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	<title>Archives des Fitch Solutions - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Fitch Solutions - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; BMI prévoit une aggravation des pénuries en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/17/tunisie-bmi-prevoit-une-aggravation-des-penuries-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 06:52:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>BMI, filiale de Fitch Solutions Company, prévoit pour la Tunisie une aggravation des pénuries de biens de première nécessité en Tunisie en 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/17/tunisie-bmi-prevoit-une-aggravation-des-penuries-en-2025/">Tunisie | BMI prévoit une aggravation des pénuries en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son bulletin de veille économique d’avril 2025, BMI, filiale de Fitch Solutions Company, prévoit pour la Tunisie une aggravation des pénuries de biens de première nécessité risquant d’intensifier le mécontentement populaire.</em></strong></p>



<span id="more-15911757"></span>



<p>La société de recherche multinationale britannique qui fournit des analyses macroéconomiques, industrielles et financières couvrant 22 secteurs et 200 marchés mondiaux estime que <em>«les difficultés des autorités à résoudre les problèmes économiques structurels rendront le marché vulnérable aux chocs externes, ce qui pourrait aggraver les pénuries de biens de première nécessité»</em>.</p>



<p><em>«La récente crise du gaz exacerbera le mécontentement social existant en raison de la détérioration des conditions socio-économiques, ce qui maintiendra le risque de manifestations de grande ampleur élevé en 2025»</em>, ajoute l’agence, qui estime que <em>«le risque élevé de futures pénuries d’eau mettront à l’épreuve les relations entre la Tunisie et l’Algérie, même si la convergence d’intérêts des deux présidents maintiendra la coopération bilatérale solide.»</em></p>



<p>Nous reproduisons ci-dessous la traduction de l’analyse de BMI concernant la Tunisie avec les réserves d’usage. Car il s’agit de simples prévisions et qui nous semblent excessivement alarmistes, étant donné que, jusque-là, et au cœur d’une crise qui perdure depuis 2011, la Tunisie a souvent trouvé des ressources pour détromper les plus sombres présages.</p>



<p>Ce sont là, également, des conjectures d’experts qui valent pour les avertissements qu’elles lancent aux responsables afin qu’ils prennent les mesures nécessaires susceptibles de nous éviter le pire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<p class="has-text-align-center">* * *</p>



<p>Nous pensons que la récente pénurie de gaz domestique va alimenter la frustration de la population face à la détérioration socio-économique en Tunisie. Depuis début 2025, les ménages et les entreprises tunisiens sont confrontés à des pénuries de gaz pour le chauffage et la cuisson, en particulier dans les zones rurales touchées par un froid intense. Cela a entraîné de longues files d’attente devant les centres de distribution de gaz et une montée des tensions entre citoyens, qui se sont disputés des bouteilles de gaz, ce qui a entraîné l&rsquo;intervention de la police.</p>



<p>Ces pénuries ont également perturbé le fonctionnement de nombreuses entreprises, pesant sur leurs sources de revenus.</p>



<p>Les citoyens ont exprimé leur frustration face à l’incapacité du gouvernement à répondre à la demande croissante de gaz pendant l’hiver, aggravant ainsi le mécontentement déjà élevé causé par les pénuries d’autres biens de première nécessité qui durent depuis plus de deux ans.</p>



<p>Le gouvernement continue de faire face à de fortes pressions budgétaires et externes, qui limitent sa capacité à financer l’importation de biens, notamment ceux subventionnés, ce qui est à l’origine de ces pénuries.</p>



<p>Cette crise renforce notre conviction que les problèmes socio-économiques constitueront un défi majeur pour le président Kais Saïed durant son second mandat. Dans notre analyse précédente, nous avions avancé que le rejet persistant par Saïed des réformes structurelles recommandées par le FMI, son recours accru aux banques nationales et les hausses d’impôts pour financer les déficits budgétaires et extérieurs aggraveraient les difficultés socio-économiques, car ils entraîneraient probablement un ralentissement de la croissance économique et une hausse du chômage.</p>



<p>Nous avions également souligné que l’absence de résolution des problèmes économiques structurels rendrait l’économie extrêmement vulnérable aux chocs, tels que les intempéries.</p>



<p>La Tunisie a été confrontée à une grave sécheresse au cours des cinq dernières années, qui a provoqué une forte contraction du secteur agricole ainsi que de graves pénuries d’eau. Cette situation a non seulement eu un impact sur les moyens de subsistance de nombreux Tunisiens travaillant dans le secteur agricole (environ 15% de la population active), mais a également contraint le gouvernement à augmenter le prix de l’eau potable de 16% en 2024.</p>



<p>Par conséquent, l’aggravation continue des pénuries de biens maintiendra les pressions inflationnistes à un niveau élevé, compensant largement les nouvelles mesures gouvernementales visant à renforcer le pouvoir d’achat des ménages à faibles revenus et vulnérables.</p>



<p>Ces facteurs, conjugués au renforcement des restrictions imposées à l’opposition et aux militants, maintiendront le risque de manifestations de grande ampleur à un niveau élevé au cours des 12 prochains mois.</p>



<p>Le score de la Tunisie sur la composante <em>«Risque sociétal»</em> de notre indice de risque politique continue d’être supérieur à ses niveaux d’avant la Covid-19.</p>



<p>Dans ce contexte, nous pensons que les questions environnementales, telles que la sécurité hydrique, mettront à rude épreuve les relations entre la Tunisie et l’Algérie, mais que leurs intérêts respectifs aideront les deux pays à gérer leurs divergences.</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file aligncenter"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/April-2025.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué April 2025."></object><a id="wp-block-file--media-5b55810d-7730-4540-b497-e831ccfce803" href="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/April-2025.pdf">April 2025</a><a href="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/April-2025.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-5b55810d-7730-4540-b497-e831ccfce803">Télécharger</a></div>



