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	<title>Archives des révolution de 2011 - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des révolution de 2011 - Kapitalis</title>
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		<title>Les leçons de la crise tunisienne selon DeepSeek</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 08:27:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interrogé sur la crise en Tunisie, ses causes, ses conséquences et les leçons qu’on peut en tirer, DeepSeek a donné cette réponse en trois secondes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/les-lecons-de-la-crise-tunisienne-selon-deepseek/">Les leçons de la crise tunisienne selon DeepSeek</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Interrogé sur la crise en Tunisie, ses causes, ses conséquences et les leçons qu’on peut en tirer, DeepSeek, un modèle d&rsquo;intelligence artificielle (IA), l’équivalent chinois de ChatGPT, a donné sa réponse en 3 secondes. Nous la reproduisons ci-dessous telle que publiée par l’ancien ministre de l’Emploi  et de la Formation professionnelle, Faouzi Ben Abderrahman, sur sa page Facebook</em></strong><em>. <strong>Edifiant, sauf que pour gouverner, l&rsquo;IA ne peut rien&#8230; pour nous.   </strong></em></p>



<span id="more-15331526"></span>



<p>La transition démocratique tunisienne, bien que souvent citée comme un succès relatif dans le monde arabe, a également rencontré des échecs et des défis importants. Ces échecs et difficultés offrent des leçons tout aussi importantes que les succès. Voici quelques-uns des principaux points d’échec ou de stagnation de la transition tunisienne :</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Crise économique persistante&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : La Tunisie n’a pas réussi à résoudre ses problèmes économiques structurels, notamment le chômage élevé (en particulier chez les jeunes et les diplômés), les inégalités régionales et la corruption.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Le mécontentement social a persisté, avec des grèves, des manifestations et une frustration croissante envers les gouvernements successifs. La pandémie de Covid-19 a exacerbé ces problèmes.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong>: Une transition démocratique ne peut être durable sans amélioration tangible des conditions économiques pour la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Corruption endémique&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong>: Malgré les efforts pour lutter contre la corruption, celle-ci reste profondément enracinée dans les institutions tunisiennes. Les élites politiques et économiques ont souvent été accusées de perpétuer un système clientéliste.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : La corruption a miné la confiance des citoyens dans les institutions et a contribué à la désillusion à l’égard du processus démocratique.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong>: La lutte contre la corruption doit être une priorité absolue et nécessite des réformes institutionnelles profondes et une volonté politique forte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Fragmentation politique&nbsp;:</h2>



<p>&#8211;<strong> Problème</strong> : La scène politique tunisienne est devenue très fragmentée, avec de nombreux partis et une incapacité à former des coalitions stables. Cela a conduit à une paralysie politique et à une inefficacité gouvernementale.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Les gouvernements successifs ont eu du mal à mettre en œuvre des réformes significatives, ce qui a alimenté la frustration populaire.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon </strong>: Une transition démocratique nécessite une certaine stabilité politique et une capacité à construire des consensus entre les différents acteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Désillusion populaire&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : Beaucoup de Tunisiens se sont sentis trahis par la transition, estimant que les promesses de la Révolution de 2011 (dignité, emploi, justice sociale) n’ont pas été tenues.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Le taux de participation aux élections a diminué au fil du temps, reflétant une perte de confiance dans le processus démocratique.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong> : Une transition démocratique doit être inclusive et répondre aux attentes concrètes de la population, notamment en matière de justice sociale et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Crise de légitimité et retour à l’autoritarisme (2021)&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong>: En juillet 2021, le président Kaïs Saïed a suspendu le Parlement, renvoyé le gouvernement et assumé des pouvoirs exceptionnels, marquant un retour à des pratiques autoritaires.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Cette décision a divisé la population et les élites politiques, certains y voyant une nécessité pour sortir de l’impasse politique, tandis que d’autres l’ont dénoncée comme un coup d’État contre la démocratie.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon </strong>: Les institutions démocratiques doivent être renforcées pour éviter les abus de pouvoir et garantir des contre-pouvoirs efficaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">6. Défis sécuritaires&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong>: La Tunisie a été confrontée à des attaques terroristes et à une instabilité régionale, notamment en raison de la situation en Libye voisine.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Ces défis ont détourné l’attention et les ressources des réformes démocratiques et économiques.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong> : La stabilité sécuritaire est essentielle pour une transition réussie, mais elle ne doit pas se faire au détriment des libertés civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">7. Manque de réformes structurelles&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : Les gouvernements successifs ont souvent évité de mettre en œuvre des réformes structurelles difficiles mais nécessaires, comme la réforme de l’administration publique, du système éducatif ou du secteur économique.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Cela a limité la capacité de la Tunisie à créer une croissance inclusive et à répondre aux attentes de la population.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong>: Les réformes structurelles sont essentielles pour assurer la durabilité d&rsquo;une transition démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">8. Dépendance à l&rsquo;aide internationale&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : La Tunisie a largement dépendu de l’aide internationale pour soutenir son économie et sa transition, ce qui l’a rendue vulnérable aux pressions extérieures.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Cette dépendance a parfois limité la marge de manœuvre politique du pays et a exposé des faiblesses dans la gestion des finances publiques.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong> : Une transition démocratique doit s’appuyer sur une base économique solide et une autonomie financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion&nbsp;:</h2>



<p>La transition démocratique tunisienne montre que même dans un contexte relativement favorable (une société civile active, une armée apolitique et un soutien international), les défis économiques, sociaux et politiques peuvent entraver les progrès. Les échecs de la transition tunisienne soulignent l’importance de :</p>



<p>&#8211; Répondre aux attentes économiques et sociales de la population.</p>



<p>&#8211; Renforcer les institutions démocratiques et lutter contre la corruption.</p>



<p>&#8211; Éviter la fragmentation politique et construire des consensus.</p>



<p>&#8211; Garantir que les réformes structurelles soient mises en œuvre pour assurer une croissance inclusive et durable. Ces leçons sont cruciales non seulement pour la Tunisie, mais aussi pour d’autres pays en transition.</p>
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		<title>Le 25 juillet 2021, un virage historique à saisir pour remettre la Tunisie sur les rails</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2021 11:00:36 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Kais-Saied-Avenue-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-357332"/><figcaption><em>Les Tunisiens, qui font massivement confiance à Kaïs Saïed, attendent qu&rsquo;il remette leur pays sur les rails. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La journée du 25 juillet 2021 figurera dans l&rsquo;histoire de la Tunisie comme une date historique charnière inaugurant une opération de sauvetage de la Tunisie d&rsquo;une nouvelle déflagration sociale annoncée, des suites des nombreux dérapages et déviations qu&rsquo;elle a accusés au cours de la décennie ayant suivi la révolution de janvier 2011, marquée par des crises endémiques, à la fois politique, économique, financière et sociale, qui ont appauvri le peuple et laminé son espoir, aggravées par une très forte instabilité, une très mauvaise gouvernance assurée par dix gouvernements successifs en dix ans sous la conduite peu éclairée du parti islamiste Ennahdha, des conflits de leadership au sommet de l&rsquo;Etat et, depuis dix sept mois, une crise sanitaire sans précédent qui a fait plus de 18.000 morts, endeuillant le pays et le mettant au bord de la déflagration.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-357731"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Les décisions historiques annoncées par le président de la république Kaïs Saïed, tard dans la soirée du 25 juillet, jour de célébration du 64e anniversaire de la proclamation de la république, suite à sa réunion avec les hauts commandements militaires et sécuritaires retransmise à la télévision, ont été prises sur la base de l&rsquo;article 80 de la Constitution traitant des périodes exceptionnelles suite à de grands périls, ont pris au dépourvu le président de l&rsquo;Assemblée et président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, les députés, le chef du gouvernement Hichem Mechichi et toute la classe politique, et mis momentanément un coup d&rsquo;arrêt à une descente en enfer annoncée, désamorçant ainsi une vaste explosion sociale, dont on eut le jour même un avant-goût amer, au cours de la matinée et de l&rsquo;après-midi du 25 juillet, à travers des manifestations à travers toute la république, qui menaçaient l&rsquo;Etat, les institutions de la république et la paix civile.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La révolution de 2011 usurpée par une classe politique médiocre et prédatrice</h3>



<p>Dans l&rsquo;esprit du président Saïed, les décisions du 25 juillet sont un acte révolutionnaire qui est venu&nbsp;réhabiliter les principes et les valeurs de la république et de la révolution du 14 janvier 2011: la liberté, la dignité, la souveraineté du peuple, la justice sociale, la lutte contre la corruption et les malversations&#8230; principes et valeurs trahies aux yeux de larges franges du peuple par la classe politique, en particulier par le parti islamiste Ennahdha, qui a usurpé au peuple sa souveraineté, régné en maître et n&rsquo;a honore aucun de ses engagements.</p>



<p>D&rsquo;un coup de maître, le président de la république a repris les choses en main et donné une orientation totalement nouvelle à l&rsquo;évolution des événements actant la fin de la deuxième république «instituée» depuis la révolution du 14 janvier 2011. Celle-ci a été malheureusement usurpée par une classe politique médiocre et prédatrice qui n&rsquo;a réalisé aucun des objectifs dont elle se réclamait à savoir la liberté, la dignité et le développement économique et social dans le cadre d&rsquo;un Etat civil et démocratique.</p>



<p>Soulagé, le peuple, qui était descendu en masses, la matinée et l&rsquo;après midi du 25 juillet, par temps&nbsp; suffoquant de chaleur dans toutes les villes de la république et dans la capitale devant le Parlement donnant libre cours à sa colère, est ressorti en masses durant la soirée du même jour, après avoir suivi l&rsquo;intervention du président de la république à la télévision, pour exprimer spontanément sa grande joie, bravant le couvre-feu.</p>



