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	<title>Archives des Beji Caïd Essebsi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 28 Jul 2024 05:51:04 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Beji Caïd Essebsi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 11:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Wassila Bourguiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire contemporaine de la Tunisie est une suite de crises, ponctuées de limogeages brutaux et de changements de cap, pas toujours bien menés,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire contemporaine de la Tunisie, c’est-à-dire de l’indépendance du pays à nos jours, est une suite interminable de crises, ponctuées de limogeages brutaux et de changements de cap, pas toujours bien menés, car portant souvent l’empreinte d’hommes ambitieux, sans véritables programmes et n’ayant pour seul souci que d’accéder au pouvoir, et de le garder le plus longtemps possible, parfois au-delà de toute raison.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13633982"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>De cette histoire, nous croyons tout connaître, mais notre connaissance est souvent biaisée par des partis-pris idéologiques, des préjugés régionalistes ou même des détestations personnelles. Pour ne rien arranger, celui qui accède à la magistrature suprême réécrit l’histoire selon ses vues pas toujours objectives, se donnant souvent le beau rôle et accablant injustement ses adversaires. Une fois éjecté du pouvoir, il subit lui-même l’injustice qu’il a infligée aux autres. Et ainsi de suite…</p>



<p>Généralement, quand le temps passe et que le pouvoir échoit à une nouvelle génération de dirigeants, les anciens croient devoir se justifier en commettant des autobiographies ou des mémoires. Dans leurs fausses confessions et pseudo-témoignages, ils s’arrangent pour soigner leur parcours, passer sous silence les manœuvres et les coups bas qu’ils ont commis pour se maintenir au cœur du pouvoir, accabler leurs adversaires ou minimiser leurs apports respectifs et poser devant le jugement de l’histoire comme des démocrates empêchés de réaliser leurs grands desseins pour la nation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fausses confessions et mémoires biaisées</h2>



<p>Bien sûr, toutes ces confessions et ces mémoires sont à prendre avec les réserves d’usage, mais les dizaines d’ouvrages de ce genre qu’affectionnent certains éditeurs fournissent une bonne matière brute et c’est aux historiens d’y séparer le bon grain de l’ivraie, pour emprunter le titre des mémoires de feu Béji Caïd Essebsi, écrites avant son accession à la magistrature suprême en 2015 et consacrées aux années qu’il avait passées dans le cercle du pouvoir, durant les règnes respectifs de Bourguiba et Ben Ali auxquels il a succédé (après la parenthèse du <em>«provisoire»</em> Moncef Marzouki) au Palais de Carthage.</p>



<p><em>«Séparer le bon grain de l’ivraie»</em>, c’est ce que Ridha Ben Slama affirme avoir fait dans son dernier ouvrage en arabe intitulé <em>‘‘La chute’’</em> et sous-titré <em>‘‘Les dessous du démantèlement de l’Etat de l’indépendance 1980-1987’’</em> (éditions Nirvana, Tunis, février 2024, 242 pages, prix&nbsp;: 25 DT).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NlCFCOkZpr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/23/tunisie-un-pays-ou-la-responsabilite-a-desormais-un-gout-amer/">Tunisie, un pays où la responsabilité a désormais un goût amer</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie, un pays où la responsabilité a désormais un goût amer » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/23/tunisie-un-pays-ou-la-responsabilite-a-desormais-un-gout-amer/embed/#?secret=53VLVKjPqi#?secret=NlCFCOkZpr" data-secret="NlCFCOkZpr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourquoi ces deux dates précisément, sachant que l’Etat de l’indépendance, fondé par Bourguiba, est né le 25 juillet 1957, avec la proclamation de la république ?</p>



<p>La réponse est simple&nbsp;: c’est la période durant laquelle l’auteur était directement associé lui-même à la gestion des affaires publiques en étant attaché au cabinet de l’ancien Premier ministre Mohamed Mzali et a donc été, à certains moments, un témoin privilégié des manœuvres des uns et des coups bas des autres dans le cadre d’une guerre de succession au Combattant suprême.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre de succession fratricide</h2>



<p>Cette guerre de succession, commencée depuis l’annonce des problèmes de santé de l’ancien président en 1970, était conduite d’une main de maître par sa seconde épouse, Wassila Bourguiba, puis, dans un second temps, après le divorce de celle-ci, par Saïda Sassi, la très entreprenante nièce du Combattant suprême. </p>



<p>Les deux femmes, qui avaient de l’ascendant sur le <em>«malade de Carthage»</em> , s’étaient appuyées sur des membres de l’establishment politique animés par des ambitions de pouvoir, les montant les uns contre les autres, au gré d’alliances changeantes, quitte à provoquer des crises en série se traduisant, souvent, par des mouvements sociaux, des affrontements, des morts et des blessés, comme ce fut le cas en janvier 1980 (occupation de la ville de Gafsa par un groupe armé), janvier 1978 (affrontement entre le pouvoir et la centrale syndicale) ou encore janvier 1984 (les émeutes du pain).</p>



