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	<title>Archives des éducation nationale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des éducation nationale - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Driss Guiga et l&#8217;arabisation de l&#8217;enseignement en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 08:56:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Myriam Belkadhi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Driss Guiga, l'architecte de l'arabisation de l'enseignement en Tunisie, ne renie rien de ce choix sur lequel il revient dans un livre de mémoire publié récemment.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/">Driss Guiga et l&rsquo;arabisation de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question de l&rsquo;arabisation partielle de l&rsquo;enseignement en Tunisie, qui a commencé dans les années 1970-1980, continuent de susciter des polémiques, souvent d&rsquo;ordre idéologique et politique. L&rsquo;architecte de cette réforme, l&rsquo;ancien ministre Driss Guiga ne renie rien de ce choix sur lequel il revient dans un livre de mémoire publié récemment. «Nous devons enseigner en arabe toutes les matières susceptibles de l&rsquo;être sans difficultés», écrit-il aujourd&rsquo;hui, quarante-cinq ans après. </em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri </strong>*</p>



<span id="more-14614959"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>J’ai écouté l’interview que Driss Guiga a accordée à Myriam Belkadhi il y a de cela quelques jours. Je n’ai pas encore lu son autobiographie intitulée <em>‘‘Sur le chemin de Bourguiba’’</em> (éditions Cérès, septembre 2024, 261 pages) mais son témoignage est passionnant.</p>



<p>Driss Guiga était quand même l’une des pièces maîtresses du régime de Bourguiba. C’est un homme d’une stature exceptionnelle que l’on peut hisser au rang des bâtisseurs de l’Etat tunisien moderne.</p>



<p>En revanche, le fait de l’entendre promouvoir l’apprentissage des langues étrangères et la dimension méditerranéenne de la Tunisie et parler en français (une langue qu’il maîtrise à la perfection et qu’il semble savourer) pendant plus de la moitié de l’échange m’a fait marrer, ou plutôt m’a fait rire jaune. Car, pour moi et pour beaucoup d’autres, Driss Guiga est un peu à l’origine de l’annihilation de la langue de Molière en Tunisie.</p>



<p>En effet, on se trompe en disant que c’est Mohamed Mzali qui a commencé à arabiser les matières qui étaient enseignées en français, en particulier l’histoire-géo et la philosophie. C’est Driss Guiga qui a été le précurseur de l’arabisation.</p>



<p>A l’époque, il fallait combattre le courant marxiste en lui opposant une pseudo-identité arabo-islamique. On connaît le résultat. Au lieu de tirer la leçon des échecs successifs, on a persisté dans l’erreur en arabisant toujours davantage.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si nous assistons, depuis de nombreuses années, à la lente mais inexorable déclin de l’enseignement. Je persiste et signe : l’arabisation est en grande partie responsable de la faillite du système éducatif tunisien et de son effondrement. Comme m’écrivait un ami quelques jours plus tôt : <em>«La déconstruction de notre système éducatif des lumières, depuis sa prise en main par les arabisants dogmatiques, sa cession a un secteur privé au logiciel féodal et l’arrimage de la Tunisie à un Orient passéiste et décadent ont pondu tant d’ignorance, de bigoterie, d’hypocrisie et autres pathologies sociales inconnues dans les années 1960 et 1970, quand la Tunisie forçait l’admiration et le respect partout dans le monde.»</em> (Rachid M.)</p>



<p>Il aurait été souhaitable de laisser les idéologies de côté dans la conception et la mise en application de la réforme du système éducatif dans les années 1970 et 1980. Il fallait faire preuve d’ambition et d’audace : placer la barre le plus haut possible pour former des générations de jeunes compétents, pratiquant avec aisance aussi bien le français que l’arabe. C’était le pari de l’avenir.</p>



<p>Pourtant, l’école des années 1960, celle de la réforme Messaadi, avait partiellement répondu à cette exigence. Le ministre de l’Education nationale de l’époque, Mahmoud Messaadi, pourtant arabisant, mais pratiquant avec élégance la langue française, avait toujours reporté aux calendes grecques l’arabisation. Ahmed Ben Salah, quant à lui, titulaire d’une licence de lettres (arabe), a réintroduit l’enseignement du français en première année primaire lorsqu’il avait occupé pour une courte période le poste de ministre de l’Education nationale.</p>



<p>J’aimerais bien un jour rencontrer Driss Guiga pour recueillir son témoignage sur ce sujet bien précis et sur son rapport à la langue française.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<p><strong>NDLR:</strong></p>



<p>Dans ses Mémoires, Driss Guiga revient sur son passage à la tête du ministère de l’Education nationale et la mise en œuvre de la politique d’arabisation partielle de l’enseignement : les lettres, l’histoire, la géographie, le droit et la philosophie. <em>«Réintroduire la langue arabe comme moyen d’accès à la connaissance moderne et à la confrontation avec la modernité, de manière graduelle, pragmatique, souple, sans dogmatisme et sans contrainte pour le corps enseignant qui doit s’être préparé sérieusement à ce transfert»</em>, écrit-il.</p>



<p>Pour préparer cette réforme, Guiga raconte les péripéties d’un voyage qu’il a effectué dans plusieurs pays arabes du Proche-Orient pour étudier comment la langue arabe est utilisée dans l’enseignement, et parmi ses rencontres, il y en a une qui mérite d’être relatée pour sa pertinence, et telle qu&rsquo;il la raconte lui-même : <em>«Le recteur de l’Université d’Alep, qui était ingénieur de formation, nous dit clairement : ‘‘Si vous enseignez les matières scientifiques en français, ne changez pas !’’ A ma question : ‘‘Mais pourquoi ne le dites-vous pas à votre ministre ?’’, la réponse fut : ‘‘C’est un tabou politique et de toute façon les enfants des ministres de la nomenklatura du régime étudient  à l’Université américaine de Beyrouth.’’ CQFD.»</em>      </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/">Driss Guiga et l&rsquo;arabisation de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Des sous à débloquer pour préparer la rentrée scolaire 2024-2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/tunisie-des-sous-a-debloquer-pour-preparer-la-rentree-scolaire-2024-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Aug 2024 11:17:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agents de laboratoire]]></category>
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		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[Salwa Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Nemsia Boughdiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on régler les problèmes chroniques de l'éducation nationale avant la rentrée prochaine ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/tunisie-des-sous-a-debloquer-pour-preparer-la-rentree-scolaire-2024-2025/">Tunisie : Des sous à débloquer pour préparer la rentrée scolaire 2024-2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Tunisiens aimeraient entendre la ministre de l’Education, Salwa Abassi, et sa collègue des Finances, Sihem Nemsia Boughdiri, à propos des ressources financières qu’elles entendent mobiliser d’ici la prochaine rentrée scolaire pour appliquer les recommandations présidentielles visant à régler les problèmes chroniques et toujours en suspens de l’éducation nationale. </em></strong></p>



<span id="more-13685775"></span>



<p>En recevant, vendredi 2 août 2024, au palais de Carthage, la ministre de l’éducation, Salwa Abassi, le président de la République, Kaïs Saïed a souligné la nécessité de trouver une solution définitive pour les enseignants suppléants, ainsi que pour les conseillers d’application et agents de laboratoire.</p>