<p>Il était heureux de voir le président de la république épouser en un moment historique la colère du peuple contre ses gouvernants associés dans son esprit à tous les malheurs qu&rsquo;il n&rsquo;a cessé d&rsquo;endurer depuis plusieurs années sans pour autant voir le bout du tunnel.</p>



<p>Au delà des considérations de certains spécialistes en droit constitutionnel qui privilégient une interprétation stricte et littérale de l&rsquo;article 80 de la Constitution de 2014 et qui parlent abusivement d&rsquo;un coup d&rsquo;Etat conduit par le président de la république contre la Constitution qui est, rappelons-le, l&rsquo;une des principales causes de l&rsquo;instabilité politique dans le pays, il convient de souligner que le président de la république a complètement et publiquement récusé cette interprétation, se défendant à raison de toute volonté d&rsquo;accaparer tous les pouvoirs. Il était dans son devoir de chef d&rsquo;Etat de sauvegarder la sécurité nationale et de préserver le pays des menaces sérieuses dont il est l&rsquo;objet et qu&rsquo;il avait lui-même détaillé lors de l&rsquo;audience qu&rsquo;il avait accordée à des dirigeants d&rsquo;organisations nationales (UGTT, Utica, Utap, Ordre des Avocats, Association des femmes démocrates, etc.). La Constitution elle-même stipulant expressément que les dispositions de la Constitution doivent être lues de manière interdépendantes en tenant compte de l&rsquo;esprit général du texte dans son ensemble.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le peuple tient les islamistes pour responsables des désastres actuels dans le pays</h3>



<p>Les manifestations ayant marqué cette journée historique du 25 juillet ont, dès la matinée, fait le tour des médias internationaux. L&rsquo;intervention du président de la république a fait également le tour des grandes chaînes de télévision à travers le monde. La Tunisie a ainsi été au cœur de la diplomatie mondiale. Le Département d&rsquo;État américain, le Quai d&rsquo;Orsay à Paris et l&rsquo;Union européenne à Bruxelles se sont saisis de la question soulignant globalement de manière très diplomatique la nécessité pour la Tunisie de préserver le processus démocratique, de sauvegarder l&rsquo;Etat de droit et les droits de l&rsquo;homme, tout en prenant le soin de ne pas se prononcer sur la nature juridique de l&rsquo;action menée par le président de la république&#8230;</p>



<p>En somme, on a eu droit à des messages softs qui approuvent illicitement les décisions du président de la république en attendant de voir l&rsquo;évolution des choses sur le terrain. Les chancelleries étrangères en Tunisie sachant parfaitement que le peuple s&rsquo;est désolidarisé de toute la classe politique et tenant vigoureusement rigueur au parti islamiste Ennahdha tenu de plus en plus pour responsable des désastres enregistrés en Tunisie.</p>



<p>Ennahdha est pour l&rsquo;heure le plus grand perdant. Les manifestations populaires spontanées dans toute la république dont certaines s&rsquo;en sont prises locaux du parti islamiste, ont ramené ce dernier à ses véritables dimensions&#8230; Il paie aujourd&rsquo;hui cher ses maladresses politiques, sa gestion chaotique des affaires publiques et l&rsquo;arrogance de ses dirigeants, depuis son accession aux commandes du pays en 2011.</p>



<p>Il n&rsquo;est cependant pas le seul responsable de la débâcle. Tous les partis politiques sont aujourd&rsquo;hui déstabilisés et bousculés par les décisions du chef de l&rsquo;Etat qui semble déterminé à aller de l&rsquo;avant dans la mise en œuvre de ses décisions historiques.</p>



<p>Sorti très affaibli et déstabilisé de cette grande épreuve qui l&rsquo;a mis à nu devant ses fidèles, le peuple tunisien et le monde entier, Ennahdha, dont le président et les ténors ont crié au complot contre la Constitution, la légalité et les droits fondamentaux et les libertés publiques, lançant un appel au monde entier&#8230; sont revenus immédiatement après à des propos très conciliants dans une démarche tactique et prudente pour sauver les meubles, appelant au dialogue national pour sortir le pays de la crise&#8230; Ils préfèrent temporiser et faire profil bas en attendant que l&rsquo;orage passe. Raison de plus pour que la société civile reste prudente.</p>



<p>Les interventions de plusieurs dirigeants islamistes ne sont pas pour autant rassurants, puisqu&rsquo;ils continuent de se déjuger et de récuser la responsabilité de leur parti dans les déboires où se débat le peuple depuis des années.</p>



<p>Pour le président de la république, la partie est loin d&rsquo;être terminée. Le plus difficile commence maintenant. Le pays l&rsquo;attend avec impatience sur toutes les mesures qu&rsquo;il va prendre pour mettre en exécution ses décisions, notamment celles qui se rapportent à la nomination d&rsquo;un nouveau chef de gouvernement sous son autorité, ou plus précisément un Premier ministre, à la levée de l&rsquo;immunité parlementaire des députés, à la traduction en justice de certains d&rsquo;entre eux, et au combat contre la corruption, son principal cheval de bataille.</p>



<p>Pour le peuple, il est fondamental que les choses changent dans le pays, que la Tunisie s&rsquo;affranchisse à jamais de cette classe politique d&rsquo;incompétents et de prédateurs toutes tendances confondues qui a occupé la scène politique durant dix ans et a conduit la Tunisie au désastre. Il n&rsquo;est donc pas question que la nouvelle période se fasse avec ces apprentis politiques qui ont causé énormément de torts au pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ceux qui ont mis le pays à genoux doivent avoir la décence de tirer leur révérence</h3>



<p>Le peuple attend légitimement le président sur une feuille de route concernant les réformes structurelles, institutionnelles, constitutionnelles, relatives notamment au régime politique, à la loi électorale et au mode de scrutin, et autres points politiques majeurs, en prévision de l&rsquo;organisation d&rsquo;élections présidentielles et législatives anticipées. Il l&rsquo;attend aussi sur la réforme du pouvoir judiciaire comme sur les poursuites judiciaires contre ceux qui ont commis des abus au cours des dernières années.</p>



<p>Le peuple attend le nouveau gouvernement sur les réformes économiques structurelles touchant tous les secteurs&#8230;</p>



<p>Bref, le président est tenu de sévir, et toujours dans le cadre de la légalité et du respect des droits de l&rsquo;homme. Il est bien placé pour savoir que les politiques peuvent abuser le peuple pendant un temps mais pas tout le temps, comme disait Abraham Lincoln&#8230; Ceux qui ont accaparé le paysage politique dans le pays durant ces dix dernières années, qu&rsquo;ils aient été au pouvoir ou dans l&rsquo;opposition, ont participé de la tragédie actuelle de la Tunisie et doivent avoir la décence de tirer leur révérence, car il est évident que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.</p>



<p>S&rsquo;ils persistent à vouloir retourner par la fenêtre, ils compromettront par leurs tergiversations et leur course effrénée pour le pouvoir les chances d&rsquo;un véritable changement dans le pays et le peuple ne manquera pas de leur donner un nouveau rendez-vous pour s&rsquo;en affranchir de la manière qu&rsquo;il jugera appropriée.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/29/le-25-juillet-2021-un-virage-historique-a-saisir-pour-remettre-la-tunisie-sur-les-rails/">Le 25 juillet 2021, un virage historique à saisir pour remettre la Tunisie sur les rails</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En dix ans, la Tunisie est passée de l’émergence à la désespérance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/28/en-dix-ans-la-tunisie-est-passee-de-lemergence-a-la-desesperance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 10:07:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de la dignité]]></category>
		<category><![CDATA[vaccins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le peuple tunisien se meurt de la crise économique qui l’étrangle et de la pandémie de Covid-19 qui le décime en l’absence de quantités suffisantes de vaccins et en raison du délabrement de l’infrastructure sanitaire nationale depuis la «révolution de 2011», ses gouvernants issus de cette fumeuse fumisterie n’ont à lui offrir que...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Coucher-de-soleil-sur-Tunis-Ph.-Hamouda-Belakhal.jpg" alt="" class="wp-image-354320"/><figcaption><em>Coucher de soleil sur Tunis (Ph. Hamouda Belakhal</em>). </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Alors que le peuple tunisien se meurt de la crise économique qui l’étrangle et de la pandémie de Covid-19 qui le décime en l’absence de quantités suffisantes de vaccins et en raison du délabrement de l’infrastructure sanitaire nationale depuis la «révolution de 2011», ses gouvernants issus de cette fumeuse fumisterie n’ont à lui offrir que les scènes pathétiques de leurs interminables disputes aussi futiles que stupides et improductives.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-354317"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>



<p>Le gouvernement Mechichi, symbole d’inconscience et d’incompétence, semble désireux de rééditer l’histoire de la paella (بقايا), le plat national espagnol, qui était à l’origine constitué des restes des festins royaux mélangés et servis aux indigents.</p>



<p>Ce gouvernement collecte les reliquats et stocks inutilisés de vaccins par petites quantités dans un élan pathétique pour faire semblant d’honorer ses obligations envers ses citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ci-git un pays qui était jadis un modèle d’émergence !</h2>



<p>Après avoir été longtemps considérée comme un pays émergent modèle dans le domaine de la santé publique, la Tunisie fait désormais figure d’un pays sous-développé, mal géré et à la merci de l’aumône et de la charité internationales.</p>



<p>Dix ans après le déclenchement de la révolution de la dignité, notre pays semble très loin de cet objectif.</p>



<p>En plus de leur incapacité manifeste de gérer l’économie nationale désormais au bord de la banqueroute, les responsables politiques se sont avérés incapables de dialoguer entre eux sur les véritables défis auxquels est confronté le pays et qui bloquent le système politique et économique et freinent le processus de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre profiteurs voraces et rêveurs déconnectés</h2>



