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	<title>Archives des dette publique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dette publique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La dette publique tunisienne passe de 68 % du PIB en 2019 à 84,5 % en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/la-dette-publique-tunisienne-passe-de-68-du-pib-en-2019-a-845-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 06:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Lodewijk Smets]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon la Banque mondiale,  la dette publique tunisienne ne cesse d'augmenter, passant de 68 % du PIB en 2019 à 84,5 % en 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/la-dette-publique-tunisienne-passe-de-68-du-pib-en-2019-a-845-en-2025/">La dette publique tunisienne passe de 68 % du PIB en 2019 à 84,5 % en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Banque mondiale (BM) prévoit une croissance économique tunisienne de 2,4 % en moyenne sur la période 2026-2027, principalement tirée par le tourisme et l’agriculture.</em></strong> <strong><em>Lodewijk Smets, économiste de la BM pour la Tunisie, a fait cette déclaration lors d’une table ronde présentant la dernière mise à jour économique, intitulée <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2025/11/25/strengthening-social-safety-nets-can-reinforce-tunisia-s-economic-recovery" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Renforcer les filets de sécurité sociale pour plus d&rsquo;efficacité et d’équité»</a>.</em></strong></p>



<span id="more-17995101"></span>



<p>Selon le rapport, la croissance à moyen terme (2026-2027) devrait rester modérée en raison d’un environnement financier tendu et d’obstacles à l’entrée sur le marché.</p>



<p>À court terme, l’incertitude croissante pesant sur le commerce mondial, la disponibilité limitée des financements extérieurs et les efforts continus pour réduire la dépendance énergétique pourraient peser sur la croissance et la stabilité macroéconomique.</p>



<p>La BM note que les perspectives à moyen terme de la Tunisie pourraient s’améliorer sensiblement si le pays mettait en œuvre des réformes visant à renforcer sa politique budgétaire, moderniser les entreprises publiques et promouvoir une plus grande concurrence sur le marché.</p>



<p>L’économiste a souligné que les finances publiques et la position extérieure de la Tunisie devraient se stabiliser à moyen terme. Le déficit devrait légèrement diminuer pour atteindre 4,4 % du PIB en 2027, grâce aux efforts déployés pour maîtriser la masse salariale et les subventions au secteur public.</p>



<p>Pour 2025, la BM prévoit un déficit budgétaire de 5,7 % du PIB, avec une croissance modérée des subventions et de la masse salariale, ainsi qu’une augmentation modérée des recettes fiscales. M. Smets a noté que le gouvernement avait entamé un processus d’assainissement des finances publiques.</p>



<p>Le déficit budgétaire de la Tunisie a diminué, passant de 9 % du PIB en 2020 à 6,3 % en 2024, grâce à une combinaison de mesures relatives aux recettes et aux dépenses.</p>



<p>Au cours des huit premiers mois de 2025, les recettes ont progressé par rapport à la même période de l’année précédente suite à la mise en œuvre de plusieurs mesures fiscales. Par ailleurs, les autorités sont parvenues à maîtriser la croissance de la masse salariale du secteur public, qui demeure néanmoins élevée au regard des normes internationales.</p>



<p>La BM prévoit une légère baisse de la dette publique, qui devrait s’établir à 83,6 % du PIB en 2027, contre 84,5 % en 2024.</p>



<p>L’économiste a noté que la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/27/tunisie-le-deficit-budgetaire-atteindrait-57-en-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dette publique</a> tunisienne avait augmenté, passant de 68 % du PIB en 2019 à 84,5 % en 2025, le pays dépendant de plus en plus du financement intérieur – une tendance qui, selon lui, témoigne de la réussite du gouvernement dans la stabilisation du niveau d’endettement public.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="llzZYeYMCw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/27/tunisie-le-deficit-budgetaire-atteindrait-57-en-2025/">Tunisie | Le déficit budgétaire atteindrait 5,7% en 2025</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le déficit budgétaire atteindrait 5,7% en 2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/27/tunisie-le-deficit-budgetaire-atteindrait-57-en-2025/embed/#?secret=3po0hglCIE#?secret=llzZYeYMCw" data-secret="llzZYeYMCw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/28/la-dette-publique-tunisienne-passe-de-68-du-pib-en-2019-a-845-en-2025/">La dette publique tunisienne passe de 68 % du PIB en 2019 à 84,5 % en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>R&#038;I révise la note souveraine de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/ri-revise-la-note-souveraine-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[note souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>R&#038;I révise la perspective de notation de la Tunisie (notation de l’émetteur en devises étrangères) de négative (B-) à stable.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/ri-revise-la-note-souveraine-de-la-tunisie/">R&amp;I révise la note souveraine de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’agence japonaise de notation Rating and Investment Information (R&amp;I), vient de réviser la perspective de notation de la Tunisie (notation de l’émetteur en devises étrangères) de négative (B-) à stable. On doit s’en féliciter, mais pas trop, car la note souveraine de la Tunisie reste trop basse pour inciter à l’investissement.</em></strong></p>



<span id="more-17338606"></span>



<p>Selon l’agence japonaise <em>«l’économie tunisienne est en voie de redressement. Le déficit courant s’est réduit et les réserves de change ont augmenté&nbsp;et les inquiétudes concernant la liquidité en devises étrangères se sont apaisées, malgré l’absence de perspective claire d’obtenir un soutien financier du Fonds monétaire international»</em>.</p>



<p>R&amp;I a aussi justifié cette amélioration, dans un communiqué, par la baisse en pourcentage du déficit budgétaire est en produit intérieur brut (PIB) et par la diminution <em>«de manière modérée»</em> du ratio de la dette publique.</p>



<p><em>«Le gouvernement s’étant engagé à rétablir sa situation budgétaire»</em>, selon R&amp;I qui estime que l’incertitude concernant le remboursement de la dette s’atténue.</p>



<p><em>«Sur la base de ces facteurs, ainsi que de la stabilité politique maintenue après l’élection présidentielle sans troubles majeurs»</em>, R&amp;I a confirmé la note de l’émetteur en devises étrangères à B- et a ramené la perspective de notation à stable.</p>



<p>En 2024, le PIB réel a augmenté de 1,4 %. La reprise économique a été stimulée par la normalisation des conditions météorologiques qui avaient pesé sur l’économie l’année précédente, ainsi que par une forte demande touristique.</p>



<p><em>«La bonne performance économique se poursuivant en 2025, la croissance annuelle devrait se situer entre 1 % et 2 %»</em>, a encore fait valoir l’agence japonaise, qui estime que les répercussions directes des droits de douane appliquées lors des échanges entre la Tunisie et les Etats-Unis seraient limitées, compte tenu de la faible part des exportations tunisiennes vers les États-Unis. Néanmoins, elle recommande de prêter attention aux répercussions indirectes que la Tunisie pourrait subir en fonction de la tendance économique en Europe, principale destination des exportations du pays.</p>



<p><em>«Si la production agricole et le tourisme continuent de progresser régulièrement, l’économie tunisienne devrait connaître une croissance comprise entre 1 % et 2 % en 2026 et au-delà, même si cela dépendra également de la demande extérieure et de la situation politique intérieure»</em>, souligne R&amp;I.</p>



<p>Au cours des dernières années, l’excédent de la balance des services s’est creusé, soutenu par la hausse des recettes touristiques. La balance des revenus primaires restant également excédentaire grâce aux transferts de fonds des Tunisiens travaillant à l’étranger, le déficit courant s’est réduit en pourcentage du PIB. En 2024, le déficit était de 1,7 % du PIB.</p>



