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	<title>Archives des Mahmoud Darwich - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mahmoud Darwich - Kapitalis</title>
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		<title>Hommage &#124; Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 13:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la mort de Leïla Shahid, la Palestine perd l'une de ses plus grandes voix et le monde perd une conscience.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/hommage-leila-shahid-memoire-de-la-terre-de-palestine/">Hommage | Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la mort de Leïla Shahid, survenue mercredi 18 février 2026, la Palestine perd l&rsquo;une de ses plus grandes voix. La France ** perd une amie fidèle. Le monde perd une conscience.</em></strong></p>



<p><strong>Hala Abou Hassira</strong> *</p>



<span id="more-18381648"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira.jpg" alt="" class="wp-image-18381660" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>C’est avec une douleur immense et une profonde émotion que la Mission de Palestine en France a appris la disparition de Leïla Shahid, à l’âge de soixante-seize ans.</p>



<p>Leïla Shahid n’était pas seulement une diplomate d’exception. Elle fut, durant plus de trois décennies, le visage, la voix et l’âme de la Palestine en Europe. Première femme ambassadrice de la Palestine, elle a incarné avec une dignité sans faille, une intelligence lumineuse et un courage inépuisable la cause d’un peuple qui n’a jamais cessé de réclamer justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie au service de la Palestine</h2>



<p>Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, dans une famille dont le nom se confond avec l’histoire même du mouvement national palestinien, Leïla Shahid portait en elle la mémoire d’une terre et la promesse d’un combat. Petite-nièce de grandes figures de Jérusalem, fille de Munib et Sirine Husseini Shahid, elle grandit dans l’exil libanais avec la Palestine au cœur, comme un héritage et comme un horizon.</p>



<p>La guerre de juin 1967 décida de sa vie. L’étudiante brillante de l’Université américaine de Beyrouth, formée à l’anthropologie et à la sociologie, choisit d’embrasser le combat de son peuple, par la pensée, par la parole et par la diplomatie. Dans les camps de réfugiés du Sud-Liban, elle fit ses premières armes politiques : auprès des familles dépossédées, au cœur de la détresse, là où s’enracine la résilience de ceux qui n’ont rien mais qui ne cèdent pas.</p>



<p>En septembre 1982, aux côtés de l’écrivain Jean Genet, Leïla Shahid fut parmi les premiers témoins de l&rsquo;horreur de Sabra et Chatila. Ce qu’elle vit dans les ruelles de ces camps martyr ne quitta jamais son regard. De cette épreuve naquit une détermination absolue : porter la voix des sans-voix dans toutes les capitales du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ambassadrice</h2>



<p>Nommée représentante de l’OLP en Irlande en 1989, puis aux Pays-Bas et au Danemark, Leïla Shahid déploya très tôt ses qualités exceptionnelles de diplomate. En 1994, elle devint déléguée générale de Palestine en France, poste qu’elle occupa avec une autorité et une grâce rare jusqu’en 2005. Pendant onze années, elle tissa avec la société française, ses institutions, ses intellectuels, ses élus et ses citoyens, des liens profonds et durables qui contribuèrent à faire de la France l’un des pays les plus sensibles à la cause palestinienne en Europe.</p>



<p>De 2005 à 2015, elle porta cette même exigence auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, élevant la voix de la Palestine au cœur même des institutions communautaires. À Bruxelles comme à Paris, elle sut conjuguer la rigueur du droit international et la force de la conviction, la patience du dialogue et l’intransigeance des principes.</p>



<p>Co-fondatrice du Tribunal Russell sur la Palestine en 2009, directrice de <em>La Revue d&rsquo;études palestiniennes</em>, initiatrice de la Saison culturelle Masarat/Palestine en 2008, Leïla Shahid ne sépara jamais l’action diplomatique de l’engagement intellectuel et culturel. Elle savait, comme Mahmoud Darwich dont elle accompagna l’œuvre, que la culture est le dernier rempart d’un peuple quand tout le reste lui est confisqué.</p>



<p>En 2004, elle fut aux côtés du Président Yasser Arafat dans ses derniers jours. La fidélité était chez elle une vertu cardinale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous perdons</h2>



<p>Leïla Shahid possédait un don singulier : celui de rendre la cause palestinienne universelle sans jamais la dissoudre dans l’abstraction. Devant les parlementaires comme devant les caméras, dans les salons diplomatiques comme dans les assemblées populaires, elle parlait avec la même précision, la même flamme, la même exigence de vérité. Elle ne plaidait pas : elle démontrait. Elle ne suppliait pas : elle exigeait. Elle ne demandait pas la compassion : elle réclamait la justice.</p>



<p>Sa voix portait la mémoire de la Nakba, la douleur des camps, l’aspiration indestructible à la liberté.</p>



<p>Elle parlait au nom de millions de Palestiniens qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre. Cette voix vient de s’éteindre, et son silence pèse ce soir sur la conscience du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage qui nous oblige</h2>



<p>Leïla Shahid disparaît à un moment où la Palestine traverse l’une des épreuves les plus sombres de son histoire. Elle qui, en octobre dernier encore, alertait sur le cataclysme humanitaire à Gaza, elle qui n’avait jamais cessé de dénoncer l’occupation, la colonisation et l’impunité, elle qui portait en elle la certitude que la justice finirait par triompher, nous laisse un héritage immense et une responsabilité plus grande encore.</p>



<p>En sa mémoire, nous nous engageons à poursuivre ce qu’elle a commencé. Son combat est le nôtre. Sa détermination est notre boussole. Son exigence de dignité, de droit et de vérité demeure notre feuille de route.</p>



<p>Un message personnel</p>



<p>Qu’il me soit permis, en tant qu’ambassadrice de Palestine en France, d’exprimer ce que cette perte signifie pour moi et pour toute une génération de diplomates palestiniens.</p>



<p>Leïla Shahid a ouvert la voie. Elle a démontré qu’une femme palestinienne pouvait tenir tête aux puissants, dialoguer avec les plus grands, et ne jamais faillir. Elle a prouvé que la diplomatie est aussi un acte de résistance, et que le <em>sumud</em>, cette endurance inébranlable de notre peuple, pouvait s’exprimer dans le registre le plus exigeant de la scène internationale. C’est sur les fondations qu’elle a posées que nous continuons, chaque jour, à défendre la Palestine en France.</p>



<p>Je rejoins ici la famille de Leïla Shahid, ses proches, et toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, pleurent aujourd&rsquo;hui une femme exceptionnelle. À sa famille, et en particulier à son époux Mohammed Berrada et à ses sœurs, j’adresse au nom de la Mission de Palestine en France nos condoléances les plus profondes et notre affection fraternelle.</p>



