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	<title>Archives des 14 janvier 2011 - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des 14 janvier 2011 - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie face aux choix difficiles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 09:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolution tunisienne a échoué non pas par excès d’audace, mais par incapacité à instituer durablement la liberté.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les révolutions échouent rarement par excès d’audace, mais par incapacité à instituer durablement la liberté. Celle du 17 décembre 2010-14 janvier 2011 en Tunisie fut une ouverture. Mais aucune ouverture ne garantit le chemin qui suit</em>, qui, quinze ans après, reste sinueux</strong><em><strong>, erratique</strong> <strong>et incertain </strong>(Photo : On a «fêté» quoi le 17 décembre, un succès ou un échec ?)</em></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18103891"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le sociologue John Walton a décrit ce moment précis comme celui de la révolution en échec. Non pas un échec du soulèvement, mais un échec de la transformation. Selon lui, les sociétés&nbsp;postrévolutionnaires&nbsp;ne s’effondrent pas faute de désir de changement, mais parce que les structures héritées&nbsp;(économiques, administratives, symboliques)&nbsp;ne permettent pas de soutenir durablement les réformes nouvelles.&nbsp;</p>



<p>La mobilisation retombe alors par épuisement. Et la société entre dans ce temps intermédiaire, ni ancien régime, ni ordre nouveau.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bilan mitigé</h2>



<p>Quand Ben Ali est mort politiquement, la Tunisie n’a pas disparu avec lui. Au contraire : l’histoire véritable a commencé. Le corps d’un système de pouvoir massif, saturé de privilèges et d’habitudes, a entamé une chute lente, presque silencieuse. Il a mis des années à toucher le sol, à se déposer dans un mélange de fatigue, d’oubli et de silence officiel. Pendant ce temps, la vie sociale et politique n’a jamais cessé. Elle a continué autrement, en marge, en dessous, dans les interstices.&nbsp;</p>



<p>Les premiers à s’en approcher furent ceux qui savent vivre des vides de pouvoir : nouveaux politiciens, récits médiatiques hâtifs, groupes d’influence. Ils ont rongé les restes, disputé l’héritage, jusqu’à ce qu’il ne demeure que l’ossature de l’État : lois anciennes, procédures, bureaucratie robuste. Puis, lorsque les restes ont été consommés, une autre surprise est apparue. Plus lente. Moins visible. Plus profonde.&nbsp;</p>



<p>La jeunesse, les associations, les initiatives culturelles&nbsp;indépendantes&nbsp;ont commencé à creuser la structure non pour la renverser, mais pour la transformer de l’intérieur. À produire une énergie nouvelle, discrète, parfois fragile, mais persistante. Un réseau inédit s’est ainsi tissé, complexe, connecté, issu des&nbsp;abysses&nbsp;sp&nbsp;laissées par l’ancien régime.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les&nbsp;choix&nbsp;difficiles&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Le <em>«17 décembre-14 janvier»</em> ne marque donc pas une fin, mais le début d’une élaboration.&nbsp;</p>



<p>Dans&nbsp;<em>Hard&nbsp;Choices</em>, Hillary Clinton rappelle que l’histoire ne se joue pas dans les moments héroïques, mais dans l’après. Dans ce temps où aucune option n’est pure, où chaque décision comporte un coût, où choisir signifie aussi renoncer. La Tunisie vit ce temps‑là : celui des décisions difficiles, de la responsabilité sans garantie, de la patience contrainte.&nbsp;</p>



<p>«إذا الشعب يوما أراد الحياة»&nbsp;n’est pas un slogan. C’est une exigence. Vouloir la vie, ce n’est pas seulement briser le silence ; c’est accepter l’angoisse de la liberté, la lenteur des constructions, l’absence de modèle prêt‑à‑porter. Beaucoup désirent la liberté ; peu supportent ce qu’elle exige.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clinique d’un présent&nbsp;discret&nbsp;</h2>



<p>La société tunisienne n’est pas explosive. Elle est compressée. Comme un corps qui retient son souffle trop longtemps. Frustrations économiques accumulées, sentiment d’injustice difficile à formuler, fatigue psychique collective proche de l’épuisement moral. Les affects dominants sont discrets mais persistants : lassitude, méfiance, irritabilité silencieuse.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas une année de révolte massive. C’est une année de&nbsp;<em>besoin de cadre</em>. La peur du chaos et de l’effondrement l’emporte sur le désir d’expérimentation. Beaucoup préfèrent un ordre dur mais lisible à une liberté vécue comme menaçante. La tolérance au contrôle augmente. Le silence social s’installe. Une résignation active prend forme.&nbsp;</p>



<p>Le lien collectif se replie. Alain Ehrenberg a donné un nom à cet état diffus : la fatigue d’être soi. Une fatigue propre aux sociétés où l’autonomie n’est plus une conquête, mais une obligation silencieuse, laissant chacun seul face à ses échecs et à ses impasses. La rue n’est plus le lieu du désir projeté ; elle devient le lieu du danger perçu. La société se privatise psychiquement : on protège la famille, le clan, le micro‑réseau. L’autorité est à la fois désirée comme protection et redoutée comme écrasement. Le clivage interne est constant : <em>«J’ai besoin qu’on me protège, mais j’ai peur d’être étouffé»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cliniquement, ce temps favorise des troubles anxieux diffus, des états dépressifs masqués, une agressivité passive. Peu de violence collective, mais beaucoup de violence retournée contre soi.&nbsp;</p>



<p>Freud avait déjà mis des mots sur ce paradoxe fondamental. Dans ‘‘<em>Malaise dans la civilisation</em>’’, il écrit que <em>«l’homme n’est pas cet être débonnaire assoiffé d’amour que l’on imagine, mais qu’il porte en lui une puissante part d’agressivité»</em>.&nbsp;</p>



<p>Lorsque cette agressivité ne trouve plus d’inscription symbolique&nbsp;(politique, collective, institutionnelle)&nbsp;elle ne disparaît pas. Elle se retourne. Elle se déplace. Elle se loge dans le corps social sous forme de fatigue, de retrait, d’hostilité muette ou de violence dirigée contre soi.&nbsp;</p>



<p>La stabilité apparente n’est alors pas le signe d’une pacification, mais d’une contention.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «fête» du 17 décembre&nbsp;</h2>



<p>Le 17 décembre ne demande pas d’applaudir. Il demande de&nbsp;<em>répondre</em>. Non pas par des slogans, mais par une élaboration patiente. Il rappelle que la révolution n’est pas un événement figé, mais un processus qui passe par des phases de doute, de repli, parfois de régression.&nbsp;</p>



<p>Le corps du système déchu n’était pas un symbole de fin. Il est la preuve que la vie sait continuer, même au cœur d’un ordre mort. La question, désormais, n’est plus : contre quoi nous sommes‑nous levés ? Mais : que faisons‑nous de ce qui a été ouvert ?&nbsp;</p>



<p>Peut‑être que la maturité politique commence ici. Quand la liberté cesse de crier. Quand elle travaille en silence. Quand un peuple apprend que vouloir la vie, c’est accepter le temps et les choix difficiles qui l’accompagnent.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ga47yMQiOM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/">Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/embed/#?secret=7IyoaUeYDK#?secret=Ga47yMQiOM" data-secret="Ga47yMQiOM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:56:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Noureddine Dougui]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est encore difficile, 15 ans après, de reconstituer, avec minutie, les faits qui ont abouti au départ du président Ben Ali.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/tunisie-qui-a-pousse-ben-ali-vers-la-porte-de-sortie/">Tunisie | Qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Révolution/révolte» droit d’inventaire ! Construire un beau récit des journées insurrectionnelles (17 décembre 2010-14 janvier 2011) est à la portée de tout un chacun et d’aucuns n’ont pas manqué de le faire dès le 15 janvier 2011. Mais il est autrement plus difficile de reconstituer, avec minutie, les faits qui ont abouti au départ du président Ben Ali.</em></strong></p>