<p>À l’avenir, le solde de la balance courante devrait afficher un déficit de 2 à 3 % du PIB, reflétant une augmentation des importations d’énergie, de biens intermédiaires et de biens de consommation sous l’effet d’une activité économique plus soutenue.</p>



<p>La masse salariale des fonctionnaires et les subventions représentant une part importante des dépenses publiques, il reste peu de marge pour les dépenses d’investissement et autres dépenses qui contribuent à renforcer les fondamentaux économiques, selon R&amp;I.</p>



<p>Tout en s’efforçant de garantir les recettes fiscales, le gouvernement s’est attaché à réduire les dépenses, en particulier les salaires des fonctionnaires, ramenant le déficit budgétaire à 6 % du PIB en 2024. Dans le budget 2025, le gouvernement prévoit de contenir le déficit budgétaire à 5,5 % du PIB. Compte tenu de la relative stabilité des prix de l&rsquo;énergie, une augmentation des dépenses de subventions serait évitée. Selon R&amp;I, le solde budgétaire devrait continuer à s’améliorer au cours des deux prochaines années.</p>



<p>Il y a lieu de rappeler que R&amp;I avait, le 29 août 2023, dégradé la notation souveraine de la Tunisie de «B» à «B-», tout en maintenant la perspective <em>«négative»</em>.</p>



<p>Cette décision était justifiée par la situation budgétaire et extérieure difficile, reflétée par la persistance d’un déficit budgétaire et d’un taux d’endettement public à des niveaux relativement élevés, conjuguée avec des perspectives d’assainissement budgétaire incertaines.</p>



<p><strong><em>D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19141899-notation-l-agence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/ri-revise-la-note-souveraine-de-la-tunisie/">R&amp;I révise la note souveraine de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Persistance de la crise des finances publiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/tunisie-persistance-de-la-crise-des-finances-publiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 06:47:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[hausses des impôts]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue de faire face à une crise persistante des finances publiques, malgré une modeste réduction prévue de son déficit budgétaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/tunisie-persistance-de-la-crise-des-finances-publiques/">Tunisie | Persistance de la crise des finances publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie continue de faire face à une crise persistante des finances publiques, malgré une modeste réduction prévue de son déficit budgétaire pour 2025 à 5,5 % du PIB, contre 6,3 % en 2024, grâce à des hausses ciblées des impôts sur les sociétés et les hauts revenus. Néanmoins, la dette publique devrait rester élevée, atteignant environ 80,5% du PIB d’ici fin 2025, contre 82,2% en 2024.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17008369"></span>



<p>Le projet de budget 2025 prévoit un déficit d’environ 9,8 milliards de dinars, avec des dépenses prévues de 59,8 milliards et des recettes limitées à 50 milliards de dinars. Il reste qu’à mi-parcours, les engagements financiers pris par l’Etat au cours des derniers mois et qui n’étaient pas prévus dans son budget pour l’exercice en cours risquent de sérieusement hypothéquer l’atteinte de ces objectifs.</p>



<p>La politique budgétaire à connotation sociale vise à alléger la charge des ménages à faibles revenus tout en augmentant les impôts des particuliers et des entreprises les plus aisés générant plus de 20 millions de dinars de chiffre d’affaires annuel, désormais imposés à 25%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoins importants de financement</h2>



<p>Face à des dépenses publiques élevées et à une stabilité monétaire fragile, due en partie à une dépendance accrue à la Banque centrale, les banques sont fortement sollicitées, ce qui limite leur capacité à soutenir le secteur privé et retarde la relance espérée pour sortir du cycle d’une croissance atone où le pays est engagé depuis la chute du régime de Ben Ali en 2011.</p>



<p>Alors que les prévisions officielles tablent sur une croissance de 3,2% en 2025, la Banque mondiale propose une prévision plus prudente et plus réaliste de 1,9%, évoquant une faible amélioration économique, et un contexte international de plus en plus défavorable.</p>



<p>Les négociations avec le FMI étant au point mort depuis octobre 2023, cela a privé la Tunisie d’un soutien financier essentiel. Et la note souveraine du pays («Caa1», perspective stable) continue d’entraver son accès à d’autres sources de financement, et même si plusieurs bailleurs de fonds continuent de faire confiance à la signature tunisienne mais les prêts sont accordés à des taux d’intérêt relativement élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un rétablissement de la confiance des investisseurs</h2>



<p>En résumé, si la trajectoire budgétaire de la Tunisie montre de légers signes d’amélioration, avec notamment de meilleures recettes fiscales, une stabilité financière durable reste difficile à atteindre sans réformes structurelles, un accès renouvelé aux financements internationaux et un rétablissement de la confiance des investisseurs, autant de facteurs qui sont loin d’être actuellement réunis. D’autant plus que, dans un souci d’autonomie de décision, le gouvernement résiste à ce que le président Kaïs Saïed appelle les <em>«diktats»</em> des bailleurs de fonds internationaux, refuse de mettre en œuvre certaines réformes structurelles préconisées par les experts et poursuit ses politiques sociales volontaristes et budgétivores en faveur des classes démunies.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yBLRE003Gs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/">Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/embed/#?secret=N77Vs84OK3#?secret=yBLRE003Gs" data-secret="yBLRE003Gs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/tunisie-persistance-de-la-crise-des-finances-publiques/">Tunisie | Persistance de la crise des finances publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre à Paris &#124; «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/rencontre-a-paris-reformes-economiques-et-inclusion-sociale-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 06:51:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Khadija Finan]]></category>
		<category><![CDATA[Mikhael Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence-débat à Paris sur le thème «Crise budgétaire et dette publique : Quelles alternatives durables et respectueuses des droits humains ?»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/rencontre-a-paris-reformes-economiques-et-inclusion-sociale-en-tunisie/">Rencontre à Paris | «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organisé une conférence-débat sur le thème «Crise budgétaire et dette publique : Quelles alternatives durables et respectueuses des droits humains ?», </em>et ce <em>dans le cadre du cycle Liquaet intitulé «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie».</em></strong></p>



<span id="more-16061660"></span>



<p>La rencontre-débat se tiendra le mercredi 9 avril 2025 à 19heures au Maltais Rouge (40, rue de Malte, Paris 11<sup>e</sup>, métro République).</p>



<p>Deux interventions sont au programme de cette rencontre modérée par Khadija Finan&nbsp;: Hamza Meddeb, expert en économie politique, et Mikhael Ayari, analyste senior.</p>



<p>Face à l’aggravation de la crise économique et sociale en Tunisie, cette conférence explore des alternatives durables fondées sur le respect des droits humains et la justice sociale. Elle s’adresse aux acteurs indépendants, aux citoyennes et citoyens engagé-e-s dans la défense des libertés, pour un changement démocratique en rupture avec les approches autoritaires et les politiques néolibérales aux conséquences sociales dramatiques.</p>



<p>Liquaet propose une série de rencontres et de débats thématiques pour aborder les défis majeurs auxquels la Tunisie fait face dans un contexte de crise économique, sociale et institutionnelle. Axé sur des thématiques stratégiques telles que les réformes économiques, l’équité sociale et l’impact du populisme, ce cycle a pour objectif de créer un espace de dialogue constructif fondé sur les droits humains et les principes démocratiques.</p>



