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	<title>Archives des pouvoir d’achat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pouvoir d’achat - Kapitalis</title>
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		<title>Inflation en Tunisie &#124; Causes profondes et voies de sortie</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 07:57:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si le rythme de l’inflation semble se stabiliser, la hausse des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat des Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/">Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Même si le rythme de l’inflation semble se stabiliser, la hausse des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat des Tunisiens. Derrière les chiffres officiels se cachent des facteurs multiples : chocs internationaux, fragilités structurelles et choix de politique économique. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour identifier des réformes capables de contenir durablement les pressions inflationnistes.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18442287"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis plusieurs années, l’économie mondiale traverse des turbulences majeures. La Tunisie n’y échappe pas. La hausse continue des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des biens de consommation met en lumière la fragilité des équilibres économiques nationaux. Certains peuvent penser que l’inflation est seulement le résultat de décisions politiques ponctuelles ou de la spéculation. Pourtant, les chiffres montrent que les pressions extérieures et les contraintes structurelles jouent un rôle déterminant. Identifier les causes réelles est essentiel pour envisager des solutions durables et éviter que la hausse des prix ne devienne un facteur de tension sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chocs internationaux, moteur initial de l’inflation</h2>



<p>L’inflation actuelle puise ses racines dans des perturbations économiques mondiales majeures :</p>



<p>La pandémie de&nbsp;Cocid-19 a désorganisé les chaînes d’approvisionnement, entraînant une hausse des coûts de transport et des matières premières.</p>



<p>La guerre en&nbsp;Ukraine a fait exploser les prix du pétrole, des céréales et des engrais. Le prix du blé a augmenté de plus de 50 % sur les marchés internationaux entre 2021 et 2023, impactant directement la facture alimentaire tunisienne.</p>



<p>Pour un pays importateur net comme la Tunisie, ces tensions se traduisent directement par une&nbsp;inflation importée, pesant sur les coûts de production et sur les prix à la consommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fragilités structurelles, terrain fertile pour la hausse des prix</h2>



<p>Plusieurs facteurs internes amplifient la pression sur les prix.</p>



<p>D’abord, la dépendance aux importations&nbsp;: l’énergie, les céréales et les intrants agricoles restent largement importés. La dépréciation du dinar ou la hausse des prix internationaux pèsent directement sur le coût de production.</p>



<p>Ensuite, les chaînes de distribution complexes&nbsp;: le nombre élevé d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs augmente les marges et accentue les hausses de prix.</p>



<p>Enfin, la productivité limitée&nbsp;: certains secteurs agricoles et industriels ne produisent pas assez pour répondre à la demande. Même lors d’une bonne saison, les prix restent élevés en raison de pertes post-récolte et de logistique inefficace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Subventions entre soutien et distorsion</h2>



<p>Les subventions alimentaires et énergétiques jouent un rôle social crucial mais soulèvent aussi des débats. Elles rendent l’inflation officielle moins représentative de la réalité du marché. Leur financement, souvent via création monétaire ou emprunt, peut accroître la pression inflationniste. Entre 2024 et 2025, le gouvernement tunisien a injecté environ 18 milliards de dinars dans le budget de soutien, illustrant le dilemme entre soutien social et maîtrise de l’inflation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-1024x682.png" alt="" class="wp-image-18442301" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-1024x682.png 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-300x200.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-768x512.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-580x387.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-860x573.png 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-1160x773.png 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie.png 1358w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Voies pour stabiliser durablement les prix</h2>



<p>Pour maîtriser l’inflation sur le long terme, plusieurs mesures doivent être envisagées. Il convient d’abord de réformer progressivement les subventions. Il s’agit de mieux cibler les ménages vulnérables pour réduire le coût budgétaire et limiter les distorsions.</p>



<p>Il convient ensuite de renforcer la production locale&nbsp;en renforçant l’offre nationale pour réduire la dépendance aux importations et amortir l’effet des chocs extérieurs.</p>



<p>Autre urgence&nbsp;: moderniser les circuits de distribution&nbsp;en simplifiant la chaîne, réduisant les intermédiaires et améliorant la transparence des prix.</p>



<p>Enfin, la stabilisation du cadre macroéconomique&nbsp;aidera à maîtriser les déficits publics, gérer la masse monétaire et renforcer les réserves en devises pour restaurer la confiance dans le dinar.</p>



<p>La maîtrise de l’inflation ne peut donc se limiter à des ajustements monétaires ponctuels. Elle nécessite une&nbsp;approche globale et cohérente, combinant réformes structurelles, stabilisation macroéconomique et renforcement de la production locale.</p>



<p>Pour réduire durablement les tensions sur les prix, la Tunisie doit relancer l’investissement et la production locale, accroître la productivité et l’efficacité des marchés, et restaurer la confiance dans l’économie.</p>



<p>Ces mesures sont essentielles pour protéger le pouvoir d’achat des ménages et garantir une&nbsp;stabilité sociale et économique durable, tout en permettant aux politiques publiques d’anticiper et d’amortir les futurs chocs économiques.</p>



<p><em>* Ingénieur informatique et cadre d’entreprise publique.</em></p>



<p><em>** Cette tribune a été rédigée par l’auteur et structurée avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle pour correction, ajustement du style et recherche de données chiffrées. L’infographie résumant chiffres clés, causes et voies de sortie a été créée pour illustrer visuellement l’analyse et faciliter la compréhension.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/">Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Crise de confiance mondiale dans les monnaies imprimables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/crise-de-confiance-mondiale-dans-les-monnaies-imprimables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 07:40:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous assistons à une remise en cause profonde du système monétaire contemporain, fondé sur des monnaies imprimables « à volonté ». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/crise-de-confiance-mondiale-dans-les-monnaies-imprimables/">Crise de confiance mondiale dans les monnaies imprimables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accélération, sans précédent, ces dernières années de l’érosion du pouvoir d’achat est devenue une réalité quotidienne dans le monde entier. Les salaires réels progressent plus lentement que le coût de la vie, lorsque leur croissance n’est pas simplement négative, tandis que les ménages constatent que l’épargne accumulée perd continuellement de sa valeur. Pour les investisseurs de long terme, il devient clair que la monnaie ne préserve plus la valeur dans le temps. Cette inquiétude générale nourrit une remise en cause plus profonde du système monétaire contemporain, fondé sur des monnaies imprimables «&nbsp;à volonté&nbsp;», dont l’émission dépend davantage des contraintes budgétaires et financières des États que de la création de richesse réelle. Comme l’écrivait John Maynard Keynes, « la monnaie est un lien entre le présent et le futur ». Lorsque ce lien se distend, ce n’est pas seulement un mécanisme économique qui se fragilise, mais la capacité d’une société à se projeter dans le temps, à transformer l’épargne en investissement et la promesse politique en contrat crédible.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18292923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Dans ce contexte, la confiance qui soutient les monnaies fiduciaires (billets et pièces) s’effrite. La multiplication des crises, l’accumulation des dettes publiques et le recours répété à la création monétaire comme solution par défaut ont progressivement affaibli la crédibilité des promesses économiques.</p>



<p>Lorsque la monnaie peut être produite sans ancrage tangible et sans contrainte effective, elle cesse d’apparaître comme une réserve de valeur fiable et tend à devenir un instrument d’ajustement politique.</p>



<p>Cette évolution pose une question centrale pour les années à venir, un système monétaire reposant sur la capacité illimitée à actionner la planche à billets peut-il encore remplir durablement ses fonctions fondamentales, ou doit-il être réformé afin d’introduire des mécanismes de discipline capables de restaurer la confiance, de protéger l’épargne et de réancrer la monnaie dans des limites économiques crédibles ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la dette ne crée plus de richesse</h2>



<p>L’économie mondiale a progressivement substitué à la dynamique de la croissance réelle une logique d’expansion des bilans publics et privés. La dette mondiale est estimée entre 350-355 mille milliards de dollars en ce mois de janvier 2026, représentant près de 300% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial – une mesure de la richesse – contre environ 210 % au début des années 2000.</p>



<p>Dans le même temps, la croissance réelle moyenne mondiale est restée inférieure à 3 % sur la période 2015–2025, malgré des politiques monétaires exceptionnellement accommodantes.</p>



