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	<title>Archives des mal-gouvernance - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des mal-gouvernance - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie, entre théorie du complot et conspirationnisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 09:14:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[mal-gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les théories complotistes sont clivantes, négatives et divisives pour le peuple tunisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/14/la-tunisie-entre-theorie-du-complot-et-conspirationnisme/">La Tunisie, entre théorie du complot et conspirationnisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’actuel marasme économique tunisien baigne sur les vagues d’eaux troubles et boueuses d’une ambiance délétère dominée par des rhétoriques complotistes et conspirationnistes. Des rhétoriques clivantes, négatives et divisives pour le peuple tunisien. C’est la logique du diviser pour régner ! Les élites politiques doivent donner l’exemple, et surtout éviter d’incarner le contre-exemple!</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-6473187"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Les politiciens tunisiens de tout acabit sont à couteau tiré, tous contre tous! Ils sont accusatoires, vulgaires et cyniques, prêts à tout faire pour incriminer et accuser les autres, pour se dédouaner eux-mêmes et se laver les mains de leur propre échec et mal-gouvernance du pays. C’est faire de la petite politique politicienne.</p>



<p>Est-ce cela la démocratie made in Tunisia? Est-ce cela le Printemps arabe? Est-ce cela l’engagement en politique?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ambiance délétère!</h2>



<p>Les politiciens et élites répètent en boucle <em>«ce n’est pas ma faute, c’est celle des autres, ces traîtres, ces voleurs, ces spéculateurs, ces corrompus qui sont responsables des pénuries, misères et effondrement de l’Etat tunisien…»</em>.</p>



<p>C’est leur façon de faire la politique, c’est leur façon de ruiner la Tunisie, les deux doigts dans le nez!</p>



<p>Une rhétorique populiste, plus souvent qu’autrement, sans faire appel à des évaluations objectives, sans démonstrations et sans preuves tangibles, hors de tout doute.</p>



<p>Son excellence le président Kaïs Saïed est passé maître en la matière, en répétant en boucle: <em>«Ce n’est pas moi, ce sont les autres»</em>!</p>



<p>Pourtant il est président depuis presque 4 ans, et alors qu’il a tous les pouvoirs en main depuis deux ans. L’Etat c’est lui !</p>



<p>Mais Kaïs Saïed n’est pas le seul, loin s’en faut. Le recours au complotisme et à la conspiration est désormais un sport national, pratiqué par tous les partis et un grand nombre de politiciens, de médias et d’élites corrompues.</p>



<p>Et même les économistes de ces médias populistes ne font pas exception, les preuves économétriques ne font pas partie de leurs valeurs, de leur culture et boites à outils. On n’a pas honte de se tromper, ou de dire la chose et son contraire, la même semaine!</p>



<p>Au lieu de prôner l’exemplarité on incarne le président le contre-exemple, pour s’accrocher au pouvoir et pour ne rien changer. Et on ne s’étonnera pas de voir ses protagonistes lui rendre la monnaie de sa pièce!</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie en ruine…</h2>



<p>Commençons par le consensus au sujet de ces constats.</p>



<p>C’est vrai que la Tunisie est ruinée, techniquement insolvable et incapable de financer l’Etat sans dette toxique. Mais, où sont les responsables? On ne veut pas gratter et se commettre, et ceux qui osent s’exprimer vont dire : ce n’est pas moi, c’est les autres, les traîtres, les spéculateurs. Aucun ne fait son mea culpa!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P0uSTbehLx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/10/populisme-et-complotisme-les-armes-de-kais-saied-se-retourneront-contre-lui/">Populisme et complotisme : les armes de Kaïs Saïed se retourneront contre lui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Populisme et complotisme : les armes de Kaïs Saïed se retourneront contre lui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/10/populisme-et-complotisme-les-armes-de-kais-saied-se-retourneront-contre-lui/embed/#?secret=L0uM5prY8B#?secret=P0uSTbehLx" data-secret="P0uSTbehLx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les désaccords commencent dès qu’on commence à pointer les responsabilités, ou les solutions douloureuses et impopulaires requises pour sortir du statu quo et pour redresser la barque!</p>



<p>Les résultats sont là pour dire qu’ensemble, les politiciens et les élites (au pouvoir, ou dans l’opposition), de l’ère post 2011, ont surendetté le pays, paupérisé la population et creusé tous les déficits macroéconomiques.</p>



