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	<title>Archives des Cuba - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Cuba - Kapitalis</title>
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		<title>Les Etats-Unis, un pays hors-la-loi</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 07:01:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’enlèvement s du Nicolas Maduro par les Américains est un avertissement à tous les dirigeants insubordonnés à travers le monde.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enlèvement sans précédent dans les annales du monde, par la manière dont cela s’est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro, constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.</em></strong></p>



<p><strong>Isidoros Karderinis *</strong></p>



<span id="more-18226782"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis.jpg" alt="" class="wp-image-15466286" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Isidoros-Karderinis-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Lors d’une conférence de presse concernant l’opération militaire et l’<em>«arrestation»</em> de Maduro, le 3 janvier 2026, Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : <em>«Il ferait bien d’être prudent»</em>.</p>



<p>Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d’action au-delà du Venezuela.</p>



<p>Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui est originaire de Cuba, a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s’inquiéter après l’arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé&nbsp;: <em>«Si je vivais à La Havane et que j&rsquo;étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet»</em>, ajoutant que <em>«Cuba est un désastre»</em> et que le pays est<em> «dirigé par des hommes incompétents et dépravés»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">400 interventions à l’étranger depuis 1776</h2>



<p>L’histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration du 4 juillet, proclamant l’indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l’Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1&nbsp;400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.</p>



<p><em>«Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge»</em>, craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.</p>



<p>Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s’était imposée. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu’un coup d’État militaire fut fomenté sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes ont encerclé, bombardé et pris d’assaut le palais présidentiel. Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.</p>



<p>Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush père. L’objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d’extorsion et de trafic de drogue.</p>



<p>Ainsi, si l’on cherche un parallèle historique où les Américains ont arrêté le dirigeant de facto d’un pays et l’ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l’affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s’est produit après une véritable invasion militaire, c’est-à-dire dans le contexte d&rsquo;une intervention armée coordonnée.</p>



<p>Noriega parvint à s’échapper et se réfugia à l’ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L’armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l’ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre<em> ‘‘Panama’’</em> du groupe Van Halen.</p>



<p>Le Saint-Siège s’en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les vraies raisons d’une intervention militaire</h2>



<p>Mais quelles sont les raisons profondes de l’intervention militaire américaine au Venezuela et du renversement du régime insubordonné en place ?</p>



<p>Le Venezuela possède, on le sait, les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L’Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.</p>



<p>Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l’hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.</p>



<p>Les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes et le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ses réserves en ce métal.</p>



<p>Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d’aluminium. Ses réserves totales de ce minerai s’élèvent à 950 millions de tonnes.</p>



<p>Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela. Des ressources qu’ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine.</p>



<p>Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l’installation d’un président et d’un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité d’une intervention militaire – leur importe peu.</p>



<p>Que conclure de cette affaire sinon que les dirigeants d’un pays ne doivent être renversés que par leur peuple, c’est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s’est produit dans divers pays par le passé. Ils ne doivent pas être renversés par l’intervention militaire d’une puissance étrangère.</p>



<p>Par conséquent, l’invasion militaire américaine du Venezuela et l’enlèvement de son président sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.</p>



<p><em>* Journaliste grec.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9eJPjIg0OT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/embed/#?secret=yLQGXyd4Bz#?secret=9eJPjIg0OT" data-secret="9eJPjIg0OT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Impérialisme américain &#124; Chassez le naturel, il revient au galop !</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:32:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'approche néo-colonialiste de Donald Trump, parfois appelée «politique de la canonnière», a suscité une condamnation internationale quasi générale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines, survenue le 3 janvier 2026 lors de l’opération dite «Absolute Resolve» (Détermination absolue), a provoqué une onde de choc mondiale, probablement en raison de son caractère spectaculaire et aventureux. Car il s’agit bien d’une extraction forcée d’un dirigeant en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout cadre légal international classique.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18211196"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cet évènement est entouré de fortes suspicions de trahisons internes au sein de l’élite dirigeante et militaire vénézuélienne. Le fils du président enlevé, Nicolás Maduro Guerra, a ouvertement dénoncé une trahison au sein du cercle rapproché de son père. Des rapports suggèrent que la localisation précise de Maduro dans une maison sécurisée a pu être livrée par des membres de sa propre garde ou de son entourage direct.</p>



<p>Pourtant, avant sa chute, Maduro avait multiplié les mesures (en vain) pour prévenir toute défection, notamment en renforçant la surveillance des généraux par des agents de contre-espionnage cubains. Malgré cela, l’efficacité de l’opération américaine laisse supposer un effondrement ou une passivité suspecte d’une partie de la hiérarchie militaire au moment de l’assaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour de la politique de la canonnière</h2>



<p>L’histoire et la géopolitique contemporaine, particulièrement au regard de ce qui se manifeste actuellement, confirment que la cohésion nationale d’un pays demeure le facteur déterminant de la souveraineté d’un État. Lorsqu’un <em>«front intérieur»</em> se fissure, à cause des erreurs et des abus du pouvoir en place, il cesse d’être un bouclier, ce qui favorise toutes sortes d’interventions extérieures.</p>



<p>Néanmoins, cette approche néo-colonialiste, parfois appelée<em> «politique de la canonnière»</em>, a suscité une condamnation internationale quasi générale. Les arguments avancés pour justifier cet enlèvement font effectivement l’objet de vives critiques, de nombreux observateurs les qualifiant de prétextes juridiques fragiles ou de motivations cachées. Des points de contestation majeurs sont soulevés par les commentateurs et les juristes. Les griefs avancés de <em>«narcoterrorisme»</em> ne sont pasprouvés. Le président Trump a affirmé que Maduro utilisait des gangs criminels (comme le <em>Tren de Aragua</em>) pour terroriser les communautés américaines. Or, des rapports de renseignement américains d’avril 2025 indiquaient que le régime de Maduro ne dirigeait pas ces opérations vers les États-Unis.Des élus américains ont souligné que si la lutte contre le narcotrafic était le seul motif, des actions similaires auraient dû être menées contre les cartels mexicains, ce qui n’est pas le cas.</p>



<p>Les États-Unis invoquent l’auto-défense contre le trafic de drogue, mais le droit international (malmené sans cesse) ne reconnaît ce droit que face à une attaque armée cinétique. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, l’opération est largement considérée comme une violation de la souveraineté vénézuélienne.</p>



<p>Par ailleurs, bien que Maduro soit contesté dans son pays, il restait le chef d’État de facto et sa destitution concerne les Vénézuéliens seuls. L’idée que cet enlèvement restaurerait la démocratie est fallacieuse, ce qui risque de se passer c’est une fragmentation du pays et une perte de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>En fait, l’argument du narcotrafic masque l’objectif réel : reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières au monde. Alors que les administrations précédentes cherchaient souvent un consensus (même minimal) avec le Congrès ou les alliés régionaux, l’opération de 2026 a été menée dans le secret total. Le Secrétaire d’État Marco Rubio (dont la famille est d’origine cubaine) a d’ailleurs justifié l’absence d’information préalable du Congrès par le caractère de <em>«maintien de l’ordre»</em> (<em>law enforcement</em>) plutôt que d’acte de guerre.&nbsp;</p>



<p>Ce mode d’intervention directe pour enlever un dirigeant étranger sur son propre sol n’est pas une action inédite, elle s’inscrit dans une lignée historique d’actions américaines. Le cas de Nicolás Maduro présente des similitudes frappantes, tout au moins, avec des cas précédents.</p>



<p>Au cours de l’opération <em>«Just Cause»</em>, 26 000 soldats américains ont envahi le Panama (1989). Les États-Unis avaient inculpé aussi le général Manuel Noriega pour <em>«narcoterrorisme»</em>, il a été jugé et condamné par un tribunal de Miami à 40 ans de prison.</p>



<p>Les prédécesseurs de Trump (comme Bush ou Obama) avaient utilisé des méthodes similaires par l’usage d’opérations extralégales ou secrètes (assassinats ciblés/opérations secrètes) face à des cibles. L’opération en Irak sous la présidence de George W. Bush visait à renverser le régime de Saddam Hussein dans son ensemble, pas seulement à l’éliminer par une frappe ciblée ponctuelle.</p>



<p>L’invasion a débuté en mars 2003 dans le but déclaré de désarmer l’Irak de ses prétendues armes de destruction massive, qui se sont avérées inexistantes. La détention de Saddam Hussein a eu lieu plus tard, lors d’une opération terrestre, suite à une trahison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté d’expansion et d’intervention directe</h2>



