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	<title>Archives des sexualité - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sexualité - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>De Fayeche à Belgacem &#124; La sexualité du Tunisien entre sacré et profane</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/05/de-fayeche-a-belgacem-la-sexualite-du-tunisien-entre-sacre-et-profane/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sexualité du Tunisien a-t-elle pour socle la dualité sacré/profane :  la pureté sacrée et la jouissance profane ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/05/de-fayeche-a-belgacem-la-sexualite-du-tunisien-entre-sacre-et-profane/">De Fayeche à Belgacem | La sexualité du Tunisien entre sacré et profane</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Quelle est, pour toi, la femme idéale ?» Mon patient esquissa un sourire narquois au coin de sa bouche avant de répondre&nbsp;: «Je la veux Rabaa El Adawia le jour et Cicciolina la nuit. Je la veux aussi dévouée qu’une mystique soufie et aussi libre qu’une héroïne pornographique». Il la veut, somme toute, une femme capable de réunir deux mondes que tout oppose : la pureté sacrée et la jouissance profane. La sexualité du Tunisien a-t-elle pour socle la dualité sacré/profane&nbsp;?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adnene Khaldi *</strong></p>



<span id="more-18866885"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi.jpg" alt="" class="wp-image-17957399" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Tout semble confirmer cette hypothèse&nbsp;: à commencer par l’histoire de Sidi Omar El Fayeche dans les années 1970 qui illustrait bien la dualité du sacré/profane. C’était un homme psychotique qui déambulait nu dans les ruelles de Tunis, refusant tout vêtement et balbutiant des mots incompréhensibles qui confirmaient bien la dissociation de sa pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de voir dans sa nudité une indécence et dans son délire une folie, les femmes de la ville préféraient percevoir une sainteté&nbsp;: elles le visitaient pour avoir sa baraka et pour écouter ses prophéties. Le sacré devenait alors le voile qui recouvrait sa nudité, rendant supportable la vue de son sexe offert et exhibé (d’ailleurs Fayeche en arabe veut dire celui qui exhibe).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le basculement du profane au sacré est fulgurant&nbsp;puisque, traditionnellement, la mixité entre hommes et femmes est encadrée par des normes vestimentaires strictes et par une forte régulation du rapport au corps. Pourtant, dans cet espace particulier, des femmes pour lesquelles la nudité est habituellement proscrite semblent suspendre, momentanément, cet interdit. Comme si ce lieu devenait un espace d’exutoire symbolique où ce qui est défendu dans l’ordre social pouvait être réinvesti sous une forme licite, voire sacralisée. On pourrait y voir une forme de retournement du sens de l’interdit : <em>«Vous nous interdisez l’accès au corps masculin au nom du sacré ; nous allons alors utiliser précisément ce registre du sacré pour contourner cette interdiction et lui donner une autre signification»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retournement du sens de l’interdit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui était condamné devient ainsi le support même d’une libération psychique et corporelle. Ce détour permettait alors de desserrer, au moins provisoirement, le poids d’une sexualité vécue comme interdite ou culpabilisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène Sidi Omar El Fayeche montre bien que ces structures sont loin d’être hermétiques et statiques, le sacré et le profane se traversent l’un l’autre, ce qui souligne la porosité de leurs frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">60 ans plus tard, cette structure psychosexuelle n’a pas disparu, elle est bien là dans toute sa splendeur&nbsp;: le phénomène Belgacem le guérisseur en est la parfaite illustration. Il s’agit d’un escroc qui se fait passer pour un guérisseur spirituel. Il aurait attiré plus de 900 femmes en leur faisant croire qu’il était capable de les débarrasser du <em>«djinn amoureux»</em> qui les habitaient ainsi que d’autres maladies incurables ou encore des problèmes de retard de grossesse, au moyen de ce qu’il appelait le <em>«sperme pur»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le faux guérisseur convainquait ses victimes qu’un <em>«djinn amoureux»</em> habitait leur corps et qu’il pouvait l’en expulser en recourant à des pratiques occultes consistant en des séances de rapports sexuels avec elles. Son génie criminel lui a insufflé d&rsquo;utiliser intuitivement l’arme imparable du sacré/profane&nbsp;: il forgea alors l’expression <em>«sperme pur»</em>. Condensant en elle-même la dialectique du sacré et du profane, elle fonctionne comme un oxymore où se nouent le religieux et l’obscène, le pur et l’impur, le sacré et le charnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pénétration transgressive devient tout à coup bénie et sacrée. Belgacem sait que ça fonctionne, il n’a pas l’ombre d’un doute sinon il ne se mettrait pas en danger de se faire démasquer. Il semble persuadé de l’efficacité de son dispositif symbolique sinon comment comprendre que même des femmes instruites et universitaires aient pu être prises dans cette logique d’emprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce mécanisme opère avec une telle efficacité, c’est parce qu’il vient activer une structure psychosexuelle déjà présente dans l’imaginaire collectif, latente mais disponible, qu’il suffit d’effleurer pour la voir émerger. L’articulation entre sacré et profane semble ainsi constituer l’un des soubassements symboliques majeurs de la sexualité en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TzJHbcxEZ3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/13/ariana-mandat-de-depot-contre-le-charlatan-belgacem-poursuivi-pour-viol-harcelement-sexuel-et-escroquerie/">Ariana : Mandat de dépôt contre le charlatan Belgacem, poursuivi pour viol, harcèlement sexuel et escroquerie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ariana : Mandat de dépôt contre le charlatan Belgacem, poursuivi pour viol, harcèlement sexuel et escroquerie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/13/ariana-mandat-de-depot-contre-le-charlatan-belgacem-poursuivi-pour-viol-harcelement-sexuel-et-escroquerie/embed/#?secret=zfqiGZXLmR#?secret=TzJHbcxEZ3" data-secret="TzJHbcxEZ3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La circoncision et <em>le tasfih </em>comme lieux du sacré/profane</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La circoncision est l’opération inaugurale qui inscrit ontologiquement et scelle à jamais le Tunisien (et le musulman en général) dans la dialectique du sacré/profane. Cette opération symbolique s’appelle&nbsp;la <em>tahara</em> autrement dit la purification sacré d’un organe potentiellement profanateur, tels que&nbsp;la luxure, la fornication, le péché, la turpitude, la souillure, le désir et le désir interdit, la non-maîtrise pulsionnelle, les figures du satyre et de l’hubris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>tahara </em>inscrit dans la chair une marque indélébile qui structure en profondeur l’univers psychique du Tunisien. Elle opère un clivage symbolique fondamental de l’être entre le sacré et le profane, un clivage qui structure également sa manière de percevoir le monde extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il devient alors légitime de se demander dans quelle mesure cette incorporation clivante de l’être entre sacré et profane joue un rôle dans le mindset des extrémistes islamistes violents&nbsp;? Veulent-ils à tout prix chasser du plus profond de leur être le profane et installer autour d’eux et en eux un monde intégralement sacré et épuré&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un autre registre, on peut interroger la manière dont la dichotomie sacré/profane structure la dynamique du désir chez l’homme tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clinique, j’ai reçu de nombreux patients dont la dysfonction érectile provenait d’une incapacité à érotiser la future épouse, devenue trop sacrée. Leur parcours sexuel, marqué par le recours aux prostituées – figures du profane –, avait verrouillé un clivage : d’un côté, la femme respectable, objet de vénération mais désinvestie du désir ; de l’autre, la femme interchangeable, seule