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	<title>Archives des Saddam Hussein - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Saddam Hussein - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ &#124; Des présidents américains qui se ressemblent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, en dehors de leurs frontières  et des contraintes du droit international. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Il est inévitable que les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, même en dehors des limites de leur souveraineté territoriale ou des contraintes du droit international», écrivait Georges S Walden , Pdg de Socony Vacuum en 1945.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>* &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-18445188"></span>



<p>La guerre actuelle en Iran semble émerger d’un scénario catastrophe lié aux prestations d’un président américain que son incompétence et son arrogance auraient malencontreusement conduit sur le sentier de la guerre, cornaqué par un premier ministre israélien aussi retors et cynique que piétinant allègrement le droit international.</p>



<p>Pourtant le déroulement actuel du conflit n’est pas sans évoquer un célèbre précédent, celui de la guerre du Golfe débutée avec l’invasion du Koweït en 1991 par l’armée de Saddam Hussein à la suite d’un double différend, frontalier et sur les quotas de production pétrolière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion suite à un différend pétrolier</h2>



<p>On fera abstraction du rôle du président égyptien Moubarak torpillant pour le compte de son parrain américain toute possibilité de solution pacifique. Ou bien celui du président français Mitterrand induisant en erreur les Irakiens sur les intentions américaines ; avaient-ils besoin de le croire alors qu’il était membre de la coalition internationale ?</p>



<p>La guerre selon l’auteur était évitable et Saddam Hussein était prêt à évacuer le Koweït. Mais l’administration américaine en a décidé autrement. La bataille s’était conclue début 1992 à l’issue d’une campagne aérienne massive de cinq semaines par la destruction de l’infrastructure civile, militaire, industrielle, de l’Irak, et l’armée irakienne avait subi des pertes importantes avant d’être finalement encerclée par les troupes de la coalition internationale menée par les Etats Unis d’Amérique, regroupant nombre de pays arabes, et agissant sous l’égide du Conseil de sécurité de l’Onu.</p>



<p>Néanmoins les irakiens avaient épargné suffisamment de forces pour écraser le soulèvement chiite du sud avec l’accord tacite des vainqueurs qui avant de se retirer avaient décrété une zone d’exclusion aérienne au nord instaurant un véritable réduit protégeant les milices kurdes révoltées contre le pouvoir de Bagdad. Et la Turquie plutôt frileuse quand il s’agit de Kurdes n’avait pas bronché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion à la recherche d’armes imaginaires</h2>



<p>Saddam Hussein sera pris et exécuté après l’invasion et l’occupation de son pays en 2003 par les forces américaines et britanniques, survenues à l’issue de 12 années d’embargo ayant occasionné plus de morts infantiles que la guerre. N’étant pas mandatée par l’Onu, cette invasion à la recherche d’armes imaginaires dans le contexte de l’hystérie antiterroriste post-11 septembre 2001, avait été qualifiée d’illégale, et nombreux avaient été ceux qui&nbsp;avaient pensé que le président Bush Fils avait fait le travail pour Israël. On sait ce qu’il est advenu de l’occupation américaine.&nbsp;Il est néanmoins important de noter que le président Bush Père agissant dans le contexte de la libération du Koweït et du mandat de l’Onu en 1991 n(avait pas hésité à ordonner l’assassinat du président irakien, et seule la chance avait épargné à ce dernier de mourir sous les bombes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement programmé de l’Iran</h2>



<p>Prétendre que l’administration américaine actuelle serait moins respectueuse du droit international, ou plus soumise au diktat du lobby sioniste que ses devancières, est d’autant plus démenti par les faits que la campagne actuelle contre l’Iran semble se dérouler selon le scénario irakien de 1991, avec la destruction du pays, et son démembrement programmé.</p>



<p>Il reste à savoir si l’Etat iranien qui en plus d’un relief propice à la résistance dispose de bien plus de moyens militaires et humains, sera capable d’imposer aux agresseurs une solution politique sauvegardant ses intérêts vitaux.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’, de Mohamed Heikal, éd. Flamingo, 400 pages, 8 février 1993.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wrAsdYBrNp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/">La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/embed/#?secret=qDf47tI9Uj#?secret=wrAsdYBrNp" data-secret="wrAsdYBrNp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Etats-Unis &#8211; Iran &#124; Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les négociations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran  s’inscrivent dans une logique de préparation de la guerre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque des porte-avions et des sous-marins nucléaires se déploient pendant que les diplomates se rencontrent, lorsque les bombardiers changent de base au rythme des communiqués officiels, il ne s’agit plus d’un simple dialogue, il s’agit d’une préparation minutieuse à une confrontation majeure. Les négociations entre Washington et Téhéran s’inscrivent dans cette logique.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18389056"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Dans les crises contemporaines, la négociation n’est plus l’alternative à la guerre, elle en est souvent l’antichambre. Elle permet d’organiser la responsabilité de l’échec et de transformer une action militaire en réaction légitime. La diplomatie devient ainsi la dernière étape avant l’usage de la force, non la première vers la paix.</p>



<p>Les discussions en cours entre Américains et Iraniens remplissent une fonction classique consistant à gagner du temps, à tester l’adversaire, à façonner la perception internationale et, surtout, à construire la légitimité d’une action future.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie comme instrument tactique</h2>



<p>Washington discute tout en renforçant simultanément son dispositif militaire régional avec des déploiements navals, un repositionnement aérien, une coordination stratégique avec ses alliés, notamment Israël. Or l’histoire des crises internationales montre qu’on ne prépare pas un accord durable en augmentant parallèlement la capacité de frappe. La diplomatie devient alors un levier tactique, destiné à accroître la pression et à contraindre l’adversaire à céder et à se plier à un dictat par nature déséquilibré.</p>



<p>Surtout que les exigences des deux parties demeurent incompatibles. Les États-Unis réclament des limitations élargies du programme nucléaire, des restrictions balistiques à une portée maximale de 300 km et un encadrement des réseaux d’influence régionaux iraniens. Téhéran, de son côté, exige une levée substantielle des sanctions et refuse toute négociation sur son programme d’armement balistique. Ces lignes rouges rendent improbable un accord de fond à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre pensée en Israël </h2>



<p>Si les chances d’un compromis sont faibles, pourquoi maintenir le théâtre diplomatique ? Pour Washington, afficher des discussions en cours permet de démontrer que <em>«toutes les voies ont été explorées»</em> avant toute escalade. Cette séquence construit une légitimité internationale précieuse, ainsi en cas d’échec, l’administration américaine pourra soutenir qu’elle n’a fait que réagir à l’intransigeance iranienne. La diplomatie devient ainsi une assurance politique, une étape nécessaire pour préparer l’opinion publique, les alliés européens et les partenaires régionaux à une confrontation.</p>



<p>Se joindre sans réserve aux guerres du gouvernement de Netanyahu ne renforcerait pas nécessairement les intérêts américains ; cela pourrait au contraire les fragiliser. Une guerre pensée à Jérusalem ne correspond pas toujours aux priorités stratégiques de Washington.</p>



<p>Du côté iranien, le maintien des négociations répond à une logique différente mais tout aussi stratégique. Il s’agit d’espérer desserrer partiellement l’étau des sanctions, de gagner du temps pour consolider les capacités internes, et d’éviter l’image d’un régime fermé à toute solution diplomatique. Les discussions servent également de canal de renseignement, chacune des parties teste l’autre, évalue ses marges de manœuvre et mesure sa tolérance au risque. En réalité, la négociation est devenue un instrument d’observation et de préparation mutuelle — non un chemin vers la paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le facteur nucléaire : un prétexte ?</h2>



<p>Officiellement, le cœur du différend reste le nucléaire. Empêcher l’Iran d’accéder à l’arme atomique constitue l’argument central avancé par Washington pour justifier sa fermeté. Pourtant, la question dépasse largement la seule prolifération. Ce qui est en jeu, c’est l’équilibre stratégique régional. Un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire — même latente — modifierait profondément la hiérarchie des puissances au Moyen-Orient, affaiblissant la liberté d’action américaine et celle de ses alliés. Le dossier nucléaire sert ainsi de justification visible à une préoccupation plus large de préservation d’une architecture de sécurité régionale favorable aux intérêts occidentaux.</p>



<p>Si le nucléaire constitue l’argument public central, il n’épuise pas les motivations réelles. La nature des cibles frappées lors de la guerre de douze jours de 2025 — bien au-delà des seules installations atomiques — suggère que l’objectif dépasse la simple non-prolifération. Il s’agit moins d’empêcher la construction d’une bombe nucléaire que de remodeler un rapport de force régional.</p>



<p>Mais le paradoxe est cruel. Plus la pression militaire et économique s’intensifie, plus l’incitation iranienne à rechercher une dissuasion crédible augmente. Une frappe préventive pourrait retarder le programme nucléaire sans l’éliminer ; elle pourrait surtout transformer une capacité latente en décision politique assumée d’accéder à l’arme nucléaire.</p>



<p>Dans cette perspective, la négociation actuelle ressemble à une tentative de gestion du calendrier stratégique afin de retarder le seuil critique, sans résoudre le dilemme fondamental. Le nucléaire n’est pas seulement le déclencheur potentiel d’une confrontation ; il est devenu l’outil rhétorique central d’un affrontement plus vaste sur la domination régionale.</p>



<p>Il y a encore quelques mois, les services de renseignement américains estimaient que Téhéran n’avait pas pris la décision politique de construire une arme nucléaire. Ce décalage entre évaluation stratégique et rhétorique publique mérite d’être interrogé.</p>



<p>En juin 2025, le président Trump déclarait solennellement à la nation : <em>«Il y a peu de temps, l’armée américaine a mené des frappes massives et de haute précision contre les trois principales installations nucléaires du régime iranien : Fordo, Natanz et Ispahan… Notre objectif était la destruction de la capacité d’enrichissement nucléaire de l’Iran… Ce soir, je peux annoncer au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement anéanties.»</em></p>



<p>Si ces installations ont réellement été <em>«complètement et totalement anéanties»</em>, au point d’éliminer la menace, alors invoquer aujourd’hui le nucléaire comme motif central d’une nouvelle intervention révèle une contradiction majeure. Soit la menace a été neutralisée, soit elle sert désormais d’argument commode pour justifier une escalade dont les motivations dépassent la seule non-prolifération. Ce glissement du discours suggère que le nucléaire n’est pas la cause profonde de l’escalade, mais son habillage politique.</p>



<p>On se souvient des accusations martelées sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, brandies comme justification morale et stratégique de l’invasion de l’Irak — des armes qui, au terme de la guerre, ne furent jamais trouvées, parce qu’elles n’avaient jamais existé.</p>