<p>En janvier 2025, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, s’est rendu en Algérie pour discuter de questions de sécurité hydrique, telles que l’exploitation par l’Algérie des eaux souterraines communes et la construction de barrages sur la rivière Medjerda, commune avec la Tunisie, qui a affecté le débit du fleuve alors que la Tunisie est confrontée à une grave sécheresse. Cette visite faisait suite à l’accord tripartite de gestion de l’eau conclu entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye, visant à prévenir les tensions liées à l’eau entre les trois pays et à promouvoir des projets hydrauliques conjoints.</p>



<p>Les trois pays partagent les eaux souterraines du système aquifère du Sahara septentrional, l’un des plus grands aquifères du monde avec plus d’un million de km². Notre équipe ESG Pays estime que si cet accord rassure les investisseurs sur le fait que les pénuries ne sont pas susceptibles de provoquer des tensions politiques entre ces pays, il ne suffira pas à résoudre les pénuries d’eau à court terme, en raison des investissements limités dans les projets d’infrastructures hydrauliques. Cependant, les pénuries d’eau ayant déjà déclenché des manifestations en Tunisie, nous pensons que la multiplication des problèmes d’eau alimentera la colère de l’opinion publique envers le gouvernement et Saïed. Cela pourrait contraindre ce dernier à adopter une approche plus affirmée dans les négociations avec l’Algérie sur la sécurité hydrique, voire à menacer de se retirer de l’accord.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/17/tunisie-bmi-prevoit-une-aggravation-des-penuries-en-2025/">Tunisie | BMI prévoit une aggravation des pénuries en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fitch, plutôt optimiste pour l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fitch-plutot-optimiste-pour-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 12:15:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[prêts étrangers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les constats de Fitch sont résolument moins pessimistes pour l’économie tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fitch-plutot-optimiste-pour-leconomie-tunisienne/">Fitch, plutôt optimiste pour l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La tonalité a totalement changé, et les constats de Fitch sont résolument moins pessimistes pour l’économie tunisienne. Dans son nouveau rapport, ‘<a href="https://store.fitchsolutions.com/country-risk/tunisia-country-risk-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘Tunisia Country Risk Report, Q1, 2025’’ </a>(74 pages), publié la semaine dernière, Fitch Solutions fait ses analyses et projections des principaux agrégats économiques pour l’économie tunisienne, d’ici 2033. L’économie tunisienne est de plus en plus stabilisée, même si on attend tous la reprise de la croissance. Lecture entre les lignes….</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-14675377"></span>



<p>La semaine dernière nous avons publié un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/le-dinar-tunisien-sechangera-a-27-dollars-des-2026-selon-fitch/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier groupe de constats (14)</a>, la suite de cette chronique présente un autre groupe de constats (26) et scenarii liés. On y traite des tendances lourdes de la politique monétaire, des incertitudes de l’investissement extérieur et des déficits, budgétaires et commerciaux.</p>



<p><strong>1- L’inflation reste élevée&nbsp;:</strong> le rapport soutient que la Banque centrale va attendre 2026 pour envisager un assouplissement de ses politiques monétaires et une baisse de son taux directeur, insistant sur le fait que l’inflation reste élevée, malgré toutes les hausses du taux directeur des dernières années. Et il faut attendre que le taux d’inflation passe sous la barre de 6% pour envisager un début de relâchement des taux.</p>



<p><strong>2- La croissance de la consommation privée</strong> s&rsquo;améliorera en 2024 sous l&rsquo;effet de la baisse de l&rsquo;inflation alimentaire et des envois de fonds robustes, et ralentira en 2025 en raison de la hausse de l&rsquo;impôt sur le revenu. La consommation publique restera limitée par des pressions budgétaires prononcées dans un contexte d&rsquo;accès limité au soutien financier.</p>



<p><strong>3- Les prêts étrangers</strong> entraîneront une légère hausse de l’investissement en 2024. Toutefois, un environnement politique encore risqué, une hausse du taux d’imposition des sociétés, une baisse des prêts au secteur privé et une liquidité publique restreinte freineront la croissance de cette composante en 2025.</p>



<p><strong>4- La baisse de la demande extérieure</strong> pèsera sur la croissance des exportations en 2024. Le resserrement de la liquidité sur le marché des changes limitera les importations et la croissance en 2025, et l’amélioration de l’activité de la zone euro maintiendra la croissance des exportations stable malgré un ralentissement des exportations d’huile d’olive et de services.</p>



<p><strong>5- La consommation privée</strong> reste le principal moteur de la croissance globale, représentant environ 76,4% du PIB (produit intérieur brut) en 2022. Après une forte baisse due au confinement dû au Covid-19 en 2020, Fitch prévoit que les dépenses des ménages augmenteront à un rythme relativement lent tout au long de la prochaine décennie, malgré les fluctuations occasionnelles engendrées par l&rsquo;impact des récoltes volatiles sur les revenus ruraux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pwwOwjwPIS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/le-dinar-tunisien-sechangera-a-27-dollars-des-2026-selon-fitch/">Le dinar tunisien s’échangera à un taux de 2,7 face au dollar dès 2026, selon Fitch</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le dinar tunisien s’échangera à un taux de 2,7 face au dollar dès 2026, selon Fitch » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/le-dinar-tunisien-sechangera-a-27-dollars-des-2026-selon-fitch/embed/#?secret=W9d0ltv9kq#?secret=pwwOwjwPIS" data-secret="pwwOwjwPIS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>6- Les transferts de fonds des Tunisiens à l&rsquo;étranger</strong> (principalement en Europe) resteront une source cruciale de l’amélioration de la confiance des entreprises à long terme, qui devrait se traduire par une croissance plus forte des salaires dans le secteur privé.</p>



<p><strong>7- Le taux de chômage élevé</strong>, en particulier chez les jeunes instruits, ainsi que l’inflation élevée, continueront de freiner l’augmentation des dépenses des ménages. De plus, la Tunisie affichera la plus faible croissance démographique de la région de l’Afrique du Nord et la part des personnes en âge de travailler (20-39 ans) dans la population passera de 29,2% en 2022 à 26,2% en 2033, ce qui pèsera sur les gains potentiels de consommation.</p>



