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	<title>Archives des surendettement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des surendettement - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie-FMI: 65 ans après, la fatigue d’un partenariat?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-fmi-65-ans-apres-la-fatigue-dun-partenariat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 10:51:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le programme FMI en faveur de la Tunisie doit être relancé illico presto. Il y a urgence, il y a péril en la demeure !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-fmi-65-ans-apres-la-fatigue-dun-partenariat/">Tunisie-FMI: 65 ans après, la fatigue d’un partenariat?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 14 avril 1958, et à peine deux ans après son émancipation de la colonisation française, la Tunisie rejoint le Fonds monétaire international, FMI (Bretton Woods accord), comme membre, actionnaire et bénéficiaire des financements et de l’assistance technique. Bourguiba avait une vision et un flair stratégique…</em></strong> <strong><em>Rien de tout cela aujourd’hui! Ici à Washington et jour pour jour, 65 ans après, le partenariat Tunisie-FMI semble amoché, abimé et méconnaissable! Déception réciproque, défiance partagée et malentendus à répétition.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, <em>de Washington au siège du FMI</em></p>



<span id="more-7443785"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Tous les économistes (de gauche comme de droite) pensent que la Tunisie doit entreprendre rapidement des réformes majeures. Autrement le pays va à sa perte. Mais, en face, la Tunisie de Kaïs Saïed se cabre et s’insurge contre les diktats et du FMI.</p>



<p>Pas par hasard! Durant les 65 ans de collaboration Tunisie-FMI, le Tunisien lambda se focalise sur le fait que l’aide du FMI a secouru la Tunisie, trois fois, en 1964, en 1988 et en 2013-2016.</p>



<p>Ironie de l’histoire et des cycles économiques, une fois tous les 20 ans, la Tunisie sombre dans la déchéance, se vide ses caisses et à chaque fois le FMI tend la perche…</p>



<p>Mais, pas gratuitement, pour son aide, le FMI a imposé l’austérité et surtout imposé une dévaluation du dinar de 20 à 25%. Le dinar valait presque 3 dollars en 1958, aujourd’hui il faut plus que 3 dinars pour obtenir un seul dollar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amertume et tension palpable</h2>



<p>Bis repetita, un nième voyage du gouverneur de la Banque centrale et du ministre de l’Économie pour participer aux rencontres annuelles du printemps, les Spring Meetings du FMI et la Banque mondiale, toute cette semaine du 10 au 16 avril 2023.</p>



<p>La tension est palpable, et depuis leur arrivée à Washington, les émissaires de Kaïs Saïed rasent les murs, aucune apparition officielle lors des séminaires, workshops et rencontres d’experts pour défendre clairement et publiquement le branding de la Tunisie et le droit de notre pays aux financements et aux réformes structurelles. Alors que tous les gouverneurs et les ministres présents défendent mordicus leurs pays sur toutes les plateformes.</p>



<p>L’opinion publique tunisienne s’attend que la délégation agisse pour débuguer un accord de principe convenu le 15 octobre, d’un montant de 1,9 milliard de dollars. Le financement du FMI pourrait aider la Tunisie à mobiliser d’autres financements, pour combler ses déficits… tout en alourdissant le fardeau d’une dette devenue insoutenable.</p>



<p>Les négociations FMI-Tunisie traînent en longueur, d’échec en échec, depuis 2021. Soit depuis presque trois ans. Rien pour arranger ce processus, le dialogue avec la Banque mondiale a été aussi suspendu depuis les propos jugés racistes du président Kaïs Saïed.</p>



<p>Pour ces raisons et plein d’autres (tenues secrètes dans ces négociations), l’impasse est totale avec le FMI. Des deux côtés, les négociateurs ne se font plus confiance et chacun est campé sur ses positions, incapables de trouver un modus operandi acceptable par le président Kaïs Saïed, d’un côté et de l’autre, le Board (conseil d’administration) du FMI.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Tunisie-FMI-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-7444503" width="800" height="514"/></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Un anniversaire plutôt amer. </em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Procrastination et réformes douloureuses</h2>



<p>Rétif aux réformes économiques, le président Kaïs Saïed prône le statu quo, et ne veut pas s’engager directement pour opérationnaliser les termes d’un accord discuté par des ministres du gouvernement, qu’il a nommés lui-même.</p>



<p>Trois enjeux cristallisent la procrastination du président face à ce qui est à faire ou pas à faire, pour finaliser l’accord de principe convenu avec le FMI.</p>



<p>1- Le président est arrivé au pouvoir sans programme économique, c’est pourquoi il est peu à l’aise avec les chiffres économiques, et peu doté du pragmatisme requis pour comprendre l’ampleur des déficits et défis socio-économiques, monétaires et budgétaires qui paralysent la Tunisie d’aujourd’hui. Il a gagné l’élection présidentielle haut la main, avec une promesse de gouvernance basée sur un slogan disant naïvement <em>«ce que peuple veut»,</em> le président le veut !</p>



<p>Et ça tombe mal, le peuple tunisien, et l’opinion publique ne veulent pas privatiser les sociétés d’État (restructuration, privatisation), ne veulent pas annuler le système des subventions des prix (alimentaires et énergie) et ne tolèrent pas les licenciements des fonctionnaires en sureffectif.</p>



<p>Faute d’explication, de communication efficace et de leadership, l’opinion publique tunisienne est profondément dressée contre les réformes prônées par le FMI et privilégie le statu quo, défendu par Saïed… et par les syndicats aussi.</p>



<p>On le comprend, le président perdrait la face (et les prochaines élections) s’il appliquait à la lettre toutes ces réformes ultra-libérales exigées par le FMI.</p>



<p>Le gouverneur de la banque centrale Marouane Abassi n’a pas été nommé par le président Saïed, mais par son prédécesseur, feu Béji Caïd Essebsi, et un gouvernement dominé par les islamistes de Rached Ghannouchi, en 2018.</p>



<p>L’équipe de négociateurs avec le FMI a été instable, au moins 4 gouvernements différents se sont succédé depuis 2020. Et donc autant de changements dans la composition de l’équipe de négociateurs et au sein de l’ambassade de Tunisie à Washington.</p>



<p>Le président Saïed ne semble pas trop faire confiance en ses négociateurs auprès du FMI. Il faut dire aussi que ces négociateurs pilotent à vue, la pensée économique de Saïed est instable, illisible et imprévisible.</p>



<p>2- La plus récente équipe de négociation représentant la Tunisie (présidé par le gouverneur de la BCT) a commis plusieurs erreurs stratégiques dans ces négociations qui sont avant tout politiques, en impliquant un peu trop le président dans des réformes structurelles qu’il ne peut pas tenir de facto.</p>



<p>Le projet d’accord convenu et signé avec le FMI (le 15 octobre dernier) comporte des mesures douloureuses, des objectifs chiffrés et un calendrier précis très difficile à respecter et à faire accepter par l’opinion publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JNwMwq15lJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/jihad-azour-le-fmi-na-impose-aucun-diktat-a-la-tunisie/">Jihad Azour : «Le FMI n’a imposé aucun diktat à la Tunisie»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jihad Azour : «Le FMI n’a imposé aucun diktat à la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/jihad-azour-le-fmi-na-impose-aucun-diktat-a-la-tunisie/embed/#?secret=JNrw4AwOCV#?secret=JNwMwq15lJ" data-secret="JNwMwq15lJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pas pour rien que ce document a été mis sous embargo, secret d’État. Et cela n’augure rien de bon au niveau de la mobilisation des syndicats et la restauration du capital de confiance.</p>



<p>Les échecs successifs de cette équipe de négociations sont nombreux, et le gouverneur de la Banque centrale actuelle cristallise les blocages et les errements dans le choix des réformes à mettre en place. Logiquement, il n’est plus l’homme de la situation et il aurait dû tirer sa révérence, pour laisser sa place à quelqu’un d’autre qui inspire confiance et qui peut débloquer l’impasse. C’est ce qu’a fait l’Égypte qui a fait démissionner son gouverneur de la banque centrale (automne dernier) et nommé un autre avant de signer l’entente finale avec le FMI.</p>



<p>3- Depuis que le président Saïed a fait sa sortie anti-émigration et migrants subsahariens, et depuis l’arrêt du dialogue avec la Banque mondiale, plusieurs rapports de veille stratégique ont vu monter les risques d’un <em>«effondrement de l’économie»</em> tunisienne, avec un afflux de quelque 800 000 émigrants partant de la Tunisie. C’est ce qui a créé la multiplication des alertes et discours alarmistes de la part du gouvernement italien, de l’Union européenne, des Américains…</p>



<p>Certes la situation est extrêmement inquiétante : le risque d’effondrement économique de l’État est arithmétiquement plausible, calculable et grandissant. Pour le contrer, il faut opter pour le principe de précaution plutôt que le principe de négation.</p>



<p>Les pays européens et nord-américains ont appelé la Tunisie de Saïed à s’engager dans les réformes pour mériter l’appui du FMI et ensuite l’aide des fonds multilatéraux et bilatéraux. L’Italie est allée plus loin, demandant au FMI de financer en urgence la Tunisie, même avant de mettre la première pierre de l’édifice des réformes exigées par le FMI.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstination de l’équipe FMI …</h2>



<p>Les responsables de l’équipe de négociateurs du FMI doivent aussi sortir de leur rigidité conceptuelle. Dirigée par Jihad Azour, l’équipe en charge du dossier tunisien au siège du FMI à Washington serait très inflexible dans sa démarche, pour faire infléchir Saïed.</p>



<p>Trois limites entachent l’approche du FMI face à la déroute économique en Tunisie et à l’illisibilité politique du président Saïed.</p>



<p>1- Depuis 2017, le FMI a laissé faire. Il a vu que la dette tunisienne gonfler pour devenir progressivement insoutenable, mais il n’a rien fait pour le signifier dans ses rapports publics. Certaines versions du rapport rédigé par le FMI en 2021 ont mentionné explicitement l’insoutenabilité de la dette tunisienne, avant de changer le wording du rapport dans sa version finale. La Tunisie doit au FMI plus que 2,3 milliards de dollars, et le Fonds ne veut pas les perdre… si la Tunisie faisait cessation de paiement.</p>



