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	<title>Archives des libre circulation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des libre circulation - Kapitalis</title>
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		<title>Coronavirus : La mondialisation détricotée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De quarantaine en restriction de libre circulation, de suspension de vols en fermeture de frontières, le coronavirus est-il en train de sonner le glas de la mondialisation en provoquant son dé-tricotage par petites touches après quarante ans d’une expansion triomphale à travers la planète ? C’est la sourde inquiétude qui commence à monter du monde...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Coronavirus-Mondialisation.jpg" alt="" class="wp-image-284114"/></figure>



<p><strong><em> De quarantaine en restriction de libre circulation, de suspension de vols en fermeture de frontières, le coronavirus est-il en train de sonner le glas de la mondialisation en provoquant son dé-tricotage par petites touches après quarante ans d’une expansion triomphale à travers la planète ? C’est la sourde inquiétude qui commence à monter du monde des affaires et que traduisent les bourses par leur recul.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-284112"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Et si de quarantaine en restriction de libre circulation, de suspension de vols en fermeture de frontières tout devait s’arrêter à cause d’un virus capricieux et imprenable, en cavalcade à travers les continents, qui mute plus vite que son ombre? C’est la vision de cauchemar qui hante aujourd&rsquo;hui les <em>«décideurs»</em> à travers le monde, qui pourraient s’avérer impuissants à juguler les effets de l’épidémie. Les inquiétudes sont d’autant plus vives que personne n’a sous les yeux une carte fiable de l’expansion de la<em> «bête»</em> et que chacun soupçonne que les autorités chargées de la traquer ne font état que de la partie visible de l’iceberg. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Plus de 81.000 contaminations et 2.761 morts recensées dans le monde</h3>



<p> Après plus de trois semaines de valse-hésitation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vient de reconnaître que le <em>«monde n’est tout simplement pas prêt»</em> à faire face à la pandémie. Devenue certaine, elle atteint une quarantaine de pays au moins répartis sur plusieurs continents. Bruce Aylward, l’expert qui dirige la mission conjointe OMS-Chine, a dans la foulée averti les dirigeants chinois qu’ils doivent «<em>être prêts à gérer l’épidémie à une plus grande échelle, et que cela doit être fait rapidement».</em></p>



<p> Malgré des progrès reconnus dans la communication officielle depuis le déclenchement de l’épidémie dans la province de Wuhan, bastion de l’industrie automobile, Pékin est toujours soupçonné de dissimuler des données, dont la divulgation risque de salir l’image du régime. La transparence relative constatée est survenue à la suite de plusieurs limogeages au sommet des provinces et de l’Etat, de responsables accusés, comme à l’accoutumée, d’avoir soit réagi mollement à la progression de la maladie, soit d’avoir caché des données essentielles à leurs dirigeants plus haut placés, ce qui exonère de facto ces derniers.</p>



<p> Depuis décembre, selon le dernier bilan officiel de l’OMS, plus de 81.000 contaminations et 2.761 morts ont été recensées dans le monde, la plupart en Chine : 2 718 morts. Mais, l’épidémie semble avoir atteint un pic dans ce pays, où selon les autorités 29 nouveaux décès <em>«seulement»</em> ont été enregistrés en vingt-quatre heures jeudi (contre 52, mercredi), le plus faible nombre en près d’un mois. </p>



<p> Dans le monde, le virus, rebaptisé Covid-19, dont on ne connaît toujours pas le mode de transmission, continue à se propager. Il concerne désormais environ 40 pays. L’un des pays les plus affectés est l’Italie, qui a décrété des mesures draconiennes pour faire face au fléau dans les zones contaminées, dont la Lombardie et la Vénétie, qui comptabilisent 12 décès et 345 des 424 cas recensés jusqu’à présent dans le pays. Il s’agit de deux régions vitales pour l’économie transalpine, qui  se trouve depuis plusieurs mois dans une mauvaise passe. </p>



<p> Alors que la Russie a bouclé ses frontières avec le reste de l’Asie, l’Iran a annoncé le bilan (15 morts) le plus lourd de l’épidémie après celui de la Chine. Cruelle ironie, parmi les personnes atteintes figure le ministre de la Santé, Iraj Harirchi, qu’on a vu souffrant, en proie à une forte fièvre, s’épongeant le front lors d’une conférence de presse.</p>



<p> Aux Etats-Unis, Donald Trump a chargé son vice-président Micke Pence de coordonner la lutte contre le virus, en multipliant les déclarations rassurantes. Optimisme ou déni, il suggère que la situation est sous contrôle. Les risques de propagation sont<em> «très faibles»</em>, a-t-il affirmé, dénombrant 15 cas détectés, auxquels s’ajoutent 45 cas parmi les rapatriés de Chine et du paquebot Diamond Princess.<em> «Avec tout le monde qui vient aux Etats-Unis, 15 cas seulement, c’est vraiment bien»,</em> s’est-il félicité. Il a tempéré son optimisme en ajoutant: <em>«Je pense qu’il y a un risque que la situation empire. Mais rien n’est inévitable»</em>. Cependant, dans le pays, la peur d’une propagation de l’épidémie gagne, malgré ces propos rassurants.</p>



<p> En Afrique plane une grande incertitude, nourrie par un manque flagrant de données et la crainte d’une impréparation du continent pour faire face à la crise. L’Algérie et l’Egypte sont les seuls à avoir annoncé un cas de contamination chacun sur son territoire et pris des mesures sévères contre la propagation du virus. L’Afrique du sud, le Nigeria et l’Ethiopie feraient partie des pays vulnérables, en plus du Maroc, du Soudan, de l’Angola, de la Tanzanie, du Ghana et du Kenya. L’alerte est certes maximale sur le continent, mais une pneumonie virale à grande échelle serait difficile à juguler à cause de systèmes de santé défaillants : faibles capacités de dépistage, manque de kits de détection, manque de masques et d’appareils d’assistance respiratoire, manque de locaux pour l’isolement des personnes atteintes, notamment.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pour la mondialisation, le retour de bâton est brutal</h3>



<p> La progression rapide de l’épidémie a ravivé les accusations qui pèsent sur la mondialisation entamée par une dérégulation tous azimuts. Avec la libre circulation des capitaux et le libre-échange, la libre circulation des personnes en est l’un des trois piliers. À l’origine de «l’âge d’or» de la mondialisation avec l’explosion durant les trente dernières années, des déplacements d’affaires, du tourisme et des migrations, elle est tenue désormais pour être la cause de l’expansion rapide de l’épidémie dans le monde. Le retour de bâton est brutal pour ces divers secteurs. Les 290 compagnies de l’Association internationale du transport aérien anticipent une perte de 30 milliards de dollars sur l’année en cours. Dans le tourisme, avec la Chine, principal réservoir mondial (150 millions de départs), faisant défaut, les opérateurs internationaux se préparent à une <em>«année noire»</em>. Depuis le 26 janvier, la Chine a en effet suspendu les circuits organisés et déconseillé fermement à ses ressortissants de voyager à l’étranger. Etats-Unis, France, Grande Bretagne ont de leur côté recommandé à leurs ressortissants de na pas se rendre en Chine. </p>



<p><em> «S’il est encore trop tôt pour estimer l’impact financier du coronavirus sur notre secteur, nous savons qu’il sera très lourd par rapport aux précédentes épidémies»,</em> indique Jamie Wortley, du World Travel and Tourism Council (WTTC), qui réunit les principales entreprises du tourisme mondial.</p>



<p> Ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Car la partie encore cachée concerne la circulation des marchandises. La Chine représente aujourd’hui 35% du commerce mondial, contre 1% il y a quinze ans, et plus de 20% de la production industrielle de la planète. C’est<em> «l’atelier du monde».</em> Il est au cœur d’innombrables chaînes de valeurs d’une incroyable complexité, comptant des centaines de milliers de sous-traitants, qui ont récupéré à leur profit, grâce à leurs bas coûts salariaux, le mouvement de délocalisation qui a été le marqueur de la mondialisation dans les années 1970. </p>



<p> Or cet écosystème est depuis fin janvier quasiment en panne à cause de la crise sanitaire du coronavirus, qualifiée de <em>«plus grave urgence sanitaire qui frappe la Chine depuis la fondation du régime communiste en 1949», </em>par le président Xi Jinping. En Europe et aux Etats-Unis, principaux clients du système délocalisé, la pénurie des pièces menace. </p>



<p> Des <em>«décideurs»</em> heureux jusque-là d’avoir trouvé en Chine des sous-fabriquant à bas coûts, améliorant ainsi leur compétitivité sur un marché mondialisé très concurrentiel, s’aperçoivent, à la faveur de l’épidémie, qu’ils en sont lourdement dépendants dans des domaines stratégiques comme le médicament, dont la Chine produit au moins 60% des princeps. Le N°1 de l’industrie pharmaceutique européenne, Sanofi, refusant de prendre le moindre risque sur ses marchés, vient d’annoncer un repli partiel sur ses bases françaises et européennes. Avant la crise du coronavirus les télécommunications étaient déjà sous la loupe de la critique, en raison du pouvoir qu’elle met dans les mains du chinois Huawei, en tête des détenteurs de la technologie 5G.</p>



<p> Les critiques fusent. Certains sont tentés de brûler la <em>«mondialisation heureuse»</em> qu’ils célébraient hier. Ils se rendent compte qu’en plus de leur dépendance à l’égard d’un pays politiquement fermé, qui aspire à jouer les premiers rôles sur l’arène internationale, en matière d’emploi, de recul des inégalités et de lutte contre la pauvreté, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs, et se demandent s’il ne faut pas changer de cap. Le reflux n’est sans doute imminent, mais le doute sur  les bienfaits de la mondialisation est désormais permis.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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		<title>Bloc-notes : Il est impératif de reporter les élections!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 10:06:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cour constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[libre circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des voix appellent à reporter les élections; à quelle fin donc? Au-delà des évidents intérêts partisans chez certains, il est bien un intérêt majeur au report qui est d’arrêter de desservir la démocratie qu’on prétend pour ce pays. Par Farhat Othman * Si l’on veut honnêtement servir la cause d’une Tunisie sérieusement démocratique, l’impératif catégorique...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/elections-tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-141541"/></figure>



<p><b><i>Des voix appellent à reporter les élections; à quelle fin donc? Au-delà des évidents intérêts partisans chez certains, il est bien un intérêt majeur au report qui est d’arrêter de desservir la démocratie qu’on prétend pour ce pays. </i></b><br></p>



<p> Par <strong>Farhat Othman</strong> * <br></p>



<span id="more-212671"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" class="wp-image-80097"/></figure></div>



<p> Si l’on veut honnêtement servir la cause d’une Tunisie sérieusement démocratique, l’impératif catégorique est de surseoir sans plus tarder aux échéances électorales afin de s’acquitter au plus vite de l’essentiel : la mise en place de ce qui est de nature à garantir l’aboutissement du processus devant donner naissance à un véritable État de droit et non simulé comme c’est le cas à ce jour.<br></p>



<p> Car il ne suffit pas d’organiser les élections à leur date prévue par la constitution pour transformer le pays en démocratie, celle-ci étant dans les lois justes; or, celles en vigueur sont l’héritage préservé de la dictature. </p>



<p>Aussi, l’achèvement de la réforme législative doit tout primer, avec l’installation notamment de la Cour constitutionnelle. C’est le respect de la date limite, dépassée depuis longtemps, fixée par la Constitution à l’installation de la Cour qu’il importe de respecter en premier. Et tout doit militer pour cette fatale issue, sauf à privilégier les intérêts privés et partisans à ceux de la patrie, qui seuls doivent compter. D’autant plus que la Tunisie court non seulement de graves dangers, mais est victime aussi d’appétits voraces tant au niveau national qu’international, se manifestant aussi bien sur le plan juridique qu’éthique. <br></p>



<p> Y a-t-il donc des patriotes pour oser sauver en ce pays ce qu’il reste à sauvegarder d’un processus démocratique fortement compromis, le faisant aller à une catastrophe programmée? En premier, cela impose d’arrêter de violer la Constitution en simulant sans nulle honte son respect et de songer enfin aux vrais intérêts du peuple, non pas à ceux de qui en profitent.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Du respect de la Constitution<br></h3>