<p>L’appétence de Donald Trump charrie avec elle des perspectives inquiétantes, marquée par une volonté d’expansion et d’intervention directe à travers des menaces lancées concernant d’autres pays :</p>



<p>1. Intensification des revendications de Trump sur le Groenland, affirmant le 4 janvier 2026 que les États-Unis en ont <em>«absolument besoin»</em> pour leur sécurité nationale et l’accès aux minéraux critiques. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exigé l’arrêt de ces <em>«fantasmes d’annexion»</em>, rappelant que le territoire n’est pas à vendre.&nbsp;</p>



<p>2. Pressions sur le président colombien Gustavo Petro que Trump a qualifié d’<em>«homme malade»</em> impliqué dans la production de cocaïne.&nbsp;Il a déclaré qu’une opération militaire en Colombie lui <em>«semblait une bonne idée»</em> si le flux de stupéfiants vers les États-Unis ne s’arrêtait pas.</p>



<p>3. Guerre commerciale contre le Canada qui fait face à des menaces principalement économiques, mais la rhétorique de Trump touche également à la souveraineté : il a imposé ou menacé d’imposer des tarifs de 25% (voire plus) sur les produits canadiens pour forcer le Canada à durcir le contrôle de sa frontière contre le fentanyl (un analgésique qui interagit principalement sur les récepteurs du cerveau). Des observateurs s’inquiètent de ses références répétées au Canada comme le <em>«51<sup>e</sup> État»</em> de l’Amérique, suggérant une remise en cause des normes internationales de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>4. Il a prédit aussi que le gouvernement cubain était<em> «prêt à tomber»</em> suite à l’action au Vénézuéla.</p>



<p>5. Des frappes militaires ciblées contre les cartels de la drogue sur le sol mexicain restent une option sérieusement envisagée par son administration.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un goût démesuré pour le spectacle</h2>



<p>Le personnage de Trump, homme d’affaires médiatique devenu un homme politique atypique, témoigne d’un goût démesuré pour le spectacle, les rodomontades, une communication grandiloquente et souvent controversée, s’appuyant sur une image d’anti-establishment, tout en cultivant des positions conservatrices qui divergent parfois du parti républicain classique. Son slogan politique populiste <em>«Make América Great Again»</em> prône un retour à un passé idéalisé.</p>



<p>Outre cet aspect, il ne faut pas omettre qu’il y a des plans déjà <em>«programmés»</em>, par les administrations précédentes et les services de renseignements, qui reposent sur une part de réalité institutionnelle de longue date, tout en marquant une rupture radicale dans l’exécution. L’administration Biden avait augmenté la prime pour la capture de Maduro à 25 millions de dollars début janvier 2025. Trump a doublé cette mise à 50 millions en août 2025 après avoir désigné le régime comme organisation terroriste. Le refus de reconnaître la légitimité de Maduro après l’élection de 2024 était une position partagée par l’administration Biden.</p>



<p>Certains analystes notent que la chute de Maduro était <em>«conceptualisée»</em> dans les documents de sécurité nationale de la Maison Blanche depuis des années, prévoyant une reprise en main du continent.&nbsp;</p>



<p>La nature du système américain est donc fondamentalement le même. Malgré les alternances politiques et les crises apparentes, ses fondements restent constants. Cette approche s’appuie sur plusieurs piliers structurels, les agences fédérales et l’appareil militaire (le <em>«Deep State»</em> pour certains, la <em>«bureaucratie permanente»</em> pour d’autres) assurent une continuité dans les dossiers de sécurité nationale et de politique étrangère.&nbsp;Les simulacres ou les changements d’hommes et de styles, le système américain (politique, militaire, économique ou culturel) demeure constant, souvent lié au pragmatisme, à l’action, au capitalisme libéral, même si des tensions et des conflits internes existent.</p>



<p>Ce qu’il ne faut pas négliger aussi, concernant cet évènement et d’autres à venir, c’est que l’action présidentielle est souvent pré-configurée par des cercles d’influence extérieurs au gouvernement. En 2026, le rôle des think tanks (comme l’Heritage Foundation ou le Center for American Progress) reste central pour rédiger les programmes politiques et fournir les cadres administratifs prêts à l’emploi dès l’entrée en fonction d’une administration.&nbsp;Sans oublier le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis qui reste un pilier central de la politique étrangère américaine. Une constellation d’organisations aux sensibilités diverses s’active, dont l’American Israel Public Affairs Committee, les chrétiens évangéliques, et la Zionist Organization of America qui adopte des positions plus radicales et proches de la droite israélienne.&nbsp;</p>



<p>En résumé, si les motifs juridiques (narcoterrorisme) étaient effectivement prêts et <em>«programmés»</em> par l’État profond américain depuis des années, le passage à l’acte militaire et l’enlèvement physique de Maduro sont des décisions propres à la doctrine de 2026 <em>«Trump Corollary»</em>, à travers un recentrage hémisphérique et une Europe reléguée au rang de zone secondaire.&nbsp;</p>



<p>L’horizon politique aux États-Unis est dominé par la préparation des élections de novembre 2026. Trump utiliserait des dossiers internationaux pour détourner l’attention des affaires intérieures ou des tensions sociales. Les prochains mois de 2026 s’annoncent marqués par une accélération de la <em>«rupture»</em> trumpiste, tant par des actions unilatérales à l’étranger que par une refonte profonde de la bureaucratie américaine.</p>



<p><em>* Écrivain.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wZDPlzgqnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/">L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/embed/#?secret=aN9RiulOR9#?secret=wZDPlzgqnp" data-secret="wZDPlzgqnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Robert Kennedy : His life’’ &#124; Le destin brisé d’un aristocrate, populiste par nécessité</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:56:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Martin Luther King]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Kennedy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le recul, on peut se demander aujourd’hui si Robert Kennedy n’aurait été qu’un Donald Trump avant l'heure.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec le caractère flamboyant de Robert Kennedy, populiste, sportif, courageux, défenseur du nom de sa famille, mais compromis avec le FBI contre les droits civiques et animé par un désir de revanche contre l’establishment de Washington, on peut se demander aujourd’hui s’il n’aurait été qu’un Donald Trump avant l&rsquo;heure.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-17451531"></span>



<p>Dans les pays démocratiques, certaines règles établies en politique interdiraient&nbsp;le recours aux membres de sa propre famille par un homme d’État,&nbsp;sous peine de prêter le flanc à l&rsquo;accusation de népotisme. Le cas Robert Kennedy adoubé par son frère, le Président John Kennedy, et se voyant confier le poste considérable d’Attorney Général des Etats Unis d’Amérique à la tête du département de la Justice, contredit significativement cette idée.</p>



<p>Robert Kennedy avait certes été auparavant membre du Congrès, collaborateur du fameux sénateur Joseph Mc Carthy responsable de la chasse aux sorcières contre les communistes, membre de la commission contre la corruption. Il avait de surcroît démontré son efficacité lors de la campagne présidentielle ayant permis à son frère d&rsquo;accéder&nbsp;à la fonction suprême. Mais cette nomination avait eu pour objectif de brider&nbsp;le Directeur du FBI, Edgar Hoover, suspect afin d’éviter d’être démis de ses fonctions, de ressortir les vieux dossiers de la Prohibition impliquant le patriarche de la famille, Joe Kennedy, ou de dévoiler les imprudences du Président nouvellement élu dont certaines des maîtresses avaient des accointances avec la mafia ou auraient pu en avoir avec les services secrets communistes.</p>



<p>En fait, c’est Robert Kennedy qui, pour protéger le nom de sa famille finit par jouer entre les mains du Directeur du FBI en permettant notamment la mise sous écoute du leader du mouvement des droits civiques Martin Luther King, dont l’un des conseillers les plus en vue était un ancien membre du Parti Communiste. Ce fait est remarquable après la marche pour la liberté ou l’incident du Ole Miss, quand le gouvernement fédéral afin d’appliquer une décision de Justice enjoignant l’inscription universitaire d’étudiants noirs avait affronté l’hostilité des terroristes blancs.</p>



<p>On peut concevoir que ce sont les circonstances, quand ce ne sont pas des conseillers possédant le sens de l’Histoire, qui ont dicté au Président de téléphoner à Coretta King pour la soutenir, et à son frère de demander à un Juge la libération de son époux Martin Luther King,&nbsp;leader des Droits Civiques, malgré les conséquences sur les futures élections dans les Etats du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le désastre de la Baie des Cochons</h2>



