<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des OCDE - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/ocde/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ocde/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Feb 2026 07:11:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des OCDE - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ocde/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La Pologne en passe de devenir l’un des pays les plus riches au monde                           </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-pologne-en-passe-de-devenir-lun-des-pays-les-plus-riches-au-monde/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-pologne-en-passe-de-devenir-lun-des-pays-les-plus-riches-au-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 07:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dominika Pszczolkowska]]></category>
		<category><![CDATA[Magdalena Gawronska]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18328250</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon l'OCDE, d’ici dix ans, le Polonais sera plus riche que n’importe quel habitant du G7 hormis l’Américain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-pologne-en-passe-de-devenir-lun-des-pays-les-plus-riches-au-monde/">La Pologne en passe de devenir l’un des pays les plus riches au monde                           </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon les projections de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le revenu d’un Polonais dépassera celui d’un Japonais l’an prochain et que d’ici dix ans, le Polonais sera plus riche que n’importe quel habitant du G7 hormis l’Américain</em></strong>. <strong><em>Jadis pays émetteur d&rsquo;émigrés, la Pologne observe depuis quelques années un phénomène inverse de retour au bercail, signe d&rsquo;une prospérité retrouvée.</em></strong> <em>(Ph. Varsovie).</em></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong>, <em>de Lodz</em></p>



<span id="more-18328250"></span>



<p>En 2025, le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (PPA) de la Pologne a atteint 54 000 dollars, contre 46 000 dollars au Japon et 66 000 en France.</p>



<p>La recette du miracle polonais est la meme que celle de l’Espagne ou du Portugal en 1990, à savoir le retour à la démocratie, l’économie de marché et l&rsquo;adhesion à l’Union européenne (UE) en 2004.</p>



<p>Depuis 2004, la Pologne a été le premier bénéficiaire des fonds de l’UE pour se moderniser. Le pays est devenu une plaque tournante de l’industrie européenne. Il dispose d’une forte productivité et de compétences&nbsp;techniques de bon niveau, ce qui a attiré les capitaux étrangers pour bâtir des usines et des plateformes logistiques.</p>



<p>En Pologne, il y a plus de 270 groupes mondiaux qui ont fait de ce pays leurs bases logistiques et plus de 1000 entreprises françaises installées. L’environnement réglementaire, fiscal et social est très favorable à la création des entreprises et de l’emploi. Le salaire moyen a doublé&nbsp;en 10 ans, passant à 2000 euros, tandis que le smig a triplé pendant la même période, atteignant les 1100 euros&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’émigration est un long chapitre de l’Histoire de la Pologne. Mais avec un taux de chômage d’à peine 3% et un PIB par habitant en forte hausse depuis vingt ans, la Pologne voit aujourd’hui revenir ses ressortissants émigrés, au rythme d’environ 100 000 par an, selon l&rsquo;Institut national polonais de la statistique. Ils sont attirés par une croissance hors norme et le plein-emploi.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, l’économie&nbsp;polonaise est l’une des plus dynamiques d’Europe et &nbsp;la Pologne est devenue la 20<sup>e</sup> économie mondiale&nbsp;avec une croissance hors du commun de 3,6% en 2025. Son PIB par habitant a plus que triplé en deux décennies (et pourrait dépasser celui de la France dans dix ans, selon l’OCDE).</p>



<p><em>«Si la Pologne ne connaissait pas cet essor, alors même quelqu’un qui voudrait revenir pour des raisons, par exemple familiales, ne le pourrait pas», </em>rappelle Dominika Pszczolkowska,&nbsp;chercheuse au Centre d’études sur les migrations de l&rsquo;université de Varsovie.</p>



<p><em>«Bon nombre des compétences et qualifications acquises à l’étranger par les migrants peuvent être directement mises à profit à leur retour»,</em> assure Magdalena Gawronska, responsable du programme <em>Returning Talent to Warsaw (Ramener les talents à Varsovie).</em></p>



<p>Malgré tout, les candidats au retour ont l’impression que la vie en Pologne est plus avantageuse. En Europe de l’Ouest, où le coût de la vie est souvent plus élevé, <em>«les gens travaillent juste pour survivre et payer leurs factures. Il est impossible d’épargner»</em>, explique à l’AFP Radek H., un commercial de 47 ans revenu d’Irlande il y a deux ans.</p>



<p>Si la tendance actuelle montre un renversement de l’émigration vers le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas, Dominika Pszczolkowska s’attend à ce qu&rsquo;elle s’étende bientôt à d’autres pays européens. <em>«La Pologne est devenue suffisamment attractive pour attirer véritablement et sérieusement des travailleurs du monde entier»</em>, fait valoir l’analyste Marcin Klucznik.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-pologne-en-passe-de-devenir-lun-des-pays-les-plus-riches-au-monde/">La Pologne en passe de devenir l’un des pays les plus riches au monde                           </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/06/la-pologne-en-passe-de-devenir-lun-des-pays-les-plus-riches-au-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’OTE appelle la Tunisie à mieux lutter contre l’évasion fiscale  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/lote-appelle-la-tunisie-a-mieux-lutter-contre-levasion-fiscale/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/lote-appelle-la-tunisie-a-mieux-lutter-contre-levasion-fiscale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 08:41:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[flux financiers illicites]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[OTE]]></category>
		<category><![CDATA[réformes fiscales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11128273</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit défendre l’accord-cadre sur la coopération fiscale internationale que les Nations Unies. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/lote-appelle-la-tunisie-a-mieux-lutter-contre-levasion-fiscale/">L’OTE appelle la Tunisie à mieux lutter contre l’évasion fiscale  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’OTE insiste sur l’importance d’introduire des réformes fiscales en Tunisie pour lutter contre les flux financiers illicites et instaurer une justice fiscale efficace nécessitant la participation citoyenne.</em></strong></p>



<span id="more-11128273"></span>



<p>L’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) demande à l’Etat tunisien de défendre l’accord-cadre sur la coopération fiscale internationale que les Nations Unies ont adopté en novembre 2023.</p>



<p>Cet accord-cadre appelle les pays à adhérer au processus d’élaboration d’un accord juridiquement contraignant, indique l’OTE dans un rapport d’activité intitulé <em>«L’Afrique et les réformes fiscales internationales : perspectives d’un système fiscal fondé sur les droits de l’homme»</em>.</p>



<p>Une résolution pertinente menée par le Groupe africain, représenté par le Nigéria, établirait des règles pour lutter contre l’évasion fiscale des entreprises et lutter contre les flux financiers illicites. Cette résolution, fruit de plusieurs années de plaidoyer des organisations de la société civile et des pays du Sud pour mettre en place un système fiscal international démocratique, juste et efficace, peut servir de pilier de la coopération fiscale en Afrique du Nord, garantir l’inclusivité et intégrer les droits fiscaux des pays du Sud.</p>



<p>L’Observatoire a également exhorté la Tunisie à se retirer de l’accord fiscal mondial de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qu’il juge <em>«non inclusif»</em> et <em>«non transparent»</em>, tout en <em>«servant les intérêts» </em>de cette organisation.</p>



<p>L’accord, en cours de négociation, est toujours <em>«préjudiciable»</em> à la souveraineté fiscale et à la capacité des pays d’Afrique du Nord à mobiliser le maximum de ressources pour développer et obtenir leurs droits, a ajouté l’OTE.</p>



<p>Les réformes internationales constituent <em>«un défi majeur»</em> pour le continent africain dont les ressources sont affectées par l’évasion fiscale, les flux financiers illicites et l’érosion de l’assiette fiscale.</p>



<p>Les flux financiers illicites, selon les données fournies par l’observatoire, représentent 3,7% du PIB du continent africain; la Tunisie est particulièrement touchée.</p>



<p>L’accord de l’Onu, qui pourrait constituer une alternative à l’accord de l’OCDE, est susceptible de servir de levier pour mettre en place d’autres accords continentaux ou interrégionaux pour gérer la fiscalité en matière de commerce et d’investissement.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/lote-appelle-la-tunisie-a-mieux-lutter-contre-levasion-fiscale/">L’OTE appelle la Tunisie à mieux lutter contre l’évasion fiscale  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/lote-appelle-la-tunisie-a-mieux-lutter-contre-levasion-fiscale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie pourrait perdre 5% des recettes fiscales auprès des multinationales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/la-tunisie-pourrait-perdre-5-des-recettes-fiscales-aupres-des-multinationales/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/la-tunisie-pourrait-perdre-5-des-recettes-fiscales-aupres-des-multinationales/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 06:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2023]]></category>
		<category><![CDATA[multinationales]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6312357</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voilà comment la Tunisie pourrait perdre en 2023 5% des recettes possibles à percevoir auprès des multinationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/la-tunisie-pourrait-perdre-5-des-recettes-fiscales-aupres-des-multinationales/">La Tunisie pourrait perdre 5% des recettes fiscales auprès des multinationales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour une Tunisie au bord de la cessation de paiement et qui frappe déjà à la porte du Club de Paris, les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemble. Dernière en date : elle pourrait perdre en 2023 5% des recettes possibles à percevoir auprès des multinationales.</em></strong></p>