<p>Cette divergence se reflète dans le rendement macroéconomique de la dette. Aux États‑Unis, les données du Bureau of Economic Analysis et de la Réserve fédérale (Banque Centrale) indiquent qu’un dollar de dette supplémentaire générait en moyenne entre 0,60 et 0,70 dollar de PIB additionnel au début des années 2000, contre moins de 0,30 dollar dans la période récente. En zone euro, où la dette publique moyenne dépasse désormais 90 % du PIB, plusieurs grandes économies ont enregistré une croissance réelle annuelle inférieure à 1 % sur la dernière décennie, signalant une dissociation croissante entre accumulation financière et capacité de production réelle.</p>



<p>Ce phénomène s’apparente à ce que certains économistes qualifient de trappe de l’endettement, un régime dans lequel l’accumulation financière ne génère plus un surplus de capacité productive, mais alimente principalement la valorisation des actifs existants. Dans ce cadre, la croissance devient une variable résiduelle, dépendante non de l’innovation ou du capital humain, mais de la tolérance des marchés à l’expansion continue des bilans publics et monétaires.</p>



<p>Cette trajectoire rappelle une régularité historique en économie, lorsque le ratio de dette publique par rapport au PIB dépasse durablement certains seuils, la croissance potentielle tend à s’affaiblir de manière persistante. L’endettement cesse alors d’être un pont vers l’avenir pour devenir un héritage transmis au présent, dont le service mobilise une part croissante des ressources productives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’endettement comme substitut à la croissance</h2>



<p>Depuis plus d’une décennie, l’endettement est devenu une variable d’ajustement structurelle des politiques économiques, pas pour financer des investissements productifs à long terme, mais pour stabiliser des équilibres budgétaires fragilisés par une croissance insuffisante et des dépenses publiques rigides. Cette évolution a transformé la dette en condition permanente de fonctionnement des États.</p>



<p>Depuis 2008, les politiques dites d’assouplissement quantitatif, qui consistent pour les banques centrales à créer de la monnaie afin de racheter massivement des obligations d’État et des actifs financiers aux banques et aux investisseurs, ont conduit à une multiplication sans précédent de la base monétaire et des agrégats de liquidité.</p>



<p>Aux États‑Unis, la masse monétaire M2 (billets + Pieces + Epargne liquide) a été multipliée par 3 entre 2008 et 2025, tandis que la zone euro a suivi une trajectoire comparable sous l’effet des programmes de rachats d’actifs de la Banque centrale européenne, dont le bilan est passé de moins de 2 000 milliards d’euros à plus de 7 500 milliards. Ce mécanisme a permis de maintenir des taux d’intérêt durablement bas et de contenir les crises financières en finançant des dettes, mais il a aussi réduit la capacité des autorités monétaires à intervenir autrement que par de nouvelles injections de liquidité, rendant le système financier structurellement dépendant de la création monétaire publique.</p>



<p>Cette évolution s’accompagne d’une dissociation croissante entre l’abondance monétaire et la performance économique réelle. Alors que la croissance mondiale est restée en moyenne inférieure à 3 % sur la période 2015-2025, la valorisation des actifs financiers et immobiliers a progressé à des rythmes nettement supérieurs, traduisant une orientation de la liquidité vers les marchés d’actifs plutôt que vers l’investissement productif. Dans plusieurs économies, l’expansion rapide de la masse monétaire a coïncidé avec une hausse du coût de la vie et une pression sur les salaires réels, sans amélioration proportionnelle de la productivité.</p>



<p>Selon la Banque des règlements internationaux, la part de la dette publique mondiale détenue ou refinancée indirectement par les banques centrales a atteint des niveaux historiquement élevés depuis 2020, renforçant l’interdépendance entre politiques budgétaires et politiques monétaires dans plusieurs économies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise de confiance</h2>



<p>La dissociation entre création monétaire et croissance réelle se traduit par des signaux de marché de plus en plus explicites. Entre début 2023 et janvier 2026, le prix de l’or a progressé de plus de 170%, franchissant des sommets historiques à plus de 5000 dollars l’once, tandis que l’argent a enregistré une hausse cumulée dépassant 332% sur la même période. Ces records traduisent une préférence accrue pour des actifs perçus comme des réserves de valeur face à l’érosion du pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires.</p>



<p>Cette dynamique se reflète également dans les stratégies officielles. Depuis 2022, les banques centrales ont acquis plus de 1 000 tonnes d’or par an, un niveau sans précédent dans l’histoire moderne. Parallèlement, plusieurs monnaies de pays émergents ont subi des dépréciations marquées face aux principales devises. Entre 2022 et 2025, plusieurs monnaies d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie ont perdu entre 20 et 40 % de leur valeur nominale, sous l’effet combiné du resserrement financier mondial, du poids de la dette extérieure libellée en devises fortes et de déficits courants persistants. Cette fragilité alimente une crainte de perte durable de pouvoir d’achat et renforce la perception d’une tension structurelle sur la crédibilité des monnaies imprimables.</p>



<p>Dans une perspective plus longue, ce mouvement rappelle l’observation de Fernand Braudel selon laquelle les sociétés se tournent vers des formes de richesse <em>« hors du temps politique&nbsp;»</em> lorsque la stabilité institutionnelle devient incertaine. L’or n’est alors pas seulement un actif financier, mais une référence symbolique à une valeur qui échappe aux cycles électoraux et aux arbitrages budgétaires de court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Géopolitique et instabilité monétaire</h2>



<p>La résurgence des politiques protectionnistes, la remise en cause des chaînes de valeur mondiales et l’usage des instruments commerciaux comme leviers stratégiques introduisent une incertitude durable dans les anticipations des entreprises et des investisseurs. Les annonces de barrières tarifaires, de restrictions technologiques ou de sanctions financières se traduisent par des ajustements immédiats sur les marchés de change, révélant la sensibilité accrue des monnaies aux décisions politiques.</p>



<p>Dans ce contexte, l’économie mondiale évolue dans un état de déséquilibre structurel marqué par une croissance potentielle affaiblie et des pressions inflationnistes sectorielles persistantes. Les monnaies fiduciaires se trouvent prises dans une triple tension, celle de l’endettement élevé des États, de la nécessité de préserver le pouvoir d’achat intérieur et de la volatilité induite par les chocs géopolitiques. Cette combinaison fragilise leur rôle de repère stable pour le commerce et l’épargne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le modèle monétaire fiduciaire</h2>



<p>Le modèle monétaire fiduciaire repose sur un socle immatériel, celui de la confiance dans la solidité des institutions et la prévisibilité des politiques publiques. Lorsque cette crédibilité se fragilise, la valeur monétaire devient plus sensible aux anticipations qu’aux fondamentaux productifs. En l’absence d’ancrage tangible, l’expansion monétaire ne rencontre d’autre limite que la tolérance des agents économiques à l’inflation, à la dépréciation externe et à la volatilité financière.</p>



<p>La stabilité de la monnaie est une condition de la liberté économique, une monnaie imprimable donc manipulable <em>«&nbsp;à volonté&nbsp;»</em> affaiblit la capacité des individus à planifier, à épargner et à contracter sur le long terme. Dans cette perspective, l’instabilité monétaire ne constitue pas seulement un déséquilibre macroéconomique, mais une contrainte sur l’autonomie économique des sociétés.</p>



<p>Ce cadre montre un paradoxe structurel, celui d’un endettement qui progresse plus rapidement que la richesse qu’il est censé financer. La dette, soutenue par la création monétaire, permet de différer les ajustements réels mais au prix d’une pression cumulative inflationniste et sur la valeur externe des devises. À moyen terme, cette dynamique tend à déplacer le coût de l’équilibre économique vers les détenteurs de monnaie et d’épargne, à travers l’érosion du pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives pour l’avenir des monnaies</h2>



<p>Les évolutions récentes suggèrent que l’avenir des systèmes monétaires ne s’inscrira pas dans une rupture brutale mais dans une recomposition progressive des ancrages de confiance. Face aux limites des monnaies exclusivement fiduciaires, les États et institutions peuvent explorer des formes d’adossement partiel à des valeurs réelles, qu’il s’agisse de réserves accrues de métaux précieux, de paniers de matières premières stratégiques ou de dispositifs hybrides associant actifs réels et règles de discipline monétaire renforcées.</p>