<p>Dès lors, l’action projetée par l’Attorney Général contre le Milieu ou les syndicalistes corrompus dont il avait fait son cheval de bataille fut, elle, dès le départ, entravée par les réticences du Directeur qui niait l’existence de la Mafia. Pour faire bonne mesure, devenu concomitamment à ses responsabilités officielles, conseiller du Président, il fut impliqué dans le désastre de la Baie des Cochons, ce débarquement manqué des mercenaires cubains à la solde de la CIA rapidement encerclés et faits prisonniers par les troupes de Fidel Castro, et auxquels le Président refusa le soutien de l’armée américaine, et certains parmi leurs amis ne le lui pardonnèrent pas. C&rsquo;est la CIA qui dut en assumer la responsabilité au prix de limogeages dont la présidence crut profiter en plaçant à sa tête des personnalités sûres.</p>



<p>Robert Kennedy n’eut dès lors de cesse de monter des scénarios pour l’assassinat du <em>«lider maximo»</em>, y compris les plus farfelus avec la participation de personnages douteux, souvent d’anciens marines, auxquels l’agence ne se fit évidemment pas faute de se prêter. Tous demeurèrent à l’état de projets, et&nbsp;quelques-uns apportèrent même de l’eau au moulin du FBI lorsque la CIA y fut impliquée dans une collaboration avec le milieu du banditisme réputé avoir des accointances à Cuba. Cela se passait en 1961.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A deux doigts d’un conflit nucléaire</h2>



<p>En 1962, il y eut l’affaire des missiles, qui mit le monde à deux doigts d’un conflit nucléaire. Il semble que Robert Kennedy y joua un rôle fondamental, celui d’éminence grise, dans la solution pacifique du conflit, grâce à des contacts établis depuis des mois avec un agent soviétique, qui fit parvenir officieusement à Khrouchtchev une promesse de retrait des fusées nucléaires américaines de Turquie contre celles soviétiques installées à Cuba. Fidel Castro s’y voyait garantir l’abstention de toute intervention militaire américaine pour renverser son régime contre le respect des zones alliées à Berlin. Des contacts officieux établis avec l’ennemi au moment où l’état-major de l’armée préconisait un bombardement massif de l&rsquo;île ?</p>



<p>Le plus étonnant est que dans leur recherche effrénée de dossiers contre la famille Kennedy, le FBI, les ennemis politiques, ou les journalistes adoubés par ces derniers ne lui en firent jamais grief. Ainsi Robert Kennedy fut celui qui véritablement épargna à l’humanité une catastrophe nucléaire.</p>



<p>On ne saurait naturellement faire abstraction du rôle éventuel joué dans le renversement du dictateur dominicain Trujillo,&nbsp;l’assassinat du président sud vietnamien Diem, ou même celui de Patrice Lumumba dont la survenue immédiatement après l’intronisation du Président Kennedy implique plutôt l’administration précédente, celle d’Eisenhower.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans un contexte de guerre froide</h2>



<p>Naturellement tout cela se passait dans un contexte de guerre froide et on peut créditer Robert Kennedy qu’il fut une fois encore l’homme qui comprit que la lutte contre le communisme ou contre l’insurrection impliquait plus que les conflits armés, la solution de la question raciale malgré toute sa complexité qui menaçait d’amener le pays au bord de la guerre civile à l’intérieur, et le développement du tiers-monde issu de la décolonisation grâce à l&rsquo;aide américaine à l&rsquo;extérieur.</p>



<p>C’était le temps où les Etats Unis d’Amérique ne supprimaient pas les agences d’aide au développement&nbsp;ainsi qu’ils le font actuellement et envoyaient aux quatre coins du monde les volontaires du Peace Corps. Cela rejoint l’idée que l’ère de la décolonisation fut aussi une conséquence de la vision du monde des frères Kennedy, dans la continuité de celle d’Eisenhower, dont l’accès aux marchés des pays nouvellement indépendants faisait partie intégrante.</p>



<p>C’est évidemment au Vietnam que la politique américaine serait mise à l’épreuve. Mais il semble que celle de la Maison Blanche était au désengagement. Autrement dit, il fallait aider les sud-vietnamiens mais sans envoyer de troupes américaines se battre. L’assassinat du Président, officiellement et contre toute évidence un acte isolé, engagea l’Amérique résolument dans la guerre en Asie du Sud-Est.</p>



<p>D’aucuns ont prétendu que c’est l’Attorney Général qui le 22 novembre 1963 à Dallas fut visé à travers son frère, Robert Kennedy, dont l’aversion au président Johnson n’avait d’égale que celle que ce dernier lui portait, fut remplacé par Ramsey Clark et élu au Sénat. C’est à ce moment-là qu’il aborda le virage populiste de sa carrière en accordant son soutien aux droits civiques, aux petits fermiers, et en engageant des actions de réhabilitation des cités défavorisées et des ghettos, mobilisant quelques hommes d’affaires, toujours dans l’optique de mettre un terme aux conflits raciaux et sociaux qui favoriseraient la diffusion du communisme.</p>



<p>Robert Kennedy ne mit jamais en doute publiquement la version officielle de l’assassinat de son frère, quoiqu’il fût parfaitement conscient qu’il pouvait constituer la prochaine cible, ainsi que l’avait prévu sa belle-sœur, la veuve du Président. Et il avait considéré les thèses du procureur Jim Garrison, de la Nouvelle-Orléans, sur le complot, comme étant fantaisistes issues d’un esprit à la recherche de la célébrité.</p>



<p>Naturellement, ses adversaires politiques, à compter du Président Johnson qui le soupçonnait de briguer la présidence lors d’élections ultérieures, insinuèrent&nbsp;que l’assassinat du Président Kennedy fut l’œuvre de Fidel Castro en réponse aux tentatives dont lui-même aurait fait l’objet à l’instigation de Robert Kennedy. Il est vrai que ce dernier toujours par des voies détournées avait réussi à faire libérer de Cuba les 1100 combattants détenus depuis la Baie des Cochons contre l’équivalent de 50 millions de dollars livrés essentiellement sous forme de médicaments, et pour 2 millions de dollars, en cash. Il avait ainsi soldé ses comptes avec les Cubains, pro et anti castristes réunis. Mais sous la pression de son entourage, en particulier de son épouse, il s’était lancé en 1968 dans la campagne pour la présidence et avait remporté 3 primaires du Parti démocrate, en particulier celle de Californie, contre le candidat surprise Eugène Mc Carthy dont on se demande s’il ne lui avait pas été sciemment opposé par le Président Johnson. Ce dernier, quoique ayant annoncé qu’il ne se représenterait pas, était peu désireux de laisser le champ libre à son ennemi.</p>



<p>Robert Kennedy voulait arrêter la guerre au Vietnam devenue très impopulaire dans laquelle les Etats-Unis s’étaient engagés après la mort du Président&nbsp; Kennedy sans possibilité de la remporter et l’establishment américain était peu désireux de voir un nouveau président mobilisant les foules dans et en dehors des ghettos ainsi qu’il avait commencé à le faire lors de sa campagne électorale au nom autant de la justice sociale et des droits constitutionnels contestés par les racistes, que de la paix que le complexe militaro-industriel s’obstinait à éviter. La victoire en Californie avait brusquement rendu probable son accession à la Maison Blanche. Son assassinat en juin 68 au moment même où il préparait les primaires du Wisconsin s’était donc situé dans un certain ordre des choses, celui de l’élimination violente de tous les tribuns populaires qui de Malcolm X à Martin Luther King, abattu quelques semaines plus tôt, avaient commencé à ébrécher l’infranchissable barrière raciale qui divisait depuis toujours la société américaine.</p>



<p>Le caractère singulier de cet assassinat se situait dans son auteur, Sirhan Sirhan, un Palestinien prétendument déséquilibré dont on peut logiquement se poser la question de savoir comment il avait pu se faufiler vers les cuisines de l’Hôtel dont rien ne laissait prévoir qu’elles seraient traversées par le candidat à la Présidence afin d’éviter la pression de la foule.</p>