<p>Ridha Bouslama affirme avoir effectué un travail d’investigation en puisant la matière de son livre dans ses souvenirs personnels, les témoignages directs des protagonistes ou à travers leurs ouvrages publiés au cours des trente dernières années. Il n’en est pas moins vrai que, malgré son souci de vérité historique, son livre n’est pas exempt de subjectivité, puisqu’il se donne pour objectif principal de défendre l’honneur personnel et le bilan politique et économique de l’homme qu’il avait lui-même servi au Palais de la Kasbah, Mohamed Mzali en l’occurrence, dont l’image a été quelque peu brouillée par ceux qui l’ont longtemps combattu et obtenu son limogeage, en juillet 1986, en espérant se frayer un chemin vers le Palais de Carthage, destin auquel Mzali était un moment destiné en tant que fils spirituel et successeur putatif de Bourguiba.</p>



<p>Parmi ces grands manœuvriers, l’auteur cite, dans un premier temps, les sbires de Wassila Bourguiba&nbsp;: Tahar Belkhodja, Béji Caïd Essebsi et Driss Guiga, et, dans un second temps, l’homme à tout faire de Saïda Sassi, Zine El-Abidine Ben Ali, le seul militaire infiltré dans l’establishment politique, qui finit par coiffer tous ces ambitieux au poteau un certain 7 novembre 1987.</p>



<p>Une fois arrivé à la tête de l’Etat, au terme d’une longue série de manipulations, roulant dans la farine libéraux, démocrates progressistes et autres islamistes, l’<em>«artisan du changement»</em> a tenté de réécrire l’histoire de la république à sa guise. Mais ironie de l’histoire&nbsp;: il perdra lui aussi le pouvoir, 23 ans plus tard, dans des conditions assez semblables à celles qui l’ont vu y accéder, et ce pour avoir laissé son épouse Leïla Trabelsi animer, autour de lui, une camarilla de sbires et d’obligés qui finirent par ternir son image et accélérer sa chute, un certain 14 janvier 2011, dans des circonstances qui restent à ce jour très mystérieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sentiment d&rsquo;énorme gâchis</h2>



<p>Nous n’entrons pas dans les détails des manœuvres <em>«politichiennes»</em> mises en œuvre par tous ces protagonistes, et dont ont été victimes, tour à tour et successivement, Bahi Ladgham, Ahmed Ben Salah, Hedi Nouira et Mohamed Mzali, qui eurent tous le malheur d’être cités comme des successeurs potentiels de celui qui les utilisera comme des boucliers avant de les laisser tomber et de chercher même ensuite à les humilier. Mais on remarquera, avec Ridha Ben Slama, que ceux qui parvenaient au Palais de la Kasbah, en subissaient tous la malédiction, en devenant la cible de toutes les manœuvres de déstabilisation qui finissaient par les faire tomber sous les coups de boutoir de conspirateurs intéressés, pressés et ambitieux, manipulant le président de la république et se faisant manipuler par lui, dans une sorte de jeu de la roulette russe au terme duquel la Tunisie et les Tunisiens sortent toujours perdants.</p>



<p>On lira avec un intérêt le livre de Ridha Ben Slama qui explique comment ce système autodestructeur mis en place par Bourguiba depuis 1970 a fonctionné durant le règne du Premier ministre Mzali dont l’image brouillée par ses adversaires mérite d’être rectifiée et son action en faveur du pluralisme et de la démocratie enfin reconnue par l’histoire. C’est là le but de ce livre, et l’auteur y a en partie réussi grâce aux informations qu’il a réunies et aux analyses qu’il a développées.</p>



<p>Reste qu’en fermant le livre, on reste sur un sentiment de frustration face aux rendez-vous manqués, aux opportunités perdues à jamais, au temps précieux gaspillé dans de vaines querelles et aux haines stupides infusées dans la vie de la nation et qui ont empêché un peuple éduqué et ambitieux d&rsquo;avancer sur la voie du progrès.</p>



<p>Derrière ce gâchis, que nous constatons encore aujourd’hui, il y a comme un péché originel ou un <em>«paradoxe originel»</em> pour emprunter l’expression de l’auteur, celui d’<em>«un système politique qui a fait de la modernité et de la généralisation de l’enseignement un but suprême, qu’il a contrebalancé par un pouvoir personnel, certes charismatique, mais qui refuse d’accepter les conséquences de cette généralisation de l’enseignement, qui a donné naissance à des générations de compétences dans tous les domaines et d’intellectuels, laissant ainsi échapper plusieurs occasions pour le progrès»</em>.</p>



