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	<title>Archives des grève générale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des grève générale - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Grève bancaire et inaction de la tutelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 09:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Menace d'une nouvelle grève générale des banques et établissements financiers trois semaines après celles  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/tunisie-greve-bancaire-et-inaction-de-la-tutelle/">Tunisie | Grève bancaire et inaction de la tutelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trois semaines après l’arrêt de travail des 23, 24 et 25 juin 2026, la Fédération générale des banques et établissements financiers brandit la menace d&rsquo;une grève générale et met en cause directement la sélection de surveillance. Ce n’est plus un conflit social ordinaire. C’est un aveu d’échec institutionnel — et la tutelle en est désormais partie prenante, qu’elle le veuille ou non.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-19132109"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce développement était prévisible et avait été prévu. Le scénario annoncé se confirme point par point.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tribune publiée sur Kapitalis</a> le 23 juin, nous avions identifié le mécanisme de reproduction de ce conflit : Conseil bancaire et financier (CBF) et Union générale tunisienne du travail (UGTT) tirent chacun une partie de leur légitimité institutionnelle du conflit lui-même, ce qui leur confère un intérêt objectif — même inconscient — à différer sa résolution durable. Nous avions conclu que le scénario écrit d’avance allait se rejouer — et que les retraités attendraient leur virement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois semaines plus tard, le scénario se réalise point par point. Aucun accord n’a été conclu. Aucune médiation n’a abouti. Le CBF maintient sa position. L’UGTT monte d’un cran. Et la menace d’une grève générale sectorielle entre dans le débat public comme si c’était une surprise — alors que c’était la suite logique d’une impasse que personne n’a voulu résoudre en juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la cible de l’interpellation syndicale. L’UGTT ne vise plus seulement le CBF. Elle met en cause directement la sélection de surveillance. Et ce glissement change tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tutelle mise en cause : un conflit qui change de natu<strong>re</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que le conflit opposait patronat et syndicat, la tutelle pouvait se permettre une neutralité de façade — celle de l’arbitre qui attend que les parties s’épuisent avant d’intervenir. Ce modèle de gestion par l’inertie a une certaine logique dans des conflits sectoriels limités. Il n’a aucune logique dans le secteur bancaire tunisien de 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un secteur bancaire en conflit social chronique, dont les banques publiques sont censées constituer le bras financier du Plan de développement national 2026-2030 actuellement examiné au Parlement, n’est pas un sujet de droit social sectoriel. C’est un sujet de politique économique nationale. Et à ce titre, la neutralité de la tutelle n’est plus une position — c’est une décision par défaut dont elle assume désormais la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">BCT, ministère des Finances, Présidence du gouvernement : trois niveaux d’autorité, aucune intervention publique documentée depuis le 25 juin. Ce silence a un coût. Il s’accumule. Et il est en train d’atteindre un niveau où le taire devient intenable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la tutelle choisit de ne pas faire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Désamorcer cette crise n’est pas hors de portée des autorités de tutelle. Les leviers existent, ils sont documentés et ils sont légaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT dispose d’une autorité de surveillance sur les établissements bancaires qui inclut explicitement la capacité à formuler des recommandations sur leur gouvernance sociale et leurs conditions d’exercice. Le ministère des Finances, en sa qualité d’actionnaire de référence des banques publiques, dispose d’une capacité d’orientation directe sur leur politique sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Présidence du gouvernement peut convoquer une médiation de haut niveau qui sortirait le dossier de la logique patronale-syndicale pour le replacer dans son contexte national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces leviers n’a été activé. Or chaque semaine sans accord est une semaine où la crédibilité du secteur bancaire tunisien se dégrade — auprès des investisseurs étrangers qui lisent les signaux sociaux avant de lire les projections de croissance, auprès des bailleurs internationaux qui conditionnent leur soutien à la stabilité des institutions, auprès des citoyens qui paient le prix de chaque arrêt de service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tutelle a le pouvoir de désamorcer. Elle a le pouvoir d’assainir le climat social. L’exercer n’est pas une ingérence — c’est une responsabilité constitutive de sa fonction. Ne pas l’exercer est un choix. Et ce choix a des conséquences que la neutralité ne peut pas effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise sociale devient un instrument de résistance passive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’analyse doit aller là où le confort institutionnel préférerait ne pas aller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement 2026-2030 exige des banques publiques tunisiennes des réformes profondes : transformation digitale accélérée, refonte des processus opérationnels, intégration de l’intelligence artificielle, modernisation de la gouvernance RH, réduction des délais décisionnels. Des réformes qui bousculent des équilibres internes établis, des habitudes de gestion ancrées, des zones de confort institutionnel que trois décennies d’immobilisme ont solidifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or un secteur bancaire en conflit social chronique est, structurellement, un secteur difficile à réformer. Les directions générales peuvent invoquer la nécessité de préserver la paix sociale pour différer les restructurations. Les conseils d’administration peuvent reporter les décisions de transformation au nom de la stabilité du personnel. Les autorités de tutelle peuvent justifier leur attentisme