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	<title>Archives des jihadistes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des jihadistes - Kapitalis</title>
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		<title>La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 08:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’armée israélienne s’enfonce en territoire syrien sans coup férir et bombarde Damas. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le paradoxe arabe est que des organisations armées comme le Hezbollah, et dans une moindre mesure le Hamas, malgré la disproportion des forces, tiennent la dragée haute à toute la puissance de l’armée israélienne pendant plusieurs mois de guerre, alors que des armées régulières suréquipées s’effondrent en quelques jours devant des bandes hétéroclites armées de fusils et de mitrailleuses, et se déplaçant dans des pickups.  </em></strong><em>(Photo : Plus de 100 frappes israéliennes sur des sites militaires en Syrie lundi 9 décembre 2024).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-14829041"></span>



<p>L’armée israélienne s’enfonce en territoire syrien sans coup férir, dans une profondeur d’une trentaine de kilomètres, sans que les guérilleros de Daech qui ont pris le pouvoir à Damas ne s’en préoccupent, ni d’ailleurs leur parrain, le président turc Erdogan, habituellement prolixe en prétendant défendre la cause palestinienne. Et les installations militaires de l’armée régulière syrienne sont méthodiquement bombardées&nbsp;par l’aviation de Netanyahu, dans l’indifférence la plus totale.</p>



<p>Un mouvement soi-disant&nbsp;luttant pour la liberté du peuple ne se serait pas fait faute de mobiliser immédiatement la population pour défendre le territoire de la patrie attaquée par un ennemi génocidaire et expansionniste. Au lieu de quoi, le nouveau régime semble plus préoccupé de faire le tour des prisons et d’interviewer leurs anciens occupants. Pendant ce temps, le pays demeure partagé en une zone turque d’où les Daech ont surgi, une zone kurde sous protection américaine, et désormais une zone israélienne.</p>



<p>Netanyahu, en dénonçant l’accord de 1974 conclu avec la Syrie, a rétabli de facto l’état de belligérance, de guerre, entre les deux pays, et nul ne blâmerait&nbsp;donc sur le plan du droit la Syrie de riposter. Le plateau du Golan, occupé depuis 1967, a été annexé par Israël, il est à se demander si le territoire actuel envahi au nom de l’alibi sécuritaire sera ou non un jour restitué.</p>



<p>Au vu de la tournure prise par la destruction de Gaza et le génocide qui y a cours, ainsi que la répression de la population de Cisjordanie et la colonisation de ses terres,&nbsp;Israël démontre pourtant qu’il considère les accords conclus avec les Arabes comme caducs et qu’il n’hésite pas à envahir les territoires d’où il a accepté de se retirer, une réalité à laquelle l’Egypte en particulier, dont la péninsule du Sinaï est sous hypothèque israélienne, devrait réfléchir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pays arabes continuent de ne pas exister</h2>



<p>Une perception géostratégique raisonnable devrait dans ces conditions pousser&nbsp;les pays voisins à user de la voie diplomatique pour exiger le retrait israélien, quitte à prendre des mesures même symboliques, comme diminuer la production de pétrole, envoyer des soldats et du matériel en Syrie et au Liban, tout en remettant en question les accords de paix conclus, et en en subordonnant le rétablissement à l’évolution de la situation vers la paix. La vérité oblige à dire que les pays arabes continuent de ne pas exister face à la menace militaire qui plane sur leurs têtes.</p>



<p>Certes tout ceci est censé répondre à une menace iranienne dont le Hezbollah, les Houthis et des mouvements irakiens seraient le fer de lance. Mais ces mouvements n’ont envahi aucun autre pays et l’arsenal balistique iranien a une portée défensive. Il reste certes la question du nucléaire, qui n’a toujours pas été réglée. Mais quelle que soit la manière avec laquelle il le sera, les pays arabes se trouveront subordonnés aux accords que d’autres auront conclus sans leur participation. Autrement dit, ils seront de moins en moins&nbsp;maîtres de leurs décisions et plus enclins à accepter les diktats des acteurs, israélien, américain, turc, iranien, les seuls à agir dans la région dans les limites de leurs intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EF2ApQBaum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/">Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ne nous réjouissons pas trop vite de la chute d’Al-Assad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/ne-nous-rejouissons-pas-trop-vite-de-la-chute-dal-assad/embed/#?secret=dmQrp6a5GF#?secret=EF2ApQBaum" data-secret="EF2ApQBaum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le paradoxe arabe est que des organisations armées comme le Hezbollah, et dans une moindre mesure le Hamas, malgré la disproportion des forces, tiennent la dragée haute à toute la puissance de l’armée israélienne pendant plusieurs mois de guerre, alors que des armées régulières suréquipées s’effondrent en quelques jours devant des bandes hétéroclites armées de fusils et de mitrailleuses, et se déplaçant dans des pickups.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le père, le fils et la sainte alliance israélo-américano-turque</h2>



<p>Bachar Al-Assad est finalement tombé. Faut-il s’en réjouir? Al-Assad père avait massacré ses opposants armés qualifiés de <em>«Frères Musulmans»</em> à Hama en 1982 et détruit une bonne partie de la ville; des opposants dont on découvrira le véritable visage en 2011. Mais il avait reçu un blanc seing américain pour sauver les chrétiens en 1976 et occuper le Liban; une occupation qui ne l’empêchera pas de s’opposer victorieusement à Bhamdoun et Kfar Dara en refoulant l’armée israélienne de la route Beyrouth-Damas lors de son invasion du pays du cèdre en 1982. Mais Al-Assad père quoique militaire était une bête politique et savait sentir le vent tourner. Ayant refusé la paix (comme toujours tronquée) offerte&nbsp;par Israël qui le privait d’une partie de son territoire, lors des discussions de Madrid, il s’était rangé sous l’égide américaine contre Saddam Hussein, son vieil ennemi, lors de la guerre du Golfe en 1991, comme il s’était rangé contre lui avec l’Iran en 1981.</p>



<p>Al-Assad fils n’était pas taillé dans la même étoffe. Il avait certes contribué au retrait du Liban de l’armée israélienne en 2000 en assurant avec l’Iran le ravitaillement et la logistique du Hezbollah, mais l’invasion américaine de l’Irak en 2003 l’avait placé dans la ligne de mire du Pentagone. Obligé de retirer son armée du Liban suite aux pressions internationales après l’assassinat du Premier ministre libanais Rafik El-Hariri, et ayant soutenu le Hezbollah lors de sa résistance victorieuse à l’invasion israélienne en 2006, il était devenu la cible des milieux sionistes internationaux.</p>



<p>En 2011 survient le printemps arabe. La Syrie est envahie par des guérilleros islamistes en provenance du monde arabe, dont à ce qu’on dit des milliers de Tunisiens envoyés par Ennahdha après un stage sur la montagne Chaambi, et transitant par la Turquie. Son armée est accusée d’utiliser des gaz toxiques contre sa population par les médias occidentaux et la cote du président syrien tombe au plus bas.&nbsp;La naissance de Daech, soutenu par la Turquie, laisse échapper une bonne partie du pays au contrôle du régime de Damas. On croit à la chute imminente de Bachar, mais il est sauvé par l’intervention de l’armée russe de Poutine, officiellement&nbsp;venue lutter contre le terrorisme. L’armée syrienne aidée par l’Iran et le Hezbollah reprend l’initiative et Daech est finalement refoulé au nord vers l’enclave occupée par la Turquie. Toute la région du nord-est est sous contrôle des Kurdes soutenus par les Etats-Unis au grand dam d’Erdogan.</p>



<p>Le 7 octobre 2023 marque le début de l’opération militaire de liquidation du Hamas de la bande de Gaza par Israël avec l’assentiment américain. Le Hezbollah choisit de soutenir le mouvement palestinien et de bombarder le territoire israélien en arguant très justement de l’intention du gouvernement sioniste de le liquider à son tour après en avoir fini avec Gaza. En octobre 2024, lorsque l’armée israélienne attaque le Liban, la Syrie joue comme toujours un rôle crucial dans le ravitaillement de la résistance libanaise. Mais les enjeux ont changé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1JRyUGKnpV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/">Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sans ses alliés, Bachar Al-Assad était devenu un tigre de papier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/sans-ses-allies-bachar-al-assad-etait-devenu-un-tigre-de-papier/embed/#?secret=eqVfB6xZtk#?secret=1JRyUGKnpV" data-secret="1JRyUGKnpV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Désormais l’Iran est visé, dont les alliés ont assuré le blocus maritime de la mer Rouge et&nbsp; bombardé le territoire israélien sur plusieurs fronts. L’armée israélienne incapable de briser la résistance libanaise militairement, malgré des bombardements massifs, est cantonnée sur la frontière. La fermeture de la route du ravitaillement iranien par la Syrie devient alors un enjeu crucial que seule la chute du régime de Bachar et l’implosion de la Syrie peuvent obtenir.</p>



<p>Les guérilleros de Daech, réfugiés on l’a vu en territoire sous contrôle turc, sont mobilisés et attaquent en direction d’Alep et Hama, puis de Homs. L’armée syrienne, dont les officiers supérieurs ont certainement été corrompus par les dollars américains, s’effondre comme un château de cartes. Poutine, sans doute assuré d’obtenir la victoire et d’enclaver l’Ukraine hors de la mer Noire avec l’accession de Trump au pouvoir, n’intervient pas. Damas est prise en une dizaine de jours, et Bachar s’enfuit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tortionnaire patriote et le libérateur, marionnette</h2>



<p>Qui gouvernera la Syrie? La question demeure posée. Les forces de Daech qui se font nommer Hay’at Tahrir Al-Sham (Comité de libération du Cham) et qui ont assuré l’offensive décisive et pris Damas ne semblent pas disposer des forces nécessaires pour le contrôle du pays. Celui-ci semble ainsi voué pour quelques années aux mêmes affrontements qui avaient prévalu en Irak, en Libye, et en Afghanistan.</p>



<p>En fin de compte, c’est le tortionnaire Bachar qui s’est révélé être le patriote, et son adversaire victorieux, Mohammed El-Joulani, en laissant envahir le territoire de son pays sans réagir, est apparu comme une simple marionnette.</p>



<p>Cette libération par les ennemis de la liberté est un piège.&nbsp;Elle confère aux puissances étrangères un motif permanent d’intervention dans le pays.</p>



<p>Il est à espérer que le peuple syrien se réveille rapidement de ses illusions sur la liberté, les mêmes qui furent celles des Tunisiens, alors que son pays est taillé en pièces et placé sous tutelle.&nbsp;</p>



<p>Alors même que des voix présentent le sort de Bachar Al-Assad comme exemplaire pour tous les dictateurs du monde arabe, il demeure nécessaire de rappeler à titre d’exemple qu’un pays comme le Qatar, un pilier de la sphère occidentale, n’a jamais été un parangon de démocratie ni de liberté. Le vieux schéma manichéiste de la démocratie vertueuse et de la dictature tyrannique ne devrait pas empêcher un effort de réflexion sérieux tenant compte des réalités; est-ce défendre la liberté que de faire plaisir à Erdogan, dont l’armée campe à quelques kilomètres de la frontière de notre pays [en territoire libyen, Ndlr] ?</p>