<p>Entre les profiteurs de toutes sortes et adeptes du statu quo sous prétexte de stabilité gouvernementale et politique et un président de la république qui rêve de changer le régime politique sans en avoir les moyens et visiblement pas les appuis internationaux, la Tunisie s’oriente, en plus de la tutelle financière internationale, vers une tutelle politique internationale ou des seconds couteaux de <em>«pays amis» </em>dictent a nos hauts responsables, tels des gamins turbulents, de mieux se comporter.</p>



<p>Entretemps, le peuple tunisien se meurt de la crise économique qui l’étrangle et de la pandémie qui le décime en l’absence de quantités suffisantes de vaccins et face au délabrement systématique de l’infrastructure sanitaire nationale depuis 2011. </p>



<p>Cherchez l&rsquo;erreur ou, plutôt, les responsables !</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j4THymTJZV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/24/kais-saied-et-les-dangers-de-lexercice-solitaire-du-pouvoir/">Kais Saied et les dangers de l&rsquo;exercice solitaire du pouvoir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kais Saied et les dangers de l&rsquo;exercice solitaire du pouvoir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/24/kais-saied-et-les-dangers-de-lexercice-solitaire-du-pouvoir/embed/#?secret=zWe18YmYcv#?secret=j4THymTJZV" data-secret="j4THymTJZV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IJRqCBWGTx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/21/elyes-kasri-les-islamistes-sont-les-banou-hilal-de-lepoque-moderne/">Elyes Kasri : «Les islamistes sont les Banou Hilal de l’époque moderne»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Elyes Kasri : «Les islamistes sont les Banou Hilal de l’époque moderne» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/21/elyes-kasri-les-islamistes-sont-les-banou-hilal-de-lepoque-moderne/embed/#?secret=LmWzpVzCQS#?secret=IJRqCBWGTx" data-secret="IJRqCBWGTx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5Dval2IYQV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/08/kais-saied-sefforce-de-liberer-la-diplomatie-tunisienne-de-lemprise-islamiste/">Kaïs Saïed s’efforce de libérer la diplomatie tunisienne de l’emprise islamiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed s’efforce de libérer la diplomatie tunisienne de l’emprise islamiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/08/kais-saied-sefforce-de-liberer-la-diplomatie-tunisienne-de-lemprise-islamiste/embed/#?secret=YuTM0BAxIl#?secret=5Dval2IYQV" data-secret="5Dval2IYQV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Solidarité internationale avec le mouvement social de la jeunesse en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2021 08:29:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement social]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois cent cinquante personnalités, organisations, associations et syndicats du monde entier ont lancé un appel international de solidarité avec le mouvement social de la jeunesse en Tunisie et pour «faire pression sur les autorités tunisiennes afin que la révolution de 2011 ne se transforme pas en un cauchemar». Nous reproduisons cet appel ci-dessous. En Tunisie,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Protestations-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-335520"/></figure>



<p><strong><em>Trois cent cinquante personnalités, organisations, associations et syndicats du monde entier ont lancé un appel international de solidarité avec le mouvement social de la jeunesse en Tunisie et pour «faire pression sur les autorités tunisiennes afin que la révolution de 2011 ne se transforme pas en un cauchemar». Nous reproduisons cet appel ci-dessous.</em></strong></p>



<span id="more-335519"></span>



<p>En Tunisie, ces derniers jours, une répression aveugle et des vagues d’arrestations se sont abattues sur des centaines de jeunes des quartiers populaires dans de nombreuses villes à travers tout le pays. Ces jeunes qui subissent une paupérisation croissante ne font que réclamer ce qui, il y a dix ans, a donné lieu à la <em>«révolution pour la dignité»</em>, à savoir : leur droit au travail, à la liberté, à la justice et à l’égalité.</p>



<p>Nous, personnalités, organisations, associations et syndicats, de par le monde &#8211; du Maghreb et d&rsquo;Europe, en particulier -, exprimons notre indignation et notre solidarité. Nous rappelons, avec force, au gouvernement tunisien qu’il est tenu de respecter les principes consacrés par la Constitution de 2014 qui font obligation à l’Etat tunisien de respecter la dignité de ses citoyens. Nous condamnons le recours aux mauvais traitements, à la torture et aux procédures judiciaires expéditives.</p>



<p>Nous considérons que l’absence de toute remise en cause des choix économiques et sociaux de l’ancien régime, de la part des gouvernements tunisiens qui se sont succédé depuis 2011, n’a fait qu’appauvrir davantage la population, particulièrement les catégories sociales précaires, et contraint des milliers de jeunes et d’adultes à des petits boulots précaires, alimentant ainsi les circuits de l’économie informelle ou de l’extrémisme religieux. Une telle situation ne pouvait qu’aboutir à la confrontation avec le pouvoir qui, aujourd’hui encore et de nouveau, ne répond à leur désarroi et à leurs revendications légitimes que par la répression.</p>



<p>Ces mouvements des jeunes tunisiennes et tunisiens sont révélateurs non seulement de l’impasse économique et sociale dans laquelle le gouvernement tunisien a plongé la société, mais aussi de l’indifférence de l’Union européenne et des gouvernements qui la composent, en maintenant la dette qui pèse sur le pays. Plus que jamais il est nécessaire d’abroger cette dette et de donner des perspectives à la jeunesse tunisienne de vivre et travailler au pays.</p>



<p>Au nom de notre attachement aux principes de justice et de liberté pour tous les peuples et au droit de la jeunesse à une vie digne et décente, nous appelons le gouvernement tunisien à libérer toutes les personnes injustement arrêtées et à prendre des mesures correspondant aux aspirations du peuple tunisien et aux objectifs de sa révolution.</p>



<p>Nous appelons également toutes celles et tous ceux épris de démocratie, de liberté et de justice en Europe et de par le monde à faire pression sur les autorités tunisiennes afin que la révolution de 2011 ne se transforme pas en un cauchemar où les pratiques répressives du passé tiendraient lieu de réponse aux aspirations légitimes du peuple tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Le 31 Janvier 2021.</em></p>