<p>Depuis 2013, le FMI a fermé les yeux face aux gaspillages et promesses non tenues par ces gouvernements melting-pot et instables conduits par Ennahdha de Ali Larayedh à Youssef Chahed.</p>



<p>Le FMI a commis des erreurs graves en ouvrant les vannes aux gouvernements dominés par l’islam politique en Tunisie. Face aux générations futures du pays, il assume une énorme responsabilité morale dans le surendettement de la Tunisie. Il a été dans une large mesure complice des graves erreurs de tous ces ministres de Finances et conseillers avec rang de ministres qui ont malmené le pays depuis 2013.</p>



<p>2- Malgré tous les discours visant à imposer le fardeau des réformes et ajustements aux riches, les principales réformes déjà engagées de concert avec les financements du FMI ont porté sur la réduction des impôts des entreprises et l’augmentation de la charge fiscale des consommateurs et des travailleurs. Les chiffres sont là pour le confirmer.</p>



<p>Le FMI a bien vu les banques accumuler des bénéfices colossaux en pénalisant l’investissement et en démantelant le made in Tunisia, secteur après secteur. Prétexte: augmenter les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation.</p>



<p>Rien n’a été fait ou suggéré pour taxer la propriété improductive, où la richesse illicite se cache avant d’être exfiltrée à l’étranger. Les hôteliers, les grands propriétaires terriens ou le secteur commercial des grandes surfaces et vente de détail, refuge des grandes richesses, ne paient pas toujours la totalité de leurs impôts et taxes, et oublient souvent de rembourser leurs dus à leurs banques.</p>



<p>Le FMI a tout vu, toutes ces richesses accumulées et placées dans les actifs patrimoniaux improductifs purement spéculatifs. Des comportements rentiers, où les cartels ponctionnent leur rente au grand jour, avec la complicité du système fiscal et même pénal.</p>



<p>Le FMI a manqué une occasion historique pour pousser les gouvernements successifs en Tunisie à élargir progressivement l&rsquo;assiette fiscale.</p>



<p>Une irresponsabilité, parmi tant d’autres, qui ont fait ruiner le capital confiance envers le FMI: seulement 12% des Tunisiens et Tunisiennes font totalement confiance au FMI, selon le World Value Survey (2021-2022). C’est dramatique, et on comprend que Saïed prend ses distances avec le FMI.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7hOMmXm7Qp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/11/le-fmi-ne-ferme-pas-la-porte-devant-la-tunisie/">Le FMI ne ferme pas la porte devant la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le FMI ne ferme pas la porte devant la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/11/le-fmi-ne-ferme-pas-la-porte-devant-la-tunisie/embed/#?secret=QaTPvKV0SN#?secret=7hOMmXm7Qp" data-secret="7hOMmXm7Qp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>3- Troisièmement, la seule véritable protection offerte aux pauvres est par le biais de la caisse de subvention des produits de première nécessité. Le FMI veut démanteler ce système, sans dire comment le remplacer, dans un pays où presque 4 millions (25%) vivent sous le seuil de pauvreté, disposant d’un revenu disponible moyen inférieur à 2$ par jour.</p>



<p>Le gouvernement et le FMI prétendent que la dette publique de la Tunisie est soutenable. Or, le pays a besoin de 8 milliards de $ au cours de chacune des cinq prochaines années.</p>



<p>Pendant ce temps, le gouvernement devra payer 13% du PIB chaque année en paiement de services de la dette (intérêt et principal) à des créanciers.</p>



<p>Si jamais un pays avait besoin d&rsquo;un allègement de sa dette, c&rsquo;est la Tunisie. Nier cela conduira au désastre. L&rsquo;austérité qu&rsquo;elle nécessiterait pourrait déclencher des troubles sociaux majeurs. Il fallait parler plus de rigueur budgétaire que d’austérité budgétaire.</p>



<p>4- Le FMI vacille dans son rôle traditionnel de prêteur de dernier recours. Au lieu d&rsquo;aider à rassembler les créanciers devant aider la Tunisie, il a demandé au pays de le faire par lui-même, reflétant son rôle affaibli au cœur du filet de sécurité financière mondiale à mesure que de nouveaux créanciers, comme la Chine, ont émergé.</p>



<p>Même la Banque mondiale ne vient plus automatiquement à la rescousse de la Tunisie. Depuis peu, elle a simplement suspendu le dialogue et reporté sine die l’examen de sa stratégie-Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alors, où aller à partir d&rsquo;ici ?</h2>



<p>Le programme FMI en faveur de la Tunisie doit être relancé illico presto, ici et maintenant. Il y a urgence, il y a péril en la demeure !</p>



<p>Cela dit, il faut plus de flexibilité win-win, et cela est nécessaire des deux côtés. Ensuite, l&rsquo;allègement de la dette doit être accordé à la Tunisie, malgré les difficultés évidentes de coordination entre les bailleurs de fonds et la décomposition des mécanismes de financement multilatéraux.</p>



<p>Enfin, les populations les plus vulnérables en Tunisie doivent être protégées tout en transférant le fardeau de l&rsquo;austérité sur les plus riches. Mais pas au point de handicaper l’investissement, l’innovation et la productivité du travail.</p>



<p>Pour un pays lilliputien, de la taille de la Tunisie, les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux doivent se coordonner mieux et éviter les mille-feuilles d’exigences dignes de toutes les administrations bureaucratiques qui se respectent.</p>



<p>Une multiplication d’exigences, de reddition de compte qui font que beaucoup de ces financements finissent par être détournés de leur finalité ultime. C’est connu, la corruption ronge déjà plusieurs niches et institutions internationales.</p>



<p>Au-delà de ce soulagement immédiat, la Tunisie doit commencer à s&rsquo;attaquer aux maladies sous-jacentes qui l&rsquo;ont conduit au marasme actuel et la paupérisation en cours.</p>



<p>Pour notre pays, un bon point de départ serait de redéfinir son contrat social et moderniser complètement son administration publique.</p>



<p>Cela obligera les élites tunisiennes à mettre de côté leurs différences et à jouer ensemble pour relancer le développement économique. Le pays a les expertises intègres et honnêtes pour concevoir et calibrer un système relever de sauvetage et de relance économique en Tunisie.</p>



<p>À son tour, la communauté mondiale peut aider en fournissant un environnement propice aux exportations tunisiennes et en investissant plus et plus stratégiquement dans le pays.</p>



<p>L&rsquo;heure est plutôt tardive. Et les pauvres, les chômeurs et les vulnérables ne peuvent pas attendre beaucoup plus longtemps. Ils peuvent s’insurger, perdre espoir ou se jeter dans la mer pour rejoindre l’Italie voisine.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-fmi-65-ans-apres-la-fatigue-dun-partenariat/">Tunisie-FMI: 65 ans après, la fatigue d’un partenariat?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la perversité d’un monétarisme à deux vitesses</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/01/tunisie-la-perversite-dun-monetarisme-a-deux-vitesses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 08:17:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dépréciation du dinar]]></category>
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		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale de Tunisie (BCT) monte en flèche son taux directeur à 7%, pour contrer une inflation de 7,5%, sacrifiant encore une fois l’investissement et la croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/01/tunisie-la-perversite-dun-monetarisme-a-deux-vitesses/">Tunisie : la perversité d’un monétarisme à deux vitesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chose et son contraire? La Banque centrale de Tunisie (BCT) monte en flèche son taux directeur à 7%, pour contrer une inflation de 7,5%, sacrifiant encore une fois l’investissement et la croissance. En revanche et en catimini, la BCT pousse le système bancaire tunisien à prêter des milliards de dinars au Trésor public, pour soulager les pressions d&rsquo;une dette insoutenable et surtout pour payer les salaires les fonctionnaires.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-1148179"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>La BCT active ainsi sa planche à billets, augmentant la masse monétaire en circulation (M3), de 9% en 2021. Elle crée ainsi de l’inflation qu’elle prétend combattre par l’augmentation du taux d’intérêt directeur. Cherchez l’erreur… À se demander si la BCT ne pratique pas ainsi un monétarisme à deux vitesses, un monétarisme discrétionnaire… un peu à la tête du client! Elle ne doit pas perdre de sa crédibilité, ne doit pas sortir de son rôle! Parce que les faits sont incriminants!</p>



<h2 class="wp-block-heading">1-&nbsp;Les faits sont têtus</h2>



<p>La BCT a surpris observateurs et analystes en augmentant fortement et subitement son taux d’intérêt directeur. Pourtant, tous ces analystes ont appelé de leurs vœux à la prudence, à la responsabilité, espérant que la BCT ne va pas encore surréagir, en pénalisant l’investissement et en torpillant les premiers signes d’une reprise économique dans plusieurs secteurs clefs : tourisme, artisanat, agriculture, bâtiment, services, etc.</p>



<p>De surcroît, ces mêmes experts, venant de différentes écoles de pensée économique, ont martelé que dans le contexte, une augmentation du taux directeur ne peut aucunement être efficace contre une inflation de pénuries mondiales et totalement exogènes, comme la guerre en Ukraine, la reprise la post-Covid ou encore la perturbation des chaînes d’approvisionnement. En économie, on ne règle pas des chocs d’offre, en s’attaquant à la demande…</p>



<p>Tout augmente, les cours du pétrole, des céréales, et de nombreuses matières premières. Et comme on dit à la Cité Ettathamen, <em>«Il n’y a que la valeur de la vie humaine qui baisse en ces temps incertains…»</em>!</p>



<p>Les analystes ont pourtant prévenu qu’une autre hausse précipitée du taux directeur sera pire que le mal qu’elle est censée combattre.</p>



<p>Peine perdue, la BCT fait à sa tête, ajoutant plus de ce qui n’a pas marché, par le passé, et ramenant le taux directeur à des summums : cinq fois plus élevé que celui en vigueur au Maroc, alors que l’inflation au Maroc est jugée forte, pas loin de celle de la Tunisie (5,5% au Maroc, contre 7,5% en Tunisie). La culture de l’évaluation n’est pas encore à l’ordre du jour de l’institut d&rsquo;émission tunisien…</p>



