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	<title>Archives des Moncef Marzouki - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Moncef Marzouki - Kapitalis</title>
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		<title>Et si on gouverne la Tunisie comme la Suisse !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2026 07:59:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les Tunisiens, la leçon du modèle démocratique suisse est l’élimination de tout risque de retour d’un nouveau président à vie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/11/03/et-si-on-gouverne-la-tunisie-comme-la-suisse/">Et si on gouverne la Tunisie comme la Suisse !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La démocratie ne consiste pas seulement à voter tous les cinq ans. Elle suppose que le peuple demeure un acteur de la vie publique entre deux élections. Une démocratie véritable ne se mesure pas uniquement à la liberté de choisir le président de la République, mais aussi à la possibilité, pour chaque citoyen, d’influencer les décisions qui affectent sa vie quotidienne.&nbsp;Dans cet article, l’auteur propose de s’inspirer du système de gouvernement suisse, afin d’assurer un développement économique et social pour toute la population et toutes les régions, un pouvoir judiciaire indépendant, des organes de contrôle efficaces, une administration performante, une presse libre et la lutte contre la corruption par l’instauration de procédures transparentes pour l’attribution des marchés publics. Mais plus important que tout, la leçon ultime à apprendre du modèle démocratique suisse est&nbsp;l’élimination de tout risque de retour d’un nouveau président à vie, quelles que soient son intégrité et son efficacité supposées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-19916638"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Je dois souligner en introduction à cet article et pour lever toute ambiguïté à ce sujet, que je n’ai rien contre Kais Saïed l’homme, que&nbsp;je considère avant tout comme un collègue (j’étais moi-même enseignant universitaire) et dont l’intégrité, le dévouement et l’amour de la patrie ne font aucun doute à mes yeux. Mais en politique, on ne juge pas les politiciens sur la base de leurs intentions, discours et promesses, mais sur la base de leurs bilans.&nbsp;Or, voilà un président qui gouverne sans partage notre pays depuis sept ans, et dont le bilan socioéconomique en termes de maîtrise du chômage, de l’inflation, de la dette publique, sans parler de la chute du pouvoir d’achat et du niveau de vie de la population, parle de lui-même. Et encore, je ne parle pas de l’isolement diplomatique, des restrictions de l’espace des libertés, de la pénurie de certains produits de base (alimentation et médicaments) et de son échec dans la lutte contre la corruption, son slogan qui était derrière son élection en 2019 et sa réélection en 2024</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, selon les analyses politiques indépendantes de trois modèles IA parmi les plus performants dans le monde (Gemini, Meta.ai et ChatGPT), il est pratiquement assuré de remporter les élections présidentielles de 2029 (avec des probabilités comprises entre 65% et 85%, selon le modèle IA), s’il décide de se représenter ou son entourage le pousse à le faire (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</a>) .</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe tunisien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les explications de ce <em>«paradoxe tunisien»</em> avancées par les trois modèles sont convergentes et se résument à trois :&nbsp;</p>



<ol style="list-style-type:lower-alpha" class="wp-block-list">
<li>en tant que président en exercice avant les élections, il aura à sa disposition tout l’appareil de l’Etat et des moyens d’information officiels pour soutenir sa candidature et faciliter sa compagne électorale ;</li>



<li>les principaux leaders de l’opposition qui pourraient sérieusement le concurrencer sont tous en prison ou en exil ;</li>



<li>les dispositions de la Constitution de 2022 qu’il a promulguée lui-même jouent en sa faveur, sans parler des institutions électorales telles que l’Isie, dont il est assuré du soutien  </li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de reconnaitre que les analyses et raisons avancées par les outils d’IA, sont objectives, réalistes et logiques. Elles sont d’autant plus inquiétantes que, comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, ces IA sont véritablement <em>«intelligentes»</em> et possèdent au moins trois des quatre attributs ou capacités de l’intelligence humaine, telle que définie par le dictionnaire Larousse (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/28/lintelligence-artificielle-est-elle-intelligente/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Intelligence artificielle est-elle intelligente</a>). </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le syndrome de la «présidence à vie»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’avoue qu’en tant que démocrate et partisan de l’alternance du pouvoir au sommet de l’Etat, ces prédictions convergentes des trois outils d’IA ont constitué une mauvaise surprise pour moi et provoqué une profonde inquiétude pour l’avenir politique de notre pays. Mes inquiétudes vont au-delà l’aggravation, certaine à mon avis d’économiste, de la crise économique, sociale et politique que le pays traverse si Kais Saïed est réélu en 2029 pour un troisième mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque et le danger même pour la démocratie dans notre pays est que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il le sera aussi et pour les mêmes raisons en 2034, 2039, etc., nous ramenant ainsi à l’ère des «<em>présidents à vie»</em> que nous croyons révolue, à moins d’une surprise divine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette éventualité, qui est à mon avis du domaine du possible, me fait poser la question politique et sociologique suivante :&nbsp;<em>la Tunisie souffre-t-elle du «syndrome de la présidence à vie» et sommes-nous condamnés, nous autres Tunisiens, à vivre toute notre vie sous la botte d’un hyper-président qui, dès qu’il prend le pouvoir, restreint les libertés, bâillonne la presse et envoie la majorité de ses opposants en prison où les contraint à l’exil, qu’il soit un dictateur «éclairé» comme le fût Bourguiba qui a su au moins gagner les batailles de la généralisation de l’enseignement et celle de l’émancipation des femmes, ou un dictateur «efficace» comme le fût Ben Ali qui a su gagner au moins les batailles de la croissance économique et de la compétitivité internationale, ou un président «propre» comme est supposé être Kais Saïed qui, depuis sept ans qu’il est au pouvoir, n’a gagné jusqu’à maintenant aucune bataille, ni économique , ni sociale, ni diplomatique ni même celle de la lutte contre la corruption dont il a pourtant fait son cheval de bataille ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette question se profile une autre plus psychologique&nbsp;: <em>Pourquoi nos présidents ne veulent-ils plus quitter le Palais de Carthage une fois qu’ils y ont mis les pieds et goûté aux honneurs et privilèges du pouvoir, à moins d’en être chassés par un coup d’</em><em>É</em><em>tat comme le fût Bourguiba ou par une révolte populaire comme le fût Ben Ali&nbsp;?</em> (à la notable exception près de Moncef Marzouki à qu’il faut rendre hommage pour au moins ne pas avoir cherché à s’accrocher au pouvoir).