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	<title>Archives des tunisianité - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des tunisianité - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Vient de paraître : ‘‘Cent livres tunisiens’’ pour dire la «tunisianité»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 10:20:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amira Ghenim]]></category>
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		<category><![CDATA[Chaabane Harbaoui]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Ben Ouanès]]></category>
		<category><![CDATA[tunisianité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une anthologie de  ‘‘Cent livres tunisiens’’ pour composer une sorte de ‘mémoire diachronique’ de la culture tunisienne à travers les âges.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/vient-de-paraitre-cent-livres-tunisiens-pour-dire-la-tunisianite/">Vient de paraître : ‘‘Cent livres tunisiens’’ pour dire la «tunisianité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em> ‘‘Cent livres tunisiens’’ est un ouvrage collectif en français publié en janvier 2025 par les éditions Majmaâ Al-Atrash avec l’aide du Fonds d&rsquo;encouragement à la création littéraire et artistique au ministère des Affaires culturelles.</em></strong> <strong><em>L&rsquo;objectif des auteurs est de «composer une sorte de ‘mémoire diachronique’ du livre tunisien», attestant d’une certaine continuité entre les œuvres à travers l’Histoire.</em></strong></p>



<span id="more-15128037"></span>



<p>Ce livre de 214 pages rassemble une sélection de 64 ouvrages en arabe et 36 en français, écrits par cent auteurs, dont douze autrices, publiés entre les IIᵉ et XXIᵉ siècles, témoignant de la richesse culturelle et historique de la Tunisie. Les textes sont signés par une pléiade d’universitaires, auteurs et critiques appartenant à différentes disciplines littéraires et culturelles</p>



<p>Dirigé par Kamel Ben Ouanès et Chaabane Harbaoui, le livre présente des textes de cinq autres auteurs&nbsp;: Adel Ben Youssef, Amina Chénik, Salah El Gharbi, Ahmed Mahfoudh et Issam Marzouk. La coordination générale a été assurée par Younès Ben Hajira.</p>



<p>Pour chaque auteur, le livre consacre un résumé de son parcours littéraire suivi d’une présentation de l’une de ses œuvres les plus remarquables. Chaque texte est accompagné du portrait de l’auteur et de la couverture de son livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D&rsquo;Apulée à Amira Ghenim</h2>



<p>Douze femmes sont parmi les cent auteurs : Jalila Hafsia, Emna Belhaj Yahia, Nefla Dhahab, Hélé Béji, Aroussia Nalouti, Azza Filali, Jalila Baccar, Nelly Amri, Amel Benammar Elgaaied, Alia Tabai, Olfa Youssef et Amira Ghenim.</p>



<p>La lecture chronologique de la pensée tunisienne à travers l’histoire, remonte jusqu’au milieu du IIème siècle avec le grand philosophe Apulée (Lucius Apuleius) ayant vécu entre 125 et 180 à l’époque Carthaginoise, célèbre pour <em>‘‘Les métamorphoses ou l’âne d’or’’</em>.</p>



<p>Ce récit picaresque serait le premier roman latin qui nous ait été parvenu. Selon certains critiques, Apulée serait le père du roman moderne dans le monde méditerranéen et Occidental.</p>



<p>Parmi les auteurs ayant marqué la pensée tunisienne, figure le grand érudit Abderrahman Ibn Khaldoun (1332-1406) qui est un philosophe, historien, économiste et sociologue arabe natif de Tunis, à l’époque des Hafsides. Le livre présente son œuvre colossale <em>‘‘Al-Muqaddima’’</em> (Les Prolégomènes), parue en 1377, qui constitue une référence en matière de philosophie, d&rsquo;histoire et de littérature.</p>



<p>Le livre s’attarde aussi sur l’œuvre de Kheireddine Pacha (1822-1890), le grand vizir et réformateur de l’époque beylicale qui incarne aussi la figure de l’intellectuel et du penseur à travers son livre <em>‘‘Le plus sûr moyen pour connaitre l’état des nations’’</em>.</p>



