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	<title>Archives des Oilid Ben Yezza - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Oilid Ben Yezza - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Comment la Tunisie pourrait-elle se passer du FMI ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Apr 2023 11:14:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Oilid Ben Yezza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oui, la Tunisie peut se passer définitivement de l’appui du FMI. mais elle doit apprendre à révolutionner son économie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/29/comment-la-tunisie-pourrait-elle-se-passer-du-fmi/">Comment la Tunisie pourrait-elle se passer du FMI ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le plus grand service que le monde rendrait à la Tunisie serait de la laisser sombrer pour qu’elle se réveille enfin de sa torpeur ou que son président décide enfin de se passer définitivement de l’appui du FMI. Mais pour cela, il faut être inventif, et trouver le moyen de mobiliser des ressources supplémentaires pour le budget de l&rsquo;Etat. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Oilid Ben Yezza</strong> *</p>



<span id="more-7665281"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg" alt="" class="wp-image-999727" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La Tunisie sollicite un prêt du Fonds monétaire international (FMI) de 1,9 milliard de dollars, sur 4 ans et 3 tranches, environ 630 millions chacune. Cet accord devrait aussi permettre de débloquer 5 milliards d’aides financières d’autres bailleurs de fonds, que les Tunisiens rembourseront très chèrement et sur plusieurs générations.</p>



<p>Or, pour beaucoup de bailleurs, la Tunisie est un puits sans fond, d’autant qu’elle refuse de mettre en œuvre des réformes structurelles qui lui permettraient de relancer son économie et de réduire ainsi sa dépendance vis-à-vis des financements internationaux.</p>



<p>Le plus grand service que le monde rendrait à la Tunisie serait de la laisser sombrer pour qu’elle se réveille enfin de sa torpeur ou que son président décide enfin de se passer définitivement de l’appui du FMI. Mais les faits montrent le contraire&nbsp;: les négociations continuent alors que le temps ne joue pas en faveur de notre pays.</p>



<p>Dans un ancien article, j’évoquais les économistes du New deal aux Etats-Unis qui, face à la grande crise de 1929, avaient essayé d’innover dans différents domaines. Mais le gouvernement tunisien actuel n’a malheureusement ni l’imagination des économistes américains ni le courage du pragmatique président Roosevelt.</p>



<p>Les conseillers du président Kaïs Saïed ont préféré lui proposer la solution de facilité de continuer d’emprunter l’argent dont le pays a besoin, comme tout junkie accro à l’argent facile, et bien sûr, comme tout junkie sans cerveau, menacer d’aller voir d’autres dealers qui vendraient la came à de meilleurs prix. Comme si les Chinois, qui en plus de continuer à réprimer les Ouighours, font dans l’humanitaire désintéressé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6HOGQPZUD6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/26/la-tunisie-a-de-bonnes-raisons-de-rejeter-laccord-avec-le-fmi/">La Tunisie a de bonnes raisons de rejeter l’accord avec le FMI</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie a de bonnes raisons de rejeter l’accord avec le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/26/la-tunisie-a-de-bonnes-raisons-de-rejeter-laccord-avec-le-fmi/embed/#?secret=zLJgo2l7wg#?secret=6HOGQPZUD6" data-secret="6HOGQPZUD6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si seulement elle avait appliqué les conseils du Livre Rouge de Mao, qui faisait attention à chaque yuan dépensé, accélérait l’industrialisation du pays, faisait travailler les Chinois jusqu’à l’épuisement pour qu’ils se développent rapidement et prennent leur revanche sur l’Occident&#8230;, la Tunisie irait beaucoup mieux. Mais, ce gouvernement préfère nous faire passer pour des cigales qui ont besoin de l’aide humanitaire internationale pour avoir le blé pour leur couscous.</p>



<p>Comme l’avait prouvé Milton Friedman, ce sont les déficits de l’Etat qui créent l’inflation. Pour le bien des Tunisiens, il serait donc préférable d’éviter de s’endetter davantage, même si cela déplait à quelques oligarques corrompus qui tirent toujours profits de la hausse des prix.</p>



<p>Pour être constructif, nous présentons ci-dessous une dizaine de réformes qui aideraient la Tunisie à relancer son économie et que le think tank <a href="http://mukawama.com/index.php?id_cms=6&amp;controller=cms" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mukawama.com</a> avait proposées il y a 7 ans aux dirigeants tunisiens. Le chiffrage a certes évolué depuis, mais les idées restent valables. Car il est facile de trouver des gains de productivité dans une économie inefficiente qui a 100 ans de retard sur la marche du monde. Le plus compliqué est d’expliquer qu’il n’y a pas qu’une décision ou une loi miracle à promulguer mais des centaines de décisions et de lois complémentaires susceptibles de moderniser l’économie et d’augmenter les ressources de l’Etat.</p>



<p>Avec un excèdent de plus de 200,000 fonctionnaires en trop, cela est certainement une charge mais, mieux utilisées, ces ressources pourraient devenir aussi un atout.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Base de travail</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tab-1.jpg" alt="" class="wp-image-7665296" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tab-1.jpg 400w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tab-1-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tab-2.jpg" alt="" class="wp-image-7665304" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tab-2.jpg 400w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tab-2-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Source Onu</em></p>



<p>Nous présentons ci-dessus 9 mesures parmi les 300 proposées par le think tank <a href="http://mukawama.com/index.php?id_cms=6&amp;controller=cms" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mukawama.com</a> qui, selon nos estimations, pourraient rapporter à la Tunisie près de 1 milliard d’euros par an.</p>