<p>Pas besoin de dessin, on devine aisément que les vrais motifs de cette augmentation du taux directeur ne sont pas uniquement monétaires, mais comportent bien des raisons politiques énigmatiques jusqu’à preuve du contraire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- La BCT s’invite dans l’agenda politique</h2>



<p>Le timing, l’intensité de la hausse des taux et le contraste créé par l’asymétrie entre mesures monétaires et mesures fiscales, montrent que la BCT durcit le ton, se raidit pour faire valoir son orthodoxie monétariste.</p>



<p>La manière compte et les opérateurs économiques lisent entre les lignes. La BCT n’y va pas de main molle! Elle tape sur table, comme pour se faire remarquer, comme pour compenser le retard (ou le refus) des réformes fiscales: réduction de la masse salariale, ajustement des subventions, privatisation d&rsquo;entreprises publiques. Le tout pour espérer la bénédiction politique du pouvoir exécutif en Tunisie.</p>



<p>Pas rassurant, et dommage! La BCT pilote à vue, sans plan stratégique (le précédent est échu depuis 2021). Elle utilise une législation de change qui date des années 1970. Et l’actuel gouverneur veut probablement renouveler son mandat, qui arrive à échéance d’ici un an. Alors, ceci explique cela…</p>



<p>Cela dit, la BCT s’improvise un rôle d’équilibriste et accepte de prendre l’odieux de son approche très monétariste, et très défavorable à l’investissement et anti-reprise économique.</p>



<p>«<em>Pas difficile de voir que la BCT se positionne comme paratonnerre pour protéger le pouvoir exécutif qui ne veut pas réformer et qui n’ose engager aucun de tous ces changements socio-économiques exigés par les bailleurs de fonds. Des réformes peu populaires et peu acceptables par le citoyen lambda</em>», déclarait sous le couvert de l’anonymat un universitaire tunisien, directeur d’un centre de recherche sur les politiques monétaires.</p>



<p>La BCT ne veut pas attendre l’avènement de ces réformes fiscales, pensant qu’elles ne seront pas annoncées et acceptées avant les échéances politiques portant sur un référendum en juillet et des élections en décembre. En attendant, il faut trouver un accord avec le FMI.</p>



<p>C’est probablement pour cette raison que la BCT a procédé rapidement, sans évaluation des impacts&nbsp;<em>ex ante</em>&nbsp;et sans concertation avec les partenaires gouvernementaux… ne voulant pas faire pression sur le gouvernement de Najla Bouden et ultimement sur le président Kaïs Saïed.</p>



<p>Mais, sans aucun doute, la BCT respecte les apparences, sans convaincre les anticipations rationnelles des opérateurs économiques. La hausse du taux directeur fait partie intégrante de la mission principale de la BCT, comme annoncé par la Loi de 2016, votée sous la législature dominée par le parti islamiste.</p>



<p>Par ses actions (et inactions), la BCT rend service au président Kaïs Saïed et tient compte de l’agenda politique de ce dernier. Le Tunisien moyen n’accepterait pas de gaité de cœur les licenciements dans la fonction publique, et encore moins l’abolition de la subvention du pain, du couscous et des spaghettis…</p>



<p>Et la hausse du taux d’intérêt directeur devient la solution qui fait le moins mal au président et à son gouvernement. Une hausse à impact diffus, latent et incolore donc plus acceptable, puisque moins coûteuse, politiquement parlant, à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3- Un message subliminal pour le FMI</h2>



<p>Théoriquement, la hausse du taux directeur doit aussi faire plaisir au FMI et aux bailleurs de fonds internationaux. Le FMI insiste sur l’importance du ciblage de l’inflation en Tunisie et considère que la hausse du taux directeur constitue le levier principal de la politique monétaire en Tunisie.</p>



<p>Ce faisant, ce message adressé au FMI peut arranger le gouvernement Bouden, qui attend avec impatience l’obtention d’un accord de financement avec le FMI.</p>



<p>Mais, cette décision ne sera probablement pas suffisante pour le FMI qui a déjà conçu son kit de diktats, proposés comme conditionnalités pour aboutir à un accord avec la Tunisie. En plus du ciblage de l’inflation, on parle ici de flexibilité du taux de change du dinar (dévaluation du dinar), de la vérité des prix, de la rationalisation des dépenses de l’État et de la réduction des effectifs de fonctionnaires… Et ce kit ne me dérange pas, s’il était mis en œuvre de façon éclairée, neutre et tenant compte des effets pervers et mesures d’accompagnement liées.</p>



<p>Fidèle à l’orthodoxie monétariste, la BCT n’utilise pas tous les instruments monétaristes à sa disposition et faisant partie du kit requis pour mieux cibler l’inflation.</p>



<p>On comprend que ce n’est pas facile pour les membres du conseil d’administration de la BCT. Leur institution fait face à une équation complexe et dont les variables ne sont pas toutes monétaires. Plusieurs variables sont politiques et idéologiques. Dans un contexte de surendettement (dette insoutenable), d’instabilité institutionnelle, d’inquiétants déficits budgétaires et de résistance aux réformes structurelles, la BCT choisit de pénaliser encore une fois l’investissement et les premiers signes de reprise des secteurs économiques clefs (tourisme, agriculture, services, etc.).</p>



<p>La BCT aurait pu faire modifier le ratio créance/dette pour le baisser de 120% (circulaire de la BCT de 2018) à 100%. Elle aurait pu introduire des mesures réglementaires pour siphonner des liquidités en circulation, notamment dans le marché informel et particulièrement dans les régions frontalières où les agents économiques préfèrent thésauriser leur liquidité et épargner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4- La planche à billets…</h2>



<p>Sachant que la hausse d’un point de pourcentage du taux d’intérêt directeur dans le contexte de la Tunisie post-2011 ne baisse pas sensiblement l’inflation (IPC). Selon une étude récente produite par le FMI (2020), pour la période 2011-2019, l’impact de la hausse du taux directeur sur la maîtrise de l’inflation est très faible, ne dépassant pas les 13% (Working paper, IMF 20|167). Les auteurs démontrent cette évidence de manière économétrique.</p>



<p><em>«La décomposition de la variance de l&rsquo;inflation montre qu&rsquo;environ 13% de la variance de l&rsquo;inflation s&rsquo;explique par les variations du taux directeur (après 9 trimestres) ; un pourcentage similaire de la variance de l&rsquo;inflation (13 %) est dû aux variations de la croissance de la monnaie au sens large (M3), tandis que les fluctuations des taux de change expliquent jusqu&rsquo;à 40% de la variabilité de l&rsquo;inflation à long terme…».</em></p>



<p>La BCT fait fi de ce constat et oublie son indépendance pour se contorsionner et s’impliquer directement dans les tensions institutionnelles, partisanes et politiques. L’institut d’émission fait semblant de lutter contre l’inflation, tout en faisant tourner la planche à billets et en ouvrant les vannes du financement pour les banques locales qui prêtent au gouvernement. Des prêts qui permettant au gouvernement de financer les salaires d’une administration pléthorique et de subvenir et de rééchelonnement des remboursements de dettes venus à échéance. Et la variation de la masse monétaire a augmenté de presque 9%, alors qu’elle explique aussi 13% de la variance de l’inflation.</p>



<p>Comme si on voulait faire de la compensation : on fait tourner la machine à imprimer les dinars et on augmente les taux d’intérêt directeurs. Cela arrange le gouvernement actuel, cela accommode l’agenda politique du président Kaïs Saïed, à la veille d’un référendum constitutionnel, prévu dans deux mois. Et des élections à la fin de l’année.</p>



<p>Évidemment, cette hause constitue un autre cadeau providentiel pour le cartel des banques locales.</p>



<p>Cette hausse du taux directeur est probablement conçue pour financer indirectement les déficits publics liés à la consommation et à la création d’emplois fantômes uniquement pour faire de la politique politicienne et influencer l&rsquo;agenda politique et les prochaines élections <em>«quoi qu&rsquo;il en coûte»</em>.</p>



<p>La BCT bricole ses instruments, le gouvernement campe sur ses positions mettant un niet aux réformes qui ne durait que le temps de la pandémie. Comme si l’investissement et la croissance n&rsquo;auraient aucune importance. Piégée par trop d&rsquo;objectifs contradictoires, la politique monétaire de la Tunisie est chancelante, voire dangereuse. Ses contradictions et perversions augureraient de lendemains douloureux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5 – Double discours et non-transparence</h2>



<p>À tous les niveaux, les statistiques monétaires, économiques et budgétaires ne circulent pas de façon transparente et instantanée. L’asymétrie d’information pose un problème, sape la confiance et suscite des inquiétudes. Trois exemples pour s’en convaincre.</p>



<p>&#8211;&nbsp;<strong>Un</strong>: la BCT agit actuellement sans Plan stratégique qui précise ses orientations, ses axes d’interventions et indicateurs de performance. Le précédent plan est périmé depuis 2021.</p>



<p>&#8211;&nbsp;<strong>Deux</strong>: le vote et les conditions de vote des membres du conseil d’administration ayant décidé de hausser le taux directeur ne sont pas connus et aucun opérateur économique ne peut affirmer que ce vote a été unanime ou encore étriqué! La BCT ne dispose pas de comité d’économistes experts et réellement indépendants pour valoriser le savoir et optimiser les décisions.</p>



<p>&#8211;&nbsp;<strong>Trois</strong>&nbsp;: la BCT ne publie pas ses analyses et on ne sait pas si, réellement, ses décisions sont fondées sur le savoir, issues de données probantes, économétriques et validées par des universitaires et organismes dignes de confiance. La transparence fait défaut.</p>



<p>Des réformes structurelles sont nécessaires pour restaurer la confiance envers la BCT et envers le système bancaire, un cartel qui engrange des bénéfices colossaux, alors que le pays est techniquement en faillite. Ce chemin, douloureux et étroit est le seul possible.</p>



<p>Si la BCT perpétuait&nbsp;<em>ad libitum</em>&nbsp;une politique de financement des déficits publics en augmentant les taux d’intérêt et en poussant le cartel des banques à financer l’État, de graves crises financières et politiques sont à prévoir, compromettant l’avenir de la Révolte du Jasmin en Tunisie, 10 ans après. La récession s&#8217;emballera au détriment des plus faibles et le dinar trinquera encore et encore! Les dévaluations successives du dinar expliquent 40% de la variance de l’inflation (selon la même étude du FMI citée ci-haut).</p>