<p>Cette recomposition implique également la nécessité d’instaurer des garde‑fous institutionnels empêchant le recours discrétionnaire et répété à la création monétaire, qui conduit naturellement à la dilution de la valeur de la monnaie et à un transfert progressif du coût de l’ajustement vers les détenteurs d’épargne.</p>



<p>La généralisation de la monnaie électronique ouvre la possibilité d’introduire des mécanismes de contrainte et de traçabilité directe sur l’expansion monétaire. Les monnaies numériques de banque centrale permettent d’associer l’émission de nouvelles unités monétaires à des règles programmées, telles que des plafonds quantitatifs ou des conditions macroéconomiques prédéfinies, rendant plus visibles et plus vérifiables les choix de politique monétaire. Cette capacité technique ne saurait toutefois se substituer à une gouvernance crédible. Sans discipline budgétaire et sans cadre institutionnel garantissant la prévisibilité des décisions, la monnaie programmable risque de devenir un outil de contrôle plus qu’un instrument de stabilité. La confiance durable ne naît pas de la technologie seule, mais de la cohérence entre règles d’émission, soutenabilité des finances publiques et responsabilité politique dans l’usage du pouvoir monétaire.</p>



<p>Enfin, l’avenir des monnaies imprimables touche au cœur du contrat social qui lie les États à leurs citoyens et les économies nationales au système mondial. Une monnaie est une promesse de stabilité entre le présent et l’avenir, un lien de confiance entre l’effort productif et la valeur conservée. Lorsque cette promesse est discréditée, les comportements d’épargne, d’investissement et de travail se transforment, révélant une société qui doute de la capacité de ses institutions à préserver la valeur de ce qu’elle produit.</p>



<p>Entre la contrainte de dettes accumulées, la fragmentation géopolitique et les limites d’une création monétaire devenue structurelle, le système fiduciaire est placé devant une exigence de réinvention.</p>



<p>L’enjeu est de redéfinir des cadres où la flexibilité nécessaire à la gestion des chocs s’accompagne de bornes crédibles à l’expansion monétaire. De cette capacité à réancrer la monnaie dans des règles lisibles, des institutions responsables et une discipline budgétaire durable dépend la confiance des sociétés dans la valeur du temps qu’elles investissent, des richesses qu’elles créent et de l’avenir qu’elles transmettent.</p>



<p>Une monnaie stable est une promesse tenue entre générations ; une monnaie instable est une dette transmise dans le temps. Un ordre monétaire qui ne parvient plus à convertir la confiance en investissement productif cesse d’être un moteur de développement pour devenir un simple mécanisme de préservation des équilibres passés, appelant, à terme, une refondation de ses principes et de sa légitimité.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eV29hplAm1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/">La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/embed/#?secret=pBDUJyohvw#?secret=eV29hplAm1" data-secret="eV29hplAm1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/crise-de-confiance-mondiale-dans-les-monnaies-imprimables/">Crise de confiance mondiale dans les monnaies imprimables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le pouvoir d’achat réel des Tunisiens a baissé de 11% depuis 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/le-pouvoir-dachat-reel-des-tunisiens-a-baisse-de-11-depuis-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 09:15:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon un rapport de Fitch-Solutions le pouvoir d’achat moyen des Tunisiennes et Tunisiens a fortement reculé depuis 2019. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/le-pouvoir-dachat-reel-des-tunisiens-a-baisse-de-11-depuis-2019/">Le pouvoir d’achat réel des Tunisiens a baissé de 11% depuis 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Énorme perte en temps et en effort en 6 ans. C’est Fitch-Solutions qui le confirme, preuve à l’appui, dans son plus récent rapport intitulé ‘‘Consommation et revenus des ménages tunisiens’’ publié le 22 octobre 2025). L’arbre se juge à ses fruits…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-17718732"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>L’agence londonienne annonce que le pouvoir d’achat moyen des Tunisiennes et Tunisiens a fortement reculé depuis 2019, malgré toutes les annonces et promesses gouvernementales voulant axer ses politiques sur le social et le bien-être des laissés-pour-compte, les couches dites défavorisées, souvent illettrées et habitées par la confiance aveugle.</p>



<p>Que disent les chiffres&nbsp;?</p>



<p>Dans son rapport de 44 pages (réservé aux abonnés et publié uniquement en anglais), l’année de 2019, celle de l’élection de Kaïs Saïed, est utilisée comme année de référence. Pas de hasard de calendrier, tout est calculé, et soupesé à la virgule près. Et cela permet de livrer plusieurs indicateurs de rendement sur les impacts des politiques des 6 gouvernements constitués, et qui ont tous gouverné la Tunisie, sous les directives indicatives d’un président élu en 2019 et réélu en 2024.</p>



<p>On fait la synthèse de ce rapport en 5 points complémentaires.</p>



<p><strong>1- Pouvoir d’achat.</strong> Comparativement à 2019, le pouvoir d’achat réel de 2025 (hors inflation) a baissé de 11,1% par rapport à 2019. Fitch doute du réalisme des promesses présidentielles relatives à la mise en place de politiques publiques axées sur le social et les couches vulnérables.</p>



<p>Pis, Fitch prévoit que si rien ne changera avant à la fin du deuxième mandat du président Saïed en 2028, la Tunisie ne retrouverait pas la moyenne du pouvoir d’achat réel d’il y a 6 ans (base 100 en 2019). Un constat qui appelle à des actions concrètes et urgentes sur ce front.</p>



<p><strong>2- Consommation versus croissance.</strong> Un autre constat majeur apporté par ce rapport concerne une anomalie économique structurelle : un taux de croissance annuel global moyen du PIB qui croit d’environ 2%, alors que le taux de croissance de la consommation des ménages croit annuellement de 3,8%.</p>



<p>C’est dire que le pays vit au-dessus de ses moyens. Et qu’au final, la propension moyenne de la consommation (rapportée au revenu) évolue plus vite et plus fort que la propension moyenne à l’épargne.</p>



<p>3- <strong>Chômage. </strong>Les niveaux de chômage, 6 ans après l’élection présidentielle de 2019, sont plus élevés qu’ils ne l’étaient avant 2019. C’est un autre constat sans appel quant aux prétentions des politiques publiques d’avoir mis le social au cœur de ses préoccupations.</p>



<p>Ce constat en dit long sur l’absence de vision stratégique dans les processus budgétaires, la faiblesse des incitations fiscales pour la création d’entreprises et d’emplois. Le projet des entreprises communautaires prôné par le président Saïed est à l’évidence inapproprié, ou mal conçu et mal réfléchi depuis sa mise en chantier en 2021.</p>



<p><strong>4- Dépenses non essentielles</strong>. Le rapport de Fitch décrit la structure des dépenses des ménages tunisiens, et arrive à des résultats différents de ceux de l’Institut national de la statistique (INS). On apprend que les dépenses non essentielles (tabac, alcool, restaurant et internet) frôlent ensemble les 9% des dépenses des ménages.</p>



<p>A titre comparatif, Fitch estime les dépenses des ménages en éducation ne dépassent les 1,2% du total des dépenses. Dans les dépenses des ménages, le tabagisme engloutit 4,9 milliards de dinars tunisiens en 2025. Ce poste de dépenses croit à 11% par an.</p>



<p>Un poste de dépenses atypique&nbsp;: les chaussures. Fitch trouve trop élevées les dépenses en chaussure per capita qui est de 463 dinars par an. Selon, cette estimation, une famille de 4 personnes dépenserait presque 2000 dinars par an en chaussure. Il faut le faire, surtout quand on connaît les autres urgences et priorités.</p>



<p><strong>5- Pauvreté.</strong> Les auteurs du rapport ont aussi décrit le revenu disponible des ménages selon 3 intervalles. Ils ont recensé un total de 3334 ménages en Tunisie, avec 2,5 actifs occupés par ménage.</p>



<p>Le revenu moyen par ménage est de 30 765 dinars par an en moyenne. En revanche, le revenu disponible (après imposition et prélèvements estimés à 7%) tombe à 10 092 dinars per capita en 2025.</p>