<p>Dans l’affaire syrienne Daech est désormais adoubé par les médias d’Occident et la chaîne Al-Jazeera comme un messager de liberté. Un mensonge à force d’être répété devient souvent une vérité.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BnMwJcGP8e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=fJ7RJpvcUb#?secret=BnMwJcGP8e" data-secret="BnMwJcGP8e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Islam politique et Etat national : « Je t&#8217;aime&#8230; Moi non plus ! »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/11/islam-politique-et-etat-national-je-taime-moi-non-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Aug 2021 08:08:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du FIS d&#8217;Algérie, aux Frères musulmans d&#8217;Égypte, en passant par Ennahdha de Tunisie, pour ne citer que ces quelques exemples, les islamistes peinent à se frayer un chemin vers le pouvoir ou à s&#8217;acclimater sainement à ses rouages sans se casser des dents ou traîner des casseroles. Il est vain pour eux de s&#8217;abonner à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/11/islam-politique-et-etat-national-je-taime-moi-non-plus/">Islam politique et Etat national : « Je t&rsquo;aime&#8230; Moi non plus ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Rached-Ghannouchi-Ban.jpg" alt="" class="wp-image-359090"/><figcaption><em>L&rsquo;islamisme politique peut-il tourner le dos à ses principes fondateurs, dogmatiques et totalitaires ?</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Du FIS d&rsquo;Algérie, aux Frères musulmans d&rsquo;Égypte, en passant par Ennahdha de Tunisie, pour ne citer que ces quelques exemples, les islamistes peinent à se frayer un chemin vers le pouvoir ou à s&rsquo;acclimater sainement à ses rouages sans se casser des dents ou traîner des casseroles. Il est vain pour eux de s&rsquo;abonner à la théorie du complot pour justifier ou expliquer leurs déboires et échecs interminables, tellement ce phénomène est manifeste.</em></strong> <strong><em>Le ver est dans le fruit&#8230; </em></strong></p>



<p>Par <strong>Me Abderrazek Ben Khelifa</strong> *</p>



<span id="more-359086"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Abderrazek-Ben-Khelifa.jpg" alt="" class="wp-image-359087"/></figure></div>



<p>Sans verser dans des conclusions jusqu&rsquo;au-boutistes taxant l&rsquo;islam de religion non soluble dans la démocratie, il n&rsquo;en demeure pas moins que les expériences des islamistes dans les différents gouvernements auxquels ils ont pris part se sont heurtées à une forme de rejet <em>«institutionnel»</em> ou d&rsquo;une espèce de <em>«difficulté d&rsquo;amarrage»</em>&#8230; Bien plus, même au pouvoir, ils n&rsquo;ont pas osé à sortir de leur bastion idéologique et préféré gouverner à distance ou par procuration dans le souci de maîtriser les rouages de l&rsquo;Etat avant de mettre en place l&rsquo;Etat de l&rsquo;islam. D&rsquo;ailleurs, leur action politique est axée plutôt sur la société civile ou <em>«le travail souterrain» </em>comme l&rsquo;appellent certains islamologues, observant une certaine méfiance vis-à-vis du sommet du pouvoir (le candidat d&rsquo;Ennahdha à la présidence de la république en 2019, Abdelfattah Mourou, a été lâché par son parti!).</p>



<p>En outre, il ne faut pas perdre de vue que cette méfiance des islamistes vis-à-vis de l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat est en réalité réciproque. L&rsquo;administration publique ne leur a jamais cédé, ce qui a poussé certains d&rsquo;entre eux à employer souvent la notion de l&rsquo;<em>«Etat profond»</em> (الدولة العميقة), concept d&rsquo;origine turque employé pour la première fois par l&rsquo;ancien Premier ministre turc Bûlent Esevit (mort en 2006).</p>



<p>L&rsquo;administration publique a toujours gardé une distance vis-à-vis des <em>«nouveaux venus»</em> au pouvoir.</p>



<p>La question qui se pose est la suivante: les islamistes ont-ils bien compris cela ? Je n&rsquo;en suis pas sûr. Mais ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il y a un problème structurel et plus profond qui fait que l&rsquo;islamisme, à l&rsquo;exception peut-être de celui des Turcs, est incapable de se greffer à l&rsquo;establishment politique comme un acteur <em>«ordinaire»</em> ou un acteur comme les autres. Les raisons en sont multiples.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La chariâ, rêve des uns, cauchemar des autres&nbsp;!</h3>



<p>Les islamistes puisent leur raison d&rsquo;être dans un principe fondateur à savoir que <em>«l&rsquo;islam est la solution» (</em>الإسلام هو الحل). Ce <em>«dogme»</em> n&rsquo;a jamais été remis en question par Ennahdha et l&rsquo;islam politique d&rsquo;une façon générale malgré l&rsquo;évolution de la pensée politique moderne vers un rejet systématique de toute pensée totalitaire, surtout depuis la chute du bloc communiste 1989).</p>



<p>Bien que souvent <em>«noyés»</em> dans un discours pro-démocratique et pro-libéral, les textes de base de l&rsquo;islam politique en Tunisie, en l&rsquo;occurrence les écrits de Rached Ghannouchi (14 livres), ont toujours appelé à l&rsquo;application pure et simple de la chariâ. Dans son livre <em> »L&rsquo;islam et les libertés publiques »</em>, le président d&rsquo;Ennahdha ne reconnaît le pluripartisme que sous la chariâ (page 95).</p>



<p>Mais faut-il rappeler que le nouvel Etat tunisien, création d&rsquo;une élite libérale et laïque, et héritier d&rsquo;une tradition séculaire était sceptique à toute forme de pouvoir de type <em>«totalitaire»</em>, et n&rsquo;a pas accueilli cet islamisme à l&rsquo;Egyptienne à bras ouverts. L&rsquo;élite tunisienne aussi bien libérale que de gauche a même noué avec ce courant politique des relations très tendues voire parfois violentes (comme en 1981 à la Faculté de Manouba). Après chaque débat identitaire, traditionalistes islamistes et progressistes se déclarent la guerre les uns aux autres. De ce point de vue l&rsquo;islamisme est perçu par l&rsquo;establishment comme une menace voire un danger imminent.</p>



<p>Certains ont cultivé, en vain, l&rsquo;espoir de voir ce parti religieux se transformer en un simple parti conservateur à la manière de la démocratie chrétienne européenne. Mais ce n&rsquo;était qu&rsquo;une illusion.</p>



<p>Ennahdha n&rsquo;a entrepris aucun effort de réforme de ses dogmes identitaires fondateurs de plus en plus contestés dans le monde, un point commun que le parti islamiste tunisien partage d&rsquo;ailleurs avec la gauche marxiste et nationaliste.</p>



<p>Ennahdha est resté animé par une politique politicienne et machiavélique favorisant plutôt l&rsquo;infiltration de l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat au détriment des débats sociétaux pour expliquer ses projets et sa vision d&rsquo;un projet de société acceptable et viable.</p>



<p>En un mot, Ennahdha n&rsquo;a jamais réussi (ou peut être n&rsquo;a-t-il jamais cherché) à dissiper les craintes et les soucis d&rsquo;une bonne frange de la société sur son projet futur. Il est demeuré une machine électorale mobilisée en permanence et obsédée par l&rsquo;idée de ne pas quitter le pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un islamisme opportuniste et sans projet</h3>



<p>La révolution de 14 janvier était bel et bien contre le déséquilibre du développement régional et l&rsquo;échec d&rsquo;un modèle de développement dépassé.</p>



<p>En se présentant aux élections de 2011, les islamistes n&rsquo;ont jamais mis sur la table un projet de développement digne des aspirations de la révolution; ils ont tout simplement repris un programme de Ben Ali préparé en août 2010, arrosé de dizaines de propositions copiées collées du 11e plan de développement (programme des 365 points avec 590.000 emplois à la clé).</p>



<p>Étant un projet identitaire, l&rsquo;islam politique a toujours péché par une carence notoire au niveau de la politique économique. Les questions sociales aussi relèvent plutôt pour eux de la morale islamique d&rsquo;où leur obsession des activités caritatives, une forme malhonnête pour séduire les électeurs.</p>



<p>En arrivant au pouvoir, Ennahdha était appelé à gérer une économie nationale en panne. Mais durant 10 ans, le parti islamiste ne faisait qu&rsquo;approuver des loi de finances non adossées à aucune vision de changement et concoctées par des technocrates conservateurs cyniques.</p>



<p>C&rsquo;est vrai qu&rsquo;aucun des acteurs principaux de la scène politique n&rsquo;a réussi à concevoir un projet politique sérieux et viable et tout le monde scande de simples slogans non réalisables. Mais quand il s&rsquo;agit d&rsquo;un parti au pouvoir, il est inadmissible de gouverner sans projet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel avenir pour les islamistes ?!</h3>



<p>Il est vain pour les islamistes de continuer à ruminer ce discours hypocrite de consensus pour s&rsquo;adapter à la réalité et laisser passer l&rsquo;orage. Il est temps pour eux de réviser leurs textes fondateurs et non pas seulement leur tactique politique: qu&rsquo;on le dise clairement, il faut en finir avec la chariâ, cet ensemble d&rsquo;interprétations des textes sacrés par des êtres humains appelés <em>«fouqaha»</em> (فقهاء) érigées en textes sacrés à appliquer à la lettre au même titre que les préceptes du Coran.</p>



<p>Le monde moderne dont la Tunisie fait partie n&rsquo;accepte aucun projet totalitaire sous quelle forme que ce soit.</p>



<p>Par contre, personne ne peut hypothéquer le droit de ceux qui se reconnaissent dans un projet de société inspiré des valeurs de l&rsquo;islam de faire valoir leurs idées, à condition qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un projet discutable et soluble dans une démocratie pluraliste.</p>



<p>Soyons vigilants, toute tentative d&rsquo;exclure ou <em>«extirper»</em> la mouvance islamiste en tant que courant conservateur de la scène politique serait un cadeau du ciel pour les jihadistes <em>«fous du dieu»</em> qui ne cherchent qu&rsquo;à montrer à leur adeptes que la démocratie est contraire à l&rsquo;islam.</p>



<p>Maintenant, la balle est dans le camp des islamistes pour ne plus accepter la démocratie comme <em>«une simple procédure»</em> pour prendre le pouvoir et le garder pour toujours, mais comme un mode de vie d&rsquo;une société moderne et civilisée en dehors de tout complexe de civilisation.</p>