<p>Pour preuve, la Tunisie est à genoux, son trésor public sous perfusion par la dette toxique, par des dons alimentaires de survie et autres humiliations implicites. Ses ministres quêtent et quémandent à longueur de journée, les prêts et les subventions. Un esprit d’assisté et de mendicité anime l’Etat de fond en comble ! Et ils appellent cela de la coopération …</p>



<p>Face à cette situation délictueuse, les politiciens au pouvoir ou ayant été au pouvoir font feu de tout bois, ils improvisent des pseudos preuves pour accuser les autres, au lieu de faire leur mea-culpa, respirer profondément et demander pardon au peuple tunisien en reconnaissant leur responsabilité?</p>



<p>La théorie de la conspiration et du complot permet aux décideurs tunisiens de l’ère post-2011 de se dédouaner, s’en laver les mains et jeter l’odieux sur les autres, ces traîtres, ces spéculateurs, ces incompétents, ces voyous…</p>



<p>Ces politiciens populistes veulent trouver des bribes de preuves et les contorsionner pour convaincre les gens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des électeurs bernés, une opinion fataliste</h2>



<p>En face, une opinion publique faite de 2 millions d’analphabètes, 3 millions de dyscalculiques ou dyslexiques incapables de distinguer entre millions et milliards de dinars, et 5 millions qui n’ont pas lu un seul livre durant les cinq dernières années.</p>



<p>Étant ce qu’elle est, l’opinion publique tunisienne n’a pas les défenses requises pour se prémunir contre ces discours fondés sur la conspiration et le complotisme. Sans esprit critique et sans méfiance, l’électeur médian ne peut distinguer facilement le vrai du faux! Et cela se constate dans les votes et les dynamiques électorales.</p>



<p>Il faut dire que le discours complotiste et conspirationniste trouve des adeptes dans ces médias poubelles, qui leur réservent tout l’espace médiatique sollicité, selon le principe du donnant-donnant.</p>



<p>Les médias et leurs économistes improvisés font le relais n’arrivant pas à produire les données probantes, fiables qui permettent de pointer hors de tout doute les responsabilités. Les médias cherchent l’audimat pour vendre les emblèmes des multinationales des grandes enseignes.</p>



<p>Le gouvernement comme la Banque centrale jouent le statu quo, l’opacité, en l’absence d’un minimum de la culture de l’évaluation des politiques publiques par des méthodes scientifiques n’a pas encore trouvé son chemin en Tunisie.</p>



<p>Profitant de ce flou, beaucoup de politiciens arrivent et se maintiennent au pouvoir grâce à des slogans et des discours fondés sur la conspiration et le complotisme populiste.</p>



<p>Le complotisme et la conspiration sont néfastes pour la confiance collective, et dévastateurs pour la sérénité démocratique permettant la stabilité des sociétés.</p>



<p>Nancy L. Rosenblum de l’Université de Harvard et Russell Muirhead du Dartmouth College ont récemment coécrit un récent livre intitulé <em>The New Conspiracism and the Assault on Democracy</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le complotisme sans théorie</h2>



<p>Bien que les théories du complot aient toujours existé, ce livre montre qu’aujourd’hui elles sont différentes et plus dangereuses, on ne cherche plus des théories de complot, on développe un discours fondé sur le complotisme sans théorie.</p>



<p>Jadis on parlait des théories de complot. Pas besoin de théorie, les nouveaux complotistes deviennent des grossistes de la grossièreté. Ils livrent en gros, à la va-vite, à longueur de journée, et on raconte toutes les histoires horribles pour accuser les autres, à chaque fois qu’on échoue à faire face à une situation où à solutionner un problème de gouvernance. Et ces histoires trouvent preneurs, pour les gober!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="34kvSKDWY5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/ce-populisme-lancinant-et-abrasif-en-tunisie/">Ce populisme lancinant et abrasif en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce populisme lancinant et abrasif en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/ce-populisme-lancinant-et-abrasif-en-tunisie/embed/#?secret=5V6htVs3Zx#?secret=34kvSKDWY5" data-secret="34kvSKDWY5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces élites s’exonèrent de preuves et d’explications. Leurs accusations prennent la forme d’une simple affirmation, point à la ligne. On ne dit pas plus, on ne répond pas aux questions!</p>