<p>Pour le chef de l’Etat, il s’agit de s’appuyer sur des critères clairs qui garantissent les droits de ces derniers et mettent fin aux nombreuses situations tragiques qui n’en seraient pas arrivées là si cette question avait été abordée auparavant d’une manière claire et définitive, selon le communiqué publié par la présidence de la république à l’issue de la rencontre.</p>



<p>Cette rencontre a également porté sur la question de l’entretien des établissements éducatifs, en particulier la disponibilité des fonds alloués, et la volonté des citoyens de contribuer à la maintenance des milliers d’écoles, de collèges et de lycées que compte la république.</p>



<p>Saïed a appelé à la nécessité de préparer dès à présent la rentrée scolaire et d’assurer la sécurité des élèves dans le milieu scolaire et aux abords des écoles et des lycées, ainsi que leur transport, en soulignant que l’acquis le plus important de la Tunisie reste l’éducation et que les ressources humaines sont sa plus précieuse richesse. L’éducation nationale demeure le rempart contre toutes les formes de terrorisme et de déviation, et elle doit être accessible à tous d’une manière équitable.</p>



<p>Sur le plan des principes, personne ne peut contredire le chef de l’Etat, ni développer une opinion contraire à la sienne, notamment concernant ce secteur vital de l’éducation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13685871" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/08/Salwa-Abassi.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Salwa Abassi.</em></figcaption></figure></div>


<p class="has-text-align-left">Reste que la solution définitive pour les enseignants suppléants, les conseillers d’application et les agents de laboratoire, ainsi que celui de l’entretien des établissements éducatifs vétustes et manquant souvent des infrastructures élémentaires nécessaires ou encore du transport sécurisé des élèves… La solution de tous ces problèmes chroniques requiert des moyens financiers dont ne dispose ni la ministre de l’Education (dont 90% du budget est dépensé pour payer les salaires) ni de sa collègue des Finances, qui, on l’a comprend et compatit avec elle, a les yeux rivés sur des finances publiques exsangues n’autorisant pas des dépenses supplémentaires fussent-elles de première urgence.</p>



<p>C’est pourquoi nous aimerions entendre Salwa Abassi et Sihem Nemsia Boughdiri sur les ressources qu’elles entendent mobiliser pour appliquer les recommandations présidentielles et faire en sorte qu’elles ne soient pas des paroles en l’air. La balle est donc dans leur camp, et elles ont jusqu’au 15 septembre prochain, date de la rentrée scolaire, pour nous montrer ce qu’elles sont capables de faire à propos de tous ces sujets. </p>



<p>Vont-elles s&rsquo;entendre sur une rallonge budgétaire? Vont-elles réduire les dépenses et notamment la masse salariale? Vont-elles attendre une manne qui tomberait du ciel? </p>



<p>Souhaitons-leur, et souhaitons-nous, bonne chance !  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/tunisie-des-sous-a-debloquer-pour-preparer-la-rentree-scolaire-2024-2025/">Tunisie : Des sous à débloquer pour préparer la rentrée scolaire 2024-2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Fallouja’’?! Pas même Medellin ni Palerme, un débat stupéfiant!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-pas-meme-medellin-ni-palerme-un-debat-stupefiant/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-pas-meme-medellin-ni-palerme-un-debat-stupefiant/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 08:02:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Fallouja]]></category>
		<category><![CDATA[Saoussen Jemli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat a-t-il le droit, comme il en a exprimé l’intention, d’interdire à une chaîne commerciale de faire des bénéfices aux heures de grande écoute ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-pas-meme-medellin-ni-palerme-un-debat-stupefiant/">‘‘Fallouja’’?! Pas même Medellin ni Palerme, un débat stupéfiant!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La série télévisée ‘‘Fallouja’’, diffusée depuis le début de Ramadan par la chaîne El-Hiwar Ettounsi, ne prétend pas combattre la drogue ou trouver des solutions à l’enseignement public. Ce n’est qu’un projet financier qui aux heures de grande écoute assurées par les habitudes du Ramadan prétend faire de l’audimat. Mais l’Etat a-t-il le droit, comme il en a exprimé l’intention, d’interdire à une chaîne commerciale de faire des bénéfices aux heures de grande écoute ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-7132619"></span>



<p>Fallouja est une ville en Irak qui quelques années après l’invasion de l’armée américaine de ce pays en 2003 s’était soulevée contre l’occupant, et plus précisément contre les exactions commises par les membres d’une milice privée américaine appelée Black Water et dont l’armée américaine louait les services au prix fort pour assurer certaines missions qu’elle ne voulait pas assumer, comme par exemple patrouiller dans les territoires hostiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ville martyre</h2>



<p>En effet, en Amérique, en plus de la gestion et l’administration des prisons, même la guerre est sous-traitée par des sociétés privées avec deux avantages déterminants aux yeux du gouvernement fédéral de Washington : être moins comptable en vies humaines américaines aux yeux de l’opinion publique, et moins responsable des agissements de mercenaires non bridés par des règlements et lois comme le sont les militaires. Et en ce sens, Black Water&nbsp;a réellement&nbsp;instauré un régime de terreur dans la ville occupée au point de susciter de puissants mouvements de résistance armée se mouvant dans la population comme des poissons dans l’eau et infligeant aux envahisseurs des pertes humaines et matérielles de plus en plus importantes au point de leur interdire l’accès à la plus grande partie de la ville.</p>



<p>Entre attentats et représailles, la spirale de violence atteignit un sommet lorsque des membres de cette milice furent capturés, exécutés, et leurs corps mutilés exposés bien en vue des soldats américains.</p>



<p>Les autorités militaires américaines se devaient de réagir contre ceux qu’elles considéraient comme des terroristes, et le firent. Avant l’assaut massif, des soldats yankees postés à l’entrée de la ville jouèrent le fameux morceau de trompette mexicain appelé le Deguello (l’égorgement), immortalisé par la bataille d’Alamos entre les insurgés texans et les forces mexicaines quand il fut joué par ces dernières, annonçant qu’elles ne feraient pas de quartier. Ce qui suivit fut à la hauteur des méthodes employées par toutes les armées coloniales du monde pour réduire la résistance des populations occupées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EAVxizyiJu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-ou-le-choc-entre-deux-visions-du-monde/">‘‘Fallouja’’, ou le choc  entre deux visions du monde</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Fallouja’’, ou le choc  entre deux visions du monde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-ou-le-choc-entre-deux-visions-du-monde/embed/#?secret=BbQT1IHPQ2#?secret=EAVxizyiJu" data-secret="EAVxizyiJu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On ignore le nombre de morts et de blessés dans la population civile, mais après plusieurs jours d’opérations militaires, la plus grande partie de la ville avait été détruite. Et Fallouja fut depuis lors célébrée comme une ville martyre, par de nombreux Irakiens de toutes les communautés, ceux pour qui le sentiment national prime encore sur le sectarisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du bon et du mauvais</h2>



<p>Ce rappel était donc nécessaire et de prime abord, pour en revenir à la série télévisée tunisienne éponyme réalisée par Saoussen Jemli, et dont le titre semble excessif.</p>



<p>Nous avons affaire à des lycéens bien habillés, bien logés, bien nourris, dont l’un aurait mérité de jouer&nbsp;dans <em>‘‘Prison Break’’</em>.</p>



<p>Ces lycéens-là sont acculturés, ils pourraient&nbsp;tout aussi bien être à Buenos Aires, à Madrid, ou à Londres. Le marché a en effet ses exigences et l’un en est de ressembler à un visage connu.</p>