<p>En cette année 2024, sommes-nous vraiment sortis de cette auberge-là? Je crains que non…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="88d6RLIrLY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/">Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/embed/#?secret=yfF1XDmF3G#?secret=88d6RLIrLY" data-secret="88d6RLIrLY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fathia Saïdi : «Le populisme en Tunisie s’est construit sur le rejet des partis»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/fathia-saidi-le-populisme-en-tunisie-sest-construit-sur-le-rejet-des-partis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 08:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Fathia Saïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie traverse actuellement une crise de l’action politique, qui est à l'origine de la montée du populisme incarné par Kaïs Saïed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/fathia-saidi-le-populisme-en-tunisie-sest-construit-sur-le-rejet-des-partis/">Fathia Saïdi : «Le populisme en Tunisie s’est construit sur le rejet des partis»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le populisme est devenu un courant politique à part entière en Tunisie avec l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république en 2019, mais il existait avant cette date, représenté par la Coalition Al-Karama, Abir Moussi et Nabil Karoui, dont les partis ont adopté le populisme comme moyen pour accéder au pouvoir.</em></strong></p>



<span id="more-4899361"></span>



<p>C’est ce qu’a affirmé la sociologue Fathia Saïdi, dans une déclaration à <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3/1103481/%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%B9%D9%8A%D8%AF%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B9%D8%A8%D9%88%D9%8A-%D8%A9-%D9%81%D9%8A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%8A%D9%85%D9%8A%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D9%8A%D8%B3%D8%B1%D8%A7%D9%88%D9%8A%D8%A9-%D9%85%D8%AD%D8%A7%D9%81%D8%B8%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%86%D9%81%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a>, lors d’une rencontre à Tunis, mercredi 9 novembre 2022, sur le populisme en Tunisie, en insistant sur l’émergence de nombreux courants populistes au cours des dix dernières années, et particulièrement lors des périodes électorales, comme Al-Aridha Chaabia (Pétition populaire) à l’occasion de l’élection de l’assemblée constituante en 2011.</p>



<p>Cependant, il existe une grande différence entre tous ces courants populistes et celui incarné par le président Saïed qui a émergé lors des élections présidentielles de 2019.</p>



<p>Ce courant a ses propres mécanismes de fonctionnement, sa vision et sa perception particulière du pouvoir. Il a accompagné l’émergence d’un individu qui se présente comme un leader inspiré et inspirant avant de le porter à la présidence de la république, sans pour autant participer aux législatives organisées simultanément, car il rejette la démocratie parlementaire.</p>



<p>Fathia Saïdi a aussi indiqué que le populisme apparaît généralement dans les sociétés qui connaissent des crises, qu’elles soient politiques, économiques, financières ou sociales, ajoutant que ce courant a remplacé l’acteur politique traditionnel, souvent adossé à un parti ou à un mouvement.</p>



<p>Le courant populiste a progressivement émergé en Tunisie depuis 2011 avec les théorisations des Forces de la Tunisie libre, qui parlaient de la démocratie de base (en arabe <em>«democratia qaïdia»</em>). Il s’est développé rapidement au point que son dirigeant officieux, Kaïs Saïed en l’occurrence, était prêt à participer à la présidentielle de 2014, mais il a préféré ne pas se présenter, estimant que la société tunisienne était divisée entre les partisans de Nidaa Tounes et ceux d’Ennahdha et que feu Beji Caïd Essebsi était donné gagnant par tous les sondages. Aussi, a-t-il préféré ronger son frein pour se présenter aux élections de 2019, qu’il a finalement remportées.</p>



<p>Entretemps, la partie de la société qui rejette les partis s’était préparée à de nouvelles formes de pratique politique représentées par les coordinations (en arabe <em>«tansiqiyat»</em>), la construction à la base (en arabe <em>«al-binaa al-qaidi»</em>) et, sur le plan économique, la rente basée sur les entreprises communautaires (en arabe <em>«charikat ahliya»</em>), a encore expliqué Fathia Saïdi, ajoutant que, sur le plan du discours, le courant populiste repose sur une <em>«stratégie rhétorique»</em> mêlant les concepts de l’extrême droite et de l’extrême gauche, ce qui a conduit à l’instauration d’un populisme à la fois de droite, de gauche, conservateur et réactionnel, qu’on ne peut approcher par les instruments traditionnels de l’analyse socio-politique.</p>