<span id="more-6312357"></span>



<p>C’est ce que rapporte une note de l’<a href="http://www.economie-tunisie.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire tunisien de l’économie</a> (OTE) intitulée <em>«Pourquoi l’Etat tunisien devrait-il augmenter l’impôt sur les sociétés dans la loi de finances 2023 ?»,</em> publié samedi 4 février 2023, et qui attribue cette perte à l’entrée en vigueur de la convention fiscale mondiale à partir du 1er janvier 2023.</p>



<p>Selon cette note, cet accord signé par la Tunisie stipule que les multinationales doivent payer un impôt sur les sociétés minimum de 15%, alors que le taux d’imposition effectif des multinationales en Tunisie ne dépasse pas 10%, ces sociétés bénéficiant d’incitations fiscales.</p>



<p>Selon la convention fiscale mondiale, si le taux d’imposition effectif dans le pays d’origine est inférieur à 15%, le pays de résidence de la multinationale est en droit de percevoir la différence entre le taux d’imposition effectif national et le taux de 15%.</p>



<p>En conséquence, la Tunisie risque de perdre des recettes fiscales d’environ 5% au profit des pays à revenu élevé, ce qui représente en fait la moitié de l’impôt collecté.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Observatoire s’interroge :<em> «Le budget de l’Etat prendra-t-il les mesures nécessaires pour éviter de perdre cette partie des recettes fiscales ?»</em></p>



<p><em>«La réforme majeure du système fiscal international finalisée à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le 8 octobre 2021 assurera l’application d’un taux d’imposition minimum de 15% aux entreprises multinationales à partir de 2023</em>», dit l’OCDE.</p>



<p><em>«L’accord historique, approuvé par 136 pays et juridictions représentant plus de 90% du PIB mondial, réaffectera également plus de 125 milliards de dollars américains de bénéfices d’environ 100 des sociétés multinationales les plus importantes et les plus rentables au monde vers des pays du monde entier, de sorte que ces entreprises paient leur juste part d’impôts, quelles que soient les juridictions dans lesquelles elles opèrent et réalisent des bénéfices»</em>, ajoute l’OTE.</p>



<p>Pour rappel, les 27 États membres de l’Union européenne se sont mis d’accord pour instaurer un impôt global minimum de 15% sur les bénéfices des entreprises multinationales, le 15 décembre 2022.</p>



<p><em>«Le cadre inclusif OCDE/G20 sur le BEPS (Base Erosion and Profit Shifting), publié le 2 février 2023, fournit des orientations techniques pour aider les gouvernements à mettre en œuvre la réforme historique du système fiscal international, qui garantira que les entreprises multinationales (EMN) soumis à un taux d’imposition minimum de 15%»</em>, explique l’OTE dans sa note.</p>



<p><em>«Les travaux techniques se poursuivront dans le but de finaliser un nouveau traité multilatéral d’ici mi-2023 pour une entrée en vigueur en 2024»</em>, a indiqué l’OCDE. </p>



<p><strong><em>D’après Tap</em></strong>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/la-tunisie-pourrait-perdre-5-des-recettes-fiscales-aupres-des-multinationales/">La Tunisie pourrait perdre 5% des recettes fiscales auprès des multinationales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/06/la-tunisie-pourrait-perdre-5-des-recettes-fiscales-aupres-des-multinationales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : De quels investissements étrangers parle-t-on ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/tunisie-de-quels-investissements-etrangers-parle-t-on/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/tunisie-de-quels-investissements-etrangers-parle-t-on/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 12:54:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FIPA Tunisia]]></category>
		<category><![CDATA[IDE]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6206740</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les investissements étrangers, directs et de portefeuille, ont augmenté de 18,4% en 2022,  en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/tunisie-de-quels-investissements-etrangers-parle-t-on/">Tunisie : De quels investissements étrangers parle-t-on ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les investissements étrangers, directs et de portefeuille, ont augmenté de 18,4% en 2022, à 2 223 millions de dinars tunisiens (MDT), selon les statistiques de l&rsquo;Agence de promotion de l&rsquo;investissement extérieur (Fipa Tunisia), contre 1 876 MDT en 2021. Quid des régions, des pays, et du stock investi en 2022 ?</em></strong></p>



<span id="more-6206740"></span>



<p>Du total investi dans les IE (2 223 MDT), le montant des investissements directs étrangers (IDE) s&rsquo;est taillé la part du lion avec 2 214,3 MDT, alors que ceux du portefeuille ont totalisé 7,6 MDT, soit une baisse de -75,9% par rapport à 2021, selon des données préliminaires de Fipa Tunisia.</p>



<p>Par rapport aux années précédentes, les IE ont affiché des variations de 20% par rapport à 2021, de 20,7% par rapport à 2020, et de -10,7% par rapport à 2019.</p>



<p>Compte tenu de l&rsquo;évolution du taux de change du dinar tunisien (DT), ces investissements ont atteint $715,9 millions contre $671,4 millions en 2021, et €681.4 millions en 2022 contre €569,1 millions en 2021.</p>



<p>En termes de répartition sectorielle, les investissements étrangers dans l&rsquo;énergie en 2022 ont été de +22,2%, de +18,7% dans les services, de +0,4% dans l&rsquo;agriculture, et une part de lion de +58,7% dans les industries manufacturières avec 1 300,6 MDT en 2022, contre 952,6 MDT en 2021.</p>



<p>La part des IDE dans les services a atteint 413,4 MDT, alors que ceux du secteur agricole ont enregistré 9,7 MDT en 2022, par rapport à 6,8 MDT en 2021. </p>



<p>Quant au secteur de l&rsquo;énergie, la Tunisie n&rsquo;a attiré que 490,5 MDT en 2022, contre 540,6 MDT en 2021, affichant ainsi une baisse de-9,3%.</p>



<p>A la suite de ces indicateurs, il aurait été encore plus intéressant (et réaliste) de présenter les chiffres du stock entrant de l&rsquo;IDE en Tunisie, sachant que c&rsquo;est la valeur des fonds propres investis par les investisseurs étrangers, et des prêts nets qui leur ont été octroyés. Cet indicateur mesure à un moment donné, généralement en fin de trimestre ou d&rsquo;année, le niveau total de l&rsquo;investissement direct étranger dans un pays. Or, Fipa Tunisia parle justement de statistiques annuelles&#8230; </p>



<p>Par ailleurs, des statistiques sur le flux entrant des IDE sont tout aussi intéressantes, car ceux-ci représentent les opérations qui augmentent l&rsquo;investissement que les investisseurs étrangers ont réalisé dans le pays, moins les opérations qui l&rsquo;ont fait régresser (définition OCDE).</p>



<p>Plus encore, les statistiques ne précisent pas si ces chiffres concernent des investissements réalisés ou déclarés en 2022. Il aurait été plus réaliste de connaître l&rsquo;écart entre les deux, si écart il y a, pour une meilleure appréciation des mesures correctives à prendre. </p>



<p>Il en est de même pour les pays qui investissent le plus dans le pays, dans quels secteurs et surtout dans quelles régions. Ne parle-t-on pas de développement régional à outrance, dans tous les programmes de développement du pays ? Qu&rsquo;en est-il au juste chiffres à l&rsquo;appui ? </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/tunisie-de-quels-investissements-etrangers-parle-t-on/">Tunisie : De quels investissements étrangers parle-t-on ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/26/tunisie-de-quels-investissements-etrangers-parle-t-on/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Accord fiscal mondial profiterait-il à la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/27/laccord-fiscal-mondial-profiterait-il-a-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/27/laccord-fiscal-mondial-profiterait-il-a-la-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Nov 2022 11:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord fiscal mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Firas Kanzari]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire tunisien de l’économie]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=5305025</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelles seront les répercussions de l'Accord fiscal mondial sur la Tunisie et les autres pays africains. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/27/laccord-fiscal-mondial-profiterait-il-a-la-tunisie/">L’Accord fiscal mondial profiterait-il à la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie, comme d’autres pays africains, doit établir des impôts plus équitables pour favoriser la croissance économique, réduire les inégalités et accroître la transparence fiscale, a déclaré le responsable du programme de justice fiscale et des finances publiques à l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE), Firas Kanzari.</em></strong></p>



<span id="more-5305025"></span>



<p>Il est important d’augmenter les ressources fiscales de l’Etat en reconsidérant les exonérations fiscales, a aussi déclaré M. Kanzari lors d’un atelier organisé vendredi 25 novembre 2022, sur <em>«l’Accord fiscal mondial et ses répercussions&nbsp;: Perspectives de l’Afrique du Nord et mobilisations africaines».</em></p>