<p><strong>8- La hausse de l&rsquo;impôt sur le revenu</strong> des personnes à revenu moyen ou élevé freinera davantage les dépenses privées. Par conséquent, Fitch projette une croissance réelle moyenne de la consommation finale privée de 2,3% entre 2025 et 2033, bien en dessous du taux moyen de 4,7% enregistré au cours de la décennie précédant la révolution de 2011. La consommation privée constitue presque 80% du PIB.</p>



<p><strong>9- La consommation publique</strong> en pourcentage du PIB est revenue à son niveau d&rsquo;avant Covid, atteignant environ 21,3 % du PIB en 2022, estime Fitch, qui s’attend à ce qu’une période de pénurie de liquidités en 2024 et 2025 la fasse baisser, avant qu’elle ne se redresse progressivement au cours de la prochaine décennie, à mesure que les pressions budgétaires s’atténueront progressivement.</p>



<p><strong>10- Dépenses publiques&nbsp;:</strong> le gouvernement n’envisage pas dans l’immédiat de réduire sensiblement ses dépenses, ses subventions et le volume de la masse salariale par rapport au PIB.</p>



<p><strong>11- L’investissement reste la clef de voute</strong> pour la reprise de la croissance. La formation brute de capital fixe s’est contractée en moyenne de 5% par an en termes réels entre 2011 et 2015, pour ne renouer avec une croissance positive qu’en 2016. Après une forte contraction en 2020, l’agence prévoit une croissance modeste, bien qu’en hausse, dans les années à venir, en raison de la bureaucratie lourde, des niveaux élevés de corruption et de l’instabilité sociale en Tunisie.</p>



<p><strong>12- L&rsquo;investissement public</strong>, qui joue toujours un rôle important dans la formation de capital, sera également limité par la nécessité de maintenir des dépenses budgétaires plus faibles. En 2025, le recours accru aux sources de financement intérieures, le resserrement de la politique monétaire, la hausse de l’impôt sur les sociétés, l’opposition aux réformes budgétaires et les fortes pressions extérieures maintiendront la croissance de l’investissement à un faible niveau.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dFQFWCSXBI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/19/fitch-solutions-prevoit-pour-la-tunisie-un-pib-reel-de-13-en-2024/">Fitch Solutions prévoit pour la Tunisie un PIB réel de 1,3% en 2024  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fitch Solutions prévoit pour la Tunisie un PIB réel de 1,3% en 2024   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/19/fitch-solutions-prevoit-pour-la-tunisie-un-pib-reel-de-13-en-2024/embed/#?secret=zzfMjFdEdN#?secret=dFQFWCSXBI" data-secret="dFQFWCSXBI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>13- Cela dit, Fitch prévoit une <strong>reprise progressive de l’investissement fixe</strong> au cours des cinq prochaines années. La position géographique attrayante de la Tunisie et ses nombreux accords de libre-échange – en &nbsp;supposant que les efforts d’amélioration de l’environnement opérationnel se poursuivent au cours de la prochaine décennie – devraient conduire à un retour régulier de l’intérêt des investisseurs à long terme.</p>



<p>14- La mesure dans laquelle le gouvernement peut améliorer ses revenus, l’accès aux prêts et une plus grande stabilité macroéconomique sont autant de facteurs déterminants de l’investissement étranger dans les années à venir.</p>



<p><strong>15- L’amélioration du secteur bancaire</strong> en difficulté, qui souffre de taux de défaillance élevés et d’une faible capitalisation, sera également essentielle pour faciliter davantage d’investissements. Le projet des autorités de moderniser le système de change et d’assouplir progressivement les restrictions contribuera à stimuler l&rsquo;investissement étranger.</p>



<p><strong>16- Les perspectives des exportations nettes </strong>: Fitch prévoit que la croissance réelle des exportations continuera de rebondir après le marasme de 2020, mais qu’elle restera modérée à environ 3,2% en moyenne entre 2025 et 2033. Une hausse moyenne à deux chiffres est prévue pour les prochaines années, dans le domaine des exportations.</p>



<p><strong>17- Les retombées de la guerre entre la Russie et l’Ukraine</strong> ont continué de peser sur la croissance économique des principaux marchés d’exportation en 2024, à leur tour sur la demande de produits tunisiens. Fitch prévoit que le rebond de l’activité chez les principaux partenaires commerciaux à partir de 2025 soutiendra la croissance des exportations tunisiennes. Pour améliorer les niveaux d’exportation, il sera essentiel d’accroître l&rsquo;investissement étranger dans le secteur manufacturier.</p>



<p><strong>18- La Tunisie a été freinée par la faiblesse des réformes</strong>, son instabilité politique et la détérioration de ses fondamentaux macroéconomiques par rapport à son concurrent voisin, le Maroc, ces dernières années, un écart qui ne fera que se creuser à moins que le gouvernement tunisien ne soit disposé à accélérer le rythme des réformes. Fitch se montre prudent quant aux perspectives que cela se produise.</p>



<p>19- À l’instar des autres pays d’Afrique du Nord, la Tunisie s’approvisionne en grandes quantités de biens de consommation et de biens d’équipements à l&rsquo;étranger. Fitch prévoit que la poursuite de la consommation privée et la croissance de l’investissement fixe se traduiront par <strong>une augmentation des importations</strong>.</p>



<p>20- Cependant, <strong>l’affaiblissement du dinar </strong>au cours des derrières années, l’augmentation des pressions sur les liquidités extérieures et l’inflation élevée plafonneront la demande à moyen terme. Dans l’ensemble, Fitch prévoit que les exportations nettes seront déterminantes dans la relance de la croissance globale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fdO2Zczma4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/">Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/embed/#?secret=tfdNNrSYKn#?secret=fdO2Zczma4" data-secret="fdO2Zczma4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>21- Fitch pense que <strong>la Tunisie restera fortement dépendante de ses réserves de change</strong> et des investissements/prêts étrangers pour son financement extérieur au cours des prochaines années. Les investissements de portefeuille représentant une part très modeste du passif total de la Tunisie, les risques associés à des sorties soudaines de capitaux sont limités.</p>



