<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des roman - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/roman/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/roman/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 14 Aug 2026 09:35:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des roman - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/roman/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Basma Omrani décroche le Prix Zoubeida Béchir 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/basma-omrani-decroche-le-prix-zoubeida-bechir-2026/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/basma-omrani-decroche-le-prix-zoubeida-bechir-2026/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 09:35:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Basma Omrani]]></category>
		<category><![CDATA[création féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Credif]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Zoubeida Béchir]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19435250</guid>

					<description><![CDATA[<p>La romancière tunisienne Basma Omrani a remporté le Prix de la création littéraire en langue française du Prix Zoubeida Béchir 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/basma-omrani-decroche-le-prix-zoubeida-bechir-2026/">Basma Omrani décroche le Prix Zoubeida Béchir 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La romancière tunisienne Basma Omrani a remporté le Prix de la création littéraire en langue française du Prix Zoubeida Béchir 2026, décerné par le Centre de recherche, de documentation et d’information sur la femme (Credif), pour son roman ‘‘Sursis à volonté’’.</em></strong></p>



<span id="more-19435250"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction vient saluer un parcours littéraire encore récent, mais déjà marqué par une écriture qui s’intéresse aux zones de tension du réel, à l’absurde, à l’injustice et à ce qui reste enfoui derrière les apparences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Née à Sfax en 1979, Basma Omrani est docteure en littérature générale et comparée et professeure de français. Elle vit actuellement à Paris. Son parcours universitaire et son rapport à la langue française accompagnent une démarche romanesque nourrie par l’observation du monde contemporain et de ses contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘Sursis à volonté’’</em>, son premier roman, l’écrivaine fait le choix d’une fiction qui cherche moins à contourner le réel qu’à le mettre à nu. Elle explique que le livre est né du désir d’exprimer <em>«l’absurde, l’injuste et le refoulé»</em> pour, en définitive, mieux dire le réel. Une démarche qui donne au roman sa matière et son point de départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attribution du Prix Zoubeida Béchir 2026 vient ainsi consacrer cette première œuvre et offrir à son autrice une reconnaissance importante dans le paysage littéraire tunisien de langue française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’annonce du résultat, Basma Omrani a exprimé sa <em>«profonde gratitude»</em> aux membres du jury pour cette distinction. Elle a également rendu hommage au Credif pour son engagement en faveur de la culture et pour son travail de valorisation des écrits féminins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prix Zoubeida Béchir occupe une place particulière dans la reconnaissance de la création féminine tunisienne. En distinguant chaque année des œuvres portées par des femmes dans différents champs de la création et de la production intellectuelle, il contribue à leur donner une visibilité dans le paysage culturel national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce Prix 2026, <em>‘‘Sursis à volonté’’</em> franchit une nouvelle étape dans son parcours. Pour Basma Omrani, cette distinction vient surtout confirmer la possibilité de faire de la littérature un espace de questionnement du réel, là où l’absurde, l’injustice et les non-dits trouvent une forme et une voix.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/basma-omrani-decroche-le-prix-zoubeida-bechir-2026/">Basma Omrani décroche le Prix Zoubeida Béchir 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/basma-omrani-decroche-le-prix-zoubeida-bechir-2026/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘L’étau’’ de Salah El Gharbi ou la torture au quotidien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/letau-de-salah-el-gharbi-ou-la-torture-au-quotidien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/letau-de-salah-el-gharbi-ou-la-torture-au-quotidien/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Monique-Marie Akkari]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19378347</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plongée littéraire dans le dernier roman de Salah El Gharbi L'Etau, histoire d'une dignité confisquée par un pouvoir masqué.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/letau-de-salah-el-gharbi-ou-la-torture-au-quotidien/">‘‘L’étau’’ de Salah El Gharbi ou la torture au quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ô lecteur, face au climat injonctif qui brutalise, ‘‘L’étau’’ (Contrastes Editions, Tunis, mars 2026), roman de Salah El Gharbi paru au printemps 2026, défie-toi des relents de dictature déchue, comme de ta dignité confisquée après la période phare 2011 ! Destinataire-miroir, il te convient de répondre à Bassam –pivot actant et écrivant–, par ce sourire de connivence que t’accorde en trompe-l’œil l’auteur, dans un simili futur d’anticipation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monique-Marie Akkari, </strong>Tahiti.</p>



<span id="more-19378347"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Monique-Akkari.jpg" alt="" class="wp-image-19378449" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Monique-Akkari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Monique-Akkari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Monique-Akkari-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Jeux d’écriture d’une époque troublée ou maîtrise d’un écrivain-chercheur dont la littérature demeure le métier, la création un engagement ? Quant à lui attribuer un genre littéraire… Peu s’y hasardent… Peu le relèvent comme si les temps de l’oppression n’étaient pas encore advenus !!!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains voudraient nous rassurer en sous-estimant la fiction au délire parano d’un mythomane, – je désigne évidemment le personnage principal–, narrateur de surcroît ! Sa victimisation –au son, au volume, à la lettre près–, en constitue le moteur, l’emballe, en dissèque même l’intrigue : encore fallait-il le mettre en œuvre, dans tous les sens du terme ! Et pour parfaire l’ambiguïté –conçue par le romancier–, j’opterai pour une œuvre tout à fait fantastique dans sa première partie : le récit s’écrivant dans le présent non segmenté du narrateur protagoniste-lecteur ; la seconde partie se marquant par l’oubli ou la résilience –tellement à la mode–, pour accomplir un processus romantico-idéaliste : <em>«l’amour est sourd, muet»</em> sans parler de son aveuglement. Mais ce serait mésestimer les compétences de l’auteur en la matière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pire, c’esl le vide culturel…face aux vociférations du monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rares sont les écrits qui prennent autant de soin à manier les contradictions et à échafauder des paravents de protection aussi méticuleux… pour le narrateur enfermé dans les pages aussi tranchantes que les pièges systématiquement mécaniques, ondulatoires ou moraux, autant que pour leur transcripteur de chair et d’os ! Le lecteur tranchera…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde du <em>«Fais ce que tu veux à condition que personne ne le sache»</em>, mieux «du pas vu, pas pris», fonctionne à merveille, parfaitement lubrifié : la machinerie en est tout autant performante et tourne au mieux…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’instigateur –le malfaisant–, le monstre impalpable, invisible et invulnérable, à la pointe des techniques les plus sophistiquées, n’étant identifié, et impossible à démasquer, aucun des recours –même virtuels–, ne peut se trouver contourné ni anéanti… L’énigme reste en suspens … Fantastique à plein. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à son premier ouvrage, <em>‘‘Perditions’’</em> (2004), qu’il s’empresse d’étiqueter récit, Salah El Gharbi, poursuit, avec son implacable rigueur d’enseignant universitaire, la fabrication textuelle qui lui coûte son indépendance et sa survie. Cette récente production, à la structure composite, se renvoie en écho, deux aspects d’une même réalité dont l’une s’approprie l’envers du décor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par enchâssement bilatéral d’un double récit,<em> ‘‘L’étau’’ </em>débonde l’inénarrable : en premier lieu, il se fait débusquer, la seconde partie débauche l’intimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politique et relations intimes, encore versées de nos jours, au silence du tabou : la Constitution de 2022 réexpédie –tout en la limogeant–, la Tunisie au califat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À contre-courant de l’engrenage du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’auteur n’en est pas à son coup d’essai politique, parfois romancé, du fait d’une génération prise en étau (!) par une Indépendance sacrément en danger, son ouvrage relève d’un genre très peu employé : le fantastique. L’irrationnel, faisant de son intrusion un présent de l’écriture, page après page –avec ses assauts invisibles, ses décharges, ses menaces explicites, ses <em>«tapages et tasages»</em> intempestifs (p.69), issus d’un surnaturel infernal–, et son diktat réitéré dès les 1ères lignes :<em> «Tu n’écriras point»</em>, psalmodié, tel un précepte exhibé du seul livre autorisé !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né au 19e siècle, le mouvement littéraire entre à plein dans nos sociétés contemporaines perturbées et chaotiques de par le monde, avant d’envahir le cinéma… Ce genre se justifiant –en tant que projet d’écriture–, face à une réalité d’une aberration et d’une absurdité éternelles !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le châtiment liberticide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’une discrétion à toute épreuve, arbitraire à souhait, sans risquer d’être dévoilé, aussi efficace que le goulag, mais moins onéreux, épargnant tout personnel qualifié ou non, tout en s’appliquant à un maximum de contrevenants et destiné sans doute aux collectivités et groupuscules irréductibles : telle se définit cette<em> «répression impérativement secrète»</em>, apte à interagir parce qu’endoctrinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pesanteur impersonnelle à ciel-ouvert disséminée à discrétion par <em>«La Machine»</em>(p.18) –engrenage-à-perpétuité–, sans même recourir à l’emprisonnement que cautionnerait quelque condamnation, s’adresse à quiconque revendique un soupçon d’affranchissement. <em>«Être, se sentir, cogiter libre»</em> équivaut à un délit majeur dans un bled où le pouvoir pense pour toi… en dépit des droits universels… L’opinion singulière subjective te définit par les idéologies communautaristes et despotiques comme AUTRE, dans ton propre pays : l’équivalent de la xénophobie ou de l’<em>«hétéro phobie»</em>, ou de la <em>«peur agressive d’autrui»</em>, définie en 1985, par Albert Memmi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La vérité, quoi qu’on fasse, est révolutionnaire»</em> (2016, GN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que l’unique personnage- narrateur, Bassam, se permet deux infractions majeures : l’écriture et la liberté sexuelle ! Ce qui n’est pas rien dans cette Terre non identifiée, majoritairement, réactionnaire et conformiste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tabous or not tabous ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La critique locale évitant de<em> «se mouiller»</em>, en qualifiant la plupart de ses romans d’intimistes, élude l’un des aspects-clé des romans réalistes de Salah El Gharbi à savoir : la peinture cinglante d’une société habituée à fonctionner sur l’hypocrisie, l’aversion du qu’en-dira-t-on… surtout quand il s’agit de mettre en cause les femmes. Ainsi le subit Rihab –employée de maison–, à peine tolérée, difficilement acceptée par le clan familial dans <em>‘‘La vie d’après’’ </em>(2023) !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certaines de ses fictions décortiquent les relations familiales chagrines que semble uniquement offrir la Tunisie : outre une galerie de portraits pittoresques et tranchants, certains renvoient aux types dévastateurs de la belle-mère intransigeante, du patriarche obtus, au suiveur trivial et aux caricatures sans concession…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essentiel étant de conjuguer évolution des rôles –masculin/féminin–, avec progrès des droits humains ou des perspectives politiques…<br>Et si on parlait de sujets qui fâchent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines figures ressortent les aspirations des jeunes générations à ne plus dépendre des impératifs de la terre et de l’honneur du nom… pour revendiquer une émergence des valeurs de reconnaissance mutuelle, de parité, ne reposant pas sur le seul milieu social et la précarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur ne se prive pas de nous faire côtoyer les lubies irrationnelles de certaines personnalités alambiquées : tel paterfamilias s’exilant pour se refaire une virginité ; telle matrone, gavée de principes jonglant entre fidélité, cruauté, vengeance…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une forme couverte de dénonciation de principes moraux collectifs inégalement abusifs et la manière dont chacun s’arrange pour en déjouer les excès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’avenir serait-il l’apanage des femmes ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La page finale de ses romans semble le confirmer. Dans <em>‘‘La vie d’après’’ </em>–dont certaines réponses semblent déjà annoncées dans le titre, la dernière phrase (p.198) se clôt en s’ouvrant paradoxalement sur la totale émancipation de Rihab : <em>«l’esprit et les sens entièrement affranchis»</em>. Abordez-le du point de vue que vous choisirez, mais l’analyse ne rappellerait-elle cet éclairage que nous devons à Aragon : <em>«L’avenir de l&rsquo;homme est la femme»</em>, en terminale de son recueil poétique <em>‘‘Le Fou d’Elsa’’,</em> sans compter dans cette référence, la tradition andalouse du <em>«zadjal»</em> –ou chant poétique–, transmis en Tunisie par<em> «arud al balad».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est temps que je remette tout à plat et que je prenne mon destin en main»</em>, déclare Najla – <em>«très résolue»</em> –, en finale de <em>‘‘L’Étau’’ </em>(p.184).</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’acharnement et la persécution systématique s’appliquent à des individus isolés : semblent concrétiser une volonté de nettoyage et s’étendre subrepticement aux porteurs d’opinion. Les plus exposés, victimes d’intimidations et de persécutions systématiques, s’avèrent insignifiants, très ordinaires, otages de bourreaux machiavéliques, à la merci de factions incontrôlées. Plus faibles, en butte à des protocoles similaires aux lavages de cerveaux, ils finissent rapidement par craquer psychiquement et de traitements médicaux lourds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Captive de la nuit, de l’isolement, de pouvoirs occultes qui «lient les mains de la démocratie» ou inversement (p.26), la menace cible les intellectuels…les isole par calomnie, fait éclater leur couple… La norme disparaît… <em>«tapage et tasage»</em> (p.62), discrédit et terreur (p.91), la coercition rythme le chaos : <em>«On ne joue pas avec l’autorité»</em> sera repris plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons cohérents ! Dans un contexte de populace à lâcheté congénitale, le narrateur-écrivain se trouve à la merci d’un hackeur, qui lui pirate le système mental, dans un contexte d’Absurdie, et d’obscurantisme, identifiables au pays et relevant de forces mythiques infernales, caractéristiques des légendes populaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/letau-de-salah-el-gharbi-ou-la-torture-au-quotidien/">‘‘L’étau’’ de Salah El Gharbi ou la torture au quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/letau-de-salah-el-gharbi-ou-la-torture-au-quotidien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bourguiba entre histoire et littérature</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:23:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Largueche]]></category>
