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	<title>Archives des Amazighs - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Amazighs - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Algérie &#124; La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 09:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[grâce présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Amine Belghit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce présidentielle accordée à l'historien alégérien Mohamed Amine Belghit condamné, suite à des accusations d’atteinte à l’unité nationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/">Algérie | La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a accordé ce lundi 15 décembre 2025 une grâce totale à Mohamed Amine Belghit, historien et professeur d’université à Alger, définitivement condamné, suite à des accusations d’atteinte à l’unité nationale. Il a fait des déclarations controversées, considérées comme racistes à l’égard des Amazighs.</em></strong></p>



<span id="more-18098710"></span>



<p>Cette de grâce présidentielle portant sur le reliquat de la peine de Belghit n’affecte pas les procédures en cours concernant d’autres détenus, ni les condamnations déjà prononcées dans des procès similaires.</p>



<p>Cette libération intervient dans un contexte sensible, marqué par des débats autour de la liberté d’expression, de l’identité culturelle et de la justice en Algérie. Certains observateurs ont noté que la mesure pourrait alimenter des discussions sur la cohérence et l’égalité de traitement des détenus dans le pays.</p>



<p>Les réactions sur les réseaux sociaux et forums montrent une diversité de points de vue : certains saluent la décision comme un geste humanitaire, tandis que d’autres appellent à des réformes plus larges pour garantir l’accès équitable à la justice pour tous les détenus, y compris ceux considérés comme prisonniers d’opinion.</p>



<p>Cette grâce présidentielle prouve aussi l’implication de l’exécutif dans le système judiciaire algérien. Le cas Belghit pourrait relancer le débat sur la grâce présidentielle et les limites de son application dans un pays où les questions de droits, d’identité et de liberté d’expression restent au cœur des discussions publiques.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>D. G.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EVYUsHIifb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/">Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/embed/#?secret=URmbEqB1qO#?secret=EVYUsHIifb" data-secret="EVYUsHIifb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’unité de l’histoire tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/lunite-de-lhistoire-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 10:21:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Romains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/lunite-de-lhistoire-tunisienne/">L’unité de l’histoire tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des phrases qui traversent les siècles comme des coups de tonnerre. L’une d’elles résonne encore aujourd’hui : «Carthago delenda est» — Carthage doit être détruite. Le sénateur Caton l’Ancien la répétait inlassablement à Rome, jusqu’à ce que la grande rivale fût rayée de la carte. On raconte qu’il ajoutait parfois : «Il ne faut pas laisser deux pierres ensemble.» Ce mot d’ordre de ruine totale ne visait pas seulement une cité, mais une mémoire, une civilisation, un destin collectif.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-17578533"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Deux mille ans plus tard, le mécanisme est toujours là, sous d’autres habits. L’obsession de détruire, de séparer, de dissoudre ce qui tient debout ensemble, demeure une tentation politique universelle. Depuis le printemps arabe, le monde arabe en général et la Tunisie en particulier l’ont appris à leurs dépens : l’histoire y est systématiquement morcelée, fragmentée, recomposée pour opposer les uns aux autres. C’est une logique de marteau : frapper, fendre, disperser. Amazighs contre Arabes. Berbères contre musulmans. Progressistes contre conservateurs. Laïques contre islamistes. Et vice et versa. Tout ce qui pourrait unir deux pierres, deux idées, deux communautés, deux mémoires, se voit attaqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diviser pour régner</h2>



<p>Le monde actuel est gouverné moins par le droit que par la force. Les maîtres de ce temps l’ont compris : pour asseoir leur puissance, ils doivent briser ce qui donne cohésion aux peuples. Lorsque l’unité apparaît, ils cherchent la fissure. Lorsque des différences s’apaisent dans la coexistence, ils les réactivent. Lorsque la mémoire collective s’accorde sur un récit commun, ils exhument d’anciennes querelles, sollicitent des archéologues, des historiens ou des polémistes professionnels pour faire réapparaître vainqueurs et vaincus, dominants et dominés.</p>



<p>On creuse, on fouille, on gratte la pierre de l’histoire jusqu’à retrouver la trace d’une blessure. Et, au lieu de panser la cicatrice, on la rouvre. On invente des récits séparés, des mémoires concurrentes, des identités en opposition. Ce qui avait été fondu dans un seul moule est à nouveau brisé en fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple façonné par le mélange</h2>



<p>Or la Tunisie, plus qu’aucun autre pays du Maghreb, s’est constituée dans ce creuset. Berbères, Puniques, Romains, Byzantins, Vandales, Arabes, Andalous, Juifs, Turcs, Italiens, Grecs, Maltais, Espagnols, Français : tous ont laissé leur empreinte. Mais cette diversité ne s’est pas traduite par des histoires parallèles. Elle s’est intégrée dans un récit unique, celui d’un peuple tunisien qui a traversé les siècles en partageant le pire et le meilleur.</p>



<p>Chaque communauté, chaque vague migratoire, a contribué à façonner le tissu social. Des solidarités se sont agrégées, des résistances communes ont surgi, des rêves collectifs se sont réalisés. La Tunisie moderne n’est pas le résultat d’une juxtaposition de communautés, mais d’une fusion. Ce n’est pas un archipel de mémoires séparées, mais un continent de mémoire partagée.</p>



<p>La réduire à des morceaux, à des appartenances rivales, à des mémoires exclusives, c’est trahir la vérité même de son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mémoire commune</h2>



<p>Quand Caton voulait détruire Carthage, il visait une puissance concurrente. Quand les puissants d’aujourd’hui cherchent à fragmenter nos récits, ils visent notre mémoire commune. Car une mémoire unifiée donne une conscience de soi, et une conscience de soi donne une force politique. La fragiliser, c’est fragiliser la souveraineté, l’indépendance et la dignité d’un peuple.</p>



<p>Cette entreprise prend parfois un visage séduisant : l’éloge de la diversité. Mais au lieu de célébrer ce qui nous enrichit, on insiste sur ce qui nous sépare. On fait miroiter des <em>«identités»</em> étanches, figées, mortifères; on réécrit des mémoires comme des chapitres isolés, et l’on finit par dresser les uns contre les autres ceux qui avaient appris à vivre ensemble durant des siècles.</p>



<p>La diversité est constitutive de la Tunisie. Mais elle n’a jamais signifié l’éparpillement. Elle fut un ciment, non une poudre explosive. La rendre destructrice, c’est une manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que signifie l’unité</h2>



<p>Prendre la défense de l’unité ne veut pas dire nier la pluralité. L’unité n’est pas l’uniformité. Elle est la reconnaissance d’un destin commun, au-delà des différences de culture, de langue, de confession. Elle est le socle sur lequel chacun peut affirmer sa singularité sans craindre l’exclusion.</p>



<p>Dire que les Tunisiens sont un seul peuple, ce n’est pas effacer ses composantes, mais rappeler que celles-ci se sont amalgamées au fil des siècles dans une histoire partagée. Dire que la mémoire tunisienne est une, ce n’est pas ignorer ses nuances, mais refuser qu’on les instrumentalise pour opposer frères et sœurs d’un même pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire partagée</h2>