<p>Même les bombardements les plus massifs — y compris l’usage de munitions de très forte puissance contre des sites enterrés — ne détruisent pas une compétence nucléaire. Ils en retardent le calendrier. Les centrifugeuses peuvent être reconstruites ; le savoir-faire, lui, ne s’anéantit pas sous les décombres.</p>



<p>Derrière le discours officiel sur la non-prolifération se dessine une logique plus profonde, la préservation d’une asymétrie stratégique permanente fondée sur le maintien d’un monopole nucléaire israélien dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le moment est stratégique</h2>



<p>Si les négociations paraissent fragiles, c’est aussi parce que le calendrier stratégique pèse lourdement sur les décisions. Du côté américain, la fenêtre d’action militaire pourrait se refermer à mesure que l’Iran consolide et disperse ses capacités nucléaires et balistiques. Plus le temps passe, plus une intervention deviendrait complexe, coûteuse et incertaine. Cette dimension temporelle crée une pression silencieuse, agir tant que la supériorité technologique et opérationnelle est perçue comme décisive.</p>



<p>Du côté iranien, le temps joue différemment. Chaque mois qui passe, permet d’améliorer les capacités d’enrichissement et de tester la résilience économique face aux sanctions. Les protestations internes, quant à elles, introduisent une variable politique instable &#8211; un régime fragilisé peut chercher l’apaisement ou au contraire se durcir. Les négociations actuelles s’inscrivent donc dans une course contre la montre où chacun tente de maximiser son avantage avant un possible point de bascule.</p>



<p>Le moment n’est pas choisi au hasard ; il est dicté par la perception d’une opportunité stratégique — ou d’un risque imminent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois scénarios plausibles</h2>



<p>Trois trajectoires se dessinent à l’horizon. La première peu probable, serait celle d’un compromis technique minimal tel qu’un gel de l’enrichissement iranien contre un allègement limité des sanctions. Un accord partiel, sans résolution des différends structurels, permettant à chacun de sauver la face. Ce scénario stabiliserait provisoirement la situation, mais il ne ferait que repousser l’affrontement stratégique sous-jacent.</p>



<p>La seconde hypothèse serait celle d’un échec contrôlé menant à des frappes ciblées américaines et israéliennes contre des installations nucléaires et balistiques iraniennes. </p>



<p>Une fois les hostilités engagées, le président américain ne serait plus seul maître du tempo. Les pressions viendraient de toutes parts, notamment de ses alliés européens, désireux de voir la guerre s’achever au plus vite tant ils en subissent les répercussions — renchérissement des importations énergétiques, perte de points de croissance économique, tensions migratoires accrues — comme d’acteurs politiques intérieurs, sceptiques quant à la possibilité d’un<br>résultat véritablement décisif.</p>



<p>L’escalade, souvent, devient moins stratégique que politique. Aussi, l’histoire des crises régionales montre qu’une action dite <em>«limitée»</em> peut déclencher une riposte asymétrique imprévisible tels que des attaques contre des bases américaines, des activations de proxies, des perturbations énergétiques.</p>



<p>Enfin, le scénario le plus préoccupant demeure celui de l’erreur de calcul. Dans un environnement saturé de méfiance, de démonstrations de force et de pression politique, un incident mal interprété pourrait faire basculer la région dans une escalade rapide. Ce n’est pas toujours l’intention qui déclenche la guerre ; c’est parfois l’accumulation de signaux mal lus.</p>



<p>L’histoire récente du Moyen-Orient devrait inciter à la prudence face aux promesses implicites de changement de régime. L’Irak a produit un enlisement stratégique. La Libye a engendré un chaos durable. Et l’Iran lui-même porte la mémoire d’un coup d’État soutenu de l’extérieur dont les conséquences ont façonné la révolution de 1979. Les renversements imposés créent rarement les démocraties espérées.</p>



<p>Une offensive extérieure provoquerait vraisemblablement un réflexe de ralliement national. Dans les moments de crise, les oppositions internes suspendent leurs divisions. L’hostilité étrangère consolide souvent ce qu’elle prétend affaiblir.</p>



<p>L’issue la plus probable d’une confrontation ne serait pas l’émergence d’un Iran modéré, mais le renforcement des éléments les plus durs du régime — voire une consolidation du pouvoir des structures militaires favorables à une dissuasion nucléaire assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque majeur : l’erreur de calcul</h2>



<p>Le danger principal ne réside peut-être ni dans une décision assumée de faire la guerre, ni dans un plan prémédité d’escalade, mais dans une erreur de calcul. Lorsque deux puissances s’observent à travers le prisme de la méfiance, chaque geste défensif peut être interprété comme une provocation, chaque démonstration de force comme un prélude à l’attaque. Dans un contexte où les forces sont déjà déployées, où les alliés régionaux sont en alerte et où les opinions publiques sont polarisées, la marge d’interprétation se réduit dangereusement.</p>



<p>Une frappe présentée comme “préventive” pourrait être perçue à Téhéran comme une tentative de changement de régime. Une riposte calibrée pourrait être jugée insuffisante à Washington et entraîner une seconde vague d’attaques. L’escalade ne serait alors plus le fruit d’une stratégie réfléchie, mais celui d’un engrenage. Les négociations actuelles ne neutralisent pas ce risque, elles l’accompagnent. Car lorsque la diplomatie sert davantage à préparer l’échec qu’à prévenir la crise, elle devient le décor fragile d’un affrontement en attente de déclencheur.</p>



<p>Toute confrontation directe aurait un coût immédiat, pertes humaines, attaques contre des installations abritant des dizaines de milliers de militaires américains dans la région, opérations clandestines en représailles. Mais le coût stratégique serait plus durable encore, affaiblissement du droit international et renforcement des puissances révisionnistes promptes à invoquer les précédents occidentaux pour justifier leurs propres offensives.</p>



<p>Au fond, les négociations actuelles constituent un théâtre diplomatique nécessaire dans toute confrontation moderne, un espace où l’on parle pour mieux se positionner, où l’on négocie pour tester, où l’on dialogue pour légitimer. Mais elles ne traduisent pas une volonté politique claire de compromis durable. Elles accompagnent un rapport de force.</p>



<p>L’histoire des relations internationales enseigne que lorsque la diplomatie se déroule sous la protection des bombardiers, ce sont rarement les mots qui tranchent en dernier ressort. Si les discussions en cours servent avant tout à structurer la confrontation plutôt qu’à l’éviter, alors le véritable enjeu n’est pas la signature d’un accord, mais la capacité des deux puissances à maîtriser l’escalade. Car derrière l’écran de fumée diplomatique se joue une question plus vaste, celle du monopole de puissance au Moyen-Orient — et de la manière dont les grandes nations choisissent d’imposer ou de négocier leur ordre stratégique. Une nouvelle guerre offensive fournirait aux puissances révisionnistes un argument supplémentaire pour relativiser les normes de non-agression. Chaque précédent affaiblit la règle. Et dans un monde déjà fragmenté, l’érosion des principes peut produire des conséquences plus durables qu’une victoire militaire.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CZESqX9OpD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/29/quelles-sont-les-cibles-des-etats-unis-en-iran/">Quelles sont les cibles des États-Unis en Iran?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelles sont les cibles des États-Unis en Iran? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/29/quelles-sont-les-cibles-des-etats-unis-en-iran/embed/#?secret=NlppqlKlCH#?secret=CZESqX9OpD" data-secret="CZESqX9OpD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Après des décennies de chaos, l‘Irak commence à sortir la tête de l’eau !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/apres-des-decennies-de-chaos-l-irak-commence-a-sortir-la-tete-de-leau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 08:45:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après les décennies de chaos et les années de la barbarie de Daech, l’Irak commence à sortir sa tête de l’eau. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/apres-des-decennies-de-chaos-l-irak-commence-a-sortir-la-tete-de-leau/">Après des décennies de chaos, l‘Irak commence à sortir la tête de l’eau !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Après de longues décennies d’agonie, l’Irak, nation meurtrie, semble panser ses plaies. Après la guerre du Golfe de 1990 et les 13 ans d’embargo terrible qui lui ont succédés, après l’invasion américaine et la chute de Saddam Husseïn, après les décennies de chaos et les années de la barbarie de Daech, l’Irak commence à sortir sa tête de l’eau. Un boom démographique, un dynamisme économique et des réformes ont lieu cependant les maladies chroniques comme la corruption endémique demeurent. </em></strong><em>(Ph. Erbil, capitale du Kurdistan irakien, est un vaste chantier)</em>. </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17446695"></span>



<p>Dans une enquête consacrée à l’Irak, <em><a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2025/09/04/the-worlds-surprise-boomtown-baghdad" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> indique que le pays connait un boom démographique avec une augmentation d’environ 20 millions d’habitants depuis l’invasion américaine de 2003, portant le total à plus de 46 millions. Le magazine britannique ajoute que Bagdad vit un essor des secteurs de l’immobilier et de la construction en général avec des grues qui garnissent le ciel et des ponts, des hôpitaux et des écoles construits à un rythme effréné, signe d’une stabilité sécuritaire sans précédent depuis des décennies de guerre et de destruction. Autre signal positif, le pays commence à attirer les investisseurs étrangers. </p>



<p>Le Premier ministre irakien Mohammed Chia al-Soudani s’est engagé à améliorer les services et les infrastructures. Depuis son entrée en fonction en 2022, 20 ponts ont été construits à Bagdad et le gouvernement a ouvert au moins quatre nouveaux hôpitaux dont le premier centre spécialisé dans le traitement du cancer dans le pays. Plus de 1 700 écoles ont été construites ou reconstruites et quatre grands hôtels sont prévus.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amélioration des conditions de sécurité</h2>



<p>Le magazine britannique ajoute que cette expansion n’aurait pas eu lieu sans la baisse de la violence et l’amélioration des conditions de sécurité qui ont favorisé la croissance démographique.</p>



<p>En même temps, des réformes bancaires ont facilité l’accès au financement et l’utilisation des revenus pétroliers pour améliorer la situation financière du pays après des fuites de fonds à l’étranger.</p>



<p><em>The Economist</em> indique, par ailleurs, qu’Al-Soudani aborde les projets de reconstruction comme s’il était plus un ingénieur de terrain qu’un politicien, supervisant personnellement les comités d’investissement et effectuant des visites surprises sur les chantiers de construction, ce qui a accéléré le processus d’approbation des grands projets.</p>



<p>Le magazine souligne que les réformes s’étendent au-delà du secteur de la construction et ne concernent pas seulement Bagdad. Des réformes ont lieu pour faciliter la vie des citoyens à l’instar des bureaux des passeports qui délivrent désormais des documents en seulement 45 minutes.</p>



<p>D’autre part, les recettes douanières ont considérablement augmenté, passant de 690 millions de dollars en 2023 à plus de 2,3 milliards de dollars cette année grâce à la transformation numérique.</p>