		<category><![CDATA[Amira Ghenim]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Farhat]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18865952</guid>

					<description><![CDATA[<p>Habib Bourguiba a souvent intéressé les historiens. Mais aussi les hommes de théâtre et les romanciers. Mais pas de la même façon. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/">Bourguiba entre histoire et littérature</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a quelques semaines, je publiais dans ces colonnes une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/bourguiba-batisseur-de-letat-despote-eclaire-et-memoire-national/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tribune consacrée à Habib Bourguiba</a>, à l’occasion des soixante-dix ans de l’indépendance. J’y proposais une lecture en trois images : le bâtisseur de l’État, le despote éclairé, la figure mémorielle disputée. Trois prismes pour tenter de saisir un homme qui continue, un quart de siècle après sa mort, de structurer notre rapport au politique et à l’histoire. Peu après, le séminaire organisé à Beït al-Hikma autour de l’œuvre romanesque d’Amira Ghenim m’a conduit à relire cette démarche avec un regard différent, non pour la remettre en cause, mais pour en mesurer les bords, les limites, et ce qu&rsquo;elle laisse nécessairement dans l’ombre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Largueche *</strong></p>



<span id="more-18865952"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18774922" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’historien et le romancier ne font pas le même travail. Mais ils ne font pas non plus un travail opposé. Ils habitent deux régimes de vérité distincts, qui se complètent sans jamais se confondre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’histoire peut faire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque j’écrivais que les trois images de Bourguiba ne doivent pas être pensées comme des catégories séparées mais comme les dimensions d’une même réalité historique complexe, je formulais une ambition proprement historienne : tenir ensemble la grandeur et les contradictions d’un homme d’État, articuler ce qui paraît inconciliable, restituer la logique interne d’une époque sans l’anachronisme du jugement rétrospectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le propre de la discipline. L’historien travaille sur les faits, les archives, les séries documentaires, les traces que les événements laissent dans le temps. Il cherche à comprendre comment les choses se sont passées, pourquoi elles ne pouvaient peut-être pas se passer autrement, et ce qu’elles ont produit de durable ou de fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche a une exigence : la distance. Non pas l’indifférence&nbsp;; l’historien n’est pas une machine, mais le refus de se laisser emporter par l’émotion ou la mémoire au point de perdre la rigueur du regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une force. C’est aussi une contrainte.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="feNzKZfXzI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/bourguiba-batisseur-de-letat-despote-eclaire-et-memoire-national/">Bourguiba | Bâtisseur de l’Etat, despote éclairé et mémoire national</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bourguiba | Bâtisseur de l’Etat, despote éclairé et mémoire national » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/bourguiba-batisseur-de-letat-despote-eclaire-et-memoire-national/embed/#?secret=nhqLV9LGBc#?secret=feNzKZfXzI" data-secret="feNzKZfXzI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la littérature seule peut atteindre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Amira Ghenim, dans <em>‘‘Les grands hommes meurent en avril’’</em>, ne cherche pas à établir ce qui s’est passé. Elle cherche à faire sentir comment cela a été vécu. Ce n’est pas la même chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où mes trois images de Bourguiba sont des catégories analytiques, des outils pour penser, la romancière construit une présence : multiple, contradictoire, irréductible à toute synthèse. Son Bourguiba n’est pas une thèse sur Bourguiba. Il est la façon dont Bourguiba a traversé les corps, les silences, les mémoires intimes des gens qui l’ont côtoyé ou subi, admiré ou redouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Rajaa Farhat, de son côté, restitue dans sa pièce de théâtre <em>‘‘Le dernier cachot’’</em> une voix, celle d’un homme qui continue à se raconter lui-même dans la solitude et la défaite. Ce Bourguiba-là n’est pas un objet d’analyse. Il est un sujet qui résiste à la réduction, qui affirme encore son <em>«je»</em> quand tout le reste lui a été retiré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux œuvres ne viennent pas corriger ou compléter ce que l’historien aurait mal fait. Elles font autre chose. Elles donnent accès à une dimension de l’expérience historique que l’archive ne contient pas : l’intériorité des êtres, la texture émotionnelle du temps vécu, les contradictions que les hommes portent sans les résoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où l’histoire reconstitue les structures, la littérature habite les failles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dialogue sans hiérarchie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que le séminaire de Beït al-Hikma a mis en lumière, et ce que la confrontation entre ma tribune d’historien et ces deux œuvres littéraires permet de formuler clairement, c’est ceci : nous n’avons pas à choisir entre l’histoire et la littérature pour comprendre Bourguiba, ni pour comprendre ce que la Tunisie fait de son passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux formes de connaissance ne sont pas en concurrence. Elles ne se valident pas non plus mutuellement, comme si l’une avait besoin de l’autre pour être légitime. Elles sont simplement différentes, et cette différence est précieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’historien pose la question : que s’est-il réellement passé, et selon quelle logique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le romancier pose une autre question : comment cela a-t-il été vécu, et que reste-t-il de cette expérience dans les mémoires et dans les corps ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux questions méritent d’être posées ensemble. Non pas pour les fondre en une réponse unique, mais parce que chacune éclaire ce que l’autre ne peut pas voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans cette complémentarité quelque chose qui dépasse le seul cas Bourguiba. C’est une manière de concevoir la connaissance du passé : non pas comme un domaine réservé à une seule discipline, mais comme un espace partagé où les savoirs se croisent sans se dominer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mémoire comme chantier commun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À soixante-dix ans de l’indépendance, la Tunisie n’a pas fini