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	<title>Archives des Selim Ben Safia - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Selim Ben Safia - Kapitalis</title>
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		<title>Au cœur de la révolution de la danse en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Aug 2024 10:09:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La battle de breakdance attire une foule au Lazy Club Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/06/au-coeur-de-la-revolution-de-la-danse-en-tunisie/">Au cœur de la révolution de la danse en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les «batailles» de breakdance entre équipes concurrentes et la forte hausse de la popularité de la danse contemporaine alimentent une renaissance en Tunisie. </em></strong><em>(Illustration : La battle de breakdance attire une foule au Lazy Club Tunis. Ph. Mohamed Mhamdi, Nyno Photography.)</em></p>



<p><strong>Amelia Dhuga</strong></p>



<span id="more-13716112"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Amelia-Dhuga.jpg" alt="" class="wp-image-13716135" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Amelia-Dhuga.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Amelia-Dhuga-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Amelia-Dhuga-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le lieu, le Lazy Club Tunis, est charmant et délabré – des bouteilles de bière contre les murs et des accessoires de discothèque cassés empilés dans les coins; des chaises fêlées, des caisses brisées, un microphone abandonné sur une table.</p>



<p>Au moment où nous atteignons la piste de danse, des groupes compacts ont déjà commencé à se former. Les spectateurs se bousculent aux abords, le rythme s’amplifie à mesure que la foule se resserre autour d’un point central.</p>



<p>Avec ma vue partiellement obstruée, tout ce que je peux voir, c’est occasionnellement un entraîneur arqué ou une main saillante s’élevant au-dessus des têtes qui sautent. Ces membres disparaissent à nouveau rapidement, des acclamations applaudissant leurs mouvements rapides. Alors que je me fraye un chemin vers l’avant, je commence à comprendre pourquoi le public est si ravi.</p>



<p>Un seul danseur occupe actuellement la scène improvisée au milieu de la foule. Il vient de se lancer dans une séquence de mouvements alambiqués mêlant jeux de jambes rapides et backflips acrobatiques. Les spectateurs énergiques se rapprochent progressivement de lui. Il ne faut pas longtemps avant qu’un autre danseur émerge de la mêlée, tournant à l’intérieur de la foule pour élargir à nouveau l’espace et se mettre en valeur.</p>



<p>L’interprète est Oussema Khlifi, 25 ans, récemment sorti de l’Institut supérieur d’études technologiques (Iset) avec un diplôme d’ingénieur en génie civil. Malgré ses diplômes universitaires, Khlifi a décidé de mettre tout cela de côté et de poursuivre une carrière créative dans le breakdance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles et une révolution</h2>



<p>Nous nous retrouvons quelques jours plus tard dans un café bohème de La Marsa. Quartier huppé, La Marsa dégage une atmosphère nettement bourgeoise; du linge de maison pressé et des chapeaux de paille ornent les mannequins des boutiques voisines. Khlifi, au visage frais, se démarque de la foule, son jean ample et son bob se balançant alors qu’il se dirige vers moi d’une démarche légère.</p>



<p>Son ami, le danseur hip-hop et contemporain Hazem Chebbi, arrive un peu plus tard. Un peu plus réservé, Chebbi, 29 ans, arbore une coupe buzzcut et une épaisse moustache. Sa silhouette élancée se prête à une agilité sans effort, chaque mouvement lorsqu’il danse est délicat mais prononcé – une compétence qui lui a valu une place d’interprète régulier à l’Opéra de Tunis.</p>



<p>Chebbi commence notre conversation en me racontant comment il a grandi à Tozeur, une ville du sud-ouest de la Tunisie : <em>«C’était beaucoup plus rural qu’à Tunis, il n’y avait pas d’initiatives culturelles ou de danse là-bas.»</em> Un peu déconcerté, Chebbi avoue : <em>«Je n’ai commencé à danser qu’après avoir vu le film</em> ‘‘Step Up’’.»</p>



<p>Le film américain retrace l’histoire d’amour d’un danseur de rue défavorisé et d’un danseur moderne privilégié. <em>«C’était vers 2010, et aucun de mes amis ne trouvait ça cool»</em>, se souvient-il, et d’ajouter : <em>«Je répétais tout seul les scènes de danse du film devant le miroir de ma chambre, puis j’ai commencé à trouver des vidéos sur YouTube que je copiais aussi.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13716142" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-25-ans-exerce-ses-talents-de-breakdance-a-Tunis.-Ph.-Native-Rebels.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Oussema Khlifi, 25 ans, exerce ses talents de breakdance à Tunis. Ph. Native Rebels</em>.</figcaption></figure></div>


<p>Khlifi raconte une histoire similaire : <em>«Je suis tombé sur des clips de personnes faisant du breakdance sur YouTube et je suis immédiatement devenu obsédé. Je ne connaissais personne d’autre qui aimait le breakdance ou qui en gagnait sa vie en Tunisie, donc cela me semblait plutôt futile à l’époque.»</em></p>



<p>Les choses ont changé pour Khlifi lorsqu’il a approfondi ses recherches et découvert d’anciennes vidéos de breakdancers tunisiens des années 1990.</p>



<p><em>«J’ai vu un clip de 1996 dans lequel Seifeddine Mannai faisait du breakdance avec son groupe, Upperunderground»</em>, raconte Khlifi. Il ajoute&nbsp;: <em>«Quand je l’ai recherché, j’ai découvert qu’il avait déménagé en France pour se produire là-bas et qu’il avait même créé sa propre compagnie de danse à succès. Soudain, une carrière dans le breakdance semblait possible.»</em></p>



<p>Un problème était cependant clairement posé. <em>«Tous ces célèbres danseurs tunisiens ont quitté le pays avant le début du siècle. La plupart d’entre eux recherchaient une meilleure fortune en Europe, et la scène régionale en a souffert. J’ai réalisé que c’était à nous </em><em>– la g</em><em>énération suivante </em><em>– de le faire revivre»</em>, dit-il.</p>



<p>Après s’être forgé une réputation locale, Chebbi a été approché par l’un des grands de cette époque – Syhem Belkhodja, propriétaire de l’école de danse du Théâtre de ballet Sybel à Tunis. Chebbi explique qu’il a découvert que Belkhodja, 60 ans, était également attachée à l’idée d’impulser une renaissance de la danse parmi la jeune génération.</p>



<p>Ce qui est crucial pour Chebbi et Khlifi, c’est que leur intérêt pour la danse s’est accru parallèlement à la révolution du Printemps arabe de 2011 et à ses conséquences.</p>



<p><em>«C’était une époque où tout semblait possible. Les gens étaient plus intéressés par les initiatives culturelles </em><em>– art, th</em><em>éâtre, mode»</em>, souligne Chebbi, en montrant par la fenêtre&nbsp;: <em>«Toutes les boutiques artistiques de La Marsa ont alors ouvert leurs portes. La culture était au premier plan et l’avenir semblait soudain radieux.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Fraternité, esprit d’équipe et nouvelle communauté</h2>



<p>Plus tard, je rencontre le danseur et chorégraphe tunisien Selim Ben Safia. Agé de 36 ans, Ben Safia est dans le jeu depuis un peu plus longtemps que Chebbi et Khlifi, mais il se souvient bien de l’évolution des mentalités depuis la révolution.</p>