<p><strong><em>Signataires</em></strong>ز</p>



<p>Adel Abderezak, universitaire, syndicaliste (Algérie)<br>Gilbert Achcar, professeur, SOAS, université de Londres<br>Hakim Addad, militant politique (Algérie)<br>Ayad Ahram, défenseur des droits humains (Maroc)<br>Farid Aissani, membre du conseil national du PS, conseiller municipal di Pré-St-Gervais (France)<br>Nadia Leïla Aïssaoui, sociologue (Algérie)<br>Arezki Aït-Larbi, journaliste/éditeur (Algérie)<br>Azeddine Akesbi, professeur d’économie (Maroc)<br>Sanhadja Akhrouf, militante associative de l’émigration en France<br>Zineb Ali-Benali, professeur émérite des universités (Algérie)<br>AriéAlimi, avocat, membre du bureau national de la LDH (France)<br>Tewfik Allal, militant associatif de l’émigration en France<br>Ghanima Ammour, poétesse (Algérie)<br>Samia Ammour, artiste, militante associative de l’immigration en France<br>Jean-Loup Amselle, anthropologue, directeur d&rsquo;études émérite à l&rsquo;EHESS (France)<br>Tassos Anatassiadis, journaliste (Grèce)<br>Maria Aréna, députée euroéenne, présidente de la commission des droits de l’homme du PE (Belgique)<br>Sion Assidon, militant des DH, cofondateur de Transparence International (Maroc)<br>Pierre Audin, fils de Josette et Maurice Audin (France)<br>Abdelkader Azriah, coordinateur du Collectif moderniste marocain (Maroc)<br>Malika Bakhti, ingénieure d’études (Algérie)<br>Brigitte Bardet-Allal, professeure de lettres (France)<br>Roberto Barni, sculpteur (Italie)<br>Alain Baron, syndicaliste (France)<br>Roberto Barzanti, journaliste, ancien vice-président du Parlement européen (Italie)<br>Pedro Ivo Batista, porte-parole national du réseau Durabilité, membre de la coordination politique du leadership du réseau du Sénat (Brésil)<br>Julien Bayou, secrétaire national d’EELV (France)<br>Adda Bekkouche, maire adjoint de Colombes (France)<br>Akram Belkaïd, journaliste (Algérie)<br>Farouk Belkeddar, militant associatif de l’émigration en France<br>Malika BenarabAttou, ancienne eurodéputée, militante associative (France/Algérie)<br>Madjid Benchikh, professeur émérite de l’Université de Cergy-Pontoise, ancien doyen de la faculté de droit d’Alger (Algérie)<br>Raymond Benhaim, économiste (Maroc)<br>Abdelmoughit Ben Messaoud, universitaire, directeur de la « Revue marocaine des sciences politiques et sociales » (Maroc)<br>Ali Bensaad, géographe (Algérie)<br>Olivier Besancenot, postier NPA (France)<br>Eric Beynel, syndicaliste (France)<br>Roland Biache, secrétaire général de la LDH (France)<br>Laurent Binet, romancier (France)<br>Antonio Boitano, philosophe (Chili)<br>Giovanna Botteri, journaliste (Etats-Unis)<br>Mustapha Bouaziz, universitaire, historien, directeur scientifique du CEREM (Maroc)<br>Fatma Boufnik, militante féministe, universitaire (Algérie)<br>Alima Boumedienne, avocate (France)<br>William Bourdon, avocat (France)<br>Nasos Brastos, journaliste (Grèce)<br>Rony Brauman, cofondateur et ancien président de Médecins sans frontières (France)<br>Geneviève Brisac, romancière (France)<br>Jean Louis Brochen, avocat, ancien président du Syndicat des avocats de France (SAF)<br>Paolo Brogi, journaliste (Italie)<br>Frédéric Brun, membre de la rédaction de la revue « Multitude » (France)<br>Cristovam Buarque, député, ancien ministre (Brésil)<br>Marie-Georges Buffet, députée, ancienne ministre (France)<br>Dominique Cabrera, cinéaste (France)<br>Ronald Cameron, militant associatif et politique (Québec)<br>Alejandro Carrasco, doyen de faculté (Chili)<br>Alice Cherki, psychanalyste (France/Algérie)<br>Stéphanie Chevrier, éditrice (France)<br>Hervé Christofol, syndicaliste, membre du bureau national du SNESup (France)<br>Félice Cimatti, universitaire (Italie)<br>Yves Cohen, historien (France)<br>Jean-Louis Comolli, cinéaste, écrivain (France)<br>Antoine Comte, avocat, (France)<br>Antoine Condeza, chercheuse en éducation (Chili)<br>David Cormand, eurodéputé (France)<br>Rodrigo Cornejo, psychologue (Chili)<br>Leila Costa, comédienne, écrivaine (Italie)<br>Fanny Cottençon, comédienne (France)<br>Guido Crainz, historien (Italie)<br>Gianni Cuperlo, député (Italie)<br>Didier Daeninckx, romancier (France)<br>Ahmed Dahmani, universitaire (Algérie)<br>Leyla Dakhli, chargé de recherche CNRS (France)<br>Jocelyne Dakhlia, historienne, anthropologue, directrice de recherche EHESS (France)<br>Michel Debon, ancien responsable syndical, vice-président de Solidarité laïque (France)<br>Karima Delli, eurodéputée, présidente de la Commission des transports (France)<br>ErriDe Luca, romancier (Italie)<br>Monique Dental, militante féministe (France)<br>Camille De Toledo, écrivain (France)<br>Karima Dirèche, historienne, chercheure CNRS (France/Algérie)<br>Saïd Djaafer, journaliste (Algérie)<br>Nacer Djabi, sociologue (Algérie)<br>Habiba Djahnine, documentariste (Algérie)<br>Nadir Djermoune, architecte (Algérie)<br>Louisa Djouadi, juriste (Algérie)<br>Marcel Drach, psychanalyste (France)<br>Bernard Dréano, président du CEDETIM (France)<br>Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la LDH (France)<br>Wahid El Asmar, président d’Euromed-droit, militant des droits humains (Liban)<br>Mathias Enard, écrivain (France)<br>Carlos Enrique Diaz, éditeur (Argentine)<br>Annie Ernaux, écrivaine (France)<br>Giulia Fabbiano, anthropologue (Italie)<br>Abbes Fahdel, réalisateur (Irak)<br>Mireille Fanon-Mendès France, Fondation Frantz-Fanon (France)<br>Didier Fassin, Institut d’étude avancée de Princeton et Collège de France<br>Jacques Fath, spécialiste des relations internationales (France)<br>Michèle Feo, philologue (Italie)<br>Roger Ferrari, syndicaliste (France)<br>Abdelouaheb Fersaoui, président de RAJ (Algérie)<br>Aurélie Filippetti, écrivaine, ancien ministre (France)<br>Luis Manuel Flores, philosophe (Chili)<br>Sofia Flores, vidéaste (Chili)<br>Anna Foa, historienne (Italie)<br>Giorgio Fontana, écrivain (Italie)<br>Mario Fuentealba, médecin (Chili)<br>Jacques Gaillot, évêque (France)<br>Réné Galissot, historien (France)<br>Carolina Garcia, historienne (Chili)<br>Dario Gentil, philosophe (Italie)<br>François Gèze, éditeur (France)<br>Béatrice Giblin, professeure émérite, directrice de la revue « Hérodote » (France)<br>Carmela Giglioto, philosophe (Chili)<br>Cristina Girardi, député (Chili)<br>Guido Girardi, sénateur (Chili)<br>Ghislaine Glasson-Deschaumes, directrice de Fondation (Paris)<br>Ruy Gomes Braga Neto, sociologue (Brésil)<br>Robert Guédiguian, cinéaste (France)<br>Ali Guenoun, historien (Algérie)<br>Nadim Gursel, écrivain (Turquie)<br>Saddek Hadjou, militant politique (Algérie)<br>Abdallah Hammoudi, anthropologue, professeur émérite de l’Université de Princeton (Etats-Unis)<br>Benoît Hamon, ancien ministre (France)<br>Mohammed Harbi, historien (Algérie)<br>Damien Hazard, travailleur social (Brésil)<br>Ahmed Henni, économiste (Algérie)<br>Franck Hofmann, universitaire (Allemagne)<br>Toufik Ibelkissene, militant politique et associatif de l’émigration en France<br>Rolando Jeldres, doctorant sciences de l’éducation (Chili)<br>Alfredo Joignant, politiste (Chili)<br>Samy Joshua, professeur émérite (France)<br>Aïssa Kadri, sociologue, professeur émérite des universités (France/Algérie)<br>Leslie Kaplan, romancière (France)<br>Salam Kawakibi, politologue (France)<br>Tahar Khalfoun, juriste, membre du FORSEM (France/Algérie)<br>Myriam Kendsi, artiste peintre (France)<br>Abdellatif Laabi, poète (Maroc)<br>Kamel Lahbib, militant associatif (Maroc)<br>Samik Lahiri, ancien député (Inde)<br>Mehdi Lahlou, universitaire (Maroc)<br>Annie Lahmer, conseillère régionale d’Ile-de-France<br>Jaffar Lakhdari, militant associatif (Algérie)<br>Xavier Lambert, professeur émérite, membre du bureau national du SNESup (France)<br>Hichem Lasri, cinéaste, écrivain (Maroc)<br>Pierre Laurent, sénateur (France)<br>Henri Leclerc, avocat, président d’honneur de la LDH (France)<br>Philippe Legrand, membre du bureau national de la LDH (France)<br>Gilles Lemaire, militant écologiste, ancien secrétaire national des Verts (France)<br>Renée Le Mignot, co-présidente du MRAP (France)<br>Edith Lhomel, responsable d’édition à la Documentation française<br>Christian Louedec, syndicaliste enseignant (Grèce)<br>Benjamin Lucas, coordinateur national de Génération.s (France)<br>Ziad Majed, professeur, universitaire (Liban)<br>Noël Mamère, écologiste, ancien député (France)<br>Gilles Manceron, historien (France)<br>Luigi Manconi, sociologue, ancien ministre (Italie)<br>Matteo Marchensi, écrivain 5italie)<br>Guillermo Marini, philosophe (Chili)<br>Pablo Marquet, biologiste (Chili)<br>Gustavo Massiah, économiste, ancien président du CRID (France)<br>Nicolas Mathieu, romancier (France)<br>Achille Mbembe, philosophe (Afrique du Sud)<br>HannyMegally, New York (Etats Unis)<br>Jean-Luc Melenchon et le groupe parlementaire de la France insoumise<br>Daniel Mermet, journaliste (France)<br>Markus Messling, universitaire (Allemagne)<br>Umit Metin, militant associatif (France/Turquie)<br>Arezki Metref, écrivain, journaliste (Algérie )<br>Marissa Meza, philosophe (Chili)<br>Amar Mohand-Amer, historien (Algérie)<br>Olivier Mongin, écrivain, éditeur, essayiste, ancien directeur de la revue « Esprit » (France)<br>Rosa Montero, romancière, journaliste (Espagne)<br>Gérard Mordillat, romancier, cinéaste (France)<br>Bachir Moutik, militant associatif (Sahara occidental)<br>Cristina Moyano, historienne (Chili)<br>Sébastien Nadot, député (France)<br>Jamel Eddine Naji, universitaire (Maroc)<br>Elimar Nascimento, écologue, universitaire (Brésil)<br>Toni Negri, philosophe (Italie)<br>Stanislas Nordey, comédien metteur en scène (France)<br>Salah Oudahar, directeur du Festival Strasbourg-Méditerranée<br>Juanita Palma Munoz, artisane (Chili)<br>Alfredo Pena-Vega, sociologue, enseignant-chercheur et coordinateur du Tribunal international de la nature<br>Yves de Pereti, cinéaste (France)<br>Eric Piolle, maire de Grenoble (France)<br>Marcelo Pérez Pérez, philosophe, photographe (Chili)<br>Adriano Prosperi, historien (Italie)<br>Alvaro Ramis, philosophe (Chili)<br>Jacques Rancière, philosophe (France)<br>Jesùs Redondo, psychologue (Chili)<br>Hassan Remaoun, historien (Algérie)<br>Ivan Repila, écrivain (Espagne)<br>Jaime Retamal Salazar, philosophe (Chili)<br>Judith Revel, philosophe (France)<br>Gigi Riva, journaliste, écrivain (Italie)<br>Roberto Romero Aguila, conseiller régional Île-de-France<br>Laurence Rossignol, sénatrice, ancienne ministre (France)<br>Fabien Roussel, secrétaire général du PCF, député (France)<br>Luiz Ruffato, écrivain (Brésil)<br>Khadija Ryadi, lauréate du prix des Nations unies pour les droits de l’Homme (Maroc)<br>Lana Sadeq, militante associative (Palestine)<br>Emir Sader, sociologue (Brésil)<br>Isabel Saez, psychologue (Chili)<br>Malik Salemkour, président de la LDH (France)<br>Saïd Salhi, vice-président de la LADDH (Algérie) et membre de la CMODH (Maghreb)<br>Jean-Marc Salmon, sociologue (France)<br>Régis Sauder, cinéaste (France)<br>Roberto Savio, vice charman of the European Center for Peace and Development (Italie)<br>Kenza Sefrioui, éditrice, journaliste (Maroc)<br>Brahim Senouci, écrivain (Algérie)<br>Salvatore Settis, archéologue, historien (Italie)<br>Marc Shade-Poulsen, chercheur à l&rsquo;Université de Roskilde (Danemark)<br>Danielle Simonnet, conseillère de Paris LFI (France)<br>Shumona Sinha, romancière (Inde/France)<br>Guy Sitbon, journaliste (France)<br>Francis Sitel, codirecteur de la revue « Contretemps » (France<br>Adriano Sofri, journaliste (Italie)<br>Giani Sofri, historien Italie<br>Dominique Sopo, président de SOS Racisme (France)<br>Hamouda Soubhi, membre du secrétariat international du Forum social mondial (Maroc)<br>Sergio Staino, directeur de l’Unita, dessinateur, metteur en scène (Italie)<br>Benjamin Stora, historien (France)<br>Mauricio StuardoFuentealba, ingénieur en contrôle industriel (Chili)<br>Sophie Taillé-Polian, sénatrice, coordinatrice nationale de Génération.s (France)<br>Khaoula Taleb-Ibrahimi, linguiste, universitaire (Algérie)<br>Bernard Tavernier, réalisateur, scénariste (France)<br>Nadia Tazi, philosophe (Maroc)<br>Silvio Tendler, cinéaste (Brésil)<br>Emmanuel Terray, anthropologue, historien (France)<br>Carlos Tiburcio, journaliste (Italie)<br>Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH (France)<br>Dominique Tricaud, avocat (France)<br>Calara Uson, écrivaine (Espagne)<br>Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la LDH, ancienne eurodéputée (France)<br>Marco Verrugigio, directeur de PuntoCritico.info (Italie)<br>Pedro Vianna, poète, homme de théâtre, enseignant universitaire<br>Sophie Wahnich, historienne (France)<br>Bruno JirardinoWiesenborn, directeur du syndicat universitaire, université de Santiago (Chili)<br>Carlos Willat, chercheur en éducation (Chili)<br>Farid Yaker, militant associatif (Algérie)<br>MohIdir Yakoub, militant politique FFS (Algérie)<br>Abdallah Zniber, militant associatif de l’immigration (France/Maroc)</p>
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		<title>L’art tunisien de négocier : Une lecture trans-historique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/22/lart-tunisien-de-negocier-une-lecture-trans-historique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 09:13:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le don de négociation hérité de leurs ancêtres, qui ont bâti la Tunisie suivant de nombreuses stations et épreuves, témoignant d’un fort attachement à leur terre, les Tunisiens d’aujourd’hui peinent à le retrouver et à le fructifier, pris qu’ils sont dans d’inextricables querelles fratricides. Par Taha Masmoudi * Occupant depuis toujours une parcelle réduite de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Port-punique-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-300219"/><figcaption><em>L&rsquo;ancien port punique de Carthage: symbole d&rsquo;une civilisation ouverte sur la mer.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le don de négociation hérité de leurs ancêtres, qui ont bâti la Tunisie suivant de nombreuses stations et épreuves, témoignant d’un fort attachement à leur terre, les Tunisiens d’aujourd’hui peinent à le retrouver et à le fructifier, pris qu’ils sont dans d’inextricables querelles fratricides.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Taha Masmoudi</strong> *</p>