<p>Les principales économies du monde profiteront du nouvel accord qui entrera en vigueur en 2023, mais les gains pour les pays en développement seront faibles, a averti</p>



<p>M. Kanzari, en déclarant que l’OTE cherche à identifier les moyens nécessaires pour tirer le meilleur parti de l’accord annoncé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).</p>



<p>Cent trente-six pays et juridictions représentant plus de 90% du PIB mondial ont signé cet accord fiscal mondial, texte historique qui réaffectera également plus de 125 milliards de dollars de bénéfices d’une centaine d’entreprises multinationales parmi les plus importantes et les plus rentables vers des pays du monde entier, en garantissant le paiement par ces entreprises d’une part équitable d’impôts partout où elles opèrent et génèrent des bénéfices.</p>



<p>Le représentant de l’Association pour la taxation des transactions financières (Attac), Omar Azaki, a déclaré, de son côté, que les peuples des pays d’Afrique du Nord doivent se mobiliser pour exiger la justice fiscale et accroître la transparence dans ce domaine.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/27/laccord-fiscal-mondial-profiterait-il-a-la-tunisie/">L’Accord fiscal mondial profiterait-il à la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/27/laccord-fiscal-mondial-profiterait-il-a-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dans le Top 1000 universités au monde, aucune tunisienne!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Shanghai Ranking 2022]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=3164036</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les rapports internationaux dénoncent les carences du système universitaire en Tunisie : des diplômes bidouillés, gonflés artificiellement et des diplômés qui manquent en moyenne trois années de formation pour retrouver les compétences/connaissances moyennes obtenues dans les pays de l’OCDE.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/">Dans le Top 1000 universités au monde, aucune tunisienne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le très attendu et le plus prestigieux classement annuel des universités à l’échelle planétaire est sorti cette semaine. Le <a href="https://www.shanghairanking.com/rankings/gras/2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shanghai Ranking 2022 </a>présente le Top 1000 des universités les plus performantes au monde. Dans ce palmarès, aucune n’est tunisienne. Gravissime…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-3164036"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure>
</div>


<p>Pourtant, dans ce classement multicritères, on trouve l’Egypte (avec 7 universités), l’Arabie Saoudite (5) le Liban (1) la Jordanie (1), le Qatar (1) Oman (1) et les Emirats (1), et plusieurs pays africains.</p>



<p>Israël, avec toujours plus des publications scientifiques avant-gardistes et de brevets, fait mieux que l’ensemble des pays arabo-musulmans réunis.</p>



<p>Dans ce classement, on retrouve l’Iran et la Turquie, avec aussi un effectif respectable d’universités performantes (une quinzaine au total).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le décrochage de la Tunisie est patent!</h2>



<p>Très inquiétant ! La décennie noire (post-2011) a malmené le système universitaire tunisien. Les 12 gouvernements successifs ont investi plus dans les mosquées et dans le recrutement des imams et des fonctionnaires fantômes, négligeant la formation du capital humain, l’accumulation du savoir et l’investissement dans la recherche-développement et les technologies.</p>



<p>Des politiques publiques qui ont totalement tourné le dos à l’éducation et à la recherche scientifique (appliquée et fondamentale). Les montants alloués (4% du PIB) ne sont plus suffisants, face à des besoins de financements et des coûts de production de la recherche (risquée) qui montent en flèche.</p>



<p>En Tunisie, le système universitaire est dans un piteux état. Les intrants mobilisés par l’Etat pour ce système se sont atrophiés, avec les dévaluations successives du dinar, les déficits budgétaires, et surtout une mal-gouvernance pathétique !</p>



<p>Aujourd’hui, et parce que je donne plusieurs formations empiriques par an en Tunisie, je constate la déchéance et l’ampleur des dégâts. Les laboratoires universitaires sont désertés (sans vie), les logiciels sont majoritairement piratés, le matériel informatique caduque et d’un autre temps. Les laboratoires sont délabrés, ils manquent de tout, sans données empiriques et sans expérimentations, sans formations préalables à la recherche et à la publication. Les chercheurs n’ont pas accès aux bases de données et de revues universitaires les plus citées. Désolant…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W285cEa1DQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/luniversite-tunis-el-manar-987e-au-shanghai-ranking-2021/">L&rsquo;Université Tunis-El Manar 987e au Shanghai Ranking 2021</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Université Tunis-El Manar 987e au Shanghai Ranking 2021 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/luniversite-tunis-el-manar-987e-au-shanghai-ranking-2021/embed/#?secret=dhARDH0QyG#?secret=W285cEa1DQ" data-secret="W285cEa1DQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il n’en fallait pas plus pour faire fondre les extrants du système universitaire : publications, brevets, excellence, citations, facteur d&rsquo;impact, prix d’excellence, innovations, startups, entrepreneurs formés…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mandarins se reproduisent entre eux !</h2>



<p>Les universitaires méritants et prolifiques en recherche ont voté par les pieds; la Tunisie se vide progressivement de ses élites, scientifiques et penseurs mondialement recherchés. Les plus ambitieux sont partis chercher ailleurs de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail (recherche, formation, moyens, etc.). Ils sont partout dans le monde, une diaspora qui doit venir en aide à leur université d’origine… et à leur terre natale.</p>



<p>L’État tunisien laisse faire la déchéance. Et collectivement les universités tunisiennes sombrent dans la médiocrité, se mutilent progressivement et se saignent de jour en jour. Les meilleurs étudiant(e)s partent parfaire leurs études doctorales et postdoctorales en Europe et en Amérique du Nord. La quasi-totalité de cette relève ne revient plus!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="512" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Shanghai-Ranking-2.jpg" alt="" class="wp-image-3164348" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Shanghai-Ranking-2.jpg 526w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Shanghai-Ranking-2-300x292.jpg 300w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /><figcaption><em>Quand la puissance est synonyme d&rsquo;excellence.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Le système universitaire tunisien s’amoncelle lentement, mais sûrement !</p>



<p>Une sélection adverse est à l’œuvre, les meilleurs universitaires, surtout ceux formés en Occident, quittent le bateau et claquent la porte pour aller enseigner dans les pays du pétrodollar.</p>



<p>D’autres, formés localement, profitent du vide, pour niveler par le bas et démanteler les règles de financement et d’avancement au mérite.</p>



<p>La bureaucratie gouvernementale et les mandarins de la science font le reste, avec la complicité des syndicats et les universitaires affiliés aux partis. Des universitaires à la recherche d’avancement injustifiable, à la conquête de compléments de salaires (et de privilèges), par des postes de conseillers politiques (des postes bidons), ou par des jetons de présence dans des conseils d’administration formés par le jeu des accointances et des alliances politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’arbre se juge à ses fruits!</h2>



<p>Dommage pour les enfants et le capital humain de la Tunisie. Dommage pour les investissements majeurs et les décisions historiques prises par Bourguiba, Ben Salah… en matière d’édification d’un système universitaire compétitif et d’un système d’innovation avant-gardiste.</p>



<p>Vivement un bilan de la décennie post-2011, vivement une évaluation des déterminants de cette débâcle!</p>



<p>Le verdict du Ranking de Shanghai vient confirmer les conclusions négatives émises dans le dernier rapport de l’OCDE au sujet du système éducatif et universitaire tunisien (hiver 2022).</p>



<p>Ce rapport, qui est passé sous silence par les médias, dénonce des diplômes bidouillés, gonflés artificiellement et des diplômés qui manquent en moyenne trois années de formation pour retrouver les compétences/connaissances moyennes obtenues dans les pays de l’OCDE. Le rapport dénonce le manque de moyens et l’indifférence des partis politiques ayant gouverné le pays depuis 2011. Il décrie le manque des soft skills dans les cursus universitaires en Tunisie.</p>



<p>Les enfants des plus nantis et les décideurs politiques font leurs études au Canada, en France et ailleurs dans le monde. Les autres fréquentent les universités locales, et beaucoup d’entre eux finissent en chômeur de longue durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se comparer pour se mesurer</h2>



<p>Les carences observées dans le système éducatif et universitaire se sont multipliées, et on ne peut même pas les chiffrer correctement. La Tunisie a, depuis 2016, arrêté de participer aux évaluations des apprentissages diligentées par Pisa (un système OCDE), sur une base périodique et comparative. La mal-gouvernance n’est pas compatible avec les indicateurs et les métriques évaluatives.</p>



