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	<title>Archives des femmes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des femmes - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Féminicides en Tunisie &#124; Deux drames enregistrés en moins d&#8217;une semaine !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/feminicides-en-tunisie-deux-drames-enregistres-en-moins-dune-semaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 22:21:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aswat Nissa]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[féminicides]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En moins d&#8217;une semaine, deux drames familiaux ayant entraîné la mort de deux femmes ont été enregistrés dans les gouvernorats de Tataouine et de Médenine, déplore l&#8217;association de défense des droits des femmes, Aswat Nissa. Les autorités locales et les sources sécuritaires ont rapporté deux drames distincts survenus entre le 27 et le 29 avril...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/feminicides-en-tunisie-deux-drames-enregistres-en-moins-dune-semaine/">Féminicides en Tunisie | Deux drames enregistrés en moins d&rsquo;une semaine !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En moins d&rsquo;une semaine, deux drames familiaux ayant entraîné la mort de deux femmes ont été enregistrés dans les gouvernorats de Tataouine et de Médenine, déplore l&rsquo;association de défense des droits des femmes, Aswat Nissa.</em></strong></p>



<span id="more-18715584"></span>



<p>Les autorités locales et les sources sécuritaires ont rapporté deux drames distincts survenus entre le 27 et le 29 avril 2026 : le premier a été enregistré à Tataouine, où un individu a tué sa sœur au domicile familial. Au cours de cette même agression, il a grièvement blessé sa mère, qui a été admise en soins intensifs, où son pronostic vital reste engagé.</p>



<p>Le second drame a eu lieu à Béni Khedache, dans le gouvernorat de Médenine, où un jeune a été interpellé suite au meurtre, hier, de sa mère.</p>



<p>Dans son communiqué, Aswat Nissa pointe à nouveau du doigt les lacunes dans l&rsquo;application de la législation en vigueur, alors que les crimes commis dans la sphère privée semblent marquer une recrudescence.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/feminicides-en-tunisie-deux-drames-enregistres-en-moins-dune-semaine/">Féminicides en Tunisie | Deux drames enregistrés en moins d&rsquo;une semaine !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/naima-karoui-pionniere-des-recherches-sur-les-femmes-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 06:39:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Zghal]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Hechmi Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Naima Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Fenniche]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Boukraa]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Hamzaoui]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Naïma Karoui a été une pionnière des études sur la femme dans les milieux défavorisés et particulièrement dans le monde rural en Tunisie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/naima-karoui-pionniere-des-recherches-sur-les-femmes-en-tunisie/">Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Figure pionnière des études sur la femme dans les milieux sociaux défavorisés et particulièrement dans le monde rural, Naïma Karoui a contribué à inscrire la question de la femme au cœur de l’analyse sociologique tunisienne.</em></strong></p>



<p><strong>Raja Fenniche *</strong></p>



<span id="more-18680082"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche.jpg" alt="" class="wp-image-18680110" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Raja-Fenniche-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Retracer le parcours scientifique de Naima Karoui est une tâche doublement difficile, vu la profusion de ses écrits et la diversité des thèmes abordés. Elle a enquêté, écrit, publié dans la discrétion, sans souci de visibilité.</p>



<p>Naïma Karoui née Fenniche appartient pourtant à la première génération de sociologues tunisiens qui ont posé les fondements d’une discipline susceptible d’éclairer les dynamiques d’une société complètement sous-étudiée à l’époque. Aux côtés de Abdelkader Zghal, Hechmi Karoui, Ridha Boukraa, Salah Hamzaoui, Khalil Zamiti et bien d’autres, elle a été membre, à partir de la fin des années 1960, de la section Sociologie du Centre d’études et de recherches économiques et sociales (Ceres) et a publié régulièrement les résultats de ses recherches dans la <em>Revue tunisienne des sciences sociales</em> (RTSS).</p>



<p>Figure pionnière des études sur la femme dans les milieux sociaux défavorisés et particulièrement dans le monde rural, elle a contribué à inscrire la question de la femme au cœur de l’analyse sociologique tunisienne.</p>



<p>La condition féminine a été étudiée en corrélation avec les mutations profondes que connaissait la Tunisie au tournant des années 1970, qui marque une étape importante de la construction du pays et de l’émergence de l’économie capitaliste.</p>



<p>Après l’échec du modèle coopératif des années 1960, le gouvernement de Hédi Nouira a placé la propriété privée et l’investissement extérieur au cœur de la stratégie de développement économique. S’en est suivi la montée d’une petite bourgeoisie locale et l’élargissement de la base de la classe ouvrière à de nouvelles franges de la population, dont les femmes, tant citadines que rurales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact des transformations économiques sur les femmes</h2>



<p>C’est sur ce dernier aspect, en particulier, que s’est penchée Naima Karoui dans ses travaux, en analysant l’impact des transformations économiques, sociales, mais aussi symboliques de la société sur le vécu des femmes et leur imaginaire.</p>



<p>Formée en Tunisie puis en France, elle soutient en 1976 à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, Paris), sous la direction d’Alain Touraine, une thèse intitulée «<em>Changement social et condition de la femme en Tunisie»</em>. Ce travail initiateur s’inscrit dans une approche sociologique attentive aux dynamiques d’une société en pleine transformation et aux tensions entre discours officiel et pratiques sociales.</p>



<p>L’originalité de sa démarche tient à l’importance qu’elle a accordée au travail de terrain, à une époque où la sociologie tunisienne était encore à son début. A travers le recueil de témoignages et d’entretiens, elle a donné de la visibilité à des franges peu représentées dans l’espace public : ouvrières, paysannes, employées de bureau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diversité des trajectoires féminines</h2>



<p>C’est à travers les enquêtes menées dans les années 1970 auprès des ouvrières de l’industrie textile de Menzel Bourguiba, des ouvrières agricoles de la région de Mateur, des paysannes de Kerkennah, et des employées de l’administration des P.T.T. qu’elle a pu mettre en exergue la diversité des trajectoires féminines, en fonction des catégories sociales auxquelles elles appartiennent.</p>



<p>J’ai eu le privilège, jeune lycéenne, de l’avoir vue à l’œuvre lorsque je l’ai accompagnée à quelques reprises dans son enquête auprès des ouvrières agricoles de Mateur.</p>