<p>La classe ayant un revenu disponible annuel moyen par ménage (inférieur à 10 000$ par an) a grimpé jusqu’à 95% du total des ménages. Les plus riches, avec un revenu annuel disponible supérieur à 50 000$ par an constituent 2% du total des ménages.</p>



<p>Les plus pauvres (revenu inférieur à 5 000 dollars par ménage et par an) constituent presque 20% du total des ménages (666 000 ménages, ou 2 400 000 personnes).</p>



<p>A se demander si les politiques sociales prônées par le président Saïed arrivent à cibler et à lister de manière crédible et efficace ces populations indigentes et précaires pour les sortir de leur indigence.</p>



<p>Les personnes âgées, les personnes en perte de mobilité, les femmes et surtout celles de la GenZ sont les plus impactées par ces inégalités et déséquilibres socio-économiques. Des enjeux qu’on ne peut pas gérer par la répression, ni par les discours ou autres juridismes caduques et inefficaces.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/le-pouvoir-dachat-reel-des-tunisiens-a-baisse-de-11-depuis-2019/">Le pouvoir d’achat réel des Tunisiens a baissé de 11% depuis 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Baisse du taux d’inflation en Tunisie &#124; Réalité ou mensonge d’Etat ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 08:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[statistique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Officiellement, l'inflation baisse, mais le pouvoir d'achat des citoyens continue de s'éroder. Qui croire ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/baisse-de-linflation-en-tunisie-realite-ou-mensonge-detat/">Baisse du taux d’inflation en Tunisie | Réalité ou mensonge d’Etat ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’évidence et à l’écoute et à la lecture des différents médias, il y a une dichotomie ou un décalage entre les affirmations de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et du Gouvernement selon lesquelles l’inflation est en train de baisser de mois en mois en Tunisie et les affirmations contraires des ménagères et chefs de famille qui ont de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts et boucler leurs fins de mois.</em></strong> <strong><em>Qui croire et qu’en est-t-il vraiment ?</em></strong> <strong><em>Une réponse et un éclairage édifiant de la part d’un économiste universitaire et expert international. </em></strong></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-17631660"></span>



<p>Lors de sa dernière audience accordée au Gouverneur de la BCT, le Président de la République s’est félicité de l’efficacité des choix économiques nationaux qui ont permis une baisse du taux d’inflation qui, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), serait passé, en glissement annuel, de 5,6% en avril 2025, à 5,3% en juillet et à 5% en septembre. Ce faisant, le Président de la République occulte le prix très élevé payé par l’économie nationale sous forme de ralentissement des investissements et de croissance économique en raison du taux directeur très élevé (7,5%) qui est à la base de la politique monétaire très restrictive suivie par la BCT<strong>.</strong></p>



<p>Plus grave encore, il ne fait pas doute que ces chiffres officiels de baisse de l’inflation que la BCT annonce chaque mois avec fierté et s’en attribue même les mérites, provoquent des rires jaunes chez les ménagères qui vont tous les jours au marché et reviennent avec un couffin de plus en plus vide pour le même budget de dépense et chez tous les Tunisiens qui ont de plus en plus des difficultés à joindre les deux bouts.</p>



<p>La question qui s’impose d’elle-même est&nbsp;la suivante : <strong><em>s’agit-il d’un signe réel d’une plus grande maîtrise des équilibres macroéconomiques ou d’un habillage politique destiné à rassurer une population épuisée par la cherté de la vie</em> </strong>? Autrement dit, s’agit-il d’une réalité économique et sociale ressentie et vécue par les Tunisiens ou d’un mensonge d’Etat habillé sous formes de statistiques officielles qui, sans mettre en cause l’honnêteté intellectuelle des fonctionnaires de l’INS qui les établissent ou les accuser de manipuler les chiffres, ne reflètent pas la réalité&nbsp;vécue par les citoyens ?</p>



<p>La réponse que je vais tenter dans cet article d’apporter à ces questions se veut objective et scientifique, loin de toute considération politique politicienne, en faveur ou contre qui que ce soit.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mHsgGRwsV3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/">L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/embed/#?secret=sI9B0nLCJ0#?secret=mHsgGRwsV3" data-secret="mHsgGRwsV3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Y-a-t-il de quoi crier victoire et se féliciter ?</h2>



<p>Malgré la baisse progressive du taux d’inflation, calculé par l’INS selon la même méthodologie, il n’en demeure pas moins qu’un taux d’inflation qui qui a atteint <strong>5%</strong> au mois de septembre est trop élevé pour une économie dont le taux de croissance pour l’année 2025 est estimé à <strong>1,9%</strong>, notamment par la Banque mondiale. Les lois économiques enseignent que le différentiel entre le taux de croissance&nbsp;économique dans un pays et le taux d’inflation annuel se traduit automatiquement par une baisse de la compétitivité nationale et donc par un plus grand déséquilibre de sa balance commerciale et de sa balance des paiements, une baisse de la parité de sa monnaie nationale, un plus grand endettement extérieur et une aggravation de ses déséquilibres macroéconomiques structurels.</p>



<p>Ce cercle vicieux s’aggrave lorsque les pays partenaires de son commerce extérieur enregistrent des taux d’inflation nettement plus faibles, comme c’est le cas actuellement dans les pays européens où le taux d’inflation moyen se situe à 2,4% par an.</p>



<p>En termes de comparaison internationales avec des pays de taille similaire et concurrents, lorsqu’on sait que le taux d’inflation au Maroc n’a pas dépassé 0,3% (août 2025), 1,68% en Jordanie (juillet 2025), 2,2% au Sénégal (août 2025) et que certains pays ont même réussi à éradiquer totalement l’inflation et enregistrent des taux d’inflation négatifs (déflation) tels que l’Algérie où celui-ci s’est élevé à -0,26% au mois de juillet 2025, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser et se féliciter pour avoir enregistré un taux d’inflation de 5% au mois de septembre.</p>



<p>Une autre raison pour ne pas crier victoire est qu’une baisse du taux d’inflation ne signifie nullement que les prix ont baissé comme pourrait l’interpréter l’opinion publique, mais signifie seulement que <strong><em>les prix ont continué à augmenter mais à un rythme plus lent que par le passé</em></strong>. Autrement dit, un tel résultat signifie que les prix continuent de grimper, mais moins vite qu’avant et il serait naïf de croire que cette baisse du taux d’inflation reflète une amélioration du quotidien des Tunisiens et encore moins de leur pouvoir d’achat.</p>



<p>D’autre part, il ne faudrait pas oublier qu’une bonne partie de la baisse de l’inflation enregistrée ces derniers mois n’est pas due à la politique monétaire restrictive suivie par la BCT, mais à une baisse du pouvoir d’achat et donc du niveau de vie, résultantes directes de l’augmentation passée des prix (9,3% en 2023, 7,1% en 2024), du blocage des salaires depuis 2022 et de la raréfaction des crédits bancaires, en raison du taux directeur très élevé fixé par la BCT (+7,5%) qui engendrent des taux débiteurs bancaires «<em>d’enfer</em>» de l’ordre de 12 à14%.</p>



<p>Enfin, <em>last but not least</em>, l’inflation réelle en Tunisie est probablement pour ne pas dire certainement supérieure aux taux officiels et ceci en raison de la méthodologie même utilisée par l’INS pour mesurer l’inflation en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défaillances méthodologiques</h2>



<p>L’inflation est un concept économique dont la définition est très simple&nbsp;: c’est l’augmentation des prix de <strong><em>tous</em></strong> les biens et services échangés dans une économie d’une période à une autre (année, trimestre, mois…).</p>



<p>Bien que sa définition soit claire, sa mesure nécessite la collecte d’une énorme masse d’informations et pose beaucoup de problèmes d’ordre méthodologique. &nbsp;</p>