<p>L’ouvrage prend fin avec le parcours du romancier Mouha Harmel, le benjamin de la scène littéraire francophone et lauréat du Comar d’or 2023 pour <em>‘‘Siqal, l’antre de l’ogresse’’</em>. L’écrivain, dont l’univers romanesque puise dans sa vaste culture philosophique, est présenté à travers son roman <em>‘‘Les rêves perdus de Leyla’’</em> (2016).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cent titres choisis parmi 1253 titres</h2>



<p>D’autres grandes icônes de la Littérature, moderne et contemporaine, sont sous la loupe, parmi lesquelles on cite Abdelaziz Thaâlbi, Mohamed Tahar Ben Achour, Hasan Hosni Abdelwahab, Tahar Haddad, Abou Al-Kacem Chebbi, Ali Douagi, Mohamed El Fadhel Ben Achour, Mahmoud Messadi, Béchir Kraief, Paul Sebag, Albert Memmi, Mohamed Talbi, Taoufik Baccar, Mnaouar Smadeh, Béhir Ben Slama, Mustapha Fersi, Habib Boularès, Hichem Djait, Jean Fontaine, Ali Bécheur, Gilbert Naccache, Abdelwaheb Meddeb, Mohamed El-Ghozzi et autres Mohamed Sghaier Ouled Ahmed.<em>&nbsp;«Mille deux cent cinquante-trois titres, tous genres confondus, ont été consultés par les auteurs dont le souci de cerner, au-delà des spécificités de leurs époques et de leurs genres respectifs, les lignes de recoupement qui attestent d’une certaine continuité entre ces œuvres à travers l’Histoire»</em>, peut-on lire dans l’introduction signée Kamel Ben Ouanès et Chaabane Harbaoui, qui <em>«entendent composer une sorte de ‘mémoire diachronique’ du livre tunisien et de défricher ainsi le terrain pour une nécessaire archéologie de notre production intellectuelle, littéraire et artistique»</em>.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/vient-de-paraitre-cent-livres-tunisiens-pour-dire-la-tunisianite/">Vient de paraître : ‘‘Cent livres tunisiens’’ pour dire la «tunisianité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour rendre justice à Sophie Bessis : un hommage académique à la hauteur de son œuvre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/27/pour-rendre-justice-a-sophie-bessis-un-hommage-academique-a-la-hauteur-de-son-oeuvre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Dec 2022 06:36:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Chérif Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
		<category><![CDATA[tunisianité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par son parcours et son œuvre, Sophie Bessis a sa place à Beït Al-Hikma et dans les meilleures institutions de son pays, la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/27/pour-rendre-justice-a-sophie-bessis-un-hommage-academique-a-la-hauteur-de-son-oeuvre/">Pour rendre justice à Sophie Bessis : un hommage académique à la hauteur de son œuvre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En abordant divers sujets, et en dépit de son attachement à l’universalité de l’humain et de ses droits que je partage avec elle, Sophie Bessis revendique sa tunisianité que ce soit à travers les exemples sur lesquels elle s’appuie pour étayer ses analyses ou en prenant explicitement position en tant que tunisienne ou arabe.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Chérif Ferjani </strong>*</p>



<span id="more-5833207"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Mohamed-Cherif-Ferjani.jpg" alt="" class="wp-image-321363"/></figure></div>


<p>Sophie Bessis a obtenu son agrégation en histoire en 1972. Elle aurait pu intégrer la jeune université tunisienne, à l’instar de ses camarades de promotion et des promotions suivantes. Hélas&nbsp;! Les autorités de son pays ne lui ont pas donné cette chance&nbsp;! Etait-ce à cause de ses origines juives, de ses engagements communistes, ou les deux à la fois&nbsp;? Comment ne pas y penser&nbsp;alors qu’elle n’était pas moins méritante que ses camarades, à qui toutes les portes ont été ouvertes, et que l’université tunisienne avait tellement besoin de d’enseignants-chercheurs qu’elle recourrait, jusqu’aux années 1980 et même après, à des coopérants de divers pays ?</p>