<p>Un autre changement de taille a été opéré. Les salaires des fonctionnaires ne sont plus versés en espèces et l’accès aux services publics nécessite désormais l’utilisation d’une carte bancaire, une exigence pratiquement inexistante il y a cinq ans.</p>



<p>Cependant, <em>The Economist</em> note qu’Al-Soudani a évité d’affronter les factions armées chiites, préférant les intégrer économiquement par le biais de contrats gouvernementaux. Il estime que les impliquer dans des investissements pourrait limiter leur implication dans la violence.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impliquer les factions pro-iraniennes dans l’économie</h2>



<p><em>«Les factions irakiennes fidèles à l’Iran»</em>, comme les qualifie le magazine britannique, ont évité d’intervenir dans la guerre de 12 jours contre Israël, ce que certains observateurs considèrent comme une preuve du succès de la politique d’Al-Soudani.</p>



<p>Toutefois, certains observateurs estiment que cette politique a permis aux factions armées d’accroître leurs richesses et de renforcer leur influence sur l’État. Les critiques citent un incident survenu en juillet, lorsque des combattants du Kata’ib Hezbollah ont pris d’assaut le ministère de l’Agriculture pour protéger un fonctionnaire accusé de corruption, sans sanction ni obligation de rendre des comptes.</p>



<p>Le bilan d’Al-Soudani présente d’autres lacunes. Il n’a pas réussi à réduire les effectifs du secteur pléthorique de la fonction publique qui compte plus de 10 millions d’employés du gouvernement ni à réformer le secteur de l’énergie en raison de l’influence des factions.</p>



<p>Les prochaines élections législatives de novembre seront décisives car Al-Soudani brigue un second mandat pour mener à bien ses projets mais sa survie dépend de la position du Cadre de coordination chiite à son égard.</p>



<p><em>The Economist</em> conclut en rappelant que la corruption reste endémique dans les institutions étatiques et que les défis sont nombreux. Néanmoins, le potentiel de l’Irak reste énorme, sa population augmentant de près d’un million d’habitants chaque année, constituant une force considérable pour la reconstruction du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sk8PMmrEb3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/">Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/embed/#?secret=da4gVZdlMw#?secret=sk8PMmrEb3" data-secret="sk8PMmrEb3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>De Bagdad à Téhéran ou quand l’histoire se répète</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/de-bagdad-a-teheran-ou-quand-lhistoire-se-repete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 07:24:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[bombe nucléaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Irak en 2003 et en Iran en 2025, les Etats-Unis ont justifié leur agression militaire par des mensonges, et cela risque d'avoir les mêmes conséquences?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/de-bagdad-a-teheran-ou-quand-lhistoire-se-repete/">De Bagdad à Téhéran ou quand l’histoire se répète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire, dit-on, ne se répète pas, mais elle bégaie. En 2003, les États-Unis envahissent l’Irak au nom d’un danger imminent : Saddam Hussein détiendrait des armes de destruction massive (ADM). Vingt ans plus tard, le monde assiste au bombardement de l’Iran par Israël et les Etats-Unis, justifié par la crainte que la République islamique soit sur le point d’acquérir l’arme nucléaire. Dans les deux cas, les faits sont contestés, les preuves fragiles, et les conséquences dévastatrices.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-16860522"></span>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux guerres, un même mensonge</strong></h2>



<p>Après les attentats du 11 septembre 2001, l’administration Bush lance la «<em>guerre contre le terrorisme</em>». L’Irak est rapidement désigné comme cible prioritaire. Les justifications officielles abondent : liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaïda, mais surtout, accusations de possession d’armes chimiques, biologiques et nucléaires.</p>



<p>Malgré les inspections de l’Onu qui n’ont trouvé aucune preuve tangible, la machine de guerre s’emballe. Colin Powell, alors secrétaire d’État, brandit des fioles supposées remplies de produits chimiques et bactériologiques dangereux et des schémas douteux à l’Onu.</p>



<p>Le 20 mars 2003, les États-Unis et leurs alliés envahissent l’Irak. La suite est connue : aucune arme de destruction massive ne sera jamais trouvée. Le régime est renversé, mais le pays s’enfonce dans le chaos, donnant naissance à une guerre civile et à des groupes terroristes comme Daech.</p>



<p>L’objectif réel ? Redessiner le Moyen-Orient, contrôler les ressources pétrolières, affirmer la domination américaine. Le mensonge d’État devient outil de guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran, nouvelle cible du mensonge d’Etat</h2>



<p>Le 13 juin 2025, Israël lance une série de frappes contre des sites iraniens. Motif officiel : empêcher l’Iran de fabriquer une bombe nucléaire. Pourtant, toutes les sources indépendantes, y compris des services de renseignement occidentaux et même la CIA, confirment que l’Iran ne possède pas d’arme nucléaire et n’est pas à quelques semaines de l’avoir. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a trouvé aucun indice de militarisation active du programme iranien.</p>



<p>Comme en 2003, les avertissements diplomatiques sont ignorés. Le récit dominant est imposé par une minorité de faucons politiques et militaires. Une peur orchestrée l’emporte sur les faits. A nouveau, le monde découvre, trop tard, que les raisons invoquées relèvent davantage de l’idéologie que de la vérité.</p>



<p>Un même schéma basé sur la peur, la désinformation et la création d’un ennemi absolu.</p>



<p>&#8211; En 2003, Saddam Hussein présenté comme un tyran fou prêt à utiliser ses ADM contre l’Occident.</p>



<p>-En 2025, le régime iranien décrit comme messianique, irrationnel, et résolu à détruire Israël avec une bombe nucléaire fictive.</p>



<p>Dans les deux cas, on assite à une marginalisation des organismes internationaux.</p>



<p>En Irak, l’Onu est contournée, ses inspecteurs discrédités.</p>



<p>En Iran, l’AIEA est ignorée malgré ses rapports rassurants.</p>



<p>La mise en scène médiatique est identique.</p>



<p>En 2003, les grands médias relayent les assertions américaines sans enquête sérieuse.</p>



<p>En 2025, de nombreuses chaînes occidentales reprennent les éléments israéliens sans vérification, noyant les avertissements contradictoires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mvgJqa8wDr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/">La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/embed/#?secret=aFc4zS2wQn#?secret=mvgJqa8wDr" data-secret="mvgJqa8wDr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le dogme de la guerre préventive</h2>



<p>Les bombardements par Israël depuis le 13 juin des sites nucléaires et civils en Iran suivis par des bombardements encore plus dévastateurs il y a quelques jours de trois sites nucléaires par les B-52 américains, illustrent parfaitement la mentalité de <em>«cowboy»</em> de Donald Trump, un grand amateur du sport de combat MMA dont il ne rate pas les grands matchs, et qu’il a résumé lui-même ainsi&nbsp;: «<em>Lorsque la bataille est inévitable, il faut frapper le premier</em>». Il n’hésite pas à appliquer le même principe de combat dans les relations internationales comme si le monde est une vaste arène où celui qui frappe le premier et de préférence par surprise gagne le match.</p>



<p>Ce faisant, il oublie que l’’invasion de l’Irak a été un désastre humanitaire, politique et moral et que le bombardement de l’Iran, sous un faux prétexte nucléaire, pourrait mettre en danger la paix mondiale et engendrer un cataclysme bien plus vaste pour toute l’humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Eté de toutes les peurs </h2>



<p>La riposte immédiate de l’Iran aux bombardements d’Israël et des Etats-Unis a été jusqu’à maintenant une pluie de missiles et de drones sur les villes israéliennes et même une base américaine dans la région.</p>



<p>Cependant, le Liban, la Syrie et même certains Etats monarchiques du Golfe tels que le Qatar ou l’Arabie Saoudite risquent d’être aspirés dans le conflit. Les prix du pétole vont flamber à la suite de la fermeture éventuelle par l’Iran du détroit d’Ormuz. Les marchés paniquent et la récession économique et l’inflation seront mondiales, obligeant d’autres puissances telles que la Chine ou la Russie ou l’Europe d’intervenir&nbsp;: l’embrasement régional deviendra mondial, avec le risque d’utilisation en dernier recours d’armes nucléaires tactiques ou balistiques, ce qui provoquera la disparition à plus ou moins brève échéance de l’humanité et de toute vie sur terre.</p>



<p>Ce scénario catastrophe rejoint malheureusement les conclusions du ‘<em>Bulletin of the Atomic Scientists Doomsday Clock’</em>, un modèle symbolique élaboré par un grand nombre de scientifiques du monde entier qui mesure la «<em>proximité de la fin du monde</em>» en minutes avant minuit et qui intègre les risques de guerre nucléaire, changement climatique, IA non contrôlée, etc. En 2024, il a été placé à <em>«90 secondes avant minuit</em>», le plus proche jamais atteint.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gf42GSYEu6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/le-risque-dune-troisieme-guerre-mondiale-selon-lai/">Le risque d’une troisième guerre mondiale selon l’IA</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le risque d’une troisième guerre mondiale selon l’IA » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/le-risque-dune-troisieme-guerre-mondiale-selon-lai/embed/#?secret=QvNhRgEfq5#?secret=Gf42GSYEu6" data-secret="Gf42GSYEu6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’impact sur la Tunisie</h2>



<p>Je ne suis pas particulièrement superstitieux, mais je ne peux pas ne pas relever la succession de catastrophes internationales depuis cinq ans qui se traduisent par des <em>«chocs extérieurs»</em> subis par la Tunisie : Covid-19 avec récession mondiale, guerre en Ukraine avec flambée du coûts des produits énergétiques et alimentaires, élection de Donald Trump avec imposition de nouveaux droits de douanes supplémentaires de 28% sur le produits tunisiens exportés aux Etats-Unis, et maintenant la guerre entre Israël et l’Iran avec risque d’un embrasement du Moyen-Orient dont la Tunisie fait partie intégrale, si elle n’engendrera pas une troisième guerre mondiale.</p>



<p>Certes, la Tunisie ne serait pas directement impliquée militairement, mais elle subirait des conséquences politiques, économiques et sociales importantes, qui viendront aggraver la récession économique, le chômage et l’inflation qu’elle endure déjà depuis 2011, et réduiront pratiquement à néant les faibles espoirs de reprise de la croissance économique et de la paix sociale.</p>



<p>Même si le président Kaïs Saïed chercherait probablement à maintenir une position de neutralité, toutefois, une pression populaire anti-israélienne pourrait surgir, avec manifestations, voire troubles, en particulier si des images de civils iraniens massacrés circulent massivement.</p>