par la priorité donnée à la résolution du conflit social avant tout autre agenda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce schéma, la crise sociale devient un alibi commode — pas nécessairement conscient, pas nécessairement coordonné, mais fonctionnellement efficace — pour une résistance passive aux réformes que le Plan impose. Un sabotage qui ne dit pas son nom. Une inertie qui se drape dans le vocabulaire de la prudence sociale pour éviter de nommer ce qu’elle est : un obstacle à l’exécution nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lecture n’est pas une accusation de mauvaise foi généralisée. C’est une observation structurelle sur la façon dont les crises institutionnelles peuvent être instrumentalisées — consciemment ou non — par tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tutelle doit en avoir conscience. Et agir en conséquence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la crise bancaire compromet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement national 2026-2030, désormais en cours d’examen parlementaire, assigne au secteur bancaire public un rôle de premier plan dans le financement de la transformation économique du pays. Ce rôle suppose un secteur bancaire performant, stable, réformé et crédible. Un secteur bancaire en grève chronique est l’antithèse exacte de ces quatre qualificatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque jour de conflit non résolu est un jour où les banques publiques consacrent leur énergie managériale à la gestion de crise sociale plutôt qu’à l’exécution des réformes. Chaque arrêt de travail est un signal négatif envoyé aux partenaires économiques que la Tunisie cherche à convaincre. Chaque semaine d’immobilisme de la tutelle est une semaine où la fenêtre d’opportunité ouverte par de bons résultats financiers se rétrécit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan 2026-2030 n’est pas un document administratif. C’est un engagement de l’État envers lui-même. Et cet engagement ne peut pas coexister durablement avec un secteur bancaire public que l’État refuse de sortir d’une crise sociale qu’il a les moyens de résoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inaction n’est pas de la neutralité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question que pose cette nouvelle menace de grève générale bancaire n’est pas syndicale. Elle n’est même plus sociale. Elle est politique — au sens le plus direct du terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce que la Tunisie veut exécuter le Plan 2026-2030 ? Si oui, elle a besoin de banques publiques performantes, réformées et socialement stables. Et cela suppose que la tutelle sorte de son attentisme pour exercer pleinement l’autorité que la loi lui confère — désamorcer la crise, assainir le climat social, et créer les conditions dans lesquelles les réformes nécessaires peuvent être conduites sans être sabotées par l&rsquo;inertie institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inaction de la tutelle n’est pas une position neutre. C’est un choix — celui de laisser le conflit se reproduire jusqu’à ce qu’il devienne ingérable. Et quand il deviendra ingérable, il sera trop tard pour invoquer la neutralité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État qui planifie l’avenir de son économie ne peut pas s’offrir le luxe de laisser ses instruments d’exécution se consumer dans un feu qu’il avait le pouvoir d’éteindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nuidOrpwwp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/">Grève bancaire | CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Grève bancaire | CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/embed/#?secret=2jRtSfhpru#?secret=nuidOrpwwp" data-secret="nuidOrpwwp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/tunisie-greve-bancaire-et-inaction-de-la-tutelle/">Tunisie | Grève bancaire et inaction de la tutelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Appel à la reprise des négociations sociales dans le secteur financier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/tunisie-appel-a-la-reprise-des-negociations-sociales-dans-le-secteur-financier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 11:09:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[augmentations salariales]]></category>
		<category><![CDATA[CBF]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Bancaire et Financier]]></category>
		<category><![CDATA[FTUSA]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Salhi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les employés des banques et des assurances ont entamé leurs actions de protestation, consistant à porter des brassards rouges.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/tunisie-appel-a-la-reprise-des-negociations-sociales-dans-le-secteur-financier/">Tunisie | Appel à la reprise des négociations sociales dans le secteur financier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance (affiliée à l’UGTT), Sami Salhi, a déclaré hier soir, lundi 8 juin 2026, lors de son passage dans l’émission «60 minutes» sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%AC%D8%A7%D9%85%D8%B9%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%86%D9%88%D9%83%3A-%D9%86%D8%AF%D8%B9%D9%88-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AC%D9%84%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%86%D9%83%D9%8A-%D9%88%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%84%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%89-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D8%A6%D9%86%D8%A7%D9%81-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%81%D8%A7%D9%88%D8%B6%D8%A7%D8%AA-%D9%88%D8%AA%D9%86%D9%82%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%86%D8%A7%D8%AE-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AC%D8%AA%D9%85%D8%A7%D8%B9%D9%8A">Diwan FM</a>, que les employés du secteur avaient entamé leurs premières actions de protestation, consistant à porter des brassards rouges.</em></strong></p>