<p>A côté de cela, il y a le cadre enseignant. La professeure, esthétique et moderne jusqu’au bout des&nbsp;ongles, semble totalement désinhibée relativement à sa féminité, et être néanmoins dotée d’un grand&nbsp; cœur. La proviseure, animée de bonnes intentions, à moins qu’il ne s’agisse de la crainte d’avoir des problèmes, n’a pas de prises sur la réalité. Un des parents, hasard ou pas, ressemble à Ciro, le personnage principal de Gomorrah.</p>



<p>Les mères semblent avoir été épargnées par notre producteur, elles semblent reproduire l’image traditionnelle de la femme tunisienne, soumise à son mari, émotive, mais dissimulatrice et d’une certaine manière complice quand il s’agit de protéger ses enfants de la colère du conjoint.</p>



<p>Les adolescents comme partout ont constitué dans le lycée une hiérarchie basée sur la force physique et la prétention, les bons élèves sont toujours en butte à la jalousie de leurs condisciples qui se manifeste par des actes de méchanceté gratuite. Comme chez tout humain, il y a du bon et du mauvais. Ces élèves sont-ils représentatifs ? Non si on en juge par les milieux sociaux dont ils sont issus dans la série. C’est oublier que dans les banlieues défavorisées, les villages et les endroits les plus reculés, l’internet est accessible pour remodeler les habitudes. Les jeunes filles rurales qui viennent travailler en ville adoptent le piercing et se font&nbsp;tatouer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le masque qui dissimule</h2>



<p>Le personnage le plus représentatif de l’esprit de ce feuilleton, c’est évidemment&nbsp; le dealer qui a le look d’un moine bouddhiste Zen. Le chignon et la barbe imposent normalement une hygiène dont on peut supposer que rares sont ceux qui s’y&nbsp;astreignent, en particulier dans les pays chauds. Mais ce look n’implique aucune sagesse orientale. C’est juste le masque qui dissimule le visage de la dernière vague de la société de consommation qui en son temps avait déjà phagocyté à son profit la mode punk et beatnik, celle qui définit les formes de la contestation et se transmet par le biais de l’internet en imposant partout dans le monde des normes physiques, vestimentaires, culinaires, comportementales, uniques, qui nivellent les cultures locales, renvoyées au rang de rebuts&nbsp;du passé, dans la recherche du bénéfice financier.</p>



<p>Or ce feuilleton ne prétend pas combattre la drogue ou trouver des solutions à l’enseignement public, même si on lui a accordé le droit de tourner dans un de ses lycées; il n’a pas abordé la grève des professeurs et l’un des personnages a même conseillé à son interlocuteur de placer son enfant dans un lycée privé s’il voulait éviter les problèmes. Il ne prétend pas non plus rechercher un compromis entre la modernité conquérante et le respect de sa culture d’origine. Ce n’est qu’un projet financier qui aux heures de grande écoute assurées par les habitudes du Ramadan prétend faire de l’audimat, et que les télévisions projettent pour augmenter leurs droits publicitaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TdG4Gsl7OP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/">Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/embed/#?secret=Vkixa7bNb4#?secret=TdG4Gsl7OP" data-secret="TdG4Gsl7OP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est le Ramadan investi par les marchands, et rien que cela. Ce n’est qu’une conséquence de la libéralisation de la télévision, et nul ne peut interdire à une chaîne commerciale de faire des bénéfices aux heures de grande&nbsp;écoute,&nbsp;pas même l’Etat,&nbsp;signataire d’accords internationaux contraignants, et qui ne le peut pas plus qu’aux cliniques.</p>



<p>D’ailleurs, pourquoi serait-il plus&nbsp;scandaleux de faire des bénéfices ainsi qu’en ouvrant des boîtes pour remporter le jackpot? Il reste le titre de <em>‘‘Fallouja’’</em>, qui vient comme un cheveu dans la soupe, quand il ne s’agit même pas de Medellin. Peut-être annonce-t-il le bain de sang qui se prépare mais qu’on peine à imaginer aussi meurtrier que le bombardement d’une ville. Peut-être ne s’agit-il que d’un titre aguicheur pour racoler les téléspectateurs naïfs comme moi qui dérogent ainsi à une habitude instaurée depuis plusieurs décennies, celle de ne pas suivre un feuilleton tunisien. Peut-être s’agit-il du dernier bateau de l’US Navy baptisé ainsi en souvenir de la <em>«victoire»</em> remportée. Nous mener en bateau? C’est encore trop tôt pour le dire.</p>



<p>Mais si, contre les lois en vigueur, l’éducation nationale veut maintenant interdire la diffusion de ce feuilleton, pourquoi en a-t-elle permis le tournage dans un de ses établissements? C’est encore l’une des stratégies des politiques de jouer aux prestidigitateurs afin de détourner l’attention du public et l’occuper par ce que fait la main droite afin qu’il ignore la gauche. En ce sens, cette <em>«polémique»</em> aurait ce qui la justifierait.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-pas-meme-medellin-ni-palerme-un-debat-stupefiant/">‘‘Fallouja’’?! Pas même Medellin ni Palerme, un débat stupéfiant!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Néji Jalloul préconise une souscription nationale au profit de l’éducation nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/30/tunisie-neji-jalloul-preconise-une-souscription-nationale-au-profit-de-leducation-nationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Oct 2022 08:45:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éducatio]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[néji jalloul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Néji Jalloul propose, par ailleurs, une souscription nationale dont le but est de contribuer à l’amélioration des salaires des éducateurs et des infrastructures dans les établissements scolaires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/30/tunisie-neji-jalloul-preconise-une-souscription-nationale-au-profit-de-leducation-nationale/">Tunisie : Néji Jalloul préconise une souscription nationale au profit de l’éducation nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Commentant la crise de l’éducation, le président du Parti de la coalition nationale tunisienne (PCNT), Néji Jalloul, a déclaré à <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1100214/%D8%AC%D9%84%D9%88%D9%84-%D9%85%D8%B9%D9%84%D9%82%D8%A7-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%A3%D8%B2%D9%85%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%8A%D9%85-%D8%B5%D9%86%D8%AF%D9%88%D9%82-%D8%A7%D9%84%D9%86%D9%82%D8%AF-%D9%84%D9%85-%D9%8A%D8%B7%D9%84%D8%A8-%D8%B9%D8%AF%D9%85-%D8%A7%D9%86%D8%AA%D8%AF%D8%A7%D8%A8-%D9%85%D8%B9%D9%84%D9%85%D9%8A%D9%86" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a> que l’État en Tunisie ne respectait pas ses engagements envers ses enfants.</em></strong></p>



<span id="more-4695767"></span>



<p>L’ancien ministre de l’Éducation a poursuivi en disant : <em>«Le Fonds monétaire international ne leur a pas dit de ne pas recruter des enseignants»</em>, laissant entendre que, dans le cadre de son accord avec le FMI pour un nouveau prêt de 1,9 milliard de dollars, le gouvernement tunisien s’est engagé à maîtriser la masse salariale dans le secteur public et que cela ne signifie pas l’arrêt des recrutements dans l’éducation qui manque d’enseignants, mais la réduction des dépenses salariales d’une façon générale, sachant que l’Etat continue de recruter dans d’autres secteurs comme la police et l’armée.</p>



