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	<title>Archives des Turquie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Turquie - Kapitalis</title>
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		<title>L’Iran et ses voisins &#124; Une géopolitique de la méfiance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler des relations de l’Iran avec ses voisins musulmans, c’est entrer dans une histoire longue où la proximité produit méfiance et violence.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/">L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parler des relations de l’Iran avec ses voisins musulmans, depuis l’Empire ottoman jusqu’à aujourd’hui, c’est entrer dans une histoire longue où la proximité ne produit jamais la simplicité. L’Iran n’a presque jamais eu le luxe d’un voisinage ordinaire. Avec les Ottomans hier, avec la Turquie, l’Irak, les monarchies du Golfe, l’Afghanistan ou le Pakistan aujourd’hui, il partage à la fois des frontières, des mémoires, des réseaux religieux, des intérêts économiques et des peurs stratégiques. C’est cette densité qui rend son voisinage si conflictuel et si intime à la fois. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-18792469"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est un État musulman majeur, mais il ne s’est jamais fondu dans une unité musulmane abstraite. Il a toujours habité une singularité historique, politique et confessionnelle qui l’a rapproché de ses voisins autant qu’elle l’en a séparé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier grand cadre de cette histoire se fixe à l’époque moderne, lorsque la montée des Safavides en Iran et la puissance ottomane redessinent le Proche-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XVI<sup>e</sup> siècle, la consolidation du chiisme duodécimain comme religion d’État en Iran ne constitue pas seulement un choix spirituel ou doctrinal ; elle devient une technologie de souveraineté. Elle distingue l’Iran de ses grands voisins sunnites, lui donne une colonne vertébrale politique et transforme la frontière avec l’Empire ottoman en ligne de fracture durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière irano-ottomane</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille de Tchaldiran en 1514 ne fut pas seulement une défaite militaire safavide ; elle fut une scène inaugurale. Elle fixa une logique : entre l’Iran et la Sublime Porte, il ne s’agirait pas d’une simple lutte territoriale, mais d’une rivalité entre deux formes concurrentes de légitimité islamique et impériale (Matthee, 2011).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait pourtant réducteur de raconter l’époque ottomane comme une guerre confessionnelle ininterrompue. La frontière irano-ottomane fut certes militarisée, mais elle fut aussi un espace de circulation. Des marchands, des pèlerins, des savants et des diplomates l’ont traversée sans cesse. Le conflit y côtoyait l’arrangement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux empires apprirent très tôt qu’ils ne pourraient ni s’absorber ni s’effacer. C’est pourquoi la relation fut faite d’épreuves de force, suivies de compromis pragmatiques. Le traité de Zuhab, en 1639, est à cet égard un moment crucial : il stabilise grossièrement une frontière qui annonce, dans ses grandes lignes, les découpages postérieurs entre l’Iran, l’Irak et la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire profonde du voisinage iranien commence donc moins dans la fraternité islamique que dans cette gestion âpre d’une coexistence impériale (Amanat, 2017).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point est essentiel, car il permet d’éviter une illusion tenace : celle selon laquelle les divisions actuelles entre l’Iran et plusieurs de ses voisins musulmans seraient nées uniquement avec la révolution islamique de 1979.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4y6CbdJjPt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/">Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/embed/#?secret=cG2IlEuZU0#?secret=4y6CbdJjPt" data-secret="4y6CbdJjPt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution de 1979 radicalise une grammaire ancienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la révolution a radicalisé une grammaire beaucoup plus ancienne. Déjà sous les Safavides, l’Iran se pensait comme une puissance entourée de voisins sunnites souvent plus nombreux, parfois plus riches, et parfois militairement plus imposants. Cette conscience d’encerclement, jointe à une forte culture étatique, a nourri une diplomatie de vigilance, voire de suspicion structurelle. L’Iran n’a pas seulement défendu des frontières ; il a défendu une forme de continuité historique menacée sur plusieurs fronts à la fois (Matthee, 2011).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XIX<sup>e</sup> siècle et au début du XX<sup>e</sup>, alors que l’Empire ottoman décline et que les empires européens s’imposent dans la région, le rapport de l’Iran à ses voisins musulmans change de texture, mais non de nature. Le duel irano-ottoman perd de sa centralité, tandis que grandit une autre angoisse : celle de la fragmentation sous pression étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran qajar, puis pahlavi, regarde désormais ses voisins musulmans à travers un double filtre : celui de la rivalité régionale et celui de l’intrusion des grandes puissances. La question n’est plus seulement : que veulent les Ottomans ? Elle devient : comment survivre politiquement dans une région où les voisins musulmans eux-mêmes sont travaillés, armés, influencés, voire redessinés par Londres, Saint-Pétersbourg puis Washington ? Cette expérience renforce chez les élites iraniennes l’idée que le voisinage n’est jamais purement local ; il est toujours traversé par des hiérarchies impériales plus vastes (Amanat, 2017).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la chute des Ottomans, la naissance de la Turquie républicaine semblait ouvrir un autre chapitre. Théoriquement, l’Iran et la Turquie auraient pu devenir deux États post-impériaux stabilisés, convertissant l’ancienne frontière de civilisation en bon voisinage moderne. Il y a bien eu, en effet, des phases d’entente et de normalisation. Mais la relation n’a jamais cessé d’être compétitive. La Turquie kémaliste proposait un modèle national, laïque, centralisateur, tourné vers l’Europe ; l’Iran, surtout après 1979, revendiquait une autre synthèse entre État, histoire et religion. De l’Anatolie au Caucase, de l’Irak à la Syrie, chacun a continué à lire l’autre comme un partenaire nécessaire et un rival plausible. Même lorsque leurs intérêts économiques convergent, notamment en matière d’énergie, leurs imaginaires géopolitiques divergent souvent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un centre historique assiégé mais incontournable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie se voit comme carrefour et puissance pivot ; l’Iran se vit comme centre historique assiégé mais incontournable. Ce voisinage reste donc stable en apparence, concurrentiel en profondeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toutefois avec le monde arabe que les tensions iraniennes ont pris, à l’époque contemporaine, leur intensité la plus visible. L’Irak occupe ici une place singulière. Sous Saddam Hussein, il fut le front le plus sanglant de la relation iranienne au voisinage musulman. La guerre Iran-Irak de 1980 à 1988 n’a pas seulement opposé deux États ; elle a figé des représentations collectives durables. Pour l’Iran révolutionnaire, cette guerre a confirmé que ses voisins arabes, soutenus par des puissances extérieures, pouvaient chercher à exploiter sa fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plusieurs États arabes du Golfe, au contraire, l’Iran de Khomeiny apparaissait comme une force de subversion idéologique, capable d’exporter la révolution en mobilisant les référents chiites au-delà de ses frontières (Axworthy, 2008). La guerre a ainsi transformé une frontière en traumatisme, et un voisinage en système de menaces réciproques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après 2003, lorsque l’invasion américaine renverse Saddam Hussein, le paradoxe iranien apparaît dans toute sa netteté. L’Iran, ennemi déclaré de Washington, devient l’un des grands bénéficiaires stratégiques de la chute de son pire adversaire régional. Mais ce gain n’a pas produit un apaisement. Il a au contraire renforcé l’inquiétude des monarchies arabes sunnites, en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui ont vu se dessiner un <em>«croissant»</em> d’influence iranienne allant de Téhéran à Beyrouth via Bagdad et Damas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les dirigeants iraniens ont présenté cette profondeur régionale comme une doctrine défensive avancée : puisqu’ils se sentent vulnérables sur leur propre territoire, ils cherchent à éloigner la ligne de confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la relation avec les voisins musulmans cesse d’être simplement bilatérale ; elle devient réticulaire, indirecte, souvent médiée par des groupes armés, des partis alliés et des espaces de guerre par procuration (Amanat, 2017).