<p>Assise près du chauffeur, dans la voiture tout-terrain du Ceres, elle nous expliquait, en chemin, comment remplir le questionnaire, en retranscrivant le plus fidèlement possible les réponses des enquêtées. La voiture serpentait lentement sur les sentiers tortueux de la montagne qui surplombait les alentours de Mateur.</p>



<p>Arrivées au <em>douar</em>, nous avons été accueillies par une ribambelle d’enfants, qui couraient derrière la voiture en poussant des cris de joie. Les femmes vinrent s’attrouper autour de Naima, souriantes et excitées ; elles se bousculaient pour lui tendre la main : <em>«Elles me connaissent,</em> nous dit Naima<em>, je suis déjà venue»</em></p>



<p>Nous commencions l’enquête. Quelques-unes nous faisaient entrer dans leur <em>houch</em>, nous donnaient du pain et de l’huile. Je me rappelle leurs rires étouffés quand nous abordions la question de l’avortement et des moyens contraceptifs. Celle que j’interviewais refusa net d’en parler : <em>«Tu es trop jeune</em>, haki dhiri», me dit-elle en riant.</p>



<p>Naima savait les écouter avec douceur et attention ; c’était sa manière à elle de les mettre en confiance. «<em>Le travail de terrain est fondamental en sociologie</em>», répétait-elle souvent. Étudiante, elle y a été initiée par ses professeurs, dont Jean Duvignaud, qui emmena en 1960 les étudiants à Chebika <sup>(1)</sup> pour une enquête sur les conditions de vie des habitants du village.</p>



<p>Depuis les années 1970, ses recherches se sont axées sur le travail féminin dans les couches défavorisées et ses effets sur la vie familiale. L’accès au travail rémunéré génère un vécu traversé de contradictions : double charge familiale et professionnelle, immobilisme des statuts conjugaux, tensions entre modèle traditionnel et aspiration à la modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner la parole aux exclues et aux marginalisées</strong></h2>



<p>Les enquêtes qualitatives menées lui ont permis non seulement de mettre en lumière certains aspects méconnus du vécu de ces femmes et de leur horizon d’attente, mais aussi de donner la parole aux exclues, aux marginalisées parmi elles.</p>



<p>Dans son article «<em>La femme entre mythe et réalité</em>&nbsp;», elle écrit <sup>(2)</sup>&nbsp;: «<em>Parallèlement à l’insécurité économique dans laquelle elles avaient grandi, l’éclatement de la cellule familiale avec toutes les valeurs qui soutenaient son système, agissaient sur leurs attitudes et conduites pour expliquer la facilité avec laquelle elles bravaient les valeurs allant jusqu’à s’adonner à la prostitution clandestine».</em></p>



<p>Elle fustige un système économique et social qui&nbsp; asservit pleinement les femmes&nbsp;: «<em>il ressort que les enquêtées- principalement les ouvrières d’usines et les ouvrières agricoles&nbsp; sont doublement exploitées par leurs patrons et les hommes de leurs familles principalement le mari»</em> <sup>(3)</sup><em> …«&nbsp;quant aux femmes employées de bureau, quoique le travail joue un rôle positif dans leur insertion sociale, elles&nbsp; continuent pour beaucoup à faire preuve d’attitudes traditionnelles dans leur famille&nbsp;: dépendance à l’égard du mari, effacement quand il s’agit de prendre des décisions importantes, maintien de la séparation des tâches.&nbsp;» <sup>(4)</sup></em></p>



<p>C’est précisément la question de savoir si l’accès au travail a constitué, pour la femme, un véritable facteur d’émancipation qui a été au cœur de plusieurs travaux de Naima Karoui. A-t-il entraîné des répercussions positives sur le rapport homme/ femme&nbsp;? A-t-il inversé la relation domination/ subordination au sein de la famille traditionnelle&nbsp;?</p>



<p>Dans une approche d’anthropologie sociale et de psychosociologie, elle a confronté le vécu réel des femmes aux représentations sociales contradictoires prévalant dans la société. Représentations fortement polarisées entre une image de la femme portée par la tradition et un modèle d’émancipation défendu par <em>«le courant moderniste»</em>, représenté par le pouvoir en place.<em> «Le thème central porte sur l’adéquation ou la dichotomie existant entre le modèle de la femme véhiculé par le discours officiel de type moderniste et le vécu des femmes selon leur appartenance à des catégories socio-professionnelles différentes.&nbsp;</em>» écrit-elle dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord <sup>(5)</sup>.</p>



<p>Un autre apport majeur de son œuvre réside dans l’étude de la pluralité des représentations et des discours sur la femme dans la Tunisie coloniale puis indépendante. Dans son article consacré à l’étude de <em>l’image de la femme dans la presse satirique des années 1930 </em><sup>(6)</sup><em>, </em>elle décrit la représentation surannée de la femme, révélatrice des idées rétrogrades prévalant à cette époque.</p>



<p>Dans un autre article <sup>(7)</sup>, elle porte un regard critique sur les idées d’émancipation véhiculées par le système éducatif français puis tunisien, depuis la première école, celle de Louise Renée Millet en 1900, jusqu’aux écoles de la République. Elle montre aussi que les questions de l’identité, du voile, du mariage et du rôle de la femme dans la sphère publique sont mises à rude épreuve par une idéologie conservatrice et discriminatoire.</p>



<p>Dans plusieurs de ses articles, Naima insiste sur le déchirement de la femme entre un modèle de famille marqué par la tradition musulmane fortement ancrée dans la société, <em>«fidèle à l’esprit de la charia et du Coran, qui reflète, dit-elle, un passé mythique… qui ne trouve de légitimité que dans les textes religieux» </em><sup>(8)</sup> et une représentation émancipatrice de la femme à laquelle elle est censée se conformer.</p>



<p>Elle montre que les enquêtées vivent différemment le conflit entre ces deux modèles. Leur déchirement varie d’intensité selon leurs conditions de vie et leur statut social.</p>



<p>«<em>Toutes les autres femmes que nous avons enquêtées ont exprimé des aspirations sans trop y croire, comme pour nous faire plaisir, avec un salaire aussi dérisoire que le leur, elles savent que leur mode de vie ne changera pas de sitôt» <sup>(9)</sup>.</em></p>