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la question la plus importante et la plus dérangeante est&nbsp;à mon avis la suivante&nbsp;: <em>pourquoi nous autres, Tunisiens, acceptons-nous cela et nous nous laissons faire ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pourrais comprendre cela si on était un peuple d’ignorants, d’analphabètes et d’incultes qui suivent leur berger comme des moutons. Mais là ce n’est point le cas puisque l’écrasante majorité d’entre nous sont éduqués, voire même diplômés de l’enseignement supérieur, cultivés et ouverts sur le monde !</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Les facteurs de résignation populaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">François Mitterrand (à moins que ce soit Jacques Chirac, je ne me rappelle plus) a dit un jour que «<em>chaque peuple a le président qu’il mérite».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A force de réfléchir à cette question, je crois avoir identifié trois explications possibles des dictatures que nous avons subies durant notre histoire récente, qu’un bon nombre de lecteurs et lectrices ne partageront probablement pas avec moi, mais que je vais indiquer quand même quitte à me faire <em>«massacrer»</em> dans leurs commentaires&nbsp;:&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">a) de tout temps, la Tunisie a été envahie et conquise par plusieurs envahisseurs : des Romains qui ont détruit Carthage, aux Arabes qui ont islamisé le pays, aux Beni Hilal qui ont saccagé tout le pays, aux Turcs qui en ont fait une province de Constantinople, aux Français qui en ont fait un protectorat, etc. Cette histoire a créé chez nous un esprit de soumission et d’obéissance au sultan, au bey au Résident général et, plus tard, au président de la république, quel qu’il soit&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">b) les Tunisiens, dans leur majorité, sont individualistes pour ne pas dire «<em>khobzistes</em>» dans le sens où ils pensent d’abord à leurs conditions de vie et leur confort individuel et s’intéressent peu à la vie collective. Pour la majorité d’entre eux, le pain est plus important que la démocratie, la liberté d’opinion ou la justice sociale, des concepts qui proviennent de la culture et de la civilisation occidentales, différentes des nôtres&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">c) notre religion musulmane nous enseigne d’accepter tout ce qui nous arrive et à considérer que c’est notre&nbsp;<em>«destin»</em> auquel il ne servirait à rien de vouloir résister. Ne dit-on pas «<em>Allah Ghaleb</em>» ou «Dieu est le plus fort» pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie&nbsp;?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y-a-t-il une solution politique à l’horizon ? </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois facteurs qui expliquent notre esprit de résignation et de soumission aux présidents à vie quels qu’ils soient, m’amènent à penser que, même dans l’hypothèse théorique et fort peu probable que les prisonniers politiques seront libérés avant les élections de 2029, que des hommes politiques d’une grande stature, tels que Ahmed Nejib Chabbi, ou Avachi Hammami ou&nbsp;Lotfi M’Raihi (pour qui j’ai beaucoup de respect car c’est l’un des rares politiciens qui comprend vraiment l’économie alors qu’il est de formation médicale,),&nbsp;dont le passé militant et les années de prison endurées sous différents régimes constitue la meilleure preuve de leur patriotisme, seront autorisés d’y participer et que l’un d’eux remportera par miracle les présidentielles de 2029, cela ne nous garantira pas qu’il ne voudrait plus quitter le Palais de Carthage comme ses prédécesseurs et ne nous immunisera pas contre le «<em>syndrome de la présidence à vie»</em>, propre aux pays arabo-musulmans (À titre d’exemple, même le vieux Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, continue à 90 ans à s’accrocher au peu de pouvoir qu’Israël a bien voulu lui laisser et ne cesse de reporter d’une année à l’autre les élections dans les territoires qu’il dirige ! C’est pour tout dire.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble de ces réflexions et pensées m’ont amené à chercher dans d’autres directions une solution pour proposer un véritable système démocratique dans notre pays et le prémunir une fois pour toute contre les risques d’une nouvelle présidence à vie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est comme cela que j’ai atterri en… Suisse !&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le modèle démocratique suisse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un petit pays de la taille de la Tunisie (9 millions d’habitants) qui n’a aucune ressource naturelle (nous, on a au moins un peu de phosphate, de pétrole et de belles plages à exploiter pour le tourisme) et qui jouit d’une stabilité politique à envier et qui arrive à assurer à sa population l’un des niveaux de vie les plus élevés dans le monde, avec une monnaie forte, un taux de chômage qui ne dépasse pas 3%&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cherchant le secret de cette stabilité politique et réussite économique et sociale, je suis arrivé à la conclusion qu’il réside dans le fait que la Suisse n’est gouvernée par&#8230; <em>personne</em> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, qui de nous connait le président actuel de la Suisse ? Très peu, pour la bonne et simple raison qu’il change chaque année et que chacun des sept membres du Conseil Fédéral assume à tour de rôle les fonctions, purement protocolaires d’ailleurs, de président, que celui-ci ne se déplace pas dans un cortège de 20 ou 30 voitures de sécurité et entouré par une armée de gardes du corps, mais dans une voiture banale et s’arrête aux feux rouges comme monsieur tout le monde&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et si on gouverne la Tunisie comme la Suisse ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agirait pas de transformer les Tunisiens en Suisses, ni de copier mécaniquement des institutions conçues dans un contexte historique différent. Il s’agirait plutôt de nous demander ce que nous pourrions accomplir si nous faisions davantage confiance à nos citoyens et moins à la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme, qu’il s’agisse de Kais Saïed ou de n’importe quel autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela implique plusieurs changements dans notre mentalité, notre système politique et notre constitution</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Premier changement, en finir avec l’homme providentiel&nbsp;:</em></strong> <strong></strong>depuis l’indépendance de notre pays, la vie politique en Tunisie s’est organisée autour d’un personnage politique central duquel on attend qu’il guide le pays sur la voie du progrès, de la justice sociale et du développement économique : Bourguiba, Ben Ali et maintenant Kais Saïed.