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	<title>Archives des népotisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 04 Dec 2025 08:20:42 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des népotisme - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie et le règne des incompétents</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/04/la-tunisie-et-le-regne-des-incompetents/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 08:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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		<category><![CDATA[kakistocratie]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise environnementale de Gabès est la preuve irréfutable de l'incompétence de l'administration publique tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/04/la-tunisie-et-le-regne-des-incompetents/">La Tunisie et le règne des incompétents</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le terme vient du grec «kakistos» (le pire) et «kratos» (pouvoir) : la «kakistocratie» veut littéralement dire le gouvernement des pires. Non pas seulement des dirigeants sans imagination, mais aussi des responsables incompétents, cyniques ou corrompus, dont les décisions dégradent le pays et ses institutions. Comme ceux qui ont souvent régné et qui règnent malheureusement <strong><em>encore </em></strong>en Tunisie.</em></strong> <em>(Photo: La crise environnementale de Gabès est la preuve irréfutable de l&rsquo;incompétence de l&rsquo;administration publique tunisienne)</em>. </p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18027939"></span>



<p>Ce modèle prospère quand les contre-pouvoirs sont affaiblis, que l’information circule mal et que le recrutement des élites repose davantage sur la loyauté du clan que sur la compétence. Les symptômes sont connus : nominations de complaisance, promesses coûteuses non réalisées, mépris des procédures, attaques contre la presse, clientélisme, népotisme, corruption&#8230;&nbsp;</p>



<p>À terme, l’État perd en efficacité,&nbsp;la confiance publique s’effondre et l’économie paie l’addition&nbsp;sous forme de gâchis budgétaire, d’endettement et de perte de souveraineté.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La kakistocratie a régné à différents moments de l’Histoire de la Tunisie, et plus particulièrement après la <em>«révolution»</em> de 2011 avec une administration minée par le népotisme, des gouvernements où l’expertise est écartée au profit des ambitions injustifiées des fidélités douteuses, des crises mal gérées faute d’écoute des experts et d’influence des intérêts privés.&nbsp;Les indicateurs de cette gabegie rampante : une rotation anormale des cadres, une absence d’évaluations indépendantes, des marchés publics opaques, la fuite des talents…&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">De gros budgets pour pas grand-chose</h2>



<p>Au lendemain de l’indépendance, l’Etat tunisien a créé des offices pour soutenir le développement&nbsp;des secteurs clés&nbsp;de l’économie, dont l’Office des terres domaniales (OTD) pour développer les terres agricoles appartenant à l’Etat, l’Office national de l’huile (ONH) pour promouvoir le secteur de l’huile. Il en de même&nbsp;pour l&rsquo;Office national du tourisme tunisien (ONTT), le Centre de promotion des exportation (Cepex), le Groupement interprofessionnel des fruits (Gifruits) et le Groupement interprofessionnel des légumes (Gil), entre autres institutions qui compliquent parfois la tâche des opérateurs au lieu de la faciliter et qui finissent par dépenser de gros budgets pour rien ou pas grand-chose.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui les terres domaniales tombent en friche à l’instar du domaine de Chaâl à Sfax. L’huile d&rsquo;olive tunisienne, en dépit de l’abondance de la production et de la hausse des prix sur les marchés&nbsp;internationaux, est vendue en vrac, à hauteur de 87%, à des sociétés douteuses qui servent l’intérêt de mastodontes italiens et espagnols.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des opérateurs à la solde de l’étranger</h2>



<p>Le secteur touristique tunisien ne profite qu’aux agences de voyage (TO) et aux transporteurs aériens étrangers qui poussent les hôteliers&nbsp;tunisiens, adeptes du moindre effort, au bradage des prix. Ce bradage, poursuivi depuis belle lurette au vu et au su des hauts responsables de l’ONTT et du ministère&nbsp;du Tourisme, est la cause directe de la faillite ou de la mise à l’arrêt de 177 unités&nbsp;hôtelières.</p>



<p>Il est à&nbsp;rappeler, dans ce contexte, que les recettes réelles du tourisme tunisien en 2025 n’ont pas encore atteint celles de 2008. Et tout ce que vous disent les hauts responsables du secteur à ce sujet (hausse, etc.) est totalement faux ou bidonné.</p>



<p>Ces hauts responsables ferment les yeux sur ce crime pour satisfaire la demande des TO étrangers, qui profitent d’une infrastructure ayant coûté une fortune au contribuable tunisien, et un énorme manque à gagner&nbsp;pour la Tunisie. C’est à croire qu’ils sont à la solde de l’étranger. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’exemple de la création des usines&nbsp;d’engrais à Gabes ne laisse aucun doute sur l’incompétence et le laxisme&nbsp;des hauts responsables des ministères&nbsp;de l’Industrie et de l’Environnement, qui ont laissé la situation environnementale et sanitaire s’aggraver d’année en année sans rien faire pour essayer de rattraper leurs erreurs.&nbsp;</p>



<p>Comment peut-on créer des industries chimiques dangereuses sans réaliser une étude sur ses effets néfastes sur la santé des humains, de la faune et de la flore ? Ces hauts responsables qui gèrent les usines du Groupe chimique tunisien (GCT) à Gabès ou à Sfax, ne semblent pas se préoccuper de la santé&nbsp;des citoyens mais de ce qu’ils vont toucher à titre de privilèges ou même pots-de-vin !&nbsp;Se rendent-ils compte des souffrances qu’ils infligent à leurs concitoyens atteints de cancer&nbsp;et d’autres graves maladies incurables&nbsp;?</p>



<p>En poursuivant leur œuvre de destruction massive, alors que la population qui proteste est laissée aux bons soins des policiers armés de matraques et de bombes lacrymogènes, ils prouvent qu’ils s’en foutent comme de la dernière de leur chaussette.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rqK46QMLal"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/a-gabes-tout-bouge-pour-que-rien-ne-change/">A Gabès, tout bouge pour que rien ne change  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A Gabès, tout bouge pour que rien ne change   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/a-gabes-tout-bouge-pour-que-rien-ne-change/embed/#?secret=GcGle4o2hN#?secret=rqK46QMLal" data-secret="rqK46QMLal" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : polémique sur le passeport rouge utilisé par le fils du ministre de l’Intérieur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/tunisie-polemique-sur-le-passeport-rouge-utilise-par-le-fils-du-ministre-de-linterieur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jul 2022 12:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Charfeddine]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[passe-droits]]></category>
		<category><![CDATA[passeport diplomatique]]></category>
		<category><![CDATA[passeport rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Laghmani]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire du passeport rouge utilisé par Kaïs Charfeddine, le fils du ministre de l’Intérieur Taoufik Charfeddine, fait des gorges chaudes dans les réseaux sociaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/tunisie-polemique-sur-le-passeport-rouge-utilise-par-le-fils-du-ministre-de-linterieur/">Tunisie : polémique sur le passeport rouge utilisé par le fils du ministre de l’Intérieur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’affaire du passeport rouge utilisé par Kaïs Charfeddine, le fils du ministre de l’Intérieur Taoufik Charfeddine, fait des gorges chaudes dans les réseaux sociaux. Et cela s’explique, car la manière provocatrice avec laquelle le concerné a revendiqué ce privilège (une photo et une story sur son compte Instagram) avait de quoi choquer.</em></strong></p>



<span id="more-2316039"></span>



<p>Ceux qui ont demandé des explications au ministère de l’Intérieur sont d’autant plus fondés à le faire que celui-ci est resté étrangement silencieux sur l’affaire depuis sa révélation hier, samedi 16 juillet 2022. &nbsp;</p>



<p>Or, des clarifications s’imposent à propos des raisons et des circonstances ayant entouré l’octroi d’un passeport spécial au fils du ministre de l’Intérieur, d’autant que le président de la république Kaïs Saïed fait de la lutte contre les passe-droits, le népotisme et la corruption son cheval de bataille.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z3KI70pf8E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/09/pourquoi-kais-saied-a-refuse-doctroyer-les-passeports-diplomatiques-aux-deputes/">Pourquoi Kaïs Saïed a refusé d’octroyer les passeports diplomatiques aux députés</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi Kaïs Saïed a refusé d’octroyer les passeports diplomatiques aux députés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/09/pourquoi-kais-saied-a-refuse-doctroyer-les-passeports-diplomatiques-aux-deputes/embed/#?secret=vLPsLeQ3tt#?secret=Z3KI70pf8E" data-secret="Z3KI70pf8E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Rappelons, à ce propos, que<em>&nbsp;</em>la présidence de la république avait rejeté, en décembre 2019, une demande de la présidence de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) relative à l’octroi de passeports diplomatiques aux députés, se basant essentiellement sur les dispositions de la loi numéro 40 de 1975 sur les passeports, les documents de voyage et sur les traités internationaux dans ce domaine.</p>