<p><strong>Noureddine Dougui</strong> *</p>



<span id="more-18097962"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1.jpg" alt="" class="wp-image-18098024" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ceux qui savent comment les choses se sont passées n’ont pas encore livré leurs témoignages. Une grande question demeure qui est de savoir qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ? La rue, une <em>«révolution de Palais»</em> ou les deux ? On ne saura pas la réponse de sitôt.</p>



<p>Venons-en à l’après Ben Ali, là aussi il y a une divergence de vues : pour une grande partie de l’élite politique issue de l’opposition et celle qui a accédé au pouvoir, durant les années 2011- 2021, ce fut une transition démocratique sans précédent dans l’histoire de la Tunisie.</p>



<p>En revanche, pour les tenants du pouvoir actuel, c’était un fiasco total, d’où l’expression stéréotypée : <em>«décennie noire»</em> utilisée, à tout bout de champ, pour qualifier cette période. Où se situe la réalité ?</p>



<p>Le droit d’inventaire fournira, me semble-t-il, quelques éléments de réponse. Il s’agit d’établir honnêtement et sans arrière-pensée le bilan de cette période controversée. Pour faire simple, il faudrait établir la liste de ce qui a été positif et ce qui était erroné.</p>



<p>La distance par rapport aux faits appréhendés n’étant pas suffisante, cette tâche ne pourrait pas être pas être confiée aux historiens, elle devrait incomber, en premier lieu, aux décideurs de l’époque qui gagneraient à faire, sinon leur autocritique du moins leur auto-évaluation. La société civile, les intellectuels indépendants ayant participé à cette dynamique politique pourraient apporter une contribution conséquente.</p>



<p>* <em>Historien.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/noureddine.dougui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l&rsquo;auteur. </a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OQxpZRFLLS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/">La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/embed/#?secret=hCvKNBdQVJ#?secret=OQxpZRFLLS" data-secret="OQxpZRFLLS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 09:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed se donne pour mission de parachever la révolution trahie des Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/">Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque le peuple tunisien s’est soulevé et a réclamé la dignité pour toute la nation, les forces de l’ancien régime, depuis le soir du 14 janvier 2011, ont transformé cette revendication nationale collective en revendications sectorielles.</em></strong></p>



<span id="more-16532421"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré le président de la république Kaïs Saïed, lors de sa rencontre lundi 12 mai 2025, au palais de Carthage, avec la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri, ajoutant, dans un communiqué publié par la présidence à l’issue de cette rencontre, que le peuple exigeait le renversement du système, mais la réponse, dès le lendemain, a été de distribuer de l’argent pour attiser les flammes de la révolution par les forces qui s’y opposaient.</p>



<p>C’est ce <em>«renversement de système»</em> que Saïed est en train de mettre en œuvre depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, qui lui permit d’accaparer l’essentiel des pouvoirs dans le pays.</p>



<p>C’est dans ce contexte de révolution&nbsp;trahie et qu’il se donne pour mission de parachever, que Saïed a souligné la nécessité de traiter toutes les questions dans le cadre d’une vision nationale globale couvrant tous les secteurs, insistant sur la priorité absolue à accorder à la justice sociale.</p>



<p>Traiter les problèmes dans une approche sectorielle, en l’absence de cette vision globale, ne permettra pas l’atteinte de la justice souhaitée, a-t-il insisté.</p>



<p>C&rsquo;est par des solutions collectives et nationales que les nations peuvent faire face à toutes sortes de difficultés et de défis, et c’est ce à quoi nous œuvrons, d’autant plus que le peuple tunisien a toujours fait preuve d’une profonde conscience, que ce soit face au colonialisme et à ses agents aujourd’hui, a expliqué Saïed.</p>



<p>Ces agents de l’étranger, rescapés de l’ancien régime, ont pillé de nombreux équipements publics et tenté de détruire le pays tout en se présentant comme des victimes, perpétuant ainsi la misère et les difficultés, a encore souligné Saïed. Pour ces derniers, le pouvoir est un butin, et les postes des récompenses, a-t-il ajouté, dans une limpide allusion à ses opposants dont beaucoup sont en prison, poursuivis dans des affaires d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Ils n’aiment pas la patrie mais la richesse qu’ils tirent de leurs postes, a-t-il lancé.</p>



<p>Pour le chef de l’État, la priorité absolue est de parvenir à la justice sociale, non seulement en parole, mais aussi dans la réalité.</p>



<p>A cet effet, il a réaffirmé que les responsables sont tenus de déployer des efforts pour surmonter les difficultés. Ils doivent aussi montrer l’exemple en termes de sacrifice, de dévouement et d’intégrité. Ceux qui choisissent une voie différente n&rsquo;ont leur place dans aucune institution étatique. Car l’État, avec toutes ses institutions et ses législations, que les responsables sont chargés de mettre en œuvre, existe uniquement pour servir le peuple.</p>



<p>La Tunisie possède de jeunes talents, qualifiés et patriotes, prêts à reprendre le flambeau. La lumière de la justice, de la liberté et de la dignité nationale éclairera bientôt chaque recoin de cette nation bien-aimée, lit-on dans le même communiqué, un brin lyrique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap)</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/">Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les ‘‘Chroniques de Tunisie’’ d&#8217;Anna Chronique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-chroniques-de-tunisie-danna-chronique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 11:36:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[expatriée française]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vient de paraître ‘Chroniques de Tunisie : Une française au pays de la révolution’’ d'Anna Chronique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-chroniques-de-tunisie-danna-chronique/">Les ‘‘Chroniques de Tunisie’’ d&rsquo;Anna Chronique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>&nbsp;‘‘Chroniques de Tunisie&nbsp;: Une française au pays de la révolution’’ est le titre d’un ouvrage écrit par Anna Chronique et qui sort en librairie ce mercredi 15 janvier 2025, le lendemain de la célébration du 14<sup>e</sup> anniversaire de la révolution du 14 janvier 2011. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-15188765"></span>



<p>Publié par les éditions Dunod Graphic, cet ouvrage de 160 Pages est un récit autobiographique d’une expatriée française en pleine révolution tunisienne. &nbsp;</p>



<p>En 2008, Anna et Boris, des profs en début de carrière et souvent en galère postulent pour partir enseigner à l’étranger. Après des démarches fastidieuses et quelques nuits d’insomnie, ils décrochent chacun un poste pour la Tunisie à la surprise de leurs proches.</p>



<p>Sont-ils au courant que le pays est une dictature? Que sa sécurité cache une répression systématique des opposants et une forte censure?</p>



<p>Qu’importe ! Anna, Boris et leur chat partent vivre leur nouvelle vie d’expatriés rythmée par la valse des taxis, le concert nocturne des muezzins et les rencontres hautes en couleurs avec les Tunisiens. Ils parcourent les routes de ce pays riche en vestiges, autant de livres ouverts sur son histoire : de Carthage aux hauts lieux du beylicat et du protectorat français aux exceptionnels sites romains comme El Jem ou Dougga&#8230;</p>



<p>Mais tout bascule en décembre 2010, quand éclate la révolution du jasmin qui ébranle les dictatures du monde arabe.</p>



