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	<title>Archives des hôpital public - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des hôpital public - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Appendicite meurtrière ou la décadence d’un système</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 08:34:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alya Bhiri]]></category>
		<category><![CDATA[appendicite]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Monem El Achkham]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi il ne faut pas s’étonner et s’indigner quand des innocents vont mourir à cause du manque de moyens dans les hôpitaux publics.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/">Tunisie | Appendicite meurtrière ou la décadence d’un système</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une jeune fille est morte d’une appendicite </em></strong><em>(<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/enquete-ouverte-sur-le-deces-dalya-a-lhopital-de-gafsa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alya Bhiri</a>, 21 ans, le dimanche 20 juillet à l’hôpital de Gafsa, Ndlr)<strong> ça arrive encore en 2025. Mourir d&rsquo;une appendicite en 2025 est excessivement rare fort heureusement, mais pas exclu. Sauf qu’entre populisme, efficience et rationalisme, il va falloir choisir, sinon il va falloir ne pas s’étonner et s’indigner quand des innocents vont mourir à cause du manque de moyens dans les hôpitaux publics.</strong></em></p>



<p><strong>Dr Monem El Achkham</strong> *</p>



<span id="more-17136951"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="352" height="508" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg" alt="" class="wp-image-16795908" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg 352w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam-208x300.jpg 208w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /></figure></div>


<p>Quand la mort survient dans un milieu hospitalier et dans le cadre d’une prise en charge adéquate, c’est toujours regrettable, mais ça fait partie des quelques rares appendicites meurtrières répertoriées partout dans le monde et que la médecine actuelle admet difficilement que ça ne puisse être évitable.</p>



<p>En revanche, quand ça survient parce qu’on a refusé des soins à une jeune fille de 18 ans, ou à n’importe quel âge d’ailleurs, dans un hôpital public ou même dans une clinique privée, ça ne peut que nous fondre profondément le cœur et cette énormité ne peut être qualifiée que des plus odieux et des plus abjectes des crimes, auquel un établissement de santé puisse s’adonner.</p>



<p>Devant un pareil drame et parce que je sais qu’il y en a d’autres qui ont souffert le même dessein et qui ont préféré pudiquement le silence, je me sens épouvantablement coupable et je vous expliquerai le bien-fondé de ma culpabilité.</p>



<p>Je ne m&rsquo;attarderai bien entendu pas sur les ineptes écumeurs qui, sciemment et sans aucune décence en profitent pour régler leurs comptes, l’un avec un directeur régional de la santé publique, l’autre avec un directeur d’hôpital, de brillants anciens agents des bureaux des entrées qui accablent leurs collègues et qui s’attribuent le mérite de la protection de la veuve et de l’orphelin à leurs époques, sans oublier ceux qui ont choisi comme souffre-douleurs, ce criminel de médecin qui n’est là que grâce à l’argent de leurs impôts et qui s’est égaré du noble objectif de sa mission sous le poids des privilèges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La recherche de boucs émissaires</h2>



<p>Cette histoire d’argent des impôts, je conçois que ce soit un manque de pertinence manifeste de l’aborder dans ces quelques paragraphes, mais j’ai envie de dire à ce génie qui a inventé cette formule que l’accès aux études médicales ne se passe pas comme si tout le monde pouvait y prétendre et que le seul mérite aura été d’avoir été tiré au sort en fonction de la quantité d’argent des impôts alloués aux études médicales. Et je finirai par m’enquérir à son sujet de la tragique entrave qui l’a empêché d’en profiter le cas échéant.</p>



<p>Quant à ces méprisables pseudos intellectuels qui n’hésitent pas à désigner des coupables, de jeter l’anathème sans scrupule sur d’honnêtes personnes, en fonction d’infâmes affinités, d’ignobles connivences, sans aucune connaissance ni expertise et en ne souciant nullement du mal qu’ils sont susceptibles d’occasionner injustement, je leur dis que dans ce drame, je suis l’un des principaux coupables et je vais vous le prouver, mais vous l’êtes probablement autant que moi, même si vous pensez que votre hargne et votre aigreur enrobées de vertus vous disculpe.</p>



<p>Dans nos hôpitaux et pour les avoir fréquentés un moment dans ma vie, il est complètement naïf et niais de penser qu’un patient puisse être pris en charge correctement et traité humainement. Des urgences submergées de patients demandeurs de soins, c’est tout à fait normal, qu’un médecin soit obligé de voir 10 patients par heure, soit un patient toutes les six minutes si ce n’est plus, je vous promets que ne serait-ce que trier les vraies urgences devient tout bêtement illusoire.</p>



<p>Alors que dire si de plus est, on exige de l’agent du guichet qui n’est généralement qu’un agent administratif, de ne pas refuser les vraies urgences ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iXVyp7eMZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-dispose-dune-moyenne-de-19-lit-pout-1-000-habitants/">La Tunisie dispose d’une moyenne de 1,9 lit pour 1 000 habitants</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie dispose d’une moyenne de 1,9 lit pour 1 000 habitants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-dispose-dune-moyenne-de-19-lit-pout-1-000-habitants/embed/#?secret=u7gnymLSZZ#?secret=iXVyp7eMZy" data-secret="iXVyp7eMZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Se donne-t-on les moyens de nos exigences&nbsp;?</h2>



<p>Il est vrai que la loi tunisienne poursuit pénalement toute non-assistance à une personne en péril, mais est-ce que l’exécutif tunisien se donne vraiment les moyens de ses ambitions ? Il est clair que non et j’en prends pour exemple le cas de notre collègue pharmacien qui paye pour la défaillance du système de santé, et ce n’est pas faute de l’avoir signalé (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/08/personnel-soignant-en-tunisie-un-metier-dangereux/#:~:text=Il%20est%20on%C3%A9reux%20de%20se,%C3%A9tablissements%20publiques%2C%20faute%20de%20budget." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Personnel soignant en Tunisie : Un métier dangereux…</a>).</p>



<p>Je ne sais pas si vous le savez mais refuser un patient qui ne dispose pas de carnet de soins ou de laisser-passer, ce n’est pas une initiative ou une invention de l’agent, c’est le ministère de la Santé qui l’exige ! Et comment voulez-vous que l’agent en question distingue la vraie urgence de la simple consultation ? Dans ces cas-là, puisqu’il y va de l’intégrité physique du citoyen, qu’il est impératif de s’en acquitter sans faille, chaque agent doit avoir signé une décharge attestant avoir reçu et pris connaissance d’une procédure d’accueil, identifiant l’ensemble des directives et l’engage à les appliquer. Si l’administration ne dispose pas d’une telle décharge et que le ministère ne dispose pas du modèle électronique ou en papier de ladite procédure, c’est le système qui est défaillant et non pas l’agent.</p>



<p>Et qu&rsquo;est-ce qu’on reproche au médecin qui a examiné la défunte et qui a demandé des examens, que malheureusement le pauvre père ne peut pas se payer ? Et d’abord pourquoi est-ce qu’il est obligé de se les faire faire dans le privé l’infortuné père ?</p>



<p>En outre, dans les conditions d’affluences et de délabrement des urgences en Tunisie, vous pensez vraiment qu’il est impossible de passer à côté de vraies urgences ?</p>



<p>Maintenant si réellement on est très à cheval sur l’approche sociale et les besoins élémentaires du citoyen, pourquoi en priver les plus démunis en leurs interdisant l’accès aux soins s’ils ne disposent pas de couverture sociale ? L’accès à la santé n’est-il pas un droit constitutionnel opposable à l’Etat tunisien et indépendamment du statut social ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DqqBp5EgzJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/12/la-tunisie-peut-elle-reconstruire-le-secteur-de-la-sante-publique/">La Tunisie peut-elle reconstruire le secteur de la santé publique ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie peut-elle reconstruire le secteur de la santé publique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/12/la-tunisie-peut-elle-reconstruire-le-secteur-de-la-sante-publique/embed/#?secret=rSu6VRzfjd#?secret=DqqBp5EgzJ" data-secret="DqqBp5EgzJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des patients qui meurent dans les salles d’attente</h2>



<p>J’ai exercé étant jeune dans les hôpitaux de la capitale et je m’en veux encore d’avoir vu mourir des patients dans les salles d’attente parce qu’ils attendaient leur tour, que j’avais cent vingt patients à examiner et sans avoir eu le temps réel ne serait-ce que pour constater leur présence.</p>



<p>J’ai récemment été amené à aider à l&rsquo;hôpital et J’ai dû aller chercher des fils de suture et des sondes qui ne coûtaient rien du tout, pour pouvoir opérer un patient. Le manque du matériel de base, parfois même quand les équipements lourds sont disponibles sans être fonctionnels, dénote une méconnaissance totale des priorités en matière de santé, à moins que ce ne soit délibérément intentionnel !</p>



<p>Mais ce que je ne me suis jamais expliqué, c’est qu’en 2001 après avoir passé mes examens de spécialité et après avoir fini mes stages à l’étranger, j’avais postulé contre l’avis de mon patron feu Pr Abdeljelil Zaouche, à qui je dois tout ce que je suis, pour un poste à l’hôpital de Gafsa, alors qu’il n’y avait à l&rsquo;époque aucun chirurgien et que les patients mouraient de l’appendicite, j’ai essuyé un refus après un an et sept mois d’attente, pour un problème de B2 en rapport avec une enquête de sécurité me classant politiquement douteux. Ce qu’il fallait en déduire raisonnablement, c’est que si on a le moindre doute sur votre allégeance au pouvoir, on préférerait laisser des citoyens mourir plutôt que de prendre le moindre risque de vous mettre dans le circuit. Cette parenthèse est bien évidemment destinée à ceux qui persistent à croire que c’était mieux avant.</p>



