille de l&rsquo;Université libre de Bruxelles (2013). Elle a été faite  Commandeur de l&rsquo;ordre des Palmes académiques (2001), Officier de l&rsquo;ordre du Mérite culturel (1996), en Tunisie, et Chevalier de la Légion d&rsquo;honneur (1997), en France.</p>
<p>Détentrice d&rsquo;un doctorat d&rsquo;Etat en physique des semi-conducteurs de la Faculté des sciences de Tunis et professeur dans différentes universitaires tunisiennes et étrangères, Faouzia Charfi avait rédigé deux essais sur l&rsquo;islam et la science : « <em>Sacrées questions : Pour un islam d&rsquo;aujourd&rsquo;hui</em> » et « <em>La science voilée</em>« .</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fawNUNO7wR"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/03/faouzia-charfi-sacrees-questions-sur-lislam-actuel/">Faouzia Charfi : ‘‘Sacrées questions’’ sur l’islam actuel</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Faouzia Charfi : ‘‘Sacrées questions’’ sur l’islam actuel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/03/faouzia-charfi-sacrees-questions-sur-lislam-actuel/embed/#?secret=gXx7C0G2Ju#?secret=fawNUNO7wR" data-secret="fawNUNO7wR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QeLhlT5Ia2"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/31/faouzia-charfi-linfatigable-militante-pour-la-science/">Faouzia Charfi, l’infatigable militante pour la science</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Faouzia Charfi, l’infatigable militante pour la science » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/31/faouzia-charfi-linfatigable-militante-pour-la-science/embed/#?secret=gq1ZQgOMWn#?secret=QeLhlT5Ia2" data-secret="QeLhlT5Ia2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/20/paris-hommage-de-linstitut-du-monde-arabe-a-faouzia-charfi/">Paris : Hommage de l&rsquo;Institut du monde arabe à Faouzia Charfi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La crise des enseignants est finie, celle de l’enseignement persistera</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/la-crise-des-enseignants-est-finie-celle-de-lenseignement-persistera/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 12:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les enseignants ont eu leur augmentation salariale. Mais l&#8217;enseignement est toujours en crise&#8230;  Enfin, la crise de l’enseignement secondaire, la plus longue, la plus tendue, la plus impopulaire, mais aussi la plus carnavalesque de ces dernières décennies vient de s’achever! Mais la crise de l&#8217;enseignement en Tunisie est-elle pour autant terminée ? Par Salah El-Gharbi *...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/la-crise-des-enseignants-est-finie-celle-de-lenseignement-persistera/">La crise des enseignants est finie, celle de l’enseignement persistera</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-194183" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Lassaad-Yacoubi_éducation.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les enseignants ont eu leur augmentation salariale. Mais l&rsquo;enseignement est toujours en crise&#8230; </em></p>
<p><em><strong>Enfin, la crise de l’enseignement secondaire, la plus longue, la plus tendue, la plus impopulaire, mais aussi la plus carnavalesque de ces dernières décennies vient de s’achever! Mais la crise de l&rsquo;enseignement en Tunisie est-elle pour autant terminée ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>
<p><span id="more-197935"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-183379 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" width="200" height="257" />Cette conclusion heureuse, pour les enseignants qui vont bénéficier d’une augmentation de leur pouvoir d’achat et de certains avantages en rapport avec la retraite, ne peut être que saluée par une population excédée par des mois de tension permanente où l’on a tout vu, tout entendu, mais jamais compris comment une crise syndicale puisse déchaîner autant de passions, susciter autant d’animosité et diviser autant les Tunisiens.</p>
<h3>Une communauté violente et capable de toutes sortes d’outrances</h3>
<p>Au-delà des polémiques politiciennes et des querelles pseudo-syndicales, si cette longue crise avait un mérite ce serait celui de nous avoir révélé ce que nous sommes: une communauté violente et capable de toutes sortes d’outrances.</p>
<p>En effet, il est déplorable de constater que des divergences entre une catégorie de fonctionnaires avec leur employeur, en l’occurrence l’Etat, amplifiées et hystérisées, se transforment en une sorte de guerre sans merci, que des revendications salariales qui, au demeurant, sont légitimes, soient revêtues d’une dimension dramatique comme s’il s’agissait de vie et de mort…</p>