<p>C’est suffisant pour ameuter des foules et allumer la fureur populaire, pour délégitimer l’opposition politique, aligner les forces armées et bafouer les institutions, les unes après les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’exemplarité bafouée</h2>



<p>En Tunisie, on patauge en plein dans système de gouvernance fondé sur le complot et la conspiration.</p>



<p>Au pouvoir, comme dans les médias ou dans l’opposition politique ou syndicaliste, on joue le jeu de la conspiration et on en ajoute pour mousser l’audimat et élargir ses pouvoirs et son influence de manière égoïste, souvent machiavélique. Mais monétairement rentable.</p>



<p>Même si ces discours sont tirés par les cheveux et ne tiennent pas la route. Immaturité, analphabétisme et naïveté concourent à cette situation maléfique qui secoue la Tunisie et ruine les espoirs de ses jeunes, plus éduqués, plus ambitieux et moins perméables à la rhétorique verbeuse et souvent mensongère des élites politiques qui opèrent dans les différentes articulations de l’Etat, du pouvoir exécutif jusqu’au pouvoir judiciaire, passant par le pouvoir monétaire et financier.</p>



<p>On veut faire croire que ce sont les spéculateurs, les traîtres, les voleurs qui sont responsables des pénuries, du chômage, de la dette.</p>



<p>On accuse les autres, mais personne ne peut prouver ou condamner ces… voleurs, ces traîtres… faute de preuves et hors de tout doute raisonnable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les médias sociaux amplifient la conspiration</h2>



<p>Les médias jouent le jeu. Les médias classiques comme les médias 2.0, plus modernes et plus accessibles opérant en ligne et amplifient les bulles.</p>



<p>Dans ces nouveaux médias, n’importe qui peut dire n’importe quoi à tout le monde instantanément et gratuitement. Et parce que la validation des revendications du complot prend la forme d’une répétition et d’un assentiment, même les<em> «j’aime»</em> et les <em>«retweets»</em> les plus occasionnels donnent autorité à des accusations insensées et destructrices (<em>«beaucoup de gens disent»</em>).</p>



<p>Ces dernières semaines, le fléau se corse. Les effets politiques de ce changement et l’une des premières choses que nous voyons est la propagation d’une forme de conspiration politiquement maligne sans un minimum de bon sens, sans un minimum d’ancrage théorique.</p>



<p>La même technologie fait des ravages en Tunisie, diffusant des accusations telles que les <em>«fake News»</em> est aussi responsable. Dans d’autres pays, la même technologie augmente la productivité et renforce les réseaux sociaux et la confiance liée.</p>



<p>Les représentants politiques et les citoyens qui saisissent les effets du conspirationnisme.</p>



<p>Personne n’a encore compris comment le faire, à moins d’une certaine forme de censure publique ou d’entreprise d’entrepreneurs conspirationnistes flagrants et néfastes pour le progrès social et la prospérité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les incertitudes n’arrangent rien</h2>



<p>Il y a beaucoup de théories du complot à gauche – centrées sur l’argent noir, la finance, les machinations secrètes des capitalistes, de l’armée, etc.</p>



<p>Mais la nouvelle conspiration sans théorie ni preuve tangible vient principalement de la droite. C’est en partie parce qu’il vise l’État régulateur et les experts accrédités (économistes, populistes, etc.), et s’aligne donc sur l’antigouvernementalisme absolutiste ainsi qu’avec ceux qui considèrent l’expertise comme intrinsèquement élitiste.</p>



<p>Mais nous ne voyons aucune raison pour que le nouveau conspirationnisme soit limité à un parti ou à un point du spectre politique. C’est une force puissante, avec la capacité d’animer la fureur populaire, de délégitimer l’opposition politique et de détourner les institutions gouvernementales. À moins qu’il ne soit déresponsabilisé en tant qu’outil politique, nous pourrions le voir plonger encore plus la Tunisie dans le marasme et les abimes liés.</p>



<p>La contre-force provient de l’autorité des institutions productrices de connaissances (c’est-à-dire des tribunaux, des organismes dotés d’experts, des universités, des centres de recherche) d’un côté, et du bon sens démocratique de l’autre.</p>



<p>Partout où la conspiration remodèle la vie publique, deux mesures préventives sont vitales : défendre l’intégrité des institutions productrices de connaissances et renforcer la confiance dans le ballast du bon sens.</p>