<span id="more-18889007"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement fait suite à l’échec des négociations sociales et au refus des entreprises concernées de répondre aux demandes d’augmentation salariale pour 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Salhi a indiqué que ces actions, qui ont débuté lundi, visent à défendre la dignité et les droits financiers des employés des secteurs bancaire et des assurances, indiqué que ces derniers observeront également une grève générale les 23, 24 et 25 juin, tout en appelant le Conseil bancaire et financier (CBF) et la Fédération tunisienne des compagnies d’assurance (Ftusa) à reprendre les négociations afin d’améliorer le climat social au sein des institutions financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Salhi a confirmé que la dernière réunion entre les partenaires sociaux et la direction, représentée par le CBF, s’est tenue en 2022 et que des accords avaient alors été conclus concernant les augmentations de salaire pour les années 2022, 2023 et 2024.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/tunisie-appel-a-la-reprise-des-negociations-sociales-dans-le-secteur-financier/">Tunisie | Appel à la reprise des négociations sociales dans le secteur financier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Les autorités minimisent l’impact de la grève des avocats  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-les-autorites-minimisent-limpact-de-la-greve-des-avocats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 11:26:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[avocats]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[tribunaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministère de la Justice affirme que la grève des avocats n’affectera pas le fonctionnement du système judiciaire» en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-les-autorites-minimisent-limpact-de-la-greve-des-avocats/">Tunisie | Les autorités minimisent l’impact de la grève des avocats  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué publié ce lundi 18 mai 2026, le ministère de la Justice informe les justiciables que la grève des avocats, qui protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail dan les tribunaux, «n’affectera pas le fonctionnement du système judiciaire» en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18786244"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités judiciaires<em> «tous les tribunaux de la République continueront d’exercer leurs fonctions dans des conditions normales, en tenant des audiences pour statuer sur les affaires en cours et en fournissant des services administratifs dans les greffes, afin de garantir le respect des droits des justiciables et d’éviter de porter atteinte à leurs intérêts.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat) a décrété la grève générale et le port du brassard rouge dans tous les tribunaux en Tunisie&nbsp;pour dénoncer la dégradation alarmante du service public de la justice et l’&rsquo;absence de réaction des autorités face à leurs revendications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La profession proteste contre le manque d’infrastructures et les dysfonctionnements dans les tribunaux qui nuisent aux justiciables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principales raisons invoquées du mouvement initié par l’Onat&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la dégradation du système judiciaire et le manque de ressources matérielles et humaines au sein des juridictions&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la marginalisation de la profession et notamment le silence et l’ignorance totale du ministère de la Justice face aux appels répétés au dialogue concernant la réforme du secteur&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les atteintes aux droits de la défense et les tensions structurelles et difficultés rencontrées par les avocats dans l’exercice de leurs fonctions et l’accès aux dossiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour marquer leur colère, le port du brassard rouge a débuté ce 18 mai, en attendant une série de grèves régionales (à commencer par le Grand Tunis, Nabeul et Zaghouan) ainsi qu’une grève générale nationale prévue pour le 18 juin.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-les-autorites-minimisent-limpact-de-la-greve-des-avocats/">Tunisie | Les autorités minimisent l’impact de la grève des avocats  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Transport non régulier &#124; La grève du 27 avril confirmée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/transport-non-regulier-la-greve-du-27-avril-confirmee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 17:19:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[transport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grève nationale du secteur du transport non régulier est bel et bien maintenue pour ce lundi 27 avril 2026. L’annonce a été reconfirmée par Moez Sellami, président de la Chambre nationale des chauffeurs de taxis individuels et vice-président de la Fédération nationale du transport. Ce mouvement visant à dénoncer ce que les instigateurs qualifie...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/transport-non-regulier-la-greve-du-27-avril-confirmee/">Transport non régulier | La grève du 27 avril confirmée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La grève nationale du secteur du transport non régulier est bel et bien maintenue pour ce lundi 27 avril 2026. L’annonce a été reconfirmée par Moez Sellami, président de la Chambre nationale des chauffeurs de taxis individuels et vice-président de la Fédération nationale du transport.</em></strong></p>



<span id="more-18688390"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement visant à dénoncer ce que les instigateurs qualifie de « dialogue de sourds», concerne l&rsquo;ensemble du secteur du transport non régulier, incluant les taxis individuels, les taxis collectifs, le transport rural et les louages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant sur différents médias, Moez Sellami a rappelé que cette décision n&rsquo;est pas soudaine mais qu&rsquo;elle est <em>«l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un long processus de dégradation des relations entre les syndicats et le ministère de tutelle»</em>, évoquant par ailleurs une « rupture totale » avec les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les points de friction majeurs reposent principalement sur le non-respect des engagements suite aux accords signés et l&rsquo;absence de réformes dans le secteur, a-t-il encore ajouté en lançant :  « <em>Nous nous trouvons face à un mur. La grève est l&rsquo;ultime recours pour faire entendre la voix de milliers de professionnels étranglés par la situation actuelle </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moins d&rsquo;un revirement spectaculaire de dernière minute ou de l&rsquo;ouverture d&rsquo;un dialogue d&rsquo;urgence par le gouvernement, la journée du 27 avril s&rsquo;annonce particulièrement difficile pour les citoyens, le transport non régulier assurant une part importante de leurs déplacements quotidiens.