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	<title>Archives des dette - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dette - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Un potentiel économique freiné par la bureaucratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a un potentiel économique qui s'érode au fil des ans par la faute d'une administration publique étouffante.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/">Tunisie | Un potentiel économique freiné par la bureaucratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La bureaucratie n’est pas un détail de gestion. C’est le premier obstacle à l’emploi, à l’investissement et à l’avenir des jeunes. La Tunisie a du potentiel. Tout le monde le dit depuis trente ans — les institutions internationales, les économistes, les hommes politiques. Et ce potentiel, pendant ce temps, s’érode. Les jeunes diplômés partent. Les investisseurs hésitent. Les projets dorment dans des tiroirs en attendant des autorisations qui n’arrivent jamais.</em></strong> <em>(Siège du gouvernement à la Kasbah: la bureaucratie contre l&rsquo;économie). </em> </p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18583337"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le problème n’est pas le manque de ressources naturelles ni l’absence de compétences. Il est administratif. Il est structurel. Et il est évitable.</p>



<p>Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est la traduction chiffrée de milliers de projets abandonnés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des chiffres qui ne mentent pas</h2>



<p>Créer une entreprise en Tunisie nécessite en moyenne 9 procédures distinctes — contre moins de 5 dans la plupart des pays développés. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et 9 en France. Exporter un produit tunisien vers l’Europe coûte 50 heures de démarches administratives — contre 13 heures dans les économies avancées.</p>



<p>Ce ne sont pas des chiffres de think tank. Ce sont des données de la Banque mondiale, confirmées par la Banque africaine de développement en 2024 et par le FMI dans ses consultations les plus récentes.</p>



<p>La Tunisie est aujourd’hui classée comme le pays <em>«le plus risqué»</em> du continent africain pour les entreprises, selon le Country Risk Atlas 2026.</p>



<p>Chaque procédure en trop est une raison de plus de ne pas investir. Chaque délai inutile est un emploi non créé. L’administration tunisienne, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas neutre : elle est activement défavorable à l’activité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un potentiel réel, une économie bloquée</h2>



<p>La Tunisie n’est pas un pays sans atouts. Son tissu industriel, son secteur agricole, sa main-d’œuvre qualifiée et sa position géographique en font un candidat naturel à une croissance soutenue. Les secteurs porteurs existent : énergies renouvelables, industrie technologique, numérique, agro-industrie.</p>



<p>Mais ces secteurs ne se développeront pas dans un environnement où les autorisations mettent des mois, où l’accès au foncier industriel relève du parcours d’obstacle, et où l’incertitude réglementaire décourage les investisseurs avant même qu’ils ne déposent un dossier.</p>



<p>La dette publique atteint 81 % du PIB en 2024. Le chômage des jeunes dépasse 30 % dans plusieurs régions de l’intérieur. La croissance économique n’a été que de 1,4 % en 2024. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une malchance conjoncturelle. Ils sont le résultat d’une gouvernance économique qui n’a pas rompu avec ses blocages structurels.</p>



<p>L’économie informelle représente entre 40 et 60 % de l’activité totale en Tunisie. C’est la mesure exacte de l’échec du cadre formel à offrir des conditions viables à ceux qui veulent entreprendre légalement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois réformes concrètes, pas une de plus</h2>



<p>Le diagnostic est posé depuis longtemps. Ce qui manque, c’est l’action. Trois réformes précises, immédiatement réalisables, permettraient de changer la donne sans attendre une hypothétique révolution administrative globale.</p>



<p>Première réforme : la digitalisation réelle des services aux entreprises. Pas les portails en ligne qui reproduisent les formulaires papier en PDF. Un service numérique vrai, avec des délais légaux contraignants, une traçabilité des dossiers et une obligation de réponse. La Banque mondiale a identifié ce levier comme prioritaire pour la Tunisie dans sa stratégie pays 2025. Plusieurs pays africains moins bien dotés ont déjà franchi ce pas.</p>



<p>Deuxième réforme : la mise en place d’un guichet unique opérationnel pour les investisseurs — avec une autorité réelle sur les administrations sectorielles. Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou simplement n’est pas réactive.</p>



<p>C’est précisément ce pouvoir de coordination qui leur fait défaut.</p>



<p>Troisième réforme : l’instauration de délais légaux opposables pour toute décision administrative à incidence économique. Pas de réponse dans les 30 jours : accord tacite. Ce mécanisme, appliqué dans plusieurs pays méditerranéens, a prouvé son efficacité pour réduire les délais sans dégrader la qualité des décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question politique que personne ne pose</h2>



<p>Ces réformes ne sont pas complexes sur le plan technique. Elles sont complexes sur le plan politique — parce qu’elles remettent en cause des pratiques, des positions de pouvoir et des habitudes institutionnelles solidement ancrées.</p>



<p>La vraie question n’est donc pas <em>«Que faut-il faire ?»</em>. Elle est : <em>«Qui a intérêt à ce que rien ne change ?»</em> La réponse à cette question explique pourquoi les diagnostics se succèdent depuis quinze ans sans que les réformes suivent.</p>



<p>La Tunisie n’est pas condamnée à l’inertie administrative. D’autres pays, avec des points de départ similaires, ont réformé leur environnement des affaires en moins de cinq ans — le Rwanda, la Géorgie, le Maroc sur certains segments — et en ont tiré des gains de croissance mesurables.</p>



<p>Le potentiel de la Tunisie n’est pas une promesse d’avenir. C’est une réalité présente que l’administration empêche de se concrétiser. Changer cela, c’est possible. La question est de savoir si c’est voulu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ingénierie avant les discours</h2>



<p>Chaque grande réforme administrative commence par une décision politique claire, suivie d’un calendrier précis et d’indicateurs de résultat opposables. Pas d’un comité de réflexion de plus. Pas d’un rapport supplémentaire. Une décision, un calendrier, une obligation de résultat.</p>



<p>La Tunisie a aujourd’hui tous les éléments pour construire cela. Les modèles existent. Les compétences techniques sont disponibles. L’urgence est réelle — et croissante.</p>



<p>D’autres pays ont transformé en moins d’une décennie une administration pesante en avantage compétitif. La Tunisie peut faire de même. Mais l’histoire économique ne retient pas les pays qui avaient du potentiel — elle retient ceux qui ont eu le courage de s’en saisir.</p>



<p>Les rapports s’accumulent. Les diagnostics sont posés. Ce qui manque désormais, ce n’est ni l’expertise ni les modèles : c’est la décision. Et le temps presse. **</p>



<p><em>* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>



<p><em>** Cet article a été rédigé avec l’appui d’un outil d’intelligence artificielle pour la structuration du texte et la vérification de la cohérence des données. Les analyses, les choix éditoriaux et les prises de position sont ceux de l’auteur.</em></p>



<p><strong><em>Sources</em></strong><em> : Banque mondiale (Doing Business, rapports pays 2024-2025)&nbsp;; Banque africaine de développement (2024-2025)&nbsp;; FMI (consultations Article IV)&nbsp;; Country Risk Atlas 2026&nbsp;; PNUD (déclarations Abdallah Dardari, 2025).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LyNSyvVsrI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/">Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/embed/#?secret=Qbe5S4yix1#?secret=LyNSyvVsrI" data-secret="LyNSyvVsrI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Etats-Unis &#124; Le fardeau de l’ordre international devient une semence du déclin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/etats-unis-le-fardeau-de-lordre-international-devient-une-semence-du-declin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 07:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[ordre international]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis face au dilemme de la puissance ou quand le leadership mondial devient un facteur de vulnérabilité voire de déclin.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/etats-unis-le-fardeau-de-lordre-international-devient-une-semence-du-declin/">Etats-Unis | Le fardeau de l’ordre international devient une semence du déclin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1945, le Plan Marshall pose les bases d’un ordre international où l’Amérique échange sécurité et prospérité contre une centralité durable ; aujourd’hui, avec une dette proche de 39 000 milliards de dollars, cet investissement fondateur s’est mué en contrainte structurelle, révélant le dilemme d’une puissance dont le rôle de garant du système devient lui-même un facteur de vulnérabilité voire de déclin.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar</strong> *<strong><em></em></strong></p>