<p>Une fois encore, les scènes pathétiques, les postures tragi-comiques et les propos enflammés et excessifs dont tous les Tunisiens ont été, ces derniers temps, témoins montrent bien la gravité de la crise que vit l’école tunisienne depuis presque quatre décennies. Tout converge pour dire que notre école est réellement malade et que si elle dans cet état de délabrement, c’est à cause des politiques menées dès le début des années 80, lesquelles n’avaient jamais été que de l’improvisation, du rafistolage, gérées par une administration centrale animée par la cupidité, le clientélisme, l’opportunisme…</p>
<h3>Satisfaire les syndicats ou rendre le système éducatif plus performant ?</h3>
<p>Hormis, le court passage, au début des années 1990, de Mohamed Charfi, qui reste le seul ministre à avoir eu une véritable stratégie cohérente capable de donner un nouveau souffle à notre école et de la doter d’une réelle mission, avec Zine El Abidine Ben Ali, ce fut le désordre ordonné, une machine qui fonctionnait à vide et dont nous venons d’en subir les conséquences. L’ancien président, obsédé uniquement par le pouvoir, se servant de la politique de l’évitement, avait soin de satisfaire les parents plutôt que de rendre le système éducatif plus performant, répondant à l’évolution et aux exigences du marché du travail.</p>
<p>En somme, victime des choix économiques et politiques brumeux, l’école a été bradée, sacrifiée à l’autel des guerres idéologiques et de l’opportunisme des ministres qui se sont succédé à Bab Benat, depuis 2011. Le premier d’entre eux, un ancien syndicaliste, voulant réparer l’arbitraire de l’ancien régime, a ouvert la voie aux syndicats de l’enseignement qui, depuis, ne font que renforcer leur mainmise à tous les échelons.</p>
<p>Aujourd’hui, tout le monde est terrorisé par le pouvoir croissant du syndicat. À titre d’exemple, les cours ne commencent jamais à l’heure. <em>«Je ne peux rien. Si tu entres dans la salle de professeurs pour leur demander de regagner leurs classes, tu risques de te faire engueuler. Pour un rien, tu n’es pas à l’abri d’un arrêt instantané du travail… Tu n’es même pas protégé par tes supérieurs…»</em>, m’a confié, un jour, le directeur d’un lycée de l’Ariana.</p>
<p>Le syndicat était dans son droit lorsqu’il a exploité de la faiblesse de l’autorité publique. En fin de mandat, l’exécutif étant affaibli par les dissensions et les manœuvres politiciennes, les syndicalistes ne pouvaient que profiter de la brèche.</p>
<h3>Mettre la «rationalité» au cœur de l’apprentissage</h3>
<p>Maintenant que les enseignants viennent d’obtenir satisfaction, il serait temps de prendre du recul, loin des postures carnavalesques, et de commencer à débattre dans sérénité sur<em> «l’Ecole de Demain»</em> en apprenant des erreurs commises par le passé. Quelle école voulons-nous? Ce serait la véritable question.</p>
<p>L’urgence serait de réhabiliter, effectivement, l’école primaire où les citoyens de demain devraient apprendre le <em>«vivre ensemble»</em>, comment accepter l’autre dans sa différence, comment gérer la pluralité, surmonter les conflictualités, rien que pour ne plus assister aux scènes cauchemardesques de ces derniers temps.</p>
<p>Cette école à laquelle nous devons aspirer, devrait dispenser plus que le savoir. Elle devrait mettre la <em>«rationalité»</em> au cœur de l’apprentissage, laquelle reste le seul rempart contre la pensée daéchienne.</p>
<p>Aujourd’hui, il est désolant de constater qu’une partie, de plus en plus importante, de nos ingénieurs, médecins… qui tout en ayant accès au savoir le plus à la pointe du progrès, n’arrive pas à vaincre la part de l’irrationnel qui sommeillent en elle, comme il est terrifiant de constater aussi nos<em> «scientifiques»</em> se révèlent être les plus séduits par les thèses les plus passéistes et les plus rétrogrades.</p>
<p><em>* Universitaire et écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Fpcn3atuxQ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/beji-caid-essebsi-ou-les-ambitions-contrariees-dun-president-cynique/">Béji Caïd Essebsi ou les ambitions contrariées d’un président cynique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Béji Caïd Essebsi ou les ambitions contrariées d’un président cynique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/beji-caid-essebsi-ou-les-ambitions-contrariees-dun-president-cynique/embed/#?secret=ycXm00WC3D#?secret=Fpcn3atuxQ" data-secret="Fpcn3atuxQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2UchZBTS85"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/ennahdha-bashing-ne-peut-constituer-un-programme-politique-fiable/">«Ennahdha