<p>La confiance dans le dinar n’est pas haute et elle risque de dégringoler plus, suivant la trajectoire ayant fait crasher la livre libanaise. Les politiques monétaires de la BCT doivent apprendre de leurs erreurs et s’engager dans une perspective de décision fondée sur le savoir, sur la responsabilité collective et surtout sur la transparence. Aujourd’hui, on est très loin de ce paradigme et la marche est relativement haute…</p>



<p><em>* Universitaire au Canada</em>. </p>



<p><em>(1) Khatat M, End N &amp; Kolsi R (2020). Tunisia Monetary Policy Since the Arab Spring: The Fall of the Exchange Rate Anchor and Rise of Inflation Targeting, IMF, Working paper WP/20/167.</em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/01/tunisie-la-perversite-dun-monetarisme-a-deux-vitesses/">Tunisie : la perversité d’un monétarisme à deux vitesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La BAD prévoit pour la Tunisie une croissance de 2,5% en 2022</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-bad-prevoit-pour-la-tunisie-une-croissance-de-25-en-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 06:21:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[croissance du PIB]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit du compte courant]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance du PIB de la Tunisie devrait atteindre 2,5% en 2022 et 3,2% en 2023, selon un rapport de la BAD sur l'Afrique en 2022.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-bad-prevoit-pour-la-tunisie-une-croissance-de-25-en-2022/">La BAD prévoit pour la Tunisie une croissance de 2,5% en 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La croissance du PIB de la Tunisie devrait atteindre 2,5% en 2022 et 3,2% en 2023, selon le rapport Perspectives économiques en Afrique 2022, publié lors des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) mercredi 25 mai 2022, à Accra, au Ghana.</em></strong></p>



<span id="more-972887"></span>



<p>L&rsquo;inflation devrait être plus élevée en 2022 en raison du conflit russo-ukrainien, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux, puis baisser en 2023 sur la base d&rsquo;une politique monétaire prudente et d&rsquo;un apaisement des tensions inflationnistes externes, a souligné le rapport.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Instabilité politique et risque élevé de surendettement</h2>



<p>Les projections montrent également une détérioration du déficit budgétaire et du déficit du compte courant en 2022, avant une amélioration en 2023. Cependant, ces perspectives pourraient se détériorer en raison du risque élevé de surendettement, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur les entrées de capitaux et l&rsquo;accès aux marchés extérieurs de financement.</p>



<p><em>«De plus, l&rsquo;instabilité politique et la lenteur des réformes conduisent à la réticence des donateurs à soutenir financièrement le pays… La reprise pourrait également être ralentie par des tensions sociales causées par la hausse des prix dans un contexte économique difficile pour les ménages, par une politique budgétaire restrictive pénalisant davantage les investissements publics, par la perte de confiance des investisseurs privés ou par de nouvelles variantes du Covid-19. La restauration des finances publiques viables, une gestion prudente de la dette et la disponibilité de denrées alimentaires de base à des prix abordables seront nécessaires pour atténuer les risques»,</em> souligne encore le rapport,</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, 130e sur l&rsquo;indice mondial des risques climatiques</h2>



<p>La Tunisie est 130 sur l&rsquo;indice mondial des risques climatiques (GCRI) 2021, indique aussi le rapport. L&rsquo;impact du changement climatique épuise les ressources en eau et entraîne la perte de biodiversité, la dégradation des côtes et la désertification.</p>



<p>L&rsquo;agriculture, fortement dépendante de l&rsquo;irrégularité des précipitations, est particulièrement vulnérable au stress hydrique. Plus de 3 000 ha de zones côtières urbaines sont menacées d&rsquo;inondation par l&rsquo;élévation du niveau de la mer.</p>



<p>Pourtant, le pays progresse dans la réalisation de l&rsquo;ODD 13 sur l&rsquo;action climatique. Pour amorcer sa transition énergétique, il a lancé le Plan solaire tunisien, qui d&rsquo;ici 2030 vise à réduire l&rsquo;intensité carbone de 41% par rapport à 2010 et à atteindre une part de 30% d&rsquo;énergie renouvelable (EnR) dans le mix énergétique, même si sa mise en œuvre a pris beaucoup de retard et que les moyens actuels du pays ne lui permettent d&rsquo;avoir d&rsquo;aussi grandes ambitions.</p>



<p><em>«Une étude Eau 2050 est en cours et propose des mesures d&rsquo;adaptation aux pénuries d&rsquo;eau. Pourtant, la mobilisation des ressources pour les fonds climatiques a été faible en raison d&rsquo;un manque à la fois du personnel spécialisé dans les ministères et des agences responsables»</em>, indique le rapport.</p>



<p>Les projets en cours au sein de l&rsquo;Agence nationale pour la maîtrise de l&rsquo;énergie (ANME) visent <em>«à doter le pays d&rsquo;instruments basés sur des mécanismes de marché pour lutter contre le changement climatique, tels qu&rsquo;une taxe carbone, des tarifs carbone et des lignes de crédit. Les secteurs du ciment et de l&rsquo;énergie seraient particulièrement appropriés pour tester ces instruments.»</em></p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/la-bad-prevoit-pour-la-tunisie-une-croissance-de-25-en-2022/">La BAD prévoit pour la Tunisie une croissance de 2,5% en 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quand la Tunisie va-t-elle mettre en place un plan pour réduire son surendettement ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/quand-la-tunisie-va-t-elle-mettre-en-place-un-plan-pour-reduire-son-surendettement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 13:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Triki]]></category>
		<category><![CDATA[budget de fonctionnement]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle Kheireddine]]></category>
		<category><![CDATA[déficit de la balance commerciale]]></category>
		<category><![CDATA[dette tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[productivité du travail]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une communication faite, au cours d’une récente conférence-débat organisée par le Cercle Kheireddine et le Forum Ibn Khaldoun, sur la soutenabilité de la dette tunisienne, Abdelhamid Triki, ancien ministre du Plan et de la Coopération internationale, a établi un parallèle entre la dette extérieure tunisienne et celles de pays surendettés qui ont mis en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/quand-la-tunisie-va-t-elle-mettre-en-place-un-plan-pour-reduire-son-surendettement/">Quand la Tunisie va-t-elle mettre en place un plan pour réduire son surendettement ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Tunisie-Endettement.jpg" alt="" class="wp-image-283443"/></figure>



<p><strong><em> Dans une communication faite, au cours d’une récente conférence-débat organisée par le Cercle Kheireddine et le Forum Ibn Khaldoun, sur <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/01/28/les-facteurs-a-lorigine-de-lexcessivite-de-la-dette-tunisienne-selon-lamia-zribi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="la soutenabilité de la dette tunisienne (s’ouvre dans un nouvel onglet)">la soutenabilité de la dette tunisienne</a>, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/01/31/abdelhamid-triki-tire-la-sonnette-dalarme-la-tunisie-risque-detre-insolvable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Abdelhamid Triki (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Abdelhamid Triki</a>, ancien ministre du Plan et de la Coopération internationale, a établi un parallèle entre la dette extérieure tunisienne et celles de pays surendettés qui ont mis en place des plans pour réduire leur surendettement. </em></strong></p>



<span id="more-283442"></span>



<p><em> «L’objectif est de situer la Tunisie par rapport à un panel de pays fortement endettés et de voir comment ces derniers ont procédé pour réduire le fardeau de leur dette»</em>, a-t-il-dit, et de préciser que les pays retenus figurent dans la liste des 19 pays les plus endettés selon le rapport World Economic Forum 2016-2017. Il s’agit de : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>la Grèce : avec une dette représentant 178,4% du PIB, qui continue de souffrir de la crise économique et n’arrive toujours pas à rembourser sa dette malgré les plans de sauvetage appuyés par les créanciers internationaux. Ce pays subit toujours des mesures d’austérité (baisse des salaires de 30%, vente de plusieurs ports, vague de privatisation…);</li><li>le Portugal, dont la dette de ce pays représente 128,8% du PIB et qui a décidé de sortir de la crise avec son propre plan de sauvetage (2014) en s’appuyant sur le tourisme;</li><li>l’Espagne, avec une dette représentant 99% du PIB, a opté, comme beaucoup de pays de l’Union Européenne, pour une approche qui consiste à augmenter la productivité et à booster la croissance;</li><li>l’Irlande qui est parvenu à réduire le ratio de la dette de 122,8% à 95,2% du PIB, à la faveur d’un refinancement réussi de sa dette.</li></ul>



<p> Au niveau de la région Moyen Orient-Afrique du Nord (Mena), la Tunisie, avec un taux d’endettement de 70% du PIB (chiffre de 2016), se situe parmi les pays les plus fortement endettés comme le Liban et la Jordanie. Mais il tarde encore à prendre des mesures sérieuses pour réduire son endettement et continue même se solliciter des crédits auprès des bailleurs de fonds internationaux pour financer la masse salariale de son secteur public et son budget de fonctionnement. Alors que la productivité du travail continue de baisser, que l’investissement pique du nez et que le déficit de la balance commerciale explose… Et pas seulement… </p>



<p class="has-text-align-right"><strong> Khémaies Krimi</strong></p>



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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VWxrDIAs4n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/28/les-facteurs-a-lorigine-de-lexcessivite-de-la-dette-tunisienne-selon-lamia-zribi/">Les facteurs à l’origine de l’excessivité de la dette tunisienne, selon Lamia Zribi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les facteurs à l’origine de l’excessivité de la dette tunisienne, selon Lamia Zribi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/28/les-facteurs-a-lorigine-de-lexcessivite-de-la-dette-tunisienne-selon-lamia-zribi/embed/#?secret=kfX3NNrHbu#?secret=VWxrDIAs4n" data-secret="VWxrDIAs4n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Débat à Tunis :  Surendettement et besoin de financement extérieur en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 09:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Triki]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle Kheireddine]]></category>
		<category><![CDATA[dette tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[Lamia Zribi]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ben Romdhane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cercle Kheireddine et le Forum Ibn Khaldoun pour le développement organisent une rencontre-débat sur «La soutenabilité de la dette tunisienne», le Samedi 18 janvier 2020 à 9 heures au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) à la Cité El-Khadra, à Tunis. Depuis 2011, la Tunisie est entrée dans...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Dette-tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-271003"/></figure>