<span id="more-300218"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Taha-Masmoudi.jpg" alt="" class="wp-image-300220"/></figure></div>



<p>Occupant depuis toujours une parcelle réduite de terre, la Tunisie a toujours été la plus petite de ses deux autres grandes sœurs voisines, celles qu’on s’accorde aujourd’hui à nommer Algérie et Libye.</p>



<p>Depuis l’Antiquité, les Romains ont accordé à la Province Romaine d’Afrique, ancienne Carthage et future Africa Vetus puis Afrique Proconsulaire, la contrée la plus restreinte de toutes.</p>



<p>Quelques siècles plus tard, devenu musulman, le Maghreb a conservé, non seulement les principaux aspects de la structure administrative et sociale hérités de l’antiquité tardive, mais aussi sa formation territoriale.</p>



<p>Durant les périodes les plus prospères, les gouverneurs/princes/sultans de la province d’Ifriqiya ont réussi à s’étendre pour atteindre les confins de Tripoli à l’est et celles d’Annaba à l’ouest.</p>



<p>Tout ceci pour dire que, conscients de l’étroitesse de leur champs d’action et par conséquence de leurs ressources, les habitants de ce pays ont vite compris que, pour s’affirmer sur la scène méditerranéenne, à l’époque réel centre d’une <em>«économie-monde»</em>, pour reprendre l’expression de Fernand Braudel, il faut miser bien plus sur d’autres moyens, afin de transformer le peu de ressources qu’offre la terre, aussi fertile soit-elle, en une richesse effective, en or et en argent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Carthaginois, acteurs majeurs dans la Méditerranée antique</h3>



<p>Héritiers de leurs ancêtres phéniciens, les Carthaginois étaient les premiers à avoir transformé cette petite terre lointaine, qui n’était pas plus grande que leur terre d’origine non plus, en un acteur principal dans la Méditerranée antique, durant leur sept siècles d’existence, puis en un empire qui a tant irrité son rival romain, qui n’a pris son aise qu’en détruisant la rayonnante cité antique qu’était Carthage. Qu’est-ce qui faisait la puissance des Carthaginois et qui a tant indigné les Romains, au point de lui déclarer trois guerres consécutives ?</p>



<p>En effet, le terme empire carthaginois ne fait pas référence à un empire au sens territorial ni politique du terme, mais plutôt au sens commercial. Les comptoirs commerciaux carthaginois s’étendaient sur la quasi-totalité des littoraux de la Méditerranée occidentale. À cette époque, détenir un comptoir signifiait que telle puissance détenait un ancrage dans une région. Sans la nécessité d’y établir un gouvernement ou de contrôler sa population, ces comptoirs servaient de point d’attache pour les commerçants dans la région.</p>



<p>Ainsi, partant d’une superficie infime, qui n’excédait pas celle de la peau d’un taureau, Carthage est devenue une puissance pratiquant tout genre de commerce, de gros ou de détail. Les Carthaginois vendaient aussi bien les produits de leur terre (huile d’olive, blé, etc.) que des produits<em> «importés» </em>tels que l’or, l’argent, le cuivre, l’étain, le plomb, l’ivoire, les esclaves, les épices, pour ne citer que ces exemples, grâce au rôle d’intermédiaire commercial qu’ils jouaient entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le don de <em>«commercer»</em> ou de <em>«négocier»</em></h3>



<p>En fait, dès le VIe siècle, navigateurs et explorateurs carthaginois se sont lancés dans de lointains périples, s’aventurant dans des contrées jusque-là inconnues et <em>«dangereuses»</em> : Hannon a emmené son équipage, nous racontent les sources anciennes, vers les côtes africaines, probablement dans l’actuel Ghana. Himilcon, lui, s’est hasardé en Europe du Nord, vers les îles britanniques.</p>



<p>Vraisemblablement, c’était l’intuition, la persistance et la volonté qui animaient ces deux précurseurs des grandes découvertes géographiques, ces ancêtres de Christophe Colomb et de Vespucci, à bien mener leur odyssée et à traverser la mer des ténèbres, bien avant les Portugais. Mais quelle fut la nature de cette intuition ?</p>



<p>En fait c’était la même qui a poussé leurs ancêtres phéniciens à quitter leur belle cité qu’était Tyr et venir s’installer en Afrique, la même aussi qui a fait la grandeur et la prépondérance de la cité carthaginoise. Cette intuition dont on parle ressemble plutôt à un don. Ce dernier dont étaient munis les colons phéniciens devenus maîtres d’une grande civilisation, s’appelle le don de <em>«commercer»</em> ou de <em>«négocier»</em>.</p>



<p>Sans que cela ne représente une surprise, la littérature antique fourmillait de références au sens de commerce qui caractérisait les Phéniciens. L’image d’un peuple aventurier bravant les mers à la recherche des richesses et animé par l’appât du gain véhicule chez les historiens de l’Antiquité.<br>Toutefois, un commerçant habile est un commerçant qui sait convaincre.</p>



<p>C’est sans doute le talent de persuasion qui fait le génie du commerçant et qui le différencie des autres corps de métier. Ce talent s’est traduit dans <em>‘‘L’Odyssée’’</em> d’Homère par le terme <em>«ruse»</em>. Racontant l’épisode de son enlèvement par des marchands phéniciens, Eumée accuse ces derniers d’avoir pratiqué la ruse pour distraire sa famille, alors que la servante, elle-même d’origine phénicienne, quitte la maison et l’emmène avec elle.</p>



<p>Justinien, lui, narrant l’épisode de la fondation de Carthage, évoque le talent de négociation ainsi que la subtilité de la princesse Elyssa-Didon qui réussit à transformer une surface équivalant à une peau de bœuf en une «sorte de cité», selon son expression.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Tunisien, sagace négociateur à l’image de ses aïeux carthaginois</h3>



<p>Qu’est-ce qui a changé plus de 23 siècles plus tard ? Rien ! Si l’or, l’argent et l’ivoire ou les épices constituaient les produits de luxe de l’Antiquité, rapportant les plus hauts revenus commerciaux, l’or noir, le pétrole, représente aujourd’hui la ressource la plus consommée, échangée et convoitée.</p>



<p>Vers le milieu du 20e siècle, les prospections entreprises par les sociétés françaises et européennes ont abouti à la découverte de très importants gisements pétroliers aussi bien en Algérie qu’en Libye, leur permettant d’être parmi les plus gros producteurs mondiaux de la matière. Ironie du sort ? Peut-être. La Tunisie reste sensiblement privée de cette ressource si précieuse, qui lui aurait peut-être permis «d’émerger» et d’avoir un poids plus pesant sur la scène méditerranéenne, arabe ou tiers-mondiste.</p>