<p>Sur le plan de la politique interne, la guerre entre Israël et l’Iran pourrait réactiver des de vieux clivages idéologiques : certains mouvements islamistes ou panarabes (comme Ennahdha ou d’anciens milieux nassériens) pourraient exprimer un soutien implicite à l’Iran, vu comme une puissance antisioniste, tandis que d’autres courants pourraient appeler à la modération ou au soutien indirect à Israël, par hostilité à l’axe chiite.</p>



<p>Sur le plan de la politique internationale, un soutien tunisien – même diplomatique – à l’Iran serait immédiatement perçu par Donald Trump comme inacceptable et risque d’être qualifié de <em>«soutien à une puissance terroriste»</em>. Avec son tempérament fougueux et imprévisible, il ne se contenterait pas de critiques verbales mais pourrait immédiatement ordonner le gel des aides économiques américaines, l’extension des sanctions financières internationales via la pression américaine sur Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale (BM), ou de nouveaux tarifs douaniers sur les exportations tunisiennes vers les Etats-Unis encore plus élevés que les 28% qu’il a déjà décidé d’instaurer en mars dernier. Pire, il pourrait utiliser son réseau social <em>Social Truth</em> pour s’en prendre personnellement à Kaïs Saïd, en le qualifiant de <em>«sympathisant de l’ennemi»</em> et exercer même des pressions sur ses alliés du Golfe (Arabie Saoudite, Émirats, Qatar) pour qu’ils isolent diplomatiquement et économiquement la Tunisie, davantage qu’elle ne l’est déjà.</p>



<p>Bref, à part les retombées directes et indirectes de la guerre entre l’Iran et Israël, la Tunisie risque de payer cher les affinités présumées de Kais Saïd avec le régime iranien.</p>



<p><em>Que Dieu nous protège&nbsp;!</em></p>
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		<title>Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 09:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sykes-Picot]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El-Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des célébrations populaires accompagnent la chute du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, mais à qui profitent ces désordres?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/">Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui, alors que des célébrations populaires accompagnent les bouleversements en Syrie, avec la fuite de Bachar Al-Assad et la prise de la capitale Damas par les rebelles armés de Haya’at Tahrir Al-Sham, il est impératif de nous interroger : à qui profitent ces révolutions et ces désordres?</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-14824074"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis plus de deux décennies, le monde arabe est le théâtre de bouleversements majeurs qui ont souvent été célébrés avec enthousiasme par les puissances occidentales et forcément par les populations locales galvanisées par l’espoir de changements et de démocratie.&nbsp;</p>



<p>La chute de Zine El-Abidine Ben Ali en Tunisie en 2011 a marqué le début d’une vague de révolutions, suivie par celle de Mouammar Kadhafi en Libye la même année, et de Hosni Moubarak en Égypte. Ces événements, bien que prometteurs pour certains, ont également ouvert la porte à des souffrances incommensurables et à une instabilité profonde.</p>



<p>À cela s’ajoute l’invasion de l’Irak menée par les États Unis d’Amérique et leurs alliés, la chute de Saddam Hussein en 2003, dont l’exécution, un jour de fête musulmane, a marqué un affront inoubliable pour l’histoire et la dignité de la région.</p>



<p>Aujourd’hui, alors que des célébrations similaires accompagnent les bouleversements en Syrie, avec la fuite de Bachar Al-Assad et la prise de la capitale Damas par les rebelles armés de Haya’at Tahrir Al-Sham, il est impératif de nous interroger : à qui profitent ces révolutions et ces désordres? Ces événements, souvent initiés ou encouragés depuis l’étranger avec l’appui de certaines oppositions locales, ont plongé des millions de personnes dans le chaos. Derrière ces apparentes victoires populaires se cache une réalité sombre : une vague de destructions et de souffrances qui ne sert que les intérêts d’acteurs géopolitiques étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les commanditaires et les victimes</h2>



<p>Il ne suffit pas de constater les ruines. Il faut identifier les bénéficiaires pour comprendre qui tire les ficelles de ces bouleversements. Ceux qui applaudissent la chute des régimes arabes ne le font pas pour servir les aspirations des peuples à la liberté ou à la justice. Ils agissent au nom de leurs propres agendas : redessiner des frontières, affaiblir des nations, et imposer de nouvelles formes de domination.</p>



<p>Les révolutions qui ont balayé le monde arabe, de la Tunisie à la Syrie, ont permis aux anciennes puissances coloniales de tenter de réaffirmer leur contrôle sur des régions qui avaient pourtant arraché leur indépendance après la Seconde Guerre mondiale, grâce au droit des peuples à l’autodétermination prôné par Woodrow Wilson puis par Franklin Roosevelt.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ycmRTXyIqe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/">Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/embed/#?secret=92VXrWsHfd#?secret=ycmRTXyIqe" data-secret="ycmRTXyIqe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Aujourd’hui, cette dynamique semble inversée. Les puissances qui avaient perdu leur emprise sur les pays arabes au milieu du XXᵉ siècle tentent un retour en force, cette fois avec l’appui des États-Unis. Ce projet, que certains appellent un <em>«nouveau Sykes-Picot»</em>, repose sur une recomposition des influences et des frontières au détriment des populations locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">N&rsquo;applaudissons pas nos malheurs !</h2>



<p>Dans ce contexte, il est légitime de se demander pourquoi, nous, Arabes, nous nous retrouvons souvent dans le camp de ceux qui se réjouissent de la chute de nos propres dirigeants, même lorsqu’ils résistent à ces projets d’ingérence. Applaudir la chute de Bachar Al-Assad ou de n’importe quel autre dirigeant sous prétexte de changement ne fait que nous aligner sur les intérêts de nos ennemis communs. Il y a une profonde incohérence à partager les gradins avec des supporters qui œuvrent contre notre souveraineté.</p>



<p>Nous devons refuser de devenir les complices de notre propre affaiblissement. Il ne s’agit pas ici de défendre des régimes ou des individus, mais de défendre le principe fondamental de l’indépendance et la dignité nationales. Si nous continuons à applaudir les bouleversements orchestrés à notre encontre, nous ne ferons que prolonger notre propre souffrance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un appel à la conscience patriotique</h2>



<p>L’heure est venue pour les vrais patriotes de prendre conscience de la gravité de la situation. Nous glissons sur un toboggan qui nous mène droit vers l’effondrement total. Il faut stopper cette hémorragie. Cela commence par cesser de nous diviser et de nous critiquer systématiquement les uns les autres, car cette fragmentation ne fait que servir ceux qui veulent nous ramener à l’âge de pierre, comme l’avait cyniquement prédit George W. Bush en 2001.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PKvwkk51Ex"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=JN0L6BLzph#?secret=PKvwkk51Ex" data-secret="PKvwkk51Ex" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est temps de réfléchir à l’avenir et de résister à ces vagues de destruction qui se succèdent sous prétexte de <em>«printemps»</em> ou de <em>«libération»</em>. Les véritables ennemis ne sont pas ceux que nous désignons à la hâte parmi nous, mais ceux qui manipulent les fils en coulisse pour servir leurs propres intérêts. Si nous ne changeons pas de cap, la roue continuera de tourner, et les prochaines victimes seront inévitablement parmi nous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne soyons pas les artisans de notre propre perte </h2>



<p>L’histoire récente nous a appris que les bouleversements ne sont jamais anodins. Il est temps de tirer les leçons de ces expériences pour éviter de tomber encore et encore dans le même piège.</p>



<p>Soyons lucides. Ne célébrons pas trop vite la chute d’un dirigeant sans comprendre les implications profondes de cet événement. Seules la vigilance et l’unité peuvent nous permettre de sortir de ce cycle destructeur et de construire un avenir qui serve réellement les intérêts de nos peuples.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/">Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2024 07:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Aref]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Iraq]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisme arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’échec du rêve unitaire arabe dont sa population a longtemps été bercée, l’Irak est aujourd’hui un pays contrôlé par les Américains. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/iraq-from-revolution-to-dictatorship-massacres-coups-detat-et-ambitions-le-reve-unitaire-fracasse/">‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après l’échec du rêve unitaire arabe dont sa population a longtemps été bercée, l’Irak est aujourd’hui un pays contrôlé par les Américains mais pas suffisamment pour empêcher les milices pro-iraniennes de tirer des salves de missiles et de drones sur Israël. Et son avenir paraît&nbsp;toujours aussi compromis, même à l’issue de la fin (officielle) de l’occupation américaine.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-14696097"></span>



<p>L’Irak est ce pays ancien bien connu correspondant grosso modo à la Mésopotamie, peuplé d’une mosaïque&nbsp;de communautés. Considéré comme un jalon important sur la route des&nbsp;Indes devant être verrouillé pour interdire l’accès au golfe Arabo-persique aux Allemands alliés des Ottomans, durant le premier conflit mondial, son accession à l’ère moderne commence&nbsp; en 1917 par sa conquête sur les Ottomans par les Anglais et par la découverte et l’exploitation du pétrole par une filiale de l’Anglo-persian Oil Company. Aux provinces de Basra et de Bagdad, ils adjoignent celle pétrolière kurde de Kirkouk, au grand dam des Turcs qui n’auront de cesse d’ambitionner de la reconquérir.</p>



<p>Une monarchie, celle des Hachémites originaires du Hedjaz, y est installée dans les années 1920 après l’expulsion du Roi Fayçal&nbsp;de Syrie par les Français. Et toutes les révoltes sont matées par la Royal Air Force, qui n’hésite pas à bombarder les populations et les habitations civiles sans aucune considération du nombre de victimes. Ainsi Sulaymaniyah&nbsp;dans&nbsp; le Kurdistan est pratiquement détruite en 1926.</p>



<p>La monarchie hachémite en Irak est étroitement dépendante du pouvoir anglais, et sa principale ressource est constituée par les maigres dividendes concédées par&nbsp;l’Irak Petroleum Company. Cela n’empêche pas le pays&nbsp;d’adopter le parlementarisme britannique, mais celui-ci n’est que le reflet de la domination exercée sur la société par les classes éduquées des villes et les grands propriétaires terriens. Le pays demeure essentiellement rural et agricole, sans toutefois assurer ses besoins alimentaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qqTwjwULZv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/02/lempire-du-levant-histoire-de-la-question-dorient-de-marathon-a-gaza-litineraire-dun-aveuglement-letal/">‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ : de Marathon à Gaza, l’itinéraire d’un aveuglement létal </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ : de Marathon à Gaza, l’itinéraire d’un aveuglement létal  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/02/lempire-du-levant-histoire-de-la-question-dorient-de-marathon-a-gaza-litineraire-dun-aveuglement-letal/embed/#?secret=DkZTFWq2fh#?secret=qqTwjwULZv" data-secret="qqTwjwULZv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le paradoxe de l’Irak tout comme l’Egypte soumise à la domination anglaise, est son incapacité à produire suffisamment dans l’agriculture malgré ses immenses ressources hydriques. Quant à l’industrie, elle est, mis à part le pétrole, inexistante.</p>