<p>La chercheuse en sociologie a enfin indiqué que la Tunisie traverse actuellement une crise de l’action politique, conséquence de l’échec de la transition démocratique au cours de la dernière décennie, en raison de l&rsquo;incapacité des acteurs politiques à exprimer les aspirations de la majorité. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NcUODp604D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/le-populisme-en-tunisie-le-cas-kais-saied-par-sahbi-khalfaoui/">Le populisme en Tunisie : le cas Kaïs Saïed par Sahbi Khalfaoui   </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le populisme en Tunisie : le cas Kaïs Saïed par Sahbi Khalfaoui    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/le-populisme-en-tunisie-le-cas-kais-saied-par-sahbi-khalfaoui/embed/#?secret=9HpNOIVeyY#?secret=NcUODp604D" data-secret="NcUODp604D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/fathia-saidi-le-populisme-en-tunisie-sest-construit-sur-le-rejet-des-partis/">Fathia Saïdi : «Le populisme en Tunisie s’est construit sur le rejet des partis»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Interdit de voyage, Noureddine Ben Ticha crie au «terrorisme d&#8217;État» !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/05/tunisie-interdit-de-voyage-noureddine-crie-au-terrorisme-detat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jul 2022 10:06:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Ben Ticha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le passeport de Noureddine Ben Ticha signale toujours sa qualité de conseiller du président de la république, tout comme du reste sa carte d'identité nationale. Est-ce normal ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/05/tunisie-interdit-de-voyage-noureddine-crie-au-terrorisme-detat/">Tunisie : Interdit de voyage, Noureddine Ben Ticha crie au «terrorisme d&rsquo;État» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Noureddine Ben Ticha, conseiller de l’ancien président Béji Caïd Essebsi, a confirmé, dans une déclaration à Mosaïque FM, aujourd’hui, mardi 5 juillet 2022, avoir été empêché, hier, de voyager avec son épouse en raison de la profession inscrite sur son passeport tunisien.</em></strong></p>



<span id="more-1965766"></span>



<p>Le passeport de M. Ben Ticha signale toujours sa qualité de conseiller du président de la république, tout comme du reste sa carte d&rsquo;identité nationale. Est-ce normal, sachant qu&rsquo;il a quitté ses fonctions il y a plus de trois ans ?</p>



<p>Tout en affirmant qu&rsquo;il avait aussi présenté à la police de l’aéroport son passeport étranger, l’ancien conseiller de la présidence de la république, déplore ce qu’il a qualifié de<em> «violation flagrante de son droit de circuler librement»</em>.</p>



<p>Ben Ticha a ajouté qu’une enquête judiciaire a été ouverte sur <em>«la procédure selon laquelle a été obtenu un document administratif avec ce statut-là»</em> (celui de conseiller du président de la république), affirmant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un problème administratif et qu’il n’y est pour rien, en déplorant ce qu’il a qualifié de <em>«terrorisme d&rsquo;État»</em>, ne craignant pas d’être excessif, donc insignifiant, comme il nous a habitués lorsqu’il était aux affaires.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/05/tunisie-interdit-de-voyage-noureddine-crie-au-terrorisme-detat/">Tunisie : Interdit de voyage, Noureddine Ben Ticha crie au «terrorisme d&rsquo;État» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : La guerre perdue d&#8217;avance des anti-Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/23/tunisie-la-guerre-perdue-davance-des-anti-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 09:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[parti Al-Amal]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Belhadj]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le drame des opposants au président de la république Kaïs Saïed réside dans le fait que leur impopularité n&#8217;a d&#8217;égal que la popularité de leur adversaire. En fait, ils ont beau avoir raison, peu de Tunisiens leur font confiance ou se laissent influencer par leurs opinions, où ils lisent surtout leur fourberie. C&#8217;est le cas...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Kais-Saied-Opposants.jpg" alt="" class="wp-image-374482"/></figure></div>



<p><strong><em>Le drame des opposants au président de la république Kaïs Saïed réside dans le fait que leur impopularité n&rsquo;a d&rsquo;égal que la popularité de leur adversaire. En fait, ils ont beau avoir raison, peu de Tunisiens leur font confiance ou se laissent influencer par leurs opinions, où ils lisent surtout leur fourberie. C&rsquo;est le cas de Ridha Belhadj, l&rsquo;un des plus virulents opposant au locataire du palais de Carthage. Et des plus fourbes.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-374479"></span>



<p>Commentant dans un post Facebook, ce matin, jeudi 23 décembre 2021, la <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/12/22/tunisie-lancien-president-provisoire-moncef-marzouki-condamne-a-4-ans-de-prison-ferme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamnation par contumace de l&rsquo;ancien président de la république Moncef Marzouki</a>, à 4 ans de prison ferme avec exécution immédiate pour <em>«atteinte à la sécurité de l&rsquo;État»</em>, Ridha Belhadj, directeur exécutif du parti Al-Amal, a trouvé du grain à moudre pour dénoncer le <em>«pouvoir absolu»</em> du président Kaïs Saïed, qui avait proclamé, le 25 juillet dernier, <em>«l&rsquo;état d&rsquo;exception»</em> en vertu duquel il a gelé le parlement et la constitution, qu&rsquo;il se donne désormais pour mission d&rsquo;amender, et accaparé la totalité des pouvoirs.</p>