<span id="more-18262502"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Derrière ce chiffre de la dette se cache une histoire humaine, celle de régions désindustrialisées, de classes moyennes fragilisées et de sociétés sommées de financer, génération après génération, le coût d’un rôle mondial dont les bénéfices se diffusent au-delà de leurs propres frontières.</p>



<p>Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, l’ordre international s’est présenté comme une promesse de stabilité, de prospérité et de règles partagées, mais il s’est en réalité construit comme une architecture portée par un pays, les États-Unis fournissant au monde des biens publics qu’aucune autre puissance ne pouvait assumer seule — monnaie de référence le dollar, sécurité des routes maritimes, liquidité des marchés, crédibilité des institutions multilatérales.</p>



<p>Ce système a permis l’essor des échanges, l’intégration des économies émergentes et l’expansion sans précédent des chaînes de valeur, mais il a aussi concentré sur les Etats-Unis les coûts de la stabilité globale, transformant le leadership en charge budgétaire, sociale et politique.</p>



<p>À mesure que la dette s’accumule – aujourd’hui près de 39 000 milliards de dollars – que les fractures intérieures se creusent et que la concurrence stratégique s’intensifie, la question n’est plus de savoir si l’ordre mondial est juste ou injuste, mais s’il demeure soutenable pour ceux qui en ont été les principaux garants — et ce que signifie, pour le reste du monde, une Amérique qui ne cherche plus à préserver l’architecture entière, mais à en sauver la part qu’elle peut encore porter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La charge de la stabilité</h2>



<p>Dans la mondialisation actuelle, les États-Unis constituent un pilier structurel du système avec leur monnaie, leurs marchés et leur capacité de projection stratégique formant une infrastructure invisible sur laquelle repose une part décisive de la circulation mondiale des biens, des capitaux et de la confiance.</p>



<p>Le dollar est devenu l’ossature monétaire d’un ordre international où la liquidité, le refuge et la prévisibilité sont fournis comme des biens publics informels à l’ensemble des économies, des centres financiers aux périphéries émergentes.</p>



<p>Cette centralité confère à Washington une influence qui dépasse la logique classique de la puissance, mais elle l’enchaîne aussi à une responsabilité systémique d’absorber les excédents du monde, recycler ses déséquilibres en dette souveraine et garantir, souvent au-delà de ses intérêts immédiats, la continuité d’un espace économique global dont la stabilité conditionne l’accès au financement, la trajectoire de développement et la sécurité monétaire de la majorité des nations.</p>



<p>Concrètement, ce rôle de garant s’est traduit dans une chaîne continue de coûts visibles et différés — budgets de défense pour entretenir un maillage mondial de bases et d’alliances, guerres lointaines de la péninsule coréenne aux déserts du Moyen-Orient, soins et pensions versés à des générations de vétérans, intérêts d’une dette contractée pour financer la stabilité globale. À cela s’ajoute une diplomatie de l’aide et des institutions, destinée à contenir les crises avant qu’elles ne deviennent systémiques. Additionnée et corrigée de l’inflation, cette facture à plus de 60 000 milliards de dollars, oscillant, selon les époques, entre 3% et 10% (guerre froide) de la richesse produite chaque année par les États-Unis.</p>



<p>L’ordre international peut se lire comme un contrat d’assurance implicite dont les États-Unis sont devenus l’assureur de dernier ressort. En temps de crise, le monde se tourne vers leur liquidité, leur sécurité et leurs marchés, tandis que les primes se transforment en dettes, déficits et engagements supportés par ce même pays au bénéfice de l’ensemble du système.</p>



<p>Ainsi, ce qui apparaît comme un privilège hégémonique se révèle être une charge structurelle, où la capacité de tenir le centre devient la condition même de la survie de l’ordre international qu’il soutient.</p>



<p>Giovanni Arrighi, théoricien des cycles hégémoniques, nous avertit que les puissances déclinantes s&rsquo;effondrent non par des menaces extérieures, mais par une résistance interne à l’adaptation – un avertissement qui s’applique à l’Amérique, enchaînée à son rôle systémique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La facture du leadership mondial</h2>



<p>La centralité américaine a inscrit la stabilité du monde dans le bilan de sa propre société, où la liquidité, la sécurité et l’ouverture se sont progressivement traduites en dettes, en déficits et en lignes de fracture.</p>



<p>Le privilège du dollar a longtemps différé les choix entre puissance extérieure et investissement intérieur, faisant de l’endettement le régulateur silencieux d’un ordre aux bénéfices mondialisés mais aux coûts largement supportés par les Etats-Unis.</p>



<p>À cette pression financière s’est ajoutée une géographie des gagnants et des perdants, où certaines régions se sont intégrées aux flux globaux tandis que d’autres – comme l’Amérique – se sont désindustrialisées.</p>



<p>Dès lors, la soutenabilité n’est plus un débat comptable, mais une épreuve politique, jusqu’où une démocratie peut-elle porter la stabilité du monde sans entamer la cohésion qui fonde sa propre légitimité ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mondialisation asymétrique</h2>



<p>L’ordre économique mondial s’est construit comme un mécanisme d’expansion collective reposant sur une dissymétrie structurelle, où les gains de la croissance ont été largement diffusés tandis que les coûts de la stabilité se sont progressivement concentrés sur le pays capable d’absorber les déséquilibres du reste du système. Les excédents industriels et commerciaux de l’Asie, les stratégies d’accumulation de réserves des économies émergentes et la recherche globale d’actifs sûrs ont trouvé dans la dette américaine un réceptacle naturel, transformant les déficits des Etats-Unis en contrepartie financière de la prospérité mondiale. Ce schéma a offert aux pays du Sud un accès inédit aux marchés, au capital et aux chaînes de valeur, mais il les a aussi arrimés aux cycles monétaires et budgétaires des Etats-Unis, faisant de chaque inflexion de la politique américaine une onde de choc transmise aux monnaies, aux investissements et aux équilibres sociaux des pays du Sud.</p>



<p>Ainsi, la mondialisation apparaît comme une architecture hiérarchisée de dépendances – et non un espace neutre d’échanges – où la promesse d’intégration s’accompagne d’une vulnérabilité systémique, et où la soutenabilité de la croissance de tous demeure étroitement liée à la capacité des Etats-Unis à continuer de porter le poids financier et politique de l’ensemble.</p>



<p>L’histoire offre un miroir troublant. Athènes finançait la sécurité de la mer Égée au prix de son trésor, Venise garantissait les routes du Levant en échange de sa prospérité, l’Empire britannique garantissait les mers au prix d’un endettement croissant. Toutes ont découvert que le centre du monde devient aussi son principal point de fatigue. L’Amérique s’inscrit aujourd’hui dans cette lignée, où la stabilité globale fut à la fois la source de la grandeur et la semence du déclin.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Droit international et survie stratégique</h2>



<p>À mesure que l’ordre international se complexifie et empile les règles, les traités et les institutions, une tension s’exacerbe entre l’universalité proclamée du droit international et la réalité des intérêts vitaux des grandes puissances, pour lesquelles la sécurité nationale, la continuité économique et la stabilité intérieure demeurent des lignes de survie non négociables.</p>



<p>En Ukraine, à Gaza ou au Venezuela, le droit international se heurte aux impératifs de sécurité, de dissuasion et d’accès aux ressources stratégiques, révélant les limites d’un ordre fondé sur des règles, oubliées lorsque celles-ci entrent en conflit avec les intérêts des grandes puissances.</p>



<p>Cette fracture interroge sur la soutenabilité de l’ordre international lorsque ses garants – Etats Unis – considèrent que le respect strict du droit international affaiblit leur capacité à maintenir l’équilibre global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géopolitique des nœuds vitaux</h2>



<p>Le Moyen-Orient – avec 30 % du pétrole mondial et 17 % du gaz naturel – demeure le cœur énergétique du monde, dont la stabilité conditionne l’inflation mondiale et les équilibres budgétaires des États importateurs.</p>



<p>La mer de Chine méridionale – où transite plus de 20% du commerce mondial dont 45 % de pétrole brut – concentre les chaînes technologiques et industrielles dont dépendent les industries numériques et de défense.</p>