<p>La Palestine ne t’oubliera jamais, Leïla. Tu es rentrée chez toi.</p>



<p><em>* Ambassadrice de Palestine en France.</em></p>



<p>** <em>Nous publions ci-dessous le post Facebook publié par l&rsquo;ancien ministre français Jack Lang après la mort de son <em>«</em>amie<em>»</em> Leïla Shahid:</em> <em>«Je pleure d’abord une amie dont j’aimais l’intelligence acérée, la culture éblouissante, la parole vive.</em></p>



<p><em>A la terre de Palestine et au peuple palestinien, elle a consacré sa vie entière avec une force et un engagement hors du commun.</em></p>



<p><em>Elle fut pendant plus de vingt ans la voie de la Palestine : une voix passionnée et éclairée.</em></p>



<p><em>Femme d’art, de culture et de lettres, elle fut un soutien indéfectible à l’Institut du monde arabe (IMA).</em></p>



<p><em>A mon arrivée à l’IMA, je lui avais confié la présidence des amis de l’IMA.</em></p>



<p><em>Je n’oublierai jamais cette rencontre avec Arafat que m’avait confié le Président François Mitterrand. Il m’avait demandé de l’accueillir avec des intellectuels à l’Institut du monde arabe au moment où le leader palestinien était rejeté de toute part. Leïla Shahid était auprès de nous lorsqu’il nous a annoncé qu’il décidait de rendre caduque la disposition de la charte de l’OLP préconisant la disparition de l’Etat israélien.</em></p>



<p><em>Leïla Shahid était une femme d’exception. Tous ses amis du monde entier éprouvent aujourd’hui un immense chagrin.»</em>  </p>
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		<title>Vient de paraître &#124; ‘‘Planisphère intime’’ de Shams Nadir / Mohamed Aziza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/vient-de-paraitre-planisphere-intime-de-shams-nadir-mohamed-aziza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:51:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Najjar]]></category>
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		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Aziza]]></category>
		<category><![CDATA[Munir Bashir]]></category>
		<category><![CDATA[Shams Nadir]]></category>
		<category><![CDATA[Yehudi Menuhin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Shams Nadir / Mohamed Aziza vient de publier un nouvel ouvrage ‘‘Planisphère intime’’, qui vient de paraître à Beyrouth. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/vient-de-paraitre-planisphere-intime-de-shams-nadir-mohamed-aziza/">Vient de paraître | ‘‘Planisphère intime’’ de Shams Nadir / Mohamed Aziza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La bibliothèque tunisienne s’enrichit avec un nouvel ouvrage de Shams Nadir / Mohamed Aziza,‘‘Planisphère intime’’, qui vient de paraître à Beyrouth, un recueil qui s’ouvre aux quatre coins du monde, enjambe les océans et les déserts pour évoquer des rencontres fraternelles, des souvenirs personnels ou des mémoires historiques comme des repères à la traversée intime et collective.</em></strong></p>



<span id="more-16967650"></span>



<p><em>«Stèles»</em> et <em>«Balises»</em> composent ce livre-florilège, naviguant entre mer et terre, célébrant la beauté du monde, rappelant aussi ses drames et ses tragédies, saluant ses chantres de Léopold Sédar Senghor à Munir Bashir en passant par Yehudi Menuhin, invoquant morts et vivants, Mahmoud Darwich, Julio Cortazar, Jorge Amado, Mario Luzi, Louis Aragon ou Mohamed Bouazizi.</p>



<p>Poèmes, réflexions, opus pour opéra, témoignages de lecture, sont rassemblés pour élever des lampadaires sur le chemin d’une vie, riche, ouverte, sans frontières, avec ce dialogue permanent qui caractérise l’œuvre de Shams Nadir, véritable Sindbad marin et terrien.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16967717" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Tahar-Bekri-Babacar-Sall-Mohamed-Aziza-Dakar-2002.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Tahar Bekri, Babacar Sall et Mohamed Aziza à Dakar en 2002.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Poète, narrateur, anciennement haut fonctionnaire à l’Unesco, fondateur de l’Université euro-arabe ou de l’Académie mondiale de la poésie, ou encore de MED21, son besoin de croisements, de connivences, entre les lieux et les êtres est largement manifeste dans ce bouquet d’hommages rendus à la culture humaine tout en rejetant, dans le même temps, ses retors et ses failles.</p>



<p>Plus que des cailloux ramassés sur le chemin pierreux, ce sont des pierres angulaires, ou des barres d’appui, d’Hiroshima à Bethléem, en passant par Isla Negra ou Mare Nostrum. Quelque 77 pages érudites, sans emphase, écrites comme des voix intérieures à l’écoute du monde.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p>« <strong><em>Planisphère intime’’, de Shams Nadir, préface d&rsquo;Alexandre Najjar, Dergham Editions, Beyrouth, 2025.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cn9LuwGc2a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/le-poeme-du-dimanche-convalescence-de-mohamed-aziza-shams-nadir/">Le poème du dimanche : ‘‘Convalescence’’ de Mohamed Aziza (Shams Nadir)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Convalescence’’ de Mohamed Aziza (Shams Nadir) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/le-poeme-du-dimanche-convalescence-de-mohamed-aziza-shams-nadir/embed/#?secret=9BwcDryoq3#?secret=cn9LuwGc2a" data-secret="cn9LuwGc2a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/vient-de-paraitre-planisphere-intime-de-shams-nadir-mohamed-aziza/">Vient de paraître | ‘‘Planisphère intime’’ de Shams Nadir / Mohamed Aziza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mobilisation poétique mondiale │ Chant d’amour du monde pour Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/28/mobilisation-poetique-mondiale-%e2%94%82-chant-damour-du-monde-pour-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 12:23:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Zaabar]]></category>
		<category><![CDATA[Faten Guemri]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Rendón]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[poète vivant à Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Radhouane Ajroudi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mouvement Poétique Mondial organise les 28 et 29 juin 2025, une vaste mobilisation poétique intitulée «Chant d’amour du monde pour Gaza». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/28/mobilisation-poetique-mondiale-%e2%94%82-chant-damour-du-monde-pour-gaza/">Mobilisation poétique mondiale │ Chant d’amour du monde pour Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le World Poetry Movement (WPM) ou Mouvement Poétique Mondial organise les 28 et 29 juin 2025, une vaste mobilisation poétique intitulée «Chant d’amour du monde pour Gaza», une action en ligne qui rassemblera 170 poètes issus de 110 pays, dont la Tunisie, pour une série de lectures poétiques des quatre coins du monde.</em></strong></p>