<p>Anna Chronique mène une double vie d’enseignante et d’auteure BD. Dans un premier ouvrage, <em>‘‘Ma vie de prof’’</em>, elle raconte avec humour et tendresse son quotidien de maman et d’enseignante dans des bulles d’humeur. Dans cet album jeunesse, dont elle a réalisé les illustrations, elle a retrouvé avec plaisir ses pinceaux et rêves d’enfants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-chroniques-de-tunisie-danna-chronique/">Les ‘‘Chroniques de Tunisie’’ d&rsquo;Anna Chronique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 08:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Ben Hadj Yahia]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Lissir]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Salmon]]></category>
		<category><![CDATA[Kmar Bendana]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Fenniche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment restituer les péripéties des 77 jours cruciaux de la révolution tunisienne ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/">Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>&nbsp;A propos du livre de Jean-Marc Salmon sur l’insurrection populaire &nbsp;tunisienne (1). Traduit à l’arabe par Fethi Ben Hadj Yahia aux éditions Dar Mohamed Ali Hammi, 2023, ce livre essaye de restituer les péripéties des 77 jours cruciaux dans l’histoire récente de la Tunisie qui se sont succédé à une vitesse déconcertante, changeant irréversiblement le visage du pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raja Fenniche</strong></p>



<span id="more-11421838"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Raja-Fenniche.jpg" alt="" class="wp-image-11421851" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Raja-Fenniche.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Raja-Fenniche-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Raja-Fenniche-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>A la manière d’un tisserand, l’auteur rassemble et croise les filaments qui composent l’étoffe du récit. Récit construit en mailles fines tel un treillis de lattes entrelacées, fait de mots et de silences, de dits et de non-dits, d’angles de vue qui se heurtent parfois et qui s’interpénètrent souvent. Récit émaillé de télescopages de souvenirs et de narrations d’acteurs et de témoins de différents bords.</p>



<p>Cet ouvrage socio-historique est important tout autant par ce qui est tu que par ce qui est révélé, par ce qu’il dévoile que par ce qu’il occulte. Il n’a pas la prétention de reconstituer la <em>«réalité des faits»</em> mais de reproduire des récits vécus, racontés, imaginés parfois, qui se confrontent, se renient, s’imbriquent ou se complètent.</p>



<p>Le livre se veut non achevé, parce que <em>«la vérité»</em> sur ces événements ne peut jamais être restituée dans son intégralité. De nombreuses zones d’ombre persistent et de nouveaux témoignages peuvent s’y ajouter pour dévoiler d’autres faits ignorés, élargissant ainsi le champ des interprétations possibles de ces événements. Aussi, pouvons-nous dire, à la suite de Paul Ricoeur (2), que la construction du récit s’articule autour de <em>«l’événement charnière»</em> et non de l’événement de clôture, car l’historien essaye de donner sens à sa narration, sans en connaitre la suite.</p>



<p>En effet, ce que nous livre J. M. Salmon est un<em> «récit non clôturé»</em> car ouvert à tous les possibles. Que s’est-il passé à partir du 78e jour du soulèvement ? Dans quel sens ont évolué les événements depuis? Qu’en est-il aujourd’hui? Pas de dénouement, pas d’événement final, autour duquel s’est construit le texte.</p>



<p>Tout au long du livre, l’auteur s’évertue à créer des liens entre ces fragments de récits, en donnant sens aux informations qu’il a collectées, les replaçant tantôt dans leur contexte spatial, tantôt dans leur ordre de succession temporelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réflexion sur l’historiographie de la révolution </h2>



<p>Le mérite de ce livre est aussi d’amorcer une réflexion autour de l’historiographie de la révolution et de révéler le caractère inédit de ce mouvement social d’un nouveau type. Il <em>«situe les usages des technologies digitales dans la dynamique d’un soulèvement»</em> et redonne toute son importance au rôle joué par les cyber-activistes et les bloggeurs dans la reconfiguration du paysage politique et dans le déclenchement d’actions de protestation inédites.</p>



<p>Au-delà de cet aspect, déjà évoqué dans les écrits publiés sur la <em>«Révolution»</em>, ce livre traite, en filigrane, des changements qu’induit le numérique sur la façon de construire notre mémoire et ce, en rapport avec la question des sources. Si l’histoire du temps présent, est considérée comme une histoire sans sources archivistiques, entendu dans le sens classique du terme; l’auteur nous conforte dans l’idée que d’autres sources deviennent incontournables. Aussi, pour pallier l’indigence des sources écrites (3) , J.-M. Salmon redonne toute l’importance qu’ils requièrent aux témoignages oraux. Pour ce faire, il entreprend une centaine d’entretiens avec les principaux acteurs politiques, bloggeurs (4), hommes forts du pouvoir (5), avocats et syndicalistes (6).</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans une tradition déjà relativement ancrée chez les historiens tunisiens <em>«c’est depuis les années 1980</em>, nous dit Kmar Bendana,<em> que la recherche historique en Tunisie commence à s’ouvrir sur le témoignage et sur les sources orales avec un souci marqué envers le patrimoine et la mémoire»</em> (7). Mais ce qui constitue l’originalité de cet ouvrage, c’est qu’il prend appui sur des sources audiovisuelles inédites. Il s’agit de vidéos en ligne recueillies sur les blogs des activistes (surtout Slim Amamou, Amira Yahyaoui, Aziz Amami et Lina Ben Mhenni) ou encore mis en ligne par Tunileaks, wikiwix, Nawaat et Amnesty international. Il a aussi puisé ses sources du fonds numérique de la révolution tunisienne déposé aux Archives nationales de Tunisie. Ce fonds a été collecté et traité grâce aux efforts conjugués des institutions et associations qui ont initié, en tant que collectif, le projet de numérisation des archives audiovisuelles de la révolution (8).</p>



<p><em>«Près d’un millier de photos et 800 vidéos, dont une cinquantaine d’inédites, ont été collectées à travers le pays et ont été remises aux Archives nationales»</em> (9) Certes, les contenus numériques circulant sur le web sont le témoignage de pans entiers de notre histoire et participent au caractère inédit de l’expérience politique et sociale de la Tunisie. Or ces vidéos et photos partagés sur le web ou conservés chez des particuliers ont un caractère éphémère et sont, remarque à juste titre Jean Marc Salmon, sérieusement menacées de disparition. La fragilité des documents natifs numériques (enregistrement sonore, photo, vidéo…) pose une problématique d’un nouveau type : comment la technique influence-t-elle notre façon de construire notre mémoire? Quels bouleversements induit le numérique sur la préservation des contenus audiovisuels dans un environnement caractérisé par la volatilité de l’information? Le contenu numérique, pensé dans une visée de conservation, doit faire face, comme le dit le professeur Bruno Bachimont (10) aux ravages du temps et incite à repenser nos méthodes d’archiver, de rendre pérenne et accessibles nos ressources informationnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ecrire l’histoire du temps présent</h2>



<p>Face à ce problème de la déperdition de l’information, la Tunisie accuse un retard important dans le traitement et la conservation des archives numériques à cause de l’absence d’une stratégie nationale de préservation du web tunisien, y compris gouvernemental (11). Force est de remarquer, que malgré cela, l’effort de reconstitution des faits, qu’entreprend de faire J.-M. Salmon, se base sur un travail très documenté qui essaye de lever le voile et de restituer les faits dans leurs moindres détails. Mais écrire l’histoire sans textes a été une gageure, je dirai même une entreprise quelque peu hasardeuse, truffée de difficultés. La collecte des vidéos disséminées à travers le pays a été des plus ardus. Elle a été réalisée grâce aux efforts des étudiants de l’Institut supérieur de documentation qui se sont déplacés dans plusieurs régions pour contacter les auteurs des documents initiaux, les mettre en confiance et les convaincre de communiquer leurs vidéos, souvent stockées sur leurs téléphones. </p>