<p>Cette loi ne prévoit pas, en effet, l’octroi de passeports diplomatiques (passeports bleus) aux députés par le ministère des Affaires étrangères, mais stipule que le ministère de l’Intérieur peut délivrer des passeports spéciaux (passeports rouges) aux élus, qui doivent les restituer, obligatoirement, une fois leurs missions à l’étranger terminées. </p>



<p>A notre connaissance, cette loi n’autorise pas le ministre de l’Intérieur à attribuer un passeport rouge à son fils&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Czap4dc4sM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/13/tunisie-nouveau-projet-de-loi-pour-loctroi-de-passeports-diplomatiques-aux-deputes/">Tunisie : Nouveau projet de loi pour l&rsquo;octroi de passeports diplomatiques aux députés</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Nouveau projet de loi pour l&rsquo;octroi de passeports diplomatiques aux députés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/13/tunisie-nouveau-projet-de-loi-pour-loctroi-de-passeports-diplomatiques-aux-deputes/embed/#?secret=NefAUaNzzH#?secret=Czap4dc4sM" data-secret="Czap4dc4sM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Rappelons, également, dans le même contexte, que lorsque la Commission des droits, des libertés et des relations extérieures de l’ARP était revenue à la charge pour adopter, le 20 février 2020, un projet de loi octroyant des passeports diplomatiques aux députés, la polémique rejaillit et la présidence de la république refusa de ratifier une telle décision, qui fut ainsi tuée dans l’œuf. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Enfin, et en pleine polémique, le célèbre juriste <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/les-conditions-pour-beneficier-du-passeport-diplomatique-selon-slim-laghmani/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slim Laghmani </a>s’invita dans le débat pour préciser que seules 3 catégories de personnes peuvent bénéficier -en vertu de la coutume internationale- de l’immunité et des privilèges diplomatiques, à savoir les chefs d’Etat, les chefs de gouvernement, et les ministres des Affaires étrangères.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CKjlvsVQhy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/les-conditions-pour-beneficier-du-passeport-diplomatique-selon-slim-laghmani/">Les conditions pour bénéficier du passeport diplomatique, selon Slim Laghmani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les conditions pour bénéficier du passeport diplomatique, selon Slim Laghmani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/les-conditions-pour-beneficier-du-passeport-diplomatique-selon-slim-laghmani/embed/#?secret=I0iCqFjV9n#?secret=CKjlvsVQhy" data-secret="CKjlvsVQhy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Que pense Kaïs Saïed de cette affaire, au moment où l’opposition l’accuse de vouloir instaurer un pouvoir personnel et autoritaire, un pouvoir qui, sous toutes les latitudes, est généralement synonyme de passe-droits, de népotisme et de corruption ? </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/tunisie-polemique-sur-le-passeport-rouge-utilise-par-le-fils-du-ministre-de-linterieur/">Tunisie : polémique sur le passeport rouge utilisé par le fils du ministre de l’Intérieur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après le népotisme de Caïd Essebsi, le copinage de Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/25/apres-le-nepotisme-de-caid-essebsi-le-copinage-de-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 16:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[copinage]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est le critère pour devenir ministre de l’Intérieur avec le très droit, très intègre et très à cheval sur les principes Kaïs Saïed, ci-devant président de la république élu par plus de 72% des suffrages ? Être son ami. C’est, en tout cas, le cas Taoufik Charfeddine, proposé pour le ministère de l’Intérieur dans...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/25/apres-le-nepotisme-de-caid-essebsi-le-copinage-de-saied/">Après le népotisme de Caïd Essebsi, le copinage de Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-311901"/></figure>



<p><strong><em>Quel est le critère pour devenir ministre de l’Intérieur avec le très droit, très intègre et très à cheval sur les principes Kaïs Saïed, ci-devant président de la république élu par plus de 72% des suffrages ?</em></strong></p>



<span id="more-313532"></span>



<p>Être son ami. C’est, en tout cas, le cas Taoufik Charfeddine, proposé pour le ministère de l’Intérieur dans le gouvernement composé par Hichem Mechichi, un illustre inconnu, avocat de son état, qui fit partie de l’équipe de campagne électorale de Kaïs Saïed.</p>



<p>L’homme ne connaît rien à l’Intérieur, aux questions sécuritaires et à la gestion de cet immense département. Ce n’est pas grave, c’est le copinage qui compte et non pas la compétence.</p>



<p>Le locataire du Palais de Carthage a besoin d’hommes dévoués et en qui il peut avoir, lui, une totale confiance.</p>



<p>Et puis, avec les histoires de complots qui hantent ses jours et ses nuits, et dont il truffe souvent ses discours, il n’est jamais suffisamment vigilant. Même si nommer un bleu à l&rsquo;Intérieur n&rsquo;est pas en soi une garantie, au contraire. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/25/apres-le-nepotisme-de-caid-essebsi-le-copinage-de-saied/">Après le népotisme de Caïd Essebsi, le copinage de Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rached Ghannouchi justifie les privilèges accordés à Habib Khedher, son chef de cabinet et son&#8230; neveu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/15/rached-ghannouchi-explique-les-privileges-accordes-a-habib-khedher-son-chef-de-cabinet-et-son-neveu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2020 16:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Khedher]]></category>
		<category><![CDATA[ministre]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, est revenu ce matin, mercredi 15 janvier 2020, sur la polémique suscitée par les privilèges accordés à Habib Khedher, son chef de cabinet et son neveu, élevé au rang de ministre. Si ce n&#8217;est pas du népotisme, celui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/15/rached-ghannouchi-explique-les-privileges-accordes-a-habib-khedher-son-chef-de-cabinet-et-son-neveu/">Rached Ghannouchi justifie les privilèges accordés à Habib Khedher, son chef de cabinet et son&#8230; neveu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Ghannouchi-Khehder.jpg" alt="" class="wp-image-273038"/></figure>



<p><strong><em>Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, est revenu ce matin, mercredi 15 janvier 2020, sur la polémique suscitée par les privilèges accordés à Habib Khedher, son chef de cabinet et son neveu, élevé au rang de ministre. Si ce n&rsquo;est pas du népotisme, celui lui ressemble beaucoup&#8230;</em></strong></p>



<span id="more-273016"></span>



<p>Rached Ghannouchi dit ne pas s&rsquo;expliquer cette polémique (alors que le prédécesseur de Habib Khedher avait le rang de secrétaire d’état) : «<em>Nous n&rsquo;avons pas besoin de philosopher sur cette affaire car cette décision s&rsquo;inscrit dans la réhabilitation du rôle du parlement, en tant que première institution de souveraineté en Tunisie»</em>, a-t-il dit. En d&rsquo;autres termes, la réhabilitation du parlement commence par&#8230; la promotion de son neveu ! Faut-il en rire ou en pleurer ? </p>



<p>«<em>Les deux autres institutions de souveraineté, à savoir les présidences de la république et du gouvernement, comptent un grand nombre de ministres. Nous ne sommes pas dans un régime présidentiel, et l’Assemblée est la première institution»</em>, a insisté le chef du parti islamiste. Et de conclure fermement : «<em>Quant à moi, je suis le président élu de cette première institution</em>». Donc, en d&rsquo;autres termes: <em>«Je suis l&rsquo;homme le plus puissant en Tunisie et je suis libre de faire ce que je veux»</em> (c&rsquo;est nous  qui traduisons).    </p>



<p>En effet, M. Ghannouchi est dans son rôle de président du parlement et il peut choisir les membres de son équipe et leur donner les postes qu&rsquo;il estime dignes de leur rang. Le problème, car problème il y a, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit, dans le cas présent, de son neveu, et en politique, attribuer des privilèges à des proches, cela s&rsquo;appelle népotisme et c&rsquo;est une forme de corruption…</p>