<p>* <em>Avocat et homme politique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/11/islam-politique-et-etat-national-je-taime-moi-non-plus/">Islam politique et Etat national : « Je t&rsquo;aime&#8230; Moi non plus ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les chaos libyen et ses conséquences sur ses voisins immédiats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 13:19:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pays limitrophes de la Libye, dont la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Tchad et l’Egypte, sont directement menacés par les conflits qui déchirent le pays et par les effets de la confrontation entre les puissances étrangères soutenant les différentes factions qui se disputent le pouvoir et les richesses du pays. Explications… Par Mohamed-Chérif Ferjani...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Haftar-Sarraj-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-303006"/><figcaption><em>Derrière les principaux protagonistes libyens, des enjeux géostratégiques internationaux. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les pays limitrophes de la Libye, dont la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Tchad et l’Egypte, sont directement menacés par les conflits qui déchirent le pays et par les effets de la confrontation entre les puissances étrangères soutenant les différentes factions qui se disputent le pouvoir et les richesses du pays. Explications…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed-Chérif Ferjani </strong>*</p>



<span id="more-303005"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Mohamed-Cherif-Ferjani.jpg" alt="" class="wp-image-292632"/></figure></div>



<p>Le développement des groupes qui menacent la sécurité des populations et des pays, a différentes échelles, du plus local au global, n’est pas étranger à l’effondrement ou à l’affaiblissement des Etats, comme en témoignent les précédents somalien, irakien, yougoslave, et comme on le voit aujourd’hui dans divers pays dont la Libye.</p>



<p>Dans ce pays, une insurrection mit fin, en 2011, à plus de 40 ans de règne dictatorial de Mouammar Kadhafi (1942 -2011), à l’issue d’une guerre civile soutenue par une coalition internationale, sous mandat des Nations Unies, et dirigée par la France dans le cadre de l’opération Harmattan.</p>



<p>Depuis, la Libye vit simultanément les conséquences de la politique menée par Kadhafi, la résurgence des structures tribales étouffées par la dictature mais sans réellement disparaître, le poids des interventions étrangères et les affrontements entre groupes armés d’idéologies aussi meurtrières que les armes que leur fournissent généreusement les puissances internationales et régionales intéressées, avant tout, par les richesses d’un pays aussi vaste que l’Inde.</p>



<p>Le régime politique instauré par Kadhafi a conduit à l’affaiblissement des institutions antérieures au profit d’une autocratie faisant de sa personne la clef de voûte de l’Etat, en tant que <em>«guide»</em> d’une <em>«révolution permanente»</em> et d’un système populiste appelé la <em>«Jamahiriya»</em> (autogouvernement des masses), où il joue le rôle de médiateur-arbitre entre les composantes d’une société structurée par les solidarités tribales et vivant de la rente des hydrocarbures et du recours massif à une main-d’œuvre étrangère.</p>



<p>Dès la chute du régime de Kadhafi, les clivages historiques entre la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan ont ressurgi. Le Conseil national de transition (CNT), mis en place au lendemain de l’effondrement de la <em>«Jamahiriya»</em>, a essayé de réunir des représentants des régions, des tribus, des villes et des milices locales qui ont participé à l’insurrection, dans l’espoir de reconstruire l’État, restaurer les infrastructures économiques, et prévenir les séparatismes.</p>



<p>Cependant, depuis 2011, le pays a sombré dans un chaos qui a débouché, dès 2014, sur une guerre opposant des gouvernements autoproclamés, avec des soutiens étrangers et l’implication de milices et de divers groupes armés mobilisant des solidarités claniques, tribales, ethniques ou supranationales.<br>Les pays limitrophes de la Libye, dont la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Tchad et l’Egypte sont directement menacés par les conflits qui déchirent le pays et par les effets de la confrontation entre les puissances étrangères soutenant les différentes factions qui se disputent le pouvoir et les richesses du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un pays, deux gouvernements en guerre</h3>



<p>Depuis l’élimination en 2017 du gouvernement du Congrès général national, que dirigeait Khalifa Al-Ghowel, à Tripoli puis Misrata, il ne reste que deux autorités rivales se disputant le pouvoir depuis 2015.<br>1) <strong><em>Le Gouvernement d’union nationale (GUN)</em></strong> de Fayez Sarraj qui s’est imposé au détriment du gouvernement de Khalifa Al-Ghowel pour voir son autorité consacrée en vertu d’un accord parrainé par l’ONU; il contrôle quelque 20% du territoire du pays, dont une partie de Tripoli et Misrata, avec le soutien de la Turquie, du Qatar, de l’Ukraine et de l’Italie. Il a vu le jour sur la base d’une alliance entre différents groupes armés dont le mouvement islamiste connu sous le nom de Fajr Libya (l’Aube de la Libye-2014-2016), les Brigades de Misrata (2015, 2016 et 2017), les Brigades amazigh, la Garde présidentielle (2016-2017) et le Conseil suprême des Touaregs.(1)</p>



<p>2) <strong><em>Le gouvernement de Toubrouk,</em></strong> dit de la Chambre des représentants élus en 2014, installé dans l’Est du pays et dirigé par le maréchal Khalifa Haftar avec le soutien du Parlement élu en 2014, mais aussi de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, des Emirats, et, plus discrètement, par la Russie, après avoir bénéficié du soutien de la France avant qu’elle ne se rallie à ceux qui appellent à un cessez-le-feu et à une solution négociée entre les deux gouvernements invités au sommet de Berlin le 19 janvier 2020.</p>



<p>En 2014, Haftar a lancé une offensive visant à chasser de Benghazi et Derna, à l’Est du pays, les groupes islamistes. Il a fallu près de quatre années de combats meurtriers avant que les deux villes ne tombent sous le contrôle des troupes de Haftar.</p>



<p>Au début de 2019, les troupes de l’Armée nationale libyenne (ALN) dirigée par Haftar sont parties à la conquête du Fezzan et du Sud désertique où elles ont pris rapidement et sans combats le contrôle de quelques villes, grâce au ralliement des tribus. Contrôlant quelques 80% du territoire, dont le croissant pétrolier, poumon de l’économie, dans l’Est du pays, l’ALN tente depuis des mois de s’emparer de Tripoli et des poches encore sous le contrôle du GUN de Fayez Sarraj. Les troupes de Haftar bénéficient du soutien des Emirats, de l’Egypte et de l’Arabie saoudite, mais aussi des mercenaires russes engagés dans le groupe Wagner, dirigé par un ancien officier de l’Armée rouge, qui a joué un rôle important en Syrie avant de rejoindre la Libye. L’ONU estimait, en mai 2020, le nombre de ces mercenaires à environ un millier. Leur apport est décisif au plan logistique, notamment dans les combats antiaériens.</p>



<p>L’intervention de la Turquie avec son aviation, ses mercenaires turkmènes et les jihadistes redéployés en Libye, semble renverser le rapport des forces, notamment après la reconquête par le GUN, le 18 mai 2020, de la base aérienne d’Al-Watya, près de la frontière avec la Tunisie, tenue par l’ALN depuis 2014. Pour contenir l’avancée des troupes de Sarraj, la Russie a renforcé sa présence, notamment avec le déploiement de ses chasseurs Mig 29 et SU24, dans la base d’Al-Jurfa à 650 Km au sud de Tripoli où l’on trouve des miliciens syriens et arabes qui servaient en Syrie du côté de l’armée d’Assad. (2)</p>



<p>Avant la reprise de la base de la base d’Al-Watya au mois de mai 2020, les troupes du GUN ont réussi à résister pendant de longs mois à l’offensive de l’ALN qu’elles ont empêchée de prendre Tripoli grâce au soutien des groupes jihadistes renforcés par l’arrivée de Syrie et de l’Irak des combattants de Daech et des mercenaires acheminés par la Turquie dont l’intervention directe s’affirme de plus en plus, avec le soutien du Qatar et de l’Organisation mondiale des Frères musulmans.</p>



<p>Outre le soutien logistique, l’encadrement et un appui aérien décisif, la Turquie a transféré de Syrie les jihadistes de Daech et ses mercenaires de la Division Sultan Mourad, formée de Turkmènes, et la Brigade Suleiman Shah, formée de mercenaires arabes, dont beaucoup de Syriens et de Tunisiens. Ces mercenaires sont engagés sur la base de contrats renouvelables avec des rémunérations de 2000 à 3000 dollars par mois.</p>



<p>Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la Turquie continue à recruter des milliers de combattants syriens pour les former avant de les envoyer en Libye pour renforcer les autres milices, groupes jihadistes et brigades de mercenaires combattant au côté des troupes du gouvernement islamiste de Sarraj.(3) Parmi les groupes jihadistes les plus influents, certains sont liés ou proches d’Al-Qaïda et de sa filiale en Afrique du Nord (AQMI), et d’autres sont plus proches de la branche libyenne de l’État islamique et ses ramifications estampillées Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), rejoint, entre autres par ce qui reste du groupe Ansar Al-Charia dissout le 27 mai 2017. L’EIGS, grâce aux renforts venus de Syrie, avec le soutien logistique de la Turquie et financier du Qatar, réunit sous sa bannière les groupes armés le plus aguerris et les plus dangereux dans la région. Le soutien de l’Italie au GUN reste plus politique que militaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des plans de pacification morts-nés</h3>



<p>Plusieurs initiatives internationales ont tenté d’amener les deux gouvernements rivaux à trouver une sortie du chaos libyens, sans succès. Après les rencontres de Skhirat au Maroc (10 juillet 2015), de Tunis (12 mars 2016), sous l’égide des Nations Unies, de Paris (29 mai 2018), etc., l’année 2019 a commencé par les négociations d’Abou Dhabi, le 28 février 2019, qui se sont soldées par un accord entre les deux gouvernements prévoyant l&rsquo;organisation d’élections en Libye, la répartition des pouvoirs avant ces élections entre Sarraj à la tête du Conseil présidentiel et Haftar en tant que chef du commandement suprême d’une armée réunifiée. Cette rencontre devait se poursuivre par une conférence nationale programmée pour la mi-avril 2019 à Ghadamès et par l’organisation, en juillet, d’une conférence de <em>«réconciliation»</em> entre les différentes parties libyennes à Addis-Abeba, sous l’égide de l’Union africaine.</p>



<p>Ces initiatives, comme les précédentes, ont été torpillées par les interventions étrangères soutenant l’un ou l’autre gouvernement, dans le but d’empêcher tout accord risquant de se traduire par l’affaiblissement de leurs alliés, ou/et par mettre en cause leurs intérêts et à leur influence en Libye et dans toute la région.</p>



<p>Suite à une visite en Arabie Saoudite du Maréchal Haftar, l’ALN a repris avec son offensive, dès le mois d’avril 2019, pour <em>«purger l’ouest»</em> libyen <em>«des terroristes et des mercenaires». Fayez Sarraj réagit par un appel à la mobilisation de ses troupes en vue de «faire face à toute menace»</em>. Le sommet de Berlin, convoqué par la chancelière allemande le 19 janvier 2020, visait la relance des tentatives de trouver une solution négociée sous l’égide de l’ONU, avec la participation des cinq membres du Conseil de sécurité, en plus de la Turquie, de l’Egypte, des Emirats arabes unis, de l’Italie, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de la République du Congo et de l’Algérie, invitée à la dernière minute, suite à la protestation qu’elle a adressée contre l’absence des voisins les plus concernés par la situation en Libye.</p>