<p>En effet, le collectif auquel a pris part l’auteur, s’est confronté, en traitant ces documents numériques, à plusieurs problèmes méthodologiques nouveaux : Quels procédés de collecte, de tri, de validation, d’authentification, de description, d’indexation doivent être utilisés pour créer un fonds d’archives qui serait une source fiable? Comment capter et conserver les archives sur le web, notamment sur les réseaux sociaux?</p>



<p>L’histoire du temps présent, nous dit Fethi Lissir, est <em>«une histoire qui s’écrit sous haute surveillance»</em>. Elle s’élabore <em>«sous le contrôle des acteurs sociaux»</em> (12) qui ont pris part aux événements relatés et dont certains ont livré leurs témoignages.</p>



<p>Si au niveau des archives écrites, le processus d’identification de la source et de traitement du contenu est ancré dans une longue tradition archivistique, il n’en n’est rien pour les documents audiovisuels mis en ligne sur le web. Comment identifier l’auteur des documents, peut-on le considérer comme acteur ou témoin des événements qu’il filme?</p>



<p>En effet, à l’heure des mouvements sociaux d’un nouveau type, les rôles s’entremêlent. D’emblée, la catégorisation classique (acteur, témoin, informateur) a été questionnée et il a fallu parfois essayer, au niveau du collectif, de reconstituer la chaine des acteurs, instigateurs, témoins et émetteurs des documents audiovisuels pour saisir le fil des événements et identifier les auteurs.</p>



<p>De surcroît, l’analyse des vidéos doit tenir compte des motivations et des intentions de leurs auteurs. Il est évident qu’on ne filme que ce qui nous trouble, ce à quoi nous sommes sensibles ou nous semble important à mémoriser. En effet, l’auteur du document audiovisuel met en avant, en fonction du déplacement de l’objectif à focale variable, certains détails plutôt que d’autres. Ces vidéos nous renseignent autant sur la sensibilité de l’auteur, son rapport émotionnel aux scènes qu’il choisit de capter ou aux personnes qu’il filme que sur les événements eux-mêmes.</p>



<p>De surcroit, nous ne devons pas perdre de vue l’intrication qui existe entre la mémoire personnelle et la mémoire collective (du groupe d’amis ou de la famille) non pas uniquement au niveau du rappel des souvenirs, de la restitution des faits, mais aussi au niveau de leur encodage et de leur préservation. Car la mémoire collective agit comme la mémoire personnelle, elle est faite de souvenirs écrans, de distorsions du réel, d’amplification ou d’occultation de certains faits. C’est pour cela, nous rappelle Philippe Joutard (13), qu’il est aussi important de s’intéresser à ce que dit la mémoire qu’à ce qu’elle ne dit pas. Ainsi, ces silences de la mémoire reflètent en amont les biais du travail de collecte et de sauvegarde des archives numériques qui ont servi à l’élaboration de cet ouvrage : Sur quelle base a-t-on recueilli et préservé ces documents, à partir de quels critères d’élagage? Quelles sont les questions éthiques et déontologiques soulevées par leur sauvegarde ou leur oblitération?</p>



<p>La reconstitution de la trame de ces 77 jours s’est aussi basée sur le travail de mémoire du Témoin que ce soit <em>«les grands témoins»</em> ou les <em>«petits témoins»</em> qui ont joué, par le truchement de leurs paroles ou des documents audiovisuels qu’ils ont livrés, un rôle clé. Cette reconstitution des faits a été quelque peu déterminée par le rôle, le profil social et psychologique du témoin dans un lieu et temps donné. C’est pour cela que le témoin devient lui-même, dit Fethi Lissir, <em>«un objet d’histoire»</em> (14).</p>



<p>Les bloggeurs ou les cyber-activistes, ces témoins incontournables du mouvement social, sont aussi, comme le démontre l’ouvrage, les initiateurs principaux du soulèvement. C’est grâce à leur célérité, à leur ténacité dans le partage des images et des vidéos – malgré les risques qu’ils encouraient – &nbsp;qu’ils ont réussi à propulser les événements et à leur donner cette ampleur.</p>



<p>L’auteur met en exergue dans ce livre, l’irruption de l’imprévu, de la charge émotionnelle et du sensible dans l’historiographie du mouvement social, ce qui nous conforte dans la nécessité de repenser les méthodes et les outils du travail mémoriel qui outrepassent désormais la rationalisation des sources écrites.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le présent dans son immédiateté et sa fugacité</h2>



<p>A l’instar des autres soulèvements qui se sont produits au 21<sup>e</sup> siècle à travers le monde, le mouvement social tunisien a été marqué par le support numérique. D’abord au niveau du dédoublement de notre espace, tant privé que public, dans les sphères du réel et du virtuel. Les nombreuses intrications entre ces différents espaces, ayant chacun son propre mode de fonctionnement, ont généré des expressions inédites et de nouvelles formes de protestation (15). Elles sont à l’origine d’une nouvelle configuration faite d’une myriade de liens imbriqués entre l’individuel et le collectif, le privé et le public, le réel et le virtuel.</p>



<p>Deuxièmement, ce livre prouve encore une fois que le numérique a agi comme un accélérateur des bouleversements sociaux. L’évolution des moyens de communication à travers l’histoire, nous le savons, a souvent été un catalyseur des changements sociaux. Ceci nous place d’emblée dans l’immédiateté ou encore, dit François Hartog dans le présentisme politique: (16) Temporalités éphémères qui ne s’inscrivent pas dans une continuité linéaire. Elles créent justement une césure entre le temps de la politique conçue comme action dans la durée qui nécessite le débat et la projection dans l’avenir (programme politique, promesses électorales, débat parlementaire, concertations entre partis…) et entre le temps virtuel saisi dans son immédiateté et sa fugacité.</p>



<p>Le temps long des décisions politiques et de leur mise en exécution est comme incompatible avec la vitesse des interactions sur le web; ce qui rend ces politiques de plus en plus obsolètes par rapport aux attentes des citoyens et aux urgences sociales. L’accélération des mouvements de contestation dans une succession rapide de rebondissements et de péripéties ne laisse pas la place à la réflexion et au débat qui ne peuvent se déployer que dans le temps long. C’est ce qui explique, en partie, les déboires d’une démocratie trébuchante qui n’arrive pas à se construire autour d’un vrai espace public – dans l’acception d’Habermas – un espace de délibération et de médiation basé sur l’exercice du débat et de la liberté de penser. **</p>



<p><em>* Historienne, Université de La Manouba.</em></p>



<p><em>** Les intertitres sont de la rédaction.</em></p>



<p><em><strong>Notes&nbsp;:</strong></em></p>



<p><em>1 &#8211; Ce texte reprend la postface que j’ai rédigée publiée en arabe dans le livre (traduite par Fathi bel Hadj Yahia).</em></p>



<p><em>2 &#8211; Paul Ricoeur, La mémoire, l&rsquo;histoire, l&rsquo;oubli, Collection : L&rsquo;Ordre philosophique; Paris, Le Seuil, 2014 Cairn.info https://www.cairn.info/la-memoire-l-histoire-l-oubli&#8211;9782020349178…, consulté en mai 2023.</em></p>



<p><em>3 &#8211; Les sources écrites se réduisent principalement aux quotidiens ou revues suivantes : Le monde, Jeune Afrique, Nouvel Observateur qui reprennent en grande partie des témoignages oraux ou les photos et les vidéos qui circulent sur le web.</em></p>