<p>Robert Kennedy avait annoncé sa volonté d’armer Israël après la guerre des Six jours, mais en cela il ne différait en rien des autres candidats et le conflit du Proche-Orient n’avait jusque-là constitué aucun sujet de controverse dans la campagne présidentielle américaine.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17451577" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Robert-F-Kennedy-Junior-Donald-Trump.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robert F. Kennedy Junior, ministre de la Santé de Donald Trump 2.</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Un Donald Trump avant l&rsquo;heure</h2>



<p>La partie la plus remarquable de cette biographie est évidemment la transformation de Robert Kennedy issu d’une famille de riches irlandais mais catholiques, qui de serviteur chargé de couvrir les arrières de son frère à la Maison Blanche, s’était transformé en candidat crédible à la Présidence en mobilisant la fraction de la plèbe qui avait toujours été exclue du jeu politique. Son passé issu d’une nation opprimée par les Anglais l’y a peut-être aidé. Son obstination à ignorer la thèse du complot ayant conduit à l’assassinat de son frère ne pouvait être que de la dissimulation conférant à ses motivations secrètes pour accéder à la Présidence leur caractère plausible. Il avait sans doute été mû par la volonté d’en châtier les commanditaires si tant est qu’il eût dû auparavant les démasquer, mais ces derniers ne lui en avaient pas laissé l’occasion.</p>



<p>Abstraction faite du caractère flamboyant du personnage, sportif, courageux, défenseur du nom de sa famille, mais compromis avec le FBI contre les droits civiques, il avait commencé à forger son personnage de tribun de la plèbe en Pologne communiste, puis en Afrique du Sud en butte au régime ségrégationniste de l’Apartheid,&nbsp;sur les toits des voitures défoncées de l’ambassade américaine. Mais il ne faut peut-être pas s’y leurrer. La participation actuelle de son fils Robert Jr au gouvernement de Donald Trump à la tête du département de la Santé et ses prises de positions contre la vaccination et la recherche médicale ont suscité des appels à sa démission dans la communauté scientifique. Se situe-t-elle en droite ligne de l’action de son père elle-même née d’un désir de revanche contre l’establishment de Washington ?&nbsp;En dépit des différences notables dans les personnalités des deux hommes, et dans leurs parcours, il est légitime de se demander si Robert Kennedy à la Présidence n’aurait été qu’un Donald Trump avant l’heure.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><em>‘‘Robert Kennedy: His Life’’ de&nbsp;Evan Thomas, éd. </em></strong><strong><em>Simon &amp; Schuster, 10 septembre 2002, 512 pages.</em></strong></p>
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		<title>Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 07:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Nicolás Maduro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis lanceraient-ils réellement des attaques de grande ampleur contre le Venezuela, une épine à leurs pieds. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis lanceraient-ils réellement des attaques de grande ampleur contre le Venezuela, voire l&rsquo;envahiraient-ils, suite à la récente escalade militaire et diplomatique sans précédent entre les deux pays ? Donald Trump roule-t-il les mécaniques en intimidant le régime vénézuélien ? Ou bien le président américain va-t-il mettre sa menace à exécution ? </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17395051"></span>



<p>Ce sont les interrogations auxquelles le magazine américain <a href="https://www.newsweek.com/us-military-action-venezuela-donald-trump-nicolas-maduro-caribbean-2123045" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Newsweek</a> a tenté de répondre dans une analyse de ses journalistes spécialistes de la défense Ellie Cook et John Feng. </p>



<p>Les experts consultés doutent que le renforcement militaire américain actuel dans le sud des Caraïbes et les eaux avoisinantes constitue les premiers pas vers une invasion. Cependant, le magazine américain estime que le déploiement d’au moins trois destroyers, d’un sous-marin et d’un groupe de débarquement amphibie (ARG) composé de Marines représente une nouvelle escalade dans les relations déjà dégradées entre Washington et Caracas, suscitant l’inquiétude du président vénézuélien Nicolás Maduro.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Campagne de lutte contre les cartels de la drogue</h2>



<p>Trump a annoncé mardi dernier que les États-Unis avaient ciblé un navire près du Venezuela. Maduro avait déclaré la veille que son pays était en <em>«alerte maximale»</em> et prêt à répondre à toute éventuelle action militaire américaine.</p>



<p>Des responsables américains ont rapporté le mois dernier que Washington avait déployé trois destroyers équipés de missiles sophistiqués et des milliers de soldats au large du Venezuela dans le cadre d’une campagne de lutte contre les cartels de la drogue et les groupes criminels en Amérique latine.</p>



<p>Le magazine américain a également cité Maduro déclarant qu’il déclarerait une <em>«république armée»</em> si l’armée américaine attaquait son pays, s’engageant à mobiliser 4,5 millions de miliciens pour défendre le Venezuela.</p>



<p>En revanche, le président américain a justifié ce renforcement militaire par sa guerre contre les cartels de la drogue, accusant son homologue vénézuélien de diriger un réseau transnational de <em>«narco-terroristes»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La probabilité d’une invasion reste faible</h2>



<p><em>Newsweek</em> estime que l’absence de relations diplomatiques officielles entre Washington et Caracas et rappelé que les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues et dépourvues de toute affinité personnelle apparente entre Trump et Maduro.</p>



<p>Le magazine américain estime que la probabilité d’une invasion est faible, Washington n’ayant pas manifesté clairement son intention d’envahir le pays.</p>



<p>Bien que Maduro ait qualifié le déploiement militaire de <em>«menace historique»</em>, les experts militaires y voient davantage une démonstration de force qu’un prélude à une véritable invasion.</p>



<p>Ces experts estiment que Washington ne se risquerait pas à s’engager dans une opération militaire de grande envergure dans un pays aussi complexe que le Venezuela, caractérisé par des montagnes, des jungles et des centres urbains difficiles à contrôler. Cela est d’autant plus vrai que le nombre de militaires déployés ne dépasse pas quelques milliers de soldats ce qui est insuffisant pour une invasion à grande échelle.</p>



<p><em>Newsweek</em> cite Christopher Sabatini, chercheur sur l’Amérique du Sud à Chatham House à Londres, qui a déclaré au journal britannique <em>The Guardian</em> : <em>«Personne de sensé ne croirait que 4 500 soldats seraient capables d’envahir un pays avec des montagnes, des jungles et plusieurs centres urbains. Ce n’est que du &nbsp;spectacle des deux côtés»</em>.&nbsp;</p>



<p>William Freer, chercheur en sécurité nationale au British Geostrategy Council, a déclaré pour sa part à <em>Newsweek</em>: <em>«Il est toujours difficile de lire les intentions mais l’administration Trump, bien que préoccupée par le rôle du Venezuela dans le trafic de drogue n’a jusqu’à présent montré aucune intention claire d’intervention militaire directe»</em>.</p>



<p>Le magazine indique que les scénarios envisagent généralement un débarquement de Marines américains au Venezuela mais Carlos Solar, chercheur au Royal United Services Institute de Londres, s’est montré sceptique quant à cette option: <em>«Si une telle opération devait avoir lieu, elle serait très tardive»</em>.&nbsp;</p>



<p>Solar s’attend à ce que l’intervention commence probablement par des attaques de missiles Tomahawk à longue portée visant à détruire les défenses et les capacités militaires du Venezuela ciblant les sites d’approvisionnement, les dépôts de munitions, les radars, les centres de communication et les plateformes de drones.</p>



<p>Il ajoute que les États-Unis ont mené des opérations similaires au Moyen-Orient cette année avec une précision et une efficacité remarquables contre des adversaires mieux équipés que les forces armées vénézuéliennes. Il estime que cette approche minimise les pertes matérielles et humaines américaines et affaiblit considérablement les capacités de l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les capacités militaires du Venezuela sont très limitées </h2>



<p>Selon Solar, le Venezuela, en revanche, aura du mal à riposter, étant donné que les capacités de son armée de l’air sont limitées et inefficaces, ses frégates ne sont pas entretenues et ses sous-marins sont obsolètes. Il affirme que les forces américaines prendront le dessus lors de la deuxième phase grâce à des torpilles, des munitions guidées et des missiles antiaériens.</p>



<p>Selon la presse, cette controverse rappelle l’invasion américaine du Panama en 1989, autorisée par le président George Bush père sous prétexte de traduire en justice son dirigeant Manuel Noriega. Washington y a déployé plus de 20 000 soldats, un nombre bien supérieur aux forces américaines actuellement déployés au large du Venezuela.</p>



<p>Au niveau régional, les renforts américains ont été vivement critiqués par plusieurs pays d&rsquo;Amérique du Sud notamment Cuba qui les a décrits comme <em>«une démonstration de force agressive contre la souveraineté des peuples du continent»</em>.&nbsp;</p>