<p>Ainsi, on distingue principalement deux indicateurs de mesure de l’inflation (il existe un troisième, appelé <em>l’indice des prix de gros</em>, mais qui est rarement utilisé)&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le déflateur du PIB</em>&nbsp;: il est égal au rapport du PIB d’un exercice estimé aux prix en vigueur durant cet exercice (<em>prix courants</em>) au PIB du même exercice estimé au prix d’une année de base <em>(prix constants). </em>La Comptabilité Nationale de chaque pays calcule systématiquement cet indice d’inflation globale et l’utilise pour déflater les agrégats économiques et les comparer d’une année à l’autre pour mesurer leur évolution réelle sans prise en compte de l’inflation. Il s’agit de loin du meilleur indicateur de mesure de l’inflation dans un pays, car il mesure l’évolution des prix de tous les produits et services, y compris des matières premières et produits semi-finis utilisés dans le processus de production. Comme tous les instituts statistiques du monde, l’INS calcule cet indice de l’inflation annuelle globale mais ne publie pas les résultats, probablement parce qu’ils sont plus défavorables pour le gouvernement que les résultats de la deuxième méthode de calcul de l’inflation</li>



<li><em>L’indice du coût de la vie&nbsp;: </em>on l’appelle aussi&nbsp;«<em>Indice&nbsp;des prix à la consommation» </em>ou IPC. Méthodologiquement parlant, il est moins significatif de l’inflation réelle et globale dans une économie parce qu’il ne prend en compte que les biens et services consommés couramment par le ménage, à l’exclusion de ceux utilisés par les entreprises et les producteurs dans le processus de production. En plus, <strong><em>les prix sont pondérés par des poids souvent arbitraires qui ne reflètent pas toujours bien les comportements et les besoins de consommation réels.</em></strong></li>
</ul>



<p>En Tunisie, l’INS calcule l’IPC sur la base d’un <em>panier de la ménagère</em> qui est censé être représentatif de la consommation d’un ménage tunisien moyen. Ce panier comprend plus de 1200 produits et services répartis en 12 grands groupes, conformément à la classification internationale (Coicop).</p>



<p>Ci-dessous, pour information et culture générale des lecteur(ce)s, la répartition du panier de la ménagère utilisée par l’INS, afin qu’ils(elles) jugent d’eux (elles)-mêmes de son réalisme :</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Panier-de-la-menagere.jpg" alt="" class="wp-image-17631665" style="width:600px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Panier-de-la-menagere.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Panier-de-la-menagere-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Panier-de-la-menagere-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Panier-de-la-menagere-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>Il est évident à tout observateur qu’une telle structure de consommation ne reflète ni celle d’un ménage à faible revenu (qui consacre beaucoup plus que 28% de son revenu à la nourriture et à l’habitat), ni celle d’un ménage à haut revenu qui consacre beaucoup plus que 4% aux dépenses de loisirs et à la culture, ni même celle d’un ménage moyen qui consacre beaucoup plus que 2% de ses dépenses pour l’enseignement et l’éducation de ses enfants, surtout à l’ère où l’enseignement dans des écoles et universités privées est de plus en plus répandu en raison de la dégradation de l’enseignement public.</p>



<p>Dans tous les cas, le panier est censé représenter la structure de consommation d’un «<em>ménage moyen</em>» au sens statistique du terme, qui ne reflète pas exactement la consommation d’un ménage rural ou urbain, riche ou pauvre.</p>



<p>On relève également que le faible poids accordé aux dépenses d’alimentation (28% alors qu’elles dépassent en réalité 40% et même plus compte tenu de l’inflation cumulée durant ces dernières années) fait que la stabilité de certains produits subventionnés (pain, carburant, sucre, etc.) biaise le résultat final et engendre un taux d’inflation officiel plus faible que dans la réalité, et fausse ainsi la perception de l’inflation vécue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact de l’inflation sur l’aggravation de la pauvreté</h2>



<p>Bien que l’inflation soit un concept économique qui joue un rôle très important dans l’analyse des équilibres macroéconomiques dans un pays, son impact social n’est plus à démontrer.</p>



<p>En effet, une inflation persistante même si son rythme est en baisse ronge le pouvoir d’achat et creuse les inégalités sociales. Derrière les chiffres froids se cache une réalité brûlante : celle de millions de familles qui voient leurs revenus s’évaporer dans les marchés, les pharmacies et les factures du quotidien.</p>



<p>Plus grave encore, l’inflation impacte de façon inégale les différentes catégories sociales et régions du pays.</p>



<p>Ainsi, selon les données conjointes du ministère des Affaires sociales et de l’Unicef, le taux de pauvreté nationale est passée de 16,6% à 18,4%** entre 2021 et 2023. L’extrême pauvreté, elle, a légèrement augmenté, touchant désormais plus de 3% de la population. Et chez les enfants, le constat est alarmant : près d’un enfant sur trois vit aujourd’hui dans la pauvreté.</p>



<p>L’inflation agit comme un impôt déguisé sur les plus fragiles. Les salaires stagnent, les pensions de retraite n’évoluent pas, les aides sociales sont rares et souvent insuffisantes. Le coût de la vie grimpe plus vite que les revenus, poussant de nombreuses familles autrefois <em>«classes moyennes»</em> à glisser sous le seuil de pauvreté.</p>



<p>Dans les régions rurales du Centre-Ouest ou du Nord-Ouest, déjà marginalisées, le choc est encore plus rude : les revenus informels s’érodent, et les infrastructures sociales restent précaires.</p>



<p>Certes, la Tunisie dispose d’un système de protection sociale relativement étendu (75% des travailleurs sont couverts par le régime social de la CNRPS ou de la CNSS) mais mal adapté à l’inflation. <strong><em>Les transferts sociaux et les pensions de retraite ne sont pas indexés sur la hausse des prix</em></strong>, ce qui réduit chaque année le pouvoir d’achat de ses bénéficiaires, sans parler des familles vulnérables qui passent à travers les mailles du filet et ne bénéficient d’aucune couverture ou aide sociale.</p>



<p>Il n’est pas nécessaire d’être un économiste ou un statisticien pour constater et mesurer l’aggravation de la pauvreté générée par la spirale des prix&nbsp;: il suffit d’observer le nombre croissant de mendiants dans nos villes ou le nombre encore plus croissant des «<em>barbacha</em>», qui fouillent nos poubelles à la recherche de bouteilles en plastique vides pour les revendre, une profession qui n’existait pas il y a encore quelques années&nbsp;!</p>



<p>Ces hommes et ces femmes, quelquefois très âgés, quand ce ne sont pas des enfants, montrent que l’inflation n’est pas en Tunisie seulement un problème de chiffres faux ou justes, de méthodologies de calcul, de débats entre experts et de discours populistes, mais une crise de dignité humaine et de crédibilité même des politiques menées par le gouvernement, car elle remet en question le contrat social entre l’État et les citoyens. <strong><em>Quand un État préfère sauver son image plutôt que le quotidien de ses citoyens, il se déconnecte, et un État déconnecté finit toujours par s’effondrer sous le poids de sa propagande. </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>En réponse à la question posée par le titre de cet article, à savoir&nbsp;: <em>«</em><em>La baisse de l’inflation en Tunisie&nbsp;: une réalité ou un mensonge d’Etat&nbsp;?</em><strong>», </strong>je laisse à chacun(e) des lecteurs(trices) le soin d’y répondre sur la base des développements et éclairages méthodologiques que j’espère avoir apportés dans cet article.</p>



<p>Ma réponse personnelle est sans équivoque&nbsp;: la baisse de l’inflation que reflète les chiffres officiels publiés par l’INS et repris par la BCT et le Gouvernement constitue bel et bien un mensonge d’Etat, mais un mensonge <em>scientifique</em> dans le sens de l’article que j’avais publié il y a quelques années dans Kapitalis (<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les statistiques officielles sont une forme de mensonge scientifique</a></em>) qui illustre la &nbsp;fameuse phrase de l’économiste anglais J.-M. Keynes qui disait que «<em>les statistiques sont une forme de mensonge scientifique</em>».</p>