de lire son propre passé. La figure de Bourguiba en est le signe le plus visible : elle continue de susciter des débats, des œuvres, des prises de position, des controverses. Elle est vivante, au sens fort, c’est-à-dire encore capable de déranger, d’interroger, de diviser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une chance, non un problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une société qui ne discute plus ses origines, qui a figé son récit fondateur en monument intouchable, a cessé de se penser elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie contemporaine, en relisant Bourguiba à travers l’histoire académique, le théâtre, le roman, le débat public, montre qu’elle est encore en mesure de s’interroger sur ce qu’elle a été, et donc sur ce qu’elle veut devenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce chantier collectif, l’historien et le romancier ont chacun leur place. Non pas l’un au-dessus de l’autre, ni l&rsquo;un à la suite de l’autre, mais côte à côte, chacun portant la partie de la vérité que l’autre ne peut pas atteindre seul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être cela, en définitive, la leçon la plus durable de ce moment intellectuel que nous traversons : apprendre à travailler ensemble, sans effacement ni rivalité, dans le respect de ce que chaque forme de connaissance peut et ne peut pas faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba nous y invite, malgré lui, lui qui avait si peu le goût du partage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZoEY54GGfL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/entre-memoire-et-fiction-amira-ghenim-fait-parler-habib-bourguiba/">Entre mémoire et fiction | Amira Ghenim fait parler Habib Bourguiba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre mémoire et fiction | Amira Ghenim fait parler Habib Bourguiba » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/entre-memoire-et-fiction-amira-ghenim-fait-parler-habib-bourguiba/embed/#?secret=yezJZdsRMB#?secret=ZoEY54GGfL" data-secret="ZoEY54GGfL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/">Bourguiba entre histoire et littérature</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/bourguiba-entre-histoire-et-litterature/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>8</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Salah El Gharbi publie ‘‘L’Etau’’, son 6e roman</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/salah-el-gharbi-publie-letau-son-6e-roman/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/salah-el-gharbi-publie-letau-son-6e-roman/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 06:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Comar]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18690087</guid>

					<description><![CDATA[<p>Salah El Gharbi, romancier et essayiste, vient de publier chez Contraste éditions, à Tunis, ‘‘L’Étau’’, son septième roman. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/salah-el-gharbi-publie-letau-son-6e-roman/">Salah El Gharbi publie ‘‘L’Etau’’, son 6e roman</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Salah El Gharbi, romancier et essayiste, vient de publier chez Contraste éditions, à Tunis (mars 2026, 184 pages), ‘‘L’Étau’’, son septième roman, où il plonge le lecteur dans l’univers inquiétant de Bassam, un vieil écrivain pourchassé et persécuté par une force occulte cherchant, fébrilement, à le museler.</em></strong></p>



<span id="more-18690087"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette atmosphère tendue, minée par une menace permanente, l’impitoyable <em>«Machine»</em>, au pouvoir tentaculaire, est donnée à voir, elle-aussi, en désarroi, prise au piège de son propre dessein.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘L’Étau’’</em>, c’est aussi, l’histoire de Najla, cette jeune femme qui se débat, ardemment et désespérément, à la recherche d’une existence, à la fois paisible et exaltée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, à travers un jeu subtil, le récit met en scène les deux personnages principaux du roman, et nous retrace le parcours de ces deux destinées frustrées, éprouvées par la vie, en quête de sérénité et d’équilibre dans un monde brutal et incertain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux premiers romans de l’auteur, <em>‘‘Perditions’’</em> a reçu le Prix Comar du Premier roman en 2004 et<em> ‘‘Et quand mes nuits se souviennent’’</em> le Prix spécial du jury Comar 2007.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/salah-el-gharbi-publie-letau-son-6e-roman/">Salah El Gharbi publie ‘‘L’Etau’’, son 6e roman</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/salah-el-gharbi-publie-letau-son-6e-roman/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Khosraw Mani &#124; Kaboul comme on ne l’a jamais vu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 07:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Kaboul]]></category>
		<category><![CDATA[Khosraw Mani]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18314045</guid>

					<description><![CDATA[<p>'‘Rattraper l’horizon’’, de Khosraw Mani, est un voyage fiévreux au cœur d’une ville, Kaboul, d’un pays, l’Afghanistan.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/">Khosraw Mani | Kaboul comme on ne l’a jamais vu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Rattraper l’horizon’’, de Khosraw Mani, publié par les éditions Actes Sud, le 20 août 2025, à Marseille, n’est pas seulement un roman : c’est un voyage fiévreux au cœur d’une ville, Kaboul, d’un pays, l’Afghanistan, d’une adolescence broyée par la violence et les traditions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18314045"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes au début des années 2000. Un jeune homme quitte la campagne afghane pour la capitale. Derrière lui, un village asphyxié par l’autorité du mollah, un père impitoyable et les ombres d’une enfance marquée par le désamour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par l’ami qui croit en lui, l’Ingénieur, et par la nécessité de fuir, il embarque dans un vieux camion, sous une bâche. Dans son sac : quelques guenilles, des liasses d’argent, des bijoux hérités, un diadème, des colliers, des anneaux en or… Et surtout, un désir brûlant de liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La peur et la tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque geste est décrit avec une précision hallucinée, chaque détail transforme cette fuite en scène cinématographique. On sent la poussière, on entend le moteur qui tousse, on tremble avec le jeune homme lorsqu’il se demande s’il doit sauter avant ou après la bifurcation. Mani fait ressentir la peur et la tension comme si le lecteur était lui-même dans la benne du camion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivé à Kaboul, le roman s’ouvre comme un autre monde. Le jeune homme fréquente des rues grouillantes, des bordels, des musiques clandestines et des philosophes de trottoir. La ville devient un personnage à part entière : ses bruits, ses odeurs, ses lumières, ses dangers. Mani nous fait sentir Kaboul dans sa chair. Les jeunes voyous qu’il rencontre deviennent ses compagnons de vie, ses complices dans une quête de sens, d’amour et de survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une narration dense et immersive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le style de Mani est fiévreux, hallucinatoire, maîtrisé. On pense à un film tourné caméra à l’épaule, où le souffle des personnages, leurs hésitations, leurs éclats de rire et leurs blessures deviennent palpables. La narration est dense, immersive, et chaque instant nous rapproche de l’âme de Kaboul. On ne lit pas ce roman : on le vit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mani excelle à mêler l’intime et l’histoire. L’adolescence de son héros est un champ de bataille : violence domestique, injustice, pertes, et