<p><em>«Je me souviens de ma première performance professionnelle. C’était en 2007 et les attitudes étaient alors plus conservatrices. Même l’idée d’un danseur professionnel a ébranlé les gens traditionnels»</em>, explique Ben Safia, qui ajoute&nbsp;:<em> «Pour aggraver les choses, je dansais avec des vêtements féminins.»</em> Apparemment ému par ce souvenir, Ben Safia marque une pause et avoue&nbsp;: <em>«Je ne pouvais même pas inviter des amis proches ou de la famille à regarder. J’avais tellement peur de ce qu’ils penseraient.»</em></p>



<p>La révolution a changé tout cela. <em>«Un nouveau soutien est apparu de la part du ministère de la Culture en 2012, lorsqu’il a commencé à octroyer des bourses aux chorégraphes tunisiens. Le programme nous encourage à créer et organiser des spectacles dans tout le pays»</em>, explique-t-il. Et d’ajouter&nbsp;:<em> «L’existence même et le financement de ces organisations ont contribué à valoriser le sport dans la société.»</em></p>



<p>Les spectacles de danse contemporaine sont rapidement devenus populaires dans tout le pays. Cela convenait à Chebbi, qui dit avoir <em>«trouvé son peuple»</em> en suivant des cours et en se produisant pour le Sybel Ballet Theatre.</p>



<p>Pour le breakdancer Khlifi, bâtir une communauté était plus difficile au départ. <em>«Tout l’intérêt du breakdance est de se battre contre les autres. Cela peut se produire individuellement, mais souvent vous organisez, répétez et participez à des batailles en équipe»</em>, explique-t-il. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Les équipes s’entraînent et apprennent également ensemble, cela vous aide à rester motivé. J’ai commencé à constituer la première version de mon équipe en 2016, mais nous n’étions que quelques-uns.»</em></p>



<p>Lorsqu’il parle de son équipe actuelle, Native Rebels, Khlifi semble un peu ému&nbsp;: <em>«Nous sommes neuf maintenant, ils sont comme mes frères.»</em></p>



<p>Quelques organismes culturels ont également vu le jour pour contribuer à élargir la scène. La salle 95 est axée sur la promotion de la culture underground de Tunis. L’un des aspects de son programme comprend l’organisation de <em>«battles»</em> mensuelles de breakdance à Gammarth.</p>



<p>Ben Safia a également lancé son propre incubateur culturel, Al Badil, pour contribuer à insuffler une nouvelle vie à la scène de la danse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13716151" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Hazem-Chebbi-se-produit-sur-scene-dans-un-programme-de-residence.-Ph.-Erika-Williamson.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hazem Chebbi se produit sur scène lors d’un programme de résidence soutenu par Al Badil et le Gaspé Creation Diffusion Centre au Canada. Ph. Erika Williamson. </em></figcaption></figure></div>


<p>Al Badil organise des événements pour mettre en lumière les talents locaux et inspirer d&rsquo;autres à rejoindre la renaissance. Son programme comprend trois festivals de danse annuels – Hors Lits Tunisie en mars, Festival des premières chorégraphiques en février et Carthage Dance Days, également soutenus par le ministère de la Culture et organisés chaque mois de juin. L’organisation organise également des cours et des ateliers à l’échelle nationale pour accroître l’accessibilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire revivre les traditions à travers l’art moderne</h2>



<p>Pour Ben Safia, la renaissance de la danse, c’est aussi faire revivre la culture traditionnelle tunisienne. La dernière pièce de Ben Safia, intitulée <em>‘‘El Botiniere’’</em>, a désormais été jouée dans plus de 20 lieux, notamment en Tunisie, en France, au Maroc et au Mali. Il est important de noter que la pièce intègre le style de danse traditionnel du cabaret tunisien avec des mouvements plus contemporains.</p>



<p>La performance est intentionnellement sensuelle, avec des secousses pelviennes sombres et des membres se balançant au rythme de percussions rythmées. Le musicien Hazem Berrabah, spécialisé dans le mélange de sons de différentes cultures, a composé la bande originale de la pièce. Les rythmes arabes exécutés sur une darbouka (tambourin) ont été mélangés à des rythmes électroniques et house modernes.</p>



<p><em>«À la fin des années 1990 et au début des années 2000, beaucoup de gens pensaient que la seule façon d’être un bon danseur était de s’adapter aux standards européens contemporains de l’industrie»</em>, explique Ben Safia. «Nous avons arrêté d’utiliser les gestes tunisiens traditionnels et avons essayé de cacher des parties de notre identité», regrette-t-il.</p>



<p>Il estime que le démantèlement des standards et normes occidentales devrait être un élément central de la relance de la scène culturelle tunisienne. <em>«Nous sommes différents, nos hanches se balancent davantage et nous avons des mouvements de danse uniques. Plutôt que de l’ignorer, nous devrions honorer notre culture unique et utiliser la danse comme outil d’expression personnelle»</em>, s’exclame le danseur.</p>



<p>Berrabah partage ce sentiment, expliquant qu’il a également commencé à expérimenter les styles traditionnels de sa ville natale de Tozeur. <em>«Je me sens plus lié émotionnellement à la pièce lorsque j’utilise les percussions et les mouvements de ma région»</em>, ajoute Berrabah.<em> «La danse devient en quelque sorte meilleure – plus intime, plus humaine»</em>, enchaîne-t-il.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13716156" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Eya-Ben-Cheikh-24-ans-specialisee-dans-la-danse-afro.PhAmelia-Dhuga-Al-Jazeera.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Eya Ben Cheikh, 24 ans, spécialisée dans la danse afro. Ph. Amelia Dhuga/Al Jazeera.</em></figcaption></figure></div>


<p>Il existe cependant encore des défis notables auxquels sont confrontés les danseurs du pays.</p>



<p>Eya Ben Cheikh est une danseuse afro de 24 ans qui utilise les différents styles optimistes et rapides typiques de la région. Malheureusement, Ben Cheikh me dit que les afro-danseurs ont du mal à percer sur la scène de la danse tunisienne; les styles hip-hop, classique et contemporain sont privilégiés. <em>«La communauté de la danse afro est assez petite et reçoit beaucoup moins d’attention que les autres styles de danse»</em>, dit-elle. «En conséquence, il y a un manque d’événements spécifiques auxquels assister. La plupart du temps, je dois simplement essayer d’intégrer mon style de danse afro dans des événements hip-hop ou breakdance pour avoir une quelconque visibilité», ajoute la jeune danseuse.</p>



<p>Un autre défi auquel Cheikh est confrontée est qu’elle est l’une des rares femmes à participer à la scène de la danse tunisienne. <em>«Beaucoup de gens ont encore des opinions conservatrices»</em>, dit-elle. <em>«Ils considèrent souvent le hip-hop et le breakdance comme des styles de danse à prédominance masculine. La scène est également encore relativement petite et lorsque les groupes sont déjà envahis par les hommes, même les femmes qui souhaitent les rejoindre se sentent intimidées ou indésirables»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<p>Cheikh semble fière – et à juste titre – d’avoir fait des efforts pour surmonter ces obstacles&nbsp;: <em>«Il m’a fallu un certain temps pour devenir plus confiante dans les espaces de danse dominés par les hommes, mais maintenant je me débrouille. J’espère pouvoir montrer à d’autres filles qu’il est également possible d’entrer sur la scène </em><em>– et d’y r</em><em>éussir.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Surmonter les obstacles</h2>