<p> La Constitution ayant eu pour objectif de transformer la Tunisie en un État de droit, cela suppose que la juste parole de vérité soit traduite dans les faits relativement à tout ce qui concerne la vie des citoyens. Or, nombre de zones d’ombres demeurent soigneusement occultées, et on peut en comprendre les motivations. Toutefois, à défaut de faire la vérité sur les conditions et les implications de l’arrivée des islamistes au pouvoir, des soupçons quant à leurs responsabilités dans l’envoi des jihadistes en Syrie, les assassinats politiques, les documents officiels falsifiés, dont des cartes nationales d’identité, et conséquemment les listes électorales, on ne peut comprendre que l’on se retienne d’agir, pour le moins, à abolir les lois scélérates de la dictature qui continuent à brimer le peuple comme si le régime déchu était encore en place; et il l’est bien au travers de sa législation maintenue en vigueur!<br></p>



<p> Outre la suspension de l’application pure et simple des textes les plus scélérats, dont nombre de circulaires illégales, et les pratiques récurrentes de violations flagrantes des libertés individuelles et de l’intimité de la vie privée des citoyens, l’aboutissement de la réforme législative en cours ne devrait plus tarder, quitte à l’entamer par paquets, commençant par les pans déjà examinés par la commission ad hoc en ayant la charge. Bien mieux, le parlement, toutes affaires cessantes, devrait entrer en assises urgentes en vue d’entamer une telle réforme absolument impérative pour cesser cette turpitude extrême consistant dans l’application par les juges de la République de lois illégales et illégitimes ayant été abolies d’office par l’entrée en vigueur de la Constitution. <br></p>



<p> Bien évidemment, l’échec de l’installation de la Cour constitutionnelle demeure, au front de nos responsables par trop irresponsables en la matière, une tare suprême, la turpitude des turpitudes; c’est même une forfaiture et qu’il importe incontinent de s’employer à s’en laver. <br></p>



<p> C’est d’autant plus impératif que, pertinemment, l’on sait que l’installation de la Cour Constitutionnelle et la décriminalisation des pratiques contraires aux droits humains ainsi qu’aux libertés consacrées par la constitution, ne conviennent pas à la plupart des partis au pouvoir ou songeant d’y être, car cela aura pour conséquence de restreindre leurs accoutumances aux pratiques assidues d’abus auxquels ils se sont habitués. Ce qui aide à la perpétuation de la situation actuelle de non-droit à laquelle le parti islamiste particulièrement tient tant, et ce au prix, si nécessaire, de tous les sacrifices capitalistes possibles pour satisfaire ses soutiens occidentaux en contrepartie de la fermeture de leurs yeux sur les valeurs humanistes dont ils se réclament.<br></p>



<p> C’est bien le fait que le parti religieux n’est pas le seul à jouer une telle carte qui le renforce, tirant avantage de l’attitude similaire de la part de la plupart des autres partis supposés rivaux. Aussi simule-t-on, tous ensemble, le respect de la Constitution quant aux échéances électorales pour échapper à l’autre obligation constitutionnelle, autrement plus importante. Y a-t-il donc de plus grave forfaiture de la part de politiciens, surtout ceux n’arrêtant d’invoquer la morale, et dont le devoir est de servir les intérêts de leurs concitoyens, ne pouvant être dans des élections, mais d’abord dans des lois justes pour tous? D’autant plus que leur pays est victime d’intérêts nationaux et internationaux à l’appétit vorace.  <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une Tunisie victime d’intérêts voraces <br></h3>



<p> Nombre d’intérêts aux appétits terriblement voraces agissent activement en Tunisie même et hors de ses frontières, pour faire de cette terre au peuple paisible et pacifiste une réserve de privilèges sous de trompeuses apparences, tout juste une sous-démocratie, où l’on continue à se servir encore plus et mieux qu’avant. <br></p>



<p> Ce fut l’objet de l’alliance du capitalisme sauvage avec les islamistes intégristes, autorisant les uns et les autres de faire les plus fabuleuses affaires en Tunisie. Dans quel autre pays peut-on donc commercer tous les jours, dimanche et jours fériés compris, et ce jour et nuit, quasiment sans interruption? <br></p>



<p> C’est ce qu’ont permis les islamistes reproduisant la sauvagerie capitaliste par leur interprétation d’une foi islamique défigurée, ayant toute latitude de le faire puisque c’est la monnaie d’échange dans leurs tractations avec l’Occident. Car supposé être le héraut des droits et des valeurs, ce dernier est d’abord matérialiste à outrance, négligeant même les implications du fondement de son libéralisme. Aussi tous les moyens lui sont bons pour faire des affaires, la religion en premier, surtout celle des autres.<br></p>



<p> À n’en point douter, c’est ce qui a primé le plus aux yeux des services américains qui ont permis de mettre à bas la dictature, pourtant à leur service, ouvrant la voie non seulement à leurs alliés islamistes pour accéder au pouvoir et pas uniquement au service de leurs intérêts géostratégiques, dans la région et au Proche Orient, mais surtout pour l’ouverture du pays à leur capitalisme sauvage. Aujourd’hui, ils en sont même à agir en vue de reconduire le stratagème tristement connu sous le nom de compromis entre Nidaa et Ennahdha, cherchant juste une opération de chaises musicales, la substitution du parti du chef du gouvernement à celui du président de la République. <br></p>



<p> Que la Tunisie ne soit perçue que comme un souk n’est pas le propre de nos amis d’outre-Atlantique; c’est le cas aussi du voisin européen qui entend avoir sa part de gâteau tunisien avec sa honteuse initiative de faux libre échange. Pour cela, on ne devrait plus appeler son <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/05/bloc-notes-debaptiser-aleca-en-alecca-pour-un-accord-plus-juste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="projet qu’Alecca (s’ouvre dans un nouvel onglet)">projet qu’Alecca</a>, y imposant la dimension essentielle de la libre circulation humaine, afin de combattre avec ses propres armes l’Union européenne (UE), lui rappelant ce qu’elle ne sait que trop, à savoir qu’il ne peut y avoir de libre échange véritable, et encore moins complet et approfondi, qu’accompagnant une libre circulation humaine. Or, contrairement à ce que l’Europe n’arrête de répéter en paroles dénuées de sens, cela est parfaitement possible, en étant respectueux à la fois des réquisits sécuritaires et des droits humains, avec la solution dont nous avions déjà parlé du visa biométrique de circulation devant devenir la règle des rapports internationaux en se substituant au type actuel du visa devenu criminogène.   <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La Tunisie, dormeuse du val<br></h3>



<p> La Tunisie est face à son destin et ne peut plus se désintéresser de ce que lui mande ce destin. Elle ne peut plus se permettre, par exemple, d’avoir sur le dos, comme elle le fait, l’Onu en s’en prenant à tort à l’un de ses cadres qui entend faire vérité sur ce qui gênerait certains (le fonctionnaire onusien <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/des-fonctionnaires-de-lonu-appellent-a-faire-liberer-leur-collegue-moncef-kortas-detenu-en-tunisie-pour-espionnage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Moncef Kortas  (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Moncef Kortas </a>poursuivi pour espionnage, NDLR). <br></p>



<p> Elle doit stopper aussi sa dérive vers les drames s’enchaînant, tel celui des nourrissons suivi de la tragédie de ces dignes femmes parmi ces gens de peu trimant dur pour survivre, faire vivre leurs familles mais aussi enrichir encore plus de leur misère les profiteurs de l’ancien comme du nouveau régime. <br></p>



<p> Elle doit aussi mettre le holà à la désespérance de toujours de ces jeunes, guère plus que des garçons, mais aussi des filles, qui se jettent de plus en plus à la mer, y préférant la mort à la condition de moins que rien qui est la leur dans un pays devenu une prison, où ils n’ont ni droits ni libertés.   <br></p>



<p> Pourtant, que fait-on? On sommeille, les pauvres dans leur misère et les riches sur leurs privilèges. Ainsi, à l’occasion du ramadan, a-t-on parlé au moins de la vraie piété consistant à respecter son prochain, ne se souciant que de la relation exclusive du croyant avec son Dieu, que l’on mange ou pas en public? Le vrai jeûne n’est-il pas de s’abstenir de la moindre iniquité envers son prochain? Que fait donc le gouvernement dont la responsabilité est de veiller au vivre-ensemble paisible et de promouvoir la saine compréhension d’une foi dévergondée? Est-ce l’islam ? Et bien évidemment, on n’arrête de prêcher la parole de piété, usant de la religion comme de l’opium qu’elle est devenue chez nos profiteurs pour tromper, tel ce patron de média s’improvisant défenseur des pauvres du pays alors qu’il ne fait que violer ses lois (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/04/25/snjt-nabil-karoui-est-responsable-de-la-fermeture-de-nessma-tv/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Nabil Karoui, patron de Nessma TV, (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Nabil Karoui, patron de Nessma TV,</a> Ndlr).     <br></p>



<p> La société civile et les honnêtes politiques doivent se réveiller de leur torpeur en faisant des complices de ce vicieux jeu politicien. Outre la religion à débarrasser de sa fausse interprétation, ils se doivent d’exiger que l’on ne songe pas à organiser les élections avant d’avoir installé la cour constitutionnelle et commencé la réforme législative en suspendant les lois les plus scélérates. Sinon, ces élections ne seront qu’une nouvelle arnaque en une Tunisie dont la majorité, trahie par ses élites, ressemblera à ce pauvre dormeur du val de Rimbaud. En son trou de verdure dont les parfums ne font pas frissonner sa narine, elle dort en effet dans le soleil, la main sur sa poitrine, tranquille, ayant deux trous rouges au côté droit, marque de soumission aux lois d’airain d’une déité sans scrupules appelée capitalislamisme sauvage.   ‬</p>



<p><em>* Ancien diplomate et écrivain.  </em></p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



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		<item>
		<title>Bloc-notes : Débaptiser Aleca en Alecca pour un accord plus juste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2019 10:02:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accord Aleca de libre-échange prétendument complet et approfondi (Aleca) ne l’est nullement, étant en plus injuste. La Tunisie n’a intérêt à le signer qu’en le débaptisant Accord de libre échange et de circulation complet et approfondi (Alecca), y intégrant le libre mouvement humain sous visa biométrique de circulation. Par Farhat Othman * Le réel ayant...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Aleca.jpg" alt="" class="wp-image-19442"/></figure>



<p> <strong><em>L’accord Aleca de libre-échange prétendument complet et approfondi (Aleca) ne l’est nullement, étant en plus injuste. La Tunisie n’a intérêt à le signer qu’en le débaptisant Accord de libre échange et de circulation complet et approfondi (Alecca), y intégrant le libre mouvement humain sous visa biométrique de circulation.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>



<span id="more-211196"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" class="wp-image-80097"/></figure></div>



<p>Le réel ayant ses racines dans l’inconscient humain, c’est l’imaginaire qui conditionne notre vision des choses. Et il est régi par des images mentales qui se révèlent être une clef nécessaire en cas de blocage quelconque au niveau de la conscience, tel celui en vigueur quant aux rapports internationaux.<br></p>



<p> Ceux-ci, déjà déséquilibrés, injustes et obsolètes, ne servent que les intérêts du pays du Nord; or, ils ne sont pas moins présentés comme inévitables, non seulement par ceux qui en profitent, mais aussi leurs victimes, les responsables des pays du Sud. C’est que leur imaginaire est conditionné par les concepts éculés dont on se leurre sur la pertinence, tels ceux de souveraineté ou de frontières. Aussi en fait-on des tabous au bonheur de qui en use et abuse au strict service de ses intérêts propres. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Négociation en forme de reddition<br></h3>



<p> L’exemple le plus typique en la matière est cet accord parfaitement injuste et léonin que l’Union européenne (UE) veut forcer la Tunisie à signer bien que ses retombées négatives pour la Tunisie soient par trop évidentes. <br> Pourtant, ce ne sont pas que ses bénéficiaires, les pays européens, qui agissent à le faire aboutir; certains de nos responsables le font aussi, ne songeant point à leur peuple qui en sera gravement lésé. Ce qui ne fait que confirmer la déconnexion avérée de ces responsables — se révélant être irresponsables — des intérêts de leurs compatriotes qu’ils sont censés servir.<br></p>