<span id="more-16878864"></span>



<p><em>«Ecrire et lire des poèmes ne suffira pas à éteindre la guerre à Gaza ni à empêcher l’extermination du peuple palestinien. Mais cela s’inscrit dans la trame d’une révolution poétique mondiale, destinée à secouer l’esprit confus de notre espèce et à la ramener vers les grands idéaux oubliés de l’Humanité&#8230; Et si les peuples du monde sont convaincus qu’ils continueront à défendre l’esprit humain et à poursuivre le rêve de vivre en paix, il est tout aussi vrai que la poésie, voix de l’Humanité, incarne ce rêve»</em>, lit-on dans la Déclaration du comité de coordination du WPM, dans le cadre de l’appel lancé aux poètes du monde entier pour cette vaste mobilisation poétique.</p>



<p>Cette initiative du WPM, présidé par le poète, journaliste et éditeur colombien Fernando Rendón, se veut d’une ampleur sans précédent, tant par sa portée organisationnelle que par son impact symbolique et humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois poètes représentent la Tunisie</h2>



<p>Dans cet élan poétique de solidarité, l’événement prend forme grâce à l’engagement de 76 coordinateurs mobilisés aux quatre coins du monde. <a href="https://www.facebook.com/reel/1050855177158599" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Radhouane Ajroudi</a>, coordinateur du WPM en Tunisie, a précisé à l’agence Tap que trois poètes ont été choisis par le WPM pour représenter chaque pays. Pour la Tunisie, il s’agit de Ahmed Zaabar, poète vivant à Londres, de la poétesse Faten Guemri et du poète Radhouane Ajroudi.</p>



<p>Les lectures, enregistrées sous forme de vidéos sous-titrées en anglais et en espagnol, sont diffusées en ligne, les 28 et 29 juin, depuis Medellín (Colombie), via les réseaux sociaux du mouvement, notamment Facebook et YouTube. Par ailleurs, une quinzaine de poètes de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, du Moyen-Orient et du monde arabe participent à une action nationale en Tunisie, dans le prolongement d’une première initiative organisée en mai dernier baptisée <em>«Toute la poésie du monde avec Gaza»</em>, diffusée notamment sur la page du WPM-Tunisia.</p>



<p>Le WPM se définit comme une coordination internationale rassemblant plus de 2 150 membres, 187 festivals et 118 associations partenaires. Son siège se trouve à Medellín, en Colombie, qui s&rsquo;apprête à vivre du 5 au 12 juillet 2025 au rythme de la 35<sup>e</sup> édition du Festival international de poésie de Medellín, où de nombreux prix seront remis dont celui portant le nom du poète palestinien Mahmoud Darwich.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/28/mobilisation-poetique-mondiale-%e2%94%82-chant-damour-du-monde-pour-gaza/">Mobilisation poétique mondiale │ Chant d’amour du monde pour Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Poésie │ Sghaïer Ouled Ahmed, lauréat à titre posthume du Prix Mahmoud Darwich</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/poesie-%e2%94%82-sghaier-ouled-ahmed-laureat-a-titre-posthume-du-prix-mahmoud-darwich/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 06:19:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[poésie arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16866038</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le premier Prix Mahmoud Darwich de poésie, des lettres et des arts a été décerné, à titre posthume, au poète tunisien Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/poesie-%e2%94%82-sghaier-ouled-ahmed-laureat-a-titre-posthume-du-prix-mahmoud-darwich/">Poésie │ Sghaïer Ouled Ahmed, lauréat à titre posthume du Prix Mahmoud Darwich</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le premier&nbsp;Prix Mahmoud Darwich de poésie, des lettres et des arts a été décerné, à titre posthume, lors d’une cérémonie qui s’est tenue à Tunis le 13 juin 2025 à l’espace Al-Kitab, à Tunis, sous le thème&nbsp;«La poésie comme résistance». L’occasion de rendre hommage à deux figures majeures de la poésie et de la littérature arabe&nbsp;: Mahmoud Darwich, poète palestinien emblématique, et&nbsp;Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed, poète tunisien récompensé par ce prix pour l’ensemble de son œuvre.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-16866038"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Mahmoud Darwich (1941-2008) est considéré comme un grand représentant de la poésie engagée. Né en Palestine, il a vécu l’errance de l’exil forcé après la destruction de son village natal, une expérience qui a profondément marqué son écriture. À travers plus de trente recueils poétiques et essais, il a transformé la poésie en un outil de résistance contre l’oppression coloniale, l’occupation et l’effacement identitaire. Son engagement politique, notamment au sein de l&rsquo;Organisation de Libération de la Palestine (OLP), et ses textes fondateurs, comme la Déclaration d&rsquo;indépendance de la Palestine en 1988, témoignent de son combat pour la dignité et la liberté.</p>



<p>Darwich a donné une voix universelle à la cause palestinienne, mêlant beauté poétique et lutte humaniste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16866055" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le 1er Prix portant le nom du célèbre poète a été décerné à titre posthume à&nbsp;un autre célèbre poète, le Tunisien Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed, dont l’œuvre incarne les mêmes valeurs de résistance et d’humanisme. À travers ses écrits, il a capturé les souffrances et les espoirs du peuple tunisien, transformant le quotidien en épopée. Son engagement pour la liberté et la justice sociale en fait une figure majeure de la poésie arabe moderne. Le jury a salué sa capacité à lier l’esthétique poétique à un message politique profond, faisant de lui un digne héritier de l’esprit de Darwich.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une poésie ancrée dans la lutte</h2>



<p>La cérémonie a mis en lumière les liens profonds unissant la Palestine et la Tunisie à travers la poésie. Les discours ont souligné comment Darwich et Ouled Ahmed, bien qu’issus de contextes différents, partageaient une même vision : celle d’une poésie ancrée dans la lutte pour la dignité et la liberté. Le choix de décerner ce prix à un poète tunisien symbolise l’universalité du message porté par Darwich, mais aussi cette vieille amitié entre deux pays et deux poètes qui ont tant partagé, aussi bien la douleur que la joie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16866061" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Mahmoud-Darwich.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><em>«La poésie n’est pas seulement des mots, c’est la blessure la plus proche de la lumière du soleil », </em>disait Mahmoud Darwich. Lui faisant écho, Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed exprimait la même blessure :<em> «Je n&rsquo;aime pas les pays comme les aime le touriste, mais comme les aime le révolutionnaire, le malade, la mère, le prisonnier&#8230;»</em></p>



<p>Bien plus qu&rsquo;une récompense littéraire, le Prix Mahmoud Darwich est un acte politique et symbolique. Il célèbre des artistes dont les mots transcendent les frontières pour porter un message de résistance et d&rsquo;espoir. En honorant Mohamed Sgaïer Ouled Ahmed, la Tunisie réaffirme son attachement aux valeurs de justice et de liberté, tout en perpétuant l&rsquo;héritage de Mahmoud Darwich.</p>