<p>Mais M. Ghannouchi appartient au vieux monde des dictateurs et il n&rsquo;a pas les moyens intellectuels de saisir l&rsquo;incongruité de son raisonnement. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/15/rached-ghannouchi-explique-les-privileges-accordes-a-habib-khedher-son-chef-de-cabinet-et-son-neveu/">Rached Ghannouchi justifie les privilèges accordés à Habib Khedher, son chef de cabinet et son&#8230; neveu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie doit enrayer la spirale récessive… avant qu’il ne soit trop tard !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2018 11:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien n’y fait ! En Tunisie, les gouvernements se succèdent et ont beau changer de composition, la crise socioéconomique ne cesse de s’approfondir ! C’est à croire que toutes les sensibilités politiques représentées au pouvoir feraient les mêmes diagnostics et auraient les mêmes solutions à proposer. Par Hédi Sraieb * Ce qui d’évidence domine sous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/20/la-tunisie-doit-enrayer-la-spirale-recessive-avant-quil-ne-soit-trop-tard/">La Tunisie doit enrayer la spirale récessive… avant qu’il ne soit trop tard !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70698" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Crise-Recession.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Rien n’y fait ! En Tunisie, les gouvernements se succèdent et ont beau changer de composition, la crise socioéconomique ne cesse de s’approfondir ! C’est à croire que toutes les sensibilités politiques représentées au pouvoir feraient les mêmes diagnostics et auraient les mêmes solutions à proposer.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Hédi Sraieb *</strong><span id="more-184739"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-138871 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Hedi-Sraieb.jpg" alt="" width="200" height="121" />Ce qui d’évidence domine sous les apparences d’un immobilisme est en fait un choix délibéré de <em>«laissez-faire»</em> partagé par le tandem au pouvoir mais aussi par ses alliés de circonstance.</p>
<p>Les gouvernements n’ont en rien modifié la logique profonde des politiques publiques qui prévalait avant 2011, à un point tel que cela vire à la caricature. Toujours pas de ministère de l’Economie, mais un ministère du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, qui déborde sur les prérogatives du ministère du Commerce ou bien encore sur celui de l’Industrie et des PME. On a beau cherché les raisons et la rationalité de ce découpage, il n’y en a pas; si ce n’est la reconduite des dispositifs à l’œuvre sous l’ancien régime.</p>
<p>Il n’y a toujours pas, non plus de ministère du Travail ! Les ministères du Plan ou du Logement ont aussi disparu… Le ministère de la Santé a perdu son adjectif de publique. La femme reste enfermée dans un ministère de la Famille et de l’Enfance.</p>
<h3>Une même politique économique quasi mimétique</h3>
<p>Bien sûr il ne s’agit là que de symbolique ; les prérogatives ayant été différemment redistribuées. Il n’empêche, cela en dit long sur le déni, la dénégation, pour ne pas dire le mépris vis-à-vis des demandes exprimées tout au long du processus révolutionnaire. Rien n’a changé fondamentalement !</p>
<p>Il y a évidemment bien plus grave. Au lendemain de la révolution et sans discontinuité depuis, les gouvernements ont, à quelques variantes près, suivi la même politique économique quasi mimétique que celle qui était mise en œuvre avant la révolution. En quelque sorte une fuite en avant.</p>
<p>Des preuves il n’en manque pas ! Dès les tous premiers jours les attendus de cette politique ont été reconduits, sans le moindre scrupule ou hésitation. Les sherpas accompagnant Béji Caïd Essebsi (BCE), le Premier ministre de l’époque, à Deauville, ont tout juste actualisé ce qui était déjà à l’œuvre depuis deux décennies. Demande de soutien financier, appel aux IDE, priorité donnée à la promotion de l’initiative privée, en sus quelques investissements d’infrastructures.</p>
<p>Si cette période <em>«révolutionnaire»</em> aurait pu suggérer une autre voie, il n’en sera rien! Bien au contraire la <em>«Troïka»</em>, la coalition conduite par le parti islamiste Ennahdha (2012-2014, l’intermède Mehdi Jomaa (2014) puis Habib Essid (2015-2016), et enfin Youssef Chahed (depuis 2016) et à quelques futilités cosmétiques, tous se sont échinés à maintenir le même cap. Non remise en cause de la dette odieuse, illégale, illégitime; absence de détermination affirmée dans la lutte contre la fuite de capitaux; action timorée et frileuse dans la lutte contre l’évasion fiscale. Le tout accompagné d’une liberté totale et sans réserve du commerce dans tous les sens du terme licite comme illicite.</p>
<h3>Un système social et économique dans une impasse</h3>
<p>Peu à peu et sans le moindre garde-fou, le système économique et social déjà largement défaillant s’est rapidement emballé. Les déséquilibres budgétaires et des échanges extérieurs (biens et capitaux) se sont rapidement aggravés. Le bouclage économique est, pour ainsi dire, devenu le cauchemar et l’obsession lancinante des gouvernements successifs. L’investissement national comme son support l’épargne publique, dans un climat d’instabilité et de tensions aiguës, n’ont cessé depuis de régresser.</p>
<p>Les Institutions financières internationales et autres bailleurs de fonds, qui jusqu’ici ont malgré tout <em>«soutenu»</em> ces gouvernements dans leur tentative de <em>«sauvegarde et de maintien du système économique»</em>, commencent à donner des signes de lassitude. Les agences de notation, comme les structures de lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux ne sont pas en reste (Gafi) !!!</p>
<p>Le système social et économique est désormais dans une impasse ! Une voie sans issue mais à laquelle se raccrochent désespérément nos élites économiques désormais désignées sous le vocable incongru et saugrenu d’<em>«hommes d’affaires»</em> et les personnels politiques qui se renouvellent à l’identique.</p>
<p>Nos compatriotes croient à la probité et à la compétence sans jamais véritablement s’attarder sur les choix et orientations qui sont mis en œuvre. Conditionnés par de longues années de dépolitisation, ils en sont réduits à croire que l’économique ne serait qu’une affaire de technicité stricto-sensu. Beaucoup d’entre-eux ont fini par se convaincre qu’il n’y avait pas d’autre alternative que celle d’une purge dont bien entendu eux-mêmes ne feraient pas les frais. Purge ou austérité baptisée du nom théâtral et grandiloquent de <em>«réformes structurelles»</em>. Demandez-donc aux Grecs ce qu’ils en pensent. À moins que dans un sursaut de lucidité (et qu’une nouvelle majorité politique ne survienne), les élites économiques et politiques ne prennent conscience qu’une autre voie est possible.</p>
<h3>S’émanciper du clientélisme, du favoritisme et du népotisme</h3>
<p>Une austérité certes, mais vertueuse, où l’Etat retrouve la plénitude de ses moyens et s’émancipe avec force et détermination mais aussi de manière radicale des turpitudes du clientélisme, du favoritisme et de toutes ces formes sous-terraines de népotisme. Un rêve pieux? Sans doute si l’on en juge par le jeu de chaises musicales aussi bien dans la sphère admistrato-publique, parapublique que politique.</p>
<p>On pourrait même sans exagérer parler de portes tournantes (passage du privé au public, recyclage de personnels écartés). Nous n’en avons sans doute pas fini avec ces arrangements et accommodements, pour le plus grand malheur de tous ceux qui attendent un réel changement.</p>
<p>Pourtant les solutions existent, même si parfois elles ne sont pas à portée de main, mais ayant fait leurs preuves sous d’autres cieux. Réduire considérablement la corruption nécessite de renforcer de manière significative le parquet financier et sa police spécialisée d’investigation. Réduire la prédation exige le renforcement des brigades d’intervention (mise sous séquestre, droit de réquisition). Réduire le déficit commercial suppose de geler les importations de produits devise-vores et de grand luxe. Réduire les sorties massives de devises suppose une autre politique de crédit bancaire plus sélective à l’importation comme à l’exportation.</p>
<p>Il ne s’agit pas de<em> «recettes sur étagères»</em> mais de choix de politiques publiques préalablement expliqués et négociés. Il en va de même s’agissant des déficits des entreprises publiques comme ceux des caisses de couverture sociale. Dans un souci d’équité réelle et de juste répartition des efforts, les salariés ne sauraient seuls porter ces réformes à leur terme.</p>
<p>Que dire du trop-plein de liquidités en circulation ! Là encore, l’interdiction de toute transaction en liquide, supérieure à un certain montant prédéterminé, et pour autant qu’elle soit explicitée par des campagnes de sensibilisation, aurait toutes les chances d’avoir des résultats significatifs.</p>
<p>Rien de tout cela n’a de chance d’émerger dans les mois à venir ! Les dites élites sont déjà en pré-campagne électorale et tout un chacun est juste préoccupé de fourbir ses armes !</p>