<p>22- Dans le même temps, <strong>les flux d’investissements directs vers la Tunisie ont été faibles</strong> depuis la révolution de 2011 et le rétablissement de la confiance des investisseurs privés est un objectif clé du gouvernement. Compte tenu de la baisse des réserves et de l’investissement étranger direct, le rôle joué par les autres investissements, qui consistent principalement en des prêts préférentiels bilatéraux et multilatéraux, s’est considérablement élargi.</p>



<p>23- Au cours des dernières années, la Tunisie a été un grand bénéficiaire de l’aide étrangère et a bénéficié d’un accord avec le FMI entre 2016 et 2020. Compte tenu de sa <strong>dépendance accrue à l’égard des prêts préférentiels</strong>, le gouvernement tunisien devra intensifier ses efforts pour remplir les conditions associées à ces accords. Cela dit, in doit s’attendre à ce que l’accès au financement extérieur nécessaire pour financer le déficit du compte courant du pays et faire face aux paiements à venir soit difficile en l’absence d’un autre accord de financement avec le FMI.</p>



<p><strong>24- Dette extérieure</strong> : en raison de la persistance des déficits courants au cours de la prochaine décennie et de l’insuffisance des investissements étrangers pour combler le déficit, Fich prévoit que la dette extérieure de la Tunisie continuera de croître au cours des prochaines années, avant de se stabiliser progressivement. Bien que cela soit quelque peu préoccupant, la grande majorité de la dette extérieure totale continuera d’être de la dette publique ou garantie par l’État, composée en grande partie de prêts bilatéraux et multilatéraux.</p>



<p>25- Cela dit, <strong>l’absence de programme du FMI</strong> et la réticence des créanciers à accorder des prêts sans programme en place rendront difficile pour la Tunisie le service de sa dette, sans risquer une forte dépréciation du dinar.</p>



<p>26- Pourtant, les créanciers du pays pourraient accepter d’accorder des prêts ou de renégocier une partie de la dette afin d’éviter une déstabilisation de l’économie. <strong>Le gouvernement actuel semble inspirer plus confiance</strong> que ses prédécesseurs, et ce message subliminal est rassurant pour les investisseurs internationaux, ainsi que pour les bailleurs de fonds.</p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZVPI-c9RXlFSPN8jwbDKTTK0wM_mW_Gsj0YzKlGBZdv9yuI0CWKktpVIZUhPLtOIhlchw8rHTv87BqPSHSWcWDAU__M6YtIZFho48yPPMpkISt4u0kBHOOAov8eZRDYl-GfStHaETOXL8JVvrqpmCq-ZnNiSUJ8r-jb8gvp8Z1oTg&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fitch-plutot-optimiste-pour-leconomie-tunisienne/">Fitch, plutôt optimiste pour l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les risques alimentaires en Tunisie entre 2023-2027</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 09:44:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sécheresse risque d’affecter les récoltes agricoles en Tunisie durant les saisons 2022/23 et 2023/24. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/15/les-risques-alimentaires-en-tunisie-entre-2023-2027/">Les risques alimentaires en Tunisie entre 2023-2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans rapport publié sur la nourriture et les boissons en Tunisie (Tunisia Food &amp; Drink Report), Fitch Solutions présente ses prévisions pour le secteur sur 5 ans (2023-2027). Les chiffres présentés en disent long sur les risques alimentaires dans notre pays. Nous en présentons ci-dessous les grandes lignes. </em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-6506008"></span>



<p>Le rapport prévoit des gains positifs dans le segment tunisien de l’alimentation et des boissons non alcoolisées en 2023, mais avertit que plusieurs défis économiques et sociaux pèseront sur les perspectives des consommateurs.</p>



<p><em>«La montée des pressions inflationnistes, la crise de la balance des paiements et la réduction de l’accessibilité financière des importations érodent les revenus des ménages et les consommateurs du segment des revenus faibles et moyens vont devoir réduire leurs dépenses en denrées alimentaires non essentielles»</em>, souligne le rapport. Il ajoute qu’<em>«une démographie favorable, des niveaux d’urbanisation croissants et l’augmentation du revenu disponible soutiendront les ventes d’aliments et de boissons au cours de la période de prévision jusqu’en 2027.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pénuries exacerbées </h2>



<p>La croissance du PIB réel pourrait ne pas se matérialiser et les pénuries de produits alimentaires essentiels pourraient être encore exacerbées si les prix mondiaux des produits agricoles augmentent encore, avertit également le rapport.</p>



<p>En 2023, la croissance des dépenses alimentaires pourrait s’établir à 8,4%, portant les dépenses totales à 21,4 milliards de TND (7 milliards de dollars), après une croissance de seulement 9,1% en 2022, alors qu’une inflation moyenne prévisible de 7,3% en 2023 pourrait limiter la croissance réelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w3S0jT3qzC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/quattend-la-tunisie-pour-decreter-letat-de-secheresse/">Qu’attend la Tunisie pour décréter l’état de sécheresse ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu’attend la Tunisie pour décréter l’état de sécheresse ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/quattend-la-tunisie-pour-decreter-letat-de-secheresse/embed/#?secret=ImNpum7iWa#?secret=w3S0jT3qzC" data-secret="w3S0jT3qzC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«La croissance des dépenses alimentaires à moyen terme sur la période 2023-2027 est actuellement envisagée à 6,9% en glissement annuel, portant les dépenses totales à 27,6 milliards de TND (7,7 milliards USD) d’ici 2027»</em>, note le rapport, ajoutant que <em>«la dynamique sera soutenue par une démographie favorable, l’augmentation du pouvoir d’achat et l’urbanisation.»</em></p>



<p>Pour 2023, les dépenses en boissons alcoolisées en Tunisie pourraient augmenter de 9,4% en glissement annuel. Tandis que la consommation devrait croître de 3,4% d’une année sur l’autre, la reprise du secteur touristique stimulera la croissance du secteur des boissons alcoolisées, précise encore le rapport.</p>



<p>Les médias tunisiens rapportent que les pénuries alimentaires dans diverses régions de la Tunisie continuent de peser sur les prix et le gouvernement est aux prises avec une facture d’importation qui monte en flèche. La Libye voisine a commencé à offrir une aide alimentaire à la Tunisie en janvier alors que les pénuries alimentaires et la sécheresse pèsent sur les approvisionnements locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récoltes agricoles affectées par la sécheresse</h2>