pourtant des lueurs de tendresse et de rébellion. La scène de départ clandestin, le suspense du saut du camion, la peur de se faire surprendre… tout cela se mêle aux souvenirs de l’enfance, où le jeu côtoie l’horreur, et où la vie se mesure en ruses et en petites victoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plaidoyer pour la liberté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman n’est pas seulement un récit de passage à l’âge adulte. C’est un plaidoyer pour la liberté, une méditation sur la mémoire et le passé. Kaboul devient le miroir des blessures et des espoirs du jeune héros. Chaque rue, chaque ruelle, chaque ombre raconte l’histoire d’un pays écorché par les guerres et les traditions, mais aussi porté par la résilience de ses habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Rattraper l’horizon’’</em> frappe par sa puissance sensorielle. Le lecteur sent le vent sur les collines, entend les jets passer, voit les moudjahidines surgir derrière les pierres. Mani transforme le roman en expérience totale : le passé, la violence, la poésie et le désir s’entremêlent avec une intensité rare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khosraw Mani réussit un exploit : rendre Kaboul intime et universelle, peindre un portrait d’Afghanistan où chaque geste, chaque pensée, chaque fuite devient épopée. Le roman est à la fois une aventure urbaine et humaine, un manifeste sur la nécessité de réinventer sa vie malgré les fantômes du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘Rattraper l’horizon’’</em>, Mani livre une écriture hallucinée et maîtrisée, un roman de toute première force, un souffle qui emporte le lecteur de la campagne afghane aux rues de Kaboul, du passé au présent, de l’adolescence à la liberté. On en sort secoué, transporté, comme après un film que l’on ne pourrait oublier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khosraw Mani est né à Kaboul en 1987 et a grandi en Afghanistan. Installé à Paris depuis 2015, il écrit en français et maîtrise également le persan et l’anglais.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/">Khosraw Mani | Kaboul comme on ne l’a jamais vu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/02/khosraw-mani-kaboul-comme-on-ne-la-jamais-vu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari &#124; Au cœur des crises qui façonnent le monde</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 07:42:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Ghita El Khyari]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18183452</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ghita El Khyari est autrice ayant travaillé près de vingt ans au sein des Nations Unies, expérience qu’elle transpose dans ses romans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/">‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La Négociatrice’’, premier roman de <a href="https://www.ghitaelkhyari.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghita El Khyari</a>, mêle fiction et faits géopolitiques réels. New York s’éveille sous une tempête de neige. Les rues glissent, les trottoirs deviennent boueux. Alya Nasser avance à grands pas, enveloppée dans son manteau. Les Uber refusent, elle persiste. Manhattan est silencieux, figé dans un hiver immaculé. Elle serre son badge, le rend visible, franchit les portiques de l’Onu. Chaque regard est indifférent, chaque mouvement calculé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18183452"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le bureau de Noah, petit et nerveux, la tension est palpable. Trois points à respecter : reconnaissance, contexte, information cruciale. Alya écoute, prend note. Chaque mot compte, chaque silence pèse. Le vrai enjeu ne se cache jamais dans les phrases simples, mais dans ce qui reste implicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 45 ans, Alya a dédié sa vie à la diplomatie. Kaboul, Birmanie, Haïti : des crises mondiales suivies de nuits courtes et de jours sans repos. Son appartement à New York est minimaliste, rationnel : café, repas commandés, rapports annotés. La vie personnelle passe après l’urgence des conflits. Pourtant, Alya vit pour ces moments : l’adrénaline d’être au centre, la certitude que ses décisions influencent des vies et le destin du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre intime, diplomatie et géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Genève l’attend. La Syrie, théâtre d’une guerre civile depuis 2011. Alliances fragiles : Union européenne, États-Unis, Russie, Turquie, Iran. Chaque rencontre, chaque mot devient un fil tendu entre diplomatie et survie humaine. C’est là qu’elle rencontrera Alexeï, son homologue russe. Rivalité et attraction se mêlent. L’invasion de l’Ukraine brouille la frontière entre intime et géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alya connaît la solitude et la discipline. Bureau froid, gris, lumière filtrée, East River argenté au loin. Téléphones qui vibrent, messages qui s’accumulent. Chaque minute est une décision, chaque geste un calcul. Elle suit les crises, alerte ses équipes, prépare ses briefings, relit ses rapports. Elle anticipe, mesure, pèse. Tout est chronométré, millimétré, calibré pour que rien n’échappe à sa vigilance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noah, ancien supérieur à Kaboul, désormais chef du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, structure ses briefings en trois points : premièrement, la reconnaissance ; deuxièmement, le contexte ; troisièmement, l’information cruciale. Avec lui, Alya apprend à lire entre les lignes, à anticiper les pièges et à protéger sa stratégie face à l’intensité du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est pas une abstraction. Chaque conflit, chaque accord, chaque parole prononcée peut modifier le cours des événements. Alya s’y plonge avec une discipline quasi militaire. Elle sait que le poids de la responsabilité repose sur ses épaules et que les décisions qu’elle prend affectent des milliers de vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de Covid-19 a transformé les espaces de travail. Les bureaux sont froids, impersonnels. Mais Alya s’y adapte. Chaque détail, du bruit des flocons sur le pavé au reflet argenté de l’East River, lui rappelle l’urgence et la fragilité des situations qu’elle doit gérer. Elle avance, seule mais jamais isolée, soutenue par une connaissance intime des crises et une détermination sans faille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un thriller humain et politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alya Nasser devient le miroir d’un monde où la diplomatie et la vie personnelle s’entrelacent, où chaque choix est un risque et chaque mot une arme. Le lecteur traverse New York et Genève, suit les négociations syriennes et ressent la tension de la diplomatie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fiction prend ici la dimension d’un thriller humain et politique. Les alliances sont fragiles, les enjeux immenses, les relations ambiguës. Alya Nasser incarne cette réalité : fragile et puissante à la fois, vulnérable et indispensable. Chaque décision peut bouleverser le cours des événements, chaque silence est porteur de conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ghita El Khyari offre une plongée inédite dans le quotidien des diplomates et des fonctionnaires internationaux. Elle raconte la diplomatie non pas comme une abstraction, mais comme un art de précision, où émotions, stratégies et enjeux humains se croisent. Alya avance, et le lecteur avance avec elle, au rythme des négociations, des urgences et des dilemmes. Chaque page respire l’adrénaline et l’intelligence de la décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ghitaelkhyari.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghita El Khyari</a> (née en 1983 au Maroc) est autrice et ancienne diplomate. Elle a travaillé près de vingt ans au sein des Nations Unies, expérience qu’elle transpose dans ses romans, explorant les coulisses de la diplomatie et des organisations internationales. Son premier roman suit une négociatrice de paix en Syrie confrontée à un dilemme personnel, et son second, en cours, met en scène une jeune femme dans le monde humanitaire et le Forum de Davos. Ghita El Khyari a vécu dans plusieurs pays et réside aujourd’hui en région parisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/">‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Ramla’’ de Soufiane Ben Farhat &#124; L’amour comme ultime résistance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/17/ramla-de-soufiane-ben-farhat-lamour-comme-ultime-resistance/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/17/ramla-de-soufiane-ben-farhat-lamour-comme-ultime-resistance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ramla Cœur-de-citron]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Soufiane Ben Farhat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17931609</guid>