habilitée à recevoir la charge érotique. C’est le mécanisme même de la dissociation érotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En miroir de la circoncision se déploie l’exigence de virginité, comme son corollaire culturel et symbolique. L’hymen n’est pas que membrane anatomique mais une preuve morale. Sa présence est lue comme signe de pureté ; sa rupture comme indice de profanation, elle assure le passage du pur au profane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre pratique qui corrobore le sacré/profane est le rituel du<em> tasfih, </em>c’est cette pratique magique et donc profane au service de la virginité sacrée. Ici, c’est un <em>«double loop»</em>&nbsp;: le profane qui permet le sacré mais par la même il va permettre une autorisation implicite à des <em>«jeux sexuels sans pénétration»</em>, ou même à des rapports, car la fille reste <em>symboliquement</em> vierge. Sa vertu est <em>«protégée»</em> par la magie, quoi qu’il arrive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La littérature comme support du sacré/profane&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sacré/profane traverse la littérature aussi, le roman de Faouzia Zouari, <em>‘‘Le corps de ma mère’’</em> est particulièrement édifiant à ce sujet. Il s’agit d’un récit autobiographique et familial centré sur la figure de la mère qui est une femme bédouine à la personnalité à la fois autoritaire, secrète et tragique. Elle incarne l’ordre moral : la pudeur, le silence, l’honneur, le contrôle du corps féminin et l’interdit autour du sexe. Elle est la gardienne du sacré familial. Son autorité impose une frontière stricte entre pur et impur, <em>haram </em>et <em>halal</em>. Tout commence quand la mère plonge dans le coma, autrement dit, elle se rapproche symboliquement du sacré et c’est à ce moment précis que le profane resurgit&nbsp;: les secrets sexuels, les turpitudes du corps, les frustrations, les désirs enfouis et surtout la féminité longtemps occultée derrière le rôle maternel sacralisé. Encore une fois, ici, le coma ou plutôt le sacré dévoile ce qu’il est censé taire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, plus la mère se rapproche symboliquement du sacré et de l’au-delà, plus son humanité profane devient racontable. Il y a là un oxymore central du livre&nbsp;: le sacré ne protège le secret qu’en préparant son dévoilement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un champ de négociation entre honte et désir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La sexualité tunisienne n’oppose pas simplement le sacré au profane, elle les noue ensemble. Le désir n’y est pas hors du religieux ; il le traverse, le conteste, l’absorbe, parfois même le mime. Et la société, loin de se libérer de cette tension, semble continuer à l’habiter comme une évidence culturelle. Au fond, rien n’a vraiment disparu depuis les années 1970. Les noms changent, les pratiques se déplacent, les discours se modernisent, mais la structure demeure. Le sacré continue d’avoir besoin du profane pour se définir ; le profane continue d’emprunter au sacré sa puissance de légitimation. Et dans cette zone grise, la sexualité du Tunisien reste moins un espace de liberté qu’un champ de négociation entre honte, pouvoir, pureté et désir</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Psychothérapeute TCCE / Sexologue clinicien.&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IWeO5Jyu7f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/deux-trois-maux-de-la-sexualite-tunisienne/">Deux trois maux de la sexualité «tunisienne»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Deux trois maux de la sexualité «tunisienne» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/deux-trois-maux-de-la-sexualite-tunisienne/embed/#?secret=cy3SZmPtRq#?secret=IWeO5Jyu7f" data-secret="IWeO5Jyu7f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Deux trois maux de la sexualité «tunisienne»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/deux-trois-maux-de-la-sexualite-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:05:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La sexualité «tunisienne», plus qu’un ensemble de pratiques ou de croyances, est d’abord un univers de mots. Et de silences.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La sexualit</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>«</em></strong><strong><em>tunisienne</em></strong><strong><em>»</em></strong><strong><em>, plus qu</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>un ensemble de pratiques ou de croyances, est d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>abord un univers de mots. Ces mots, charg</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>s d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>histoire et de repr</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>sentations, en disent long sur la mani</em></strong><strong><em>è</em></strong><strong><em>re dont la soci</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>t</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em> pense, vit et ressent la sexualit</em></strong><strong><em>é</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>Adnène</strong></strong> <strong>Khaldi </strong>*</p>



<span id="more-17957386"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi.jpg" alt="" class="wp-image-17957399" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Adnene-Khaldi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le dialecte tunisien, riche et imagé, porte ainsi une véritable <em>parlure sexuelle</em>, une manière de dire (ou de ne pas dire) le sexe, où chaque mot agit, contraint, ou libère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, comme le suggérait Edward Sapir et Benjamin Lee Whorf, la langue ne se contente pas de nommer le monde mais le structure, alors il est essentiel de comprendre ce que notre parlure fait à la sexualité. Et si, comme l’a montré J. L. Austin, certaines paroles sont <em>performatives</em><em>&nbsp;</em>: elles ne décrivent pas une réalité mais la font advenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mots de la sexualité tunisienne sont bien plus que des reflets : ils sont des <em>actes</em>. J’ai choisi une série de mots souvent employés (ils ne sont ni exhaustifs ni exclusifs) pour exprimer notre façon de concevoir et de vivre notre sexualité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«M’kassra» : la cassure comme définition de la féminité sexuelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la parlure tunisienne, dire qu’une fille est <em>m</em><em>’</em><em>kassra</em> (مكسّرة) signifie qu’elle a perdu sa virginité. Le mot, littéralement <em>«</em><em>cass</em><em>é</em><em>e</em><em>»</em>, condense à lui seul tout un imaginaire : la sexualité féminine comme une blessure ou comme une fracture, ce mot marque un passage du <em>«</em><em>pur</em><em>»</em> à l’<em>«</em><em>ab</em><em>î</em><em>m</em><em>é»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <em>m</em><em>’</em><em>kassra</em> (مكسّرة) n’est pas qu’un stigmate individuel, mais un instrument de régulation sociale. Elle fonctionne comme un mot de terreur, une arme linguistique qui assure la préservation du contrôle patriarcal sur le corps féminin. Un simple mot capable de dissuader, de faire taire, de maintenir la peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, ce terme ne nomme pas un acte, il installe une menace. Il fonctionne comme un régulateur du désir féminin, une manière de préserver l’honneur familial et patriarcal à travers la peur du mot lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dire ou entendre <em>m</em><em>’</em><em>kassra</em>, c’est activer tout un système d’exclusion : la fille ainsi nommée devient symboliquement brisée et socialement périmée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix lexical n’est pas anodin. Il fonde symboliquement une sexualité féminine sous le signe du dommage, ce n’est pas que le corps qui est brisé mais c’est le plus profond de l’être qui est ravagé. <em>M</em><em>’</em><em>kassra</em> devient la nouvelle identité de la fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une telle représentation, la pénétration devient un acte potentiellement destructeur, et la femme, un être <em>«</em><em>alt</em><em>é</em><em>r</em><em>é»</em> par le sexe. Ce discours n’est pas sans répercussions cliniques : le vaginisme, par exemple, peut être compris comme une inscription corporelle de ce même imaginaire. Le corps <em>«</em><em>refuse</em><em>»</em> l’ouverture, car celle-ci est associée à la douleur, à la perte, à la rupture. Ainsi, le langage ne décrit pas la peur du sexe — il la produit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>«Jâ</strong>tik/Jetni» : l’orgasme passif et l’écho de l’éjaculation précoce ou de l’anorgasmie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre expression : <em>j</em><em>â</em><em>tik</em> ou <em>jetni</em> (جاتك / جاتني), littéralement <em>«</em><em>elle t</em><em>’</em><em>est venue / elle m</em><em>’</em><em>est venue</em><em>»</em>. Dans la parlure intime, cette tournure signifie <em>«</em><em>j</em><em>’</em><em>ai joui</em><em>»</em> ou <em>«</em><em>j</em><em>’</em><em>ai eu un orgasme</em><em>»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici encore, la sexualité se dit à travers la passivité grammaticale.