<p><em>«Il devient de plus en plus évident de jour en jour que ceux qui considéraient ce qui s&rsquo;est passé le 25 juillet comme un mouvement correctif se sont trompés et que ce qui s&rsquo;est réellement passé était un coup d&rsquo;État au sens classique du terme. Toutes ces pratiques prouvent que Kaïs Saïed est en train d&rsquo;installer une dictature avec un pouvoir individuel absolu»</em>, a écrit l&rsquo;ancien secrétaire exécutif de Nidaa Tounes et directeur de cabinet de l&rsquo;ancien président Béji Caïd Essebsi.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Post-Ridha-Belhadj.jpg" alt="" class="wp-image-374483"/><figcaption><em>Post de Ridha Belhadj.</em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;impossible union des forces opposées à Saïed</h2>



<p><em>«Aujourd&rsquo;hui, les choses sont claires et il n&rsquo;est plus acceptable de continuer à parler d&rsquo;un mouvement correctif. La situation est très grave, et le soulèvement de toutes les forces démocratiques, et en particulier les organisations de défense des droits de l&rsquo;homme, qui tardent encore à se remettre de leur étourdissement depuis le 25 juillet, est devenu plus que nécessaire»</em>, a ajouté M. Belhadj, en appelant à <em>«l&rsquo;union de toutes les forces politiques opposées au coup d&rsquo;État pour y mettre fin»</em>.</p>



<p>Lesquelles forces ont du mal, il est vrai, à parler d&rsquo;une seule voix ou à resserrer leurs rangs face à un président de la république qui continue à caracoler en tête des personnalités politiques en qui les Tunisiens ont le plus confiance avec des taux approchant les 80%. Et pour cause : le parti islamiste Ennahdha, qui conduit la fronde anti-Saïed, n&rsquo;est pas en odeur de sainteté auprès des autres forces, libérales, centristes ou de gauche, qui l&rsquo;accusent d&rsquo;être à l&rsquo;origine de la grave crise où se morfond la Tunisie depuis 2011. Et M. Belhadj, pour s&rsquo;être longtemps compromis avec ses<em> «frères» </em>islamistes a perdu lui-même toute crédibilité aux yeux d&rsquo;une majorité de Tunisiens auprès de qui ses avertissements auront du mal à être entendus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fourberie de Ridha Belhadj et des anti-Saïed</h2>



<p>C&rsquo;est là, on l&rsquo;a compris, le drame des anti-Saïed: leur impopularité n&rsquo;a d&rsquo;égal que la popularité de leur adversaire. Peu de gens leur font confiance ou se laissent influencer par leurs opinions, où ils lisent surtout leur fourberie.</p>



<p>Et comme exemple de fourberie, on prendra ce post de M. Belhadj où il fait semblant de croire que la condamnation de Moncef Marzouki a été dictée aux juges par le président Saïed, or, il est suffisamment futé pour savoir que cela est totalement faux, et que le chef de l&rsquo;Etat ne cesse de se plaindre de la politisation excessive de la justice et de son refus de jouer son rôle sans calculs politiciens et en toute indépendance des partis politiques. L&rsquo;analyste politique, qui saisit l&rsquo;incongruité voire la stupidité de cette condamnation, pourrait penser, au contraire, qu&rsquo;elle aurait peut-être été prononcée pour… ternir l&rsquo;image du président, dont les relations avec les gros pontes du palais de justice sont exécrables.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sOuDjK0Iu5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/22/tunisie-lancien-president-provisoire-moncef-marzouki-condamne-a-4-ans-de-prison-ferme/">Tunisie : L&rsquo;ancien président provisoire Moncef Marzouki condamné à 4 ans de prison ferme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L&rsquo;ancien président provisoire Moncef Marzouki condamné à 4 ans de prison ferme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/22/tunisie-lancien-president-provisoire-moncef-marzouki-condamne-a-4-ans-de-prison-ferme/embed/#?secret=X9jpHMx0z1#?secret=sOuDjK0Iu5" data-secret="sOuDjK0Iu5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>La «tunisianité» vue à travers l’histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/la-tunisianite-vue-a-travers-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 12:26:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hafcia Cherni]]></category>
		<category><![CDATA[Hussein Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Husseinites]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Mouradites]]></category>
		<category><![CDATA[Ottomans]]></category>
		<category><![CDATA[tunisianité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’on considère l’histoire récente de la Tunisie, on pourrait voir une manifestation importante de la «tunisianité» dans cette interaction, cette symbiose culturelle entre le chef venu d’Europe et les enfants du pays, cette assimilation par le peuple de ses dirigeants d’origine étrangère et méditerranéenne, et ceci depuis le début du XVIIe siècle. Par Jamila...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mourad-Bey-Hussein-Bey-et-Hamouda-Pacha-Bey.jpg" alt="" class="wp-image-360352"/><figcaption><em>Mourad Bey, Hussein Bey et Hamouda Pacha Bey, les Tunisiens venus de l&rsquo;autre rive.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Si l’on considère l’histoire récente de la Tunisie, on pourrait voir une manifestation importante de la «tunisianité» dans cette interaction, cette symbiose culturelle entre le chef venu d’Europe et les enfants du pays, cette assimilation par le peuple de ses dirigeants d’origine étrangère et méditerranéenne, et ceci depuis le début du XVIIe siècle.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jamila Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-360351"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure></div>