<p>Ce ne sera pas inutile de vérifier son rang dans la compétition mondiale que se livrent les établissements d’enseignement supérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6gFs5T6Shl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/30/la-journee-du-savoir-ou-lhymne-a-lignorance/">La Journée du Savoir ou l’hymne à l’ignorance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Journée du Savoir ou l’hymne à l’ignorance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/30/la-journee-du-savoir-ou-lhymne-a-lignorance/embed/#?secret=TDr6ayCtnn#?secret=6gFs5T6Shl" data-secret="6gFs5T6Shl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les Etats-Unis continuent de largement dominer le classement de Shanghai, en plaçant 39 universités parmi les 100 premières et occupant les trois premiers rangs avec Harvard, Stanford et le MIT.</p>



<p>Derrière, la Chine monte en puissance avec 9 institutions dans le Top 100 (7 l’an dernier), devançant désormais la Grande-Bretagne (qui voit Cambridge passer de la 3e à la 4e place. Suivent derrière l’Australie (7 dans le Top 100) et le Canada (5 contre 4 en 2021). L’Allemagne se situe au même niveau que la France (4), mais son premier établissement n’arrive que 56e.</p>



<p>C’est dans ces campus de l’excellence que se forment les meilleures élites, s’édifient les innovations les technologies de l’avenir, c’est dans ces campus que se joue la compétition économique des mois et années à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir pour moderniser le système universitaire</h2>



<p>Des centaines de professeurs universitaires tunisiens opèrent à l’étranger comme expatriés, et excellent dans leur recherche.</p>



<p>Ceux-ci, formés aux frais des contribuables tunisiens, doivent aider le système universitaire de leur pays natal, en offrant des formations, en faisant du bénévolat et en invitant des post-docs tunisiens pour des séjours scientifiques dans leurs laboratoires de recherche ou universités.</p>



<p>Un système de partenariat doit être élaboré, sur une base transparente, productive et surtout volontaire (non bureaucratisée). Et cela ne coûtera pas cher aux payeurs de taxes.</p>



<p>Pour publier, l’anglais doit être privilégié et valorisé dans le système universitaire tunisien. Les revues scientifiques, les logiciels, et la science de manière générale fonctionnent en anglais. La Tunisie doit s’ajuster et mettre ses pendules à l’heure.</p>



<p>Pratiquement 95% des articles scientifiques cités sont publiés en anglais. Les publications en langues française, mandarin ou arabe constituent des epsilons dans un marché de la science de plus en plus globalisé.</p>



<p>Dramatique pour la Tunisie, très souvent, il faut attendre des livres et des articles traduits par des Français (de l’anglais) pour que les chercheurs tunisiens les utilisent en seconde et troisième mains. Et cela peut prendre 5 à 10 ans. Entre-temps, le savoir a évolué, et l’imitation ne permet pas de l’avancement radical des connaissances et donc de la publication à haute valeur ajoutée.</p>



<p>La caravane de la science est déjà passée, loin devant… Les suiveurs et les imitateurs ne peuvent pas rattraper le retard, et espérer faire la différence par des publications synchronisées avec ce que se fait dans les meilleures universités américaines.</p>



<p>Un grand nombre d’universitaires médiatisés par les plateaux de TV tunisiennes n’ont jamais publié un seul article scientifique (évalué par les pairs et à l’aveugle), ou n’ont jamais suivi une seule formation de mise à niveau, depuis qu’ils ont soutenu leur thèse de maîtrise ou de doctorat… il y a 15, 20, 30 ans. Et cela ne rend pas service à la science et aux universités, ces incubateurs de talents et de compétences. Inimaginable ailleurs dans le monde.</p>



<p>Le gouvernement Bouden doit assumer ses responsabilités, et venir au secours du système universitaire national, qui bat de l’aile et de plus en plus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ALMAwndgLI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/28/universites-tunisiennes-et-classements-internationaux-lambition-politique-surpasse-la-mission-universitaire/">Universités tunisiennes et classements internationaux : l’ambition politique surpasse la mission universitaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Universités tunisiennes et classements internationaux : l’ambition politique surpasse la mission universitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/28/universites-tunisiennes-et-classements-internationaux-lambition-politique-surpasse-la-mission-universitaire/embed/#?secret=fER1q5opsJ#?secret=ALMAwndgLI" data-secret="ALMAwndgLI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dr Bouden est une universitaire (Ph.D) et le président Kaïs Saïed a été aussi universitaire. Lui aussi a été mal pris par la vague du nivellement par le bas, n’ayant pas soutenu son doctorat, jamais publié dans une revue scientifique reconnue par les pairs, au terme de plus de 34 ans de carrière au titre d’assistant universitaire… Il faut le faire!</p>



<p>Les parents et les payeurs de taxes insistent pour procurer à leurs enfants des formations qualifiantes, des universités et des professeurs universitaires dignes de ce nom. Les universités et les universitaires méritent plus de moyens, plus de reconnaissance et plus de financement au mérite (par projet et non par accointance).</p>



<p>Les universités tunisiennes doivent faire avancer les connaissances utiles à la croissance économique et à la productivité globale. Les universitaires tunisiens doivent aussi sortir de leur tour d’Ivoire et se regarder en face, dans les classements de la performance (publications, citations, facteur d’impact, etc.).</p>



<p>Il n’est jamais trop tard pour bien faire…</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/">Dans le Top 1000 universités au monde, aucune tunisienne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rapport de l&#8217;OCDE sur la Tunisie : 2- Chômage : pourquoi ça ne va pas du tout !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/12/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-2-chomage-pourquoi-ca-ne-va-pas-du-tout/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/12/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-2-chomage-pourquoi-ca-ne-va-pas-du-tout/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 09:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[code des investissements]]></category>
		<category><![CDATA[demandeurs d’emploi]]></category>
		<category><![CDATA[marché de l’emploi]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Gharbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=387359</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après vous avoir présenté l’OCDE, éditeur d’un nouvel rapport sur la Tunisie*, je vous livre ici, en condensé, la perception des chercheurs de cette organisation internationale du problème du chômage en Tunisie. Jamais une étude n’a été aussi loin dans l’analyse des maux dont souffre depuis longtemps le marché de l’emploi, lesquels n’ont fait que...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/12/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-2-chomage-pourquoi-ca-ne-va-pas-du-tout/">Rapport de l&rsquo;OCDE sur la Tunisie : 2- Chômage : pourquoi ça ne va pas du tout !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Bureau-Emploi.jpg" alt="" class="wp-image-61738"/><figcaption><em>Les demandeurs d’emploi ne se bousculent pas&#8230; dans les bureaux d&#8217;emploi.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Après vous avoir présenté l’OCDE, éditeur d’un nouvel rapport sur la Tunisie*, je vous livre ici, en condensé, la perception des chercheurs de cette organisation internationale du problème du chômage en Tunisie. Jamais une étude n’a été aussi loin dans l’analyse des maux dont souffre depuis longtemps le marché de l’emploi, lesquels n’ont fait que s’amplifier dramatiquement depuis 2011… Bizarre, non&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Samir Gharbi</strong></p>



<span id="more-387359"></span>



<p>Le Gouvernement et le Parlement (avant sa dissolution) n’ont jamais cessé de nous rebattre les oreilles avec leurs promesses voire même leurs lois visant à créer davantage d’emplois et donc à reduire le chômage… La réalité sur le terrain est tout autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat donne d’une main ce qu&rsquo;il reprend de l’autre</h2>



<p>Voici une des révélations des observateurs attentifs de l’OCDE. Dans un geste de bonne volonté, l’Etat a adopté un nouveau <em>«code des investissements»</em> en 2017. Objectif annoncé&nbsp;: accroître la liberté d’investir, protéger les investisseurs, réduire les formalités… Mais, comme à son habitude, la bureaucratie tunisienne s’est mise en action: ce que l’Etat donne d’une main, l’Etat le reprend ou le dénigre de l’autre… de façon camouflée.</p>



<p>Le rapport révèle – ce qui est passé inaperçu – que le décret d’application de la loi de 2017, publié en 2018, a volontairement compliqué la donne : le décret s’étend sur 222 pages et comprend 243 régimes d’autorisation et de licence. Le rapport commente : <em>«C’est le décret le plus long jamais adopté en droit tunisien !»</em></p>



<p>Deuxième exemple, comme pour enfoncer le clou, le rapport évoque la loi sur les start-ups (2018). Au lieu de faciliter la vie des jeunes entrepreneurs, ladite loi a complexifié encore plus le système… Assez pour dissuader les jeunes d’entreprendre&nbsp;! sauf les plus téméraires ou les mieux introduits…</p>



<p>Idem pour la loi sur la concurrence (2015)… C’est à se demander si l’Etat (sa bureaucratie, en fait) souhaite que le pays sorte de la crise… Mais, en fait, c’est la réalité que d’aucuns observent chaque fois qu’ils sont en contact avec un service administratif. Censé venir en aide aux citoyens et aux entreprises, les bureaucrates se comportent de façon négative voire répulsive…</p>