<p>Toutefois, le Tunisien, sagace négociateur à l’image de ses aïeux carthaginois, a su néanmoins minimiser l’ampleur du <em>«pétrin»</em> de son pays et vendre ses propres produits. De fait, si l’extraction des matières premières en minerais et en hydrocarbure d’Afrique se fait aujourd’hui directement par les grandes firmes transnationales sans besoin d’intermédiaire nord-africain et si encore les routes commerciales et le commerce de transit sont aujourd’hui mieux contrôlés, les Tunisiens réussissent bon gré mal gré à commercialiser ce qu’ils avaient à vendre.</p>



<p>Dans un monde mondialisé comme le nôtre, où tout se marchandise, les Tunisiens se trouvent, dès la première heure de l’indépendance, face au défi qui leur impose de s’intégrer à cette dynamique mondiale, s’ils ne veulent pas rester à sa marge. Ainsi, le sage et perspicace Bourguiba, au lieu de suivre le même chemin que ses contemporains et lutter pour des causes selon lui perdues (l’unité arabe, le tiers-mondisme rebelle, le socialisme, etc.), a plutôt essayé de <em>«vendre»</em> au monde une certaine image de la Tunisie. Cette image consiste en un pays ayant obtenu son indépendance sans faire couler des rivières de sang, d’un peuple paisible et uni, d’un projet de développement humain qui repose sur l’éducation et la santé, bref un pays de Lumières, qui lutte contre tout genre d’obscurantisme et toutes forces archaïques.</p>



<p>La révolution de 2011 fait renaître le talent de négociant du Tunisien<br>Encore des années, le régime benaliste fait aussi véhiculer une nouvelle image de la Tunisie. Maintenant que le monde post-guerre froide exige «un enlargement démocratique», pour reprendre l’expression de Bill Clinton, la Tunisie devient bien le pays de la démocratie, des droits de l’Homme et de la liberté d’expression et de communication. La réalité des choses importe peu.</p>



<p>Seulement, le prétendu <em>«vent de liberté»</em> vient de souffler lui aussi en Tunisie depuis 2011, amenant<em> «un printemps»</em> qui vient chasser ce qui s’est avéré être un long automne. Nouveau cycle, nouvelles exigences. La révolution tunisienne fait renaître le talent de négociant du Tunisien. Désormais, parallèlement au commerce parallèle qui envahit le marché national, une multitude d’intervenants eux aussi parallèles les uns aux autres, affluent sur le pays, prétendant chacun détenir la <em>«clé»</em> d’une politique commerciale efficace, qui nous permettra enfin de <em>«décoller»</em>.</p>



<p>À cet effet, les nouveaux dirigeants se sont précipités à commercialiser le nouveau produit issu de la révolution de 2011 : la transition démocratique.</p>



<p>Bénéficiant du <em>«succès»</em> tunisien à organiser des élections libres et à éviter le spectre des guerres civiles et des coups d’États militaires, ce qui leur valut le Prix Nobel de la paix en 2015, ils ont essayé d’exploiter leur talent hérité de négociants.</p>



<p>Aujourd’hui encore, neuf ans après la sainte et glorieuse révolution, et dans un contexte marqué par la pandémie mondiale du Covid-19, l’État tunisien, contre toutes attentes, se trouve bien en avance par rapport à plusieurs autres pays dans le contournement du virus. Suite à son dernier passage sur la chaîne française France24, plusieurs journalistes et analystes politiques ont reproché à ce dernier de ne pas être assez efficace dans l’exploitation de la <em>«success story»</em> tunisienne. Ils considéraient qu’une meilleure commercialisation de la réussite tunisienne pourrait procurer autant de bénéfices pour le pays, misant sur la sympathie occidentale avec la réussite tunisienne.</p>



<p>Sans citer tous les exemples, il semble ainsi que le penchant du Tunisien pour le commerce soit inscrit dans son acide nucléique. Les Tunisiens ont essayé de ne rater aucune occasion pour exporter leur modèle au reste du monde. Politique, histoire, football, cinéma… Pour le Tunisien, tout est commercialisable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une transition démocratique fortement affectée par des luttes de pouvoir</h3>



<p>Cependant, les résultats en disent le contraire. La multiplication des acteurs n’a point amélioré le sort du pays. Au lieu de susciter des profits, elle a engendré un déficit. Autrement dit, la Tunisie n’arrive toujours pas à se positionner et à se relever de son écroulement. Le proverbe tunisien : « كثرة بلا بركة » littéralement «une abondance sans bénédiction» en dit long.</p>



<p>En réalité, s’il y a quelque chose qui manquait et qui entravait la réussite, c’est ce qu’on appelle de nos jours «une politique de marketing» et qui représente une condition sine qua none pour toute opération commerciale réussie. Les négociants tunisiens (hommes politiques et dirigeants) peinent à s’accorder sur la nature du produit à commercialiser. Si certains plaident pour le seul pays arabe à connaître une transition démocratique, d’autres considèrent que c’est la république islamique qu’il faut promouvoir, alors que d’autres prétendent être conformes aux valeurs tunisiennes incarnées par le bourguibisme, autre fonds de commerce préféré dans cette Tunisie postrévolutionnaire.</p>



<p>Certaines de ces images ont réussi à être diffusées. Elles n’ont pas toutefois attiré les acheteurs mais plutôt les spéculateurs. Les représentations de la Tunisie qu’on veut faire circuler sont en effet illusoires. Elles ne reflètent en aucun cas la réalité du pays.</p>



<p>Quelle serait <em>«l’authenticité»</em> d’une transition démocratique fortement affectée par des luttes de pouvoir entre une classe politique corruptible, qui, au lieu de mettre les bases d’une vie démocratique saine, où un combat d’idées et de visions prime, se lance plutôt dans des actes de lynchage public, d’insultes et de dénigrements ? Quelle serait l’utilité de diffuser une image d’un pays <em>«ayant réussi à battre le coronavirus»</em> sans qu’on n’ait aucune explication scientifiquement plausible pour cette prétendue réussite ?</p>



<p>Il faut dire que le don hérité des ancêtres, qui ont bâti le pays suivant de nombreuses stations et épreuves, témoignait d’un attachement à cette terre. Ils comprenaient bien que la réussite personnelle ne vaut rien si elle ne se traduit pas en une réussite collective, celle du pays, de la nation. Nos ancêtres étaient lucides. Ils savaient bien ce qu’ils désiraient et ceux qui ont cherché à vendre le pays, et non les produits du pays, ont toujours fini par perdre. Mais où nos politiciens d’aujourd’hui en sont-ils de leurs ancêtres ? L’Histoire est pleine de leçons, mais seulement pour ceux qui veulent apprendre. À bon entendeur, salut !</p>



<p><em>* Professeur agrégé et enseignant d’histoire-géographie à l’Ecole internationale de Tunis.</em></p>
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		<title>Seifeddine Makhlouf demande la grâce présidentielle spéciale pour Mourad Trabelsi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Nov 2019 09:21:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coalition Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le député de la Coalition Al Karama Seifeddine Makhlouf a envoyé une lettre au président de la république Kais Saied, hier, vendredi 29 novembre 2019, lui demandant d&#8217;accorder une grâce présidentielle spéciale au détenu Mourad Trabelsi pour des raisons humanitaires. Makhlouf justifie sa demande par la détérioration de l&#8217;état de santé de Mourad Trabelsi à...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Trabelsi-Makhlouf-....jpg" alt="" class="wp-image-259980"/><figcaption><em>Makhlouf / Trabelsi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le député de la Coalition Al Karama Seifeddine Makhlouf a envoyé une lettre au président de la république Kais Saied, hier, vendredi 29 novembre 2019, lui demandant d&rsquo;accorder une grâce présidentielle spéciale au détenu Mourad Trabelsi pour des raisons humanitaires.</em></strong></p>



<span id="more-259968"></span>



<p>Makhlouf justifie sa demande par la détérioration de l&rsquo;état de santé de Mourad Trabelsi à la prison de la Mornaguia.</p>



<p>Ce dernier, frère de Leila Trabelsi, veuve de l&rsquo;ex-président Zine El Abidine Ben Ali, a été condamné à plusieurs années de prison après la révolution de 2011, dans le cadre de plusieurs affaires de corruption. Ces dernières années, il a été hospitalisé à plusieurs reprises pour de graves problèmes de santé. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M. </strong></p>
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		<title>Biographie de Abdelkarim Zbidi, candidat aux élections présidentielles anticipées de 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/12/biographie-de-abdelkarim-zbidi-candidat-aux-elections-presidentielles-anticipees-de-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 17:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkrim Zbidi]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[candidat indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[élections présidentielles de 2019]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[ministre de la Défense]]></category>
		<category><![CDATA[ministre de la Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Nida Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
		<category><![CDATA[secrétaire d'Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdelkarim Zbidi, candidat indépendant au1er tour de la présidentielle anticipée de dimanche prochain, 15 septembre 2019, est médecin physiologiste. Professeur de médecine à la retraite, il est actuellement ministre de la Défense nationale en congé. Abdelkarim Zbidi est titulaire d&#8217;un doctorat en médecine de l&#8217;Université Claude-Bernard de Lyon, d&#8217;une maîtrise en physiologie humaine et explorations...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Zbidi-candidature-aux-élections-2019....jpg" alt="" class="wp-image-238860"/></figure>



<p><em><strong>Abdelkarim Zbidi, candidat indépendant au1er tour de la présidentielle anticipée de dimanche prochain, 15 septembre 2019, est médecin physiologiste. Professeur de médecine à la retraite, il est actuellement ministre de la Défense nationale en congé.</strong></em></p>



<span id="more-238829"></span>



<p>Abdelkarim Zbidi est titulaire d&rsquo;un doctorat en médecine de l&rsquo;Université Claude-Bernard de Lyon, d&rsquo;une maîtrise en physiologie humaine et explorations fonctionnelles, d&rsquo;une maîtrise en pharmacologie humaine, d&rsquo;un diplôme d&rsquo;études approfondies en physiologie humaine, et d&rsquo;un diplôme d&rsquo;études et recherches en biologie humaine.</p>