<p>En effet, cette ouverture forcée à l’Autre qui est due à l’affaiblissement du Maghreb depuis le Moyen Âge, ne s’est pas faite sans une intégration des fondateurs des dynasties qu’a connues la Tunisie depuis 1613 jusqu’à l’indépendance au XXe siècle – celle des Mouradites, puis celle des Husseinites – dans une nécessaire<em> «tunisianité».</em></p>



<p>Oui, les habitants du pays ont accepté ceux qui voulaient être les représentants de la puissance orientale montante d’alors, celle des Ottomans, présente en Tunisie depuis1574, mais non sans les absorber dans l’identité locale en les faisant devenir musulmans et changer de nom, du moins pour ce qui concerne le premier représentant de la dynastie des Mouradites.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Osmose entre l’étranger et l’autochtone</h3>



<p>En effet, son fondateur est un renégat d’origine corse, Giacomo Santi qui se convertit à l’islam, prit le nom de Mourad Bey et reçut l’autorisation, de la part de la Sublime Porte, de transmettre sa charge à son fils, Hammouda Pacha.<br>Celui de la dynastie de Husseinites, un siècle environ plus tard, en 1705, Hussein Ben Ali, avait un père originaire de l’île grecque de Crète et une mère, Hafcia Cherni, provenant du Kef, symbolisant ainsi par sa personne cette osmose entre l’étranger et l’autochtone.</p>



<p>La fusion réussie entre un chef dont les ancêtres sont venus de loin – toujours d’Europe du Sud – et sa base populaire, s’est perpétuée après l’indépendance avec des présidents possédant une ascendance européenne très lointaine puisque Habib Bourguiba qui a été au pouvoir en Tunisie de 1957 à 1987, est d’origine albanaise, et Béji Caïd Essebsi, président de la république de 2014 à 2019, a des ancêtres originaires de Sardaigne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De brillants représentants du pays d’adoption</h3>



<p>Issus d’arrière grands-parents acclimatés depuis longtemps en Tunisie, ces plantes humaines d’envergure, ces dirigeants au regard bleu comme leur <em>«mère»</em> Méditerranée, sont devenus à leur tour, les brillants représentants du pays d’adoption de leurs ancêtres, dont ils maîtrisent comme personne un de ses traits fondamentaux, l’arabe dialectal, grâce auquel ils ont<em> «conquis»</em> le peuple et su exercer une influence décisive sur lui.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivaine.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/la-tunisianite-vue-a-travers-lhistoire/">La «tunisianité» vue à travers l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Ennahda : Un parti-holding qui ne lâchera pas le morceau facilement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/06/tunisie-ennahda-un-parti-holding-qui-ne-lachera-pas-le-morceau-facilement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 10:54:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmajid Ezzar]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Charia]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Jomaa]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faudrait pas crier victoire. Le parti islamiste Ennahdha n&#8217;est nullement défait et la relève est déjà prête avec les mêmes credo : financement douteux, mensonge, double langage, autocritique factice comme celle des maoïstes dans les années 1970, et en prime, les slogans habituels : consensus et dialogue. Par Dhaou Ben Tahar * Il...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/choura-ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-358484"/><figcaption><em>Ce n&rsquo;est pas un conseil d&rsquo;administration, mais ça lui ressemble beaucoup : trop d&rsquo;intérêts financiers en jeu. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Il ne faudrait pas crier victoire. Le parti islamiste Ennahdha n&rsquo;est nullement défait et la relève est déjà prête avec les mêmes credo : financement douteux, mensonge, double langage, autocritique factice comme celle des maoïstes dans les années 1970, et en prime, les slogans habituels : consensus et dialogue.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dhaou Ben Tahar</strong> *</p>



<span id="more-358608"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Dhaou-Ben-Tahar.jpg" alt="" class="wp-image-349611"/></figure></div>



<p>Il y a un signe qui ne trompe chez Ennahdha, un parti longtemps habitué à la clandestinité&nbsp;: il vit la nuit et dans les gouvernorats intérieurs, ses réunions sont secrètes et même son action caritative est nocturne, généralement après 22 heures.</p>



<p>Avec la victoire aux élections municipales de 2018 &#8211; taux de participation 36% &#8211; le parti a renforcé son maillage territorial.</p>