<p>Les précipitations entre septembre 2022 à janvier 2023 n’ont pas dépassé le cinquième de la moyenne régulière. La sécheresse, qui a été l’une des plus dures des trois dernières décennies, risque d’affecter les récoltes agricoles durant les saisons 2022/23 et 2023/24, avertit le rapport, ajoutant que, pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable, les autorités découragent les agriculteurs d’utiliser l’eau d&rsquo;irrigation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1Oy6guXRWa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/08/onagri-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dune-grave-crise-alimentaire/">Onagri : La Tunisie n’est pas à l’abri d’une grave crise alimentaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Onagri : La Tunisie n’est pas à l’abri d’une grave crise alimentaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/08/onagri-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dune-grave-crise-alimentaire/embed/#?secret=HaKLh7drbq#?secret=1Oy6guXRWa" data-secret="1Oy6guXRWa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Par ailleurs, la facture élevée des importations libellées en dollars américains liée à l’alimentation pèse lourdement sur la situation déjà précaire des finances publiques alors qu’une crise de la balance des paiements se profile. Pour y faire face, le gouvernement est en train de négocier une aide du FMI de 1,9 milliard de dollars pour combler les déficits budgétaires dus à la flambée des coûts d’importation.</p>



<p>Le gouvernement s’efforce de réformer ses mécanismes obsolètes de subventions alimentaires malgré la montée en flèche des déficits budgétaires, l’inflation des prix et une facture d’importation élevée.</p>



<p>En février 2022, avec l’invasion russe de l’Ukraine et l’augmentation ultérieure des prix des matières premières, le déficit des importations alimentaires de la Tunisie s’est aggravé. En janvier 2023, le gouvernement a supprimé les taxes et droits sur les importations de beurre et de lait en poudre dans un contexte de pénurie croissante des produits laitiers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rbzY4OKA6A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/13/crise-alimentaire-en-tunisie-pistes-pour-eviter-le-scenario-noir/">Crise alimentaire en Tunisie : pistes pour éviter le scénario noir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise alimentaire en Tunisie : pistes pour éviter le scénario noir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/13/crise-alimentaire-en-tunisie-pistes-pour-eviter-le-scenario-noir/embed/#?secret=jojXoUpZHV#?secret=rbzY4OKA6A" data-secret="rbzY4OKA6A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 09:57:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[perspectives commerciales]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch persiste et signe! Elle confirme son évaluation négative de la trajectoire économique de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/">Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fitch persiste et signe! Elle confirme son évaluation négative de la trajectoire économique de la Tunisie. Dans un rapport de 33 pages, étayé chiffres, publié  le 9 février 2023, Fitch Solutions pointe les problèmes d’investissement et les imperfections de la concurrence dans le marché tunisien. Que dit ce rapport? Et quel impact aura-t-il sur la suite des choses? Un examen en 11 points.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-6398278"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Fitch sait qu’elle a mauvaise presse en Tunisie, étant traitée par les qualificatifs les plus populistes du président Kaïs Saïed. Mais la firme en a vu d’autres populistes qui ont été balayés par le marasme économique que leur gouvernance a généré ou toléré.</p>



<p>Fitch Solutions constitue théoriquement une unité distincte de Fitch Rating, mais les deux unités sont fédérées par leur maison mère et actionnaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- Les menaces&nbsp;:</h2>



<p>Les auteurs insistent sur les points suivants:</p>



<p>&#8211; les droits à la liberté d’expression et d’information restent incertains et pas totalement garantis, principalement en ce qui concerne la liberté d’expression des personnes via tous les moyens de communication;</p>



<p>&#8211; la récession dans la zone euro signifie un ralentissement de la demande d’exportations tunisiennes;</p>



<p>&#8211; les troubles politiques en Libye nuisent à l’industrie d’exportation tunisienne, compte tenu des relations commerciales étroites du pays et de sa proximité géographique;</p>



<p>&#8211; si le gouvernement tunisien ne peut pas contrôler son environnement de sécurité, les perspectives économiques diminueront en raison de la baisse de la confiance des investisseurs et la chute des recettes touristiques, et donc des devises fortes pour payer la dette;</p>



<p>&#8211; les niveaux historiquement élevés de la dette publique ajoutent à l’instabilité dans le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Les forces&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; Fitch note favorablement que la Tunisie encourage les investisseurs opérant dans des secteurs industriels clés, tels que les centres d’appels, la fabrication électronique, les pièces automobiles et l’industrie textile;</p>



<p>&#8211; la Tunisie a une économie diversifiée et une position géographique favorable, étant bien placée pour exporter vers l’Europe;</p>



<p>&#8211; les agents économiques disposent d’importantes sommes d’argent liquide, ce qui permet aux clients d’effectuer des paiements importants en espèces;</p>



<p>&#8211; le pays a de bons antécédents en termes de force exécutoire des contrats, ce qui réduit le temps et les coûts consacrés à la résolution des différends;</p>



<p>&#8211; l’adoption de la nouvelle constitution tunisienne devrait être de bon augure pour l’élaboration des politiques dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1ZsM6HUXk1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/lanalyse-de-fitch-ratings-sur-letat-de-sante-des-banques-tunisiennes/">L’analyse de Fitch Ratings sur l’état de santé des banques tunisiennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’analyse de Fitch Ratings sur l’état de santé des banques tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/14/lanalyse-de-fitch-ratings-sur-letat-de-sante-des-banques-tunisiennes/embed/#?secret=Auxu0YJ6Df#?secret=1ZsM6HUXk1" data-secret="1ZsM6HUXk1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">3- Les faiblesses&nbsp;:</h2>



<p>Les auteurs insistent sur les points suivants:</p>



<p>&#8211; le pays bénéficie d’une faible protection de la propriété intellectuelle en ce qui concerne les produits contrefaits, ce qui pose un risque pour les opérateurs du secteur des biens de consommation;</p>



<p>&#8211; bien qu’elle s’améliore légèrement par rapport à une base basse, la corruption est endémique en Tunisie, ce qui ajoute de la complexité aux négociations commerciales;</p>