&nbsp; Le plaisir n’est pas <em>fait</em> ni <em>atteint</em>, il <em>arrive</em>. Il arrive d’où&nbsp;? D’en haut, d’en bas&nbsp;? Le sujet ne dit pas <em>«</em><em>j</em><em>’</em><em>ai joui</em><em>»</em>, mais <em>«</em><em>il est venu </em><em>à</em><em> moi</em><em>»</em>, comme si la jouissance était une visite imprévisible, un phénomène qui échappe à la volonté. Le plaisir est quelque chose qui <em>arrive</em>, qui <em>vient de l</em><em>’</em><em>ext</em><em>é</em><em>rieur</em>, non un acte volontaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette passivité linguistique se retrouve dans deux troubles sexuels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>chez l’homme, l’<strong>é</strong><strong>jaculation pr</strong><strong>é</strong><strong>coce</strong>, décrite comme une perte de contrôle — <em>«ç</em><em>a m</em><em>’</em><em>est venu trop vite</em><em>»</em>.</li>



<li>chez la femme, l’<strong>anorgasmie</strong>, où le plaisir ne <em>«</em><em>vient</em><em>»</em> jamais.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, le langage offre le même schéma : le sujet sexuel ne <em>fait</em> pas, il <em>subit</em>.<br>En termes austiniens, ces mots sont performatifs : dire <em>«</em><em>elle m</em><em>’</em><em>est venue</em><em>»</em> ne fait pas que décrire l’expérience, cela inscrit le plaisir dans un régime d’impuissance et d’attente. Le plaisir est une visitation, pas une construction partagée.<br>On peut toutes fois lui accorder du crédit positif&nbsp;: Elle ouvre aussi la possibilité d’une lecture magique et poétique du plaisir : quelque chose <em>«</em><em>vient</em><em>»</em>, non comme un accident, mais comme une grâce.<br>Dans cette perspective, <em>j</em><em>â</em><em>tik</em> témoigne d’une forme de sublimation du plaisir, comme s’il s’agissait d’un don venu d’ailleurs — de l’amour, du corps, du destin. Là où la langue française dirait <em>«</em><em>j</em><em>’</em><em>ai eu un orgasme</em><em>»</em>, expression clinique et volontariste, le dialecte tunisien propose une expérience du plaisir traversée par le mystère. Dans <em>Histoire de la sexualit</em><em>é</em><em> </em>Foucault distingue deux régimes historiques du savoir sur le sexe :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’<strong><em>ars erotica</em></strong>, propre aux cultures orientales, chinoises, indiennes, arabes ou gréco-romaines, repose sur une sagesse du plaisir : le corps est un lieu de connaissance, le plaisir une expérience à cultiver, à affiner, parfois initiatique;</li>



<li>la <strong><em>scientia sexualis</em></strong>, propre à l’Occident moderne, privilégie la parole de la vérité : on confesse, on analyse, on pathologise le sexe.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’un valorise le secret et la jouissance maîtrisée ; l’autre, la vérité et le discours scientifique. Le mot <em>j</em><em>â</em><em>tik</em> s’inscrit dans une ambivalence entre ces deux régimes. D’un côté, il illustre la passivité et le non-contrôle de la <em>scientia sexualis</em> tunisienne. Un imaginaire façonné par la honte, la crainte du corps, la médicalisation du plaisir. Mais de l’autre, dans sa charge magique et poétique, <em>j</em><em>â</em><em>tik</em> résonne avec l’<em>ars erotica</em> : le plaisir y est une visitation, une grâce qui <em>«</em><em>vient</em><em>»</em>. Une énergie qui traverse le corps plus qu’elle n’est produite par lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la langue populaire tunisienne conserve, malgré la répression et la moralisation du sexe, des traces d’une ancienne érotique du mystère. Cette survivance linguistique du <em>j</em><em>â</em><em>tik</em> rappelle la logique de l’<em>ars erotica</em> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le plaisir ne se dit pas, il se transmet;</li>



<li>il n’est pas maîtrisé, il est reçu;</li>



<li>il ne relève pas du discours de vérité, mais de l’expérience initiatique.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la parlure tunisienne oscille entre le contrôle et l’abandon, entre la peur de perdre la maîtrise et la fascination pour ce qui, dans le désir, échappe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>«Îja naʿ</strong>ml<strong>ū wāḥed» : l’un indicible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, dire <em>«</em><em>je veux faire l</em><em>’</em><em>amour</em><em>»</em> est presque impossible. La phrase n’existe pas dans la conversation ordinaire : elle serait perçue comme obscène, frontale, voire arrogante. Le désir ne se dit jamais directement, il se détourne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, pour inviter à la sexualité, on recourt à une infinité de subterfuges linguistiques : <em>î</em><em>ja na</em><em>ʿ</em><em>ml</em><em>ū</em><em> w</em><em>āḥ</em><em>ed</em> (<em>«</em><em>viens, on en fait un</em><em>»</em>), <em>n</em><em>ḥ</em><em>ibb nk</em><em>ū</em><em>n m</em><em>ʿā</em><em>k chwaya</em> (<em>«</em><em>j</em><em>’</em><em>aimerais </em><em>ê</em><em>tre un peu avec toi</em><em>»</em>), <em>n</em><em>ḥ</em><em>ibb nsh</em><em>ū</em><em>fek</em> (<em>«</em><em>j</em><em>’</em><em>ai envie de te voir</em><em>»</em>), ou encore des silences, des gestes, des métaphores partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce réseau d’euphémismes ne traduit pas seulement une pudeur morale : il exprime une impossibilité symbolique de nommer l’acte. L’amour charnel reste toujours voilé, glissé sous d’autres mots, comme si la langue devait protéger l’acte du regard social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la parlure tunisienne, on dit souvent : <em>î</em><em>ja na</em><em>ʿ</em><em>ml</em><em>ū</em><em> w</em><em>āḥ</em><em>ed</em> (إيجا نعملو واحد) — <em>«</em><em>viens, on fait un</em><em>»</em>. L’<em>«</em><em>un</em><em>»</em>, ici, désigne l’acte sexuel sans jamais le nommer. Le sexe devient un chiffre, une abstraction. Ce glissement numérique est fascinant : il montre comment, dans une culture où le sexe reste tabou, la langue contourne la sexualité par un code, un euphémisme radical. Mais ce silence a un prix. En effaçant le mot, on efface aussi la possibilité d’en parler, de le penser, de le négocier, de le désirer autrement. Le sexe devient une opération, une parenthèse, un <em>un</em> à faire, pas à vivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Sinn el-ya’s» : l’âge du désespoir ou la mise à mort symbolique du désir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le dialecte tunisien comme dans l’arabe classique, l’expression <em>sinn el-ya</em><em>’</em><em>s</em> (سنّ اليأس) désigne la ménopause. Littéralement, elle signifie <em>«</em><em>l</em><em>’â</em><em>ge du d</em><em>é</em><em>sespoir</em><em>»</em>. Ce choix lexical n’est pas neutre : il inscrit la fin de la fécondité biologique dans le champ du tragique, du renoncement et de la perte. Dire d’une femme qu’elle est<em>«</em><em>entr</em><em>é</em><em>e dans l</em><em>’â</em><em>ge du d</em><em>é</em><em>sespoir</em><em>»</em>, c’est bien plus que constater une transformation hormonale : c’est formuler un arrêt symbolique du désir, une mort sociale du corps érotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une culture où la féminité reste souvent associée à la fertilité, le mot lui-même agit comme un acte performatif au sens d’Austin : il ne se contente pas de décrire un état, il le produit. La femme ménopausée n’est plus seulement <em>«</em><em>sans r</em><em>è</em><em>gles</em><em>»</em>, elle devient, par la parole, hors du champ du désir. C’est une performativité du deuil : le mot clôt le corps avant même que celui-ci n’ait cessé d’être désirant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’angle de l’hypothèse de Sapir-Whorf, <em>sinn el-ya</em><em>’</em><em>s</em> façonne la pensée : en liant le vieillissement à la désespérance, la langue rend presque impensable une sexualité épanouie après la ménopause. Ainsi, le langage ne dit pas seulement le désespoir mais le prescrit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Parlure, performativit<strong>é et inconscient culturel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces quatre expressions&nbsp;: <em>meksra</em>, <em>j</em><em>â</em><em>tik</em>, <em>î</em><em>ja na</em><em>ʿ</em><em>ml</em><em>ū</em><em> w</em><em>āḥ</em><em>ed</em> et<em> sinn el-ya</em><em>’</em><em>s</em>,&nbsp;forment la trame d’une parlure sexuelle tunisienne où le corps est traversé par le silence, la honte ou la passivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette parlure, la sexualité est blessure, la jouissance est accident, et l’acte sexuel est innommable. Le langage n’est pas ici un simple reflet du réel : il est son architecte inconscient.