<p><em>4 &#8211; Slimane Rouissi, Aziz et Slim Amamou, Lina Ben Mhenni etc.</em></p>



<p><em>5 &#8211; Mohamed Ghannouchi, Foued Mebazaa, Ali Seriati, Mohamed Jegham, Kamel Morjane, colonel Sik Salem, Ali Laaraedh.</em></p>



<p><em>6 &#8211; Abderrazak Kilani, Abderrazek Laouini, Abdessalem Jerad, Sami Tahri, Yadh Ben achour.</em></p>



<p><em>7 &#8211; Kmar Ben Dana, Parler en historienne après 2011. La Manouba, Presses Universitaires de la Manouba, série Recherche, 2017, p119.</em></p>



<p><em>8 &#8211; Un travail important de collecte, de traitement et de référencement des images et vidéos de la Révolution tunisienne sur le web. Travail qui a duré 4 années (de 2016 à 2020) et réalisé grâce à un collectif (4 institutions : les Archives nationales, l’Institut supérieur de documentation, l’Institut supérieur de l’Histoire de la Tunisie contemporaine et la Bibliothèque nationale ainsi que plusieurs associations de la société civile). Il a fait l’objet d’une belle exposition inaugurée par le président Béji Caid Essebsi le 14 janvier 2019 au Musée national du Bardo (Instant 14). &nbsp;</em></p>



<p><em>9 &#8211; Journal Le Monde, Frédéric Bobin, A Tunis, la première «révolution Facebook» entre aux Archives nationales https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/14/en-tunisie-la-premiere-revolution-facebook-entre-auxarchives-nationales_5094323_3212.html; consulté en juin 2013.</em></p>



<p><em>10 &#8211; Bruno Bachimont, philosophe et informaticien français https://www.persee.fr/authority/195287, consulté en juin 2023.</em></p>



<p><em>11- Se référer aux travaux du Colloque international sur les archives audiovisuelles à l’ère numérique : préservation, accessibilité et gouvernance, 27 et 28 octobre 2022, tenu à Tunis à la Bibliothèque nationale et aux Archives nationales.</em></p>



<p><em>12- Fathi Lissir, Histoire du temps présent : quand l’historien frappe à la porte du présent. Sfax, Dar Mohamed Ali Hammi , 2012, p 44 (en arabe).</em></p>



<p><em>13- Philippe Joutard, OpenEdition Journals.https://journals.openedition.org/lectures/11949, consulté en avril 2023</em></p>



<p><em>14- Fethi Lissir, idem, p 83.</em></p>



<p><em>15 &#8211; Raja Fenniche «Réseaux sociaux, espace public et expressions sémiotiques», Dans les mailles du filet: Révolution tunisienne et web 2.0. Tunis, Presses universitaires de la Manouba, 2013.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/">Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : l’opposition en rangs  (toujours) dispersés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/tunisie-lopposition-en-rangs-toujours-disperses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 10:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Soumoud]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Abdelkefi]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Houssem El-Hammi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Hajji]]></category>
		<category><![CDATA[Rim Mahjoub]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’opposition au régime d’exception mis en place par le président Kaïs Saïed continue, tant bien que mal, de faire entendre sa voix.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/tunisie-lopposition-en-rangs-toujours-disperses/">Tunisie : l’opposition en rangs  (toujours) dispersés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Même si la plupart de ses figures majeures sont incarcérés depuis bientôt un an, poursuivies dans une vague affaire de complot contre l’Etat, l’opposition au régime d’exception mis en place par le président Kaïs Saïed continue, tant bien que mal, d’exister et de faire entendre sa voix.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11256075"></span>



<p>Cette voix est encore peu audible, les Tunisiens affichant une désaffection et un désintérêt vis-à-vis de la politique en général et de l’élite ayant gouverné le pays entre 2011 et 2019 en particulier, mais elle continue de s’exprimer, de critiquer ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime et de dénoncer la situation économique et sociale qui ne cesse de se détériorer. </p>



<p>Ces griefs, qui sont réels, ne semblent cependant pas encore rencontrer un écho auprès des populations, davantage préoccupées par la baisse de leur pouvoir d’achat et les pénuries des produits de première nécessité.</p>



<p>Hier, dimanche 14 janvier 2024, des groupes de l’opposition ont tenu à descendre dans la rue pour célébrer le 13<sup>e</sup> anniversaire de la <em>«révolution du jasmin»</em>, mais si leurs revendications pouvaient paraître légitimes, notamment celles relatives aux droits et aux libertés, clairement muselés depuis la proclamation de l’état d’exception par le président Saïed, le 25 juillet 2021, ils étaient divisés et leur incapacité à se rassembler en un front commun et à parler d’une même voix les empêchent de susciter une réelle adhésion du grand public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Problèmes restés en suspens</h2>



<p>On a ainsi vu parader les mêmes dirigeants qui, au cours des treize dernières années, ont été sur les devants de la scène, notamment ceux d’entre eux qui ont associés au pouvoir de près ou de loin et dont le bilan n’était pas meilleur que celui de l’actuel locataire du palais de Carthage.</p>



<p>Le coordonnateur général de la Coalition Soumoud, Houssem El-Hammi, a beau exhorter <em>«les forces démocratiques à trouver des solutions alternatives pour sortir le pays de la crise actuelle et résoudre ses problèmes restés en suspens»</em>, on ne peut pas dire qu’ils ont réussi, lui et ses camarades, à se rallier un grand nombre des Tunisiens.</p>



<p>El-Hammi s’exprimait lors d’un rassemblement organisé dimanche devant le Théâtre municipal de Tunis par une vague Coordination des forces démocratiques progressistes et un incertain Forum des forces démocratiques, tous deux en cours de constitution et dont la mission et le statut restent inintelligibles pour beaucoup de Tunisiens : partis, mouvements, fronts ou simples coordinations pour mener des activités conjointes?</p>



<p>En organisant des marches séparément, pour marquer leurs différences et leurs divergences, le Front du salut national et la Coordination nationale des forces démocratiques n’ont pas réussi à mobiliser un grand nombre de citoyens autour de leurs actions respectives, d’autant que la majorité des Tunisiens se méfient des élites politiques et intellectuelles et ne se reconnaissent pas dans leur combat pour les droits et les libertés.   </p>



<p>El-Hammi a indiqué que le Forum des forces démocratiques et la Coordination des forces démocratiques progressistes, deux <em>«machins»</em> dont on a du mal à identifier les convergences et les divergences, s’engagent à proposer des alternatives qui contribueront à remettre le pays sur la voie du pays, alternatives qui, soit dit en passant, restent à élaborer comme si la crise que traverse le pays peut encore supporter des palabres à n’en plus finir.</p>



<p>Le secrétaire général du Courant démocrate Nabil Hajji a affirmé, de son côté, que toutes les forces démocratiques soutiennent les revendications sociales de la révolution tunisienne, principalement la dignité et la liberté, laissant entendre, bien sûr, que les islamistes du mouvement Ennahdha et les libéraux du Parti destourien libre (PDL), dont les principaux dirigeants sont en prison, notamment Rached Ghannouchi et Abir Moussi, ne pourront pas faire partie des deux <em>«machins»</em> ci-haut cités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hors de course</h2>



<p>Le secrétaire général du Parti des Travailleurs, Hamma Hammami, a pour sa part, appelé à sauvegarder les acquis de la révolution tunisienne du 14 janvier 2011 qui, selon lui, mérite d’être célébrée par tous les Tunisiens, réduisant ainsi les problèmes du pays à une simple querelle de dates, sachant que le président Saïed considère celle du 17 décembre 2010 comme marquant le déclenchement de la révolution en question.</p>