<p>Enfin, l’Arctique avec une superficie de 14 millions de kilomètres carrés, s’ouvre comme une frontière d’un avenir proche en raison de la fonte accélérée de la calotte glaciaire, où l’émergence de routes transpolaires, l’accès à des ressources critiques et le déploiement de capacités de dissuasion modifient la cartographie des corridors de navigation maritimes et aériens.</p>



<p>Dans cette configuration des espaces stratégiques, le Groenland s’impose comme un point de jonction entre la sécurité nord-américaine, la gouvernance des nouvelles routes et la définition des règles des espaces émergents.</p>



<p>L’intérêt américain pour le Groenland s’inscrit dans une logique ancienne de prévention stratégique, dès 1940, après l’invasion du Danemark par l’Allemagne, les Etats-Unis s’y sont positionnés pour empêcher que cette dernière ne fasse de l’Atlantique Nord et de l’Arctique une zone de projection contre le continent nord-américain.</p>



<p>Pour l’Administration de Trump, sécuriser ces différents points d’appui revient à protéger l’infrastructure physique de l’ordre international ; pour les pays du Sud, dont près de quatre cinquièmes du commerce transitent par ces corridors maritimes et numériques, chaque tension dans ces espaces se traduit par des coûts immédiats sur les prix, les devises et l’accès aux marchés.</p>



<p><strong>L’«affaire» du Groenland</strong></p>



<p>Le Groenland dépasse la seule question des territoires et des ressources, il révèle une mutation de la puissance au XXIᵉ siècle, où l’influence se mesure autant à la capacité de définir les règles des espaces émergents qu’à la maîtrise des zones déjà intégrées à l’économie mondiale.</p>



<p>Tandis que le réchauffement climatique ouvre des routes transarctiques, rapproche l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord et rend accessibles des minerais critiques pour la transition énergétique et les technologies avancées, l’enjeu central devient la maîtrise stratégique de ces nouveaux espaces.</p>



<p>Les corridors transarctiques offrent des trajets jusqu’à trois fois plus rapides entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord, tout en réduisant l’exposition aux goulets d’étranglement et aux vulnérabilités sécuritaires qui caractérisent aujourd’hui des passages comme le canal de Suez ou Bab El Mendeb (mer Rouge).</p>



<p>Pour les États-Unis, investir le Groenland, c’est projeter la sécurité nord-américaine dans le futur, sécuriser les corridors de demain et éviter que des puissances concurrentes ne définissent seules les standards d’accès, d’exploitation et de navigation.</p>



<p>Pour les pays émergents, cette reconfiguration annonce un monde où les centres de gravité du commerce et de l’influence peuvent se déplacer brutalement, reconfigurant les avantages comparatifs et les dépendances.</p>



<p>À mesure que ces recompositions se dessinent, une question s’impose, un ordre international peut-il durer lorsque la charge de sa stabilité devient plus lourde que les bénéfices qu’en retirent ses garants, et lorsque ceux qui en dépendent le plus n’en participent que marginalement à sa gouvernance ?</p>



<p>La soutenabilité devient une épreuve morale et institutionnelle, où se confrontent la promesse d’un monde régi par des règles communes et la réalité d’un système structuré par des rapports de force.</p>



<p>Préserver l’ordre international implique d’en redistribuer les coûts, d’en élargir la légitimité et d’en pluraliser les centres de décision ; assumer la rupture, c’est accepter une fragmentation où la stabilité cède la place à des équilibres régionaux concurrents, plus flexibles mais aussi plus instables. Entre ces deux voies se joue le destin des décennies à venir.</p>



<p>L’histoire ne jugera pas l’Amérique sur la puissance qu’elle a exercée, mais sur la capacité du monde à rester stable le jour où elle cessera d’en porter seule le poids.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1D7pT7wJkF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/qui-payera-la-dette-colossale-des-etats-unis/">Qui payera la dette colossale des Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui payera la dette colossale des Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/qui-payera-la-dette-colossale-des-etats-unis/embed/#?secret=03wu7XGcQu#?secret=1D7pT7wJkF" data-secret="1D7pT7wJkF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie en 2026 &#124; Une autre année de dormance économique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 09:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
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		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Darghouth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/la-tunisie-en-2026-une-autre-annee-de-dormance-economique/">La Tunisie en 2026 | Une autre année de dormance économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée depuis plusieurs années. Rien ne laisse entrevoir une inflexion majeure, encore moins un projet de décollage économique à la hauteur des attentes sociales et des aspirations de la jeunesse.</em></strong></p>



<p><strong>Salah Darghouth</strong> *</p>



<span id="more-18243549"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Salah-Dargouth.jpg" alt="" class="wp-image-188028"/></figure>
</div>


<p>La dormance désigne cet état intermédiaire où un organisme demeure vivant, mais suspend son élan vital. Il fonctionne au ralenti, non par absence de ressources, mais par prudence, résignation ou incapacité à mobiliser son potentiel. Appliquée à l’économie, la notion décrit un pays qui conserve ses capacités productives humaines, institutionnelles et culturelles, sans parvenir à les transformer en dynamique collective de développement.</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui correspond cruellement à cette définition. Rien n’y est totalement à l’arrêt&nbsp;: l’économie produit, exporte, échange&nbsp;; les institutions tiennent&nbsp;; les services publics assurent tant bien que mal le minimum vital&nbsp;; les ménages développent des stratégies de survie. Le pays ne s’effondre pas. Mais il ne décolle pas. Il tourne en rond. Il vivote.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une croissance trop faible pour créer de l’avenir</h2>



<p>Cet état de dormance se reflète d’abord dans une croissance économique durablement faible. La croissance mesure l’augmentation de la richesse produite d’une année sur l’autre. Lorsqu’elle est atone, l’économie avance à peine plus vite que sa population, sans dégager le surplus nécessaire pour investir, innover et améliorer durablement les conditions de vie des gens.</p>



<p>Selon les données de la Banque mondiale, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant en Tunisie est restée extrêmement faible au cours des quinze dernières années. Elle n’a dépassé les 2 % qu’en 2012, dans le sillage immédiat de la révolution, et en 2021 et 2022 à la sortie de la pandémie du Covid. En dehors de ces parenthèses, la quasi-stagnation domine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="602" height="240" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant.jpg" alt="" class="wp-image-18243556" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant.jpg 602w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant-300x120.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant-580x231.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 602px) 100vw, 602px" /></figure>
</div>


<p>Une croissance faible ne provoque pas de rupture brutale. Elle engendre un phénomène plus insidieux&nbsp;: l’absence de marges. L’économie crée à peine plus de richesse qu’elle n’en consomme. L’État, les entreprises et les ménages sont enfermés dans une gestion permanente de la contrainte.</p>



<p>L’action publique se replie alors sur l’urgence&nbsp;: salaires, subventions, service de la dette. L’investissement productif stagne. Les infrastructures se dégradent. L’éducation, la santé, la recherche, l’environnement et la culture deviennent des variables d’ajustement. Ce désinvestissement affaiblit la productivité, décourage l’initiative privée, détériore l’emploi et reconduit à… la croissance faible. Le cercle vicieux est enclenché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les effets sociaux et politiques de la dormance</h2>



<p>Les conséquences dépassent largement le champ économique. La première est la fragilisation de l’État. Avec des recettes fiscales limitées et des besoins sociaux croissants, l’État est contraint à des arbitrages permanents&nbsp;: investissement ou subventions, entretien ou développement, santé ou éducation. Ces choix sous contrainte finissent par user la légitimité publique.</p>



<p>La deuxième est la stagnation, voire l’érosion, du niveau de vie. Les salaires réels ne suivent plus l’inflation. Les ménages ont le sentiment de travailler davantage pour vivre moins bien. Cette frustration nourrit une colère silencieuse.</p>



<p>La troisième conséquence est plus profonde encore&nbsp;: la dégradation du lien social. Lorsque l’économie ne crée plus suffisamment d’opportunités, la société se replie. Les inégalités se figent, parfois s’aggravent. La méritocratie perd sa crédibilité. Le sentiment d’injustice s’installe, alimentant défiance, retrait civique ou radicalisation des discours.</p>