<p> C’est le cas de nos négociateurs dudit accord, lesquels s’alignent d’office, contre toute logique, sur les positions de la partie opposée dont ils sont supposés, ne serait-ce que pour le principe de bonne gouvernance de la négociation, ne pas conforter les assertions, mais en contester la validité. Il est ainsi ahurissant d’entendre notre ministre du Commerce,<a rel="noreferrer noopener" aria-label=" Omar Béhi (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank"> Omar Béhi</a>, nous dire tout le bien qu’il pense de cet accord léonin, ne servant que les intérêts européens, tout comme le précédent de 1995 qu’il estime d’ailleurs avoir été favorable à la Tunisie, contrairement à l’avis général et malgré l’absence encore de sa nécessaire évaluation exhaustive qu’on se refuse de faire pour ne pas dire n’importe quoi.<br></p>



<p> Quel plus flagrant alignement avons-nous donc de la part de ce ministre sur les exigences européennes; on aurait dit un négociateur de l’UE! Comment alors lui faire confiance pour négocier avec de telles convictions relevant de la reddition aux positions adverses, dont on ne fait que soigner la forme? N’est-ce pas bien le cas quand M. Béhi, faisant état du <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="«rejet de la société civile et des différents syndicats avec lesquels un dialogue doit être établi», (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank">«rejet de la société civile et des différents syndicats avec lesquels un dialogue doit être établi»,</a></em> affirme la nécessité d’une <em>«bonne communication pour démontrer que l’accord est favorable à la Tunisie </em>(que) <em>personnellement je pense qu’il l’est, comme j’ai toujours pensé que l’accord de 95 l’a été»</em>? <br></p>



<p> Il est vrai qu’on n’est pas à une aberration près, puisque ces négociations ne relèvent pas de la responsabilité directe de la diplomatie tunisienne qui, bien que ronronnant aujourd’hui au rythme de son principal chef, le vieux de Carthage, ne compte pas moins des talents avérés, même si d’aucuns en ont été écartés, auxquels on ne fait pas ou plus appel. Car ils sont bien en mesure de sauver leur honneur aux actuels négociateurs tunisiens, mettant fin à leur honteuse reddition aux thèses européennes, démontrant qu’en l’état l’accord n’est ni complet ni approfondi, sauf dans l’injustice faite à la Tunisie.   <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Accord complet et approfondi dans l’injustice <br></h3>



<p> Il est bien temps pour la Tunisie d’en finir avec une telle démission de ses négociateurs, qu’aggrave la désinformation l’accompagnant de part et d’autre, surtout de la part de la partie la plus forte, l’Union européenne autrement mieux outillée que notre pays, ne lésinant sur aucun moyen pour arracher, vaille que vaille, la conclusion de l’accord scélérat tel qu’il est.  <br></p>



<p> C’est, par exemple, ce que fait l’ambassadeur de France, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Olivier Poivre d’Arvor (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank">Olivier Poivre d’Arvor</a> qui, lors d’un récent débat organisé par la chambre de commerce tuniso-française, a plaidé la cause de cette honte d’Aleca, soulignant la colère de Bruxelles contre les restrictions tunisiennes à l’importation et sa hâte à voir se conclure les négociations d’adhésion à l’accord ainsi qu’elle l’impose. J’emploie bien le verbe peu diplomatique d’imposer, car l’UE estime ne rien devoir changer à sa copie, se prévalant, comme le rappelle d’ailleurs M. <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Olivier Poivre d’Arvor (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/04/aleca-et-marche-africain-au-coeur-des-preoccupations-commerciales-en-tunisie/" target="_blank">Poivre d’Arvor</a>, de sa conviction de faire déjà plus que le maximum avec la Tunisie. Et elle ose même culpabiliser notre pays, ainsi que le fait le diplomate français lorsqu’il affirme: <em>«Nous avons, nous les Européens, un petit sentiment d’incompréhension. Tout laisse à penser que la belle histoire entre l’Europe et la Tunisie peut être gâchée malgré les efforts de l’Europe comme les dons de 300 millions d’euros qui n’existent nulle part…» </em><br></p>



<p> Voilà qui ne laisse nul doute sur les intentions vénales de nos supposés partenaires privilégiés! L’Europe n’a cure de l’injustice que fait l’accord au peuple de Tunisie; elle n’a en bouche que sa manne financière et entend l’utiliser pour imposer son diktat, oubliant du coup ses privilèges exorbitants dans le pays. Comme si notre pays ne doit être qu’un souk où tout peut et doit s’acheter au prétexte que l’Europe fait ce qu’elle peut, comme avec cette reconversion de dettes du montant — somme toute bien ridicule par rapport à ce qui peut être fait — de 4 millions d’euros pour l’hôpital de Gafsa ! Écoutons encore ce que dit l’ambassadeur français: <em>«Vous dites que c’est inférieur aux dons reçus par la Grèce, mais vous ne faites pas partie de l’Europe non plus. Nous ressentons le renfermement de la Tunisie sur elle-même, or l’investisseur a besoin de se sentir accueilli.»</em><br></p>



<p> Faut-il rappeler à M. Poivre d’Arvor que la Tunisie est tout autant en Europe que la Grèce, puisqu’elle en dépend informellement et en tous points similaires, sans toutefois les droits d’un État membre. Pourquoi donc l’Europe ne propose-t-elle pas un tel statut à la Tunisie pour rendre formel l’informel et avoir ainsi satisfaction de ce à quoi elle aspire : un espace plus grand pour ses intérêts? N’est-elle pas déjà en Tunisie? Pourquoi donc la Tunisie ne serait pas aussi en Europe au temps où les frontières physiques ne comptent plus? Certes, l’UE peut toujours dire que c’est à la Tunisie de faire le premier pas; mais on sait ce que cela sous-entend.   <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La libre circulation humaine pour un accord plus juste <br></h3>



<p> Aujourd’hui, en un monde globalisé, il ne faut ni parler de souveraineté ni de nouvelle colonisation, les rapports internationaux étant par définition interdépendants, que cela génère ou non un nouvel impérialisme. Il ne faut pas, non plus, se suffire du discours éculé, comme l’a fait notre ministre précité, sur les relations historiques et de partenariat privilégié. Bien mieux, nous contestons les propos de M. Béhi quand il prétend qu’<em>«au-delà de la proximité et de l’Histoire, la France et la Tunisie ont la même vision du monde et de l’individu en tant qu’entité». </em><br></p>



<p> Cette affirmation relève, au mieux, du vœu pieux; les faits la contredisent. Il est vrai, pourtant, tout concourt à ce qu’il y ait communion de part et d’autre de la Méditerranée dans une pareille vision; toutefois, cela suppose des actes concrets et courageux. Outre l’intégration à terme de la Tunisie à l’UE, s’impose l’ouverture des frontières à une libre circulation humaine se faisant sous visa biométrique de circulation, outil fiable, absolument respectueux des réquisits sécuritaires. <br></p>



<p> C’est ce que devrait demander notre diplomatie pour agir à bon escient. Qu’elle le fasse donc en osant appeler la partie européenne à débaptiser l’accord en cours de négociation en Alecca, y intégrant la libre circulation humaine ! Cela reviendrait à conforter la position de la Tunisie dont les conditions actuelles à la conclusion de l’inacceptable mouture de l’accord sont insuffisantes : mise à niveau au préalable du secteur de l’agriculture, libre circulation des professionnels des services concernés et libération des quotas. Une telle stratégie minimaliste ne saurait servir les intérêts bien compris du pays, l’accord demeurant non seulement inique et léonin pour les intérêts du peuple, mais immoral aussi et indigne pour un pays se voulant un État de droit et une démocratie. <br></p>



<p> Que nos négociateurs cessent aussi d’intérioriser la logique de ceux qu’ils ont censés contrer, et qu’ils usent de la meilleure arme qui soit, celle de l’adversaire à retourner contre lui. En l’occurrence, il s’agit bien de la libre circulation des biens et des services qui est l’esprit même de l’accord, mais limité aux marchandises. Or, qui dit libre circulation ou libre-échange, complet et approfondi qui plus est, ne peut pas s’abstenir de l’étendre aux créateurs des biens et services que sont les humains, et commencer même par eux. Pourtant, ils en sont exclus au fallacieux prétextes de mesures sécuritaires incontournables et de mensongers impératifs d’une politique migratoire communautaire qu’ont veut ériger en dogme alors qu’elle a fait preuve de son inefficacité, étant même devenue criminogène. C’est même un dogme à rejeter puisqu’il relève de cet ordre de la modernité devenu désordre.<br></p>



<p> À ce propos, rappelons que la modernité, qu’on qualifiait de <em>«postmédiévalité»</em>, a laissé la place à la postmodernité qui n’est, en quelque sorte, qu’une <em>«rétromédiévalité» </em>avec le réveil des archaïsmes qu’on croyait dépassés, et auxquels on assiste au contact des acquis technologiques les plus sophistiqués. C’est bien ce qui urge au renouvellement de nos concepts de représentation mentale pour une meilleure compréhension de l’histoire en cours. Car il a été largement démontré à quel point est capitale la fonction de la représentation dans la constitution des ordres et des rapports sociaux, l’orientation des comportements collectifs et la transformation du monde social. <br></p>



<p> Évoquant l’imaginaire de la féodalité, Georges Duby parle de la représentation comme <em>«membrure»</em> et<em> «structure latente»,</em> une<em> «image simple»</em> de l’organisation sociale assurant le passage vers différents systèmes symboliques. Aussi, est-il sûr que la représentation que nous nous proposons d’avoir de la frontière et du visa de circulation sera la membrure des rapports internationaux futurs, cette structure latente à activer afin de changer notre image mentale des réalités, agissant utilement et réussissant à les transformer en les refondant dans le sens d’un monde plus solidaire et plus humain, ce que je qualifie de <em>«mondianité»</em>.</p>