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nH5vD2zC5W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/embed/#?secret=hsejAaMFrS#?secret=nH5vD2zC5W" data-secret="nH5vD2zC5W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiisme comme ressource d’influence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Liban, la Syrie, l’Irak et le Yémen ont, à des degrés différents, transformé l’idée même de voisinage iranien. L’Iran ne partage pas de frontière avec tous ces théâtres, mais il les traite comme son proche environnement stratégique. Ce déplacement a nourri l’hostilité de plusieurs voisins arabes, qui y voient non pas une politique de sécurité, mais une politique d’expansion. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, là encore, la lecture purement confessionnelle ne suffit pas. L’Iran use du chiisme comme ressource d’influence, certes, mais il agit aussi en État rationnel soucieux de profondeur militaire, de corridors territoriaux, d’accès commerciaux et de dissuasion asymétrique. L’erreur serait de croire qu’il se contente d’exporter une identité ; il exporte aussi un calcul (Axworthy, 2008).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations avec les monarchies du Golfe condensent particulièrement bien cette tension entre proximité et refus. D’un côté, l’Iran et ses voisins arabes riverains du Golfe sont condamnés à cohabiter autour d’un espace maritime commun, de routes énergétiques vitales et d’intérêts commerciaux réels. De l’autre, ils se perçoivent mutuellement comme des menaces systémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies craignent la projection iranienne, son discours révolutionnaire, son influence dans les communautés chiites et sa capacité de nuisance régionale. L’Iran, lui, voit dans la présence militaire occidentale au Golfe, appuyée sur ces États arabes, une architecture d’endiguement dirigée contre lui. Le Golfe devient alors moins une mer de voisinage qu’un miroir de défiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement irano-saoudien annoncé le 10 mars 2023, sous médiation chinoise, a donc eu une portée symbolique considérable. Il n’a pas aboli les rivalités, mais il a montré que la fatigue stratégique pouvait, provisoirement, l’emporter sur la logique de confrontation permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapprochement suggère que plusieurs acteurs régionaux, y compris Riyad, ne souhaitent plus être prisonniers d’une polarisation totale. Il montre aussi que l’Iran, malgré sa rhétorique de résistance, sait pratiquer le compromis quand l’environnement l’exige (Vakil et Quilliam, 2023). Mais il faut se garder d’y voir une réconciliation profonde. Le contentieux n’a pas disparu : il s’est déplacé vers une forme plus prudente, plus diplomatique, sans cesser d’être structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’est, l’Iran entretient avec l’Afghanistan et le Pakistan des relations moins médiatisées que ses face-à-face arabes, mais tout aussi révélatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’Afghanistan, la proximité linguistique et culturelle ne supprime ni les tensions sur les réfugiés, ni les conflits hydriques, ni l’inquiétude sécuritaire. L’Iran voit l’instabilité afghane comme une menace directe, mais aussi comme un espace où se jouent des questions de trafic, d’influence et d’équilibre confessionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le Pakistan, autre grand voisin musulman, la relation oscille entre coopération minimale et méfiance persistante, notamment à propos des groupes armés opérant dans les zones frontalières baloutches. Là encore, le voisinage n’est pas l’amitié ; c’est la gestion d’une vulnérabilité commune que personne ne parvient vraiment à transformer en confiance durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, sur la longue durée, c’est la permanence d’un même schéma. L’Iran n’a jamais cessé de parler le langage de la civilisation, de la souveraineté et de la singularité historique. Ses voisins musulmans, eux, l’ont souvent regardé avec une ambivalence comparable : puissance indispensable, mais difficilement intégrable ; pays musulman majeur, mais porteur d’une différence qui résiste à l’alignement. Depuis les Ottomans, l’Iran apparaît tour à tour comme hérésie, rival, partenaire, pivot, menace ou médiateur. Il n’est jamais tout à fait étranger, jamais tout à fait semblable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une puissance de résistance dans le monde musulman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là le cœur du problème. Le voisinage musulman de l’Iran n’a jamais été organisé par une solidarité religieuse suffisante pour neutraliser les intérêts d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islam commun n’a pas supprimé la compétition des puissances, pas plus qu’il n’a aboli les frontières historiques, les hiérarchies symboliques ou les mémoires blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre l’Iran et ses voisins, le religieux a souvent servi moins à unir qu’à coder autrement des rapports de force. De ce point de vue, la révolution de 1979 n’a pas créé une exception ; elle a réinjecté du messianisme et de l’idéologie dans un vieux dispositif régional déjà structuré par la rivalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, l’Iran reste prisonnier et maître de cette ambivalence. Il se présente comme puissance de résistance dans le monde musulman, mais il inspire chez plusieurs voisins musulmans une inquiétude durable. Il réclame la reconnaissance d’un rôle naturel dans la région, mais cette revendication est précisément ce qui alarme ceux qui l’entourent. Il dénonce l’ordre imposé de l’extérieur, tout en construisant lui-même des zones d’influence qui ressemblent, aux yeux de ses voisins, à une autre forme de pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cela, l’histoire iranienne avec son voisinage musulman n’est ni celle d’un isolement total, ni celle d’une intégration impossible. C’est l’histoire plus tragique d’une centralité contestée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la frontière ottomane jusqu’aux arrangements incertains du Golfe contemporain, l’Iran n’a donc jamais quitté cette position inconfortable : trop ancien pour se penser comme un simple État-nation parmi d’autres, trop exposé pour renoncer à la puissance, trop singulier pour être absorbé par ses voisinages, trop proche d’eux pour leur échapper. Le long conflit avec les Ottomans a donné à cette condition sa forme impériale ; les crises modernes lui ont donné sa forme géopolitique ; la révolution islamique lui a donné sa forme idéologique. Mais le fond demeure : entre l’Iran et ses voisins musulmans, la relation n’est ni naturelle ni accidentelle. Elle est historique, dense, inquiète, indéfiniment recommencée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie succincte&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amanat, Abbas</strong>. <em>Iran: A Modern History</em>. New Haven, Yale University Press, 2017.<br><strong>Axworthy, Michael</strong>. <em>A History of Iran: Empire of the Mind</em>. London, Penguin, 2008.<br><strong>Matthee, Rudi.</strong> “Safavid Iran and the Turkish Question, or How to Avoid a War on Multiple Fronts.” <em>Iranian Studies</em>, 2011.<br><strong>Vakil, Sanam,</strong> et Neil Quilliam. “Will reconciliation across the Middle East bring lasting change?” Chatham House, 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y3J9G9LqmX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/">Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/embed/#?secret=sgkXMTGl4y#?secret=y3J9G9LqmX" data-secret="y3J9G9LqmX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/trois-morts-dans-une-fusillade-pres-du-consulat-disrael-a-istanbul/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:28:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Akın Gürlek]]></category>
		<category><![CDATA[Beşiktaş]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mustafa Çiftçi]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une fusillade ce matin aux alentours du consulat d’Israël à Istanbul a fait trois morts et deux policiers blessés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/trois-morts-dans-une-fusillade-pres-du-consulat-disrael-a-istanbul/">Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Plusieurs équipes de police ont été envoyées sur les lieux ce matin, mardi 7 avril 2026, après que des coups de feu ont été entendus rue Büyükdere, dans le quartier de Levent, à Beşiktaş, </em></strong><strong><em>quartier animé situé&nbsp;sur la rive européenne d’Istanbul,</em></strong><strong><em> en Turquie.</em></strong></p>