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/transport-non-regulier-la-greve-du-27-avril-confirmee/">Transport non régulier | La grève du 27 avril confirmée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>UGTT &#124; Du tournant historique de 1978 à l’impasse bureaucratique de 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 10:23:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[26 janvier 1978]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Achour]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Khemais Chammari]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sayah]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Tijani Abid]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El-Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espérons que le congrès de l'UGTT prévu en mars 2026 soit un véritable tournant démocratique de la centrale syndicale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/ugtt-du-tournant-historique-de-1978-a-limpasse-bureaucratique-de-2026/">UGTT | Du tournant historique de 1978 à l’impasse bureaucratique de 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Aujourd’hui plus que jamais, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) doit choisir : l’autonomie réelle et le conflit social assumé, ou l’effacement progressif. Entre le tournant historique du 26 janvier 1978 et l’impasse du 21 janvier 2026, la centrale syndicale donne à voir une transformation profonde de son rapport à la mobilisation, au pouvoir et à elle-même. Le prochain congrès de mars 2026 sera-t-il capable de tourner la page ?</em></strong> <em>(Ph. Marche de l&rsquo;UGTT à Tunis le 21 août 2025). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moncef Ben Slimane *</strong></p>



<span id="more-18293613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le 26 janvier 1978 demeure l’un des épisodes les plus symboliques de l’histoire sociale et politique de notre pays. Cette date correspond à la première grève générale nationale déclenchée par l’UGTT, annonçant une rupture ouverte avec le pouvoir destourien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’à la fin des années 1970, la politique économique libérale menée par le gouvernement de Hédi Nouira provoqua une nette détérioration du pouvoir d’achat et accentua les inégalités entre ceux qui ont profité du climat affairiste et ceux en qui ont payé les conséquences sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’échec des négociations salariales et aux pressions croissantes exercées sur ses militants et ses structures, l’UGTT décida alors de recourir à la grève générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les semaines qui précèdent le 26 janvier 1978, date de la grève, voient le pouvoir mobiliser tous ses moyens contre la centrale syndicale. Des attaques de commandos appartenant à la milice du Parti socialiste destourien (PSD) sont lancées contre les locaux des Unions régionales : comme à Tozeur le 20 janvier, à Sousse le 21 et à Zaghouan le même jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 janvier, le Comité central du PSD adopte une résolution qui constitue une véritable déclaration de guerre à la liberté syndicale. Le texte est sans ambiguïté : le PSD et le gouvernement posent un ultimatum à l’UGTT, sommée de<em> «purger ses rangs»</em> de plusieurs dizaines de responsables jugés indésirables par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan médiatique, les journaux <em>La Presse</em> et <em>Al Amal</em> des mercredi 25 et jeudi 26 janvier 1978 publient des articles incendiaires. La radio et la télévision multiplient les appels aux militants du PSD <em>«afin qu’ils descendent dans la rue et brisent par tous les moyens la grève»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que les choses soient parfaitement claires, les médias précisent à l’intention de ces <em>«</em><em>militants du parti</em><em>»</em> que <em>«la police sera, le 26 janvier, à leur disposition pour les aider à briser ce mouvement insurrectionnel qui vise à détruire le régime et à s’emparer du pouvoir»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’après-midi du 25 janvier, le siège de la rue Mohamed Ali est encerclé par des forces de police lourdement armées. Près de 200 dirigeants et responsables syndicaux, retranchés à l’intérieur, sont empêchés de sortir jusqu’à l’aube du 27 janvier, moment où ils sont tous arrêtés et conduits dans les locaux du ministère de l’Intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’état d’urgence est proclamé le jour même. Il restera en vigueur jusqu’au 20 mars 1978.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général de l’UGTT, Habib Achour, est arrêté le 28 janvier, tout comme 240 responsables et dirigeants syndicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 2 février, des éléments exclus de l’UGTT depuis plusieurs années pour certains, et pour d’autres n’y ayant jamais appartenu, se réunissent avec Tijani Abid, seul <em>«</em><em>rescapé</em><em>»</em>&nbsp; du Bureau exécutif (BE), qui a trahi son organisation. Ils proclament la mise en place d’un <em>«</em><em>BE provisoire</em><em>»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 février est organisé un <em>«</em><em>Congrès</em><em>»</em> dont les travaux ne durent, en tout et pour tout, que trois heures. Tijani Abid est alors élu secrétaire général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La répression ne connaît pas de répit. Les grandes villes du pays sont paralysées. Les forces de sécurité, sous la direction de Zine El-Abidine Ben Ali, ainsi que les milices du PSD sous celle Mohamed Sayah, sont massivement engagées. Les affrontements se multiplient. Les tirs à balles réelles font près de 400 morts et plus de 2 500 blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la grève générale du 26 janvier 1978 est violemment réprimée, ses conséquences politiques sont considérables. Elle impose durablement la question de l’autonomie syndicale au cœur du débat national et annonce les grandes mobilisations sociales qui secoueront la Tunisie, plus tard en 1986, et jusqu’à nos jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La résistance des «légitimes» face à «l’UGTT officielle»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La grève générale du 26 janvier 1978 s’inscrit profondément dans la mémoire collective comme la date de la rupture entre le pouvoir et le mouvement syndical. Elle rappelle, à une échelle plus large, le 5 février 1972 et la lutte de l’Union générale des étudiants tunisiens (Uget) pour son autonomie. Officiellement, après