<p><em>* Ancien diplomate et écrivain.   </em></p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pnPEQmuZnj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/14/bloc-notes-habib-bourguiba-laicite-et-islam-2-2/">Bloc-notes : Habib Bourguiba, laïcité et islam (2/2)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Habib Bourguiba, laïcité et islam (2/2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/14/bloc-notes-habib-bourguiba-laicite-et-islam-2-2/embed/#?secret=oPGoauzZaL#?secret=pnPEQmuZnj" data-secret="pnPEQmuZnj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Bloc-notes : Les défis à relever du remaniement gouvernemental</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Nov 2018 09:48:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Youssef Chahed a voulu opter pour une posture moderniste avec certains de ses choix du récent remaniement gouvernemental; il a donc des défis à relever. En voici de quoi transfigurer la pratique politique et rompre avec l’inertie diplomatique. Par Farhat Othman * S’il est une caractéristique majeure de la vie politique en Tunisie, c’est bien...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/bloc-notes-les-defis-a-relever-du-remaniement-gouvernemental/">Bloc-notes : Les défis à relever du remaniement gouvernemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-158309" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Youssef-Chahed-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Youssef Chahed a voulu opter pour une posture moderniste avec certains de ses choix du récent remaniement gouvernemental; il a donc des défis à relever. En voici de quoi transfigurer la pratique politique et rompre avec l’inertie diplomatique.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-183325"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />S’il est une caractéristique majeure de la vie politique en Tunisie, c’est bien l’inertie; à l’image d’une classe politique vieillissante, qui ne se rend guère compte de son conservatisme qu’elle attribue volontiers à une société qui est pourtant tout sauf conservatrice, étant même libertaire dans l’âme, ouverte à toutes les innovations possibles.</p>
<p>Ainsi temporise-t-on, même quand on se dit déterminé à réformer le pays, évitant soigneusement de s’attaquer de front aux questions sensibles au nom justement du mythique conservatisme de la société.</p>
<p>C’est ce qu’on a vu avec la loi sur les violences faites aux femmes, interdisant toutes les formes de violence, sauf la plus grave, celle de l’inégalité successorale.</p>
<p>Il en est allé de même avec la récente loi criminalisant le racisme et les discriminations, omettant d’abolir au préalable nombre de lois discriminatoires, comme le scélérat article 230 légitimant l’homophobie.</p>
<p>Bien pis, on parle ces jours-ci d’une proposition de loi entendant interdire le test anal, manifestation de l’homophobie, sans oser s’attaquer à sa cause première, le honteux article précité ! C’est bien la preuve qu’on préfère simuler et dissimuler le légalisme quand l’intention première est de ne pas vouloir un vrai État de droit, mais juste de similidroit.</p>
<p>Or, étant jeune et semblant bien intentionné, le chef du gouvernement a la possibilité avec le dernier remaniement de rompre avec une telle inertie mortifère et pareil malsain jeu ayant gagné le pays à travers ses élites déconnectées de ses réalités. Il ne lui suffit pas, toutefois, de se limiter à afficher sa volonté de modernisme, il lui faut aussi relever les défis qu’imposent certains des choix mêmes de son remaniement ministériel afin de réussir à réorienter le pays dans la bonne voie.</p>
<p>Outre la rupture avec les différentes inerties dont on évoquera deux aspects majeurs ci-après, cela autorisera sûrement de transfigurer la pratique politique actuelle.</p>
<h3>Transfigurer la pratique politique</h3>
<p>Il a été largement prouvé que la Tunisie, pour peu que ses élites sachent dépasser certaines fausses évidences, pour la plupart des tabous éculés, est parfaitement en mesure de pratiquer une politique éthique, osant bousculer une diplomatie qui ronronne, surtout qu’elle relève du domaine réservé d’un président qui a prouvé, malgré tout son talent, être à bout de souffle d’innovation, dépassé par ses propres limites commandées par une vision dépassée de la politique, que cela soit de son propre fait ou de l’influence sur lui d’un entourage malmené par les événements.</p>
<p>Pour illustrer une telle absence de maîtrise des réalités, il suffit d’évoquer les initiatives présidentielles récentes, y compris dans cette thématique politique supposée éminente à ses yeux, celle de l’égalité successorale. Il n’a ni tenu la promesse de sa campagne électorale de réaliser enfin un tel marqueur de la démocratie ni l’engagement d’aider à sortir le pays d’une lecture obsolète de l’islam. N’a-t-il, d’ailleurs, pas déjà agi de même avec la honteuse loi 52 sur les drogues douces, restée quasiment en l’état, alors qu’il fallait dépénaliser le cannabis; et il s’y était même engagé? Or, non seulement il n’a pas osé assumer l’option égalitaire dans la succession, mais a proposé le non-sens de la cohabitation d’une hypothétique loi nouvelle égalitaire avec le maintien de l’ancienne inégalitaire, une égalité et une inégalité dans le même temps; et il n’a rien encore proposé à ce jour de ce qui a été promis !</p>
<p>Sur ces questions et d’autres (libre consommation d’alcool, droit au sexe pour les adultes, hétérosexuels comme homosexuels), le chef du gouvernement est en mesure de jouer sa propre partition libérale et démocratique, et ce par simples actes administratifs. Au demeurant, la présence d’un prix Nobel à la tête du ministère des droits de l’Homme est un gage d’impératif catégorique gouvernemental dans cette voie. Sauf au ministre des droits de l’Homme de renier ses valeurs, il ne saurait ne pas honorer son passage au gouvernement en le décidant à procéder enfin à l’œuvre salutaire de salubrité publique qui s’impose, osant enfin prendre par décrets, arrêtés ou circulaires les textes vidant de tout leur sens les lois scélérates auxquelles l’on n’ose toucher dans les matières précitées. Pourtant, elles datent non seulement de la dictature, mais aussi de la colonisation.</p>
<p>Déjà, le gouvernement doit prendre de vitesse la manœuvre homophobe actuelle de certains faux humanistes qui, sous prétexte d’interdiction du test anal, entendent pérenniser l’homophobie dans le pays. Car ce test peut et doit être aboli par texte administratif, la loi devant servir à abolir sa cause, l’article 230 du Code pénal, ce que continuent à refuser les intégristes et leurs alliés homophobes au fallacieux prétexte que la société le refuserait.</p>
<p>Notons, à ce sujet, que tout comme pour nombre de textes supposés humanistes, ce projet sur le test anal est l’œuvre d’officines occidentales qui n’ont à cœur que de valider des items de leur grille de lecture totalement inadaptée aux réalités de notre pays. Au vrai, ces Ong ne font que théoriser sur la démocratie, l’envisageant comme un idéal abstrait et universel, un concept fondateur désincarné.</p>
<p>Or, la démocratie est une pratique discursive mêlant pouvoir et savoir; et elle est complexe au sens que lui donne Edgar Morin, tout en étant enracinée dans un contexte socioculturel particulier. Pour cela, Foucault a proposé déjà le concept de <em>«gouvernementalité»</em> permettant d’appréhender la Démocratie en un produit culturel, diversifié et concret avec ses rapports de pouvoir. Car sinon, on verse dans la singerie de l’Occident, faisant preuve de ce que Malek Bennabi a nommé <em>«coloniabilité»</em>.</p>
<p>La meilleure illustration de ce travers de soumission volontaire à la vision occidentale désincarnée de nos réalités est bien cette proposition de loi préférant abolir l’effet et non la cause au prétexte de ne pas évoquer la religion qui serait homophobe. Justement, il a bien été démontré de manière irréfutable que si cela était le cas en Europe, il ne l’a jamais été en islam, la loi homophobe en Tunisie n’étant qu’une survivance coloniale, importation de la tradition judéo-chrétienne.</p>
<p>Sur le plan humaniste, M. Chahed peut encore mieux : innover sur le plan des relations internationales en bousculant enfin la vision dépassée des relations diplomatiques. En effet, à la faveur de la reprise des négociations sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca), il a l’occasion d’honorer sa parole de signer cet accord contesté et contestable en 2019, mais en réclamant enfin qu’il inclue la libre circulation humaine sous visa biométrique de circulation en débaptisant l’accord en Alecca. Ce que ne sauraient refuser les Européens, car l’on retournera contre eux leurs propres armes. D’autant mieux que cela pourrait et devrait même se faire en osant situer une telle ouverture des frontières sous visa biométrique de circulation dans le cadre d’une demande d’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne (UE).</p>
<p>Par ailleurs, dans le prolongement de l’esprit du dernier remaniement, M. Chahed a l’occasion en or de réaliser ce que n’a pas pu faire le président de la République : incarner la politique sage que le drame de Palestine impose et qui suppose de normaliser les rapports de la Tunisie avec Israël. Certes, l’opposition est vive à ce sujet de la part de certaines forces politiques dans le pays, mais elles restent limitées à certains secteurs dogmatiques dont les protestations voleront en éclats dès qu’on aura usé posément du discours de la raison et de la lucidité. Surtout, dès que le principal soutien de M. Chahed, le parti islamiste, se verra ainsi forcé de cesser de pratiquer son faux jeu en la matière consistant à ne pas laisser apparaître en public sa conviction et ses assurances en la nécessité de relations normales avec Israël.</p>
<p>Aujourd’hui, M. Chahed a la possibilité d’accélérer un tel processus fatal en procédant, comme il a démontré savoir le faire, de manière graduelle certes, mais concrète. Ainsi, à la faveur de la présence à la tête du secteur du tourisme d’un influent ministre de confession israélite, il a la parfaite possibilité de donner un coup d’accélérateur au projet informel de ligne aérienne entre Djerba et Tel-Aviv, et pourquoi pas Tunis et l’aéroport Ben Gourion. Il semble qu’un tel projet soit déjà prêt; et ce ne serait point innover puisqu’on ne fera rien de moins que ce qui existe déjà entre Israël et le Maroc.</p>
<h3>Rompre avec l’inertie mentale</h3>
<p>La première des inerties dont souffre le pays est mentale, celle de vouloir le diviser entre modernistes et traditionalistes. Or, c’est une réalité has been, juste une arme idéologique. Ainsi, dans une récente déclaration, le président de la plus haute instance politique au sein d’Ennahdha, le Majlis Choura, Abdelkarim Harouni, a bien affirmé que<em> «le conflit idéologique entre laïcs et islamistes est dépassé»</em> en Tunisie.</p>
<p>Si l’on ne va pas jusqu’à être aussi affirmatif que lui qui veut prendre ses vœux pour réalité étant donné que c’est dans l’intérêt de son parti, surtout aujourd’hui qu’il est secoué par de fortes turbulences, on ne dira pas moins que c’est l’objectif vers lequel il faut tendre. Cependant, il ne suffit pas d’y travailler à moitié, avec juste des paroles, et non pas d’actes; il importe d’agir de manière tangible, avec des actions et des décisions. Surtout, celles ayant une forte charge symbolique, agissant sur l’inconscient, sollicitant l’imaginaire.</p>
<p>En effet, il est impératif que l’on sorte de cette fausse dichotomie gauche-droite, propre à l’ancien colonisateur et n’ayant guère prise dans la mentalité yankee de laquelle les mœurs tunisiennes sont très proches, ne serait-ce que dans la tendance de vénalité exacerbée dans la population. Or, elle l’est aussi dans la psychologie du Tunisien, foncièrement ouverte à l’altérité, guère figée sur les antagonismes, sauf si l’on s’emploie à les créer facticement. Ce que d’aucuns s’y appliquent de part et d’autre, puisque cela correspond à la manière antique de la pratique politique.</p>
<p>Ainsi est le cas du parti islamiste qui gouverne et entend le faire que cela soit en phase avec ce qu’impose l’esprit du temps ou non. Ce qui veut dire que cela soit de manière éthique (la fameuse poléthique dont je parle) ou juste en louvoyant, usant en maître de l’art politique au sens machiavélique où la vertu suprême est de simuler et de dissimuler ses intentions. Ce qui autorise d’user de fausseté, sinon de délits et de crimes. N’est-ce pas ce qu’impose d’être lion et renard à la fois, symbole de la politique d’antan?</p>
<p>Soucieux de gouverner et, comme c’est la règle en politique, d’honorer son action politique en gardant le pouvoir d’une manière ou d’une autre, le chef du gouvernement ne peut pas faire autrement. Il se doit cependant de veiller à certaines constantes éthiques; et on le voit se permettre quand même le luxe d’en avoir l’intention; faut-il aussi concrétiser ! Ce fut et reste la lutte contre la corruption; or, cela ne suffit point, une telle œuvre étant de longue haleine, ne dépendant pas seulement de la Tunisie ni de décisions politiques au plus haut niveau.</p>
<p>En effet, tout comme le terrorisme, la corruption a des racines étrangères que ne saurait maîtriser la Tunisie. Aussi, à ce niveau, la rupture avec l’inertie est certes nécessaire, mais elle est insuffisante. On a montré ci-dessus comment M. Chahed amorcerait utilement une rupture avec elle à la faveur du récent remaniement de son gouvernement.</p>