<p>Face à cette politique de la destruction, il nous faut opposer une politique de la mémoire partagée. Elle commence par l’éducation : apprendre aux jeunes générations que l’histoire n’est pas une série de querelles mais une construction commune. Elle passe par la culture : musées, expositions, littérature, cinéma doivent rappeler la richesse des croisements. Elle exige aussi des lieux de mémoire où l’on raconte non pas des <em>«histoires parallèles»</em>, mais l’histoire commune.</p>



<p>Et surtout, elle suppose une parole civique forte : ne pas céder à la tentation de diviser pour régner, mais au contraire réaffirmer que notre destin est un et que nous n’avons rien à gagner à jouer les fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garder les pierres ensemble</h2>



<p>Lorsque l’on se promène dans nos médinas, on voit des murs bâtis de pierres anciennes, reprises d’époques différentes, ajustées les unes aux autres. Romains, Byzantins, Arabes, Ottomans : les matériaux se mêlent, mais l’édifice tient. C’est l’image même de notre histoire.</p>



<p>Les puissants d’hier voulaient que Carthage ne garde pas deux pierres ensemble. Les pays prédateurs d’aujourd’hui voudraient que la Tunisie ne garde pas deux mémoires unies. À nous de refuser cette logique. À nous de rappeler que notre peuple n’est pas une poussière d’identités, mais une nation façonnée par le temps, par la douleur et par la joie.</p>



<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours. C’est le seul moyen de résister à la politique de la destruction, et de préparer un avenir où la diversité demeure un ciment d’unité, et non une arme de fragmentation.</p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fZAVYU0vDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/">La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/embed/#?secret=JBHyDpq6wZ#?secret=fZAVYU0vDF" data-secret="fZAVYU0vDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Affaire Belghit &#124; L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 05:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
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		<category><![CDATA[diversité culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Kabylie]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[MAK]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Amine Belghit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La scène médiatique algérienne est secouée par une nouvelle controverse majeure. Mohamed Amine Belghit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/">Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La scène médiatique algérienne est secouée par une nouvelle controverse majeure. Mohamed Amine Belghit, historien et professeur d’université à Alger, a été placé en détention provisoire par le tribunal de Dar El Beïda suite à des accusations graves d’atteinte à l’unité nationale. Ces poursuites font suite à des déclarations controversées, considérées comme racistes à l’égard des Amazighs, tenues sur Sky News Arabia.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala *</strong></p>



<span id="more-16396015"></span>



<p>Lors de son intervention sur la chaîne émiratie, Belghit a affirmé que <em>«l’amazighité est une création de l’Académie berbère»</em>, remettant ainsi en question l’une des trois constantes nationales consacrées par la Constitution algérienne aux côtés de l’islamité et de l’arabité. Ces propos ont suscité une vague d’indignation, notamment parmi les communautés kabyles et amazighes, qui les perçoivent comme une négation flagrante de leur identité millénaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réaction judiciaire rapide et ferme</h2>



<p>Conformément aux articles 79 et 97 bis du Code pénal algérien, Belghit est poursuivi pour <em>«atteinte à l’intégrité du territoire national»</em> et <em>«atteinte à l’unité nationale par des moyens de propagande»</em>. Le fait que ces propos aient été diffusés sur un média étranger, en l’occurrence émirati, aggrave la situation, le dossier pouvant être interprété comme une tentative de porter atteinte à la cohésion nationale par voie externe.</p>



<p>Dans la foulée de cette polémique, des militants kabyles proches du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ont réagi vigoureusement. Par le biais de communiqués diffusés sur les réseaux sociaux, ils ont dénoncé un <em>«système hostile à l’existence, à la langue et à l’histoire kabyles»</em> et ont réitéré leur appel à l’indépendance de la Kabylie. Ces réactions montrent que l’affaire dépasse le cadre judiciaire pour toucher à des sensibilités politiques et identitaires profondes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un procès à forts enjeux</h2>



<p>Mohamed Amine Belghit encourt de lourdes peines. En vertu des qualifications retenues, il risque entre 5 et 20 ans de prison assortis d’amendes importantes. Ce dossier pourrait marquer un précédent en matière de traitement des discours publics en Algérie. Il met en lumière l’équilibre délicat entre liberté d’expression, protection de l’unité nationale et reconnaissance de la diversité culturelle. Le procès en vue sera scruté de près, tant en Algérie qu’à l’international.</p>



<p>Longtemps marginalisée après l’indépendance de l’Algérie en 1962, l’amazigh n’a été reconnu officiellement qu’en 2002 comme langue nationale, puis en 2016 comme langue officielle aux côtés de l’arabe. Cette reconnaissance visait à apaiser les tensions identitaires, notamment en Kabylie. Cependant, les débats autour de l’identité, de la langue et des appartenances culturelles restent vifs et sensibles, alimentant régulièrement des crispations politiques.</p>



<p>Affaire à suivre.</p>



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</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/">Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Marocains célèbrent Yennayer, le nouvel an amazigh</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/les-marocains-celebrent-yennayer-le-nouvel-an-amazigh/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 11:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Yennayer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Maroc, la journée du 14 janvier est celle  de la célébration du Nouvel An amazigh ou berbère. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/les-marocains-celebrent-yennayer-le-nouvel-an-amazigh/">Les Marocains célèbrent Yennayer, le nouvel an amazigh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’année dernière, la journée du 14 janvier est officiellement entrée dans le calendrier des fêtes nationales au Maroc comme étant celle de la célébration du Nouvel An amazigh, également appelé Yennayer, faisant ainsi revenir au premier plan la culture et les traditions berbères.</em></strong></p>



<span id="more-15181911"></span>



<p>La célébration du Nouvel An amazigh a une signification symbolique forte qui reflète les racines et la diversité du tissu culturel marocain.</p>



<p>Les Berbères représentent la partie de la population indigène du Maroc, non arabisée, minoritaire mais avec une forte présence culturelle.</p>



<p>Partout au Maroc, les gens font la fête avec des expositions, des concerts et des marchés artisanaux typiques berbères.</p>



<p>Cette inscription dans le calendrier officiel des fêtes nationales, qui était fortement souhaitée par le roi Mohammed VI, vise à préserver la diversité culturelle et à valoriser le patrimoine national amazigh.</p>



<p>D’un point de vue pratique, les implications sont nombreuses, tout d’abord au niveau éducatif, où l’enjeu pour la minorité berbère consiste à garantir l’intégration à long terme de cette langue dans l’administration publique et également à en faire un levier d’enseignement.</p>



<p>Avec la loi qui est à l’étude depuis 2004 et qui a récemment trouvé aussi ses décrets d’application, l’intégration des Berbères de langue amazighe dans l’administration publique est envisagée, c’est pourquoi des accords ont été signés pour démarrer les formations.</p>



<p>Dans tous les bureaux administratifs, 464 agents parlant amazigh ont été déployés pour communiquer avec les citoyens, en plus de la mobilisation de 69 agents parlant amazigh dans 10 centres d’appels. Plus de 3 000 panneaux traduisent les instructions de base de l’administration publique en amazigh</p>