À chaque crise, une partie de la population recherche un homme fort, supposé incarner la volonté populaire et capable de remettre de l’ordre dans le pays. Lorsque les résultats ne répondent pas aux attentes, la déception succède à l’espoir, sans que le système politique et les mécanismes fondamentaux du pouvoir soient nécessairement remis en question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle suisse propose une autre philosophie de l’exercice de la démocratie. Le pouvoir exécutif fédéral y est confié à un Conseil fédéral composé de sept membres. Les décisions sont prises collectivement, et la présidence de la Confédération change chaque année entre ses membres. Le président n’est donc pas un chef d’État tout-puissant disposant de l’ensemble du pouvoir exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginons qu’en Tunisie, les principales responsabilités exécutives soient davantage partagées entre plusieurs responsables et régions, soumis à des règles de contrôle claires et tenus de rendre compte de leurs décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays ne dépendrait plus autant de la personnalité, des convictions ou des erreurs d’un seul dirigeant. Les décisions majeures feraient l’objet de délibérations collectives (voire des referendums dont il suffit en Suisse de 100&nbsp;000 signatures pour obliger le gouvernement à en organiser un), et les désaccords au sommet de l’État pourraient être arbitrés par des procédures institutionnelles plutôt que par des rapports de force personnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deuxième changement, rendre la parole aux citoyens&nbsp;:</em></strong> <em></em>la démocratie ne consiste pas seulement à voter tous les cinq ans. Elle suppose que le peuple demeure un acteur de la vie publique entre deux élections. L’une des particularités les plus connues de la démocratie suisse est le recours aux référendums et aux initiatives populaires. Les citoyens peuvent être appelés à se prononcer directement sur des décisions politiques, économiques et sociologiques importantes. Dans certaines conditions, ils peuvent également proposer des modifications constitutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système ne signifie pas que chaque citoyen décide quotidiennement de toutes les affaires publiques. Il signifie que les représentants élus ne disposent pas toujours du dernier mot sur les questions soumises aux mécanismes de démocratie directe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle possibilité pourrait concerner en Tunisie la réforme des retraites, la gestion des ressources naturelles, les grandes orientations éducatives ou les choix nationaux en matière d’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Troisième changement, la décentralisation &nbsp;pour rapprocher le pouvoir du citoyen&nbsp;:</em></strong> <em></em>la Suisse est un État fédéral composé de 26 cantons, qui disposent de compétences importantes, ainsi que de communes bénéficiant d’une autonomie variable selon les cantons. Cette organisation permet d’adapter une partie des politiques publiques aux réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginons que les collectivités publiques tunisiennes disposent de compétences clairement définies en matière d’aménagement, de transport local, de développement économique, de services publics et de protection de l’environnement. Elles devraient disposer également de ressources financières prévisibles, de personnels qualifiés et d’une véritable responsabilité devant leurs habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffirait pas de transférer des obligations aux municipalités sans leur donner les moyens de les assumer. Il faudrait aussi instaurer un mécanisme national de solidarité financière, afin que les régions les plus pauvres puissent offrir des services publics de qualité comparables à ceux des régions plus favorisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décentralisation pourrait également rendre la corruption plus difficile à dissimuler, à condition que les décisions locales soient transparentes, que les marchés publics soient contrôlés et que les citoyens puissent demander des comptes à leurs élus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quatrième changement, faire du compromis une force, et non une faiblesse&nbsp;:</em> la politique tunisienne a souvent été marquée par des oppositions frontales entre des partis politiques, entre les visions de la société, entre les institutions et, parfois, entre les citoyens eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences sont normales dans une démocratie. Ce qui devient dangereux, c’est lorsque chaque désaccord est interprété comme une trahison, lorsque chaque adversaire est considéré comme un «<em>ennemi du peuple</em>», et chaque opposant est présenté comme un <em>«traitre»</em> ou un <em>«vendu à l’étranger»</em>, expressions qu’on entend malheureusement trop souvent dans nos débats politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cinquième changement : instaurer une véritable culture de la responsabilité&nbsp;:</em></strong> l’une des attentes les plus fortes des citoyens tunisiens concerne la lutte contre la corruption, le gaspillage des ressources publiques et l’impunité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trop souvent, la confiance dans les institutions se dégrade lorsque les citoyens ont le sentiment que les règles ne s’appliquent pas de la même manière à tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un système inspiré du système démocratique suisse devrait reposer sur plusieurs garanties : un pouvoir judiciaire indépendant, des organes de contrôle efficaces, une administration professionnelle, une presse libre et des procédures transparentes pour l’attribution des marchés publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations de patrimoine des responsables concernés, la publication des dépenses publiques, l’accès aux documents administratifs et la protection des lanceurs d’alerte pourraient renforcer cette exigence de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie gagnerait à développer une culture dans laquelle la compétence, l’intégrité et les résultats comptent davantage que la fidélité personnelle à un dirigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctionnaires ne devraient pas craindre de perdre leur poste parce qu’ils ont exprimé un avis professionnel différent. Les magistrats ne devraient pas craindre les pressions politiques. Les journalistes ne devraient pas redouter des représailles pour avoir enquêté sur une affaire d’intérêt public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État doit être assez solide pour supporter la critique et assez humble pour en tirer des enseignements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sixième changement, investir dans le citoyen plutôt que dans les apparences&nbsp;:</em></strong> la première priorité devrait être l’éducation. Une école qui apprend aux enfants à réfléchir, à argumenter, à vérifier les informations et à respecter les opinions différentes prépare les citoyens d’une démocratie. Une école qui se limite à la mémorisation et à la reproduction des discours existants risque, au contraire, de décourager l’esprit critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième priorité devrait être la formation professionnelle et l’emploi des jeunes. Un diplômé qui ne trouve aucune perspective dans son pays finit par considérer l’émigration comme sa seule issue raisonnable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième priorité devrait être la santé publique, les transports, l’eau potable, l’assainissement et la qualité des services administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions paraissent moins spectaculaires que les grands discours politiques. Elles déterminent pourtant la confiance quotidienne des citoyens dans leur État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il faudrait reconnaître que le développement ne se mesure pas uniquement à la croissance du produit intérieur brut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays peut enregistrer des progrès économiques tout en laissant une partie de sa population dans la précarité, en dégradant son environnement ou en privant ses jeunes d’espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable réussite d’une nation se mesure aussi à la qualité de vie de ses habitants, à la possibilité de vivre dignement de son travail et à la confiance qu’ils