<p>Forger une carrière à partir d’une passion pour la danse reste un autre obstacle important pour la plupart. Lorsque Chebbi a débuté dans l’industrie, il a bénéficié d’une pension gratuite et a été payé 50 dinars tunisiens (16 dollars) par semaine par la compagnie de danse Sybel Ballet Theatre. Cela a continué pendant deux ans avant que le danseur ne commence à se produire dans davantage de spectacles, notamment aux festivals DreamCity et Carthage Dance Days.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13716157" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Oussema-Khlifi-et-un-membre-de-son-groupe-Native-Rebels-Mohamed-Mejri-repetent-le-breakdance.-Ph.-Native-Rebels.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Oussema Khlifi et un membre de son groupe Native Rebels, Mohamed Mejri, répétent le breakdance. Ph. Native Rebels.</em></figcaption></figure></div>


<p>Khlifi a également du mal à gagner de l’argent grâce à son art : <em>«L’appréciation croissante de la danse dans le pays ne nous a pas nécessairement permis de gagner de l’argent grâce à ce sport»</em>, dit-il. <em>«En tant que breakdancer, la seule véritable façon de gagner sa vie est de gagner des batailles. Même dans ce cas, les prix sont relativement modestes»</em>, enchaîne le breakdancer.  </p>



<p>Pour augmenter ses revenus, Khlifi doit jouer des styles contemporains et du hip-hop à l’Opéra Théâtre de Tunis, actuellement plus populaire auprès du public.</p>



<p>De nombreux danseurs se sont également tournés vers l’enseignement. Cheikh donne des cours à l’école de danse Afro Fashion de Carthage et Khlifi a reçu un diplôme de breakdance de la Fédération de la danse de Tunis pour enseigner aux enfants.</p>



<p>Khlifi est visiblement frustré mais, rassemblant ses pensées, il sourit&nbsp;et dit : <em>«Cela peut parfois être extrêmement difficile en tant que danseur en Tunisie, mais je suis déterminé à y parvenir.»</em> <em>«Au moins grâce à l’enseignement, je peux entrevoir un avenir meilleur pour la scène. Des enfants âgés d’à peine cinq ans viennent en classe. Tant qu’ils resteront intéressés, la communauté de la danse tunisienne ne fera que croître»</em>, conclut-il sur un ton optimiste.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source :</em></strong> <a href="https://www.aljazeera.com/features/2024/6/15/my-crew-are-my-brothers-inside-tunisias-dance-revolution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera. </a></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/06/au-coeur-de-la-revolution-de-la-danse-en-tunisie/">Au cœur de la révolution de la danse en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Programme et nouveautés des Journées chorégraphiques de Carthage 2023</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 09:25:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage Dance 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Journées chorégraphiques de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[programme]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 5e édition des Journées chorégraphiques de Carthage (Carthage Dance 2023) aura lieu du 10 au 17 juin dans différents espaces de la capitale. Lors d’un point de presse organisé hier, jeudi 1er juin, le comité d’organisation des Journées chorégraphiques de Carthage, présidé par Selim Ben Safia, a présenté le programme et les nouveautés de...</p>
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<p><strong><em>La 5<sup>e</sup> édition des Journées chorégraphiques de Carthage (Carthage Dance 2023) aura lieu du 10 au 17 juin dans différents espaces de la capitale.</em></strong></p>



<span id="more-8186232"></span>



<p>Lors d’un point de presse organisé hier, jeudi 1<sup>er</sup> juin, le comité d’organisation des Journées chorégraphiques de Carthage, présidé par Selim Ben Safia, a présenté le programme et les nouveautés de la 5<sup>e</sup> édition qui se place sous le thème de la transmission entre les différentes générations d’artistes et le croisement de la danse avec les autres formes d’art, notamment la musique, le théâtre et le cirque.</p>



<p>Cette nouvelle édition comptera la participation de 179 artistes venus 8 pays différents (La Tunisie, la France, le Liban, le Maroc, la Suisse, le Madagascar, la Mozambique et les Etats-Unis). 27 spectacles dont 17 tunisiens seront présentés tout au long de la semaine du festival dans 9 espaces différents au centre-ville de Tunis, au Lac, et même au site archéologique Thuburbo Majus près du Fahs dans une optique d’ouverture sur de nouveaux espaces.</p>



<p>Le spectacle d’ouverture sera «<em>&nbsp;Archipel&nbsp;</em>» de Mathilde Monnier, une coproduction franco-tunisienne qui réunit le Conservatoire national de l’Opéra de Paris et le Ballet de l’Opéra de Tunis.</p>



<p>La clôture sera tout aussi grandiose avec le célèbre «&nbsp;<em>May B&nbsp;</em>» de Maguy Marin, dans une transmission de Kais Chouibi.</p>



<p>Plusieurs tables rondes sont prévues tout au long du festival, ainsi que des ateliers en compagnie d’artistes de renommée internationale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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		<title>Festival des premières chorégraphies : Programme de la 3e édition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 14:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Festival des premières chorégraphiques]]></category>
		<category><![CDATA[le 4e art]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre El Hamra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une dizaine de spectacles de danse de Tunisie et d’ailleurs sont au programme de la 3e édition du Festival des Premières chorégraphies qui aura lieu du 9 au 12 février au centre-ville de Tunis. Le Théâtre El Hamra et l’espace Le Quatrième Art au centre-ville de Tunis accueilleront durant quatre jours la nouvelle édition du...</p>
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<p><em><strong>Une dizaine de spectacles de danse de Tunisie et d’ailleurs sont au programme de la 3<sup>e</sup> édition du Festival des Premières chorégraphies qui aura lieu du 9 au 12 février au centre-ville de Tunis.</strong></em></p>



<span id="more-6315611"></span>



<p>Le Théâtre El Hamra et l’espace Le Quatrième Art au centre-ville de Tunis accueilleront durant quatre jours la nouvelle édition du Festival des Premières chorégraphiques, organisé par l’association culturelle Al Badil.</p>



<p>Le festival qui avait démarré en 2021 avec une programmation tunisienne, s’ouvre cette année sur des artistes du Maroc, du Gabon, de France, de l’Italie et du Canada.</p>



<p>La journée d’ouverture prévue pour ce jeudi comprendra trois performances dont « <em>El botinière</em> » de Selim Ben Safia, fondateur de l’association Al Badil et directeur des Journées chorégraphiques de Carthage.</p>



<p>Plusieurs ateliers avec les artistes sont également programmés tout au long du festival.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B </strong></p>
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		<title>Carthage Dance 2022 : Une édition sous le signe des retrouvailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 09:17:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage Dance 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Journées chorégraphiques de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 4e édition des Journées chorégraphiques de Carthage (Carthage Dance 2022) aura lieu du 11 au 18 juin dans différents espaces de la capitale. par Fawz Benali Après une édition annulée en 2020 puis une édition 100% digitale en 2021 à cause de la pandémie du Coronavirus (Covid-19), les Journées chorégraphiques de Carthage marquent cette...</p>
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<p><strong><em>La 4<sup>e</sup> édition des Journées chorégraphiques de Carthage (Carthage Dance 2022) aura lieu du 11 au 18 juin dans différents espaces de la capitale.</em></strong></p>