<br>Il modèle la psyché, il trace les limites du dicible et fabrique les symptômes. Le vaginisme, l’éjaculation précoce ou l’anorgasmie ne sont plus alors de simples troubles fonctionnels, mais des effets de langue.&nbsp; C’est un trou dans le symbolique ou un raté de la nomination. Ainsi s’installe une véritable forclusion symboliquedu sexe (Lacan, 1957) : la sexualité ne parvient pas à entrer pleinement dans l’ordre du langage. Le corps, alors, prend le relais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : dire pour exister</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si chaque culture a sa manière de parler le sexe, la Tunisie porte dans son dialecte une tension singulière entre désir et interdiction, entre mot et silence. Étudier ces mots, c’est donc explorer les frontières invisibles du possible et du permis.&nbsp; Nommer la sexualité, c’est déjà la libérer un peu. Et peut-être que le premier geste de la sexologie tunisienne contemporaine n’est pas de diagnostiquer, mais de réhabiliter la parole, d’ouvrir la bouche là où la langue a trop longtemps chuchoté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Psychothérapeute TCCE/ Sexologue clinicien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/deux-trois-maux-de-la-sexualite-tunisienne/">Deux trois maux de la sexualité «tunisienne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le sida en Tunisie : histoire d’une pathologie et ses impacts sociaux  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/31/le-sida-en-tunisie-histoire-dune-pathologie-et-ses-impacts-sociaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 09:23:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[sida]]></category>
		<category><![CDATA[Sofiane Bouhdiba]]></category>
		<category><![CDATA[VIH]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evolution de la pathologie su sida et de ses impacts sur la société en Tunisie.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/31/le-sida-en-tunisie-histoire-dune-pathologie-et-ses-impacts-sociaux/">Le sida en Tunisie : histoire d’une pathologie et ses impacts sociaux  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son dernier le livre, ‘‘Le sida en Tunisie : un mal méconnu’’, le professeur Sofiane Bouhdiba passe en revue la situation de cette maladie dans le monde et présente une analyse critique des réponses apportées par le gouvernement et la société civile à la propagation du VIH.</em></strong></p>



<span id="more-10332791"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre paraît au moment où le monde sort meurtri de la plus grave crise sanitaire du XXIe siècle naissant, le Covid-19, qui a fait beaucoup de victimes. Mais d’autres maladies, et en particulier le sida, ont fait bien pire&nbsp;: à ce jour, on estime que 84,2 millions de personnes ont été infectées par le VIH depuis le début de l’épidémie, que l’on situe au début des années 1980, et 40,1 millions y ont déjà succombé, au terme d’âpres souffrances tant physiques que psychologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à d’autres pathologies notoires oubliées, le sida est aujourd’hui entré dans les mœurs. Au point d’ailleurs que les initiales originelles S.I.D.A. ont fini par laisser la place au néologisme <em>«sida»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maladie a également été à l’origine de la création d’organisations internationales spécifiquement dédiées, telles que Onusida, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ou encore le US President’s Emergency Plan for Aids Relief (Pepfar).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce livre, le sociologue décrit le plus finement possible les déterminants socioculturels du mal, la nature de la souffrance des personnes touchées d’une manière ou d’une autre par le VIH, et surtout il explique comment une pathologie dans laquelle le spectre de la sexualité revient d’une manière si insistante, peut être vécue dans un contexte arabo-musulman, fut-il relativement émancipé comme c’est le cas en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La participation active du Pr Bouhdiba à de nombreux travaux de terrain conduits pour le compte d’organisations internationales, les Nations Unies notamment, lui a permis d’entrer directement en contact avec des victimes, mais également des organisations non gouvernementales, ce qui lui a permis de compléter ses recherches sur le sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réflexions de ce livre sont organisées autour de trois grandes parties, à peu près équilibrées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première partie de l’ouvrage, répartie en quatre courts chapitres introductifs, décrit brièvement l’épidémiologie du VIH, et notamment les modes de transmission, le cycle de vie du virus, les symptômes et les traitements envisageables. Elle rappelle ensuite l’histoire du sida, pathologie ancienne mais considérée à tort comme une maladie émergente. Les deux chapitres suivants contextualisent l’épidémie dans le monde arabo-musulman, et présentent avec une approche critique quelques statistiques majeures du VIH en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie du livre traite exclusivement du cas tunisien, et est partagée en cinq chapitres. Elle est davantage orientée vers l’examen des communautés les plus vulnérables face à l’épidémie (mères séropositives, migrants, homosexuels, travailleuses du sexe, toxicomanes..).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa dernière partie, le livre passe en revue, toujours avec un œil critique, les réponses apportées aujourd’hui par le gouvernement, mais également par la société civile, à la propagation du VIH en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pr Bouhdiba accorde une place privilégiée au problème de la discrimination, qui semble inhérent à toute pathologie directement ou indirectement liée à la sexualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sofiane Bouhdiba est professeur de démographie à la Faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis. Il a enseigné dans des universités en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis, et participé à des conférences internationales sur diverses thématiques liées à l’étude des populations. Consultant international aux Nations Unies, spécialiste de la mortalité, il a écrit une vingtaine de livres et une soixantaine d’articles scientifiques en français et en anglais, publiés dans des revues internationales.</p>
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		<item>
		<title>Sami Tchak mérite un peu plus de notoriété (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/27/sami-tchak-merite-un-peu-plus-de-notoriete-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 07:55:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aguégués]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Louzir]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[RTCI]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Tchak]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'écrivain togolais Sami Tchak est l'un des meilleurs spécialistes africains de la sexualité.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/27/sami-tchak-merite-un-peu-plus-de-notoriete-video/">Sami Tchak mérite un peu plus de notoriété (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’écrivain togolais Sami Tchak a fait ressortir, par sa perspicacité et la finesse de son analyse, les différentes réalités, les enjeux et les aspects socioculturels qui tournent autour de la sexualité. Le tout servi par une plume magistrale et une écriture savoureuse. <a href="https://www.facebook.com/pageofficielleRTCI/videos/517247750530567?locale=de_DE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *  </p>