					<description><![CDATA[<p>Soufiane Ben Farhat revient avec ‘‘Ramla Cœur-de-citron’’, une œuvre vibrante et singulière où l’amour devient acte de résistance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/17/ramla-de-soufiane-ben-farhat-lamour-comme-ultime-resistance/">‘‘Ramla’’ de Soufiane Ben Farhat | L’amour comme ultime résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/soufiane-ben-farhat_roman_abba_abba/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Abba Abba’’</a>, roman salué pour sa force poétique et son ancrage dans la mémoire collective, Soufiane Ben Farhat revient avec ‘‘Ramla Cœur-de-citron’’, une œuvre vibrante et singulière où l’amour devient acte de résistance face à la trahison, la cupidité et le silence. Quinzième livre d’un écrivain à la fois romancier, dramaturge, scénariste et journaliste, ce texte dense et bouleversant affirme, une fois encore, la puissance des mots contre les dérives du monde.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17931609"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le prologue, le lecteur entre dans une atmosphère suspendue. Ramla, femme de lumière et de mystère, s’effondre dans un sommeil profond que les médecins nomment <em>«Covid long»</em>. Sélim, son amant, refuse ce verdict clinique.<em> «Elle est devenue une âme errante dans les ténébreux abîmes du silence»</em>, lit-on sur la quatrième de couverture. Pour lui, ce coma n’est pas seulement une affaire médicale, mais un symptôme d’un mal plus vaste : la perte du lien, la corruption des cœurs, la violence des intérêts. Face à l’inertie des corps et à la froideur du réel, il choisit la voie de la poésie et de l’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sélim entreprend alors une traversée initiatique pour ramener Ramla à la vie. Par la littérature – qu’il appelle <em>«thérapie par le conte»</em> –, la musique et les voyages, il tente de réanimer l’esprit de celle qu’il aime. Chaque mot devient offrande, chaque geste un acte de foi. Mais cette lutte est minée par les forces du cynisme : l’entourage de Ramla, rongé par la cupidité, manipule et exploite sa faiblesse pour des motifs sordides. Le roman se mue alors en un drame intérieur, un huis clos de passions et de calculs où l’amour se heurte à la déchéance morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit offre des passages saisissants, comme celui où Sélim observe Ramla : <em>«Ramla gisait dans le fauteuil, la tête lourdement baissée de côté, les yeux clos. Je l&rsquo;appelai, un filet de voix tendu par l&rsquo;espoir. Aucune réponse… Je pris sa main; elle était moite, glacée, et sa respiration, un râle pénible. Son regard, lorsqu&rsquo;il se dévoila un instant, avait quelque chose de dément, d&rsquo;obscur, comme un puits sans fond.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ou </em>encore ces lignes qui traduisent l’obsession et la douleur du narrateur : <em>«Je courais comme un lièvre damné aux marches de l&rsquo;enfer, mes pieds lacérés par la rocaille… Chaque pas était une torture, un aveu de ma défaite face à l&rsquo;immense silence de Ramla.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture de Soufiane Ben Farhat, syncopée et impressionniste, épouse les déflagrations de l’âme. Les phrases semblent respirer, s’évanouir, renaître. Le roman avance par fragments, entre rêve et réalité, enquête et chant. Sélim s’allie à un détective, se déguise, franchit les frontières de la raison. Sa quête devient un combat contre le silence et l’oubli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La puissance du roman culmine dans le message final de Ramla : <em>«Ils sont venus… j’ai peur… il y a que toi… seulement toi… SELIM… me souviens… deux mots… JTM… CXIX… notre code secret.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fragment, écrit au cœur du danger, est une preuve que l’amour persiste malgré l’absence, la peur et la trahison. L’épilogue transporte Sélim sur un paquebot en route vers Bali, seul mais porteur d’un souvenir précieux, méditant sur un amour à la fois lumineux et amer : <em>«La vie, la distance, ont séparé nos cœurs, hélas. Mais ils demeurent unis dans la froidure lancinante du souvenir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ramla Cœur-de-citron est bien plus qu’un roman sentimental : c’est une traversée poétique de la douleur, une réflexion sur le pouvoir réparateur de la littérature. Soufiane Ben Farhat y renouvelle son art en conjuguant l’intime et le collectif, le charnel et le métaphysique. Comme dans <em>‘‘Abba Abba’’</em>, l’auteur revendique une littérature vivante, portée par les lecteurs eux-mêmes, loin des circuits marchands et des compromis éditoriaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque page semble dire que l’amour, même blessé, demeure la plus haute forme de résistance. Et que les mots, lorsqu’ils s’écrivent avec sincérité, peuvent encore sauver quelque chose du monde.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/17/ramla-de-soufiane-ben-farhat-lamour-comme-ultime-resistance/">‘‘Ramla’’ de Soufiane Ben Farhat | L’amour comme ultime résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/17/ramla-de-soufiane-ben-farhat-lamour-comme-ultime-resistance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Prix Comar d’Or 2025 &#124; Encore une dizaine de jours pour candidater  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/prix-comar-dor-2025-encore-une-dizaine-de-jours-pour-candidater/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/prix-comar-dor-2025-encore-une-dizaine-de-jours-pour-candidater/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 07:36:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Assurances Comar]]></category>
		<category><![CDATA[Comar d’Or]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15929835</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le dernier délai pour le dépôt des candidatures pour la 29e édition des prix Comar d’Or du roman tunisien est fixé au 31 mars 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/prix-comar-dor-2025-encore-une-dizaine-de-jours-pour-candidater/">Prix Comar d’Or 2025 | Encore une dizaine de jours pour candidater  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Assurances Comar rappellent aux romanciers tunisiens ayant publié des romans en langues arabe ou française au cours des 12 derniers mois que le dernier délai pour la présentation de leurs candidatures pour la 29<sup>e</sup> édition des prix Comar d’Or est fixé au 31 mars 2025.</em></strong></p>