<p>En ce qui concerne notre actuel système de santé, l’intention est certainement meilleure, mais les conditions sont au mieux les mêmes et au pire, elles se sont dégradées en raison du coup de plus en plus exorbitant des soins avec un système dans l’impossibilité de suivre.</p>



<p>Il est bien évidemment plus simple et je dirais même plus rassurant de désigner un bouc émissaire en la personne du directeur régional, du directeur de l’hôpital, du médecin aux urgences ou du personnel de l’accueil, mais je vous promets que le problème est complètement ailleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vofwMWXRtl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/">La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/embed/#?secret=pf27zKXndx#?secret=vofwMWXRtl" data-secret="vofwMWXRtl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de santé malade et à bout de souffle</h2>



<p>Notre système est à bout de souffle. Nos hôpitaux surexploitent le personnel médical et paramédical, les centres hospitalo-universitaires fonctionnent d’une façon absolument perverse, les chefs des services et les aînés ont plus de facilités à asservir les jeunes médecins déjà submergés, que de faire faire leurs travails à des paramédicaux syndiqués. Les paramédicaux syndicalistes jouissent d’un pouvoir et d’une influence démesurée, ils en abusent et s’enorgueillissent, pour eux certes c’est une gloire, pour le pays la faillite d’un système. La centrale syndicale n’ignore pas qu’une catégorie du personnel est à l’origine de graves dépassements et que non seulement elle n’apporte pas sa part à l’édifice, mais en plus elle bride et freine tout effort de changement et de réforme, mais que voulez-vous c’est légitime de penser aux prochaines élections.</p>



<p>L’hôtellerie et les sanitaires dans la majorité des hôpitaux de Tunisie sont une véritable ignominie, une humiliation et un déshonneur pour nous tous.</p>



<p>Quand vous avez eu la malchance de voir la salle de déchoquage, les conditions dans lesquelles les patients sont accueillis, traités et examinés à l’hôpital de Gafsa, vous ne manquerez pas de vous rendre compte que c’est absolument une atteinte à la dignité humaine.</p>



<p>J’ai récemment eu l’occasion d’intervenir deux ou trois fois là-bas et j’ai été sidéré, horrifié et profondément consterné par la hauteur du désastre. J’avais décidé d’alerter et puis sous prétexte que l’effet escompté d’une telle alerte ne vaudrait peut-être pas la tumulte et le tapage que ça engendrerait, mon égoïsme a pris le dessus et j’ai préféré honteusement faire comme si de rien n’était et ne serait-ce que pour ça je me sens affreusement coupable de ce qui est arrivé à la pauvre jeune fille morte dans d’atroces souffrance, de la faute d’un système conçu avec un écart abyssal entre la théorie, les moyens, la méthode, la pratique et ne pouvant donc raisonnablement pas éviter ce genre de drame.</p>



<p>A un moment, j’ai été convié en ma qualité de représentant du conseil de l’ordre du sud-ouest à un conseil régional du gouvernorat de Gafsa pour une collecte de don pour Gaza. Dans la salle il y avait tous les directeurs régionaux, les avocats, l’UGTT et plein d’autres honorables représentants de la société civile. Il est vrai qu’avant même l’initiative du gouverneur pour cette action, nous médecins de la région, avions déjà initié une action dans ce sens et encourageons tout ce qui puisse renforcer de telles actions. Quand j’ai été invité à prendre la parole et après les hypocrites éloges de rigueur pour la vénérable assistance, j’ai posé une question : pouvez-vous me dire messieurs dames les conseillers, comment pouvez-vous vous donner le droit dans ce conseil de discuter de tout ce qui concerne la région, entre autres les problèmes de santé, entre vous, en toute suffisance et fatuité, sans éprouver le besoin ne serait-ce que pour un avis éclairé et technique, d’inviter la représentation des médecins ? Plaît-il ? Je crois savoir et sans prendre de grands risques d’erreur que c’est en plus le cas partout en Tunisie, car c’est le règlement.</p>



<p>J’aurais aimé pouvoir officiellement siéger dans ce conseil afin de dénoncer, proposer et m’opposer. Là aussi j’ai lâchement fait le choix de me satisfaire de l’acquiescement protocolaire de ces férus de petits fours sans relancer l’affaire, par paresse et en me disant qu’on ne s’improvise pas militant audible.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="47GbxE5JsX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/">Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/embed/#?secret=dMCmQgl75a#?secret=47GbxE5JsX" data-secret="47GbxE5JsX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Nous sommes tous terriblement coupables</h2>



<p>Le prétexte est mince me diriez-vous, je vous le concède et j’avoue me sentir terriblement coupable. La vérité, il y a aussi cette ambiance de populisme rampant qui fait que le militantisme, les dénonciations, les revendications et les propositions de réforme ont peu de crédit devant l’accusation facile, l’insulte, le complotisme, la haine et que je ne pouvais en aucun cas cautionner ce qui me semble être la plus grave des dérives.</p>



<p>Cette ambiance destructrice et toxique, qui joue sur les peurs et la suspicion, ne fait que dégrader les volontés et la morale, et nous sommes tous responsables de l’avoir au mieux toléré et au pire entretenu.</p>



<p>Nous sommes tous coupables de privilégier la vengeance et les représailles à l’avis éclairé et à l’anticipation.</p>



<p>Nous sommes tous coupables de laisser ces pantins agitateurs et écervelés dominer la seine.</p>



<p>Le décès tragique de cette innocente jeune fille, le deuil de la famille et l’accablement du père étaient-ils évitables ? Certainement que oui. Est-ce la faute d’un responsable, d’un médecin ou d’un agent défaillant dans un système bien huilé et qui a fait ses preuves ? Rien n’est moins sûr, ce système a prévu de n’accepter que les patients ayants des papiers valides ou qu’il s’acquitte des frais d’enregistrement, sauf pour les urgences. Mais est-ce que le ministère de la Santé dispose de décharge signée par les agents d’accueil attestant qu’ils ont pris connaissance d’une procédure détaillée qui définit les inscriptions aux urgences ?</p>



<p>Et puis pour être conséquent, n’importe quelle petite douleur, aussi banale soit elle, peut cacher une urgence. Il revient donc au médecin de faire la part des choses en examinant tout patient avant qu’il ne soit inscrit. Mais le médecin, ce n’est pas un extra-lucide, pour diagnostiquer les vraies urgences, il a besoin de radios et d’analyses ! Il a donc besoin d’examiner comme il se doit le patient.</p>



<p>La solution la plus logique serait donc de ne refuser personne indépendamment de sa situation administrative. Et ne pensez surtout pas qu’avec ça on s’approche du risque zéro, loin de là.</p>



<p>Quand on demande des examens, qu’ils ne soient pas disponibles à l’hôpital et que le pauvre papa ne peut pas se les offrir dans le privé, qu’est-ce que les responsables et les agents sont censés faire ? Et ce sont eux qu’on désigne comme coupables ? C’est eux qu’on lynche sur la place publique ? Ils étaient peut-être censés payer à tous les consultants leurs examens dans le privé ?</p>



<p>Non, non et non c’est la faute de ce système défaillant, dépassé et qui est complètement en rade. Ayons donc la décence de reconnaître nos défaillances, évitons les formules faciles, la paraphrase, les insultes et le lynchage.</p>



<p>Notre système de santé est complètement bancal, il faut commencer par l’admettre et planifier la restructuration, les solutions les plus courageuses ne sont bien évidemment pas les plus populaires. Le partenariat public privé est une nécessité élémentaire et je ne m’étalerai pas là-dessus.</p>



<p>Quand on a une IRM et une salle de cathétérisme dans une petite ville, qu’elles fonctionnent très en-dessous de leurs capacités, pourquoi ne pas en faciliter l’accès à tous les patients plutôt que de vouloir absolument en installer d’autres dans le public&nbsp;? Pourquoi ne pas utiliser le budget alloué pour combler d’autres besoin ? Mais je ne crois pas que ce soit dans l’ordre du jour, car bien que plausible et pertinent il n’en reste pas moins, impopulaire. Alors entre populisme, efficience et rationalisme, il va falloir choisir, sinon il va falloir ne pas s’étonner et s’indigner quand d’autres innocents vont mourir.</p>



<p>* <em>Chirurgien à Gafsa.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aqk9iIrYYG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/tunisie-haro-sur-les-pilleurs-des-hopitaux/">Tunisie : Haro sur les pilleurs des hôpitaux !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Haro sur les pilleurs des hôpitaux ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/tunisie-haro-sur-les-pilleurs-des-hopitaux/embed/#?secret=MQYCOjvc26#?secret=aqk9iIrYYG" data-secret="aqk9iIrYYG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/">Tunisie | Appendicite meurtrière ou la décadence d’un système</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 05:56:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Lamia Kallel]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[médecins internes]]></category>
		<category><![CDATA[médecins résidents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un exemple parmi des milliers au quotidien, qui met en valeur l’importance d’avoir un secteur public de santé... en bonne santé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/">De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le témoignage du Pr Lamia Kallel et son plaidoyer en faveur de l’hôpital public et de celles et ceux qui en sont les piliers, les médecins internes et résidents, prend toute sa valeur en plein mouvement de protestation des jeunes médecins, qui se sentent oubliés et abandonnés de l’Etat qui les emploie. Nous reproduisons ci-dessous le poste Facebook de la praticienne où elle évoque, comme elle dit, «un exemple parmi des milliers au quotidien, qui met en valeur l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé.»</em></strong><strong> &nbsp;</strong></p>