<span id="more-8562496"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un grand merci à Emna Louzir pour avoir invité Sami Tchak à son émission <em>Le Midi C’est à vous&nbsp;!,</em> sur RTCI, lundi 26 juin 2023. C’est un auteur togolais auquel je me suis toujours identifié et que j’admire beaucoup. Je l’ai découvert en rédigeant mon mémoire de master. Les ouvrages de Sami Tchak m’ont été d’un grand secours lors de la rédaction de mon mémoire qui porte sur un sujet épineux, tabou, en l’occurrence la prostitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, j’avais commencé par <em>La Sexualité féminine en Afrique</em>, un livre sur les femmes d’<em>Aguégués</em>, Aguégués étant le nom d’une banlieue de Lagos où s’étaient concentrées beaucoup de Togolaises soumises à la prostitution. L’on reçoit ce livre comme un coup de poing dans la figure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ambiguïté des relations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, dans cet ouvrage, Sami Tchak a fait ressortir, par sa perspicacité et la finesse de son analyse, les différentes réalités, les enjeux et les aspects socioculturels qui tournent autour de la sexualité, mais aussi toute l’ambiguïté des relations entre les hommes et les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, j’ai enchaîné avec <em>La Prostitution à Cuba</em> et <em>L’Afrique à l’épreuve du sida</em> pour, enfin, finir par dévorer toute son œuvre (ou presque) : <em>L’ethnologue et le sage</em>, <em>Al Capone le Malien</em>, <em>Femme infidèle</em>, <em>La Couleur de l’écrivain</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me plaît beaucoup chez Sami Tchak, c’est que, de formation philosophique et sociologique, il essaye de comprendre le monde et explore les profondeurs de la condition humaine à l’aide des notions et des outils intellectuels forgés par les sciences humaines et l’ensemble est servi par une plume magistrale et une écriture savoureuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’interview diffusée tout à l’heure sur les ondes de RTCI, l’écrivain togolais s’est exprimé avec brio sur des choses qui se rapportent aux débuts de sa carrière, mais aussi sur la condition de l’écrivain africain et la place qu’il occupe en France et dans le monde anglo-saxon, sur le succès qu’il peut obtenir à l’étranger et les relations un peu particulières qu’il entretient avec son pays d’origine… Je pense que les lecteurs et les beaux esprits, aussi bien en France que dans tous les pays francophones, peuvent lui apporter un peu plus de notoriété. Car il le mérite amplement !</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Universitaire. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.facebook.com/pageofficielleRTCI/videos/517247750530567?locale=de_DE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/27/sami-tchak-merite-un-peu-plus-de-notoriete-video/">Sami Tchak mérite un peu plus de notoriété (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Journée scientifique à Tunis sur le cancer du sein chez la femme jeune</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/journee-scientifique-a-tunis-sur-le-cancer-du-sein-chez-la-femme-jeune/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 11:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[femme jeune]]></category>
		<category><![CDATA[fertilité]]></category>
		<category><![CDATA[ONFP]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La délégation régionale de la famille et de la population de l’Ariana organise, sous l’égide du ministère de la Santé, une journée scientifique sur «Le cancer du sein chez la femme jeune : Que dire de sa sexualité et de sa fertilité» et ce, le mercredi 17 novembre 2021, à l’hôtel Sheraton, à Tunis. Cette...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/journee-scientifique-a-tunis-sur-le-cancer-du-sein-chez-la-femme-jeune/">Journée scientifique à Tunis sur le cancer du sein chez la femme jeune</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Cancer-seins-dépistage-gratuit.jpg" alt="" class="wp-image-68148"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La délégation régionale de la famille et de la population de l’Ariana organise, sous l’égide du ministère de la Santé, une journée scientifique sur «Le cancer du sein chez la femme jeune : Que dire de sa sexualité et de sa fertilité» et ce, le mercredi 17 novembre 2021, à l’hôtel Sheraton, à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-369919"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée scientifique, qui sera marquée par la participation de plusieurs médecins cancérologues et experts en santé sexuelle et reproductive, mettra l’accent sur les nouveautés en matière de prise en charge médicale de la femme victime de cancer du sein, et ce, en relation avec sa santé sexuelle et de la reproduction, ainsi que la recherche de nouvelles formes de communication et de partenariat entre les différents experts en la matière et l’Office national de la famille et de la population (ONFP).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/15/journee-scientifique-a-tunis-sur-le-cancer-du-sein-chez-la-femme-jeune/">Journée scientifique à Tunis sur le cancer du sein chez la femme jeune</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Reportage sur M6 : En Tunisie, la sexualité tarde à faire sa révolution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/28/reportage-sur-m6-en-tunisie-la-sexualite-tarde-a-faire-sa-revolution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2019 11:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[LGBT]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau reportage de l&#8217;émission « Enquête exclusive », diffusée hier soir, dimanche 27 janvier 2019, sur M6, a brossé le portrait d&#8217;une jeunesse tunisienne étouffée par le regard et le jugement d&#8217;une société à la fois conservatrice et hypocrite.  Par Emna Ben Abdallah «La Tunisie est une des seules démocratie du monde arabe connue pour être pionnière...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/28/reportage-sur-m6-en-tunisie-la-sexualite-tarde-a-faire-sa-revolution/">Reportage sur M6 : En Tunisie, la sexualité tarde à faire sa révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-195280" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Enquête-exclusive_Tunisie_Sexualité_LGBT.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le nouveau reportage de l&rsquo;émission « Enquête exclusive », diffusée hier soir, dimanche 27 janvier 2019, sur M6, a brossé le portrait d&rsquo;une jeunesse tunisienne étouffée par le regard et le jugement d&rsquo;une société à la fois conservatrice et hypocrite. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Emna Ben Abdallah</strong><span id="more-195271"></span></p>
<p>«<em>La Tunisie est une des seules démocratie du monde arabe connue pour être pionnière pour les droits des femmes. Or, la révolution sexuelle n&rsquo;y a encore pas eu lieu</em>», estime la journaliste auteure de ce reportage qui a suscité l&rsquo;intérêt et la curiosité des Tunisiens sur les réseaux sociaux.</p>
<p>En effet, la sexualité en Tunisie n&rsquo;est pas un sujet qu&rsquo;on aborde facilement ni avec la famille ni même avec les amis. Et pourtant, des jeunes mariés, qui doivent être purs la nuit des noces sans avoir jamais eu d&rsquo;éducation sexuelle, sont tenus à être performants, comme l&rsquo;explique Olfa Dakhlaoui, sexologue et thérapeute de couple devant la caméra de M6.</p>
<h3>La sexualité assimilée à la peur</h3>
<p>Malheureusement, plusieurs jeunes femmes font face à un problème récurrent : le vaginisme. Cela consiste en une contraction musculaire qui empêche la femme d&rsquo;avoir un rapport sexuel complet avec un homme.</p>
<p>«<em>On injecte aussi toutes sortes de messages sur la virginité de la femme en utilisant des termes religieux comme haram</em> (pêché, Ndlr) <em>et halal </em>(autorisé par la charia, Ndlr)<em>. Les parents véhiculent, à leur insu, à travers ces messages, beaucoup de peur et d&rsquo;anxiété. L&rsquo;enfant assimilera plus tard la sexualité à la peur</em>», explique Dr. Dakhlaoui.</p>