<p>La Havane a affirmé que les allégations des États-Unis liant le gouvernement légitime du Venezuela et son président Nicolás Maduro à des organisations criminelles impliquées dans le trafic de drogue sont tout simplement absurdes et sans fondement.</p>



<p><em>Newsweek</em> rappelle cependant que les États-Unis, tout comme les pays européens et sud-américains, ne reconnaissent pas la victoire de Maduro aux élections de juillet 2024.</p>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘La Corde’’ de René Despestre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 06:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caraïbes]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Jacmel]]></category>
		<category><![CDATA[négritude]]></category>
		<category><![CDATA[René Despestre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>René Depestre est l’une des grandes voix poétiques des Caraïbes et de l’espace francophone.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/le-poeme-de-dimanche-la-corde-de-rene-despestre/">Le poème du dimanche | ‘‘La Corde’’ de René Despestre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1926 à Jacmel, en Haïti, René Depestre est poète, romancier et essayiste. L’une des grandes voix des Caraïbes et de l’espace francophone.</em></strong></p>



<span id="more-15467667"></span>



<p>Après des études en Sorbonne, il s’engage dans la Révolution cubaine, en 1959. Dont il devient l’un des grands défenseurs. Il s’en sépare en 1978, après un différend avec Fidel Castro, et vient s’installer en France, en 1980, où il vit.</p>



<p>Il publie son premier recueil <em>Etincelles</em>, en 1945. S’ensuit une œuvre importante en poésie et en prose, où se mêlent, essais sur la négritude, onirisme et engagement politique, imaginaire créole et caraïbien, désir d’insularité, des élans surréalistes, sensualité, rêves et réalités du monde.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="904" height="579" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kefi-Depestre-Pont-Humbert-Bekri-Kourouma1989.jpg" alt="" class="wp-image-15467681" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kefi-Depestre-Pont-Humbert-Bekri-Kourouma1989.jpg 904w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kefi-Depestre-Pont-Humbert-Bekri-Kourouma1989-300x192.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kefi-Depestre-Pont-Humbert-Bekri-Kourouma1989-768x492.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kefi-Depestre-Pont-Humbert-Bekri-Kourouma1989-580x371.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kefi-Depestre-Pont-Humbert-Bekri-Kourouma1989-860x551.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 904px) 100vw, 904px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>De gauche à droite&nbsp;: Ahmadou Kourouma, Tahar Bekri, Catherine&nbsp;<em>Pont</em>&#8211;<em>Humbert, René Depestre et Ridha Kefi, à Paris en 1989.</em></em></figcaption></figure>
</div>


<p><em>A Paris, cette année-là, je dormais dans un dortoir avec un seul lit&nbsp;: c’était une corde tendue dans la pièce, une grosse veine au corps de la solitude moderne.</em></p>



<p><em>Chaque nuit on y appuyait nos mauvais rêves d’hommes errants.</em></p>



<p><em>Au matin, pour nous réveiller, une main tendre détachait sans pitié la corde.</em></p>



<p><em>C’était une corde avec un C majuscule comme celle qui traverse ma vie et où chaque soir je suspends les dieux nomades de mon destin.</em></p>



<p><strong><em>(Remerciements site&nbsp;: poemes.com)</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/le-poeme-de-dimanche-la-corde-de-rene-despestre/">Le poème du dimanche | ‘‘La Corde’’ de René Despestre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les États-Unis transfèrent un détenu de Guantanamo en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 11:39:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Guantanamo]]></category>
		<category><![CDATA[Ridah Bin Saleh Al-Yazidi]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Salah Yazidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le détenu de Guantanamo Ridha Ben Salah Yazidi rapatrié hier, lundi 30 décembre 2024, en Tunisie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le ministère américain de la Défense a annoncé lundi 30 décembre 2024 que le détenu de Guantanamo Ridah Bin Saleh Al-Yazidi (ou Ridha Ben Salah Yazidi) avait été rapatrié en Tunisie, un transfert qui laisse 26 détenus dans la base américaine à Cuba.</em></strong></p>



<span id="more-15032673"></span>



<p>Yazidi, né le 24 janvier 1965, est arrivé à Guantanamo le jour de son ouverture, le 11 janvier 2002, et n’a jamais été inculpé. Il a été remis au gouvernement tunisien, a déclaré le Pentagone dans son communiqué de presse.</p>



<p><em>«Le 31 janvier 2024, le secrétaire à la Défense (Lloyd) Austin a notifié au Congrès son intention de soutenir ce rapatriement et, en consultation avec notre partenaire en Tunisie, nous avons rempli les conditions requises pour un transfert responsable»</em>, indique le communiqué de presse.</p>



<p>Le transfert a eu lieu quelques jours après que le Pentagone a annoncé le rapatriement de trois autres détenus, alors que l&rsquo;administration Biden s’efforce de réduire le nombre de personnes détenues dans ce tristement célèbre établissement.</p>



<p>Selon une évaluation militaire américaine de 2007, Yazidi était accusé d’être membre du groupe militant Al-Qaïda. <br><br>Cependant, les groupes de défense des droits de l’homme critiquent depuis longtemps ces évaluations, affirmant qu’elles se sont souvent révélées peu fiables. </p>



<p>Le Pentagone a déclaré dans un communiqué de presse au début du mois que Mohammed Farik bin Amin et Mohammed Nazir bin Lep, tous deux Malaisiens, ont été renvoyés dans leur pays d’origine pour purger le reste d’une peine de cinq ans imposée en juin. Les autorités avaient également annoncé le transfert de Mohammed Abdul Malik Bajabu au Kenya.</p>



<p>Quatorze des 26 détenus restants sont éligibles au transfert, selon le Pentagone. Trois autres sont éligibles à un examen périodique.</p>



<p><em>«Les États-Unis apprécient le soutien apporté aux efforts américains en cours en vue d’un processus délibéré et approfondi visant à réduire de manière responsable la population carcérale et à terme à fermer le centre de Guantanamo Bay»</em>, a déclaré le Pentagone dans un communiqué annonçant le rapatriement de Bajabu plus tôt ce mois-ci.</p>



<p>Les dossiers de sept autres détenus sont en cours devant des commissions militaires, le processus judiciaire au cours duquel les détenus sont jugés. Deux détenus ont été reconnus coupables et condamnés par ces commissions.</p>



<p>Agences.</p>
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		<title>‘‘Crises à Cuba’’: Castro, un ami pas si fidèle?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/crises-a-cuba-castro-un-ami-pas-si-fidele/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Baie des Cochons]]></category>
		<category><![CDATA[communistes]]></category>
		<category><![CDATA[crise des missiles]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[John Kennedy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La politique américaine a toujours besoin d’ennemis à l’ombre desquels elle fait fructifier ses intérêts, et au besoin, elle en crée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/10/crises-a-cuba-castro-un-ami-pas-si-fidele/">‘‘Crises à Cuba’’: Castro, un ami pas si fidèle?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La politique américaine (et israélienne) aurait toujours besoin d’ennemis à l’ombre desquels elle ferait fructifier ses intérêts, et au besoin, elle en créerait. L’exemple du Cuba de l’«ami» infidèle Fidel Castro est édifiant à cet égard. De même que celui de l’émergence de l’islam en tant qu’ennemi absolu… après avoir été l’allié fidèle contre le communisme, répondrait-il à ce schéma de la stratégie de la tension permanente.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-10869401"></span>



<p>En Octobre 1962, le 14 plus exactement, les avions espions américains U2 volant à très haute altitude au-dessus de Cuba découvraient des rampes de lancement de missiles nucléaires en cours de construction ainsi que des hangars pour bombardiers stratégiques. C&rsquo;est ainsi que s&rsquo;ouvrait la crise qui allait mener le monde au bord de la guerre nucléaire.</p>



<p>Le Président Kennedy décidait en effet quelques jours plus tard d’établir un blocus autour de l’île et d’inspecter tous les bateaux s’y rendant afin d’empêcher le déploiement des missiles nucléaires, Cuba étant située à seulement 150 kilomètres des côtes américaines. Durant trois jours, alors que les bateaux russes chargés d’équipement militaire approchaient lentement, et que la marine américaine était déployée pour les intercepter, la guerre entre les deux superpuissances paraissait inévitable. Finalement, Khrouchtchev, l’homme fort de l’Union Soviétique, cédait et ordonnait aux navires russes de rebrousser chemin.</p>