<p><strong><em>Le Cercle Kheireddine et le Forum Ibn Khaldoun pour le développement organisent une rencontre-débat sur «La soutenabilité de la dette tunisienne», le Samedi 18 janvier 2020 à 9 heures au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) à la Cité El-Khadra, à Tunis. </em></strong></p>



<span id="more-270998"></span>



<p> Depuis 2011, la Tunisie est entrée dans une période d’endettement croissant à un rythme très rapide. Non pour financer ses investissements, mais ses dépenses improductives : masse salariale du secteur public et dépenses de compensation, notamment énergétiques. </p>



<p> Compte tenu de ses déficits extérieurs et de la très grave détérioration de son solde courant, le pays a de plus en plus tendance à recourir à des financements extérieurs.</p>



<p> La dette extérieure totale (celle de l’Etat et des entreprises) a atteint plus de 78 milliards de dinars en 2018, soit 74% du PIB; quant au service de cette dette, il a connu un bond spectaculaire à partir de 2017 : un doublement par rapport à la moyenne 2011-2015. Les années 2020-2025 sont des années de fortes tensions sur les finances externes de la Tunisie : au taux de change actuel du dinar vis-à-vis des principales monnaies internationales, un montant annuel moyen de 10 milliards de dinars devra être remboursé aux créanciers, soit le triple de la moyenne 2011-2015.</p>



<p> Compte tenu de la rigidité de son cadre macro-financier (en particulier, une croissance molle, un déficit énergétique incompressible à moyen terme s’établissant à un minimum de 7% du PIB), la Tunisie ne pourra honorer sa dette sans lever des fonds auprès de ses partenaires internationaux d’un montant avoisinant le service de sa dette. </p>



<p> À ce jour, rien n’est prévisible. Le Fonds monétaire international (FMI) n’a pas procédé aux décaissements programmés, considérant que les réformes et les mesures de redressement n’ont pas été mises en œuvre.  Les autres institutions financières internationales ou régionales ont, certes, décaissé les prêts programmés, mais partagent  la même analyse. Même si elles venaient à modifier leur diagnostic, se pose la question de notre exposition/pays qui viendra limiter leurs engagements nouveaux en faveur de la Tunisie. Tous les scénarios sont possibles. </p>



<p> L’objet de la rencontre qu’organisent le Cercle Kheireddine et le Forum Ibn Khaldoun est de présenter l’état des lieux de la dette tunisienne et de son échéancier de remboursement à moyen terme  et d’examiner sa soutenabilité au regard de différents scénarios. Il consiste également à dégager les voies et les moyens qui sont de nature à préserver la soutenabilité de notre dette à moyen et long termes et à inscrire la Tunisie dans une trajectoire de croissance durable.</p>



<p> Deux conférences introductives sont programmées : <em>«La dette extérieure : présentation et diagnostic» </em>par Lamia Zribi, ancienne ministre des Finances, et <em>«La dette extérieure : ses défis et les moyens de les surmonter»</em> par Abdelhamid Triki, ancien ministre du Plan et de la Coopération internationale, le débat devant être modéré par Mahmoud Ben Romdhane, président du conseil d’orientation stratégique du Cercle Kheireddine.</p>



<p><strong><em> Source</em></strong> : communiqué.</p>
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		<title>Tunisie : La polémique sur le surendettement ne cesse de refaire surface</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/20/tunisie-la-polemique-sur-le-surendettement-ne-cesse-de-refaire-surface/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 15:55:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
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		<category><![CDATA[Mustapha Kamel Nabli]]></category>
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		<category><![CDATA[Slim Chaker]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de l’endettement de la Tunisie suscite des réactions diverses, car, sans avoir à en exagérer l’ampleur ou la gravité, c’est là, sans aucun doute, un sujet de préoccupation et qui requiert un traitement spécifique. Car il ne s’agit pas de savoir si le pays est encore dans une situation de s’endetter davantage, mais...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Ridha-Chalghoum.jpg" alt="" class="wp-image-219602"/><figcaption><em>Ridha Chalghoum, ministre des Finances. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>La question de l’endettement de la Tunisie suscite des réactions diverses, car, sans avoir à en exagérer l’ampleur ou la gravité, c’est là, sans aucun doute, un sujet de préoccupation et qui requiert un traitement spécifique. Car il ne s’agit pas de savoir si le pays est encore dans une situation de s’endetter davantage, mais pourquoi le ferait-il et pour quel résultat escompté.  </em></strong><br></p>



<p> Par<strong> Khémaies Krimi</strong><br></p>



<span id="more-219599"></span>



<p> L’événement : après avoir rejeté, le 3 mai 2019,  une première fois la demande du gouvernement de sortir sur le marché financier international pour lever des fonds, la commission des finances, de la planification et du développement relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a fini par l’approuver, le 22 mai. <br></p>



<p> En vertu de ce feu vert l’Etat tunisien va pouvoir émettre sur le marché financier international un emprunt obligataire de 800 millions de dollars ou d’euros, selon la situation du marché, en vue de financer le budget de l’Etat pour l’exercice en cours. Au décompte final, 13 députés ont voté pour et seulement 2, Mongi Rahoui (Front populaire) et Rim Mahjoub (Afek Tounès), ont voté contre cette sortie, et ce, lors d’une séance d’audition du ministre des Finances, Ridha Chalghoum.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Risque d’aggravation de la dette <br></h3>



<p> Justifiant son vote contre cette sortie, M. Rahoui, président de cette commission a précisé aux médias que cet emprunt qu’il a qualifié de <em>«très élevé» va aggraver la situation de l’endettement de la Tunisie auprès des institutions financières internationales». </em><br></p>



<p> Le relayant un jour après, l’expert en économie, développement et investissement Sadok Jabnoun a déclaré, en substance, au site   <em>‘‘African manager’’</em>, que <em>«l’endettement de la Tunisie a connu une hausse vertigineuse, atteignant même 74% du PIB». </em>Il a laissé entendre, par la même occasion, que ce taux risque de s’aggraver avec cette nouvelle sortie sur le marché financier international, d’autant plus que le nouvel apport financier va servir à financier le déficit budgétaire et non l’investissement.<br></p>



<p> Cette thèse d’aggravation du taux d’endettement se défend bien en ce sens où cette sortie sur le marché financier intervient après celui accordé le 24 avril 2019 par le parlement au gouvernement pour contracter au près des banques tunisiennes un crédit en devises de 356 millions d’euros.<br></p>



<p> Par-delà ces hypothèses et supputations, il faut reconnaître qu’à défaut de statistiques fiables et au regard de la disparité des taux annoncés et des approches suivies, il est très difficile d’apprécier objectivement l’endettement de la Tunisie. Pour preuve. <br></p>



<p> Dans une récente étude sur ce sujet, Mustapha Kamel Ennabli, ancien ministre du Développement économique et ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), va plus loin et estime que le taux d’endettement actuel de la Tunisie est de l’ordre de 125% du PIB si on ajoute au taux officiel affiché (71%) la dette des caisses de sécurité sociale, des entreprises publiques et parapubliques. <br></p>



<p> Déjà, Fadhel Abdelkefi, au temps où il était ministre du Développement, de la Coopération internationale et de l’Investissement (gouvernement Chahed I), parlait d’un taux d’endettement réel de 85% si on ajoutait au taux officiel la dette celui de la dette du secteur privé.<br></p>



<p> Si on s’amuse naïvement à faire l’addition : taux officiel avec un trend haussier (75%) + dette des entreprises publiques para-publiques, caisses de sécurité sociale (55%) + taux de la dette privée (15%), le taux d’endettement de la Tunisie avoisinerait les 145% du PIB. Le rapport annuel du Forum de Davos sur la compétitivité pour l’exercice 2018, publié en novembre dernier, a classé la Tunisie à la 133e place sur un total de 140 pays listés pour l’ampleur de la dette. <br></p>



<p> Cela pour dire simplement que le calcul du taux d’endettement du pays pose toujours problème en dépit de la disponibilité de solutions pour y remédier. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le surendettement de la Tunisie serait du à la méthodologie <br></h3>



<p> Invité, en janvier 2018, par la Biat pour donner une conférence sur la thématique<em> «Quels déterminants du décollage économique pour la Tunisie dans le monde d’aujourd’hui»</em>, Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et banquier d’affaire, n’a pas manqué d’attirer l’attention sur certains dysfonctionnements liés à la structure de la dette tunisienne et à la méthodologie suivie pour la présenter. Il s’est dit dérangé par sa répartition- composition : emprunts extérieurs + emprunts intérieurs.<em> «Il n’y pas un pays en Europe qui présente sa dette rapportée au PIB en ajoutant la dette intérieure à la dette extérieure. Des pays comme la France ou l’Allemagne ne parlent de leurs dettes qu’en faisant allusion uniquement à leur dette extérieure»</em>, a-t-il-martelé avant d’ajouter: <em>«Si la Tunisie applique la même méthodologie, le taux de son endettement serait un des plus bas en Afrique».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">La solution : la création d’une Agence de Trésor<br></h3>



<p> L’idéal serait pour les observateurs de la dette tunisienne d’opter pour une réforme radicale. Celle-ci consisterait en la réactivation d’un projet cher au défunt Slim Chaker, ancien ministre des Finances, en l’occurrence la création d’une agence dédiée exclusivement à la gestion de la dette publique à l’instar de l’Agence France Trésor. Sa mission serait de centraliser la gestion de la dette publique et d’optimiser l’emploi des ressources d’emprunt. <br></p>



<p> À terme, il s’agit de mettre fin à trois dysfonctionnement : la multiplicité et l’absence de coordination entre les institutions et ministères en charge de la dette (Banque centrale de Tunisie, ministères des Finances, du Développement, de la Coopération internationale et de l’Investissement, et des Affaires étrangères.<br></p>