<p>&#8211; la vulnérabilité du pays aux attaques terroristes dissuade les investisseurs étrangers;</p>



<p>&#8211; l’objection continue des puissants syndicats aux réformes économiques augmentera les défis à relever pour résoudre les problèmes économiques du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4- Les perspectives commerciales du court terme :</h2>



<p>Fitch Solutions s’attend à ce que les perspectives économiques de la Tunisie à court terme soient pénibles, avec une récession dans la zone euro, des prix élevés du pétrole et du gaz, des importations dont dépend la Tunisie et des pressions inflationnistes entravant la croissance économique tout au long de 2023.</p>



<p>Cependant, le paquet financier de 1,9 milliard de dollars que le gouvernement espère se voir accorder par le FMI, qui dépend de la mise en œuvre de réformes économiques sur une période de 48 mois, offre des options, non sans risque, si le gouvernement est en mesure de naviguer contre une opposition complexe et rigide ne voulant rien savoir de la mise en œuvre des réformes.</p>



<p>La guerre en cours en Ukraine continuera d’avoir un impact sur l’économie tunisienne grâce à des niveaux élevés d’inflation, à des coûts d’importation élevés de produits pétroliers et de gaz, qui augmenteront le coût de la vie des Tunisiens et freineront les dépenses intérieures, ralentissant encore l’économie du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5- D’énormes obstacles pour les entreprises&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; un risque élevé : le taux moyen des droits de douane à l’importation de la Tunisie, selon la carte du commerce de l’ITC, de 10,5%, est parmi les plus élevés de la région Mena, bien au-dessus de la moyenne régionale de 8,3%, mais ceux-ci varient considérablement selon les catégories de produits;</p>



<p>&#8211; les droits de douane à l’importation ont été réduits à zéro pour l’industrie conformément à l’accord d’association avec l’UE (à l’exception des produits agricoles) et au commerce et dans le cadre de l’Accord de libre-échange arabe;</p>



<p>&#8211; il existe cependant une grande variété de droits de douane dans le pays, en particulier lorsqu’il importe de pays avec lesquels la Tunisie n’a pas d’accord commercial. Certains tarifs peuvent atteindre 300% et 400% pour certains types de véhicules à moteur, on pense ici à la Corée du Sud, la Chine, etc.;</p>



<p>&#8211; les matières premières, les produits semi-finis et les équipements sont désormais exonérés des droits à l’importation; des taux plus élevés sont appliqués à certains produits agricoles et articles de luxe;</p>



<p>&#8211; certains obstacles douaniers ou non tarifaires subsistent, en se concentrant sur des secteurs stratégiques tels que l’automobile et les produits pharmaceutiques, y compris les licences d’importation et les quotas sur certains produits;</p>



<p>&#8211; les retards dans le dédouanement et la paperasserie sont d’autres obstacles pour les entreprises qui importent des marchandises en Tunisie, le temps perdu se chiffrant en mois, et en dizaine de milliers de dollars;</p>



<p>&#8211; risque Faible : la Tunisie n’est actuellement soumise à aucun régime de sanctions;</p>



<p>&#8211; cependant, à la suite des révolutions de 2011 en Tunisie, le Conseil de l’Union européenne a imposé des sanctions d’appropriation illicite contre des personnes soupçonnées de corruption de la part des régimes évincés;</p>



<p>&#8211; celles-ci exigent que tous les actifs relatifs aux personnes figurant sur la liste, y compris les biens immobiliers et les comptes bancaires, soient gelés dans tous les pays membres de l’UE et qu’aucun fonds ou ressource économique ne sera mis à leur disposition.</p>



<p>Le gouvernement tunisien a maintenu son engagement en faveur de l’ouverture et de la libéralisation économiques ces dernières années en améliorant le climat d’investissement, y compris l’adoption d’une nouvelle loi sur l’investissement. Cependant, certains défis structurels subsistent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">6- Effets d’éviction et dysfonctionnements&nbsp;!</h2>



<p>Les entreprises publiques dominent les secteurs économiques clés, laissant peu de place à la participation du secteur privé, tandis que certains secteurs de l’économie ne sont en fait pas ouverts aux investissements étrangers.</p>



<p>En outre, la présence d’un grand secteur informel signifie que les entreprises formelles sont laissées à la concurrence avec les produits contrefaits, de contrebande et piratés.</p>



<p>Le gouvernement encourage l’investissement étranger direct (IDE) et offre des incitations dans les régions du centre et de l’intérieur.</p>



<p>Cependant, les investisseurs étrangers devront faire face à de fréquents troubles sociaux et syndicaux, ainsi qu’à des déficiences infrastructurelles, car la plupart des infrastructures sont concentrées dans la capitale et les régions côtières, où les investisseurs ne peuvent pas bénéficier de ces avantages offerts par le gouvernement.</p>



<p>Cependant, le récent accord des gouvernements avec le FMI sur un plan de sauvetage l’obligera à introduire des réformes économiques qui renforcent encore l’ouverture économique de la Tunisie et l’attractivité de l’environnement des affaires.</p>



<p>Dans l’ensemble, la Tunisie a un score modéré de 48,5 sur 100, arrivant à la 10<sup>e</sup> place sur 18 marchés au niveau régional pour l’ouverture des investissements et à la 98e place sur 201 marchés mondiaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fQZ635KQqG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/17/fitch-rassure-mais-avertit-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dun-defaut-de-paiement/">Fitch rassure mais avertit : la Tunisie n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri d&rsquo;un défaut de paiement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fitch rassure mais avertit : la Tunisie n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri d&rsquo;un défaut de paiement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/17/fitch-rassure-mais-avertit-la-tunisie-nest-pas-a-labri-dun-defaut-de-paiement/embed/#?secret=jWvcLgsSEH#?secret=fQZ635KQqG" data-secret="fQZ635KQqG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">7- Tendances des investissements&nbsp;:</h2>



<p>L’IDE reste un élément clé de l’économie tunisienne, les principaux secteurs d’investissement étant le textile, l’informatique, les services aux entreprises, l’énergie et le tourisme.</p>