<p>Les Soviétiques avaient nié au début le caractère offensif de l’armement livré aux Cubains. Malgré la promesse américaine de retirer des&nbsp;missiles (obsolètes) de Turquie, cette reculade coûterait sa place au secrétaire général du Parti communiste soviétique deux années plus tard et constituerait une pomme de discorde supplémentaire dans l’affrontement idéologique entre Moscou et Pékin pour le leadership du mouvement communiste mondial.</p>



<p>Il est vrai que depuis l’accession de Fidel Castro au pouvoir deux années auparavant, après le départ du dictateur Batista, les relations américano-cubaines s’étaient considérablement détériorées avec la nationalisation des avoirs américains, considérables sur l’île.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pOXFJTkDvQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/03/wounded-knee-ou-lamerique-fin-de-siecle-les-indiens-sans-plus-droits-sur-la-prairie-que-les-bisons/">‘‘Wounded Knee ou l’Amérique fin de siècle’’ : les Indiens sans plus droits sur la prairie que les bisons</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Wounded Knee ou l’Amérique fin de siècle’’ : les Indiens sans plus droits sur la prairie que les bisons » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/03/wounded-knee-ou-lamerique-fin-de-siecle-les-indiens-sans-plus-droits-sur-la-prairie-que-les-bisons/embed/#?secret=h2w8xtH5ph#?secret=pOXFJTkDvQ" data-secret="pOXFJTkDvQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le désastre de la Baie des Cochons</h2>



<p>L’entraînement des réfugiés cubains, dont quelques-uns étaient d’anciens compagnons de Castro passés à l’opposition, avait débuté en Floride et au Guatemala, sous l’égide de la CIA, et lorsque Kennedy avait décidé de les envoyer renverser le régime de Castro, ils étaient prêts. Mais les quelque deux mille hommes débarqués à la Baie des Cochons s’étaient retrouvés rapidement encerclés par l’armée cubaine qui avait anticipé l’opération, et le Président Kennedy avait refusé d’envoyer l’armée américaine pour les appuyer. On ignore encore pourquoi il avait accepté d&rsquo;entreprendre cette opération à la suite de laquelle près de 1100 guérilleros avaient été capturés, et lorsqu’il serait assassiné deux années plus tard, les soupçons se porteraient inévitablement sur leurs proches, avides de vengeance après ce qu’ils qualifieraient de trahison.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, Castro avait bien des raisons de se méfier des Américains et de chercher à protéger son régime,&nbsp;alors que l’armée américaine occupait la base militaire de Guantanamo, sur l&rsquo;île même. Pourtant, au départ, il n’avait pas été communiste, mais il estimait que son pays avait été spolié et qu’il était de son droit d’y mettre fin en lui restituant ses richesses, par les nationalisations. Mais Cuba tirant l’essentiel de ses ressources de la vente du sucre et du tabac, les Américains, les principaux clients, avaient exercé sur lui un&nbsp; chantage économique, et les Soviétiques avaient accepté d’en garantir l’achat d’au moins une partie des récoltes, à des prix préférentiels. Il reste que leur décision d’installer des missiles nucléaires sur l’île revenait à l’intégrer de facto dans le dispositif du Pacte de Varsovie. Sans doute avaient-ils interprété d’une manière erronée&nbsp;la décision américaine de ne&nbsp;pas envahir l’île lors du désastre de la Baie des Cochons, comme un abandon de la doctrine de Monroe, interdisant toute intervention militaire à un quelconque pays extérieur dans les affaires du continent.</p>



<p>Néanmoins si les Soviétiques furent obligés de retirer leurs troupes et leur armement de Cuba c’est finalement Castro qui sortit vainqueur de la crise avec la garantie de ne pas être envahi, et la latitude qui lui fut accordée d’envoyer son armée soutenir partout la révolution mondiale là où les Soviétiques ne voulaient pas ou ne pouvaient pas s’engager, au Congo, en Guinée, en Angola, au Mozambique, en Bolivie, et au Nicaragua.</p>



<p>Les Américains demeurèrent inébranlables quant au maintien de l’embargo mais le dictateur cubain demeura au pouvoir pendant 49 ans, et survécut même à la chute de l’Union Soviétique. Néanmoins leur politique est demeurée une fois encore nimbée de brouillard. Alors que Batista, leur homme, est demeuré à la tête de son pays pendant 28 ans, ce sont eux qui à la fin le lâchèrent, précipitant sa chute et favorisant ainsi la victoire finale de Castro. Dans quelle mesure ce dernier ne fut pas leur solution de rechange? Il demeure légitime de s’en poser la question; déjà en 1953 Batista l’avait gracié après une insurrection dans la ville de Santiago, et lui avait permis de quitter l’île. Quatre années plus tard c’est à partir du Mexique, un pays étroitement contrôlé par les Américains, qu’il partirait à la conquête de l’île en renversant celui qui l’avait gracié.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2schN1ocH7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/19/world-order-le-jeu-des-nations-vu-par-un-ancien-secretaire-detat-americain/">‘‘World Order’’ : le jeu des nations vu par un ancien secrétaire d’Etat américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘World Order’’ : le jeu des nations vu par un ancien secrétaire d’Etat américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/19/world-order-le-jeu-des-nations-vu-par-un-ancien-secretaire-detat-americain/embed/#?secret=AuzFhEMU5u#?secret=2schN1ocH7" data-secret="2schN1ocH7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie de la tension permanente</h2>



<p>On ne peut pas penser à quelque similitude avec ce qui se passerait en Iran en 1979. Dans les deux cas l’Amérique abandonnerait un pouvoir ami et favoriserait une alternative qui se révèlerait hostile à leurs intérêts. Mais à y regarder de près, pourquoi ne pas se dire que l’implantation de régimes hostiles favorise ses intérêts en lui donnant un prétexte d’intervention dans les affaires des pays considérés comme amis afin de les protéger? Le régime castriste a ainsi constitué la justification de l’implantation par les Etats-Unis des juntes militaires fascistes en Amérique du Sud entre les années 60 et 80. On peut expliquer ainsi l’immunité dont ce régime a bénéficié. Celui des mollahs a abouti à l’installation de bases militaires américaines dans le Golfe, en Syrie et en Irak, à la guerre Sunnites-Chiites, et surtout, à la normalisation des relations entre Israël et un bon nombre de régimes arabes ou musulmans.</p>



<p>Ainsi la politique américaine (et israélienne) aurait toujours besoin d’ennemis à l’ombre desquels elle ferait fructifier ses intérêts, et au besoin, elle en créerait. L’émergence de l’islam en tant qu’ennemi absolu après avoir été l’allié fidèle contre le communisme, répondrait ainsi à ce schéma de la stratégie de la tension.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Crises À Cuba’’ de Claude Delmas, éditions S.P.R.L, 1<sup>er</sup> janvier 1983, 217 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8jBXwYTWxF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/06/la-sale-guerre-du-mexique-ou-la-destinee-imperiale-manifeste-de-lamerique/">‘‘La sale guerre’’ du Mexique, ou la destinée impériale manifeste de l&rsquo;Amérique </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La sale guerre’’ du Mexique, ou la destinée impériale manifeste de l&rsquo;Amérique  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/06/la-sale-guerre-du-mexique-ou-la-destinee-imperiale-manifeste-de-lamerique/embed/#?secret=fsOHAT1Z9y#?secret=8jBXwYTWxF" data-secret="8jBXwYTWxF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Les Amoureux’’ de Jaime Sabines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 07:43:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Chiapas]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Jaime Sabines]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mexico]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né le 25 mars 1926 à Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, et décédé le 19 mars 1999 à Mexico, Jaime Sabines de son nom complet Jaime Sabines Gutiérrez était un poète mexicain. Grand nom de la poésie hispanophone du XXe siècle, Il est surnommé «le tireur d&#8217;élite de la littérature». Son présent poème, l’un des plus célèbres,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/07/le-poeme-du-dimanche-les-amoureux-de-jaime-sabines/">Le poème du dimanche: ‘‘Les Amoureux’’ de Jaime Sabines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Jaime-Sabines.jpg" alt="" class="wp-image-302520"/></figure>