<p>En témoigne, l’abandon par les demandeurs d’emploi de toute recherche… d’emploi. Le rapport de l’OCDE révèle que près de 900&nbsp;000 chômeurs (500&nbsp;000 femmes et 400&nbsp;000 hommes) sont sortis du marché officiel du travail préférant abandonner leur recherche, leur formation… Cela représente un quart de la population active. C’est énorme, c’est scandaleux&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">La simplification des procédures porte souvent ses fruits</h2>



<p>Incidemment, les auteurs du rapport disent que chaque fois qu’un pays a adopté et mis en œuvre la simplification des procédures, sa politique a porté ses fruits. C’est l’exemple du Portugal qui a fait du principe <em>«silence vaut accord»</em> et qui a automatisé les formalités et centralisé les procédures… Les guichets uniques avaient existé en Tunisie (dans les années soixante-dix, sous le gouvernement Hédi Nouira). Il n’y a qu’à les remettre en place pour de vrai, et non pour la façade…</p>



<p>Face à la montée du chômage, dont on ne mesure pas assez la gravité de l’ampleur, les Tunisiens l’apprennent tous les jours avec l’exode par milliers de jeunes et moins jeunes au péril de leur vie (pour atteindre un rivage européen). Qui n’a pas eu connaissance de l’émigration (légale) d’un jeune diplômé, un jeune informaticien, un jeune médecin, vers l’Allemagne, la France, la Belgique, le Canada… La fuite des <em>«cerveaux»</em> n’a jamais été aussi forte que depuis la désillusion provoquée par l’incapacité de la classe politique qui s’est imposée depuis 2011. Cette désillusion fait cependant le bonheur des marchands d’illusion qui promettent la lune ou le martyre…</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Taux-de-chomage-2019-2.jpg" alt="" class="wp-image-387362" width="500"/></figure></div>



<p>Le chômage, dont le taux officiel dépasse les 18% (18,4% fin 2021), est mal évalué… par les services étatiques. Et c’est volontaire. Personne n’a voulu instaurer une indemnité de chômage générale, claire et transparente… seule façon de recenser le nombre exact de chômeurs. On reste dans l’approximation des enquêtes statistiques peu fiables (autour de 680&nbsp;000 chômeurs en 2020).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Tunisien sur deux ne travaille pas</h2>



<p>Pendant les années antérieures à 2011, le taux restait stationnaire autour de 11 ou 12%&#8230; Mais la réalité aujourd’hui saute aux yeux&nbsp;: avec les jeunes, plus visibles et plus revendicatifs, dont le taux d’inactivité dépasse les 40%. Chaque année, plus de 40&nbsp;000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi. Et les cohortes s’accumulent face à une durée de plus en plus longue pour trouver un travail. La plupart n’ont d’autre choix que le secteur informel, c’est-à-dire, sans aucun droit social (sécurité sociale, indemnité, accident&#8230;).</p>



<p>Selon le rapport de l’OCDE, la Tunisie possède un taux d’emploi&nbsp;trop faible : 47% de la population en âge de travailler (15 ans et plus). Cela veut dire qu’un Tunisien sur deux ne travaille pas. De façon structurelle&nbsp;!</p>



<p>Un des non-dits est que la plupart de ceux qui veulent travailler exige de ne travailler que dans la fonction publique… Parce que c’est la seule qui permet de cumuler plusieurs emplois, un dans l’administration ou l’entreprise publique, et un autre dans le secteur informel et à son propre compte (un café, une épicerie, un restaurant…). Alors que la masse salariale du secteur est déjà l’une des plus élevées au monde&nbsp;! Impossible donc d’embaucher davantage (au contraire, l’Etat devrait revoir la validité des dizaines de milliers de recrutements <em>«politiques»</em> réalisés entre 2011 et 2021)…</p>



<p>Le rapport révèle aussi que les entreprises privées ont du mal à trouver preneur de leur offre d’emploi… Elles sont trop exigeantes, licencient facilement et paient mal…</p>



<p>C’est la régulation du marché du travail qui est à revoir de fond en comble, avec en parallèle la législation sur la création d’entreprise et sur l’activité des petites entreprises (formalités trop lourdes et onéreuses, fiscalité aveugle, contrôles fiscaux permanents et dissuasifs).</p>



<p>Le rapport fourmille de recommandations et d’exemples venus d’ailleurs en matière d’éducation (d’abord), de formation (ensuite), de régulation du marché du travail avec une implication du secteur privé, de la concurrence, du climat d’investissement… Il n’y a qu’à lire pour se servir&nbsp;!</p>



<p><em><strong>(*) Etude économique sur la Tunisie, avril 2022, 164 pages. OCDE. Paris.</strong></em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédent article&nbsp;:</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WAQ8OocRhP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/">Rapport de l&rsquo;OCDE sur la Tunisie : Comment sortir de la crise…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rapport de l&rsquo;OCDE sur la Tunisie : Comment sortir de la crise… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/embed/#?secret=S5aRdkAmtd#?secret=WAQ8OocRhP" data-secret="WAQ8OocRhP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PIruFm2iaR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/tunisie-deux-ou-trois-mots-a-m-noureddine-taboubi/">Tunisie : Deux ou trois mots à M. Noureddine Taboubi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Deux ou trois mots à M. Noureddine Taboubi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/tunisie-deux-ou-trois-mots-a-m-noureddine-taboubi/embed/#?secret=eLoyTQtMVy#?secret=PIruFm2iaR" data-secret="PIruFm2iaR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hgmXvprGkZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/">Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/embed/#?secret=l5LW4RCIBw#?secret=hgmXvprGkZ" data-secret="hgmXvprGkZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yOFMLQdESX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/les-tunisiens-entre-le-paradis-dallah-et-lenfer-de-linflation/">Les Tunisiens entre le paradis d&rsquo;Allah et l&rsquo;enfer de l&rsquo;inflation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens entre le paradis d&rsquo;Allah et l&rsquo;enfer de l&rsquo;inflation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/les-tunisiens-entre-le-paradis-dallah-et-lenfer-de-linflation/embed/#?secret=YgFIMWLtAV#?secret=yOFMLQdESX" data-secret="yOFMLQdESX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/12/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-2-chomage-pourquoi-ca-ne-va-pas-du-tout/">Rapport de l&rsquo;OCDE sur la Tunisie : 2- Chômage : pourquoi ça ne va pas du tout !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/12/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-2-chomage-pourquoi-ca-ne-va-pas-du-tout/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rapport de l&#8217;OCDE sur la Tunisie : Comment sortir de la crise…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Gharbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=387197</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les rapports sur la Tunisie se suivent… mais ne se ressemblent pas. Celui qui vient d’être publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mérite d’être lu. Il est plein de «recommandations» positives pour notre pays qui traverse une grave crise économique et financière. Par Samir Gharbi Dans son préambule, le rapport écrit&#160;ceci...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/">Rapport de l&rsquo;OCDE sur la Tunisie : Comment sortir de la crise…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/OCDE-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-387201"/></figure></div>



<p><strong><em>Les rapports sur la Tunisie se suivent… mais ne se ressemblent pas. Celui qui vient d’être publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mérite d’être lu. Il est plein de «recommandations» positives pour notre pays qui traverse une grave crise économique et financière.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Samir Gharbi</strong></p>



<span id="more-387197"></span>



<p>Dans son préambule, le rapport écrit&nbsp;ceci : <em>«Les Tunisiens sont confrontés à la pire crise depuis une génération, conséquence du Covid-19, frappant une économie qui ralentissait déjà. Les politiques macroéconomiques ont limité la gravité de la récession, mais la pandémie a exacerbé les faiblesses structurelles, en particulier le faible taux d’investissement et de création d’emplois, le chômage élevé et l’informalité, l’inadéquation entre la demande et l’offre de compétences et l’émigration des professionnels hautement qualifiés. Les enfants, qui ont été privés d’école pendant une longue période, devront faire face à de vrais défis pour reprendre une vie normale. La deuxième Étude économique de l’Ocde fait le point sur les progrès réalisés depuis 2018 et émet des recommandations dans des domaines politiques clés tels que les dépenses publiques, les entreprises publiques, l’emploi, l’éducation, la formation professionnelle, le commerce, la fiscalité et l’environnement des affaires. La mise en œuvre de telles réformes produirait un dividende de croissance important et mettrait la dette publique sur une trajectoire plus soutenable. Mais si des mesures courageuses ne sont pas prises rapidement, la crise aura un effet durable sur le potentiel de la Tunisie à reprendre son processus de convergence des revenus.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie, économie de marché et libre-échange</h2>



<p>Voilà pour vous donner un avant-goût de ce rapport de 164 pages et vous donner ainsi envie de le lire, mais avant de vous en présenter le contenu dans une série d&rsquo;articles, il me faut, par politesse, vous parler d&rsquo;abord de l’auteur… *</p>