<p>La grande majorité des Tunisiens &#8211; y compris les politiques &#8211; ignorent totalement le fonctionnement interne du parti islamiste surtout dans les régions et les petites villes. La discrétion et le goût du secret sont, depuis quelques années, les maîtres-mots de leur action.</p>



<p>Les militants avaient bien compris les raisons de l&rsquo;échec de leurs alliés d&rsquo;Ansar Charia : pas de parade dans les rues, pas de bavardage dans les cafés, pas d&rsquo;ostentation devant les voisins&#8230; Les militants sont disciplinés, sobres, et économes. L&rsquo;ostentation des Nahdhaouis n&rsquo;est visibles que dans quelques grandes villes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mainmise sur le secteur tertiaire</h3>



<p>Les Nahdhaouis ont profité des années de la Troika (2012-2014) et de Beji Caïd Essebsi (2014-2019) pour avoir des crédits bancaires pour se lancer dans nombreux commerces. Leur spécialité est la distribution &#8211; gros et demi-gros &#8211; de tous les produits de consommation courante.</p>



<p>Dès dizaines de milliers d&rsquo;épiciers font leurs courses chez eux. Après les épiciers, ils avaient attaqué les quincailleries, les boutiques d&rsquo;ustensiles, et enfin, le jackpot depuis 2 ans : la distribution des produits agricoles, et notamment les différents types de fourrages pour les ovins et les bovins, dont les prix ont doublé en deux ans. Bientôt, ce sera au tour des engrais chimiques, des pesticides, et bien sûr les semences. Ce n&rsquo;est pas un hasard s&rsquo;ils tiennent à contrôler l&rsquo;Union tunisienne de l&rsquo;agriculture et de la pêche (Utap), dirigée par l&rsquo;un des proches de Rached Ghannouchi, Abdelmajid Ezzar.</p>



<p>La mainmise des islamistes sur une partie du secteur tertiaire est devenue un élément structurant du parti Ennahdha, business et politique ne faisant qu&rsquo;un.</p>



<p>Par leur discrétion, certains d&rsquo;entre eux se sont engouffrés dans le commerce informel et transfrontalier avec une facilité déconcertante. Ils y sont arrivés grâce à leurs relations avec les barons du commerce informel en Libye (à Misrata, capitale historique des affaires dans le pays voisin) et en Turquie.</p>



<p>La crise de la distribution de la semoule, au printemps 2020, est caractéristique de cette main basse sur ce secteur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parti-entreprise qui voulait devenir un parti-Etat</h3>



<p>Les moyens financiers dont dispose le pouvoir municipal est un autre facteur de la force du parti islamiste. Nous avons affaire à une continuité territoriale de leur action quotidienne. Un pouvoir qui pourrait distribuer des petits privilèges à ses militants les plus fidèles ou assidus.</p>



<p>Ennahdha chapeaute en sous-main des centaines d&rsquo;associations caritatives, culturelles, sportives pour les enfants, de soutien aux métiers de l&rsquo;artisanat et produits agricoles du terroir. La force du parti est aussi son implantation rurale.</p>



<p>Que ce soit au nord-ouest du pays, au centre et jusqu&rsquo;à l&rsquo;extrême sud, les islamistes sont actifs dans, presque,&nbsp;tous les douars. Leur créneau dans ces zones situées loin de l&rsquo;urbanisation, le commerce de proximité, convivial et familial. C&rsquo;est le petit commerce qui répond aux besoins quotidiens ou saisonniers dans les petits villages.</p>



<p>Voilà donc un parti structuré par plusieurs pôles de la société tunisienne et surtout dans le secteur économique. C&rsquo;est une sorte de parti-entreprise, une holding aux ramifications diversifiées avec une des micro-cellules politiques très chères à l&rsquo;ex-parti Baas irakien ou au parti bolchevique.</p>



<p>Par conséquent, ses dirigeants, qui n&rsquo;hésitent plus d&rsquo;afficher leurs richesses, vont considérer&nbsp; l&rsquo;épreuve de force avec le président Kais Saied comme une bataille pouvant être fatale pour leur parti. Et ils feront tout, y compris l&rsquo;appel à l&rsquo;ingérence étrangère, pour ne pas la perdre, car ils y ont beaucoup à perdre.</p>



<p>Rappelez-vous, après leur départ du gouvernement en janvier 2014 et la formation du gouvernement Mehdi Jomaa, nombreux avait chanté prématurément la fin d&rsquo;Ennahdha. Le retour du bâton était dur&#8230;</p>



<p>Ennahdha pourrait connaître des dissidences, des scissions et, le cas échéant, changer de nom, comme on change d&rsquo;une enseigne commerciale. C&rsquo;était le cas des mouvements islamistes turcs avec 20 ans de batailles internes. Mais vu les structures <em>«sédimentées»</em> et la composition multiforme du parti, les islamistes ne disparaîtront pas, du jour au lendemain, de la scène politique tunisienne. Ils feront juste une nouvelle mue, comme un serpent qui se débarrasse de sa peau pour se doter d&rsquo;une autre.</p>