<h3>Rompre avec l’inertie conceptuelle</h3>
<p>La rupture avec l’inertie mentale doit accompagner une autre, celle avec les concepts obsolètes d’un monde fini. On en donnera une illustration avec la récente analyse de l’International Peace Institute concernant le Middle East and North Africa et donnant sa recette pour sortir la Tunisie de sa crise généralisée. Pensant l’entreprise parfaitement réalisable, il dit avec raison que le pays souffre moins de problèmes structurels que d’une apathie s’étant emparée des Tunisiens. Cela rejoint ce que je dis de la nature essentiellement psychologique de la crise qui est surtout dans les têtes; ce qui impose les solutions à forte charge symbolique, sollicitant l’inconscient collectif, parlant à l’imaginaire populaire.</p>
<p>Or, ledit institut ne parle pas de ces sujets sensibles habituellement tus et qu’il faut évoquer, cesser de snober par peur de retombées qu’on imagine et qui découlerait du mythe d’une société supposée conservatrice, alors que ce sont ses élites qui le sont pour protéger et conserver leurs privilèges issus de lois scélérates. Dans son analyse, il use plutôt d’une grille de lecture qui ne saurait faire sens en Tunisie. Ainsi parle-t-il de la nécessité d’une communication transparente entre le gouvernement et le peuple, aussi bien au niveau national que communautaire, mais il la fait juste dépendre de la décentralisation, alors qu’elle relève en premier du cadre législatif liberticide.</p>
<p>Effectivement, s’il y a désillusion et perte de confiance de la part des masses en leurs élites, c’est bien parce que les droits et les libertés dont était porteur leur coup du peuple, cette révolution 2.0, tardent encore, la législation de la dictature étant toujours en vigueur.</p>
<p>Par conséquent, si l’on est conscient de la déconnexion des élites avec le peuple, on ne se limite pas moins à sa manifestation traduite par le faible taux de participation aux élections municipales de 2018. Ce qui ne suffit point, et on le dit, d’ailleurs, comme étant le résultat d’une impatience populaire suite aux déceptions durant presque huit ans sans réalisations concrètes.</p>
<p>Le rapport parle bien de désillusion, un désenchantement généralisé; mais il est loin d’être l’apathie des analystes; car il appelle, comme ils le notent, des solutions. Cependant, s’ils en proposent, ce qu’ils avancent relève de concepts éculés qui ne peuvent avoir de résultats, au mieux, que sur le long terme, comme la décentralisation précitée.</p>
<p>Dans le même temps, on ne réalise pas que la dilution du pouvoir accompagnant la décentralisation (le terme est utilisé par les analystes) augmentera la corruption — dont ils parlent également — du fait des lois nationales injustes. Est-il seulement logique de penser diluer le pouvoir avant de le réformer au niveau des lois nationales?</p>
<p>C’est ce à quoi s’affaire aussi le Conseil de l’Europe qui est très actif en Tunisie pour accompagner la transition, y dépendant des sommes immenses, mais limitées au cadre institutionnel avant de réformer la base légale. Ainsi réunit-il les 12 et 13 courant à Tunis la 6e édition de l’Atelier interculturel sur la démocratie organisée par la Commission de Venise et consacrée aux instances indépendantes. Si théoriquement, de telles initiatives sont bonnes, elles ne traduisent pas moins une inertie conceptuelle ne tenant pas compte des réalités du pays. Aussi, ce n’est rien d’autre que participer au chaos actuel du moment que les institutions dont on veille à renforcer le pouvoir et l’action se meuvent dans le cadre intact de l’ordre législatif de la dictature. C’est d’ailleurs la résilience de cette législation qui est derrière l’hydre de la bureaucratie qu’on évoque et qui empêche la transparence totale du gouvernement et le dialogue auxquels l’institut international précité appelle. Cela saurait-il avoir lieu de manière utile en une Tunisie où l’on ne fait que simuler le respect du droit qui est au demeurant déjà illégal à sa base, le pays n’étant au mieux qu’un État de droit simulé, un similidroit, une sous-démocratie étant toujours régie par la législation de l’ordre supposé déchu ?</p>
<p><em>* Ancien deplomate, écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AdyRplP60l"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/en-finir-avec-la-violence-et-letat-de-non-droit-en-tunisie/">Bloc-notes : En finir avec la violence et l’État de non-droit en Tunisie</a></p></blockquote>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A2S0sOmhBM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/bloc-notes-apres-laffaire-khashoggi-en-finir-avec-lislam-voyou/">Bloc-notes : Après l’affaire Khashoggi, en finir avec l’islam voyou</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Après l’affaire Khashoggi, en finir avec l’islam voyou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/bloc-notes-apres-laffaire-khashoggi-en-finir-avec-lislam-voyou/embed/#?secret=v6qXAqHkGG#?secret=A2S0sOmhBM" data-secret="A2S0sOmhBM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IRkqRT4QVp"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/bloc-notes-pour-une-francophonie-politique-et-diplomatique/">Bloc-notes : Pour une Francophonie politique et diplomatique !</a></p></blockquote>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/bloc-notes-les-defis-a-relever-du-remaniement-gouvernemental/">Bloc-notes : Les défis à relever du remaniement gouvernemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Bloc-notes : Pour l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne!</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Dec 2017 10:21:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le désordre actuel en un monde globalisé impose l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne (UE) en issue de sa crise, des drames en Méditerranée et pour la paix du monde. Par Farhat Othman * Il n’est nulle issue sérieuse pour la Tunisie sinon osée. Or, le courage impose de tendre vers l’idéal en tenant...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-126533" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Tunisie-Union-europeenne-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le désordre actuel en un monde globalisé impose l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne (UE) en issue de sa crise, des drames en Méditerranée et pour la paix du monde.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-126528"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Il n’est nulle issue sérieuse pour la Tunisie sinon osée. Or, le courage impose de tendre vers l’idéal en tenant compte du réel. Cela consiste à se décider de proposer, pour l’Europe, et réclamer, pour la Tunisie, la transformation de la dépendance tunisienne actuelle informelle de l’Occident, sans droits réels donc, mais des devoirs souvent léonins, en une dépendance formelle emportant en plus des devoirs actuels les droits tangibles d’État membre.</p>
<p>Aussi, et c’est fatal tôt ou tard, la Tunisie doit agir pour assurer au plus vite sa place dans une Union européenne devant se transformer pour renaître. Ce serait, à la fois, le salut de la démocratie en Tunisie ne pouvant réussir que par l’articulation à un système de droit et le renouveau de l’Europe qui ne viendrait que de son recentrage sur la Méditerranée.</p>
<p><strong>L’intérêt de l’Europe </strong></p>
<p>Dans un monde globalisé, on ne peut plus concevoir un développement maîtrisé des intérêts locaux s’il ne tient compte des réalités géostratégiques régionales et de ses impératifs internationaux.</p>
<p>La Tunisie est au coeur d’une Méditerranée devenue un centre névralgique du monde. Aussi, il ne sert à rien de nier le fait que son sort soit lié non seulement aux pays riverains et à leurs visées politiques et économiques dans ce bassin quasi fermé, mais aussi aux puissances du monde qui entendent ne rien laisser échapper à leur contrôle de nature à desservir leurs intérêts hégémoniques.</p>
<p>Or, malgré son poids économique, l’UE est un nain politique; et elle est en crise. Celle-ci, en grande partie, est issue du peu d’intérêt qu’elle manifeste encore, non pas pour la Méditerranée, mais pour ce qu’elle implique tant sur le plan interne qu’international. Déjà, les pays européens du sud se plaignent du manque d’intérêt pour leurs préoccupations.</p>
<p>La sortie de la Grande Bretagne de l’Union est une occasion en or à saisir par cette dernière pour rééquilibrer sa politique en se recentrant sur son axe qui doit être forcément méditerranéen. Bien mieux, elle se doit de renouer avec l’esprit de conquête qui a été le sien à sa naissance afin d’oser révolutionner les rapports internationaux en ce qui doit devenir un lac de paix, un rêve jamais guère plus menacé qu’aujourd’hui tout en étant le plus possible à réaliser. Comment?</p>
<p>Il s’agit d’avoir le courage de formaliser l’étendue de l’Union au Maghreb où l’Europe, outre sa présence économique et financière issue d’un passé qui y a laissé des traces indélébiles dans les mentalités, est déjà présente par le biais de ses présides au Maroc. Elle doit proposer l’adhésion à ce pays, mais aussi et surtout à la Tunisie qui est en transition démocratique. Ce serait la meilleure façon de relancer l’Europe selon sa devise et son esprit pionnier, la géographie transcendant les frontières terrestres qui n’ont de réalités que mentales. C’est un espace méditerranéen de démocratie que l’Europe doit envisager et se doit d’y travailler.</p>
<p><strong>Libre circulation en espace de démocratie</strong></p>
<p>L’Europe d’aujourd’hui est une sorte d’usine à gaz; sa lourde machinerie est rétive aux innovations par trop révolutionnaires, assimilées souvent à des soubresauts qui ne sont jamais bienvenus pour qui profite de la quiétude d’un état de choses somme toute profitable, même s’il est obsolète, relevant d’un monde fini dont le supposé ordre est désormais un désordre, injuste et même criminogène.</p>
<p>La fermeture des frontières est source de drames récurrents et de crimes, puisqu’elle encourage les organisations maffieuses, usant en commerce juteux de l’émigration clandestine, devenue un terreau pour le terrorisme. Le visa actuel n’est plus utile et ne le serait qu’en se transformant en un outil efficace contre l’encouragement actuel qu’il est à l’entrée en clandestinité. Or, on ne peut plus réprimer le besoin de bouger, contrer le droit à la libre circulation humaine, cette constante anthropologique qui plus est.</p>
<p>Aussi doit-il se transformer en visa biométrique de circulation, ce qui ne change à rien dans la pratique actuelle tout en initiant le passage rationnel et progressif à la libre circulation. Il s’agira juste d’un jeu d’écriture à faire, généralisant une catégorie de visa qui existe bel et bien, en transformant les différents types actuels, dont notamment la catégorie phare du visa touristique, en un visa de circulation devant être délivré gratuitement pour une période minimale d’un an à trois pour les ressortissants des pays qui le méritent du fait de leurs efforts de transition en démocratie. C’est le cas de la Tunisie.</p>
<p>Voilà comment l’Europe servira intelligemment ses intérêts tout en allant dans le sens de ceux de la Tunisie et de l’histoire qui est pour une plus grande solidarité dans le monde et en Méditerranée. Il ne suffit plus de parler en vain de soutien à la démocratisation du pays; cela suppose des actes concrets ! La libre circulation en est un bien éloquent, car elle satisfera les Tunisiens, notamment une jeunesse désespérée qui se laisse de plus en plus tenter par la mort, soit au fond de la mer commune soit sur les sentiers de la guerre et du terrorisme.</p>
<p>Ce serait bien la meilleure façon de concrétiser l’idée d’Espace méditerranéen de démocratie, à substituer à une Union pour la Méditerranée (UpM) fantôme, conformant enfin l’illégale pratique actuelle du relevé des empreintes digitales des Tunisiens au droit international, posant le premier jalon de l’intégration nécessaire et incontournable de la Tunisie à l’UE, condition <em>sine qua non</em> et seule garantie de la réussite de sa transition en un État de droit.</p>
<p><strong>Le devoir de la Tunisie</strong></p>
<p>Géostratégiquement, la Tunisie est tel un abacule en une mosaïque; elle est tout dans son ensemble méditerranéen et rien en dehors de cette aire. Au vu de ses spécificités intrinsèques et celles de son peuple largement mature, avec notamment son ouverture à l’altérité, la Tunisie doit agir pour une aire de civilisation occidentalo-orientale.</p>
<p>Et elle commencera bien avec la mise en oeuvre du l’espace précité avec sa réalisation majeure, immédiatement réalisable, qu’est la libre circulation humaine. C’est ce qui doit venir rééquilibrer les accords léonins actuels ouvrant le pays au capital étranger, un capital qui a tout du sauvage qu’était la capitalisme d’antan où la marchandise a plus de valeurs et de droits que son créateur, l’humain. Ne serait-ce qu’éthiquement, la Tunisie est en devoir de revendiquer et même d’exiger une telle évolution fatale.</p>
<p>Celle-ci doit même être, au plus tôt, insérée dans le cadre d’une démarche officielle d’adhésion à ce bloc de droit qu’est l’Union afin de donner à la démocratisation du pays ce qui lui manque : les repères juridiques nécessaires pour asseoir une démocratie qui ne soit pas un pur leurre, et un État de droit qui ne soit pas celui du simili droit.</p>