peuvent placer dans l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Septième changement, protéger les libertés et accepter la pluralité&nbsp;:</em></strong> <em></em>la Suisse est un pays multilingue (on y parle quatre langues), composé de régions aux traditions différentes. Son organisation institutionnelle cherche à concilier l’unité nationale en respectant la diversité culturelle et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie possède elle aussi une histoire, des sensibilités et des aspirations diverses. Son unité ne devrait pas exiger l’uniformité des opinions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une démocratie inspirée des principes suisses, chacun devrait pouvoir exprimer ses convictions, défendre ses idées et critiquer les gouvernants sans être automatiquement soupçonné d’hostilité ou de <em>«traîtrise»</em> envers la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médias devraient pouvoir enquêter librement. Les associations devraient pouvoir agir sans pressions injustifiées. Les partis devraient pouvoir présenter leurs programmes et concourir aux élections dans des conditions équitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté d’expression ne signifie pas que toutes les paroles sont exactes ou raisonnables. Elle signifie que les désaccords doivent pouvoir être débattus sans que le pouvoir politique décide arbitrairement quelles opinions ont le droit d’exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exigence est particulièrement importante dans la société tunisienne où les débats touchent à la place des femmes, aux traditions, aux libertés individuelles et à l’évolution des modes de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie ne demande pas aux citoyens de penser de la même manière. Elle leur demande de reconnaître mutuellement leur droit à la différence, dans le respect des droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Huitième changement, faire de l’environnement un bien commun&nbsp;:</em></strong> la Suisse est confrontée, elle aussi, à des défis environnementaux. Mais son expérience rappelle qu’un territoire doit accorder une place importante à la protection de ses paysages, de ses ressources en eau et de son cadre de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne peut plus considérer l’environnement comme une préoccupation secondaire, réservée aux périodes de prospérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le stress hydrique, la pollution, l’érosion des sols, la dégradation du littoral et la mauvaise gestion de certains déchets menacent directement la santé des populations et les possibilités de développement des générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion de l’eau, une question vitale pour notre pays, exige des décisions courageuses, une planification à long terme et une coordination entre l’État, les collectivités, les agriculteurs, les entreprises et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une Tunisie davantage décentralisée, les collectivités locales pourraient participer plus activement à la protection des ressources naturelles, à l’aménagement des espaces urbains et à la surveillance des pollutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette autonomie devrait s’accompagner de normes nationales exigeantes et de mécanismes de contrôle indépendants. Une région ne devrait pas pouvoir sacrifier la santé de ses habitants ou ses ressources naturelles au nom d’un intérêt économique national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on réellement transposer le modèle suisse en Tunisie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que ma réflexion doit quitter le terrain du rêve pour celui de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Suisse et la Tunisie n’ont ni la même histoire institutionnelle, ni les mêmes ressources, ni la même culture, ni la même mentalité. La Suisse bénéficie en outre d’une économie à forte valeur ajoutée, d’institutions consolidées depuis longtemps et d’une longue expérience du fédéralisme et de la démocratie directe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit, pour sa part, affronter des contraintes budgétaires, le chômage, les inégalités régionales, la pression sur les ressources naturelles et une confiance fragilisée dans les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait donc dangereux de prétendre qu’il suffirait de copier la Constitution suisse pour résoudre nos difficultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie directe elle-même comporte des risques : une campagne mal informée peut favoriser les émotions au détriment de l’analyse, et les groupes disposant de davantage de moyens peuvent peser de manière disproportionnée sur l’opinion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décentralisation peut également créer de nouveaux foyers de corruption si les contrôles sont insuffisants. La recherche du compromis peut devenir une source de lenteur lorsque les institutions ne savent plus décider.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut donc pas importer un modèle dans son intégralité, mais identifier les principes susceptibles d’être adaptés à notre réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A mon sens, la Tunisie pourrait commencer par quelques réformes concrètes :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer l’indépendance de la justice et les mécanismes de contrôle du pouvoir exécutif ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; garantir une séparation effective des pouvoirs et un Parlement capable de contrôler le gouvernement ;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8jOoj2AGQ9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/">Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/embed/#?secret=8ZqNvHSpcy#?secret=8jOoj2AGQ9" data-secret="8jOoj2AGQ9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer progressivement les consultations et les référendums, avec des garanties constitutionnelles solides ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; donner aux collectivités locales davantage de compétences et de ressources, tout en assurant la solidarité entre les régions ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; institutionnaliser la concertation avec la société civile et les partenaires sociaux ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; protéger la liberté de la presse et l’accès à l’information ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; évaluer régulièrement les politiques publiques et publier leurs résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réformes ne produiraient pas des miracles immédiats. Elles pourraient néanmoins contribuer à transformer progressivement la relation entre l’État et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car les institutions ne vivent pas uniquement par des textes et décrets présidentiels, publiés dans le JORT Elles vivent dans les habitudes, les comportements et les valeurs que la société accepte de défendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire et consultant international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/11/03/et-si-on-gouverne-la-tunisie-comme-la-suisse/">Et si on gouverne la Tunisie comme la Suisse !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#8211; France &#124; Fritures sur la ligne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-france-fritures-sur-la-ligne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 07:56:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Guéguen]]></category>