<p><strong>Dr Lamia Kallel</strong> *</p>



<span id="more-16942987"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Lamia-Kallel.jpg" alt="" class="wp-image-16943000" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Lamia-Kallel.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Lamia-Kallel-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Lamia-Kallel-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Je rentre de l’hôpital, appelée en renfort, pour une énième urgence.</p>



<p>Un gros morceau de viande qui bloque dans le haut œsophage, fermant complètement la lumière et s’impactant dans la muqueuse, faisant étouffer une septuagénaire.</p>



<p>Une concertation pluridisciplinaire, aboutissant à des tentatives de déblocage par voie endoscopique, plan A actionné en vain, puis passage au plan B, et c’est le plan C qui a été salvateur, le tout sur près de 3 heures de temps.</p>



<p>Une mobilisation de plus de 10 personnes dans une même salle entre la gastro, la réanimation et la chirurgie et 2 personnes appelées en renfort pour le plan C, sans aucune obligation sinon morale… sans aucun bénéfice sinon spirituel, pour sauver un humain, lui épargner une chirurgie lourde et… tracer un sourire sur le visage de ses proches.</p>



<p>On aurait pourtant pu s’arrêter au plan A…</p>



<p>On aurait pourtant pu s’arrêter au plan B…</p>



<p>Le matériel minimal requis était fonctionnel, on était outillé, capable d’opacifier, couper, brûler, dilater par voie endoscopique, avec cette chance de travailler dans la sécurité, le patient étant anesthésié, intubé, de quoi passer au plan D, E et F si requis…</p>



<p>Le personnel présent voulait juste réussir.</p>



<p>Un exemple parmi des milliers au quotidien, qui met en valeur l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé.</p>



<p>Garantissez la transmission ! Retenez les compétences !</p>



<p>Doubler et tripler leur salaire ne sera jamais assez devant le service qu’ils peuvent rendre.</p>



<p>* <em>Professeur d’hépato-gastro-entérologie, chef de service à l’hôpital Mahmoud-El Materi. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Les potins du cardiologue : Hommage au docteur Jed Henchiri; son courage lui survivra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2024 07:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[éthique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[Jed Henchiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jed Henchiri est mort, mais son courage continuera d’animer tous ceux qui à travers les générations luttent pour une médecine plus juste et plus éthique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Docteur <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/30/dr-jed-henchiri-sera-accompagne-a-sa-derniere-demeure-dimanche-a-oum-el-araies/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jed Henchiri est mort</a>, mais son courage continuera d’animer tous ceux qui à travers les générations luttent pour une médecine plus juste et plus éthique.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-12270284"></span>



<p>Je ne connais pas Jed Henchiri, et quelques dizaines de promotions médicales nous séparent. Il aurait pu être mon fils. Pourtant je n’ignore pas qu’il y a quelques années, il avait représenté la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/12/medecins-en-colere-sit-in-devant-le-ministere-de-la-sante/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voix des internes et des résidents </a>en médecine contre la condition servile que les autorités de tutelle, autant académiques que sanitaires, leur avaient jusque là réservée, en profitant de leur statut hybride et de l’impératif qui leur était fait de valider leurs stages hospitaliers, les mettant dans l’obligation d’accepter l’inacceptable, et de suppléer les carences dont d’autres, forts de leur organisation syndicale et de leur titularisation, refusaient d’assumer la responsabilité normalement dévolue dans le cadre de leurs activités para médicales professionnelles. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Celui qui avait osé</h2>



<p>Ainsi Jed s’est il inévitablement trouvé en ligne de mire des autorités en tant qu’organisateur d’un mouvement de protestation paralysant durant quelques semaines l’institution publique et remettant en cause la sacro sainte autorité de la hiérarchie hospitalière obligée alors d’assumer les corvées des gardes intramuros dont elles s’était libérée au fil des concours et des titres hospitalo-universitaires acquis, et beaucoup de ses membres avaient vécu cette expérience d’un hôpital sans internes et sans résidents comme une déchéance.</p>



<p>En fin de compte, ce jeune médecin n’avait représenté que la figure charismatique du mouvement, celui qui avait osé parler haut de ce que dans sa profession on murmurait tout bas, et ses camarades l’avaient entendu. Mais Jed ne s’en était pas tenu là; il avait déballé sur les réseaux sociaux les pratiques clandestines de la médecine libérale et les liens occultes entretenus avec l’institution publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contre les monopoles indus</h2>



<p>En franchissant ainsi cette ligne rouge, il était devenu la cible de calomnies visant à le discréditer et à hypothéquer sa carrière professionnelle, ainsi que cela se fait couramment dans notre profession, contre tous ceux osant se dresser contre les monopoles indus qui poussent à l’émigration les milliers de médecins, que ces mêmes monopoles qui verrouillent la profession avec autant d’efficacité invoquent pour s’opposer à l’Etat lorsque leurs intérêts l’exigent.</p>



<p>Aujourd’hui Jed est mort, mais son courage continuera d’animer tous ceux qui à travers les générations luttent pour une médecine plus juste et plus éthique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les potins du cardiologue : après eux, le déluge !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/les-potins-du-cardiologue-apres-eux-le-deluge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 06:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[angioplastie coronaire]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologie interventionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[cathétérisme cardiaque]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La formation en cathétérisme cardiaque s’est caractérisée jusqu’à présent en Tunisie par son hétérogénéité, on y trouve du bon et du moins bon.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/10/les-potins-du-cardiologue-apres-eux-le-deluge/">Les potins du cardiologue : après eux, le déluge !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La formation en cathétérisme cardiaque s’est caractérisée jusqu’à présent en Tunisie par son hétérogénéité, on y trouve du bon et du moins bon. D’aucuns ont acquis une formation adéquate, les autres se sont formés sur le tas, les réalités financières imposant leurs normes à l’activité professionnelle. La conséquence en est le nivellement actuel (par le bas) des valeurs professionnelles, dont l’affaire des stents périmés n’a été que la partie visible de l’iceberg.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-6396559"></span>



<p>Pour qui est féru d’Histoire, l’une des curiosités du savoir occidental est d’avoir copié son organisation sur l’Ecclesia, l’église chrétienne. La science qu’on a à un certain moment prétendu incompatible avec la religion a en réalité adopté comme modèle d’administration celui des monastères, chaque fonction étant censée refléter un certain degré de la connaissance.</p>



<p>Ainsi s’est il formé une hiérarchie du savoir calquée sur celle de l’Église, où par la force des choses, les titulaires des titres les plus âgés se trouvent au sommet de la pyramide. Et on a appelé université la structure administrative et académique chargée de contrôler la production et la transmission des connaissances, et surtout leur conformité avec le canon de l’Eglise. Ce n’est donc pas un hasard si on en a désigné sous le terme de Doyen la plus haute fonction.</p>



<p>Dans notre pays, dans le champ de la cardiologie interventionnelle, l’acquisition des compétences&nbsp;réelles a-t-elle toujours coïncidé&nbsp;avec le titre académique, ou le grade administratif?&nbsp;</p>



<p>Dans les années 90 il était nécessaire de faire son apprentissage à l’étranger, particulièrement en France. Cela supposait avoir le capital relationnel nécessaire permettant l’accès aux salles de cathétérisme étrangères, autrement dit le soutien d’un chef de service influent, et la perspective de revenir exercer dans l’hospitalo-universitaire une fois le stage de formation accompli.</p>



<p>Personnellement, j’ai eu la chance d’être accepté dans un service et une telle formation à plein temps m’a pris quatre années dont l’une à l’étranger, et à mes frais. Je ne le regrette pas. Mais avec l’ouverture d’unités de cathétérisme dans le secteur privé à partir de 1995, les perspectives professionnelles ont radicalement changé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une période de formation insuffisante</h2>



<p>Actuellement&nbsp; les résidents en cardiologie sont soumis à de courtes périodes en cathétérisme dans le cadre de leur formation de spécialiste qui sont manifestement insuffisantes pour leur faire acquérir la fiabilité nécessaire, mais qui ne les dissuade&nbsp;pas une fois installés dans le privé d’utiliser ce qu’ils ont appris tant bien que mal envers et contre tous, et il faut dire que la tentation est grande puisqu’une angioplastie coronaire selon le barème actuellement utilisé par la Caisse nationale d’assurance maladie&nbsp;(Cnam) équivaut au revenu issu de 14 consultations, alors qu’elle atteint 60 malades quand il s’agit d’un patient dénué de couverture sociale, en général libyen ou étranger.</p>



<p>Avec le privilège conféré par l’activité privée complémentaire, les chefs de services, associés en équipes avec leurs plus jeunes collaborateurs qu’ils avaient envoyés se former à l’étranger et installés pour la circonstance dans le privé, trouvaient l’opportunité de recruter <em>larga manu</em> les patients issus de l’hôpital avec la complicité de l’autorité de tutelle et parfois d’acquérir les rudiments nécessaires à la pratique de la technique. Qui plus est, d’autres cardiologues disposant d’une large clientèle dans leurs cabinets ou grands actionnaires dans des cliniques privées ont eu l’opportunité d’un apprentissage lucratif sur leurs propres patients sans en assumer la nécessaire contrepartie en temps et en argent. C’est peut être de bonne guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hôpital public torpillé au profit des cliniques privées &nbsp;</h2>



<p>La cardiologie interventionnelle financée par les caisses de prévoyance sociale a boosté les centres de médecine privée mais elle a torpillé l’hôpital public aujourd’hui sinistré. Qui plus est ces mêmes centres, autour desquels se sont agrégés de très nombreux cabinets médicaux comme les abeilles autour de la Reine, se sont organisés de telle manière à rendre l’accès à la spécialité impossible sans leur accord.</p>