<p><em>* Historien et président du jury du Prix Mahmoud Darwich.</em></p>
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		<title>Prix Mahmoud Darwich à Sghaier Ouled Ahmed │ Hommage à la poésie engagée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/09/prix-mahmoud-darwich-a-sghaier-ouled-ahmed-%e2%94%82-hommage-a-la-poesie-engagee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 06:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Aida Niati]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Fargi]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[Latifa Lakhdar]]></category>
		<category><![CDATA[libraire Al-Kitab]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[Sghaier Ouled Ahmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Prix Mahmoud Darwich pour la création poétique et littéraire sera décerné cette année au poète tunisien Sghaier Ouled Ahmed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/09/prix-mahmoud-darwich-a-sghaier-ouled-ahmed-%e2%94%82-hommage-a-la-poesie-engagee/">Prix Mahmoud Darwich à Sghaier Ouled Ahmed │ Hommage à la poésie engagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le vendredi 13 juin 2025 à la libraire Al-Kitab, le Prix Mahmoud Darwich pour la création poétique et littéraire sera décerné cette année au poète tunisien Sghaier Ouled Ahmed, une cérémonie dédiée à la célébration de la poésie arabe contemporaine.</em></strong></p>



<p><strong>Amel Fargi *</strong></p>



<span id="more-16730669"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi.jpg" alt="" class="wp-image-16730686" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cet événement culturel majeur se tiendra en présence de personnalités littéraires, d’intellectuels et d’admirateurs de l’œuvre du lauréat, qui viendront honorer un artiste dont les vers résonnent avec force et humanité.&nbsp;</p>



<p>Créé à la mémoire du légendaire poète palestinien Mahmoud Darwich, ce prix, lancé par un groupe d’intellectuels et d’universitaires avec le soutien d’institutions académiques dont le Centre des arts Ksar Said, la chaire Ibn Khaldoun (Icesco) et la Faculté des Lettres de Manouba, récompense chaque session une ou plusieurs figures de la littérature arabe et internationale dont l’œuvre incarne les valeurs d’engagement, de résistance et d’innovation poétique, littéraire ou artistique.</p>



<p>Pour cette première session, le jury a décidé de célébrer à titre posthume le poète populaire&nbsp;&nbsp; Sghaier Ouled Ahmed, connu pour son écriture profonde, mêlant lyrisme et critique politique et sociale, dans la droite lignée de l’esprit du célèbre poète palestinien.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une voix tunisienne à portée universelle</h2>



<p>Originaire de Sidi Bouzid, dans le centre du pays, où éclata en 2011 la Révolution Tunisienne, Ouled Ahmed est l’auteur de plusieurs recueils primés <sup>(1)</sup>. Certains de ses poèmes, devenus emblématiques, comme ‘‘<em>Les femmes de mon pays’’</em>, ou ‘‘<em>Mon Dieu aide moi’’</em>, sont mis en Musique et chantés en Tunisie et dans le monde arabe.</p>



<p>Son œuvre, ancrée dans les réalités tunisiennes tout en dialoguant avec les grandes questions humaines, explore les thèmes de la résistance, de la liberté de conscience et de la quête de liberté.&nbsp;</p>



<p>De son vivant, le poète avait souvent rendu hommage à Mahmoud Darwich, une si vieille amitié entre deux géants de la poésie que le jury a subtilement voulu mettre en exergue, <em>«une amitié qui sublime la mort et défie le temps»</em>, souligne le jury<sup>(2)</sup>.</p>



<p>Ce prix, à forte symbolique souligne, également, le rôle de la poésie comme une lumière contre l’obscurantisme et comme arme pour la libération des peuples, à commencer par les Palestiniens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sous le signe de la fraternité poétique</h2>



<p>La cérémonie sera ponctuée de lectures de poèmes de Darwich et d’Ouled Ahmed, interprétés par l’artiste musicienne Aida Niati, qui va ainsi créer une passerelle entre la Palestine et la Tunisie à travers les mots, les sons et les rythmes.</p>



<p>Des hommages seront également rendus à la riche tradition littéraire arabe, toujours vivante et nécessaire.&nbsp;</p>



<p>Enfin, la remise du prix à la famille du poète disparu en présence de sa femme Zouhour et de sa fille Kalimet.</p>



<p>Ce prix consacre une nouvelle fois la Tunisie comme terre de poésie et de résistance culturelle, et offre à Sghaier Ouled Ahmed une visibilité internationale méritée. Il rejoint désormais le panthéon des grandes voix honorées par des prix analogues, aux côtés de figures comme, Adonis, Samih Al-Qasim et autres.&nbsp;</p>



<p><em>* Universitaire, femme de théâtre.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;: &nbsp;</em></strong></p>



<p><em>1- </em><em>Cantiques des six jours, éd. Demeter, Tunis, 1988, Je n’ai pas de problème, éd. Cérès, Tunis, 1989,&nbsp;Details&nbsp;(prose), éd. Bayram, Tunis, 1989,&nbsp;Le Sud de l’eau, éd. Cérès, Tunis, 1991, Testament, éd. Manshurât Aouled Ahmed, Tunis, 2002,&nbsp;États de route&nbsp;(poésie), 2013, Conduite poétique de la révolution tunisienne&nbsp;(prose), 2013. </em><em></em></p>



<p><em>2- Le jury est constitué de trois éminents historiens et gens de lettres&nbsp;: Latifa Lakhdar, historienne et ancienne ministre de la Culture en Tunisie, Abdelhamid Larguèche, Historien et ancien membre du comité du patrimoine mondial auprès de l’Unesco, et Faouzi Mahfoudh, ancien directeur de l’Institut national du patrimoine et président de la Chaire Ibn Khaldoun.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wcZdt6Icv4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/le-poeme-du-dimanche-me-voici-de-sghaier-ouled-ahmed/">Le poème du dimanche : ‘‘Me voici’’ de Sghaïer Ouled Ahmed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Me voici’’ de Sghaïer Ouled Ahmed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/le-poeme-du-dimanche-me-voici-de-sghaier-ouled-ahmed/embed/#?secret=SnApTxZ4JV#?secret=wcZdt6Icv4" data-secret="wcZdt6Icv4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/09/prix-mahmoud-darwich-a-sghaier-ouled-ahmed-%e2%94%82-hommage-a-la-poesie-engagee/">Prix Mahmoud Darwich à Sghaier Ouled Ahmed │ Hommage à la poésie engagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Lettre à Boualem Sansal │ Le marathon des mots</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/lettre-a-boualem-sansal-%e2%94%82-le-marathon-des-mots/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 08:07:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
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		<category><![CDATA[Liliane Schraûwen]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Pen club de Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre de l'écrivain tunisien Tahar Bekri à son ami algérien Boualem Sansal emprisonné depuis plusieurs mois à Alger... Pour ses idées.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/lettre-a-boualem-sansal-%e2%94%82-le-marathon-des-mots/">Lettre à Boualem Sansal │ Le marathon des mots</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Editions Asmodée Edern (Bruxelles) ont publié en mai, ‘‘Amorces de récit en soutien à Boualem Sansal’’, ouvrage qui regroupe les textes de 40 auteurs, réunis par Liliane Schraûwen, Pen club de Belgique. Voici la lettre que Tahar Bekri adresse à l’auteur et qui figure dans l’ouvrage.</em></strong></p>