<p>par <strong>Fawz Benali</strong></p>



<span id="more-974707"></span>



<p>Après une édition annulée en 2020 puis une édition 100% digitale en 2021 à cause de la pandémie du Coronavirus (Covid-19), les Journées chorégraphiques de Carthage marquent cette année leur grand retour dans les salles de spectacle et en présence du public.</p>



<p><strong>«&nbsp;Retrouvons-nous&nbsp;!&nbsp;»</strong></p>



<p>La 4<sup>e</sup> édition du festival est placée sous le slogan «&nbsp;Retrouvons-vous&nbsp;», car les artistes retrouveront enfin les planches et les spectateurs après deux années de restrictions sociales dues à la crise sanitaire mondiale. Cette édition se tient sous la nouvelle direction du jeune chorégraphe et fondateur de l’association culturelle Al Badil Selim ben Safia, qui succède à Mariem Guellouz.</p>



<p>Le comité directeur de la 4<sup>e</sup> édition a donné un point de presse à la galerie 32 bis au centre-ville de Tunis pour annoncer les nouveautés et les grandes lignes du festival, à commencer par la sélection officielle qui comprendra une vingtaine de spectacles dont 13 tunisiens et autres  de France, du Canada, de la Palestine, de l’Egypte et du Burkina Faso. Le programme comprendra plusieurs sections parallèles comme « Focus premier pas » ou encore « Chorégraphes étrangers ». Plusieurs ateliers et rencontres seront également proposés tout au long du festival.</p>



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</div>



<p><strong>Un programme festif dans les salles et dans la rue</strong></p>



<p>Le programme aura lieu dans les différents espaces de la Cité de la Culture de Tunis, au théâtre El Hamra, à la salle Le Rio, à la salle du 4<sup>e</sup> Art, mais également dans les rues notamment à l’avenue Habib Bourguiba et à la Porte de France.</p>



<p>La programmation de cette nouvelle édition répond à un certain nombre d’objectifs fixés par le comité directeur du festival, à savoir la promotion des chorégraphes et des danseurs tunisiens, la mise en place d’une industrie culturelle comme vecteur de développement économique, la transmission du savoir-faire, la familiarisation du public avec les créations chorégraphiques tunisiennes et internationales.</p>



<p>Depuis sa création en 2018, le festival Carthage Dance se veut le miroir des dernières créations chorégraphiques en Tunisie, mais aussi du monde arabe et du continent africain, tout en restant ouvert sur le monde.Cette année encore, la programmation reflète cette démarche à travers ses différentes sections.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/carthage-dance-2022-une-edition-sous-le-signe-des-retrouvailles/">Carthage Dance 2022 : Une édition sous le signe des retrouvailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Journées chorégraphiques de Carthage se tiendront du 11 au 18 juin 2022</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/28/les-journees-choregraphiques-de-carthage-se-tiendront-du-11-au-18-juin-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 10:17:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage Dance 2022]]></category>
		<category><![CDATA[chorégraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Journées chorégraphiques de Carthage 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 4e édition des Journées chorégraphiques de Carthage (Carthage Dance 2022) aura lieu du 11 au 18 juin sous la nouvelle direction de Selim Ben Safia. Après un report puis une dernière édition digitale, les Journées chorégraphiques de Carthage seront de retour dans les salles de spectacle et à la rencontre du public dans leur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/28/les-journees-choregraphiques-de-carthage-se-tiendront-du-11-au-18-juin-2022/">Les Journées chorégraphiques de Carthage se tiendront du 11 au 18 juin 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Untitled-2-10.jpg" alt="" class="wp-image-385578"/></figure></div>



<p><em><strong>La 4<sup>e</sup> édition des Journées chorégraphiques de Carthage (Carthage Dance 2022) aura lieu du 11 au 18 juin sous la nouvelle direction de Selim Ben Safia.</strong></em></p>



<p>Après un report puis une dernière édition digitale, les Journées chorégraphiques de Carthage seront de retour dans les salles de spectacle et à la rencontre du public dans leur format habituel. Cette nouvelle édition sera d’ailleurs placé sous le slogan «&nbsp;Retrouvons-nous&nbsp;».</p>



<p>Le festival sera cette année dirigé par le chorégraphe et fondateur de l’association culturellle Al-Badil Selim Ben Safia qui succède à Mariem Guellouz, qui a dirigé le festival depuis sa création.</p>