<p>Ce sommet a montré, non seulement le fossé qui sépare les belligérants libyens, qui ne se sont même pas adressé la parole, laissant à leurs lieutenants le soin de discuter en leur nom, mais surtout les enjeux de l’implication des acteurs étrangers dont, en particulier, la Turquie qui a quitté la conférence en réaction à la mise en cause de son rôle dans le transfert des jihadistes de la Syrie en Libye, et les Etats-Unis dont la président a réédité la position affichée en Irak et en Syrie concernant la priorité de protéger les puits de pétrole et d’assurer l’approvisionnement du marché des carburants.</p>



<p>La conférence s’est terminée sur des souhaits sonnant comme des vœux pieux en appelant <em>«toutes les parties concernées à redoubler d’efforts pour une suspension durable des hostilités, la désescalade et un cessez-le-feu permanent»</em>, à mettre fin à l’engrenage du surarmement des deux camps, et à <em>«refréner toute activité exacerbant le conflit, y compris le financement de capacités armées et le recrutement de mercenaires»</em>. Un aveu d’impuissance devant le viol de l’embargo sur la vente d’armes aux belligérants libyens aussi bien par les Emirats arabes unis, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Russie soutenant Haftar, que par la Turquie qui ne cache plus son appui à Sarraj par l’envoi d’experts, de drones et de véhicules de combat, et par l’acheminement des jihadistes de Daech fuyant le champ de bataille en Syrie et en Irak.</p>



<p>Devant ces échecs répétés, Ghassan Salamé, mandaté par l’ONU pour trouver une solution au conflit libyen, a constaté avec amertume : <em>«La Libye est devenue un terrain d’expérimentation de nouvelles technologies militaires et de recyclage d’armements anciens avec la complicité et le soutien inconditionnel de gouvernements étrangers»</em>. Il a fini par rendre son tablier.</p>



<p>Tout de suite après le sommet de Berlin, les ministres des Affaires étrangères de la Tunisie, de l’Egypte et du Tchad, et des diplomates du Soudan et du Niger, se sont réunis à Alger, le jeudi 23 janvier, pour une rencontre régionale à l’initiative de l’Algérie avec l’objectif de trouver une solution libyenne au conflit entre les deux gouvernements, sans ingérence étrangère, et en association avec l’Union africaine et l’ONU. La rencontre s’est terminée par une déclaration ménageant les deux gouvernements en conflit en parlant de <em>«la nécessité de respecter la Libye en tant qu’État uni, de respecter la souveraineté des autorités légitimes (sic !) à travers l’ensemble du territoire»</em>. Les participants ont appelé <em>«les parties libyennes à régler leur crise par les moyens pacifiques»</em>. Sans proposer des pistes concrètes pour un tel règlement, la rencontre a affiché un optimisme que rien ne corrobore : <em>«Nous sommes confiants en la capacité des Libyens à dépasser leurs différends par la voie du dialogue et de la réconciliation et à parvenir à un règlement politique»</em>, a conclu le ministre algérien Sabri Boukadoum.</p>



<p>L’échec des initiatives de paix a ouvert la porte aux coups de forces, d’un côté et de l’autre, et à l’implication de puissances régionales et internationales, dont en particulier celle la Turquie et de la Russie qui rééditent en Libye la même confrontation qui les a opposées en Syrie : couverture aérienne et appui logistique à leurs alliés locaux, en plus de l’envoi de mercenaires intervenant directement dans les combats au côté des milices, des groupes jihadistes et des troupes fidèles aux deux gouvernements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conséquences du chaos libyen</h3>



<p>Le conflit libyen a des conséquences multiples que ce soit sur le plan économique ou en nombre de victimes civiles et militaires, ou en termes de populations déplacées, de crimes à l’égard des migrants, de menaces pour la sécurité des pays voisins, etc.</p>



<p>Sur le plan économique, la production et l’exportation du pétrole, qui représente la quasi-totalité des exportations libyennes, ont chuté de plus de 80% par rapport aux niveaux d’avant- guerre. L’effondrement de l’Etat a offert à divers groupes criminels la possibilité de régner en seigneurs de guerre se livrant au trafic de drogue, d’armes et de migrants.</p>



<p>Le bilan humain du conflit libyen n’est pas connu avec exactitude et fait l’objet de différentes estimations. Alors que les données statistiques des Nations Unies donnent le chiffre de 60.000 victimes entre 2011 et 2018, Nicolas J.S. Davies (4), estime le nombre des Libyens tués entre février 2011 et juin 2018 à quelque 250.000 (donnant une fourchette entre 150.000 et 360.000). Le nombre des déplacés et des réfugiés ne cesse de se multiplier, à l’intérieur du pays et dans les pays voisins : environ 200.000 personnes sont toujours déplacées à l’intérieur des frontières, en décembre 2018. Depuis la reprise des combats en avril 2019, le nombre des morts est estimé, selon l’ONU, à près 2320 (dont quelque 300 civils) alors que celui des déplacés a augmenté de 170.000 personnes.</p>



<p>L’une des conséquences humaines les plus dramatiques est le sort réservé aux migrants et aux populations noires en réaction au rôle joué par la milice parallèle de mercenaires, essentiellement africains, recrutés par Kadhafi. Le nombre de ces mercenaires mobilisés par le dictateur libyen, pour réprimer la population et ses adversaires, était estimé en mars 2011 à 10.000 hommes; lorsque le soulèvement s’est déclenché, ces mercenaires n’ont pas hésité à tirer sur la foule. La haine contre cette milice s’est reportée sur les populations noires, assimilées aux mercenaires, qu’elles soient libyennes ou provenant de l’immigration subsaharienne. Ainsi, les rebelles ont chassé toute la population noire de Misrata et de Tawergha (5).</p>



<p>Le 23 juin 2011, Afrika.com, citant Adrian Edwards, le porte-parole du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), signala que des Libyens armés passaient de maison en maison pour forcer les Sub-sahariens à partir, en procédant à la confiscation ou à la destruction de papiers d’identité des personnes ainsi chassées. Les mêmes exactions ont eu lieu dans différentes villes et différentes régions de Benghazi à Tripoli.</p>



<p>Toujours en juin 2011, Donatella Rovera, conseillère à Amnesty International, de retour d’une mission en Libye dit (6) :<em> «Les rebelles sont responsables de nombreuses attaques contre les étrangers et les Libyens noirs, soupçonnés d’être des mercenaires. Certains ont été assassinés. Il faut agir maintenant. Les gens du Conseil national de transition sont contre ces pratiques. Je les crois sincères, mais ils ne contrôlent pas la situation.»</em> </p>



<p>Le 7 septembre 2011, Amnesty international a fait part de son inquiétude suite aux <em>«allégations selon lesquelles des Tawarghas ont été arrêtés, menacés et passés à tabac car ils étaient soupçonnés d&rsquo;avoir combattu aux côtés des forces de Kadhafi»</em>. </p>



<p>De son côté, la Fédération internationale des ligues des droits de humains (FIDH), dans un rapport sur <em>«les migrants africains d’origine subsaharienne»</em>, réalisé entre les 8 et 15 mai 2012, parle d’une <em>«situation d’extrême urgence»</em>. Les cas relevés vont du licenciement sans indemnité ni paiement de salaire à l’encontre de Noirs, jusqu’au meurtre et au viol. Avec les années, ces exactions ont pris une tournure plus dramatique avec l’apparition d’une traite des noir(e)s vendu(e)s comme des esclaves sur des marchés qui rappellent des pratiques du Moyen âge, à l’instar de ce que Daech faisait au même moment en Syrie et en Irak contre les Yazidis.</p>



<p>Face à ces exactions, beaucoup de migrants subsahariens ont fui en masse vers les pays voisins ou vers l’Europe, sur des embarcations de fortune tellement surchargées que des milliers ont fini au fond de la mer.</p>



<p>Ceux qui étaient réellement impliqués dans les milices de Kadhafi, ou qui en étaient complices, ont très vite choisi d’autres champs de bataille. Ainsi, quelque six mille touareg installés en Libye ont migré au Mali avec armes et minutions, dès l’effondrement du régime de Khadafi. Bien que les autorités maliennes leur aient offert l’hospitalité en les invitant à intégrer l’armée malienne, seule la tribu des Inghad a accepté cette offre. Les deux autres grandes tribus, les Ifoghas et les Chamanamasse, ont opté, dès le mois d’octobre 2011, pour la création du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) en s’installant avec leurs armes dans les montagnes de Kidal. En janvier 2012, le mouvement est passé à l’attaque de Menaka, du Tessalit et d’Aguelhok, étendant son expansion sur le Nord du Mali jusqu’à Gao, avant d’atteindre Timbuktu. L’Etat malien a perdu ainsi près d’un demi-million de Km², soit quasiment la moitié du pays) au profit de divers groupes armés : le MNLA, l’AQMI, l’Union pour le Jihad et le Mouvement salafiste Ançâr Al-Dîn (les partisans de la religion).</p>



<p>De même, en 2019, suite à l’offensive de l’ALN dans le sud, les rebelles tchadiens de l’Union des forces de la résistance (UFR) ont fui leurs bases pour essayer de se redéployer au Tchad. Repérés, par l’aviation française dans le désert de l’Ennedi, ils ont été la cible de bombardements qui leur ont détruit une vingtaine véhicules avant qu’une partie, entre 100 et 250 combattants, ne se rendent aux forces gouvernementales tchadiennes.</p>



<p>La déstabilisation du Mali, et les menaces inhérentes au chaos libyen pour le Tchad, mais aussi pour la Tunisie et l’Algérie, sont venues s’ajouter aux dangers que représentait au Nord du Nigéria un autre groupe islamiste, Boko Haram, et aux tensions consécutives à l’implosion de la Somalie, au conflit entre l’Éthiopie et l’Érythrée, aux relations entre les gouvernements de Khartoum et Jouba qui se partagent le Soudan du Nord, et aux problèmes avec le Sud soudanais qui s’était séparé du Nord pour créer son Etat indépendant, etc. (7)</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>À l’instar de leur politique en Libye, au Moyen Orient et dans d’autres régions, les puissances étrangères ont profité de l’affaiblissement des Etats de la région qui s’étend au Nord et au Sud du Sahara, ainsi que de la multiplication des foyers de tensions et de conflits entre, et avec, les divers groupes armés, pour multiplier les interventions sous couvert d’opérations de pacification (comme l’opération Berkane au Mali qui n’en finit pas de finir depuis son lancement en août 2014), et de médiations diplomatiques concurrentes, de l’Europe, des Etats-Unis, de la Russie ou de la Chine. Nous avons rappelé les propos du Président Trump à la conférence de Berlin au sujet de ce qui lui paraît prioritaire en Libye, à l’instar de ce qu’il avait dit pour les conflits en Syrie et en Irak : protéger les installations d’extraction et d’exportation des hydrocarbures pour assurer l’approvisionnement du <em>«marché international»</em> que chacun identifie à ses propres marchés.</p>