<p>Durant la seconde guerre mondiale, un groupe d’officiers nationalistes, plus précisément anti-anglais, le carré d’or, prend le pouvoir et veut fournir une base à la Luftwaffe à Kirkouk dans l’espoir de voir la Wehrmacht débouler des montagnes du Caucase et du désert de Syrie pour libérer&nbsp;le pays de l’occupation anglaise. Le projet tourne court lorsque le chef de l’escadrille allemande envoyé à Kirkuk est tué accidentellement. Mais rares sont les Irakiens qui ont&nbsp;approuvé de voir leur pays s’associer aux Nazis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avènement de l’idéologie panarabiste</h2>



<p>Après la seconde guerre mondiale, et avec la guerre froide, la Grande Bretagne veut faire de l’Irak une pièce essentielle du dispositif anticommuniste, avec la Turquie, l’Iran, et le Pakistan, dans ce qu’il est convenu d’appeler le pacte de Bagdad.</p>



<p>Entretemps s’est formé un puissant Parti communiste irakien essentiellement au sein de la communauté chiite, la plus nombreuse mais aussi la plus opprimée. Un autre parti, le Baath, créé par le visionnaire utopiste syrien Michel Aflaq, prônant&nbsp;la renaissance d’une mythique nation arabe, ne fait que quelques adeptes au début des années 50. Mais l’arrivée au pouvoir en Egypte des officiers libres et&nbsp; l’émergence du nationaliste égyptien, Nasser en tant que leader de la nation arabe, à son corps défendant semble-t-il, fournit à l’idéologie panarabiste&nbsp;une impulsion décisive dans sa revendication contre les puissances coloniales anglo-françaises, et sioniste. C’est peut être faire abstraction des événements d’Iran et de la lutte engagée par l’Anglo Iranian Oil Company contre Mossadeq sur la région. Mais en juillet&nbsp; 1958 se produit un coup d’État militaire issu d’ officiers nationalistes irakiens contre le régime royal anglophile dont la figure de proue est un ancien officier de l’armée ottomane, Nouri Saïd. La population de Bagdad se soulève à l’appel des putschistes et massacre les principales personnalités du régime dans les rues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Abdelkarim Kassem à Saddam Husseïn</h2>



<p>Le nouveau régime militaire dirigé par Abdelkarim Kassem s’appuie sur les communistes, instaure la république, mais face aux Nassériens, se prétend avant tout nationaliste irakien. Kassem prétend réintégrer le Koweït&nbsp;à la mère patrie irakienne par la force et veut la réforme agraire, ce qui lui assure certes une réelle popularité dans la population mais désorganise la production agricole. Il est prudent en s’abstenant de remettre&nbsp; en question le statu quo dans le domaine du pétrole, mais se place néanmoins en porte à faux contre les puissances occidentales, les pays arabes du Golfe, ainsi que et surtout, Nasser. Il refuse néanmoins de se jeter dans les bras du Parti communiste, pourtant son seul soutien,&nbsp;qu’il n’hésite pas à marginaliser.</p>



<p>En fin de compte, après le soulèvement de Mossoul dirigé par un officier, Abderrahmane Chawaf, qui se conclut par un bain de sang perpétré contre les nationalistes arabes et les baathistes, puis plusieurs tentatives d’assassinats dont l’une dans laquelle est impliquée un certain Saddam Hussein, Kassem malgré sa popularité, et malgré l’appui de la population descendue dans la rue le soutenir, est renversé et exécuté en 1963 par des officiers nassériens soutenus par des militaires du Baath, qui ne lui ont pas pardonné les exécutions de manifestants, qu’on lui attribue. Les communistes sont pourchassés dans les rues et massacrés en masse par les militants du Baath. Pourtant l’Union&nbsp;syro-égyptienne s’est conclue deux années auparavant&nbsp;par un échec retentissant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DGiEhIun9m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/">‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/embed/#?secret=IZueRY9465#?secret=DGiEhIun9m" data-secret="DGiEhIun9m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le nouveau président, Abderrahmane Aref, quoique nationaliste arabe, ne veut pas être sous la coupe de Nasser.&nbsp;Et l’union tripartite envisagée avec l’Egypte et la Syrie est cantonnée à&nbsp;un simple slogan. Les militaires au pouvoir sont conservateurs sur le plan économique et social et ne veulent pas du socialisme prôné par Nasser. Ils sont hostiles aux revendications autonomistes kurdes&nbsp;et se lancent dans une guerre absurde au Kurdistan qui se conclut par un échec retentissant.</p>



<p>En 1965, ces militaires s’allient aux conservateurs du Baath et à son fondateur Michel Aflaq pour réprimer l’aile gauche du parti dirigée par l’ancien ministre de l’Intérieur Ali Salah Saadi accusé de vouloir prendre le pouvoir et de faire le jeu de la branche syrienne du parti.</p>



<p>Des militants armés comprenant l’inévitable Saddam Hussein font&nbsp;irruption dans le siège du Congrès en scandant : <em>«Une seule nation arabe au message éternel»</em> au moment même où la scission au sein de leur parti est consommée.</p>



<p>Abderrahmane Aref meurt dans un mystérieux accident d’hélicoptère. Son frère lui succède en 1967 mais il n’a pas le charisme nécessaire. Il essaie bien d’obtenir un consensus minimum et de conférer au gouvernement une apparence civile, mais c’est peine perdue. Il est renversé par les militaires du Baath dirigés par Ahmed Hassan Al Bakr qui cette fois s’assurent de la réalité du pouvoir malgré l’instauration d’un conseil du commandement de la révolution. La suite on la connaît. Saddam Hussein qui est un parent du président s’assure progressivement le contrôle de la police secrète, du parti, de l’administration, de l’armée. En 1973 il élimine Nazem Al Kazzaz, le puissant chef de la police secrète, qui tente de prendre le pouvoir, et qui semble en l’occurrence avoir été victime d’une provocation soigneusement&nbsp;préparée. Cette affaire permet d’éliminer quelques autres rivaux et sert d’avertissement à tous ceux qui s’opposent à l’ascension du nouvel homme fort qui joue des communistes et des Kurdes les uns contre les autres afin de neutraliser toute opposition et incrimine le parti frère ennemi de Damas dans des complots dont la réalité n’est le plus souvent pas prouvée.</p>



<p>Saddam n’hésite pas à nationaliser le pétrole en 1972 en s’assurant le soutien de la France sans encourir l’hostilité des Britanniques et la hausse du prix du pétrole de 1973 sert ses intérêts en décuplant les revenus de l’État. Il a alors en main les moyens nécessaires pour transformer le pays et commence par mener une guerre coûteuse dans le Kurdistan qui n’aboutit pas du fait de l’appui apporté aux autonomistes par le Shah d’Iran, l’Amérique, et Israël. Les accords d’Alger avec l’Iran en 1975 en consacrant l’abandon des Kurdes lui fournit l’occasion de <em>«pacifier»</em> la région du nord par une politique d’arabisation forcée, de déportation, et de réinstallation des populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contrôle total sur la population et culte de la personnalité</h2>



<p>Il est vrai que l’époque est à la prospérité et la population irakienne jouit d’une élévation considérable de son niveau de vie dont le Baath tire profit pour assurer son contrôle total sur la population. Mais à partir de 1977, un nouvel adversaire apparaît, le clergé chiite. Les forces de sécurité n’hésitent pas à tirer sur la foule des pèlerins&nbsp;dans les lieux saints. La capture opportune sur les lieux d’un soldat syrien permet au régime d’étoffer sa thèse du complot extérieur mais Saddam est obligé de donner des gages aux religieux au détriment de la politique officiellement laïque jusque-là pratiquée.</p>



<p>Il est vrai que la Révolution Islamique d’Iran survenue en 1979, année à laquelle Saddam accède à la présidence,&nbsp;en fait désormais l’un de ses principaux ennemis. Il enfile alors les bottes du conquérant arabe musulman face au perse païen et du défenseur des régimes du Golfe. Il envahit l’Iran en 1981 avec l’appui des Occidentaux et des régimes arabes conservateurs qui financent son armée, et ses opérations militaires. La guerre lui permet d’instaurer un véritable culte de la personnalité et d’exercer un contrôle absolu sur l’armée en nommant des personnes de sa famille et de son clan aux postes les plus sensibles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="x7IzFJ2Fhx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/embed/#?secret=cK8Vj6Jdrr#?secret=x7IzFJ2Fhx" data-secret="x7IzFJ2Fhx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A partir de 1983, le front se stabilise grosso modo de part et d’autre de la frontière. C’est le statu quo que plusieurs offensives iraniennes meurtrières ne parviennent pas à modifier. La guerre se termine en 1989 avec l’acceptation par l’Iran des résolutions des Nations unies, et l’usage d’armes chimiques par l’armée&nbsp;irakienne devenue coutumière du fait contre les populations kurdes provoque le célèbre massacre de Halabja.</p>



<p>L’Irak a la fin de la guerre est un pays surarmé par l’Occident qui lui a même livré des usines de fabrication de gaz de combat, et ruiné, qui doit rembourser ses créanciers arabes, alors que les prix du pétrole baissent. Saddam croit alors obtenir le feu vert des Américains pour envahir le Koweït. Il juge que c’est le seul moyen pour lui de sauver ce qui lui paraît essentiel, son propre pouvoir. Le pays est alors détruit par la campagne militaire américaine sous couverture internationale Tempête du Désert, puis soumis à un sévère embargo qui fait plus de victimes que la guerre. Le Kurdistan irakien jouit d’une sécession de fait.</p>



<p>Le régime de Saddam est liquidé en 2003 avec l’occupation du pays&nbsp; par les troupes américaines opérant pour le compte d’Israël. Lui-même est pris, jugé et exécuté, pour des crimes dont on ne peut pas l’exonérer, et sa mort courageuse ne doit pas occulter sa responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays contrôlé par les Américains</h2>



<p>En effet, le rêve unitaire arabe prôné par le Baath ne fut pour lui qu’un moyen de réaliser ses propres ambitions et il ne chercha jamais à masquer ses mesures expéditives, dont la plus spectaculaire reste sans aucun doute cette trentaine de personnes cueillies par la sécurité d’Etat&nbsp; à l’appel de leurs noms dans la salle du Congrès du Parti, sans avoir la possibilité de se justifier et emmenées sans autre considération vers des destinations inconnues.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kawZj8fcMv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/">Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/embed/#?secret=Y9TYV6UBHv#?secret=kawZj8fcMv" data-secret="kawZj8fcMv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On peut certes l’accréditer des nombreuses réalisations économiques et sociales du pays. Mais il ne s’agissait là que d’un vernis. La société irakienne&nbsp;qui pouvait se targuer de posséder la classe la plus cultivée du Moyen-Orient dans les années 50, ne s’est pas sous le Baath laïc modernisée en profondeur, et la meilleure preuve en est l’irruption de Daech de ses entrailles quelques années après.</p>