bashing» ne peut constituer un programme politique fiable</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Ennahdha bashing» ne peut constituer un programme politique fiable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/ennahdha-bashing-ne-peut-constituer-un-programme-politique-fiable/embed/#?secret=oJbF8bcdLm#?secret=2UchZBTS85" data-secret="2UchZBTS85" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zhyAVaOaWX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/26/tunisie-beji-caid-essebsi-un-homme-du-passe/">Tunisie : Béji Caïd Essebsi, un homme du passé ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Béji Caïd Essebsi, un homme du passé ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/26/tunisie-beji-caid-essebsi-un-homme-du-passe/embed/#?secret=l7stQ3vhzw#?secret=zhyAVaOaWX" data-secret="zhyAVaOaWX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/la-crise-des-enseignants-est-finie-celle-de-lenseignement-persistera/">La crise des enseignants est finie, celle de l’enseignement persistera</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Commémoration : 10e anniversaire de la disparition de Mohamed Charfi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/28/commemoration-10e-anniversaire-de-la-disparition-de-mohamed-charfi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jun 2018 09:50:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La commémoration du dixième anniversaire de la disparition de Mohamed Charfi, l’intellectuel, le militant et l’homme politique, se tiendra le 30 juin 2018 au Mövenpick Hotel Gammarth, à Tunis. Né le 11 octobre 1936 à Sfax et mort le 6 juin 2008 à Tunis, Mohamed Charfi est juriste et intellectuel engagé, partisan d’une laïcité «raisonnée»....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/28/commemoration-10e-anniversaire-de-la-disparition-de-mohamed-charfi/">Commémoration : 10e anniversaire de la disparition de Mohamed Charfi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-161972" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Mohamed-Charfi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La commémoration du dixième anniversaire de la disparition de Mohamed Charfi, l’intellectuel, le militant et l’homme politique, se tiendra le 30 juin 2018 au Mövenpick Hotel Gammarth, à Tunis.</strong> </em></p>
<p><span id="more-161971"></span></p>
<p>Né le 11 octobre 1936 à Sfax et mort le 6 juin 2008 à Tunis, Mohamed Charfi est juriste et intellectuel engagé, partisan d’une laïcité<em> «raisonnée»</em>.</p>
<p>Humaniste, il a présidé la Ligue tunisienne des droits de l’homme avant d’être nommé à la tête du ministère de l’Éducation en 1989.</p>
<p>En 1994, après avoir démissionné du gouvernement, il continue à militer pour une Tunisie démocratique. Il est l’initiateur du <em>«Manifeste de la République»</em> qui dresse un réquisitoire sévère du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Il s’investit également, de manière intense, sur la scène internationale : il est notamment membre du groupe de haut niveau créé en 2005 sous le patronage des Nations unies et qui conduit à la création de l’Alliance des civilisations.</p>
<p>Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment <em>‘‘Islam et liberté : le malentendu historique’’</em>, Paris, Albin Michel, 1999; <em>‘‘Introduction à l’étude du droit’’,</em> Tunis, Cérès, 2003 ; et <em>‘‘Mon combat pour les Lumières’’</em>, Léchelle, Zellige, 2009, préfacé par Bertrand Delanoë.</p>
<p>Une journée de conférences et de débats aura lieu à l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire de sa mort.</p>
<p>Parmi les orateurs, qui présenteront des témoignages sur la vue et le parcours de Mohamed Charfi, on annonce Mohamed Ayadi, membre du conseil de surveillance du groupe Chaïbi, ancien secrétaire général du ministère de l’Education et des Sciences, Abdessalem Ben Ayed, chef d’entreprise, ancien député et ancien président de la Chambre de Commerce de Sfax. Cette séance sera modérée par l’un des amis du défunt, l’ancien ministre Ahmed Smaoui.</p>
<p>Quatre séances de réflexion et de débat sont aussi au programme, sous les thèmes qui ont constitué les axes d’intérêt du défunt et les sujets de certains de ses livres: <em>«Qu’est-ce qu’être libre aujourd’hui ?»; «Qu’est-ce que l’égalité aujourd’hui?»; «Qu’est-ce qu’être musulman aujourd’hui ?» et «Qu&rsquo;est-ce qu’être maghrébin aujourd’hui ?»</em></p>