<p>L&rsquo;électorat du parti fondé il y a près d&rsquo;un demi-siècle par Rached Ghannouchi; il pourrait devenir une mosaïque de petits groupuscules à la manière des «trotskistes», mais il bénéficie d&rsquo;un résiduel de militants très acquis à la cause et très pugnace.</p>



<p>Ne l&rsquo;oublions, après 2011, leur première école a été celle du RCD &#8211; qui ne s&rsquo;est vraiment pas dissout après le départ de Ben Ali. Beaucoup de ses membres n&rsquo;ont pas tardé à faire leur trou au sein d&rsquo;Ennahdha, où ils ont été accueillis à bras ouverts.</p>



<p>Les islamistes tunisiens se considèrent plus comme une communauté autonome par leur adhésion aux mêmes valeurs que des citoyens membres d&rsquo;un parti politique. Le sentiment communautaire et la solidarité atténuent chez eux l&rsquo;élan vers la communauté nationale et vers la cohésion sociale.<br>Fragmentation sociale ou séparatisme communautaire, c&rsquo;est aux anthropologues d&rsquo;étudier de plus près cette situation inique.</p>



<p><em>* Retraité. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<title>Progressistes tunisiens et socialistes français : la même erreur à 90 ans d’intervalle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 07:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Maréchal Pétain]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[socialistes français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ses relations avec les islamistes en général et ceux d’Ennahdha en particulier, l&#8217;élite laïque et progressiste tunisienne à commis la même erreur que les socialistes français des années 1935-1940, dans leur mangue de fermeté face au nazisme. Une centaine de députés socialistes avaient, à l’époque, voté les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain, qui...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Beji-Caid-Essebsi-Leon-Blum.jpg" alt="" class="wp-image-342402"/><figcaption><em>Béji Caïd Essebsi / Léon Blum.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dans ses relations avec les islamistes en général et ceux d’Ennahdha en particulier, l&rsquo;élite laïque et progressiste tunisienne à commis la même erreur que les socialistes français des années 1935-1940, dans leur mangue de fermeté face au nazisme.</em></strong></p>



<span id="more-342401"></span>



<p>Une centaine de députés socialistes avaient, à l’époque, voté les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain, qui a signé l’armistice du 22 juin 1940 avec le Troisième Reich. Marcel Deat, Jacques Doriot et Pierre Laval, anciens socialistes et communistes, étaient devenus les meilleurs collaborateurs de l’Allemagne nazie. Même Léon Blum avait cru jusqu’à 1939 à<em> «plutôt une mauvaise paix, qu’une bonne guerre…» </em>On connaît la suite… Il sera emprisonné par le régime de Vichy, traduit en justice lors d’une parodie de procès à Riom en 1942, puis déporté à Buchenwald.</p>



<p>Jusqu’à 1939, 90% des socialistes français étaient pacifistes, et pétainistes après… Ils seront partisans de la guerre d’Algérie… plus tard. Ce n’est pas un page glorieuse de leur histoire.</p>



<p>En comparaison, et malgré les circonstances différentes, dès 2011, les laïcs et progressistes tunisiens ont composé avec les islamistes. Nous voyons aujourd&rsquo;hui le résultat : le parti Ennahdha, filiale des Frères musulmans, avec lequel ils ont cru pouvoir s’allier pour gouverner les à tous laminés… et pour longtemps. Le cimetière des partis progressistes est plein à craquer : Ettakatol, Al-Moatamar, Nidaa Tounès ont presque disparu de la scène. Afek, Tahya, Attayar, Echaâb, Qalb Tounes sont en réanimation… Et on n’a cité que les plus importants d’entre eux.</p>



<p>Pire encore, les dirigeants de ces partis payent aujourd’hui pour leurs mauvais choix d’hier : les Tunisiens leur font assumer la responsabilité de la faillite actuelle de leur pays et de la profonde crise financière, économique et sociale dont il a du mal à se remettre. C’est ce qui explique leurs très mauvais résultats aux élections de 2019 et le mal qu’ils éprouvent à figurer encore dans les sondages d’opinion.</p>



<p>Et c’est ce qui explique aussi, a contrario, la première place dans ces mêmes sondages du Parti destourien libre (PDL) et la montée irrésistible de sa tonitruante présidente Abir Moussi, qui ont toujours refusé tout dialogue avec les islamistes dont ils rendent responsables de la situation catastrophique actuelle en Tunisie. Et, à y voir de près, sans calculs opportunistes, ils n&rsquo;ont pas tort. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>H. J.</strong></p>
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