<p>Néji Jalloul, enseignant universitaire lui-même, a aussi estimé que l’Etat tunisien, depuis l’ère du défunt président Ben Ali, n’a prêté aucune attention à l’éducation, qui n’est pas sa principale préoccupation. Et d’indiquer que <em>«le problème de l’éducation en Tunisie s’explique surtout par l’absence de volonté politique au niveau de la tête de l’État, c’est-à-dire la présidence de la république et la présidence du gouvernement»</em>, ajoutant qu’il ne considère pas le ministre de l’Éducation comme seul responsable de la crise actuelle, laquelle est due à la grève observée par des milliers d’enseignants contractuels exigeant d’être titularisés après plusieurs années de précarité de l’emploi.</p>



<p>Pour surmonter la crise de l’éducation, Jalloul propose, par ailleurs, une souscription nationale dont le but est de contribuer à l’amélioration des salaires des éducateurs et des infrastructures dans les établissements scolaires. Il considère que l’initiative du <em>«mois de l’école»</em>, qu’il avait lancée pendant son mandat de ministère de l’Éducation, avait contribué à restaurer 4 000 écoles en deux mois.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9AC4c5EyuG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/">Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/embed/#?secret=Zblrxe1Ywt#?secret=9AC4c5EyuG" data-secret="9AC4c5EyuG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mUSnvbarua"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/21/comment-sauver-leducation-nationale-en-tunisie/">Comment sauver l&rsquo;éducation nationale en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment sauver l&rsquo;éducation nationale en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/21/comment-sauver-leducation-nationale-en-tunisie/embed/#?secret=MbWrlbN4UV#?secret=mUSnvbarua" data-secret="mUSnvbarua" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/30/tunisie-neji-jalloul-preconise-une-souscription-nationale-au-profit-de-leducation-nationale/">Tunisie : Néji Jalloul préconise une souscription nationale au profit de l’éducation nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : l&#8217;éducation nationale face au fléau des cours particuliers</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2022 10:02:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cours particuliers]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Laroussi]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le recours aux cours particulier est l'un des grands maux de l'éducation nationale en Tunisie. Il tue chez l’apprenant son aptitude à apprendre par lui-même.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/">Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La rentrée scolaire bat son plein avec son lot de promesses et de frustrations ! Et l’inévitable question des cours particuliers refait surface avec la promesse du ministre de l’Education d’éradiquer ce phénomène, la même que ses prédécesseurs avaient fait sans parvenir à la tenir.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Raouf Laroussi </strong>*</p>



<span id="more-4138570"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Raouf-Laroussi.jpg" alt="" class="wp-image-369733"/></figure></div>


<p>En fait les cours particuliers (CP) sont devenus, depuis quelques années, le pendant incontournable d’un système éducatif en perdition. Et ça commence de plus en plus tôt. Tenez-vous bien ! Dès la première année du primaire, c’est-à-dire quand l’enfant pense plus à jouer qu’à savoir quelle note lui a été attribuée à chacune de la vingtaine de matières qu’on est censé lui avoir enseigné.</p>



<p>Non, ne vous pincez pas&nbsp;! Ce n’est pas un cauchemar. C’est le système éducatif tunisien où pour éviter, ou remédier, aux mauvaises notes, on a recours aux CP, même pour des enfants de 6, 7 ou 8 ans.</p>



<p>Ce phénomène se poursuit tout le long de la scolarité de l’élève et atteint son point culminant à l’approche du baccalauréat. Et là, ça devient beaucoup plus sérieux et plus couteux. Et si les professeurs de maths et de physique sont les stars de système, d’autres matières commencent aussi à briller dans le ciel obscur de cette ignorance des véritables ressorts du succès. Ainsi, on trouve maintenant même des cours particuliers de philosophie ! Plus grave encore, l’addiction aux cours particuliers accompagne certains à leur passage à l’université. Il arrive même que des étudiants dans des universités <em>«renommées»</em> s’y résolvent …</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SdDcRW9oVs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/25/story-telling-sur-la-transformation-digitale-en-tunisie/">Story telling sur la transformation digitale en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Story telling sur la transformation digitale en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/25/story-telling-sur-la-transformation-digitale-en-tunisie/embed/#?secret=Ootz5PLBmf#?secret=SdDcRW9oVs" data-secret="SdDcRW9oVs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la ruée vers les CP</h2>



<p>C’est là la question clé. Je donne pêle-mêle les raisons possibles et à vous de les démêler! Sachant qu’il peut y avoir une conjonction de deux raisons ou plus ! Je mettrais en premier lieu l’attachement viscéral du Tunisien au succès scolaire de ses enfants. Sans disposer de statistiques dans ce sens, on peut avancer sans beaucoup de risques de se tromper que plus de 80% des Tunisiens considèrent que le succès scolaire de leurs enfants est leur première priorité et qu’ils sont prêts à tous les sacrifices pour les voir réussir et se distinguer. D’où leur prédisposition à leur offrir des CP, croyant ainsi garantir l’objectif visé.</p>



<p>À cet appel des parents répond le besoin d’enseignants dont les salaires sont insuffisants et qui trouvent dans les CP la solution idoine pour améliorer leurs revenus.</p>



<p>Outre ces deux raisons principales, il y en d’autres comme le système de l’orientation pour la poursuite des études universitaires dans les établissements publics de l’enseignement supérieur. En fait, ce système est basé essentiellement sur les moyennes obtenues au bac et au cours de la dernière année de l’enseignement secondaire. Pour pouvoir atteindre les filières les plus prisées comme la médecine, les écoles d’ingénieur ou d’architecture ou encore certaines écoles de commerce renommées, il faut avoir de bonnes notes dans certaines matières. Ce qui pousse les élèves vers les CP…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zGjLTQ9pWI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/27/humeur-je-naime-pas-les-maths-ah-quelle-horreur/">Humeur : Je n’aime pas les maths ! Ah quelle horreur !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Humeur : Je n’aime pas les maths ! Ah quelle horreur ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/27/humeur-je-naime-pas-les-maths-ah-quelle-horreur/embed/#?secret=4wwhqesRcF#?secret=zGjLTQ9pWI" data-secret="zGjLTQ9pWI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les méfaits des CP</h2>



<p>Le ministre de l’Education vient de donner des chiffres alarmant sur l’abandon scolaire et des pourcentages encore plus alarmants sur le niveau des élèves à la fin de l’école de base puisqu’il dit que 75% d’entre eux sont quasiment analphabètes. Analphabètes après 9 ans d’école ! Et l’on sait, par ailleurs, quel est le niveau catastrophique en compréhension des problèmes mathématiques des élèves d’environ 15 ans (c’est-à-dire après l’école de base) mesuré par le programme européen Pisa(*), dont la Tunisie s’est retirée par décision du ministre de l’Education en 2018. C’est ce niveau catastrophique qui a poussé le ministre à ne plus soumettre notre système éducatif à l’évaluation Pisa sous le prétexte que cela n’avait servi à rien comme si le thermomètre servait à baisser la fièvre !</p>



<p>En fait, les pauvres parents trouvent dans les CP l’illusion d’améliorer et le niveau et les notes d’élèves à qui l’école n’est plus capable de fournir le minimum de connaissances requis.</p>



<p>Concrètement, l’effet bénéfique sur le niveau des élèves est très discutable. On peut même avancer que son effet négatif dépasse de loin ses bénéfices. Et ce surtout du point de vue psychologique.</p>