<span id="more-18594755"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’agence <a href="https://www.aa.com.tr/tr/gundem/besiktasta-silah-sesleri-duyulmasi-uzerine-bolgeye-polis-ekipleri-sevk-edildi/3895937">Anadolu</a>, d’importantes équipes de police et médicales ont été envoyées sur place et le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a annoncé que le parquet avait ouvert une enquête concernant les signalements de coups de feu aux alentours du consulat d’Israël à Istanbul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon d&rsquo;autres médias, la fusillade a fait trois morts et deux policiers blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Intérieur, Mustafa Çiftçi, a publié la déclaration suivante sur son compte de réseau social : <em>«Trois individus impliqués dans un affrontement armé avec nos policiers en service devant les immeubles de la place Yapı Kredi à Istanbul ont été neutralisés. Deux de nos courageux policiers ont été légèrement blessés lors de l’affrontement. L’identité des terroristes a été établie. Il a été établi que l’un d&rsquo;eux, venu d’Izmit à Istanbul dans un véhicule de location, est lié à une organisation qui instrumentalise la religion, et que l’un des deux terroristes, qui sont frères, a un casier judiciaire pour trafic de stupéfiants.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18594935" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a déclaré ce qui suit sur son compte de réseau social&nbsp;: <em>«Suite aux informations faisant état de coups de feu tirés aux alentours du consulat israélien dans le quartier de Beşiktaş à Istanbul, le parquet d’Istanbul a immédiatement ouvert une enquête. Un procureur général adjoint et deux procureurs ont été affectés à l’enquête et se sont rapidement rendus sur place pour entamer leurs investigations. Afin de faire toute la lumière sur cet incident, l’enquête se poursuit en coordination avec les services de police compétents, sous l’égide du parquet, et est menée avec rigueur et exhaustivité.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/trois-morts-dans-une-fusillade-pres-du-consulat-disrael-a-istanbul/">Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la guerre d’Iran, l'Europe a peur de voir des vagues migratoires déferler sur le continent. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis le début de la guerre d’Iran, il n’y a pas que la flambée des prix du carburant, le risque de récession et les perturbations des chaînes d’approvisionnement qui inquiètent les pays européens, il y a aussi la peur de voir des vagues migratoires déferler sur l’Europe surtout que la thématique migratoire est l’alpha et l’oméga du débat public dans ces pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18500088"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’afflux massif de migrants en Europe il y a dix ans en pleine guerre civile syrienne a favorisé la montée de l’extrême droite qui a beaucoup instrumentalisé le sujet. Aujourd’hui, les dirigeants européens craignent que la guerre d’Iran ne déclenche une nouvelle crise migratoire et ont commencé à prendre des mesures préventives, indiquent Ben Hubbard, Jim Tankersley et Jeanna Smialek dans leur enquête publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/18/world/europe/iran-war-refugees-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus le conflit en Iran s’éternise, plus les responsables européens s’inquiètent d’une possible nouvelle crise des réfugiés. Cette inquiétude alimente des scénarios alarmants et des consultations diplomatiques discrètes sur les moyens d’empêcher une nouvelle vague migratoire de déstabiliser l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces préparatifs incluent des consultations entre les responsables de l’UE et la Turquie, qui constitue une barrière géographique entre l’Iran et l’Europe et qui, il y a dix ans, a servi de voie de transit à plus d’un million de migrants arrivés par la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions se sont intensifiées deux jours après le début du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’un entretien téléphonique, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a assuré au commissaire européen à la Migration Magnus Brunner que la Turquie œuvrait pour éviter que le scénario précédent ne se reproduise. Il a déclaré que les autorités avaient renforcé les contrôles à la frontière turco-iranienne et coopéreraient avec l’Europe pour prévenir toute nouvelle vague de réfugiés, selon une interview ultérieure de M. Brunner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crainte d’une potentielle crise migratoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties se sont entendues sur le fait que si l’attaque américano-israélienne restait limitée, ses répercussions pourraient être contenues. Cependant, si les frappes s’intensifiaient et que l’Iran était déstabilisé, des exodes pourraient avoir lieu, selon des responsables européens et turcs ayant eu connaissance de la conversation et s’exprimant sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inquiétude face à une potentielle crise migratoire s’ajoute à la liste croissante des répercussions mondiales de la guerre d’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout dans le monde, les dirigeants et les citoyens sont confrontés à la flambée des prix du carburant, aux avertissements de récession et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. En Europe, cette inquiétude est exacerbée par la crainte d’une nouvelle vague populiste due à un nouvel afflux de réfugiés, un facteur qui a renforcé les partis d’extrême droite anti-immigration au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation entre Brunner et Fidan, le 2 mars, était préliminaire et n’a débouché sur aucune nouvelle mesure concrète pour se préparer à une éventuelle augmentation des migrations, selon des diplomates européens et des responsables turcs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, plus de deux semaines après le début du conflit, aucun signe n’indiquait que des Iraniens –ou des Afghans résidant en Iran – se rassemblaient à la frontière turque pour fuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vagues de réfugiés mettent souvent des années à atteindre leur pic. Après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, il a fallu près de quatre ans avant que la migration syrienne vers l’Europe n’atteigne un niveau critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à mesure que la guerre s’éternise, les responsables européens s’inquiètent de plus en plus de ce scénario, notamment après l’escalade des combats entre Israël et le Hezbollah, qui a provoqué un exode massif du sud du Liban.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Allemagne retient son souffle </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous ne voulons pas d’un scénario comme celui de la Syrie»</em>, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz à un auditoire à Munich une semaine après le début de la guerre avant d’ajouter :<em>«Nous avons tout intérêt à éviter un nouvel afflux de réfugiés de la région»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exprimé des préoccupations similaires après sa rencontre, la semaine dernière, avec le Premier ministre tchèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 15 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux dirigeants des 27 États membres axée sur la question migratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a écrit que le conflit a déjà entraîné le déplacement interne de millions de personnes notamment en Iran et au Liban, ajoutant que si les réfugiés n’ont pas encore afflué vers l’UE, l’avenir demeure incertain. Elle a ajouté que les dirigeants devraient utiliser tous les outils diplomatiques à leur disposition en matière de migration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe reste profondément marquée par les réactions politiques qui ont accompagné l’afflux de réfugiés de 2014-2016, lorsque des migrants originaires de pays comme la Syrie et l’Afghanistan ont afflué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, l’Europe a renforcé ses contrôles aux frontières et incité des pays de transit comme la Turquie à jouer le rôle de garde-frontières. Cependant, ces mesures sont arrivées trop tard et n’ont pas empêché la montée en puissance de partis d’extrême droite anti-immigration dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) jouit actuellement d’une popularité considérable et se retrouve au coude à coude avec la CDU -parti de Merz- dans les sondages et ce, malgré des mesures telles que le renforcement des contrôles aux frontières en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le flux migratoire vers l’Europe et l’Allemagne a fortement diminué depuis 2017 et cette tendance s’est poursuivie les années suivantes. L’agence européenne des frontières Frontex a indiqué que les passages illégaux de frontières ont diminué de 25% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la crise migratoire d’il y a dix ans, les Européens ont accusé la Turquie de fermer les yeux sur le trafic d’êtres humains entre la Turquie et la Grèce. Les passeurs agissaient alors en toute impunité sur les côtes turques, jusqu’à ce que les dirigeants européens acceptent de débloquer des milliards de dollars d’aide au gouvernement turc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les dirigeants européens semblent déterminés à éviter que ce scénario ne se reproduise. L’entretien téléphonique entre Fidan et Brunner fait suite à une coordination intensive entre Ursula von der Leyen et les dirigeants du Moyen-Orient au cours du week-end.