<p>D’autre part, les succès attribués au régime exclusivement issus de la rente pétrolière n’ont pas assuré la transition vers une société sans pétrole. La réforme agraire n’a pas assuré au pays l’autosuffisance alimentaire que ses ressources en eau eussent dû lui assurer. Au contraire, les huit années de guerre contre l’Iran ont assuré à la Turquie voisine l’opportunité pour réaliser le gigantesque projet Atatürk de barrages de retenue sur les cours de l’Euphrate et du Tigre. Quant à l’industrialisation militaire dont elle avait acquis le savoir-faire avec la guerre contre l’Iran, l’occupation américaine l’en a privée.</p>



<p>Aujourd’hui l’Irak est toujours un pays contrôlé par les Américains mais pas suffisamment pour empêcher les milices pro-iraniennes de tirer des salves de missiles et de drones. Et son avenir paraît plus dans un modèle de cohabitation de communautés disparates à la libanaise que dans l’émergence véritable d’une nation. Pour tout dire, son avenir paraît&nbsp;toujours aussi compromis, même à l’issue de la fin (officielle) de l’occupation américaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Iraq Since 1958: From Revolution to Dictatorship’’, de Marion Farouk-Sluglett et&nbsp;Peter Sluglett, éd. I. B. Tauris, 25 août 2001, 416 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/iraq-from-revolution-to-dictatorship-massacres-coups-detat-et-ambitions-le-reve-unitaire-fracasse/">‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 07:35:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Perspectives Tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prétendue gauche arabe préfère défendre un leader – un zaïm comme Nasser–, mais rarement des idées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/">La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une réaction à l’article du Dr Mounir Hanablia&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">«Le crochet gauche de Hamma Hammami»</a>, qui est une note de lecture à propos du livre : ‘‘La révolution trahie: le dernier quart d’heure de la transition démocratique’’, de Mohamed Kilani.</em></strong></p>



<p><strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-14594216"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure>
</div>


<p>J’avais publié ici-même en avril&nbsp; 2022 un article dont le titre : <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">«La rupture démocratique»</a></em> qui dit en résumé que la révolution tunisienne a été enterrée le soir même du départ de Ben Ali quant les Tunisiens ont découvert à 20 heures à la télévision publique les têtes des caciques de l’ancien régime sur les devants de la scène.&nbsp;Quant à la gauche tunisienne et arabe en général, voici pour quelles raisons, elle n’a jamais existé et ne pourrait jamais émerger…</p>



<p>Qu’est-ce c’est la gauche, ou la social démocratie ou le socialisme? N’en déplaise à beaucoup de penseurs dans les pays arabes, ce sont des concepts exclusivement européens. Ce sont les conditions économiques, sociales et politiques dans les pays européens qui étaient à la source de l’émergence de la gauche européenne. La gestation de cette gauche remonte au XVIIe siècle, et peut-être avant avec un XVIe marqué par des frondes sociales et des jacqueries presque chroniques.</p>



<p>La gauche européenne n’a pris son envol que grâce à une classe ouvrière politisée et syndiquée. En Tunisie, l’UGTT est un syndicat de fonctionnaires et n’a jamais été proches des ouvriers ou des mineurs de phosphate&#8230; Ou des ouvrières du textile.</p>



<p>En Europe, la gauche s’est fortement appuyée sur une classe moyenne éclairée et des leaders dont les convictions politiques étaient inébranlables. Ses dirigeants ont su créer des partis de masses et non de petits groupuscules de 300 militants à la Hamma Hammami.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La confusion à tous les étages </h2>



<p>Ce que nous appelons la gauche arabe, c’est la confusion à tous les étages: le nationalisme arabe serait-il de gauche, alors que c’était le nationalisme des chars?</p>



<p>Le socialisme de Gamal Abdel Nasser et de Saddam Hussein n’était que le vernis des juntes militaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ohAHsNYVF2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/embed/#?secret=8VD4pqX893#?secret=ohAHsNYVF2" data-secret="ohAHsNYVF2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>De quelle gauche arabe parlons-nous quand les premiers pendus en public par le vice-président Saddam Hussein sont les communistes irakiens avec une aide de la&nbsp; CIA&nbsp;? Le journaliste d’Europe1 Pierre Lauer passera 6 mois en prison dans une prison irakienne, dans des conditions effroyables parce qu’il avait dénoncé ces exécutions expéditives.</p>



<p>Nasser ne sera pas non plus tendre avec les communistes égyptiens, ils sont exclus de l’amnistie générale après la révolution de 1952 et deux seront exécutés quelques années plus tard après des mouvements sociaux dans le secteur du textile.</p>



<p>Le socialisme arabe a créé des entreprises publiques, mais en réalité ce sont des entreprises étatisées. Et dans ce chapitre, il existe une sacrée différence. Une entreprise publique à un contrat d’objectifs (CO) avec l’Etat mais défend son indépendance bec et oncles. L’entreprise étatisée est dirigée par les hauts fonctionnaires des ministères, par conséquent sa gestion devient techniquement incontrôlable.&nbsp;</p>



<p>Nassériens, Baathistes, Kadhafistes, nationalistes arabes, avec leurs slogans creux, continuent de nous faire croire que la gauche arabe existe&#8230;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rykk5mjyXI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/">Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hamma Hammami est-il une catastrophe pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/22/hamma-hammami-est-il-une-catastrophe-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=ZqXXwv9NqQ#?secret=rykk5mjyXI" data-secret="rykk5mjyXI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Paris était leur capitale et leur refuge. Une seule fois, j’ai franchi le pas et participé à la réunion d’un parti de gauche tunisien, mon sentiment à la sortie était affligeant de tristesse. &nbsp;C’était un groupuscule d’<em>«illettrés politiques»</em>. Il leur manquait même la <em>«courtoisie du dialogue»</em>. Le bouquet de la soirée : une vraie bagarre à coups de poings&#8230;</p>



<p>Au Parti communiste tunisien des années 1970, on interdisait aux jeunes militants d’avoir une petite amie&#8230;</p>



<p>La perle est venue de l’ancien ministre <em>«socialiste»</em> Ahmed Ben Salah. Réfugié à Paris après son limogeage et sa fuite du pays, il avait déclaré : «<em>Puisque le socialisme assure l’égalité entre les citoyens, nous n’avons pas besoin de pluralisme politique».&nbsp;</em></p>



<p>Une autre force de la gauche européenne : un tissu associatif très puissant et surtout pérenne, pas comme certains associations tunisiennes&nbsp; qui organisent des séminaires et des colloques dans les hôtels cinq étoiles et sont toujours à l’affut de subventions&#8230;&nbsp;</p>



<p>La prétendue&nbsp;gauche arabe préfère défendre un leader – un zaïm –, mais rarement des idées.&nbsp; Peut-on demander à&nbsp;un leader de la <em>«gauche»</em> tunisienne, Hamma Hammami en l’occurrence, qui a fait le voyage de Caracas pour féliciter le président Maduro pour sa réélection, de lire les rapports des Nations-Unies sur les disparitions forcées et les arrestations massives dans ce pays&nbsp;?</p>



<p>Et on n’oublie pas les déboires du Mouvement Perspectives. C’est vrai, quelques uns de ses dirigeants ont souffert, beaucoup souffert dans les prisons de Bourguiba. L’aile maoïste avait disparu avec la débâcle de la Révolution Culturelle – qui était en fait un coup d’Etat de Mao Tsé Toung. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wUBUyddD6O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/24/congres-constitutif-dal-qotb-quel-avenir-pour-la-gauche-tunisienne/">Congrès constitutif d&rsquo;Al Qotb : Quel avenir  pour la gauche tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Congrès constitutif d&rsquo;Al Qotb : Quel avenir  pour la gauche tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/24/congres-constitutif-dal-qotb-quel-avenir-pour-la-gauche-tunisienne/embed/#?secret=uINkD1PYOH#?secret=wUBUyddD6O" data-secret="wUBUyddD6O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Beaucoup de <em>«perspectivistes»</em> ont d’ailleurs rejoint la haute fonction publique et sont devenus ministre sous Bourguiba et Ben Ali&#8230; Une stratégie bien connue en politique dans le monde arabe : infiltration, implosion puis absorption politique.&nbsp;</p>



<p>Une gauche est populaire ou elle ne l’est pas. La gauche européenne des années 1970 était active sur le terrain, même&nbsp;dans les fêtes de villages. Elle avait des programmes politiques et sociaux bien ficelés et réalisables. Elle était loin du délire onirique des groupuscules tunisiens, algériens, ou marocains&#8230; Dans les années 1970-1980, l’USFP marocaine était devenue une filiale du parti Baâth de Saddam Hussein&#8230;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vivier intellectuel et culturel</h2>



<p>A-t-on sous nos cieux des hommes de gauche comme Mitterrand, Chevènement, Soares, &nbsp;Gonzales, ou encore Schröder?&nbsp;</p>



<p>Si on tient compte de l’Histoire et de la dialectique en politique, le concept de la gauche européenne n’est <em>«transposable»</em> nulle part ailleurs. Ni en Afrique, ni en Asie, ni en Amérique Latine. La gauche européenne est le résultat de deux siècles de luttes sociales massives, d’une succession de révolutions parfois très violentes, et&nbsp;d’une élite presque messianique. Elle était née dans les mines de charbon, dans une industrialisation intensive au XIXe siècle. Sur le plan psychologique, elle était une revanche des classes ouvrières et moyennes contre les marchands des guerres où&nbsp;elle avait longtemps servi de chair à&nbsp; canons.</p>



<p>Enfin, en Europe, la gauche a bien résisté face à la droite grâce à son <em>«armature»</em> culturelle, intellectuelle et artistique. D’Émile Zola à&nbsp;Albert Camus en passant par Jean-Paul Sartre&#8230; des peintres comme Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, sans compter les surréalistes autour d’André Breton, le Théâtre de l’Odéon&nbsp;de Jean-Louis Barrault, que Mme De Gaulle a voulu fermer en mai 1968&#8230; Le cinéma de la Nouvelle vague avec François Truffaut, Jean- Luc Godard, Éric Rohmer&#8230; et les chansons à&nbsp;textes de Léo Ferré, Georges Brassens, Jean Ferrat, Jacques Brel&#8230; Tout ce monde culturel avait donné à la gauche française une amplitude et une popularité&nbsp;qui l’ont propulsée au pouvoir en 1980 avec Mitterrand.</p>



<p>Une gauche digne de ce nom ne pourrait survivre sans ce brassage et ce vivier intellectuel et culturel qui est aussi&nbsp;une nourriture nécessaire pour les citoyens.</p>