<p>Le ministère des Affaires culturelles a annoncé que l’appel à participation à cette quatrième édition est d’ores et déjà ouvert aux artistes tunisiens, africains et arabes jusqu’au 30 mars.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/28/les-journees-choregraphiques-de-carthage-se-tiendront-du-11-au-18-juin-2022/">Les Journées chorégraphiques de Carthage se tiendront du 11 au 18 juin 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Essia Jaïbi : «Je ne pense pas faire du théâtre psychologique, mais&#8230;»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Feb 2019 08:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Essia Jaïbi]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzeddine Gannoun]]></category>
		<category><![CDATA[Jalila Baccar]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec  la jeune metteuse en scène Essia Jaïbi, une artiste polyvalente, ayant coordonné divers projets artistiques, et qui s’est dernièrement illustrée par la signature de sa première pièce de théâtre, ‘‘Madame M.’’, une œuvre durant laquelle elle a dirigé un groupe de jeunes comédiens, en plus de la vétérane Jalila Baccar. Entretien conduit par Cherif...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/27/essia-jaibi-je-ne-pense-pas-faire-du-theatre-psychologique-mais/">Essia Jaïbi : «Je ne pense pas faire du théâtre psychologique, mais&#8230;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200032" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Essia-Jaibi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Entretien avec  la jeune metteuse en scène Essia Jaïbi, </strong></em><em><strong>une artiste polyvalente, ayant coordonné divers projets artistiques, et qui s’est dernièrement illustrée par la signature de sa première pièce de théâtre, ‘‘Madame M.’’, une œuvre durant laquelle elle a dirigé un groupe de jeunes comédiens, en plus de la vétérane Jalila Baccar.</strong></em></p>
<p><em>Entretien conduit par</em> <strong>Cherif Ben Younès</strong></p>
<p><span id="more-200031"></span></p>
<p><em><strong>Kapitalis : D’abord, comment aimeriez-vous qu’on vous présente ?</strong></em></p>
<p><strong>Essia Jaïbi</strong> : Il est un peu difficile pour moi de répondre à cette question parce que je n’aime pas donner un nom au métier que je fais et le limiter à ça. En fait, ce que je fais dans la vie est un mélange de beaucoup de choses, et il faut développer pour les comprendre.</p>
<p><em><strong>Commençons par votre parcours académique. Après votre premier mastère en études théâtrales, à la Sorbonne, vous avez enchaîné avec un deuxième mastère en projets culturels dans l’espace public. Quelles sont les raisons de ce choix ? Et est-ce que c’était votre plan d’études depuis le début ou l’idée vous est venue en cours de route ?</strong></em></p>
<p>Je dirais les deux. J’ai fait mes études théâtrales, en licence et en mastère, parce que c’est ce que je voulais et avais planifié. Après, il y a un ensemble de raisons qui expliquent mon choix du deuxième mastère : d’abord, je voulais me spécialiser dans quelque chose qui me ressemble un peu plus et qui sort de l’ordinaire, tout en ayant un lien avec le théâtre.</p>
<p>Ensuite, il était important, pour moi, d’avoir une base de ce qui m’intéresse, dans mes études, avant de plonger dans le monde professionnel, surtout qu’en France, il est nécessaire d’appuyer les spécialités par un parcours académique. Et puisque, de nature, je m’intéresse énormément à ce qui se passe dans la rue, notamment à des formes alternatives, j’ai fait ce choix d’études en projets culturels dans l’espace publique.</p>
<p><em><strong>Et avec du recul, comment jugez-vous ce choix, quelques années plus tard ?</strong></em></p>
<p>Franchement, je suis heureuse de l’avoir fait, parce que ce deuxième mastère m’a ouvert beaucoup de pistes de réflexion au niveau personnel, et, de par sa nature professionnelle, il m’a permis de construire un véritable réseau, en m’offrant l’opportunité de rencontrer plusieurs personnes, de domaines différents &#8211; en plus du théâtre &#8211; comme la musique, l’architecture, l’urbanisme, etc. Et ce réseau m’a beaucoup aidée à construire une propriété de ce que c’est l’art dans l’espace publique.</p>
<p><em><strong>En 2014, vous avez coordonné le festival Ephémère, et c’était alors votre première expérience professionnelle. Ce qui est marquant, c’est qu’Ephémère est un festival de musique et d’arts visuels. Pourquoi avoir fait ce choix de vous éloigner un peu de votre domaine, qu’est le théâtre ?</strong></em></p>
<p>L’idée d’Ephémère était originale. C’était l’un des premiers festivals qui combinant les aspects que vous avez cités, et je m’y éclatais parce que je faisais ce que j’aimais : la scénographie, la lumière, et aussi la communication, chose que j’adore et que je pratique depuis mes 22 ans.</p>
<p>Lors de ce festival, on a pris un espace quasiment vierge, à l’intérieur duquel, on a créé un village culturel.</p>
<p>C’était donc l’exemple parfait d’un projet culturel dans l’espace publique, où on casse les codes des lieux qui ne sont habituellement pas conçus pour accueillir les spectacles. Par conséquent, je ne pense pas m’être éloignée de mon domaine.</p>
<p><em><strong>Quelle est votre évaluation de cette expérience, qui a duré 4 ans, et quels sont les points positifs et négatifs que vous en retenez ?</strong></em></p>
<p>Par rapport aux arts visuels, aux installations, aux performances, à l’accueil des artistes, etc., on a pris énormément de plaisir parce qu’on faisait ce qu’on voulait.</p>
<p>À part ça, Ephémère m’a appris à m’occuper de plusieurs tâches en même temps. On était un noyau de 5 personnes et on se devait forcément d’être polyvalents et multitâches.</p>
<p>Mais ce que je retiens le plus c’est que ce projet m’a permis de véritablement travailler en équipe, chose indispensable dans toutes les expériences professionnelles que j’ai eues par la suite.</p>
<p>D’un autre côté, on voulait faire quelque chose d’assez grand, et on a atteint cet objectif, mais le festival a fini par nous échapper un peu, en devenant <em>«énorme»</em> et difficile à gérer.</p>
<p>Pour résumer, Ephémère a été très important pour moi. J’ai beaucoup appris à travers cette expérience, qui m’a aidée, par la suite, à suivre ma propre voie.</p>
<p><em><strong>Par la suite, vous avez coordonné le projet «Tunis sur le divan». Une curieuse expérience de «psychanalyse urbaine». Pourriez-vous nous en parler ?</strong></em></p>
<p>La psychanalyse urbaine n’est pas ma propre invention. C’est une discipline qui fait partie ce qu’on appelle <em>«science politique»</em>. Elle est basée sur la recherche sociologique, architecturale, psychologique, psychanalytique, etc. Et tout ce qui l’entoure (la manière de procéder, de sortir dans la rue, de la présenter au public, etc.), est très artistique. Elle mélange donc le côté scientifique et le côté artistique.</p>
<p>L’idée était née dans le cadre de mon mastère, où l’un de mes projets était avec l’Agence nationale de la psychanalyse urbaine (ANPU). J’ai beaucoup aimé l’expérience. On avait psychanalysé le Grand Paris, à l’époque, et je voulais appliquer cela à Tunis. Toutefois, je trouvais le concept un peu trop <em>«français»</em>. Cela ne servait à rien, à mon sens, de l’implanter, tel quel, en Tunisie. Ce n’est pas que ça ne réussirait pas, mais l’efficacité de ce processus ne me semble pas adaptée à la Tunisie. Donc j’ai été, tout d’abord, amenée à retravailler les protocoles de l’ANPU, avec sa collaboration. Par la suite, il m’a fallu financer ce projet, notamment en attirant des partenaires. Après, j’ai réalisé une partie de ce projet de façon individuelle, et l’autre partie avec l’ANPU.</p>
<p>J’aurais aimé que ce soit plus grand et plus représentatif, mais franchement, pour un premier projet personnel, ça a été très prenant et très coûteux. Je n’ai donc pas la prétention de dire qu’on a psychanalysé Tunis, mais on va dire qu’on l’a fait pour une partie de la ville, et pour une temporalité bien précise. Par conséquent, le projet pourrait &#8211; et devrait &#8211; avoir une suite.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-200034" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Essia-Jaibi-2.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em> Toucher un public varié, et pas uniquement composé de personnes cultivées.</em></p>