<p>Parmi les intervenants, on citera Hamadi Redissi, professeur de sciences politiques; Marc Pierini, chercheur auprès de Carnegie Europe, ancien ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie; Khedija Chérif, sociologue, ex-présidente de l’ATFD et ex-vice Présidente de la LTDH; Carmen Romero, ancienne membre du Congrès des Députés (Espagne) et ancienne députée européenne; Kalthoum Meziou, professeure de droit et ancienne doyenne; Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris; Ali Mezghani, professeur de droit; Raja Ben Slama, professeure des universités et psychanalyste; Mohamed Janjar, directeur-adjoint de la Fondation du Roi Abdel-Aziz pour les études islamiques et les sciences humaines à Casablanca; Soukaïna Bouraoui, professeure de droit, directrice du centre Cawtar; Mustapha Kamel Nabli, professeur d’économie, ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie; Georges Morin, enseignant universitaire en sciences politiques; Sadok Belaid, professeur de droit et ancien Doyen; et Mounir Charfi, journaliste, ancien secrétaire général de la LTDH.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/28/commemoration-10e-anniversaire-de-la-disparition-de-mohamed-charfi/">Commémoration : 10e anniversaire de la disparition de Mohamed Charfi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>30 ans déjà : Faut-il oublier le 7 novembre 1987 ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/30-ans-deja-faut-il-oublier-le-7-novembre-1987/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2017 17:54:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La déclaration du 7 novembre 1987 n’était qu’un document de propagande dont le but était que d’acquérir une légitimité de papier et de gagner du temps pour asseoir une nouvelle dictature. Par Dr Mounir Hanablia * Le 7 novembre 1987, un coup d’Etat abattait sans effusion de sang le leader de l’indépendance nationale, Habib Bourguiba,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/30-ans-deja-faut-il-oublier-le-7-novembre-1987/">30 ans déjà : Faut-il oublier le 7 novembre 1987 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122436" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/7-novembre-2017.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La déclaration du 7 novembre 1987 n’était qu’un document de propagande dont le but était que d’acquérir une légitimité de papier et de gagner du temps pour asseoir une nouvelle dictature.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-122433"></span></p>
<p>Le 7 novembre 1987, un coup d’Etat abattait sans effusion de sang le leader de l’indépendance nationale, Habib Bourguiba, après qu’un certificat médical cosigné par d’éminents médecins, qui ne l’avaient pas examiné ainsi qu’on devrait l’apprendre plus tard, l’eût jugé inapte à assumer ses responsabilités à la tête de l’Etat.</p>
<p>Une célèbre déclaration, diffusée tôt le matin à la radio nationale pour légitimer l’entreprise et emporter l’adhésion du peuple, devait constituer la justification de ce qu’on avait alors appelé le changement, qui serait pendant 23 ans commémoré chaque année avant de sombrer dans un oubli volontairement entretenu après le 14 janvier 2011, jour de la fuite de Zine El Abidine Ben Ali, le tombeur de Bourguiba.</p>
<p><strong>Les ambiguïtés d’un nouveau régime</strong></p>
<p>Mais que disait cette déclaration qui, aujourd’hui encore et malgré tout, hante bien des mémoires? A peu près ceci : <em>«Les sacrifices du leader Habib Bourguiba sont infinis et ne sauraient être comptabilisés, et c’est pour cela que durant des années il a été servi et il a été œuvré sous ses ordres, en compagnie de plusieurs personnalités de valeur au service du pays. Mais sa vieillesse s’étant prolongée, sa maladie aggravée, et étant dans l’incapacité de poursuivre sa mission à la tête de l’Etat ainsi qu’en a fait foi un certificat médical, il a été décidé d’assumer à sa place la présidence de la république et la direction des forces armées. Le peuple tunisien a atteint la maturité nécessaire pour ne plus se voir imposer une présidence à vie, et une révision de la Constitution, devenue urgente, sera entreprise. Chacun oeuvrera pour le développement du pays dans le cadre de la légalité et dans le respect de la loi. L’autorité du droit sera instaurée afin de rétablir le prestige de l’Etat. Sur le plan extérieur la Tunisie poursuivra sur la même voie, arabo-musulmane, africaine, méditerranéenne, maghrébine pour l’élaboration du Grand Maghreb Arabe, et respectera ses engagements internationaux»</em>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-122437" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Ben-Ali-Bourguiba.jpg" alt="" width="500" height="317" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L&rsquo;ancien président serrant la main de son ministre de l&rsquo;Intérieur sous le regard de son Premier ministre Rachid Sfar. </em></p>