<p><em>«Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres !»</em> (Victor Hugo,<em> ‘‘Ruy Blas’’</em>).</p>
<p><em>* Docteur d’Etat en économie du développement.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bI0xkglxql"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/08/tunisie-lausterite-vertueuse-une-impasse-perfide-et-dangereuse/">Tunisie : L’«austérité vertueuse»… une impasse perfide et dangereuse !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L’«austérité vertueuse»… une impasse perfide et dangereuse ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/08/tunisie-lausterite-vertueuse-une-impasse-perfide-et-dangereuse/embed/#?secret=oHHFO4FVvU#?secret=bI0xkglxql" data-secret="bI0xkglxql" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F0qlVGkRmH"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/12/tunisie-un-raz-de-maree-islamiste-aux-elections-2019/">Tunisie : Un raz-de-marée islamiste aux élections 2019 ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Un raz-de-marée islamiste aux élections 2019 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/12/tunisie-un-raz-de-maree-islamiste-aux-elections-2019/embed/#?secret=GyBksroyko#?secret=F0qlVGkRmH" data-secret="F0qlVGkRmH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cZMNmocSzA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/01/cap-sur-2019-les-sept-travaux-de-youssef-chahed/">Cap sur 2019 : Les sept travaux de Youssef Chahed</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cap sur 2019 : Les sept travaux de Youssef Chahed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/01/cap-sur-2019-les-sept-travaux-de-youssef-chahed/embed/#?secret=agAFy7JK5S#?secret=cZMNmocSzA" data-secret="cZMNmocSzA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>La gauche cautionne-t-elle le népotisme du clan Caïd Essebsi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 19:31:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hamma Hammami/Mongi Rahoui/Ammar Amroussia. Le Front populaire (FP), front politique qui regroupe la majorité des partis de gauche depuis 2012, ainsi que l’UGTT, syndicat gauchiste et prônant une politique étatiste, ne bronchent et ne disent rien quant au népotisme du clan Caïd Essebsi. Le fait que le président Caïd Essebsi agit désormais non plus en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-166569" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Hammami-Rahoui-Amroussia.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hamma Hammami/Mongi Rahoui/Ammar Amroussia.</em></p>
<p><em><strong>Le Front populaire (FP), front politique qui regroupe la majorité des partis de gauche depuis 2012, ainsi que l’UGTT, syndicat gauchiste et prônant une politique étatiste, ne bronchent et ne disent rien quant au népotisme du clan Caïd Essebsi.</strong></em></p>
<p><span id="more-166568"></span></p>
<p>Le fait que le président Caïd Essebsi agit désormais non plus en président de tous les Tunisiens mais en sa qualité de chef de clan, en soutenant aveuglement son fils ce qui a ravagé Nidaa Tounes, le premier parti politique du pays, ce qui a donné lieu à une guerre fratricide qui déchire l&rsquo;exécutif et l’appareil d&rsquo;Etat et qui est à l’origine de l’impasse politique paralysant le pays pendant des mois… Tout cela ne semble pas émouvoir ou provoquer la moindre réaction chez les donneurs de leçons notoires de cette gauche qui ont toujours brillé par leur arrogance et leur insolence.</p>
<p>Où sont les Hamma Hammami? Les Mongi Rahoui qui crie très fort d’habitude et dont la voix devient soudainement et bizarrement inaudible quand il s’agit du clan Caïd Essebsi et du fils Hafedh? Ou le Ammar Amroussia qui a hurlé, hier soir, mercredi 25 juillet 2018, dans la jungle politique tunisienne, que le FP n’accordera pas la confiance au nouveau ministre de l’Intérieur Hichem Fourati?</p>
<p>Ces trois là, et leurs camarades, on ne les a même pas entendus miauler quand il s’agit du népotisme qui ravage le pays actuellement? Où est l’UGTT qui donne son avis sur tout y compris sur le plat du jour et qui se mêle même des détails les plus insignifiants de ce qui peut se passer dans le pays? Pourquoi cette omerta de la part de la gauche et du syndicat gauchiste qu’est l’UGTT?</p>
<p>Est-ce par simple calcul politique de bas étage, car ils veulent le départ du chef du gouvernement Youssef Chahed, qu’ils ferment les yeux et se taisent sur les dépassements politiques inadmissibles et inacceptables du fils du président?</p>
<p>La gauche tunisienne ne rate pas une seule occasion pour nous décevoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Imed Bahri</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/26/la-gauche-cautionne-t-elle-le-nepotisme-du-clan-caid-essebsi/">La gauche cautionne-t-elle le népotisme du clan Caïd Essebsi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans la République des fils, le népotisme est religion d’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/19/dans-la-republique-des-fils-le-nepotisme-est-religion-detat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jul 2018 20:22:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Eltaief]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Brahem;]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Ben Ticha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle triste fin de règne pour l’ancien ministre «wassiliste» d’Habib Bourguiba devenu par accident de l’Histoire président de la République. Entre fatigues et intrigues, le mandat de Béji Caïd Essebsi s’est transformé en guerre des clans fratricide. Une ambiance délétère. Par Chedly Mamoghli «La patrie avant le parti», non ce n’est pas une boutade ou...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/19/dans-la-republique-des-fils-le-nepotisme-est-religion-detat/">Dans la République des fils, le népotisme est religion d’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-85829" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Hafedh-et-Beji-Caïd-Essebsi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Quelle triste fin de règne pour l’ancien ministre «wassiliste» d’Habib Bourguiba devenu par accident de l’Histoire président de la République. Entre fatigues et intrigues, le mandat de Béji Caïd Essebsi s’est transformé en guerre des clans fratricide. Une ambiance délétère.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong></p>
<p><span id="more-165622"></span></p>
<p><em><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-158631 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" width="200" height="165" />«La patrie avant le parti»</em>, non ce n’est pas une boutade ou une blague de mauvais goût, tel était le slogan avec lequel nous bassinait l’ancien président Béji Caïd Essebsi depuis juin 2012, date de la fondation de Nidaa Tounès, jusqu’à très récemment. J’écris l’ancien président car M. Caïd Essebsi a cessé d’être président de la République depuis dimanche soir, 15 juillet 2018. C’est un ancien président et non plus un président, c’est un chef de clan et non plus un chef d’Etat. Et désormais, j’écrirai uniquement l’ancien président ou le chef de clan tant qu’il ne redeviendra pas chef d’Etat et fort probablement il ne le redeviendra pas et il achèvera son mandat en tant que chef de clan. Ce désormais chef d’un clan mêlant politicards, affairistes et certains membres de sa famille au premier lieu desquels se trouve son fils Hafedh Caïd Essebsi, infatigable fossoyeur de la vie politique tunisienne depuis 2015, s’appelle le clan de <em>«la Famille»</em>.</p>
<h3>Hafedh Caïd Essebsi, itinéraire d’un enfant gâté</h3>
<p>Hafedh Caïd Essebsi, que certaines personnes désignent par son acronyme HCE comme si c’était quelqu’un d’important est le fils d’un ancien ministre de Bourguiba qui a vu sa carrière monter en flèche et prendre une autre dimension grâce à feu Wassila Bourguiba. Au passage, nous n’avons jamais entendu M. Caïd Essebsi rendre hommage à celle qui a permis à sa carrière de prendre une autre dimension, grâce à qui il est devenu et resté ministre des Affaires étrangères pendant six ans, est-ce de l’ingratitude? Demandez au principal concerné.</p>
<p>Le fils de ce ministre a toujours vécu dans l’aisance et l’entre-soi du microcosme que constituait la nomenklatura bourguibienne. Il a fait ses études primaires et secondaires à Carnot puis est parti faire ses études supérieures à Paris (il a le baccalauréat contrairement à ce qui se dit et se propage ici et là). Toutefois, cette incarnation du <em>«fils à papa»</em> ne s’émancipa guère de la tutelle paternelle, il évoluera toujours dans son ombre. Naturellement quand Nidaa Tounès fut fondé, il ne s’éloignera pas d’un seul iota de son père. Une fois ce dernier élu président – n’eût été la révolution, M. Caïd Essebsi serait resté un paisible retraité chez lui à La Soukra –, il commit sa première gaffe. Une gaffe impardonnable. Sachant qu’il était parmi les favoris lors de la course présidentielle de 2014, il n’a pas prévu de préparer sa succession et de la planifier afin de garantir une bonne santé à son parti une fois élu président. Après moi le déluge!</p>