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Turquie se prépare au pire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables turcs et européens au fait de la situation ont déclaré que toutes les parties partagent l’inquiétude d’une nouvelle vague migratoire, même si aucun plan de réponse commune n’a encore été élaboré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre turc de l’Intérieur Mustafa Çiftçi a déclaré que son gouvernement avait préparé trois plans d’urgence pour faire face à d’éventuels afflux de migrants liés à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces plans prévoient la création de zones tampons à la frontière pour héberger les réfugiés et, en cas d’afflux massif, la possibilité de les laisser traverser la frontière vers la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a qualifié cette dernière option de <em>«dernier recours»</em>, ajoutant que la Turquie pourrait initialement accueillir environ 90 000 personnes dans des camps de tentes et des logements temporaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par sa proximité avec les zones de conflit au Moyen-Orient et en Asie, la Turquie accueille l’une des plus importantes populations de réfugiés au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre civile syrienne a provoqué un afflux massif de réfugiés à travers sa longue frontière, exerçant une pression immense sur les communautés d’accueil. Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens enregistrés en Turquie est tombé à 2,3 millions, contre un pic de 3,7 millions en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence d’un si grand nombre de réfugiés constitue un sujet politique sensible pour le gouvernement turc qui a renforcé ses contrôles frontaliers afin de prévenir de nouveaux afflux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en cours en Iran pourrait également déstabiliser plus de 760 000 réfugiés à l’intérieur du pays, majoritairement afghans, selon les données du HCR.</p>
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		<title>La guerre des illusions au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine contre l'Iran met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et internationales. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il est des guerres qui naissent d’une nécessité stratégique, et d’autres qui prennent forme dans l’ombre des illusions. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran qui s’est ouverte semble appartenir à cette seconde catégorie. À peine déclenchée, elle révèle déjà une accumulation de certitudes fragiles, de paris stratégiques hasardeux et de doctrines héritées d’un autre temps. Washington poursuit l’objectif d’une transformation politique imposée par la force en espérant provoquer un changement de régime à Téhéran, tandis qu’Israël agit au nom d’une refonte durable de son environnement régional.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18443057"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient a toujours été le théâtre de projets géopolitiques visant à le transformer ou le redessiner. La guerre actuelle met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et même internationales — qui, combinées, transforment un calcul de puissance en un conflit dont nul ne semble aujourd’hui maîtriser les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme jadis l’Empire perse — vaste puissance s’étendant de l’Inde à la Méditerranée — se dressa face à l’ambition d’Alexandre Le Grand, comme l’Empire ottoman résista aux entreprises britanniques, comme l’Amérique s’est heurtée aux montagnes afghanes, l’Orient rappelle sans cesse la même leçon, qu’il n’est pas un échiquier que l’on redessine à volonté. C’est une terre ancienne, faite d’empires, de peuples et de mémoires profondes — un sable mouvant qui finit toujours par engloutir ceux qui croient pouvoir le dompter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion américaine du changement de régime par la force</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première illusion est américaine. Elle s’inscrit dans une conviction que l’usage de la force provoque un changement politique rapide et fait naître spontanément des <em>«démocraties»</em> dociles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’Irak en 2003 jusqu’à la Libye en 2011, l’hypothèse implicite est la même, il suffit de frapper un régime autoritaire suffisamment fort pour le désorganiser, et les sociétés locales finiront par produire d’elles-mêmes un nouvel ordre politique plus favorable aux Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les prétextes évoqués pour déclencher la guerre contre l’Iran, rien ne prouve que le président Trump se soucie de la démocratie ou du peuple iranien, ou des peuples d’autres pays opprimés par des autocrates ou des dictateurs dont certains comptent parmi ses amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée que la décapitation du pouvoir iranien, combinée à des frappes massives et à une pression économique extrême – depuis près de cinquante ans – pourrait provoquer une crise interne majeure du régime, a constitué l’un des paris implicites de l’escalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réalité au Moyen Orient est presque inverse. Les sociétés confrontées à une attaque extérieure ont souvent tendance à se rallier à l’État, même lorsque ce dernier est contesté. En Iran, les premiers effets du conflit semblent confirmer ce schéma. Les bombardements n’ont pas provoqué l’effondrement du régime ; ils ont au contraire marginalisé l’opposition interne et renforcé le réflexe de défense nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette première illusion s’en ajoute une seconde, plus lourde de conséquences, la croyance que la guerre peut rester un instrument politique contrôlable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute stratégie militaire repose sur une hypothèse implicite de sortie. Or la confrontation actuelle révèle l’érosion profonde de la confiance iranienne dans tout processus de négociation avec les Etats-Unis. Les cycles répétés de pourparlers, brusquement interrompus par des actions militaires de Washington, ont laissé une empreinte durable, aux yeux de Téhéran, la parole américaine n’est plus crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, toute tentative de dialogue peut être interprétée comme une manœuvre tactique plutôt que comme une véritable ouverture diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi se met en place un mécanisme redouté, plus la guerre se prolonge, plus il devient difficile de trouver un interlocuteur crédible pour y mettre fin, les principaux dirigeants ayant été éliminés physiquement, le vide politique rend toute négociation non seulement improbable, mais suspecte par avance. Trump peut toujours siffler la fin de la partie, en déclarant <em>«sa»</em> victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion israélienne de remodeler le Moyen-Orient par la force</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté israélien, l’illusion est d’une autre nature, plus ancienne et plus ambitieuse. Elle relève d’une doctrine stratégique profondément ancrée, la conviction que le pays peut, par une série d’attaques militaires décisives portées aux autres, transformer durablement son environnement régional et <em>«changer le visage du Moyen-Orient»</em>, selon la formule récurrente de Netanyahu. Cette vision remonte aux analyses formulées dans les années 1980 et 1990, depuis les réflexions d’Oded Yinon jusqu’au rapport <em>A Clean Break</em>. Elle repose sur l’idée que l’affaiblissement militaire de ce que certains qualifient d’<em>«axe de la résistance»</em> pourrait, à terme, ouvrir la voie à un nouvel équilibre régional plus favorable à Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette lecture, le Moyen-Orient demeure marqué par la fragilité de structures étatiques souvent issues des héritages coloniaux et traversées par de profondes lignes de fracture ethniques, religieuses ou communautaires. L’hypothèse implicite est que l’exploitation ou l’accentuation de ces dynamiques internes pourrait contribuer à redessiner l’environnement géopolitique régional de manière à réduire durablement les menaces pesant sur la sécurité d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une telle logique, cela pourrait susciter l’inquiétude d’autres puissances régionales, qui pourraient redouter qu’une dynamique de recomposition ne finisse par affecter l’ensemble du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des États comme l’Égypte ou la Turquie, dont la stabilité repose sur des équilibres politiques et territoriaux complexes, pourraient difficilement rester indifférents à toute dynamique régionale qui banaliserait l’idée d’une recomposition des États du Moyen-Orient le long de lignes identitaires ou confessionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette ambition porte en elle des risques abyssaux et des limites structurelles, car la supériorité technologique et aérienne peut briser des armées, paralyser des infrastructures et éliminer des chefs ; elle ne refaçonne pas les nations ni les âmes. Le risque majeur est celui du boomerang stratégique, un Iran humilié mais uni dans le martyre, un Hezbollah régénéré, une radicalisation régionale qui alimentera de nouvelles générations de résistance asymétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les limites sont plus profondes encore, les bombardements n’ont jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, renversé durablement un régime déterminé ni fait naître l’ordre espéré. Ils durcissent au contraire les sociétés, transforment les dictatures