<p><em>* Journaliste retraité; ancien rédacteur en chef à RFi.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eoVf7l821H"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/">Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : la rupture démocratique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/28/tunisie-politique-la-rupture-democratique/embed/#?secret=pDnJwHquRX#?secret=eoVf7l821H" data-secret="eoVf7l821H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/11/la-gauche-na-jamais-existe-dans-le-monde-arabe/">La gauche n’a jamais existé dans le monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Apr 2023 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Akram Hourani]]></category>
		<category><![CDATA[Baath]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Hafedh Al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Aflak]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser]]></category>
		<category><![CDATA[panarabisme]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Al-Bitar]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le parti Baath a fini par vider le panarabisme de toute crédibilité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/">‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le parti Baath, qui prit le pouvoir en Syrie et en Irak, a non seulement été incapable de réaliser son principal objectif : l’union de ces deux pays comme prélude à l’unité arabe, mais, par ses prises de position opportunistes, il a fini par vider le panarabisme de toute crédibilité, en avivant les conflits et les guerres qui menèrent finalement à l’occupation étrangère de la région, ainsi qu&rsquo;à l’islamisme.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-7230342"></span>



<p>Ce livre est un témoignage important rapporté par l’un des dirigeants du parti politique Baath, chiite, pharmacien, fils d’avocat, qui a été membre des commandements régionaux Irakien et Syrien entre 1961 et 1963, ainsi que du conseil de commandement de la révolution dans son pays, l’Irak, et qui fuyant Saddam s’est finalement réfugié en Angleterre en 1979.</p>



<p>A travers sa propre trajectoire politique, on suit le cheminement du Baath depuis sa naissance jusqu’à sa prise du pouvoir en Irak puis en Syrie. On découvre ainsi son fondateur, Michel Aflak, un écrivain de la politique dont l’éloquence littéraire lui a valu d’être élevé au statut de prophète par ses disciples, et dont la propulsion au cœur du nationalisme arabe à une époque charnière, celle de la République arabe unie présidée par Nasser, constitue à posteriori la preuve de l’inanité d’un projet voué à l’échec, celui de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prophète de la discorde </h2>



<p>Mais le prophète ne s’est révélé être qu’un générateur de slogans, un illusionniste jouant sur la fibre historico-religieuse de la renaissance d’une nation arabe qui en réalité n’a jamais existé, et il n’a fourni aucun programme économique politique, social ou militaire à la réalisation de ses objectifs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NhZAcrDJfI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/embed/#?secret=Yh5YnUfAEa#?secret=NhZAcrDJfI" data-secret="NhZAcrDJfI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Lors de l’union syro-égyptienne réalisée à la demandé du Baath syrien, Aflak s’est effacé par nécessité devant les exigences de l’idole des foules arabes de l’époque, le président Nasser, et a accepté la dissolution de son parti en Syrie, mais sans cesser de stimuler le mécontentement des militaires syriens face à ce qu’ils considéraient comme une occupation étrangère. Et trois années plus tard, il a dans les faits appuyé la sécession, en prétendant la condamner et en réclamant le retour à une union obéissant cette fois aux vues du Baath, autrement dit aux siennes propres.</p>



<p>La prise du pouvoir par ce parti en Irak puis en Syrie a selon Aflak élargi les perspectives de l’union aux trois pays. Néanmoins, la sécession syrienne a porté un coup sévère à son autorité, et par l’intrigue, il a tenté d’y faire face en semant la discorde dans son parti parmi ceux qui voulaient l’écarter, aussi bien en Syrie qu’en Irak, en appuyant les militaires contre les civils, les conservateurs contre les progressistes, les putschistes contre les institutions et le caractère civil de l’Etat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;esprit sectaire</h2>



<p>Ainsi Aflak a contribué d’une manière décisive à l’investissement d’un parti se prétendant socialiste par l’esprit sectaire qui allait en faire celui du pouvoir alaouite en Syrie, et du clan sunnite de Tikrit en Irak. Mais afin de ne pas confondre les causes et les conséquences, ce n’est pas lui qui a inventé les généraux irakiens, ni les ambitieux de son propre parti dont il a attisé les dissensions, et il s’est avéré dans les faits qu’en l’absence de projet politique et institutionnel bien défini, les détenteurs du pouvoir ne pouvaient être sans une police secrète à leur main, que ceux disposant des armes. Et le commandement régional du Baath irakien, pour&nbsp;avoir cru à la primauté du Parti par rapport à l&rsquo;Etat, a fini par être démis de ses fonctions et remplacé avec la bénédiction de Aflak lui-même allié aux généraux anti-baathistes, dans un véritable coup d’État, ouvrant ainsi la voie à l’ascension de Saddam Hussein&nbsp;et Tarak Aziz.</p>



<p>Dans tout cela la démocratie n’est devenue qu’un argument de circonstance. Le code du statut personnel&nbsp;instauré par les alliés communistes du président exécuté&nbsp;Abdelkarim Kacem a été aboli à l’instigation du Mufti et de l’Ayatollah, la réforme agraire mise en veilleuse, les droits de l’homme ont été piétinés,&nbsp;et la guerre contre les Kurdes est devenue de plus en plus meurtrière.</p>



<p>Il est intéressant de noter que pour Aflak, les Kurdes n’étaient qu’une cinquième colonne au service de l’impérialisme dont les droits ne pouvaient être dissociés de ceux des Arabes ou des autres minorités.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nzL2eHOscc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/">Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/embed/#?secret=eDsvtcaXV7#?secret=nzL2eHOscc" data-secret="nzL2eHOscc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Baath syrien fut pour le raïs égyptien sa <em>némésis</em>, qui outre la sécession et sa conséquence, l’intervention militaire au Yémen&nbsp;l’entraîna dans la débâcle de Juin 67. Mais si nul ne conteste aujourd’hui le patriotisme, avant tout égyptien il ne faut pas l’oublier, de Nasser pour qui le panarabisme ne fut qu’un moyen au service de son pays même s’il eut finalement des conséquences néfastes, on ne peut pas en dire autant de la troïka&nbsp;du Baath Aflak, Salah Al-Bitar et Akram Hourani, qui aux yeux de l’Histoire demeurent des personnages à tout le moins controversés.</p>



<p>Ainsi le Parti de la Nation&nbsp;Arabe&nbsp;qui prit le pouvoir en Syrie et en Irak non seulement fut incapable d’en réaliser l’union, mais&nbsp; installa ces deux pays dans une inimitié durable qui eut de lourdes conséquences, particulièrement lors du conflit du Liban et de la guerre du Golfe. Si le Baath a acquis une mauvaise réputation, en devenant synonyme d’opportunisme, de complot et de félonie, ce n’est pas parce qu’il fut l’expression politique des minorités religieuses chrétienne orthodoxe, druze, ismaïlienne, alaouite, qui trouvaient dans une laïcité de façade l’expression de leurs aspirations politiques communautaristes. Il fut objectivement le parti qui, par ses prises de position opportunistes, vida le panarabisme qu’il prétendait défendre de toute crédibilité, en&nbsp;avivant les conflits et les guerres qui menèrent finalement à l’intervention et à l&rsquo;occupation étrangère de la région, ainsi qu&rsquo;à l’islamisme.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Les gîtes de la défaite : mon expérience au sein du parti Baath Irakien’’, mémoire de Hani Al-Fakiki, en arabe, éditions Riyad El-Rayyes, Londres 2011, 383 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/">‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe arabo persique]]></category>
		<category><![CDATA[guerre du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Rafsanjani]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Razoux]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la guerre du Golfe de 1991, le mythe de la solidarité arabe vole en éclat à tout jamais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la guerre du Golfe de 1991, le mythe de la solidarité arabe vola en éclat à tout jamais tout comme la puissance militaire et de l’intégrité territoriale de l’Irak. C’est ainsi que le socialisme laïc panarabe du Baath qui servait de paravent aux ambitions de Saddam, et l’exportation de la révolution islamique qui masquait celles de Rafsanjani, ont fait le lit de l’occupation militaire américaine de la région, que le terrorisme ne fera plus tard que consolider.  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-7000135"></span>



<p>La guerre Iran Irak a duré 8 ans et a opposé ces deux importants pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient qui d’une certaine manière avaient les moyens de la mener, ou de susciter les solidarités nécessaires pour le faire.</p>



<p>Il y a bien eu une solidarité des États arabes du Golfe, mais seule la crainte de la contagion révolutionnaire iranienne la suscita.</p>



<p>La Syrie et la Libye&nbsp; se rangèrent du côté de l’Iran et empêchèrent la constitution d’un front uni arabe.</p>



<p>L’Irak a pu tenir parce que les Etats du Golfe arabo persique lui ont apporté les soutiens financier et diplomatique nécessaires à sa poursuite jusqu’à son terme, qui n’était autre que l’acceptation du cessez-le-feu, exigé par la communauté internationale, par l’Iran et le retour au <em>«statu quo ante bellum»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre désastreuse</h2>



<p>Cette guerre fut néanmoins désastreuse pour les deux belligérants parce qu’elle aboutit à la destruction de leurs villes et de leurs installations pétrolières, ainsi que pour l’Iran, à des pertes importantes et inutiles, frappant principalement la jeunesse, sacrifiée&nbsp;dans la tactique des vagues humaines inspirée de l&rsquo;idéologie chiite du martyr.</p>



<p>Si Saddam fut bien le responsable du conflit, on ignore toujours s’il en fut l’instigateur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ltKGimoyg7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/">‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/embed/#?secret=wXvYETQ8AK#?secret=ltKGimoyg7" data-secret="ltKGimoyg7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Comme d’habitude les soupçons se portent évidemment sur les Etats Unis d’Amérique, et le rôle ultérieur avéré qu’ils ont joué dans le déclenchement de la première guerre du Golfe rend cette hypothèse d’autant plus vraisemblable qu’un sérieux contentieux, celui des otages de leur ambassade, les avait opposés au régime révolutionnaire iranien qui en outre prétendait renverser les monarchies pétrolières et menacer la sécurité des approvisionnements.</p>



<p>Néanmoins, dès 1982, alors que l’armée irakienne subissait ses premiers revers sérieux, elle avait évacué le territoire iranien et Saddam Hussein avait réclamé la fin des hostilités, le seul contentieux restant en suspens étant le statut du Chatt El Arab.</p>



<p>C’est donc le régime iranien qui a choisi la poursuite de la guerre, et en réalité celle-ci servait les intérêts d’une&nbsp;caste cléricale&nbsp;éliminant tous ses opposants.</p>



<p>Deux hommes partagent particulièrement la responsabilité du désastre, Hachemi Rafsanjani, le président du parlement, le promoteur de la sinistre tactique des vagues humaines finissant hachées menu par l’armée irakienne bien armée et retranchée, et Ali Khamenei, le futur guide de la Révolution.</p>