<p>Et pour ne pas avoir à faire face à ce genre de difficulté, des jeunes femmes bravent l&rsquo;interdit comme c&rsquo;est le cas de Samar, étudiante, âgée d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, qui a payé cher le prix de sa liberté. Des rumeurs avaient circulé sur elle selon lesquelles elle serait lesbienne, qu&rsquo;elle est une fille dévergondée et qu&rsquo;elle sort tout le temps avec des hommes. La jeune femme a même été harcelée par des inconnus et dût subir des remarques sexistes faites par des automobilistes ou être insultée dans la rue.</p>
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<h3>Le lourd poids de la religion et de la tradition</h3>
<p>Toutefois, des jeunes femmes choisissent de se reconstruire l&rsquo;hymen dans des cliniques privées, et ce pour ne pas faire face aux rumeurs, aux critiques du futur mari ainsi qu&rsquo;à celles de sa famille. Elles auraient, selon elles, commis une faute et doivent à tout prix réparer leur erreur avant qu&rsquo;il ne soit trop tard.</p>
<p>Pour certains Tunisiens, une femme n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;avoir des relations sexuelles hors mariage, sinon elle ne serait plus pur. Par contre, l&rsquo;homme a le droit de tout faire de ce côté là, comme l&rsquo;affirment, selon eux, la religion et la tradition&#8230;</p>
<p>Du côté de la communauté LGBT en Tunisie, les homosexuels, considérés par certains comme des <em>«criminels»</em>, ont peur d&rsquo;être agressés ou tués par des homophobes. Ils considèrent la Tunisie comme une <em>«jungle»</em>. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le mot utilisé par l&rsquo;un d&rsquo;eux dans son témoignage pour M6.</p>
<p>Bouhdid Belhadi, directeur de Shams Rad, indique que depuis le lancement de cette web radio destinée aux homosexuels, plus de 50 messages de menace de mort ont été envoyés à ses animateurs. Ces derniers ne peuvent pas prendre un taxi ou marcher seuls dans la rue. Et doivent se déguiser pour ne pas être reconnus.</p>
</div>
</div>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JgrCMgUkWV"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/27/bloc-notes-en-finir-avec-le-business-de-lhomophobie-en-tunisie/">Bloc-notes : En finir avec le business de l’homophobie en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : En finir avec le business de l’homophobie en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/27/bloc-notes-en-finir-avec-le-business-de-lhomophobie-en-tunisie/embed/#?secret=JtlDZztgEj#?secret=JgrCMgUkWV" data-secret="JgrCMgUkWV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v9gtcWPBOe"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/26/dimanche-sur-m6-amour-sexualite-et-lgbtq-en-tunisie/">Dimanche sur M6 : Amour, sexualité et LGBTQ en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dimanche sur M6 : Amour, sexualité et LGBTQ en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/26/dimanche-sur-m6-amour-sexualite-et-lgbtq-en-tunisie/embed/#?secret=JyVeUSQdjI#?secret=v9gtcWPBOe" data-secret="v9gtcWPBOe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/28/reportage-sur-m6-en-tunisie-la-sexualite-tarde-a-faire-sa-revolution/">Reportage sur M6 : En Tunisie, la sexualité tarde à faire sa révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Dimanche sur M6 : Amour, sexualité et LGBTQ en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jan 2019 14:02:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’émission de Bernard De la Villardière, « Enquête exclusive », sur M6, diffusera, demain, dimanche 27 janvier 2019, un reportage consacré à l’amour et à la sexualité au Maghreb. Elle parlera surtout de la communauté LGBTQ en Tunisie. Le journaliste a choisi de parler notamment de Shams Rad, la radio dédiée aux homosexuels, diffusée sur le net à partir de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/26/dimanche-sur-m6-amour-sexualite-et-lgbtq-en-tunisie/">Dimanche sur M6 : Amour, sexualité et LGBTQ en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-195160" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Tunisie-Enquete-exclusive-amour-sexualité-LGBTQ.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’émission de Bernard De la Villardière, « Enquête exclusive », sur M6, </strong></em><em><strong>diffusera, demain, dimanche 27 janvier 2019, un reportage consacré à l’amour et à la sexualité au Maghreb. Elle parlera surtout de la communauté LGBTQ en Tunisie.</strong></em></p>
<p><span id="more-195156"></span></p>
<p>Le journaliste a choisi de parler notamment de Shams Rad, la radio dédiée aux homosexuels, diffusée sur le net à partir de la Tunisie. C&rsquo;est la première initiative du genre  dans le monde arabe.</p>
<p>Des jeunes homosexuels parleront de leur crainte, de leur discrétion imposée par une loi archaïque et allant contre les droits de l’homme : l’article 230 du code pénal tunisien punit, en effet, les homosexuels jusqu&rsquo;à 3 ans de prison ferme.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-195165" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Enquete-exclusive-maghreb-tunisie-amour.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p>«<em>C’est la jungle pour les homosexuels, ici, nous sommes des criminels. Alors nous prenons nos précautions, on est discrets</em>», témoigne un des  homosexuels interrogé.</p>
<p><em>« Enquête exclusive »</em> parlera aussi du concubinage, interdit en Tunisie, de la virginité en particulier et de la sexualité en général, un sujet encore tabou. Elle parlera aussi des jeunes et moins jeunes qui bravent les interdits et s’émancipent dans «<em>un pays fortement marqué par la religion et les traditions</em>».</p>
<div class="embed">
<div class="video">
<iframe loading="lazy" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fenquete.exclusive%2Fvideos%2F2182436168737847%2F&#038;show_text=0&#038;width=476" width="476" height="476" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allowFullScreen="true"></iframe>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/26/dimanche-sur-m6-amour-sexualite-et-lgbtq-en-tunisie/">Dimanche sur M6 : Amour, sexualité et LGBTQ en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comprenez-le une fois pour toutes : l’art est par définition amoral</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/13/comprenez-le-une-fois-pour-toutes-lart-est-par-definition-amoral/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 09:06:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Jamila Chihi]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre municipal de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libres aux Gardiens du Temple de la morale et des bonnes mœurs d’envisager la nudité comme un outrage à la morale publique, mais tout artiste digne de ce nom doit prôner l’indépendance de l’art à l’égard de tout jugement de valeur morale. Par Mohamed Sadok Lejri * L’acteur syrien qui est apparu, lundi dernier, 10...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/13/comprenez-le-une-fois-pour-toutes-lart-est-par-definition-amoral/">Comprenez-le une fois pour toutes : l’art est par définition amoral</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-188656" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Acteur-syrien-nu-Ya-Kebir.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Libres aux Gardiens du Temple de la morale et des bonnes mœurs d’envisager la nudité comme un outrage à la morale publique, mais tout artiste digne de ce nom doit prôner l’indépendance de l’art à l’égard de tout jugement de valeur morale.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>
<p><span id="more-188655"></span></p>
<p>L’acteur syrien qui est apparu, lundi dernier, 10 décembre 2018, en tenue d’Adam sur les planches du Théâtre municipal de Tunis dans le cadre des Journées théâtrales de Carthage (JTC) a déclenché le courroux d’un très grand nombre de Tunisiens.</p>
<p>Depuis lors, ceux qui défendent ouvertement le nu dans l’art et refusent de se soumettre aux restrictions d’ordre moral et religieux à la liberté d’expression boivent le calice jusqu’à la lie. Jamila Chihi, une actrice tunisienne libérée des conventions pudibondes et qui possède un franc-parler qui ne plaît guère aux conservateurs, en subit les affres depuis quelques jours.</p>
<h3>Une nudité innocente ou délivrer un message politique</h3>