<p>Evoquant dans son livre <em>Dedans-dehors </em>(Tunis, Elyzad,&nbsp;2010), ce manque de reconnaissance en raison de ses origines et de ses engagements peu au goût des chantres des identités exclusives, elle n’en garde aucune amertume, aucun ressentiment. Au contraire, comme elle le dit à ses ami(e)s, dont j’ai l’honneur de faire partie, ce refus lui <em>«a permis de mener une vie d’électron libre, de parcourir le monde hors des sentiers majoritaires et des institutions»</em>. Elle ne demande rien à personne. Elle a eu un parcours riche de réussites personnelles, intellectuelles, scientifiques que peu ont connues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie au cœur</h2>



<p>Elle n’a jamais tourné le dos à son pays auquel elle est restée fidèlement attachée. Il est au cœur de ses recherches et de ses publications, comme en témoignent ses livres portant directement sur la Tunisie (<em>Habib Bourguiba (1901-1989)</em>, ouvrage écrit avec son amie Souhayr Belhassen, Paris, Jeune  Afrique, 1988-1990 ; réed. Elyzad, Tunis, 2012<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Bessis">, </a><em>Les Valeureuses : cinq Tunisiennes dans l&rsquo;histoire</em>, Tunis, Elyzad, 2017, <em>Histoire de la Tunisie : de Carthage à nos jours</em>, Paris, Tallandier, 2019). </p>



<p>De même, quand elle écrit sur le Maghreb et le monde arabe (<em>Femmes du Maghreb : l&rsquo;enjeu</em>, Paris, Jean-Claude Lattès, 1992, <em>Les Arabes, les femmes, la liberté</em>, Paris, Albin Michel, 2007), ou sur des thèmes qui paraissent éloignés de ses préoccupations tunisiennes : <em>L&rsquo;Arme alimentaire</em>, Paris, Maspero, 1979, <em>La Dernière frontière : les tiers-mondes et la tentation de l’Occident</em>, Paris, Jean-Claude Lattès, 1983, <em>Mille et une bouches : cuisines et identités culturelles</em>, Paris, Autrement, 1995, <em>L’Occident et les Autres : histoire d&rsquo;une suprématie</em>, Paris, La Découverte, 2003, <em>La Double impasse : l’universel à l’épreuve des fondamentalismes religieux et marchand</em>, Paris, La Découverte, coll. Cahiers libres, 2014, ou encore <em>Je vous écris d’une autre rive : lettre à Hannah Arendt</em>, Tunis,  Elyzad, 2021.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="clz9Dhwo1p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/29/tunisie-_-sophie-bessis-ce-qua-fait-kais-saied-est-un-coup-de-force/">Tunisie _ Sophie Bessis : « Ce qu&rsquo;a fait Kais Saïed est un coup de force »</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie _ Sophie Bessis : « Ce qu&rsquo;a fait Kais Saïed est un coup de force » » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/29/tunisie-_-sophie-bessis-ce-qua-fait-kais-saied-est-un-coup-de-force/embed/#?secret=vOXhM1W0RY#?secret=clz9Dhwo1p" data-secret="clz9Dhwo1p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’universalité de l’humain</h2>



<p>En abordant divers sujets, et en dépit de son attachement à l’universalité de l’humain et de ses droits que je partage avec elle, Sophie Bessis revendique sa tunisianité que ce soit à travers les exemples sur lesquels elle s’appuie pour étayer ses analyses (comme dans son livre <em>La Double impasse : l&rsquo;universel à l&rsquo;épreuve des fondamentalismes religieux et marchand</em>)ou en prenant explicitement position en tant que tunisienne ou arabe, comme en témoigne sa merveilleuse <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/19/dans-je-vous-ecris-dune-autre-rive-sophie-bessis-sinterroge-sur-le-devenir-du-monde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lettre à Hannah Arendt </a></em>écrite de sa <em>«rive»</em> sud qu’elle oppose à la <em>«rive»</em> d’où écrit et parle Hannah Arendt. Il en est de même des conférences et des interventions qu’elle donne partout où elle est invitée en reconnaissance de sa compétence et de son expertise, des cours dispensés à la Sorbonne,  à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) ou à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).</p>