<p>Ainsi l’équipement d’un cabinet médical de cardiologie, qui ne requérait&nbsp;il n’y a pas si longtemps pas plus d’un électrocardiographe, est devenu prohibitif avec les explorations non invasives, et soumet d’emblée le médecin à des impératifs de rentabilité qu’il ne peut assumer sans disposer de la renommée que, en principe, les titres universitaires et le grade administratif hospitalier lui valent, d’un solide réseau relationnel, et surtout des complicités qui au niveau du trottoir canalisent dans sa direction le tout venant des patients.</p>



<p>Le contexte n’est donc pas propice au respect des normes professionnelles ni&nbsp;à l’émergence de compétences reconnues. Il l’est encore moins aux économies budgétaires des assurances maladies alors que l’économie&nbsp;est en récession et que l’heure est à l’austérité.</p>



<p>Pour résumer, la formation en cathétérisme cardiaque s’est&nbsp;caractérisée jusqu’à présent par son hétérogénéité, on y trouve du bon et du moins bon. D’aucuns ont acquis une formation adéquate, les autres se sont formés sur le tas. Ces nouvelles réalités&nbsp;nécessitent en principe une nouvelle organisation, celle des cabinets de groupe, à laquelle les mentalités locales ne sont que rarement préparées. Elles nécessiteraient également que la cardiologie interventionnelle, afin d’acquérir ses titres de noblesse, se sépare de la cardiologie non invasive en tant que spécialité indépendante, consacrée comme en France par 5 années de formation,&nbsp;après&nbsp;l’acquisition du certificat d’études spécialisées en cardiologie. Et à l’instar des anesthésistes réanimateurs, les cardiologues interventionnels ne devraient pas disposer de cabinets de consultation médicale, et devraient se consacrer à leur activité à plein temps dans les cliniques.</p>



<p>En effet depuis 1995, la profession a vécu une anomalie, celle de voir des praticiens soumis à longueur de journée aux rayons X et à la nécessité de s’en protéger par le biais de lourds tabliers de plomb, rejoindre leurs cabinets de consultation à 18 heures pour examiner la trentaine de malades en attente de leur arrivée comme celle du Messie. Qu’ils eussent pu trouver la concentration et l’énergie nécessaires pour faire face à leurs responsabilités de la meilleure manière est une gageure.</p>



<p>Simplement il est des pays où tant bien que mal on regarde encore le médecin renommé avec les yeux de la foi, aveuglément. Mais c’est la nécessité, d’où&nbsp;l’avidité n’est pas absente,&nbsp;d’assurer un recrutement adéquat de malades aux cliniques pour en exiger la contrepartie équivalente, qui a conduit à cette aberration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après eux, le déluge !</h2>



<p>Ce sont donc une nouvelle fois les réalités financières qui ont imposé leurs normes à l’activité professionnelle,&nbsp;et l’affaire des stents n’a été que la partie visible de l’iceberg. La conséquence en est bien entendu le nivellement actuel (par le bas) des valeurs professionnelles, où mis à part quelques uns qui en règle ont assuré leur réputation professionnelle depuis longtemps, se sont enrichis au-delà de toute espérance, et qui sont d’ailleurs pour la plupart en fin de carrière, tout le monde fait à peu près tout et n’importe quoi, chacun dans sa chapelle centrée autour de sa clinique. Mais c’est justement l’arrivée à l’âge de la retraite de la première génération de cardiologues interventionnels, ceux qui se sont formés à l’étranger selon les règles de l’art, qui impose ce cri d’alarme. Ceux-là se soignent souvent à l’étranger. Comment faire en sorte que les nouvelles générations acquièrent les compétences nécessaires sans la formation adéquate? Mais&nbsp;pour peu que le commun des mortels&nbsp;ait les moyens d’accéder à la clinique ou de trouver la place vacante dans l’hôpital public un jour de grande nécessité, il n’est encore pas sûr d’y être livré entre les bonnes mains !</p>



<p>Il faudrait quand même se départir de cette politique de l’autruche et de la langue de bois qui l’accompagne, cette manière de regarder avec des yeux hilares ou effrontément  et de faire comme si tout était parfait, dont on voit où cela a mené le pays, et se résoudre à prendre enfin les problèmes par les cornes, afin de savoir où on va. Et ce ne sont pas les symposiums à Bali qui éluderont les bonnes questions, quand bien même d’aucuns, ceux qui évidemment ont mené la profession là où elle se trouve et en ont tiré le plus grand profit, se trouvent dans l’opportunité de dire : <em>«Après moi, le déluge !»</em>. </p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre. </em></p>



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		<title>Hôpital public : un ascenseur (de trop) pour la mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 08:02:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Badreddine Aloui]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital de Jendouba]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jeune médecin, Dr Badreddine Aloui, est mort hier soir, jeudi 3 décembre 2020, pendant son service des suites d’un accident survenu dans un ascenseur défectueux d’un hôpital public à Jendouba. Il paraîtrait que l’entretien normal de l’appareil n’eût pas été réalisé, faute de moyens financiers nécessaires. Cette mort tragique aurait pourtant pu être évitée....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/04/hopital-public-un-ascenseur-de-trop-pour-la-mort/">Hôpital public : un ascenseur (de trop) pour la mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Badreddine-Aloui.jpg" alt="" class="wp-image-326660"/><figcaption><em>Dr Badreddine Aloui.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Un jeune médecin, Dr Badreddine Aloui, est mort hier soir, jeudi 3 décembre 2020, pendant son service des suites d’un accident survenu dans un ascenseur défectueux d’un hôpital public à Jendouba. Il paraîtrait que l’entretien normal de l’appareil n’eût pas été réalisé, faute de moyens financiers nécessaires. Cette mort tragique aurait pourtant pu être évitée. Elle est le résultat de la mal-gouvernance sévissant depuis plusieurs années dans une Tunisie au bord de la banqueroute.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-326659"></span>



<p>L’hôpital ne se serait pas acquitté auprès du fournisseur des ascenseurs de ses obligations pour des prestations antérieures, et celui-ci aurait décidé en conséquence de ne plus assurer les travaux d’entretien jusqu’au remboursement des sommes dues. Mais au lieu de décider de fermer les ascenseurs et de les mettre hors-service, par mesure de précaution, la direction de l’hôpital, responsable de la sécurité dans l’établissement, en a continué l’exploitation comme si de rien n’était. Avec des bâtiment de 5 étages et des services de chirurgie, de réanimation et d’obstétrique situés plusieurs niveaux au dessus du rez-de-chaussée, l’absence d’ascenseurs aurait signifié le transport des malades sur des brancards dans des escaliers surchargés au prix de difficultés énormes et de risques épidémiques non négligeables, si tant est qu’il se fût trouvé des agents assez complaisants pour l’accepter, ou un syndicat prêt à l’imposer.</p>



<p>Autrement dit, une telle éventualité aurait signifié la paralysie de l’hôpital et sa fermeture, éventualité qui apparemment n’entrait pas dans les vues du ministère de la Santé, coincé entre les restrictions budgétaires imposées par la politique néolibérale, et le souci de ne pas verser de l’huile sur le feu d’une situation sociale suffisamment explosive en ces temps troublés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des structures hospitalières désormais vétustes</h3>



<p>Il y avait donc une nécessité technique d’arrêter l’exploitation des ascenseurs. Il y en avait bien une autre, administrative, d’assurer la continuité du service, confortée par la décision de ne pas mécontenter la population, ce choix étant purement politique. Il reste donc à savoir si le directeur de l’hôpital était administrativement couvert au moment où la funeste décision a été prise. Mais il se pose aussi la question de l’adéquation des structures hospitalières actuelles, désormais vétustes, aux besoins de la population.</p>



<p>Lorsque l’hôpital de Jendouba est entré en service dans les années 80, la population n’était pas aussi importante, les normes d’exploitation étaient différentes. Aujourd’hui il est devenu impensable que les services assurant les soins vitaux soient situés à distance des urgences et ne soient pas facilement accessibles. Mais selon toute vraisemblance les travaux de mise à niveau des structures hospitalières existantes n’ont été que fort peu réalisés, au moins relativement aux moyens disponibles, alors que dans le même temps des administrations aussi imposantes qu’inutiles étaient ou érigées ou rénovées à grands frais.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les normes de sécurité souvent négligées</h3>



<p>Si on en revient à l’aspect légal de l’accident, l’affaire ne sera résolue qu’en justice. On arguera de l’accident du travail afin que la famille de la victime ait droit aux compensations financières censées clore le dossier. Mais il est douteux que celle-ci accepte le deal. Une plainte en pénal, pour homicide involontaire, sera donc très probablement déposée, ainsi qu’en civil, et auprès de la justice administrative, pour dommages et intérêts, la responsabilité du ministère de la Santé étant elle aussi engagée. Il demeure de savoir si la justice, pour peu qu’elle ne soit plus en grève, se décidera à sanctionner pénalement des manquements aussi graves aux normes de sécurité, quand c’est l’administration qui est impliquée, mais en Tunisie, celles-ci sont souvent négligées et la pandémie actuelle l’a fort bien prouvé.</p>



<p>L’autre question qui se pose est aussi évidemment la place désormais de plus en plus menacée du cadre médical dans l’exercice professionnel au sein de la fonction publique.</p>