<p>Par ailleurs, au cours des prochains mois, 1 684 agents de langue amazighe seront embauchés pour l’accueil et l’orientation dans 19 départements ministériels.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/les-marocains-celebrent-yennayer-le-nouvel-an-amazigh/">Les Marocains célèbrent Yennayer, le nouvel an amazigh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cri de douleur et d’espoir pour l’Algérie et l’Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/cri-de-douleur-et-despoir-pour-lalgerie-et-lafrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 09:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Arezki Aït Smaël]]></category>
		<category><![CDATA[extrémisme religieux]]></category>
		<category><![CDATA[Rabeh Saoudi]]></category>
		<category><![CDATA[tamazight]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le romancier Arezki Aït Smaël explore les blessures profondes de l’Algérie contemporaine à travers une tragédie familiale. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le roman d’Arezki Aït Smaël (pseudonyme de Rabeh Saoudi), ‘‘Afrique, ma mère’’ (éd. L’Harmattan), explore les blessures profondes de l’Algérie contemporaine à travers une tragédie familiale poignante et universelle.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14925643"></span>



<p>À travers l’histoire d’une mère dévastée par la perte de son dernier fils, l’auteur nous propose un récit à la fois bouleversant et introspectif où l’intime et le collectif s’entrelacent. Ce faisant, il explore les plaies profondes de l’Algérie contemporaine, tout en mettant en lumière la résilience et la richesse des racines amazighes.</p>



<p>L’histoire suit une mère qui voit son dernier fils être enlevé par un groupe terroriste dirigé par son propre fils cadet, en l’absence de leur frère aîné, Idir. Le prénom de ce dernier, issu du tamazight – une langue enracinée dans le berbère ancien –, signifie <em>«il est vivant, il a survécu»</em>. Ce choix, lourd de symbolisme, rend le drame encore plus poignant : l’aîné, porteur d’espoir, incarne malgré lui l’éclatement et les fractures d’une famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une critique frontale de l’extrémisme</h2>



<p>Accablée par le chagrin, la mère décide d’entreprendre une quête désespérée pour retrouver le corps de son fils et lui offrir une sépulture digne. Ce voyage, traversant les paysages de l’Algérie, se transforme en une exploration des blessures laissées par l’extrémisme religieux et les conflits sociopolitiques. L’histoire personnelle de cette famille devient ainsi une métaphore des luttes identitaires et culturelles qui secouent non seulement l’Algérie, mais aussi l’Afrique dans son ensemble.</p>



<p>Avec <em>‘‘Afrique, ma mère’’</em>, Arezki Aït Smaël s’attaque aux ravages causés par l’extrémisme islamiste qui a profondément marqué les années noires de l’Algérie. L’auteur dénonce une idéologie destructrice, responsable de l’effondrement des liens familiaux et de l’effacement des traditions locales. À travers le regard de cette mère endeuillée, le roman interroge les racines de la violence et met en lumière son intrusion dans les sphères les plus intimes de la vie humaine.</p>



<p>Cependant, le roman ne se limite pas à dénoncer l’extrémisme. Arezki Aït Smaël en profite pour réexaminer l’identité géopolitique de l’Algérie. Il rejette l’idée selon laquelle le pays ferait partie intégrante du monde arabe, tant sur le plan géographique que culturel, et affirme plutôt son appartenance à l’Afrique du Nord et, par extension, au continent africain dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre puissante et essentielle</h2>



<p>Ce choix dépasse les simples considérations terminologiques : il s’agit de l’affirmation d’une identité inclusive et authentique, libérée des influences moyen-orientales qui ont souvent tenté d’uniformiser la diversité culturelle de la région. En célébrant les racines amazighes et autochtones, l’auteur oppose une résistance claire à des siècles de domination idéologique.</p>



<p>Dans ce roman de 274 pages, Arezki Aït Smaël livre une œuvre où la profondeur des émotions se conjugue à une réflexion lucide sur l’identité, la mémoire et la résistance. <em>‘‘Afrique, ma mère’’</em> dépasse le cadre du drame familial pour devenir un miroir des luttes contemporaines de l’Algérie et de l’Afrique.</p>



<p>Portant à la fois un cri de douleur et un message d’espoir, ce roman s’impose comme une lecture incontournable pour tous ceux qui s’intéressent aux enjeux identitaires et aux fractures sociales de notre époque. Ce n’est pas seulement une histoire : c’est un hommage vibrant, un témoignage poignant et une leçon d’humanité.</p>
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		<title>Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 08:37:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[.Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul Hamid Dbeibah]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Zouara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fermeture du poste frontalier de Ras Jedir étouffe le commerce, et la contrebande, entre la Tunisie et la Libye .</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La circulation des passagers de part et d’autre de la frontière tuniso-libyenne, par le poste frontalier de Ras Jedir, a repris, le 28 août 2024, après une longue fermeture due à des affrontements entre des groupes libyens. En revanche, l’activité commerciale est toujours suspendue dans l’attente d’une reprise. La fermeture étouffe le commerce, et la contrebande, entre les deux pays.</em></strong></p>



<p><strong>Simon Speakman Cordall</strong></p>



<span id="more-13913383"></span>



<p>Ben Guardane est en difficulté. Les bureaux de change restent silencieux et les marchés informels bordant la route sont déserts. Avant la fermeture, on y vendait des marchandises importées en Libye et introduites illégalement en Tunisie.</p>



<p>D’une manière ou d’une autre, presque tout le monde dans la ville dépend du commerce – légal et illégal – en provenance de Libye.</p>



<p>Ben Guerdane mise sur la frontière. Depuis l’époque où les tribus locales escortaient les caravanes transsahariennes à travers le territoire jusqu’à l’établissement de la frontière en 1910, le commerce légal et illégal a été l’élément vital de la ville frontalière.</p>



<p>Au fil des années, le commerce, les commerçants et les contrebandiers se sont ancrés dans le tissu de la région, jusqu’à récemment laissés libres par les colonisateurs et les gouvernements nationaux qui ont suivi en échange de la sécurisation de la région frontalière, le tout sans frais pour l’État.</p>



<p>Cela a changé à partir de 2014 environ, lorsque les combattants de l’Etat islamique, renforcés en partie par des recrues volontaires venues de Tunisie, ont conquis de vastes étendues de Libye, y compris Syrte, région natale de Mouammar Kadhafi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2BRIopgNDn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/03/tunisie-les-contrebandiers-portent-des-armes-contre-letat/">Tunisie : Les contrebandiers portent des armes contre l’Etat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les contrebandiers portent des armes contre l’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/03/tunisie-les-contrebandiers-portent-des-armes-contre-letat/embed/#?secret=ob1gz0Zb7j#?secret=2BRIopgNDn" data-secret="2BRIopgNDn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En 2016, le groupe a tenté d’envahir la Tunisie et ses combattants ont pris d’assaut Ben Guerdane, pour ensuite être repoussés par les forces de sécurité tunisiennes.</p>



<p>La sécurité du côté tunisien est désormais largement assurée par l’État tandis que du côté libyen, elle reste gérée par les forces de la tribu amazighe de la ville côtière de Zouara, dont les relations avec le gouvernement internationalement reconnu de Tripoli sont, au mieux, lâches.</p>



<p>Contrôler Ras Jedir serait important pour n’importe quelle faction ou groupe armé en compétition pour le pouvoir en Libye.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des kilomètres de camions transportant de tout</h2>



<p>Lorsqu’il était ouvert, Ras Jedir faisait transiter chaque jour des kilomètres de camions transportant de tout, des marchandises commerciales aux marchandises industrielles fabriquées sur des marchés lointains pour des clients tunisiens, livrées par bateau aux ports libyens aussi proches que Tripoli ou aussi loin que Misrata pour éviter de lourds droits d’importation tunisiens, avant d’être acheminés par camion via Ras Jedir vers le reste de la Tunisie.</p>