<p> Interpellé sur le retard qu’accuse la mise en place de cette agence, un ministre qui a requis l’anonymat m’a révélé que les départements en charge du dossier ne veulent pas de cette agence car la gestion d’une partie de la dette leur permet d’utiliser les soldes des dons et crédits non utilisés pour assurer à leurs hauts cadres un certain confort de vie : achats de voitures de luxe, voyages à l’étranger, séjours dans des hôtels de luxe, le tout en toute légalité. Sans commentaire. </p>
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		<item>
		<title>Tunisie a besoin d&#8217;une Agence de Trésor pour gérer sa dette publique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/17/tunisie-a-besoin-dune-agence-de-tresor-pour-gerer-sa-dette-publique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jan 2019 08:18:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Arabie Saoudite vient d’accorder à la Tunisie un prêt de 1.500 millions de dinars tunisiens (MDT) à la Tunisie, annonce, le 16 janvier 2019, un communiqué du ministère des Finances. Ce crédit va aggraver davantage l’endettement de la Tunisie qui atteint désormais le seuil de 71,5% du PIB contre 40% en 2010. Par Khémaies Krimi...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/17/tunisie-a-besoin-dune-agence-de-tresor-pour-gerer-sa-dette-publique/">Tunisie a besoin d&rsquo;une Agence de Trésor pour gérer sa dette publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-53467" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Bombe-du-surendettement.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’Arabie Saoudite vient d’accorder à la Tunisie un prêt de 1.500 millions de dinars tunisiens (MDT) à la Tunisie, annonce, le 16 janvier 2019, un communiqué du ministère des Finances. Ce crédit va aggraver davantage l’endettement de la Tunisie qui atteint désormais le seuil de 71,5% du PIB contre 40% en 2010.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-193560"></span></p>
<p>Ce surendettement a amené, il y a quelques jours, le député du Courant populaire Salem Labiedh à interpeller Zied Ladhari, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, en charge du dossier et à lui demander comment a été dépensé le montant de 40 milliards de dinars de crédits contractés depuis 2011.</p>
<p>La réponse est qu’une bonne partie de cette dette est allée alimenter les hausses consécutives des salaires des employés de la fonction et du secteur publics, y compris le alaire de M. Labiedh, que la fonction de représentant du peuple habilite à connaître la réponse à sa question, puisqu’il vote chaque année la loi de finances et le budget de l’Etat.</p>
<p>Par ailleurs, même les observateurs internationaux de l’économie tunisienne se sont faits l’écho de cet endettement excessif et appelé l’Etat tunisien à mieux utiliser les dettes qu’il contracte, non pas pour augmenter les salaires et alimenter ainsi l’inflation et accélérer la dévaluation du dinar, mais pour relancer l’investissement créateurs d’emplois et de richesses.</p>
<p>Le rapport annuel du Forum de Davos sur la compétitivité pour l’exercice 2018, publié en novembre dernier, a classé la Tunisie à la 133e place sur un total de 140 pays listés pour l’ampleur de la dette.</p>
<h3>La solution est pourtant à portée de main</h3>
<p>Pourtant, pour y remédier ce ne sont pas les solutions qui manquent. La Tunisie aurait pu améliorer la gestion de sa dette et faire d’importantes économies en la matière, si jamais elle avait mis en œuvre, dans les temps, les réformes nécessaires.</p>
<p>Parmi celles-ci figure le projet de création d’une agence dédiée exclusivement à la gestion de la dette publique à l’instar de l’Agence France Trésor.</p>
<p>La mission de cette agence consisterait, essentiellement, à centraliser la gestion de la dette publique, dans le but d’optimiser l’emploi des ressources d’emprunt, à l’instar des expériences réussies dans d’autres pays.</p>
<p>En fait, ce projet dépoussiéré en 2016 par le défunt Slim Chaker, ancien ministre des Finances, n’est pas nouveau. Il remonte à 2009, période au cours de laquelle l’idée de créer une agence spécialisée dans la gestion de la dette avait commencé à faire son chemin.</p>
<p>L’objectif consiste à <em>«passer d’une gestion statique et artisanale à une gestion dynamique de la dette et d’identifier, par le biais d’un tableau de bord et d’une feuille de route actualisés en temps réel, des opportunités d’emprunt à des conditions favorables pour la Tunisie».</em></p>
<p>Concrètement, il s’agit de mettre fin à trois dysfonctionnement. Le premier a trait à la dispersion des institutions et ministères en charge de la dette. En effet, quatre départements sont concernés: Banque centrale de Tunisie (BCT), ministère des Finances, celui de l’Investissement et de la Coopération internationale, et, de temps en temps, celui des Affaires étrangères.</p>
<p>Le second réside dans l’absence de coordination entre les divers départements en charge de la dette du pays. Chacun a tendance à travailler en solo.</p>
<p>Le troisième motif pour lequel cette agence serait créée porte sur l’inexistence d’une stratégie de la dette et de ses composantes: taux de change, monnaies, taux d’intérêt, maturité, bailleurs de fonds…</p>
<h3>La future Agence de Trésor doit être indépendante</h3>
<p>Avec la nouvelle agence, le professionnalisme devrait, en principe, prévaloir en ce sens où cette structure sera en mesure de calculer le risque de la dette, de choisir le moment de contracter toute dette, dans quelle monnaie (en euro, en dollar ou en yen japonais), auprès de quel bailleur de fonds, à quelle maturité et dans quelles conditions (court, moyen et long termes).</p>
<p>Pour garantir à cette nouvelle agence succès, efficience et pérennité, les observateurs, dont la Banque mondiale qui soutient le projet, recommandent deux préalables.</p>
<p>Il s’agit de la doter d’un statut lui garantissant une plus grande autonomie et indépendance par rapport aux départements ministériels. Dans un second temps, il importe de la soumettre au contrôle régulier d’une commission parlementaire permanente d’audit de l’endettement public. Question de superviser, de près, l’activité de cette agence stratégique et de dissuader tout retour à la gestion scandaleuse et clientéliste de la dette publique.</p>
<p>En prévision de la mise sur pied de cette institution, la société civile et, surtout, les médias gagneraient à mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il accélère la mise en œuvre de cette réforme de la gestion de la dette et son corollaire, la création d’une Agence de Trésor.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rixMReDTP3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/01/fmi-la-tunisie-doit-stabiliser-sa-dette-et-reduire-ses-importations/">FMI : La Tunisie doit stabiliser sa dette et réduire ses importations</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI : La Tunisie doit stabiliser sa dette et réduire ses importations » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/01/fmi-la-tunisie-doit-stabiliser-sa-dette-et-reduire-ses-importations/embed/#?secret=d1xCEfk9Sj#?secret=rixMReDTP3" data-secret="rixMReDTP3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tlf7rqth0s"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/la-dette-larme-francaise-de-la-conquete-de-la-tunisie/">La dette, l’arme française de la conquête de la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dette, l’arme française de la conquête de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/la-dette-larme-francaise-de-la-conquete-de-la-tunisie/embed/#?secret=QExCxpmiSA#?secret=Tlf7rqth0s" data-secret="Tlf7rqth0s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GzIKY8aT7Q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/04/dette-publique-de-tunisie-grimpe-a-pres-de-70-pib/">La dette publique de la Tunisie grimpe à près de 70% du PIB</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dette publique de la Tunisie grimpe à près de 70% du PIB » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/04/dette-publique-de-tunisie-grimpe-a-pres-de-70-pib/embed/#?secret=Plj6PQwbQQ#?secret=GzIKY8aT7Q" data-secret="GzIKY8aT7Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/17/tunisie-a-besoin-dune-agence-de-tresor-pour-gerer-sa-dette-publique/">Tunisie a besoin d&rsquo;une Agence de Trésor pour gérer sa dette publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Mar 2018 09:59:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Remarques sur la première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi. Remèdes douteux à des maux chroniques. Par Mohamed Chawki Abid * Au vu des solutions préconisées pour les problèmes chroniques de la baisse des réserves en devises, de la hausse de l’inflation et de la...</p>
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<p><em><strong>Remarques sur la première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi. Remèdes douteux à des maux chroniques.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-142968"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70465 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Mohamed-Chawki-Abid-1.jpg" alt="" width="200" height="200" />Au vu des solutions préconisées pour les problèmes chroniques de la baisse des réserves en devises, de la hausse de l’inflation et de la dévaluation de la monnaie nationale, le dinar tunisien (DT), il est à craindre que le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, ne marche sur les pas de son prédécesseur, dont la politique monétaire n’est pas étrangère à la crise économique et financière actuelle de la Tunisie</p>
<h3>1) Réserves en devises = 77 jours d’importations :</h3>
<p>Après avoir usé du matelas de devises pour relever le DT, le gouverneur de la BCT a enfin compris que les solutions théoriques à une problématique macroéconomique peuvent empirer la situation. Constatant un déficit courant de 10%, il a reconnu que l’Institut d’Emission ne pourra continuer à soutenir le DT au vu d’un recul tragique des réserves de change.</p>
<h3>2) Inflation’2019 ≈ 6,5% :</h3>
<p>Concernant la hausse des prix, il admet qu’il ne peut contenir l’inflation sans correction du TMM, et décide d’augmenter le taux directeur à 5,75%, croyant à tort que l’inflation est d’origine monétaire (alors que tirée principalement par le poids des importations) et pensant pouvant la ramener de 7,2% en 2018 à 6,5% en 2019.</p>