<p>En effet, le recours aux CP tue chez l’apprenant son aptitude à apprendre par lui-même, à identifier et à chercher l’information dont il a besoin, à affronter les difficultés de résolution d’un problème jusqu’à la délivrance par l’atteinte de la solution. Il tue tout le plaisir d’apprendre par soi-même, de comprendre des problèmes et de les résoudre. Il crée des assistés. Des êtres diminués.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v5fRUGVzmz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/13/en-marge-de-la-foire-du-livre-de-tunis-je-naime-pas-les-livres/">En marge de la Foire du livre de Tunis : Je n&rsquo;aime pas les livres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En marge de la Foire du livre de Tunis : Je n&rsquo;aime pas les livres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/13/en-marge-de-la-foire-du-livre-de-tunis-je-naime-pas-les-livres/embed/#?secret=34HRK8itfc#?secret=v5fRUGVzmz" data-secret="v5fRUGVzmz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p>On ne doit jamais exposer un problème sans proposer des solutions ! Hélas, les solutions de ce problème des CP ne peuvent être proposées sans les placer dans le contexte général de la réforme du système éducatif qui les a générés. En fait, ils sont l’une des manifestations du mal qui gangrène ce système. Et l’on peut parier que les CP disparaîtront d’eux-mêmes dès que l’éducation nationale montrera des signes de redressement. Et il est urgent de se mettre à l’ouvrage.</p>



<p>Les principaux axes de la réforme touchent aux conditions matérielles de l’apprentissage (état délabré de la plupart des écoles et lycées, manque d’équipements pédagogiques, etc.), au faible niveau des enseignants issus d’un système lui-même délabré (formations spécifiques, critères de recrutement, etc.), aux contenus obsolètes et pédagogiquement dépassés et à l’environnement général du système éducatif (engagement des parents, apport des médias, accompagnement social, etc.)</p>



<p>Bref, c’est tout un chantier dont on parle depuis au moins une vingtaine d’années avec un grand renfort de rapports, d’études et de promesses, mais qui continue de faire du surplace.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><em>** Programme for International Student Assessment est un ensemble d’études menées tous les trois ans par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. La Tunisie a adhéré à cette évaluation avant la décision, en 2018, du ministre de l’éducation de s’en retirer.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/">Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment sauver l&#8217;éducation nationale en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/21/comment-sauver-leducation-nationale-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jan 2022 08:50:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Jamila Hached]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Wapler]]></category>
		<category><![CDATA[taxonomie de Bloom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’éducation nationale en péril». Ce cri d’alarme est régulièrement lancé par les éducateurs, les enseignants, les pédagogues en Tunisie. Mais l’élément déclencheur de cet article est un événement malheureux survenu récemment dans une famille tunisienne, et qui remet au cœur du débat ce sujet dont dépend l&#8217;avenir de notre pays. Par Jamila Hached * Je...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/21/comment-sauver-leducation-nationale-en-tunisie/">Comment sauver l&rsquo;éducation nationale en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/ecole-eleve.jpg" alt="" class="wp-image-316382"/><figcaption> <em>Le cartable que ces bouts de choux traînent pèse plus lourds qu’eux.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>«L’éducation nationale en péril». Ce cri d’alarme est régulièrement lancé par les éducateurs, les enseignants, les pédagogues en Tunisie. Mais l’élément déclencheur de cet article est un événement malheureux survenu récemment dans une famille tunisienne, et qui remet au cœur du débat ce sujet dont dépend l&rsquo;avenir de notre pays.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Jamila Hached </strong>*</p>



<span id="more-377901"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Jamila-Hached-1.jpg" alt="" class="wp-image-377902"/></figure></div>



<p>Je décris les faits : une jeune maman donne une tannée à son fils de 6 ans, inscrit en première année primaire, parce que ses notes varient entre 12 et 14. Elle lui a ouvert le menton, lui causant une blessure béante… Cette violence est infligée à l&rsquo;enfant comme un avant-goût de ce qui l&rsquo;attend quand il ramènera le fameux <em>«carnet» à la maison. </em>Et cette hystérie m’a fait sortir de mes gonds et j’ai tout de suite pointé du doigt cette situation pathologique vécue par la famille tunisienne dans l&rsquo;attente angoissée de la moyenne générale de ses enfants.</p>



<p>Pourquoi cette course effrénée à l’élitisme, qui conditionne la société à fabriquer&nbsp;des têtes bien pleines et non bien faites&nbsp;? Qui pousse vers l’exclusion de la masse des <em>«passables»</em> désignée à la vindicte publique&nbsp;? Pour satisfaire leur égo, les parents exigent 17 et 18 sur 20 de moyenne générale pour rivaliser avec les voisins, les sœurs et les beaux-frères. Pour la parade, ils sacrifient le bien-être de leur enfant et la stabilité de leur couple!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des parents stressés, des enfants maltraités</h2>



<p>Ce gosse de 6 ans qui vient de mettre son pied à l’école, dont les larmes se mêlent au sang qui coule de son menton, agenouillé par terre, en criant et en sanglotant, va détester l’école à vie, car elle sera pour lui synonyme de souffrances et de maltraitance.</p>



<p>Ce cartable que ces bouts de choux traînent pèse plus lourds qu’eux… Pourquoi tous ces livres qui visent la quantité et non la qualité ? Que gardent-ils en fin de journée des connaissances qui ont été déversées dans leurs petites têtes ? Ce sont les parents qui font les devoirs, qui préparent les examens et qui stressent leurs enfants parce qu’ils sont eux mêmes stressés et poussés à l’extrême.</p>



<p>Depuis Montaigne, nous, enseignants, avons la réputation de savoir remplir les têtes sans pour autant les former. Régulièrement, on explique que l’école devrait contribuer à former des élèves intelligents plutôt que des magnétophones enregistreurs et qu’elle devrait permettre aux élèves de&nbsp;généraliser&nbsp;leurs connaissances, de les&nbsp;transférer, voire d’apprendre à apprendre.</p>



<p>Mon propos dans cet article ne concerne pas uniquement le primaire mais le secondaire et le supérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comprendre, apprendre, comprendre, apprendre…</h2>



<p>Nicolas Wapler écrit dans son livre <em>«Le droit de comprendre et d’apprendre»: «Ces deux verbes évoquent l’effort, les obstacles à franchir, la compétition, les heures qu’il faut passer à essayer de mémoriser des cours, des jours entiers de lectures dans des bibliothèques et les devoirs que l’on doit faire à la maison, le soir, la tête penchée sur des livres qui donnent rarement les réponses aux questions que l’on se pose. Ils évoquent enfin l’échec, toujours menaçant et si souvent rencontré». </em>Il s&rsquo;interroge ensuite <em>: «L’apprentissage doit-il passer le plus souvent par les larmes de l’enfant, les soupirs de l’étudiant, la frustration du stagiaire et l’angoisse du professionnel qui se  »recycle »»?</em></p>



<p>L’enjeu est de taille car Il concerne l’épanouissement personnel de chacun et, qui dit individu dit société. L’école devrait être ce premier lieu de découverte, de créativité, de progrès, de réussite, de plaisir, et de liberté.</p>



<p>L’apprentissage étant le droit de tous&nbsp;et non le privilège d’une élite (quel que soit le sens attribué à ce mot), nous devons nous demander&nbsp;: Qu’est-ce qui ne va pas? A qui incombe la faute ? Aux programmes qui seraient inadaptés? Aux systèmes d’enseignement et de formation qui seraient gelés dans des traditions annihilées ? Aux professeurs dépassés dans des classes surchargées? Aux méthodes pédagogiques pratiquées et qui seraient obsolètes et archaïques? A la volonté collective défaillante? Aux moyens financiers insuffisants? Ou à un système éducatif en difficulté ?&nbsp;</p>