<p>Enfin, l’enlisement dans une croissance durablement faible finit par étouffer l’imaginaire collectif. Le futur cesse d’être une promesse. Il devient une répétition du présent, parfois même une crainte. Or, aucune nation ne se redresse sans croire, au préalable, en sa capacité à avancer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une gestion de l’État en mode survie</h2>



<p>Face à cette situation, l’État agit comme un médecin de garde permanent&nbsp;: il stabilise, colmate, gère l’urgence. Il empêche la détérioration immédiate, mais ne relance pas l’élan. La politique économique devient une stratégie d’évitement plutôt qu’un projet de transformation.</p>



<p>Les réformes structurelles — ajustement macro-économique, réforme fiscale, transformation numérique, transition énergétique, adaptation démographique, etc. — sont soit différées, soit abordées de manière fragmentaire. Certaines initiatives mal préparées peuvent aggraver les déséquilibres et tétanisé le climat des affaires. C’est&nbsp;cas chez nous, par exemple, des décisions réglementaires (comme celle des chèques bancaires) qui entravent les échanges économiques et freinent la consommation des catégories modestes.</p>



<p>Dans le même temps, le pays se referme progressivement sur lui-même au nom d’une posture souverainiste, financièrement contraignante&nbsp;: investissements manqués, fiscalité pénalisante pour l’entreprise, restrictions et pénuries alimentant l’inflation. Le résultat est un isolement économique qui réduit encore les perspectives de croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un immense gaspillage de capital humain</h2>



<p>Jamais la Tunisie n’a produit autant de compétences, mais jamais elle ne leur a offert si peu d’horizons. Les jeunes diplômés attendent, bricolent, émigrent ou renoncent. L’effort ne garantit plus l’avenir. Le capital humain est sous-utilisé ou exporté. L’énergie se transforme en résignation ou en départ.</p>



<p>Les effets de cette gestion sans souffle sont visibles dans l’espace public&nbsp;: dégradation des services urbains (accentuée par l’absence de conseils municipaux élus), accumulation des déchets, abandon des espaces verts, territoires sacrifiés comme Gabès, où l’environnement est devenu la variable d’ajustement d’une économie à bout de souffle.</p>



<p>La concentration du pouvoir, l’affaiblissement des corps intermédiaires, la méfiance envers l’expertise et les conseils venant de l’intérieur et plus encore envers celle venant de l’étranger ont vidé l’action publique de sa fonction mobilisatrice. Le pouvoir administre, surveille, accuse, mais prend le risque de ne plus inspirer. Quand la politique cesse de donner du souffle, la société retient le sien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du réveil au décollage&nbsp;: changer d’échelle&nbsp;?</h2>



<p>Le décollage économique n’est pas un simple rebond conjoncturel. Il ne se résume ni à une embellie statistique ni à une amélioration passagère. Il désigne le moment où une économie franchit un seuil structurel et entre dans une dynamique durable, auto-entretenue et inclusive de création de richesse.</p>



<p>Pour un pays comme la Tunisie, cela implique clairement un changement d’échelle. Une croissance de 2 ou 3 % ne suffit pas. Elle permet tout au plus de gérer l’existant. Un véritable décollage exige un taux de croissance soutenu, d’au moins 6% par an sur plusieurs années consécutives, condition minimale pour créer suffisamment d’emplois, absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, financer les services publics, moderniser les infrastructures et restaurer la confiance collective.</p>



<p>Un tel niveau de croissance ne relève ni du miracle ni de l’illusion. Il a été atteint par des pays comparables lorsqu’ils ont introduit les réformes macro-économiques et sectorielles qui s’imposent et mobiliser simultanément l’investissement productif, la montée en gamme de leur économie, l’ouverture maîtrisée sur le monde et une gouvernance publique capable de donner une direction claire et stable.</p>



<p>Un décollage se caractérise notamment par une croissance forte, durable et inclusive, un investissement public et privé orienté vers la production, l’innovation et la transition écologique. Il se caractérise aussi par un élargissement du tissu entrepreneurial, une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, une hausse soutenue de la productivité et une véritable valorisation du capital humain. Il se caractérise enfin et surtout par un État stratège qui a le courage de réformer, planifie sans étouffer, régule sans paralyser et investit là où le marché ne peut agir seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donner l’impulsion, puis mobiliser le pays&nbsp;?</h2>



<p>Dans le contexte institutionnel actuel de la Tunisie, une réalité s’impose&nbsp;: l’impulsion du décollage économique ne peut venir que du sommet de l’État. Le pouvoir est aujourd’hui fortement concentré, l’exécutif dispose de larges prérogatives et le Parlement lui est largement acquis. Aucune dynamique de transformation profonde ne peut émerger sans une volonté politique claire, assumée et portée au plus haut niveau.</p>



<p>Il revient donc en premier lieu au Président de la République de définir une vision économique lisible, cohérente et mobilisatrice, et d’assumer pleinement le choix d’un décollage fondé sur une croissance forte, durable et inclusive, d’au moins 6 % par an. Sans cap clair, sans priorité affichée en faveur de l’investissement, de la création de valeur, de l’emploi et de la confiance, la Tunisie restera enfermée dans la gestion du court terme et son économie en état de dormance.</p>



<p>Mais une impulsion venue du sommet, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à elle seule. Elle doit être complétée d’une mobilisation ordonnée et responsable de l’ensemble des forces vives du pays. Une fois la direction donnée, l’État doit redevenir un État stratège qui coordonne, arbitre et s’appuie sur les compétences disponibles, plutôt qu’un État qui décide seul dans l’urgence.</p>



<p>Les administrations, les cadres des entreprises publiques et privées, les travailleurs, les responsables syndicaux, les universitaires, les chercheurs, les collectivités locales, la société civile et la diaspora ont alors un rôle essentiel à jouer&nbsp;: transformer la vision en résultats concrets, chacun dans son champ, chacun à sa place.</p>



<p>La Tunisie n’a pas besoin d’être réinventée. Elle a besoin d’un signal fort, d’un cap assumé et d’un climat de confiance qui libère les initiatives au lieu de les suspecter. Elle dispose d’atouts considérables&nbsp;: une société instruite, curieuse et inventive&nbsp;; une géographie stratégique&nbsp;; une mémoire de compromis et de coexistence&nbsp;; une résilience éprouvée.</p>



<p>Ces atouts ne demandent pas à être inventés. Ils demandent à être libérés.</p>



<p>La stabilité sans horizon est une forme lente de déclin. Reprendre le souffle, c’est redonner de l’air à l’initiative, de la dignité à l’effort, de la confiance au savoir et une direction claire à l’action publique.</p>



<p>L’économie tunisienne doit et peut s’extraire de son état actuel de dormance afin d’initier une dynamique de décollage durable. Toutefois, le décollage repose sur une volonté et un courage politique assumés, un engagement irréversible pour mener&nbsp;toutes les réformes qui s’imposent et une mobilisation collective. Cette volonté, ce courage et cet engagement ne peuvent provenir en tout premier lieu que des plus hautes autorités du pays. &nbsp;</p>



<p>A bon entendeur…</p>



<p><em>* Ancien cadre à la Banque Mondiale.</em></p>
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		<title>Rencontre à Tunis &#124; Pression de la dette et politiques d’austérité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/rencontre-a-tunis-pression-de-la-dette-et-politiques-dausterite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire tunisien de l’économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Journée d’étude sur le thème «Droits financiers en Afrique du Nord : entre pression de la dette et politiques d’austérité».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/rencontre-a-tunis-pression-de-la-dette-et-politiques-dausterite/">Rencontre à Tunis | Pression de la dette et politiques d’austérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) organisera à Tunis, <strong><em>le 4 décembre 2025,</em></strong></em></strong> <strong><em>en collaboration avec l’Association marocaine des droits humains (AMDH), une journée d’étude sur le thème «Droits financiers en Afrique du Nord : entre pression de la dette et politiques d’austérité».</em></strong></p>



<span id="more-18013565"></span>



<p>Les participants analyseront les conséquences des politiques d’austérité et du niveau élevé de la dette publique en Tunisie, au Maroc et en Égypte.</p>