le parachutage de Tijani Abid à la tête de l’UGTT, le calme est rétabli. Sur le terrain, la contestation se replie, sans pour autant s’éteindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les syndicalistes qualifiés de <em>«</em><em>légitimes</em><em>»</em>, par opposition aux <em>«</em><em>imposés</em><em>»</em> de l’UGTT officielle, réorganisent leur action dans la discrétion. Réseaux de coordination et de solidarité avec les victimes de la répression deviennent les principaux moyens de résistance. Plusieurs structures nationales et internationales manifestent leur soutien, parfois au prix de lourds risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation dépasse rapidement les frontières nationales. En France, Khemais Chammari organise et anime le <em>«Collectif du 26 janvier»</em>, qui apporte un soutien politique et financier déterminant à l’UGTT légitime et aux familles des syndicalistes emprisonnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des organisations syndicales étrangères réagissent à leur tour. La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) relaie la situation tunisienne sur la scène internationale, tandis que des syndicats européens et arabes expriment leur solidarité avec l’UGTT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces actions ne modifient pas immédiatement le rapport de force, elles empêchent l’isolement total des structures légitimes de l’UGTT. Elles redonnent du souffle à une résistance qui adopte des modalités de lutte moins visibles, mais plus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les syndicalistes – dont certains issus de groupes politiques de gauche – ayant accepté de reconnaître et de <em>«</em><em>collaborer</em><em>»</em> avec le BE de Tijani Abid font fausse route et sont progressivement marginalisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul, le 26 janvier apparaît comme bien plus qu’un épisode de confrontation sociale et de violence politique. Il constitue un moment de vérité, révélant les limites d’un pouvoir fondé sur la contrainte et sur l’inféodation des organisations de la société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des événements, le cœur du conflit réside dans la défense de l’autonomie de la centrale syndicale. En mettant fin à la tradition de la double appartenance à la direction de l’UGTT et au PSD, l’UGTT affirme son droit d’agir comme une organisation indépendante de l’État et du parti au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT aujourd’hui : l’heure du choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par-delà les déclarations incendiaires ou les appels à l’unité, l’UGTT traverse aujourd’hui une crise qui engage son avenir ainsi que son passé et ses acquis. Ce qui se joue n’est pas seulement un conflit interne ou le sort d’une grève générale, mais une question autrement plus grave : l’UGTT peut-elle encore incarner une force syndicale autonome démocratique et crédible ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut d’abord souligner que le marasme dans lequel se trouve le BE de l’UGTT a été précédé d’un problème plus profond encore : le déficit de sa légitimité suite à un mandat supplémentaire obtenu, lors du <em>«</em><em>Congrès extraordinaire non électif»</em> de juillet 2021, au prix d’un amendement — pour ne pas dire détournement — de l’article 20 du règlement intérieur, qui fixe les règles de durée et de renouvellement des responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contournement statutaire n’est pas un détail technique car il mine la crédibilité morale et syndicale de la direction et affaiblit toute décision qu’elle prend au nom des travailleurs. En manipulant ses propres règles, le BE a ouvert une brèche dangereuse : celle d’une UGTT perçue non plus comme une organisation régie par la volonté et les aspirations de ses adhérents, mais comme un appareil bureaucratique soucieux de la propre reproduction de ses dirigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tribulations autour de la grève générale du 21 janvier 2026 sont un tournant. Présentée initialement comme une réponse légitime à l’effondrement du pouvoir d’achat et à la fermeture du dialogue social, elle a été déclarée puis suspendue et à la fin transférée au prochain congrès sans explications convaincantes pour les bases syndicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-il sérieux de demander aux congressistes de mars 2026 de décider du sort d’une grève générale alors qu’ils ne sont ni statutairement ni réglementairement habilités à le faire&nbsp;? Tout responsable de l’UGTT débutant sait qu’une grève générale exige la présence dans un Conseil national ou une Commission administrative des représentants des régions et des secteurs qui sont seuls capables de la décider, de la préparer et de l’exécuter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces gesticulations ont non seulement démobilisé adhérents et responsables syndicaux, mais elles ont aussi renforcé l’idée que la grève générale ne pouvait être qu’un instrument au service des pratiques bureaucratiques et des guerres de clans et de chefs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’autonomie syndicale ne peut être évaluée uniquement à l’aune des déclarations des leaders du BE. Une autonomie proclamée peut parfaitement coexister avec une dépendance invisible, plus subtile mais tout aussi contraignante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles conditions pour sortir de l’impasse ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui plus que jamais, la centrale syndicale doit choisir : l’autonomie réelle et le conflit social assumé, ou l’effacement progressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le tournant historique du 26 janvier 1978 et l’impasse du 21 janvier 2026, l’UGTT donne à voir une transformation profonde de son rapport à la mobilisation, au pouvoir et à elle-même. Le prochain congrès de mars 2026 sera-t-il capable de tourner la page ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui ont à cœur l’UGTT, son passé et son avenir, ne peuvent qu’espérer que cette page sombre soit véritablement et démocratiquement tournée, comme le furent celles qui l’ont précédée : la direction de Tijani Abid de 1978, le congrès de Gafsa de 1981, ou encore le soutien du BE à la candidature anticonstitutionnelle de Ben Ali en 2009.