en symboles nationaux et épuisent l’agresseur lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire géopolitique est impitoyable, aucun empire n’a jamais réussi à imposer durablement sa volonté à l’Orient, par la seule force des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car frapper l’Iran aujourd’hui, c’est réveiller la Perse éternelle, celle qui a vu passer Cyrus, Darius, les Sassanides, les Safavides… et qui sourit encore devant les empires éphémères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient n’est pas seulement un espace stratégique ; c’est aussi un espace de mémoires, d’identités et de récits historiques profondément enracinés. Les guerres y modifient les équilibres de puissance, mais elles ne transforment pas les imaginaires collectifs qui structurent les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région façonnée par des siècles de conflits et de rivalités, la paix n’est pas une concession mais l’expression la plus élevée de la stratégie. Les guerres peuvent déplacer des frontières, elles ne transforment jamais les sociétés. Seule la paix a la capacité de modifier les perceptions, de reconstruire les imaginaires politiques et de créer les conditions d’un ordre durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Moyen-Orient épuisé par les cycles de violence, la véritable audace est bien de rendre enfin possible la prochaine paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion du parapluie sécuritaire américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre révèle également les failles d’un autre pilier de l’ordre régional, la sécurité garantie par des alliances avec les Etats-Unis. Depuis plusieurs décennies, les monarchies du Golfe ont construit leur stabilité autour d’un partenariat sécuritaire étroit avec les États-Unis, complété par l’acquisition de systèmes de défense avancés mais technologiquement bridés par rapport à ceux fournis à Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle repose sur une double hypothèse que la présence américaine dissuade les adversaires, et la technologie peut neutraliser la plupart des menaces, ce qui n’a pas été observé lors de l’attaque israélienne sur le Qatar en 2025. Mais la guerre actuelle expose les failles de cette architecture. Les bases américaines installées dans la région constituent certes un instrument de dissuasion, mais elles deviennent aussi des cibles dans un conflit ouvert. Quant aux systèmes antimissiles, ils restent confrontés à une limite de saturation ou de stock disponible localement ou produit aux Etats-Unis. Dans une guerre prolongée mêlant drones, missiles balistiques et attaques asymétriques, la défense technologique se révèle bien vulnérable que coûteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre illusion se dissipe à mesure que le conflit se prolonge qui est celle d’une guerre régionale maîtrisable. Les marchés financiers ont immédiatement réagi aux premières frappes par une volatilité brutale et des pertes massives, révélant la sensibilité extrême de l’économie mondiale à toute perturbation dans une région qui concentre encore une part importante de l’approvisionnement énergétique mondial. Les premières estimations évoquent déjà des pertes de plusieurs milliers de milliards de dollars sur les marchés internationaux dans les premiers jours du conflit, sans compter les impacts sur la croissance et l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système économique profondément interconnecté, une guerre régionale au Moyen-Orient devient rapidement un choc systémique pour l’ensemble de l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre, qui semblait au départ un calcul stratégique régional, devient ainsi un facteur d’instabilité systémique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion confessionnelle et mémoire des quatorze siècles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre illusion, plus ancienne et profondément enracinée, tient à la lecture confessionnelle du Moyen-Orient. Depuis quatorze siècles, la fracture entre sunnites et chiites nourrit l’imaginaire politique et alimente périodiquement, dans les Etats sunnites du Moyen Orient, la crainte d’une influence iranienne s’exerçant à travers les communautés chiites présentes. Ces dernières vivent pourtant depuis des siècles au cœur de ces sociétés — du Liban à l’Irak, du Koweït à l’Arabie Saoudite — où les loyautés nationales, sociales et politiques se révèlent bien plus complexes que ne le suggère la seule grille confessionnelle. Mais l’attaque récente de bases américaines et autres lieux dans le Golfe par l’Iran a ravivé des peurs anciennes, réveillant le spectre d’un clivage qui traverse l’histoire islamique depuis près de quatorze siècles. Ainsi, derrière l’affrontement géopolitique ressurgissent des inquiétudes historiques qui continuent de façonner les perceptions stratégiques de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion iranienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois erroné de considérer que seules les Etats-Unis et Israel nourrissent des illusions stratégiques, l’Iran lui-même fonde sa stratégie sur un pari inverse, celui de la résilience. Depuis plusieurs décennies, la doctrine militaire iranienne repose sur la conviction qu’un adversaire technologiquement supérieur peut être épuisé dans une guerre longue, grâce à la profondeur territoriale, à la dispersion des infrastructures et à l’usage de moyens asymétriques. Cette stratégie n’est pas sans rationalité. Mais elle comporte elle aussi des dangers telles que la destruction progressive des infrastructures et la pression économique interne. La résilience peut prolonger une guerre mais ne garantit pas nécessairement une victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de la protection Russe ou chinoise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre illusion selon laquelle la Chine ou la Russie pourraient offrir aux États menacés un véritable contrepoids face à la puissance occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis une décennie, l’affirmation de Pékin et le retour militaire de Moscou ont nourri l’idée que l’érosion de l’hégémonie américaine ouvrirait un nouvel espace pour ces puissances. Mais l’expérience récente invite à la prudence. De l’Irak à la Libye, de la Syrie au Venezuela, et aujourd’hui à l’Iran, le soutien des grandes puissances rivales de Washington reste diplomatique, économique ou technologique. Lorsque le risque d’une confrontation directe avec les États-Unis apparaît, les solidarités proclamées cèdent toujours devant les calculs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre actuelle rappelle cependant une réalité constante que la Chine et la Russie ne risquent jamais une confrontation directe pour défendre des partenaires lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Ces partenariats ou alliances sont souvent solides dans les discours et beaucoup plus incertaines lorsque les risques d’escalade deviennent existentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de l’Onu comme gardienne de la paix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la désillusion la plus profonde concerne un autre pilier de l’ordre international contemporain, la croyance que le droit international et les institutions multilatérales pouvaient offrir une protection minimale aux États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1945, l’architecture construite autour de l’Onu portait l’ambition d’un système où la force serait, sinon abolie, du moins encadrée par des règles collectives. Pour les États l’existence d’un droit international, d’instances de médiation et d’un Conseil de sécurité chargé de préserver la paix représentait l’espoir d’un monde où la puissance brute ne serait plus l’unique arbitre des conflits. Or les guerres du XXI<sup>e</sup> siècle ont révélé l’écroulement de cet édifice normatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résolutions paralysées par les rivalités entre grandes puissances, les vetos successifs qui neutralisent toute action collective, ont neutralisé les mécanismes de sécurité conduisant à une Onu devenue simple observateur des crises. Là où les États les plus fragiles espéraient trouver un bouclier juridique, ils découvrent aujourd’hui un système incapable de contraindre les puissances lorsqu’elles décident d’agir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux du Sud global, le droit international n’apparaît plus comme une protection effective mais comme un langage moral incapable de résister aux logiques de puissance. Quant à l’Onu, elle ressemble aujourd’hui à une architecture diplomatique héritée d’un monde disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des conséquences les plus inquiétantes de cette évolution est le retour progressif d’un système international où la sécurité repose avant tout sur la capacité des États à se défendre eux-mêmes. Dans ce monde qui réapparaît, les garanties juridiques se révèlent inopérantes, les alliances incertaines et les institutions internationales impuissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les rapports de force deviennent l’arbitre des crises, l’ordre international cesse d’être véritablement juridique pour redevenir essentiellement militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, les guerres fondées