<p><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-16725711"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Tahar-Bekri.jpg" alt="" class="wp-image-16725759" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Tahar-Bekri.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Tahar-Bekri-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Tahar-Bekri-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cher Boualem,</p>



<p>La prison, les barreaux de la cellule, je connais,</p>



<p>La privation de la liberté, je connais, mais je sais aussi que j’ai demandé qu’on m’apportât en prison, ‘‘<em>Les Chemins de la liberté’’</em> [roman de Jean-Paul Sartre, Ndlr] à relire,</p>



<p>Je sais ce que tu peux endurer&nbsp;!</p>



<p>On peut empêcher ton corps frêle et fragile de respirer l’air libre mais pas tes mots, ils sont dehors, ils volent de leurs propres ailes.</p>



<p>Ta place n’est pas là, mais derrière ta plume, vigilante, exigeante, au regard critique, ciselée, percutante, aiguisée comme un scalpel. </p>



<p>Tu te souviens, j’avais écrit un article sur l’un de tes premiers romans <em>‘‘Harraga’’,</em> ces <em>«brûleurs»</em> des mers, cherchant fortune, au prix de leur naufrage.</p>



<p>Puis il y a eu Toulouse et <em>Le marathon des mots</em>, les mots du <em>«printemps arabe»</em>, qui tentaient d’éclore, les mots des cris des peuples contre leurs oppresseurs, les mots qui chantaient leur douleur, chargée de toute la peine du monde,</p>



<p>Je te retrouvais, ensuite chez moi, en Tunisie, sous l’acropole, à Carthage, où nous étions invités au <em>Marathon des mots</em>, tu intervenais à un débat, je faisais une lecture de poésie à laquelle tu voulais assister, tu t’es excusé, avec ta courtoisie amicale, car on t’a happé pour un autre rendez-vous, sache qu’en ton absence, les mots du poème <em>«Epopée du thym de Palestine»</em> furent emportés par l’écho de la cathédrale/acropole jusqu’au tombeau de Mahmoud Darwich.</p>



<p>Mais tu le sais, dans ce cas, nous sommes les marcheurs dans le désert, le sable couvre souvent nos mots,</p>



<p>Je te retrouvais le soir au Collège de philosophie, pour dîner chez notre amie Hélé Beji, si généreuse, il y avait là mes amis, le romancier égyptien, Jamel Ghitani et mon compatriote, le poète Sghaïer Ouled Ahmed que je n’ai pas vu depuis des années, paix à leur âme.</p>



<p>Nos échangions des mots fraternels, ces réunions de détente, sont devenues dans nos régions, de plus en plus rares, un luxe par les temps qui courent.</p>



<p>Nous les arrachons aux parcours sinueux et tortueux de l’écriture, car nous ne sommes jamais sûrs sous nos cieux, qu’ils ne soient emportés par les torrents comme du bois mort. &nbsp;</p>



<p>Dans le hall de l’hôtel, avec ta valise prête, tu étais sur le point du départ, nous avions un peu de temps pour nous dire au revoir et&nbsp;échanger quelques mots, entre espoir et désenchantement, hélas, ceux qui <em>«détournent le fleuve»</em> sont plus nombreux que ceux qui irriguent la terre.&nbsp;</p>



<p>Tu attendais un éditeur tunisien, à la hâte, pour une traduction arabe de l’un de tes romans, mais je ne sais si cela a été fait.</p>



<p>Tu le sais, peut-être, les Tunisiens ont depuis les années soixante-dix créé une collection <em>«Le retour du texte»</em> et traduit les auteurs algériens de langue française, afin que leurs mots soient compris par les arabophones,&nbsp;</p>



<p>Ceux-là ne sont pas les islamistes extrémistes que tu condamnes, à juste titre, et qui ont causé tant de malheurs, lors de la décennie noire.</p>



<p>Les arabophones modernistes, de progrès, démocrates, existent.</p>



<p>Les musulmans tolérants, qui pratiquent leur foi, sans déranger personne, existent.</p>



<p>La laïcité m’a appris le respect de tous, quelle que soit la croyance de chacun. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’étais heureux de te revoir chez moi, l’Algérie a occupé tant d’années et de place dans ma vie, ses littératures dans ses différentes langues obligent.</p>



<p>L’idée de Maghreb m’a toujours paru si naturelle, une réalité évidente, pour des raisons historiques et géographiques.</p>



<p>Aussi, te lire, lire les auteurs algériens de langue arabe ou française, est-il pour moi comme un devoir, il nous faut réunir nos peuples dans leurs luttes pour leur liberté, leur progrès, oui, les Lumières méritent tous nos engagements et je souscris à tes craintes. &nbsp;</p>



<p>Pour dissiper l’obscurantisme, il nous faut saisir et maîtriser la clarté,          </p>



<p>Cher Boualem,</p>



<p>En Algérie, les mots ont tué, je ne t’apprends rien, Tahar Djaout, Youcef Sebti, Abdelkader Alloula, Lounès Matoub, auteurs francophones, arabophones et berbérophones.</p>



<p>Si tu le permets, ce n’est ni la langue ni la religion qui les a tués, mais l’intransigeance suprême dans la course aux cimes du pouvoir, érigée en objectif sacré, juste comme échelle pour cueillir le fruit. Au nom du religieux, qui n’a rien de tel, on brandit des étendards noirs et verts, et on est à l’abri des crimes,</p>



<p>Je te retrouvais à Paris à l’Ambassade de Tunisie, où l’on remettait des insignes et des décorations à des Juifs amis, le pays reconnaissant. Le nouveau Chef d’Etat, était un ancien ministre et ambassadeur du Président Bourguiba,</p>



<p>Les années nous ont séparés, mes ennuis de santé, mon absence, presque, de la vie publique, j’ai continué à te lire, à suivre tes propos et autres déclarations sur les médias et les réseaux sociaux,</p>