<p>D’autres pensent à leur approvisionnement en uranium, et en d’autres matières premières, pour les besoins de leur économie et pour garantir la sécurité de leurs investissements et de leurs intérêts. Ils n’ont pas compris qu’en agissant ainsi, ils ne font qu’alimenter les ressorts de la haine, de la violence et de la misère qui déstabilisent les Etats et menacent la sécurité de tous les pays, du Sud et du Nord, de l’Est et de l’Ouest. C’est l’autre face de la mondialisation du néolibéralisme et c’est la facture des politiques de réajustement structurels imposant la réduction, voire la destruction, des services publics assurant les solidarités nécessaires au maintien du lien social autrement que par le repli sur des <em>«identités meurtrières».</em></p>



<p>Les pays riverains, directement menacés par le conflit en Libye, sont d’autant plus impuissants qu’à l’intérieur de chaque pays des voix divergentes se font entendre : les islamistes appellent au soutien de Sarraj et de la Turquie financièrement appuyés par le Qatar, les nationalistes arabes, moins forts, sont favorables à Haftar et à ses alliés russo-égypto-syriens fortement soutenus par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, et ceux qui appellent à une solution négociée entre les Libyens en dénonçant les interventions étrangères.</p>



<p><em>* Professeur honoraire de l’Université Lyon2, président du Haut conseil scientifique du Timbuktu Institute.</em></p>



<p><strong><em>Notes :</em></strong><br><em>1- Pour comprendre l’origine de ces mouvements ralliés au gouvernement de Sarraj, il faut rappeler leur généalogie. L’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), est un groupe rebelle tchadien créé en 2006 par Mahamat Nouri, regroupant une partie du Conseil démocratique révolutionnaire (CDR), les Forces unies pour le changement (FUC), la Résistance armée contre les forces anti-démocratiques (Rafad), le Rassemblement national pour la démocratie au Tchad (RND), le Rassemblement populaire pour la justice d’Abakar Tollimi. En décembre 2007, l’UFDD forme le Commandement militaire unifié (CMU) avec le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timan Erdimi et d’autres groupes, dont ceux dirigés par Abdelwahid Aboud Makaye et Ibn Oumar. Le chef militaire du CMU était le Colonel Fizani Mahadjir et son porte-parole était Abderaman Koulamallah. Fin janvier 2008, le CMU lance depuis la frontière soudanaise une attaque atteignant la capitale tchadienne, N’Djaména. Repoussé par l’armée tchadienne, le CMU est dissout vers la mi-février 2008. Moins de deux semaines après, l’UFDD s’allie à l’UFDD-Fondamentale et au Front pour le salut de la république (FSR) pour former l’Alliance Nationale dirigé par Mahamat Nouri contesté aussitôt par les Ouaddaïens de l’UFDD qui quittent l’Alliance pour former l’Union des forces pour le changement et la démocratie (UFCD) avec d’autres Ouaddaïens membres du RFC. En janvier 2009, le mouvement intègre l’Union des forces de la résistance (UFR).<br>2- «Ethnic Cleansing of Black Libyans», Black Star News, 21 juin 2011 et Wall Street Journal du 21 juin 2011.<br>3- Zineb Dryef, «Libye : Amnesty accuse les rebelles de torture et d’exactions», 16 juin 2011.<br>4- Voir Pascal Chaigneau <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.carnetsdubusiness.com/Les-consequences-africaines-du-conflit-lybien_a455.html" target="_blank">«Les conséquences africaines du conflit libyen».</a> <br>5-<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2020/06/07/guerre-de-mercenaires-entre-la-russie-et-la-turquie-en-libye/?fbclid=IwAR0q-BBwSQdcHLTaoKe0te7ybqnAXBhbsbJ0JJGmSjbNL8hGqQuf5hVsHtE" target="_blank"> «Guerre de mercenaires entre la Russie et la Turquie en Libye»</a>. <br>6- Ibid.<br>7- «Combien de millions de personnes ont été tuées dans les guerres américaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001?» dans Les crises, 11/07/2018.</em></p>



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		<title>Libye : La conférence de Berlin a tourné court</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 15:36:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nombreuses palabres, quelques discours, deux petits tours puis s’en vont : convoquée dans l’ambiguïté, hier, dimanche 19 janvier 2020, la conférence de Berlin sur la Libye, a fait «pschitt». Elle s&#8217;est dégonflée comme une baudruche, tout comme les précédentes à Paris, Palerme, Moscou. L’horizon s’assombrit pour les Libyens. Par Hassen Zenati Présentée comme la «tentative...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Conférence-de-Berlin-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-274240"/><figcaption><em>Les protagonistes de la Conférence de Berlin : tout ça pour ça ?</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Nombreuses palabres, quelques discours, deux petits tours puis s’en vont : convoquée dans l’ambiguïté, hier, dimanche 19 janvier 2020, la conférence de Berlin sur la Libye, a fait «pschitt». Elle s&rsquo;est dégonflée comme une baudruche, tout comme les précédentes à Paris, Palerme, Moscou. L’horizon s’assombrit pour les Libyens.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-274230"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Présentée comme la<em> «tentative de la dernière chance»</em> de ramener la paix en Libye, la conférence de Berlin , qui a réuni un impressionnant aréopage de <em>«décideurs»</em>, sous l&rsquo;égide de l’Onu, n’est pas allée plus loin qu’une reprise des vœux pieux déjà émis par les précédentes tentatives de recoller les morceaux entre <em>«frères-ennemis»</em> à Paris, Palerme et tout dernièrement Moscou. Les deux principaux protagonistes: Fayez Sarraj, chef d’un gouvernement d’union (GNA), reconnu par la communauté internationale, mais ne contrôlant que 20% du territoire national, quelques puits de pétrole et un terminal d’exportation, et le Maréchal Khalifa Haftar, chef d’une prétendue <em>«armée nationale»</em>, faite de bric et de broc, mais qui contrôle une grande partie du territoire, ainsi que la plupart des puits de pétrole et des terminaux pétroliers, ont quitté Berlin sans se parler, ni rien signer qui les engage. Ils se sont évités tout le long de la conférence, laissant à leurs second-couteaux le soin de s’étriper dans les couloirs, et à leurs parrains respectifs le rôle de définir la stratégie. <em>«Il est clair qu’on n’a pas réussi pour l’instant à lancer un dialogue sérieux et stable entre eux»</em>, a reconnu quelque peu déçu Sergueï Lavrov, le vieux routier de la diplomatie russe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tout le monde au point de départ </h3>



<p> Finalement, tout le monde s’est retrouvé au point de départ. Les Européens, handicapés par le conflit sourd qui oppose l’Italie à la France, ont délégué en vain la chancelière allemande Angela Merkel, à l’insu de son plein gré, pour tenter de reprendre la situation en main. Ils ont dû se rendre à l’évidence : la solution incombe toujours, sans doute encore pour longtemps, à la Turquie et à la Russie, devenus par le poids de leurs armes les principaux acteurs du théâtre libyen.</p>



<p> Dans la foire diplomatique aux lendemains incertains de Berlin rappelant la Société des Nations de sinistre mémoire, les Américains ont seuls su tirer leur épingle du jeu en lançant un avertissement discret, mais très ferme, contre toute tentative de mettre en péril l’exploitation pétrolière. Pour Washington c’est l’essentiel. Elle classe en effet le conflit libyen dans la catégorie des conflits de <em>«low intensity» </em>(à basse intensité), qui nécessite, certes, une surveillance vigilance, mais ne requiert à ce stade aucune intervention directe. Mais, dans une phase de croissance mondiale ascendante, alors que l’Iran est déjà contraint de réduire sa production d’hydrocarbures sous l’effet des sanctions américaines et européennes, les Etats-Unis ont fait comprendre qu’ils ne toléreraient pas que le pétrole libyen cesse de couler, au risque de freiner la prospérité américaine sur laquelle le président Donald Trump compte beaucoup pour se faire réélire dans moins d’un an. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le pétrole au cœur des convoitises et des craintes</h3>



<p> Quarante huit heures avant l’ouverture de la «Grand Messe» de Berlin, dans un geste que l’on à de la peine à ne pas imaginer synchronisé avec la diplomatie américaine, le Maréchal Haftar avait ordonné le blocage des principaux terminaux pétroliers situés dans la région qu’il contrôle à l’est de la Libye : Brega, Ras Lanouf, Al Sedra et Al Hariga. C’était une façon de montrer ses muscles à ses adversaires et d’exhiber en même temps ses atouts, en donnant aux Américains des arguments sonnants et trébuchants à l’usage de Européens, premiers importateurs de pétrole libyen: s’il devait perdurer, le blocage provoquerait la chute de la production libyenne des deux tiers, de 1,3 million de barils par jour actuellement, à 500.000 bj, et un manque à gagner de 55 millions de dollars par jour pour la Libye, selon la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC). Cette chute s’accompagnerait fatalement d’une flambée des prix sur le marché européen en particulier. Sans menacer directement  les Etats-Unis, en situation de suffisance depuis qu’ils ont lâché la bride à leurs producteurs de pétrole et de gaz de schiste du Texas et d’ailleurs, elle pourrait, par son impact sur la croissance européenne fragile, l’atteindre indirectement. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le jeu absurde d’une paix improbable</h3>



<p> Autre vœux pieux émis à Berlin : respecter l’embargo sur les armes décrété en 2011 dans le sillage de l’intervention de l’Otan contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi. D’une part parce qu’aucun pays ne reconnaîtra jamais qu’il enfreint l’embargo et d’autre part parce que tous les pays ferment les yeux sur les livraisons clandestines, chacun en faisant autant en faveur de ses partisans. Mais, il n’en fallait pas moins pour proclamer, comme ils n’ont pas manqué de le faire, <em>«qu’il n’y a pas de solution militaire au confit»</em>, et que le Sommet, qui vient de se tenir, nourrit <em>«l’espoir de retrouver le chemin de la paix». </em></p>



<p> Jouant jusqu’à l’absurde, le jeu d’une paix improbable, Fayez Sarraj et Khalifa Haftar ont d’ailleurs chacun accepté, sans se faire aucune d’illusion sur la portée réelle de leur parole, de donner <em>«cinq noms»</em> pour former une <em>«commission militaire» </em>mixte de suivi d’un cessez-le-feu que les participants voudraient<em> «permanent»</em>. En effet, faute de contrôle sérieux, aucun des précédents cessez-le-feu, il y en a eu plusieurs, n’a tenu plus de quelques jours et parfois quelques heures. Mais alors que le chef du GNA a demandé l’envoi d’une<em> «force militaire internationale» </em>sous l’égide de l’Onu avec pour mission de «protéger la population civile», la conférence de Berlin a fait l’impasse sur cette proposition concrète partagée par le représentant de l’Onu, le libanais Ghassane Salamé. </p>