<p>Ses articles en tant que journaliste collaborant à divers magazines (comme <em>Jeune Afrique</em>) et dans la presse montrent également la centralité de la Tunisie et de son évolution dans ses préoccupations. Ses prises de position courageuses en faveur des libertés individuelles et collectives, <em>«pour tous et toutes sans frontières ni hiérarchies»</em>, précise-t-elle, des droits humains en général, des droits des femmes et des minorités, sont à l’origine des responsabilités et des missions qu’elle a assumées en tant que secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) ou comme consultante pour l’Unesco et l&rsquo;Unicef, organismes pour lesquels elle a effectué de nombreuses missions en Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un hommage à la sauvette</h2>



<p>C’est à ce parcours et à ces contributions de Sophie Bessis que ses ami(e)s ont voulu rendre hommage en appelant à une rencontre à la Maison de Tunisie à Paris, le 9 décembre 2022, avant que les autorités tunisiennes n’interviennent pour la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/06/tunisie-hommage-a-sophie-bessis-censure-a-paris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reporter <em>sine die</em></a><em> </em>en invoquant le motif fallacieux de <em>«contraintes d’ordre administratif et logistique»,</em> selon les termes d’un message laconique et honteux envoyé par les responsables de l’institution devant accueillir cet évènement, aux organisateurs. Ses ami(e)s à Paris ont voulu marquer le coup en organisant une rencontre à l’Institut des Cultures d&rsquo;Islam à Paris le 16 décembre 2022. C’est un geste louable pour lequel on ne peut que les remercier; mais Sophie Bessis mérite mieux qu’un hommage à la sauvette, loin de son pays.</p>



<p>Par son parcours et son œuvre, Sophie Bessis a sa place à Beït Al-Hikma et dans les meilleures institutions de son pays. Ses livres auraient dû et doivent être traduits en arabe et salués, comme il se doit, par les instances académiques et culturelles en Tunisie.</p>



<p>Même si Sophie Bessis n’a jamais rien demandé et refuse de demander quoi que ce soit, la Bibliothèque nationale, le Centre national de la traduction, la Fondation Beït Al-Hikma et les universités tunisiennes, dont en particulier les départements d’histoire, doivent saisir cette occasion pour relever le défi et rendre justice à Sophie Bessis et à son œuvre, en lui organisant des cérémonies d’hommage à la hauteur de ce qu’elle a donné au pays, à la recherche et à la vie culturelle en Tunisie et ailleurs.</p>



<p>Je salue, à cet égard, l’initiative de Nirvana Editions, de son directeur Hafedh Boujmil et de mon ami Nader Hammami pour la traduction en arabe de son livre <em>Histoire de la Tunisie&nbsp;: de Carthage à nos jours </em>qui sera bientôt dans les librairies.</p>



<p><em>* Professeur honoraire de l&rsquo;Université Lyon2, président du Haut conseil scientifique de Timbuktu Institute, African Center for Peace Studies.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/27/pour-rendre-justice-a-sophie-bessis-un-hommage-academique-a-la-hauteur-de-son-oeuvre/">Pour rendre justice à Sophie Bessis : un hommage académique à la hauteur de son œuvre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>La «tunisianité» vue à travers l’histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/la-tunisianite-vue-a-travers-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 12:26:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’on considère l’histoire récente de la Tunisie, on pourrait voir une manifestation importante de la «tunisianité» dans cette interaction, cette symbiose culturelle entre le chef venu d’Europe et les enfants du pays, cette assimilation par le peuple de ses dirigeants d’origine étrangère et méditerranéenne, et ceci depuis le début du XVIIe siècle. Par Jamila...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/la-tunisianite-vue-a-travers-lhistoire/">La «tunisianité» vue à travers l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mourad-Bey-Hussein-Bey-et-Hamouda-Pacha-Bey.jpg" alt="" class="wp-image-360352"/><figcaption><em>Mourad Bey, Hussein Bey et Hamouda Pacha Bey, les Tunisiens venus de l&rsquo;autre rive.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Si l’on considère l’histoire récente de la Tunisie, on pourrait voir une manifestation importante de la «tunisianité» dans cette interaction, cette symbiose culturelle entre le chef venu d’Europe et les enfants du pays, cette assimilation par le peuple de ses dirigeants d’origine étrangère et méditerranéenne, et ceci depuis le début du XVIIe siècle.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jamila Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-360351"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure></div>