<p>Ce think tank avait rappelé que la Tunisie devait rentrer dans une stratégie régionale avec l’Algérie. Certains investissement industriels seraient plus rentables pour une population de 50 millions d’habitants que pour de 10 millions seulement, qu’il ne servait à rien de créer des doublons industriels entre Tunisiens et Algériens mais qu’il fallait chercher des complémentarités aussi bien dans les transports (stratégie ferroviaire régionale et continentale avec les même normes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2lnrC5upwW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/26/la-tunisie-a-besoin-dun-plan-b-a-laccord-avec-le-fmi/">La Tunisie a besoin d’un Plan B à l’accord avec le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie a besoin d’un Plan B à l’accord avec le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/26/la-tunisie-a-besoin-dun-plan-b-a-laccord-avec-le-fmi/embed/#?secret=e81GkmoBI1#?secret=2lnrC5upwW" data-secret="2lnrC5upwW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Certaines de ces propositions pourraient déplaire à certains groupes mais les avantages qu’on pourrait en tirer sont supérieurs, et l’intérêt de l’Etat et du peuple tunisiens passent avant ceux de certaines castes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Taxer les importations subventionnées qu’elle soit chinoises, turques ou européennes par la PAC… à l’exception de celles qui participent à l’exportation des biens. Comme tous les économistes le savent, une subvention est une barrière douanière déguisée qui ne participe pas au libre-échange. Il faut donc remédier à cette distorsion de concurrence. Cela rendra certains biens plus chers mais cela forcera les acteurs locaux à investir dans la production agricole ou industrielle ou à pousser les étrangers à y investir en Tunisie. Mukawama.com avait estimé qu’il y avait une enveloppe de 5 milliard d’euro d’importation non essentielle, qui pourrait être taxée à 3%, soit une rentrée supplémentaire de 150 millions d’euro dans le budget de l’Etat.</li>



<li>Appliquer une taxe de 10 euros pour tous les TRE qui rentrent en Tunisie avec un passeport autre que tunisien, et appliquer cette même taxe pour les 200,000 touristes français. Les politiques se chargeront de trouver les termes diplomatiques adéquats, visa ou loi de réciprocité. Cette taxe pourrait faire rentrer entre 2 à 15 millions d’euro au budget de l’Etat.</li>



<li>Taxer provisoirement les exportations d’huile d’olive de 0,50 euro par kilogramme ou par litre. La Tunisie exporte au plus pour 200&nbsp;000 tonnes d’huile d’olive, soit minimum 100 millions d’euros supplémentaires au budget de l’Etat. Il ne faut mieux pas aller au-delà des 0,50, taxe sera provisoire (1 à 3 ans) pour ne pas créer un désavantage compétitif vis-à-vis des autre concurrents. La Tunisie pourrait se mettre d’accord avec les autres pays producteurs d’huile d’olive qui ont aussi des problèmes de dettes pour que cette taxe soit unifiée entre l’Espagne, l’Italie, l’Algérie et la Grèce.</li>



<li>Taxer les propriétaires de piscines privées et des hôtels. Une piscine privée coûte en moyenne 24&nbsp;000 dinars. Une taxe supplémentaire, qui est en soi une taxe écologique de 500 euros (soit 1700 dinars) rapporterait 50 millions d’euros pour un parc estimé à environ 100&nbsp;000. Les 200&nbsp;000 fonctionnaires en sureffectif pourraient aider à les identifier en utilisant Google Earth, rien de bien compliqué. Les doutes pourraient être confirmés par l’utilisation de petits drones civils.</li>



<li>Imposer une taxe annuelle aux terrains en zones constructibles qui sont à l’abandon ou qui n’ont pas un toit. Un minimum à 10% de la taille du terrain doit être taxé à hauteur de 15% de la valeur du terrain. Cela poussera les propriétaires à vendre ou à accélérer la construction. Les modalités pratiques devront être finalisées dans un document détaillé. Le cadastre et les mairies pourront affiner le chiffrage qui est estimé à plus de 100 000 terrains, ce qui pourrait rapporter au minimum 225 millions d’euros (base de calcul&nbsp;: valeur moyenne d’un terrain étant de 40 000 dinars). &nbsp;</li>



<li>Avec 200 000 fonctionnaires en sureffectif, une formation adéquate pourrait aider les tribunaux à accélérer les décisions concernant les affaires d’héritage. Nous connaissons tous des cas de terrains et maisons qui attendent des décisions judiciaires depuis plus de 5 ans. Une accélération des décisions avec une taxe de 5% supplémentaire sur la valeur des biens pourrait apporter encore quelques dizaines de millions d’euros. Le ministère de la Justice pourrait affiner ce résultat, selon les dossiers en attente et la valeur des biens.</li>



<li>Amende minimum de 500 euros (ou saisi du véhicule) pour tout contrôle d’alcoolémie ou de drogue positif. Comme dans certains Etats américains le taux doit être quasi nul. En extrapolant les données de la sécurité routière française à savoir le nombre et le pourcentage de cas positifs en un an sur une population de 70 millions d’habitant. Il pourrait y avoir 600 000 cas positifs par an en Tunisie, ce qui rapporterait au budget 300 millions d’euros supplémentaires.</li>



<li>Comme dans certains Etats, l’autorisation de la culture du cannabis et du chanvre à des fins médicale, pour l’usage local et l’exportation, pourrait rapporter au minimum 100 millions d’euros supplémentaires au budget de l’Etat.</li>



<li>Appliquer les sanctions françaises pour le dégazage en Méditerranée jusqu’à 1&nbsp;million d’euros pour un rejet illicite simple et 10 ans d&#8217;emprisonnement et 15&nbsp;millions d&rsquo;euros d&rsquo;amende. Ce qui rapportera jusqu’50 millions d’euro par an au budget de l’Etat.</li>



<li>Autoriser les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) à importer jusqu’à 7 voitures âgées entre 5 et 9 ans en imposant une taxe supplémentaire de 500 euros, et dans la limite de 40&nbsp;000 voitures par an, ce qui permettrait de faire rentrer 20 millions d’euros supplémentaire au budget. Pour ne pas léser les importateurs de voitures neuves, un bonus à la casse pourra être mis en place qui permettra de faire baisser le prix des voitures, rajeunir le parc automobile, baisser la consommation d’essence et créer de nouveaux emplois dans le recyclage et les fonderies industrielles qui sont en manque de matières premières peu cher.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uF2YyJYog2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/">La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/embed/#?secret=Sk1efZWH8Z#?secret=uF2YyJYog2" data-secret="uF2YyJYog2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En mettant en œuvre ces propositions de lois, l’Etat pourrait récupérer près d’un milliard d’euros annuellement, encore faut-il que l’administration se montre efficace et que les mesures prises soient appliquées avec la célérité et la rigueur requises.</p>