<span id="more-15929835"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour participer, les auteurs (ou les éditeurs ayant eu préalablement l’accord des auteurs) doivent contacte Comar Assurances (Département Marketing et Communication) afin de remplir la fiche d’inscription et déposer 7 exemplaires de leurs ouvrages publiés entre le 1<sup>er</sup> avril 2024 et le 31 mars 2025, comme le stipule le règlement du prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Prix Comar d’Or, lancés en 1997, sont les plus importants prix littéraires en Tunisie depuis bientôt une trentaine d’années. Ils visent à soutenir activement la création littéraire dans le pays en récompensant les meilleurs romans publiés chaque année. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, six romans sont primés, trois en langue arabe et trois en langue française : Comar d’Or (10 000 DT), Prix spécial du jury (5 000 DT) et Prix Découverte (2 500 DT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la récompense financière, les romanciers primés bénéficient d’une promotion spéciale auprès des médias, des libraires et du grand public pour une meilleure diffusion de leurs ouvrages. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/prix-comar-dor-2025-encore-une-dizaine-de-jours-pour-candidater/">Prix Comar d’Or 2025 | Encore une dizaine de jours pour candidater  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/prix-comar-dor-2025-encore-une-dizaine-de-jours-pour-candidater/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entretien &#124; Yasmina Khadra entre résistances et insubordinations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 07:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur d’amande]]></category>
		<category><![CDATA[Djamal Guettala]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmina Khadra]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15875891</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entretien avec le grand romancier algérien Yasmina Khadra autour de son dernier roman "Cœur d'amande". </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/">Entretien | Yasmina Khadra entre résistances et insubordinations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Yasmina Khadra, auteur algérien à succès connu pour ses romans puissants et engagés, revient avec un roman profondément intime, ‘‘Cœur d’amande’’, où il nous plonge dans l’histoire de Nestor, un personnage marqué par la différence et la résilience. À travers cet entretien, nous explorons l’inspiration du romancier, les valeurs qui traversent son roman et sa vision des sujets contemporains qui façonnent son écriture.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-15875891"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Kapitalis : Quelle a été votre source d’inspiration pour le personnage de Nestor, un être hors du commun, marqué par le rejet et la résilience ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Yasmina Khadra</strong> : </em>La même source qui m’a inspiré l’ensemble de mes personnages : la vie, le monde alentour et l’attention que je porte aux êtres et aux choses. J’ai toujours été interpellé par les disgrâces, qu’elles soient physiques ou culturelles. Je ne comprendrai jamais ce besoin qu’ont les gens de décider arbitrairement de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas. La nature, comme le hasard, fait bien les choses. C’est notre étroitesse d’esprit qui refuse de l’admettre. Un nain est une personne à part entière. Pourquoi ne voir en lui qu’une misérable anomalie? J’ai écrit <em>‘‘Cœur d’amande’’</em> pour restituer Nestor à lui-même, le soustraire à ce regard stupide et blessant qui l’intercepte dès qu’il met le pied dehors.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Votre roman met en lumière des liens humains forts. Pourquoi avez-vous choisi de centrer votre récit sur ces valeurs ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que ces valeurs menacent de compter pour des prunes, désormais. L’humanité renonce progressivement à ses repères pour se focaliser sur ce qui la dénature. L’empathie, la compassion, l’indignation se voient museler tous les jours un peu plus tandis que la loi du plus fort foule aux pieds les conventions internationales et l’ensemble des protocoles. Avec un Ubu à la Maison Blanche, les lendemains vont devoir apprendre à déchanter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, (et là, c’est un comble), lorsque le pays des droits de l’Homme légitime le génocide, <em>«excommunie»</em> le bon sens et embastille la conscience, il est de mon devoir de rappeler que seule la solidarité saine et juste est en mesure de nous réconcilier avec ce qui faisait la noblesse de notre âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Montmartre comme décor : ce quartier parisien occupe une place importante dans le roman. Qu’apporte-t-il à l’histoire de Nestor ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’adore Montmartre, aussi bien pour ses sites touristiques que pour la diversité de son peuple. Lorsque la grisaille de Paris assombrit mes pensées, je saute dans le métro et cours me réinventer à la Goutte d’Or, me ressourcer à Anvers, me dégourdir à Pigalle et raviver mes inspirations à Barbès. Ce quartier vit pleinement sa vie, avec ses hauts et ses bas, ses vendeurs à la sauvette et ses prophètes insolés, ses joies et ses peines. Je ne pouvais pas trouver meilleur décor pour l’histoire de mes personnages. J’ai installé Nestor au cœur de la promiscuité la plus criarde pour qu’il y apparaisse comme la singularité la plus probante. J’ai aimé l’entourer d’amour et de camaraderie là où, parfois, on le renvoie d’emblée à sa caricature. C’est précisément dans l’adversité que Nestor puise la force de relever les défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après des œuvres marquées par la guerre et la violence, ce roman adopte un ton plus personnel. Qu’est-ce qui vous a amené à cette transition ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas de transition. J’aime prendre le risque de me diversifier. Je me sens à l’aise dans tous les genres littéraires et je passe avec bonheur du roman classique au polar, de la biographie à la nouvelle, de <em>‘‘Cousine K’’</em> à <em>‘‘L’Olympe des infortunes’’</em> aux styles totalement différents. C’est ma façon à moi de mettre à l’épreuve mon potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nestor trouve refuge dans l’écriture. Est-ce un écho à votre propre parcours ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture, pour moi, n’a pas été qu’un refuge. C’était surtout de l’insubordination caractérisée, une question existentielle. J’ai été soldat dès l’âge de neuf ans. J’ai évolué dans une école-caserne qui me prédestinait à une carrière d’officier, un monde aux antipodes de la vocation d’écrire, or, j’étais né pour écrire. Fallait-il renoncer à cette fibre naturelle ou bien la nourrir contre vents et marées ? Je crois avoir opté pour ce qui, aujourd’hui, me venge de ce que le sort m’avait confisqué à un âge où je ne pouvais que subir et me taire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quel message cherchez-vous à transmettre sur la perception de la différence et la quête de soi?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y pas de message, il y a un constat. C’est l’éternel <em>«être ou ne pas être»</em> auquel je reviens avec instance. Je n’invente rien, je ne fais que rappeler ce qui est censé nous aider à nous relever lorsqu’on fléchit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15875905" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Coeur-Amande-Yasmina-Khadra.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>« Coeur d&rsquo;amande » co-édité en France, en Tunisie et en Algérie.