<p>Au cours des dernières décennies, le gouvernement a activement cherché à libéraliser l’économie et à intégrer le pays dans l’économie mondiale. La Tunisie a mis en place plusieurs accords bilatéraux pour la protection réciproque des investissements avec un certain nombre d’autres pays à travers le monde.</p>



<p>L’adoption du nouveau code des investissements par le parlement dissous n’a pas totalement été efficace. Et l’incertitude réglementaire reste forte pour les investisseurs étrangers.</p>



<p>Les principales mesures du nouveau code comprennent une plus grande flexibilité pour transférer et rapatrier les fonds, y compris les bénéfices, les exonérations fiscales sur les bénéfices pour les grands projets pendant 10 ans et la création d’une haute autorité d’investissement pour faciliter les procédures administratives.</p>



<p>La loi introduit également un fonds d’investissement, qui aidera à financer des projets d’infrastructure, en se concentrant sur les zones marginalisées du pays.</p>



<p>La position géographique attrayante de la Tunisie et de nombreux accords de libre-échange – en supposant que les efforts visant à améliorer l’environnement opérationnel se poursuivent et doivent s’accélérer pour espérer conduire à un retour durable de l’intérêt des investisseurs étrangers et même locaux qui ont désert le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">8- Un État prédateur pour l’entreprise privée</h2>



<p>Point de vue principal : la domination des entreprises d’État limite effectivement la possibilité d’investissements privés dans un certain nombre de secteurs importants de l’économie malgré les efforts du gouvernement pour améliorer l’ouverture économique depuis 2011.</p>



<p>Pendant ce temps, la Tunisie pratique des taux d’impôt sur le revenu relativement défavorables par rapport à ses pairs dans toute la région Mena, bien qu’une bureaucratie limitée signifie que la production de déclarations de revenus pour les entreprises soit simple, ce qui permet d’économiser du temps et des coûts de conformité.</p>



<p>Le gouvernement tunisien dépend également fortement de l’aide financière des organisations internationales, en particulier du FMI, qui dépend de la mise en œuvre de réformes structurelles, y compris des mesures d’austérité et des exigences visant à réduire la masse salariale publique.</p>



<p>Ces réformes sont impopulaires, en particulier parmi les mouvements syndicaux influents du pays, ce qui signifie que les efforts du gouvernement pour mettre en œuvre des réformes structurelles font face à d’importants risques à la baisse.</p>



<p>Compte tenu de ces considérations, la Tunisie obtient 50,9 sur 100 pour l’intervention gouvernementale, se classant 13<sup>e</sup> sur 18 marchés de la région Mena et 105<sup>e</sup> sur 201 dans le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">9- Des plans annoncés et des risques de contestation&nbsp;:</h2>



<p>En janvier 2023, le gouvernement tunisien a présenté un plan de développement triennal 2023-2025 qui repose fortement sur la stimulation des investissements du secteur privé dans l’industrie et l’augmentation des niveaux de production de phosphate de 3,7 millions de tonnes en 2022 à 12 millions de tonnes en 2025.</p>



<p>Le plan vise à réduire le chômage de 1% à 14% d’ici 2025, en plus de gagner 12,3 milliards de dollars d’investissements publics, les deux tiers via le budget de l’État et le reste par l’intermédiaire d’entreprises publiques. Le chômage est endémique et constitue une bombe à retardement qui peut exploser à n’importe quel moment.</p>



<p>Le plan vise à faire passer l’industrie de 15% à 18% du PIB d’ici 2025, les exportations augmentant d’un tiers pour atteindre 18 milliards de dollars par an.</p>



<p>Selon le budget de 2023, publié par le ministère des Finances en décembre 2022, le gouvernement a l’intention de réduire les dépenses de subventions de 26,4% à 8,8 milliards de dinars en 2023, ainsi que d’augmenter les recettes fiscales de 12,5% à 14 milliards de dinars, avec un taux pour certains emplois passant de 13% à 19%.</p>



<p>Le puissant syndicat de l’UGTT a déclaré qu’il rejetterait la loi de finances si elle était adoptée, encourageant ses membres à protester.</p>



<h2 class="wp-block-heading">10- Un taux d’abstention lourd de conséquences&nbsp;: &nbsp;</h2>



<p>La Tunisie a tenu le premier tour des élections législatives le 17 décembre 2022, et le deuxième le 29 janvier 2023.</p>



<p>La participation électorale totale n’était que de 11,22%, étant donné que l’élection a été boycottée par la majorité des partis en raison de ce qu’ils perçoivent comme les efforts du président Saïed pour augmenter le pouvoir de l’exécutif.</p>



<p>En novembre 2022, la Tunisie a signé un prêt de 74 millions de dollars avec le Fonds monétaire arabe, un prêteur régional, pour soutenir les réformes des finances publiques alors que le pays souffre de sa pire crise financière. Il sera remboursé sur une période de cinq ans et un délai de grâce de 30 mois.</p>



<p>En octobre 2022, la Tunisie a conclu un accord préliminaire avec le FMI pour un plan de sauvetage de 1,9 milliard de dollars qui devait être finalisé en décembre 2022.</p>



<p>L’environnement apparemment instable de l’élaboration des politiques continuera de peser sur le sentiment des investisseurs en Tunisie, alors que le gouvernement est confronté à une tâche difficile d’équilibrer les intérêts conflictuels entre les diverses parties prenantes, telles que les entreprises, les syndicats, les créanciers internationaux tels que le FMI et la société en général.</p>



<p>Cela crée de la place pour des divisions politiques qui peuvent saper l’élaboration des politiques à mesure que les priorités économiques deviennent secondaires par rapport aux questions de stabilité politique et sociale.</p>



<p>Par exemple, face à la pression sociale croissante sur le soutien des mesures d’austérité adoptées pour respecter les conditions du plan de sauvetage du FMI, le gouvernement tunisien a adopté une orientation budgétaire relativement lâche, ce qui a fait que les considérations sociales ont occupé le devant de la scène avant les élections législatives.</p>