<p><strong><em>Né le 25 mars 1926 à Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, et décédé le 19 mars 1999 à Mexico, Jaime Sabines de son nom complet Jaime Sabines Gutiérrez était un poète mexicain. Grand nom de la poésie hispanophone du XXe siècle, Il est surnommé «le tireur d&rsquo;élite de la littérature». Son présent poème, l’un des plus célèbres, a été traduit de l’espagnol par Émile Martel.</em></strong></p>



<span id="more-302519"></span>



<p>Jaime Sabines est le fils d’un émigré libanais. Son père, Julio Sabines, est né au Liban et a émigré avec ses parents et ses deux frères à Cuba. En 1914, il s’installe au Mexique, où il participe à la Révolution. Au Chiapas, il a rencontré Luz Gutiérrez Moguel, la petite-fille de Joaquín Miguel Gutiérrez, un célèbre militaire, franc-maçon et gouverneur de l’État de Chiapas qui a donné son nom à la capitale de l’Etat: Tuxtla Gutiérrez. Jaime porte aussi le nom de sa famille maternelle. Ils ont eu trois enfants: Juan, Jorge et Jaime.</p>



<p>Julio Sabines, a favorisé chez son fils le goût de la littérature. Sabines lui-même parle de lui comme l&rsquo;une des raisons pour lesquelles il s’est consacré à la poésie. Dans le poème<em> ‘‘Quelque chose sur la mort du Grand Sabines’’</em>, que le poète a reconnu comme sa meilleure création, il évoque la mort de son père, mais plus que cela, son importance et le fait qu’elle l’a marquée.</p>



<p>En 1945, il s’est rendu à Mexico pour commencer ses études de médecin à l’École nationale de médecine. Pendant ses études, il s’est rendu compte qu’une carrière médicale n’était pas pour lui. Peu de temps après, il a commencé sa carrière d’écrivain. Il est retourné au Chiapas pour une courte saison et a travaillé au magasin de tissus El Modelo, propriété de son frère Juan, où il a écrit son célèbre livre de poésie<em> ‘‘Tarumba’’</em>. En 1953, il épousa Josefa «Chepita» Rodríguez Zebadúa, avec qui il eut quatre enfants: Julio, Julieta, Judith et Jazmín.</p>



<p>Homme simple, il vivait comme des gens ordinaires, inséré dans la vie quotidienne urbaine. Sa poésie relate l’expérience des gens ordinaires dans des endroits comme la rue, l’hôpital et les aires de jeux.</p>



<p>Jaime Sabines a été un membre exceptionnel du Centre des écrivains mexicains de 1964 à 1965 et a fait partie du jury du prix Casa de las Americas. En plus de son activité littéraire, il a fait de la politique et est devenu député fédéral du premier district du Chiapas de 1976 à 1979 et du district fédéral en 1988.</p>



<p>Sabines a reçu le prix du Chiapas (1979), le prix Xavier Villaurrutia ( 1972), le prix Elias Sourasky (1982) et le prix national de littérature (1983). En 1994, il a reçu du Sénat du Mexique la médaille d’honneur Belisario Domínguez. Une partie importante de son œuvre fut traduite en anglais.</p>



<p>Jaime Sabines décède à Mexico à l’âge de 72 ans et à cette occasion, le président du Mexique de l’époque, Ernesto Zedillo, l’a décrit comme l’un des poètes les plus importants du pays au XXe siècle.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Jaime-Sabines-2.jpg" alt="" class="wp-image-302522" width="500"/></figure></div>



<p><em>Les amoureux se taisent.<br>L’amour est le silence le plus fin,<br>le plus hésitant, le plus insupportable.<br>Les amoureux cherchent,<br>les amoureux sont ceux qui abandonnent,<br>ils changent, ce sont eux qui oublient.</em><br><em>Leur cœur leur dit qu’ils ne trouveront jamais,<br>ils ne trouvent pas, ils cherchent.<br>Les amoureux sont comme des fous<br>parce qu’ils sont seuls, seuls, seuls,<br>à s’abandonner, à se donner à tout moment,<br>à pleurer parce qu’ils ne sauvent pas l’amour.<br>L’amour les préoccupe. Les amoureux<br>vivent au jour le jour, ils ne peuvent, ils ne savent pas faire autre chose.<br>Ils s’en vont tout le temps,<br>toujours, vers quelque part.<br>Ils attendent,<br>ils n’ont d’espoir en rien mais ils attendent.<br>Ils savent qu’ils ne trouveront jamais.<br>L’amour est la perpétuelle rallonge,<br>toujours le prochain pas, l’autre, et puis l’autre.<br>Les amoureux sont les insatiables,<br>ceux qui toujours, heureusement! seront seuls.</em></p>



<p><em>Les amoureux sont l’Hydre de l’histoire.<br>Ils ont des serpents à la place des bras.<br>Les veines de leur cou enflent<br>comme des serpents pour les asphyxier.<br>Les amoureux ne peuvent dormir<br>parce que s’ils dorment les vers vont les manger.</em></p>



<p><em>Dans le noir, ils ouvrent les yeux<br>et la terreur leur tombe dessus.</em></p>



<p><em>Ils trouvent des scorpions sous les draps<br>et leur lit flotte comme sur un lac.</em></p>



<p><em>Les amoureux sont fous, ils ne sont que fous,<br>sans Dieu et sans diable.</em></p>



<p><em>Les amoureux sortent de leur caverne<br>tout tremblants, affamés,<br>pour chasser le fantôme.<br>Ils se rient de ceux qui savent tout,<br>de ceux qui aiment à perpétuité, pour de vrai,<br>de ceux qui croient que l’amour est une lampe à l’huile inépuisable.</em></p>



<p><em>Les amoureux jouent des jeux: attraper l’eau,<br>tatouer le brouillard, ne pas s’en aller.<br>Ils jouent au long, au triste jeu de l&rsquo;amour.<br>Personne ne doit se résigner.<br>Ils disent que personne ne doit se résigner.<br>Les amoureux ont honte de toute conformation.</em></p>



<p><em>Vides, vides de part en part,<br>la mort fermente derrière leurs yeux,<br>et ils marchent, ils pleurent jusqu’à l&rsquo;aube<br>quand trains et coqs prennent leur douloureux congé.</em></p>



<p><em>Ils sentent parfois le parfum d’une terre qui vient de naître,<br>L’odeur de femmes qui dorment une main sur le sexe, satisfaites,<br>le parfum de sources de terre tendre, l’odeur de cuisines.<br>Les amoureux se mettent à chantonner des chansons<br>Qu’ils n’ont pas apprises.<br>Et ils s’en vont en pleurant, en pleurant<br>la belle vie.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2taKcFQn1Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/26/le-poeme-du-dimanche-les-armes-de-lete-doctavio-paz/">Le poème du dimanche: ‘‘Les armes de l’été’’ d’Octavio Paz</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Les armes de l’été’’ d’Octavio Paz » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/26/le-poeme-du-dimanche-les-armes-de-lete-doctavio-paz/embed/#?secret=1GrXuLDiCn#?secret=2taKcFQn1Y" data-secret="2taKcFQn1Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mBSKp1QJSq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/le-poeme-du-dimanche-lexilee-de-jose-maria-de-heredia/">Le poème du dimanche : ‘‘L’Exilée’’ de José-Maria de Heredia</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘L’Exilée’’ de José-Maria de Heredia » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/le-poeme-du-dimanche-lexilee-de-jose-maria-de-heredia/embed/#?secret=h16jx9MajG#?secret=mBSKp1QJSq" data-secret="mBSKp1QJSq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HkmsgEOQT6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/">Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/embed/#?secret=rJSxK0qnmY#?secret=HkmsgEOQT6" data-secret="HkmsgEOQT6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poète du dimanche : ‘‘J’ai’’ (Tengo) et autres poèmes Nicolás Guillén</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2019 09:19:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Neruda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né le 10 juillet 1902 à Camagüey et décédé le 16 juillet 1989 (à 87 ans) à la Havane, Nicolás Guillén, est l&#8217;une grandes voix de la poésie cubaine et hispanique. Fils d&#8217;un imprimeur, ce métis a obtenu son bac en 1920 et fait des études de droit, devenant avocat, puis journaliste. En 1937, il...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Nicolas-Guillen.jpg" alt="" class="wp-image-211193"/><figcaption><strong><br></strong><em>Nicolás Guillén</em><strong> </strong><em>avec Pablo Neruda.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Né le 10 juillet 1902 à Camagüey et décédé le 16 juillet 1989 (à 87 ans) à la Havane, Nicolás Guillén, est l&rsquo;une grandes voix de la poésie cubaine et hispanique.   </em></strong><br></p>