</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment jugez-vous l’accueil réservé à votre roman par les lecteurs et la critique ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a été très bien accueilli par le lectorat malgré qu’il ait été copieusement ignoré par la presse parisienne. Je n’ai fait que deux radios et cinq petites minutes à <em>La Grande Librairie</em>, sur un plateau inapproprié. Mais bon, on ne va pas soulever encore et encore les tapis pour voir si les trappes sont toujours cadenassées ou pas. J’ai un lectorat qui me soutient et ça me convient très bien comme ça. Par ailleurs, la critique a été très enthousiasmante en Belgique et en Suisse. Le roman continue son petit bonhomme de chemin, persuadé d’atteindre tranquillement et les cœurs et les esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Votre œuvre, souvent classée dans le genre du roman noir engagé, explore des thématiques politiques et sociétales profondes. Que représente pour vous le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/28/yasmina-khadra-recoit-le-prix-pepe-carvalho-2025/">prix Pepe Carvalho</a>, et pensez-vous que la reconnaissance du genre policier a évolué ces dernières années ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il vous suffit de jeter un coup d’œil sur la liste des récipiendaires de ce prix pour constater combien il est prestigieux. Que des géants de la littérature, en dépit des ségrégations intellectuelles. En vérité, il n’y a pas de genre mineur en littérature, ni de <em>«blanche»</em> ni de <em>«noire»</em>, il n’y a que le talent. Le polar m’a appris sur la nature humaine et sur les arcanes des sociétés autant que les romans classiques. Je suis fier de rejoindre des auteurs tels qu’Andrea Camilleri, Henning Mankell, James Ellroy, Joyce Carol Oates (finaliste du prix Nobel 2024), Denis Lehane, Michael Connelly, et d’autres références incontestées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Travaillez-vous sur un nouveau roman dans la même veine ou envisagez-vous d’explorer d’autres thématiques ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 2 avril, aux éditions Mialet-Barrault, sortira <em>‘‘Morituri’’</em> dans une nouvelle mouture, réajustée et enrichie d’une centaine de pages. Parallèlement, je suis en train de finir la nouvelle version de <em>‘‘Double blanc’’</em>, largement remaniée. Le commissaire Brahim Llob me manque atrocement. Son humour et son air désabusé éveillaient en moi ce courage et cette lucidité qui m’avaient permis de tenir debout durant la décennie noire. J’ai envie de le ressusciter et d’aller de l’avant en laissant derrière moi le chahut d’une humanité déraisonnable et suicidaire qui, du jour au lendemain et sans crier gare, aura mis sous scellés sa conscience et ses valeurs afin que naisse, à la nuit qui s’avance, le spectre des illusions perdues. Ce sera ma façon, à moi, de faire un pied de nez aux absurdités zélées et de dire non à ce Nouvel ordre mondial qui, sans morale et sans interdits, risque de compromettre le devenir de nos enfants et des générations prochaines.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/">Entretien | Yasmina Khadra entre résistances et insubordinations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/entretien-yasmina-khadra-entre-resistances-et-insubordinations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title> ‘‘Les années prostate’’ de Safi Said : une réflexion sur la face sombre du pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 10:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[safi said]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15439974</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les années prostate de Safi Said est un roman majeur qui n’a pas rencontré l’écho qu’il mérite dans le monde francophone.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/"> ‘‘Les années prostate’’ de Safi Said : une réflexion sur la face sombre du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Publié en 2018 en français,&nbsp;</em></strong><em><strong>Les années prostate</strong></em><strong><em>&nbsp;(</em></strong><em><strong>سنوات البروستاتا</strong></em><strong><em>) de Safi Said est un roman majeur qui, malgré sa qualité et son importance, n’a pas rencontré l’écho qu’il mérite dans le monde francophone.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-15439974"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La traduction de l’œuvre, issue de la version arabe bien plus ancienne, offre enfin aux lecteurs francophones l’opportunité de découvrir une œuvre fondamentale de la littérature arabe contemporaine. Cet article se veut un hommage à Safi Said et à l’importance de sa réflexion politique et humaine, mise à l’honneur dans un livre à la fois audacieux et profondément humain.<em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les années prostate</em>&nbsp;n’est pas un essai sur le règne de Zine El Abidine Ben Ali, comme le suggère la couverture trop vendeuse du livre reproduisant une photo de l’ancien dictateur avec son épouse Leila Trabelsi. Ce n’est pas non plus un simple roman politique inspiré par le parcours de ce couple qui n’a pas laissé de bons souvenirs chez les Tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le personnage de Nooman, un président fictif, Safi Said explore les dimensions les plus sombres du pouvoir tout en creusant des questions intimes et philosophiques sur la vie humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit s’ouvre sur l’assassinat du président par sa servante, événement qui plonge le lecteur dans une réflexion sur la politique tunisienne et les rapports de pouvoir. Ce meurtre marque le début d’une exploration posthume où Nooman, dans l’au-delà, retrouve sa première femme, morte cinq ans plus tôt. Ce face-à-face avec le passé permet à l’auteur de brosser un tableau acerbe de la condition humaine, en particulier dans le cadre politique de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre politique et introspection</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce roman, Said mêle habilement politique et introspection, nous offrant une lecture où les luttes internes des personnages résonnent avec les dérives du pouvoir. Un portrait poignant de la fragilité humaine, qui dépasse les frontières de la Tunisie pour toucher à des questions universelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la version originale en arabe soit antérieure à la traduction française, il aura fallu attendre 2018 pour que&nbsp;<em>Les années prostate</em>&nbsp;trouve sa place dans le monde littéraire francophone. Cette traduction, réalisée par Walid Maali et publiée aux Éditions L’Harmattan, permet enfin au public francophone d’accéder à cette voix arabe singulière, longtemps restée dans l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de n’être qu’un texte politique, le roman est aussi un témoignage intime sur les faiblesses humaines, l’amour, la trahison et la quête de sens. En le traduisant, l’œuvre de Safi Said prend toute son ampleur dans un contexte littéraire international, offrant une perspective nouvelle sur la société tunisienne et ses enjeux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre à redécouvrir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est un appel à redécouvrir&nbsp;<em>Les années prostate</em>, une œuvre marquante mais trop souvent oubliée du grand public. En donnant à ce roman la place qu’il mérite dans le monde francophone, on rend hommage à un auteur dont la pensée critique et humaniste est plus que jamais d’actualité. La traduction de ce livre offre aux lecteurs une chance de découvrir une vision riche et nuancée de la Tunisie post-révolutionnaire, tout en introduisant des thèmes universels sur la nature humaine et les dérives du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet hommage tardif, nous nous réjouissons de voir enfin Safi Said trouver la reconnaissance qu’il mérite au sein de la littérature francophone. Une lecture indispensable pour ceux qui souhaitent comprendre les dynamiques politiques et culturelles du monde arabe contemporain.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KjvTgLK3x8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/">Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/embed/#?secret=RhuWQPQTCW#?secret=KjvTgLK3x8" data-secret="KjvTgLK3x8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/"> ‘‘Les années prostate’’ de Safi Said : une réflexion sur la face sombre du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