<p>Une déclaration qui en fin de compte prétendait ménager la chèvre et le choux et qui avait été rédigée par un idéologue afin que chacun y trouve justement ce qu’il y cherchait.</p>
<p>D’abord elle réglait d’emblée et définitivement le compte de l’ancien président, en le qualifiant de leader qui avait fait beaucoup de sacrifices, sans doute en référence à la lutte de libération nationale, mais dans le même temps elle signifiait qu’elle ne lui reconnaissait (plus?) aucune légitimité institutionnelle, ce qui constituait une grave erreur, puisque ceux qui l’évinçaient du pouvoir ne pourraient se prévaloir d’aucune légitimité autre que celle d’avoir servi sous ordres, ainsi qu’ils voudraient bien le préciser et le reconnaître. Mais si tel est bien le cas, à quel titre l’avaient il fait?</p>
<p>Cette profession de foi, celle d’avoir servi sous ses ordres, n’atténuerait en rien le déni de la légitimité institutionnelle désormais non pas lié à la personne, mais à la fonction, le mal serait déjà fait, l’ambiguïté quant à la légitimité du nouveau régime deviendrait, 23 ans plus tard, une contradiction insurmontable qui l’emporterait.</p>
<p>Mais ce 7 novembre 1987 on pouvait déjà comprendre que seul le clan de la présidence à vie, c’est-à-dire celui des courtisans présidentiels, et parfois présidentiables, serait visé, puisque la déclaration ne reniait nullement l’œuvre qui avait déjà été accomplie sous la direction du président destitué; l’œuvre, mais pas la légitimité. Ce faisant elle prétendrait néanmoins se situer dans la continuité et obtenir ainsi l’adhésion du parti politique hégémonique, cela serait d’ailleurs acquis dans les heures et les jours qui suivraient et assurerait au nouveau pouvoir le contrôle de l’appareil de l’Etat et du pays, chose qui n’aurait jamais pu être réalisée avec l’emploi de la force seule, c’est-à-dire avec uniquement celui des organes de défense et de sécurité.</p>
<p><strong>Usage politique des violations de l’éthique médicale</strong></p>
<p>La justification juridique de ce coup de force majeur, c’est le certificat médical qui la fournirait, un chiffon de papier comme aurait dit le chancelier Bethmann-Hollweg, dont l’intérêt ne se situerait pas dans les multiples violations de l’éthique médicale avec laquelle il aurait été établi, mais dans l’usage politique qui en serait fait.</p>
<p>Il y aurait ainsi une raison valable justifiant l’éviction aux yeux de l’opinion publique, celle du grand âge et de la maladie; sans être suffisante. C’est que dans les semaines qui avaient précédé, il y avait eu en l’espace de quelques jours des ministres nommés puis démis de leurs fonctions, et des rumeurs apparues à point nommé avaient couru concernant la santé mentale du président, son état de sénilité avancée. Plus tard des témoins parleraient d’une campagne de désinformation savamment orchestrée.</p>
<p>C’est donc avec la certitude que l’opinion publique était déjà préalablement et suffisamment conditionnée dans le sens espéré qu’on s’était basé pour établir le fameux certificat médical d’incapacité totale et permanente.</p>
<p>28 ans plus tard, un nouveau président, dont beaucoup seraient massivement convaincus qu’il fût le sauveur du pays, serait élu à une forte majorité au suffrage universel sans que l’opinion publique ne soulevât la moindre objection. Et donc le problème de l’incapacité présidentielle étant définitivement réglé, les conséquences découlaient de source, celles de la mainmise sur l’appareil sécuritaire et sur l’administration, ainsi que le prévoyait la Constitution du pays, préalablement révisée, au bénéfice du Premier ministre.</p>
<p>C’est ainsi que le mythe du respect de la légalité avait été à ce point instillé dans les esprits dans les suites de ce coup d’Etat que beaucoup de pays étrangers en viendraient à croire que la Tunisie fût en voie de modernisation avancée. Une illusion dont, après le 14 janvier 2011, ils reviendraient et que nous paierions au prix fort. Et c’est ainsi, les maîtres d’œuvre du 7 novembre 1987 avaient d’abord été des illusionnistes maîtres de la guerre psychologique et de la manipulation des foules.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-122438" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Dictature-de-Ben-Ali.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La dictature ne mettra pas beaucoup de temps pour s&rsquo;installer. </em></p>
<p><strong>Que resterait-il de l’Etat de droit ?</strong></p>
<p>Plus de 20 années plus tard, l’aveuglement dont ils feraient preuve concernant les prémices de leurs chutes en convaincrait beaucoup que sans l’aide de puissantes tierces parties, ils n’eussent jamais pu prendre le pouvoir de leur simple fait. Mais il fallait alors soulever les plus grandes espérances, autrement dit désarmer les oppositions dont certaines étaient passées au terrorisme et dont les dirigeants attendaient en prison leur condamnation à mort.</p>