		<category><![CDATA[France 24]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pouvoir à Tunis proteste vivement contre des médias publics français qu'il accuse d'ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-france-fritures-sur-la-ligne/">Tunisie &#8211; France | Fritures sur la ligne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On sait que les relations entre la Tunisie et la France étaient pour le moins tiède depuis quelque temps. N’empêche qu’on a été surpris d’apprendre que notre ministère des Affaires étrangères a convoqué, vendredi 24 juillet 2026, l’ambassadrice de France à Tunis, Anne Guéguen, après la diffusion, par une «chaîne publique française», d’un entretien «avec une personne recherchée par la justice tunisienne».</em></strong> <em>(Photo: Entretien Saïed &#8211; Macron en novembre 2022 à Djerba en marge du sommet de la francophonie). </em></p>



<span id="more-19312967"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère n’a pas identifié la chaîne, pas plus que la personne. Il s’agirait, selon toute vraisemblance, de la chaîne France 24 et d’un entretien récent avec l’ancien président Moncef Marzouki (2011-2014), qui vit en exil en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère a fait part de la <em>«vive protestation»</em> de la Tunisie, en estimant que de telles émissions s’inscrivaient <em>«dans une démarche d’ingérence inacceptable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cet entretien comporte des atteintes à la souveraineté de l’État tunisien, vise sa sécurité nationale ainsi que ses institutions, et constitue un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes»</em>, lit-on dans le communiqué, qui dénonce ce qui est considéré, à Tunis, comme une <em>«répétition délibérée de telles pratiques sur des médias publics français, utilisés pour diffuser des contenus incitant à la haine et des allégations mensongères à l’encontre de l’État tunisien»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que le média concerné soit <em>«public et officiel»</em> engage <em>«la responsabilité morale de l’État français»</em>, estime-t-on à Tunis, appelant Paris à prendre <em>«les mesures nécessaires pour mettre un terme à de tels agissements inacceptables»</em>. Il est à rappeler que Moncef Marzouki est un critique virulent du président Kaïs Saïed et qu’il a été condamné par contumace en Tunisie à plusieurs peines de prison, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État. Dans des entretiens cette semaine à France24, en arabe et en français, il n’y est pas allé par quatre chemins, en déclarant que la Tunisie passait par une <em>«crise politique d’une gravité exceptionnelle»</em> et jugé que la situation allait <em>«exploser»</em>, se disant aussi convaincu que des alternatives à l&rsquo;actuel pouvoir étaient discutées en Tunisie et à l’étranger, ce qui lui a valu d’être qualifié de <em>«traître»</em> par les partisans de Saïed sur les réseaux sociaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-france-fritures-sur-la-ligne/">Tunisie &#8211; France | Fritures sur la ligne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri condamnés à un an de prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/hamza-belloumi-et-insaf-boughdiri-condamnes-a-un-an-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 18:32:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Belloumi]]></category>
		<category><![CDATA[Insaf Boughdiri]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste Hamza Belloumi et la rédactrice en chef Insaf Boughdiri de l&#8217;émission « Le Huitième Jour » (« Al Yawm Athamen ») font face à une condamnation par contumace à un an de prison et à une amende. C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé Hamza Belloumi via un post publié ce vendredi 17 juillet 2026, en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/hamza-belloumi-et-insaf-boughdiri-condamnes-a-un-an-de-prison/">Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri condamnés à un an de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le journaliste Hamza Belloumi et la rédactrice en chef Insaf Boughdiri de l&rsquo;émission « Le Huitième Jour » (« Al Yawm Athamen ») font face à une condamnation par contumace à un an de prison et à une amende.</em></strong></p>



<span id="more-19248411"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé Hamza Belloumi via un post publié ce vendredi 17 juillet 2026, en précisant que cette condamnation est liée à une affaire datant d&rsquo;il y a 12 ans, suite à une plainte déposée à l&rsquo;époque par l&rsquo;ancien président de la République, Moncef Marzouki, concernant la dite émission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les journalistes pensaient l&rsquo;affaire classée, la justice a rendu ses verdicts sans qu&rsquo;ils aient pu exercer leur droit de défense, ni en première instance ni en appel, indique encore Hamza Belloumi qui a annoncé avoir officiellement fait opposition à ces jugements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> L&rsquo;affaire ne dépasse pas le cadre d&rsquo;une erreur professionnelle pour laquelle nous avons présenté des excuses publiques et immédiates à l&rsquo;époque. Il s&rsquo;agissait de la diffusion d&rsquo;une vidéo de Moncef Marzouki qui circulait massivement sur les réseaux sociaux et plusieurs sites d&rsquo;information, avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;avère, par la suite, qu&rsquo;elle était truquée. »</em>, ajoute encore le journaliste.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/hamza-belloumi-et-insaf-boughdiri-condamnes-a-un-an-de-prison/">Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri condamnés à un an de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Marzouki et Kilani condamnés à 5 ans de prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/marzouki-et-kilani-condamnes-a-5-ans-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 11:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrazak Kilani]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien président Moncef Marzouki et l’ancien bâtonnier Abderrazak Kilani condamnés à 5 ans de prison ferme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/marzouki-et-kilani-condamnes-a-5-ans-de-prison/">Marzouki et Kilani condamnés à 5 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis spécialisée dans les affaires de terrorisme a condamné par contumace l’ancien président Moncef Marzouki et l’ancien bâtonnier Abderrazak Kilani à cinq ans de prison ferme avec exécution immédiate pour incitation à la haine contre l’État.</em></strong></p>



<span id="more-18482142"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/5-%D8%B3%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D8%B3%D8%AC%D9%86%D8%A7-%D9%85%D8%B9-%D8%A7%D9%84%D9%86%D9%81%D8%A7%D8%B0-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D8%AC%D9%84-%D9%81%D9%8A-%D8%AD%D9%82-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%86%D8%B5%D9%81-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B1%D8%B2%D9%88%D9%82%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, citant une source judiciaire, cette même chambre avait récemment prononcé une peine distincte de 22 ans de prison ferme à l’encontre de Marzouki et Kilani pour des infractions du même acabit.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/marzouki-et-kilani-condamnes-a-5-ans-de-prison/">Marzouki et Kilani condamnés à 5 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Moncef Marzouki en grève de la faim pour Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/tunisie-moncef-marzouki-en-greve-de-la-faim-pour-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 10:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ancien président Moncef Marzouki en grève de la faim en solidarité avec les populations de Gaza. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/tunisie-moncef-marzouki-en-greve-de-la-faim-pour-gaza/">Tunisie | Moncef Marzouki en grève de la faim pour Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ancien président par intérim de la République Tunisienne, Moncef Marzouki (2011-2014), a annoncé dans une déclaration au journal londonien <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%b1%d8%b2%d9%88%d9%82%d9%8a-%d9%84%d9%80%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%af%d8%b3-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a8%d9%8a-%d9%85%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%a9-%d8%ba%d8%b2%d8%a9-%d8%aa%d8%b3/?fbclid=IwY2xjawLtjH9leHRuA2FlbQIxMABicmlkETAzYm9zZ3hnVlRzVlRSRThGAR7trn2J3M7kj5ybEKQdh2nSTflSzmxl06WQNRNR7oDYerdQ7Fs1krBObfXbcg_aem_pyIXh-PaavNLuxAznowEKw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Qods</a> qu’il entrait en grève de la faim en solidarité avec la population de Gaza, affamée et soumise aux bombardements intensifs de l’Etat d’Israël depuis le 7 octobre 2023.</em></strong></p>