<p>L&rsquo;Organisation de coopération et de développement économiques&nbsp;(OCDE), dont le siège est à Paris, comprend 38 pays, tous dits <em>«développés»</em> (conformément aux normes libérales de l’OCDE), le 38<sup>e</sup> est le Costa Rica (adhésion en mai 2021). Elle ne compte aucun pays africain, ni arabe. La Turquie en est membre depuis août 1961 et Israël depuis septembre 2010. Elle compte des <em>«partenaires clés»</em> (parmi les autres grandes économies): l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde et l’Indonésie. Actuellement, six pays négocient leur adhésion: l&rsquo;Argentine, le Brésil, la Bulgarie, la Croatie, le Pérou et la Roumanie.</p>



<p>L’OCDE représente près de 20% des pays de la planète, mais environ 80% de l’économie mondiale. Elle est ouverte à tous les pays du monde… Mais l’adhésion n&rsquo;est pas une simple formalité. C’est le résultat d&rsquo;un processus d&rsquo;examen des plus rigoureux. Une feuille de route va définir les modalités, les conditions et le&nbsp;processus d&rsquo;adhésion. Elle liste les <em>«examens techniques»</em> à passer dans tous les domaines politiques, juridiques, économiques, financiers, commerciaux… Le candidat devra jugé <em>«apte»</em> à&nbsp;s’aligner sur les pratiques recommandées par l’OCDE, notamment en matière de gouvernance démocratique, d’économie de marché et de libre-échange.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conseil, analyse, prévision, études et coopération internationale</h2>



<p>Mais, il faut savoir que l’OCDE joue essentiellement un rôle de conseil, d’analyse, de prévision, d’études et de coopération internationale. Elle assure notamment des fonctions de contrôle (paradis fiscaux, blanchiment de capitaux, concurrence…) et de promotion de l’aide au développement (dont elle centralise les statistiques mondiales). Elle publie entre 300 et 500&nbsp;rapports chaque année en anglais. La plupart sont traduits en français. Ces centaines de chercheurs s’appuient sa une base de données la plus fournie du monde.</p>



<p>Ces études périodiques permettent d’avoir une revue exhaustive et le plus à jour possible. Elles dressent le bilan des réformes passées, donnent des résumés synthétiques et offrent des recommandations fiables. Il en est ainsi de la dernière étude sur la Tunisie (avril 2022), qui fait suite à celle de 2018.</p>



<p>Les autorités nationales ont été associées aux différences phases et à l’examen du projet de rapport final (décembre 2021). C’est dire que rien n’est laissé au hasard. Aux autorités locales de diffuser le plus largement possible le rapport, de le vulgariser et de mettre en œuvre ce qui est possible, ce qui est le mieux adapté aux circonstances nationales.</p>



<p>L’OCDE s’appuie sur des connaissances accumulées en <em>«</em><em>60 ans d’expérience»</em>. Son leitmotiv est de <em>«promouvoir des politiques publiques qui favorisent la prospérité, l’égalité des chances et le bien-être pour tous, dans un monde meilleur»</em>.</p>



<p>Pour les pays non membres – l’ex Tiers monde – l’OCDE a mis en place un organe dédié, le Centre de développement, qui comprend des pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. L’objectif est d’aider les décideurs de ces pays à concevoir des solutions <em>«innovantes»</em> à mettre en œuvre pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie de leurs citoyens en réduisant la pauvreté et les inégalités. A la différence du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), les recommandations ne sont liées à aucun programme de prêts conditionnels.</p>



<p>En lisant attentivement le rapport sur la Tunisie (164 pages), chacun, décideur politique, entrepreneur, banquier, chercheur, syndicaliste, jeune promoteur, journaliste… peut y trouver des idées pour agir… à la fois dans son propre intérêt et celui du pays.</p>



<p>* <strong><em>Le prochain article analysera la problématique du chômage en Tunisie.</em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em> </h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SAkbqMLBKX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/tunisie-deux-ou-trois-mots-a-m-noureddine-taboubi/">Tunisie : Deux ou trois mots à M. Noureddine Taboubi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Deux ou trois mots à M. Noureddine Taboubi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/tunisie-deux-ou-trois-mots-a-m-noureddine-taboubi/embed/#?secret=RmH8LjmOF1#?secret=SAkbqMLBKX" data-secret="SAkbqMLBKX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SAkbqMLBKX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/tunisie-deux-ou-trois-mots-a-m-noureddine-taboubi/">Tunisie : Deux ou trois mots à M. Noureddine Taboubi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Deux ou trois mots à M. Noureddine Taboubi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/tunisie-deux-ou-trois-mots-a-m-noureddine-taboubi/embed/#?secret=RmH8LjmOF1#?secret=SAkbqMLBKX" data-secret="SAkbqMLBKX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GUtbgNl4Pa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/">Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/embed/#?secret=lPUu7AcVRh#?secret=GUtbgNl4Pa" data-secret="GUtbgNl4Pa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/">Rapport de l&rsquo;OCDE sur la Tunisie : Comment sortir de la crise…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/11/rapport-de-locde-sur-la-tunisie-comment-sortir-de-la-crise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 07:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=385268</guid>

					<description><![CDATA[<p>La guerre en cours en Ukraine avec les sanctions contre la Russie et le risque de conflit autour de Taiwan avec une répétition des sanctions contre l’usine du monde qu’est la Chine, pourraient naturellement susciter des inquiétudes sur l’inflation, la réduction des échanges mondiaux voire la remise en cause de la mondialisation, dans un contexte...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Etats-Unis-Chine-Afrique.jpg" alt="" class="wp-image-385269"/><figcaption><em>L&rsquo;Afrique est l&rsquo;un des théâtres de la compétition entre les rêves américain et chinois. </em></figcaption></figure></div>



<p><em><strong>La guerre en cours en Ukraine avec les sanctions contre la Russie et le risque de conflit autour de Taiwan avec une répétition des sanctions contre l’usine du monde qu’est la Chine, pourraient naturellement susciter des inquiétudes sur l’inflation, la réduction des échanges mondiaux voire la remise en cause de la mondialisation, dans un contexte de bataille de leadership du monde entre la Chine et les Etats-Unis. Dans ce décor brumeux, quelles opportunités nouvelles s’ouvrent à l’Afrique.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-385268"></span>



<p>Ce mini séisme de guerre en Ukraine est moins important que celui qui a secoué la géopolitique en septembre 2001. Et pourtant, les évènements qui ont suivi n’ont pas changé le niveau d’insécurité dans le monde. Il en sera de même, après la crise ukrainienne, pour l’insécurité alimentaire mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relativiser l’impact de la crise ukrainienne</h2>



<p>La hausse des prix mondiaux a rendu les exportations de blé de certains pays très compétitives et seraient en mesure de combler au moins partiellement le vide laissé temporairement par la Russie et l&rsquo;Ukraine, c’est par exemple le cas de l’Inde.</p>



<p>Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que les exportations russes ont été interrompues. Cela s&rsquo;est passé :</p>



<p>&#8211; au début de la pandémie de Covid-19 en 2020, la Russie a temporairement interrompu ses exportations de céréales pendant quelques mois;</p>



<p>&#8211; la Russie avait arrêté ses exportations pendant près d’un an en 2010 après une série de sécheresses et d’incendies de forêt, décision qui avait fait grimper les prix dans le monde entier, avant de revenir par la suite sensiblement à leurs niveaux initiaux.</p>



<p>Aussi les sanctions et embargos sur la Russie ne portent nullement sur les exportations ou importations de denrées alimentaires ou d’engrais.</p>



<p>Les Etats-Unis et l’Union européenne ont intégré une dimension de sécurité alimentaire mondiale et ont veillé à ce que les sanctions imposées à la Russie n’aient pas d’incidence sur les pays tiers, y compris européens qui dépendent des exportations russes.</p>



<p>L’exclusion du système de paiement Swift ne concerne que 7 banques russes sur environ 300 institutions financières. Parmi ces banques exclues figure certes la deuxième banque du pays, mais toutes sont déjà connectées au CIPS (réseau de paiement chinois), comme d’ailleurs de grandes banques occidentales, telles que HSBC, Standard Chartered, Citigroup, BNP Paribas, 30 banques au Japon, 31 banques africaines… pour leurs opérations en Yuan.</p>



<p>Donc les exportations de denrées alimentaires et d’engrais russes et ukrainiens vont se poursuivre, certainement dès la fin de la crise au plus tard fin juin 2022. Il peut y avoir, côté ukrainien, quelques retards dans la reprise des exportations liés aux dégâts des opérations militaires sur certaines routes, chemins de fer ou ports.</p>