<p>Mais la meilleure conclusion serait peut-être de dire&nbsp;: qu’il y ait eu baisse réelle de l’inflation ou pas, que le Gouvernent mente ou pas, il n’en demeure pas moins que tant que la hausse des prix continuera à éroder le pouvoir d’achat de tous les Tunisiens et à appauvrir davantage les plus vulnérables d’entre eux, sans réponse adaptée de l’Etat, la Tunisie restera prise dans la spirale infernale des prix et équation injuste : celle d’un pays où l’on travaille de plus en plus pour vivre de moins en moins bien ou, pour être plus exact, de plus en plus mal.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O6yXT2KFOK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/">Les statistiques officielles sont une forme de mensonges scientifiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les statistiques officielles sont une forme de mensonges scientifiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/03/les-statistiques-officielles-sont-une-forme-de-mensonges-scientifiques/embed/#?secret=Tx8pvdz81U#?secret=O6yXT2KFOK" data-secret="O6yXT2KFOK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/baisse-de-linflation-en-tunisie-realite-ou-mensonge-detat/">Baisse du taux d’inflation en Tunisie | Réalité ou mensonge d’Etat ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Deloitte avertit contre une crise de liquidités en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/24/deloitte-avertit-contre-une-crise-de-liquidites-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:13:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17537806</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va traverser bientôt une période de grande faiblesse financière, estime le cabinet international Deloitte. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/24/deloitte-avertit-contre-une-crise-de-liquidites-en-tunisie/">Deloitte avertit contre une crise de liquidités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon un récent rapport mondial du cabinet international Deloitte, publié en ce mois de septembre 2025, la Tunisie va traverser une période de grande faiblesse financière.</em></strong></p>



<span id="more-17537806"></span>



<p>Selon ce rapport, l’économie tunisienne est mise à rude épreuve par une dette publique élevée, une inflation persistante et un déficit commercial structurel. Parmi les trois problèmes clés, il y a la dette publique qui avoisine les 80 % du PIB, ce qui entraîne des déficits budgétaires chroniques et accroît la dépendance du pays aux financements extérieurs.</p>



<p>Cette situation a affaibli sa crédibilité financière et limité sa capacité à soutenir la croissance économique, notamment dans le contexte d’incertitude persistante entourant les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), lesquelles sont arrêtées depuis octobre 2022, le gouvernement tunisien n’étant pas disposé à mettre en route certaines réformes douloureuses qualifiées de <em>«diktats inacceptables».</em></p>



<p>L’inflation persistante, alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, érode le pouvoir d’achat des ménages, souligne Deloitte, estimant que cela aggrave les déséquilibres sociaux, aggravés par un chômage élevé, notamment chez les jeunes.</p>



<p>Le déficit courant du pays demeure la principale vulnérabilité de la Tunisie, qui peine toujours à diversifier ses exportations, restant dépendante de ses partenaires européens, tandis que la faiblesse des recettes touristiques limite ses réserves de devises.</p>



<p>Selon Deloitte, la Tunisie doit agir rapidement pour regagner la confiance des investisseurs et mettre en œuvre des réformes majeures afin de stabiliser ses fondements économiques. Sans ces changements, le rapport suggère que le pays est confronté à un risque élevé de crise de liquidités et de nouveaux troubles sociaux dans les mois à venir.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/24/deloitte-avertit-contre-une-crise-de-liquidites-en-tunisie/">Deloitte avertit contre une crise de liquidités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sami Tahri &#124; «L’UGTT n’a jamais appelé à la confrontation»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/sami-tahri-lugtt-na-jamais-appele-a-la-confrontation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 12:37:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Tahri]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Sami Tahri, le pouvoir en Tunisie tente vainement d’enfoncer un coin entre la base de l’UGTT et sa direction.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/sami-tahri-lugtt-na-jamais-appele-a-la-confrontation/">Sami Tahri | «L’UGTT n’a jamais appelé à la confrontation»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est en train de mobiliser toutes ses forces et les syndicalistes sont conscient de la nature de la crise actuelle dont se sert le pouvoir pour tenter d’enfoncer un coin entre la base de l’organisation et sa direction.</em></strong></p>



<span id="more-17264052"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général adjoint et porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri, lors de la réunion de la commission administrative de l’Union régionale du travail de Monastir, samedi 16 août 2025. <em>«Ce n’est pas la première fois que l’organisation est prise pour cible par le pouvoir»,</em> a-t-il expliqué. <em>«C’est une politique suivie par les différents gouvernements, à travers des tentatives d’infiltration, de polarisation ou de criminalisation»</em>, a-t-il poursuivi, par allusion aux attaques dont l’UGTT et ses dirigeants ont fait l’objet ces derniers jours de la part du président de la république Kaïs Saïed et de ses partisans ou des agitateurs qui se réclament de lui sur les réseaux sociaux. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le problème n’a rien à voir avec des personnes ou une direction particulière. C’est le rôle national de l’UGTT dans la défense des droits économiques et sociaux et des libertés publiques et individuelles qui pose problème à certaines parties, a souligné Tahri, ajoutant que la centrale syndicale n’acceptera pas de se taire face à la flambée des prix, à la détérioration du pouvoir d’achat, à l’abandon du dialogue social.</p>



<p>La question de la fin de la mise à disposition d’agents publics au profit de l’UGTT a été soulevée en d’autres temps par différents gouvernements, a indiqué Tahri, en précisant que le détachement pour raison syndicale n’est ni un privilège ni un cadeau. C’est un droit qui a été arraché à l’issue de longs combats des syndicalistes, dans le cadre du dialogue social, comme étant une garantie pour l’exercice du droit syndical, selon les dires de Tahri. &nbsp;</p>



<p>La présente crise a levé le voile sur plusieurs réalités et montré l’implication de certaines parties dans les campagnes de dénigrement [contre l’UGTT], espérant ainsi se positionner en pariant sur la fin de l’organisation.</p>



<p>Le dirigeant syndical a averti que le pouvoir va continuer à réduire la marge de liberté dans un contexte de&nbsp;surendettement et de déficit extérieur, qui va conduire à des mesures douloureuses pour le peuple, comme la levée de la compensation, la privatisation des entreprises publiques, en application des injonctions des cercles financiers internationaux, a-t-il soutenu.</p>



<p>En réponse aux campagnes de dénigrement et d’accusation de corruption lancées contre les dirigeants de l’UGTT, Tahri a indiqué que l’organisation syndicale n’est pas responsable de la hausse des prix, de l’incapacité de l’Etat à contrôler les réseaux de distribution et à approvisionner le marché avec des médicaments de base, de la persistance de l’emploi précaire et de l’aggravation de la migration des compétences, ajoutant qu’imputer à l’UGTT la responsabilité de toutes ces défaillances participe d’un complot visant à remonter l’opinion public contre l’organisation syndicale.</p>



<p>L’UGTT n’a jamais appelé à la confrontation, mais elle n’épargnera aucun effort pour sauver la Tunisie et défendre les droits de son peuple et ses acquis sociaux, économiques et syndicaux, a martelé Tahri. <em>«La crise se terminera tôt ou tard, des leçons seront tirées pour l’avenir et la Tunisie triomphera au final grâce aux sacrifices de ses enfants»</em>, a-t-il conclu, selon les propos rapportés par le site <em><a href="https://echaabnews.tn/ar/article/34528/%D8%A7%D9%84%D8%B7%D8%A7%D9%87%D8%B1%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D8%A5%D8%AF%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%86%D8%B3%D8%AA%D9%8A%D8%B1-%D8%AC%D9%88%D9%87%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B4%D9%83%D9%84%D8%A9-%D9%84%D8%A7-%D9%8A%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%82-%D8%A8%D8%A3%D8%B4%D8%AE%D8%A7%D8%B5-%D8%A3%D9%88-%D8%A8%D9%82%D9%8A%D8%A7%D8%AF%D8%A9-%D9%85%D8%B9%D9%8A%D9%86%D8%A9-%D8%A8%D9%84-%D8%A8%D8%AF%D9%88%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AA%D8%AD%D8%A7%D8%AF-%D9%88-%D9%88%D8%AC%D9%88%D8%AF%D9%87" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Echaâb News</a></em>, organe de l’UGTT.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rRWXNzxArn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/">Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/embed/#?secret=osbpdi8b8t#?secret=rRWXNzxArn" data-secret="rRWXNzxArn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right">  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/sami-tahri-lugtt-na-jamais-appele-a-la-confrontation/">Sami Tahri | «L’UGTT n’a jamais appelé à la confrontation»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>UGTT &#124; Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 06:58:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[lutte syndicale]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’UGTT assume une responsabilité historique dans la déchéance de la fonction publique en Tunisie post-2011.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/">UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est une institution digne de respect. Ses hommes et ses femmes ont joué un rôle essentiel dans l’histoire de la Tunisie. Mais, on ne peut nier aujourd’hui la dérive de cette institution se trouvant entre des mauvaises mains. La grève générale du secteur du transport, 3 jours en pleine canicule et alors que l’économie est en pleine crise constitue une grave erreur. La goutte qui a fait déborder le vase…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-17211620"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Cinq reproches sont faits à l’équipe dirigeante actuelle. Une équipe qui s’accroche au pouvoir, sans se livrer à une autocritique, à un débat démocratique et simplement à une réélection libre, hors des clans et polarités qui rongent mortellement l’institution et éparpillent ses potentialités. Une équipe de profanes et d&rsquo;aventuriers, qui est à l’origine de tous les griefs adressés au bureau exécutif actuel et aux valeurs qui régissent l’institution.</p>