sur des illusions commencent souvent par la promesse d’une victoire rapide ou d’un nouvel ordre régional. Elles se terminent plus fréquemment par des compromis tardifs, négociés après des destructions immenses et des équilibres encore plus fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient, qui a déjà vu passer tant d’empires et de projets géopolitiques, pourrait bien rappeler une fois de plus à ceux qui prétendent le transformer que la puissance militaire peut briser des États, mais qu’elle ne suffit jamais à refaçonner durablement les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3Ggg87ATjE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/">L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/embed/#?secret=to8znjP8L8#?secret=3Ggg87ATjE" data-secret="3Ggg87ATjE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; 8 ans de prison pour une femme accusée de trafic d’organes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/23/tunisie-8-ans-de-prison-pour-une-femme-accusee-de-trafic-dorganes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 11:33:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[trafic d’organes]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Huit ans de prison en Tunisie pour une femme accusée d'être une intermédiaire de trafic d'organes avec la Turquie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/23/tunisie-8-ans-de-prison-pour-une-femme-accusee-de-trafic-dorganes/">Tunisie | 8 ans de prison pour une femme accusée de trafic d’organes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La chambre pénale du tribunal de première instance de Tunis a condamné à huit ans de prison une femme accusée de trafic d&rsquo;organes.</em></strong></p>



<span id="more-18397882"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accusée servait d’intermédiaire pour recruter des personnes souhaitant vendre leurs organes, notamment leurs reins, à une clinique en Turquie en échange d’une somme d’argent et de la prise en charge des frais de voyage et de séjour en Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a annoncé <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/8-%D8%B3%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D8%B3%D8%AC%D9%86%D8%A7-%D9%84%D9%88%D8%B3%D9%8A%D8%B7%D8%A9-%D9%81%D9%8A-%D8%B4%D8%A8%D9%83%D8%A9-%D8%A8%D9%8A%D8%B9-%D9%83%D9%84%D9%89-%D8%A8%D9%8A%D9%86-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88-%D8%AA%D8%B1%D9%83%D9%8A%D8%A7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, ce lundi 23 février 2026, en citant une source judiciaire, ajoutant que le tribunal a également condamné l’accusée à une amende de 30 000 dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie demeure un centre névralgique du trafic d’organes, marqué par d’importants démantèlements de réseaux internationaux exploitant des populations vulnérables, notamment des migrants syriens. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce mois de février 2026,&nbsp;les autorités turques ont arrêté dix personnes, dont quatre meneurs de nationalités jordanienne et palestinienne, impliquées dans un vaste réseau de transplantation illégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier dernier,&nbsp;un citoyen israélien, suspecté par Interpol de diriger un réseau ciblant les réfugiés syriens en Turquie pour leurs organes, a été arrêté à l’aéroport d&rsquo;Istanbul et fait l’objet d’une procédure d&rsquo;extradition.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/23/tunisie-8-ans-de-prison-pour-une-femme-accusee-de-trafic-dorganes/">Tunisie | 8 ans de prison pour une femme accusée de trafic d’organes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bachar Assad &#124; Faillite d’un pouvoir et cynisme international</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Golan]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment expliquer l'effondrement tardif du régime des Assad en Syrie, après plus d’une décennie de guerres et d’interventions étrangères ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/">Bachar Assad | Faillite d’un pouvoir et cynisme international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La chute du régime de Bachar Assad en décembre 2024 a marqué la fin d’un des pouvoirs les plus brutaux et les plus durables du Moyen-Orient contemporain. Pourtant, au-delà de l’événement, une bataille du récit s’est rapidement engagée : comment expliquer cet effondrement tardif, après plus d’une décennie de guerre, de destructions massives et d’interventions étrangères ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18339901"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Un long reportage publié par le magazine américain <em><a href="https://www.theatlantic.com/international/2026/02/assad-syria-regime-overthrow/685883/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a></em> avance une lecture largement centrée sur la personnalité de l’ancien président syrien. Arrogance, déni de réalité, conviction d’être indispensable à ses alliés : selon les témoignages recueillis par le journal, ces traits auraient accéléré la fin du régime. Une approche séduisante, mais qui mérite d’être interrogée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation de la personnalisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant l’accent sur les failles psychologiques de Bachar Assad, <em>The Atlantic</em> adopte une grille d’analyse familière : celle de la chute par l’orgueil. Le président syrien y apparaît comme un dirigeant enfermé dans une bulle, persuadé d’avoir gagné la guerre après 2020, incapable de mesurer l’ampleur de l’effondrement économique et social du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette personnalisation du désastre comporte un risque : celui d’éclipser les responsabilités structurelles et internationales. Car le régime syrien n’a pas survécu uniquement grâce à la volonté d’un homme, mais aussi grâce à un système régional et mondial qui a longtemps privilégié la <em>«stabilité»</em> au détriment des peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un régime longtemps toléré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reportage rappelle, non sans cynisme, que Bachar Assad était perçu par plusieurs acteurs régionaux comme un mal <em>«gérable».</em> Israël, notamment, voyait en lui un adversaire affaibli mais prévisible, garant d’un statu quo sécuritaire sur le Golan. Cette tolérance tacite a contribué à prolonger artificiellement la vie d’un régime pourtant discrédité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, la Russie et l’Iran ont soutenu Damas tant que cela servait leurs intérêts stratégiques. Mais lorsque le coût politique, économique et diplomatique est devenu trop élevé, et que le régime s’est montré incapable de se réformer, même symboliquement, l’abandon est devenu une option.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fin d’une fonction régionale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des éléments les plus révélateurs concerne la position russe dans les derniers jours du régime. Selon <em>The Atlantic</em>, Vladimir Poutine aurait refusé d’intervenir pour sauver Assad, préférant préserver sa relation stratégique avec la Turquie. Ce choix illustre une réalité brutale : le président syrien avait cessé d’être utile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chute d’Assad apparaît alors moins comme un accident que comme l’aboutissement logique d’un processus d’épuisement. Épuisement d’un système hérité de Hafez Assad, fondé sur la répression et l’exclusion. Épuisement aussi d’un équilibre international fondé sur le calcul et le double standard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chute tardive, responsabilité partagée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Affirmer que Bachar Assad est tombé par arrogance n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Ce qui interroge davantage, c’est la longévité d’un pouvoir qui a survécu si longtemps malgré ses crimes, grâce à la passivité, voire à la complicité, de nombreux acteurs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, la chute du régime syrien n’est pas seulement celle d’un homme. Elle est aussi le révélateur d’un ordre régional et mondial où les peuples paient le prix fort des arrangements géopolitiques. Une leçon qui dépasse largement les frontières syriennes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1iYSBNMy4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=HWNhBNb1lm#?secret=1iYSBNMy4C" data-secret="1iYSBNMy4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/">Bachar Assad | Faillite d’un pouvoir et cynisme international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/quels-scenarios-pour-liran-apres-la-reculade-de-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 07:43:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Trita Parsi]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement aux prévisions, les sanctions occidentales contre l'Iran ont consolidé davantage le pouvoir des Gardiens de la révolution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/quels-scenarios-pour-liran-apres-la-reculade-de-trump/">Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le très lunatique président américain Donald Trump a fait marche arrière et a décidé de ne pas attaquer l’Iran. Il a prétendu qu’aucune partie n’a fait pression sur lui pour qu’il se rétracte indiquant avoir pris cette décision après que l’Iran ait suspendu la pendaison de 800 manifestants arrêtés. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18257801"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entourage du président américain lui a expliqué que les bombardements ne feront pas tomber le régime et trois pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar et Oman) et la Turquie ont également ferraillé pour le dissuader, de même que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui lui a demandé de ne pas attaquer maintenant mais pour d’autres raisons. Il souhaite mieux se préparer. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, Trump qui veut jouer avec les nerfs de ses adversaires n’a pas définitivement écarté l’option militaire. Quel avenir aujourd’hui pour l’Iran après ce sanglant début année ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran traverse l’une de ses crises politiques les plus graves depuis l’instauration de la République islamique en 1979, sur fond de manifestations sans précédent qui ont éclaté fin 2025 en raison de la détérioration de la situation économique. Ces protestations sont rapidement devenues les plus importantes qu’ait connues le pays depuis la révolution et ont été réprimées avec une violence inouïe par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Cette répression féroce à huis clos -les autorités ont coupé internet pour que le monde ne voit pas cette répression- ont fini par avoir raison des protestations qui se sont essoufflées aussi bien à Téhéran que dans les provinces. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Gardiens de la révolution sauvent le régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête publiée par <a href="https://www.bloomberg.com/news/features/2026-01-15/iran-protests-will-khamenei-s-regime-survive-and-what-lies-ahead?embedded-checkout=true">Bloomberg</a>, signée par le journaliste Patrick Sykes et l’analyste Dina Esfandiary, le rapport de force au sein du régime iranien a clairement basculé en faveur du CGRI, qui n’est plus seulement le bras armé du régime, mais est devenu un acteur central de la politique, de l’économie et de la sécurité. Les Gardiens de la révolution ont sauvé le régime.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, les manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes en réaction à la flambée des prix, à une inflation dépassant les 40%, à l’effondrement de la monnaie nationale (qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en une seule année), à ​​la montée du chômage et à la baisse du pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications pour de meilleures conditions de vie se sont rapidement transformées en slogans politiques appelant à une refonte complète de la structure de la gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, les autorités ont déployé une répression sécuritaire sans précédent, incluant l’usage de la force létale, des coupures généralisées d’internet, des arrestations massives et un déploiement sans précédent des forces de sécurité dans les grandes villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux prévisions, les sanctions occidentales sévères ont permis aux Gardiens de la révolution de consolider davantage leur pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bloomberg explique que face au retrait des entreprises internationales et à l’effondrement du secteur privé sous la pression économique, les Gardiens de la révolution se sont empressés de combler le vide, prenant le contrôle des secteurs de l’énergie, de la construction, des télécommunications et des ports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le media américain, cette mainmise sur le pouvoir a fait des Gardiens de la révolution un <em>«État dans l’État»</em>, contrôlant une économie estimée à environ 475 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les analystes, cette influence financière rend les Gardiens de la révolution particulièrement vulnérables à tout changement fondamental de la structure du régime, ce qui explique la violence de la répression des récentes manifestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces milices armées sont ainsi devenues un acteur incontournable de la gestion de l’économie iranienne et le principal garant de la survie du régime. De ce fait, elles constituent la force la plus intransigeante face aux manifestations, qu’elles considèrent comme une menace pour la sécurité nationale et une tentative extérieure de déclencher une guerre civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <em>Bloomberg</em>, la caractéristique la plus marquante des Gardiens de la révolution, dans leur forme actuelle, est leur transformation en une institution <em>«post-idéologique»</em>. La loyauté n’est plus uniquement fondée sur des principes religieux révolutionnaires mais est désormais liée à la protection des intérêts nationaux et des gains économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Scénarios d’un avenir sombre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A la lumière de ces développements, Bloomberg présente trois scénarios principaux pour l’avenir de l’Iran, tous liés au rôle des Gardiens de la révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1- Le scénario de l’homme fort </em></strong>envisage la possibilité qu’un homme fort émerge des rangs des Gardiens ou de leurs anciens combattants pour prendre le pouvoir. Il suppose l’éviction du pouvoir religieux traditionnel, représenté par le Guide suprême Ali Khamenei, et l’instauration d’un modèle militaro-politique pragmatique visant à apaiser la population par de véritables réformes économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’agence estime que pour réussir, cet homme fort devra composer avec le président &nbsp;Trump, seul allié capable d’offrir une bouée de sauvetage à Téhéran en levant les sanctions, une <em>«pilule empoisonnée»</em> que les Gardiens pourraient être contraints d’avaler pour assurer leur survie, selon les auteurs de l’enquête.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2- Un coup d’État militaire</em></strong> et la prise de contrôle directe du pays par les Gardiens de la révolution. Bien que le CGRI dispose des effectifs et des capacités militaires suffisants pour mener à bien un tel coup d’État, il est conscient qu’un pouvoir direct l’accablerait des conséquences des crises accumulées qui secouent le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, historiquement, le CGRI a préféré rester une force discrète, gérant la politique étrangère et de sécurité et en en tirant profit, laissant aux politiciens le soin d’exercer le pouvoir public, comme l’affirme <em>Bloomberg</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si la menace d’un effondrement imminent se faisait sentir, les nouveaux dirigeants pourraient se voir contraints de céder aux revendications des masses descendues dans la rue et de s’ouvrir davantage à la société. Néanmoins, le media américaine suggère que les généraux du CGRI qui accéderont au pouvoir seront probablement encore plus intransigeants, politiquement répressifs et plus restrictifs des libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3- Le scénario d’une mort lente </em></strong>ou d’un effondrement chaotique&nbsp;: malgré la capacité du régime à réprimer les manifestations d’une main de fer, les causes profondes de la colère persistent et s’intensifient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence d’une opposition unifiée capable de mener la transition, tout effondrement soudain du régime pourrait plonger le pays dans un vide politique où s’affronteraient les centres de pouvoir, menaçant de transformer l’Iran en un théâtre de règlements de comptes régionaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un avenir des plus incertains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trump demeure l’élément imprévisible dans cette équation complexe. Pris entre le discours des menaces militaires et les messages suggérant une volonté de négocier, les Gardiens de la révolution se trouvent dans un état d’attente et de prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses concluent que l’alternative la plus probable au régime actuel, s’il venait à tomber, ne serait pas une démocratie de type occidental, mais plutôt un système plus militarisé et nationaliste, dirigé par une nouvelle génération de commandants des Gardiens pour qui la survie justifie tous les moyens, qu’il s’agisse de répression absolue ou d’accords pragmatiques majeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> cite la déclaration de Trita Parsi, universitaire d’origine iranienne et de nationalité suédoise, qui occupe le poste de vice-président exécutif du Quincy Institute, selon laquelle <em>«le scénario le plus probable, en cas de chute du régime de Téhéran, n’est pas que le fils de l’ancien Shah ou une figure similaire venue de l’étranger prenne le pouvoir, mais plutôt que le pouvoir soit vraisemblablement transféré à d’autres factions au sein même du régime, et que ces factions soient potentiellement encore plus radicales»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fKbWYhB7eA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/liran-a-la-croisee-des-chemins/">L’Iran à la croisée des chemins  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran à la croisée des chemins   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/liran-a-la-croisee-des-chemins/embed/#?secret=SEZtozUx6w#?secret=fKbWYhB7eA" data-secret="fKbWYhB7eA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/quels-scenarios-pour-liran-apres-la-reculade-de-trump/">Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gaza &#124; Le Hamas serait prêt à céder le pouvoir à un «comité palestinien»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/04/gaza-le-hamas-serait-pret-a-ceder-le-pouvoir-a-un-comite-palestinien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 10:50:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17816561</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Le Hamas est prêt à céder le pouvoir à Gaza à un comité palestinien», a déclaré le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/04/gaza-le-hamas-serait-pret-a-ceder-le-pouvoir-a-un-comite-palestinien/">Gaza | Le Hamas serait prêt à céder le pouvoir à un «comité palestinien»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré à l’issue d’une rencontre avec des dirigeants d’organisations palestiniennes, samedi 1<sup>er</sup> novembre 2025, que «le Hamas est prêt à céder le pouvoir à Gaza à un comité palestinien».