<p>Le Think tank mukawama.com avait suggéré près de 300 projets de lois qui permettraient de rattraper le retard économique, fiscal, industriel et financier de la Tunisie. Elles concernent la fusion et restructuration des banques étatiques, le marché de l’or, le marché monétaire… Sans parler de la lutte contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle qui pèsent sur l’économie tunisienne.</p>



<p>Ces suggestions sont certes discutables, ainsi que leurs chiffrages et impacts espérés, mais il vaut mieux chercher de nouvelles pistes que de se contenter de s’enfoncer dans celles qui ne mènent nulle part, d’autant que le statu quo, qui bénéficie à certains, est en train de pénaliser 12 millions de Tunisiens.</p>



<p><em>* Financier diplômé de la New York University travaillant depuis 20 ans au Luxembourg. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/29/comment-la-tunisie-pourrait-elle-se-passer-du-fmi/">Comment la Tunisie pourrait-elle se passer du FMI ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Blanchiment d’argent : la France lave plus blanc !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/blanchiment-dargent-la-france-lave-plus-blanc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 10:23:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France permet toujours à des dictateurs africains d’investir dans les grandes rues parisiennes l’argent spolié à leurs peuples ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/blanchiment-dargent-la-france-lave-plus-blanc/">Blanchiment d’argent : la France lave plus blanc !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La France, qui n’est pas irréprochable en matière de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, est candidate pour abriter la nouvelle Autorité européenne de lutte contre le blanchiment (Amla). Les dictateurs du tiers-monde peuvent se frotter les mains : ils pourront continuer à voler leurs peuples en bénéficiant d’une couverture politique européenne !</em></strong></p>



<p>Par <strong>Oilid Ben Yezza</strong> *</p>



<span id="more-5844793"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg" alt="" class="wp-image-999727" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Nous avons été surpris d’apprendre que la France veut héberger la future Autorité européenne de l’Amla, qui aura vocation d’assurer une application homogène dans l’Union européenne des réglementations de lutte anti-blanchiment d’argent, et ce, pour l’ensemble des secteurs économiques (opérateurs immobiliers, notaires, casinos…).</p>



<p>Coïncidence&nbsp;: quelques semaines auparavant, la France avait mis en vente une pièce d’or de valeur faciale garantie de 2500€. Mieux que le billet de 500€, cette pièce servira sans doute à tous les <em>«blanchisseurs»</em> à travers le monde, en particulier en Afrique.</p>



<p>Beaucoup de pays dans le monde, dont la Tunisie, restreignent à leurs ressortissants l’exportation de devises. Par exemple, un Tunisien ne peut échanger en devises qu’une somme équivalente à 6000 dinars &nbsp;censés couvrir ses dépenses lors de ses séjours à l’étranger. Ce montant de 1800€ est ridicule pour les étudiants qui doivent rester toute l’année dans le pays d’accueil ou encore pour les hommes d’affaires.</p>



<p>La pièce magique mise en vente par la France, qui n’est pas nominative, est échangeable directement à la Banque de France. Facilement dissimulable dans les poches et les valises, elle permettra à n’importe quel trafiquant ou contrebandier de se soustraire aux règles douanières des pays africains. Pensez-vous que Monnaie de Paris n’a pas conscience de cela&nbsp;?</p>



<p>Et si on regardait de plus près ce que la France permet en matière de blanchiment d’argent&nbsp;?</p>



<p>Les produits de luxe, sacs de marque, montres et autres tableaux de maîtres ne permettent-ils pas des gains substantiels en tant qu’investissements&nbsp;?</p>



<p>La principauté de Monaco qui, selon le rapport de l’Assemblée nationale française de 2000, se caractérise par la prolifération et l’opacité des sociétés offshore, une déontologie bancaire à géométrie variable, des pratiques prolongées de blanchiment par les jeux, une coopération judiciaire internationale difficile&#8230;, n’a-t-elle pas longtemps attiré les oligarques de Russie et d’autres pays encore&nbsp;?</p>



<p>Les choses ont-elles changé au cours des dernières semaines&nbsp;?</p>



<p>Pour rappel, la Tunisie avait été inscrite sur la liste grise du Groupe d&rsquo;action financière (Gafi) qui siège en France. Maintenant que, dans l’affaire libyenne, on sait que certains hommes politiques de premier rang s’y baladaient avec des valises pleines d’argent ou des tableaux de maîtres, on comprend mieux l’intérêt pour la France d’abriter une institution comme l’Amla.</p>



<p>C’est d’ailleurs grâce en partie au billet de 500€ numéroté dédié à la Libye que les juges français ont pu remonter la piste de l’argent sale ayant afflué de ce pays nord-africain.</p>



<p>On vous laisse imaginer comment ces pièces d’or d’une valeur de 2500€ émises récemment par la France peuvent-elles nuire au travail de la police et de la justice&nbsp;!</p>



<p>Quand on se rappelle aussi comment Jérôme Cahuzac, ancien ministre français du Budget (2012-2013) et ancien responsable de la lutte contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale, accusé lui-même d’évasion fiscale, a pu passer en travers des lois, on est en droit de s’interroger sur l’éthique de la candidature de la France pour héberger la future Amla. Alors que le monde adopte les normes ESG, ne voilà-t-il pas que ce pays permet toujours à des dictateurs africains d’investir dans les grandes rues parisiennes l’argent spolié à leurs peuples ?</p>



<p>Certains diront que rien n’empêche l’Afrique de concurrencer l’Europe en matière de blanchiment d’argent, et d’adopter la voie de développement économique et financier suivie par la Suisse, l’Irlande et bien d’autres paradis&nbsp; fiscaux. Encore faut-il que les grandes puissances de ce monde leur en laissent la possibilité&nbsp;!</p>



<p>Il reste à s’interroger&nbsp;: pourquoi cette candidature française à abriter l’Amla alors qu’elle abrite déjà le Gafi? Il serait peut-être utile que l’Europe applique la règle de la séparation des pouvoirs entre le Gafi et cette nouvelle institution, et pourquoi pas mettre son siège à Francfort ou à Rome, d’autant que l’Italie a montré sa compétence dans la lutte anti-mafia jusqu’à y perdre deux juges.</p>