<p>Je suis surpris, je te l’avoue, par tes prises de position, sans nuances, limitée à la seule critique de Hamas, et qui considèrent tous les Palestiniens de la sorte, comme s’ils étaient coupables des malheurs et de la tragédie de l’Histoire.</p>



<p>Tes mots sur le territoire national laissent perplexe.</p>



<p>Sur la religion musulmane dont il faut se débarrasser, dis-tu, est-ce ainsi qu’on peut aider à la paix, la paix entre les Humains?</p>



<p>Cher Boualem,</p>



<p>Tout comme les écrivains algériens qui ont chanté leur terre, les écrivains palestiniens n’ont jamais fait défaut à la leur; Fatwa Toucan, Mahmoud Darwich, Emile Habibi, Sahar Khalifa, Samih al-Qassim, Tawfik Zyad, Jabra Ibrahim Jabra, Salma Al-Jayussi, Ghassan Zaqtan, Ibrahim Nasrallah, Liana Badr, Elias Sanbar, Zakariya Mohamed, Bassem Al-Nabreece, Nathalie Handal, Deema Shehabi, etc., toutes générations confondues, ont-ils jamais existé, que faut-il en faire?</p>



<p>Cher Boualem,</p>



<p>Je ne suis pas d’accord avec tes derniers propos, parce qu’ils ne peuvent faire de la souffrance humaine une affaire sélective, de la mémoire des uns un effacement de la mémoire des autres, ou alors je me trompe.</p>



<p>De toutes mes forces, j’appelle à ta liberté, car tes mots ont le droit absolu d’exprimer ce que tu penses et ce que tu écris. &nbsp;</p>



<p>C’est au lecteur de les juger, non à la police !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>(Remerciements à l’éditeur)</em></strong>.</p>



<p>« <strong><em>Amorces de récits en soutien à Boualem Sansal », ouvrage dirigé par Liliane Schraûwen, Pen Club de Belgique, Ed. Asmodée Edern, 2025. 204 p. 22 Euros.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5SKmDw3H8U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/">Condamnation de Boualem Sansal | Signal inquiétant pour la liberté d’expression en Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Condamnation de Boualem Sansal | Signal inquiétant pour la liberté d’expression en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/embed/#?secret=crc1ZJk5PN#?secret=5SKmDw3H8U" data-secret="5SKmDw3H8U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Samson dans le temple à Gaza : une leçon d’actualité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2024 06:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le contexte du conflit actuel en Palestine, il est crucial de tirer les leçons des récits anciens pour éviter de répéter les erreurs tragiques du passé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le contexte du conflit actuel en Palestine, où chaque acte de violence provoque des pertes profondes et des souffrances irréversibles, il est crucial de tirer les leçons des récits anciens pour éviter de répéter les erreurs tragiques du passé.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-14438016"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-13007410" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire biblique de Samson et du temple de Gaza illustre puissamment les conséquences de la vengeance aveugle. Dans le <em>Livre des Juges</em>, Samson, doté d’une force extraordinaire, est capturé et humilié par les Philistins. Au moment ultime, il invoque Dieu pour retrouver sa force une dernière fois et fait s’effondrer le temple sur lui et ses ravisseurs.</p>



<p>Ce récit, se déroulant précisément à Gaza, nous interpelle; j’y vois presque un signe divin. Il souligne que la violence destructrice ne laisse ni vainqueur ni survivant. En détruisant le temple, Samson devient à la fois bourreau et victime d’une vengeance qui consume tout sur son passage. Est-ce un avertissement céleste?</p>



<p>Aujourd’hui, encore à Gaza, ce passage prend une signification poignante: l’histoire de Samson invite à réfléchir à une alternative, à trouver une issue où la force pourrait être canalisée pour bâtir un avenir de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des symboles d’espoir et de rapprochement historique</h2>



<p>À l’image des humanistes arabes, comme Mahmoud Darwich, Amin Maalouf, Hanan Achrawi et Sari Nusseibeh, qui prônent la dignité et la justice, il est possible de concevoir une autre voie, où la paix n’est pas un simple compromis, mais un engagement profond envers la vie et les droits de chaque peuple.</p>



<p>Le moment est venu de rappeler, à la fois aux humanistes juifs et arabes, qu’ils partagent une responsabilité commune envers l’avenir de leurs peuples. Ce n’est qu’en respectant les droits, la dignité et les aspirations de chacun que Juifs et Arabes pourront construire un avenir où la terre de leurs ancêtres deviendra un lieu de vie et non de conflits. Comme l’écrivait Hannah Arendt, <em>«la promesse du monde moderne n’est pas celle d’une communauté homogène, mais d’une pluralité harmonieuse»</em>.</p>



<p>Alors que nous rappelons l’importance de la paix, il est essentiel de se tourner vers les symboles d’espoir qui ont marqué l’histoire du conflit israélo-palestinien. La visite historique de Anouar Sadate à Jérusalem et la poignée de main entre Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Shimon Peres lors des accords d’Oslo ont montré au monde qu’un autre chemin est possible. Ces moments de rapprochement, retransmis bien au-delà des frontières, rappellent qu’un avenir de coexistence et de réconciliation est non seulement imaginable, mais déjà amorcé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un avenir de paix, en mémoire des humanistes des deux peuples</h2>



<p>À l’aube de mes 80 ans, ces moments de paix résonnent toujours en moi. En tant qu’interprète lors de ces échanges, j’ai reçu ces paroles d’espoir et les ai restituées avec la même détermination sincère de leurs auteurs pour un avenir où Juifs et Arabes vivraient ensemble dans le respect et la dignité. J’ai eu l’honneur d’être témoin privilégié de cet esprit de paix et de réconciliation, et je reste, plus que jamais, convaincu de la nécessité de la solution de deux États, vivant côte à côte en paix.</p>



<p>Puissions-nous, en mémoire de la visite historique de Sadate à Jérusalem, ville trois fois saintes, et de tous les humanistes des deux peuples, œuvrer pour que cette terre ne soit plus un champ de bataille, mais un sanctuaire de paix, où chaque vie est précieuse, chaque espoir légitime, et où la réconciliation devienne enfin réalité.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cbMJnaJiTx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=mMIfq4nujB#?secret=cbMJnaJiTx" data-secret="cbMJnaJiTx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><br></p>
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		<title>Décès de l’écrivain libanais Elias Khoury  : au cœur de la tragédie palestinienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/deces-de-lecrivain-libanais-elias-khoury-au-coeur-de-la-tragedie-palestinienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 06:03:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décès du romancier , dramaturge et critique littéraire libanais Elias Khoury. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>La scène littéraire arabe et libanaise vient de perdre l’une de ses grandes figures des cinquante dernières années, le romancier, dramaturge et critique littéraire libanais Elias Khoury qui est décédé le 15 septembre 2024 à l’âge de 76 ans.</strong></em></p>