<p><em>«Malgré les tentatives visant à célébrer la révolution le 17 décembre au lieu du 14 janvier, la volonté du peuple tunisien d’établir un régime démocratique et de faire respecter l’Etat de droit reste inébranlable»</em>, a déclaré le parti Afek Tounes, dans un communiqué de presse publié dimanche. <em>«Il n’y aura pas de retour en arrière en raison du populisme et de la démocratie populaire»</em>, a ajouté le parti (aujourd’hui dirigé par Rim Mahjoub, après la démission de Fadhel Abdelkefi), faisant ainsi allusion au régime mis en place par le président Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021.</p>



<p>Afek Tounes a également dénoncé <em>«les restrictions à la liberté»</em> et <em>«un retour à l’autoritarisme»</em> et déclaré que <em>«les revendications du peuple tunisien, à savoir la dignité, la liberté et la lutte contre la corruption, ne peuvent être satisfaites dans un système politique autoritaire», </em>se disant <em>«déterminé à répondre aux aspirations des Tunisiens à un Etat moderne et libre, capable de garantir une vie décente au peuple et la primauté du droit et du pluralisme».</em> </p>



<p>Au-delà de ces déclarations d’intention et de ces promesses qui ne semblent pas mobiliser beaucoup de monde, le président de la république continue de faire cavalier seul et, à moins d’un an de la prochaine présidentielle, tout semble indiquer qu’il sera le principal sinon le seul candidat à sa propre succession, les sondeurs d’opinion continuant à le donner comme étant en tête des intentions de vote pour la prochaine présidentielle, la plupart de ses adversaires potentiels étant presque tous hors course.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CNc6rBE566"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/tunisie-kais-saied-en-precampagne-electorale-video/">Tunisie : Kaïs Saïed en précampagne électorale (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed en précampagne électorale (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/tunisie-kais-saied-en-precampagne-electorale-video/embed/#?secret=saYgoWt7Yl#?secret=CNc6rBE566" data-secret="CNc6rBE566" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/tunisie-lopposition-en-rangs-toujours-disperses/">Tunisie : l’opposition en rangs  (toujours) dispersés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : 2011-2024, entre mirage et réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 07:18:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Leith Lakhoua]]></category>
		<category><![CDATA[révolte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre les espoirs initiaux et la réalité actuelle, la Tunisie continue de lutter pour trouver un équilibre entre le changement radical et la stabilité nécessaire à son développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/tunisie-2011-2024-entre-mirage-et-realite/">Tunisie : 2011-2024, entre mirage et réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 14 janvier 2011 marque une date historique pour la Tunisie, un jour où le peuple, assoiffé de changement, s’est insurgé contre un système de gouvernance mafieux et oppressif. Ce mouvement populaire a été le catalyseur d’un changement significatif, mais pas nécessairement comme beaucoup l’avaient espéré.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Leith Lakhoua</strong> *</p>



<span id="more-11255003"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Leith-Lakhoua.jpg" alt="" class="wp-image-321007"/></figure>
</div>


<p>À cette époque, la Tunisie était gouvernée par des lobbys puissants, souvent représentés par des familles influentes qui régnaient sur l’économie nationale. Bien que cette situation ait permis une certaine stabilité économique, elle a également engendré un manque flagrant de perspectives d’amélioration et d’évolution pour la majorité des Tunisiens. Cet état de fait a alimenté un sentiment d’injustice et de frustration, menant à la révolte populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Turbulence</h2>



<p>Toutefois, le chemin vers une démocratie pleinement fonctionnelle et équitable s’est avéré semé d’embûches. Dans les années qui ont suivi, la Tunisie a connu une période de turbulences, caractérisée par une mainmise des islamistes et des opportunistes politiques. Ces nouveaux acteurs, souvent inexpérimentés, ont contribué à une certaine débâcle économique et sociale, éloignant ainsi le pays de l’idéal démocratique initialement poursuivi.</p>



<p>Malgré ces défis, l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed a marqué un tournant. Bien que manquant d’expérience politique, ce dernier a été perçu comme un leader honnête, doté d’une volonté sincère de sauver le pays, non seulement des influences internes néfastes mais aussi de l’ingérence étrangère. Sa présidence a initié un processus lent mais progressivement fructueux, visant à remettre la Tunisie sur la voie de la stabilité et du développement.</p>



<p>En conclusion, la révolte du 14 janvier 2011 en Tunisie, loin d&rsquo;être un simple soulèvement populaire, a été le début d’un parcours complexe et difficile vers une véritable démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résilience</h2>



<p>Entre les espoirs initiaux et la réalité actuelle, la Tunisie continue de lutter pour trouver un équilibre entre le changement radical et la stabilité nécessaire à son développement. Les années qui ont suivi la révolte ont révélé les défis inhérents à la transition démocratique, notamment dans un contexte régional et international complexe.</p>



<p>Malgré les obstacles, la Tunisie d’aujourd&rsquo;hui témoigne de la résilience et de la détermination de son peuple. La route vers une démocratie pleine et entière est longue et semée d’embûches, mais l’histoire récente du pays montre qu’avec la patience, l’intégrité et une volonté politique sincère, les progrès sont possibles. </p>



<p>Ainsi, la révolte du 14 janvier 2011, bien plus qu’une simple réaction à un régime autoritaire, a été le point de départ d’une renaissance nationale. Elle continue d’inspirer un peuple en quête d’un avenir meilleur, ancré dans les valeurs de justice, d’équité et de liberté.</p>



<p><em>* Expert consultant en logistique et organisation industrielle et conseiller auprès de l’Amen Bank.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qGRnCBeTk9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/14-janvier-2011-14-janvier-2024-treize-ans-de-desillusion/">14 janvier 2011-14 janvier 2024 : treize ans de désillusion</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 14 janvier 2011-14 janvier 2024 : treize ans de désillusion » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/14-janvier-2011-14-janvier-2024-treize-ans-de-desillusion/embed/#?secret=lcrprzb0Ck#?secret=qGRnCBeTk9" data-secret="qGRnCBeTk9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Célébration lugubre du 14 janvier à Paris : après le renversement, le vacillement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/19/celebration-lugubre-du-14-janvier-a-paris-apres-le-renversement-le-vacillement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 06:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[;islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ancrage de la Tunisie dans la précarité s’est effectué. Il est en train de se confirmer de jour en jour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/19/celebration-lugubre-du-14-janvier-a-paris-apres-le-renversement-le-vacillement/">Célébration lugubre du 14 janvier à Paris : après le renversement, le vacillement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Treize ans après, triste commémoration du déclenchement de la «révolution» tunisienne qui a conduit à la chute de l’ancien dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Un sentiment qui prédomine hors des frontières, et notamment à Paris où un groupe de manifestants a voulu faire entendre sa voix.</em></strong> <em>(Photos de l&rsquo;auteur). </em></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-6137153"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure>
</div>


<p>Paris, 14 janvier 2023.Un week-end aux conditions climatiques tristes s’accordant parfaitement à la morosité ambiante d’une manifestation organisée Place de la République par des membres de la communauté tunisienne très présente en France. Avec pour ligne directrice la dénonciation du vacillement d’une démocratie balbutiante, avertissant l’opinion publique du rétrécissement des droits citoyens  par l’élargissement des pouvoirs de l’actuel président Kaïs Saïed.</p>