<p>Malheureusement, nous observons encore des promesses hypothétiques. Si les importations de biens de consommation secondaires ne sont pas substantiellement comprimées, la pression sur la balance des paiements persistera et, de ce fait, le DT continuera à glisser, entraînant inéluctablement une accentuation de l’inflation. Je ne dirais pas que nous terminerons l’année avec une inflation à deux chiffres, mais je redoute fort que nous ne soyons pas en dessous de 10% à fin 2018.</p>
<h3>3) Recours au surendettement :</h3>
<p>Au lieu d’exhorter le ministère du Commerce à commencer à tailler dans les importations superflues, il semble vouloir marcher sur les pas de son prédécesseur en faisant de nouveau le plein de crédits improductifs, que certains qualifient de bouffée d&rsquo;oxygène.</p>
<p>Drôle de bouffée. Chercher à lever des crédits extérieurs pour boucher les trous, causés principalement par l’amplification du déficit courant, relève de l’irresponsabilité, voire du terrorisme économique. Je crains qu’il ne soit plus myope que son prédécesseur Chedly Ayari.</p>
<p><em>* Ingénieur économiste.</em></p>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uA5xokDiyc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/">Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/embed/#?secret=vIJljxU2hQ#?secret=uA5xokDiyc" data-secret="uA5xokDiyc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oaGJQU6bMl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-nouvelle-hausse-taux-directeur-lhorizon-sobscurcit/">Tunisie-Nouvelle hausse du taux directeur : L’horizon s’obscurcit</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Nouvelle hausse du taux directeur : L’horizon s’obscurcit » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-nouvelle-hausse-taux-directeur-lhorizon-sobscurcit/embed/#?secret=u85AciuRmx#?secret=oaGJQU6bMl" data-secret="oaGJQU6bMl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g8rwo3VhcU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/">Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/embed/#?secret=t2zrwtYDAZ#?secret=g8rwo3VhcU" data-secret="g8rwo3VhcU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Tunisie : Démocratie à crédit, démocratie au rabais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Aug 2017 17:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fonce, à «fond la caisse», vers l’édification de sa démocratie, la 1ère du monde arabe. Ce faisant, elle s’endette à un rythme insoutenable et son économie est exsangue. Par Asef Ben Ammar * Une situation inusitée qui suscite 3 questions: 1) Pourquoi la démocratie tunisienne est-elle encore sans garde-fou anti-dette? 2) Pourquoi tant...</p>
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<p><em><strong>La Tunisie fonce, à «fond la caisse», vers l’édification de sa démocratie, la 1ère du monde arabe. Ce faisant, elle s’endette à un rythme insoutenable et son économie est exsangue.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Asef Ben Ammar</strong> *</p>
<p><span id="more-109668"></span></p>
<p>Une situation inusitée qui suscite 3 questions: 1) Pourquoi la démocratie tunisienne est-elle encore sans garde-fou anti-dette? 2) Pourquoi tant de laisser-aller et de laisser-faire à une étouffante dette, alors que la démocratie peine à se tenir debout ? 3) Au demeurant, une démocratie à crédit peut-elle donner autre chose qu’une démocratie au rabais?</p>
<p><strong>La démocratie s’installe, la dette s’emballe !</strong></p>
<p>La démocratisation de la Tunisie se fait à grands frais et avec plein de gaspillages défrayés principalement grâce au dopage de la dette. En revanche, et par effet de boomerang, la dette accumulée mine déjà l’action de l’État.</p>
<p>Le Fonds monétaire international (FMI) s’en inquiète tellement, au point de s’inviter dans le décor, pour dicter des mesures drastiques et exiger une reddition de compte mensuelle (36 d’indicateurs), le tout pour venir au secours d’une démocratie encore démunie en expertise économique et infestée par une gestion partisane et pas suffisamment axée sur les résultats.</p>
<p>C’est un vrai paradoxe tuniso-tunisien! Un paradoxe qui intrigue bien d’économistes qui croient dur comme fer que les démocraties s’auto-immunisent dès leur naissance contre l’addiction à la dette, notamment grâce à une discipline budgétaire sans faille et à un «<em>pare-feu</em>» anti-dette.</p>
<p>Endiguer la dette ne peut pas aucunement se faire sans rigueur fiscale, sans gouvernance apte à <em>«faire plus avec moins»</em>, et surtout sans un État protecteur des générations futures contre les velléités dépensières (dettes) de leurs aïeux.</p>
<p>La démocratie tunisienne est bel et bien atypique, boulimique en dette et anormalement budgétivore. Depuis 2011, la dette brute totale (dette publique, dette intérieure et dette extérieure) a explosé exponentiellement pour atteindre 130% du PIB en 2017. Le total de la dette brute croit annuellement à une moyenne de 8% (en dinar courant).</p>
<p>La Tunisie s’endette à un taux d’intérêt moyen de l’ordre de 4,9%, alors que les taux intérêts sur les marchés internationaux sont inférieurs à 1% en moyenne (taux nominaux) pour les prêts octroyés aux démocraties solvables, crédibles et averses à l’endettement.</p>
<p><strong>L’incurable addiction à la dette en Tunisie </strong></p>
<p>L’emprise du cercle vicieux de l’endettement affecte déjà le gouvernement dans ses missions principales et dans ses engagements budgétaires: services de la dette, salaire des fonctionnaires, pension de retraite, sécurité sociale, infrastructure, etc.</p>
<p>Seule rescapée du Printemps arabe, la Tunisie post-2011 viole sciemment la prémisse voulant que la démocratie ne peut se faire à crédit et par uniquement la quête de l&rsquo;aide internationale.</p>
<p>En Tunisie, les gouvernements post-2011 ont, sans exception, abusé de l’usage des «<em>cartes de crédit</em>». Le gouvernement s’endette pour tout et pour rien, même pour financer de la consommation ostentatoire au détriment des investissements productifs.</p>
<p>La Tunisie s’enfonce à vue d’œil dans la <em>«trappe de l’endettement»</em>, une situation gravissime où le gouvernement s’endette pour payer ses vieilles dettes rendues à échéance. Comme si une famille utilisait une carte de crédit pour solder la dette d’une autre carte de crédit, au risque de voir sa banque bloquer toutes ses cartes de crédit, décrétant de facto la faillite du titulaire du compte.</p>
<p>Depuis 2011, Fitch Rating a dégradé 3 fois la cote de crédit de la Tunisie, justement pour signaler la trappe de l’endettement et ses néfastes méfaits.</p>
<p><strong>Responsabilités politiques, immaturité collective!</strong></p>
<p>Quatre facteurs expliqueraient l’addiction à l&rsquo;endettement en Tunisie.</p>
<p><em>1- Partis politiques; aveuglement volontaire et opportunisme électoral</em></p>
<p>Aucun des partis politiques de la scène politique actuelle n’a inscrit la lutte contre l’endettement dans les priorités de son agenda politique. Aucun, mais vraiment aucun, pas même le Front populaire qui demande un moratoire aux créanciers mais ne propose pas de solution vraiment viable! Et cela en dit long sur l’irresponsabilité politique face à l’endettement de la Tunisie.</p>
<p>Tous les partis politiques sont to de go pour la dette, et tous les moyens sont bons pour s’accrocher au pouvoir.</p>
<p>Or, dans les démocraties qui se respectent, les partis de droite, les partis conservateurs et même certains partis centristes inscrivent l’enjeu de l’endettement en tête des priorités de leur agenda politique. Cela finit par inscrire l’enjeu de l’endettement dans l’agenda politique du pays.</p>
<p>En Tunisie, les partis se positionnant à droite du spectre des idéologies politiques ferment les yeux sur la dette et occultent les méfaits de la dette excessive (inflation, chute de productivité, instabilité monétaire, érosion de la compétitivité, chômage, dévaluation, paupérisation, etc.).</p>
<p>C’est plutôt inquiétant, l’enjeu de la dette constitue le parent pauvre de l’agenda politique de la Tunisie démocratique. Pour les partis, cet enjeu est jugé moins mobilisateur de votes lors des élections.</p>
<p>Depuis 2011, les campagnes électorales tunisiennes carburent aux promesses des dépenses additionnelles (et donc de dettes). Aucun parti n’ose promettre un régime minceur pour la dette et pour l’État.</p>
<p>Les partis politiques de la démocratie tunisienne sont encore immatures au regard de l’endettement. Ils sont encore très loin de pouvoir légiférer au sujet de dette (Loi sur le déficit zéro) afin d’éviter d’hypothéquer les générations futures.</p>
<p>Cela doit changer, faute de quoi les partis politiques au pouvoir (coalition) finiront par noyer le pays dans le surendettement, pour ensuite le brader aux plus offrants et en pièces détachées (banques, ports, sociétés d&rsquo;État, patrimoine, etc.).</p>
<p><em>2- Un électeur médian encore insouciant et profane </em></p>
<p>En Tunisie, l’illettrisme sévit de manière plutôt dramatique dans les régions reculées et chez les catégories vulnérables (femmes, ouvriers, vieux, ruraux, etc.). Mais l’illettrisme financier est encore plus répandu et bien plus inquiétant. L’examen des débats parlementaires télévisés et des forums de discussion sur les réseaux sociaux montre l’ampleur de l’illettrisme financier et des amalgames économiques au sujet de la dette.</p>
<p>Le citoyen ordinaire et l’électeur médian (centriste) sont très souvent incapables de comprendre le calcul basé sur les taux d’«intérêt composé», la notion du service de la dette, le fardeau de la dette, la discipline fiscale, les cotes de crédit, la solvabilité, etc.</p>
<p>Bref, l’électeur médian est juste bon pour revendiquer et mettre de la pression sur le gouvernement, ignorant tout sur les impacts de ces revendications sur la dette publique.</p>
<p>Plus grave encore, une centaine d’élus et une douzaine de ministres actuellement en poste démontrent, par les verbatims de leurs discours publics qu’ils n’ont jamais pris le temps de comprendre les fondamentaux de l’économie publique, et jamais feuilleté un seul livre introductif, même pas un du genre <em>«finances publiques pour les nuls»</em>!</p>
<p>Le gouvernement doit imposer des mises à niveau et des formations obligatoires, comme préalables aux nominations à titre de ministre, de secrétaire d’État, de gouverneur, d’ambassadeur, de consul, de directeur général, etc.</p>
<p>La démocratie en Tunisie ne peut pas prendre le risque de continuer à se faire gouverner par des profanes en finance publique et des ignorants notoires en économie-politique.</p>