<p>Les Tunisiens doivent comprendre que les artistes, les vrais, ceux qui sont dignes de ce nom, pas ceux qui font preuve d’un conformisme intellectuel sclérosant et qui sont ancrés dans la doxa étouffante, ont depuis longtemps jeté aux orties les tabous et interdits d’autrefois. Ils estiment que la pudeur est un phénomène culturel et non naturel. La nudité, pour eux, n’est plus sujet à polémique. Ils admettent une nudité innocente ou qu’un corps nu soit porteur d’un message politique ou le support d’un message intellectuel. Ce qui est loin d’être notre cas, nous autres, prétendument arabo-musulmans, dont la nudité n’a d’autre visée que la baise – un plaisir ô combien diabolisé sous nos cieux arabo-islamiques.</p>
<p>La direction des JTC a eu l’outrecuidance de qualifier le geste du comédien syrien d’<em>«acte irresponsable, isolé et non professionnel»</em> et d’<em>«atteinte à la morale».</em> La plus grande atteinte qui ait été portée à la Tunisie serait l’atteinte à son intelligence. En effet, nous vivons l’ère de la bêtise généralisée. Les programmes diffusés par la télé poubelle et les radios populacières sont suivis quotidiennement par des millions de Tunisiens et nul parmi les moralisateurs hystériques ne semble s’émouvoir. La vue d’un bout de sein ou d’un sexe masculin semble davantage les perturber que le triomphe de la médiocrité.</p>
<p>Au lieu de défendre son invité et faire sien ce geste d’une audace inouïe, la direction des JTC, par la voix de son directeur Hatem Derbel, a préféré se confondre en justifications oiseuses. Elle a tenu à apporter la preuve de son adhésion à la morale établie à travers un communiqué pitoyable pour condamner et se désolidariser de l’acteur qui a <em>«osé»</em> exposer son corps nu sur scène.</p>
<h3>Une chape de plomb moralisatrice se pose sur le pays</h3>
<p>Certains, pour susciter l’animosité du commun des Tunisiens et dans l’espoir de voir une chape de plomb moralisatrice se poser sur le pays, affirment qu’un tel geste ne s&rsquo;était jusqu&rsquo;alors jamais produit dans le monde du théâtre. Les conservateurs recourent souvent à ce type de mensonges pour répandre l’inquiétude dans les esprits et exhorter la société à choisir la voie de la répression.</p>
<p>Il faut savoir qu’en Occident, les comédiens qui font du théâtre expérimental et physique apparaissent souvent en tenue d’Eve et d’Adam. Cela heurte probablement certaines personnes mais, à aucun moment, ils ne sont inquiétés par les bigots et les tribunaux. Chez nous, une telle affaire provoque un scandale national et nos pseudo-artistes et intellectuels couards capitulent à la première éructation. Les sociétés décoincées ont franchi ce cap depuis longtemps. La liberté dont ils jouissent est à des années-lumière de la nôtre.</p>
<p>D’autres estiment que les membres de l’équipe de la pièce germano-syrienne <em>‘‘Ya Kebir’’</em> voulaient <em>«créer le buzz»</em> (une expression rabâchée jusqu’à satiété par les médias tunisiens) en exposant sur les planches du théâtre municipal de Tunis un comédien entièrement nu. Il faut être un esprit médiocre pour arriver à cette conclusion erronée car ces artistes n’ont pas besoin de <em>«créer le buzz»</em> pour faire parler d’eux; ils s’inscrivent dans une toute autre logique, celle de l’engagement.</p>
<h3>La nudité ne doit pas être abordée exclusivement sous l’angle pulsionnel</h3>
<p>Dans une société comme la nôtre, la plupart des gens condamnent la nudité, notamment lorsqu’elle se pratique en public. Les gens sont scandalisés car ils font systématiquement l’amalgame entre nudité et sexualité. Les primitifs n’arrivent pas à concevoir une nudité (du moins, en présence d’autrui) qui ne soit pas sexuelle. Ils interprètent la nudité comme un message sexuel, comme une <em>«invitation à la luxure»</em>, ils l’abordent exclusivement sous l’angle pulsionnel… et comme la libre sexualité est associée au haram…</p>
<p>Tout cela révèle, in fine, un mode de raisonnement primaire. Quand une personne apparaît complètement nue sur scène, dans une société encore attachée aux normes contraignantes en matière de mœurs et qui adhèrent massivement aux préceptes d’une sexualité surveillée, c’est tout le contrôle social qui est mis à mal.</p>
<p>L’épisode insolite qui s’est déroulé, lundi dernier, au Théâtre municipal de Tunis ne saurait être blâmable car il n&rsquo;est de meilleur moteur que la transgression pour faire évoluer cette société parfaitement adaptée aux culs-bénis. Ces derniers ne pourront jamais comprendre que l’art est par définition amorale et que les artistes ne sont pas censés respecter les règles de la morale traditionnelle.</p>
<p>Tout artiste digne de ce nom doit prôner l’indépendance de l’art à l’égard de tout jugement de valeur morale. Un artiste n’est pas tenu de se plier à un ensemble de convictions rigides émanant d&rsquo;un système de croyances où les valeurs conservatrices prévalent sur les valeurs <em>«moralement répréhensibles»</em>.</p>
<p>Libres aux Gardiens du Temple de la morale et des bonnes mœurs d’envisager la nudité comme un outrage à la morale publique, libres à eux d’associer la nudité à la honte et à la débauche, libres à eux de rester prisonniers des tabous moraux et sociaux et d’enseigner à leurs enfants qu&rsquo;il faut avoir honte d&rsquo;être nu, mais qu’ils ne nous habillent pas de force dans un espace public qui ne leur est pas exclusivement réservé. Qu’ils le comprennent une fois pour toutes : l’art est par définition amoral.</p>
<p><i><strong>P.-S.</strong> : Le seul reproche que l’on pourrait faire au réalisateur de « Ya Kebir », et encore, c’est de ne pas avoir mis en garde les yeux chastes du public tunisien contre la scène de nu. Si on l’avait annoncé avant la représentation de la pièce, cela aurait provoqué un tollé de protestations et de dénonciations et la pièce aurait probablement été censurée.  </i></p>
<p><em>* Chroniqueur et écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9i20zshARR"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/08/mariem-dabbegh-et-ces-hommes-qui-jouent-aux-males/">Mariem Dabbegh et ces hommes qui jouent aux mâles</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mariem Dabbegh et ces hommes qui jouent aux mâles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/08/mariem-dabbegh-et-ces-hommes-qui-jouent-aux-males/embed/#?secret=9t4CLla5dY#?secret=9i20zshARR" data-secret="9i20zshARR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DVsnpWdob7"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/">Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/embed/#?secret=HdsS2Hltsi#?secret=DVsnpWdob7" data-secret="DVsnpWdob7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WcdkmY0qJh"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/colibe-revolution-des-mentalites-ou-petite-evolution-societale/">Colibe : Révolution des mentalités ou petite évolution sociétale ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe : Révolution des mentalités ou petite évolution sociétale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/colibe-revolution-des-mentalites-ou-petite-evolution-societale/embed/#?secret=PM86POrpVV#?secret=WcdkmY0qJh" data-secret="WcdkmY0qJh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/13/comprenez-le-une-fois-pour-toutes-lart-est-par-definition-amoral/">Comprenez-le une fois pour toutes : l’art est par définition amoral</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enquête sur la pratique des jeunes tunisiens en matière de sexualité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/11/enquete-sur-la-pratique-des-jeunes-tunisiens-en-matiere-de-sexualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Dec 2018 13:33:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[UNFPA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête sur les connaissances, les attitudes et la pratique des jeunes tunisiens en matière de sexualité et de santé sexuelle et reproductive a montré, chez ces jeunes, une vulnérabilité inquiétante avec une exposition à des risques d’infection, de grossesse non désirée et de violence. Cette enquête, réalisée par le Groupe Tawhida Ben Cheikh pour...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/11/enquete-sur-la-pratique-des-jeunes-tunisiens-en-matiere-de-sexualite/">Enquête sur la pratique des jeunes tunisiens en matière de sexualité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-97473" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Sexe.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une enquête sur les connaissances, les attitudes et la pratique des jeunes tunisiens en matière de sexualité et de santé sexuelle et reproductive a montré, chez ces jeunes, une vulnérabilité inquiétante avec une exposition à des risques d’infection, de grossesse non désirée et de violence.</strong></em></p>