<p>Même si après la prestation de dimanche soir où on a vu un BCE totalement manipulé et sous influence défendant bec et ongles le clan que les gens crurent dirigé par son fils mais qui découvrirent qu’en réalité c’était lui le chef de ce clan et non pas le fiston et, bien après cette prestation, je commence à croire sérieusement que le fait de na pas avoir préparé sa succession à la tête de Nidaa Tounès est bel et bien suspect. M. Caïd Essebsi a sciemment fait le choix de ne pas arranger et planifier cette succession à la tête du parti qu’il a fondé dans le but de baliser le terrain à la prise de main de ce parti par son garçonnet.</p>
<p>Les jours nous ont montré en Tunisie tout au long de ces dernières années que l’amour paternel de BCE n’avait pas de limites au point de permettre à son fils de jouer avec le premier parti politique du pays ayant remporté les élections présidentielle et législatives de 2014.</p>
<p>Le mélange détonnant <em>«famille»</em> et <em>«affaires de l’Etat»</em> continue de faire des ravages chez nous car on ne retient jamais ou on feint de ne pas retenir les leçons de l’Histoire, pourtant pas si lointaines.</p>
<p>Hafedh Caïd Essebsi a fait main basse sur Nidaa Tounès par la force depuis 2015 grâce au soutien infaillible et indéfectible de Raouf Khamassi, qui joue aux opposants ces jours-ci, à Chafik Jarraya et à Nébil Karoui. D’ailleurs les deux derniers étaient inséparables à l’époque. <em>«Rassin fi chéchia»</em> (deux têtes dans le même bonnet) comme on dit.</p>
<p>Ces trois personnages cités ont aidé Hafedh dans son putsch au sein du parti en 2015 et ont poussé vers le rapprochement avec Ennahdha. Les trois sont connus pour leurs liens étroits avec le parti islamiste. Un type comme Khamassi a toujours et jusqu’à cette heure continue de défendre l’alliance avec les islamistes<em> ad vitam aeternam</em> et il a été l’architecte du népotisme au sein de Nidaa tel que je l’ai expliqué dans ma tribune de la semaine dernière intitulée <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/"><em>«Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa»</em></a>.</p>
<p>Le duo Chafik Jarraya et Nébil Karoui n’était pas en reste. On se souvient de la guerre qui faisait rage entre les deux clans de Nidaa, celui des <em>«amis»</em> du fils qui l’appuyaient et celui des dissidents qui refusaient le népotisme.</p>
<p>M. Jarraya clamait haut et fort, partout, que Hafedh était son ami, que Sofien Toubel, le chef du groupe Nidaa à l’Assemblée, est son ami et n’a épargné aucun effort via ses relais médiatiques à défendre Hafedh et diaboliser ses adversaires.</p>
<p>Quant Nébil Karoui, à part les amnésiques, qui ne souvient pas de l’interview unique et historique par son caractère ridicule et grotesque de Hafedh Caïd Essebsi sur sa chaîne Nessma en novembre 2015. Et par qui Hafedh fut-il interviewé? Par l’exquis Borhen Bsaies. Ce dernier qui anima à l’époque l’émission <em>‘‘Ness Nessma’’</em> et qui posait chaque soir des questions interminables qui contenaient la réponse qu’il voulait entendre de son invité et qui dirigeait et manipulait malhonnêtement l’opinion.</p>
<p>Quelques mois plus tard, M. Bsaies quitta Nessma pour aller rejoindre l’équipe de celui qu’il avait interviewé quelques mois plus tôt, Hafedh Caïd Essebsi.</p>
<p>Quant à M. Karoui, il démissionna de la direction de Nessma mais sans jamais renoncer à la diriger et occupa des postes dirigeants au sein du parti désormais devenu le club du fils du président et de ses copains affairistes.</p>
<p>N’oublions pas au passage de rappeler la réunion des dissidents de Nidaa, qui refusaient le putsch de Hafedh et le népotisme, début novembre 2015 à Hammamet, et qui ont vu débarquer des barbouzes et des voyous munis de bâtons venus foutre en l’air cette réunion.</p>
<p>Merci Hafedh et ses copains affairistes! Y a-t-il eu une enquête? Les commanditaires et les barbouzes ont-ils été poursuivis devant la justice et condamnés? Bien sûr que non. Et on a laissé le fils du président et ses copains détruire et ravager ce parti et le vider de ses militants patriotes et dévoués qu’ils ont vite remplacés par des larbins opportunistes et carriéristes, totalement soumis à Hafedh et à ses copains.</p>
<h3>Bilou Karoui, un garçon si susceptible</h3>
<p>Le communicant, véritable patron et toujours dirigeant de Nessma car pour tout Tunisien, Nessma=Nébil Karoui et Nébil Karoui= Nessma, ne s’arrêta pas là, son appétit politique n’est rassasié. Bilou, pendant la guerre qui fait rage actuellement entre le camp du président et celui du chef du gouvernement Youssef Chahed a pris fait et cause pour <em>«le clan de la Famille»</em>. Sa chaîne Nessma est mise à contribution et livre une véritable guerre médiatique visant à décrédibiliser M. Chahed, le déstabiliser et le diaboliser auprès des masses.</p>
<p>Le communicant ne rate aucune occasion pour se payer le Chahed. Lors des violences qui ont secoué le pays au mois de janvier dernier, Nessma au lieu de calmer les esprits, d’œuvrer à la paix civile et sociale et de se pencher sur nos vrais problèmes en tant que Tunisiens, n’a cessé de taper sur le gouvernement, d’instrumentaliser ces contestations pas si innocentes, de les exagérer et de les amplifier. Mais Bilou ne parvint pas à déloger le Chahed de la Kasbah.</p>
<p>Bilou ne désarma pas. Tout au long des mois écoulés, il s’employa à faire la guerre à l’actuel gouvernement. Même la tragédie survenue au large des îles de Kerkennah où des dizaines de personnes périrent fut instrumentalisée. Le limogeage de l’ex-ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem aussi. L’attaque terroriste de Jendouba. Tout fut du pain béni pour Bilou Karoui pour taper sur le Chahed et son gouvernement.</p>
<p>Pourquoi la personnalisation des problèmes du pays? Pourquoi tant de haine contre le Chahed? Pourquoi tant d’acharnement à son encontre? Pourquoi tant de hargne contre lui? Le Chahed a-t-il volé le goûter de Bilou dans la cour de l’école pendant la récré? Je ne le pense pas. La différence d’âge entre eux est de plus de treize ans. Alors qu’est-ce qui motive la haine de Bilou à l’endroit du Chahed? Il faut chercher ailleurs.</p>
<p>Kapitalis a évoqué entre autres des déboires fiscaux de Bilou que le Chahed n’aurait pas voulu ménager et aider. En tout cas, il y a quelque chose qui cloche dans cette haine qui habite Bilou Karoui contre le Chahed au point de s’acharner à vouloir le faire tomber ainsi que son gouvernement.</p>
<p>Par ailleurs, j’ai remarqué que pour Bilou, il est tout a fait légitime de critiquer le gouvernement et même de s’acharner contre son chef mais critiquer Bilou comme l’a fait Kapitalis, c’est un sacrilège. Chut! Bilou est sacré. Omerta! Bilou est sacré.</p>
<p>D’ailleurs, j’ai lu le droit de réponse de Bilou à Kapitalis qui fut publié par Kapitalis et j’ai découvert l’extrême susceptibilité de Bilou Karoui. Je n’avais jamais imaginé que Bilou était un garçon aussi susceptible. Un article de Kapitalis a mentionné qu’il mangeait du caviar et fumait le cigare (en publiant une photo qui l’attestait). Dans son droit de réponse, il l’a évoqué et ce avec beaucoup de rage et d’amertume.À ce point, Bilou est un garçon susceptible et fragile?</p>
<p>Cher Bilou Karoui, fume autant que tu veux le cigare et bouffe autant que tu veux le caviar. <em>«Sahha w bichfé»</em> (que Dieu préserve ta santé). Et alors si tu fumes le cigare et tu bouffes du caviar? La belle affaire. Ne sois pas si susceptible, si sensible et si irritable.</p>
<p>Regarde Kamel Eltaïef, grand fumeur de cigares devant l’Éternel, ça fait des années qu’une photo de lui fumant le cigare tout en affichant un sourire narquois est souvent publiée dans les journaux de la place et sur les réseaux sociaux. S’est-il plaint un seul jour? Une seule fois? Jamais au grand jamais. Il s’en fout. Il n’en a cure. Kamel est un crocodile coriace. Dorénavant, fume le cigare, mange du caviar et celui ou celle qui osera dénoncer ton goût pour le cigare et le caviar aura directement affaire à moi et non à toi. Tu ne fumes pas le cigare comme un vulgaire arriviste mais comme le Che dont tu as le même béret sur lequel d’ailleurs tu as épinglé un pin’s à son effigie. La photo circule sur les réseaux sociaux depuis des années maintenant.</p>
<h3>L’ombre de Kamélo hante toujours la République</h3>
<p>Venons-en maintenant à Kamel Eltaïef. Dans sa <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/precisions-a-propos-des-liens-de-kamel-eltaief-avec-le-palais-de-carthage/">mise au point faite à Kapitalis</a> par l’un de ses proches, suite à un article intitulé<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/15/noureddine-ben-ticha-nouveau-saida-sassi-de-la-tunisie/"> <em>‘‘Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie’’,</em></a> Kamélo réfute catégoriquement que M. Ben Ticha soit son homme de main ou qu’il l’ait planté au sein de la présidence. Il dit qu’il était contre sa nomination en tant que conseiller du président. Il dit être contre le fait que Lotfi Brahem ait été nommé ministre d’Intérieur car c’est un sécuritaire. Il dit avoir été contre le fait que BCE se présente à l’élection présidentielle de 2014. Il dit aussi ne pas avoir connu Saïda Sassi.</p>