<p><em><strong>Parlons, maintenant, de «La nuit des étoiles», encore un projet original, qui consiste en un parcours nocturne pour visiter les espaces cachés des lieux culturels.</strong></em></p>
<p>En 2016, j’ai été contactée par les dirigeants du festival de Hammamet, qui m’ont proposé de créer un projet qui soit en lien avec ce que je fais : l’art dans l’espace public, en collaboration avec Selim Ben Safia, un chorégraphe, qui a notamment coordonné <em>«Hors lit»</em>, un festival de déambulation qui se déroule chez les gens.</p>
<p>Donc, ensemble, on a créé un nouveau concept : dans un premier temps, on a fait appel à des artistes pour présenter, de manière exclusive, une nouveauté. Puis, de notre côté, on créait des parcours pour les spectateurs qui passaient à travers des endroits cachés, secrets ou interdits, et ce pour découvrir les nouveautés artistiques en question. Celles-ci pouvaient constituer en une performance, une installation, un mini-concert, etc.</p>
<p>Lors de la 1ère édition, on a réalisé cette expérience dans le parc du Centre culturel de Hammamet (Dar Sébastian), sur 15 hectares, avec plusieurs performeurs et artistes du monde la musique, du théâtre, de la danse, du cirque, etc., y compris Selim et moi qui, en plus de notre rôle d’organisateurs et de metteurs en scène, nous présentions quelque chose d’artistique.</p>
<p>Après, il y a eu une deuxième édition. Même concept mais contenu différent : d’autres artistes, d’autres thématiques, etc. C’était, cette fois-ci, au palais Khaznadar de Halfaouine, le siège du Théâtre national tunisien. Et Selim et moi avons assuré les mêmes rôles.</p>
<p><em><strong>Y aura-t-il d’autres éditions prévues ? Et si oui, y aura-t-il des nouveautés ?</strong></em></p>
<p>Oui, nous comptons bien réaliser une 3e édition, pour 2019, si tout va bien, même si cela demande beaucoup de temps. Il faut notamment commencer les préparations 4 à 5 mois avant l’événement. Donc ça sera difficile, vu que Selim et moi sommes très pris en ce moment par d’autres projets, mais la volonté est là.</p>
<p>Sinon, chaque édition est différente de celles qui la précèdent. Il n’y a que le concept qui ne sera pas nouveau.</p>
<p><em><strong>Avant de passer à votre première pièce théâtrale, ‘‘Madame M.’’, y a-t-il d’autres expériences professionnelles dont vous pourriez nous parler ?</strong></em></p>
<p>Avant <em>«La nuit des étoiles»</em>, il y a eu le film <em>‘‘Hedi, un vent de la liberté’’</em>, où je me suis principalement occupée de la communication. C’était une belle expérience, car elle m’a initiée au cinéma, un domaine qui n’est pas vraiment le mien, bien que je sois cinéphile.</p>
<p>Puis, l’année dernière, Majd Matoura (l’acteur principal du film, Ndlr) et ses partenaires ont fait appel à moi pour m’occuper de la scénographie et de la lumière de leur spectacle dans la première édition des Journées poétiques de Carthage. C’était un spectacle pluridisciplinaire, où je me suis beaucoup amusée. Et ça a été une réussite.</p>
<p>Sinon, il y a eu «<em>Choftouhonna</em>», un festival international d’arts féministes où j’étais chargée de la communication. C’est un projet très important pour moi, et qui est en train de prendre de plus en plus d’ampleur, parce qu’il est d’envergure mondiale et qu’il a une grande valeur ajoutée pour la femme, notamment en Tunisie, et pour l’art également. Le festival présente, pendant 4 jours, plusieurs spectacles, films, conférences, etc., qui mettent en valeur les femmes créatrices et créatives. Et c’était très stimulant, pour moi, de travailler sur un projet de ce genre.</p>
<p><em><strong>Le fait que ces spectacles soient faits uniquement par des femmes, vous ne trouvez pas ce concept sexiste plutôt que féministe? Le féminisme étant de prôner l’égalité entre les deux sexes, sans favoritisme ni pour l’un ni pour l’autre.</strong></em></p>
<p>Ah non, au contraire. Je ne trouve pas cela sexiste, parce que les femmes sont sous-représentées, que ce soit en Tunisie ou ailleurs. Donc, le fait de rééquilibrer la donne et de leur consacrer un événement, c’est justifiable et ce n’est pas sexiste.</p>
<p><em><strong>Discutons un peu de votre pièce ‘‘Madame M.’’. Vous avez dirigé, d’un côté, un groupe de jeunes comédiens, et d’un autre côté, une comédienne célèbre et expérimentée, à savoir Jalila Baccar. Qu’est-ce que vous retenez de chacune de ces deux sous-expériences ?</strong></em></p>
<p>Déjà, je ne dirais pas <em>«d’un côté&#8230; et de l’autre»,</em> parce que tout se passe en même temps.</p>
<p>C’est très différent, parce que, comme vous l’avez signalé, Jalila Baccar est expérimentée. Elle est donc une habituée du théâtre et elle s’y connait beaucoup plus que moi et qu’eux. Donc la dynamique de la connexion, si l’on peut dire&#8230; je ne dirais pas que c’était plus facile avec elle, parce que c’était quand même assez stressant pour moi&#8230; Mais, disons qu’elle était plus rapide. Par exemple, quand j’essaye d’exposer une idée, elle a plus d’aisance et de facilité à la recevoir et à en faire quelque chose, ce qui créé une interaction plus fluide.</p>
<p>Les jeunes, quant à eux, ne sont pas tous pareils. Ils n’ont pas la même expérience, ni le même background, ni les mêmes préférences, etc. Donc même entre les 4, il y avait une différence. Mais, ce qui est marquant c’est qu’on apprenait tous, les uns des autres, parce que moi-même, je ne suis pas habituée à diriger des comédiens. Ils avaient même plus d’expérience théâtrale que moi, puisqu’ils ont tous déjà fait du théâtre, à des proportions différentes.</p>
<p>Sinon, il y a aussi le traitement qui avait ses difficultés, notamment en ce qui concerne l’harmonie entre les différents personnages. En effet, ces derniers, malgré leurs différences, ils font partie d’une même famille, et sont traités dans un contexte assez particulier : théâtral et transposé. Par conséquent, cela a pris du temps considérable pour que chaque comédien saisisse dans quelle direction je voulais aller.</p>
<p>À part ça, je travaille beaucoup sur l’improvisation. Je ne donne pas un texte écrit aux comédiens, mais plutôt des pistes et des idées, suite à quoi, un va-et-vient a lieu entre nous. Avant de fignoler le tout, en tenant compte des détails et de la cohérence, et en faisant attention à ne pas perdre un personnage en cours de route, pour qu’il y ait, au bout du compte, une solidité dramaturgique.</p>
<p><em><strong>L’une des particularités de la pièce est la proximité entre les spectateurs et les comédiens, chose qui a créé un environnement intime, nous ayant presque donné l’impression que les spectateurs font partie de la pièce. Parlez-nous davantage de cette idée.</strong></em></p>
<p>C’est vrai que<em> ‘‘Madame M.’’</em> offre un spectacle assez intimiste, mais je n’irais pas jusqu’à dire que les spectateurs font partie de l’histoire. Parce que même s’il est spatialement proche, le public ne contribue en rien dans l’histoire. Ce n’est pas vraiment un spectacle participatif ni interactif au sens premier du terme.</p>
<p>La proximité et le côté intimiste se prêtent aux thèmes de la pièce : la famille, et le travail sur l’apparence et sur la réalité. D’ailleurs, à un moment du spectacle, je dis [via ma voix hors champ] <em>«maintenant qu’on s’est débarrassé de la journaliste, voulez-vous connaître réellement cette famille, indépendamment de la mise en scène stratégique que ses membres lui ont fait?».</em></p>
<p>Donc il y a les aspects apparence versus réalité; publique versus privé; etc. des dualités qui sont présentes dans le traitement de la pièce, et au niveau spatial et scénographique également : les spectateurs sont d’abord à l’extérieur, puis ils traversent une porte et entrent dans l’intimité de cette famille, mais même en étant aussi proches, il leur est difficile de connaître sa vraie nature. C’est comme si on regardait par un trou de serrure, tout en restant derrière la porte. Donc, à défaut d’être un élément actif de ce que fait et vit cette famille, on reste spectateur.</p>