<p>L’objectif est d&rsquo;examiner la crise de la dette régionale et son impact sur la réduction des dépenses publiques dans les secteurs sociaux, ainsi que d’explorer des alternatives politiques fondées sur la justice fiscale.</p>



<p>L’OTE souligne que, bien que les gouvernements de la région aient signé le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ils ont adopté des mesures d’austérité, souvent liées aux programmes de prêts du Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Ces mesures ont réduit les financements alloués à l’éducation, à la santé et à la protection sociale, limitant ainsi l’accès des citoyens à leurs droits fondamentaux.</p>



<p>Bien que la Tunisie ait rompu ses relations avec le FMI il y a 18 mois, l’Observatoire a indiqué que le pays continue de subir les conséquences des prêts antérieurs, notamment à travers les remboursements de dette en cours et des politiques fiscales restrictives persistantes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/rencontre-a-tunis-pression-de-la-dette-et-politiques-dausterite/">Rencontre à Tunis | Pression de la dette et politiques d’austérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>FMI et Afrique &#124; La Tunisie n’est pas le seul pays récalcitrant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/fmi-et-afrique-la-tunisie-nest-pas-le-seul-pays-recalcitrant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 07:48:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas le seul pays africain confronté à des retards prolongés dans les consultations économiques obligatoires avec le FMI. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/fmi-et-afrique-la-tunisie-nest-pas-le-seul-pays-recalcitrant/">FMI et Afrique | La Tunisie n’est pas le seul pays récalcitrant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie n’est pas le seul pays africain confronté à des retards prolongés dans les consultations économiques obligatoires au titre de l’article IV avec le Fonds monétaire international (FMI). Quatre autres pays du continent sont dans la même situation, le Soudan, l’Érythrée, le Libéria et le Sénégal, parmi les 13 États membres à travers le monde.</em></strong> <em>(Ph. Siège du FMI à New York).</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17297698"></span>



<p>Les consultations au titre de l&rsquo;article IV sont des évaluations économiques annuelles menées par les services du FMI pour évaluer les politiques macroéconomiques, la stabilité financière et la gouvernance d’un pays. Ces examens sont essentiels pour maintenir l’accès aux financements concessionnels, inspirer la confiance des investisseurs et soutenir les efforts de viabilité de la dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">39 mois de retard</h2>



<p>Le retard de la Tunisie s’élève à 39 mois. Les autorités ont officiellement demandé un report en raison de difficultés politiques et économiques nationales. En fait, le président de la république Kaïs Saïed redoutent les impacts socio-économiques des réformes structurelles convenues par son pays avec l’institution financière internationale, notamment la révision du système de subventions, la réduction de la masse salariale du secteur public et l’assainissement des entreprises publiques déficitaires ou en difficulté. Il a aussi affirmé à plusieurs reprises qu’il rejetait les diktats du FMI, en mettant fin, dès octobre 2022, aux négociations pour un prêt de 1,9 milliard de dollars, estimant que les Tunisiens doivent compter sur leurs propres ressources qui sont immenses, mal exploitées et mal distribuées.  </p>



<p>Pour le Soudan, la dernière consultation a eu lieu en février 2020. Le retard de 34 mois est attribué à la poursuite du conflit civil et à l’instabilité politique.</p>



<p>L’Érythrée, pour sa part, n’a pas contacté le FMI depuis juillet 2019, ce qui a entraîné un retard de 45 mois. Les raisons sont classées comme <em>«diverses»</em>, sans aucune explication formelle fournie.</p>



<p>Suite à un changement de gouvernement, le Libéria a subi un retard de 20 mois. Cependant, une mission du FMI a été menée du 4 au 17 juin 2025, et les discussions du Conseil sont prévues pour le 8 septembre.</p>



<p>Ajouté à la liste en 2025, le Sénégal est confronté à un retard de 18 mois. Le FMI a suspendu son programme de soutien après qu’un audit a révélé une dette de 7 milliards de dollars jusque-là non déclarée sous l’administration de l’ancien président Macky Sall.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entrave à l’accès aux financements</h2>



<p>Le FMI souligne que de tels retards peuvent entraver l’accès à ses instruments financiers et à ceux d’autres institutions comme la Banque mondiale. Ils peuvent également compliquer les efforts de restructuration de la dette et révéler des problèmes plus généraux de gouvernance économique. Cependant, la liste n’est pas punitive&nbsp;: elle sert de mesure de transparence et incite à un réengagement.</p>



<p>Trois pays – l’Égypte, l’Éthiopie et le Malawi – ont été retirés de la liste des consultations différées en 2025 après avoir repris avec succès les engagements au titre de l’article IV.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="92FQcRg1uo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/">Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&rsquo;un accord devenu incertain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&rsquo;un accord devenu incertain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/embed/#?secret=F4rDsIJd86#?secret=92FQcRg1uo" data-secret="92FQcRg1uo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/fmi-et-afrique-la-tunisie-nest-pas-le-seul-pays-recalcitrant/">FMI et Afrique | La Tunisie n’est pas le seul pays récalcitrant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moody’s améliore la note de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/moodys-ameliore-la-note-de-la-tunisie-de-caa2-a-caa1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 09:15:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[note souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moody's a relevé la note d’émetteur à long terme de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1» avec perspective stable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/moodys-ameliore-la-note-de-la-tunisie-de-caa2-a-caa1/">Moody’s améliore la note de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Moody&rsquo;s a relevé la note d’émetteur à long terme de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1» avec perspective stable. Cette légère amélioration de notre note souveraine est bonne à prendre mais un long chemin reste encore à faire pour espérer voir les investisseurs étrangers revenir en force vers notre pays.</em></strong></p>



<span id="more-15757114"></span>



<p>L’agence de notation américaine a, également, annoncé, vendredi 28 février 2025, avoir relevé la notation de la dette senior non garantie de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de «Caa2» à «Caa1», et maintenu la perspective stable.</p>



<p>Cette révision de la note de la Tunisie reflète l’amélioration du profil d’amortissement de la dette extérieure du secteur privé tunisien ainsi que la capacité de la BCT à maintenir ses réserves de change stables, au cours des deux dernières années, soutenues par des déficits de compte courant historiquement faibles, indique Moody’s.</p>



<p>Par conséquent, les besoins de financement extérieur de la Tunisie sont désormais plus faibles et mieux couverts par les réserves de change, précise encore l’agence. Et d&rsquo;ajouter que la réduction progressive des déficits budgétaires contribue à atténuer le risque de remboursement malgré la persistance de certaines contraintes de financement.</p>



<p>Moody’s a indiqué que les perspectives stables reflètent les attentes des besoins de financement extérieur qui resteront contenus, même si la marge budgétaire pour répondre aux chocs restera limitée par les niveaux élevés de la dette et l’accès au financement du gouvernement dépendant de la BCT.</p>



<p>Selon Moody’s, des évolutions positives pourraient résulter de l’amélioration de la disponibilité des financements extérieurs et si l’assainissement budgétaire s’avérait plus rapide que prévu.</p>



<p>En revanche, l’environnement socio-économique continuera de présenter des risques négatifs pour la dynamique des réformes et les efforts d’ajustement budgétaire, avertit cependant l’agence.</p>



<p>Moody’s semble dire que le refus des autorités tunisiennes de mettre en route les réformes requises, notamment en ce qui concerne la réduction des subventions publiques et de la masse salariale du secteur public et l’assainissement des entreprises publiques en difficulté va maintenir de fortes pressions sur les finances de l’Etat.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/moodys-ameliore-la-note-de-la-tunisie-de-caa2-a-caa1/">Moody’s améliore la note de la Tunisie de «Caa2» à «Caa1»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kaïs Saïed se félicite de la justesse des choix économiques de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/kais-saied-se-felicite-de-la-justesse-des-choix-economiques-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 10:04:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment d’argent]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Zouhair Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[kais saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Tunichèque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Kaïs Saïed, l’expérience a montré<br />
la pertinence de les choix et les orientations économiques de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/kais-saied-se-felicite-de-la-justesse-des-choix-economiques-de-la-tunisie/">Kaïs Saïed se félicite de la justesse des choix économiques de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Recevant, hier, jeudi 13 février 2025, au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, le président de la République, Kais Saïed, a brossé un tableau (presque) idyllique de l’Etat de l’économie tunisienne. Pour lui, le compter sur soi a donné ses fruits&#8230; </em></strong></p>