<p>Bref, à lire le droit de réponse de Kamélo, on finit par être convaincu que Kamélo a laissé la politique et a pris son parasol sur son épaule, sa glacière dans sa main et qu’il est parti en vacances à Hammam-Sousse. Il est parti se baigner et bronzer sur la plage d’El Kantaoui et vous a laissés à vous cette politique politicienne à deux balles, pitoyable, qui le dégoûte et qui ne l’inspire plus.</p>
<p>Bon! Ça peut marcher avec les naïfs et les candides mais perso comme disent les ados, je crois que la probabilité que la Terre s’arrête de tourner est beaucoup plus élevée que Kamélo n’arrête la politique. Kamélo respire la politique. C’est une mentalité éminemment politique. Sa vie c’est la politique. Kamélo est l’épice dont la vie politique tunisienne ne saurait se passer. Kamélo est un crocodile politique coriace.</p>
<p>Concernant M. Ben Ticha, la version de Kamélo n’est pas assez convaincante, ma foi! Entrez dans n’importe quelle épicerie du pays ou dans n’importe quel café du pays et dites: <em>«Noureddine Ben Ticha»</em> et la réponse fusera <em>«Mtaa Kamel Eltaïef»</em> (homme de main de Kamel Eltaïef). Noureddine Ben Ticha est assimilé à Kamel Eltaïef. Dites, répétez, démentez, criez, hurlez, c’est peine perdue. Pour nous Tunisiens, Noureddine Ben Ticha est l’homme à tout faire de Kamélo, son valet non pas de chambre mais son valet <em>«politique»</em>, comme dans un jeu de cartes, c’est son truc, c’est son machin, c’est sa marionnette.</p>
<p>Pour M. Brahem, homme respectable mais hélas dont le bilan fut entaché par des couacs et des manquements sécuritaires sur lesquels je suis revenu dans un précédent article<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/06/16/tunisie-lotfi-brahem-na-pas-encore-dit-son-dernier-mot/"><em> ‘‘Lotfi Brahem n’a pas encore dit son dernier mot’’</em>,</a> qui peut croire que Kamélo ne le soutenait pas? Qui? Le centre névralgique de l’influence de Kamélo est le ministère de l’Intérieur. Ses relais médiatiques et politiques existent mais sa force, c’est le ministère de l’Intérieur.</p>
<p>Youssef Chahed a déclaré la guerre à Kamélo en débarquant Lotfi Brahem et en opérant une grande vague de nominations afin de réduire l’influence de Kamélo comme peau de chagrin. Youssef Chahed s’est permis de toucher à l’intouchable aux yeux de Kamélo. Mais force est de constater que l’influence de notre Kamélo national au sein de l’appareil sécuritaire a survécu.</p>
<p>Aujourd’hui, le colonel de la garde nationale, le colonel major Chokri Rahali est un homme de Lotfi Brahem et nommé par Lofi Brahem et qui dit homme de Lotfi Brahem dit par ricochet, homme de Kamélo. Le directeur de la sécurité publique (<em>«el amn al oumoumi»</em>) – à ne pas confondre avec le directeur général de la sûreté nationale &#8211; est Adel Chouchane également un homme de M. Brahem et par ricochet de Kamélo. Pourquoi Youssef Chahed n’ose pas les changer? C’est simple, déjà que l’éviction de Lotfi Brahem et le mouvement sécuritaire opéré par M. Chahed et son ministre de l’Intérieur par intérim Ghazi Jeribi, à juste titre d’ailleurs, afin de combler des vides, sont contestés et que les relais de Kamélo crient à la chasse aux sorcières et que le président est manipulé par son clan du fait que ces changements sont mauvais, alors si Chahed touche à M. Rahali et à M. Chouchane, il va être pointé du doigt comme opérant une véritable purge et le président, sous l’emprise et l’influence de son clan, le désavouera définitivement.</p>
<p>D’ailleurs, le jour de l’attaque terroriste de Jendouba (Aïn Soltane précisément), aussitôt l’attaque a eu lieu aussitôt la chaîne de Bilou Karoui s’attaqua au Chahed et à son gouvernement et qui on entendit intervenir en direct? Le colonel à la retraite Ali Zaremdini, un des proches de M. Brahem au sein de la garde nationale et un des proches de Kamélo. La ficelle était un peu trop grosse à faire passer. Bilou et Kamélo auraient pu être plus subtils, plus inspirés et plus inventifs. D’ailleurs Kamélo, toi qui jouait dans la meilleure équipe du Calcio (Série A du football italien) de la politique, à savoir dans le Juventus de la politique, comment se fait-il que tu sois descendu et tombé d’un coup dans la troisième division tunisienne en jouant avec Bilou Karoui, un garçon hyper susceptible qui enrage parce que Kapitalis a simplement évoqué le fait qu’il fume des cigares. Tu nous déçois Kamélo. Tu tombes de Charybde en Scylla comme on dit. Je déplore que le nivellement vers le bas qui ravage le pays touche même notre Kamélo national. Car Kamélo a rendu de grands services à ce pays même si aujourd’hui il sape le travail de toute une vie en s’alliant avec <em>«le clan de la Famille»</em> pour faire tomber celui qui a touché à son cœur d’influence à savoir le Chahed, qui a osé jouer avec l’influence de Kamélo au ministère de l’Intérieur.</p>
<p>Kamélo, et je l’ai toujours pensé, dit et écrit et je le penserai toujours, a participé au projet salvateur que fut le 7 novembre 1987. Les idiots qui ne connaissent rien à l’Histoire politique tunisienne et qui jouent aux révolutionnaires de la 25e heure doivent savoir que le pouvoir était à ramasser en 1987 et que les islamistes projetaient un coup d’Etat le 8 novembre. L’éviction de Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre a sauvé l’Etat, menacé dans son existence, et a sauvé l’économie qui saignait à blanc et s’était effondrée à l’époque.</p>
<p>Kamélo fut la cheville ouvrière et la tête pensante de ce projet salvateur. Kamélo n’est ni une sorcière comme le caricaturent ses ennemis ni un bon samaritain. D’ailleurs Kamélo n’a eu une influence au sein du régime bénaliste que pendant les cinq premières années. En 1992, suite au mariage de Zine El Abidine Ben Ali avec Leïla Trabelsi, il est tombé en disgrâce et il l’a payé très cher. En 2001, deux motards cagoulés ont détruit sa voiture quand il était chez son coiffeur à Carthage Byrsa car la veille il avait dîné chez l’ambassadeur des Etats-Unis comme il l’a déclaré dans une interview à l’hebdomadaire français <em>‘‘L’Express’’</em> en 2011 et comme il ne manque jamais une occasion pour le rappeler.</p>
<p>Même si beaucoup de personnes estiment que Kamélo exagère, il paraît qu’ils lui ont juste brisé une vitre ou deux et non pas détruit tout le véhicule. Bon! Croyons Kamélo. La question qui me taraude, qui me tracasse et qui m’habite depuis des années: <em>«Quand son véhicule a été détruit. Comment Kamélo est-il rentré de Carthage Byrsa jusqu’à sa maison à Sidi Bou Saïd? À pied? En prenant un taxi? En prenant le bus jaune? Ou bien en prenant le TGM?»</em><br />
Si c’est le cas, au moins cette mésaventure lui aurait permis de se mélanger au peuple, de le côtoyer de près et de connaitre les préoccupations quotidiennes du citoyen lambda loin des méandres de l’ingénierie politique, sa spécialité.</p>
<p>Il faut savoir que Kamélo est né un 4 juillet tout comme l’Oncle Sam. Quelle belle coïncidence! Le jour de la fête nationale américaine tombe le jour de l’anniversaire de Kamélo.</p>
<p>Autre belle coïncidence, Bilou Karoui et Hafedh Caïd Essebsi sont nés tous les deux le 1er août. Deux petits lionceaux. Les deux petits lionceaux fêteront-ils leur anniversaire ensemble dans quelques jours vu que leurs desseins politiques se rejoignent à cet instant T? Le fêteront-ils chez papa Bajbouj, le chef du clan, ou chez Kamélo à Hammam Sousse?</p>
<p>Kamélo, en te rendant à Hammam Sousse la prochaine fois, dépose Bilou et Hafedh à Carthage Land (le parc d’attraction situé à Yasmine Hammamet), ça fera du bien au pays. Egalement, en allant et en rentrant de la plage d’El Kantaoui, va sonner chez Marzouki puis enfuis-toi, histoire de lui jouer avec ses nerfs.</p>
<p>Quel culotté ce Marzouki! il va habiter dans le fief de Kamélo à Hammam Sousse. C’est comme si Kamélo élisait domicile à Médenine dans le quartier de Imed Daïmi et s’installait dans la maison qui fait face à celle de Imed. Un vrai maboul ce Marzouki!</p>
<p><em>* Juriste.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iNSGflbhF5"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/le-droit-de-lhommisme-selectif-de-moncef-marzouki/">Le droit-de-l’hommisme sélectif de Moncef Marzouki</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le droit-de-l’hommisme sélectif de Moncef Marzouki » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/le-droit-de-lhommisme-selectif-de-moncef-marzouki/embed/#?secret=OcfcvgYHIx#?secret=iNSGflbhF5" data-secret="iNSGflbhF5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aN7hBea8T8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/">Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/embed/#?secret=w7NDVu2xDp#?secret=aN7hBea8T8" data-secret="aN7hBea8T8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/19/dans-la-republique-des-fils-le-nepotisme-est-religion-detat/">Dans la République des fils, le népotisme est religion d’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soupçon de malversation dans le concours de résidanat en médecine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/28/soupcon-de-malversation-dans-le-concours-de-residanat-en-medecine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jun 2018 15:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[medecine]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faculté de Médecine de Tunis.  Le ministère de la Santé va-t-il ouvrir une enquête sérieuse sur enquête administrative sur la présumée fuite qui a entaché le concours de résidanat en médecine passé en décembre 2017 et dont les résultats tardent à être rendus publics? Par Mohamed Chawki Abid * En raison de fuites survenues à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/28/soupcon-de-malversation-dans-le-concours-de-residanat-en-medecine/">Soupçon de malversation dans le concours de résidanat en médecine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-59682" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Faculte-de-Medecine-de-Tunis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Faculté de Médecine de Tunis. </em></p>