<p>Il a occupé plusieurs fonctions dans des facultés et hôpitaux universitaires en tant que professeur, recteur, chef de service, président, et a été chargé en 1992 de missions d&rsquo;expertise dans les applications médicales du nucléaire,  auprès de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie atomique (AIEA).</p>



<p>Au plan politique, il a été secrétaire d&rsquo;Etat auprès du Premier ministre Mohamed Ghannouchi, chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie de 1999 à 2000, puis ministre de la Santé publique en 2001 dans le même gouvernement.</p>



<p>En janvier 2011, il devient ministre de la Défense nationale dans les gouvernements de Béji Caïd Essebsi et Hamadi Jebali. </p>



<p>Ses adversaires lui reprochent d&rsquo;avoir travaillé avec des régimes aussi différents que ceux dictatorial de Ben Ali, islamiste de Jebali et moderniste de Caïd Essebsi et ajoutent qu&rsquo;il est un simple commis de l&rsquo;Etat, plus porté à exécuter qu&rsquo;à prendre lui-même des décisions. </p>



<p>Ses partisans mettent en avant, surtout, sa loyauté, son intégrité et son sens de l&rsquo;Etat. </p>



<p>Réservé, droit et sobre, certains vantent sa bonne gestion de la défense, pour que l’armée joue pleinement un rôle républicain exceptionnel de stabilisation du pays et de sa sécurisation, lors des élections de 2011, assurer la passation pacifique du pouvoir, et garantir l’organisation des examens scolaires, sans oublier la gestion des flux d’immigrants fuyant la Libye et le million de Libyens réfugiés en Tunisie. </p>



<p>En 2013, il est Chargé de mission au cabinet du ministre de la Santé, l&rsquo;islamiste Abdellatif Mekki et redevient ministre de la Défense nationale en septembre 2017.</p>



<p>Zbidi présente sa candidature aux élections présidentielles anticipées de 2019, tout en conservant son poste de ministre de la Défense nationale, dont il prit congé pour pouvoir faire sa campagne électorale.</p>



<p> Né le 25 juin 1950 à Rejiche, gouvernorat de Mahdia, Zbidi est marié et père d&rsquo;un enfant décédé dans un accident. </p>



<p>Candidat indépendant à la présidentielle, il est soutenu par deux partis : Afek Tounes et Nida Tounes.</p>