<span id="more-13998078"></span>



<p>Né le 12 juillet 1948 à Beyrouth, le défunt est un intellectuel de renommée internationale, auteur d’une dizaine de romans, traduits dans de nombreuses langues, trois pièces de théâtre ainsi que divers ouvrages de critiques littéraires. Il était aussi rédacteur en chef du journal <em>Al-Mulhaq</em>, le supplément hebdomadaire du quotidien libanais <em>Al-Nahar.</em></p>



<p>Né dans une famille chrétienne, il était proche des cercles de la gauche libanaise et soutenait la cause palestinienne. Il a d’ailleurs été membre du Fatah, la plus importante organisation palestinienne au sein de l’OLP, et prit part à la guerre civile libanaise et fut blessé, perdant temporairement la vue. Sur le plan littéraire, il sera très proche des intellectuels palestiniens comme Hicham Charabi et Mahmoud Darwich   </p>



<p>Il a aussi enseigné à l&rsquo;université Columbia&nbsp;à&nbsp;New York, à l&rsquo;université américaine de Beyrouth, à l&rsquo;université libanaise&nbsp;et à l&rsquo;université de New York.</p>



<p><em>Son roman ‘‘La porte du Soleil’’</em> (1998) raconte l’épopée des réfugiés palestiniens au Liban depuis la Nakba en 1948, et évoque de façon subtile les idées de mémoire, de vérité et de témoignage. Il a été transposé à l’écran par le cinéaste Égyptien Yousry Nasrallah. Interviewé par le journal israélien Yediot Aharonot à la suite de l&rsquo;édition en hébreu de ce roman, Khoury expliqua : <em>«Quand je travaillais sur ce livre, j&rsquo;ai découvert que l&rsquo;‘‘autre’’ est un miroir de ‘‘Je’’. Étant donné que j’écris depuis près d’un demi-siècle sur l’expérience palestinienne, il est impossible de lire cette expérience autrement que dans le miroir de l’‘‘autre’’ israélien. Pour cette raison, quand j’écrivais ce roman, j’ai fait beaucoup d’efforts pour essayer d’éviter les stéréotypes du Palestinien mais aussi les stéréotypes de l’Israélien comme il apparaît dans la littérature arabe et spécifiquement dans la littérature palestinienne de Ghassan Kanafani, par exemple, ou même d’Emil Habibi. L’Israélien n’est pas seulement le policier ou l’occupant, il est l’“autre”, qui a aussi une expérience humaine, et nous avons besoin de cette expérience. Notre lecture de son expérience est un miroir pour notre lecture de l’expérience palestinienne.»</em></p>



<p>L’un des récents romans de Khoury,&nbsp;‘‘<em>Yalo’’ </em>(2004), raconte l’histoire controversée d’un ancien milicien accusé de crimes pendant la guerre civile et décrit l’utilisation de la&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Torture">torture</a>&nbsp;dans le système judiciaire libanais.</p>



<p>Les romans de Khoury sont remarquables pour leur approche complexe à la fois des thématiques politiques et des questions plus fondamentales sur le comportement humain. Ils impliquent souvent un monologue intérieur. Dans ses œuvres récentes, Khoury utilise beaucoup d’éléments de l’arabe&nbsp;familier, même si le langage de ses romans reste principalement l’arabe classique. Cette utilisation du vocabulaire dialectal aide à la crédibilité et à la spontanéité de la voix narrative. Alors que l&rsquo;utilisation du dialecte au sein des dialogues est très courante dans la littérature arabe moderne, Khoury introduit l’arabe familier dans les narrations, ce qui est inhabituel.</p>



<p>Les œuvres d’Elias Khoury ont été traduites en anglais, français, allemand, hébreu, italien, catalan et suédois.</p>



<p>D’après <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Elias_Khoury" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikipedia</a></em></p>
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		<item>
		<title>Le blindé israélien et le sourire palestinien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/27/le-blinde-israelien-et-le-sourire-palestinien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 09:45:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le malheur des geôliers israéliens, l’une des prisonnières palestiniennes libérées de 16 ans. Et elle sourit devant les caméras de télévision </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour le malheur des geôliers israéliens, l’une des prisonnières palestiniennes libérées, une jeune fille emprisonnée à l’âge de 16 ans, s’appelle Marah, c’est-à-dire joie extrême en arabe. Et elle sourit devant les caméras de télévision enfreignant les instructions de ses geôliers qui ont menacé tout prisonnier libéré d’amende en cas de manifestation de joie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Laroussi</strong> *</p>



<span id="more-10710536"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Raouf-Laroussi.jpg" alt="" class="wp-image-369733"/></figure>
</div>


<p>Il est interdit de sourire. Israël se défend. Ce sont des avions ultra modernes portant dans leurs entrailles des bombes intelligentes venues tout droit des usines d’armement des Etats-Unis d’Amérique. La cible? Les corps frêles des bébés et des enfants qui croient naïvement pouvoir échapper à la mort dans les bras de leurs mamans. Et boom. Tout part en éclats. Ces âmes pures vont vers le ciel et aux survivants d’aller gratter les décombres pour essayer d’y arracher des corps mutilés, des corps déchiquetés.</p>



<p>Le <em>«monde libre»</em> porteur des valeurs de démocratie et des droits de l’homme regarde. Tout le monde regarde.&nbsp; Mais chut ! <em>«La seule démocratie de la région»</em> a le droit de se défendre.</p>



<p>Les blindés sont à Gaza. En face ce ne sont pas des blindés. En face c’est un hôpital ! Un hôpital que les avions ultra modernes ont généreusement arrosé de bombes intelligentes. En face, ce ne sont pas des soldats. Ce sont les corps souffrants et sans soins de malades affamés. Mais chut ! <em>«La seule démocratie de la région»</em> a le droit de se défendre. Chut ! Certains régimes très démocratiques infligent même une amende à qui ose manifester son dégoût de ce massacre et brandir le drapeau d’un peuple qui subit un génocide.&nbsp;<em>«Israël se défend dans le respect du droit international»</em>. C’est ce qu’ose la rhétorique de la <em>«seule démocratie de la région»</em>. Et du bout des lèvres, les diplomaties du <em>«monde libre»</em> reprennent les mêmes mots pour exhorter leurs amis à se défendre dans le respect du droit international. Quelle leçon du respect du droit international ! Bombarder des hôpitaux. Bombarder des écoles. Affamer des millions d’êtres humains. Quoi de plus humain ? Peut-on faire mieux pour respecter le droit international ?</p>



<p>Ouf !</p>



<p>Mais, quelques otages israéliens sont à libérer. Cet argument est plus fort que le droit international. Une pause dans le génocide s’impose. Un accord&nbsp;d’échange de prisonniers Palestiniens contre ces otages est conclu.</p>