<p>Il s’git de croiser les perspectives, de formuler des recommandations concrètes, de renforcer le dialogue national et de promouvoir des politiques justes, équitables et durables.</p>



<p>Inscription obligatoire avant le 6 avril 2025 via <a href="https://shorturl.at/WNyt6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/01/rencontre-a-paris-reformes-economiques-et-inclusion-sociale-en-tunisie/">Rencontre à Paris | «Réformes économiques et inclusion sociale en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 10:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15860174</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Président Kais Saïed a-t-il eu raison de prendre le pari en notre nom à tous de compter sur nous-mêmes ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/">La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En décidant récemment de rompre toute collaboration avec le FMI, le Président Kais Saïed a pris le pari en notre nom à tous de compter sur nous-mêmes, non seulement pour rembourser notre dette extérieure et éviter ainsi le passage humiliant devant le Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de notre dette publique, mais aussi pour relancer la croissance économique et améliorer le niveau de vie de la population, en particulier des catégories sociales à faibles revenus pour la défense desquelles il a cru bon de prendre cette décision. A-t-on une chance sérieuse de relever ce défi? Réponse objective d’un économiste universitaire basée sur les enseignements de la science économique et loin de tout discours populiste.</em></strong><em></em></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-15860174"></span>



<p>Il convient de faire remarquer dès l’introduction de cet article qu’il ne s’agit point d’une <em>«stratégie»</em>, dans le sens où elle n’est pas basée sur une étude des potentialités de développement de l’économie nationale, une vision économique claire et un modèle de développement précis, mais plutôt d’un pari pris par notre Président en notre nom à tous,&nbsp; qui ne résulte pas d’un libre choix mais qui nous est imposé par les circonstances&nbsp;que traverse notre pays : isolement diplomatique de plus en plus grand (qui se rappelle du dernier chef d’État qui nous a rendu visite ou du dernier voyage de notre Président qui boude même les sommets arabes et africains, alors que la Tunisie est directement concernée par ces sommets?), impossibilité pratique d’accéder désormais au marché financier international à des taux d’intérêt raisonnables, indifférence à notre sort des bailleurs de fonds multinationaux et bilatéraux, y compris des pays «<em>frères et amis</em>»&nbsp;ou qui se disaient comme tels, etc.</p>



<p>Les raisons de la rupture des relations avec le FMI</p>



<p>Ces raisons ont été analysées de long en large dans mon très long article précédent <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(«<em>Le Président Kais Saïed a-t-il raison de rompre les relations avec le FMI ?»</em></a>). Je les résume ci-dessous pour les lecteurs et lectrices qui n’ont pas lu cet article, car elles constituent le point de départ de celui-ci :</p>



<p>&#8211; La Tunisie, qui est membre depuis 1958 de cette institution multilatérale de financement, créée en même temps que la Banque Mondiale en 1944 à Bretton Woods, figure parmi les pays au monde qui en ont bénéficié le plus&nbsp;: avec 3 123 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020, elle se classe 13<sup>e</sup> parmi les 190 pays membres du FMI et a bénéficié de trois fois plus de crédits (306%) que ne lui donne droit son quota qui dépend de sa&nbsp; contribution au capital de cette institution.</p>



<p>&#8211; Il était possible, et même souhaitable de mon point de vue, d’accepter la première condition posée par le FMI pour le déblocage des 1,9 milliard de dollars, approuvés par son comité technique depuis 2022 et bloqués par son conseil d&rsquo;administration à savoir <em>la restructuration d’une centaine d’entreprises publiques</em> dont les déficits d’exploitation chroniques n’ont cessé d’aggraver d’une année à l’autre le déficit budgétaire de l’Etat qui dépasse largement les normes internationales admises en matière de gestion saine des finances publiques (12% du PIB contre 16% en Tunisie).</p>



<p>En effet, <em>restructuration</em> ne signifie pas forcément <em>privatisation, </em>comme le pense notre Président&nbsp;: les économistes et les experts financiers ont développé depuis longtemps des montages juridiques et financiers sophistiqués qui permettent de transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise publique excédentaire, sans avoir à en céder une seule action à des privés (contrat programme, PPP, BOT, contrat de concession, etc.).</p>



<p>&#8211; Il était possible, et même souhaitable de mon point de vue, d’accepter la deuxième condition posée par le FMI pour le déblocage des 1,9 milliard de dollars, à savoir <em>la réduction du poids de la masse salariale</em> des fonctionnaires dans le budget de l’Etat&nbsp;qui pèse jusqu’à 60% du titre I&nbsp;du budget de l’Etat. Avec un ratio de 56 fonctionnaires/1000 habitants (contre 15 au Maroc et 18 en Jordanie, des pays à économie et à sociologie similaires) et une part de 6,5% du PIB (contre 1,3% au Maroc et 1,8% en Jordanie), l’administration tunisienne est parmi les plus pléthoriques au monde.</p>



<p>Le rôle social de l’Etat pour venir en aide aux catégories sociales les plus défavorisées auquel notre Président est très attaché est une chose, mais transformer le budget de l’Etat en une «<em>vache à lait</em>» en est autre. Une telle politique ne peut se traduire que par des conséquences catastrophiques sur l’équilibre budgétaire et davantage d’endettement extérieur, avec le risque plus en plus grand de se retrouver au Club de Paris pour négocier dans des conditions humiliantes le rééchelonnement de notre dette publique (et au Club de Londres pour&nbsp;la dette privée), et perdre ainsi notre souveraineté nationale à laquelle Saïed &nbsp;est si attaché et au nom de laquelle il a rompue les relations avec le FMI.</p>



<p>&#8211; Certes, le Président avait raison de rejeter la troisième condition du FMI, pour débloquer les1,9 milliard de dollars, à savoir la <em>suppression de la compensation des prix</em> d’un certain nombre de produits et services de consommation de base et énergétiques, en raison de l’impact social d’une telle mesure, particulièrement sur les ménages à faibles revenus. Mais il aurait été possible, et même souhaitable de mon point de vue, de créer une Caisse autonome de compensation (CAC) à financer par une nouvelle taxe sur le <em>capital oisif</em> qui n’est pas intégré dans le circuit économique et ne contribue pas à la production nationale, tels que les terrains agricoles non cultivés, les terrains immobiliers non bâtis et souvent détenus pour des motifs de spéculation, etc. Une telle solution aurait permis de concilier les points de vue de notre Président et celui du FMI, sans qu’aucun d’entre eux ne perde la face. En effet, elle aurait permis de décharger le budget de l’Etat du poids de la compensation et réduit ainsi son déficit budgétaire, objectif recherché par le FMI, tout en préservant le pouvoir d’achat des classes sociales défavorisés et la paix sociale, objectif recherché par Saïed.</p>



<p>Maintenant que la décision de rompre les relations avec le FMI a été officiellement annoncée, la question que tout un chacun est en droit de se poser est la suivante: <em>Quelles sont les chances qu’une telle politique de compter sur nous-mêmes&nbsp;nous permettra de nous en sortir à court, moyen et long terme</em>, <em>notamment pour améliorer les conditions de vie des plus démunis et éviter une nouvelle révolte populaire qui risque d’être plus dévastatrice que celle de la révolte du pain en 1980 ou celle de 2011?</em></p>