<p>Les experts internationaux (FMI, Banque mondiale, PNUD) ont plusieurs fois noté leur désarroi face à certains de leurs interlocuteurs fonctionnaires et ministres incapables de définir correctement les missions de l’État et d’identifier/calibrer les instruments d’intervention requis pour contrer les déséquilibres macro-économiques de la Tunisie démocratique.</p>
<p><em>3- Les médias officiels, peu regardants et peu fiables au sujet de l’endettement</em></p>
<p>Qu’on le veuille ou non, la quasi-totalité des médias tunisiens n’est pas encore en mesure d’assumer le rôle d’informateur et de vulgarisateur relativement à la dette. Le pouvoir médiatique (4e pouvoir des démocraties modernes) ne démontre pas d’engagement notable pour lutter contre la dette et ses méfaits. Pire encore, les défis de la lutte contre l’endettement restent un sujet tabou et un grand absent des débats médiatiques.</p>
<p>Les émissions populaires (à l’aune de l’audimat) sont encore animées et structurées de façon très peu avertie des enjeux économiques et des impacts financiers des choix publics. Pour ces émissions, les faits divers et la politique politicienne écrasent comme jamais les enjeux économiques et financiers.</p>
<p>Un grand nombre de journalistes vedettes des grands médias tunisiens est encore capable de confondre les milliers et les millions, le dinar courant avec le dinar constant, les % et les points de %, l’actif et le passif!</p>
<p>L’illettrisme financier s’ajoutant à un faible niveau en numératie ne fait qu’embrouiller davantage le citoyen… et discréditer encore plus certains médias!</p>
<p>Des journalistes incompétents en finance publique ne peuvent être crédibles pour promouvoir les enjeux de la dette et la propulser dans l’agenda politique de la jeune démocratie.</p>
<p>La démocratie en Tunisie a besoin de journalistes compétents, fiables et capables de traiter des enjeux économiques d’actualité, dont la dette et ses véritables méfaits sur le bien-être collectif.</p>
<p>La non-maîtrise de l’anglais par une écrasante majorité de journalistes tunisiens ne fait qu’accentuer le topo et ses pervers. Pourtant, le FMI et les instances internationales du développement publient leurs analyses économiques principalement en anglais.</p>
<p><em>4- État-providence et amalgames liés</em></p>
<p>Le contexte précédemment décrit favorise un esprit d’assisté, déjà très présent chez de larges franges de la société tunisienne.</p>
<p>La notion de l’État-providence est diversement comprise. Pour la majorité des citoyens tunisiens, l’État détient un pouvoir ultra-<em>«magique»</em>; il peut/doit tout faire pour ses citoyens, imprimer de la monnaie, la distribuer en salaire, recruter sans limites, et bien plus!</p>
<p>Pour l&rsquo;opinion publique, l’État est sommé de se débrouiller davantage pour mobiliser toujours plus d’aide internationale. Cette aide est perçue comme un <em>«don du ciel»</em>, comme une générosité philanthropique, comme gratuite et sans contreparties!</p>
<p>Plusieurs dissonances cognitives et amalgames entourent encore la perception de l’État à l’ère d’une démocratie qui s’offre parfois des réglementations ambitieuses et des lois avant-gardistes, sans nécessairement avoir les moyens de les appliquer correctement faute de moyens budgétaires endogènes.</p>
<p>De telles dissonances empêchent le citoyen et l’électeur médian d’avoir une vue éclairée sur les véritables enjeux de l’endettement. À se demander si le citoyen-électeur arrive raisonnablement à faire correctement ses choix électoraux; pour qui voter, pourquoi et sur la base de quel critère politique.</p>
<p>En guise de conclusion, le gouvernement, le parlement, les médias et la société civile doivent agir de concert et rapidement pour sevrer la démocratie tunisienne de son addiction chronique à la dette.</p>
<p>Les partis politiques et les syndicats doivent sortir de leur léthargie, pour repenser sans tarder leur lecture des enjeux de la dette, soigner leur myopie et mutisme à l’égard de la gravité de l’endettement de la Tunisie.</p>
<p>Le tout pour gouverner une démocratie moderne et de façon responsable, viable bannissant les méfaits intergénérationnels et intra-générationnels de l’endettement.</p>
<p><em>* Ph. D., analyste en économie politique.</em></p>
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		<title>La Tunisie face à la bombe du surendettement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jun 2016 10:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie contracte des crédits pour payer d’autres crédits, plus chers et plus difficiles à obtenir. Elle migre ainsi d’une spirale d’endettement à celle du surendettement . Par Mohamed Rebai * Depuis janvier 2011 et jusqu’au 10 juin courant, la valeur dinar tunisien face à l’euro a chuté de 26,16% (2,4127 &#8211; 1,9124). Mais le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/11/la-tunisie-face-a-la-bombe-du-surendettement/">La Tunisie face à la bombe du surendettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-53467 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Bombe-du-surendettement.jpg" alt="Bombe-du-surendettement" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie contracte des crédits pour payer d’autres crédits, plus chers et plus difficiles à obtenir. Elle migre ainsi d’une spirale d’endettement à celle du surendettement .</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Rebai</strong> *</p>
<p><span id="more-53466"></span></p>
<p>Depuis janvier 2011 et jusqu’au 10 juin courant, la valeur dinar tunisien face à l’euro a chuté de 26,16% (2,4127 &#8211; 1,9124). Mais le désastre total est dans la grande débandade du dinar face au dollar américain. En effet, durant la même période, la dégringolade a été de 48,75% (2,1372 &#8211; 1,4368).</p>
<p><strong>D’une spirale d’endettement à celle du surendettement</strong></p>
<p>Faut-il savoir qu’une bonne partie des crédits contractés par la Tunisie à l’étranger sont payables en dollar. Il en est de même en ce qui concerne les hydrocarbures et les produits alimentaires, qui constituent 45% de nos importations. Imaginez l’hémorragie qui va suivre.</p>
<p>Ce que nous avons obtenu des bailleurs de fonds depuis la «<em>révolution de la brouette</em>», nous le payons aujourd’hui 60% plus cher, si on ajoute à ce glissement continu du dinar, le taux effectif global (TEG) calculé à partir des caractéristiques d’un prêt, qui incorpore tous les éléments relatifs au coût du prêt (taux d’intérêt, coût de l’assurance, frais de dossier, timbres fiscaux…). A ce rythme, nous atteindrons d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2016, le taux de 100%.</p>
<p>Dans cette perspective totalement nouvelle et incongrue, la Tunisie ne sera pas mieux lotie que le Zimbabwe. Ne parlons pas de l’Ethiopie, qui vivait il y a quelques années dans la faim et la malnutrition et qui devient aujourd’hui un pays émergent.</p>
<p>Il faut savoir aussi que la masse de la monnaie scripturale (crédits) favorisera énormément l&rsquo;inflation et accélérera l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens. Et puis tout cet argent n’a pas servi à relancer la machine de production. Il a été en grande partie affecté aux salaires d’une armada de fonctionnaires qui se roulent les pouces et entretiennent la corruption à tous les niveaux, à l’indemnisation des islamistes et des victimes de la révolution et du terrorisme.</p>
<p>Mais il n’y a pas que le côté négatif. Théoriquement, le glissement continu du dinar doit servir à booster les exportations qui deviennent plus abordables pour les clients étrangers. Mais, par un curieux paradoxe, la balance commerciale extérieure de la Tunisie (importations-exportations) est toujours déficitaire (12 millions de dinars en 2015). Dans la même année les exportations ont baissé de 2,8% malgré le bradage de nos produits. Ce ne fut qu’une fuite en avant qui a montré ses limites.</p>
<p>Voilà où nous en sommes, sans compter les autres agrégats économiques en chute libre.</p>
<p>Nous prenons des crédits pour payer d’autres crédits de plus en plus chers et difficiles à obtenir. Ainsi, nous migrons d’une spirale d’endettement à celle du surendettement. En 2016, la dette extérieure tunisienne atteindrait 67,5% du PIB contre 48% en 2011. C’est une démence absolue. Nous vivons dans la plus grande bulle de dettes depuis l’indépendance.</p>
<p>A titre de comparaison, la dette française s’établit en 2016 à 97,5% du PIB. Celles de la Grèce à 170%, de l’Italie à 135%, du Portugal à 130%, des Etats-Unis à 110% et du Japon à 230%.</p>
<p>L&rsquo;ensemble de ces pays surendettés n’ont cependant pas de quoi s’inquiéter. Excepté la Grèce et le Portugal, qui vivent de la charité de l’Union européenne (UE), le reste des pays industrialisés dispose d’une grande machine de production capable de payer.</p>
<p>Par contre, les Tunisiens ne peuvent plus continuer à s’endetter parce qu’ils sont en train de dilapider leurs ressources minières (phosphate), d’acculer 3.500 entreprises à mettre la clé sous le paillasson et de ternir l&rsquo;image du tourisme. Ils se retrouvent face à un cocktail inédit et explosif : dette élevée, croissance nulle, chômage persistant et appauvrissement de la population. La machine est vraiment grippée.</p>
<p><strong>D’une économie de rattrapage à une économie de croissance</strong></p>
<p>Difficile de s’en sortir sans réformes de tous les secteurs clés de l’économie tunisienne notamment la fiscalité, l’agriculture et le tourisme, sans sabrer drastiquement la contrebande et sans remettre les gens au travail.</p>
<p>Le passage d’une économie de rattrapage à une économie de la croissance par l’innovation, la productivité, la justice sociale, la maîtrise des déficits publics oblige à changer nos modes de pensée.</p>
<p>Nous avons parlé dès 2012 de l’annulation de la dette «odieuse», une jurisprudence en matière de droit international relative à une dette contractée par le sherpa d’un régime autoritaire et qui doit être remboursée lors de la transition démocratique. De nombreux pays du sud en ont profité. <em>«Nous ne payons rien ! Nous exigeons réparation !»</em>, disent-ils. Après quelques années de procédure, ils ont obtenu gain de cause.</p>
<p>Nous avons également parlé d&rsquo;un éventuel rééchelonnement de la dette publique extérieure ou de sa conversion en projets gagnants-gagnants. Mais les politiques ont d’autres chats à fouetter. Ils n’ont pas fini de se répartir les postes et les privilèges pour gouverner plus tard un pays en ruine.</p>
<p>Je pense qu’on va sauter une génération sans pouvoir métamorphoser le style de vie des Tunisiens âprement recherché par une nébuleuse politico-religieuse.</p>
<p><em>* Economiste. </em></p>
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