<p>Sans articulation à un système qui marche globalement, la Tunisie ne saurait être, au mieux, qu’une sous-démocratie au service des intérêts financiers internationaux qui ont toujours besoin d’espaces de non-droit ou d’un système de droit troué d’illégalités en vue de réaliser le maximum de plus-values. On le sait bien, c’est le péché mignon du libéralisme.</p>
<p>La diplomatie tunisienne est donc appelée, dans l’intérêt bien compris de tous, de déposer une demande officielle d’adhésion à l’Union en prolongement d’actions éminentes, à l’intérieur du pays, se manifestant par la réforme législative ambitieuse de son droit en matière de libertés publiques, et à l’extérieur, renouant avec l’esprit visionnaire de son fondateur, agissant pour la paix dans le monde.</p>
<p>Plus que jamais, une telle paix est tributaire de la résolution du conflit palestinien. Ce qui doit amener la Tunisie à y être la voix juste pour une voie de justesse et qui consiste, tout à la fois, de rappeler la nécessité du retour au droit international et d’en finir avec l’inepte et idéologique méconnaissance de la réalité de l’État d’Israël. Cela ne fera que conforter l’action devant être soutenue pour la paix en Méditerranée, devenue un espace de démocratie, base d’une future aire de civilisation entre l’Occident et l’Orient dont la Tunisie serait le parangon.</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/03/bloc-notes-pour-ladhesion-de-la-tunisie-a-lunion-europeenne/">Bloc-notes : Pour l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kerkennah : Le vrai crime de l’émigration clandestine</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 10:33:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 40e jour de la mort des victimes de l’accident de Kerkennah est un moment de recueillement, mais aussi de mise au point concernant ce crime légal qu’est l’émigration clandestine. Par Farhat Othman * Selon la tradition, les familles des victimes de l’accident de la barque des clandestins, qui a eu lieu au large de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/15/kerkennah-le-vrai-crime-de-lemigration-clandestine/">Kerkennah : Le vrai crime de l’émigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Le 40e jour de la mort des victimes de l’accident de Kerkennah est un moment de recueillement, mais aussi de mise au point concernant ce crime légal qu’est l’émigration clandestine.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-123681"></span></p>
<blockquote><p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Selon la tradition, les familles des victimes de l’accident de la barque des clandestins, qui a eu lieu au large de Kerkennah (Sfax), célèbrent le 40e jour de leur tragique mort.</p></blockquote>
<p>À cette occasion, il est bon, de rappeler que le vrai crime de l’immigration clandestine n’est pas celui de ces innocents si jeunes, morts en voulant vivre dignement. Le vrai forfait est celui de l’impossibilité qui leur est faite de circuler librement, un droit garanti aussi bien par le droit national qu’international et que bafoue une politique migratoire occidentale obsolète, devenue criminogène.</p>
<p><strong>La clandestinité : un forfait légal</strong></p>
<p>L’image qu’on se fait publiquement du clandestin est le parfait exemple de ce qu’on pourrait qualifier de crime légal que créent les lois et des pratiques publiques injustes.</p>
<p>En effet, franchir aujourd’hui clandestinement la frontière d’un pays est la stricte conséquence logique de sa fermeture abusive au-devant des humains quand on l’ouvre de plus en plus et totalement pour ses créations et son oeuvre, les marchandises et les services.</p>
<p>Certes, il y a bien le visa pour circuler, dira-t-on; mais sa réalité et sa pratique contredisent une telle prétention, son obtention relevant du parcours d’obstacles, sinon du combattant. C’est notamment le cas pour les catégories les moins favorisées, dont les jeunes, qui ont le plus besoin de bouger et qui sont concrètement dans l’impossibilité totale de circuler légalement entre la Tunisie et l’Europe.</p>
<p>Il s’agit d’un espace historiquement naturel de circulation pour le Tunisien. Il fut ainsi un temps où l’on venait même chercher la force nationale de travail au fin fond de nos villages pour la reconstruction d’une Europe dévastée, y compris en allant jusqu’à encourager les arrivées clandestines sur le territoire européen.</p>
<p>Supposée incontournable dans le cadre de la lutte contre la clandestinité, l’impossibilité actuelle de traverser les frontières de l’Europe est bien la cause majeure qui crée cette clandestinité. Et c’est ce qu’il faut dénoncer, surtout que cela génère désormais, quasi quotidiennement, des drames en Méditerranée, un holocauste moderne selon la terrible expression de la maire de Lampedusa (Sicile, Italie), bien placée pour en parler puisque l’île est aux avant-postes de cette tragique réalité.</p>
<p>Une telle politique de l’Europe est devenue immorale et même criminogène; or, notre pays y contribue activement en voulant retenir ses citoyens de circuler librement au risque d’y laisser leur vie, telles ces pauvres victimes de l’accident des îles Kerkennah. Elle doit donc être revue par une mutation radicale de son pur aspect répressif actuel vers une gestion rationnelle qui soit efficace et profitable à tous.</p>
<p>On ne compte plus les opérations de police pour contrer les tentatives des jeunes, allant crescendo, franchissant les frontières. La police a bien plus sérieux à faire avec le péril terroriste. De plus, peut-on contrer le sens de l’histoire ?</p>
<p>Or, il est dans la libre circulation de tout, humains comme marchandises, du fait de l’interdépendance des pays du monde devenu un immeuble planétaire. On ne peut, indéfiniment, ériger des murs entre ses étages, barricader certains de ses appartements tout en exigeant que d’autres soient sans portes fermées, ouverts à la violation au nom de la sécurité de l’immeuble tout entier.</p>
<p><strong>La libre circulation : un droit</strong></p>
<p>Notre vision des tentatives désespérées de nos jeunes pour ce qui est supposé être une émigration clandestine doit impérativement changer afin de mieux convenir à la réalité, éthiquement, mais aussi juridiquement.</p>
<p>Aussi, les actions de contrôle des forces de l’ordre pour empêcher de telles tentatives de la part de nos jeunes relèvent moins d’opérations de véritable maintien de l’ordre que d’une complicité objective avec une politique inepte de l’Europe, de plus en plus dénoncée par les voix justes en Occident même comme étant criminelle.</p>
<p>Au lieu d’être au service d’une telle politique condamnée à évoluer, faisant tous les jours la preuve de son total échec, pourquoi ne pas contribuer à hâter la fatale et inéluctable évolution en arrêtant d’être le supplétif d’une Europe devenue autiste à ses propres valeurs ?</p>
<p>Cela suppose que l’on arrête de harceler encore plus nos jeunes déjà empêchés de vivre paisiblement leur vie en leur propre pays étant toujours brimés par des lois injustes, scélérates même, qui leur interdisent même de s’aimer, échanger un baiser, par exemple.</p>
<p>Notre impératif éthique du moment est de n’être plus les complices actifs des terribles drames transformant la Méditerranée en charnier, en harcelant injustement nos jeunes, principales richesses du pays, dans l’unique intérêt de l’Europe.</p>
<p>Pourquoi donc ne pas exiger d’elle la transformation du visa actuel en visa biométrique de circulation? Oui, au risque de faire hurler les esprits chagrins d’un monde fini, je dis bien exiger, car le droit le permet, mais ne l’empêche qu’une vision de la diplomatie antique et de convenance.</p>
<p>Le libre mouvement humain est un droit fondamental de l’homme, imposé qui plus est par les textes régissant les rapports liant la Tunisie et l’Europe. Il est aussi un outil fiable contre la clandestinité, satisfaisant à tous les réquisits sécuritaires en plus du respect de la légalité internationale bafouée par le prélèvement sans compensation sérieuse des empreintes digitales des candidats au visa.</p>
<p>Car la seule compensation juste en la matière est que cela se fasse contre la délivrance gratuitement du droit à circuler librement pendant une certaine durée, devant être d’une année au minimum, emportant des entrées et des sorties multiples.</p>
<p>Dans l’intérêt de toutes les parties et celui de notre jeunesse aujourd’hui martyrisée, c’est ce que garantit l’outil proposé qui a le mérite, outre de mettre un terme aux drames qu’on déplore en Méditerranée, de se situer dans le sens de l’histoire.</p>
<p>Assurément, il autorisera une sortie souple de l’impasse actuelle du visa de la honte par une ouverture des frontières de façon rationnelle, étant bien encadrée, se faisant sous couvert du visa actuel, mais devenant de circulation sans restrictions ni avanies, une sorte de libre mouvement, mais sans nuls risques, notamment en termes de sécurité, impératif catégorique des réalités du moment.</p>
<p><em>* Diplomate et écrivain. </em></p>
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		<title>Bloc-notes : Pour un «Espace ouvert» entre la Tunisie et l’Union européenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Nov 2017 10:16:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvrir le ciel entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), c’est bien; mais c’est mieux de l’intégrer en un «Espace ouvert» de libre circulation (marchandises, services et humains). Par Farhat Othman * On annonce la finalisation prochaine de l’accord «Ciel ouvert» (Open Sky) entre la Tunisie et l’UE. Or, comme l’Accord de libre échange complet...</p>
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<p><em><strong>Ouvrir le ciel entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), c’est bien; mais c’est mieux de l’intégrer en un «Espace ouvert» de libre circulation (marchandises, services et humains).</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-123164"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />On annonce la finalisation prochaine de l’accord <em>«Ciel ouvert»</em> (Open Sky) entre la Tunisie et l’UE. Or, comme l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca), pour n’être plus un accord léonin, doit de se transformer en Alecca par l’intégration de la libre circulation humaine, l’accord <em>«Open Sky»</em> est appelé, avant sa future conclusion, à être débaptisé en <em>«Espace Ouvert»</em> (Open Space).</p>
<p>Cela le serait en l’intégrant (ou en y intégrant) l’accord Aleca par trop controversé afin d’en faire un accord plus équilibré, ne se limitant plus à la libre circulation des marchandises et des services au détriment de leurs créateurs et destinataires que sont les humains, mais l’y ouvrant. C’est à la fois une question de droit et de logique que d’éthique.</p>
<p><strong>Du «Ciel ouvert» à l’«Espace Ouvert» </strong></p>
<p>Dans une déclaration récente à un site de voyagiste britannique, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat a révélé que l’accord <em>«Open Sky»</em> (Ciel Ouvert) avec l’UE, ouvrant l’espace aérien tunisien au trafic européen, est sur le point d’être finalisé d’ici la fin de l’année.</p>
<p>Nous ne pensons pas que cela se fera à une aussi proche échéance. Même si un tel accord n’est pas exclu d’intérêt pour la Tunisie, devant donner un coup de fouet au trafic aérien, notamment en attirant au pays les transporteurs à bas coûts, les fameuses compagnies <em>low-cost</em>, il ne saurait l’être dans l’immédiat, nécessitant un moratoire de cinq ans pour le moins en faveur du principal aéroport du pays, Carthage, et ce pour la mise à niveau de la flotte tunisienne, particulièrement la compagnie nationale Tunisair. Ce qui est encore loin d’être acquis auprès de l’UE.</p>
<p>Et si c’est, du côté tunisien, le seul bémol à cet accord pouvant en retarder la conclusion, il en est un autre, cette fois-ci du côté européen, tenant à la situation occasionnée par le retrait de la Grande-Bretagne de l’UE.</p>
<p>D’ailleurs, Mme Elloumi-Rekik l’a bien mentionné, même si elle en a relativisé l’impact sur une conclusion qu’elle continue de croire possible avant la fin de l’année en cours. Or, eu égard à l’imbroglio actuel du Brexit, il est improbable que l’on arrive à définir l’espace européen pour l’application de l’accord avant la fin de l’année; d’où un attentisme manifeste du côté du partenaire européen.</p>
<p>Une autre raison pourrait venir s’ajouter à ces deux difficultés et que constituerait l’hypothèse digne d’intérêt de fusion de l’accord dans celui dit Aleca qui est par trop controversé du fait qu’il n’entend libéraliser que les services au détriment de la Tunisie. Tel qu’il est conçu actuellement, cet accord défavorable pour notre pays y suscite légitime opposition et vive polémique. Aussi est-il nécessaire, à tout le moins, d’y voir intégrer la libre circulation humaine en le débaptisant en Alecca, y ajoutant la circulation au libre échange, afin d’être effectivement complet et approfondi ainsi qu’il se prétend.</p>
<p>Dans une tentative de sortir de l’impasse où se retrouve Aleca et la tentation de l’imposer par la force, eu égard aussi à la proximité des deux accords, il serait judicieux pour la partie tunisienne de proposer le passage à Alecca et son intégration dans l’accord <em>«Open Sky»</em>, en faisant un accord-cadre baptisé <em>«Open Space»</em>.</p>