<p>Dans l’affaire actuelle, la victime aurait pu être aussi tout autre usager de l’ascenseur. Il n’en demeure pas moins que ce sont les médecins qui souffrent le plus parce qu’en plus du risque inhérent à la fonction, et qui par pandémie a déjà fait un nombre important de morts parmi eux, souvent du fait de l’absence de l’équipement adéquat, lui-même lié à la réticence de l’administration à la dépense, ils sont exposés à la colère multiforme du public qui est le premier à les tenir injustement responsables des carences de l’hôpital, et parfois, aux foudres d&rsquo;une justice plus complaisante sur d’autres dossiers. Et quand il s’agit de jeunes internes et de résidents, tributaires de notes de stages, ils n’ont que fort peu de moyens de se défendre et de revendiquer au moins le respect de leur sécurité propre. Il convient d’autant plus de le souligner que lors de l’affaire des bébés morts de l’hôpital de la Rabta, à Tunis, le syndicat de la santé publique, affilié à l’UGTT et regroupant les techniciens supérieurs de la santé, avait imposé l’arrêt de l’enquête judiciaire pour la détermination des responsabilités. Et l’ancien chef de gouvernement Youssef Chahed avait obtempéré, alors qu’il était demeuré les bras croisés, quand une jeune résidente avait été détenue pour une rature dans un dossier médical, sans aucune faute professionnelle de sa part.</p>



<p>Il est donc illusoire d’espérer un changement de politique au niveau des hôpitaux. Dans un pays emporté depuis plus de dix ans par l&rsquo;islamisme et qui s’installe dans une anarchie voulue d’en haut, il est temps que les médecins de la santé publique, prenant en cela exemple sur les juges, trouvent les solutions adéquates à leurs problèmes, afin d’imposer à tous le respect de leur dignité et de leur sécurité.</p>



<p>* <em>Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Covid-19 : Où sont passés les 400 lits de réanimation des cliniques privées ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2020 09:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Boubaker Zakhama]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[réanimation]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La contribution des cliniques privées à la lutte contre la pandémie du coronavirus (Covid-19) fait débat et n’est pas exempte d’arrière-pensées financières et dans ce jeu de dupes, c’est le citoyen crédule, qui face à la maladie, se retrouve, au bout du parcours, confronté seul à la réalité crue des faits… Par Dr Mounir Hanablia...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/11/tunisie-covid-19-ou-sont-passes-les-400-lits-de-reanimation-des-cliniques-privees/">Tunisie-Covid-19 : Où sont passés les 400 lits de réanimation des cliniques privées ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Service-de-reanimation.jpg" alt="" class="wp-image-288460"/></figure>



<p><strong><em> La contribution des cliniques privées à la lutte contre la pandémie du coronavirus (Covid-19) fait débat et n’est pas exempte d’arrière-pensées financières et dans ce jeu de dupes, c’est le citoyen crédule, qui face à la maladie, se retrouve, au bout du parcours, confronté seul à la réalité crue des faits… </em></strong></p>



<p> Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-293632"></span>



<p> Je doute que beaucoup de personnes aient vu le film datant des années 60 de François Truffaut, traitant de la délinquance juvénile, <em>‘‘Les 400 coups’’.</em> Une scène m’en était restée en mémoire, celle de ces lycéens en tenue de sport traversant en petites foulées les rues de Paris derrière leur professeur, et au rythme de son sifflet. Á chaque coin de rue, le groupe s’amenuisait, et quand le professeur atteignait le terrain de sport, le sifflet toujours à la bouche, et se retournait, il ne trouvait plus personne. </p>



<p> C’est un peu ce qui s’est passé avec l’incident des 400 lits de réanimation des cliniques privées, dont on nous avait annoncé, comme étant une manifestation de patriotisme, la mise à la disposition en faveur du ministère de la Santé publique, afin de résoudre le problème du manque de lits de réanimation au sein de l’hôpital public, dans la perspective d’un afflux de malades frappés par le Covid-19. Et le ministère de la Santé avait, il faut le dire, comptabilisé la totalité des lits de réanimation du secteur privé (estimé à 1000) afin de rassurer l’opinion publique sur la capacité de l’Etat à prendre en charge les formes graves de l’épidémie. </p>



<p> Des informations récentes relayées par des chaînes de radio privées avaient cependant tempéré quelque peu cet optimisme prématuré lorsque des familles de patients s’étaient plaintes de s’être vues exiger préalablement aux soins des sommes de 20.000 dinars, ainsi que cela s’était toujours fait dans les cliniques privées pour les patients de réanimation. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Majoration du coût des soins au sein des cliniques privées</h3>



<p> Le président du Syndicat des propriétaires de cliniques privées a bien entendu justifié ces exigences financières, en tant que garanties, légitimes et nécessaires, de recouvrement des frais que les soins des patients occasionneraient, au moment même où beaucoup d’établissements privés étaient obligés de mettre la clé sous le paillasson en attendant des jours meilleurs, et il a mis sur le compte de la hausse du prix  d’achat des produits médicaux et pharmaceutiques la récente majoration du coût des soins au sein des cliniques. </p>



<p> Appelé  alors à expliquer la nature et l’utilité de l’accord conclu  relativement aux lits de réanimation mis à la disposition des patients de l’hôpital public, il a démenti qu’un tel accord eût eu lieu, malgré sa proposition en ce sens adressée au ministère de la Santé, et un certain nombre d’entrevues, auxquelles il n’aurait pas été donné suite par ses interlocuteurs. Et une fois encore, le patron des patrons de cliniques, qui a dénoncé la campagne calomnieuse dont son secteur serait régulièrement la victime et protesté de son patriotisme, qui se traduirait dans le renoncement des cliniques pour les patients atteints de Covid-19 à facturer des frais autres que ceux des produits médicaux et pharmaceutiques consommables. </p>



<p> Eu égard à ces éclaircissements, qui sont bien entendu justifiés par la nécessité pour des établissements soumis à des contraintes financières lourdes et impérieuses, de s’entourer de toutes les garanties de recouvrement possibles, et nonobstant le cas épineux de la non-assistance à personne en danger, qu’aucune des parties n’a paru désireuse d’aborder (ce n’est pas le moment), il apparaît évidemment qu’autant les médias que le ministère de la Santé ou le Syndicat des cliniques privées, aient donné une idée fausse de la situation ayant trait à la sécurité sanitaire de l’homme commun, induisant en erreur une opinion publique dont la collaboration dans la lutte contre le virus est cruciale, dans une situation où justement il aurait été dans l’intérêt de toutes les parties de lui inspirer la confiance nécessaire. </p>



<p> Si tant est qu’il faille chercher la partie à qui la désinformation profitât, force est d’admettre que le ministère de la Santé devait trouver une solution au manque crucial de lits de réanimation dans les structures publiques, pour rassurer, et que les cliniques privées, éternellement accusées d’avoir bâti leur empire sur le tombeau de l’hôpital public et la déconfiture financière des malades, avaient une occasion unique de faire étalage de patriotisme. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Boubaker-Zakhama.jpg" alt="" class="wp-image-293636" width="500"/><figcaption><em>Dr Boubaker Zakhama.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> L’autorité publique doit-elle procéder à la réquisition pour nécessité urgente ? </h3>



<p> Il est apparu pourtant que l’urgence de la situation n’avait pas pu amener les deux parties à conclure un accord, si tant est qu’une telle volonté eût réellement existé, pour des raisons que le Dr Boubaker Zakhama a déclaré ignorer, et on s’en est bien rendu compte lorsqu’une circulaire du ministère datant d’environ une semaine eût interdit aux hôpitaux publics l’admission de patients en provenance de centres privés. </p>



<p> Mais force est de constater que les établissements publics demeurant pour le moment largement désertés, malgré la recrudescence de l’épidémie, le ministère n’a sans doute pas éprouvé le besoin pour le moment de recourir à la collaboration du secteur privé, pour peu que le cadre juridique d’une telle collaboration existât vraiment, ce qui serait douteux. </p>



<p> Or, en temps de crise majeure, l’autorité publique peut simplement procéder à la réquisition de toute structure pour faire face à des nécessités immédiates, quitte à en rembourser ultérieurement les propriétaires, évidemment à des conditions que ceux-ci n’auraient pas choisies. </p>



<p> Ceci expliquerait autant les réticences du ministère à conclure un accord qui lui lierait sans raisons les mains, que la proposition du Syndicat des cliniques, très certainement patriotique, mais néanmoins non dénuée d’arrière-pensées financières. </p>



<p> Dans tout cela, évidemment, encore victime des médias, qui ne prennent souvent pas la peine de vérifier la teneur des  informations qui leur sont véhiculées,  c’est le citoyen crédule, qui face à la maladie, se retrouve, au bout du parcours, confronté seul à la réalité crue des faits… </p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Face au coronavirus, l’hôpital tunisien est en danger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/27/face-au-coronavirus-lhopital-tunisien-est-en-danger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2020 13:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CHU Bourguiba de Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[clinique privée El Amen]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de l’Ordre des médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Slim Ben Saleh]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital Charles-Nicolle]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation mondiale de la santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les personnels soignants des hôpitaux tunisiens sont en première ligne de la guerre contre le coronavirus (Covid-19). La vague montante de l’épidémie, avec une phase critique en Tunisie prévue par les spécialistes au mois d’avril 2020, les besoins en hausse en équipements et surtout les cas des nombreux médecins et cadres médicaux en quarantaine et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/27/face-au-coronavirus-lhopital-tunisien-est-en-danger/">Face au coronavirus, l’hôpital tunisien est en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/Hôpital-GF.jpg" alt="" class="wp-image-34518"/></figure>