<p>Place de la République correspond à un choix hautement stratégique. Le cœur de l’agglomération francilienne propose une sorte de fuseau horaire fédérateur proche du GMT, au Nord de la France, c’est-à-dire pragmatiquement entre l’Ouest européen et l’ex-Rideau de Fer, entre le Nord et le Sud, entre Atlantique et Méditerranée, entre littoraux et intérieur des terres. Un terrain neutre à l’image du temps parisien tel que le définissent les climatologues&nbsp;: un climat de type océanique dégradé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une assistance abattue</h2>



<p>C’est justement le crachin et un vent glacial qui se sont associés pour accueillir une foule composée essentiellement d’hommes, une masse intermittente étant donné la météo.</p>



<p>Cette assemblée en majorité masculine se révélait plutôt ouvrière pour les plus âgés, alors qu’elle se montrait plus intellectuelle concernant les plus jeunes. Comptant une petite minorité de femmes venues en famille, pour la plupart voilées. Au vu des slogans agités, on ne peut s&rsquo;y tromper: il s&rsquo;agit de partisans du mouvement islamiste Ennahdha, qui a cueilli les fruits de la révolution et les a fait pourrir en gouvernant, très mal, pendant dux ans.  </p>



<p>Une assistance aux airs graves, consternés, reprenant de façon disciplinée mais presque mécanique les slogans et ordres du jour disparates scandés par des organisateurs plus dynamiques que leur public. Le seul moment d’enthousiasme étant la reprise collective de la chanson de Nour Chiba <em>‘‘Nour ethaoura fi galbi mazel hay’’</em>.Un moment qui tient plus de la légèreté que de la réflexion pure… Quand la politique est devenue variété, le chanteur étant en prison depuis plusieurs mois pour une affaire de drogue.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6137278" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Des slogans&#8230; islamistes.</em> </figcaption></figure>
</div>


<p>Un peu plus loin, de l’autre côté de la place, se tient une manifestation contre ce qui est train de se passer en Afghanistan et le sort réservé aux femmes afghanes sous le slogan <em>«Laissez les Afghanes étudier !»</em>.L’Orient souffre d’un bout à l’autre.</p>



<p>La diaspora tunisienne a maintenu des liens forts avec la terre d’origine. Plus intenses encore que ceux entretenus par les Algériens et les Marocains vis-à-vis de leur territoire ancestral. La fibre nationaliste demeure le point fort à préserver, à cultiver, héritage du Bourguibisme et dans une certaine mesure du Bénalisme. Ce patriotisme se détecte dans la façon qu’ont les Tunisiens en France à tenir des commerces particuliers en lien avec les denrées ou prestations typiques du pays des racines familiales. Ainsi les salons de thé tenus aussi bien par des Tunisois que des gens de Djerba ou Zarzis installés dans l’Hexagone ressemblent souvent à s’y méprendre à ceux du<em> «bled»</em>. Des lieux où les consommateurs pour la plupart des habitués expliquent que finalement le seul moment de vraie cohésion nationale est permis par le football. Lequel a enclenché une vraie vague de solidarité ethno-religieuse pendant la dernière coupe du monde, lorsque les Aigles de Carthage avaient battu la France et qu’il a fallu épauler le Maroc tout au long du reste de la compétition. Mais en dehors du sport, la Tunisie suscite-t-elle encore de l’intérêt&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gWfUtSSSNk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/">«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/embed/#?secret=CnYE5aUpfJ#?secret=gWfUtSSSNk" data-secret="gWfUtSSSNk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une perte de visibilité sur la scène internationale  </h2>



<p>Internationalement, l’enthousiasme des pays étrangers pour la Révolution du Jasmin semble s’essouffler. Ainsi, un touriste venu d’Angleterre s’étonne du thème et du rôle de la Tunisie pour un événement historique dont la dénomination évolutive laisse planer approximation et doute. Jusqu’à l’aplanissement. Révolution Tunisienne&nbsp;? Révolution Numérique&nbsp;? Révolution du Jasmin&nbsp;? Printemps Arabe&nbsp;? Le Britannique va jusqu’à se faire préciser qu’il ne s’agit pas du mouvement des Gilets Jaunes&nbsp;!</p>



<p>Plus loin c’est un citoyen français lambda qui confond le drapeau tunisien avec l’étendard turc. Avant de se rappeler qu’il y avait eu un grand soulèvement populaire en janvier 2011 en Tunisie. Dont le retentissement s’est apparemment estompé étant donné l’intérêt décroissant manifesté envers la nation de Habib Bourguiba de la part de l’Occident comme – et c’est plus grave encore – du Monde Arabe en général. Dommage, car Tunis avait des atouts pour servir de rampe de lancement à un panarabisme démocratique plausible contrairement à celui despotique de la Libye sous Mouamar Kadhafi.</p>



<p>Le pays du jasmin est en train de se faire distancer diplomatiquement par l’Algérie qui se tourne vers la Russie et dont les rapports conflictuels avec la France cachent une relation réellement privilégiée. Et surtout par le Maroc, de plus en plus proche des États-Unis, qui a procédé à une normalisation de ses relations avec Israël et qui dispose d’un strapontin utile auprès des pays du Golfe.</p>



<p>Avec la course du Dinar vers la dévaluation, un ancrage de la Tunisie dans la précarité s’est effectué. Il est en train de se confirmer de jour en jour.</p>



<p>Cette précarisation ambiante s’est attaquée également aux institutions, aux infrastructures, et commence à faire peur pour ce qui en est de la liberté de la presse. Quant à la récupération du fait religieux soumis tantôt à des dissensions internes tantôt à des influences exogènes…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9ESTW2l9e6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/">France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/embed/#?secret=M4NZERxQdq#?secret=9ESTW2l9e6" data-secret="9ESTW2l9e6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le paysage politique sociopolitique tunisien, déjà fortement mosaïqué suite à la transition démocratique, court vers la fragmentation. Le premier résultat visible en est l’hésitation des électeurs.</p>



<p>Avoir élaboré une nouvelle constitution a été une avancée par rapport aux autres nations arabes mais ça ne résout pas tout. La confrontation, sous forme d’affrontement et non de dialectique, débouche partout dans le monde arabe à une rhétorique de la guerre civile comme en Libye ou en Syrie ou de la répression accrue de la dissidence comme en Égypte ou au Bahreïn, qui avait pourtant fait preuve d’ouverture ces dernières années notamment en acceptant l’édification de lieux de culte liés à des confessions diverses. Et que dire de l’Iran où les notions de démocratie et de droit d’expression sont très violemment contrées par le pouvoir en place.</p>



<p>Ainsi, de la France à la Tunisie, un goût amer saisit les spectateurs comme les acteurs de l’ère postrévolutionnaire. De Paris à Tunis, un itinéraire mélancolique pour un tourisme politico-littéraire a été tracé, du spleen de Charles Baudelaire à la tristesse de Aboulkacem Chebbi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/19/celebration-lugubre-du-14-janvier-a-paris-apres-le-renversement-le-vacillement/">Célébration lugubre du 14 janvier à Paris : après le renversement, le vacillement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les islamistes ne reviendront pas au pouvoir en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/18/les-islamistes-ne-reviendront-pas-au-pouvoir-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 09:13:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hillary Clinton]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que ses politicaillons de tout bord s'agitent, la Tunisie s'enfonce inexorablement dans la crise socio-économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/18/les-islamistes-ne-reviendront-pas-au-pouvoir-en-tunisie/">Les islamistes ne reviendront pas au pouvoir en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les dirigeants du parti islamiste Ennahdha et leurs alliés (et comparses), qui ont détourné la révolution du peuple tunisien, phagocyté son Etat et détruit son économie, rêvent aujourd’hui d’une intervention étrangère qui les remettrait en selle. Mais les Tunisiens, qui les ont vomis, empêcheront sans doute leur retour. </em></strong><em>(Manifestation d&rsquo;Ennahdha à<strong> </strong>Tunis, le cadavre bouge encore!)</em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-6115890"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Le faux extrait du livre de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton paru en 2014 évoquant les circonstances du départ forcé de feu Ben Ali, le 14 janvier 2011, dans des circonstances restées inexpliquées à ce jour, et qu’on a fait circuler à nouveau récemment sur les réseaux sociaux, a tout l’air d’un écran de fumée pour occulter les nombreuses trahisons et complicités de parties tunisiennes désireuses de se refaire une virginité patriotique. **</p>