<p>Certes, la guerre en Ukraine s’est superposée à la crise économique liée à la pandémie du Covid dans un contexte de hausse générale des prix de denrées alimentaires, conséquence des niveaux élevés des cours du pétrole et de la désorganisation mondiale du transport maritime.</p>



<p>Les quatre principaux pays africains dépendant du blé russe sont l’Egypte, le Nigéria, la Libye et le Soudan.</p>



<p>Au-delà de l’impact des crises géopolitiques ou sanitaires sur les prix de denrées alimentaires, l’inflation s’inscrit dans une tendance lourde. Les principaux facteurs explicatifs : les dérèglements climatiques, la hausse de la demande en produits alimentaires liée à l’accroissement de la population mondiale – 8 milliards, population qui s’est multipliée par 4,5 en un siècle – dans un monde de surfaces cultivables quasi-constantes et la hausse du niveau de vie dans les pays émergents.</p>



<p>Dans ce contexte d’offre contrainte et de demande sans limite, l’Afrique doit prioriser sa sécurité alimentaire par des politiques, des organisations et des infrastructures adéquates en créant les conditions propices au secteur agricole.</p>



<p>La combinaison de tensions géopolitiques, de sanctions américaines et européennes, de vision à long terme sur le dollar en raison, entre autres, de l’endettement excessif des Etats-Unis (30 000 milliards USD en 2022) et des mutations structurelles du commerce mondial, rappelle à l’Afrique trois urgences : l’accélération de son union avec une monnaie unique, la constitution d’une plateforme de paiement interbancaire continentale (l’équivalent Swift ou CIPS africain), enfin un rééquilibrage au profit de l’or dans les réserves des banques centrales.</p>



<p>C’est d’ailleurs un mécanisme de <em>«pétrole contre or»</em> qui a été utilisé entre l’Inde, la Turquie et l’Iran pour permettre à ce dernier d’exporter son pétrole.</p>



<p>Cet endettement vertigineux combiné aux volontés de dédollarisation dans plusieurs pays, par peur de sanctions et de coupure du système de paiement Swift, ne sont pas de nature à rassurer sur les performances futures des actifs en dollar.</p>



<p>Dans l’hypothèse extrême d’un abandon progressif du dollar dans les échanges internationaux et donc d’un affaiblissement de l’économie américaine – qui sera de toute façon relatif sur les cent prochaines années – une autre inquiétude juridique pourrait apparaitre pour certains créanciers, concernant l’impossibilité de poursuivre en justice les Etats-Unis en cas de répudiation de leurs dettes.</p>



<p>En effet, le 11<sup>e</sup> Amendement à la Constitution des Etats Unis prescrit que <em>«le pouvoir judiciaire des Etats-Unis ne peut mener aucun procès civil ou en équité à l’encontre de l’un des Etats des Etats-Unis intenté par un citoyen d’un autre Etat, ou par des citoyens ou sujets d’Etats étrangers»</em>. Autrement dit, l’Etat peut répudier sa dette et ne peut être poursuivi, c’est l’impunité souveraine. Il reste cependant un espoir minime pour les créanciers : les Etats du New Jersey et de Pennsylvanie n’ont jamais ratifié cet Amendement de la Constitution des Etats-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y aura-t-il une bipolarisation du monde : Occident contre Chine-Russie?</h2>



<p>Cela est peu probable. Le bras armé de l’OCDE, les Etats-Unis, sont tellement endettés, plus de 30 000 milliards de dollars US (125% du PIB), qu’il leur est difficile de faire face à une crise géopolitique majeure.</p>



<p>La Russie n’est pas une puissance économique.</p>



<p>Cependant, la Chine contrairement à la Russie, n’est pas simplement une puissance militaire, elle est aussi la deuxième économie du monde et la plus grande nation commerçante.</p>



<p>L’Occident n’a jamais connu auparavant un tel véritable concurrent : économique, technologique et militaire. Une guerre froide, avec de vieilles méthodes d’un autre siècle, ne peut être gagnée, puisque l’option militaire est suicidaire pour tous.</p>



<p>L’histoire nous apprend que c’est le changement en URSS qui avait mis fin à la bipolarisation du monde et cela avait duré plus de 40 ans. Le facteur clé est donc le temps, c’est-à-dire le temps nécessaire pour qu’un changement ou implosion se produise en Chine et cela est hors de prévision des esprits sains, pour l’usine de production mondiale qu’est la Chine.</p>



<p>Par ailleurs, la Chine et l’Occident sont intégrés économiquement, voire dépendants.</p>



<p>En 2021, les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis se sont élevés à 756 milliards de dollars, tandis que le déficit commercial entre les États-Unis et la Chine a été de 355 milliards de dollars. Quant à l’Union européenne, ses importations et exportations de/vers la Chine ont été respectivement de 472,2 et 223,3 milliards d’euros soit un déficit commercial de 248,9 milliards d’euros.</p>



<p>La Chine est le troisième partenaire commercial des Etats Unis et le deuxième de l’Union Européenne.</p>



<p>Les sanctions occidentales contre la Chine entraineraient :</p>



<p>&#8211; une hausse immédiate de l’inflation, actuellement de 7% dans les pays de l’OCDE, à laquelle s’additionnerait une hausse liée à la relocalisation des usines de production et à la réindustrialisation;</p>



<p>&#8211; une perte du stock actuel des investissements occidentaux en Chine, s’élevant à 3 500 milliards de dollars américains, à ajouter aux 600 milliards d’investissements perdus en Russie;</p>



<p>&#8211; un abandon généralisé des réserves de change en devises de pays de l’OCDE, au profit du Yuan et autres paniers de monnaies non OCDE.</p>



<p>Les éléments ci-dessus poussent à plus de retenue et de collaboration entre la Chine et l’Occident.</p>



<p>La rivalité entre l’Occident et la Chine est enracinée dans des intérêts conflictuels et dans les croyances de chacun quant à son rôle dans le monde.</p>



<p>C’est une compétition entre deux rêves : le rêve américain et le rêve chinois.</p>



<p>Le premier veut garder le leadership du monde dictant ses règles, normes et valeurs; le second conquérant et commercialement agressif, confiant dans sa force et dans sa conviction d’un déclin en cours en Occident, veut occuper l’espace qu’il croit avoir en tant que puissance montante, du moins dans son propre continent asiatique. La Chine en tant que puissance militaire et économique, voit la présence militaire des États-Unis en Asie comme une menace pour sa stabilité.</p>



<p>En plus des nouveaux soupçons d’aide militaire à la Russie, l’administration américaine accuse la Chine de subventionner des industries ciblées au détriment des entreprises américaines et étrangères, de manipuler sa monnaie pour encourager ses exportations et de réduire ses importations, de voler la technologie occidentale, de soutenir des régimes autoritaires, de vouloir s’attaquer à l’ordre international libéral en créant <em>«un monde sûr pour l’autocratie»,</em> d’avoir emprisonné un million de Ouïghours et d’autres minorités musulmanes au Xinjiang, de censurer et de poursuivre ses dissidents.</p>



<p>Dans cette confrontation, seule une Union africaine, dans le respect du droit international, peut préserver la neutralité nécessaire du continent dont plusieurs pays, au gré de leurs intérêts à court terme, pourraient aujourd’hui s’aligner sur l’un ou l’autre des blocs : Occident ou Chine/Russie. Ces tensions géopolitiques restent étrangères aux intérêts de l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y aura-t-il remise en cause de la mondialisation&nbsp;?</h2>



<p>L’avenir de l’Afrique est dans la mondialisation. Ce sont les fruits de la mondialisation qui ont permis, sur la période 1980-2020, une hausse du revenu par habitant en Chine de +4 695% et en Asie de +658%.</p>



<p>La désindustrialisation en Occident avec la baisse de la production, la hausse du chômage et la concurrence féroce des économies asiatiques semble peser contre la mondialisation dans les opinions publiques dans les pays de l’OCDE, pourtant promoteurs initiaux de celle-ci.</p>



<p>Les tensions commerciales sont apparues et un protectionnisme plus diffus s’est installé en Occident avec l’imposition de normes sociales, environnementales (pollution, OGM, pesticides…), techniques, sanitaires…</p>



<p>Les accords bilatéraux de libre-échange se sont multipliés affaiblissant de facto l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l&rsquo;Accord général sur les tarifs et le commerce (GATT) et tout mécanisme d’ouverture commerciale.</p>



<p>La mondialisation s’est accompagnée naturellement d’une fragmentation des processus de production. Par exemple, les composants d’un produit fini comme une voiture ou un téléphone sont fabriqués dans différents pays offrant des avantages de coûts salariaux, de productivité, de proximité… Et cela pose un problème pour l’efficacité supposée des embargos ou sanctions, paiements, transport… L’interdépendance devient alors un risque supposé pour les pays développés.</p>