<p>Nous pouvons, certes imaginer des solutions, proposer des réformes mais nous nous limiterons dans cet article à nous interroger sur le rôle de l’éducateur, de l’apprenant, du système éducatif, et de la pédagogie…</p>



<p>Les apprenants ont besoin qu’on les sorte de l’anonymat, qu’on les apprécie, qu’on se soucie d’eux, qu’on éprouve pour eux de l’amitié. Au-delà du lien <em>«technique»</em> c’est le lien <em>«émotionnel» </em>qui prévaut pour construire une relation basée sur l’échange et la confiance.</p>



<p>L’éducateur doit être à l’écoute des besoins de ses apprenants. Le but n’est pas de dispenser un cours, de démontrer et d’écrire au tableau des théorèmes, ou de donner des informations et des explications en laissant les élèves se débrouiller, apprendre par cœur des pages et des pages pour régurgiter ce qu’ils en ont retenu.</p>



<p>Nous comprenons ainsi que le rôle de l’éducateur consiste à aider les apprenants à s’engager dans ce processus personnel qui leur permettra de comprendre avant d’apprendre, à les aider à accomplir toute démarche intellectuelle avec un esprit critique et créatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aider efficacement les apprenants à comprendre et à apprendre</h2>



<p>Dans l’école d’ingénieurs où j’ai enseigné pendant un certain nombre d’années, et occupé le poste de chef de département langues et communication, nous avons appliqué la pédagogie active à toutes les matières et notamment aux soft skills. Cette révolution pédagogique mise en place n’a pas suscité à ses débuts l’adhésion de tous les enseignants, parce que le nouveau et l’inconnu intriguent, font peur et nous poussent à quitter notre zone de confort… Mais nous n’avions pas le choix, la décision de la direction était irrévocable et sans recours.</p>



<p>Chaque chef de département a pris les rênes, expliqué le concept aux enseignants, supervisé sa mise en pratique et animé plusieurs workshops: l’innovation pédagogique et sa classe inversée <em>«flipped classroom» </em>virent le jour, avec pour défenseurs inébranlables, les plus réfractaires! C&rsquo;était en 2010 (déjà&nbsp;!)</p>



<p>Il fallait répondre à nos apprenants qui posaient cette question&nbsp;:&nbsp;<em>«Devrons-nous marcher sur la tête»?</em> &#8211; Oui, en quelque sorte.</p>



<p>Inversion de la classe&nbsp;selon la taxonomie de Bloom, ou comment formuler ses objectifs en termes de savoir&nbsp;: «<em>La taxonomie de Bloom est un outil qui permet de distinguer différents niveaux d’activités intellectuelles dans toutes activités d’évaluation».</em></p>



<p>Les 6 niveaux de la taxonomie sont, en résumé, 1- la connaissance (mémoriser, réciter par cœur); 2- la compréhension (dire dans ses propres termes, c’est déjà un pas en avant!); 3- l&rsquo;application(appliquer ses connaissances); 4- l&rsquo;analyse (interpréter, hypothèses, conclusions, faits); 5- la synthèse (exercer son jugement, démontrer son esprit critique, proposer de nouvelles idées); 6- l&rsquo;évaluation(porter un jugement de valeur argumenté selon les critères construits).</p>



<p>Si on enseignait la taxonomie de Bloom aux étudiants, et même aux enfants en maternelle, ils pourraient développer leur autonomie et leur capacité d’auto-apprentissage, expliquer ce qu’ils ont compris et non appris par cœur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La méthode active, pilier de l’innovation pédagogique</h2>



<p>Le formateur adopte la posture <em>«former»</em>, il est plus un accompagnateur qu’un instructeur; il fait découvrir; on part de la pratique vers le théorique. Nous sommes dans le co-construire : <em>«L’important, c’est de construire une relation d’échange et de débattre autour des concepts et des courants d’idées scientifiques, afin que chacun construise son opinion, ses valeurs».</em></p>



<p>Le formateur-tuteur-accompagnateur construit une relation pédagogique forte avec ses élèves : animation, accompagnement, médiation, rapports en distanciel…</p>



<p>L’étudiant est au centre de la formation; il en est l’acteur; il échange avec l’enseignant ou son tuteur, avec ses camarades des idées, des productions… Il utilisera les listes de diffusions, forums, téléphone, plateformes, visioconférences, etc., pour échanger avec les autres.</p>



<p>Nous pénétrons dans l’acte de communiquer&nbsp;: <em>«communicare»,</em> en latin rentrer en relation avec l’autre, découvrir l’autre, l’écouter pour construire ensemble, apprendre à travailler en groupe, former une équipe, le profil qui se dessine dans ce microcosme, est celui du citoyen de demain, acteur dans son environnement social et professionnel. L’université qui s’humanise formera des citoyens, aptes à argumenter leurs opinions dans les règles de la démocratie en se référant à des corpus de savoirs constitués ou à des écoles de pensées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Savoir faire, savoir être et savoir devenir</h2>



<p>La mission de l’université sera de fournir à la société des hommes opérationnels qui ont du savoir faire, du savoir être et du savoir devenir. L’important, c’est que l’étudiant puisse utiliser avec profit les ressources de son environnement, exprimer ses besoins et devenir autonome dans son approche des savoirs. Il doit savoir s’auto-évaluer, gérer ses compétences et se former <em>«tout au long de la vie» </em>(formation professionnelle, formation continue). Il doit être capable de travailler avec les autres, avec des moyens variés et nouveaux; il sait changer, évoluer, s’adapter.</p>



<p>Dans un environnement où l&rsquo;incertain et le facteur temps et le non prévisible font partie du quotidien, les notions traditionnelles de savoirs ne suffisent plus pour définir la compétence. Il faut se tourner vers le savoir devenir qui exprime la capacité à savoir évoluer. C&rsquo;est un état d&rsquo;esprit qui permet d&rsquo;élargir et d&rsquo;actualiser ses points de repère selon les situations. Nous parlons d’adaptabilité.</p>



<p>Ces deux volets ont pris beaucoup d’importance actuellement; les recruteurs vous évaluent surtout sur ces dernières compétences. C’est pourquoi je revendique l’innovation pédagogique; j’appuie l’apprentissage par problème ou par projet&nbsp;(APP) dont le succès n’est plus à démontrer.</p>



<p>Ils pourront choisir un thème et le présenter oralement en classe, c’est l’occasion de parfaire leur écrit et leur oral, en prêtant attention à leur para-verbal et à leur posture.</p>



<p>L&rsquo;enseignant novateur en entreprenant une démarche de projet accepte d’ouvrir l&rsquo;école vers l’extérieur, de gérer tous les imprévus et d’être toujours disponible.</p>



<p>Dans cet article, je n’ai rien inventé… J’ai essayé de récapituler, de résumer mes lectures, les témoignages de mes collègues pédagogues et des parents sur un sujet qui doit être pris au sérieux, rénover un système éducatif figé afin de fabriquer des hommes créatifs, sachant travailler en équipe, ayant le sens du partage, du défi, dans le respect de l’autre, de vrais leaders et non des élites robotisées dont le seul but est la note… le 19 au baccalauréat…</p>