<p><em><strong>Le ministère de la Santé va-t-il ouvrir une enquête sérieuse sur enquête administrative sur la présumée fuite qui a entaché le concours de résidanat en médecine passé en décembre 2017 et dont les résultats tardent à être rendus publics?</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-162118"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70465 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Mohamed-Chawki-Abid-1.jpg" alt="" width="200" height="200" />En raison de fuites survenues à la veille des épreuves du concours de résidanat (décembre 2017) réservé aux étudiants en médecine ayant achevé avec succès leurs 5 années en faculté, les quelques deux mille candidats n’ont pu recevoir les résultats dudit concours au mois d’avril 2018 comme il a été initialement prévu.</p>
<p>En fait, au terme des procédures de correction, le management du concours s’est aperçu d’une inflation anormale des notes, conduisant à relever substantiellement la barre d’admission.</p>
<p>Trois mois de retard semblent de pas avoir suffi pour diagnostiquer ce dysfonctionnement et réparer les lacunes.</p>
<h3>Une étonnante méga-fuite</h3>
<p>Il y a lieu de rappeler que le concours de résidanat est un examen crucial pour les étudiants en médecine (4 facultés de la république), puisqu’il permet de sélectionner et de classer les candidats avant qu’ils ne choisissent, par ordre au classement, leur spécialité médicale future. Ainsi, ils sont départagés à des millièmes de points, le numerus clausus étant mineur face au nombre d’étudiants se présentant à ce concours.</p>
<p>Face au manque de confidentialité des sujets, dont certains ont pu être déjà acquis et traités par grand nombre de candidats, la décision de rejouer les deux épreuves du concours n’a malheureusement pas été prise à temps.</p>
<p>Devant le tollé suscité par cette méga-fuite étonnante, et vivement scandalisés par le caractère «inacceptable» de la situation, les étudiants candidats ont dénoncé le silence du ministère de la Santé et son laxisme quant à l’impératif d’ouverture d’une enquête administrative à ce sujet.</p>
<p>Un collectif d’étudiants se serait formé pour demander l’intervention du ministère de la Santé. Ils considèrent que cet incident est inadmissible sachant qu’il s’agisse d’un concours très sélectif. Dans cette perspective, ils demandent justice rendue face à ce très grave incident. En outre, ils exigent l’ouverture rapide d’une enquête administrative et la publication de ses résultats dans les plus brefs délais.</p>
<h3>La guerre contre la corruption aura-t-elle lieu ?</h3>
<p>À présent, tous les yeux sont sur le gouvernement, et demeurent attentifs aux mesures qu’il pourrait prendre face à cette tricherie présumée. L’on s’interroge si le ministère de la Santé va ordonner une enquête administrative en bonne et due forme pour évaluer la profondeur de la fuite, démanteler le réseau de corruption, identifier les délinquants et contrevenants, réhabiliter les candidats disciplinés, et entreprendre des sanctions administratives parallèlement aux poursuites judiciaires.</p>
<p>Si l’actuel chef de gouvernement venait à entreprendre une telle démarche justicière conformément à son engagement de <em>«guerre contre la corruption»</em>, les Tunisiens renoueraient confiance en l’Etat de droit et des institutions, et pourraient être rassurés quant à la fin proche du règne du banditisme et du népotisme.</p>
<p><em>* Ingénieur économiste.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CWmZ91uA2y"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/">Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/embed/#?secret=WhnUTgAKgb#?secret=CWmZ91uA2y" data-secret="CWmZ91uA2y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vJhXmQDFOK"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/24/tunisie-chronique-dun-effondrement-economique-annonce/">Tunisie : Chronique d’un effondrement économique annoncé</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Chronique d’un effondrement économique annoncé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/24/tunisie-chronique-dun-effondrement-economique-annonce/embed/#?secret=7HolJw8pV8#?secret=vJhXmQDFOK" data-secret="vJhXmQDFOK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aWPrPCTlUe"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/25/la-loi-de-finance-2018-va-t-elle-encourager-levasion-fiscale/">La Loi de Finance 2018 va-t-elle encourager l’évasion fiscale ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Loi de Finance 2018 va-t-elle encourager l’évasion fiscale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/25/la-loi-de-finance-2018-va-t-elle-encourager-levasion-fiscale/embed/#?secret=oPUckydfYF#?secret=aWPrPCTlUe" data-secret="aWPrPCTlUe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/28/soupcon-de-malversation-dans-le-concours-de-residanat-en-medecine/">Soupçon de malversation dans le concours de résidanat en médecine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le népotisme perdure en Tunisie : L’UGTT a aussi son Hafedh&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/05/le-nepotisme-perdure-en-tunisie-lugtt-a-aussi-son-hafedh/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 07:36:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouali Mbarki]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[SNDP-Agil]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On croyait le népotisme parti avec l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et son clan familial de triste réputation, mais voilà qu’il perdure encore et semble même promis à un bel avenir en Tunisie. Ne voilà-t-il pas, dans la république d’opérette qui est aujourd’hui la nôtre, que l’actuel président de la république, Béji Caïd...</p>
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<p><em><strong>On croyait le népotisme parti avec l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et son clan familial de triste réputation, mais voilà qu’il perdure encore et semble même promis à un bel avenir en Tunisie.</strong> </em></p>
<p><span id="more-158022"></span></p>
<p>Ne voilà-t-il pas, dans la république d’opérette qui est aujourd’hui la nôtre, que l’actuel président de la république, Béji Caïd Essebsi nous impose, <em>«à l’insu de son plein gré»,</em> son fils Hafedh Caïd Essebsi à la tête du parti au pouvoir, Nidaa Tounes, adossé à une bande de vieilles andouilles qui ont fait leurs classes dans le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ancien parti au pouvoir sous la dictature.</p>
<p>Ne voilà-t-il pas aussi que Noureddine Taboubi, l’immense et omnipotent secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), impose, lui aussi son fiston, un presque analphabète, qui n’a même pas fait d’études secondaires, à une entreprise publique, la Société nationale de distribution des pétroles (SNDP Agil), avec un bon salaire, un bureau directorial et le pouvoir insolent qui va avec.</p>
<p>Le jeune homme, qui a été <em>«recruté»</em> (le mot ici est inexact, car il n&rsquo;y eut ni appel à candidatures ni concours ni même un entretien), en 2013, quand son père était encore secrétaire général adjoint de l’UGTT, et voilà qu’il prend des galons et est installé dans son nouveau bureau, officiellement, par Bouali Mbarki, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale. La photo de cet immense événement a été immortalisée via les réseaux sociaux.</p>
<p>Dans un post Facebook, le juriste Chedly Mamoghli, a immortalisé, à sa manière, cet événement historique. Nous n’avons pas résisté au plaisir de partager avec nos lecteurs son texte intitulé : <em>«Le Hafedh de l’UGTT. Le népotisme existe aussi chez les syndicalistes qui s’embourgeoisent.»</em></p>
<p><em>«On veut tous être les enfants de Noureddine Taboubi pour obtenir un job dans une entreprise publique grâce à papa et une fois le job obtenu, on ne bosse pas grâce à papa – encore une fois – car on devient secrétaire général du syndicat de base de l&rsquo;entreprise publique dans laquelle on est et, cerise sur le gâteau, on a un beau bureau confortable.</em></p>
<p><em>«Jadis, Abdessalem Jrad avait parachuté son fils à Tunisair et en a fait le secrétaire général du syndicat de base de la compagnie, aujourd&rsquo;hui Taboubi fait la même chose avec son fils à Agil.</em></p>