<p>C’est dans ce contexte tendu que furent prononcées les fameuses phrases qui allaient en enthousiasmer plus d’un, celles concernant la maturité du peuple, la fin de la présidence à vie, le respect de la légalité. Des phrases qui flattaient la vanité du peuple tunisien, mais qui, en l’absence d’un calendrier précis appelant à des élections, demeuraient de vagues promesses. La seule mesure concrète qu’elles annonçaient, c’était la révision de la Constitution.</p>
<p>Bien sûr la Constitution serait révisée, les opposants élargis, des élections législatives seraient prévues deux années plus tard. Mais il semble bien que tout ceci n’eût été de la part du nouveau pouvoir «<em>Novembriste»</em> qu’un exercice de style dont le but ne serait ni plus ni moins que le gain du temps afin d’asseoir son emprise sur le pays et construire sa légitimité.</p>
<p>L’Assemblée nationale légaliserait certes le coup de force, et la présidence concentrerait entre ses mains tous les pouvoirs en récupérant son rôle de gérant après pendant bien longtemps s’être limitée à celui de garant.</p>
<p>Du reste, que resterait-il de l’Etat de droit tant vanté avec un président accaparant entre ses mains tous les pouvoirs ? Mais certes on prendrait bien soin de dorer la pilule, d’anciens opposants plutôt de gauche, si tant est que cela signifie bien quelque chose en Tunisie, entreraient au gouvernement, ainsi que des personnalités issues des organisations de défense des droits de l’homme. On élargirait ainsi la base politique du nouveau régime. Et lorsque viendrait le temps de la confrontation, un scénario serait mis en place, d’abord celui d’une polémique entre le regretté ministre de l’Education Mohamed Charfi et les extrémistes religieux au sujet du programme scolaire en histoire et éducation religieuse, suivies d’élections avortées et de répression, dont s’inspireraient plus tard les militaires algériens pour mettre fin à l’expérience démocratique qui tournait dans leur pays, à l’anarchie et à la décomposition de l’Etat.</p>
<p>C’est qu’entre-temps, avec le début en 1988 du temps des troubles en Algérie, et de la décennie noire, le pouvoir dictatorial, en Tunisie, se découvrirait une marge de manœuvre qu’il n’espérait pas en tant que défenseur de la modernité et de la laïcité, qui lui assurerait le soutien des milieux les plus influents de la société, à défaut des plus nombreux, ainsi que de plusieurs Etats étrangers.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-122440" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Ben-Ali-Sarkozy.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Plusieurs Etats occidentaux ont soutenu le despote défenseur de la modernité et de la laïcité.</em></p>
<p><strong>Le prétexte de la menace islamiste</strong></p>
<p>Des Etats étrangers qu’on avait certes bien pris soin de rassurer dans la fameuse déclaration, quant au respect des engagements internationaux de la Tunisie. Mais le fait est là, elle s’était abstenue de tout agenda précis concernant une libéralisation du régime, l’instauration de la démocratie, des élections, un retour à la vie civile, une libération des prisonniers politiques. La personnalité qui s’en est attribuée la paternité a prétendu qu’elle avait apporté sa contribution au putsch parce qu’on lui avait alors promis l’instauration de la démocratie.</p>
<p>De même toutes les personnalités de l’opposition qui s’étaient précipitées au secours du nouveau régime, en en acceptant les honneurs et les responsabilités, malgré la concentration inquiétante de tous les pouvoirs en une seule main, s’étaient découvertes des raisons pour le faire en rapport avec la volonté de s’opposer à la menace islamiste.</p>
<p>Quand on sacrifie ses propres principes politiques, quelle que soit la prétendue noblesse de la cause qu’on puisse invoquer, on finit toujours par en payer le prix. Ce prix a été lourd et le pays en totalité l’a payé en 2011 lorsque, après 23 ans de kleptocratie, les partis dits de gauche ont été laminés aux élections, au profit, justement, des mêmes clérico fascistes qu’ils avaient prétendu combattre en s’alliant au diable.</p>
<p>Mais la déclaration du 7 novembre 1987 jouerait son rôle néfaste jusqu’à la fin : le 13 janvier 2011, lors du fameux discours du <em>«fhimtkom»</em> (Je vous ai compris), personne ne prendrait au sérieux les engagements en faveur d’élections libres dans les 2 années, ni les promesses de ne pas se représenter à l’échéance présidentielle ultérieure. Il faut dire que le délai demandé était trop considérable pour pouvoir créditer son auteur d’une intention autre que celle d’essayer de gagner une nouvelle fois du temps.</p>