<p>De plus, l’échec des manifestations du 14 janvier 2023 à Tunis, pour célébrer le 12<sup>e</sup> anniversaire de la <em>«Révolution du Jasmin»</em> et dénoncer la dérive autoritaire de Kaïs Saïed, dont certaines parties politiques et syndicales rêvaient de faire une réédition du 14 janvier 2011, a mis a nu leur incapacité de mobiliser les Tunisiens, malgré l’immense frustration de ces derniers et leur crainte pour l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «révolution» de qui et de quoi&nbsp;?</h2>



<p>Cet échec associé au désintérêt général pour le deuxième tour des élections législatives, fixé au 29 janvier courant, après un record mondial d’abstentions lors du premier tour (près de 90%), est une preuve supplémentaire que les parties actives sur la scène politique tunisienne n’ont pas pu être à l’origine du départ de Ben Ali et de l’écroulement de son régime, malgré tous les slogans et les prétentions assénés avec conviction pendant plus d’une décennie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fToRNkS4Ve"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/tunisie-deux-combats-en-un-pour-abir-moussi/">Tunisie : deux combats en un pour Abir Moussi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : deux combats en un pour Abir Moussi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/tunisie-deux-combats-en-un-pour-abir-moussi/embed/#?secret=bhC2VVFfS0#?secret=fToRNkS4Ve" data-secret="fToRNkS4Ve" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il semble de plus en plus évident que ces parties auraient été des figurants et au mieux des comparses, procédant par la suite, tels des brigands de grand chemin, au détournement de l’angoisse et des aspirations de nombreux segments de la population pour satisfaire leur soif de pouvoir et de richesse ou faire passer à travers la gorge du peuple tunisien leurs chimères d’adolescents immatures.</p>



<p>La conjoncture internationale qui a été à l’origine du prétendu printemps arabe et du départ de Ben Ali laisse penser que la perspective d’un changement de trajectoire ou carrément de régime en Tunisie n’est plus entre les mains des Tunisiens mais devra, selon toute vraisemblance, attendre une intervention étrangère probablement à la faveur d’une reconfiguration géostratégique de toute la région, conséquemment au conflit russo-otanien en Ukraine dans le cadre d’une nouvelle architecture de la paix et de la sécurité dans la région euro-méditerranéenne qui pourrait être précipitée par la cascade de scandales et de commissions d’enquête contre une administration Biden désormais aux abois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le salut viendra-t-il de l’étranger&nbsp;? &nbsp;</h2>



<p>En dépit de la gloire à laquelle ont pu prétendre fallacieusement et sans vergogne plusieurs pseudo révolutionnaires et faux prophètes, il semble qu’à la lumière de l’impasse et du blocage actuels, les forces extérieures qui ont, en toute vraisemblance planifié et téléguidé le prétendu printemps arabe, soient les seules capables de refermer cette parenthèse qui a fait d’une Tunisie émergente, en dépit de nombreux défis, un État défaillant dans plusieurs secteurs et techniquement en faillite.</p>



<p>Entretemps, alors que les politicaillons de tout bord continueront de gesticuler sans convaincre et réaliser quoi que ce soit, la Tunisie s’enfoncera inexorablement dans la crise socio-économique et le désespoir avec un coût de sauvetage de plus en plus exorbitant et douloureux.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MqzfDenRxo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/13/comment-sortir-la-tunisie-de-limpasse-actuelle/">Comment sortir la Tunisie de l’impasse actuelle ?   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment sortir la Tunisie de l’impasse actuelle ?    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/13/comment-sortir-la-tunisie-de-limpasse-actuelle/embed/#?secret=8uq7ZpZJAI#?secret=MqzfDenRxo" data-secret="MqzfDenRxo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/18/les-islamistes-ne-reviendront-pas-au-pouvoir-en-tunisie/">Les islamistes ne reviendront pas au pouvoir en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ghazi Chaouachi : «Kaïs Saïed représente actuellement le problème en Tunisie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2023 12:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Attayar]]></category>
		<category><![CDATA[Courant démocrate]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Ghaouachi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Kaïs Saïed représente le problème et ne saurait faire partie de la solution» en Tunisie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ghazi Chaouachi a annoncé le lancement bientôt d’une initiative indépendante des partis pour «faire face à Kaïs Saïed, parce qu’il est aujourd’hui le problème et ne saurait en être la solution ni même faire partie de la solution».</em></strong></p>



<span id="more-6058741"></span>



<p>L’ancien président du Courant démocrate (Attayar), qui participait aujourd’hui, samedi 14 janvier 2023, aux manifestations des partis de l’opposition contre la dérive autoritaire du président Kaïs Saïed, au centre-ville de Tunis, a ajouté que cette initiative est en train d’être élaborée par des personnalités nationales, universitaires et juristes indépendants, et qu&rsquo;elle sera bientôt présentée lors d’une conférence de presse. </p>



<p>Une fois ses axes définis, cette initiative sera présentée aux acteurs économiques, sociaux et politiques, ainsi qu’à l’opinion publique. Elle aura un aspect constitutionnel, institutionnel et politique qui peut être résumé dans cette question&nbsp;:<em> «Comment faire face à Kaïs Saïed&nbsp;?»</em>, qui refuse d’organiser des élections présidentielles anticipées conformément à la nouvelle constitution qu’il a lui-même promulguée et même de faire participer les Tunisiens au processus de sauvegarde de leur pays, qui s’enfonce dans la crise jour après jour.</p>



<p>Ghazi Chaouachi, qui s’est refusé à citer les noms des personnalités faisant partie de l’initiative en cours, a précisé que l’initiative portera aussi sur les réformes économiques et sociales à mettre en œuvre en urgence pour garantir le redressement du pays. Il a tenu aussi à préciser qu’il ne sera pas question de faire participer Saïed au processus se sauvegarde à mettre en œuvre car <em>«il représente le problème et ne saurait faire partie de la solution»</em>, selon ses termes. </p>



<p><em>«L’une des faiblesses de l’opposition tunisienne est qu’elle n’est pas unifiée et ne porte pas une alternative démocratique réaliste qui puisse convaincre les Tunisiennes et les Tunisiens d’abandonner le projet porté par Kaïs Saïed»</em>, a expliqué l’ancien ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, en confirmant l’existence d’initiatives visant à unifier l’opposition autour d’une alternative et d’une feuille de route portant sur les aspects constitutionnel, institutionnel et politique du combat pour assurer le départ de Kaïs Saïed, d&rsquo;autant qu&rsquo;il monopolise tous les pouvoirs.</p>



<p>L’initiative actuellement menée par des organisations nationales (UGTT, LTDH et Ordre des avocats) ne pourra pas aboutir compte tenu du fait qu’elle exclut les acteurs politiques et reste l’apanage de certaines organisations nationales, tout considérant les revendications du mouvement du 25 juillet 2021 comme un plafond pour ses revendications, a encore déclaré Chaouachi.</p>



<p> </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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