<p>En effet, cette ouverture forcée à l’Autre qui est due à l’affaiblissement du Maghreb depuis le Moyen Âge, ne s’est pas faite sans une intégration des fondateurs des dynasties qu’a connues la Tunisie depuis 1613 jusqu’à l’indépendance au XXe siècle – celle des Mouradites, puis celle des Husseinites – dans une nécessaire<em> «tunisianité».</em></p>



<p>Oui, les habitants du pays ont accepté ceux qui voulaient être les représentants de la puissance orientale montante d’alors, celle des Ottomans, présente en Tunisie depuis1574, mais non sans les absorber dans l’identité locale en les faisant devenir musulmans et changer de nom, du moins pour ce qui concerne le premier représentant de la dynastie des Mouradites.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Osmose entre l’étranger et l’autochtone</h3>



<p>En effet, son fondateur est un renégat d’origine corse, Giacomo Santi qui se convertit à l’islam, prit le nom de Mourad Bey et reçut l’autorisation, de la part de la Sublime Porte, de transmettre sa charge à son fils, Hammouda Pacha.<br>Celui de la dynastie de Husseinites, un siècle environ plus tard, en 1705, Hussein Ben Ali, avait un père originaire de l’île grecque de Crète et une mère, Hafcia Cherni, provenant du Kef, symbolisant ainsi par sa personne cette osmose entre l’étranger et l’autochtone.</p>



<p>La fusion réussie entre un chef dont les ancêtres sont venus de loin – toujours d’Europe du Sud – et sa base populaire, s’est perpétuée après l’indépendance avec des présidents possédant une ascendance européenne très lointaine puisque Habib Bourguiba qui a été au pouvoir en Tunisie de 1957 à 1987, est d’origine albanaise, et Béji Caïd Essebsi, président de la république de 2014 à 2019, a des ancêtres originaires de Sardaigne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De brillants représentants du pays d’adoption</h3>



<p>Issus d’arrière grands-parents acclimatés depuis longtemps en Tunisie, ces plantes humaines d’envergure, ces dirigeants au regard bleu comme leur <em>«mère»</em> Méditerranée, sont devenus à leur tour, les brillants représentants du pays d’adoption de leurs ancêtres, dont ils maîtrisent comme personne un de ses traits fondamentaux, l’arabe dialectal, grâce auquel ils ont<em> «conquis»</em> le peuple et su exercer une influence décisive sur lui.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivaine.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1jwKXbRQ2t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/reflexions-sur-linceste-dapres-les-les-siestes-du-grand-pere-de-monia-ben-jemia/">Réflexions sur l’inceste d’après les ‘‘Les Siestes du grand-père’’ de Monia Ben Jemia</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réflexions sur l’inceste d’après les ‘‘Les Siestes du grand-père’’ de Monia Ben Jemia » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/reflexions-sur-linceste-dapres-les-les-siestes-du-grand-pere-de-monia-ben-jemia/embed/#?secret=t9vRtDF49B#?secret=1jwKXbRQ2t" data-secret="1jwKXbRQ2t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pO3iplAgLc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/les-charmes-de-la-vieillesse/">Les «charmes» de la vieillesse</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les «charmes» de la vieillesse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/les-charmes-de-la-vieillesse/embed/#?secret=ZekdHp9W7o#?secret=pO3iplAgLc" data-secret="pO3iplAgLc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0tWd0gIYoc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/19/de-la-mediocratie-en-tunisie/">De la médiocratie en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De la médiocratie en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/19/de-la-mediocratie-en-tunisie/embed/#?secret=TtcYlZUxzB#?secret=0tWd0gIYoc" data-secret="0tWd0gIYoc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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