<span id="more-17087738"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Marzouki a fait cette annonce lundi dernier, 21 juillet 2025, en ces termes : <em>«J’annonce mon entrée en grève de la faim pour exprimer mon entière solidarité avec les populations de Gaza qui résistent à l’occupation et à la faim sous les bombes et pour appeler tous les hommes libres dans ce monde à faire pression pour mettre fin aux massacres»</em> dans la bande palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marzouki, qui vit en exil en France et qui est sous le coup de plusieurs condamnations à la prison en Tunisie, a appelé <em>«les gouvernements et les nations islamiques à briser le mur du silence et à prendre des positions pratiques pour mettre fin à l’agression et au siège»</em> imposé par l&rsquo;Etat sioniste. <em>«Ce qui arrive à Gaza est une honte pour l’humanité tout entière»</em>, a-t-il conclu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mauvaises langues diront que Marzouki a trouvé dans la tragédie actuellement en cours à Gaza une occasion pour faire parler de lui. Ses partisans, au contraire,  sont convaincus par la sincérité de son action, eu égard son passé militant pour la défense des droits humains.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/tunisie-moncef-marzouki-en-greve-de-la-faim-pour-gaza/">Tunisie | Moncef Marzouki en grève de la faim pour Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Imed Daïmi se plaint à l’Onu de «graves violations» avant la présidentielle tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/21/imed-daimi-se-plaint-a-lonu-de-graves-violations-avant-la-presidentielle-tunisienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 10:11:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[CpR]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Daïmi]]></category>
		<category><![CDATA[Isie]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imed Daimi, le candidat à la présidentielle tunisienne du 6 octobre 2024, recalé par la commission électorale, porte plainte à l'Onu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/21/imed-daimi-se-plaint-a-lonu-de-graves-violations-avant-la-presidentielle-tunisienne/">Imed Daïmi se plaint à l’Onu de «graves violations» avant la présidentielle tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Imed Daimi, le candidat à la présidentielle tunisienne du 6 octobre 2024, recalé par la commission électorale, affirme avoir déposé une plainte auprès des Nations Unies contre les membres de ladite commission, les accusant d’avoir commis de «graves violations des droits démocratiques et des droits de l’homme» contre les candidats à la présidentielle.</em></strong></p>



<span id="more-14032218"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Daimi a déclaré dans un communiqué diffusé vendredi 20 septembre sur sa page Facebook, avoir déposé mercredi une plainte auprès du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève contre les membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), les accusant de <em>«graves violations commises contre les droits démocratiques et les droits de l’homme sous l’influence directe du chef d’État actuel»</em>, qui est également candidat aux élections. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Daimi indique dans son communiqué que la plainte comprend <em>«toutes les preuves de violations graves de la constitution, des lois locales et des conventions internationales»</em>, ainsi que <em>«les documents justificatifs confirmant le respect de toutes les procédures locales»</em>, ayant conduit à un jugement final et une décision contraignante du tribunal administratif, autorisant son retour à la course pour la présidence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Isie, rappelons-le, avait refusé d’exécuter la décision du tribunal sous prétexte qu’elle n’avait pas été rendue dans les délais. <em>«La plainte a confirmé l’existence d’une grave violation de nombreux accords et traités internationaux qui garantissent le droit des individus à recourir à un système judiciaire juste et impartial»</em>, souligne le communiqué, indiquant que les violations ne se limitent pas à la violation des droits nationaux stipulés dans la Constitution tunisienne, mais incluent la violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la Charte africaine des droits de l&rsquo;homme et des peuples, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Daïmi est un ancien militant du mouvement islamiste Ennahdha qui a rejoint le Congrès pour la république (CPR), au moment de sa création, en 2000, par l&rsquo;ancien président par intérim Moncef Marzouki, dont il a été le directeur de cabinet entre 2011 et 2014.     </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="700" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Post-Imed-Daimi.jpg" alt="" class="wp-image-14032251" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Post-Imed-Daimi.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Post-Imed-Daimi-300x263.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Post-Imed-Daimi-768x672.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Post-Imed-Daimi-580x508.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/21/imed-daimi-se-plaint-a-lonu-de-graves-violations-avant-la-presidentielle-tunisienne/">Imed Daïmi se plaint à l’Onu de «graves violations» avant la présidentielle tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Présidentielle tunisienne : la commission électorale poursuit Imed Daïmi en justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/04/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-poursuit-imed-daimi-en-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 08:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code électoral]]></category>
		<category><![CDATA[code pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Daïmi]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[seconde nationalité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13924367</guid>

					<description><![CDATA[<p>La commission électorale soupçonne Imed Daïmi de falsification et de fraude dans son dossier de candidature à la présidentielle.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/04/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-poursuit-imed-daimi-en-justice/">Présidentielle tunisienne : la commission électorale poursuit Imed Daïmi en justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour ne pas faire les choses à moitié, la commission électorale a transféré le dossier de l’un des candidats recalés à la présidentielle du 6 octobre prochain au ministère public auprès du tribunal de première instance de Tunis pour fraude, falsification et faux témoignage.</em></strong></p>