<p>Tout surpris d’être soudain libérés, des enfants et des femmes palestiniens coupés du monde durant leur incarcération, découvrent soudain le séisme qui a ébranlé Gaza. Ils découvrent que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont payé de leur vie le prix de leur libération. Et ils comprennent pourquoi le service de renseignement de<em> «la seule démocratie de la région»</em> leur a demandé de ne pas sourire à leur sortie de prison. De ne pas célébrer leur liberté reconquise. Leur sourire signe la défaite du blindé. Leur joie est une insulte aux bombes intelligentes.</p>



<p>Pour le malheur des geôliers de tout un peuple, l’une des prisonnières libérées, Marah Baker, une jeune fille emprisonnée à l’âge de 16 ans, porte la joie en son nom même. Elle s’appelle Marah, c’est à dire joie extrême en arabe. Et elle sourit devant les caméras de télévision enfreignant les instructions de ses geôliers qui ont menacé tout prisonnier libéré d’amende en cas de manifestation de joie. Elle sourit, elle réitère sa détermination à résister à l’occupation et elle exprime sa reconnaissance à ceux qui se sont sacrifiés pour la défense de la patrie.</p>



<p>Les sionistes n’ont pas compris que le peuple palestinien est un peuple qui tient à sa terre, qui aime la vie et qui ne porte pas la haine en lui. Le poète Palestinien Mahmoud Darwich n’a-t-il pas brisé la barrière des religions pour célébrer sa passion pour Rita, tout en s’indignant de cette arme qui s’interpose entre son regard et le visage de sa dulcinée … <em>«Beyna Rita wa ouyouni boudouqiya &#8230; Et celui qui connaît Rita &#8230; s’incline et prie un Dieu qui habite les yeux de Rita&#8230;»</em></p>



<p>L’amour vaincra. La paix vaincra. La Palestine vaincra !</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s6AmIY8P2l"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/qui-peut-encore-justifier-les-crimes-de-guerre-des-israeliens/">Qui peut encore justifier les crimes de guerre des Israéliens ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui peut encore justifier les crimes de guerre des Israéliens ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/22/qui-peut-encore-justifier-les-crimes-de-guerre-des-israeliens/embed/#?secret=KXeHACOnxO#?secret=s6AmIY8P2l" data-secret="s6AmIY8P2l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/27/le-blinde-israelien-et-le-sourire-palestinien/">Le blindé israélien et le sourire palestinien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Chansons de l’héritier dilapidateur’’ de Zakariya Muhammad</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/01/le-poeme-du-dimanche-chansons-de-lheritier-dilapidateur-de-zakariya-muhammad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 05:34:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karmal]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Najjar]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[poète palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Zakariya Muhammad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zakariya Muhammad est poète, romancier, journaliste, auteur pour jeunesse palestinien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/01/le-poeme-du-dimanche-chansons-de-lheritier-dilapidateur-de-zakariya-muhammad/">Le poème du dimanche : ‘‘Chansons de l’héritier dilapidateur’’ de Zakariya Muhammad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1950, à Naplouse, Zakariya Muhammad est poète, romancier, journaliste, auteur pour jeunesse. L’une des voix importantes de la poésie palestinienne.</em></strong></p>



<span id="more-9981473"></span>



<p>Zakariya Muhammad a publié de nombreux recueils et des ouvrages dans le domaine du mythe ancien. Il vécut en exil dans différents pays arabes jusqu’à son retour en Palestine occupée, en 1994. Il seconda Mahmoud Darwich dans la rédaction de la revue <em>Al-Karmal</em>.</p>



<p>Sa poésie, à l’élan philosophique, est sans rhétorique, ni discours pesants. Elle soulève tragédie et silence, vertige de la condition humaine, portée par une écriture limpide, sans fioritures de langage. Il décède à Ramallah, en août 2023.</p>



<p>En 2010, je reçois de lui son recueil <em>‘‘Ahjar al baht’’</em> (pierres d’aigles) par l’intermédiaire d’un ami commun, le poète tunisien Khaled Najjar, c’est en son souvenir que ce poème est traduit.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p>J’ai hérité de mon père argent et immobilier</p>



<p>J’ai tout dilapidé</p>



<p>Je ne l’ai pas dépensé aux jeux</p>



<p>Ni vécu dans l’opulence</p>



<p>Ni suivi les plaisirs de mon corps</p>



<p>Dans les petites choses j’ai dilapidé mon héritage</p>



<p>Ma maison en est remplie&nbsp;:</p>



<p>Un âne magnifique en bois d’olivier de Jérusalem</p>



<p>Une antilope de chine sculptée de grains de riz</p>



<p>Une pierre d’aigle qui noue la langue du Khorassan</p>



<p>Une assiette en faïence</p>



<p>Sur laquelle il y a un serpent qui se mord la queue</p>



<p>2</p>



<p>Je travaille aujourd’hui comme cordonnier</p>



<p>Je vis en recousant les chaussures</p>



<p>Quand mon ventre est plein</p>



<p>Et que je boive un verre de vin</p>



<p>Je reviens chez moi</p>



<p>Je fixe</p>



<p>Entre lumière et obscurité</p>



<p>Mon âne en bois magnifique</p>



<p>Le serpent qui se mord la queue</p>



<p>3</p>



<p>Personne ne s’intéresse à ce que je possède</p>



<p>Je ne le montre à personne</p>



<p>Mais j’ai mis des miroirs sur les murs</p>



<p>Pour multiplier mes objets</p>



<p>Et les rendre plus nombreux&nbsp;:</p>



<p>L’âne devient un troupeau d’ânes en bois d’olivier</p>



<p>Je deviens vingt hommes</p>



<p>Leurs soucis est de dilapider leur fortune dans les choses</p>



<p>Sans importance</p>



<p>4</p>



<p>Ceux qui considèrent les petites choses sont dans les tombes</p>



<p>Personne</p>



<p>Pour frapper sa tête contre le mur</p>



<p>admirer l’adresse du fabriquant</p>



<p>Personne</p>



<p>Pour couper son doigt qui ne peut sculpter</p>



<p>quelque chose d’aussi magnifique sur des grains de riz</p>



<p>Mon heure est proche</p>



<p>Après moi le monde sera creux</p>



<p>Personne ne sera en mesure de comprendre le serpent qui</p>



<p>se mord la queue</p>



<p>Aujourd’hui je brûlerai mes objets</p>



<p>Il approche lui aussi…</p>



<p>‘‘Ahjar al-baht’’ (pierres d’aigle)</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’arabe par</em><strong> Tahar Bekri</strong></p>



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