<p>Je suis partie de ma longue expérience en tant que pédagogue formée à l’école de l’innovation pédagogique, l’école humanisée qui a porté ses fruits.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que c’est un choix de société et cette question est évidemment politique.</p>



<p>Nous avons la matière grise, les équipes, et nous sommes prêts à expérimenter cette tation approche dans les écoles étatiques et les centres de formation professionnelle.</p>



<p>Et pour conclure, cette citation de Gaston Bachelard&nbsp;: <em>«Le savoir ne se transmet pas, il se construit»</em>.</p>



<p>* <em>Professeure de techniques de communication. </em></p>
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		<title>Biographie de Néji Jalloul, candidat aux élections présidentielles anticipées de 2019</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 10:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Jomhouri]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[candidat]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[élections présidentielles de 2019]]></category>
		<category><![CDATA[islamologue]]></category>
		<category><![CDATA[ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jelloul]]></category>
		<category><![CDATA[Nida Tounes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Néji Jalloul, candidat indépendant au 1er tour de la présidentielle anticipée de dimanche prochain, 15 septembre 2019, est historien, islamologue, et enseignant universitaire. Il est aussi militant politique, a adhéré à 2 partis et occupé un poste ministériel. Néji Jalloul est titulaire d&#8217;une licence en histoire en 1981, puis d&#8217;un diplôme de l&#8217;École du Louvre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/néji-jelloul....jpg" alt="" class="wp-image-238219"/></figure>



<p><strong><em>Néji Jalloul, candidat indépendant au 1er tour de la présidentielle anticipée de dimanche prochain, 15 septembre 2019, est historien, islamologue, et enseignant universitaire.</em></strong><em> </em><strong><em>Il est aussi militant politique, a adhéré à 2 partis et occupé un poste ministériel.</em></strong></p>



<span id="more-238198"></span>



<p>Néji Jalloul est titulaire d&rsquo;une licence en histoire en 1981, puis d&rsquo;un diplôme de l&rsquo;École du Louvre de Paris l&rsquo;année suivante. Il obtient un DEA à la Sorbonne, puis un doctorat spécialisé en archéologie en 1988. </p>



<p>Néji Jalloul, qui a milité dans les rangs de la gauche dans les années 1970-1980, a commencé à faire parler de lui au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011. Il été membre du bureau exécutif d&rsquo;Al Joumhouri, qu&rsquo;il quitta en septembre 2013, pour rejoindre, en février 2014, le parti de Nidaa Tounes qu&rsquo;il quitta en juin 2019, après le pourrissement de la situation au sein de ce parti, éclaté en plusieurs morceaux. </p>


<div>Après les législatives de 2014, remportées par Nidaa Tounes, Jalloul a été nommé ministre de l’Education nationale au sein du gouvernement d’union nationale de Habib Essid, en février 2015, avant d&rsquo;être démis, en 2017, par l&rsquo;actuel chef de gouvernement Youssef Chahed, après la vague de protestations syndicales contre sa politique éducationnelle.</div>

<div style="text-align: left;">En avril 2019, Jalloul est nommé directeur général de l&rsquo;Institut tunisien des études stratégiques (Ites), relevant de la présidence de la république, poste qu&rsquo;il occupe toujours.</div>


<p> Né le 17 octobre 1957 à Bekalta, gouvernorat de Monastir, Jalloul est l&rsquo;auteur de plusieurs travaux portant sur les fortifications arabes et ottomanes du littoral tunisien. </p>