<p>Pour apporter une réponse objective à cette question déterminante pour l’avenir de la Tunisie et peut être même de son régime politique, car les deux sont liés comme l’indique le nom originel de l’économie qui était jusqu’aux années 1950 «<em>économie politique»,</em> je vais adopter une approche qui se démarque des discours démagogiques et populistes qu’on entend souvent, basée sur la science économique en tant que discipline universitaire que j’ai eu la chance d’avoir enseignée pendant 20 années et dont j’ai appliqué les enseignements à une bonne trentaine de pays africains, à titre de consultant auprès de plusieurs institutions multinationales (BAD, Banque Mondiale, BEI, etc.) pendant 20 autres années.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DMoraechTW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/">Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/embed/#?secret=QHkMwR9By4#?secret=DMoraechTW" data-secret="DMoraechTW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme»</h2>



<p>Cette célèbre citation de Lavoisier contient déjà la moitié de la réponse aux défis que nous avons à affronter, maintenant que les relations avec le FMI sont rompues.</p>



<p>En effet, cette loi n’est pas valable uniquement en chimie, elle l’est aussi en économie, dans le sens où rien ne se crée tout seul et que pour pouvoir consommer des biens ou des services, il faut en produire ou en importer, mais pour pouvoir en importer, il faut exporter d’autres ce qui revient à produire davantage&nbsp;</p>



<p>Dans un article que j’avais intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Arrêtons de mendier et mettons nous au travail</em>» </a>que j’avais publié il y a deux ans dans Kapitalis à une époque où le débat sur les conditions posées par le FMI battait son plein (février/mars 2023), j’avais expliqué et analysé, un certain nombre d’agrégats macro-économiques à l’appui, que tous les maux dont souffre notre économie, absolument tous (récession, inflation, chômage, endettement extérieur, déficit de la balance commerciale, de la balance des paiements, chute de la parité du dinar,  etc.) proviennent tous d’une seule et unique cause : <em>nous consommons bien davantage que nous produisons !</em></p>



<p>A partir de ce diagnostic qui ne fait pas de doute, il n’est pas nécessaire d’être un polytechnicien pour déduire que la solution à tous les déséquilibres structurels de notre économie ne peut provenir que soit d’une baisse de la consommation intérieure soit d’un accroissement de la production intérieure.</p>



<p>Malheureusement, la première solution n&rsquo;est pas une option réaliste compte tenu du matraquage publicitaire dont sont victimes les consommateurs tunisiens et surtout de ce que les économistes appellent «<em>l’effet de démonstration</em>» (consommer non pas en fonction de son propre revenu, mais de celui de la classe sociale immédiatement supérieure, afin de s’identifier à elle par le type de produits consommés, la marque des vêtements ou des chaussures portés, etc.)</p>



<p>La seule solution possible est de pouvoir produire davantage. C’est justement un des objets majeurs de la macro-économie, une des disciplines de la science économique, que j’avais enseignée pendant des années aux étudiants de l’Ihec, et dont je vais emprunter quelques lexiques et formulation pour apporter une réponse objective et scientifique à la problématique soulevée dans cet article, tout en veillant à expliquer clairement certains concepts et raisonnements propres à cette discipline universitaire, afin que les lecteurs et lectrices qui n’ont pas une formation économique puissent suivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y = f (K,L)</h2>



<p>Cette simple formulation en macro-économie d’une fonction de production comporte la deuxième moitié de la réponse au pari pris par Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pour faire face aux défis économiques qui nous sont posés, maintenant que toute collaboration avec le FMI a été rompue.</p>



<p>En effet, cette formule veut dire simplement que la quantité produite d’un bien ou services (Y, estimée par le PIB au niveau national) est la résultante de la combinaison de deux facteurs de production qui sont:&nbsp;</p>



<p>&#8211; K (Kapital), qui désigne, en anglais américain, l’ensemble des ressources naturelles, infrastructures et moyens de production, y compris le progrès technique qu’ils intègrent, disponible dans une économie;</p>



<p>&#8211; L (Labour), qui désigne le volume de la main d’œuvre ou&nbsp; force de travail disponible dans une économie, en termes de nombre de travailleurs, y compris leur qualification et productivité.</p>



<p>A partir de cette simple formulation, plusieurs fonctions de production homogènes ou non, de degré supérieur à 1 ou non, reflétant plusieurs modalités de combinaison de ces deux facteurs de production ont été développées (pour le cas où certains lecteurs de cet article &nbsp;sont mes ex-étudiants à l’Ihec, je leur rappelle, histoire de les rajeunir un peu, la fonction de Cob-Douglas Y= AxK<sup>α</sup>L<sup>1- α</sup>, dont ils se souviennent peut être, quoique celam’étonnerait&nbsp;!). Quelle que soit la fonction de production utilisée, analyser les potentialités de développement d’une économie revient à étudier de quel <em>«Kapital»</em> et de quel <em>«Labour»</em> (au sens américain de ces termes) elle dispose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel «Kapital» la Tunisie dispose-t-elle ?</h2>



<p>Comme indiqué plus haut le volume de <em>«Kapital»</em> d’une économie inclue les ressources naturelles, y compris la fertilité des sols agricoles, les infrastructures, les équipements et moyens de production tels que les machines, bâtiments, etc.</p>



<p>En ce qui concerne les infrastructures et moyens de production, il faut savoir qu’en Tunisie, ce qu’on appelle en macro-économie la FBCF (Formation Brute de Capital Fixe, qui inclut les investissements de renouvellement des moyens de production amortis ou devenus obsolètes car dépassés par le progrès technologique + les investissements destinés à accroître la capacité de production), a chuté de 27% du PIB en 2010 à environ 6% depuis plusieurs années, ce qui va limiter considérablement tout accroissement de la production sans de considérables nouveaux investissements, hors du budget de notre Etat, pour rattraper le retard pris dans ce domaine.</p>



<p>Ceci est d’autant plus vrai qu’on démontre en macro-économie qu’il existe un décalage de temps (souvent de plusieurs années) entre le moment où on décide de réaliser un investissement et le moment où il atteint son rythme de croisière et se traduit par un accroissement de la production. Inversement, les effets de toute chute du volume des investissements apparaissent plusieurs années après et se traduisent par un ralentissement de la croissance économique future, ce qu’il y a lieu de craindre pour l’économie de Tunisie. Il est clair que cette loi économique ne joue pas en faveur du pari pris par notre Président de compter sur nous-mêmes pour accroître la production et relever les défis qui nous attendent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’en est-il des ressources naturelles?</h2>



<p>Au niveau des ressources naturelles, de quoi dispose-t-on? D’un peu de phosphate, un peu de pétrole, une agriculture à la merci d’une pluviométrie capricieuse aggravée par le changement climatique et de 1300 km de belles plages bien ensoleillées.</p>



<p>Pour ce qui concerne le phosphate, quatorze gouvernements successifs n&rsquo;ont pas réussi à ce jour à rétablir sa production à la moitié de ce qu’elle était en 2010: 3 millions de tonnes aujourd’hui contre 8 millions de tonnes en 2010. A ce sujet, lire dans la presse que le dernier CMR (Conseil ministériel restreint) tenu la semaine dernière a décidé de viser la production de 14 millions de tonnes en 2030, ne peut que faire sourire et constitue à mon sens l’exemple même de l’irréalisme des décisions de politique économique que prennent nos responsables au plus haut sommet de l’Etat, qui ont tendance à «<em>prendre leurs rêves pour de la réalité</em>».</p>