<p>Une myriade d’autres camions, caractérisés par leur suspension surélevée, transportaient des produits aussi divers allant des coques de téléphones portables aux sacs à dos Hello Kitty vers les marchés tunisiens.</p>



<p>Il est impossible d’estimer la valeur réelle des marchandises transitant entre la Libye et la Tunisie via Ras Jedir. Mais le ministre libyen de l’Intérieur Imad Trabelsi n’exagérait sans doute pas beaucoup en mars lorsqu’il qualifiait Ras Jedir de <em>«l’une des plus grandes plaques tournantes de contrebande au monde»</em>, estimant la valeur des marchandises qui y transitent illégalement à <em>«100 millions de dollars par semaine»</em>.</p>



<p><em>«En une journée, jusqu’à 300 camions, 5 000 voitures et 10 000 personnes peuvent traverser la frontière à Ras Jedir. Et c’est une mauvaise journée. En termes de fiscalité et de pots-de-vin, nous parlons d’importantes sommes d’argent»</em>, a déclaré à<em> Al Jazeera</em> Hamza Meddeb, chercheur au Carnegie Middle East Institute qui a beaucoup écrit sur la frontière.</p>



<p>Il était presque inévitable que le gouvernement de Tripoli tente de prendre le contrôle de ce précieux passage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrôle du passage&nbsp;: un enjeu politique</h2>



<p>Cependant, même si ce sont peut-être les affrontements entre les combattants de Zouara et les forces fidèles au ministère de l’Intérieur qui ont déclenché sa dernière fermeture, les raisons pour lesquelles il est resté fermé aussi longtemps sont nombreuses. <em>«Cela pourrait être presque n’importe quoi. Cela pourrait être dû au conflit entre Abdul Hamid Dbeibah </em>[premier ministre par intérim de Tripoli, en attendant les élections promises depuis longtemps]<em> avec la Banque centrale, qui ne lui fait vraiment pas confiance et l’a laissé à court de financement»,</em> a poursuivi Meddeb. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Il pourrait s’agir des fonds libyens encore détenus dans les banques tunisiennes depuis la révolution et auxquels on ne leur permet pas d’accéder sans preuve de leur provenance. Les raisons pourraient aussi être plus lointaines. Tripoli et Tunis ont des alliés internationaux rivaux, comme les Émirats arabes unis et la Turquie. Littéralement, cela pourrait être n&rsquo;importe quoi»</em>.</p>



<p>Les législateurs de la capitale libyenne, engagés dans une bataille pour la légitimité avec le parlement rival de l’Est à Benghazi, estiment probablement que le contrôle d’un atout national précieux tel que Ras Jedir renforcerait leurs ambitions de crédibilité internationale.</p>



<p>Pour les Amazighs, brutalement réprimés sous Kadhafi, le contrôle du passage et d’autres actifs, comme la plate-forme pétrolière de Mellitah, consiste, selon les analystes, à sauvegarder leur avenir et celui de leur peuple.</p>



<p>Après des décennies de répression, les Amazighs ont été parmi les premiers Libyens à prendre les armes et à rejoindre la coalition dirigée par l’Otan contre Kadhafi en 2011. Les années qui ont suivi ne leur ont apporté que davantage d’incertitude.</p>



<p>La contrebande transfrontalière est alimentée par le carburant libyen fortement subventionné et par les réseaux illicites qui le transportent au-delà des frontières de ce pays d’Afrique du Nord.</p>



<p>Bien qu’elle soit riche en pétrole, la Libye importe toujours une grande partie de son carburant raffiné, qui est ensuite vendu aux citoyens à un tarif très réduit.</p>



<p>Selon une enquête menée par Bloomberg, jusqu’à 40% du carburant importé en Libye est revendu à d’autres pays, comme l’Europe (via Malte), la Turquie, le Soudan et la Tunisie, via Ras Jedir.</p>



<p><em>«La contrebande fait désormais partie de l’économie libyenne, en particulier dans les zones frontalières»</em>, a déclaré Jalel Harchaoui du Royal United Service Institute. «Les pertes irrégulières de carburant au-delà de la frontière ne sont même pas signalées ou estimées par la National Oil Company (NOC). <em>«Il y a de fortes chances que si vous êtes au sommet de la NOC, des personnes ayant des liens avec la contrebande vous ont aidé à y arriver»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p><em>«La récente tentative du gouvernement de Debeibah et de son ministère de l’Intérieur de s’emparer du poste frontière était, au mieux, faible et maladroite»</em>, a encore déclaré Harchaoui.</p>



<p><em>«Il a fallu des semaines depuis aux responsables du ministère de la Défense pour négocier une trêve entre les Amazighs et le ministère de l’Intérieur. Les responsables de la défense… veulent juste la stabilité. Quant à la Tunisie, elle souhaite simplement voir sa frontière reculer et le flux de marchandises, y compris le carburant de contrebande, reprendre»</em>, explique le chercheur.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p>D’après <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/6/19/in-a-smuggler-paradise-on-tunisia-libya-border-closure-wrecks-livelihoods" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera</a>. </p>



<p>* <em>Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
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		<title>Hautes et sèches : explorer les montagnes du Dahar en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/15/haute-et-seche-explorer-les-montagnes-du-dahar-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
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		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Reportage dans les montagnes du Dahar dans le sud-est de la Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/15/haute-et-seche-explorer-les-montagnes-du-dahar-en-tunisie/">Hautes et sèches : explorer les montagnes du Dahar en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur de cet article sur les montagnes du Dahar dans le sud-est de la Tunisie, estime que l’ingéniosité et la résilience du peuple autochtone amazigh offrent un optimisme face à un monde qui se réchauffe.</em></strong></p>



<p><strong>Horatio Clare </strong>*</p>



<span id="more-12837383"></span>



<p>En partant de Tunis vers le sud, en direction du Sahara, la terre est une mer de bronze chaude, agitée de marées d’oliviers vert argenté. Entre cette plaine et le désert au-delà se trouvent les montagnes du Dahar, habitées par les Amazighs, le peuple indigène d’Afrique du Nord parfois appelé les Berbères. C’est une région de schistes scintillants et de teintes de chaleur féroce.</p>



<p>Les Amazighs ont développé une culture qui peut avoir des leçons pour les sociétés du pourtour méditerranéen, à mesure que les conditions dans le sud de l’Europe ressemblent davantage à celles de l’Afrique du Nord, mais s’ils veulent survivre à la sécheresse et au dépeuplement, les Amazighs ont besoin de visiteurs.</p>



<p>J’ai été invité par l’USAID, l’agence de développement du gouvernement américain, et l’office du tourisme local, qui espèrent que l’augmentation du nombre de voyageurs contribuera à soutenir la zone du Dahar en donnant aux jeunes de la région des raisons de rester. <em>«Nos enfants reviennent pour les vacances et les visites, mais ils ne vivront pas ici maintenant»</em>, m’a dit Sabeyah Dalila, une grand-mère amazighe, assise devant sa maison souterraine dans le village de Tijma, les collines refroidissant du cuivre en fusion jusqu’à une lueur abricot du soir.</p>