<p> On a aussi compris qu’il n’y aura même pas pour l’instant une commission civile de supervision de l’activité militaire des groupes armées qui aurait pu la freiner. La proposition doit être de nouveau débattue à Bruxelles entre Européens, mais on connaît dores et déjà les grandes réserves de l’Union européenne (UE), en particulier l’Allemagne, sur un déploiement de troupes à l’étranger, alors que la France, enlisée au Mali et fort occupée en Syrie, n’en a plus vraiment les moyens. Reflet sans doute de cette impuissance non-reconnue, Paris exige au préalable que les deux camps rivaux s’engagent au retrait des armes lourdes, de l’artillerie, des avions. Autant dire une hypothèse illusoire, qui permet de botter en touche. </p>



<p> En dehors de tout encadrement, la récente arrivée sur le terrain de militaires turcs, de jihadistes du nord de la Syrie, poussés par Ankara, pour épauler le GAN, la présence soupçonnée de mercenaires russes, aux côtés du Maréchal Haftar, ainsi que l’afflux continu d’armes font craindre le pire : une dégénérescence à terme du conflit jusqu’à embraser l’ensemble des pays voisins, alors que la Libye, plongée dans le chaos depuis 2011, ressemble de plus en plus à la Syrie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le Maghreb, grand perdant de l’enlisement du conflit libyen</h3>



<p> Grande perdante de cette internationalisation rampante du conflit libyen à ses frontières : l’Union du Maghreb arabe (UMA), brille par son absence. La situation risque de lui échapper irrémédiablement. Des quatre pays concernés, seule l’Algérie, rachetée de justesse, a été invitée à la conférence de Berlin, alors que la Tunisie a décliné une invitation qu’elle a jugée «trop tardive», et que le Maroc, qui avait pourtant abrité les négociations et l’accord de Skhirat entre protagonistes libyens en 2015, et la Mauritanie, plus engagée au Mali, ont paradoxalement été ignorés. En revanche, l’Egypte, les Emirats arabes Unis et l’Arabie Saoudite, très engagés aux côtés du Maréchal Haftar, ont eu leur carton d’invitation, faisant pencher la balance vers les Pays du Golfe. </p>



<p> Parlant par la force des choses et à son corps défendant, au nom de ses partenaires de l’UMA, le président Abdelmadjid Tebboune, dont c’était la première sortie internationale depuis son élection à la tête de l’Etat algérien, a de nouveau condamné les interventions étrangères dans le pays mitoyen, et mis en garde contre l’atteinte à sa souveraineté et son démantèlement. Il a aussi proposé Alger pour recevoir une nouvelle conférence entre parties libyennes, destinée à négocier les conditions d’une éventuelle réconciliation nationale et une reconstruction de l&rsquo;Etat failli.</p>



<p> Les Algériens, qui entretiennent depuis toujours des relations étroites avec les dirigeants libyens, tout en marquant leurs réserves à l’égard de l’ingérence turque, et en se méfiant des dérives du Maréchal Haftar, estiment que la partition de ce pays serait une grande catastrophe géopolitique pour toute la région et un facteur d’instabilité aux conséquences incalculables pour le Maghreb et le Sahel. Alger a déjà fait savoir discrètement qu’elle ne tolérerait la présence d’aucune présence militaire extra-régionale à ses frontières. </p>



<p>Ce n’est sans doute pas un hasard que quelques jours avant l’ouverture de la conférence de Berlin, le nouveau chef d&rsquo;état-major de l’armée algérienne (ANP), le général-major Saïd Chengriha, s’est payé une visite d’inspection dans la région militaire limitrophe de la Libye, où il a assisté, en treillis de combat, à un exercice à balles réelles de différentes unités de l’armée algérienne, largement relaté par les média du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur sur la Libye dans Kapitalis : </em></h3>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Mali : L’opération Barkhane recentrée et sa stratégie revue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 09:14:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Burkina-Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Pau, aux pieds des Pyrénées, le 13 janvier 2020, à l’occasion de la réunion du G5 Sahel, Emmanuel Macron a lancé un message assorti d’une menace implicite de retrait, pour faire taire les opposants locaux à l’intervention française au Sahel : la France est au Sahel pour assurer la stabilité et la sécurité, et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/mali-loperation-barkhane-recentree-et-sa-strategie-revue/">Mali : L’opération Barkhane recentrée et sa stratégie revue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau.jpg" alt="" class="wp-image-274052"/><figcaption><em>Réunion du G5 Sahel à Pau: Macron et ses pairs du Sahel.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> De Pau, aux pieds des Pyrénées, le 13 janvier 2020,  à l’occasion de la réunion du G5 Sahel, Emmanuel Macron a lancé un message assorti d’une menace implicite de retrait, pour faire taire les opposants locaux à l’intervention française au Sahel : la France est au Sahel pour assurer la stabilité et la sécurité, et n’a pas d’agenda particulier, a-t-il dit.</em></strong></p>



<p>  Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-274046"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> <em>«Je sais qui est tombé pour la sécurité des Maliens, des Nigériens, des Burkinabé. Des soldats français. Les déclarations que j’ai eu à entendre ces dernières semaines sont indignes. Ils sont combattus avec beaucoup de fermeté par vos dirigeants. Ils servent d’autres intérêts, soit ceux des groupes terroristes, soit ceux d’autre pays qui voudraient voir l’Europe plus loin, parce qu’ils ont d’autres agendas, des agendas de mercenaires </em>(allusion à la présence de plus en plus voyante d’armées privées, mises à la disposition de certaines capitales de la région par la Russie, Ndlr).<em> L’armée française est là pour la sécurité et la stabilité. Je n’ai pas d’autres agendas»</em>, a dit le président français. </p>



<p> Lèvres serrées et visage fermé, Emmanuel Macron, excédé, le geste tranchant, entouré de ses homologues du G-5 Sahel : Idriss Déby (Tchad), Mahamadou Issoufou (Niger), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie), a répondu sans prendre de gants, à l’interpellation d’un journaliste malien qui l’interrogeait sur les oppositions de plus en plus vives affichées par la population contre l’intervention française au Sahel.</p>



<p> Le déploiement des troupes françaises, à la demande du Mali, avait été ordonné par le prédécesseur d’Emmanuel Macron, François Hollande, pour donner un coup d’arrêt à la progression d’une alliance de séparatistes azaoued (touaregs) et de jihadistes islamistes, qui voulaient prendre de force Bamako, après s’être assuré le contrôle du nord du pays. <br> Malgré un accord de paix signé en 2015 entre ces rebelles et le gouvernement central, mais jamais mis en œuvre, de nouveaux groupes armés se sont constitués, puis ont essaimé au centre du Mali, du Burkina Faso et du Niger. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une crise humanitaire imminente</h3>



<p> Le nombre de victimes dans les deux camps, se chiffre désormais en milliers, sans compter les civils qui subissent les dégâts collatéraux de cette guerre asymétrique, menée aussi par des trafiquants de drogue et des trafiquants d’être humains parmi les innombrables migrants traversant la zone en quête d’un refuge en Europe. </p>



<p> Outre les migrants, les Organisations non-gouvernementales (ONG) sur le terrain, estiment à plusieurs centaines de milliers le nombre de déplacés internes en 2019, forcées de fuir les combats et les exactions : 500.000 au Burkina Faso, plus de 80.000 au Mali. Ils ont délaissé toute activité, ce qui pourrait être le prélude à une crise humanitaire imminente. Des centaines d’écoles ont été abandonnées dans les trois principaux pays concernés : Mali, Burkina Faso, Niger, laissant sur le carreau plusieurs milliers d’élèves déscolarisés. Depuis le début de son intervention, la France a perdu 41 hommes.</p>



<p> Depuis plusieurs semaines, les remontés du terrain faisaient état d’interrogations diffuses, d’inquiétudes voire de franche hostilité d’un nombre croissant de sceptiques locaux concernant l’opération Barkhane, dont ils attendaient beaucoup pour juguler la poussée terroriste dans leur région, mais dont les résultats, sept ans après, restaient à leurs yeux, peu probants. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une «guerre-éclair» ensablée dans un territoire hostile</h3>



<p> Menée à la hussarde, dans une atmosphère d’euphorie, ponctuée de communiqués de victoire, l’opération, présentée d’abord comme une «guerre-éclair», s’est vite ensablée dans un territoire grand comme l’Europe. Le 10 janvier, la capitale malienne Bamako était de nouveau le théâtre d&rsquo;un rassemblement de plusieurs centaines de manifestants, Place de l’Indépendance, stigmatisant l’intervention militaire française, ainsi que la présence de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) aux cris : <em>«France dégage».</em></p>



<p> Pour Emmanuel Macron, il fallait rapidement <em>«clarifier la situation politique»</em>, en obtenant des cinq pays concernés une déclaration commune soulignant que la France agit à la demande de leurs dirigeants, et légitimer ainsi, ou plus exactement re-légitimer, son intervention au Sahel. Comme l’a indiqué la ministre française des Armées, Florence Parly, il fallait<em> «obtenir des responsables de la région une position nette de ce qu’ils aiment ou n’aiment pas»</em>. Sollicité pour renforcer son soutien aux opérations françaises, l’Allemagne réclamait aussi une telle re-légitimation. Et, c’est avec un soulagement non-feint que le chef de l’Etat français pouvait, à la fin d’un long huis-clos aux pieds des Pyrénées, exhiber d’une déclaration commune dans laquelle les présidents africains exprimaient <em>«leur souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel»</em> et plaidaient pour un «renforcement de la présence internationale» à ses côtés, ce qui correspondait exactement aux vœux de leur hôte. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une révision de la stratégie de Barkhane</h3>



<p> Seule ombre au tableau, l’annonce, en plein sommet de Pau, par les Etats-Unis de sa décision de réduire sa présence miliaire en Afrique, ce qui ne manquera d’avoir son effet sur son engagement au Sahel. Un retrait qui, s’il est confirmé, sera regretté, car la présence américaine était<em> «cruciale»</em> et <em>«offrait des capacités critiques, non-substituables»</em>, notamment en matière de renseignements, se sont empressé à faire valoir les chefs d’Etat, en exprimant leur <em>«reconnaissance à l’appui apporté jusque-là par les Etats-Unis»</em>, et le <em>«souhait» </em>de le voir se poursuivre. Emmanuel Macron a promis qu’il poursuivra ses efforts pour convaincre Donald Trump de rester au Sahel.</p>



<p> Ces professions de foi politiques, se sont accompagnées d’une révision de la stratégie de Barkhane, comprenant son recentrage géographique et une redéfinition de ses objectifs prioritaires. L’opération phare du Sahel sera ainsi insérée dans un nouveau cadre baptisé <em>«Coalition pour le Sahel», </em>rassemblant les pays du G-5 Sahel, la France, ses autres partenaires déjà engagés dans la région, ainsi que les pays qui voudront les rejoindre. La Coalition sera placée sous un<em> «commandement conjoint»</em>, ce qui devrait démultiplier sa réactivité face à un ennemi imprévisible. Son rôle sera de planifier, encadrer et superviser les opérations de Barkhane, des éléments des armées des pays concernés, et pas seulement ceux mis à la disposition de la force conjointe. En clair, elle pourra puiser à sa guise dans le vivier des armées nationales sahéliennes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Empêcher les groupes terroristes de «faire leur beurre»</h3>