<span id="more-15543361"></span>



<p>Cité dans un communiqué, le chef de l’Etat a mis l’accent sur le rôle de la banque centrale dans l’économie nationale, rappelant qu’il s’agit d’une institution ayant le statut d’un établissement public, comme pour souligner qu’elle est, d’abord et fondamentalement, au service de l’Etat&#8230; &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le président Saïed a,&nbsp;par ailleurs, souligné que la Tunisie est parvenue, à la faveur de son choix de compter sur ses propres potentialités, à rembourser, au mois de janvier dernier, 40% des services de la dette publique prévue pour 2025.</p>



<p>Elle a également réussi à maîtriser le taux d’inflation qui s’est stabilisé à 6% contre 7.8% au titre de l’année précédente et à maîtriser le risque de change du dinar tunisien par rapport aux principales devises&nbsp;internationales à la fin de 2024.</p>



<p>Le président Saïed a aussi réaffirmé que les choix et les orientations de la Tunisie doivent nécessairement procéder de la volonté de son peuple, ajoutant que l’expérience a montré de la pertinence de cette démarche&nbsp;et de l’impératif qu’il y a à la consacrer davantage.</p>



<p>La réunion a également été l’occasion d’évoquer le lancement de la plateforme électronique unifiée des transactions par chèques Tunichèque à laquelle ont adhéré 22 banques en plus de la Poste tunisienne et dont le nombre des inscrits a atteint 97 000.</p>



<p>Sur un autre plan, le chef de l’Etat a mis l’accent sur le rôle dévolu à la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF), qui doit accomplir au mieux sa mission dans la protection de l’économie nationale face aux flux financiers suspects et aux opérations de blanchiment d’argent.</p>



<p>Pour sa part, M. Nouri, fidèle en cela à son habitude, n’a pas cru devoir faire de déclaration après la rencontre. On aurait pourtant aimé connaître son avis, lui aussi, sur la situation économique générale dans le pays. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.     </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/kais-saied-se-felicite-de-la-justesse-des-choix-economiques-de-la-tunisie/">Kaïs Saïed se félicite de la justesse des choix économiques de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où est passé l’argent de la dette tunisienne ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/ou-est-passe-largent-de-la-dette-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 08:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[pression fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
		<category><![CDATA[taux de croissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les payeurs de taxes en Tunisie, et donc les payeurs de la dette, veulent savoir où sont passées ces sommes empruntées à des taux d’intérêts élevés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/ou-est-passe-largent-de-la-dette-tunisienne/">Où est passé l’argent de la dette tunisienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question est sur toutes les lèvres, et tout le monde attend les résultats des audits et contrôles de la gouvernance des emprunts et l’endettement que les Tunisiens sont en passe de se saigner pour les payer et honorer la signature de leurs dirigeants.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-15367275"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Il y a deux jours, la Tunisie a remboursé un milliard de dollars US &nbsp;d’un emprunt en Eurobonds, contracté en 2015. Bravo sur ce plan, mais les payeurs de taxes, et donc les payeurs de la dette, veulent savoir un peu plus, sur où sont passées ces sommes empruntées à des taux d’intérêts élevés et moyennant des concessions et des <em>«diktats»</em> opaques, difficiles à avaler.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dette toxique</h2>



<p>Face à ces interrogations et inquiétudes des payeurs de taxes, les médias et les économistes du sérail ont salué ce qu’ils ont qualifié d’exploit méritant célébration nationale, sans piper un mot sur les usages et les résultats de ces emprunts négociés de peine et de misère.</p>



<p>Ce beau monde passe sous silence deux questions majeures :</p>



<p>1- au fait, ce milliard de dollars a financé quoi, comme réalisation ou investissement, autres que de payer des salaires pour des fonctionnaires en surnombre et peu productifs, comparativement à leurs homologues en Europe ou ailleurs?</p>



<p>2- sachant que la Tunisie va aussi faire face à un autre groupe de remboursements dans 3 mois (avril) d’un montant de 800 millions de dollars, on peut se demander quel impact ces remboursements auront-ils sur le dinar et sur les réserves en devises?</p>



<p>Les médias et les économistes du sérail évacuent ces questions et réponses de leur discours et champs d’analyse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Rv2dbsrSD9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/">Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/embed/#?secret=ROnhujrHUZ#?secret=Rv2dbsrSD9" data-secret="Rv2dbsrSD9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les réponses sont ailleurs</h2>



<p>Ils n’osent peut-être pas parler des choses qui fâchent et ne veulent prendre de risques démesurés pour se maintenir dans le sérail de ces médias à la solde des lobbys et des partis qui ont gouverné la décennie noir post-2011.</p>



<p>Il faut aller chercher les réponses chez l’agence londonienne Fitch, BMI ou chez Bloomberg, qui documentent les méfaits de cette dette toxique qui étrangle la Tunisie.</p>



<p>Nos experts et nos médias surfent sur les apparences, sans toucher au fin fond des choses. Et pour cause, ce remboursement d’un milliard de dollars, impacte le taux de change du dinar et surtout sur les réserves en devises pour couvrir les importations de biens essentiels et éviter de graves pénuries qui guettent la Tunisie.</p>



<p>Que dit BMI? L’agence londonienne précise deux implications et risques qui sont directement liés aux remboursements de ces emprunts, sans compter les autres dont le remboursement est quasi mensualisé.</p>



<p>1- Si les tendances se maintiennent, les réserves en devises risquent de fondre fortement jusqu’à ne pouvoir financer que moins d’un mois d’importations de produits essentiels. Et cela sonne comme une alerte rouge pour les opérateurs économiques, intérieurs ou extérieurs. Ces opérateurs fonctionnent en anticipant les risques, en les exagérant aussi.</p>



<p>2 BMI a ajouté dans sa note d’il y a deux jours qu’une telle situation va mettre davantage de pressions sur le dinar et sur le taux de change. Et l’agence va jusqu’à faire des projections que nous préférons ne pas citer ici, pour ne pas susciter un mouvement de panique, ou relayer des erreurs.</p>



<p>Or, ces questions sont cruciales et leurs réponses nous aident à comprendre la facture à payer, au travers de cette dette peu soutenable, qui impacte directement les choix de la politique économique, monétaire et financière.</p>



<p>On ne peut en rester aux apparences. En économie, tout à un prix. Un prix et des impacts qui vont sanctionner les services publics, les infrastructures et l’avenir de nos enfants et petits enfants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie à crédit, démocratie au rabais</h2>



<p>Certes, les indicateurs économiques actuels ne sont pas au vert pour jeter des fleurs et faire comme si rien ne se passe d’inquiétant. De facto, des risques probables ont été soulignés par les deux dernières circulaires, de la banque centrale.</p>



<p>Le gouvernement actuel n’a pas beaucoup de marge de manœuvre, au moins pour 8 constats aussi inquiétants les uns que les autres.</p>



<p>1. les gains de productivité du travail sont quasiment au point mort. Pour ne pas dire négatifs dans plusieurs secteurs et ce depuis plusieurs années.</p>



<p>2. Les taux de croissance observés et anticipés sont très faibles et ne dépassent guère le taux de croissance démographique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cRBDtnEali"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/tunisie-le-service-de-la-dette-exterieure-en-hausse-de-plus-20-en-2024/">Tunisie : le service de la dette extérieure en hausse de plus 20% en 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le service de la dette extérieure en hausse de plus 20% en 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/27/tunisie-le-service-de-la-dette-exterieure-en-hausse-de-plus-20-en-2024/embed/#?secret=NSuk0fRe0V#?secret=cRBDtnEali" data-secret="cRBDtnEali" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>3. La pression fiscale est quasiment le double de la moyenne africaine. Aussi bien les entreprises que les citoyens ne peuvent plus payer plus de taxes additionnelles.</p>



<p>4. Le rapport des quanta de l’investissement sur la richesse créée (PIB) est des plus faibles depuis des décennies. Et même l’investissement public est en recul constant. L’Etat dit social n’a plus les moyens de sa politique et de ses ambitions. Le recul de presque 2% de l’investissement public, pour les derniers mois, limite l’entretien des services publics suivants : hôpitaux, écoles, transports collectifs, infrastructures et services sociaux.</p>