<p>A une époque encore fortement marquée par la tradition, Naima, féministe avant la lettre, percevait les limites de cette <em>«libération»</em> initiée par le pouvoir, qui ne trouvait qu’un vague écho auprès des femmes marginalisées. Elle nous disait qu’un féminisme authentique ne saurait se limiter à des cercles élitistes et ne pouvait se concevoir qu’en étroite relation avec l’émancipation sociale des femmes défavorisées face au joug de l’oppression.</p>



<p>J’étais alors adolescente, et dans ce mythique appartement de la rue Jamel Abdennacer, elle aimait parler, avec ses mots simples et sa voix pénétrante, de la pensée de Marx, de Gramsci ou encore de Bourdieu. Hechmi, son mari érudit, s’en mêlait parfois et prolongeait les explications. Je n’y comprenais pas grand-chose, mais j’étais fascinée par ces idées qui promettaient de transformer le monde et qui ont nourri depuis, mes rêves de jeunesse.</p>



<p>À mes yeux, Naima incarnait une pensée libre qui doute, interroge et refuse les carcans de la tradition, tout en s’inscrivant dans la dynamique même de la société. Pour elle, le féminisme n’était pas seulement une conviction personnelle, mais un engagement social qu’elle a assumé jusqu’au bout, dans sa façon d’être et de penser. Elle a conservé cet élan de révolte contre l’injustice sociale et a toujours défendu des positions franchement progressistes et anticonformistes.</p>



<p>Ses articles reflétaient bien cette posture de sociologue engagée. Dans <em>Le couple en Tunisie : du discours à la réalité <sup>(10)</sup></em>, comme dans <em>La femme entre le mythe et la réalité</em> <sup>(11)</sup>, elle montre que l’émancipation féminine, souvent présentée comme un acquis principal de la Tunisie indépendante, se déploie dans un champ de tensions où coexistent discours et lois progressistes, résistances sociales et immobilisme.</p>



<p>Mais c’est surtout dans le monde rural que l’écart est le plus prononcé entre le modèle véhiculé par le discours officiel et le vécu des femmes rurales&nbsp;: <em>«Malgré la reconnaissance des droits de la femme sur le plan de la loi,&nbsp; le choix du conjoint est chose nouvelle dans le milieu rural et n’apparait que dans certains cas…C’est au nom de ces mêmes coutumes que la virginité doit être sauvegardée jusqu’à la nuit de noces&nbsp;: l’un des éléments déterminants du mariage. Le mari sera tenu d’exposer aux témoins la preuve de la virginité de sa femme en présentant publiquement la chemise tachée de son épouse&nbsp;: signe de la défloration&#8230;</em>» <sup>(12)</sup></p>



<h2 class="wp-block-heading">La transmission de l’échec à travers les générations</h2>



<p>&nbsp;Dans d’autres articles, Naima développe une analyse sociologique du monde rural tunisien. Les écrits sur le village de Ghar-el-Melh <sup>(13)</sup>, sur les femmes rurales des îles Kerkennah <sup>(14)</sup>, sur les ouvriers agricoles du Nord <sup>(15)</sup> et sur <em>«l’univers éclaté»</em> des paysans du Nord-Ouest constituent des documents précieux témoignant des inégalités régionales et des formes de marginalisation persistantes dans le monde rural. Elle aborde la question de la pauvreté, en mettant en évidence les formes de la reproduction des vulnérabilités économiques et sociales. Son analyse souligne le déficit du progrès économique et social dans ces régions, montrant que le projet de développement et de modernisation prôné par l’état demeure géographiquement et socialement très inégal.</p>



<p>Dans l’article «<em>l’univers éclaté des paysans du Nord- ouest tunisien&nbsp;: la reproduction de l’échec</em>» <sup>(16)</sup>.</p>



<p>Naima s’intéresse à la question de la transmission de l’échec à travers les générations.&nbsp; Dans cette région, qui présentait l’un des taux d’échec scolaire les plus élevés du pays, elle a recueilli des récits poignants, notamment celui d’un ouvrier dont le fils a quitté l’école très tôt. «Il<em> arrivait à mes parents de se priver de manger pour nous acheter à mes frères et moi des bottes en hiver. Je me souviens que lorsqu’il pleuvait fort, je rentrais à la maison, trempé d’eau et tremblant de froid. Je ne rentrais pas à midi à cause de la longue distance que je devais effectuer de l’école à la maison. Je préférais manger du pain sec et du sucre devant la porte de l’école.»</em></p>



<p>Parce qu’elle donne la parole aux femmes rurales -ces invisibles de la société- aux démunis, aux marginaux du système, elle contribue à renouer avec la vocation première de la sociologie en tant qu’approche critique des politiques sociales en vigueur. &nbsp;</p>



<p>Décédée le 19 janvier 2026, Naïma Karoui aimait par-dessus tout lire et écrire. À la clinique, quelques heures avant sa mort, elle avait demandé qu’on lui apporte un roman à lire au chevet. Elle s’est éteinte avant même de pouvoir l’ouvrir.</p>



<p>Son œuvre constitue aujourd’hui un travail de référence pour les chercheurs qui interrogent la question de la femme en rapport avec les dynamiques sociales au cours des années 1970 et 1980. Un travail qui aide à comprendre les articulations entre condition de la femme, développement économique et social, monde rural et recompositions familiales.</p>



<p><em>* Professeur de l&rsquo; enseignement supérieur.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1) Jean Duvignaud a publié un ouvrage retraçant les étapes de cette enquête intitulée&nbsp;: ‘‘Chebika’’. Suivi de ‘‘Retour à Chebika 1990. Changements dans un village du Sud tunisien’’. Paris, Gallimard 1968. Paris, Plon, 1990, 501 p.&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em>2)&nbsp; Karoui, N. (1993). </em><em>La femme entre le mythe et la réalité : quête pour une liberté</em><em>. </em><em>RTSS, n° 114, pp. 49-70. (p 60).</em></p>



<p><em>3) Idem p 65.</em></p>



<p><em>4) Idem p 63.</em></p>



<p><em>5) Karoui, N. (1989). Les femmes entre le discours et le vécu : principaux axes de recherche. In Femmes et sociétés : la Tunisie et le Maroc, Annuaire de l’Afrique du Nord, Tome XXVIII. Paris : CNRS, pp. 871-875.</em></p>