<span id="more-211192"></span>



<p> Fils d&rsquo;un imprimeur, ce métis a obtenu son bac en 1920 et fait des études de droit,  devenant avocat, puis journaliste.<br></p>



<p> En 1937, il quitte Cuba, puis il s&rsquo;engage auprès des Républicains espagnols, durant la Guerre d&rsquo;Espagne.<br></p>



<p> Après le coup d&rsquo;État de Batista, en 1952 il s&rsquo;exile à Paris, puis après la victoire de Fidel Castro, il revient à Cuba et devient membre du Parti communiste de Cuba. Il a été proclamé<em> «poète national» </em>en 1961.<br></p>



<p> Il obtient le Prix Lénine pour la paix en 1954 et l&rsquo;International Botev Prize en 1976.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> ‘‘J’ai’’ (Tengo)<br></h3>



<p> Quand je me vois et je me pince<br> moi, Jean Sans Rien encore hier<br> et aujourd’hui Jean Avec Tout,<br> aujourd’hui avec tout,<br> je regarde en arrière, je contemple,<br> je me vois, je me pince<br> et je me demande : mais comment est-ce possible ?</p>



<p>J’ai, voyons un peu,<br>
j’ai le plaisir d’aller et venir partout dans mon pays,<br>
maître de tout ce qu’il y a,<br>
libre de bien regarder de près ce qu’avant<br>
jamais je n’ai eu et ne pouvais avoir.<br>
Je peux dire zafra,<br>
Je peux dire montagne,<br>
Je peux dire ville,<br>
dire armée,<br>
désormais miennes, à jamais, et tiennes et nôtres,<br>
et un immense flamboiement<br>
d’éclair, d’étoile, de fleur.</p>



<p>J’ai, voyons un peu,<br>
j’ai le plaisir d’aller, moi, paysan, ouvrier, homme simple,<br>
j’ai le plaisir d’aller,<br>
(c’est un exemple )<br>
dans une banque et de parler avec le directeur<br>
non pas en anglais,<br>
non pas en Monsieur,<br>
mais en disant «compañero» comme on dit en espagnol.</p>



<p>J’ai, voyons un peu,<br>
que moi qui suis noir,<br>
personne ne peut me barrer<br>
la porte d’un dancing ou d’un bar<br>
ou bien, devant le hall d’un hôtel,<br>
me crier qu’il n’y a pas de chambre,<br>
pas la moindre petite chambre,<br>
pas une chambre colossale,<br>
non, une petite chambre où je pourrais me reposer.</p>



<p>J’ai, voyons un peu,<br>
qu’il n’y a pas de gendarme qui m’attrape pour m’enfermer dans une caserne<br>
ou qui s’empare de moi et me chasse de ma terre<br>
et m’abandonne sur la grand’ route.</p>



<p>J’ai que, comme j’ai la terre, j’ai la mer,<br>
no country,<br>
no aïguelaïfe<br>
no tennis,<br>
no yacht,<br>
mais, de plage en plage et de vague en vague,<br>
géant, bleu, ouvert, démocratique,<br>
bref, l’océan.</p>



<p>J’ai, voyons un peu,<br>
que j’ai enfin appris à lire,<br>
et à compter,<br>
j’ai que j’ai enfin appris à écrire<br>
et à penser<br>
et à rire.</p>



<p>J’ai que j’ai enfin<br>
où travailler<br>
et gagner<br>
ce qu’il me faut pour manger.</p>



<p>J’ai, voyons un peu,<br>
j’ai ce que j’aurais dû avoir<br>
et ce qu’il me fallait<br>
avoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Peux-tu ? <br></h3>



<p> Peux-tu me vendre l’air qui passe entre tes doigts<br> et fouette ton visage et mêle tes cheveux?<br> Peut-être pourrais-tu me vendre cinq pesos de vent, <br> ou mieux encore me vendre une tempête?<br> Tu me vendrais peut-être<br> la brise légère, la brise<br> (oh , non, pas toute!) qui parcourt<br> dans ton jardin tant de corolles, <br> dans ton jardin pour les oiseaux, <br> dix pesos de  brise légère?    <br> Peux-tu?</p>



<p>Le vent tournoie et passe<br>
dans un papillon.<br>
Il n’est à personne, à personne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Poème … pour enfants antillais<br></h3>



<p> Dans la mer des Antilles<br> vogue un bateau en papier:<br> Vogue et vogue le bateau bateau<br> sans timonier. </p>



<p>De La Havane à Portobello<br>
de la Jamaïque à Trinidad,<br>
vogue et vogue le bateau bateau<br>
sans capitaine. </p>



<p>Une noire va en poupe<br>
à la proue un espagnol:<br>
vogue et vogue le bateau bateau<br>
avec eux deux.</p>



<p>Passent les îles, îles,<br>
beaucoup d’îles, toujours plus;<br>
vogue et vogue le bateau bateau<br>
sans repos.</p>



<p>Un canon en chocolat,<br>
contre le bateau tira,<br>
et un canon en sucre, sucre,<br>
lui répondit. </p>



<p>Ah, mon bateau marinier,<br>
avec sa coquille de papier!<br>
Ah, mon bateau noir et blanc<br>
sans timonier! </p>



<p>Par là va la noire noire<br> avec avec l’espagnol;<br> vogue et vogue le bateau bateau<br> avec eux deux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PWGPdozgi7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/">Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/embed/#?secret=ycW13MsCEI#?secret=PWGPdozgi7" data-secret="PWGPdozgi7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L7wOIqme8t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/09/le-poeme-du-dimanche-comme-tu-es-belle-de-yannis-ritsos/">Le poème du dimanche : ‘‘Comme tu es belle’’ de Yannis Ritsos</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Comme tu es belle’’ de Yannis Ritsos » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/09/le-poeme-du-dimanche-comme-tu-es-belle-de-yannis-ritsos/embed/#?secret=Hf4MgGoMws#?secret=L7wOIqme8t" data-secret="L7wOIqme8t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/05/le-poete-du-dimanche-jai-tengo-et-autres-poemes-nicolas-guillen/">Le poète du dimanche : ‘‘J’ai’’ (Tengo) et autres poèmes Nicolás Guillén</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Agriculture biologique : L’expérience cubaine exposée à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/22/agriculture-biologique-lexperience-cubaine-exposee-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2017 10:32:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture biologique]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ecole supérieure des industries alimentaires de Tunisie (Esiat) abritera une conférence intitulée : « Agriculture biologique: pourquoi ça marche à Cuba? ». La conférence, organisée par Alba Malta North Africa Coordination en marge du Salon international de l’agriculture, de la machinerie et de la pêche (Siamap), réunira le professeur agrégé des sciences de la vie et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/22/agriculture-biologique-lexperience-cubaine-exposee-a-tunis/">Agriculture biologique : L’expérience cubaine exposée à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-119835" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Agriculture-biologique.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’Ecole supérieure des industries alimentaires de Tunisie (Esiat) abritera une conférence intitulée : « Agriculture biologique: pourquoi ça marche à Cuba? ».</strong></em></p>
<p><span id="more-119834"></span></p>
<p>La conférence, organisée par <a href="https://www.facebook.com/albamaltanorthafrica/">Alba Malta North Africa Coordination</a> en marge du Salon international de l’agriculture, de la machinerie et de la pêche (Siamap), réunira le professeur agrégé des sciences de la vie et de la terre Guillaume Suing, Saida Hammami, docteur en sciences agricoles de l’Université de Sousse et les représentants de plusieurs associations du secteur agricole tunisien : Protection des oasis de Jemna, Jasser de Siliana , ATP Permaculture et OSAE (Souveraineté alimentaire et environnement).</p>
<p>Deux dates sont à retenir à cet effet : le mercredi 1er novembre 2017, à partir de 14 heures, à l’<a href="http://www.esiat.agrinet.tn/index.php/fr/">Esiat </a>(au 58, avenue Alain Savary, Cité El-Khadra, amphithéâtre C, Tunis), et le samedi 4 novembre 2017, à partir de 11 heures au<a href="http://www.siamap.com"> Siamap </a>(au Parc des Expositions du Kram, Salle n°3, 2e étage).</p>
<p>L’entrée est libre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec communiqué).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/22/agriculture-biologique-lexperience-cubaine-exposee-a-tunis/">Agriculture biologique : L’expérience cubaine exposée à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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