<p><strong>1- Corruption.</strong> C’est une monnaie courante dans les valeurs et principes retenus. Plusieurs dossiers de corruption impliquent des syndicalistes, preuve à l’appui. Il suffit de penser au syndicaliste en chef de Tunisair. Un scandale hors normes et qui en dit long sur l’épidémie et la gravité de la corruption à tous les niveaux au sein des instances syndicales. Les tribunaux sont saisis et plusieurs dossiers sont en instruction. On ne commente pas cela, même si…</p>



<p><strong>2- Chantage.</strong> Cette institution a perdu le sens de l’État et le devoir de servir l’intérêt général. Plusieurs pressions et revendications dites syndicalistes, relèvent du chantage, loin de tous les principes de la lutte syndicale et de la volonté d’amélioration du pouvoir d’achat. On place les syndicalistes dans des postes clefs de la fonction publique; on leur procure des avantages, des primes, des subventions indues (même à l’Université), hors des règles du mérite et des principes de la performance mesurable à l’aune d’indicateurs objectifs. L’UGTT a fermé les yeux durant la période où les islamistes de Ghannouchi ont bourré la fonction publique par pas moins de 250 000 fonctionnaires, sans concours et souvent avec des diplômes bidouillés. L’UGTT assume une responsabilité historique dans la déchéance de la fonction publique en Tunisie post-2011.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MZNW9YgVdi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/">Tunisie | Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Kaïs Saïed vent debout contre les dirigeants de l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/tunisie-kais-saied-vent-debout-contre-les-dirigeants-de-lugtt/embed/#?secret=lRWjMX5z8o#?secret=MZNW9YgVdi" data-secret="MZNW9YgVdi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>3- Sabotage.</strong> L’UGTT a depuis longtemps arrêté de faire du vrai syndicalisme, elle s’est mise dans le corporatisme, pour défendre au cas par cas, des professions particulières, dans des régions particulières, au gré des circonstances et intérêts obscures de ses leaders et décideurs de haut niveau.</p>



<p>L’UGTT s’oppose systématiquement aux réformes structurelles, puisque celles-ci touchent aux intérêts de ses hommes de paille dans les organisations et ministères en question. La dernière grève du secteur du transport a été accompagnée de sabotage et occasionné un énorme coût économique, alors que l&rsquo;économie cherche encore ses appuis et ses moteurs de relance.</p>



<p><strong>4- Enrichissement.</strong> On a vu des membres des hautes instances de l’UGTT rouler dans des voitures de luxe, construire de belles villas, multiplier les acquisitions de terrain, ou encore organiser des fêtes de mariage ostentatoires pour des milliers d’invités. Un autre monde, un système qui saute aux yeux. On ne peut se comporter ainsi si on veut garder la confiance du citoyen. On ne peut justifier l’indifférence au contexte social, marqué par une paupérisation avancée du citoyen et des catégories particulières, par exempleles femmes rurales et les enfants dans le secteur informel.</p>



<p><strong>5- Politique.</strong> L’UGTT fait aussi de la politique politicienne. Elle appuie tel ou tel parti, tel ou tel corporation, tel ou tel lobby, en tirant les ficelles. Et ce n’est pas difficile de retracer les accointances. L’incompétence avérée des hautes instances de l’organisation, la durée illégalement prolongée de leur mandat et leur arrogance et incohérence, ne font que ruiner la confiance envers cette institution historique, qui est devenue presque folklorique par ses dérives actuelles. Son actuel, l’inénarrable Noureddine Taboubi règne en maitre des lieux depuis plus 10 ans et il ne semble pas prêt à lâcher le morceau. Il faut le faire.</p>



<p>Le travail et la productivité que l’UGTT est censée défendre ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils devraient être.</p>



<p>On ne fait que faire fuir l’investissement, pousser les entreprises vers le secteur informel, pour éviter le racket et les rançons syndicales, sous toutes ses formes perverses. Le branding de l’UGTT est en ruine. Tout s’écroule dans l’indifférence des élites, syndicales ou pas. Dans l’indifférence des médias. Ce qui est dramatique…</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="COmV8C5oPn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/">Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/embed/#?secret=YlhQbIcyXx#?secret=COmV8C5oPn" data-secret="COmV8C5oPn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/">UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie l L’instinct de survie au-dessus de tout scrupule</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/tunisie-l-linstinct-de-survie-au-dessus-de-tout-scrupule/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:03:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[recensement démographique]]></category>
		<category><![CDATA[services publics]]></category>
		<category><![CDATA[tentation migratoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se dépeuple par la tentation migratoire alimentée par le sentiment partagé d’un ailleurs plus auspicieux. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/tunisie-l-linstinct-de-survie-au-dessus-de-tout-scrupule/">Tunisie l L’instinct de survie au-dessus de tout scrupule</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un monde en pleine effervescence et un voisinage croulant sous de lourds nuages de colère et d’instabilité, il importe à la Tunisie de se ressaisir et de tout faire pour pouvoir surmonter la tornade qui se profile à l’horizon.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-17092218"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>L’appareil de production public et privé en Tunisie souffre d’une régression continue depuis 2011 et le marché de l’emploi, le pouvoir d’achat, les infrastructures et les services publics se dégradent de jour en jour.</p>



<p>Depuis ce qui a été pompeusement et fallacieusement qualifié de <em>«révolution de la liberté et de la dignité»</em> ou pire encore de <em>«révolution du jasmin», </em>la seule croissance enregistrée dans notre pays a été dans les innombrables slogans de plus en plus creux et la litanie des promesses intenables et des faux espoirs avec leur lot toxique de désillusions, de rancœurs et de colères jusqu&rsquo;à présent sous la braise au risque, que Dieu ne le veuille, que les circonstances ou des officines extérieures ne se mettent à souffler dessus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une poussière d’individus</h2>



<p>Un pays qui se dépeuple (au vu du dernier recensement démographique et de la tentation migratoire alimentée par le sentiment partagé d’un ailleurs plus auspicieux) et qui croit de moins en moins à la chose publique et à un sort collectif et national (les dernières consultations et échéances électorales en sont un indice frappant) semble tenté de retomber dans l’état de poussière d’individus mus par l’instinct de survie, souvent à tout prix et au-dessus de tout scrupule.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/tunisie-l-linstinct-de-survie-au-dessus-de-tout-scrupule/">Tunisie l L’instinct de survie au-dessus de tout scrupule</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed promet un «lendemain radieux» aux Tunisien.ne.s</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/23/kais-saied-promet-un-lendemain-radieux-aux-tunisien-ne-s/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 10:16:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[déficit extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[sous-traitance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16595240</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Le lendemain radieux est tout proche pour ceux qui savent voir», déclare Kaïs Saïed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/23/kais-saied-promet-un-lendemain-radieux-aux-tunisien-ne-s/">Kaïs Saïed promet un «lendemain radieux» aux Tunisien.ne.s</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’ouverture du conseil des ministres qu’il a présidé hier, jeudi 22 mai 2025, au Palais de Carthage, s’est félicité de la joie provoquée par la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/la-tunisie-interdit-formellement-le-travail-precaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suppression de la sous-traitance </a>dans le Code du travail.</em></strong></p>