<p>Quand on sait que le tiers de la richesse des pays africains est détenue en offshore et que les pays en développement perdent 156 milliards de dollars par an par le biais de l’évasion fiscale, on pourrait estimer que l’installation du siège de l’Amla dans un pays africain ne serait pas une idée totalement saugrenue.</p>



<p>On pourrait aussi penser que certains pays hors influence française seraient encore plus motivés par le travail dans ce domaine, ou que le siège de l’Amla serait beaucoup mieux à Oslo qu’à Paris, surtout quand on voit le niveau de corruption de l’Europe dans ses relations avec certains pays, dont le Qatar.</p>



<p>L’Afrique doit se réveiller et prendre son destin en main. Personne ne se battra pour elle. Des institutions comme le Gafi ou l’Amla ne servent, peut-être, qu’à des règlements de comptes politiques ou des moyens de pression politique, sans plus.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dZNCWOXdOX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/">La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/embed/#?secret=D5CkT9bfLh#?secret=dZNCWOXdOX" data-secret="dZNCWOXdOX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Tunisie : pourquoi Kaïs Saïed doit-il changer de gouvernement ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 10:59:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Oilid Ben Yezza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Saïed cherche à gagner du temps alors que le temps est son pire ennemi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/22/tunisie-pourquoi-kais-saied-doit-il-changer-de-gouvernement/">Tunisie : pourquoi Kaïs Saïed doit-il changer de gouvernement ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De valeureux guerriers carthaginois, nos dirigeants nous ont transformés en mendiants. Bien sûr, la responsabilité première est celle de Nidaa, Ennahdha et tous ceux qui ont participé au pillage du pays depuis 2011. Mais la démocratie est-elle le problème ou ce sont plutôt les hommes qui l&rsquo;ont dévoyée ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Oilid Ben Yezza</strong> *</p>



<span id="more-4599448"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg" alt="" class="wp-image-999727" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Socrate considérait le vote comme une compétence acquise par la connaissance, la sagesse, dans la gestion d’un pays. Il évoque l’exemple de la Nef des fous, qui est pilotée par le marin le plus fort, sauf qu’il est légèrement sourd. Chaque marin croit qu’il a le droit de diriger, bien qu’ils n’aient tous aucune formation et pensent que la navigation ne peut pas être enseignée. Alors ils droguent le capitaine, se révoltent contre lui et prennent le contrôle du navire, après quoi ils se mettent à boire et à manger et épuisent leurs provisions. </p>



<p>Erigeant le plus populaire d’entre eux au poste de capitaine, ils ne se demandent même pas s’il est qualifié pour le rôle, ou s’ils devraient choisir quelqu’un qui est attentif aux vents, aux étoiles et aux saisons. Ils ne comprennent pas <em>«l’union de l’autorité avec l’art du bouvillon»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cherche bon timonier désespérément</h2>



<p>Socrate pense que le pilote véritablement compétent serait considéré comme un bon à rien dans ce système mal géré. De la même manière, il croit que la démocratie conduirait les gens à choisir des dirigeants populaires mais non qualifiés, tandis que les dirigeants qualifiés seraient marginalisés …</p>



<p>Quand un homme est malade, qu’il soit riche ou pauvre, il doit aller chez le médecin, et celui qui veut être bien gouverné doit opter pour celui qui en est réellement capable. </p>



<p>Le dirigeant ne peut pas être légitimé par l’opinion de la majorité (opinion souvent erronée et manipulée en raison de l’ignorance de la population en matière politique et de l’achat des votes), puisque personne n’acquiert la science politique par le simple fait d’être choisi par la majorité. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mbhTdP01V9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/">La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/embed/#?secret=6474Q3yz41#?secret=mbhTdP01V9" data-secret="mbhTdP01V9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Un peuple dopé par la société de consommation et n’ayant même pas les moyens d’assouvir son envie d’accumulation ne peut être assez sage pour choisir un dirigeant. Ce peuple ne souhaite qu’être acheté, en dinars, en paniers de pâtes et en tablettes de chocolat.</p>



<p>Il est donc facile de conclure que Socrate a vu juste, que la démocratie sans croissance, sans pouvoir d’achat et sans sagesse collective atteint vite ses limites et cède la place l’anarchie, à l’oligarchie ou à la tyrannie.</p>



<p>Maintenant, lorsque l’on considère combien il est difficile de conserver un État nouvellement conquis, on peut s’étonner des choix de Kaïs Saïed, même s’il a été logique avec lui-même en s’entourant de personnes de confiance dans un environnement de corruption et de terrorisme.</p>



<p>La phase de stabilité sécuritaire actuelle est peut-être une réussite qu’il faut lui reconnaître mais le peuple souhaite plus, en retrouvant la base de la pyramide de Maslow, qu’il avait connue sous Ben Ali ou Bourguiba, à savoir un développement économique minimum qui permette aux citoyens de travailler dans leur pays. Et pour cela, il n’a pas besoin de proches incompétents mais de compétences introuvables dans le premier cercle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les incompétents à la manœuvre</h2>



<p>Ce n’est pas une chose de peu d’importance pour un dirigeant que le choix de ses ministres, qui sont bons ou mauvais selon qu’il est plus ou moins sage lui-même. Aussi, quand on veut apprécier sa capacité, c’est d’abord à travers les personnes de son entou­rage que l’on en juge. Si celles-ci sont fidèles et habiles, on présume toujours qu’il est sage lui-même, puisqu’il a su discerner leur habileté et s’assurer de leur fidélité; mais on en pense tout autrement si ces personnes s’avèrent fidèles mais peu habiles sinon médiocres.</p>



<p>Machiavel distinguait&nbsp;<em>«trois ordres d’esprit, savoir : ceux qui comprennent par eux-mêmes, ceux qui comprennent lorsque d’autres leur démontrent, et ceux enfin qui ne comprennent ni par eux-mêmes, ni par le secours d’autrui. Les premiers sont les esprits supérieurs, les seconds les bons esprits, les troisièmes les esprits nuls. Si Pandollo n’était pas du premier ordre, certainement il devait être au moins du second, et cela suffisait; car un prince qui est en état, sinon d’imaginer, du moins de juger de ce qu’un autre fait et dit de bien et de mal, sait discerner les opérations bonnes ou mauvaises de son ministre, favoriser les unes, réprimer les autres, ne laisser aucune espérance de pouvoir le tromper, et contenir ainsi le ministre lui-même dans son devoir… Quand le prince et le ministre sont tels que je le dis, ils peuvent se livrer l’un à l’autre avec confiance : s’ils ne le sont point, la fin sera également fâcheuse pour tous les deux.»</em></p>



<p>En Tunisie, je doute que les citoyens ont une affection particulière pour leurs ministres ou tous ceux qui passent à la TV. Les Tunisiens savent très bien que la majorité de ces show-men veulent la place du calife pour leur enrichissement personnel et en aucun cas être se mettre au service du peuple. Or, le bilan économique de Saïed après deux ans et demi de règne, c’est la faillite du pays et plus d’endettement pour la future génération.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5vMIBt1fAw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/27/tunisie-il-nest-pas-trop-tard-pour-kais-saied-de-trouver-son-eleanor/">Tunisie : Il n&rsquo;est pas trop tard pour Kaïs Saïed de trouver son Eleanor</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Il n&rsquo;est pas trop tard pour Kaïs Saïed de trouver son Eleanor » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/27/tunisie-il-nest-pas-trop-tard-pour-kais-saied-de-trouver-son-eleanor/embed/#?secret=VYNxcZdahp#?secret=5vMIBt1fAw" data-secret="5vMIBt1fAw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il y a des dizaines de solutions pour trouver les quelques milliards dont on a besoin sans faire appel au Fonds monétaire international (FMI). Si on ne sait pas s&rsquo;y prendre soi-même, on fait appel à ceux qui savent</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le FMI punit la cigale que nous sommes</h2>



<p>Les responsables en place veulent garder à tout prix leurs privilèges de ministres, salaires et avantages divers… mais ils oublient aussi que le peuple demandera un jour leur tête, lorsqu’il ne trouvera plus ni farine ni sucre ni essence.</p>



<p>Le FMI n’est pas là pour aider mais pour punir la cigale que nous sommes. Ses actionnaires européens et états-uniens vont bénéficier d’intérêts de 4% payés par les Tunisiens. </p>



<p>Les 1,9 milliard de dollars qui seront accordés ne seront pas destinés à l’investissement, à la création de richesses, à la délocalisation d’usines dans notre pays parce que nous serions plus proche d’une source de gaz (l’Algérie)… Non, l’argent du FMI va encore bénéficier aux importateurs de produits chinois, européens et autres, et aux Algériens, qui nous vendront leurs hydrocarbures.</p>



<p>Il est peut-être temps de revoir tous les accords commerciaux, surtout avec l’Union européenne qui met tant de barrières phytosanitaires, écologiques et autres devant nos exportations et nous empêche de faire de même vis-à-vis de leurs produits.</p>



<p>La Tunisie doit être reformée au niveau microéconomique, mais ce travail d’analyse et de proposition, le FMI n’a pas envie de faire. Or, c’est là que réside le cœur du problème pour notre économie : le cadastre n’est pas au point; les décisions de justice pour les litiges prennent des années privant l’Etat de précieux revenus; les lois douanières sont totalement obsolètes et se contredisent les unes les autres paralysant l’import et l’export; il y a des milliers de lois à revoir mais personne n’a assez de courage pour lancer les réformes nécessaires.</p>



<p>Le choc pétrolier de 1973 à mis 12 à 18 mois à se faire sentir partout dans le monde, or, aujourd’hui, la Tunisie est déjà en difficulté alors que le monde n’est pas encore en récession.</p>



<p>Attendre tous ces mois pour finalement signer ce faible accord avec le FMI montre la médiocrité intellectuelle des négociateurs tunisiens. Et croire que la cheffe du gouvernement va réussir à collecter les financements nécessaires auprès des pays du Golfe et de l’ancienne puissance coloniale, c’est faire preuve de grande naïveté.</p>



<p>Les Etats étrangers ne sont pas des enfants de chœurs. Et dès qu’il s’agit d’argent, ils n’ont plus de cœur. Ils parlent guerre, stratégie, bénéfices immédiats, etc.</p>



<p>Le président Saïed cherche à gagner du temps alors que le temps est son pire ennemi. Il faut faire vite, courir plus vite que les marchés, réformer rapidement et anticiper les mauvaises notations des agences. Mais il n’a toujours pas compris que le temps c’est de l’argent et, qu’entretemps, l’argent même des Tunisiens risque de partir à l’étranger.</p>



<p><em>* Financier diplômé de la New York University travaillant depuis 20 ans au Luxembourg.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&#8217;inflation ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 09:47:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[Oilid Ben Yezza]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espérons que la récession qui s'installe dans notre pays aidera à calmer les ardeurs des Tunisiens, qui produisent peu et mal, et veulent consommer comme des Américains ou des Européens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/">La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Espérons que la récession qui s&rsquo;installe dans notre pays aidera à calmer les ardeurs des Tunisiens, qui produisent peu et mal, et veulent consommer comme des Américains ou des Européens. Espérons aussi qu’elle permettra certaines remises en question et des réformes qui relanceront la compétitivité des entreprises exportatrices et, après une période de chômage des entreprises importatrices, impulseront à nouveau la machine de l’investissement, de l’emploi, de l’exportation et des salaires, et réduiront les flux de la migration.</em></strong> </p>



<p>Par <strong>Oilid Ben Yezza</strong> *</p>



<span id="more-4239795"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg" alt="" class="wp-image-999727" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>James Madison disait que <em>«le véritable pouvoir, celui qui procure la richesse de la nation, doit demeurer entre les mains des&nbsp;êtres les plus capables&nbsp;et que la première et principales responsabilité du gouvernement est de maintenir la minorité fortunée à l’abri de la majorité».</em></p>



<p>Ainsi, la logique voudrait que tout gouvernement établit toujours les lois dans son propre intérêt, la démocratie, des lois démocratiques, la monarchie, des lois monarchiques, l’oligarchie des lois oligarchiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces oligarques qui nous appauvrissent !</h2>



<p>Soyons simple afin qu’un maximum de Tunisiens puissent comprendre pourquoi le pays est dans cette situation. L’oligarchie est un gouvernement ou plutôt des gouvernements successifs où le pouvoir est détenu par un petit groupe de familles qui forment la classe dominante.</p>



<p>Ainsi, dans le passé, nous avions deux grandes familles dominantes, les Ben Ali et les Trabelsi qui mettaient au pas et volaient les autres familles bourgeoises, souvent à la tête de <em>«grandes»</em> entreprises tunisiennes.</p>



<p>Il existe deux types d’oligarchie&nbsp;: l’institutionnelle et celle de fait. Nous avons en Tunisie la première, à savoir un régime politique dont les lois ne réservent le pouvoir et le business qu’à une minorité de citoyens. Ainsi, nous avons eu des ministres et des députés dont les familles ont des business d’importation de voitures, d’équipements divers et de produits agroalimentaires … d’autres, proche d’Etats étrangers,&nbsp; tels que le Maroc , la France ou la Turquie … qui se sont servis de leur poste de ministre ou de député pour permettre l’implantation de franchises commerciales en échange de commissions. La seule valeur ajoutée de ces entreprises étrangères est d’exporter nos devises vers les maisons mères à l’étranger.</p>



<p>Historiquement, soit les oligarques s’enrichissent soit c’est l’Etat. Pensez-vous vraiment que ces ex-hommes politiques ou actuels ont un intérêt à promouvoir le Made in Tunisie comme la France promeut le Made in France et les USA le made in US ?</p>



<p>Certains appelleront cela du lobbying, mais quand l’intérêt d’une minorité est contre l’intérêt général cela s’appelle de la trahison.</p>



<p>Ainsi, nous n’avons pas ou peu d’hommes politiques intègres éclairés, suffisamment payés et travaillant pour l’intérêt du peuple, mais des hommes politiques voraces qui ne travaillent que pour leurs propres intérêts ou ceux de leurs familles.</p>



<p>La richesse de millions de Tunisiens, qui se fatiguent tous les jours, se retrouvent donc concentrée dans les mains de ces familles et les lois qui remettraient en cause les monopoles de ces familles importatrices, destructrices de l’industrie tunisienne ne sont et ne seront pas votées. Les présidents ou ministres changent mais rien ne change pour ces familles, grandes gagnantes de la pseudo-révolution.</p>



<p>Nous avons actuellement les pires hommes politiques et homme d’affaires, certains manipulant des appels d’offres pour le compte d’entreprises étrangères se gavant sur le dos des travailleurs locaux.</p>



<p>Ces familles souhaitent le libéralisme quand il s’agit de piller l’Etat mais refusent la concurrence libre et parfaite des nouveaux entrants qui souhaitent créer des sociétés et prospérer comme eux.</p>



<p>En effet, cette oligarchie a trouvé le moyen de mettre des freins à la concurrence, par le biais de freins administratifs et bureaucratiques pour qu’elle reste la seule à exporter ou importer (avec des capitaux minimums, des certifications compliquées, des paperasses administratives extrêmement longues ou nécessitant le recours à la corruption …) Tout est compliqué pour empêcher de concurrencer les acteurs déjà en place.&nbsp; Le capitalisme nécessite un laissez-faire laissez-passer total.&nbsp;</p>



<p>Les lois actuelles facilitent l’importation et compliquent l’exportation, alors que tous les pays du monde font l’inverse sous couvert de normes écologiques, d’équité, de boycottage…</p>



<p>Ces lois et ces familles détruisent l’économie tunisienne augmentant ainsi le déficit de la balance commerciale, des paiements, les faillites d’industriels locaux, augmentant le chômage et autre baisse de compétitivité…</p>



<p>D’une famille de président corrompu qui mettait au pas les grandes familles possédantes, nous sommes passés à la corruption généralisée de l’ensemble de ces familles qui se servent de la politique pour leurs business. Comme tout le monde le sait certains de leurs membres ou obligés étaient ministres, députés et chefs de partis.</p>



<p>Ainsi donc, chaque oligarque regardant son voisin et voulant l’imiter, ils ont bientôt rendu le peuple à leur image&nbsp;: cynique et partisan du moindre effort. Ils ne doivent leur richesse qu’à la lâcheté de ce dernier.</p>



<p>Ainsi l’avarice de ces familles n’a d’égal que leur cupidité&nbsp;: elles n’ont pas compris qu’il fallait nourrir ce peuple tunisien pour pouvoir le tondre. Par stupidité, elles l’ont appauvri et il se retournera contre eux et exigera la restitution de leur argent caché à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pouvoir exécutif hors du coup</h2>



<p>Passons maintenant à la médiocrité d’un président honnête, Kaïs Saïed pour ne pas le nommer, qui a horreur de la corruption et est animé de bons sentiments envers les peuples opprimés de Palestine et du Sahara occidental, mais qui est incapable d’identifier ceux-là même qui pourront l’aider dans sa croisade.</p>



<p>A ses côtés, une Première ministre, Najla Bouden, qui de l’Arabie saoudite à la France, va quémander de nouveaux prêts et de nouveaux investissements dans son pays qui a 50 ans de retard en matière législative.</p>



<p>Les lois douanières, fiscales, relatives au cadastre… sont obsolètes. Il y a tout un Etat à rebâtir et madame va parader en France au lieu de réexaminer les lois de son pays pour les actualiser et les doter de l’efficacité requise. Il y a plus à faire en croissance interne en réduisant le déficit de la balance commerciale et des paiements qu’en cherchant des revenus supplémentaires qui vont être gaspillés.</p>



<p>Il y a six ans le blog Mukawama.com avait déjà présenté des centaines d’exemples de lois à modifier ou à promulguer.</p>



<p>Et que dire de&nbsp;Noureddine Taboubi, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui est content d’avoir obtenu un accord pour l’augmentation du Smig. Il fait croire aux adhérents à la centrale syndicale qu’il défend leurs intérêts alors que, par son incompétence ou complaisance, il les sacrifie en échanges d’une augmentation de 3 à 5% des salaires de 2023 à 2025, alors que l’inflation officielle est de 8,6% (à fin août dernier). Il ne faut pas être un génie pour comprendre que cela contribuera à l’appauvrissement du peuple, sans oublier que l’UGTT donne sa caution aux conditions du FMI sur la privatisation de certaines entreprises publiques, la levée des politiques de subvention, le paiement des dettes rubis sur ongle et la hausse de la pression fiscale qui tuera l’économie …</p>