<p><em>6)&nbsp; Karoui, N. (1990). </em><em>Image de la femme tunisienne à travers la presse satirique et humoristique des années 1930</em><em>. RTSS, n° 103, pp. 53-79.</em></p>



<p><em>7) la femme entre le mythe et la réalité, op cit, p 50</em>.</p>



<p><em>8)&nbsp; Idem, p 872</em>.</p>



<p><em>9) Karoui, N. (1980). </em><em>Étude sociologique sur les ouvrières agricoles dans la région de Mateur</em><em>. RTSS, n° 63, pp. 92-135. (p131).</em></p>



<p><em>10) Karoui, N. (1989). </em><em>Le couple en Tunisie : du discours à la réalité</em><em>. RTSS, n° 98-99, pp. 59-73.</em></p>



<p><em>11) Femmes entre mythe et réalité, op cit.</em></p>



<p><em>12) Le couple en tunisie&nbsp;: du discours à la réalité, op cit . p68 </em><em><sup></sup></em></p>



<p><em>13) </em><em>&nbsp;Karoui, N. (1973). </em><em>Ghar el-Melh : « Port admirable et village paisible »</em><em>. RTSS, n° 32-35, pp. 201-223.</em></p>



<p><em>14) Karoui, N. (1989). </em><em>Rôles et statuts des femmes rurales : l’exemple des îles Kerkennah</em><em>. RTSS, n° 96-97, pp. 27-66.</em></p>



<p><em>15) Karoui, N. (1989). </em><em>Témoignages d’ouvriers agricoles dans le nord de la Tunisie</em><em>. RTSS, n° 96-97, pp. 67-83.</em></p>



<p><em>16) Karoui, N. (1991). </em><em>L’univers éclaté des paysans du Nord-Ouest tunisien : la reproduction de l’échec</em><em>. RTSS, n° 104-105, pp. 69-108.</em></p>



<h1 class="wp-block-heading">&nbsp;</h1>



<h1 class="wp-block-heading">&nbsp;<strong>Bibliographie&nbsp;:</strong></h1>



<h3 class="wp-block-heading">1965</h3>



<p>Karoui, N. (1965). <em>Attitudes des jeunes parents tunisois de 20 à 30 ans devant le mariage mixte</em>. Revue Tunisienne des Sciences Sociales (RTSS), n° 3, p. 45.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1973</h3>



<p>Karoui, N. (1973). <em>Ghar el-Melh : « Port admirable et village paisible »</em>. RTSS, n° 32-35, pp. 201-223.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1975</h3>



<p>Karoui, N. (1975). <em>L’idéologie de l’émancipation de la femme</em> (en arabe). Al-Fikr, n° 3, décembre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1976</h3>



<p>Karoui, N. (1976). <em>Changement social et condition de la femme en Tunisie</em>.<br>Thèse de doctorat en sociologie, EHESS, Paris, sous la direction d’Alain Touraine.</p>



<p>Karoui, N. (1976). <em>Famille et travail : les ouvrières de Menzel Bourguiba</em>. RTSS, n° 45, pp. 75-98.</p>



<p>Karoui, N. (1976). <em>La notion d’émancipation de la femme à travers la presse : ébauche d’une analyse de contenu</em>. RTSS, n° 47, pp. 93-124.<br>(N.B. Reformulation harmonisée du titre mentionné dans la première liste.)</p>



<h3 class="wp-block-heading">1980</h3>



<p>Karoui, N. (1980). <em>Étude sociologique sur les ouvrières agricoles dans la région de Mateur</em>. RTSS, n° 63, pp. 92-135.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1983</h3>



<p>Karoui, N. (1983). <em>La femme tunisienne et le phénomène du « bureau » : étude sociologique des attitudes et conduites des jeunes femmes dans l’administration des P.T.T.</em> RTSS, n° 70-71, pp. 75-109.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1989</h3>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Rôles et statuts des femmes rurales : l’exemple des îles Kerkennah</em>. RTSS, n° 96-97, pp. 27-66.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Témoignages d’ouvriers agricoles dans le nord de la Tunisie</em>. RTSS, n° 96-97, pp. 67-83.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Le couple en Tunisie : du discours à la réalité</em>. RTSS, n° 98-99, pp. 59-73.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Les femmes entre le discours et le vécu : principaux axes de recherche</em>.<br>In <em>Femmes et sociétés : la Tunisie et le Maroc</em>, Annuaire de l’Afrique du Nord, Tome XXVIII. Paris : CNRS, pp. 871-875.</p>



<p>Karoui, N. (1989). <em>Les femmes dans le domaine agricole dans la Tunisie coloniale</em>. RTSS, n° 98-99, pp. 129-??? (pagination à vérifier).</p>



<h3 class="wp-block-heading">1990</h3>



<p>Karoui, N. (1990). <em>Image de la femme tunisienne à travers la presse satirique et humoristique des années 1930</em>. RTSS, n° 103, pp. 53-79.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1991</h3>



<p>Karoui, N. (1991). <em>L’univers éclaté des paysans du Nord-Ouest tunisien : la reproduction de l’échec</em>. RTSS, n° 104-105, pp. 69-108.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1993</h3>



<p>Karoui, N. (1993). <em>La femme entre le mythe et la réalité : quête pour une liberté</em>. RTSS, n° 114, pp. 49-70.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/naima-karoui-pionniere-des-recherches-sur-les-femmes-en-tunisie/">Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Mettre fin à la violence à l’égard des femmes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/tunisie-mettre-fin-a-la-violence-a-legard-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 22:40:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[16 jours d’activisme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Nations Unies Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une cérémonie de clôture des 16 jours d’activisme contre la violence facilitée par la technologie faite aux femmes et aux filles, a été organisée le 10 décembre, une date qui coïncide également avec la Journée internationale des droits de l’homme. Cette journée a réuni les agences des Nations Unies Tunisie, plusieurs ambassadeur·rice·s, la Directrice exécutive...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Une cérémonie de clôture des 16 jours d’activisme contre la violence facilitée par la technologie faite aux femmes et aux filles, a été organisée le 10 décembre, une date qui coïncide également avec la Journée internationale des droits de l’homme.</strong></em></p>