<p>La perméabilité aux discours complotistes et à la propagation des théories du complot est un des symptômes de notre incertitude croissante quant à l’endroit où se trouve réellement la menace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On juge sans preuve, sans évaluation</h2>



<p>Même si la conspiration et le discours complotisme deviennent une menace pour la démocratie et pour la liberté de par le monde, la malignité abonde, et toutes les dégradations de la démocratie ne vont pas de pair. Le nouveau conspirationnisme est plus qu’une simple ramification ou un épiphénomène d’autres forces telles que l’autoritarisme ou le populisme conventionnel.</p>



<p>Une fois qu’il a pris pied dans la vie publique, la conspiration devient une arme mortelle, une force indépendante et dévastatrice.</p>



<p>Même là où les théories classiques du complot abondent, il y a peu de preuves, tout est bâti sur des affirmations peu démontrables, des fabulations qui caractérisent le nouveau conspirationnisme.</p>



<p>Mais il y a des raisons de penser que cela va changer. Et le pouvoir de la conspiration en politique est amplifié, lorsque les partis politiques et les autres institutions sont affaiblis et en désarroi. Parce que tous ces facteurs sont en jeu, il est peu probable que le nouveau conspirationnisme soit contenu en Tunisie, sans un regain d’intérêt pour l’évaluation des politiques publiques, la mesure des résultats, avec à la clef et traçabilité, imputabilité et mea-culpa.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=703334404675379&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/14/la-tunisie-entre-theorie-du-complot-et-conspirationnisme/">La Tunisie, entre théorie du complot et conspirationnisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : une incompétence sanctionnée par Moody’s</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/24/tunisie-une-incompetence-sanctionnee-par-moodys/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 08:09:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/24/tunisie-une-incompetence-sanctionnee-par-moodys/">Tunisie : une incompétence sanctionnée par Moody’s</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moodys-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-281199"/></figure>



<p><strong><em>L’agence de rating Moody’s joue pleinement son rôle en crachant une vérité amère que le gouvernement de Hichem Mechichi ne voulait pas entendre. Après l’avertissement d’octobre, voilà une décision qui est tombée ce 23 février 2021 : la cote de crédit de la Tunisie est dégradée encore et encore pour toucher le fonds avec une note de crédit de B3, du jamais vu dans l’histoire de la Tunisie. Et chaque décote, on le sait, génère son lot de risques pour les prêteurs… ce qui se traduit par des hausses exponentielles des taux d’intérêt, pour une dette qui monte de manière explosive : passant de 39% du PIB en 2010 à 85% du PIB aujourd’hui.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Samir Trabelsi</strong>, Ph.D, CPA *</p>



<span id="more-337539"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Samir-Trabelsi.jpg" alt="" class="wp-image-292641"/></figure></div>



<p>Si la déchéance de la cote de crédit de la Tunisie est fortement corrélée à la mal-gouvernance, la dernière notation tient compte d’une couche additionnelle d’ingouvernance et d’incompétence dans les officines de la Kasbah, ministère des Finances compris.</p>



<p>Cette annonce arrive exactement 5 mois après l’investiture du gouvernement Mechichi, 10e gouvernement depuis 2011. Comment expliquer les dégradations successives de la cote de crédit de la Tunisie post-2011? Le pays approche-t-il du défaut de paiement? Que veut dire exactement cette note qui est à un cran correspondant au niveau très spéculatif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’inexorable décote et la descente aux enfers!</h3>



<p>Une dizaine de gouvernements et plus 400 ministres ont gouverné la Tunisie post-2011. Tous ont gouverné pour régner, tant pis pour les équilibres économiques et l’endettement. Des erreurs de gouvernance qui ont amené les trois plus importantes agences de notation à dégrader la cote de crédit de la Tunisie… et de façon continue!</p>



<p>Le tableau précédent montre les décotes imposées à la Tunisie par Fitch, Moody’s, Standard an Poor’s. Force est de constater que quelle que soit la notation, dans la quasi-majorité des cas, la perspective était négative.</p>



<p>En Tunisie post-2011, on est plutôt en présence d’une mal-gouvernance endémique qui s’est manifestée d’abord par l’instabilité politique, principalement due à une érosion de la confiance liant d’un côté les élus du pouvoir législatif avec les deux chefs du pouvoir exécutif, et de l’autre, entre ces deux pouvoirs avec leur base électorale et de manière générale avec les citoyens… et les régions éloignées. