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	<title>Archives des Ottomans - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ottomans - Kapitalis</title>
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		<title>«Liban, état de survie» &#124; Le destin d&#8217;un pays piégé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 08:32:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un ouvrage essentiel pour qui veut comprendre pourquoi le Liban agonise… et pourquoi cela concerne-t-il toute la région.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/liban-etat-de-survie-le-destin-dun-pays-piege/">«Liban, état de survie» | Le destin d&rsquo;un pays piégé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans ‘‘</em>Liban, état de survie’’<em>, à paraître le 5 mai 2025 aux éditions Max Milo, en France, Fouad Khoury Helou</em></strong><em> <strong>livre une analyse implacable d’un État en décomposition, pris au piège d’une histoire coloniale inachevée, d’une géopolitique régionale vorace, et d’une classe dirigeante incapable – ou complice – du naufrage.</strong></em></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16384376"></span>



<p>Depuis le XIXᵉ siècle, le Liban vit sous influences. Ottomans, Français, Syriens, Israéliens, Iraniens, Américains&#8230; tous ont joué, souvent contre les intérêts du peuple libanais, sur l’échiquier confessionnel du pays. La diversité culturelle et religieuse aurait pu être sa force, mais elle a été méthodiquement instrumentalisée pour empêcher l’émergence d’un État-nation souverain, stable et moderne.</p>



<p>Khoury Helou retrace ce siècle d’interventions et d’aliénation avec une précision historique affûtée, mais c’est l’époque contemporaine qui donne au livre sa force de frappe. Depuis 2019, le Liban s’est effondré : sa monnaie a perdu plus de 90% de sa valeur, les banques ont confisqué les économies des citoyens, les services publics sont à l’agonie, et les élites fuient un pays devenu invivable. L’explosion du port de Beyrouth en 2020 a marqué le point de rupture, révélant au monde l’ampleur de la corruption et de l’impunité.</p>



<p>À cette crise structurelle s’est ajoutée la présence massive de réfugiés syriens – près de la moitié de la population locale –, exacerbant les tensions sociales dans un pays déjà au bord du gouffre. Puis est venue la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, ravageant une fois encore le Sud du pays et menaçant la cohésion nationale.</p>



<p>Loin d’un essai universitaire ou d’un pamphlet à charge, ‘‘<em>Liban, état de survie’’</em> est un cri lucide, porté par une écriture alerte, presque désespérée. Khoury Helou interroge sans détour : le Liban peut-il encore être sauvé ? Ou faut-il acter la fin d’un modèle, pour en inventer un autre ?</p>



<p>L’auteur, déjà reconnu pour&nbsp;‘‘<em>L’Amérique et le Moyen-Orient’’</em>&nbsp;(2015),&nbsp;‘‘<em>Mondialisation, la mort d’une utopie’’</em>&nbsp;(2017) et&nbsp;‘‘<em>L’Effondrement du monde arabo-islamique’’</em>&nbsp;(2018), signe ici un ouvrage essentiel pour qui veut comprendre pourquoi le Liban agonise… et pourquoi cela concerne-t-il toute la région.</p>



<p>Fouad Khoury Helou est directeur de <em>L’Orient-Le Jour</em> et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les dynamiques politiques et géopolitiques de la région.</p>
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		<title>‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ : de Marathon à Gaza, l’itinéraire d’un aveuglement létal </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jun 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Byzantins]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Empire du Levant]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Ottomans]]></category>
		<category><![CDATA[question d’Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient, berceau de l’écriture, a été une terre de grandes civilisations ayant influencé durablement la Grèce et Rome. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/02/lempire-du-levant-histoire-de-la-question-dorient-de-marathon-a-gaza-litineraire-dun-aveuglement-letal/">‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ : de Marathon à Gaza, l’itinéraire d’un aveuglement létal </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la création de l’Etat d’Israël, la question d’Orient est demeurée comme une plaie béante depuis le Moyen Âge. La vision fondamentale d’un danger en provenance de l’Est et menaçant l’Occident dont Israël prétend être l’avant-garde, a eu comme conséquences les plus récentes les guerres à Gaza mais aussi en Ukraine.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-13072533"></span>



<p>La question d’Orient n’a pas débuté avec l’islam, et c’est l’un des mérites de ce livre que de le démontrer. C’est déjà une telle complexité que de la définir. Il faudrait pour ce faire adopter la vision romaine de la guerre à l’Est, héritière elle-même de celle des Grecs,&nbsp;et reprise par ce qu’on a plus tard appelé l’Europe,&nbsp;ou l’Occident.</p>



<p>Selon cette vision, la menace est apparue lorsque les armées Perse avaient débarqué en Attique pour subjuguer Athènes qui soutenait la révolte des cités sœurs d’Asie Mineure contre le despotisme du Grand Roi. Il en avait résulté ce que l’on avait qualifié de Guerres Médiques menées par les Rois de Perse Darius et Xerxès pour réduire la confédération de cités libres qui en Grèce s’étaient dressées contre eux.</p>



<p>Ces cités-Etats qui s’étaient défendues victorieusement avaient ensuite été réunies de force sous l’autorité du Roi de Macédoine, permettant ainsi la conquête de l’Asie Mineure, de l’Egypte, du Croissant Fertile, de la Perse, jusqu’aux confins de l’Inde.</p>



<p>Après la mort d’Alexandre de Macédoine, son empire s’était disloqué, et il en avait émergé quelques Etats importants fondés par ses généraux comme celui des Séleucides qui en Orient avaient introduit et parfois imposé les normes grecques, politiques (importance de la cité) architecturales, philosophiques (vision centrée sur l’homme, recherche au sens de la vie, de la nature), parfois linguistiques (adoption de la langue grecque).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choc des impérialismes</h2>



<p>On avait qualifié cela de civilisation hellénistique, dont la frontière politique fluctuait en Mésopotamie, entre les hautes vallées de l’Euphrate et du Tigre, au gré des batailles entre les Gréco macédoniens séleucides, et un peuple de l’est de l’Iran&nbsp;fondateur d’un empire s’étendant jusqu’en Asie Centrale, les Parthes. Mais les Romains, après les guerres puniques, avaient réduit l’Etat séleucide à un protectorat centré sur la Syrie et s’étaient retrouvés face-à-face avec les Parthes aussi bien en Mésopotamie qu’en Arménie, un pays à substrat ethnique essentiellement iranien qui allait acquérir une personnalité politique propre en s’érigeant&nbsp;en royaume.</p>



<p>Les guerres contre Mithridate et Tigrane au Ier siècle avant l’Ère&nbsp;Universelle (E.U.) avaient permis d’étendre l’influence plus ou moins directe&nbsp;de Rome au gré des protections, des alliances, des annexions, jusqu’en mer Noire. Elles avaient&nbsp; annoncé l’ère des flux et des reflux entre Romains et Iraniens durant plusieurs siècles de Babylone à Byzance sans que jamais aucun des deux adversaires ne remportât de victoire décisive.</p>



<p>A Rome avait succédé Byzance devenue chrétienne et aux Parthes les Sassanides dotés d’une église nationale zoroastrienne. Le choc des impérialismes s’était donc doublé d’une rivalité religieuse et cela quatre siècles avant l’avènement de l’islam, il faut le préciser, qui ne fera que se substituer aux Perses qu’il aura supplantés dans la guerre contre les Byzantins.</p>



<p>Après la victoire du Yarmouk, la frontière entre Arabes et Grecs se déplacera de nouveau de la Cilicie (Sud Est méditerranéen de la Turquie) à l’Arménie, au Caucase,&nbsp; à la Haute Mésopotamie, et même à la Syrie Palestine avec la constitution de l’émirat Hamdanide d’Alep. Deux tentatives de conquête de Byzance par les califes Muawiya&nbsp;et Suleiman se solderont par des échecs.</p>



<p>Cependant, à partir du XIe siècle de l’E.U. l’arrivée des Turcs Oghuz originaires d’Asie Centrale et leur conversion à l’islam allait rompre l’équilibre militaire établi par quatre siècles de guerre. Le plateau anatolien allait progressivement se transformer en un nouveau Turkestan avec la formation d’un premier empire à cheval sur l’Anatolie, l’Iran et l’Irak, celui des Seldjoukides.</p>



<p>Après la débâcle de Manzikert en 1071, l’empire Byzantin, incapable de s’opposer militairement&nbsp;aux Turcs, faisait appel aux puissances européennes et latines pour le défendre, donnant ainsi le coup d’envoi à ce qu’on allait appeler improprement Croisades. En réalité, celles-ci furent des entreprises de colonisation économique et territoriale menées par la noblesse&nbsp;essentiellement française avec des moyens militaires non seulement au détriment des Arabo-musulmans en Syrie Palestine, mais aussi des Grecs avec la prise de Constantinople en 1204 par les Croisés, devenue pendant 57 ans capitale d’un royaume latin, et la création par les Français d’un royaume à Chypre après la débâcle de Palestine de 1291, et de multiples principautés en Grèce et dans les îles de la mer Egée qui passeront à la postérité sous le nom de Morée, et qui perdureront&nbsp; tant bien que mal pendant près de deux siècles et demi jusqu’à la conquête finale de Constantinople par Mohamed Ier le Conquérant en 1453.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les frontières politiques du Moyen-Orient</h2>



<p>Il importe de savoir que ces principautés françaises ou franques, mise à part celle d’Edesse (Raha) qui représente une anomalie territoriale éphémère, celles d’Antioche en Syrie, Tripoli, Beyrouth, Acre, et Jaffa, Jérusalem&nbsp;et Moab, n’ont fait que reproduire grossièrement les frontières politiques actuelles du Moyen-Orient issues des accords de Sykes Picot, celles privant la Mésopotamie et l’Iran de tout accès terrestre vers la Méditerranée, ou vers l’Egypte.</p>



<p>Ainsi les racines judéo-chrétiennes de l’Occident se sont elles traduites sur le terrain par des frontières politiques s’efforçant à une exception près, Lattaquié en Syrie, de priver l’Asie musulmane de tout débouché méditerranéen. *</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tArAa7annl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/les-langues-du-paradis-la-philologie-ou-lorient-entre-mythe-et-mystification/">‘‘Les langues du paradis’’: la philologie, ou l’Orient entre mythe et mystification</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les langues du paradis’’: la philologie, ou l’Orient entre mythe et mystification » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/les-langues-du-paradis-la-philologie-ou-lorient-entre-mythe-et-mystification/embed/#?secret=AHkqPT3Mal#?secret=tArAa7annl" data-secret="tArAa7annl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Quant à l’Egypte, elle a été en butte à pas moins de quatre tentatives de conquête, deux à partir du royaume de Jérusalem, une de Chypre, et une autre par le roi Louis IX de France en 1249. Il faut dire que les Mamelouks avaient débarqué deux fois à Chypre, dont l’une pour rétablir sur son trône le Roi Jacques II dit le bâtard. Il y a donc depuis le Moyen Âge une obsession égyptienne en Europe qui s’est sans doute transmise aux Anglo-saxons avec la conquête normande.</p>



<p>Fait important, la colonisation des Francs au Moyen-Orient s’est efforcée de s’appuyer sur les Arméniens contre les Grecs et les musulmans, et dans une moindre mesure, sur les Syriaques, ces Arabes chrétiens monophysites qui ont souvent été persécutés par les orthodoxes mais qui n’ont jamais eu de représentation politique.</p>



<p>Bien avant les massacres de 1915 les arméniens, monophysites et non orthodoxes,&nbsp; ont été les grandes victimes de la politique byzantine en étant déportés par l’empereur byzantin Basile II, surnommé le coupeur de têtes bulgares,&nbsp;au XIe siècle,&nbsp; de la Grande vers la petite Arménie, puis les victimes de la politiques des Francs d’Antioche en s’alliant aux conquérants mongols gengiskhanides.</p>



<p>L’auteur avaient regretté que les Croisés, effrayés par leur férocité, n’en eussent pas fait autant, afin d’abattre l’islam. Cela a valu aux Arméniens la destruction de leur royaume de Cilicie par les Mamelouks, et la conversion de leurs protecteurs, les Mongols d’Iran,&nbsp;à l’islam, n’a pas servi leurs affaires.</p>



<p>La question des minorités au Moyen-Orient a ainsi toujours constitué une carte aux mains des puissances coloniales, dont, l’exemple des Kurdes le prouve, elles n’ont pas fait le meilleur usage.</p>



<p>Un autre aspect de la colonisation franque a été le rôle joué par les&nbsp;puissances commerçantes maritimes italiennes, Gênes et Venise, à la recherche d’avantages économiques en Grèce et en Palestine. Les Génois&nbsp;regroupés dans une société par actions, la Giustiniani ou Mahona, avaient pris le contrôle de Chypre, par le biais du port de Famagouste, en en confisquant tous les échanges commerciaux,&nbsp;réduisant l’île à la misère. Seul le débarquement égyptien l’en avait débarrassé. Les cités italiennes s’étaient érigées en intermédiaires obligés du commerce entre l’Asie et l’Europe, aussi bien en Méditerranée qu’en Mer Noire, en Crimée, et dans la mer d’Azov à l’embouchure du Don. L’actuelle guerre en Ukraine intéressant justement ces mêmes régions rappelle non seulement toute leur importance mais aussi celle d’Istanbul et des Dardanelles.</p>



<p>Pour conclure, si l’on suit le cheminement intellectuel de l’auteur, critiquable malgré son érudition, avec la création de l’Etat d’Israël, la question d’Orient est demeurée comme une plaie béante depuis le Moyen Âge. La vision fondamentale d’un danger en provenance de l’Est et menaçant l’Occident dont Israël prétend être l’avant-garde, a eu comme conséquences les plus récentes les guerres à Gaza mais aussi en Ukraine. On a argué des guerres médiques pour justifier l’impérialisme gréco-romain. Force est d’admettre que c’est un argument fallacieux; ni Carthage ni l’Egypte n’avaient participé à Marathon, aux Thermopyles ou à Salamine. C’est bien l’occupation gréco-macédonienne puis romaine du Moyen-Orient, considérée par l’Occident comme civilisatrice, y compris d’un empire aussi civilisé que celui des Perses,&nbsp;qui a depuis l’antiquité déclenché des guerres perpétuelles en Arménie, dans le Kurdistan actuel, en Mésopotamie, et&nbsp;en Palestine, dont les&nbsp;soulèvements en Judée et la destruction de Jérusalem en 70 de l’E.U., il convient de le dire, n’ont été que quelques épisodes que les sionistes contemporains, en mettant en exergue l’antisémitisme, feignent d’oublier.</p>



<p>Les juifs n’avaient jamais admis les idoles introduites dans leurs cités, la consommation de porc, ni le culte rendu aux César romains. L’islam, l’auteur lui même l’admet, n’a été que la réaction politique d’apparence religieuse à cette sujétion politique et militaire de la Méditerranée orientale dont les Croisades ont été&nbsp; la continuation, que les querelles théologiques sur la nature du Christ n’ont fait qu’exacerber.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irruption de la supériorité militaire européenne</h2>



<p>L’échec de la colonisation européenne au Moyen-Orient est ainsi attribué au manque d’effectifs de peuplement, plusieurs croisades ayant été interceptées en Anatolie par les guerriers turcs, dont l’irruption sur la scène de l’Histoire constitue selon lui le deuxième facteur d’échec. C’est là une explication simpliste des événements. Si le plateau anatolien est devenu turc c’est probablement parce que, à l’est, le peuplement grec y fut peu dense, et d’autre part le facteur de la conversion des Grecs à l’Islam, qui a joué un si grand rôle dans la puissance de l’empire ottoman, malgré le sérieux revers infligé par l’invasion de Tamerlan en 1402, a été totalement passé sous silence.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RiS6PsknjW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/">‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/embed/#?secret=dQL3BCegX9#?secret=RiS6PsknjW" data-secret="RiS6PsknjW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si on s’en souvient, la défaite des Byzantins en Afrique du Nord fut largement due à leur politique d’oppression fiscale. Néanmoins le Turc a continué à faire figure d’envahisseur, opérant en <em>«bandes»</em>, ce qui comparativement aux <em>«compagnies»</em> aragonaises et navarraises envoyées par le Royaume de Naples et ayant sévi en Grèce et en Asie mineure, témoigne d’un parti-pris indéniable et déplacé; alors que l’empire ottoman, qui s’est situé en droite ligne de l’Empire Byzantin autant dans l’architecture de ses mosquées que dans les méthodes cruelles utilisées par ses princes pour éliminer leurs rivaux dans la course au trône, ou dans le blocage de l’accès aux Iraniens devenus chiites, vers la Méditerranée ou la Mésopotamie, fut à bien des égards multinational, regroupant des Serbes, des Bulgares, des Grecs, des Albanais, des Valaques, jusqu’à ce que l’irruption du nationalisme moderne et la supériorité militaire européenne le contraignît à se cantonner aux seuls Turcs. Et si on veut voir dans l’Histoire du Moyen-Orient&nbsp; un affrontement entre chrétiens et musulmans, il ne faut pas oublier que ce sont les Bulgares, un peuple chrétien, qui firent échouer plus que tout autre le royaume latin de Constantinople après la conquête de la ville par les Croisés, à l’instigation de Venise, il convient de le dire.</p>



<p>Il faudrait donc rechercher d’autres causes à cet échec occidental qui n’en finit pas de se perpétuer ainsi que l’a illustré l’occupation américaine de l’Irak. Lorsque la France avait occupé l’Algérie en 1830, elle partageait déjà cinq siècles d’expérience coloniale au Levant. On en a vu le résultat.</p>



<p>Le Moyen-Orient, berceau de l’écriture, a été une terre de grandes civilisations ayant influencé durablement la Grèce et Rome. Néanmoins l’idéologie occidentale contemporaine, si on peut la qualifier ainsi, continue de l’ignorer. C’est là un aveuglement dont le monde n’a pas fini de supporter les conséquences.</p>



<p><strong><em>‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ de René Grousset, éd. Payot, Paris, mars, 1992 656 pages. </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VPIwL9vz0o"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=4ynv1XhdUp#?secret=VPIwL9vz0o" data-secret="VPIwL9vz0o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La Palestine et le péché originel des Arabes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/30/la-palestine-et-le-peche-originel-des-arabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 06:15:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Palestiniens sont-ils à la veille d'une nouvelle trahison des Arabes ? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand on voit l’indifférence  de beaucoup d’Etats arabes face à la tragédie que vivent aujourd’hui les populations à Gaza, à Jérusalem et en Cisjordanie, on se demande si les Palestiniens ne sont pas à la veille d’une nouvelle trahison des Arabes.</em></strong> <em>(Illustration : T. E. Lawrence, l’officier de liaison britannique durant la grande révolte arabe de 1916-1918 contre les Ottomans. Il combattit avec les troupes arabes sous le commandement de Fayçal Ibn Hussein. La suite on la connaît : la partition du monde arabe et la création d&rsquo;Israël).</em></p>



<p>Par<strong> Chedly Mamoghli </strong>*</p>



<span id="more-10319613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-308431"/></figure></div>


<p>Les Britanniques et le mouvement sioniste sont grandement responsables de la tragédie palestinienne. Cependant, il faut bien connaître l’Histoire et ne pas être amnésique pour ne JAMAIS oublier le péché originel des Arabes durant la première guerre mondiale.</p>



<p>Les Britanniques avaient <em>«promis»</em> aux Arabes s’ils s&rsquo;alliaient avec eux dans la guerre contre l’Empire Ottoman de leur accorder un État au lendemain de la dislocation de celui-ci. Les Arabes ont accepté et se sont soulevés contre les Ottomans. Ils ont été financés, armés et conseillés par les Britanniques et ont surnommé leur soulèvement <em>«Athawra al arabiya»</em> (la Révolution arabe).</p>



<p>Au même moment à Londres, le colonel Mark Sykes négociait avec le diplomate François Georges-Picot la partition du Moyen-Orient au lendemain de la dislocation de l’Empire Ottoman et le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Arthur Balfour publiait sa déclaration contenant la promesse faite au mouvement sioniste.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9B5pZtcyZA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/la-tragedie-palestinienne/">La tragédie palestinienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La tragédie palestinienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/la-tragedie-palestinienne/embed/#?secret=Rph5GaJHZ4#?secret=9B5pZtcyZA" data-secret="9B5pZtcyZA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sachant que les Ottomans n’ont pas trahi les Arabes comme les Britanniques. Le Sultan Abdulhamid avait refusé l’offre de Theodor Herzl de donner la Palestine aux sionistes contre le paiement de la dette de son empire qui était surendetté à l’époque. Il lui a même proposé d’acheter la Palestine ce que le Sultan refusa catégoriquement.</p>



<p>Les Arabes ont combattu celui qui a refusé de les trahir et ont fait confiance à la plus grande puissance coloniale et prédatrice du monde et ils ont lourdement payé le prix. Et le pire c’est qu’ils n’aiment pas qu’on leur rappelle cette vérité historique si amère.</p>



<p>Cette piqûre de rappel historique s’imposait. Je crains aujourd’hui en voyant la nonchalance de beaucoup de pays arabes concernant la tragédie que vivent les Palestiniens à Gaza, à Jérusalem et en Cisjordanie qu’une nouvelle traîtrise ne soit au rendez-vous&#8230; </p>



<p>* <em>Juriste.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r80FUtdPXD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/">Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Proche-Orient : le plan israélien de la deuxième Nakba réussira-t-il? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/proche-orient-le-plan-israelien-de-la-deuxieme-nakba-reussira-t-il/embed/#?secret=oksOxT6nD1#?secret=r80FUtdPXD" data-secret="r80FUtdPXD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Appel à la restauration du vieux fort de Hammamet</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/appel-a-la-restauration-du-vieux-fort-de-hammamet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jul 2022 11:07:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Khedira]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Institut national du patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Kasbah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elyes Khedira, président de l'Association de sauvegarde d'Hammamet, a lancé un appel pour une intervention urgente afin de restaurer l'ancien fort (ou kasbah) de cette ville touristique. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Elyes Khedira, président de l&rsquo;Association de sauvegarde d&rsquo;Hammamet, a lancé un appel au ministère des Affaires culturelles et à l&rsquo;Institut national du patrimoine pour une intervention urgente afin de restaurer l&rsquo;ancien fort (ou kasbah) de cette ville touristique, qui abrite la vieille médina, avec ses ruelles rutilantes et ses maisons authentiques.</em></strong></p>



<span id="more-2283644"></span>



<p>Khedira a confirmé au correspondant de Mosaïque à Nabeul que des pierres ont commencé à tomber des remparts, qui sont battus par les vagues à longueur d’année, la mer gagnant des pans du littoral du golfe de Hammamet. </p>



<p>Les murailles qui s’effritent et les pierres qui tombent représentent une menace pour la vie des habitants et des touristes se rendant dans ce lieu très visité, hiver comme été.</p>



<p>Le fort de Hammamet est l’une des nombreuses fortifications militaires disséminées le long de la côte tunisienne pour défendre le littoral. Construit au IXe siècle par les Aghlabides, il a été restauré à plusieurs reprises au Moyen Age pour faire face à d’incessantes attaques de pirates. Vers 1463, sous le règne du prince Hafside Othman, la kasbah a été restaurée et agrandie pour servir de résidence au gouverneur de la ville.</p>



<p>À la fin du XVIe siècle, les Ottomans se sont emparés de la petite ville et ont modifié la kasbah dans le but de l’adapter pour accueillir les armes à feu. Après avoir, dans un premier temps, relégué la population hammamétoise au second plan, les Turcs se sont mariés à des hammametoises, donnant naissance aux Kouroughlis nés de mariages mixtes.</p>



<p>Au 19e siècle, on a installé dans le fort une vingtaine de canons de gros calibres et le monument a été transformé en caserne après l’établissement du protectorat français en Tunisie en 1881.</p>



<p>Le fort constitue aujourd’hui une attraction touristique avec ses musées, magasins d’artisanat, galeries d’art, cafés et restaurants pittoresques. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>La «tunisianité» vue à travers l’histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/la-tunisianite-vue-a-travers-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 12:26:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Hafcia Cherni]]></category>
		<category><![CDATA[Hussein Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’on considère l’histoire récente de la Tunisie, on pourrait voir une manifestation importante de la «tunisianité» dans cette interaction, cette symbiose culturelle entre le chef venu d’Europe et les enfants du pays, cette assimilation par le peuple de ses dirigeants d’origine étrangère et méditerranéenne, et ceci depuis le début du XVIIe siècle. Par Jamila...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mourad-Bey-Hussein-Bey-et-Hamouda-Pacha-Bey.jpg" alt="" class="wp-image-360352"/><figcaption><em>Mourad Bey, Hussein Bey et Hamouda Pacha Bey, les Tunisiens venus de l&rsquo;autre rive.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Si l’on considère l’histoire récente de la Tunisie, on pourrait voir une manifestation importante de la «tunisianité» dans cette interaction, cette symbiose culturelle entre le chef venu d’Europe et les enfants du pays, cette assimilation par le peuple de ses dirigeants d’origine étrangère et méditerranéenne, et ceci depuis le début du XVIIe siècle.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jamila Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-360351"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure></div>



<p>En effet, cette ouverture forcée à l’Autre qui est due à l’affaiblissement du Maghreb depuis le Moyen Âge, ne s’est pas faite sans une intégration des fondateurs des dynasties qu’a connues la Tunisie depuis 1613 jusqu’à l’indépendance au XXe siècle – celle des Mouradites, puis celle des Husseinites – dans une nécessaire<em> «tunisianité».</em></p>



<p>Oui, les habitants du pays ont accepté ceux qui voulaient être les représentants de la puissance orientale montante d’alors, celle des Ottomans, présente en Tunisie depuis1574, mais non sans les absorber dans l’identité locale en les faisant devenir musulmans et changer de nom, du moins pour ce qui concerne le premier représentant de la dynastie des Mouradites.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Osmose entre l’étranger et l’autochtone</h3>



<p>En effet, son fondateur est un renégat d’origine corse, Giacomo Santi qui se convertit à l’islam, prit le nom de Mourad Bey et reçut l’autorisation, de la part de la Sublime Porte, de transmettre sa charge à son fils, Hammouda Pacha.<br>Celui de la dynastie de Husseinites, un siècle environ plus tard, en 1705, Hussein Ben Ali, avait un père originaire de l’île grecque de Crète et une mère, Hafcia Cherni, provenant du Kef, symbolisant ainsi par sa personne cette osmose entre l’étranger et l’autochtone.</p>



<p>La fusion réussie entre un chef dont les ancêtres sont venus de loin – toujours d’Europe du Sud – et sa base populaire, s’est perpétuée après l’indépendance avec des présidents possédant une ascendance européenne très lointaine puisque Habib Bourguiba qui a été au pouvoir en Tunisie de 1957 à 1987, est d’origine albanaise, et Béji Caïd Essebsi, président de la république de 2014 à 2019, a des ancêtres originaires de Sardaigne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De brillants représentants du pays d’adoption</h3>



<p>Issus d’arrière grands-parents acclimatés depuis longtemps en Tunisie, ces plantes humaines d’envergure, ces dirigeants au regard bleu comme leur <em>«mère»</em> Méditerranée, sont devenus à leur tour, les brillants représentants du pays d’adoption de leurs ancêtres, dont ils maîtrisent comme personne un de ses traits fondamentaux, l’arabe dialectal, grâce auquel ils ont<em> «conquis»</em> le peuple et su exercer une influence décisive sur lui.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivaine.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1jwKXbRQ2t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/reflexions-sur-linceste-dapres-les-les-siestes-du-grand-pere-de-monia-ben-jemia/">Réflexions sur l’inceste d’après les ‘‘Les Siestes du grand-père’’ de Monia Ben Jemia</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réflexions sur l’inceste d’après les ‘‘Les Siestes du grand-père’’ de Monia Ben Jemia » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/reflexions-sur-linceste-dapres-les-les-siestes-du-grand-pere-de-monia-ben-jemia/embed/#?secret=t9vRtDF49B#?secret=1jwKXbRQ2t" data-secret="1jwKXbRQ2t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pO3iplAgLc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/les-charmes-de-la-vieillesse/">Les «charmes» de la vieillesse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les «charmes» de la vieillesse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/les-charmes-de-la-vieillesse/embed/#?secret=ZekdHp9W7o#?secret=pO3iplAgLc" data-secret="pO3iplAgLc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/la-tunisianite-vue-a-travers-lhistoire/">La «tunisianité» vue à travers l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La mosquée Hagia Sophia d’Istanbul, de Mohamed le conquérant a Erdogan le bas…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/13/la-mosquee-hagia-sophia-distanbul-de-mohamed-le-conquerant-a-erdogan-le-bas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 13:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
		<category><![CDATA[Ottomans]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En transformant Hagia Sophia en mosquée et en récoltant des manifestations internationales d’hostilité, Erdogan pratique une politique cynique qui, par ricochet, donne de justes arguments aux colons juifs israéliens désireux de détruire les mosquées Al-Aqsa et Essakhra, de Jérusalem, pour le faire. Par Mounir Hanablia * En 1453 les armées de Mohamed El Fatih conquéraient...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/13/la-mosquee-hagia-sophia-distanbul-de-mohamed-le-conquerant-a-erdogan-le-bas/">La mosquée Hagia Sophia d’Istanbul, de Mohamed le conquérant a Erdogan le bas…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Erdogan-Hagia-Sophia.jpg" alt="" class="wp-image-307701"/></figure>



<p><strong><em>En transformant Hagia Sophia en mosquée et en récoltant des manifestations internationales d’hostilité, Erdogan pratique une politique cynique qui, par ricochet, donne de justes arguments aux colons juifs israéliens désireux de détruire les mosquées Al-Aqsa et Essakhra, de Jérusalem, pour le faire.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-307700"></span>



<p>En 1453 les armées de Mohamed El Fatih conquéraient Byzance surnommée Constantinople, la capitale de l’empire byzantin, et l’Eglise Hagia Sophia, ainsi que la prénommaient les Grecs, ou Aya Sophia, selon l’appellation turque, était convertie en mosquée. Mais croire qu’il s’agissait là du terme inéluctable d’un conflit séculaire débuté avec l’irruption du jihad sur la scène mondiale et poursuivi avec les croisades, serait inexact.</p>



<p>La conquête de Jérusalem par les armées du calife Omar en 640 environ n’avait pas entraîné de conversions des lieux du culte chrétien; pas plus que ne l’avait fait celle par le sultan Salaheddine en 1187 (Saladin), de la dynastie Ayyoubide, malgré le massacre qui avait suivi la conquête de la ville par les armées croisées en 1099. Ce ne serait pas là la dernière manifestation de la barbarie latine. Et en 1204 déjà, Constantinople, que les Turcs nommeraient Istanbul, avait été mise à sac par les armées croisées des puissances latines, à l’instigation de la République de Venise, qui poursuivait des objectifs commerciaux, et avec la bénédiction du pape de Rome; ce serait le début d’une entreprise de colonisation franque dans les régions de Grèce qu’on nommerait Morée, jusqu’au rétablissement quelques décennies plus tard d’un basileus grec sur le trône de la ville rebaptisée du nom de Constantin, l’empereur dont la conversion avait ouvert l’empire romain à la foi chrétienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De conquêtes en contre-conquêtes</h3>



<p>En réalité, la conquête de Constantinople consacrait le recul politique et militaire définitif de la puissance grecque byzantine des Balkans, du Moyen-Orient, et de la mer Noire, épuisée par des guerres incessantes contre les Goths, les Huns, les Bulgares, les Perses, les Arabes, les Khazars, les Rus, les Normands, et les derniers en date, les Oghuz ou Turcs ottomans.</p>



<p>Mohamed El Fatih, pour des raisons politiques évidentes légitimant son action, n’avait pas manqué d’agir comme les souverains espagnols l’avaient fait à Toledo, Sevilla et Cordoba, en consacrant les lieux du culte des vaincus à sa propre foi.</p>



<p>En ces temps là, cette manière d’agir symbolisait simplement la conquête définitive; elle participait de la démoralisation des peuples vaincus, et préparait leur absorption dans le nouvel ordre voulu par les vainqueurs.</p>



<p>Les historiens chrétiens issus de l’Eglise ont tenté de légitimer cela au nom d’un droit d’antériorité, mais ce droit ne saurait être que relatif, du moment que Hagia Sophia avait été construite avec les colonnes du temple de Baal, de Baâlbek, et que celles de la mosquée de Cordoba avaient été prélevées sur une église construite sur un temple païen wisigoth. En fin de compte, le monothéisme, qu’il fut chrétien ou musulman, avait été bâti d’une manière apparente sur les ruines du paganisme, et clandestinement sur certaines de ses conceptions philosophiques et théologiques.</p>



<p>Quant au monothéisme juif, il avait été imposé aux populations cananéennes par la dynastie hasmonéenne, de foi mosaïque, en guerre contre les Séleucides gréco-macédoniens qui avaient occupé le Moyen-Orient.</p>



<p>En général, les Grecs puis les Romains quoique païens faisaient preuve de tolérance à l’égard des vaincus en intégrant leurs divinités dans le panthéon des vainqueurs. La guerre de Judée et le sac de Jérusalem en seraient la notable exception. Et cette tolérance disparaîtrait avec la conversion de l’empire romain à la foi chrétienne.</p>



<p>Désormais, les guerres entre Romains et Perses se feraient sous les bannières de la croix et du croissant de Zoroastre, qui deviendrait plus tard celui du prophète. Et en fin de compte si Hagia Sophia est bien restée une mosquée pendant 5 siècles, la politique ottomane de reconnaissance des communautés se solderait au XIXe siècle par le soulèvement des nationalités, qui en venant à bout de l’empire ottoman, aboutirait à la naissance de la Turquie moderne. Son fondateur, Mustapha Kemal Atatürk, marquerait la rupture de la nouvelle république avec le califat, en s’attaquant à l’un de ses symboles les plus significatifs.</p>



<p>C’est ainsi qu’en transformant l’ancienne mosquée-église en musée, avant de réformer l’alphabet, il n’aurait de prétention que de renvoyer ce qu’il considérait comme la foi des Arabes, ceux qui avaient trahi pendant la guerre en se rangeant du côté des Anglais contre les Turcs , au rang d’objet de musée, tout en renouant avec un passé antéislamique qu’il prétendait assumer, malgré bien souvent son caractère grec issu de l’ennemi héréditaire. C’est d’autant plus significatif qu’en 1922 les armées grecques, qui s’étaient enfoncées en Anatolie jusqu’à la rivière Sakariya, avaient menacé l’existence même de la nouvelle république, avant d’être battues et chassées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La stratégie national-islamiste d’Erdogan</h3>



<p>Le tort d’Atatürk fut peut-être d’avoir sous-estimé le caractère musulman du nationalisme turc. Mais après sa mort aucun de ses successeurs ne remit en cause sa décision concernant Hagia Sophia, et il a fallu pour cela l’arrivée d’Erdogan au pouvoir.</p>



<p>Erdogan, contrairement à ce qu’on pense, est un chauviniste nationaliste turc, mais qui prétend rétablir la grandeur de la Turquie tout en consolidant sa propre légitimité, par le recours à l’islam, contre la constitution laïque de la Turquie. Son discours lui a permis de bénéficier de l’appui de certains mouvements islamistes et de l’apport de mercenaires arabes envoyés par ses alliés avec lesquels il a pu mener des guerres par substitution en Syrie, en Irak, en Libye pour empêcher l’émergence d’un Etat kurde, créer un problème des réfugiés en Europe, et s’assurer la mainmise sur une part non négligeable des ressources énergétiques en Méditerranée orientale.</p>



<p>Erdogan a certes l’appui de l’administration Trump dans son entreprise de gendarme du monde musulman, parce qu’elle a aussi besoin de lui dans la guerre qu’elle mène contre l’Iran. Mais les élections présidentielles américaines prévues pour novembre ne s’annoncent pas sous des auspices favorables pour le bouillant président américain. Et ce n’est pas par hasard que son homologue turc a choisi ce moment en particulier pour essayer d’enflammer le populisme turc par un geste significatif.</p>



<p>La France, la Grèce, Israël, Chypre, et l’Egypte sont en train de s’opposer d’une manière ou d’une autre aux ambitions d’Erdogan. Ses interventions en Syrie et en Libye sont coûteuses en argent et en vies humaines et beaucoup de Turcs, y compris parmi les musulmans pratiquants, ne comprennent à juste titre pas l’intérêt de leur pays à aller semer la destruction et la mort chez les autres peuples musulmans, en particulier quand le prix à payer en est la remise en cause de la liberté religieuse, la dictature, et la crise économique.</p>



<p>En transformant Hagia Sophia en mosquée et en récoltant des manifestations internationales d’hostilité, Erdogan pratique une politique aussi cynique que ne l’a été celle des nationalistes hindous qui dans les années 90 avaient détruit la mosquée d’Ayodhya pour y établir un temple; cela leur avait valu un raz de marée électoral. Et il donne de justes arguments aux colons juifs désireux de détruire les mosquées Al-Aqsa et Essakhra, de Jérusalem, pour le faire. C’est ce que ses mercenaires islamistes disséminés dans le monde arabe ne veulent pas comprendre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/13/la-mosquee-hagia-sophia-distanbul-de-mohamed-le-conquerant-a-erdogan-le-bas/">La mosquée Hagia Sophia d’Istanbul, de Mohamed le conquérant a Erdogan le bas…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pourquoi les Turcs ne demanderaient-ils pas pardon aux Tunisiens ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 10:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un débat s’est installé dans l’espace public tunisien, après ce qu’il est convenu d’appeler la «révolution», appellation fort contestée par les connaisseurs en théorie insurrectionnelle, et reprise en chœur par un large éventail de politistes amateurs, depuis les chemises noires d’Al-Karama, jusqu’à l’homme tranquille de Carthage. Ce débat se résume dans cette interrogation librement inspirée...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Erdogan-ottoman.jpg" alt="" class="wp-image-303151"/><figcaption><em>Le président turc Recep Tayyip Erdogan glorifie le passé ottoman de son pays, qui a colonisé la Tunisie pendant près de trois siècles.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Un débat s’est installé dans l’espace public tunisien, après ce qu’il est convenu d’appeler la «révolution», appellation fort contestée par les connaisseurs en théorie insurrectionnelle, et reprise en chœur par un large éventail de politistes amateurs, depuis les chemises noires d’Al-Karama, jusqu’à l’homme tranquille de Carthage. Ce débat se résume dans cette interrogation librement inspirée de Leibniz : «Pourquoi sommes-nous dominés par la France, plutôt que par la Turquie»?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Sadok Chikhaoui</strong> *</p>



<span id="more-303150"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure></div>



<p>La comparaison entre les mérites de la vertueuse occupation turque et de la pernicieuse colonisation française donne le sentiment que des siècles d’occupations ininterrompues ont fait de l’homo-tunisianus un être colonisé, colonisable et en perpétuelle quête de colonisateur.</p>



<p>Albert Memmi, spécialiste de la <em>«psychologie du colonisé»</em>, aurait pu trouver une explication à cette aberration, mais il est mort et Hegel, spécialiste de <em>«la dialectique du maître et de l’esclave»</em> est mort lui aussi.</p>



<p>Jusque-là cantonné dans les arrière-boutiques, ce débat vient de connaître un épilogue, sous la forme d’un projet de motion déposé il y a une semaine à l’Assemblée par les élus d’Al-Karama, ce parti croupion d’Ennahdha.</p>



<p>L’objet est de demander à la France de faire son mea-culpa pour tout le mal qu’elle a fait aux Tunisiens. Logique, quand l’histoire devient démagogie et tombe entre les mains d’ignorants devenus parlementaires à la faveur des circonstances.</p>



<p>Le rejet de ce projet de motion n’en fait pas un coup d’épée dans l’eau, parce que la question est posée et que beaucoup de députés islamistes et panarabistes l’ont voté.</p>



<p>Absurde pour absurde, pourquoi demander cette contrition à la France et en exonérer les Libano-phéniciens, les Italo-romains, les Gréco-byzantins, les Germano-vandales et bien entendu les Turco-ottomans ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que nous coûtent les relations avec la Turquie</h3>



<p>La Turquie est depuis plusieurs décennies une terra incognita pour les Tunisiens, surtout depuis qu’Atatürk, tournant le dos à l’Orient compliqué et attardé, s’était tourné vers la modernité occidentale. Fort ténus, les rapports entre les deux pays se limitaient à un petit <em>«commerce de valise»</em> apparu dans les années 80, quand le même négoce avec l’Italie devint plus difficile, à cause des difficultés de visas.</p>



<p>Petit négoce, devenu gros commerce après la «révolution», mais en sens inverse. La Turquie est devenue depuis cette date un des premiers exportateurs vers la Tunisie et également l’un de ses principaux déficits commerciaux, car n’important quasiment rien de nos produits. Le dernier rapport de la Banque Centrale fait apparaître un déficit commercial abyssal de l’ordre de 600 millions de dinars tunisiens en faveur d’Ankara.</p>



<p>La <em>«Troïka»</em>, la coalition gouvernementale dominée par Ennahdha ayant gouverné de janvier 2012 à janvier 2014, avait accordé de larges facilités douanières à ce pays, en reconnaissance du fait qu’elle serait, selon le douteux Moncef Marzouki, le seul pays qui nous a aidés après la révolution.</p>



<p>Depuis, les produits manufacturés turcs avaient envahi le marché, avec des breloques de tous genres, depuis les brouettes, jusqu’aux graines de courges. Ils ont même réussi à damer le pion aux Chinois, qui battant timidement en retraite, ont fini par déclarer forfait sur certains produits : le déficit commercial tunisien avec la Chine étant de très loin le plus important.</p>



<p>Violemment concurrencés par leurs homologues turcs, les petits industriels locaux ont été brutalement impactés, personne n’y a échappé, jusqu’aux petits producteurs de notre traditionnelle et médiocre glibette noire, mélange de sel et d’écorce, violemment concurrencée par les blanches et pulpeuses graines de potirons turcs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La première époque d’indépendance nationale</h3>



<p>Les trois siècles de l’époque hafside (dynastie ayant régné sur l’Ifriqiya entre 1207 et 1574) furent sans aucun doute la seule vraie période d’indépendance qu’a connue la Tunisie, avec un authentique Etat national, et une structure qui a forgé la personnalité tunisienne actuelle.<br>Tunis, la nouvelle capitale, a connu une intense activité commerciale, intellectuelle, diplomatique, et un art de vivre encore perceptible. Les souks bordés de boutiques de commerçants, des artisans, regroupés par spécialités, autour de nouvelles mosquées de style andalous. Les fondouks, (caravansérails) accueillent des négociants venus de tout le pourtour méditerranéen. La vie intellectuelle, avec un véritable souci de savoir, dont Ibn Khaldoun est la figure emblématique, a connu, un grand essor; une bibliothèque de 30.000 manuscrits était mise à la disposition des lettrés, et des medersas édifiées dans tous les coins de la ville. L’élégance du palais Al-Abdalliya, des<em> «sefsaris»</em> ou du <em>«mechmoum»</em> sur l’oreille d’un citadin en <em>«jebbas»</em> en soie et <em>«balgha»</em> en cuir rouge, signent trois siècles de quiétude et de prospérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La catastrophe qui vient de l’est méditerranéen</h3>



<p>Jusqu’au moment où des Gréco-balkaniques, nouveaux musulmans et vrais flibustiers, surgissent pour détruire la dynastie berbère, sous prétexte de protéger les Tunisiens des méchants Espagnols qui corrompent la foi islamique.</p>



<p>Pourtant les Hafsides n’avaient rien demandé. Ils entretenaient de très cordiales relations économiques et politiques avec les Espagnols, auxquels ils étaient liés par un traité de paix et d’amitié, passé entre l’empereur Charles Quint et le souverain hafside Muhammad Al Hasan.</p>



<p>La population révoltée contre l’invasion s’était trouvée face à la mitraille de Barberousse, 3000 personnes ont été massacrées.</p>



<p>Le prétexte espagnol était bien évidemment fallacieux, tout comme l’islam profané, vieille ficelle instrumentalisée d’hier à aujourd’hui. Le véritable objectif c’était la domination des routes commerciales et le libre exercice de la piraterie au profit du Padichah.</p>



<p>À la faste période des Hafsides, succédèrent 350 années de règne direct ou indirect des affidés du Sultan d’Istanbul, souvent des Kouloghlis (fils d’esclaves), métis de père janissaire et de mère autochtone, à l’instar des beys husseinites, le pays est retombé dans l’anarchie tribale. Pour l’anecdote Fayez Sarraj, le dirigeant libyen à la solde de la Turquie, est aussi d’origine Kouloghlis.</p>



<p>Le seul souci des beys était la levée de l’impôt. Un redoutable système d’imposition-répression fit saigner la population et demeure encore inscrit dans la mémoire populaire à travers des expressions populaires du style <em>«tarrakni»</em> pour dire <em>«il m’a ruiné»</em>, <em>«tirka»</em> (<em>«mauvaise fortune»</em>),<em> «El-arbi arbi we ettorki torki»</em> (<em>«un Arabe est un Arabe et un Turc est un Turc»</em>)…</p>



<p>Deux fois dans l’année une <em>«mehalla»</em>, colonne armée, appuyée par des légions d’indics, parcourt le pays profond pour récolter la <em>«mejba»,</em> <em>«mahsoul», «lizma»,</em> impôts obligatoires, et rappeler à ces lointains bédouins leur allégeance à la régence qu’ils ont tendance à oublier. Le bey ne connaissait du pays que les limites de Hammam-Lif, à une vingtaine de kilomètres au sud de Tunis.</p>



<p>En réaction, des jacqueries éclataient sporadiquement; elles étaient matées dans le sang. La plus célèbre fut l’épopée du Ferchichi Ali Ben Ghedahem, chef de la tribu des Majer, et figure de la révolte menée en 1864 contre le pouvoir beylical, à la suite du dédoublement des impôts imposé par le vizir Mustapha Khaznadar.</p>



<p>Mais que reste-t-il de cette domination ottomane après près de 4 siècles d’occupation ? Rien ou presque. Que les nationalistes turco-musulmans nous éclairent sur les vestiges architecturaux, culturels, cultuels, les écoles ou hôpitaux laissés par nos frères en islam, en dehors de leurs somptueuses demeures, et des casernes de janissaires (<em>«kichla»</em>). La mosquée hanafite de Sidi Mehrez et l’hôpital Aziza Othman sont des œuvres privées, indépendantes de l’Etat. Existe-t-il une seule mosquée dans ce superbe style ottoman, dans lequel excella le chrétien converti Sinan Pacha et qui couvrent toutes les grandes villes de Turquie ?</p>



<p>Tout cela pour en arriver à cette question que nous aimerions poser aux islamistes parmi nous, nostalgiques de l’occupation turque : sont-ce les Ottomans qui nous ont laissé ces milliers de kilomètres de routes, de chemin de fer, de ponts, de postes, d’immeubles, d’écoles primaires, de lycées, d’hôpitaux…, bref toutes les infrastructures qui nous avaient permis de vivre pendant longtemps avant que l’Etat national, édifié par Habib Bourguiba et ses vaillants camarades, ne prenne progressivement la relève?</p>
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