<p> Paris a décidé d’envoyer 220 soldats supplémentaires, immédiatement opérationnels, pour l’épauler, en attendant l’arrivé d’une<em> «task force» </em>européenne destinée à renforcer les désormais 4.720 militaires français enrôlés dans Barkhane. La force européenne, baptisée d’un nom touareg, Takouba (Sabre), sera formée de forces spéciales, qui s’occuperont de la formation de futurs commandos maliens, nigériens, mauritaniens etc. Les nouvelles unités ainsi réunies doivent se concentrer sur la zone des «trois frontières», aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, d’où sont parties les grandes <em>«razzia»</em> des dernières semaines. Son objectif principal est la destruction des groupes armés de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), qui sont les plus structurés et les mieux armés, et dont la proximité des groupes armés libyens en font un gibier redoutable, difficilement saisissable. Ainsi réaménagé, le dispositif sera musclé par un contingent tchadien et une montée en puissance de troupes de l’Onu au nord du Mali, à Kidal, accompagné d’un retour sur place de l’armée malienne chassée par les terroristes.</p>



<p> En première ligne contre le terrorisme en Afrique – nourris de plus en plus par les résidus de Daech au Proche-Orient – les pays du G-5 Sahel figurent parmi les plus pauvres du monde. Ils manquent de tout sur un territoire immense aux trois quart désertique et vivent depuis leur indépendance des crises politiques récurrentes alimentées par des clivages entre communautés et ethnies. C’est en s’insérant dans ces conflits que les groupes terroristes parviennent à <em>«faire leur beurre».</em> L&rsquo;un des quatre piliers de la nouvelle stratégie Barkhane est précisément de rétablir l&rsquo;autorité des Etats sur leur territoire et de leur permettre d&rsquo;y exercer leur pleine souveraineté.   </p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Zvw75aAsnu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/">France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/embed/#?secret=nXLzEuksFq#?secret=Zvw75aAsnu" data-secret="Zvw75aAsnu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Face aux coups de boutoir des jihadistes, le G-5 Sahel se rebiffe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/20/face-aux-coups-de-boutoir-des-jihadistes-le-g-5-sahel-se-rebiffe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2019 11:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina-Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[opération Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attendus à Pau (sud de la France), c’est devant les tombes de 71 soldats nigériens tombés, sous les balles des «jihadistes» que les chefs d’Etat du G-5 Sahel se sont réunis à Niamey pour clamer leur angoisse devant l’évolution de la situation et appeler au secours. Plus qu’un symbole. Par Hassen Zenati En ce dimanche...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/G5-Sahel-Niamey-15-dec-2019.jpg" alt="" class="wp-image-266145"/><figcaption><em>Dépouilles des 71 soldats victimes de la tuerie d’Inates (nord-ouest du Niger).</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Attendus à Pau (sud de la France), c’est devant les tombes de 71 soldats nigériens tombés,  sous les balles des «jihadistes» que les chefs d’Etat du G-5 Sahel se sont réunis à Niamey pour clamer leur angoisse devant l’évolution de la situation et appeler au secours. Plus qu’un symbole. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-266141"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> En ce dimanche 15 décembre 2019, à Niamey, au Niger, ils étaient tous là, les mains tournées vers le ciel dans une <em>«fatiha»</em> (ouverture du Coran) recueillie devant 71 tombes de soldats victimes l’avant-veille de la tuerie d’Inates (nord-ouest du Niger) perpétrée par des groupes jihadistes, suivie d’une minute de silence, qui semblait s’éterniser dans une ambiance lourde de reproches et de malentendus. </p>



<p> Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Mahamadou Issoufou (Niger), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie) et Idriss Déby Itno (Tchad) auraient dû se trouver à Pau (sud de la France), le lendemain 16 décembre, où ils avaient été invités par le président français Emmanuel Macron, qui voulait <em>«clarifier leur position» </em>à l’égard de l’intervention militaire française connue sous le nom de code de Barkhane, au lendemain de la mort de treize soldats français dans ce qui avait été présenté comme un accident d’hélicoptère dans le ciel malien.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/G5-SAHEL-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-266147" width="500"/><figcaption><em>Les chefs d&rsquo;Etat des 5 pays du Sahel attendent plus de soutien face aux groupes jihadistes.  </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> La responsabilité occidentale dans le chaos au Sahel</h3>



<p> Mais, le ton employé par le chef de l’état français, reçu comme une <em>«convocation»</em> plus qu’une<em> «invitation»</em> entre pairs, et le fait qu’ils aient découvert l’information dans la presse, au lieu qu’elle fasse l’objet d’un courrier officiel comme l’exige le protocole, les a tellement agacés qu’ils se sont rebiffés, contraignant Paris à reporter le sommet prévu au 13 janvier 2020, et à se résigner à voir les cinq intéressés se réunir pour se concerter au préalable entre eux sans témoin. Les présidents ouest-africains tenaient par ailleurs à exprimer in situ leur solidarité au Niger en deuil. Ils se sont quittés en appelant la communauté internationale à<em> «renforcer son soutien»</em> à leurs pays confrontés à une menace terroriste persistante, et en redemandant à l’Onu de renforcer le mandat de sa force militaire conjointe et de celui de la Minusma, dont les pouvoirs et les moyens restent limités, selon eux. Ils ont également «réitéré leur volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer la coordination entre la force conjointe, les forces nationales et les forces internationales alliées», et prévenir ainsi le <em>«chaos» </em>qui, selon eux, se profile dans la région depuis l’intervention militaire occidentale en Libye et la chute du régime de Mouammar Kadhafi.</p>



<p> Autant de points qui figureront aussi à l’ordre du jour de la conférence de Pau, une ville des Pyrénées Atlantiques, qui été choisie symboliquement parce qu’elle abrite le 5e Régiment d’hélicoptères de combat (RHC), dont venaient sept des treize soldats français tués au Mali.</p>



<p> Selon Paris, ce sommet franco-africain <em>«aura pour objectif de réévaluer le cadre et les objectifs de l’engagement français au Sahel. Il permettra également de poser les bases d’un soutien international accru aux pays du Sahel»</em>. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, le président du Conseil européen, Charles Michel, le vice-président de la Commission européenne et Haut-représentant pour les Affaires étrangères, Josep Borrel, y ont également été conviés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La France se sent plus en plus seule au Mali</h3>



<p> Arrivée en fanfare pour une intervention qui ne devait durer que quelques mois, la France se sent plus en plus seule au Mali, au seuil de l’enlisement, alors que la <em>«zone jihadiste»</em> ne cesse de s’étendre, alimentée en hommes et en armes à partir de la Libye, transformée en sanctuaire et en marché à ciel ouvert pour l’acquisition des arsenaux de matériels soviétiques laissés à l’abandon par l’armée libyenne à la dérive. Les groupes jihadistes y sont adossés à des passeurs et des trafiquants de tout acabit, notamment d’êtres humains vers l’Europe.</p>



<p> Alors que les attaques jihadistes se font plus fréquentes et plus meurtrières, le président Macron doit tenir compte d’une défiance accrue à l’égard de la France, non seulement parmi la population, mais aussi au plus haut niveau des états. Le ministre de la Défense du Burkina Faso s’est ainsi demandé à voix haute si Paris n’a pas d’agenda caché au Sahel, qui va, selon lui, au-delà de sa mission affichée de lutte anti-terroriste. </p>



<p> Les 4.500 soldats français de la force Barkhane, épaulés ponctuellement par les Américains et les Britanniques, ne suffisent plus à la tâche dans un territoire désertique grand comme cinq fois la France, où les jihadistes ciblent en priorité le maillon faible de la chaîne : les armées locales, mal équipées, peu entraînées et mal protégées. Ces attaques se concentrent dans la zone dite des <em>«trois frontières»</em>, où se rencontrent sans délimitation physique visible, les territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Elles sont menées par trois groupes identifiés, dont le plus visible est l’Organisation de l’Etat islamique Daech au Grande Sahara (EIGS). </p>



<p> Au cours du second semestre, les principaux assauts ont fait, en novembre, 49 tués dans l’attaque contre la garnison d’Indelimane (Mali), 38 morts, en octobre, à Boulikessi (Burkina Faso), et 24 morts, en août, dans une attaque contre la base de Koutougou, près de la frontière malienne. Le sous-secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique, Bintou Keita, indique que le Burkina Faso a enregistré 489 incidents opposant groupes armés et forces régulières, contre 150 à la même période en 2018, tandis que le Niger connaissait 118 attaques, contre 69 en 2018. Chassés en 2012 des trois grandes villes du nord du Mali, Tombouctou, Gao et Kidal, certains groupes islamistes y sont revenus en force. Ils se sont ré-enracinés localement et y appliquent une gouvernance de l’ombre à coup d’oukases religieux. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pour Macron, l’heure n’est pas au repli stratégique au Sahel</h3>



<p> Lancé dans l’euphorie, le G5 Sahel n’est pas parvenu à s’imposer comme force capable de garantir la stabilité dans la région. La coordination opérationnelle souhaitée avec les forces étrangères sur le terrain s’est avérée laborieuse, sinon impossible à cause d’une disparité évidente de niveaux de formation et d’équipement. L’interopérabilité est nulle, selon les experts. Les financements promis font encore défaut. Plusieurs pays de l’Union européenne qui ont promis 414 millions de dollars traînent les pieds, l’Arabie saoudite s’est désistée, invoquant ses lourdes charges au Yémen. </p>



<p> C’est ce qui explique les coups de gueule successifs poussées par Emmanuel Macron, contre l’Allemagne, d’abord, et tout dernièrement contre l’Otan, décrit tout récemment comme une organisation<em> «en état de mort cérébrale»</em>, insensible aux souffrances endurées par les armées françaises. Au nom de la sécurité de l’Europe, il les appelle en renfort au risque de se laisser déborder par des groupes très mobiles, de plus en plus aguerris et de mieux équipés. Une <em>«brigade européenne»</em> de forces spéciales d’une dizaine de pays viendrait ainsi rompre l’isolement des troupes françaises. Pour Macron, en effet, l’heure n’est pas au repli stratégique au Sahel, malgré la lourdeur du fardeau, les coups reçus et les polémiques récurrentes que l’opération<em> «précipitée»</em>, selon ses adversaires, ordonnée par son prédécesseur Français Hollande, suscite dans la classe politique, et jusqu’au sein de sa propre majorité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



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		<title>Vidéo des jihadistes présentée comme filmée en Tunisie : Et si « France TV Info » s&#8217;est laissée manipuler ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2019 13:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vidéo attribuée à l&#8217;organisation terroriste de l&#8217;Etat islamique (Daech), diffusée sur les réseaux sociaux, mercredi 17 juillet 2019, et présentée par « France TV Info » comme filmée à Kairouan, en Tunisie, n&#8217;a pas encore été authentifiée par les autorités tunisiennes. L&#8217;alarmisme de nos collègues français est pour le moins déplacé. Par Yüsra Nemlaghi « France TV...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/19/video-des-jihadistes-presentee-comme-filmee-en-tunisie-et-si-france-tv-info-sest-laissee-manipuler/">Vidéo des jihadistes présentée comme filmée en Tunisie : Et si « France TV Info » s&rsquo;est laissée manipuler ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Video-Daech-teroristes-Kairouan-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-226483"/></figure>