<p>La route depuis Tunis est longue mais facile, passant à mi-chemin par l’un des trésors de l’Afrique. Au bout d’une rue de la petite ville d’El-Djem se trouve un amphithéâtre romain monumental, l’un des plus grands et des mieux conservés au monde, pouvant accueillir 35 000 places. Ses imposantes couches d’arcades corinthiennes dégagent un sentiment terrifiant et intact de la puissance romaine. Avec peu d’autres visiteurs, c’était comme si nous avions atteint un intervalle entre les spectacles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lieux de séjour sublimes</h2>



<p>Les enfants et anciens enfants du monde entier connaissent cet endroit, qui a remplacé la première planète extraterrestre que la plupart d’entre nous aient jamais vue : Tatooin. Le complexe troglodytique de l’hôtel Sidi Idriss à Matmata, mon premier arrêt le lendemain, a servi de décor à George Lucas pour le tournage de <em>Star Wars</em> en 1976, puis pour plusieurs films ultérieurs. Le décor en plastique décoloré de la maison de Luke Skywalker est toujours là et vous pouvez dîner là où il l’a fait (bien que les plans extérieurs aient été filmés plus à l’ouest, sur les marais salants de Chott El-Jerid).</p>



<p>Les amateurs costumés y font des pèlerinages et les voyageurs indépendants découvrent le Dahar, même si la majorité du tourisme tunisien reste le long de la côte dans les grands resorts hôteliers grand public.</p>



<p>Dahar regorge de lieux de séjour sublimes, pour peu que vous puissiez les réserver. <em>«Internet en Tunisie, c’est Facebook»</em>, m’a-t-on répété à plusieurs reprises; les arrangements pris via le site peuvent sembler d’une tentative déconcertante aux étrangers. Et il faut une voiture, les trésors du Dahar étant dispersés entre ses oasis et ses collines.</p>



<p>Bien que vous soyez un invité d’honneur, les Amazighs et les autres Tunisiens que j’ai rencontrés, riches et pauvres, vous traitent sur un pied d’égalité. Cet esprit national d’égalité a éclaté en 2011 lorsque les Tunisiens ont déclenché le Printemps arabe. Alors que la Libye et la Syrie s’effondraient dans un chaos sanglant, les instances de transition qui ont conduit cette nation vers la paix ont remporté le prix Nobel de la paix pour l’éclat de leur gestion de la crise. Mais récemment, la situation politique s’est détériorée. Kaïs Saïed, le président tunisien, a suspendu le Parlement lors d’une prise de pouvoir en 2021; ce dernier, réélu, s’est réuni depuis à nouveau, mais les inquiétudes demeurent.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-12837427" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Dahar.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Bien que les Amazighs ne représentent désormais qu’environ 2% de la population, leur système social influence clairement la mentalité progressiste de la Tunisie et son bilan en matière de droits des femmes. Un matriarcat informel dépend en grande partie des décisions et des jugements des <em>«chikha»</em>, des femmes sages. <em>«Ma grand-mère portait toujours un pistolet sous sa robe. Un jour, elle a obligé ma mère et ma tante à se battre à coups de bâton. Elle a puni le perdant ! ‘‘Si vous ne pouvez pas battre une fille, comment allez-vous battre un homme&nbsp;?’’»</em>, m’a expliqué Mongi Boumas, conservateur de musée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’artisanat et la culture amazighe</h2>



<p>Le captivant musée de Mongi sur l’artisanat et la culture amazighe est installé dans sa maison troglodyte à Tamazret, notre prochain arrêt. Grand-mère avait raison : les inégalités de la modernité, le manque d’éducation et les faibles opportunités font désormais des femmes amazighes l’un des groupes les plus vulnérables du Maghreb. Les projets que j’ai visités, cafés tenus par des femmes, ateliers d’artisanat, collectifs textiles et culinaires, ont besoin de soutien. Mais les Amazighs que j’ai rencontrés ne plient pas. Leur nom signifie <em>«peuple libre»</em> en tamazight ; les robes traditionnelles arborent la croix du christianisme, l’étoile du judaïsme, la main de Fatima de l’islam, des symboles et des motifs animistes représentant les arches de l’amphithéâtre d’El-Djem.</p>



<p>Prospérant avec des ressources rares, le système amazigh d’acceptation de toutes les confessions, valorisant l’ingéniosité et le respect des femmes les a soutenus pendant des milliers d’années. Après la chute de Rome, l’amphithéâtre est devenu le quartier général de la reine guerrière amazighe, Dihya Al-Kahina, qui a vaincu de manière retentissante une armée d’invasion arabe en 698 après J.-C.</p>



<p>Au sommet de Tamazret dans une petite cour aérée se trouve le Café Ben Jemaa, phare de l’hospitalité depuis 1936, surplombant désormais les ossements de son village. La propriétaire rieuse, Kaouther, est la dernière-née de la lignée des chikhas amazighes astucieuses. Les différends communautaires ont été réglés dans son café. Kaouther m’a appris à faire du <em>karabiz</em>, un succulent ragoût de pâtes, d’épices, de pois chiches et d’estomac de mouton. De sa cour, on contemple un village détruit autant par la politique que par le temps : Habib Bourguiba, président de la Tunisie après l’indépendance de la France en 1955, a commencé à déplacer les gens de leurs maisons troglodytes vers de nouvelles villes. Cela suscite encore des sentiments mitigés : les nouvelles villes sont des endroits peu attrayants et de nombreux villages perchés s’effondrent.</p>



<p>Cependant, certains vivent encore et il y a ici des trésors.</p>



<p>Les jours suivants, ma guide, Amal Tiss, une femme amazighe dynamique qui a rejeté les parcours de ses pairs vers le mariage précoce et la maternité en faveur d’une maîtrise en littérature, m’a montré les joyaux du Dahar.</p>



<p>Différentes époques s’y accumulent comme des ombres et des rayons de soleil. Nous avons étudié les peintures rupestres d’Insefri, près de Ghomrassen, où la famille et les amis de l’artiste ont dû le voir, il y a 3 500 ans, dessiner de superbes taureaux et autruches.</p>



<p>Amal m’a montré où son fiancé lui avait fait sa demande en mariage, au Ksar El-Mourabitine, un entrepôt-forteresse du XVe siècle situé sur une crête rocheuse du désert, tel un vaisseau spatial en nid d’abeille fait d&rsquo;argile. Le ksar était un refuge contre les incursions bédouines, un marché et un moulin à huile d’olive, rafraîchi la nuit par le <em>chergui </em>tempéré, le vent d’est, et le matin par le <em>bahri</em> soufflé par la mer.</p>



<p>Étrangement, on ne ressent pas, dans cette structure extraordinaire, une lamentation pour le lieu de vie occupé qu’elle était, mais un intérêt pour l’industrie, l’invention et l’art qui l’ont élevée. Il ne s’agit pas d’un monument dédié aux personnes du passé, mais d’un témoignage des merveilles que les gens peuvent accomplir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mosquée des Sept Dormants à Chenini</h2>