<span id="more-18077425"></span>



<p>Cette journée a réuni les agences des Nations Unies Tunisie, plusieurs ambassadeur·rice·s, la Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, nos partenaires institutionnels et d’appui, ainsi que de nombreux jeunes engagé.e.s.</p>



<p>Cette cérémonie a été l’occasion de revenir sur les grandes réalisations menées tout au long de la campagne, de saluer les partenariats solides, les collaborations fructueuses et le travail conjoint qui ont permis de renforcer l’impact de ces 16 jours.</p>



<p>Nous avons également mis en avant les meilleures pratiques et lancé un appel à l’action pour poursuivre nos efforts communs :</p>



<p>Mettre fin à la violence, en particulier la violence facilitée par la technologie, à l’égard des femmes et des filles, thème central de la campagne de cette année.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Nations Unies Tunisie</strong></p>
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		<title>La force collective des femmes pour un développement économique du Sud tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/10/la-force-collective-des-femmes-pour-un-developpement-economique-du-sud-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 23:02:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a réuni plus de 40 femmes entrepreneures de Gabès, Médenine et Tataouine pour transformer leurs réussites individuelles en une force collective contre la violence économique. Elles ont partagé leurs parcours, leurs défis surmontés et les solutions qu’elles bâtissent chaque jour pour renforcer la cohésion sociale dans leurs...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a réuni plus de 40 femmes entrepreneures de Gabès, Médenine et Tataouine pour transformer leurs réussites individuelles en une force collective contre la violence économique.</em></strong></p>



<span id="more-18068471"></span>



<p>Elles ont partagé leurs parcours, leurs défis surmontés et les solutions qu’elles bâtissent chaque jour pour renforcer la cohésion sociale dans leurs communautés.</p>



<p>La journée a également été l&rsquo;occasion pour de présenter et de commercialiser leurs produits à travers des stands dynamiques, illustrant concrètement le potentiel de développement économique du Sud tunisien.</p>



<p>Ces femmes ont montré qu’un avenir plus juste et inclusif se construit par la solidarité, la résilience et l’entrepreneuriat.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/10/la-force-collective-des-femmes-pour-un-developpement-economique-du-sud-tunisien/">La force collective des femmes pour un développement économique du Sud tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>​La Tunisie accueille le 6e Forum africain sur «les femmes, la paix et la sécurité»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/la-tunisie-accueille-le-6e-forum-africain-sur-les-femmes-la-paix-et-la-securite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 18:45:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Forum africain]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>​La Tunisie accueillera, les 9 et 10 décembre courant, au siège de l’Académie Diplomatique Internationale de Tunis, la sixième session ordinaire du Forum Africain de haut niveau sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, organisée en coopération avec l’Union Africaine autour du thème : « Vingt-cinq ans après l’adoption de la résolution 1325 du...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>​La Tunisie accueillera, les 9 et 10 décembre courant, au siège de l’Académie Diplomatique Internationale de Tunis, la sixième session ordinaire du Forum Africain de haut niveau sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, organisée en coopération avec l’Union Africaine autour du thème : « Vingt-cinq ans après l’adoption de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité : renforcer la diplomatie multilatérale pour consolider l’agenda Femmes, Paix et Sécurité en Afrique dans un ordre mondial en mutation ».</strong></p>



<span id="more-18044718"></span>



<p>Créé en 2019, ce Forum constitue une plateforme stratégique continentale de dialogue et de planification conjointe visant à renforcer la mise en œuvre de l’agenda relatif aux femmes, à réviser les stratégies communes qui y sont liées et à les développer.</p>



<p>La tenue de ce forum en Tunisie coïncide avec la commémoration, par la communauté internationale, du 25ᵉ anniversaire de l’adoption de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, ainsi que du 30ᵉ anniversaire de l’adoption de la Déclaration et du Programme d’Action de Beijing sur les femmes.</p>



<p>Les travaux du Forum, qui se tiendra pour la première fois en dehors du siège de l’Union Africaine, réuniront un grand nombre de personnalités africaines et internationales, ainsi que des représentants d’organisations, d’États membres de l’Union Africaine, de pays partenaires, de centres de recherche, d’associations et d’organisations actives dans la protection des femmes et le soutien à leur rôle dans les domaines de la paix et de la sécurité.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/la-tunisie-accueille-le-6e-forum-africain-sur-les-femmes-la-paix-et-la-securite/">​La Tunisie accueille le 6e Forum africain sur «les femmes, la paix et la sécurité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Appels à une action urgente pour rendre les espaces numériques sûrs pour tous·tes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/25/appels-a-une-action-urgente-pour-rendre-les-espaces-numeriques-surs-pour-tous%c2%b7tes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 22:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[16 jours d’activisme]]></category>
		<category><![CDATA[espaces numériques]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la Journée internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes le 25 novembre 2025, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a annoncé le lancement de la campagne « 16 jours d&#8217;activisme ». En Tunisie comme dans le monde entier, cette campagne internationale se déroule chaque année depuis...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/25/appels-a-une-action-urgente-pour-rendre-les-espaces-numeriques-surs-pour-tous%c2%b7tes/">Appels à une action urgente pour rendre les espaces numériques sûrs pour tous·tes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>A l&rsquo;occasion de la Journée internationale pour l&rsquo;élimination de la violence à l&rsquo;égard des femmes le 25 novembre 2025, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a annoncé le lancement de la campagne « 16 jours d&rsquo;activisme ».</strong></em></p>



<span id="more-17982369"></span>



<p>En Tunisie comme dans le monde entier, cette campagne internationale se déroule chaque année depuis 1991 du 25 novembre au 10 décembre, pour lutter contre la violence fondée sur le genre et en faveur des droits des femmes.</p>



<p>Le Pnud a par ailleurs appelé à se mobiliser pour inciter l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes, en rappelant au passage que la violence numérique s&rsquo;intensifie à grande échelle : 38 % des femmes dans le monde en ont déjà vécu et 85 % d&rsquo;entre elles en ont été témoins.</p>