<span id="more-16595240"></span>



<p><em>«La joie gagnera tous les autres secteurs avec des solutions radicales qui rompraient une fois pour toutes avec le détestable passé</em>», aurait promis le chef de l’Etat selon le communiqué publié par la présidence de la république. <em>«Demain sera illuminé par les lumières de la justice, de la liberté et de la dignité nationale, et ce dans le contexte de l’harmonie existante entre les fonctions législative et exécutive, lesquelles sont l’émanation de la volonté populaire»,</em> aurait encore déclaré Saïed, selon le même communiqué.</p>



<p><em>«Ce lendemain radieux est tout proche&nbsp;pour ceux qui savent voir»</em>, a-t-il conclu dans ce qui ressemble à une réponse à toutes les prévisions négatives relatives à l’économie nationale émanant d’experts nationaux et internationaux, et qui soulignent une croissance atone, un recul de l’investissement, un déficit extérieur chronique, une persistance du chômage et une régression du pouvoir d’achat des citoyens en raison de la poursuite des hausses des prix.</p>



<p>Saïed espère, peut-être, que ses politiques sociales vont renverser cette tendance.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eTGAeYXWY5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/la-tunisie-interdit-formellement-le-travail-precaire/">La Tunisie interdit formellement le travail précaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie interdit formellement le travail précaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/la-tunisie-interdit-formellement-le-travail-precaire/embed/#?secret=G8p6IzvrUM#?secret=eTGAeYXWY5" data-secret="eTGAeYXWY5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/23/kais-saied-promet-un-lendemain-radieux-aux-tunisien-ne-s/">Kaïs Saïed promet un «lendemain radieux» aux Tunisien.ne.s</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie │ Les défis de l’abattement des taux d’intérêts sur les crédits à long terme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/22/tunisie-%e2%94%82-les-defis-de-labattement-des-taux-dinterets-sur-les-credits-a-long-terme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 08:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crédits immobiliers]]></category>
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		<category><![CDATA[loi 2024-41]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Montasser]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réduction des taux d’intérêt sur les crédits à long terme et les défis qu’elle soulève pour le secteur bancaire. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur revient sur&nbsp;la loi 2024-41 et principalement l’article 412 qui impose aux banques la réduction des taux d’intérêt sur les crédits à long terme, surtout les défis qu’elle soulève pour le secteur bancaire.</em></strong></p>



<p><strong>Nasreddine Montasser </strong>*</p>



<span id="more-16590051"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser.jpg" alt="" class="wp-image-10056221" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Nasreddine-Montasser-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En Tunisie, la situation économique difficile des ménages, marquée par une inflation persistante et un pouvoir d’achat en baisse, a conduit le législateur à adopter la loi 2024-41, dont l’article 412 vise à encadrer les taux d’intérêt sur les crédits à long terme. Cette mesure, présentée comme un outil de protection des emprunteurs contre les taux jugés excessifs, suscite parmi les acteurs économiques l’espoir pour les uns et l’inquiétude pour les autres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte et objectifs de la réforme&nbsp;</h2>



<p>Face à une inflation atteignant 7% en 2024 et des taux directeurs élevés (7,5 % en 2025), de nombreux ménages tunisiens se retrouvent en situation de fragilité financière, avec des mensualités de crédit représentant parfois plus du tiers de leurs revenus.</p>



<p>L’article 412 de la nouvelle loi impose un plafonnement des taux d’intérêt sur les prêts à taux fixe sur des durées supérieures à 7 ans, principalement ceux destinés aux particuliers pour le financement de l’acquisition des logements et de la construction. Cette loi cherche donc à&nbsp;soulager les ménages en réduisant le poids des remboursements, à stimuler la consommation, principal moteur de l’économie tunisienne, et à éviter une vague de défauts de paiement qui pourrait déstabiliser le système financier.&nbsp;</p>



<p>Cette réforme s’inscrit dans une tendance internationale visant à protéger les emprunteurs contre l’impact et les fluctuations brutales des taux. Elle entre dans le même ordre d’idée que la directive européenne sur les crédits immobiliers (MCD 2014/17/UE), qui impose une révision périodique des conditions des prêts, ou la loi marocaine 103-12, qui encadre strictement les crédits à la consommation et immobiliers.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis pour le secteur bancaire&nbsp;</h2>



<p>Si la mesure est socialement justifiée, elle pose des défis majeurs aux établissements financiers. En effet, les banques tunisiennes doivent désormais composer avec :&nbsp;</p>



<p>&#8211; <strong>une complexité accrue dans la gestion des prêts</strong> : les banques doivent désormais gérer plusieurs tableaux d’amortissement pour un même crédit, suivre les demandes d’abattement, et adapter leur comptabilité et leur mesure du risque en conséquence;</p>



<p>&#8211; <strong>une tendance objective de rationnement du crédit</strong> : si la rentabilité des prêts à long terme diminue trop fortement, les établissements pourraient être tentés de restreindre leur offre, ce qui aurait un effet contraire sur l’économie à celui escompté;&nbsp;</p>



<p>&#8211; <strong>un manque à gagner significatif </strong>: les simulations montrent que pour un prêt de 100 000 DT sur 15 ans à un taux fixe de 10%, la réduction des intérêts peut atteindre 49%, ramenant le taux effectif équivalent (TEE) à environ 6,07%. Un niveau qui, selon les professionnels du secteur, ne couvre pas le coût des ressources et les charges opérationnelles. Le TEE, et contrairement au taux nominal affiché, intègre l’impact cumulé des réductions successives imposées par la loi et offre un indicateur utile pour évaluer le coût réel du crédit.</p>



<p>Les défis sont assez conséquents pour continuer à offrir des crédits à long terme à taux fixe en Tunisie et il est illusoire de penser que les banques continueraient à offrir ce genre de financement s’il pourrait leur occasionner des pertes insupportables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives et ajustements nécessaires&nbsp;</h2>



<p>Pour que cette réforme atteigne ses objectifs sans fragiliser le système bancaire, plusieurs ajustements à cette loi pourraient être envisagés, par exemple :&nbsp;</p>



<p>&#8211; <strong>introduire un taux plancher</strong> en dessous duquel les réductions successives ne s’appliqueraient plus, afin de préserver une marge minimale pour les banques;&nbsp;</p>



<p>&#8211; <strong>limiter le nombre de révisions</strong> autorisées sur la durée du prêt (par exemple, un ou deux ajustements) pour faciliter la gestion des crédits;</p>



<p>&#8211; <strong>privilégier des baisses graduelles et prévisibles</strong>, sur les taux d’intérêt en points de base plutôt qu’en pourcentage, pour permettre aux banques d’anticiper leurs risques;&nbsp;</p>



<p>&#8211;<strong> administrer un TEE </strong>qui ne devrait pas descendre au-dessous d’un taux garantissant la couverture minimale des coûts du crédit pour le secteur bancaire.</p>



<p>La loi 2024-41 représente une réponse à une urgence sociale, mais son succès dépendra de sa mise en œuvre équilibrée. Sans mesures d’accompagnement pour les banques, elle pourrait réduire l’accès au crédit à moyen terme. À l’inverse, en l’absence de régulation, le surendettement des ménages risquerait de peser davantage sur une économie déjà fragile. L’enjeu, pour les autorités tunisiennes, sera donc de trouver le juste équilibre entre protection des emprunteurs et stabilité financière. </p>



<p><em>* Cadre de banque. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="adq7LuDW9I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/tunisie-les-banques-appelees-a-reduire-les-taux-dinteret-fixes/">Tunisie : les banques appelées à réduire les taux d&rsquo;intérêt fixes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les banques appelées à réduire les taux d&rsquo;intérêt fixes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/tunisie-les-banques-appelees-a-reduire-les-taux-dinteret-fixes/embed/#?secret=tEvGYW6zJP#?secret=adq7LuDW9I" data-secret="adq7LuDW9I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/22/tunisie-%e2%94%82-les-defis-de-labattement-des-taux-dinterets-sur-les-credits-a-long-terme/">Tunisie │ Les défis de l’abattement des taux d’intérêts sur les crédits à long terme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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