<p>Amal et son mari sont engagés dans le développement et le tourisme, et leur profonde fierté et affection pour leur région est palpable. De petits changements apporteraient de grands progrès, estiment-ils : <em>«Les bus sont paresseux, dirons-nous, donc les gens ne peuvent pas se rendre au travail»</em>, a déclaré Amal. <em>«Nous manquons de médecins et d’écoles. Mais nous avons beaucoup de mosquées»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<p>Mon préféré est la mosquée bancale des Sept Dormants à Chenini, l’un des nombreux villages du Dahar creusés au sommet des collines pour se protéger. Chenini se dresse désormais comme un récif de corail contre le ciel, une montagne avec des rues, des portes, des fenêtres, des maisons et des greniers creusés dans la roche. Les bâtiments les plus anciens de Chenini datent du XIIe siècle mais son appel à la prière contemporain doit être parmi les plus excentriques de l’islam. Le vénérable muezzin en fait sa propre version, un hululement plus chant que convocation.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-12837429" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Douiret-Dahar-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><em>«Il refuse de prendre sa retraite !»,</em> rit Amal. L’idiosyncrasie du muezzin, diffusée cinq fois par jour, est une joyeuse tournure des conventions, d’une pièce avec l’adoption et l’adaptation des Amazighs aux croyances et coutumes du monde entier. Chenini abrite également le peintre Mhazras Saad, dont le travail dépeint la vie et les esprits des femmes amazighes dans le style de ses inspirations, Basquiat et Matisse.</p>



<p>Dans une douce vallée, le Domaine Oued El Khil est un hôtel basé sur les principes de la permaculture et de l’architecture des ruches persanes construit par Radhouane Tiss, un enseignant à la retraite. Dans les jardins féconds de Radhouane se trouvent des poivrons, des melons, du basilic violet marocain, des aloès et de la sauge, plantés pour se nourrir et s’ombrer mutuellement. Les sphinx colibris, les colombes, les pies-grièches et la mante religieuse qui nous ont rejoints au dîner témoignent de sa philosophie. Le jardin fournit la table, les salles des ruches sont faites d’argile locale et aucun produit chimique n’est utilisé nulle part. Le résultat est tranquillité et biodiversité. Lorsque le crépuscule tombe, la paix et le parfum du jasmin s’élèvent comme des prières.</p>



<p>Les espoirs des Amazighs et de la nation semblaient se rejoindre au cœur du vieux Tunis lors de ma dernière soirée. C’était un autre crépuscule doux. La médina bleue et blanche brillait de la même lumière crémeuse qu’Albert Camus aimait à Alger. Les habitants et les visiteurs remplissaient les tables en foule jeune; les rues ressemblaient et sonnaient à une université internationale, un lieu d’échanges enchantés.</p>



<p><em>«Le plus vieux café du monde»</em>, raconte le serveur du Café M’Rabet, fondé en 1636. <em>«On priait ici»</em>, sourit-il en désignant le diadème central de la salle où nous étions assis. Parmi les colonnes peintes de rouges et de verts torsadés, des femmes portant des foulards et des T-shirts, des robes, des leggings et des styles européens discutaient toutes, fumaient la chicha, jouaient aux cartes, faisaient défiler les téléphones et riaient avec les garçons et les amis.</p>



<p>Entrepreneuse sociale et ancienne femme politique, Leila Ben Gacem m’a offert un thé à la menthe au café et m’a raconté des histoires sur la révolution, la transition et la situation actuelle. Tout est difficile pour les jeunes – l’argent manque et les opportunités sont limitées – mais malgré l’incertitude politique, l’optimisme persiste.</p>



<p>L’eau et les oliviers sont sacrés pour les Amazighs, comme ils le seront pour nous si les armées de la grande chaleur ne sont pas contrôlées. Je n’arrêtais pas de remarquer de petits bols creusés près des portes et au-dessus des citernes, où les Amazighs laissent de l’eau précieuse pour les oiseaux. Chaque gouttelette de temps et d’attention que les voyageurs consacrent ici apporte de l’espoir à cette région. Ne soyez pas surpris si les habitants des collines arides du Dahar vous donnent une confiance inattendue en notre avenir.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais. </em><em></em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ft.com/content/313b2551-3526-469c-b4a8-87d3ec85fce4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Financial Times</a>.  </p>



<p>* <em>L&rsquo;auteur a voyagé en tant qu’invité de l’<a href="http://visittunisiaproject.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">USAID Visit Tunisie</a>, <a href="http://destinationdahar.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Destination Dahar</a> et de l&rsquo;<a href="http://discovertunisia.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Office national du tourisme tunisien.</a>  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eaMkbXoRNv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tourisme-lancement-dun-itineraire-culinaire-zitoun-zarrazi-vers-les-montagnes-du-dahar/">Tourisme : lancement d&rsquo;un itinéraire culinaire Zitoun Zarrazi vers les montagnes du Dahar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tourisme : lancement d&rsquo;un itinéraire culinaire Zitoun Zarrazi vers les montagnes du Dahar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tourisme-lancement-dun-itineraire-culinaire-zitoun-zarrazi-vers-les-montagnes-du-dahar/embed/#?secret=WmAkGI2wBy#?secret=eaMkbXoRNv" data-secret="eaMkbXoRNv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/15/haute-et-seche-explorer-les-montagnes-du-dahar-en-tunisie/">Hautes et sèches : explorer les montagnes du Dahar en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chenini, un village troglodyte tunisien se vide de ses habitants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/04/chenini-un-village-troglodyte-tunisien-se-vide-de-ses-habitants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jan 2024 11:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Chenini]]></category>
		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[village troglodyte]]></category>
		<category><![CDATA[Vivian Yee]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chenini; l'histoire d'un village troglodyte tunisien qui se vide de ses habitants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/04/chenini-un-village-troglodyte-tunisien-se-vide-de-ses-habitants/">Chenini, un village troglodyte tunisien se vide de ses habitants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis 1 000 ans, des maisons creusées dans une falaise du désert ont abrité les oléiculteurs et les éleveurs de moutons de la chaleur estivale et du froid hivernal. Mais un exode menace son avenir. «Nous sommes seuls ici», disent l&rsquo;in des derniers habitants.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Vivian Yee</strong> * (avec <strong>Ahmed Ellali</strong>)</p>



<span id="more-11150623"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee.jpg" alt="" class="wp-image-8977354" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Alors que la nuit tombait sur la grotte de montagne où elle vit avec sa mère et son dernier frère cadet, Halima Najjar regardait son village en déclin – quelques douzaines de points de lumière accrochés au flanc de la montagne qui s’estompe – et se demandait si elle pourrait encore y vivre plus longtemps. Les perspectives semblaient minces.</p>



<p>Sur ce haut rocher couleur de bronze au fond du désert du sud de la Tunisie, où environ 500 agriculteurs et éleveurs amazighs habitent des grottes creusées dans la roche, les gens ont tendance soit à espérer que les choses resteront telles qu’elles ont été pendant des siècles, soit à tout risquer pour obtenir mieux ailleurs.</p>



<p>Mais l’ancienne vie basée sur la pression des olives et l’élevage de moutons vacille face à une sécheresse implacable. Et Mme Najjar, 38 ans, ne veut pas risquer la mort pour migrer en bateau vers une Europe froide et apparemment hostile, comme l’ont fait tant de frères et sœurs, de voisins et de compatriotes tunisiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Nous sommes seuls ici»</h2>



<p><em>«Nous avons encore quelques barakas ici. Nous sommes une communauté»</em>, a déclaré Mme Najjar. Et s’empresse d’ajouter&nbsp;: <em>«Pourtant, je veux partir pour mon avenir. Je veux essayer quelque chose de nouveau, faire quelque chose de ma vie. Mais c’est difficile pour nous.»</em></p>