<h2 class="wp-block-heading">Payer plus pour appauvrir plus !</h2>



<p>Payez plus pour vous appauvrir plus et hypothéquer l’avenir de plusieurs générations&nbsp;! Il est normal aujourd’hui que même ceux qui ont un travail préfèrent émigrer.</p>



<p>Une grande majorité des pays qui ont eu recours au FMI ont subi des difficultés plus grande que si elles n’avaient pas fait appel à cette instance, croyez-vous qu’avec tous ces génies à la tête du pays, cela sera diffèrent&nbsp;pour la Tunisie ?</p>



<p>De l’Amérique latine en Afrique, le FMI n’a pas brillé par ses succès, certains des qui ont eu recours à lui subissent le pillage de leurs ressources par des multinationales, abandonnent leur souveraineté politique et économique, reviennent à une situation pire que celle ayant prévalu avant la colonisation.</p>



<p>Pour un prêt d’à peine quelques milliards de dollars qu’on aurait facilement trouvé dans l’économie tunisienne, le gouvernement et l’UGTT sont prêts à brader la Tunisie. Quel honte&nbsp;! C’est le signe de notre incompétence &nbsp;et de notre impuissance collective à réformer notre pays.</p>



<p>Il y a pourtant des solutions pour trouver ces quelques milliards sans l’aide du FMI mais il est plus facile d’aller courir chez son banquier pour demander un crédit que de réduire son train de vie et travailler davantage.</p>



<p>Dans un pays où un dollar de dette crée quatre dollars d’inflation, est-ce que ces milliards changeront quelque chose à la structure de la consommation ou de la balance commerciale du pays&nbsp;? NON&nbsp;! Ces milliards vont continuer à nourrir les mêmes oligarques, qui continueront de piller le pays par les franchises … Il va sans dire que l’argent des préteurs institutionnels internationaux sera remboursé par les impôts et l’inflation, c’est-à-dire par la baisse du pouvoir d’achat, de la consommation et de l’investissement.</p>



<p>Est-ce que les salaires des douaniers, professeurs, fonctionnaires, ou les revenus des boulangers, bouchers et &nbsp;paysans… sont suffisant pour nourrir une famille&nbsp;? Même deux salaires ne suffisent plus à un foyer moyen.</p>



<p>Alors, c’est la porte ouverte au système D et à petite corruption&nbsp;: certains, en échange d’un billet, ferment les yeux sur tel ou tel acte&nbsp;illicite; d’autres réduisent les quantités et la qualité des produits vendus; d’autres vendent leurs produits au marché noir; et chacun essaie de s’en sortir même si c’est de manière illégale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les voies de l’anarchie</h2>



<p>L’exemple de l’agriculteur tunisien est assez parlant : il subit les hausses des engrais, des carburants et autres intrants… et voit ses coûts de production monter au ciel, sans que l’Etat ne trouve la solution pour sauver des filières agricoles entières aujourd’hui menacées. Pis encore, il importe son blé et autres produits agricoles pourtant produits en Tunisie, poussant ainsi les agriculteurs vers le marché noir, détruisant ainsi l’agriculture nationale et mettant des milliers de personnes au chômage ou les poussant à l’émigration.  </p>



<p>L’inflation, quand elle n’est pas maîtrisée, mène irréversiblement à l’anarchie, au populisme et au nationalisme bébête, lesquels mènent à la destruction des Etats, la république de Weimar en est un bon exemple.</p>



<p>Comme disait Milton Friedman (prix Nobel d’économie), un budget en déficit, ce qui est le cas pour la Tunisie, crée de l’inflation, car l’argent ne va pas dans l’investissement, mais dans les salaires des fonctionnaires, lesquels, en Tunisie, sont aussi nombreux qu’improductifs. Mal payés, du fait de leur surnombre même, ils se tournent vers le travail au noir pour gagner un deuxième revenu. C’est le cercle vicieux et sans fin de la déchéance…</p>



<p>Friedman écrivait aussi&nbsp;: <em>«Le seul remède à l’inflation consiste à maîtriser les dépenses. Il n’y a aucun moyen de ralentir l’inflation qui n’implique pas une augmentation transitoire du chômage et une réduction transitoire du taux de croissance de la production. Mais ces coûts seront bien inférieurs à ceux qui seront encourus en permettant à la maladie de l’inflation de faire rage sans contrôle.»</em></p>



<p>Il faut bien comprendre que même ce prix Nobel d’économie, fervent défenseur du libéralisme, avait remis en cause la politique macro du FMI. Cette organisation n’a pas la moindre idée des difficultés micro économiques du pays et se concentre sur la partie la plus facile de l’analyse à savoir la macro (inflation, croissance, chômage, privatisation…). Comment ses experts se permettent-ils de donner des conseils alors que les fondations économiques du pays sont totalement faussées par la corruption et une bureaucratie qui casse l’initiative et détruit la concurrence&nbsp;?</p>



<p>Accepter l’aide du FMI ne servira qu’à enrichir les mêmes prêteurs institutionnels étrangers et les &nbsp;mêmes importateurs locaux.</p>



<p>Espérons que la récession aidera à calmer les ardeurs des Tunisiens, qui produisent peu et mal et veulent consommer comme des Américains ou des Européens. Espérons qu’elle permettra certaines remises en question et des réformes qui relanceront la compétitivité des entreprises exportatrices et, &nbsp;après une période de chômage des entreprises importatrices, impulseront à nouveau la machine de l’investissement, de l’emploi, de l’exportation et des salaires, et réduiront les flux de la migration.</p>



<p>L’histoire humaine, du Moyen Âge à nos jours, est remplie d’exemples de pays en quasi faillite qui se sont redressés. Si ce gouvernement tunisien ne sait pas faire, qu’il démissionne et laisse la place à ceux qui savent ! Qu’il laisse les financiers compétents gérer le pays, transformer les dettes en rentrées d’argent et en croissance ! Qu’il dégage avec ses économistes incompétents et englués dans des dogmes d’un autre temps.</p>