<p>Pour ce qui concerne le pétrole, sa&nbsp;production n’a cessé de diminuer au fil des décennies. Après avoir atteint un pic de 118 000 barils par jour en 1980, la production est tombée à 63 000 barils par jour en 2015. En 2022, la production de pétrole brut était de 35 400 barils par jour, et elle a encore diminué à 29 200 barils par jour à la fin de septembre 2024.&nbsp;La production nationale de pétrole ne suffit plus depuis l’année 2000 à couvrir la demande locale, estimée à 98 000 barils par jour, ce qui oblige le pays à importer des produits pétroliers raffinés, notamment du diesel.</p>



<p>Les principaux gisements, tels que Miskar et Hasdrubal, connaissent une baisse naturelle de leur production.&nbsp;L’unique raffinerie du pays, située à Bizerte, a une capacité de 34 000 barils par jour, bien en deçà de la consommation nationale, ce qui oblige la Tunisie à importer des produits raffinés payés en dollars.&nbsp;</p>



<p>D’autre part, des mouvements sociaux, comme le sit-in d’El Kamour en 2017, ont perturbé la production pétrolière pendant plusieurs années et l’amendement en 2017 du Code des hydrocarbures, exigeant l’approbation de l’Assemblée des représentants du peuple pour l’obtention de tout permis de prospection, a ralenti davantage les investissements dans ce secteur.</p>



<p>Pour ce qui concerne l’agriculture, il est vrai qu’elle constitue&nbsp;un secteur clé de l’économie tunisienne, dans le sens où elle représente environ 12%&nbsp;du PIB et emploie près de 15% de la population active. D’autre part, elle constitue une source essentielle de devises grâce aux exportations de produits agricoles comme l’huile d’olive, les dattes et les agrumes et qu’elle&nbsp;joue également un rôle important dans la stabilité sociale, notamment dans les régions intérieures du pays où elle représente la principale source de revenus. Néanmoins, son développement rencontre beaucoup de problèmes structurels tels que&nbsp;:</p>



<p>&#8211; le stress hydrique et la sécheresse aggravée par le changement climatique,</p>



<p>&#8211; le vieillissement des infrastructures d’irrigation,</p>



<p>&#8211; le morcellement des terres particulièrement dans le nord-ouest,</p>



<p>&#8211; une gestion de l’eau sont souvent inefficaces,</p>



<p>&#8211; une difficulté d’accès des agriculteurs aux crédits et subventions pour moderniser leurs exploitations</p>



<p>&#8211; une dépendance aux importations notamment de blé tendre (85,3% et des besoins) et d’orge (71,3% des besoins) dont la production est loin de couvrir la consommation nationale, rendant le pays vulnérable aux fluctuations des prix internationaux de ces produits.</p>



<p>Face à ces problèmes structurels, il est difficile d’être optimiste et de s’attendre à ce que l’agriculture va nous permettre de gagner le pari de compter sur nous-mêmes pris par notre Président. Déjà, si notre agriculture permettait de nous nourrir, notamment en céréales pour la production de notre pain, nos pâtes et notre couscous, produits de base de notre consommation, on s’estimerait bien heureux</p>



<p>Pour ce qui concerne le tourisme,&nbsp;une source majeure de devises et un pilier majeur de l’économie tunisienne, représentant environ 6,5% du PIB et fournissant des emplois à environ 11,5% de la population active, soit environ 340 000 emplois directs et indirects, les défis à relever sont également nombreux. Je citerais en particulier&nbsp;:</p>



<p>&#8211; une excessive sensibilité à la stabilité politique et la sécurité intérieure (on se rappelle tous les effets dévastateurs des&nbsp;attentats terroristes de 2015 au musée du Bardo et à Sousse);</p>



<p>&#8211; une dépendance excessive au tourisme balnéaire;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211; une pression sur l’environnement, notamment en ce qui concerne l’utilisation des ressources en eau, la gestion des déchets et l’érosion côtière;</p>



<p>&#8211; une concurrence internationale accrue de la part d’autres destinations méditerranéennes telles que le Maroc, l’Egypte ou la Turquie, et enfin;</p>



<p>&#8211; une&nbsp;infrastructure vieillissante et une qualité des services qui laisse à désirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel&nbsp;«Labour» la Tunisie dispose-t-elle ?</h2>



<p>En ce qui concerne ce deuxième facteur nécessaire à l’accroissement de la production, il faut dire que la Tunisie part avec un handicap naturel majeur qui est la petite taille de sa population, et donc de son marché intérieur qui ne permet pas à plusieurs industries d’atteindre leur seuil critique de rentabilité et de se développer.</p>



<p>En effet, les 12 millions de Tunisiens ne tiennent pas dans une seule ville comme Lagos ou Le Caire ou New York (plus de 15 millions d’habitants chacune). D’autre part, comme le fait bien apparaitre la formulation macro-économique Y = f (K,L), une grande quantité de travail L ne sert à rien si elle n&rsquo; est pas accompagnée par une grande quantité de Kapital K. Autrement dit, même si des millions de travailleurs sont disponibles, ils ne serviront à rien s’ils ne disposent pas des usines, machines-outils, terres agricoles à cultiver, ressources naturelles à exploiter, etc., pour pouvoir effectivement produire.</p>



<p>Par ailleurs, j’avoue que je ne suis pas d’accord avec le Président quand il dit dans tous ses discours que «<em>la Tunisie regorge de compétences</em>» et table même sur ces compétences pour espérer gagner le pari qu’il a pris en rompant les relations avec le FMI. Non, la Tunisie regorge de diplômés de l&rsquo;enseignement supérieur,&nbsp;qui se comptent certes par centaines de milliers, dont une bonne dizaine de milliers de <em>«Doctorants»</em>, mais pas forcément de compétences, car Il y a une nette nuance entre les deux concepts.</p>



<p>A ce sujet et pour argumenter ma divergence avec le Président, je citerais mon expérience personnelle d’ex-enseignant universitaire.&nbsp;Quand j’avais intégré l’Ihec en 1980 comme enseignant universitaire, le taux de diplômés de cette école de commerce réputée était de 45% et quand j’en suis sorti en 2000 pour entamer une carrière de consultant international, le taux de diplômés dépassait les 90%. Entre-temps, chaque réforme universitaire (il y en avait une tous les 3 ou 4 ans, car chaque ministre mettait un point d’honneur à dénigrer celle de son prédécesseur et d’en élaborer une lui aussi) se traduisait par la suppression de telle ou telle matière du même cursus universitaire ou de tel ou tel chapitre dans une même matière&#8230; Par exemple, les stages de fin d’études, qui étaient obligatoires, sont devenus facultatifs pour finalement disparaitre progressivement&#8230; Bref, je peux témoigner, pour l’avoir vécu, du nivellement par le bas de notre enseignement supérieur et de la valeur des&nbsp; diplômes délivrés par nos universités, du moins dans le domaine des sciences économiques et de gestion qui est le mien, mais j’imagine qu’il en est de même dans les autres spécialités.</p>



<p>A ce sujet, je dois dire que je rigole un bon coup chaque année lorsque je vois ou entend nos médias présenter comme un triomphe et une source de fierté nationale le rang de&#8230; 950e mondial de la meilleure université tunisienne, celle de Sfax ou d’El Manar, selon le classement de Shanghai des meilleures universités du monde&nbsp;!</p>