<span id="more-13924367"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a annoncé l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), ce matin, mercredi 4 septembre 2024, dans un communiqué, sans citer le nom du candidat en question, mais on déduit du contexte qu’il s’agit d’Imed Daïmi, le directeur de cabinet de l’ancien président par intérim Moncef Marzouki.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un candidat qui a prétendu avoir abandonné sa seconde nationalité, française en l’occurrence, et aurait fourni, à cet effet, une fausse déclaration sur l’honneur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concerné est déféré conformément aux articles 291 du code pénal et 158 du code électoral, lequel stipule que le candidat ne doit pas avoir une seconde nationalité au moment du dépôt de sa candidature.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/04/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-poursuit-imed-daimi-en-justice/">Présidentielle tunisienne : la commission électorale poursuit Imed Daïmi en justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Présidentielle tunisienne : le tribunal administratif remet Imed Daïmi dans la course</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/presidentielle-tunisienne-le-tribunal-administratif-remet-imed-daimi-dans-la-course/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 11:54:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Zammel]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Daïmi]]></category>
		<category><![CDATA[Isie]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Zenaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Maghzaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le recours présenté par Imed Daïmi contre la décision de la commission électorale accepté par le tribunal administratif. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/presidentielle-tunisienne-le-tribunal-administratif-remet-imed-daimi-dans-la-course/">Présidentielle tunisienne : le tribunal administratif remet Imed Daïmi dans la course</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le tribunal administratif a annoncé, ce vendredi 30 août 2024, l’acceptation du recours présenté par Imed Daïmi contre la décision de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) invalidant son dossier de candidature à la présidentielle du 6 octobre.</em></strong></p>



<span id="more-13900378"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef de cabinet de l’ex-président par intérim Moncef Marzouki revient ainsi, du moins sur le plan juridique, dans la course à la présidentielle, aux côtés du président sortant, Kaïs Saïed, Zouhair Maghzaoui (mouvement Echaâb), Ayachi Zammel (parti Azimoun), dont les candidatures ont été avalisées par la commission électorale, et <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/27/presidentielle-tribunal-administratif-oui-pour-abdellatif-mekki-non-pour-neji-jalloul/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdellatif Mekki</a> (Amal Wa Injaz) et l’ancien ministre <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/29/presidentielle-tunisienne-le-tribunal-administratif-remet-zenaidi-en-course/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mondher Zenaïdi</a>, dont le recours a été accepté par le tribunal administratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu&rsquo;avant de présenter sa candidature, Daïmi a du abandonner sa seconde nationalité française, afin de se conformer au texte de la constitution de 2022 qui interdit la candidature des binationaux à la présidence de la république.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste à l’Isie d&rsquo;annoncer la liste définitive dans candidats, en tenant compte de tous les aspects juridiques que le tribunal administratif a signalés et qui n’ont pas été pris en compte par Farouk Bouasker et ses collègues dans leurs décisions préliminaires. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste aussi qu&rsquo;en l&rsquo;absence d&rsquo;une cour constitutionnelle, cette question suscite un vif débat dans l&rsquo;opinion sur l&rsquo;étendue (et les limites) des pouvoirs de la commission électorale.    </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/presidentielle-tunisienne-le-tribunal-administratif-remet-imed-daimi-dans-la-course/">Présidentielle tunisienne : le tribunal administratif remet Imed Daïmi dans la course</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Kaïs Saïed dans le costume du libérateur national (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/20/tunisie-kais-saied-dans-le-costume-du-liberateur-national/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jul 2024 06:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Borj El-Khadra]]></category>
		<category><![CDATA[Borj Le Boeuf]]></category>
		<category><![CDATA[destouriens]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed a enfin annoncé officiellement sa candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/20/tunisie-kais-saied-dans-le-costume-du-liberateur-national/">Tunisie : Kaïs Saïed dans le costume du libérateur national (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le suspense était mince, car tout semblait en place pour lui permettre de briguer un second mandat présidentiel sans risque de surprise&nbsp;: Kaïs Saïed a enfin annoncé officiellement sa candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024. Et il l’a fait de manière solennelle, théâtrale dirait l’autre, et avec le chouia d’émotion qui va avec. <a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/1865490877293654" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Kefi </strong></p>



<span id="more-13597589"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si j’avais le choix, je n’aurais pas choisi, mais lorsque le devoir national vous appelle, il n’y a pas de place pour l’hésitation. J’annonce ma candidature à la présidentielle pour poursuivre sur la voie de la lutte pour la libération nationale»</em>, a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur la page de la présidence, vendredi 20 juillet 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme féru d’histoire et qui affectionne les symboles a choisi de faire l’annonce de sa candidature à 700 km de la Carthage, à Borj El-Khadra plus précisément, le point le plus méridional de la Tunisie, en plein désert, comme pour signifier sa détermination à servir la Tunisie profonde, celle des périphéries longtemps oubliées par les planificateurs de Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer le peuple</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du lieu de l’annonce est également significatif de la posture que veut se donner le président sortant, celle d’un libérateur&nbsp;: Borj El-Khadra, appelé Fort Saint&nbsp;sous l’occupation française, non loin de Borj Le Bœuf, le lieu de détention qui a vu défiler les dirigeants du mouvement de libération nationale, Habib Bourguiba en tête. Une manière pour Saïed de s’identifier à ces illustres combattants et de revendiquer leur héritage, d’autant qu’il se donne pour mission de <em>«libérer le peuple»</em>, une seconde fois. Le libérer de quoi, le pays étant indépendant depuis le 20 mars 1956? Le libérer de qui? La réponse coule de source pour qui prête souvent l’oreille aux discours du candidat à sa propre succession&nbsp;: des lobbys d’intérêt qui campent au cœur de