<p><em>* Financier diplômé de la New York University travaillant depuis 20 ans au Luxembourg.</em> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/24/la-tunisie-pourra-t-elle-sortir-du-cercle-vicieux-de-linflation/">La Tunisie pourra-t-elle sortir du cercle vicieux de l&rsquo;inflation ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Il n&#8217;est pas trop tard pour Kaïs Saïed de trouver son Eleanor</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2022 11:17:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour être un bon chef d&#8217;Etat, il ne suffit pas d’être honnête, franc et courageux; il faut aussi avoir une vision et de l’imagination. A l&#8217;indépendance de la Tunisie, Habib Bourguiba n’était pas un spécialiste en économie ou en finance, mais il vit comment Franklin Roosevelt essaya de relancer son pays. Il acquit une conviction...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour être un bon chef d&rsquo;Etat, il ne suffit pas d’être honnête, franc et courageux; il faut aussi avoir une vision et de l’imagination. A l&rsquo;indépendance de la Tunisie, Habib Bourguiba n’était pas un spécialiste en économie ou en finance, mais il vit comment Franklin Roosevelt essaya de relancer son pays. Il acquit une conviction de ce que son propre pays devait être (voir la lettre de Bourguiba à Roosevelt datant de 1943). Il comprit aussi qu’un pays viable devait avoir des réserves d’or et peu de dette. L&rsquo;actuel président tunisien, Kaïs Saïed, n&rsquo;est malheureusement pas dans ce même état d&rsquo;esprit…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Oilid Ben Yezza</strong> *</p>



<span id="more-999714"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg" alt="" class="wp-image-999727" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Mais d&rsquo;abord qu’avait fait Roosevelt pour son pays ?</p>



<p>La comparaison entre les Etats-Unis sous Roosevelt et la Tunisie actuelle montre que leurs situations sont plus proches qu&rsquo;on le pense.</p>



<p>Après la crise de 1929, Roosevelt devait redresser un pays détruit économiquement mais aussi climatiquement. Des régions de l’Etat de l’Oklahoma à l’est du pays étaient devenues des déserts aussi arides que les régions du sud tunisien. Des familles sans aucune récolte et sans argent allaient connaître la famine.</p>



<p>Roosevelt ne resta pas sourd à ces tragédies qui frappaient son pays. Dans un pays soumis à l&rsquo;ordre libéral, il comprit très vite que l’Etat devait intervenir, être à la manœuvre, recréer les bases d’une économie solide, investir dans les routes, les chemins fer, les infrastructures, une énergie peu cher pour aider les entreprises à être plus compétitives.</p>



<p>Sept Etats, chacun plus grand que la Tunisie, n’avaient même pas d’électricité&nbsp;et peu d’infrastructures, des situations pires que nos régions intérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">15 mesures en 15 jours</h2>



<p>Pour mener à bien les réformes économiques envisagées, il s’entoura d’un groupe d&rsquo;économistes, jeunes et imaginatifs, tels que Moley ou Tugwell, Hopkins… (le Brain Trust cabinet).</p>



<p>Malgré qu’il fut traité de communiste par de puissant opposant, Roosevelt mit au pas des ennemies plus puissants qu’Ennahdha actuellement en Tunisie, tel que la Ligue de la liberté (les plus puissants oligarques et hommes d’affaires du pays), la NRA (National recovery administration), la Cour Suprême, et développa même le syndicalisme américain en échange de la création d&#8217;emplois et d&rsquo;un soutien patriotique pour son programme. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) devrait y méditer au lieu de se contenter de s&rsquo;opposer à toute initiative venant des autorités.</p>



<p>Roosevelt est resté attaché à l’orthodoxie budgétaire mais il fût incroyablement ouvert à une politique et des idées nouvelles et expérimentales. Sa communication était au point: 15 mesures en 15 jours; il a donné plus de pouvoir aux salariés, soutenu les artistes (théâtre, cinéma&#8230;), pris des mesures sociales qui ont fait son prestige (assurance chômage, vieillesse)… Même restrictives, ses mesures avaient le mérite de poser des jalons là où il n’y avait rien.</p>



<p>Il prouva, ce faisant, qu’il était le président des plus pauvres face aux plus riches et il ne s&rsquo;est pas aliénés ces derniers pour autant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le New Deal n’était pas de simples lois</h2>



<p>A cause de son handicap, sa femme Eleanor était <em>«TOUT»</em> et plus encore; elle était tout sauf décorative. Infatigable, elle parcourait TOUT le pays pour porter la bonne parole de son président de mari. Elle mit le casque et alla s’enfoncer dans les mines de l’Ohio afin de dialoguer avec les mineurs au fonds de leurs tunnels, rencontrer dans chaque Etat aussi bien les paysans que des noirs discriminés.</p>



<p>Pour elle, contrairement à la très effacée Najla Bouden, ce n’était pas un job de Premier ministre ou de Première dame, le New Deal n’était pas une simple mode ou de simples lois; ce fut son combat, sa croyance, une révolution décisive pour éradiquer la pauvreté et poser les bases d&rsquo;une politique sociale pour les 100 prochaines années.</p>



<p>Ce qui fait le New Deal, ce ne sont pas seulement les mesures mais avant tout la confiance et l’espoir, cette confiance que Roosevelt et sa femme ont donné au peuple américain. L’espoir que les prochains jours seront meilleurs que ceux passés et présents.</p>



<p>Ces deux personnes croyaient en leur projet et ont donné envie qu’on croit en eux. Les voyant se retrousser les manches, les Américains reprirent confiance dans leur classe dirigeante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaïs Saïed peut encore se rattraper</h2>



<p>Il n’est pas trop tard pour la Tunisie, pour que le référendum du 25 juillet ne se transforme pas en un plébiscite de Kaïs Saïed ou un vote contre lui.</p>



<p>Le président tunisien a raté les deux premières années de son mandat mais il peut se rattraper, en lançant son New Deal. Et il n’est pas trop tard pour lui de trouver son Eleonor. Il peut rattraper le temps perdu à conditions de s’entourer de jeunes audacieux, revanchards et surtout rêveurs, ambitieux et créatifs.</p>



<p>* <em>Financier diplômé de New York University travaillant depuis 20 ans au Luxembourg.</em></p>
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