<p>&nbsp;A mon avis, LE responsable de cette dégradation continue de la formation de nos diplômés et donc de leur employabilité est un ex-ministre de l’Enseignement supérieur qui a occupé ce poste pendant plus de 15 ans sous le régime de Ben Ali et qui, au lieu de&nbsp; regrouper le peu de moyens et enseignants compétents dont le pays dispose dans de grands pôles universitaire par spécialité (médicine, lettres, économie et gestion, etc.) quitte à le repartir sur plusieurs régions du territoire, a décidé au contraire la création d&rsquo;un grand nombre d’institutions universitaires dans pratiquement tous les gouvernorats et villes du pays, chacune disposant en conséquence de peu de moyens et cadres pédagogiques pour délivrer un enseignement supérieur qui mérite son nom.</p>



<p>Pour plaire à Ben Ali, tous les ministres qui se sont succédés à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont privilégié la quantité au détriment de la qualité des diplômés et le résultat est là vingt ans après : des centaines de milliers de diplômés, dont la formation et le niveau d’employabilité sont médiocres et dont 40% sont des chômeurs de longue durée, et sur lesquels notre Président compte pour gagner son pari de compter sur nous-mêmes&nbsp;! (A ce sujet, je peux raconter une anecdote triste mais vraie : le gardien du jour de la résidence où j’habite à El-Manar, la résidence Kenz pour ne pas la nommer, est titulaire d’un master en finances internationales, qui après 10 ans de chômage, s’est résigné à accepter ce poste de gardien pour payer au moins ses cigarettes et son café, m a t il dit!)</p>



<h2 class="wp-block-heading">La productivité du travail&nbsp;</h2>



<p>A ce sujet, je me suis amusé (mais au vu des résultats j’ai réalisé que ce n’était pas un vraiment drôle et même le contraire) dans ce même article cité plus haut «<em>Arrêtons de mendier et mettons-nous au travail</em>» que j’avais publié en pleine période de négociations avec le FMI, à calculer le nombre d’heures travaillées par jour en moyenne par an par un Tunisien en âge actif, en tenant compte du taux de chômage, de trois mois travaillés à mi-temps (deux mois l’été plus le mois de Ramadan), du nombre de jours fériés et de weekend par an et d’un mois de congé annuel par travailleur:&nbsp; je suis arrivé à un résultat de <em>2,83 heures par jour</em> ! Encore je n’avais tenu compte des congés de maladies plus ou moins simulées, ni du nombre de fois où les employés, tant du secteur public que privé, arrêtent de travailler pour faire leurs prières sur place ou en allant à la mosquée, ou sortir fumer une cigarette en discutant du dernier match entre l’Espérance et l’Étoile, ou du temps passé à lire un journal ou au téléphone à jacasser, etc.</p>



<p>Il faut bien reconnaitre que, culturellement parlant, le travail ne figure pas en haut de l’échelle des valeurs dans notre société, comme c’est le cas dans beaucoup de pays tels que l’Allemagne ou les Etats-Unis où j’ai personnellement relevé, à l’occasion de mes séjours dans ces pays, à quel point les gens sont fiers d’avoir bien accompli leur travail et comptent là-dessus pour montrer dans l’échelle sociale.</p>



<p>Chez nous, c’est celui ou celle qui sait travailler le moins et sait se débrouiller le plus qui grimpe le plus dans l’échelle sociale et en est même fier.</p>



<p>Il est clair que cette désaffection pour le travail en tant que valeur sociale ne joue pas en faveur de la réussite de la stratégie de compter sur nous-mêmes décidée par notre Président.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VzChXrLX8t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/embed/#?secret=21cH5u4z3Q#?secret=VzChXrLX8t" data-secret="VzChXrLX8t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Kais Saïd peut vaincre le FMI mais pas les lois économiques&nbsp;</h2>



<p>Notre Président peut se moquer des agences de notation internationales en les qualifiant d’<em>«Oumek Sannafa» (cuisinières)</em>, proposer le calcul d’un autre agrégat économique qu’il appelle Produit Intérieur du Bonheur (PIB) au lieu et à la place du PIB (Produit Intérieur Brut), mettre en cause les modalités mêmes de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</em></a>), et même amuser les chefs d’Etat du G20 en inversant les noms des personnages de Laurel et Hardy dans le film américain du même nom, il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont impitoyables et que nous le payerons très cher !</p>



<p>Je ne terminerais pas cet article sans une note humoristique&nbsp;: je me sens rajeunir de 50 ans à chaque fois que j’écoute les discours de notre Président (que je ne rate jamais pour essayer de comprendre sa psychologie, faute de pouvoir suivre ses raisonnements économiques). En effet, il me rappelle mes années d’étudiant à la Sorbonne quand, portant la barbe de Che Guevara (c&rsquo;était l’idole de la plupart des jeunes de l’époque et j’avais son poster collé au mur de&nbsp;toutes les chambres d’étudiant dans lesquelles j’avais habitées) et fumant les unes après les autres les cigarettes de marque <em>Gauloises</em>, je veillais jusqu’à minuit dans les cafés du Quartier Latin avec d’autres étudiants, à détruire et reconstruire le monde plusieurs fois par jour, à dénoncer autant l’impérialisme américain que le révisionnisme soviétique,&nbsp;à participer aux débats entre trotskistes et maoïstes, etc.</p>



<p>Compte tenu de mon passé d’étudiant, je suis de ceux qui comprennent le Président quand il rêve d’un monde meilleur comme je le faisais durant ma jeunesse (entre le jeune homme idéaliste que j’étais et l’homme blasé et durci par la vie et la pratique de l’économie que je suis devenu, je préfère de loin le premier…), dénonce ce que Samir Amine, un économiste très connu à l’époque, appelle l’échange inégal, reproche aux économistes d’oublier que derrière les chiffres qu’ils manipulent il y a des êtres humains qui souffrent de la pauvreté, exige du FMI d’appliquer une politique plus sociale, et veut même renverser l’ordre économique mondial mis en place en 1944 à Bretton Woods et dominé par les Américains, etc.</p>



<p>La seule chose sur laquelle je ne suis pas d’accord avec lui, c’est qu’il a tendance à oublier qu’il n’est plus étudiant mais un Chef d’Etat, que le Palais de Carthage n’est pas la buvette de la Faculté de droit de Tunis et qu’il détient entre les mains le sort de 12 millions de tunisiens.</p>



<p><em>* Economiste, consultant international.</em> </p>



<p><strong>Post Scriptum hors de l’objet de l’article :</strong> J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie d’ordre métaphysique, à me rejoindre sur mon blog <em><a href="https://www.blogger.com](https:/www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a></em> que j’ai créé dans Google. Ils y trouveront des poèmes qui sur sujets qui n’ont rien à voir avec l’économie,&nbsp;Kais Saïed, le FMI, etc. D’ailleurs un de mes poèmes s’intitule «<em>J’ai appris l’économie, mais l’économie ne m&rsquo;a rien appris</em>».</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/">La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La reprise plus faible en Tunisie que dans le reste de la région Semed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/28/la-reprise-plus-faible-en-tunisie-que-dans-le-reste-de-la-region-semed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 08:16:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Berd]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[recettes touristiques]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance économique sera moins élevée en Tunisie que dans la région sud et orientale de la Méditerranée (Semed) entre 2024 et 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/28/la-reprise-plus-faible-en-tunisie-que-dans-le-reste-de-la-region-semed/">La reprise plus faible en Tunisie que dans le reste de la région Semed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La croissance économique dans la région sud et orientale de la Méditerranée (Semed) devrait s’accélérer, passant de 2,5% en 2024 à 3,7% en 2025 et 4,1% en 2026, alors que pour la </em></strong><strong><em>Tunisie ces taux seront plus faibles de 1 à 2 points, soit 1,2% en 2024, 1,8% en 2025 et 2,2% en 2026, et ce &nbsp;malgré la poursuite de l’assainissement budgétaire parallèlement à la reprise des exportations et des recettes touristiques.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-15728563"></span>