<p><span id="more-188331"></span></p>
<p>Cette enquête, réalisée par le Groupe Tawhida Ben Cheikh pour la recherche et l’action en santé des femmes, présidé par Dr. Hedia Belhadj, et conduite en mars 2018 dans le Grand-Tunis, a aussi montré un manque de connaissances alarmant en matière de santé sexuelle et reproductive; une pratique de la sexualité qui va au-delà des différences socio-économiques; et une méconnaissance des droits sexuels et reproductifs.</p>
<p>Les résultats de l’enquête seront présentés lors d’une conférence de presse, organisé avec l’appui du bureau UNFPA à Tunis, qui se tiendra le vendredi 14 décembre 2018 à partir de 9 heures à l’hôtel Golden Tulip El Mechtel, Tunis.</p>
<p>La conférence sera une occasion pour discuter les actions urgentes à mettre en place à la suite de ces résultats.</p>
<p>Un atelier de plaidoyer et de mise en place d’un plan d’action, basés sur les résultats de l’enquête, suivra la conférence de presse.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec communiqué).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/11/enquete-sur-la-pratique-des-jeunes-tunisiens-en-matiere-de-sexualite/">Enquête sur la pratique des jeunes tunisiens en matière de sexualité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2018 13:20:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabo-musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[liberté sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[lycéens]]></category>
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		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux lycéens viennent d’écoper de six mois de prison avec sursis pour s’être embrassés dans leur établissement scolaire. C’est le triomphe, en Tunisie, des conservateurs de tout poil qui veulent continuer à contrôler de l’espace public au nom du respect des bonnes mœurs. Par Mohamed Sadok Lejri * Les deux lycéens ont été dénoncés à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/28/tunisie-six-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-baiser-au-lycee/">Tunisie : Six mois de prison avec sursis pour… un baiser au lycée !?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-117352" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Baiser-interdit.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Deux lycéens viennent d’écoper de six mois de prison avec sursis pour s’être embrassés dans leur établissement scolaire. C’est le triomphe, en Tunisie, des conservateurs de tout poil qui veulent continuer à contrôler de l’espace public au nom du respect des bonnes mœurs.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>
<p><span id="more-176086"></span></p>
<p>Les deux lycéens ont été dénoncés à l’administration par le gardien du lycée, probablement un péquenaud qui brûlait d’envie d’être à la place du jeune lycéen et qui, en se faisant officier de cette inquisition, a trouvé un antidote à sa frustration sexuelle.</p>
<p>Vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de deux jeunes qui se bécotent en public. En effet, un baiser donné à la vue de tout le monde prend une toute autre portée que celle d’un simple baiser dans un pays empêtré dans une culture moyenâgeuse.</p>
<h3>Deux visions antagonistes de la sexualité des Tunisiens</h3>
<p>Depuis plusieurs années, ces condamnations judiciaires pour atteinte à la morale et outrage aux bonnes mœurs portent à chaque fois sur la place publique un affrontement qui remonte à loin, celui de deux projets de sociétés antagonistes et inconciliables. C’est, avant toutes choses, un affrontement de deux visions antagonistes par rapport à la sexualité des Tunisiens.</p>
<p>Il y a, d’abord, la crainte des conservateurs tunisiens de voir leurs compatriotes s’affranchir de la tutelle de la morale religieuse et se frayer un chemin vers une plus grande liberté sexuelle.</p>
<p>En effet, les conservateurs tunisiens redoutent comme la peste la sécularisation de la société et l’émancipation des corps et des plaisirs. Conservateurs et moralisateurs de tout poil veulent conserver le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect de la morale et des bonnes mœurs. Ils refusent que les affaires et l’espace publics soient gérés par les valeurs «<em>dépravées</em>» de l’Occident.</p>
<p>L’intrusion des <em>«valeurs étrangères»</em> n’est pas toujours rejetée en bloc par les conservateurs, mais quand il s’agit de sexe, le tabou suprême de toutes les sociétés dites arabo-musulmans, ou plus précisément quand il s’agit de liberté sexuelle et de l’affranchissement du corps de la femme de la tutelle étouffante des traditions sociales et religieuses, l’intrusion en question est perçue comme une atteinte à leur honneur et un renoncement aux valeurs sacrées. Une capitulation. Aucune remise en question des mœurs conservatrices et des normes sexuelles traditionnelles ne doit être envisagée. Oui à la modernité tant qu’elle n’est pas synonyme de liberté sexuelle.</p>
<h3>Les conservateurs instrumentalisent l’appareil judiciaire et sécuritaire</h3>
<p>Les conservateurs refusent de comprendre que la modernité est nécessairement une déchirure, elle implique une rupture. Pour les conservateurs, tout peut se moderniser, sauf la sexualité des Tunisiens, notamment celle des femmes qui doit consolider la morale dominante et prémunir la société contre les <em>«feux de l’enfer de la lubricité»</em>. Ainsi, l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire et sécuritaire pour imposer dans l’espace public une conception moyenâgeuse et inquisitoriale des bonnes mœurs, pour imposer une conception totalitaire de la morale, devient nécessaire.</p>
<p>Dans le camp d’en face, il y a les progressistes. Ces derniers essayent de faire évoluer les mœurs… mais sans trop se mouiller. Il faut qu’ils comprennent que la provocation des conservateurs et le choc des consciences participent à la transformation de la société. Hélas, et comme à l’accoutumée, nos progressistes, à quelques exceptions près, se sont montrés lâches et timorés devant ce tollé suscité par l’affaire du baiser. Les plus courageux prennent la défense des jeunes <em>«dévergondés»</em> du bout des lèvres, les autres, pour ne pas avoir à affronter le conservatisme de leurs compatriotes et ne pas trop s’embarrasser du qu’en-dira-t-on, se mettent en position d’accusateurs :<em> «Oui, cette affaire n’aurait jamais dû être judiciarisée, mais ces jeunes n’auraient pas dû céder à la provocation, ils n’auraient pas dû…»</em></p>
<h3>La capitulation des soi-disant progressistes</h3>
<p>Les progressistes doivent faire face à certains tabous et arrêter de noyer le poisson en se focalisant, par exemple, sur les vices de procédure. La remise en cause de la doxa et le rejet de l’orthopraxie sont un passage obligé si l’on veut sortir du vieux dispositif qui sanctifie la morale religieuse et les bonnes mœurs et qui s’appuie sur la répression sexuelle. Seul un électrochoc désinhibiteur affaiblira les tabous religieux et sexuels. Une révolution sexuelle fondée sur une liberté totale en matière de sexualité (relations sexuelles tolérées avant et hors mariage, droits des homosexuels) s’impose.</p>
<p>Il faut en finir avec cette exigence, voire cette sacralisation de la virginité, laquelle accentue la chosification de la femme et confère une légitimité aux plus sévères condamnations (judiciaires, morales et sociales). Il faut arrêter de mesurer l’honneur et la <em>«valeur marchande»</em> de la femme à l’aune de la présence ou de l’absence des contacts sexuels.</p>
<p>Il faut contester cet ordre séculaire et inique fondée sur le conformisme intellectuel et la répression sexuelle. Ce système de valeurs surannées est à l’origine d’une véritable névrose collective. Les rapports intimes préconjugaux entre les hommes et les femmes ne doivent plus être des moments volés, les couples qui s’y adonnent ne doivent plus se culpabiliser.</p>
<p>Non seulement il faut résister à l’intimidation sociale, aux assauts policiers, aux condamnations judiciaires et aux menaces proférées par les extrémistes, mais en plus il faut revendiquer sans la moindre équivoque la liberté sexuelle et le droit de se bécoter en public. C’est le seul moyen d’en finir avec la répression morale et religieuse et de mettre fin aux inhibitions consubstantiellement liées à notre culture arabo-musulmane moyenâgeuse, une culture à l’origine de tant de frustrations et de névroses en terre d’islam&#8230;</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
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