<p>Voilà ce qui serait de nature à faire bouger les choses permettant la sortie de l’imbroglio actuel causé par le peu d’intérêt des deux côtés, bien qu’il soit devenu légitime et incontournable, à l’impérative nécessité de l’ouverture de la Tunisie à l’UE qui se doit d’être intégrale, nullement limitée aux marchandises et services. Ce qui augurerait bien d’une adhésion future de la Tunisie à l’UE, devenue inévitable au vu de la dépendance formelle actuelle allant en s’aggravant en un monde plus que jamais interdépendant.</p>
<p><strong>Le visa de circulation contre la clandestinité</strong></p>
<p>C’est bien la libre circulation humaine qui pourrait compenser les périls qu’emporte Aleca dans sa mouture actuelle. Or, la situation anachronique de négation du droit des humains à circuler librement ne saurait continuer. Et ce d’autant plus qu’il existe un outil fiable qu’il suffit de généraliser pour en faire la règle des mouvements humains entre la Tunisie et l’UE : le visa biométrique de circulation.</p>
<p>Respectueux des réquisits sécuritaires, tout en étant une juste compensation du relevé illégal au vu du droit international des empreintes digitales des Tunisiens par des autorités étrangères, ce type de visa existant déjà sera généralisé et gratuitement délivré pour une période minimale d’un an à tout Tunisien le sollicitant. Il sera renouvelable automatiquement sauf, bien évidemment, un improbable dépassement du séjour autorisé de trois mois continus ou une infraction aux lois relatives à un séjour paisible.</p>
<p>Voilà ce qui viendrait renforcer, mais du côté tunisien cette fois-ci en multipliant le trafic de nos ressortissants, les visées de l’accord Open Sky de renforcement du trafic des voyageurs vers la Tunisie. On voit bien nos jeunes et moins jeunes dépenser des sommes faramineuses pour tenter une périlleuse aventure en <em>boat people</em>; pourquoi donc ne serait-ce pas en voyageant tout à fait légalement, circulant tous les trois mois, dans les deux sens, sous visa biométrique ? Avec un tel outil fiable, ce sera la fin de l’immigration clandestine et ses drames, outre surtout celle de la contrebande qui s’y attache et des réseaux mafieux prospérant depuis la fermeture des frontières.</p>
<p>Pour que cela soit enfin possible, une démarche officielle de la part de la diplomatie tunisienne s’impose; or, elle s’en retient, se cantonnant dans une diplomatie de convenance. Pourtant, c’est plus que jamais possible dans le cadre de l’attention soutenue de l’UE au devenir des relations avec la Tunisie et qui bute, à tort, sur la fausse question migratoire.</p>
<p>Rappelons, à ce sujet, que l’Europe entend avoir gain de cause sur la question de la réadmission de tout immigré passant par le territoire tunisien, outre la possibilité d’user d’un laissez-passer européen pour le rapatrier. Or, il ne s’agit que d’une fausse question, reflétant juste des aspects du passé, relevant d’un ordre mondial obsolète, devenu un désordre qu’il importe de changer. En effet, il n’est plus d’immigration, mais juste une expatriation contrariée. Et combien même elle est la marque de ces temps (ainsi l’Europe l’applique-t-elle avec l’espace Schengen et les divers programmes de mobilité pour les jeunes, comme Erasmus), on la contrarie sans raison; le système du visa biométrique de circulation remédierait à cet état déraisonnable des choses, devenu même criminogène.</p>
<p>Il est temps que la Tunisie le demande et que l’Europe en vérifie la validité auprès d’une communauté réduite tant en nombre qu’en problèmes. C’est d’autant plus urgent que lignes de fractures et signes de radicalisation se multiplient, rendant la communauté de moins en moins paisible. Une dérive que contribuera à enrayer la libre circulation en Méditerranée.</p>
<p><em>* Ancien diplomate, écrivain.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4tsukjc0fg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/tunisie-ue-laccord-open-skies-finalise-avant-la-fin-de-lannee/">Tunisie-UE: L’accord Open skies finalisé avant la fin de l’année</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-UE: L’accord Open skies finalisé avant la fin de l’année » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/tunisie-ue-laccord-open-skies-finalise-avant-la-fin-de-lannee/embed/#?secret=WXZ6kNrB0c#?secret=4tsukjc0fg" data-secret="4tsukjc0fg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Tunisie &#8211; Union européenne : Mettre l&#8217;accent sur la libre-circulation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2016 09:01:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est parfaitement en droit d’exiger l’intégration de la libre circulation aux négociations actuelles de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. Par Farhat Othman Les négociations pour l’accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), malgré les retombées négatives dénoncées par nombre de voix autorisées, continuent leur...</p>
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<p><em><strong>La Tunisie est parfaitement en droit d’exiger l’intégration de la libre circulation aux négociations actuelles de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>
<p><span id="more-49758"></span></p>
<p>Les négociations pour l’accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), malgré les retombées négatives dénoncées par nombre de voix autorisées, continuent leur bonhomme de chemin comme si de rien n’était.</p>
<p>L’explication tient bien évidemment au fait que le Petit Poucet tunisien n’a que le choix de faire la politique de ses moyens en passant sous les fourches caudines de son partenaire encombrant, mais si indispensable.</p>
<p>Aussi accepte-t-il ce que d’aucuns nomment le diktat de cet accord. Nos négociateurs tentent-ils d’amener les pourparlers sur le terrain et éthique de la libre circulation humaine en pendant logique de la libre circulation des marchandises que l’ogre européen rétorque de suite que c’est tabou, la question de la libre circulation étant d’office exclue, n’étant pas négociable !</p>
<p>Or ne voilà-t-il pas que ce tabou ne l’a plus été lors des négociations récentes de l’UE avec la Turquie! En effet, on a alors vu que ce qui n’était pas négociable l’est devenu. Ainsi, la Turquie, tout en étant intransigeante, certes, sur son droit à obtenir la libre circulation pour ses ressortissants, a fini par l’avoir et sans coup férir.</p>
<p><strong>L&rsquo;intransigeance turque a été payante</strong></p>
<p>Nos négociateurs sauraient-ils user de cette même technique et faire de l’attitude turque intransigeante sur la libre circulation une botte imparable leur permettant de lier la libre circulation humaine au libre-échange et les autorisant à soutenir que la première est un préalable à la seconde et que ce n’est pas négociable ?</p>
<p>En effet, et plus que jamais, le refus européen d’envisager la transformation de visa actuel en visa biométrique de circulation — que doit pouvoir demander la Tunisie — ne tient plus. Car, justement, il ne s’agit pas, de la part de la Tunisie, de demander une illusoire levée de visa, mais tout simplement et en conformité avec les réquisits sécuritaires, de le conformer au droit international par sa transformation en visa de circulation octroyé gratuitement et pour une période d’un an renouvelable aux Tunisiens.</p>
<p>Au vrai, rien ne changera de la situation actuelle, notamment eu égard aux considérations sécuritaires, puisque le visa biométrique reste effectif avec toutes ses spécificités; il ne change qu’en devenant de circulation et non de tourisme (une catégorie qui existe déjà, mais à laquelle on recourt si peu). Et cela est même juridiquement nécessaire en compensation minimale à l’atteinte à la souveraineté de la Tunisie que consiste le relevé des empreintes digitales de ses ressortissants par une puissance étrangère.</p>
<p><strong>Le préalable de la libre circulation</strong></p>
<p>Aussi, tout autant au nom du droit international que de la morale des rapports bilatéraux, la Tunisie est parfaitement en droit d’user de la botte turque pour exiger l’intégration de la libre circulation aux négociations actuelles par la transformation d’Aleca en Alecca: Accord de libre-échange et de circulation complet et approfondi.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi et ainsi seulement que l’accord Aleca sera véritablement complet et approfondi tout en limitant ses aspects forts négatifs en l’état pour l’économie tunisienne. De plus, il sera bien plus en conformité avec sa motivation principale selon le partenaire européen, à savoir une plus grande intégration de la Tunisie dans le système européen.</p>
<p>Alors, verra-t-on la Tunisie faire de la libre circulation un préalable à Aleca et appeler à sa transformation en Alecca en usant de la botte turque?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/11/tunisie-union-europeenne-mettre-laccent-sur-la-libre-circulation/">Tunisie &#8211; Union européenne : Mettre l&rsquo;accent sur la libre-circulation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Apr 2016 08:28:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Europe ne peut plus considérer la Tunisie comme non éligible à l&#8217;adhésion à l&#8217;Union puisqu&#8217;elle en fait déjà structurellement partie du fait de sa dépendance économique et financière. Par Farhat Othman Alphonse Allais écrivait que «dans un asile, la seule différence entre les internes et les internés, c&#8217;est un accent aigu.» Le paraphrasant, nous dirions...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/">Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-47094" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tunisie-Union-europeenne.jpg" alt="Tunisie-Union-europeenne" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>L&rsquo;Europe ne peut plus considérer la Tunisie comme non éligible à l&rsquo;adhésion à l&rsquo;Union puisqu&rsquo;elle en fait déjà structurellement partie du fait de sa dépendance économique et financière.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Par<strong> Farhat Othman</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-47092"></span></p>
<p style="text-align: left;">Alphonse Allais écrivait que «<em>dans un asile, la seule différence entre les internes et les internés, c&rsquo;est un accent aigu.</em>» Le paraphrasant, nous dirions que dans ce que propose l&rsquo;Union européenne (UE) à la Tunisie comme accord de libre-échange, il y a juste l&rsquo;ajout ou le retranchement de la 3e lettre de l&rsquo;alphabet qui ferait de cet accord un accord équitable ou léonin : Aleca (Accord de libre échange complet et approfondi) ou Alecca (Accord de libre échange et circulation complet et approfondi).</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est ce qui doit être dit à l&rsquo;occasion de la tenue du conseil d’association entre la Tunisie et l’UE, ce 18 avril, que je soumets ci-après à la réflexion de nos autorités</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La Tunisie n&rsquo;est pas qu&rsquo;un souk !</strong></p>
<p style="text-align: left;">L’Aleca, tel que proposé par l&rsquo;UE, ne tient compte que des intérêts de l&rsquo;Europe, ne voyant dans la Tunisie non pas seulement marché, mais un souk, pour y faire des affaires. Or, depuis son «coup du peuple» du 14 janvier 2011, la Tunisie a engagé une transition démocratique se voulant exemplaire; et sans le soutien de ses partenaires occidentaux, cette transition ne tiendra pas ses promesses.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi impose-t-elle d&rsquo;avoir avec son premier partenaire historique une diplomatie haut de gamme et un partenariat gagnant-gagnant non de la fripe. Ce qui suppose de rompre avec l&rsquo;esprit purement mercantile de l&rsquo;Aleca à celui d&rsquo;un partenariat donnant-donnant.</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est la qualité des rapports tuniso-européens qui impose de dire la vérité sur ce dossier de l&rsquo;Aleca examiné les deux parties. L&rsquo;adage latin ne dit-il pas <em>«Amicus Plato, sed magis amica veritas»</em> (Platon m’est cher, mais la vérité me l’est encore davantage).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour Alecca : libre mouvement sous visa biométrique </strong></p>
<p style="text-align: left;">Le partenariat tuniso-européen n&rsquo;a jamais été équilibré, avantageant la partie européenne. Or, bien que le libre échange instauré depuis l’indépendance n&rsquo;a débouché que sur une détérioration des termes de l’échange et un endettement excessif et croissant, outre une grave désindustrialisation à l&rsquo;encontre des espoirs nourris, on ne fait qu&rsquo;aller dans le même sens avec Aleca.</p>
<p style="text-align: left;">Cet accord se limitant au commerce prévoit au profit des opérateurs économiques étrangers un statut égal, voire privilégié, comparé à celui accordé aux investisseurs locaux en termes d’incitations et d’avantages fiscaux tout en les faisant bénéficier de privilèges particuliers innombrables.</p>
<p style="text-align: left;">Il risque donc d&rsquo;être léonin s&rsquo;il n&rsquo;est pas compensé par au moins une mesure certes à la valeur ô combien symbolique de nature à révolutionner les mentalités autorisant des évolutions ultérieures en termes de fluidité des relations entre les deux rives de la Méditerranée.</p>
<p style="text-align: left;">Il s&rsquo;agit d&rsquo;intégrer la dimension humaine dans la libre circulation aujourd&rsquo;hui réduite aux marchandises, ce qui jure avec non seulement l&rsquo;éthique, mais aussi le droit, la pratique actuelle du visa imposant la contrepartie de la libre circulation.</p>