<p>Durer deviendrait d’ailleurs l’une des préoccupations majeures de tous ceux qui se succéderaient au pouvoir après les 23 années de dictature. C’est ainsi que le pays ne sortirait du provisoire nécessaire à l&rsquo;élaboration de la nouvelle constitution qu’après… 4 années. Et depuis lors, il en est à sa troisième équipe gouvernementale.</p>
<p>Finalement la déclaration du 7 novembre 1987, fut-elle un événement fondateur majeur annonçant l’instauration de la démocratie et que les circonstances auraient avorté ainsi que certains l’ont prétendu ? Rien n’est moins sûr. Il ne s’agissait en réalité que d’un document de propagande dont le but n’était que d’acquérir une légitimité… de papier; et de gagner du temps en attendant des jours meilleurs.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/30-ans-deja-faut-il-oublier-le-7-novembre-1987/">30 ans déjà : Faut-il oublier le 7 novembre 1987 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mauvais résultats en français: A qui la faute ?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jul 2017 09:26:44 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-69656" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Enseignement-francais.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les mauvais résultats en français des candidats de la session principale du baccalauréat 2017 sont édifiants à plus d’un titre. Ils viennent de percer l’abcès… une fois de plus.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Habib Salamouna</strong> *</p>
<p><span id="more-104452"></span></p>
<p>La piètre performance de nos élèves en français est un secret de polichinelle. Les signaux d’alerte se sont multipliés depuis des années et ce à tous les niveaux de l’enseignement. Bien entendu, les résultats du Bac (vu que les concours de la 6e année primaire et de la 9e année de base sont facultatifs) captivent l’attention, cependant les racines du mal qui ronge notre système éducatif remontent au primaire.</p>
<p>Les parents en savent quelque chose. Effarés, ils déplorent les copies farcies d’erreurs de leur progéniture et plaisantent (pour ne pas pleurer) sur cette grammaire <em>«fumeuse»</em> qui embrouille petits et grands. Les instituteurs se lamentent sur les apprenants qui sont parvenus à <em>«se hisser»</em> en 5e année primaire et qui continuent à ânonner les textes de lecture, voire à épeler les mots. L’opinion s’enflamme sur les conséquences désastreuses de la <em>«méthode globale»</em> d’apprentissage de la lecture.</p>
<p><strong>Près d’un collégien sur deux n’a pas le niveau</strong></p>
<p>De plus en plus d’élèves ont du mal à lire et à écrire correctement. Force nous est de constater que l’école échoue à enseigner correctement le français. En arrivant au collège, le mal est déjà fait. Le maillon faible (où la crise se noue) du processus éducatif dans notre pays, c’est l’école !</p>
<p>Ayant enseigné dans un collège, je peux confirmer que près d’un collégien sur deux n’a pas le niveau (eh oui !). Dans chaque classe, j’avais au moins dix élèves qui avaient très mal appris à lire. Quand ils écorchaient un mot, ils ne s’en apercevaient même pas. Ils avaient toutes les peines du monde à déchiffrer et à comprendre en même temps. Pour simplifier la tâche, je leur demandais des phrases simples (sujet+verbe+complément). Souvent, ils me rendaient une ou deux pages sans un seul signe de ponctuation, sans s’être souciés le moins du monde à se relire et à se corriger. Quant aux autres élèves (qui n’appartiennent pas au groupe des <em>«sinistrés»</em>), ils faisaient leur chemin à la va comme je te pousse, écrivaient dans une langue émaillée de fautes, ponctuée à la diable, bourrée d’abréviations venues du <em>«langage Facebook»</em>.</p>
<p>Au lycée, je m’attendais à avoir des apprenants mieux «calés» en français. Mais, c’est la Bérézina ! Chaque année scolaire, j’assiste, démuni, à un délitement progressif. Les exercices de grammaire que je donnais, il y a cinq ans, sont devenus trop difficiles pour les apprenants que j’ai aujourd’hui. Les élèves apprennent les règles, mais ne les appliquent pas. Où est le verbe? Où est le sujet? Ils s’en moquent comme d’une guigne! Et les accents? Ils n’en voient pas l’utilité! L’appauvrissement du vocabulaire s’accentue à tel point que des mots comme «<em>admirer», «blé», «caractère», «danger», «esclave», «foule», «guider», «idéal», «juger», «lune», «matinal», «noble», «or», «pigeon», «ride», «solidaire», «témoin»</em> sont devenus des termes savants que de plus en plus de jeunes lycéens ignorent.</p>