<p>C’est ce qui ressort du <a href="https://www.ebrd.com/news/2025/ebrd-forecasts-economic-pick-up-in-the-semed-region.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier rapport</a> sur les perspectives économiques régionales de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).</p>



<p>L’inflation en Tunisie s’est élevée en moyenne à 7,1% de janvier à novembre 2024, contre 9,5% sur la même période en 2023, tandis que le chômage a légèrement augmenté, pour atteindre 16% au deuxième trimestre 2024.</p>



<p>Le déficit budgétaire devrait s’améliorer pour atteindre 6,3% du PIB en 2025, grâce à une meilleure mobilisation des recettes et à une diminution des subventions aux produits de base. Un plan de consolidation budgétaire à moyen terme vise un déficit de 5,5% du PIB et une masse salariale de 13,3% du PIB, ajoute la Berd dans son rapport.</p>



<p>La dette publique reste élevée, à 82,2% du PIB, mais devrait tomber à 80,5% en 2025, grâce aux efforts de consolidation budgétaire. Environ la moitié de la dette est extérieure, contre plus de 70 % en 2019.</p>



<p>La position extérieure de la Tunisie s’est améliorée mais reste vulnérable aux chocs majeurs.</p>



<p>Le déficit du compte courant s’est élevé à 1,6% du PIB de janvier à novembre 2024, contre 2,3% pour la même période de l’année précédente. Cela reflète une contraction des importations due à la baisse des prix des matières premières et une croissance des exportations tirée par les produits mécaniques, électriques et oléicoles.</p>



<p>Les réserves de change sont restées stables à 25 milliards de dinars en novembre 2024, couvrant 3,7 mois d’importations.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/28/la-reprise-plus-faible-en-tunisie-que-dans-le-reste-de-la-region-semed/">La reprise plus faible en Tunisie que dans le reste de la région Semed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Maroc : le FMI prévoit une croissance de 3,9% en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/maroc-le-fmi-prevoit-une-croissance-de-39-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 11:49:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[réformes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[Roberto Cardarelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance économique du Maroc s’accélérera pour atteindre 3,9% en 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/maroc-le-fmi-prevoit-une-croissance-de-39-en-2025/">Maroc : le FMI prévoit une croissance de 3,9% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La croissance économique du Maroc s’accélérera pour atteindre 3,9% en 2025, contre 3,2 % en 2024, prévoit le Fonds monétaire international (FMI), qui attribue cette croissance à un rebond de la production agricole, suite aux récentes sécheresses, et par une croissance soutenue du secteur non agricole, alimentée par une forte demande intérieure.</em></strong></p>



<span id="more-15501572"></span>



<p>Cette prévision a été annoncée par Roberto Cardarelli, chef de mission du FMI au Maroc, à l’issue des consultations menées du 27 janvier au 7 février au titre de l’article IV. Qui prévoit également un creusement modéré du déficit du compte courant, à environ 3%, conformément aux normes structurelles, après des niveaux historiquement bas. Quant à l’inflation, elle devrait rester autour de 2%.</p>



<p>Tout en reconnaissant les perspectives positives, le FMI a souligné plusieurs risques, notamment l’impact des tensions géopolitiques mondiales et les effets du changement climatique.</p>



<p>En matière de politique monétaire, le FMI soutient la position <em>«globalement neutre»</em> actuelle de Bank Al-Maghrib, compte tenu des attentes d’inflation bien ancrées et de l’absence de pressions excessives sur la demande.</p>



<p>Sur le plan budgétaire, le FMI a salué les récentes réformes fiscales qui ont élargi l’assiette fiscale tout en réduisant la pression fiscale. Le Fonds a recommandé d&rsquo;affecter tout excédent de recettes à la réduction de la dette publique et a encouragé de nouveaux efforts pour élargir l’assiette fiscale et rationaliser les dépenses publiques, notamment en réduisant les transferts aux entreprises publiques.</p>



<p>Le FMI a également souligné l’importance d’élargir l’utilisation du registre social unifié pour cibler efficacement les dépenses sociales et a soutenu la réforme en cours de la loi organique portant loi de finances.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec agences).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/maroc-le-fmi-prevoit-une-croissance-de-39-en-2025/">Maroc : le FMI prévoit une croissance de 3,9% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie espère baisser la dette publique à 80,5% du PIB en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-espere-baisser-la-dette-publique-a-805-du-pib-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 09:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des impôts]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie espère stimuler la croissance économique à 3,2% en 2025, contre 2,1% attendus en 2024. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-espere-baisser-la-dette-publique-a-805-du-pib-en-2025/">La Tunisie espère baisser la dette publique à 80,5% du PIB en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie espère stimuler la croissance économique à 3,2% en 2025, contre 2,1% attendus en 2024, selon le projet de budget (et 1,2% selon les dernières estimations de la Banque mondiale), et réduire son déficit budgétaire à 5,5% du PIB l’année prochaine contre 6,3% cette année.</em></strong></p>



<span id="more-14302194"></span>



<p>Ces résultats, elle espère les obtenir grâce à une hausse des impôts sur les entreprises et les salariés à revenus moyens et élevés, comme le prévoit le projet de loi de finances &nbsp;pour 2025 qui sera discuté et adopté dans les prochains jours par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le Conseil national des régions et des districts (CNRD).</p>



<p>La Tunisie s’attend également à ce que la dette publique baisse en 2025 à 80,5% du PIB contre 82,2% en 2024.</p>



<p>Le budget en 2025 s’élèvera à 78,2 milliards de dinars, en hausse de 3,3% par rapport à l’année en cours.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YMqQwUseWY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-nouvelle-economie-politique-selon-kais-saied/">La nouvelle économie politique selon Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle économie politique selon Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-nouvelle-economie-politique-selon-kais-saied/embed/#?secret=I70t4GWnrw#?secret=YMqQwUseWY" data-secret="YMqQwUseWY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-espere-baisser-la-dette-publique-a-805-du-pib-en-2025/">La Tunisie espère baisser la dette publique à 80,5% du PIB en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Banque centrale de Tunisie prévoit une croissance de 1,6% en 2024</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/la-banque-centrale-de-tunisie-prevoit-une-croissance-de-16-en-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 09:47:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Zouhair Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale de Tunisie projette une croissance de 1,6 % en 2024, contre 0,4 en 2023, grâce surtout à l'agriculture et au tourisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/la-banque-centrale-de-tunisie-prevoit-une-croissance-de-16-en-2024/">La Banque centrale de Tunisie prévoit une croissance de 1,6% en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em style=""><b>Dans l’introduction au rapport annuel 2023 la Banque centrale de Tunisie (BCT) diffusé hier, vendredi 18 octobre 2024, le gouverneur Fethi Zouhair Nouri projette une croissance de 1,6 % pour l’économie tunisienne en 2024, contre 0,4 en 2023, et ce</b></em><strong><em> malgré un contexte international difficile et une croissance faible de 0,2% enregistrée au 1er trimestre et 0,6 au 2e trimestre. </em></strong></p>