<p><em>« En ces 16 jours d&rsquo;activisme, nous appelons à une action urgente pour rendre les espaces numériques sûrs pour tous·te</em>s».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/25/appels-a-une-action-urgente-pour-rendre-les-espaces-numeriques-surs-pour-tous%c2%b7tes/">Appels à une action urgente pour rendre les espaces numériques sûrs pour tous·tes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre au Musée du Bardo &#124; Les femmes et l’art au Maghreb    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/rencontre-au-musee-du-bardo-les-femmes-et-lart-au-maghreb/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:34:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Musée du Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Sabri]]></category>
		<category><![CDATA[Rachida Triki]]></category>
		<category><![CDATA[Wallonie-Bruxelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation de l’ouvrage ‘‘Les femmes et l’art au Maghreb’’, samedi 15 novembre 2025, à l’auditorium du Musée du Bardo.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/rencontre-au-musee-du-bardo-les-femmes-et-lart-au-maghreb/">Rencontre au Musée du Bardo | Les femmes et l’art au Maghreb    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie organise une présentation de l’ouvrage&nbsp;<a href="https://lefennec.com/livre/les-femmes-et-lart-au-maghreb/">‘‘Les femmes et l’art au Maghreb’’</a> (Éditions Le Fennec, Maroc),</em></strong><em> <strong>le samedi 15 novembre 2025 de 18h à 20h à l’auditorium du Musée du Bardo.</strong></em></p>



<span id="more-17896564"></span>



<p>La présentation se fera en présence des co-directrices de l’ouvrage Nadia Sabri&nbsp;(directrice du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, Rabat et&nbsp;présidente de l’Aica au Maroc, et Rachida Triki, philosophe,&nbsp;critique d’art et&nbsp;universitaire en&nbsp;Tunisie.</p>



<p><em>«Créant un espace commun de parole et une visibilité aux créatrices et actrices culturelles œuvrant au Maroc, en Algérie et en Tunisie, les deux autrices de ce livre invitent une vingtaine de femmes artistes, des commissaires d’exposition, des historiennes de l’art, des journalistes culturelles, et des directrices de musées et d&rsquo;espaces d&rsquo;art, à s’exprimer sur leurs projets et vécus en tant que professionnelles de l’art.</em></p>



<p><em>Initiées lors du colloque de Rabat en 2021, co-organisé par l’Aica-Maroc et l’Aica International (l’Association internationale des critiques d’art), les contributions documentées et approfondies dans ce livre, sont représentatives de l’écosystème artistique maghrébin où les femmes partagent souvent le même vécu et sont confrontées aux mêmes challenges pour s’affirmer.»</em></p>



<p>Ls contributeurs.trices sont Rita El Khayat, Anissa Bouayed, Brahim Alaoui, Meryem Sebti, Jacques Leenhardt, Farid Zahi, Sayda Ben Zineb, Khadija Tnana, Amina Menia, Najah Zarbout, Safaa Erruas, Fatima Chafaa, Najet Dhahbi, El Meya, Malika Bouabdellah Dorbani, Maroua Cherkaoui, Emna Ben Yedder, Elisabeth Piskernik, Myriam Amroun, Wafa Gabsi, Nouha Ben Yebdri, Wassyla Tamzali.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/rencontre-au-musee-du-bardo-les-femmes-et-lart-au-maghreb/">Rencontre au Musée du Bardo | Les femmes et l’art au Maghreb    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le harcèlement sexuel, destin inéluctable des femmes ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/le-harcelement-sexuel-destin-ineluctable-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Sheinbaum]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Jamila Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a subi devant les caméras du monde entier, un harcèlement sexuel de la part d’un simple citoyen.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/le-harcelement-sexuel-destin-ineluctable-des-femmes/">Le harcèlement sexuel, destin inéluctable des femmes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chez l’être humain le toucher, si on le compare à la vue qui s’exerce à distance, est le seul sens qui permet d’être en contact direct avec son prochain. Mardi 5 novembre 2025, lors d’un bain de foule qu’a voulu prendre la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, elle a subi, devant les caméras du monde entier, un harcèlement sexuel de la part d’un simple citoyen proche d’elle qui non seulement l’a entourée de son bras, mais l’a embrassée sur le cou et a même effleuré sa poitrine, avant d’être arrêté par les gardes du corps dont la fonction porte bien son nom puisqu’ils sont appelés, avant tout, à défendre l’intégrité physique du chef de l’État.</em></strong></p>



<p><strong>Jamila Ben Mustapha *</strong></p>



<span id="more-17846119"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure>
</div>


<p>Après avoir vécu cet événement qui l’avait prise de court, réalisant le désordre profond à l’échelle nationale, occasionné par les gestes de plus en plus osés qu’elle avait subis, elle en a parlé par la suite à son peuple dans une intervention publique, en indiquant qu’elle allait porter plainte.</p>



<p>Quelles remarques peut-on faire sur cet incident si grave ? Historiquement, dans l’Antiquité, si l’on prend l’exemple de l’Égypte, le statut des Pharaons égalait celui des dieux ou venait juste après eux. Et par la suite, l’autorité du roi, du mikado ou du sultan s’exerçait autant par le prestige de leur apparence que par la distance que leurs sujets étaient tenus de respecter quand certains d’entre eux avaient la possibilité de s’approcher d’eux, tête baissée, dans une attitude recommandée de vénération et d’humilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’autorité en démocratie</h2>



<p>Avec la généralisation du régime démocratique, les présidents détiennent leur légitimité, non plus par le haut – par la bénédiction des dieux ou des élites –, mais par le bas, par le peuple lui-même, appelé à les choisir et à leur déléguer la souveraineté qui lui revient en théorie, en votant pour eux. Ceci pousse le chef à donner de l’importance à ce dernier, à tenter de le séduire et à tout faire pour l’avoir de son côté dans le but d’être élu ou réélu.</p>



<p>Il est certain que le fait de toucher le président de l’État que sa fonction place nettement au-dessus de tous,&nbsp;de la seule façon permise – lui serrer la main –, exerce une attraction réelle sur ses compatriotes, percevant spontanément une grande différence qualitative entre lui et les autres à cause de l’unicité de son rôle.</p>



<p>Mais ce qui est scandaleux dans le cas de la présidente mexicaine, c’est que cet individu, mettant entièrement entre parenthèses son statut et le symbole qu’elle représente, se comporte avec elle non pas même comme avec une simple compatriote, mais comme avec une femme qu’il ne respecte pas et agresse, en s’en prenant à son intégrité physique sans lui demander son avis, comme un passant pervers qui se permettrait de toucher la première passante anonyme venue. Subi par la cheffe de l’État, cet acte n’est pas loin d’équivaloir à une profanation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manque de respect de toute femme</h2>