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Débloquer aujourd’hui la situation syndicale implique que l’UGTT soit capable de renouer avec son rôle national irremplaçable et indispensable au progrès du pays et du peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des centaines de milliers de syndicalistes ne se reconnaîtront jamais dans une nouvelle UGTT en mars 2026, manipulée par la bureaucratie ou ballotée par la guerre des clans et des chefs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Croire qu’un congrès organisé à la hâte pourrait déboucher sur une nouvelle direction crédible relève de l’illusion. Un tel congrès ne produirait que de simples doublures, un clone du BE sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dépassement sérieux et efficace de la crise exige 4 conditions :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1) le retour à l’activité et le rétablissement dans leurs droits des syndicalistes punis suite à leur opposition à l’amendement de l’article 20 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2) la présentation, par le BE sortant, d’un rapport moral sincère et responsable, mettant en lumière les erreurs commises et les leçons tirées ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3) la limitation des mandats à la tête du Bureau exécutif ainsi que des structures nationales et régionales ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4) la fin du monopole du contrôle du BE sur les avantages accordés aux responsables (voitures de fonction, primes et indemnités, honoraires d’études et d’expertise…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dernière proposition est importante, car mettra un terme au clientélisme syndical garantira l’autonomie des structures et renforcera durablement la démocratie interne de l’UGTT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de la date officielle de mars 2026 pour le congrès a déclenché des discours pour la consommation de masse de ceux qui vendent <em>« </em><em>une UGTT de rêve</em><em>»</em>. Espérons que ce prochain rendez-vous de l’UGTT avec l’histoire, ne soit pas une lutte de listes de candidats au BE ou un compromis opportuniste sur une liste, mais qu’il soit un véritable tournant démocratique de l’UGTT.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ex-SG du Syndicat de l’enseignement supérieur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6hveyVgBKl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/crise-de-lugtt-heritage-historique-et-defis-contemporains/">Crise de l’UGTT | Héritage historique et défis contemporains</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise de l’UGTT | Héritage historique et défis contemporains » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/crise-de-lugtt-heritage-historique-et-defis-contemporains/embed/#?secret=Y9Pu167mrF#?secret=6hveyVgBKl" data-secret="6hveyVgBKl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/ugtt-du-tournant-historique-de-1978-a-limpasse-bureaucratique-de-2026/">UGTT | Du tournant historique de 1978 à l’impasse bureaucratique de 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>UGTT &#124; Report de la grève générale du 21 janvier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/ugtt-report-de-la-greve-generale-du-21-janvier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 22:17:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[centrale syndicale]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Tahri]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le porte-parole de l&#8217;Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 le report de la grève générale initialement prévue pour ce 21 janvier. Dans une déclaration à l’Agence Tap, Sami Tahri a expliqué que cette annulation est due à une impossibilité juridique : le préavis de grève doit...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/ugtt-report-de-la-greve-generale-du-21-janvier/">UGTT | Report de la grève générale du 21 janvier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le porte-parole de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 le report de la grève générale initialement prévue pour ce 21 janvier.</em></strong></p>



<span id="more-18232664"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration à l’Agence Tap, Sami Tahri a expliqué que cette annulation est due à une impossibilité juridique : le préavis de grève doit être signé par le secrétaire général au moins dix jours avant l&rsquo;échéance. Or, la démission de ce dernier a bloqué la procédure légale et plongé la centrale dans une forme de désorganisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce fait, le Bureau exécutif de l’UGTT prévoit de publier un communiqué convoquant une réunion administrative urgente pour pouvoir fixer une nouvelle date de grève, devant émaner de la majorité des membres du BE pour garantir sa pleine légitimité et son efficacité, ajoute encore Sami Tahri.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/ugtt-report-de-la-greve-generale-du-21-janvier/">UGTT | Report de la grève générale du 21 janvier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Démission de Noureddine Taboubi l Entre adieu et au revoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/demission-de-noureddine-taboubi-l-entre-adieu-et-au-revoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 12:44:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[centrale syndicale]]></category>
		<category><![CDATA[démission]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La démission de Noureddine Taboubi serait un abandon en rase campagne du leader syndicaliste le plus controversé que la Tunisie ait connu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/demission-de-noureddine-taboubi-l-entre-adieu-et-au-revoir/">Démission de Noureddine Taboubi l Entre adieu et au revoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En cas de confirmation des informations à ce sujet relayées ce mardi 23 décembre 2025 dans les cercles syndicaux à Tunis, la démission de Noureddine Taboubi serait un abandon en rase campagne du leader syndicaliste le plus controversé que la Tunisie ait eu dans toute son histoire.</em></strong></p>