<p><em><strong>Il y a un aspect qui m’a particulièrement marqué dans la pièce : la dimension psychologique assez poussée, dans l’histoire, au niveau des différents personnages et dans leur interaction. Peut-on dire qu’il s’agit de la touche Essia Jaïbi dans le paysage théâtrale tunisien, un peu à l’image de Kubrick dans le monde du cinéma ?</strong></em></p>
<p>Ça c’est plus aux spectateurs de l’affirmer ou de l’infirmer. Mais honnêtement, je ne pense pas que je fais du théâtre psychologique, parce que j’accorde beaucoup plus d’attention au côté organique, au décor, aux situations, au rythme de l’espace, etc.</p>
<p>Mais c’est sûr qu’il y a aussi le fait de construire des personnages et d’aller assez loin dans les relations entre eux et dans la complexité de chacun. Ils ne sont pas des personnages manichéens. Il n’y a pas les gentils et les méchants. Ils sont tous les sales bêtes et méchants, et en même temps ils vous font de la peine, vous énervent, vous intriguent, etc. C’est peut-être cette complexité dans les personnages qui vous a poussé à penser qu’il y a une psychologie derrière&#8230; parce qu’au bout du compte, on créé des individus, avec leurs complexes, leurs problèmes, leurs rapports conflictuels, etc.</p>
<p>Cependant, je dirais que ce n’est pas mon processus de travail d’axer les choses sur la psychologie&#8230; Peut-être que je l’atteins par la force des choses&#8230; Mais je n’irais pas jusqu’à prétendre que c’est ma touche à moi. Déjà, je pense qu’il faut plus qu’une seule pièce pour un metteur en scène avant de commencer à parler de sa propre touche.</p>
<p>Par rapport à la construction des personnages, j’ai cherché à être rigoureuse et à être le moins possible dans le jugement, parce que juger les personnages qu’on créé fausse l’histoire. Il faut plutôt les aimer, ne pas les regarder de haut, ni les mettre devant un tribunal. Mon intérêt c’est plus de décortiquer, de disséquer et de comprendre.</p>
<p>J’ai également essayé de m’éloigner le plus possible de faire des choses superficielles, pour ne pas avoir des personnages avec une seule apparence et un portrait extérieur, du genre<em> «un médecin, il a 35 ans, il déteste sa mère, etc.»</em>. J’ai essayé aussi de creuser plus loin pour voir les raisons pour lesquelles il y a ces conflits ou ces complexes. Et cette rigueur, je ne l’ai pas respectée uniquement avec les personnages, mais aussi dans l’histoire, dans l’interaction avec le public, dans la gestion de l’espace, le rythme, le décor etc. Cela concerne tous les détails de mon travail.</p>
<p><em><strong>Quand est-ce qu’on pourra revoir ‘‘Madame’’ M prochainement ?</strong></em></p>
<p>Le 1er, le 2 et le 3 mars, au 4e Art. Sinon, la pièce a été sélectionnée pour la 1ère édition du <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/02/14/theatre-selection-officielle-du-festival-ezzeddine-gannoun/" target="_blank" rel="noopener">Festival Ezzeddine Gannoun</a>, qui aura lieu du 24 au 29 mars.</p>
<p><em><strong>Vous avez fait des études et des stages en France, et vous avez travaillé en Tunisie. Quelles sont les différences entre les deux pays, dans le cadre de ce que vous faites ?</strong></em></p>
<p>En fait, en Europe, j’ai travaillé aussi en Italie et en Allemagne. Il y a naturellement des points communs et des différences. Le théâtre, et l’art en général, ça se ressemble et ça ne se ressemble pas. Il peut y avoir des similitudes impressionnantes entre le théâtre en Tunisie et celui en Italie, par exemple, comme il peut y avoir des différences extrêmes entre deux théâtres situés dans un même quartier de Tunis.</p>
<p>Ce sont les projets qui font la différence. Les équipes aussi. Et chaque expérience vous apprend quelque chose de particulier. Sinon, sur le plan personnel, en Tunisie, je suis plus <em>«porteuse de projets»</em> avec tout ce que cela implique comme difficultés, contraintes et responsabilités. Alors qu’à l’étranger, je faisais des stages ou je suivais d’autres personnes dans leurs projets. Par conséquent, il y avait moins de poids sur moi.</p>
<p><em><strong>Et par rapport au public visé, le Tunisien versus l’Européen, il n’y a pas une sorte d’adaptation à faire ?</strong></em></p>
<p>Oui bien sûr. En fait, je préfère plus parler de <em>«spectateurs»</em> que de <em>«public»</em> parce qu’ils sont très différents et variés. Après, je ne dirais pas que là-bas, ils sont acquis, mais, en quelque sorte, oui. Alors qu’ici, le public du théâtre n’est pas facile&#8230; Il n’est plus aussi nombreux, et il y a toujours le conflit entre, d’un côté, lui donner exactement ce qu’il veut &#8211; et dans ce cas, je ne reste pas au cœur de mes exigences -, et, d’un autre côté, faire quelque chose d’élitiste &#8211; et risquer par conséquent de le faire fuir encore plus -.</p>
<p>Le challenge qu’il faut relever c’est d’être dans les deux : dire ce dont on a envie, avec une certaine exigence&#8230; et en même temps, être plaisant, agréable et divertissant, pour toucher un public varié, et pas uniquement composé de personnes cultivées, tout en veillant à ne pas tomber dans le populisme ou la bassesse, comme on le voit aujourd’hui à la télé.</p>
<p><em><strong>Tout à l’heure, vous m’avez dit que vous étiez cinéphile. Comptez-vous réaliser, un jour, un film ou une série TV ?</strong></em></p>
<p>Personnellement, je rêve beaucoup en images. J’espère que ça se voit un peu dans ce que je fais. D’ailleurs, plusieurs personnes m’ont dit qu’il y a beaucoup de cinéma dans mon théâtre. Et c’est vrai que j’aimerais travailler, un jour, sur l’image filmique.</p>
<p>Une série TV oui aussi, mais pas en suivant le modèle tunisien. Ma série à moi ressemblerait plus à ce qu’on voit, depuis quelques années, dans les pays occidentaux. J’aime beaucoup les séries scandinaves et anglaises, et certaines séries américaines, où la qualité du scénario, de l’histoire et de l’image est quasiment à la hauteur de certains bons films. Et en plus, c’est sur la longueur, la continuité, etc. Donc, oui, le format série&#8230; bonne série&#8230; ça m’intéresse énormément.</p>
<p>Mais évidemment, ça ne sera pas pour tout de suite, étant donné que ce n’est pas un domaine dans lequel je m’y connais. Pour le moment, je continue d’apprendre et d’accumuler de l’expérience.</p>
<p><em><strong>Y a-t-il des metteurs en scène tunisiens et/ou internationaux qui vous plaisent et dont vous vous inspirez ?</strong></em></p>
<p>Oui bien sûr, j’ai plusieurs références internationales, comme Ariane Mnouchkine, Bob Wilson et Peter Brook. En Tunisie, je suis forcément influencée par ma famille, même si, ce que je fais est très différent de ce qu’ils font. Sinon, il y en a qui m’ont inspiré dans mon parcours et motivé à faire ce métier, bien que j’aie suivi un chemin différent des leurs, à l’instar de Raja Ben Ammar et de Taoufik Jebali, qui ont changé, d’après moi, le paysage théâtral tunisien.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gzhZhW5XRP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/28/theatre-madame-m-de-essia-jaibi-ou-la-verite-en-face/">Théâtre : ‘‘Madame M’’ de Essia Jaïbi ou la vérité en face</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Théâtre : ‘‘Madame M’’ de Essia Jaïbi ou la vérité en face » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/28/theatre-madame-m-de-essia-jaibi-ou-la-verite-en-face/embed/#?secret=NsNmi7NLho#?secret=gzhZhW5XRP" data-secret="gzhZhW5XRP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="geFIqsF8Id"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/14/performances-les-etoiles-brilleront-dans-le-ciel-de-halfaouine/">Performances : Les étoiles brilleront dans le ciel de Halfaouine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Performances : Les étoiles brilleront dans le ciel de Halfaouine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/14/performances-les-etoiles-brilleront-dans-le-ciel-de-halfaouine/embed/#?secret=KkJFM0azRg#?secret=geFIqsF8Id" data-secret="geFIqsF8Id" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/27/essia-jaibi-je-ne-pense-pas-faire-du-theatre-psychologique-mais/">Essia Jaïbi : «Je ne pense pas faire du théâtre psychologique, mais&#8230;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Djerba invite la France : Nouveau rendez-vous culturel franco-tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/26/djerba-invite-la-france-nouveau-rendez-vous-culturel-franco-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2017 17:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Institut français de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Midoun]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