<p><em>«Maintenant, vous comprenez pourquoi ils ne veulent pas entendre parler du mot privatisation et que Taboubi dit que c’est une ligne rouge. ‘‘Hayy flouss écha3b win méchya!’’</em></p>
<p><em>«N.B. Sur la photo souvenir avec Tonton Bouali qui installe le fiston Taboubi dans son nouveau bureau, je remarque qu’il manque le portrait de papa Noura (Noureddine Taboubi) entre ceux de Farhat Hached et de Habib Achour. La moindre des choses serait d’accrocher son portrait, sinon c’est de l’ingratitude. C’est quand même grâce à papa que le fiston se trouve là où il est.»</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Chedly Mamoghli</strong></p>
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		<title>Les mauvais calculs du président Caïd Essebsi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/11/les-mauvais-calculs-du-president-caid-essebsi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 10:52:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Afek]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement d'union nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Essid]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[UPL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Béji Caïd Essebsi impose son fils à des partenaires mielleux et intéressés. Profitant de l’indulgence intéressée de ses alliés islamistes, Béji Caïd Essebsi tente de remettre en place un système fondé sur le népotisme, le clientélisme et la corruption. Par Abdelmajid Mselmi * Le président de la république Béji Caïd Essebsi a solennellement promis aux Tunisiens...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-54180 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Gouvernement-union-nationale-BCE.jpg" alt="Gouvernement-union-nationale-BCE" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Béji Caïd Essebsi impose son fils à des partenaires mielleux et intéressés.</em></p>
<p><em><strong>Profitant de l’indulgence intéressée de ses alliés islamistes, Béji Caïd Essebsi tente de remettre en place un système fondé sur le népotisme, le clientélisme et la corruption.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Abdelmajid Mselmi </strong>*</p>
<p><span id="more-57399"></span></p>
<p>Le président de la république Béji Caïd Essebsi a solennellement promis aux Tunisiens d’annoncer la formation d’un gouvernement d’union nationale avant l’Aïd El-Fitr. Encore une promesse parmi tant d’autres qui n’a pas été tenue. En fait, il semble que la formation du prochain gouvernement va prendre plus de temps que prévu. Qu’il s’agisse d’une annonce faite à la légère ou d’une erreur d’appréciation de la conjoncture politique, cela ne peut qu’affecter gravement la crédibilité du président de la république et le «prestige de l’Etat», dont il n’a cessé de nous rebattre des oreilles.</p>
<p><strong>Un saut dans l’inconnu</strong></p>
<p>On s’interrogera longtemps sur les vraies raisons qui ont amené le chef de l’Etat à décider de changer le gouvernement, déclenchant ainsi, à la veille du ramadan et des vacances estivales, et à quelques mois des élections municipales, prévues en mars 2017, une crise politique majeure qui a aggravé la crise économique et sociale prévalant dans le pays.</p>
<p>On peut estimer que le gouvernement Habib Essid n’a pas encore bouclé 16 mois et qu’il est un peu tôt pour évaluer son action et, éventuellement, le changer.</p>
<p>D’autre part, 7 ministres, dont 3 détenteurs de portefeuilles régaliens (Intérieur, Justice et Affaires étrangères), ne sont en poste que depuis 4 mois.</p>
<p>A titre de rappel, l’opposition et au premier rang le Front populaire, critiquait certes le gouvernement Essid, ce qui son rôle, mais elle n’a, à aucun moment, demandé son changement, jugeant que le moment n’est pas opportun.</p>
<p>Les motivations de l’initiative présidentielle n’ont rien à avoir avec le programme socio-économique du gouvernement en place. D’ailleurs, les priorités du gouvernement d’union nationale devant être formé, telles que soulignées par le document émanant des concertations de Carthage, ne diffèrent pas fondamentalement de celles du programme du gouvernement Essid.</p>
<p><strong>Le népotisme montre le nez</strong></p>
<p>Plusieurs observateurs émettent l’hypothèse de divergences entre le chef du gouvernement et Hafedh Caid Essebsi, bombardé récemment à la tête de Nidaa Tounes, à propos des nominations au sein de l’administration. En réalité, il semble que le fils du président de la république veut installer un chef de gouvernement à ses ordres.</p>
<p>Le népotisme est un terme apparu en 1653. Il est dérivé de népote qui signifie <em>«neveu»</em>. Les prêtres n’ayant pas d’enfants (ils ne se marient pas), le neveu est considéré comme leur <em>«fils»</em>. Le népotisme signifie la volonté du clergé de l’église de favoriser l’ascension des membres de leur famille au pouvoir au détriment du processus de sélection ordinaire basé sur le mérite ou l’intérêt général. Par extension, cette définition a été élargie aux hommes politiques.</p>
<p>L’avènement de Hafedh Caid Essebsi, fils du président, aux commandes de Nidaa Tounes, après de longs mois de luttes intestines, est la preuve, s’il en est encore besoin, du retour du népotisme dans la vie politique tunisienne. En effet, ce dernier doit son poste non pas à un système de sélection préétabli (des élections par exemple) ou à ses qualités intrinsèques, mais plutôt au soutien direct et à l’indulgence paternelle du président de la république. C’est ainsi qu’il est devenu la deuxième personnalité importante du pays, après son père, avec un poids suffisant pour peser dans le choix du prochain gouvernement.</p>
<p>Ceux qui veulent devenir ministres ou gouverneurs ou hommes d’affaires… doivent désormais montrer leur allégeance au fils du président. Et c’est ainsi que le népotisme finit par faire le lit du clientélisme, du copinage et du favoritisme.</p>
<p>Rappelons à ceux qui ont la mémoire courte que le népotisme était la caractéristique principale des régimes déchus de Ben Ali, Kadhafi et Moubrak. Et Béji Caïd Essebsi connait, autant que nous tous, le sort de ces despotes.</p>
<p><strong>Une classe politique opportuniste </strong></p>
<p>L’initiative du président de la république semble avoir intimidé les 3 partis membres de la coalition gouvernementale, aux côtés de Nidaa Tounes, à savoir Ennahdha, l’UPL et Afek. Car comment expliquer qu’ils se soient laissé marcher sur les pieds ?</p>
<p>Béji Caïd Essebsi a, en effet, outrepassé ses prérogatives constitutionnelles en s’immisçant dans les affaires du gouvernement qui concernent principalement le pouvoir législatif et, par conséquent, les partis politiques.</p>
<p>D’autre part, le président de la république n’a même pas pris la peine de prendre leurs avis ou de les informer sur un sujet aussi important qu’un changement du gouvernement. Enfin il leur a imposé son fils, autant dire son alter ego, pour négocier de la formation du prochain gouvernement. C’est bonnet blanc blanc bonnet.</p>
<p>Malgré ce mépris, ces partis politiques ont salué avec beaucoup de zèle l’initiative présidentielle qui va sauver le pays (sic !!) et ont rivalisé de mielleuse complaisance pour vanter son bien-fondé et sa portée historique.</p>
<p>Ennahdha, fidèle à sa stratégie du leurre permanent, qui lui permet d’être à la fois dedans et dehors et de tout manipuler en n’étant responsable de rien, applique la règle «Vivons heureux vivons caché». Réalisant qu’une majorité à l’intérieur comme à l’extérieur ne veut pas de l’islam politique au pouvoir, le parti islamiste tunisien se cache derrière le président Caïd Essebsi et son parti et phagocyte pernicieusement les rouages de la société et de l’Etat en attendant des jours meilleurs.</p>
<p>Quand aux deux autres partis libéraux (UPL et Afek), ils semblent n’avoir qu’un seul souci : rester au pouvoir et avoir leur part du gâteau pour servir les intérêts de leurs membres, copains, cousins et voisins. La méthode importe peu : ils sont prêts à ramper, la fin justifiant les moyens.</p>
<p><strong>Le Front populaire attaché à son devoir national</strong></p>
<p>Plusieurs observateurs reprochent au Front populaire de ne pas mettre la main à la patte et de camper dans l’opposition, refusant de participer au dialogue national et éventuellement au gouvernement d’union nationale. Mais au Front, on pense que le climat est malsain et que les conditions ne sont pas réunies pour la réussite d’une telle démarche. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’un enthousiasme national et d’un engouement pour redresser la situation dans le pays. Mais plutôt d’une mise en scène destinée à régler des comptes entre des fractions rivales à Nidaa Tounes et à se débarrasser de Habib Essid, devenu un obstacle devant la réalisation des intérêts de certains, et à mettre à sa place un chef de gouvernement plus malléable et aux ordres du président et de son fils.</p>
<p>Le Front populaire campe alors dans l’opposition pour dénoncer les dépassements et les dérives et proposer des alternatives afin de créer l’équilibre nécessaire à toute démocratie. Et c’est à son honneur.</p>
<p><em>* Membre dirigeant au Front populaire.</em></p>
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