<p style="text-align:right"><strong>A. M. </strong></p>
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		<title>Tunisie : Un député avertit contre l&#8217;oubli des blessés et martyrs de la révolution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/09/tunisie-un-depute-avertit-contre-loubli-des-blesses-et-martyrs-de-la-revolution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 09:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Courant démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le député du Courant démocratique, Noomane El-Euch, l&#8217;Etat tunisien ne se préoccupe pas réellement du dossier des martyrs de la révolution de 2011 allant même jusqu&#8217;à estimer qu&#8217;on essaie de faire oublier cet épisode de l&#8217;histoire de la Tunisie. Dans une déclaration à « Expresso » aujourd&#8217;hui, lundi 9 avril 2018, M. El-Euch a indiqué que...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/09/tunisie-un-depute-avertit-contre-loubli-des-blesses-et-martyrs-de-la-revolution/">Tunisie : Un député avertit contre l&rsquo;oubli des blessés et martyrs de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-147760" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/martyrs-de-la-révolution.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Selon le député du Courant démocratique, Noomane El-Euch, l&rsquo;Etat tunisien ne se préoccupe pas réellement du dossier des martyrs de la révolution de 2011 allant même jusqu&rsquo;à estimer qu&rsquo;on essaie de faire oublier cet épisode de l&rsquo;histoire de la Tunisie.</strong></em><span id="more-147759"></span></p>
<p>Dans une déclaration à « <em>Expresso</em> » aujourd&rsquo;hui, lundi 9 avril 2018, M. El-Euch a indiqué que la commission parlementaire des martyrs et blessés de la révolution, de l’application de la loi de l’amnistie générale et de la justice transitionnelle a établi la liste des noms des personnes qui ont été tuées ou blessées durant la révolution (17 décembre 2010- 14 janvier 2011) et l&rsquo;a envoyée, depuis un certain temps, aux 3 présidences: de la république, du gouvernement et de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>
<p>Cependant, celles-ci ont négligé l&rsquo;affaire et essaient même de cacher cette partie de l&rsquo;histoire de la Tunisie, a indiqué le député, ajoutant : «<em>On a essayé de ne pas prendre en considération cette liste. Il y a même un risque que l&rsquo;ancien régime revienne en Tunisie, alors que les trois présidences ne veulent pas prendre la responsabilité d&rsquo;enquêter sur ce qui est arrivé durant cette période</em>».</p>
<p>Poursuivant son offensive, M. El-Euch a indiqué que les trois présidences ont la liste officielle des martyrs et des blessés de la révolution, assurant qu&rsquo;il a déjà demandé au président du parlement, Mohamed Ennaceur, de lui fournir cette liste, mais ce dernier a refusé de satisfaire sa demande.</p>
<p>Notons que le président du Comité supérieur des Droits de l&rsquo;Homme et des Libertés fondamentales, Taoufik Bouderbala, a présenté, la semaine dernière, au président de la république, Béji Caid Essebsi, un rapport et une liste des martyrs et des blessés de la révolution, qui devra être publiée ultérieurement au Journal officiel de la république tunisienne (Jort). Il était alors accompagné de Abdellatif Fourati, le rapporteur de la commission parlementaire ci-haut citée.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q9ZMUnmSbc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/21/bloc-notes-verite-snipers-de-revolution/">Bloc-notes : La vérité sur les snipers de la révolution</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : La vérité sur les snipers de la révolution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/21/bloc-notes-verite-snipers-de-revolution/embed/#?secret=AfbXg0XsBI#?secret=q9ZMUnmSbc" data-secret="q9ZMUnmSbc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/09/tunisie-un-depute-avertit-contre-loubli-des-blesses-et-martyrs-de-la-revolution/">Tunisie : Un député avertit contre l&rsquo;oubli des blessés et martyrs de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Va-t-on laisser la corruption mener la Tunisie à la ruine ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Mar 2018 10:42:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque franco-tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[BFT]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Cirdi]]></category>
		<category><![CDATA[pillage]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les élites politiques et économiques tunisiennes vont-elles vraiment se résigner à mettre fin au système de corruption qu’elles ont mis en place et dont elles ont bénéficié pendant plusieurs décennies? Par Amor Abbassi * La corruption financière et administrative qui prévalait à l’époque des présidences de Bourguiba et de Ben Ali n’était un secret...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/17/va-t-on-laisser-la-corruption-mener-la-tunisie-a-la-ruine/">Va-t-on laisser la corruption mener la Tunisie à la ruine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-144026" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Manifestation-contre-la-corruption.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Quand les élites politiques et économiques tunisiennes vont-elles vraiment se résigner à mettre fin au système de corruption qu’elles ont mis en place et dont elles ont bénéficié pendant plusieurs décennies?</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Amor Abbassi</strong> *</p>
<p><span id="more-144020"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-113813 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Amor-Abbassi.jpg" alt="" width="200" height="200" />La corruption financière et administrative qui prévalait à l’époque des présidences de Bourguiba et de Ben Ali n’était un secret pour personne. Des rumeurs circulaient alors à propos de hauts fonctionnaires, de ministres et de proches des deux chefs d’Etat, qui auraient trempé dans des transactions suspectes en relation avec les marchés publics ayant fait l’objet d’appels d’offres nationaux ou internationaux relatifs aux services, aux équipements et aux réalisations d’infrastructures. Cette corruption larvée a prospéré jusqu’en 2011, sans être dénoncée ouvertement, faute de preuves, par lâcheté ou laxisme complice, mais aussi faute de liberté d’expression.</p>
<h3>Un système qui a survécu à la révolution de 2011</h3>
<p>Bien que la révolution ait été le résultat logique des effets désastreux de la corruption et des actes de pillages dévastateurs commis par la famille de Ben Ali sur les équilibres socio-économiques de la Tunisie, aucune mesure n’a été prise par les gouvernements qui se sont succédé depuis pour endiguer ce fléau. L’impunité a été perçue comme une carte blanche et a permis la prolifération de la corruption et du pillage qui ont servi à leur tour à financer le terrorisme et même à alimenter les caisses de certains partis politiques.</p>
<p>Il n’est pratiquement pas possible d’évaluer aujourd’hui l’ampleur des préjudices (sociaux et économiques) subis par le peuple tunisien à cause de cette corruption et de ces pillages systématiques et banalisés qui ont profité à quelques poignées de personnes et appauvris le plus grand nombre.</p>
<p>Cependant, un rapport officiel publié par un comité de l’Onu récemment présenté lors d’une réunion des Nations Unies à Genève, en Suisse, vient nous révéler le préjudice financier subi par la Tunisie, en affirmant que les montants cumulés des fonds tunisiens pillés, déposés à l’étranger depuis l’indépendance jusqu’en janvier 2011, ont atteint 39 milliards de dollars, dont 34 milliards avaient été pillés durant la présidence de Ben Ali.</p>
<p>Il faut cependant signaler que ce montant a été calculé en additionnant les fonds pillés chaque année depuis 1956 jusqu’à 2011 sans compter leur actualisation et leur estimation au jour d’aujourd’hui, c’est-à-dire en 2018. Une telle actualisation au taux de 6% l’an donnerait la somme de 141 milliards de dollars. C’est énorme pour le cas d’un petit pays comme la Tunisie qui, n’eut été cet énorme pillage, aurait eu, aujourd’hui, un PNB proche de ceux de certains pays développés, comme la Corée du Sud.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-102545" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/BFT-Employes.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les employés de la BFT manifestent pour appeler au sauvetage de leur banque en quasi-faillite.</em></p>
<h3>Une élite qui conjugue l’indécence à l’irresponsabilité</h3>
<p>C’est ce pillage continu opéré par les détenteurs du pouvoir, qui a handicapé l’essor, le développement économique et social et causé le malheur que subit le pays encore aujourd’hui, dans l’indifférence ou le laisser-aller complice d’une élite politique et économique qui a dépassé toutes les limites de l’indécence et de l’irresponsabilité.</p>
<p>Car comment expliquer que l’<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/03/07/affaire-bft-chronologie-dune-sale-affaire-detat-1981-2018/">affaire de la Banque franco-tunisienne (BFT)</a>, un véritable scandale d’Etat qui a éclaté au milieu des années 1980, ait perduré jusqu’à ce jour, sans que les gouvernements successifs n’aient cherché à le régler de manière juste et raisonnable. Ce qui va se traduire aujourd’hui, après la condamnation de l’Etat tunisien par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) relevant de la Banque mondiale (BM), par une sanction financière pouvant dépasser 1 milliard de dollars.</p>
<p>Il va sans dire que faire payer ce montant par le trésor de l’Etat, c’est-à-dire par le contribuable tunisien, aujourd’hui exsangue, serait une grave injustice, car ceux qui ont causé la faillite de cette banque en ne remboursant pas (ou partiellement) les crédits qu’elle leur avait accordés, qui plus est, sans garanties, se la coulent douce et profitent, eux et leurs enfants, des fortunes amassées grâce aux privilèges dont ils ont bénéficié par clientélisme politique et corruption économique.</p>
<p>Laissera-t-on faire cela ?</p>
<p><em>* Ingénieur général du génie maritime.</em></p>
<p><em><strong>Article lié:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zrt9jXdgsW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/07/affaire-de-banque-franco-tunisienne-pleins-feux-scandale-detat/">Affaire de la Banque franco tunisienne : Pleins feux sur un scandale d’Etat</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire de la Banque franco tunisienne : Pleins feux sur un scandale d’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/07/affaire-de-banque-franco-tunisienne-pleins-feux-scandale-detat/embed/#?secret=L1xuMwmZzL#?secret=zrt9jXdgsW" data-secret="zrt9jXdgsW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QlLvIPFezS"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/19/de-la-crise-a-la-dependance-leconomie-tunisienne-entre-2010-a-2017/">De la crise à la dépendance : L’économie tunisienne de 2010 à 2017</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De la crise à la dépendance : L’économie tunisienne de 2010 à 2017 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/19/de-la-crise-a-la-dependance-leconomie-tunisienne-entre-2010-a-2017/embed/#?secret=uI3FQkZ4mX#?secret=QlLvIPFezS" data-secret="QlLvIPFezS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VtdMbchgCU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/29/pourquoi-la-tunisie-a-t-elle-rate-sa-chance-demerger/">Pourquoi la Tunisie a-t-elle raté sa chance d’émerger ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Tunisie a-t-elle raté sa chance d’émerger ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/29/pourquoi-la-tunisie-a-t-elle-rate-sa-chance-demerger/embed/#?secret=WvIaLxdnPq#?secret=VtdMbchgCU" data-secret="VtdMbchgCU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/17/va-t-on-laisser-la-corruption-mener-la-tunisie-a-la-ruine/">Va-t-on laisser la corruption mener la Tunisie à la ruine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tribune : De l’urgence d’une alternative politique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/20/tribune-de-lurgence-dune-alternative-politique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 14:52:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment d'argent]]></category>
		<category><![CDATA[financement du terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une jeunesse tunisienne désemparée et presque désespérée. De nombreux Tunisiens, désespérés par la crise sévissant dans leur pays et méfiants à l’égard de la classe politique issue de la révolution de 2011, sont à la recherche d’une alternative politique qui ne vient pas. Par Néjib Tougourti * Après les cris d’indignation, à l’annonce de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/20/tribune-de-lurgence-dune-alternative-politique-en-tunisie/">Tribune : De l’urgence d’une alternative politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121745" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Jeunes-Tunisiens.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une jeunesse tunisienne désemparée et presque désespérée.</em></p>
<p><em><strong>De nombreux Tunisiens, désespérés par la crise sévissant dans leur pays et méfiants à l’égard de la classe politique issue de la révolution de 2011, sont à la recherche d’une alternative politique qui ne vient pas.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Néjib Tougourti</strong> *</p>
<p><span id="more-139635"></span></p>
<p>Après les cris d’indignation, à l’annonce de la décision du Parlement européen d’inclure la Tunisie dans la liste des pays à haut risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, un silence de plomb, fait de désillusion et de désespoir, s’est abattu sur l’opinion publique nationale.</p>
<p>Personne n’a plus envie de revenir sur le sujet et d’en parler. Il n’est évoqué que pour reprendre, inlassablement, les mêmes griefs et les mêmes lamentations d’un peuple, fortement accablé, qui accuse son système politique d’être, en grande partie, responsable de son infortune.</p>
<h3>Le désenchantement de toute une population</h3>
<p>Un article récent du quotidien britannique, <em>‘‘The Guardian’’</em>, a cité dans son titre une phrase attribuée à un jeune migrant tunisien, qui aurait affirmé que <em>«la Tunisie est finie»</em>. Il est loin d’être le seul, parmi les représentants de sa génération, à exprimer un tel degré de pessimisme, dans des termes tout aussi désabusés.</p>
<p>Les Tunisiens, moins jeunes, ne cachent plus, eux aussi, leurs scepticisme et désenchantement, devant l’incurie d’un régime politique totalement dépassé et incapable, de toute évidence, de faire face aux nombreuses difficultés que connaît le pays.</p>
<p>Sept ans après la chute de l’ancien régime, le nouveau, démocratique dit-on, vient d’épuiser tout son capital confiance auprès de l’ensemble de la population. Même les cadres, les intellectuels, les journalistes et les artistes, qui, traditionnellement, ont toujours figuré parmi sa clientèle, commencent à le critiquer, sévèrement.</p>
<p>En l’absence de tout changement, il est vain d’espérer une issue favorable à une crise qui perdure et dont on ne voit pas vraiment l’issue.</p>
<p>Seuls quelques inconditionnels continuent à soutenir le régime post-révolution, au risque de s’exposer à la colère et à l’indignation du reste de la population. Ils reprennent la rengaine, habituelle, d’un pays pauvre, aux ressources limitées, en pleine mutation, et qui doit faire face à une conjoncture internationale, économique et politique, particulièrement difficile.</p>
<p>Les pourfendeurs du régime refusent de lui accorder des circonstances atténuantes et attribuent l’aggravation de la situation dans le pays à la lenteur observée dans l’assainissement, nécessaire, de la vie politique, économique et sociale.</p>
<p>Ils font remarquer, à juste titre, que la guerre contre la corruption, pompeusement annoncée, il y a moins d’une année, semble presque déjà perdue, alors qu’aucune réforme, sérieuse, n’a été, jusqu’à présent, menée dans des secteurs d’une importance vitale, encore gangrenés : la justice, la santé, l’éducation et les finances, en particulier.</p>
<p>En l’absence de tels changements, il est vain d’espérer, affirment-ils, une issue rapide à la grave crise que traverse le pays.</p>
<h3>Ils ne sont pas nos maîtres !</h3>
<p>Une chanson enregistrée par un groupe d’acteurs et interprètes tunisiens, qui, pourtant, traditionnellement, font partie de la clientèle du pouvoir en place, dénonce, d’une façon sévère, le nouveau régime en place dans le pays. Elle dit, dans son premier refrain:<em> «Ils ne sont pas nos maîtres, et le pays est le nôtre»</em>. Le pronom <em>«ils»</em> désigne les responsables politiques, ainsi comparés à des usurpateurs, prétentieux et arrogants, qui s’opposent à la population, et dont le souci majeur est de défendre leurs intérêts, aux dépens de ceux de la nation.</p>
<p>La chanson illustre, fidèlement, le ressentiment et la grande méfiance de nombreux Tunisiens, à l’égard de la nouvelle classe politique.</p>
<p>Une alternative politique est urgente. Elle ne peut être, cependant, favorisée par le système actuel, figé, foncièrement conservateur et oppressif, malgré un écran de fumée de modernisme et de libéralisme, surfaits et artificiels.</p>
<p>Le rappel de certaines figures de l’ancien régime, qui ont cautionné les méthodes de la dictature, l’amnistie accordée à des cadres de l’Etat qui ont commis de graves abus pendant l’exercice de leur fonction, sont une éloquente et triste illustration, d’une telle régression et d’un retour au statu quo ante, peu favorables à l’émergence d’un Etat de droit, et d’une nouvelle trempe de dirigeants et chefs politiques.</p>
<p><em>* Médecin.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="04tpsEnFc8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/12/tunisie-mettre-fin-a-descente-aux-enfers/">Tunisie : Comment mettre fin à la descente aux enfers ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Comment mettre fin à la descente aux enfers ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/12/tunisie-mettre-fin-a-descente-aux-enfers/embed/#?secret=aZQFmOUaF2#?secret=04tpsEnFc8" data-secret="04tpsEnFc8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q0IHNiOFre"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/18/tunisie-vieux-systeme-politique-limpasse/">Tunisie : Un vieux système politique dans l’impasse</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Un vieux système politique dans l’impasse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/18/tunisie-vieux-systeme-politique-limpasse/embed/#?secret=z9QBX8xZND#?secret=q0IHNiOFre" data-secret="q0IHNiOFre" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/20/tribune-de-lurgence-dune-alternative-politique-en-tunisie/">Tribune : De l’urgence d’une alternative politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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