l’Etat qu’il ne cesse de stigmatiser, des élites forcément corrompues qui accaparent les richesses nationales, des comploteurs vendus à l’étranger…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïed a d’ailleurs déclaré qu’il a choisi Borj El-Khadra pour annoncer sa candidature, parce que c’est un lieu emblématique de lutte, et pour confirmer que la Tunisie est un Etat unifié, au cas où on aurait douté de son unité, en appelant à faire preuve de vigilance face aux intrusions et se méfier des fallacieux, ajoutant&nbsp;: <em>«Certains ont laissé tomber les masques et d’autres les laisseront tomber dans les prochains jours»</em>, dans une limpide allusion à ses opposants, dont beaucoup croupissent en prison, poursuivis dans des procès qui risquent de s’éterniser dans les méandres d’une justice qui n’a jamais autant été sollicitée qu’elle l’est aujourd’hui pour faire le ménage républicain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritage des Destouriens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Borj El-Khadra, Kaïs Saïed envoie aussi un message de fermeté à sa plus redoutable adversaire politique, Abir Moussi, la présidente du Parti destourien libre (PDL), candidate autoproclamée à la présidentielle du 6 octobre prochain, incarcérée depuis le 4 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs procès intentés contre elle notamment par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), une manière pour le président de la république de lui disputer l’héritage bourguibien et destourien dont elle s’est toujours réclamée. C’est un pied de nez à Moussi et un appel du pied aux Destouriens dont certains, qui ont toujours rêvé d’un homme fort à la tête de l’Etat, ont déjà rejoint son projet politique, même si, sur le plan idéologique, le conservatisme arabo-islamique de Saïed tranche clairement avec le libéralisme laïcards des Destouriens et des Bourguibiens pur jus. &nbsp;&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le faste qui l’a accompagnée, l’annonce de candidature de Saïed à un second mandat constitue un moment clé du processus de mise en œuvre de son projet politique et un camouflet pour ses opposants dont certains ont déploré hier, sur les réseaux sociaux, l’utilisation des moyens de l’Etat par le président sortant, en appelant la commission électorale à le lui interdire ou, du moins, à le lui reprocher comme elle l’a fait en 2019 avec l’ancien chef de gouvernement Youssef Chahed et en 2014 avec l’ancien président de la république Moncef Marzouki. Mais c’est là une autre histoire que l’Histoire, peut-être, retiendra.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/20/tunisie-kais-saied-dans-le-costume-du-liberateur-national/">Tunisie : Kaïs Saïed dans le costume du libérateur national (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vient de paraître : Jamila Ben Mustapha, historienne de l’instant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/vient-de-paraitre-jamila-ben-mustapha-historienne-de-linstant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 09:27:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabesques]]></category>
		<category><![CDATA[Bendir man]]></category>
		<category><![CDATA[chokri belaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Jamila Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13592675</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jamila Ben Mustapha s’est illustrée comme critique culturelle, analyste politique et chroniqueuse du quotidien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/vient-de-paraitre-jamila-ben-mustapha-historienne-de-linstant/">Vient de paraître : Jamila Ben Mustapha, historienne de l’instant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans ses chroniques politiques, sociologiques et culturelles, Jamila Ben Mustapha est, à sa manière, avec son style sobre et juste et ses mots précis, une historienne de l’instant.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-13592675"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Détentrice d’une triple maîtrise de philosophie, de psychologie et de littérature française Jamila Ben Mustapha, en plus d’une carrière d’enseignante universitaire couronnée par deux ouvrages sur Proust, s’est essayée à l’essai en publiant <em>‘‘Promenades mentales’’</em> (éd. Arabesques, 2011) et au roman avec <em>‘‘Ruptures’’</em> (éd. Déméter, prix Comar Découverte en 2017). Elle s’est aussi illustrée comme critique culturelle, analyste politique et chroniqueuse du quotidien, et a publié de nombreux reportages et récits de voyages. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Femme de réflexion, sa curiosité ne résiste à aucun aspect du réel qu’elle scrute, interroge, ausculte, décortique et tente de comprendre en recourant au seul exercice qui lui permet de déployer sa sensibilité de femme et son intelligence d’intellectuelle engagée : l’écriture, encore et toujours, un troisième poumon qui lui permet de respirer et de vivre. Plus qu’un engagement, l’écriture est pour elle un sacerdoce, une religion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son dernier livre <em>‘‘Chronique de la transition démocratique (2012-2022)’’</em>  récemment publié aux éditions Arabesques à Tunis, elle regroupe ses articles et tribunes publiés dans Kapitalis pendant une dizaine d’années, sur une transition politique trouble et poussive qui a vu le pays passer d’une révolution progressiste rêvant de faire table-rase du passé à la restauration d’un ordre passé, autoritaire et conservateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il s’agit de tribunes développant un point de vue sélectif sur les événements du pays car elles commentent seulement ceux qui m’ont interpellée et à propos desquels j’ai pensé avoir quelque chose à dire&nbsp;: c’est pour cela que leur fréquence est très irrégulière»</em>, explique l’auteure dans la préface, en confirmant avoir substantiellement remanié certains textes pour mieux les conformer à sa pensée&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faciliter la lecture (et éventuellement aussi le travail d’éventuels historiens), Jamila Ben Mustapha a classé ses articles selon leur ordre chronologique de parution, faisant se succéder, dans le livre comme dans la vie réelle, analyse politique, réflexion sociologique, critique littéraire ou récit de voyage : Iran, Ouzbékistan, Inde. C’est ainsi que l’on se remémore avec l’auteur des événements qui nous ont marqués sinon choqués, des figures qui nous sont devenues familières : Chokri Belaïd, Moncef Marzouki, Bendir Man, Abir Moussi, Kaïs Saïed et d&rsquo;autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces articles portent la date de leur parution, mais aussi l’empreinte de l’instant où ils ont été sentis et écrits. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, des choses ont changé entretemps, mais ces textes gardent tous leur vérité, la vérité de l’instant qui les a vus naître et celle des sujets, des êtres et des événements qui les ont inspirés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Albert Camus, qui a allié avec bonheur lui aussi écriture littéraire et journalisme, écrivait : <em>«Le journaliste est l&rsquo;historien de l&rsquo;instant»</em>. Sans être journaliste, Jamila Ben Mustapha est, à sa manière, avec son style sobre et juste et ses mots précis, une historienne de l’instant.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/vient-de-paraitre-jamila-ben-mustapha-historienne-de-linstant/">Vient de paraître : Jamila Ben Mustapha, historienne de l’instant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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