<p>Les combats terrestres souvent horribles se sont déroulés des montagnes du Kurdistan jusqu’aux marécages du Khouzistan, et les Iraniens n’ont pas pu faire la décision malgré une soixantaine d’offensives majeures repoussées finalement par les soldats irakiens. On a prétendu que ces derniers avaient déchiffré le code secret de leurs adversaires mais le plus probable est que les Américains les informaient de leurs mouvements et intentions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe de la solidarité arabe vole en éclat</h2>



<p>En fin de compte, c’est la guerre aérienne contre les pétroliers se fournissant en pétrole iranien, la plus grande facilité des Irakiens à acquérir des avions de combat performants et des missiles, et l&rsquo;engagement militaire américain de plus en plus marqué contre l’Iran dans les eaux du Golfe, qui ont fait la différence.</p>



<p>Mais à la fin de la guerre, en 1988, l’Iran étant battu, Saddam s’est retrouvé surendetté avec une armée pléthorique et surpuissante que, avec l’effondrement (provoqué) des prix des hydrocarbures, il ne pouvait plus financer. La suite on la connaît.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="08J6cXGkbk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/07/guerre-doctobre-1973-quand-les-arabes-etaient-presents-sur-la-scene-internationale/">Guerre d’octobre 1973: quand les Arabes étaient présents sur la scène internationale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’octobre 1973: quand les Arabes étaient présents sur la scène internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/07/guerre-doctobre-1973-quand-les-arabes-etaient-presents-sur-la-scene-internationale/embed/#?secret=vU5lNsoYf0#?secret=08J6cXGkbk" data-secret="08J6cXGkbk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Avec la guerre du Golfe de 1991, le mythe de la solidarité arabe vola en éclat à tout jamais tout comme la puissance militaire et de l’intégrité territoriale de l’Irak. C’est ainsi que le socialisme laïc panarabe du Baath qui servait de paravent aux ambitions de Saddam, et l’exportation de la révolution islamique qui masquait celles de Rafsanjani, ont fait le lit de l’occupation militaire américaine de la région, que le terrorisme ne fera plus tard que consolider. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em> </p>



<p><strong><em>‘‘La guerre Iran-Irak : Première guerre du Golfe 1980-1988’’, de Pierre Razoux, éd. Perrin, Paris 2013, 616 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Guerre d&#8217;Ukraine vue de Tunisie : Poutine, un nouveau Saddam à l&#8217;assaut de l&#8217;Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec l’invasion de l’Ukraine par l&#8217;armée russe, le 24 février 2022, la guerre s’invite dans le débat public national dans de nombreux pays notamment la Tunisie. Aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux, cet événement planétaire va être l’occasion aussi bien pour le grand public que pour nos «professionnels» de l’information, non...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/la-guerre-dukraine-vue-de-tunisie-poutine-un-nouveau-saddam-a-lassaut-de-loccident/">La Guerre d&rsquo;Ukraine vue de Tunisie : Poutine, un nouveau Saddam à l&rsquo;assaut de l&rsquo;Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Poutine-Saddam.jpg" alt="" class="wp-image-384948"/></figure></div>



<p><strong><em>Avec l’invasion de l’Ukraine par l&rsquo;armée russe, le 24 février 2022, la guerre s’invite dans le débat public national dans de nombreux pays notamment la Tunisie. Aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux, cet événement planétaire va être l’occasion aussi bien pour le grand public que pour nos «professionnels» de l’information, non pas pour dénoncer la guerre et ses atrocités, indépendamment de savoir qui agresse qui, mais pour mener une campagne contre le «méchant Occident», coupable de soutenir d’une manière active le pays agressé.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-384946"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>



<p>Ainsi, depuis trois semaines, alors qu’en Ukraine, les populations civiles sont terrorisées, des villes entières bombardées et des vies humaines sont fauchées, chez nous, les voix de l’indignation continuent à s’élever contre les <em>«Occidentaux»</em> qui sèmeraient le trouble en mettant le bâton dans les roues de Poutine, notre nouveau Saddam, le seul capable, à nos yeux, de nous venger contre l’arrogance et le mépris de l’innommable bande des <em>«amis d’Israël»</em>.</p>



<p>À l’évidence, entre David et Goliath, nous sommes toujours enclins à prendre position en faveur de la force brutale. Quand Saddam avait envahi le Koweït, on n’a pas hésité à nous enflammer pour l’exploit de l’Irakien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des chroniqueurs&#8230; pour la guerre</h2>



<p>À l’époque, conformément à la prise de position d’Arafat, même les Palestiniens (du moins, une bonne partie d’entre eux) qui travaillaient dans ce petit pays, avaient accueilli favorablement les envahisseurs. Par conséquent, les questions de légitimité ou de droit, celles des enjeux politiques ou stratégiques…, on ne s’embarrasse guère. D’ailleurs, même nos intérêts les plus directs et les plus immédiats, on n’en a rien à cirer. Que le prix des carburants ou celui du blé augmentent et que cette crise puisse avoir des conséquences néfastes sur notre porte-monnaie, cela importe peu. Car rien ne vaut cette jouissance que nous procure le fait de voir l’<em>«Occident»</em>&nbsp;aux abois, malmené par notre ami Poutine, qui vient nous venger sur <em>«nos ennemis»</em> et nous purger de nos ressentiments et de nos aigreurs et calmer notre dépit.</p>



<p>Ainsi, il y a quelques jours, sur les ondes d’une radio privée, et dans le cadre d’une sorte de talk-show (5 à 7) sur l’actualité du moment, il était question de commenter un événement qui venait d’émouvoir des centaines de millions de personnes dans le monde. Il s’agissait de l’acte d’une journaliste russe qui était intervenue en direct pendant le JT le plus regardé en Russie pour dénoncer la guerre en Ukraine. Alors que, partout dans le monde, on a salué le courage de cette femme, mère de deux enfants, qui venait de prendre le risque d’être enfermée pour 15 ans et qui, par son geste, n’avait pas fait que rompre le silence imposé aux médias russes de ne pas évoquer la guerre en Ukraine, nos chroniqueurs ont préféré s’acharner sur elle d’une manière péremptoire, éhontée et pathétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ignorance, mauvaise foi et paresse intellectuelle</h2>



<p>Ainsi, dans les interventions de nos chroniqueurs, la sentence a été unanime. Selon eux, cette femme serait coupable de ne pas avoir <em>«respecté les règles déontologiques»</em> (ce qui, dans la bouche de ces journaleux, ne peut que susciter le rire) puisque, non seulement elle aurait <em>«perturbé le cours normal du JT»</em>, mais aussi, d’être complice des Occidentaux dans leur campagne contre <em>«l&rsquo;ami Poutine»</em>. Mais comme cet argument n’était pas suffisamment pertinent, nos journaleux n’ont pas hésité à sortir l’arme lourde. <em>«Deux poids, deux mesures,</em> scandait-on. <em>En Occident, on en fait trop à propos de cette invasion russe en Ukraine. Pourquoi ne parle-t-on pas quand il s’agit de la Palestine?»</em>. Et nos chroniqueurs, nourris de littérature facebookienne, de revomir les perpétuelles litanies sur <em>«l’occupation de la Palestine»</em>, sur <em>«l’invasion de l’Irak»</em>, dont <em>«l’Occident»</em> serait responsable, comme si ce dernier était une entité compacte, englobant des Etats godillots qui ne réfléchissaient pas, ne débattaient pas entre eux, qu’ils étaient incapables d’avoir des opinions et des positions divergentes, voire même, parfois, diamétralement opposées…</p>



<p>En vérité, nos journaleux, de mauvaise foi ou par paresse intellectuelle, semblent ignorer qu’à titre d’exemple, hormis l’Angleterre et de l&rsquo;Espagne, les pays de l’Europe occidentale n’ont jamais cautionné l’invasion menée par les Américains contre l’Irak et qu’en 1995, les forces de l’Otan ont bombardé les Serbes pour protéger les Bosniaques&#8230; qui sont des musulmans…</p>



<p>Pourquoi devrions-nous choisir le camp de Poutine? Au nom de quelles valeurs? Dans quelle mesure le conflit entre les <em>«Occidentaux»</em> et la Russie de Poutine pourrait avoir un impact sur notre quotidien et sur notre devenir?&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emotifs, déboussolés et abrutis par des discours lénifiants</h2>



<p><a></a>De telles questions ne sauraient effleurer nos esprits. Vous pouvez disserter sur le fait que le destin de la Tunisie obéit à une fatalité géographique et que l’histoire a fait de sorte que nos liens avec les pays du nord de la Méditerranée ont toujours été assez forts (les trois quart de nos échanges se font avec ces pays). <em>«Niet&nbsp;!»</em> Car, chez nous, on ne s’embarrasse pas de savoir où résident nos intérêts dans l’immédiat ou à long terme. Chez nous, on est constamment dans l’émotion, ballottés entre deux sentiments extrêmes, l’adoration et la haine absolue. Ainsi, pour nous, se poser des questions, chercher à nuancer, démêler le vrai du faux, vouloir savoir…, c’est enquiquinant. Pourquoi s’encombrer la cervelle tant qu’on a, à notre portée, une riche panoplie de réponses toutes prêtes pour nous donner bonne conscience?</p>



<p>En somme, notre attitude vis-à-vis de cette guerre qui se déroule à quelques milliers de kilomètres de chez nous ne fait que trahir ce que nous sommes, une population déboussolée, arrogante, abrutie par des discours lénifiants. Si nous sommes indulgents avec Poutine, c’est parce qu’on partage avec lui aussi bien le culte de la violence brutale et, souvent, gratuite, mais aussi, le même idéal politique, celui du pouvoir autocratique qui est censé nous protéger de l’anarchie qui est au fond de chacun d&rsquo;entre nous. Et si l’on nourrit de la haine envers les Occidentaux, c’est parce qu’on n’est pas en paix avec nous-mêmes et qu’on a besoin d’un exutoire capable de nous débarrasser de nos hantises.</p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QUB1tHBeZV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/24/le-musulman-loccident-et-la-peur-de-la-liberte/">Le musulman, l’Occident et la peur de la liberté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le musulman, l’Occident et la peur de la liberté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/24/le-musulman-loccident-et-la-peur-de-la-liberte/embed/#?secret=IVKsT77iwO#?secret=QUB1tHBeZV" data-secret="QUB1tHBeZV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/la-guerre-dukraine-vue-de-tunisie-poutine-un-nouveau-saddam-a-lassaut-de-loccident/">La Guerre d&rsquo;Ukraine vue de Tunisie : Poutine, un nouveau Saddam à l&rsquo;assaut de l&rsquo;Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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