<p><strong><em>Les personnels soignants des hôpitaux tunisiens sont en première ligne de la guerre contre le coronavirus (Covid-19). La vague montante de l’épidémie, avec une phase critique en Tunisie prévue par les spécialistes au mois d’avril 2020, les besoins en hausse en équipements et surtout les cas des nombreux médecins et cadres médicaux en quarantaine et infectés par le virus mettent en danger l’hôpital tunisien.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Mzoughi</strong></p>



<span id="more-291035"></span>



<p>Le
chiffre est alarmant. Othman Jallouli, secrétaire général de la fédération de
la santé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et membre du comité
permanent chargé du suivi du plan de lutte contre le virus, a affirmé mercredi
25 mars 2020, à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), que plus de 100 cadres
médicaux et paramédicaux, des secteurs public et privé, sont placés en
quarantaine et au moins 4 médecins de diverses spécialités sont infectés par le
coronavirus.</p>



<p>La
directrice de l&rsquo;hôpital Charles-Nicole, Souad Sadraoui, a révélé le même jour,
qu’un médecin du département de néphrologie et des voies urinaires a été testé
positif au coronavirus, indiquant qu’un deuxième médecin du même département
s’était mis en auto-quarantaine pour soupçon d’infection.</p>



<p>Le
directeur de l&rsquo;hôpital de la Rabta, Mongi Khemiri, a annoncé également mercredi
dernier, la fermeture du service d’histologie, après qu’un des agents ait été
infecté par le coronavirus, ainsi que du service des voies urinaires après
avoir découvert qu’un patient résident avait contracté le même virus. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>A-t-on
les chiffres exacts des cadres médicaux touchés ?</strong></h3>



<p>Des
cadres médicaux et paramédicaux ainsi que des aides-soignants à l’hôpital Habib
Bourguiba de Sfax s’étaient mis en quarantaine, mardi dernier, car ils
soupçonnent qu’un des patients qui avait contracté le virus a séjourné à
l’hôpital.</p>



<p>La
clinique privée El Amen à la Soukra est fermée et tout le personnel placé en
isolement, depuis vendredi 20 mars, après la découverte d’un patient infecté du
coronavirus, qui avait été opéré, huit jours auparavant, dans cette clinique. </p>



<p>Une
autre clinique à Sousse, la Corniche, a été fermée cette semaine parce qu’un
médecin a été testé positif au virus. </p>



<p>À
Monastir, un&nbsp;médecin du service de chirurgie de l’hôpital universitaire
Fattouma Bourguiba a été infecté par le virus.</p>



<p>Pour
ne rien arranger, Dr Slim Ben Saleh, président du Conseil de l’Ordre des
médecins de Tunisie a indiqué hier, jeudi 26 mars, que son organisme n’a pas
obtenu du ministère de la Santé ou de l&rsquo;Observatoire national des maladies
nouvelles et émergentes (ONMNE), le nombre exact des cadres médicaux et
paramédicaux soumis à quarantaine et infectés par le coronavirus.</p>



<p>Plusieurs organismes de santé mettent la pression sur le ministère de la Santé pour protéger les cadres médicaux et paramédicaux, conformément aux normes de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant à l’accélération et à l’extension des tests de laboratoire pour détecter le coronavirus, en particulier pour le cadre hospitalier. Jusqu’à présent les tests de dépistage sont limités aux personnes présentant des symptômes de l’épidémie. Quid de la face cachée de l’iceberg&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Hommage
aux «soldats en blouse blanche»</strong></h3>



<p>Tous
ceux qui ont un minimum de respect pour la dignité humaine ont été affectés par
une image d’un groupe d’hommes de santé, épuisés, étalés sur des cartons à même
le sol dans l’un des hôpitaux, après avoir passé de longues journées à traiter
des personnes supposées malades ou touchées par l’épidémie, qui afflige et menace
tout le monde y compris… le président de la république, Kais Saied, le
président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi,
et tous ceux qui croient au miracle du ciel…</p>



<p>Nous
devons tous remercier tous les médecins, paramédicaux, infirmiers, laborantins,
agents de service, ambulanciers, ainsi que la protection civile, les forces de
l’ordre, l’armée et tous les volontaires pour tout ce qu’ils endurent, afin
d’aider à combattre l’épidémie. Leur courage, leur abnégation et leur sens formidable
de la solidarité, malgré la menace, les conditions lamentables, l’inconscience
collective, n’ont-t-ils aucun prix&nbsp;?</p>



<p>Leur
vie n’a-t-elle aucune signification ? Quand l’hôpital tunisien, premier et seul
rempart, se fatigue parce qu’il est atteint de coronavirus, et menace de
s’écrouler sous le poids de la myopie des décideurs qui ne font pas l’effort
pour protéger avant tout tous ces valeureux soldats de la vie, ceux à qui l’on
demande expressément de sauver nos vies, que reste-t-il pour gagner la guerre
contre l’ennemi invisible&nbsp;? </p>



<p>Quand
on envoie un soldat en première ligne du combat, il faut lui donner tout ce
qu’il faut pour gagner, sinon c’est la défaite garantie. Cela s’est passé au CHU
Bourguiba de Sfax, l’un des plus grands du pays.</p>



<p>Nos
hôpitaux ne sont pas protégés, ou ne le sont pas assez, nos cadres et nos personnels
médicaux non plus. On en appelle à leur compétence, à leur dévouement, mais on
les écoute peu ou pas du tout, on exige d’eux de soigner, de ne pas laisser
mourir des citoyens, et de sauver le système, mais pense-t-on assez à eux aussi&nbsp;?
Ce qui se passe dans ces circonstances graves d’épidémie de coronavirus est
encore la preuve d’une marginalisation de l’hôpital et de son personnel, toutes
catégories confondues.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ils
continuent pourtant à souffrir…</strong></h3>



<p>On n’oubliera jamais les agressions contre les cadres médicaux, les destructions des équipements médicaux et autres manœuvres pour abattre le système de santé et pousser les citoyens vers la médecine dite <em>«Atteb annabaoui»</em> ou<em> «Rokia Chariia»</em> et autres charlatanisme, comme l’a d’ailleurs préconisé l’ancien ministre islamiste de la Santé, Imed Hammami. Les dégâts ont été considérables et les fautifs n’ont jamais été sanctionnés.</p>



<p>On n’oubliera jamais le scénario catastrophique en 2016, au CHU Habib Bourguiba de Sfax (tiens&nbsp;!),<em> «mis en scène»</em> par le syndicat de l’hôpital et commandé par un certain Adel Zouaghi, avec la bénédiction de l’UGTT, sous le ministère Said Aidi qui tenait à ouvrir les dossiers de corruption dans cet établissement et d’autres centres hospitaliers. L’hôpital a été<em> «immobilisé»</em> pendant au moins un mois, malgré le cri de détresse du personnel médical.</p>



<p>Les médecins continuent à souffrir. Mais on est maintenant devant un ennemi terrible, qui a déjà mis KO des pays avancés. Pour éviter les scénarios français, italien ou espagnol,&nbsp;il faut impérativement protéger les hôpitaux, les soignants, les hommes de terrain, leur fournir&nbsp;le matériel de protection pour eux-mêmes et les moyens de soins pour remplir leur mission, organiser les circuits de prise en charge des malades et des suspects, généraliser le dépistage rapide y compris dans les labos privés,&nbsp;tout en gardant la pression pour faire respecter le confinement total. Sinon&nbsp;préparons nos services de réanimation et les respirateurs&nbsp;! Et ce sera encore la dégringolade avec cette conséquence catastrophique que nous redoutons, qui frappe la France et d’autres pays, avec des médecins morts par le coronavirus ou en état grave. Avec aussi cette autre conséquence que nous connaissons&nbsp;: la fuite des cadres tunisiens, en France justement, que l’on stigmatise mais à qui l’on <em>«envoie» </em>notre meilleure élite. Celle-là même qui aide maintenant les Français à combattre le coronavirus !&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Taiwan, la Finlande, la Suède et les
autres…</strong></h3>



<p>Des médecins ont quitté la Tunisie (et la quitteront), pour fuir l’archaïsme&nbsp;et la désorganisation&nbsp;du système&nbsp;de santé… aggravé depuis l&rsquo;arrivée des <em>«affamés»</em>&nbsp;au pouvoir pour se dédommager avec l’argent de l’Etat et des crédits!</p>



<p>À chaque crise, ils avancent le même alibi: <em>«Qu’avons-nous trouvé&nbsp;?»</em>&nbsp;Mais qu’ont-ils fait depuis 10 ans qu’ils insultent les dictateurs qui n’ont rien fait? Ces grands sauveurs qui ont accouru pour<em> «réparer les dégâts&nbsp;et rendre leur dignité et leur bien-être aux Tunisiens»</em>, promettant travail, croissance économique et progrès social, ont-ils construit un seul hôpital?&nbsp;Y a-t-il un nouveau département dans une faculté de médecine, a-t-on donné quelque chose à la recherche ? Pas la peine de chercher.</p>



<p>Quel budget pour la santé, la recherche, comparé à la Présidence, à l’ARP et aux Affaires religieuses&nbsp;?&nbsp;Plusieurs pays moins peuplés que la France ou les Etats-Unis se situent aux premiers rangs mondiaux, notamment Israël (la recherche y est le 3<sup>e</sup>&nbsp;budget derrière la Défense et la Santé), la Finlande, la Suède et… Taïwan. Les universités israéliennes ont été parmi les premières au monde à se doter de bureaux de transfert de technologies. Chaque année, la valorisation de la recherche universitaire du pays génère 250 millions d’euros de royalties, réinvestis dans la recherche et la formation pointue.&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une affaire de sécurité nationale</strong></h3>