<p>5. Le chômage ne recule pas, celui des jeunes (15-24 ans) atteint 40,5%. Ainsi, plus de 4 jeunes sur 10 sont au chômage durable, sans espoir de se trouver un travail dans le court et moyen termes.</p>



<p>6. La charge de la dette ne fait qu’augmenter de manière exponentielle, près de 10 milliards de dinars en 2024, grugeant l’équivalent du total des recettes du tourisme et des transferts des Tunisiens de l’étranger.</p>



<p>7. La dette publique était de l’ordre de 44,9 milliards de dinars, il y a dix ans, et elle a plus que doublé depuis.</p>



<p>8. Le dinar a perdu presque 77% de sa valeur depuis 2011, et cela alourdit fortement le fardeau de la dette.</p>



<p>Ces enjeux méritent un débat public, et les solutions sont au nombre de deux, sans plus:</p>



<p>&#8211; plus de productivité et d’innovation dans toutes les sphères productives;</p>



<p>&#8211; une gouvernance responsable et axée sur les résultats et sur transparence à tous les niveaux.</p>



<p>Et pour ce faire, médias, experts et politiciens doivent mobiliser les citoyens pour se retrousser les manches et fouetter les initiatives innovantes et porteuses d’investissement et d’espoir.</p>



<p>Les expatriés peuvent aider à changer la donne s’ils étaient moins bloqués par la bureaucratie et par la répression fiscale qui étrangle l’investissement et les projets novateurs.</p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZUa5visnf_b5a_pJCjE5WtlGWSM4f41O0pr_wbxOlDsrjWJlzH_EZsOPL01JaCyOBpK6-L-tmWY3YDEC7qGkyLtv_wNFiHvLY9bBEbqMWzAqgHY57qY3_rw36UV8nJBcXr8jJereXmuE1gXOnIkDZUpX12gJCK_4A-JR5ZdevVplg&amp;__tn__=-UK-R" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujdqFIAMAe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/la-tunisie-contracte-des-prets-pour-payer-ses-dettes/">La Tunisie contracte des prêts pour payer ses dettes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie contracte des prêts pour payer ses dettes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/05/la-tunisie-contracte-des-prets-pour-payer-ses-dettes/embed/#?secret=MtxfXa4Wvf#?secret=ujdqFIAMAe" data-secret="ujdqFIAMAe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/ou-est-passe-largent-de-la-dette-tunisienne/">Où est passé l’argent de la dette tunisienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13807332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour l'économiste Hachemi Alaya, l'économie tunisienne présente de graves signes d'inquiétude. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hachemi Alaya est l’un des meilleurs économistes tunisiens qui a formé des générations de ses pairs. Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de sa lettre hebdomadaire de la conjoncture économique en Tunisie, </em>Ecoweek<em> *, où il tire la sonnette d’alarme sous le titre «Économie tunisienne : les raisons de s’inquiéter».</em></strong></p>



<span id="more-13807332"></span>



<p><em>«L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point. Révélatrice du mal-être du Tunisien et de la détérioration de son niveau de vie, sa croissance démographique s’effondre.</em></p>



<p><em>La productivité tourne à l’envers depuis l’épidémie de la Covid.</em></p>



<p><em>Témoin d’un manque de confiance envers l’avenir, l’investissement industriel s’établit à son plus bas niveau depuis près de 20 ans.</em></p>



<p><em>L’inflation est de retour et va durer autant que les causes -purement internes- qui l’ont déclenchée.</em></p>



<p><em>L’État, de moins en moins en capacité de tenir ses engagements, est désormais pris au piège de la dette.</em></p>



<p><em>La croissance durablement plombée. Sous l’éloge d’une économie résiliente en voie de se désendetter et de recouvrer sa souveraineté, pointe la réalité d’une économie en stagflation et d’un pays incapable de se ressaisir pour faire redémarrer son économie et redresser ses comptes. Un pays dont l’arrogance n’a d’équivalent que sa prétention à défier les lois de l’économie et de la finance est un vrai sujet d’inquiétude.»</em></p>



<p><em>* N° 30/24 parue le 18 août 2024.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Élection présidentielle en Tunisie : défis politiques et garde-fous économiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/election-presidentielle-en-tunisie-defis-politiques-et-garde-fous-economiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 07:51:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[programmes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13499315</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les prochaines élections présidentielles vont ajouter une autre couche d’incertitude et de complexité à la transition démocratique en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/election-presidentielle-en-tunisie-defis-politiques-et-garde-fous-economiques/">Élection présidentielle en Tunisie : défis politiques et garde-fous économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une bonne nouvelle fort rassurante: les Tunisiennes et Tunisiens sont officiellement invités aux urnes, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/tunisie-la-convocation-des-electeurs-pour-la-presidentielle-publiee-dans-le-jort/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le 6 octobre,</a> pour élire le quatrième président de l’ère du post-2011 (après la destitution dans le sang du dictateur Ben Ali). 93 jours et une saison estivale caniculaire nous séparent de cette échéance vitale pour ce qui reste de l’«aventure démocratique». Ces élections présidentielles vont ajouter une autre couche d’incertitude et de complexité à la «démocratie en Tunisie». Et pour cause, il faut parler des vrais défis et placer les «garde-fous» pour éviter le pire!</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong></p>



<span id="more-13499315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Une élection présidentielle est un moment fort des processus démocratiques. C’est aussi un moment pour confronter des candidats et des programmes, notamment économiques. L’électeur se doit de choisir l’homme ou la femme les plus indiqués pour le contexte, et le meilleur programme économique pour sortir le pays d’un marasme qui perdure. Et dans ce cadre, on peut résumer les défis à relever en dix mots clefs…</p>



<p>1-&nbsp;<strong>Apaisement.&nbsp;</strong>Actuellement, le principal défi concerne le <em>«lissage»</em> des préparatifs et des préalables à des élections dignes de cette appellation. La Tunisie doit impérativement favoriser l’apaisement pour mobiliser les électeurs et fédérer un pays fracturé et économiquement à genoux. La Tunisie d’aujourd’hui est divisée, fatiguée de ses élites. Très déçue de tous ces partis et <em>«opportunistes»</em> assoiffés par le pouvoir (pour le pouvoir) et qui n’ont jamais géré ou eu des expériences politiques probantes, avec des positions et des réalisations à mettre à leur actif. Cela dit, et dans ces préalables, on ne doit pas diaboliser ses adversaires politiques, sans preuve hors de tout doute.</p>



<p>2- <strong>Légitimité.</strong> Plusieurs personnalités potentiellement candidates à ces élections sont actuellement <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/karim-krifa-on-veut-empecher-abir-moussi-de-se-presenter-a-la-presidentielle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en prison</a> ou poursuivies par la justice. Certaines ont souillé la Tunisie par tous ces djihadistes qu’ils ont envoyés se faire exploser en Syrie, en Irak ou en Libye voisine. Certaines autres sont suspectés de corruption dans leur gestion des deniers publics. Mais on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, et la justice doit dire rapidement son juste verdict. Les innocents méritent leur place sur les listes des candidats et des candidates. C’est une question de légitimité pour l’histoire et pour la réhabilitation de la confiance des citoyens.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zaL9vqHMn0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/quel-cadre-reglementaire-pour-la-presidentielle-tunisienne-de-2024/">Quel cadre réglementaire pour la présidentielle tunisienne de 2024 ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quel cadre réglementaire pour la présidentielle tunisienne de 2024 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/quel-cadre-reglementaire-pour-la-presidentielle-tunisienne-de-2024/embed/#?secret=2n3xEFbcE6#?secret=zaL9vqHMn0" data-secret="zaL9vqHMn0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>3-&nbsp;<strong>Compétition</strong>. Une élection présidentielle libre est attendue, avec une campagne électorale concurrentielle, sans magouilles ou manigances institutionnelles ou sécuritaires. La Tunisie mérite, une élection qui permet aux électeurs de s’informer, de choisir et de distinguer entre des programmes et des projets clairs, différents dont le contenu est chiffré économiquement (ressources et résultats) et crédible au niveau de la faisabilité de ses ambitions. Tous les candidats doivent avoir un programme économique et social limpide, qui le distingue et qui les engage.</p>