<p>Cela se fait au détriment d’une compétitivité macroéconomique plus faible, telle qu’une faible perception des recettes budgétaires et une capacité réduite à financer la dette publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">11- Une taxation génératrice de charges mortes&nbsp;:</h2>



<p>La Tunisie pratique des taux d’imposition du revenu des particuliers défavorables par rapport à ses pairs de la région Mena.</p>



<p>Cependant, la loi de finances de 2021 a réduit l’impôt sur le revenu des sociétés de 25% à 15%, ce qui a donné un coup de pouce majeur aux entreprises et a placé le pays dans une position concurrentielle pour concurrencer ses pairs, en particulier ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG), où une vaste richesse pétrolière stimule les recettes non fiscales.</p>



<p>La compétitivité du pays est en outre minée par une dépendance excessive à l’égard du soutien financier extérieur. Le soutien des institutions financières internationales, en particulier avec le FMI, avec lequel la Tunisie est parvenue à un accord pour un plan de sauvetage de 1,9 milliard de dollars en octobre 2022, dépend de la mise en œuvre de réformes structurelles, y compris des mesures d’austérité, entraînant des pressions pour réduire le déficit budgétaire.</p>



<p>Les divisions politiques ont pesé sur les efforts d’assainissement budgétaire, en particulier les négociations du gouvernement avec le FMI.</p>



<p>Néanmoins, la Tunisie dispose de l’un des systèmes de bureaucratie fiscale les plus efficaces de la région en raison de la rationalisation des processus de production et de perception. Au total, la Tunisie obtient 48,6 sur 100 pour la fiscalité, se classant en 16e position sur 18 marchés Mena et 112e sur 201 marchés mondiaux.</p>



<p>Les sociétés résidentielles et les établissements stables de sociétés non résidentes sont soumis à l’impôt sur les bénéfices provenant d’établissements situés en Tunisie et sur les bénéfices qui sont réputés être tirés en Tunisie en vertu des conventions de double imposition.</p>



<p>Les revenus d’origine tunisienne qui ne sont pas réalisés dans le cadre d’un établissement tunisien, tels que les intérêts et les redevances, ne sont soumis qu’aux retenues à la source finales.</p>



<p>Le gouvernement tunisien compte fortement sur le soutien des institutions financières internationales, mais ces institutions conditionnent leur aide à des réformes fiscales globales, qui impliquent une augmentation des recettes fiscales provenant de la perception des impôts et l’élargissement de l’assiette imposable.</p>



<p>Par conséquent, il est peu possible que les taux d’imposition du pays soient abaissés à court et à moyen termes, ce qui réduirait la compétitivité des entreprises par rapport à leurs pairs situés dans des environnements à faible taux d’imposition, comme dans l’ensemble de la région Mena.</p>



<p>L’un des aspects positifs du régime fiscal tunisien est que les entreprises non résidentes sont traitées de la même manière et dans les mêmes conditions que les entreprises résidant en Tunisie, ce qui égalise les règles du jeu entre les investisseurs.</p>



<p>Bien que le taux standard d’impôt sur le revenu des sociétés soit de 15%, des taux spécifiques s’appliquent à des secteurs ou à des activités spécifiques.</p>



<p>Par exemple, les sociétés de services pétroliers, les banques, les institutions financières (les compagnies d’assurance) et les sociétés de télécommunications sont soumises à l’impôt sur le revenu des sociétés à un taux de 35%.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur</em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=700461451629341&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/un-nouveau-rapport-accablant-de-fitch-sur-la-tunisie/">Un nouveau rapport accablant de Fitch sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Moktar Lamari : «Les deux chiffres les plus inquiétants de l’économie tunisienne»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 10:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Solutions]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Fitch Solutions, le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie va augmenter de 125 points de base dans les 4 prochains mois. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/25/moktar-lamari-les-deux-chiffres-les-plus-inquietants-de-leconomie-tunisienne/">Moktar Lamari : «Les deux chiffres les plus inquiétants de l’économie tunisienne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’agence de notation Fitch Solutions, a publié Portrait macroéconomique de la Tunisie, publié le 22 novembre 2022, un tableau brossant le portrait macroéconomique de la Tunisie. Deux chiffres y retiennent surtout l&rsquo;attention&#8230; </em></strong> </p>



<span id="more-5233488"></span>



<p>Commentant les principaux chiffres relatifs à l’économie tunisienne contenus dans ce tableau, l’économiste universitaire qui enseigne au Canada, Moktar Lamari, a écrit ceci sur son<a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=646416167033870&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> blog</a>: <em>«Deux chiffres m’inquiètent et qui contredisent les chiffres officiels du gouvernement et de la Banque centrale de Tunisie. Un, la dette publique rapportée au PIB serait de 127% en 2022. Deux, le taux directeur de la banque centrale va augmenter de 125 points de base dans les 4 prochains mois… Fitch Solutions produit ce tableau dans un rapport qui analyse en profondeur les risques et les tendances ! Tout y passe… et tout indique que le gouvernement fait de la rétention de la vraie information et les médias laissent faire, par complaisance, ou par incompétence?»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/Fitch-Solutions-Economie-Tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-5233771" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/Fitch-Solutions-Economie-Tunisienne.jpg 960w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/Fitch-Solutions-Economie-Tunisienne-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/Fitch-Solutions-Economie-Tunisienne-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/Fitch-Solutions-Economie-Tunisienne-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/Fitch-Solutions-Economie-Tunisienne-860x645.jpg 860w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure></div>


<p>Concernant la rétention de l’information, M. Lamari a sans doute raison de pointer les médias tunisiens, mais si certains sont, comme il le dit, complaisants, la plupart n’ont malheureusement pas la spécialisation nécessaire pour l’analyse financière pointue.</p>



<p>Pour ce qui est de Kapitalis, nous avons toujours cherché à bien informer nos lecteurs sur les problèmes de l’économie nationale, tout en laissant la parole, par précaution professionnelle, aux experts avisés comme M. Lamari.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/25/moktar-lamari-les-deux-chiffres-les-plus-inquietants-de-leconomie-tunisienne/">Moktar Lamari : «Les deux chiffres les plus inquiétants de l’économie tunisienne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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