<span id="more-14281105"></span>



<p>Cette relative reprise sera le résultat d’une amélioration des secteurs de l’agriculture et du tourisme, malgré les performances faibles de l’industrie manufacturière d’exportation et des secteurs minier et énergétique.</p>



<p>Concernant l’inflation, Nouri note que des signes de ralentissement ont été observés depuis 2023, mais elles n’empêchent la persistance de l’incertitude quant à l’évolution des prix, notamment en raison des tensions internationales, de la sécheresse et des pressions sur les finances publiques.</p>



<p>Tout en rappelant l’engagement de la BCT à surveiller l’économie pour éviter une nouvelle poussée de l’inflation, grâce notamment au levier du taux d’intérêt directeur, le gouverneur souligne aussi la gestion rigoureuse des finances publiques, qui a permis de réduire légèrement le déficit budgétaire à 7,4% du PIB en 2023.</p>



<p>Cependant, il a mis en garde contre le niveau encore élevé de la dette publique, qui a atteint 83% du PIB, bien que sa composante extérieure ait diminué, l’Etat recourant désormais massivement aux emprunts intérieurs.</p>



<p>Enfin, Nouri a présenté les grandes lignes du plan stratégique 2023-2025 de la BCT, axé sur l’innovation, l’amélioration de l’infrastructure des marchés financiers et la lutte contre l’exclusion financière.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9uSGO3sNcl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/previsions-de-la-banque-centrale-de-tunisie-pour-2024/">Prévisions de la Banque centrale de Tunisie pour 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Prévisions de la Banque centrale de Tunisie pour 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/previsions-de-la-banque-centrale-de-tunisie-pour-2024/embed/#?secret=xkBbsbsqBY#?secret=9uSGO3sNcl" data-secret="9uSGO3sNcl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/la-banque-centrale-de-tunisie-prevoit-une-croissance-de-16-en-2024/">La Banque centrale de Tunisie prévoit une croissance de 1,6% en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Ishac Diwan]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s'engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La vulnérabilité de la Tunisie à la crise financière ressort clairement de ses performances économiques en 2023. Comment le pays peut-il se sortir du gouffre ? Extrait d’une étude publiée par le think-tank américain <a href="https://carnegieendowment.org/research/2024/10/tunisias-economy-in-the-eye-of-the-storm?lang=en">Carnegie Endowment</a>. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ishac Diwan, Hachemi Alaya </strong>et <strong>Hamza Meddeb</strong></p>



<span id="more-14152805"></span>



<p>En l’absence de réformes rapides, les politiques économiques de la Tunisie plongeront le pays dans un abîme. Déjà, une crise financière se prépare. C’est le résultat inquiétant du chemin suivi par le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed en juillet 2021. Ce chemin repose sur deux aspects principaux de la politique économique. La première est une campagne budgétaire expansive (et coûteuse) qui a produit des déficits historiquement élevés pendant quatre années consécutives, poussant la dette publique à des niveaux insoutenables. Le deuxième est un soutien gouvernemental insuffisant à l’activité économique, avec une détérioration du climat des affaires et des risques macroéconomiques accrus qui effraient le secteur productif et stoppent la croissance économique.</p>



<p>Le mécanisme qui pourrait déclencher une conflagration devient également plus clair. La fermeture des robinets extérieurs pousse le gouvernement à financer une plus grande partie de son important déficit au niveau national, en augmentant les emprunts (auprès des banques, des détenteurs d’obligations nationales et de la Banque centrale). Cela évince le secteur privé, ralentit la croissance économique, augmente l’inflation, diminue la qualité des bilans des banques et augmente le risque d’une forte dévaluation du dinar tunisien. Tous les éléments sont réunis pour une crise financière qui s’étendrait à la dette publique, aux changes et au secteur bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Augmentation de la dette et effondrement de la croissance</h2>



<p>Lors des [récentes] élections présidentielles […]. Saïed a construit son appel populiste sur un engagement public sur deux principes : une opposition résolue à un programme du Fonds monétaire international (FMI), afin d’éviter les difficultés liées à l’austérité que cela entraînerait pour la population; et lutter contre la corruption en obligeant <em>«l’élite des affaires corrompue»</em> à renoncer à ses richesses prétendument mal acquises par le biais d’une procédure judiciaire qui menace les propriétaires d’entreprises de prison s’ils n’acquiescent pas.</p>



<p>Ces deux principes ont trouvé un écho auprès d’une population lassée d’une décennie chaotique marquée par des plans de sauvetage extérieurs répétés et une corruption intérieure croissante. Cependant, l’approche de Saïed a également conduit à une augmentation de la dette et à un effondrement de la croissance, deux phénomènes qui rongent désormais l’économie.</p>



<p>En conséquence de tout cela, il existe un risque sérieux d’éclatement financier. La Tunisie est dangereusement sur le point de devoir puiser dans ses réserves financières […].</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KCrupiuuu8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/embed/#?secret=aEem51QoKx#?secret=KCrupiuuu8" data-secret="KCrupiuuu8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Une crise financière, si elle éclate, risque d’infliger au pays un mélange déchirant de faillite de l’État, d’effondrement économique, de profondes blessures sociales et de défis politiques majeurs, étant donné la nécessité de répartir d’importantes pertes entre la population.</p>



<p>Les répercussions de politiques défectueuses ont déjà entraîné un déclin de la croissance économique et une détérioration des conditions sociales, avec une baisse des salaires réels et une augmentation du chômage. Ces résultats ont conduit le gouvernement à augmenter le montant des subventions, ce qui contribue à un déficit budgétaire important et renforce encore la non-viabilité des finances publiques.</p>



<p>Le pays est donc confronté à des choix difficiles. Un atterrissage en douceur nécessiterait un programme de réformes audacieux pour stimuler la croissance économique, un leadership politique solide et déterminé pour garantir la cohésion sociale et, idéalement, le soutien des amis de la Tunisie à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment briser le cercle vicieux de l&rsquo;endettement</h2>



<p>L’économie tunisienne est désormais très en-deçà de son potentiel. Ses problèmes sont auto-infligés. En termes quelque peu réducteurs, le problème vient d’un gouvernement qui dépense trop pour assouplir les conditions sociales – une approche qui maintient la croissance à un faible niveau. Maintenant que les sources extérieures se tarissent, les déficits budgétaires épuisent les financements intérieurs. Cela évince le secteur privé. Cela accroît également la dette publique intérieure, ce qui crée un risque d’instabilité future, déprimant encore davantage l’investissement privé. Cette situation entraîne une inflation, une baisse des salaires réels et un chômage élevé, ce qui pousse le gouvernement à dépenser trop. Comment briser ce cercle vicieux est devenu le principal défi national.</p>



<p>Une plus grande raréfaction des devises menacerait de plus en plus de faire tomber l’ensemble du système, générant en particulier des risques plus aigus de ruée sur les réserves, et éventuellement de ruée sur les banques également, compte tenu de leur forte exposition à la dette publique. Ces conditions ont rendu la Tunisie très vulnérable et à la merci du moindre choc, qu’il soit d’origine externe ou interne. La situation actuelle n’est tenable qu’à très court terme. La Tunisie pourrait éventuellement se sortir de sa dette grâce à une forte poussée d’investissement, mais cela nécessiterait un changement vigoureux de sa politique intérieure et un vaste programme de soutien de la part des partenaires internationaux. La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s&rsquo;engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bY6pgSjZnw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=1iUZ2hEpQV#?secret=bY6pgSjZnw" data-secret="bY6pgSjZnw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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