</em></strong></p>



<span id="more-17816561"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lors de notre réunion, nous avons également abordé la question de la sécurité et de l’administration de Gaza. Le Hamas est prêt à en confier le pouvoir à un comité palestinien»</em>, a déclaré M. Fidan lors d’une conférence de presse diffusée par la télévision d’État TRT, à la suite d’une réunion sur Gaza, le 3 novembre, à Istanbul, regroupant la Turquie avec six pays musulmans (Jordanie, Arabie saoudite, Indonésie, Pakistan, Émirats arabes unis et Qatar).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sept pays musulmans ont insisté, eux aussi, sur une gouvernance par les seuls Palestiniens, refusant qu&rsquo;un «<em>nouveau système de tutelle</em>» soit imposé au territoire palestinien, perspective notamment défendue par les Etats-Unis. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre turc, qui a rencontré les dirigeants du Hamas à Istanbul samedi, a déclaré qu’<em>«Israël viole régulièrement le cessez-le-feu et empêche l’acheminement de l’aide humanitaire»</em> à Gaza. <em>«Nous sommes prêts à faire notre part»</em> pour mettre en œuvre le plan de Charm El-Cheikh, a affirmé M. Fidan, ajoutant que <em>«la communauté internationale devrait faire pression sur Israël»</em> pour parvenir à une véritable trêve.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Commerce &#124; La Tunisie, porte d’entrée de la Turquie vers l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 06:39:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmet Misbah Demircan]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Deik]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est de plus en plus perçue comme une plaque tournante stratégique pour le rayonnement de la Turquie sur le continent africain.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Turquie et la Tunisie renforcent leurs liens commerciaux et d’investissement, la Tunisie étant de plus en plus perçue comme une plaque tournante stratégique pour le rayonnement de la Turquie sur le continent africain. Reste que les échanges commerciaux entre les deux pays restent très déséquilibrés en faveur de la Turquie.</em></strong></p>



<span id="more-17312075"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une réunion du Conseil d’affaires Turquie-Tunisie organisée par le Conseil des relations économiques extérieures (Deik) à Istanbul, le 22 août 2025, l’ambassadeur de Turquie à Tunis, Ahmet Misbah Demircan, a souligné le rôle crucial de la Tunisie en tant que <em>«porte d’entrée vitale de notre pays vers l’Afrique»</em>, notant que le volume des échanges bilatéraux a atteint 860 millions de dollars au premier semestre 2025, soit une augmentation de 26,1 % par rapport à la même période l’année dernière, selon l’Institut national de la statistique (INS) de Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations turques vers la Tunisie ont atteint 692 millions de dollars au cours des six premiers mois de l’année, tandis que les exportations tunisiennes vers la Turquie ont atteint 167 millions de dollars. Demircan a déclaré que cette hausse reflète <em>«les mesures que nous avons prises et les initiatives que nous avons lancées»</em>, soulignant que des centaines d’hommes d’affaires turcs se sont rendus en Tunisie l’année dernière pour explorer les opportunités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts menés par le ministère turc du Commerce et ses homologues tunisiens ont inclus des salons professionnels, des tables rondes, des rencontres B2B et des délégations commerciales, tous visant à stimuler les échanges commerciaux et à préserver l’équilibre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a également examiné les perspectives d’investissement en Tunisie et convenu de renforcer la coopération dans les domaines du tourisme, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et du textile, avec des projets de participation élargie aux prochains salons et forums.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Demircan a déclaré que cette dynamique récente présage un avenir encore plus prometteur&nbsp;: <em>«Toutes ces réunions et nos contacts diplomatiques montrent que le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et la Tunisie va encore augmenter considérablement dans les années à venir. On observe une nette tendance des entreprises turques à privilégier la Tunisie comme tremplin vers l’Afrique.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.dailysabah.com/business/economy/tunisia-emerges-as-turkiyes-key-gateway-to-africa-in-growing-trade-ties" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daily Sabah</a>.  </p>
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		<title>Le déficit commercial de la Tunisie avec la Turquie persiste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/le-deficit-commercial-de-la-tunisie-avec-la-turquie-persiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 07:29:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hausse de 15,4 % des importations de la Tunisie en provenance de la Turquie au 1er semestre 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/le-deficit-commercial-de-la-tunisie-avec-la-turquie-persiste/">Le déficit commercial de la Tunisie avec la Turquie persiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie, qui cherche à réduire son <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/la-tunisie-cherche-a-reduire-son-deficit-commercial-avec-la-turquie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déficit commercial chronique avec la Turquie</a>, a enregistré une hausse de 15,4 % de ses importations en provenance de ce pays au premier semestre 2025 par rapport à la même période de l&rsquo;année précédente.  </em></strong></p>



<span id="more-17217097"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS), les importations totales du pays ont atteint 41,67 milliards de dinars tunisiens (14,22 milliards de dollars) entre janvier et juin 2025. Cette augmentation est due aux taux d’importation élevés de biens d’équipement, de matières premières et de biens de consommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette période, la Turquie figurait parmi les principaux fournisseurs de la Tunisie hors Union européenne, indique également l’INS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la période spécifiée, les importations en provenance de pays hors UE ont augmenté de 37,7 % en provenance de la Chine et de 15,4 % en provenance de la Turquie, tandis qu&rsquo;elles ont diminué de 20,1 % en provenance de Russie et de 16,5 % en provenance d&rsquo;Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les exportations totales de la Tunisie ont diminué de 0,6 % pour atteindre environ 10,85 milliards de dollars, tandis que son déficit commercial extérieur total a augmenté pour atteindre environ 3,38 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation des importations de la Tunisie a été particulièrement concentrée dans les produits non énergétiques. Hors énergie, le déficit commercial extérieur a atteint 1,6 milliard de dollars.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="paPuZ6iPQC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/la-tunisie-cherche-a-reduire-son-deficit-commercial-avec-la-turquie/">La Tunisie cherche à réduire son déficit commercial avec la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie cherche à réduire son déficit commercial avec la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/la-tunisie-cherche-a-reduire-son-deficit-commercial-avec-la-turquie/embed/#?secret=3uYABusYLt#?secret=paPuZ6iPQC" data-secret="paPuZ6iPQC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/le-deficit-commercial-de-la-tunisie-avec-la-turquie-persiste/">Le déficit commercial de la Tunisie avec la Turquie persiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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