		<category><![CDATA[Zouheir Gouja]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Djerba invite la France est la nouvelle manifestation culturelle qu’abritera, à partir du 28 avril 2017, l’île situé au large des côtes sud-est de la Tunisie. Cette nouvelle saison culturelle et artistique est organisée et coordonnée par l’ambassade de France en Tunisie et l’Institut français de Tunisie (IFT), en partenariat avec le ministère des Affaires...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/26/djerba-invite-la-france-nouveau-rendez-vous-culturel-franco-tunisien/">Djerba invite la France : Nouveau rendez-vous culturel franco-tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-93244" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Djerba-invite-la-France.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Djerba invite la France est la nouvelle manifestation culturelle qu’abritera, à partir du 28 avril 2017, l’île situé au large des côtes sud-est de la Tunisie.</strong></em></p>
<p><span id="more-93241"></span></p>
<p>Cette nouvelle saison culturelle et artistique est organisée et coordonnée par l’ambassade de France en Tunisie et l’Institut français de Tunisie (IFT), en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et avec le soutien de nombreux partenaires.</p>
<p>C’est à Djerba, île des rêves et destination touristique prisée des Français, qu’aura donc lieu cet événement franco-tunisien qui durera d’avril à octobre 2017 avec une série de rencontres, de concerts, de projections de films, d’expositions, d’ateliers et de collaborations artistiques entre musiciens, danseurs, photographes, artisans et penseurs des deux pays.</p>
<p>L’ouverture aura lieu le vendredi 28 avril à partir de 16h à l’espace Toumana à Midoun, et sera assurée par le chanteur Ahmed Mejri, le musicien Zouheir Gouja et les danseurs Ahmed Khemis, Elodies Sicard et Selim Ben Safia.</p>
<p>Le collectif musical LEJ («<em>Révélation scène</em>» aux Victoires de la Musique 2017) se produira au grand concert de la Tolérance et de la Paix, début juillet, et l’événement électro phare des soirées parisiennes «<em>La Concrète</em>» débarquera, fin juillet, au Djerba Fest. Place au cinéma au mois d’août avec des projections de films gratuites sur les places des villages de l’île.</p>
<p>Point d’orgue de la saison : l’ouverture à Midoun, au début de l’automne de la première alliance française de Tunisie (un nouvel espace culturel dédié à la langue et à la culture francophones), ainsi que de l’école internationale Victor Hugo, un nouvel établissement tunisien d’enseignement français, qui ouvrira ses portes aux élèves le 4 septembre 2017.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/26/djerba-invite-la-france-nouveau-rendez-vous-culturel-franco-tunisien/">Djerba invite la France : Nouveau rendez-vous culturel franco-tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunis fête la Journée mondiale du théâtre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/24/tunis-fete-la-journee-mondiale-du-theatre/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/24/tunis-fete-la-journee-mondiale-du-theatre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 15:45:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Yahyaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Essia Jaïbi]]></category>
		<category><![CDATA[médina de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre national tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la Journée mondiale du théâtre, le Théâtre national tunisien (TNT) organise une semaine de spectacle, du 24 mars au 1er avril 2017, à la salle Quatrième art, à Tunis. Ali Yahyaoui ouvrira cet événement culturel avec son spectacle « RaiUno City », une pièce théâtrale qui dénonce l&#8217;oppression sociale dans les quartiers défavorisés. Anwar...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/24/tunis-fete-la-journee-mondiale-du-theatre/">Tunis fête la Journée mondiale du théâtre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-88239 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/TNT.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>A l&rsquo;occasion de la Journée mondiale du théâtre, le Théâtre national tunisien (TNT) organise une semaine de spectacle, du 24 mars au 1er avril 2017, à la salle Quatrième art, à Tunis.</strong></em></p>
<p><span id="more-88220"></span></p>
<p>Ali Yahyaoui ouvrira cet événement culturel avec son spectacle <em>« RaiUno City »</em>, une pièce théâtrale qui dénonce l&rsquo;oppression sociale dans les quartiers défavorisés.</p>
<p>Anwar Chaafi sera également au programme avec sa pièce <em>« Ou ne pas être »</em>.</p>
<p>La clôture de la manifestation aura lieu au mythique Palais Khaznadar, Place Halfaouine, dans la médina de Tunis, où deux jeunes artistes, Essia Jaibi et Selim Ben Safia présenteront une performance artistique intitulée <em>« La nuit des étoiles »</em>.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Emna B.A.</strong></em></p>
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		<title>Performances : Les étoiles brilleront dans le ciel de Halfaouine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/14/performances-les-etoiles-brilleront-dans-le-ciel-de-halfaouine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 08:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Essia Jaïbi]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Jaïbi]]></category>
		<category><![CDATA[Jalila Baccar]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Ben Safia]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre national tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2e rendez-vous de La Nuit des Etoiles, signé Essia Jaïbi et Selim Ben Safia, aura lieu les vendredi 31 mars et samedi 1er avril 2017 au Palais Khaznadar, à la Médina de Tunis. La nuit des étoiles est un nouveau concept proposant des performances artistiques installées dans des lieux insolites, habituellement fermés au public,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/14/performances-les-etoiles-brilleront-dans-le-ciel-de-halfaouine/">Performances : Les étoiles brilleront dans le ciel de Halfaouine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-86785 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Essia-Jaibi-et-Selim-Ben-Safia.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le 2e rendez-vous de La Nuit des Etoiles, signé Essia Jaïbi et Selim Ben Safia, aura lieu les vendredi 31 mars et samedi 1er avril 2017 au Palais Khaznadar, à la Médina de Tunis.</strong></em></p>
<p><span id="more-86783"></span></p>
<p>La nuit des étoiles est un nouveau concept proposant des performances artistiques installées dans des lieux insolites, habituellement fermés au public, mais exceptionnellement ouverts pour cet événement, qui est né d’une collaboration entre Selim Ben Safia, initiateur du concept «<em>Hors Lits Tunis</em>», et Essia Jaïbi, coordinatrice du projet «<em>Tunis sur le divan</em>» et fille des deux figures du théâtre tunisien Fadhel Jaïbi et Jalila Baccar.</p>
<p>La première édition (août 2016) avait fait voyager le public, le temps d’une soirée, dans les espaces cachés du parc de 15 hectares du Centre culturel international de Hammamet à travers des performances et des installations venues de Tunisie et d’ailleurs.</p>
<p>Pour cette nouvelle édition, le siège du Théâtre national tunisien, situé à la place Halfaouïne en plein cœur de la vieille ville de Tunis, ouvre ses portes au jeune duo qui s’associe à de nouveaux artistes pour offrir au public une déambulation artistique inédite, dans ce lieu mythique qu’est le Palais Khaznadar.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Fawz Ben Ali </strong></p>
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