<p>Compte tenu de cette internationalisation des processus de production, les pays développés ne peuvent pas taxer fortement, sur leurs marchés, les produits finaux censés appartenir à leurs entreprises, les rendant moins compétitives sur leurs propres marchés (exemple sur le marché américain, l’IPhone dont des composants sont fabriqués en Chine face à la concurrence du Samsung coréen).</p>



<p>Aujourd’hui, un éventuel démentiellement des chaines de production aurait un coût prohibitif pour l’économie mondiale avec une hausse certaine de l’inflation. A moins que les usines robotisées d’un futur lointain puissent remplacer l’exigence de main d’œuvre intensive.</p>



<p>Certes il y a eu une diminution de la production et de l’emploi dans les pays développés mais elle s’est accompagnée d’une baisse des prix des biens, bénéficiant à leurs consommateurs.</p>



<p>Aussi, sur les vingt dernières années, dans les pays de l’OCDE (zone Euro, Usa, UK et Japon), la part de l’emploi manufacturier dans l’emploi total n’a pas baissé <em>«fortement» –</em> comme le martèle certains discours politiques – en passant de 15% à 11%, avec une quasi-stabilisation de la part de la valeur ajoutée manufacturière (en volume) dans le PIB (en volume), à environ 13,7%.</p>



<p>La mondialisation et le multilatéralisme restent des facteurs de paix, de prospérité pour tous et de développement économique.</p>



<p>Par manque de synergies et d’organisation, l’Afrique n’a pas pu bénéficier des retombées positives de la mondialisation. Pendant que les grandes nations s’organisent les pays africains sont restés en rang dispersé, ne pouvant mutualiser leurs forces et défendre leurs intérêts dans un monde globalisé.</p>



<p>Ainsi les exportations africaines sont restées les mêmes : matières premières brutes.</p>



<p>L’Afrique a simplement <em>«profité»</em> de la croissance mondiale qui a entraîné une hausse des importations des matières premières africaines…</p>



<p>Avec une Union africaine forte, le continent aura les moyens de valoriser ses exportations en transformant ses matières premières, en mettant en place une industrie africaine pouvant générer des emplois et des retombées d’exportation colossales.</p>



<p>L’enrichissement accéléré de l’Asie avec la hausse des revenus par habitant conduira dans un proche avenir à un basculement du centre de gravité de la production mondiale vers l’Afrique et ses énormes richesses de matières premières et particulièrement des <em>«métaux critiques ou stratégiques»</em> pour le développement des technologies du futur (électronique, télécommunication, nucléaire, énergie, aéronautique, transport…).</p>



<p>Cela se fera, sans nul doute, si l’Afrique, en mutualisant ses potentialités, met en place son union et sa monnaie unique, servant pour libeller ses exportations. Un rêve africain qui est à notre portée et qui peut se réaliser, si nos dirigeants lèvent les entraves de souverainetés pour réaliser notre union, entraves d’un autre siècle, totalement irrationnelles dans un monde globalisé et qui le restera.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier, financier.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5wtosAFGeq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/26/la-decision-injustifiee-de-la-cedeao-contre-le-mali/">La décision injustifiée de la Cedeao contre le Mali</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La décision injustifiée de la Cedeao contre le Mali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/26/la-decision-injustifiee-de-la-cedeao-contre-le-mali/embed/#?secret=yBVLX2UcJh#?secret=5wtosAFGeq" data-secret="5wtosAFGeq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BXTbKgprg1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/">Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/embed/#?secret=ruZ6ZcKEz1#?secret=BXTbKgprg1" data-secret="BXTbKgprg1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1s9NEYt5pe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/">Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/embed/#?secret=xxyYTxdvY1#?secret=1s9NEYt5pe" data-secret="1s9NEYt5pe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Le redémarrage de l’économie sera lent, progressif et difficile</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/05/tunisie-le-redemarrage-de-leconomie-sera-lent-progressif-et-difficile/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/05/tunisie-le-redemarrage-de-leconomie-sera-lent-progressif-et-difficile/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Apr 2021 09:49:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Ben Gamra]]></category>
		<category><![CDATA[campagne de vaccination]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[redémarrage économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=344181</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malgré l’installation d’une troisième vague de Covid-19, aggravée par la prolifération des fameux variants, nous sommes, en Tunisie, au milieu d’une reprise économique, mais la rapidité avec laquelle elle s’installera dépendra de la capacité de notre pays à maîtriser la pandémie. Le rythme de la campagne de vaccination, qui connaît un certain retard par rapport...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/05/tunisie-le-redemarrage-de-leconomie-sera-lent-progressif-et-difficile/">Tunisie : Le redémarrage de l’économie sera lent, progressif et difficile</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Economie-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-293224"/></figure>



<p><strong><em>Malgré l’installation d’une troisième vague de Covid-19, aggravée par la prolifération des fameux variants, nous sommes, en Tunisie, au milieu d’une reprise économique, mais la rapidité avec laquelle elle s’installera dépendra de la capacité de notre pays à maîtriser la pandémie. Le rythme de la campagne de vaccination, qui connaît un certain retard par rapport aux autres pays, joueront un rôle essentiel, et l’autodiscipline sanitaire des citoyens aussi.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-344181"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-313647"/></figure></div>



<p>Près d’une année et demi après le déclenchement de la pandémie mondiale de coronavirus, qui a frappé de plein fouet des pans entiers de l’activité économique à travers le monde, un rebond se profile à l’horizon, mais la situation s’annonce difficile à court terme et ne peut s’améliorer avant la deuxième moitié de 2021, voire même en 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La pandémie a marqué nos habitudes de consommation</h3>



<p>La Chine a déjà repris ses activités à un niveau estimé entre 80 et 90% de sa capacité économique, mais les États-Unis et certains autres pays développés comme l’Italie et le Canada commencent à peine à rouvrir des pans de leur économie et, dans de nombreux cas, nul ne sait combien de temps il faudra à ces économies pour tourner de nouveau à plein régime ni ce que cela signifiera, car la pandémie a marqué nos habitudes de consommation.</p>



<p>Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait revenir aux niveaux d’avant la crise d’ici la fin de 2021, anticipe l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).</p>



<p>D’une certaine manière, le marché est en avance sur lui-même. Mais un redémarrage sera un processus lent, progressif et, à bien des égards, plus difficile.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Bien se préparer pour réussir le redémarrage</h3>



<p>En Tunisie, à court terme, les choses ne seront pas aussi bonnes qu’on aurait pu l’espérer, mais dans l’ensemble, je pense que nous sommes probablement sur la bonne voie pour voir, lentement, davantage d’éléments positifs au fil de l’année. Nous sommes au milieu d’une reprise économique, mais la rapidité avec laquelle cette reprise s’installera dépendra de la capacité du pays à maîtriser la pandémie. Le rythme de la campagne de vaccination, qui connaît un certain retard par rapport aux autres pays, joueront un rôle essentiel, et l’autodiscipline sanitaire des citoyens aussi.</p>



<p>L’important, c’est de bien nous préparer pour réussir le redémarrage de nos activités et la relance de notre économie.</p>



<p>Cette crise nous a appris à être très modestes. Personne ne sait ce qui va se passer demain. Personne n’arrive à se projeter dans l’avenir.</p>



<p>* <em>Expert-comptable, commissaire aux comptes, membre de l’Ordre des experts comptable de Tunisie.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="INFgk6jgim"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/05/le-scandale-de-la-distribution-inegale-du-vaccin-anti-covid-19/">Le scandale de la distribution inégale du vaccin anti-Covid-19</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le scandale de la distribution inégale du vaccin anti-Covid-19 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/05/le-scandale-de-la-distribution-inegale-du-vaccin-anti-covid-19/embed/#?secret=onrLwvTtiP#?secret=INFgk6jgim" data-secret="INFgk6jgim" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QsotnWzcOz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/19/miser-sur-lintelligence-artificielle-pour-relancer-leconomie-tunisienne/">Miser sur l’intelligence artificielle pour relancer l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Miser sur l’intelligence artificielle pour relancer l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/19/miser-sur-lintelligence-artificielle-pour-relancer-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=iNnl6ZHbR0#?secret=QsotnWzcOz" data-secret="QsotnWzcOz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ygXkf8C41H"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/01/economiquement-en-panne-la-tunisie-broie-du-noir/">Economiquement en panne, la Tunisie broie du noir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economiquement en panne, la Tunisie broie du noir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/01/economiquement-en-panne-la-tunisie-broie-du-noir/embed/#?secret=5Itr7bw3M3#?secret=ygXkf8C41H" data-secret="ygXkf8C41H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/05/tunisie-le-redemarrage-de-leconomie-sera-lent-progressif-et-difficile/">Tunisie : Le redémarrage de l’économie sera lent, progressif et difficile</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/05/tunisie-le-redemarrage-de-leconomie-sera-lent-progressif-et-difficile/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