<span id="more-18124546"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources habituellement bien informées, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a déposé sa démission auprès du bureau d’ordre de la puissante centrale syndicale. Il faut dire que des rumeurs de démission du dirigeant syndical ont déjà circulé avant d&rsquo;être <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/10/tunisie-taboubi-dement-toute-demission-de-la-direction-de-lugtt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démenties par l&rsquo;intéressé</a> le 10 décembre courant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-il d’une nouvelle manœuvre pour mettre fin à la crise sévissant au sein de l’UGTT depuis plusieurs mois et faire taire les voix de ceux, de plus en plus nombreux, qui exigent sa démission avant même le prochain congrès prévu en février 2026 ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">S’attend-il, plutôt, à ce que ses troupes, ainsi abandonnées, se mobilisent et le rappellent aux commandes, qui plus est à un mois d’un important rendez-vous syndical : la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève générale nationale</a> fixée pour le 21 janvier prochain ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">A moins que, face à une opposition syndicale de plus en plus forte et déterminée à en finir avec son règne et ses pratiques antidémocratiques, il se soit résigné à jeter l’éponge, quitte à sortir par la petite porte. Ce qui ferait le bonheur de beaucoup de Tunisiens, à commencer par le président de la république Kaïs Saïed, qui ne l&rsquo;a pas reçu depuis 2022. Et l&rsquo;a souvent accusé, lui et les autres dirigeants de l&rsquo;UGTT, de corruption. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Wait and see…</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. &nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/demission-de-noureddine-taboubi-l-entre-adieu-et-au-revoir/">Démission de Noureddine Taboubi l Entre adieu et au revoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Taboubi dément toute démission à la direction de l’UGTT</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/10/tunisie-taboubi-dement-toute-demission-de-la-direction-de-lugtt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Ben Kaddour]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Noureddine Taboubi dément les rumeurs de démission au sein de la direction de la centrale syndicale tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/10/tunisie-taboubi-dement-toute-demission-de-la-direction-de-lugtt/">Tunisie | Taboubi dément toute démission à la direction de l’UGTT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a démenti les rumeurs de démission du secrétaire général adjoint Anouar Ben Kaddour, lors d’une intervention, ce mercredi 10 décembre 2025, dans l’émission ‘‘Houna Tounes’’ sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B7%D8%A8%D9%88%D8%A8%D9%8A-%D9%8A%D9%86%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D9%82%D8%A7%D9%84%D8%A9-%D8%A3%D9%86%D9%88%D8%B1-%D8%A8%D9%86-%D9%82%D8%AF%D9%88%D8%B1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>.</em></strong></p>



<span id="more-18070528"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est faux… ce ne sont que des rumeurs qui circulent sur Facebook, et je n’ai reçu aucune démission»</em>, a déclaré M. Taboubi, soulignant que les informations diffusées sur les réseaux sociaux sont sans fondement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette clarification intervient après la circulation de rumeurs concernant des <em>«démissions»</em> au sein de la direction de l’organisation syndicale, rumeurs que cette dernière a catégoriquement démenties, soulignant qu’elle poursuivrait ses activités normalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces rumeurs interviennent aussi dans un contexte de crise politique, de crispation du pouvoir et de mésentente cordiale entre le gouvernement et la centrale syndicale qui a annoncé une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève générale nationale</a> pour le 21 janvier 2026 pour protester contre l’abandon du dialogue social par le pouvoir politique et la tentative d’exclure l’UGTT des négociations sur les augmentations salariales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci explique sans doute cela : depuis l&rsquo;annonce de la décision de grève générale nationale, les pages proches du pouvoir multiplient les attaques contre la centrale syndicale et parlent de division en son sein entre les partisans du secrétaire général, soucieux de l&rsquo;unité de l&rsquo;organisation en cette phase délicate, et ceux qui s&rsquo;opposent à lui et cherchent à l&rsquo;éjecter au cours du prochain congrès prévu en mars prochain.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XATL3jAuWH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/">Tunisie | La grève générale fixée au mercredi 21 janvier 2026</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La grève générale fixée au mercredi 21 janvier 2026 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/embed/#?secret=dT9GkFh7i3#?secret=XATL3jAuWH" data-secret="XATL3jAuWH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie retient son souffle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 11:16:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[libertés civiles]]></category>
		<category><![CDATA[négociations salariales]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, qui étouffe au propre et au figuré, retient son souffle. En attendant la grève générale nationale du 21 janvier 2025. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale, a appelé à une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève générale nationale</a> le 21 janvier 2025 pour protester contre la répression croissante des voix critiques et exiger des négociations salariales. C’est la première action syndicale de cette envergure depuis que le président de la république Kaïs Saïed s’est octroyé des pouvoirs étendus en 2021.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18048260"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grève générale nationale, qui interviendra dans un contexte de crispation politique et de crise économique, risque de paralyser des secteurs publics clés et de fragiliser un gouvernement déjà en difficulté financière, aggravant le risque de troubles sociaux sur fond de frustration grandissante face à la dégradation des services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Flash-back. Le 25 juillet 2021, Saïed a limogé le gouvernement et dissous le parlement. Il s’est mis ensuite à gouverner par décret, pour, a-t-il affirmé, lutter contre la corruption et la mauvaise gouvernance endémiques, mais l’opposition a qualifié son action de coup d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UGTT, pour sa part, a joué un rôle central dans la transition démocratique tunisienne à partir de 2011, ce qui lui a valu de recevoir le Prix Nobel de la Paix, en 2015, avec les trois autres composantes du Quartet du Dialogue national (Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme, l’Ordre national des avocats tunisiens et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat). Mais