<p>Quel enseignement tirer de ce geste&nbsp;? Cela montre que, encore au XXI<sup>e</sup> siècle, partout, et quel que soit son niveau dans l’échelle sociale, aucune femme n’est à l’abri de ce genre d’agression, encore qu’être touchée physiquement par un passant dans la rue parce qu’il profite de l’effet de surprise et de votre impréparation, est moins choquant que de l’être quand on est la représentante suprême de la nation et que cet acte n’est pas loin de devoir être considéré comme un sacrilège.</p>



<p>Cela signifie aussi, chez cet individu, le manque de respect de toute femme, le désir de ne pas prendre au sérieux, de réduire volontairement à néant le prestige de son statut, même quand il est le plus élevé du pays.</p>



<p>Ce geste indique encore une volonté claire de la rabaisser, de lui rappeler qu’elle appartient irrémédiablement au sexe dit <em>«faible»</em>, et que &nbsp;sa &nbsp;fonction, si haute soit-elle, n’arrive pas à éliminer sa prétendue&nbsp;infériorité, première, dominante, à savoir sa condition de femme, donc, aux yeux de cet individu, d’objet sexuel.</p>



<p>C’est ainsi qu’aussi simples et proches du peuple que les chefs de l’État veuillent être, ils ont intérêt à ne pas oublier que la proximité totale avec lui, dans des bains de foule désordonnés, est loin d’être recommandée et que leur statut exige une distance minimale salvatrice par crainte d’<em>«un mauvais pas»</em> – au sens propre et figuré – qui porterait alors atteinte, non seulement à leur personne, ce qui est grave, mais à l’honneur même du pays, ce qui l’est encore plus.</p>



<p>Et autant nous avons été solidaires du citoyen irakien qui avait envoyé au président George W. Bush, destructeur de son pays, une chaussure sur la tête, autant nous désapprouvons l’attaque de la présidente du Mexique qui révèle à quel point le chemin est, partout, encore bien long avant la réalisation de l’égalité des sexes.</p>



<p><em>* Ecrivaine.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/le-harcelement-sexuel-destin-ineluctable-des-femmes/">Le harcèlement sexuel, destin inéluctable des femmes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Féminicides en Tunisie &#124; 22 femmes tuées en moins de 9 mois !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/feminicides-en-tunisie-22-femmes-tuees-en-moins-de-9-mois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 19:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aswat Nissa]]></category>
		<category><![CDATA[crimes]]></category>
		<category><![CDATA[féminicides]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de l&#8217;année, 22 femmes ont été assassinées en Tunisie, déplore l&#8217;association Aswat Nissa en tirant la sonnette d&#8217;alarme via un communiqué publié ce jeudi 25 septembre 2025. Aswat Nissa pointe du doigt l&#8217;absence de chiffres officiels et accuse les autorités de laxisme tout en affirmant qu&#8217;en l&#8217;absence de statistiques officielles et transparentes,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Depuis le début de l&rsquo;année, 22 femmes ont été assassinées en Tunisie, déplore l&rsquo;association Aswat Nissa en tirant la sonnette d&rsquo;alarme via un communiqué publié ce jeudi 25 septembre 2025.</strong></em></p>



<span id="more-17547831"></span>



<p>Aswat Nissa pointe du doigt l&rsquo;absence de chiffres officiels et accuse les autorités de laxisme tout en affirmant qu&rsquo;en l&rsquo;absence de statistiques officielles et transparentes, le nombre réel de victimes pourrait être bien plus élevé.</p>



<p>Pour l&rsquo;association, «<em> </em>cette réticence à nommer les choses, à quantifier l&rsquo;horreur, est un choix politique lourd de conséquences. Elle relègue ces meurtres au rang de faits divers, occultant le caractère systémique de la violence de genre qui gangrène notre société».</p>



<p>«<em> Les 22 victimes recensées ne sont pas des statistiques. Elles étaient des mères, des sœurs, des filles, des amies. Leurs noms méritent d&rsquo;être prononcés et leur mémoire honorée par une action concrète et urgente. Il est temps que les slogans laissent la place à des politiques publiques concrètes, à une volonté politique inébranlable </em>», lit-on encore dans le communiqué.</p>



<p>Enfin Aswat Nissa a de nouveau appelé l&rsquo;État a assumer pleinement sa responsabilité de protéger concretement les femmes, au-delà des discours et des «<em> déclarations de bonnes intentions</em>».</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Naître Femme et grandir en Tunisie, la double peine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 09:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accès au marché du travail est encore difficile d’accès pour les femmes tunisiennes en âge actif. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/14/naitre-femme-et-grandir-en-tunisie-la-double-peine/">Naître Femme et grandir en Tunisie, la double peine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si les jeunes filles tunisiennes sont de plus en plus scolarisées et diplômées avec excellence, l’accès au marché du travail est encore difficile d’accès pour les femmes en âge actif. Les réalités sont têtues et les chiffres très parlants.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-17227647"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Seulement une femme sur quatre (16-64 ans) est occupée dans les activités formelles en Tunisie. Pour les femmes, les droits économiques sont loin des attentes et des aspirations légitimes. En décalage avec la modernité et l’égalité des chances, Regardons les chiffres…</p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Une sur quatre, les trois autres sont invisibles dans les discours traitant de l’emploi ou du chômage en Tunisie. Comme si quand on n’en parle pas, on évite de verbaliser le problème. On occulte le vrai problème dans les médias, dans les débats publics, et dans les cercles des élus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Angle mort des débats publics</h2>



<p>75% des Tunisiennes en âge actif sont exclues du marché économique officiel. Elles ne travaillent pas et rien n’est fait pour les intégrer dans le système économique. On ne les considère même pas dans les effectifs des chômeurs, considérant qu’une grande proportion d’entre elles n’est pas à la recherche d’emploi.</p>



<p>Les dégâts ne s’arrêtent pas là. Pratiquement 7 femmes sur 10, en Tunisie, n’ont pas de compte bancaire. La raison est simple : elles n’ont pas de travail formel et de salaire régulier, et dans certains cas, on verse l’éventuel revenu ou épargne dans le compte du conjoint. Celles-ci ne peuvent pas contracter des prêts pour lancer leur projet, et s’émanciper par le travail et l’investissement.</p>