<p> <strong><em>L</em></strong><em style="font-weight: bold;">a vidéo </em><strong><em>attribuée à l&rsquo;organisation terroriste de l&rsquo;Etat islamique (Daech)</em></strong>, <em style="font-weight: bold;">diffusée </em><strong><em>sur les réseaux sociaux, mercredi 17 juillet 2019, et présentée par « France TV Info »</em></strong> <strong><em>comme filmée à Kairouan, en Tunisie, </em></strong><strong><em>n&rsquo;a pas encore été authentifiée par les autorités tunisiennes. L&rsquo;alarmisme de nos collègues français est pour le moins déplacé. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Yüsra Nemlaghi</strong></p>



<span id="more-226475"></span>



<p>« <em>France TV Info</em> » n&rsquo;a pas trop cherché à vérifier l&rsquo;information sur laquelle elle a fondé un article faisant feu de tout bois, en affirmant que les touristes sont en danger en Tunisie, qui plus est en plein haute saison estivale. Les amateurs de la théorie du complot trouveront là du grain à moudre. </p>



<p>Au mieux, il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladresse, au pire c&rsquo;est carrément de la manipulation de l&rsquo;opinion, car le journaliste de « <em>France TV Info</em> » alerte sur de nouveaux attentats en Tunisie, qui plus est viseraient des touristes. </p>



<p>Or, dans la vidéo partagée dans cet article, et initialement diffusée par Wassim Nasr, journaliste France 24, les hommes cagoulés et portant des armes de type kalachnikov, en train de faire allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi, n&rsquo;ont pas parlé (du moins dans la vidéo diffusée) d&rsquo;attaque contre les touristes, mais contre les<em> « kouffar »,</em> c&rsquo;est-à-dire les <em>« infidèles »</em>, terme qui désigne dans leur logorrhée les musulmans ne suivant pas leur idéologie, mais surtout leurs principaux ennemis, les militaires et les policiers. Ce sont d&rsquo;ailleurs ces derniers qui ont été la cible des dernières attaques terroristes en Tunisie, le 27 juin dernier, au centre-ville de Tunis. Et pas des touristes&#8230; </p>



<p>Interrogé à ce propos par Kapitalis, le porte-parole du ministère de l&rsquo;Intérieur, Khaled Hayouni, en poste depuis lundi dernier, a réitéré son appel aux journalistes à se conformer aux voies officielles avant de diffuser les informations non vérifiées, au risque de semer inutilement la panique parmi les citoyens.</p>



<p> Les unités spéciales relevant du ministère de l&rsquo;Intérieur sont plus à même de vérifier l&rsquo;authenticité de la vidéo et d&rsquo;agir en conséquence, a-t-il expliqué.  </p>



<p>En diffusant une vidéo émanant d&rsquo;une organisation terroriste avant même son authentification et en la faisant dire ce qu&rsquo;elle ne dit pas, nos collègues français ont commis une double faute professionnelle: ils ont bidonné (et c&rsquo;est le cas de le dire) et participé (à l&rsquo;insu de leur plein gré) à la diffusion de la propagande des jihadistes, dont ils se font les porte-voix ?</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7CdYFokGpF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/27/apres-lattaque-kamikaze-la-vie-a-repris-son-cours-normal-au-centre-ville-de-tunis/">Après l’attaque kamikaze, la  vie a repris son cours normal au centre-ville de Tunis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après l’attaque kamikaze, la  vie a repris son cours normal au centre-ville de Tunis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/27/apres-lattaque-kamikaze-la-vie-a-repris-son-cours-normal-au-centre-ville-de-tunis/embed/#?secret=GYS4hD8zZU#?secret=7CdYFokGpF" data-secret="7CdYFokGpF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OfczusyBsN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/27/identite-du-policier-tombe-en-martyr-dans-lattaque-kamikaze-au-centre-ville-de-tunis/">Identité du policier tombé en martyr dans l’attaque kamikaze au centre-ville de Tunis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Identité du policier tombé en martyr dans l’attaque kamikaze au centre-ville de Tunis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/27/identite-du-policier-tombe-en-martyr-dans-lattaque-kamikaze-au-centre-ville-de-tunis/embed/#?secret=rHuexYSIZH#?secret=OfczusyBsN" data-secret="OfczusyBsN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/19/video-des-jihadistes-presentee-comme-filmee-en-tunisie-et-si-france-tv-info-sest-laissee-manipuler/">Vidéo des jihadistes présentée comme filmée en Tunisie : Et si « France TV Info » s&rsquo;est laissée manipuler ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunis : Arrêté à Sidi Hassine, un présumé terroriste placé en détention</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/12/tunis-arrete-a-sidi-hassine-un-presume-terroriste-place-en-detention/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 15:47:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[bombe]]></category>
		<category><![CDATA[El-Gorjani]]></category>
		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[pôle antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[zones de conflits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ph. d&#8217;archives. La justice a ordonné un mandat de dépôt à l’encontre d’un présumé terroriste soupçonné d&#8217;être lié à des jihadistes dans les zones de conflits. Il serait en train de préparer un attentat à la bombe en Tunisie. Une enquête menée par l’unité nationale d&#8217;investigations dans les crimes terroristes et la direction générale des services...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-147558" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Jendouba-arrestation-takfiriste-violence.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ph. d&rsquo;archives.</em></p>
<p><em><strong>La justice a ordonné un mandat de dépôt à l’encontre d’un présumé terroriste soupçonné d&rsquo;être lié à des jihadistes dans les zones de conflits. Il serait en train de préparer un attentat à la bombe en Tunisie.</strong></em><span id="more-206507"></span></p>
<p>Une enquête menée par l’unité nationale d&rsquo;investigations dans les crimes terroristes et la direction générale des services spécialisés d&rsquo;El Gorjani a permis l’arrestation de ce dangereux terroriste, précise le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié aujourd’hui, vendredi 12 avril 2019.</p>
<p>Selon la même sources, le suspect aurait réussi à fabriquer une bombe à activation à distance, avec l’aide des terroristes avec qui il était en contact. Il allai l&rsquo;utiliser, prochainement, dans une attaque dans le pays, assure-t-on.</p>
<p>Le pôle judiciaire antiterroriste a entendu le suspect et ordonné un mandat de dépôt à son encontre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/12/tunis-arrete-a-sidi-hassine-un-presume-terroriste-place-en-detention/">Tunis : Arrêté à Sidi Hassine, un présumé terroriste placé en détention</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Siliana : Arrestation d’une salafiste suspectée de lien avec des terroristes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/29/siliana-arrestation-dune-salafiste-suspectee-de-lien-avec-des-terroristes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2019 18:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[Laouina]]></category>
		<category><![CDATA[montagnes]]></category>
		<category><![CDATA[salafiste]]></category>
		<category><![CDATA[sécuritaires]]></category>
		<category><![CDATA[Siliana]]></category>
		<category><![CDATA[terroriste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le procureur de la république a ordonné aujourd’hui, vendredi 29 mars 2019, la mise en détention d’une extrémiste religieuse, arrêtée hier, à Siliana, pour suspicions de liens avec des terroristes. Une enquête menée par la brigade d&#8217;investigation et des recherches relevant de la garde nationale a permis l’arrestation de cette jeune femme de 28 ans,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/29/siliana-arrestation-dune-salafiste-suspectee-de-lien-avec-des-terroristes/">Siliana : Arrestation d’une salafiste suspectée de lien avec des terroristes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-86498" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Niqab.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le procureur de la république a ordonné aujourd’hui, vendredi 29 mars 2019, la mise en détention d’une extrémiste religieuse, arrêtée hier, à Siliana, pour suspicions de liens avec des terroristes.</strong></em><span id="more-204253"></span></p>
<p>Une enquête menée par la brigade d&rsquo;investigation et des recherches relevant de la garde nationale a permis l’arrestation de cette jeune femme de 28 ans, faisant l’objet d’un mandat de recherche émis par la brigade antiterroriste de Laouina (Tunis).</p>
<p>Elle est suspectée de s&rsquo;être rendue plusieurs fois dans les  hauteurs de la région, où elle aurait été en contact avec des jihadistes retranchés dans les montagnes, pour leur apporter de l’aide logistique et leur fournir des informations sur les déplacements des sécuritaires de la région.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/29/siliana-arrestation-dune-salafiste-suspectee-de-lien-avec-des-terroristes/">Siliana : Arrestation d’une salafiste suspectée de lien avec des terroristes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Opération antiterroriste à Salloum : Des armes et des explosifs saisis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/20/operation-antiterroriste-a-salloum-des-armes-et-des-explosifs-saisis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 09:50:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Isis]]></category>
		<category><![CDATA[Jebel Salloum]]></category>
		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[kalachnikovs]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<category><![CDATA[terroriste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des Kalachnikovs, des munitions, des grenades, des ceintures explosives et une quantité de produits explosifs ont été saisis hier soir, mardi 19 mars 2019, à Jebel Salloum (Kasserine), lors de l’opération antiterroriste menée par les unités spéciales de la garde nationale (GN). Les ceintures explosives ont été désamorcées, précise le colonel Houssemeddine Jebabli, porte-parole de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/20/operation-antiterroriste-a-salloum-des-armes-et-des-explosifs-saisis/">Opération antiterroriste à Salloum : Des armes et des explosifs saisis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203015" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Salloum-terroristes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Des Kalachnikovs, des munitions, des grenades, des ceintures explosives et une quantité de produits explosifs ont été saisis hier soir, mardi 19 mars 2019, à Jebel Salloum (Kasserine), lors de l’opération antiterroriste menée par les unités spéciales de la garde nationale (GN).</strong></em><span id="more-203011"></span></p>
<p>Les ceintures explosives ont été désamorcées, précise le colonel Houssemeddine Jebabli, porte-parole de la GN, en rappelant que 3 dangereux jihadistes du groupe Junud Al-Khilafah, affilié à l’organisation terroriste de l&rsquo;Etat islamique (Daêch), ont été abattus au cours d’une opération menée au terme d&rsquo;une enquête ayant duré plus de 2 mois.</p>
<p>Aucun agent n’a été blessé lors de cette opération au cours de laquelle il y a eu des échanges nourris de coups de feu qui ont duré plusieurs heures.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e3RUXJ0Wng"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/19/kasserine-des-terroristes-abattus-a-jebel-salloum/">Kasserine : Des terroristes abattus à Jebel Salloum</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kasserine : Des terroristes abattus à Jebel Salloum » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/19/kasserine-des-terroristes-abattus-a-jebel-salloum/embed/#?secret=mYEvdg67le#?secret=e3RUXJ0Wng" data-secret="e3RUXJ0Wng" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/20/operation-antiterroriste-a-salloum-des-armes-et-des-explosifs-saisis/">Opération antiterroriste à Salloum : Des armes et des explosifs saisis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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