après avoir soutenu le coup de force de Saïed, y voyant un moyen pour sortir le pays de la crise, l’UGTT n’a pas tardé à passer dans l’opposition, en dénonçant ce qu’il considère désormais comme une dérive autoritaire et l’imposition d’un pouvoir personnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rupture unilatérale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La centrale ouvrière, qui revendique près d’un million de membres et est fortement représentée dans les services publics (éducation, santé, transport), a averti que la situation dans le pays se détériorait et a condamné l’érosion des libertés civiles et les tentatives de Saïed de museler les partis politiques et d’hypothéquer le débat démocratique. Elle a, surtout, reproché à ce dernier la rupture unilatérale du dialogue social et des négociations salariales avec les représentants syndicaux, une tradition en vigueur dans le pays depuis les années 1970 et respectée par tous les pouvoirs qui se sont succédé depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous ne sommes pas intimidés par vos menaces ni par vos prisons. Nous ne craignons pas la prison… Nous poursuivrons notre lutte»</em>, a déclaré le secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi, jeudi à l’issue d’une manifestation syndicale.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18048321" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18048321" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Marche de protestation dans les rues de Tunis, le 6 décembre 2025.</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18048320" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18048320" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Marche-Tunis-6-dec-2025-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le durcissement affiché par l’UGTT reflète sa frustration croissante face à l’érosion des libertés et à la répression menée par le pouvoir actuel contre les dirigeants de l’opposition, les journalistes et les acteurs de la société civile, dans un contexte de hausse du coût de la vie et d’absence de perspective d’une réelle relance économique, ce qui pousse de plus en plus de jeunes sur le chemin de la migration, légale et illégale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Marches de protestation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les défenseurs des droits humains affirment que depuis 2021, Saïed a démantelé ou marginalisé les partis d’opposition et les organisations de la société civile, notamment l’UGTT, emprisonné les principaux responsables de l’opposition et renforcé son contrôle sur le pouvoir judiciaire. Mais Saïed nie toute ingérence dans le système judiciaire et rappelle que nul n’est au-dessus des lois, tout en menaçant de poursuivre en justice ceux et celles qu’il considère comme des <em>«comploteurs»</em>, des <em>«agents de l’étranger»</em> et des <em>«ennemis de la nation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte de forte crispation politique, de crise économique et de malaise social, que des marches de protestation populaire se succèdent dans le pays, de Gabès à Tunis, en passant par Sfax et Sousse. Ces actions vont se poursuivre au cours des prochaines semaines et culminer dans la grève générale du 21 janvier dont beaucoup d’observateurs craignent qu’elle ne dégénère en affrontements entre des citoyens et des agents de l’ordre. Peut-on espérer d’ici là une reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition, alors que les positions se radicalisent d’un côté comme de l’autre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, qui étouffe au propre et au figuré, retient son souffle.</p>
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		<title>Tunisie &#124; La grève générale fixée au mercredi 21 janvier 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 12:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[négociations salariales]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'UGTT a annoncé l’approbation par ses instances de la grève générale et la fixation de sa date au mercredi 21 janvier 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/">Tunisie | La grève générale fixée au mercredi 21 janvier 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), réunie le vendredi 5 décembre 2025 à Tunis, a annoncé l’approbation de la grève générale et la fixation de sa date au mercredi 21 janvier 2026. Cette grève générale avait été décidée depuis septembre dernier, mais la tâche d’en fixer la date et les modalités avait alors été laissée à la commission administrative.</em></strong></p>



<span id="more-18036828"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grève générale vise à défendre les droits et libertés en général et le droit syndical en particulier, notamment la négociation des augmentations salariales et la préservation de l’acquis du dialogue social, selon un article paru cet après-midi sur le site web <em><a href="https://echaabnews.tn/ar/article/36262/%D8%A7%D9%84%D9%87%D9%8A%D8%A6%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%AF%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D8%A5%D9%82%D8%B1%D8%A7%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%B6%D8%B1%D8%A7%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%85-%D9%8A%D9%88%D9%85-21-%D8%AC%D8%A7%D9%86%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%82%D8%A8%D9%84" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Echaab News</a></em>, organe de l’organisation ouvrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que cette décision de grève générale intervient dans un contexte de rupture totale du dialogue entre l’UGTT et le gouvernement depuis 2021 et d’abandon par les autorités du mécanisme de dialogue social en place depuis les années 1970 pour négocier les augmentations tri-annuelles des salaires entre l’UGTT, l’Utica, l’organisation patronale, et les représentants du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que pour les augmentations salariales en 2026, c’est le gouvernement qui en a décidé et en a déterminé les montants de manière unilatérale via la loi de finances et le budget e l’Etat pour l’exercice 2026. Ce qui a vivement été critiqué par les dirigeants syndicaux qui a eu vu une volonté du pouvoir exécutif de marginaliser totalement le travail syndical. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/05/tunisie-la-greve-generale-fixee-au-mercredi-21-janvier-2026/">Tunisie | La grève générale fixée au mercredi 21 janvier 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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