<p style="text-align: left;">Or, celle-ci est parfaitement possible sans déroger à la pratique actuelle, avec juste la transformation de la nature du visa touristique en visa de circulation délivrable d&rsquo;office aux citoyens tunisiens, gratuitement et pour une période minimale d&rsquo;un an.</p>
<p style="text-align: left;">Il ne s&rsquo;agira que de l&rsquo;extension à tous les ressortissants tunisiens d&rsquo;un type de visa déjà utilisé, mais réservé à une minorité de privilégiés. Cela aura l&rsquo;avantage de respecter les réquisits sécuritaires, puisque le relevé des empreintes digitales demeure, tout en autorisant la libre circulation en compensation à une telle concession majeure touchant un symbole de la souveraineté nationale.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour un moratoire de la dette tunisienne</strong></p>
<p style="text-align: left;">En termes financiers, il est vrai, l&rsquo;Europe ne tarit pas d&rsquo;aides en faveur de la Tunisie; mais elles ne sont plus appropriées à la situation du pays qui est, de plus, menacé par l&rsquo;hydre terroriste.</p>
<p style="text-align: left;">Ces aides ne suffisent plus d&rsquo;autant qu&rsquo;elles ne se présentant que sous forme d’ouverture de lignes de crédit ou de prêts, tel celui de 500 millions d’euros, annoncé après la visite en Tunisie du président du parlement européen.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi, les dirigeants tunisiens ont-ils raison de réclamer que l&rsquo;aide soit conséquente, le président de la république évoquant un «soutien exceptionnel» et le président de l&rsquo;Assemblée parlant de «plan Marshall».</p>
<p style="text-align: left;">Concrètement, cela ne peut être crédible dans l&rsquo;état catastrophique où se trouve l&rsquo;économie tunisienne qu&rsquo;avec, sinon la transformation de la dette tunisienne en investissement, du moins la décision immédiate d&rsquo;un moratoire.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Envisager l&rsquo;adhésion de la Tunisie à l&rsquo;UE</strong></p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;Europe sait bien que son intérêt immédiat comme médiat est de soutenir la Tunisie; or, elle ne fait pas ce qui tombe sous le sens: réorienter son partenariat pour non seulement un statut spécial octroyé à la Tunisie, mais aussi la décision d&rsquo;une intégration à plus ou moins longue échéance à préparer par des actions concrètes et des aides spécifiques en utilisant les fonds structurels par exemple.</p>
<p style="text-align: left;">La notion de géographie au sens classique n&rsquo;ayant plus de sens, l&rsquo;Europe ne peut plus considérer la Tunisie comme n&rsquo;étant pas éligible à l&rsquo;adhésion, à l&rsquo;Union puisqu&rsquo;elle fait déjà structurellement partie de l&rsquo;Europe du fait de sa dépendance économique et financière.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi, cela commande d&rsquo;envisager l&rsquo;option de l&rsquo;adhésion comme nécessaire, y compris pour la réussite de la transition démocratique de la Tunisie qui ne peut l&rsquo;être qu&rsquo;en étant articulée au système démocratique européen.</p>
<p style="text-align: left;">Je me permets de terminer en notant que mes propos sont assis sur une expérience diplomatique et une recherche académique, ayant été diplomate de carrière avant d&rsquo;être injustement rayé du cadre diplomatique par l&rsquo;ancien régime.</p>
<p style="text-align: left;">S&rsquo;ils n&rsquo;engageant que ma modeste personne, ils ne représentant pas moins un courant de pensée qui n&rsquo;est pas propre à la Tunisie, l&rsquo;ayant vérifié chez nombre des partenaires de notre pays, des diplomates amis aimant la Tunisie et se désolant du manque de courage de ses autorités à exiger ce qui est son droit absolu.</p>
<p style="text-align: left;">Car la diplomatie postmoderne n&rsquo;est plus qu&rsquo;un partage équilibré, et donc certaines questions y relèvent désormais du dû que l&rsquo;on ne peut qu&rsquo;exiger, étant donné qu&rsquo;il relève des questions de dignité.</p>
<p style="text-align: left;">C&rsquo;est le cas de la libre circulation dans le cadre raisonné et raisonnable que je propose du visa biométrique de circulation. Et c&rsquo;est le partenariat honnête incontournable entre gentlemen, une diplomatie non seulement donnant-donnant, mais aussi et surtout un rapport sain gagnant-gagnant.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Article lié :</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/02/09/tunisie-union-europeenne-il-faut-transformer-laleca-en-alecca/"><em>Tunisie-Union européenne : Il faut transformer l’Aleca en Alecca</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/16/tunisie-union-europeenne-pour-un-partenariat-haut-de-gamme/">Tunisie-Union européenne : Pour un partenariat haut de gamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Union européenne : Il faut transformer l&#8217;Aleca en Alecca</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2016 12:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord de libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[libre circulation]]></category>
		<category><![CDATA[services]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Essid reçoit Martin Schulz, président du Parlement européen, lundi 8 février 2016, à la Kasbah. L&#8217;accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Tunisie ne doit pas être confiné au volet commercial. Il doit manifester un sérieux soutien à la transition démocratique. Par Farhat Othman Des négociations seront bientôt lancées entre la Tunisie et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/09/tunisie-union-europeenne-il-faut-transformer-laleca-en-alecca/">Tunisie-Union européenne : Il faut transformer l&rsquo;Aleca en Alecca</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-38936 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Martin-Schulz-et-Habib-Essid.jpg" alt="Martin-Schulz-et-Habib-Essid" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Habib Essid reçoit Martin Schulz, président du Parlement européen, lundi 8 février 2016, à la Kasbah.</em></p>
<p><em><strong>L&rsquo;accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Tunisie ne doit pas être confiné au volet commercial. Il doit manifester un sérieux soutien à la transition démocratique.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>
<p><span id="more-38934"></span></p>
<p>Des négociations seront bientôt lancées entre la Tunisie et l&rsquo;Union européenne (UE) pour la conclusion de ce qu&rsquo;on appelle avec cette terminologie pompeuse Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) ainsi que son dérivé : Programme d&rsquo;appui à la compétitivité des services (Pacs).</p>
<p>Lancé récemment, ce dernier a pour objectif le renforcement et la mise à niveau du secteur des services en vue de faire face aux défis de la croissance économique et du développement en Tunisie. C&rsquo;est l&rsquo;extension de la compétitivité des entreprises qui est visé notamment, y compris dans le secteur de la santé.</p>
<p>Tout autant que l&rsquo;Aleca, ces négociations sont d&rsquo;une nécessité vitale pour la Tunisie dans ses rapports futurs avec l’UE. L&rsquo;Aleca est encore plus important en ce que ses retombées touchent tous les domaines des échanges, y imposant l&rsquo;adoption de dispositifs règlementaires stricts qui le seront <em>ispo facto</em> pour la Tunisie.</p>
<p><strong>Sortir les négociations du seul cadre commercial</strong></p>
<p>Cela impactera, par exemple, l’investissement, le commerce ou encore les rapports de partenariat entre les secteurs privé et public en Tunisie. Or, en l’absence en ces domaines de la réforme juridique nationale nécessaire librement décidée par la représentation nationale, des choix étrangers seront forcément imposés à la Tunisie au travers des engagements pris lors de ces négociations.</p>
<p>De plus, malgré leur importance et la gravité de leurs conséquences sur la souveraineté du pays, ces négociations se présentent comme des discussions techniques, engagées uniquement entre les services commerciaux de Tunisie et leurs partenaires européens. Pourtant, c&rsquo;est au ministère des Affaires étrangères, un ministère de souveraineté, de les présider, sinon même la présidence du gouvernement du fait de leur vision globale de la politique de coopération internationale.</p>
<p>Par ailleurs, on ne peut se focaliser sur les questions purement commerciales sans se soucier d&rsquo;autres aspects essentiels qui y sont fatalement liés comme l&rsquo;aide financière et les questions monétaires en suspens entre les deux pays.</p>
<p>On ne peut raisonnablement négocier l&rsquo;ouverture de l&rsquo;espace tunisien au libre-échange sans avoir apuré préalablement la situation catastrophique du pays qui est pour une grande part causée par l&rsquo;endettement. Aussi, préalablement à toute décision en matière de libre-échange, on doit bien décider pour le moins un moratoire de le dette de l&rsquo;ancien régime, et bien mieux, un effacement pur et simple pour partir sur des bases solides.</p>
<p>Car sinon, le libre-échange ne fera qu&rsquo;aggraver la crise en Tunisie au pur profit du marché européen, ce qui n&rsquo;est pas déjà dans l&rsquo;intérêt de l&rsquo;Europe puisqu&rsquo;elle risque alors sérieusement d&rsquo;avoir un nouveau foyer de tension à ses frontières, la Tunisie étant menacée par le péril terroriste.</p>
<p>C&rsquo;est à cela que conduira fatalement le maintien de la réduction actuelle de l&rsquo;accord de libre-échange à son unique volet commercial. Il doit manifester concrètement un sérieux soutien de l&rsquo;Europe à la transition démocratique de la Tunisie qui est structurellement dépendante d&rsquo;elle et en a donc besoin sur tous les plans, tout autant politique, économique, financier et commercial que social, culturel, éducatif et migratoire.</p>
<p><strong>Intégrer la libre circulation humaine aux négociations</strong></p>
<p>La Tunisie constitue à n&rsquo;en pas douter une exception qui est à encourager; aussi, son plus grand partenaire occidental qui y possède d&rsquo;énormes intérêts se doit d&rsquo;y apporter l&rsquo;aide qui s&rsquo;impose et qui suppose des initiatives courageuses et sérieuses. Il doit rompre avec sa langue de bois habituelle, apportant la preuve d&rsquo;un soutien concret à la démocratie naissante en Tunisie. Cela impose des mesures spécifiques, y compris de haute teneur symbolique.</p>
<p>L&rsquo;UE ne doit plus abuser de sa position dominante et de ses moyens exorbitants pour dicter sa loi à la petite Tunisie très mal en point sur tous les plans, surtout sociaux. Son devoir, non seulement pour sauver son petit partenaire, mais aussi ses propres intérêts, est de sauvegarder le modèle tunisien en délivrant un message fort, crédible et audible consistant à rompre avec la politique arrogante suivie jusqu&rsquo;ici. Cela doit concerner notamment sa politique migratoire en la révisant pour la paix en Méditerranée qui passe par la réussite de la Tunisie dans l&rsquo;intérêt bien compris de tous.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, cela ne saurait se faire autrement qu&rsquo;en décidant d&rsquo;élargir les négociations Aleca à la libre circulation des Tunisiens, les transformant donc en Alecca : Accord de libre échange et circulation complet et approfondi. Il est en effet inadmissible juridiquement et éthiquement de favoriser la libre circulation des marchandises tout en l&rsquo;entravant pour leurs créateurs, les humains. D’autant plus qu&rsquo;un instrument fiable existe, qui est le visa biométrique de circulation.</p>
<p>Concrètement, cela veut dire que le visa actuel reste en vigueur, mais en étant reconverti en visa de circulation, délivré gratuitement à tout Tunisien le demandant pour une durée d&rsquo;un an au moins, automatiquement renouvelable, avec entrées et sorties multiples. Voilà ce qui respecte les réquisits sécuritaires tout en donnant une compensation juste à la pratique actuelle de prélèvement des empreintes digitales contraire au droit international et à la souveraineté nationale.</p>
<p>Ce sera aussi reconnaître la maturité des Tunisiens tout en sortant la jeunesse du pays de sa désespérance actuelle, jeunesse qui est souvent porteuse de projets novateurs pouvant voir le jour entre les deux rives de la Méditerranée, mais qui avortent pour cause d&rsquo;impossibilité de circuler librement.</p>
<p>De plus, ce sera la meilleure façon de lutter contre l&rsquo;immigration clandestine puisque le ressortissant tunisien assuré de pouvoir circuler en toute légalité n&rsquo;aura plus besoin de courir l&rsquo;aventure de l&rsquo;illégalité; ce qui fera sortir aussi de la clandestinité ceux qui y sont encore.</p>
<p>L&rsquo;Europe osera-t-elle ce saut qualitatif à la fois moral et politique? Il y va de ses intérêts sur le long terme en Tunisie. Que notre pays l&rsquo;y aide donc en exigeant un Alecca, la libre circulation aux Tunisiens n&rsquo;étant que le geste symbolique majeur amenant à réviser les rapports tuniso-européens pour un véritable partenariat gagnant-gagnant.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/09/tunisie-union-europeenne-il-faut-transformer-laleca-en-alecca/">Tunisie-Union européenne : Il faut transformer l&rsquo;Aleca en Alecca</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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