<p>Dans le calme de la soirée, les chèvres d’un voisin bêlaient, les ânes d’un autre braillaient. Un coq, ahurissant, annonçait l’aube.</p>



<p><em>«Nous sommes ensemble et puis, chaque fois que quelqu’un grandit, il s’en va»</em>, raconte sa mère, Salima Najjar, 74 ans. Elle soupire : <em>«Nous sommes seuls ici.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GrtV2wiNXL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/tunisie-la-legende-de-la-mosquee-des-sept-dormants-a-chenini/">Tunisie : la légende de la Mosquée des Sept Dormants à Chenini</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la légende de la Mosquée des Sept Dormants à Chenini » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/tunisie-la-legende-de-la-mosquee-des-sept-dormants-a-chenini/embed/#?secret=Fhlym5BuCL#?secret=GrtV2wiNXL" data-secret="GrtV2wiNXL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il y a près de mille ans, les premiers à construire Chenini et les villages troglodytes voisins l’ont fait pour protéger leurs précieuses réserves de nourriture des pillards. Utilisant la pierre dorée sous leurs pieds pour se cacher, ils érigèrent un grenier qui couronnait la montagne de leur choix telle une citadelle fortifiée, puis creusèrent des chambres pour vivre à flanc de montagne juste en dessous.</p>



<p>Ils ont prospéré en s’adaptant aux dures conditions du désert, en récoltant les olives après qu’elles soient tombées de l’arbre pour produire ce qu’ils disaient être une huile qui dure plus longtemps et en accumulant de la nourriture pour se prémunir contre la prochaine sécheresse. Leurs oliveraies et leurs champs agricoles cartographiaient le désert en contrebas sur des kilomètres à la ronde.</p>



<p>Sur la montagne, leurs habitations troglodytes les protégeaient de la chaleur estivale et du froid hivernal. Quelques-uns de leurs descendants – les Amazighs d’aujourd’hui, comme ils se nomment eux-mêmes, même si une grande partie du monde les connaît sous le nom de Berbères – vivent encore dans des grottes qui ont été dans une certaine mesure modernisées, dormant à l’intérieur, cuisinant et gardant le bétail à l’extérieur.</p>



<p>Le reste est parti et s’en va. Depuis le seul café de Chenini, les villageois peuvent voir l’ensemble de béton qu’est le nouveau village de Chenini, construit par le gouvernement après l’indépendance de la Tunisie en 1956, pour attirer les habitants des sommets des montagnes vers la vie moderne.</p>



<p>Dans le nouveau village, il y a l’eau courante et l’électricité, commodités qui manquaient à l’ancien village de montagne il y a encore dix ou vingt ans. Les quelque 120 familles qui y vivent peuvent aller et venir par une route goudronnée, tandis que leurs proches restés dans le Chenini d’origine continuent de tout transporter à dos d’âne.</p>



<p>Mais aucun des deux villages n’a suffisamment d’emplois pour tous les habitants ni grand-chose pour divertir les jeunes. Au fil du temps, beaucoup ont déménagé à Tunis, la capitale, ou en France et dans d’autres régions d’Europe, à la recherche de travail. Au fil du temps, à mesure que les jeunes hommes migraient, c’étaient principalement des femmes, des enfants et des vieillards qui remplissaient les villages.</p>



<p>De nombreux autres villages de montagne de la région ont été abandonnés, leurs greniers transformés en attractions touristiques ou, dans au moins un cas, en lieu de tournage de <em>‘‘Star Wars’’</em>. Mais Chenini et quelques autres villages ont tenu bon, malgré un isolement qui ne freine leur romance que jusqu’à un certain point.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«La vie est dure, mais la vie est belle»</h2>



<p>Outre le café, les commodités de Chenini comprennent une seule épicerie, une école primaire, une mosquée et une clinique où un médecin de la ville la plus proche peut être consulté une fois par semaine. Les lycéens et les urgences médicales doivent se rendre à Tataouine, le pôle commercial de la région, à environ une demi-heure de route. Il n’y a pas de cinéma, pas de terrain de jeux, peu de lampadaires. Internet n’est arrivé que vers 2013.</p>



<p>Contre de tels inconvénients, la montagne offre de l’air pur, des vues époustouflantes et un sommeil profond. Depuis la mosquée blanchie à la chaux, au sommet d’une haute crête, l’appel à la prière du muezzin se répercute solennellement sur les éperons rocheux environnants, un son qui semble rendre tous les autres sans importance.</p>



<p><em>«La vie est dure, mais la vie est belle»</em>, a déclaré Ali Dignichi, 28 ans, guide touristique de Chenini.<em> «Beaucoup de gens sont riches, ils ont tout. Mais ils ne sont pas contents. Si nous avions tout, la vie n’aurait aucun sens. Il faut travailler toujours plus»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>La plupart du temps, à la fin du printemps, les villageois récoltent du blé, de l’orge et des lentilles. Au plus fort de l’été, ils s’aventurent dans le désert pour récolter des figues et des figues de Barbarie; en octobre, ils cueillent les dattes des palmiers d’une oasis voisine. En décembre, commence la très importante récolte des olives.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zVfJmZhNt5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/22/leurope-pousse-la-tunisie-a-expulser-les-migrants/">L’Europe pousse la Tunisie à expulser les migrants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Europe pousse la Tunisie à expulser les migrants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/22/leurope-pousse-la-tunisie-a-expulser-les-migrants/embed/#?secret=tnFh98WkXc#?secret=zVfJmZhNt5" data-secret="zVfJmZhNt5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dès février, ils transportent leurs olives dans une huilerie traditionnelle. Un chameau tourne en rond pendant des heures, faisant tourner une pierre géante qui en extrait des dizaines de litres d’huile d’olive : une rentrée d’argent qui peut permettre de payer la scolarité d’un enfant cette année-là.</p>



<p>Pendant la saison des mariages, en été, tout le village vient célébrer chaque couple avec une semaine de couscous, d’agneau, de tambours et de musique du <em>mizwad</em> , instrument ayant une forme de cornemuse, et, ces dernières années, un D.J. Si une famille n’en a pas assez, les villageois mettent en commun le contenu de leur garde-manger pour s’assurer que tout le monde soit nourri.</p>



<p>Mais avec l’avènement de la télévision, d’Internet et des contacts accrus avec le reste du monde, certaines traditions ont commencé à vaciller.</p>



<p>De nos jours, presque plus personne ne prépare son propre couscous. Les deux seuls creuseurs de grottes restés en ville construisent désormais de nouvelles maisons avec des angles droits, des planchers et des carreaux, comme l’exige le goût moderne, au lieu des vieilles voûtes peintes à la chaux avec leurs sols en sable et leurs murs courbes qui rappellent les lignes courbes de la peintre Georgia O’ Keeffe. À l’intérieur, les familles dormaient dans une série d’alcôves éclairées par une lampe à pétrole, gardant leurs affaires sur des étagères taillées dans la roche.</p>