<p><em>«Un lexique trop mince rend plus difficile la lecture»</em>, écrit Alain Bentolila dans son article «<em>Apprentissage de la lecture</em>» publié dans <em>‘‘Ortho magazine’’</em> (mars 2006). Année après année, plus que la moitié des élèves qui entrent au lycée «<em>maîtrisent mal</em>» (c’est un euphémisme !) le français (écrit ou oral). Ils sont condamnés à une scolarité difficile étant donné qu’au lycée (contrairement au collège) le français n’est plus langue étrangère mais langue seconde.</p>
<p><strong>La faillite du système éducatif </strong></p>
<p>Dernièrement, la Tunisie a régressé de trois places au classement international Pisa de l’OCDE, entre 2009 et 2013, passant de la 56e à la 59e position (sur 65). L’enquête, réputée pour son sérieux, a mis en évidence des faiblesses criantes dans le domaine des langues notamment. Faut-il attribuer ce fiasco aux pratiques des enseignants? A l’origine sociale? A une évolution générale de la société où le français littéraire n’est plus de mise? Faut-il considérer les mauvais résultats de nos élèves comme une fatalité? Que faire pour vaincre le signe indien?</p>
<p>La dénonciation d’un système éducatif inapproprié (<em>«parachuté»</em>), incohérent et inefficace n’est plus le fait du syndicat des enseignants. Partout, on sonne le tocsin! On veut mettre le holà à la dégringolade. A mon sens le ministère porte une lourde part de responsabilité dans la faillite du système éducatif (fruit d’une refonte <em>«pédagogiste»</em>).</p>
<p>En effet, le ministère de l’Education persiste dans la stratégie de la «fuite en avant» en fixant des conditions de rachat de plus en plus souples et <em>«permissives»</em> (en témoigne la circulaire relative au rachat des élèves de 1ère année secondaire). Dans le primaire, le passage automatique d’un niveau scolaire à un autre tire vers le bas le niveau des classes et des études.</p>
<p>Notons aussi que l’incohérence de la politique linguistique actuelle (avatar d’une politique d’arabisation entamée par Mohamed Mzali au début des années 1980 et reconduite par Mohamed Charfi au début des années 1990) continue à soulever un tollé général chez les enseignants et chez les parents. L’enseignement des disciplines scientifiques est dispensé en arabe jusqu’à la fin du collège, alors qu’au lycée, ces mêmes matières sont enseignées en langue française. Allez savoir pourquoi (comme disait la chanson) ! S’ensuit un problème de transition collège-secondaire complexe.</p>
<p>La confusion des langues (et la diglossie qu’elle engendre !) est à l’origine des difficultés d’apprentissage des élèves, notamment dans les matières scientifiques. La question linguistique est une des questions sensible sur lesquelles ont achoppé les précédentes réformes de l’enseignement en Tunisie.</p>
<p>Ajoutons à cela que nos écoliers ne parlent pas le français chez eux (ou mal). L’école ne peut pas compenser les lacunes familiales. <em>«On sait que l’apprentissage de la langue passe par la situation de communication»</em>, rappelle Alain Bentolila, linguiste franco-algérien. Calculez le temps qu’un instituteur passe à dialoguer individuellement avec ses élèves : il est infime! Seulement, le ministère de l’Education a toujours refusé de créer ces maîtres de soutien dans les classes, comme cela se fait dans les pays européens où la pratique fait merveille.</p>
<p>Par ailleurs, avouons-le, la langue de Molière reste l’une des plus difficiles au monde. Il faut au moins dix ans d’imprégnation pour la maîtriser. Or que fait le ministère? Il choisit de diminuer les heures de français dans le primaire, au profit d’autres matières censées apporter aux enfants la culture qu’ils ne trouvent pas chez eux. Résultat? Ils apprennent moins vite et moins bien. Et d’autant moins que le ministère impose aux enseignants des méthodes pédagogiques qui ne sont pas toujours maîtrisées. Comme la disparition des leçons de grammaire systématique au profit de l’ORL (l’observation réfléchie de la langue) où l’instituteur part d’un texte pour proposer un cocktail d’exercices tous azimuts. Cela embrouille les élèves. On veut donner du sens à ce qu’ils apprennent, mais en fait on les noie !</p>
<p>Quant à la qualité de la formation des enseignants, mieux vaut ne pas en parler! Un énième chantier pour le prochain ministre de l’Education.</p>
<p><em>* Professeur de français.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/03/mauvais-resultats-en-francais-a-qui-la-faute/">Mauvais résultats en français: A qui la faute ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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