<p>4-&nbsp;<strong>Pragmatisme</strong>. Une des raisons des échecs des élections précédentes (présidentielles et législatives) a trait à l’absence de programmes économiques (chiffrés et distinctifs) chez les partis et les candidats. En démocratie, les élections constituent un moment clef dans les choix collectifs et les priorités publiques à l’échelle des nations. Les élections, ce n’est pas juste un rituel, ce n’est pas de simples formalités et encore moins des <em>«apparences»</em> pour accéder ou se maintenir au pouvoir. Mériter la confiance des élections présidentielles, c’est pour faire changer les choses, réformer et afficher une stratégie détaillée, faisable et pas seulement des vœux pieux, comme pour les précédentes élections.</p>



<p>5-&nbsp;<strong>Évaluation</strong>. Les partis et les élites ayant exercé le pouvoir politique depuis 2011 doivent se représenter avec une évaluation et probablement, le cas échéant, un&nbsp;<em>mea culpa</em>. Les électeurs ne croient plus à ces discours verbeux, sans preuve, disant <em>«ce n’est pas moi, c’est les autres»</em>. La dette, la récession, le chômage, le pouvoir d’achat qui pique du nez sont documentés par les statiques nationales et on ne peut se débiner pour se défausser sur les autres et s’en laver les mains.</p>



<p>L’évaluation des politiques publiques constitue une discipline reconnue et capable de faire les preuves de ce qui n’a pas fonctionné, et ce qu’on n’a pas fait pour changer. Notamment pour arranger le statu quo et éviter les foudres des lobbyistes financiers, politiques, entre autres.</p>



<p>6- <strong>Abnégation</strong>. En plus de 4 présidents, plus de 700 ministres, une dizaine de chefs de gouvernements et un millier de députés ont gouverné depuis 2011. Pour un bilan économique déplorable, avec une perte du pouvoir d’achat de presque 50% depuis 2011. Ces élus ont globalement raté leur passage au sein de l’État (sauf de rares exceptions), faute d’engagements, de compétence et d’abnégation. En privilégiant, souvent, les intérêts de leur parti, ou leur intérêt personnel, au détriment des intérêts de la collectivité, on connait le résultat : une économie de plus en plus laissée pour compte, et sacrifiée dans les courses au pouvoir. La Tunisie a besoin d’un président capable de gouverner au-delà des intérêts étroits des lobbyistes et autres calculs politiques de court terme.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D3rkZyRSfD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/">La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La restauration de la démocratie au centre des élections en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/06/la-restauration-de-la-democratie-au-centre-des-elections-en-tunisie/embed/#?secret=xw910q4zMa#?secret=D3rkZyRSfD" data-secret="D3rkZyRSfD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>7-&nbsp;<strong>Valeurs</strong>. Les perceptions des citoyens sont très négatives à l’égard des leaders politiques et de ces radios et télévisions gangrénées par la corruption et les collusions. Trois électeurs sur quatre ne font pas confiance (totalement ou partiellement) aux leaders politiques et aux médias. Ces chiffres sont donnés par les différents sondages menés par World Value Survey (WVS, institution américaine). La sélection des candidats aux élections présidentielles doit être intraitable à l’égard des candidats des partis corrompus, ou jugés pour infractions, délits ou autres écarts aux normes et valeurs de probité et de rectitude politique. La probité doit dominer toutes les valeurs éthiques quand il est question de gouverner un pays et une nation fatiguée par les instabilités au pouvoir au sommet de l’État.</p>



<p><strong>8-</strong>&nbsp;<strong>Leadership.&nbsp;</strong>Accéder au pouvoir suprême, faire de la politique, c’est vouloir changer et améliorer le bien-être collectif. Le pouvoir est souvent perçu en Tunisie comme moyen pour se remplir les poches, servir les siens et vivre au-dessus des lois. Le pouvoir n’est rien d’autre qu’un contrôle sur les ressources publiques, sur les mécanismes, sur les processus et sur les résultats de l’action collective, publique ou privée. Le tout pour influencer le partage des dividendes et pour, au final, servir un clan de bénéficiaires aux dépens d’un autre clan de perdants.</p>



<p>Postuler au poste du président de la République, c’est aussi disposer de cette étoffe de leader transformationnel, leader mobilisateur (communicant), de leader crédible… pour être un visionnaire capable d’affronter les décisions difficiles, notamment quand il est question des réformes douloureuses, mais incontournables.</p>



<p>9-&nbsp;<strong>Électeur médian</strong>. En Tunisie et depuis 2011, les élections présidentielles ont toujours été décidées par l’électeur médian. Celui-ci est facilement <em>«manipulable»</em> par les discours verbeux, les promesses fallacieuses et irréalistes et les plans sur la comète.</p>



<p>L’électeur médian est peu scolarisé, plutôt instable dans ses allégeances politiques, issu de la classe moyenne ou déshéritée, incapable de discerner entre le faisable et l’infaisable, entre le vrai et le faux quand on lui parle des politiques gouvernementales et des promesses pouvant directement impacter son bien-être, celui de sa région.&nbsp;Rached Ghannouchi et son parti religieux ont promis de mettre fin à la corruption, en une année de pouvoir, en plus de doubler le pouvoir d’achat en une législature. Beji Caïd Essebsi, et ses économistes allumés, a promis le plein emploi, 7% de taux de croissance par an, et bien d’autres chimères, du type&nbsp;<em>stop and go</em>, pour dire laissez-vous faire pour les flux et reflux des dépenses de l’État, pour avancer et reculer selon les envies et intérêts de ceux qui sont au pouvoir. Aucun progrès économique ne s’est réalisé et le pays n’a fait que plonger dans le chaos sous leur règne et alliances contreproductifs.</p>



<p>Les candidats aux prochaines élections présidentielles doivent arrêter d’abuser de la naïveté de l’électeur médian, et de jouer sur ses fantasmes et ses cordes sensibles, juste pour obtenir son vote et le narguer juste après.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ccPZVIXW7F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/">Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: 2024, élections présidentielles et pressions économiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/tunisie-2024-election-politique-et-pressions-economiques/embed/#?secret=UDO8mX2UlG#?secret=ccPZVIXW7F" data-secret="ccPZVIXW7F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><strong>10-</strong>&nbsp;<strong>Résultats.&nbsp;</strong>La Tunisie a besoin d’un président élu démocratiquement, redevable aux citoyens et aux contribuables, avec une reddition de compte et des évaluations de toutes les politiques et résultats ambitionnés. Les promesses électorales doivent se traduire par des actions et s’accompagner de résultats.</p>



<p>Ici, les économistes doivent se prononcer rapidement sur la faisabilité et l’efficacité des programmes économiques affichés par les candidats. Au-delà de la légalité des mesures proposées, il faut livrer des politiques efficaces, faisables et utiles pour améliorer le bien-être collectif.</p>



<p>Le déficit budgétaire, l’endettement, l’inflation et le chômage, la dévaluation du dinar …sont autant de fléaux à considérer explicitement par les candidats et candidates aux prochaines élections présidentielles. Les médias, les élites et les universitaires doivent analyser, investiguer et s’exprimer sur les enjeux de la faisabilité des programmes économiques affichés par chacun des candidats.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><em><strong>Blog de l’auteur </strong>: </em><strong><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZXB3Assxq644WLQxvyI8EvLCDtiFlSrwPfUKVHAxEw8UbEPr1EHObxYOUPQ_1ZDnEgVn-LswWkcr32kG1GlrSF498Kd80ngvZp80h22LvA6C9hZjdfJ7bsOLuLpDu61kKyEhRci_XNeMqB67i3_zNMxBWwqBrkq0Xd7r5IiE-aZj2vt5F_Dy4yA8blE4lpOf5S9ieGqZ8Q3oeoebeI-GJQ8&amp;__tn__=-U-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/election-presidentielle-en-tunisie-defis-politiques-et-garde-fous-economiques/">Élection présidentielle en Tunisie : défis politiques et garde-fous économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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