<p style="text-align:right"><strong>A. M. </strong></p>
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		<title>A propos du limogeage de Neji jalloul : Le fond et la forme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/a-propos-du-limogeage-de-neji-jalloul-le-fond-et-la-forme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2017 17:07:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Messadi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jalloul]]></category>
		<category><![CDATA[obscurantistes]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Neji Jalloul a eu raison de mettre le doigt sur les plaies du système éducatif, mais il a eu tort de bousculer la baraque sans avoir au préalable assuré ses arrières. Par Ali Noureddine * Chez Neji Jalloul, ministre de l’Education limogé dimanche 30 avril 2017, il y a eu le fond et la forme....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/01/a-propos-du-limogeage-de-neji-jalloul-le-fond-et-la-forme/">A propos du limogeage de Neji jalloul : Le fond et la forme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43192" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Neji-Jalloul.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Neji Jalloul a eu raison de mettre le doigt sur les plaies du système éducatif, mais il a eu tort de bousculer la baraque sans avoir au préalable assuré ses arrières.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Ali Noureddine</strong> *<span id="more-94082"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-94083" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Ali-Noureddine.jpg" alt="Ali Noureddine" width="200" height="217" />Chez Neji Jalloul, ministre de l’Education limogé dimanche 30 avril 2017, il y a eu le fond et la forme.</p>
<p>Le fond : il a osé s’attaquer à certains privilèges considérés comme acquis, même s’ils ne sont pas le fait de l’ensemble des enseignants : je pense, en premier lieu, aux cours particuliers. Il a voulu, selon l’expression de Claude Allègre, <em>«dégraisser le mammouth de l’éducation nationale»</em>, mais sans pour autant séparer le bon grain de l’ivraie.</p>
<p><strong>Le doigt sur les plaies</strong></p>
<p>Il a eu mille fois raisons de fustiger le laisser aller, l’état de délabrement dans lequel se trouvent certains établissements primaires. Il a mis le doigt sur les plaies du système éducatif, sur la baisse vertigineuse du niveau des élèves, sur l’impérieuse nécessité de renouer avec la crédibilité des diplômes tunisiens.</p>
<p>Après Mahmoud Messadi, aucun autre ministre de l’Education (excepté peut-être Mohamed Charfi) n’a ouvert un tel chantier et ne s’est attaqué à autant de problèmes à la fois. Il n’a pas fait dans la nuance. Porté au pinacle par les uns, voué aux gémonies par les autres, il est devenu l’homme à abattre par les syndicats de l’enseignement primaire et secondaire.</p>
<p>La forme : à mon avis, il a eu tort de bousculer la baraque sans avoir au préalable assuré ses arrières. Il a engagé une réforme de l’enseignement hâtive comme si l’on pouvait corriger les défauts de plusieurs décennies d’improvisation et de décisions malheureuses en quelques mois.</p>
<p>Il a bouleversé le système des vacances scolaires, ce qui était une mesure parfaitement inutile.</p>
<p><strong>Bousculer la baraque</strong></p>
<p>Conforté par sa popularité grandissante auprès de l’opinion publique – que confirmaient les sondages – victime d’un franc-parler qui n’est pas toujours le bienvenu en politique, il a eu des propos déplacés et blessants. En fait, il a eu le tort de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.</p>
<p>Nous, enseignants, savons de quoi il retourne. Année après année, nous avons assisté, désabusés et impuissants, au déclin lent et continu de l’enseignement. Nous formions des étudiants, en sachant qu’ils allaient à leur tour former les générations futures, mais sans que nous soyons pour autant convaincus qu’ils pourraient assurer convenablement leur tâche.</p>
<p>Neji Jalloul a joué gros; certes il n’est pas dénué d’ambitions politiques et espère, dans un avenir plus ou moins proche, jouer un rôle de premier plan. Ayant fait figure de ministre le plus dynamique, le plus courageux d’une équipe gouvernementale morne et sans relief, il sait qu’il a l’avenir devant lui.</p>
<p>Peut-on dire autant d’un Youssef Chahed, ci-devant chef de gouvernement, mais pour combien de temps encore, qui a cédé en limogeant son ministre de l’Education nationale, comme il a cédé devant les revendications nombreuses des foules en colère. Une colère légitime, que personne ne conteste, mais dont il reste encore à prouver qu’elle n’a pas été entretenue par des forces obscurantistes dont l’objectif premier est de déstabiliser le pays…</p>
<p><em>* Historien universitaire.</em></p>
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		<item>
		<title>Néji Jalloul sur un toit brûlant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/01/neji-jalloul-sur-un-toit-brulant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 07:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Yacoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jalloul]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lassaad Yacooubi et Neji Jalloul. Dans la guerre des egos, qui oppose le ministre de l’Education et le syndicat de l’enseignement secondaire, ce sont les élèves qui sont pris en otages. Par Salah El-Gharbi Après un mois chaud où l’on venait d’assister à un dur tiraillement entre le gouvernement et l’UGTT, et à de houleuses tractations...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-87893" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Lassad-yaacoubi-Nji-Jalloul.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lassaad Yacooubi et Neji Jalloul.</em></p>
<p><em><strong>Dans la guerre des egos, qui oppose le ministre de l’Education et le syndicat de l’enseignement secondaire, ce sont les élèves qui sont pris en otages.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>
<p><span id="more-89289"></span></p>
<p>Après un mois chaud où l’on venait d’assister à un dur tiraillement entre le gouvernement et l’UGTT, et à de houleuses tractations entre la centrale syndicale et le grincheux secrétaire général de la fédération de l’enseignement secondaire, certes, le préavis de la grève, prévue pour le 27 mars, a été suspendu, mais, est-ce, pour autant, que l’on peut, aujourd’hui, affirmer que la crise est derrière nous et que la menace qui pèse sur l’avenir de Néji Jalloul à la tête du ministère de l’Education nationale s’est dissipée?</p>
<p>A voir ses dernières réactions, ce dernier serait aux abois. Malgré les déclarations réitérées de soutien du chef du gouvernement à son égard, il est loin d’être rassuré. L’épée de Damoclès reste encore suspendue au-dessus de sa tête.</p>
<p><strong>Chahed entre deux feux </strong></p>
<p>En fait, n’ayant pas participé aux tractations entre Youssef Chahed et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, le ministre reste sur ses gardes. Il aurait le sentiment que la trêve conclue par le chef de gouvernement l’aurait été à ses dépens et que ses jours seraient comptés. Aussi le ministre de l’Education passe-t-il à l’offensive, cherchant à se prémunir contre une éventuelle éjection qui serait ressentie comme une humiliation…</p>
<p>Ainsi, se méfiant de Chahed, Jalloul semble plutôt compter sur l’arbitrage du président de la république, ce qui expliquerait l’intempestive affirmation, dans un entretien avec un journal de la place, de son total soutien à Béji Caid Essebsi si ce dernier briguerait un second mandat à la tête de l’Etat, ce qui a fait sourire plus d’un.</p>
<p>Dans le même entretien, l’homme marque son terrain et hausse le ton, en réaffirmant sa détermination à garder son poste jusqu’à la fin de la mandature, en 2019, visant ainsi, à mettre encore plus dans l’embarras le locataire de la Kasbah.</p>
<p>Assurément, <em>«l’affaire Jalloul»</em> est destinée à durer encore longtemps. Elle venait de pourrir la vie du chef du gouvernement et la crise risque de refaire surface après le 15 avril, date de la réunion conjointe des deux commissions exécutives, de l’enseignement de base et de l’enseignement secondaire, au cours desquelles de nouvelles mesures d’escalade pourraient être adoptées demandant une fois encore le départ du ministre de l’Education.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-84578" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Youssef-Chahed-Neji-Jalloul.jpg" alt="Neji Jalloul et Youssef Chahed" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Neji Jalloul et Youssef Chahed.</em></p>
<p><strong>Les perdants de la guerre des ego </strong></p>
<p>Conscient de la gravité de la situation, Chahed est pris entre deux feux. D’une part, congédier Jalloul serait, pour lui, se soumettre au diktat du syndicat, mais aussi se renier, lui qui a toujours affirmé être solidaire de son ministre, d’autant plus que ce dernier semble jouir d’une certaine popularité, laquelle d’ailleurs serait en train de s’effriter.</p>
<p>D’autre part, si M. Chahed se trouve dans l’embarras, c’est qu’il craint qu’en gardant M. Jalloul, ce dossier explosif risquerait d’affaiblir le gouvernement dans les futures négociations avec la centrale syndicale sur des questions très délicates pour le pays, à propos de la réforme des caisses, de la privatisation de certaines entreprises publiques…</p>
<p>C’est l’impasse. Le bras-de-fer entre l’exubérant M. Jalloul et le turbulent Lassaad Yacoubi, secrétaire général du syndicat de l’enseignement supérieur, continue, par médias interposés.</p>
<p>Face à cette situation de tension sournoise, Chahed semble compter sur l’épuisement du mouvement syndical mais aussi sur le possible renoncement du ministre de l’Education, scénario presque impossible étant donné l’enjeu pour ce dernier, pour qui le départ de Bab Benat constituerait un frein à ses ambitions politiques.</p>
<p>Dans cette guerre des egos qui dure depuis des mois, les vrais perdants restent les centaines de milliers d’élèves qui sont pris en otages. Ce département sinistré depuis des décennies, laminé, depuis la <em>«révolution»</em>, par l’échec des différents ministres qui s’y sont succédé, attend d’être enfin secouru, réformé et remis sur de bons rails.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Education nationale : Démarrage de la construction de logements à Mnihla</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/23/education-nationale-demarrage-de-la-construction-de-logements-a-mnihla/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2016 14:20:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[fonctionnaires]]></category>
		<category><![CDATA[logements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Mnihla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Photo d&#8217;archives. Le coup d’envoi des travaux d’un projet de logements au profit des fonctionnaires du ministère de l’Education a été donné aujourd’hui. Selon Noureddine Ben Rejeb, directeur général de l’Office des logements des agents du ministère de l’Education, qui parlait samedi sur Jawhara FM, ce projet concerne la construction de 120 appartements au profit...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/23/education-nationale-demarrage-de-la-construction-de-logements-a-mnihla/">Education nationale : Démarrage de la construction de logements à Mnihla</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43851 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Logements-sociaux-tunisie.jpg" alt="Logements-sociaux-tunisie" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Photo d&rsquo;archives.</em></p>
<p><em><strong>Le coup d’envoi des travaux d’un projet de logements au profit des fonctionnaires du ministère de l’Education a été donné aujourd’hui.</strong></em></p>
<p><span id="more-58828"></span></p>
<p>Selon Noureddine Ben Rejeb, directeur général de l’Office des logements des agents du ministère de l’Education, qui parlait samedi sur Jawhara FM, ce projet concerne la construction de 120 appartements au profit des agents et fonctionnaires du ministère de l’Education.</p>
<p><em>«Ces appartements coûteront beaucoup moins cher de ce qui est proposé actuellement sur le marché»</em>, a-t-il ajouté, sans préciser la fourchette des prix.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/23/education-nationale-demarrage-de-la-construction-de-logements-a-mnihla/">Education nationale : Démarrage de la construction de logements à Mnihla</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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