<p>Insister sur la souffrance matérielle et budgétaire de la santé tombe sous le sens. En dépit d’importantes réalisations depuis l’indépendance, de larges franges des citoyens ne jouissent pas du droit à la santé, d’autant que le système sanitaire a subi, au cours des 35 dernières années, la double transition démographique et épidémiologique, outre de graves déséquilibres financiers depuis le désengagement de l’État à la fin des années 80. Toutes ces anomalies, comme aussi les déficits des caisses de sécurité sociale, étaient connus, mais depuis 2011, la situation désastreuse de la santé, de l’éducation et autres secteurs vitaux n’a cessé de s’aggraver, parce que les fonds (notamment en crédits), au lieu d’être investis dans les programmes d’intérêt national, ont été<em> «détournés»</em> en dédommagements, légalisés en décembre 2013 en faveur de la quasi majorité issue de la mouvance islamiste, ainsi qu’en&nbsp;masse salariale, suite aux recrutements massifs et abusifs des partisans-électeurs dans la fonction publique. Donc des fonds partis dans les poches sans aucun impact économique ni social. Inadmissible, si ce n’est criminel pour un pays qui fonctionne dangereusement au crédit.</p>



<p>La
situation est telle aujourd’hui que la protection du cadre médical et
paramédical, par ricochet de la santé publique, relève plus que jamais de la
sécurité nationale, étant le premier bouclier face aux maladies et les
épidémies. Personne n’est capable de se substituer aux compétences des
soignants, ni d’égaler leur bravoure, car on leur demande d’être à 100% tout le
temps et ils acceptent les défis.</p>



<p>Le
CHU Bourguiba de Sfax a été ébranlé par le premier choc avec environ 40 membres
de son personnel en quarantaine, parce qu’ils ont été abandonnés à leur sort
face à la propagation de l’épidémie. Cette forteresse contre les catastrophes
de santé ne sera pas la dernière si l’on ne décide pas, une fois pour toute, de
sauvegarder le potentiel scientifique tunisien, au lieu de jouer les apprentis
chamans, de jurer tous les prophètes et les saints de battre le virus, ou de
bénir un faux médecin-sauveur inventé sur le web par un escroc recherché en Allemagne!</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/27/face-au-coronavirus-lhopital-tunisien-est-en-danger/">Face au coronavirus, l’hôpital tunisien est en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Trafic de certificats médicaux : Deux suspects arrêtés et le tampon d&#8217;un hôpital public saisi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/04/trafic-de-certificats-medicaux-deux-suspects-arretes-et-un-tampon-dun-hopital-public-saisi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 21:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[certificats médicaux]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La police a arrêté aujourd&#8217;hui, lundi 4 novembre 2019, deux individus dont un employé dans un hôpital public de Tunis, et saisi 1.000 certificats médicaux ainsi qu&#8217;un tampon de cet établissement sanitaire. L&#8217;agent, âgé de 40 ans, a été arrêté en flagrant délit alors qu&#8217;il venait de vendre un certificat de complaisance (24 jours d&#8217;arrêt...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/trafic-certificats-médicaux-1.jpg" alt="" class="wp-image-252819"/></figure>



<p><strong><em>La police a arrêté aujourd&rsquo;hui, lundi 4 novembre 2019, deux individus dont un employé dans un hôpital public de Tunis, et saisi 1.000 certificats médicaux ainsi qu&rsquo;un tampon de cet établissement sanitaire.</em></strong></p>



<span id="more-252815"></span>



<p>L&rsquo;agent, âgé de 40 ans, a été arrêté en flagrant délit alors qu&rsquo;il venait de vendre un certificat de complaisance (24 jours d&rsquo;arrêt médical) à une personne, contre la somme de 240 dinars tunisiens (DT) !</p>



<p>Le certificat contenait la signature et le tampon d&rsquo;un médecin exerçant dans un des hôpitaux de la capitale, indique un communiqué du ministère de l&rsquo;Intérieur, en ajoutant que l&rsquo;enquête a permis d&rsquo;identifier un 2e complice, âgé de 60 ans. Une descente a été effectuée chez lui, dans un quartier de Tunis, où la police a saisi 1.000 certificats médicaux, tamponnés et signés.</p>