<p><em>«Avant, il suffisait de manger assez, de se réveiller et de recommencer»</em>, a déclaré M. Dignichi, qui gagnait sa vie grâce aux bus remplis de touristes faisant des excursions d’une journée à Chenini depuis les stations balnéaires du pays jusqu’à la fin de l’année. <em>«Maintenant, nous avons des ambitions. Nous voulons des vacances, des voitures, une maison. La femme a besoin d’une maison séparée de la belle-famille»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Mais la pandémie a anéanti le tourisme, la seule industrie qui génère des emplois, autre que l’agriculture. Puis est arrivée la sécheresse – conséquence du changement climatique qui réduit partout les réserves alimentaires du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Un jour, ce village sera vide de ses habitants»</h2>



<p>La pluie n’est presque pas tombée sur Chenini depuis quatre ans, ce qui rend les méthodes agricoles résistantes à la sécheresse perfectionnées au cours de siècles d’agriculture. Les oliviers meurent et les cinq pressoirs restants du village ont fermé leurs portes faute d’olives. L’oasis rétrécit et les dattes produites par ses palmiers sont désormais réservées aux animaux. Les moutons qui paissaient dans la région ont dû être vendus faute de nourriture. Les légumes ne poussent plus, obligeant les villageois à acheter ce qu’ils ont toujours cultivé.</p>



<p>Si les rayons de l’épicerie Chenini sont vides, comme c’est souvent le cas ces jours-ci, dans un contexte de crise économique qui s’aggrave en Tunisie, les villageois doivent trouver de l’argent pour prendre un taxi jusqu’à Tataouine, où l’inflation galopante à l’échelle nationale a fait grimper les prix presque hors de portée.</p>



<p>C’est ainsi que le frère aîné de M. Dignichi a émigré en France en juillet et qu’un serveur du café est parti pour Tataouine en septembre. Ils font partie d’un exode croissant : des milliers de personnes ont quitté la région l’année dernière.</p>



<p>Bien que beaucoup envoient de l’argent en retour et que d’autres construisent même des maisons de vacances à Chenini, les liens ne durent qu’un certain nombre de générations.</p>



<p><em>«Un jour, peut-être, ce village sera vide de ses habitants»</em>, a déclaré Omar Moussaoui, 45 ans, l’un des deux derniers creuseurs de grottes de Chenini, alors qu’il était assis au café un soir, regardant le scintillement du nouveau village de Chenini. <em>«Et si nous nous éparpillons ailleurs, nous n’aurons pas les mêmes traditions. Si je vais à Tunis, j’oublierai toutes ces traditions»</em>, dit-il. Il expire la fumée de sa cigarette qui se répand dans l’air.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.nytimes.com/2023/01/19/world/middleeast/tunisia-cave-village-berbers-amazigh.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times.</a> </p>



<p>* <em>Journaliste basée au Caire, qui écrit souvent sur la Tunisie. Ahmed Ellali a contribué au reportage.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KtZ2fVaSY3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/">Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/embed/#?secret=sk2SajYNhU#?secret=KtZ2fVaSY3" data-secret="KtZ2fVaSY3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/04/chenini-un-village-troglodyte-tunisien-se-vide-de-ses-habitants/">Chenini, un village troglodyte tunisien se vide de ses habitants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le festival Nawaat revient à Tunis avec le thème de la résistance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-festival-nawaat-revient-a-tunis-avec-le-theme-de-la-resistance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 07:45:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Chehine Dhahak]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Arbi Soualhia]]></category>
		<category><![CDATA[Nawaat]]></category>
		<category><![CDATA[occupation israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[violences faites aux femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Yasser Jridi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 3e festival du magazine Nawaat sur le thème de la résistance s'achève ce dimanche à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-festival-nawaat-revient-a-tunis-avec-le-theme-de-la-resistance/">Le festival Nawaat revient à Tunis avec le thème de la résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ouverte vendredi 15 décembre à Tunis, la troisième édition du festival du magazine indépendant Nawaat sera clôturé aujourd&rsquo;hui, dimanche 17 décembre avec le thème «Résistance aux violences faites aux femmes, marginalisation, précarité et occupation israélienne».</em></strong></p>



<span id="more-10939968"></span>



<p>Pendant trois jours, Nawaat Festival met en lumière les différentes formes de résistance à ces violences, à travers des performances artistiques engagées qui redonnent un nouveau souffle à la thématique. Une résistance exprimée à travers le cinéma, la photographie, la danse et le débat, expliquent les organisateurs.</p>



<p>Le programme du Festival comprend également une exposition intitulée <em>«Vagabondage»</em> de Chehine Dhahak. Fruit de plusieurs années de contemplation, la première exposition personnelle de Chehine Dhahak est une exploration visuelle de l’errance. Une série de rencontres fortuites ont donné lieu à des photographies suggestives, assemblage soigneusement orchestré dans lequel l’harmonie visuelle et les proportions jouent un rôle clé.</p>



<p>À travers cette collection, Dhahak nous invite à une méditation visuelle où la résilience émane de chaque image, révélant la beauté éphémère et la force silencieuse qui se cachent derrière la solitude urbaine.</p>



<p><em>«Amazighs : mémoires perdues»</em> de Mohamed Arbi Soualhia est une expérience immersive programmée dans la section ‘Réalité Virtuelle’.</p>



<p>Depuis l’indépendance de la Tunisie en 1956 &nbsp;jusqu’aux années 1970, de nombreuses communautés villageoises amazighes du sud de la Tunisie ont été contraintes de quitter leurs terres et de s’installer dans les basses terres. Au fil du temps, les souvenirs s’estompent et avec eux l’identité, la langue et les traditions d’un peuple. L’objectif des <em>«Amazighs&nbsp;: mémoires perdues»</em> est avant tout d’archiver la mémoire collective. Les témoignages ont été recueillis et présentés dans trois sections de réalité virtuelle.</p>



<p>En plus des performances de danse et de musique, une projection  de<em>‘‘Memories of Concrete’’</em> de l&rsquo;artiste visuel Yasser Jridi, un court métrage expérimental à la frontière entre journalisme et création artistique. Basé sur des images tournées sur le marché central, le film est un cocktail explosif mêlant séquences vidéo de corps en mouvement et créations graphiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/le-festival-nawaat-revient-a-tunis-avec-le-theme-de-la-resistance/">Le festival Nawaat revient à Tunis avec le thème de la résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : le Festival de la Différence dédié aux Amazighs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/19/tunisie-le-festival-de-la-difference-dedie-aux-amazighs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 May 2023 11:27:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Douiret]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de la Différence]]></category>
		<category><![CDATA[projet O3DT]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La deuxième édition du Festival de la Différence dédié aux Amazighs se tient dans le village de Douiret à Tataouine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A Douiret, charmant village berbère du sud-est tunisien, dans le gouvernorat de Tataouine, composé de petites maisons appelées ghiren, l’Observatoire tunisien pour la défense du droit à la différence organise du 18 au 20 mai 2023 la deuxième édition du Festival de la Différence.</em></strong></p>



<span id="more-7979992"></span>



<p>Le thème principal de cette édition sera la communauté amazighe de Tataouine.</p>



<p>Des projections de documentaires, une foire artisanale, des ateliers et des concerts musicaux seront au programme, suivis de débats.</p>



<p>Le festival sera également ponctué d’un panel sur la situation des Amazighs en Tunisie et d’une visite des monuments amazighs de la région de Tataouine.</p>



<p>La manifestation s’inscrit dans le cadre du projet O3DT de l’Observatoire tunisien pour la défense du droit à la différence et vise à améliorer la condition des droits humains relatifs aux minorités et groupes vulnérables en Tunisie.</p>
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