<p>Des chiffres terribles et qui font froid au dos. Et les leaders et élites de l’establishment se plaisent avec, en s’auto-félicitant et en faisant les discours et la propagande liée, en fonction des gouvernements et des contextes politiques ayant marqué ces années post-2011.</p>



<p>Dans l’inconscient collectif, les femmes sont mieux à la maison à s’occuper des enfants et de la cuisine, dans une <em>«complémentarité avec l’homme»</em>, comme ont tenté de l’imposer dans la constitution de 2014 les idéologues de l’islam politique en Tunisie, sous la gouverne du Cheikh Rached Ghannouchi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Xq7KmIQfkH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/09/des-droits-economiques-de-la-femme-en-tunisie-parlons-en/">Des droits économiques de la femme en Tunisie, parlons-en!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des droits économiques de la femme en Tunisie, parlons-en! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/09/des-droits-economiques-de-la-femme-en-tunisie-parlons-en/embed/#?secret=D1J2F4smSC#?secret=Xq7KmIQfkH" data-secret="Xq7KmIQfkH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Aveuglement collectif</h2>



<p>Les autres partis ou gouvernements de l’après-2011 ont fermé les yeux sur les contraintes et les entraves qui verrouillent le marché du travail formel pour les femmes.</p>



<p>On peut évoquer des raisons sociologiques, idéologiques ou même morales pour forcer la femme à ne pas revendiquer un travail salarié, comme l’homme, en parfaite égalité.</p>



<p>En revanche, le règne des hommes est sans appel. Trois hommes sur quatre sont occupés dans le marché du travail (75%). Ils sont dominants et font valoir une masculinité orientale et souvent misogyne, et pas toujours ouverte à l’émancipation totale des femmes. Et cette injustice paraît normale pour nos élites, nos économistes du sérail en Tunisie. Par fatalisme, machisme, ou par intérêt personnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes sont plus nombreuses</h2>



<p>Passer de 25% à 75% de taux d’emploi formel pour les Tunisiennes constitue un objectif prioritaire. Une revendication légitime que personne ne peut réfuter aujourd’hui.</p>



<p>La réalisation d’un tel objectif requiert une révolution économique. Une révolution dans les mentalités et les esprits. Et tout indique qu’on est loin de cela, très loin aujourd’hui, dans le contexte de la crise économique qui plombe le pouvoir d’achat et qui ruine les ambitions de la gent féminine en Tunisie.</p>



<p>La population féminine est statistiquement parlant supérieure à celle masculine. La majorité de la population tunisienne est féminine, et la différence entre les deux <em>«sexes»</em> est de l’ordre de 300 000 et converge rapidement vers un demi-million, en faveur des femmes.</p>



<p>Les Tunisiennes vivent plus longtemps (4 ans de différence avec l’homme), parce qu’elles prennent soins d’elles-mêmes, de leurs enfants. Elles fument moins, elles sont plus prudentes, plus<em> «responsables» </em>et plus respectueuses des règles prudentielles.</p>



<p>Contrairement aux hommes, elles coûtent moins cher en dépenses de santé et de taxes payées par les contribuables, pour le secteur de la santé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sHdDVED23c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/tunisie-femme-corps-blesse-et-lutte-des-regards/">Tunisie-Femme | Corps blessé et lutte des regards </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Femme | Corps blessé et lutte des regards  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/tunisie-femme-corps-blesse-et-lutte-des-regards/embed/#?secret=LelAFQtAA6#?secret=sHdDVED23c" data-secret="sHdDVED23c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux millions de femmes sur le carreau</h2>



<p>Impliquer et employer, d’une façon ou d’une autre, deux millions de femmes (16-64 ans) créerait un saut de la richesse nationale mesurée par le PIB d’au moins 15%.</p>



<p>La femme détient donc les clefs de la relance économique, si on fait tout le nécessaire pour cela. Leur emploi boostera la croissance, comblera les déficits des caisses de solidarité sociale et de retraite et procurera plus de revenu pour la formation du capital social en Tunisie.</p>



<p>Il faudra donc plus d’investissements, des taux d’intérêts abordables, une bureaucratie moins vorace et moins corrompue. Il faut une vraie politique économique, mais pas de <em>«stratégie»</em> démagogique sans dents, sans colonne vertébrale… et sans moyens budgétaires.</p>



<p>Il faut aussi un changement drastique dans les mentalités des hommes, soit les pères, les frères, les fils et conjoints ou petits-amis.</p>



<p>Le principal handicap de l’implication économique de la femme dans l’économie est celui lié à la mentalité rétrograde et conservatrice qui caractérise une large majorité des Tunisiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La moitié de l’homme</h2>



<p>L’autre handicap économique réside dans l’accès au patrimoine. Les femmes, déjà défavorisées dans l’accès à l’emploi, le sont aussi dans le partage de l’héritage et donc dans la transmission de la richesse et du patrimoine.</p>



<p>La femme hérite la moitié de la part qui revient à son frère, et cette règle qui date de plus 14 siècles est sacrée, canonisée dans le livre sacré.</p>



<p>Cela doit changer, et le plus vite serait le mieux. L’histoire va dans ce sens et on peut l’expliquer et le justifier dans le contexte. Il faut repenser les interprétations et moderniser les lectures des fondamentaux historiques et religieux.</p>



<p>Ce biais et ces injustices se traduisent aussi dans les niveaux de rémunération des femmes employées. Elles sont payées moins que leurs collègues hommes en moyenne, et elles sont moins présentes dans les postes de commandement et de direction.</p>



<p>Les chiffres sont encore plus criants à cet égard. Les symboles aussi, vestimentaires et pas seulement.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Sk4DXInaYq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/les-femmes-et-la-democratie-menacees-en-tunisie/">Les femmes et la démocratie menacées en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les femmes et la démocratie menacées en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/les-femmes-et-la-democratie-menacees-en-tunisie/embed/#?secret=Z7JiXwtMX6#?secret=Sk4DXInaYq" data-secret="Sk4DXInaYq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/14/naitre-femme-et-grandir-en-tunisie-la-double-peine/">Naître Femme et grandir en Tunisie, la double peine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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