<p>Le ministère public a ordonné la mise en détention des 2 suspects et la poursuite de l&rsquo;enquête pour mettre la main sur d&rsquo;éventuels complices.</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/04/trafic-de-certificats-medicaux-deux-suspects-arretes-et-un-tampon-dun-hopital-public-saisi/">Trafic de certificats médicaux : Deux suspects arrêtés et le tampon d&rsquo;un hôpital public saisi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Démission du Pr. Frikha du CHU de Sfax : «Entre malaise et satisfaction»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/demission-du-pr-frikha-du-chu-de-sfax-entre-malaise-et-satisfaction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Aug 2018 13:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conditions de travail]]></category>
		<category><![CDATA[démission]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le professeur Mounir Frikha, chef de service du CHU Habib Bourguiba de Sfax, a démissionné hier, mercredi 15 août 2018, après 35 ans de service, expliquant que sa décision est motivée par «la dégradation des conditions de travail dans l&#8217;hôpital». Le cancérologue a expliqué que sa décision a été mûrement réfléchie et qu’elle a été...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/demission-du-pr-frikha-du-chu-de-sfax-entre-malaise-et-satisfaction/">Démission du Pr. Frikha du CHU de Sfax : «Entre malaise et satisfaction»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-169572" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Pr-Mounir-Frokha-CHU-Sfax.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le professeur Mounir Frikha, chef de service du CHU Habib Bourguiba de Sfax, a démissionné hier, mercredi 15 août 2018, après 35 ans de service, expliquant que sa décision est motivée par «la dégradation des conditions de travail dans l&rsquo;hôpital».</strong></em><span id="more-169569"></span></p>
<p>Le cancérologue a expliqué que sa décision a été mûrement réfléchie et qu’elle a été prise depuis plus de 2 ans. «<em>Je quitte l&rsquo;hôpital public… Je quitte avec un sentiment mitigé entre malaise, soulagement et satisfaction. J&rsquo;étais pourtant très attaché à cet hôpital et cette faculté qui m&rsquo;ont tout appris»</em>, a-t il écrit dans un post Facebook.</p>
<p>Pr Frikha rappelle avoir intégré le CHU comme étudiant, puis comme interne et a gravé tous les échelons avant d’être nommé chef de service. Il a cependant décidé de partir à 3 ans de la retraite, à cause d&rsquo;un malaise également ressenti par tous ses collègues, du à la dégradation des conditions de travail à l&rsquo;hôpital.</p>
<p>Mounir Frikha, qui avoue <em>«un sentiment d&rsquo;impuissance et de frustration intolérable»</em>, a aussi précisé qu’il part avec le sentiment du devoir accompli, laissant une équipe médicale «<em>très compétente, forte et soudée composée de 2 éminents professeurs, 2 maîtres de conférence agrégés, une assistante et de nombreux résidents en formation et l&rsquo;une des meilleures équipes paramédicales de l&rsquo;institution</em>».</p>
<p>Dans ses sentiments mitigés, le professeur éprouve aussi de la satisfaction pour le nombre et la qualité des articles scientifiques publiés dans des revues internationales, le plaçant avec son équipe à un niveau élevé dans la hiérarchie des chercheurs dans son domaine.</p>
<p>Tout en remerciant ses collègues, notamment ceux avec qui il a collaboré dans les comités de prise en charge des cancers et particulièrement le Pr Jamel Daoud, chef de service de radiothérapie et toute son équipe, Pr Frikha assure qu’il va se consacrer à son activité privée et à la vie associative.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zyJ3NpNcpJ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/27/medecine-tunisienne-capitaines-quittent-navire-coule/">Médecine tunisienne : Des capitaines quittent un navire qui coule</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Médecine tunisienne : Des capitaines quittent un navire qui coule » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/27/medecine-tunisienne-capitaines-quittent-navire-coule/embed/#?secret=CXmL9rMFaY#?secret=zyJ3NpNcpJ" data-secret="zyJ3NpNcpJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZsFtScRTtu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/10/medecins-en-colere-contre-hammami-apres-le-limogeage-du-pr-bejaoui/">Médecins en colère contre Hammami après le limogeage du Pr Bejaoui</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Médecins en colère contre Hammami après le limogeage du Pr Bejaoui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/10/medecins-en-colere-contre-hammami-apres-le-limogeage-du-pr-bejaoui/embed/#?secret=NAKimNvT5f#?secret=ZsFtScRTtu" data-secret="ZsFtScRTtu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/16/demission-du-pr-frikha-du-chu-de-sfax-entre-malaise-et-satisfaction/">Démission du Pr. Frikha du CHU de Sfax : «Entre malaise et satisfaction»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 15:12:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[El-Hiwar Ettounsi]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[Sahbi Ben Fredj]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Aïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Samira Meraï]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des abus et des escroqueries, il n’y en a pas que dans la médecine libérale. Il y en a aussi dans les hôpitaux publics. L’affaire des stents périmés devrait normalement le révéler. Par Dr Mounir Hanablia * Par le plus grand des hasards, le jour même d’une grève des établissements de soins privés, l’affaire des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/">Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-119641" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Ma-Lam-Yokal.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Des abus et des escroqueries, il n’y en a pas que dans la médecine libérale. Il y en a aussi dans les hôpitaux publics. L’affaire des stents périmés devrait normalement le révéler.</strong> </em></p>
<p><strong>Par Dr Mounir Hanablia *</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-119640"></span></p>
<p>Par le plus grand des hasards, le jour même d’une grève des établissements de soins privés, l’affaire des stents périmés est réapparue sur le devant de la scène médiatique grâce à une émission télévisée vespérale, de fort suivi, <em>‘‘Ma Lam Yokal’’</em> (Ce qui n’a pas été dit), sur El-Hiwar Ettounsi, dans la soirée du jeudi 19 octobre 2017, en présence sur le plateau de deux éminents collègues cardiologues, l’un le professeur Dhaker Lahidheb, universitaire, et l’autre, le Dr Sahbi Ben Fredj, médecin libéral et député de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>
<p>Mon commentaire abordera donc ce qui y a été montré, ce qui y a été dit, et inévitablement, ce qui n’y a pas été dit, dont l’importance ne saurait nullement être négligée.</p>
<p>Inévitablement, dans un pays comme la Tunisie où le public est généralement hyper émotif et souvent désorienté, au point de parfois sombrer dans le syndrome de Stockholm, le reportage diffusé par la chaîne télévisée au cours de cette émission, dont le mérite est par ailleurs, faut-il l’avouer, immense, a flirté quelques fois avec le sensationnel, et pas toujours fort à propos.</p>
<p>Par exemple, on a évoqué ce médecin propriétaire de clinique et son fils qui auraient ordonné que des stents achetés à bas prix soient facturés au prix légal à la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), alors qu’ils n’y sont qu’entreposés avant l’implantation, un détail qui remet en question la véracité de cette affirmation.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-119642" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Said-Aidi.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>A-t-on évincé le ministre Aïdi pour étouffer les scandales de la corruption dans le secteur de la santé ?</em></p>
<p><strong>Saïd Aïdi impute son éviction à l’action d’un lobby</strong></p>
<p>Quant au nombre de stents périmés implantés, officiellement une centaine, rien dans le contexte ne vient le corroborer.<br />
Quelques fois des faits importants rapportés par le reportage se sont avérés inexacts. A titre d’exemple un seul stent actif est facturé à 2700 dinars tunisiens (DT) à la Cnam par le fournisseur, et évidemment, il faut le multiplier en fonction du nombre de stents implantés, et ce indépendamment des sommes englobant les frais de clinique, et les honoraires des médecins dont la Cnam assure le remboursement. Cela signifie que la Caisse rembourse beaucoup plus que la somme annoncée au cours de l’émission.</p>
<p>Une intervention assez sensationnelle a été celle d l’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, parce qu’il est généralement rare qu’un ancien membre du gouvernement exprime sa conviction intime en imputant son éviction à l’action d’un lobby, auquel se seraient soumis un chef du gouvernement, ou un président de la république, ainsi qu’inévitablement on soit amené à le penser.</p>
<p>Par contre en abordant la réouverture des établissements dont lui-même avait ordonné la fermeture, pour dépôt et usage répété de stents périmés, Saïd Aïdi en a nommément imputé la responsabilité à son successeur à la tête du ministère de la Santé, le Dr Samira Meraï, dont malheureusement l’émission n’a pas jugé utile d’obtenir le témoignage, alors même que le Dr Ben Fredj avait à son tour porté contre elle une accusation de teneur comparable, pour s’être rétractée après avoir donné son accord sur l’adoption des normes de commercialisation des stents, élaborées par un think tank issu de la Société tunisienne de cardiologie.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-119643" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Sahbi-Ben-Fredj.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Dr Sahbi Ben Fredj appelle à l&rsquo;adoption de normes de commercialisation des stents.</em></p>
<p>On notera évidemment la teneur des propos de mon collègue député; afin de lui répondre, je dirai qu’il n’y a aucune commune mesure entre un stent périmé implanté, et un stent non périmé régulièrement acheté sur le marché international à un prix nettement inférieur à ceux pratiqués sur les marchés américain et européen puis remboursé au prix fixé par la Cnam. On ne peut mélanger escroquerie et commerce.</p>
<p>Comme à son habitude, il a également axé sur l’existence d’un réseau ayant ses ramifications au sein même de l’administration publique, dont les médecins ne seraient que l’un des maillons. Tout en se défendant de minimiser en quoi que ce soit la responsabilité des collègues impliqués, il aura au moins eu le mérite d’évoquer les fournisseurs de stents, qui eux n’avaient pas été inquiétés, mais sans plus.</p>
<p>Or même si le Pr Lahidheb s’est défendu de subir des pressions de qui que ce soit, celles clandestines existent, et les prises en charge dans les congrès, en particulier internationaux, par les fournisseurs, en constituent un exemple significatif.</p>
<p>Mais l’argument de la chaîne, qui ne fait que reprendre ce qu’avait dit le Pr Sami Mourali, alors président de la Société tunisienne de cardiologie, concernant la chaîne de responsabilités, ne dit pas tout, loin de là. D’autant que le Pr Lahidheb a admis, quelques minutes plus tard, qu’après tout ce qui s’était passé, il prenait désormais soin de vérifier lui-même la validité des stents avant de les implanter. Autrement dit, cette vérification de la validité du stent a toujours été une possibilité raisonnable dont tous les cardiologues interventionnels avaient le devoir de s’acquitter avant l’implantation et cela contredit l’affirmation suggérant qu’il n’y ait aucun moyen de le faire ou de savoir.</p>
<p><strong>Une volonté de dédramatiser le débat </strong></p>
<p>En fin de compte dans ce qu’ils ont dit, les Dr Ben Fredj et El Hidheb ont au moins eu le mérite d’avancer des arguments raisonnables, même si on a perçu de leur part une volonté de dédramatiser le débat, comme par exemple le fait de rappeler le rapport de stents périmés utilisés, une centaine, comparativement au total de stents implantés dans le pays à la même époque, 30.000.</p>
<p>Pour aborder ainsi le non-dit, par les chiffres, rien ne vient absolument corroborer cette assertion, en l’absence, de traçabilité, pour la bonne raison que les procédures, évoquées par le Dr Lahidheb, du suivi informatique que seul l’hôpital militaire de Tunis avait pris la peine d’installer depuis longtemps, n’ont jamais existé dans le pays, et que celles de contrôle, utilisées entre 1995 et 2016 au niveau du ministère de la Santé et des caisses sociales, se sont révélées, la preuve en est, défaillantes.</p>
<p>Ceci veut dire que, nonobstant tous les stents dénués de vignette et que la Cnam avait néanmoins remboursés, il faut se rendre à l’évidence: sur une période couvrant plus de 20 ans, dans tout le pays, et excepté pour l’hôpital militaire, il n’y a aucun moyen de savoir si le matériel qui a été implanté sur les malades était ou non fiable, aussi bien dans les centres privés, que, second non-dit de taille, dans ceux issus des appels d’offres publics des marchés des hôpitaux.</p>
<p>L’émission n’a tout bonnement pas abordé l’implantation de matériel périmé dans les hôpitaux de la santé publique, et la dernière sanction prise par le ministre Saïd Aïdi contre un chef de service de cardiologie à Sousse, dans le service de qui on avait découvert des stents périmés stockés en violation du règlement, prouve que ce genre d’implantations, il y en a eu, et que plus que cela, là où ces pratiques là avaient le moins de chances d’être découvertes, c’était bien justement au niveau de l’hôpital public, où tout a, pendant très longtemps, dépendu en fin de compte de la seule bonne foi chef de service.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-119644" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Dhaker-Lahidheb.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Pr Dhaker Lahidheb: le suivi informatique des stocks de stents peut faire éviter les erreurs. </em></p>
<p><strong>Des affaires étouffées par l’autorité de tutelle</strong></p>
<p>Or on se souvient très bien de la plainte classée sans suite par l’autorité de tutelle, qui, il y a quelques années, avait été portée par la cardiologue Zohra Kechida contre son propre chef de service, quant à l’usage de stimulateurs cardiaques périmés, et pour laquelle elle avait été plus tard sanctionnée par le ministre très révolutionnaire, Abdellatif El Mekki, puis obligée de démissionner. Selon ses avocats, l’affaire avait été purement et simplement étouffée.<br />
Ou bien encore l’accusation non suivie d’effet lancée par les médecins contre la corruption pour un usage d’un pace-maker périmé à Sousse l’année dernière.</p>
<p>Il faudrait peut être savoir si l’assurance témoignée par les médecins poseurs des stents interdits quant à leur innocuité n’a pas pour origine l’hôpital public, ou plus exactement certaines expériences hospitalières.</p>
<p>En 2006 déjà, les Dr Habib Haj Salah et Kamel Rjab, de la Cnam de Sousse, ainsi que la Dr Nejla Besbès, médecin inspecteur au ministère de la Santé publique, avaient vu une affaire de stent périmé issu de l’hôpital, carrément étouffée par l’autorité de tutelle.</p>
<p>En conclusion, cette émission de télévision, malgré toutes ses insuffisances, a eu au moins le mérite d’entretenir l’intérêt du public sur un sujet crucial et de rappeler que l’affaire des stents périmés suivait toujours son cours au niveau de la justice.</p>
<p>Ceci est tout aussi important quant à la confiance du public dans les moyens de contrôle qui ont depuis lors été mis en place, que dans l&rsquo;institution judiciaire. Une institution judiciaire qui a l’obligation de sévir contre la tête de la pieuvre, libérale ou hospitalière, parce que toute impunité créerait un précédent juridique fâcheux et laisserait dans le domaine médical la porte ouverte à toutes les escroqueries toujours susceptibles de contourner les contrôles. Et des escroqueries, contrairement à ce que l’émission a fort malheureusement pu suggérer, il n’ y en a pas que dans la médecine libérale.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/">Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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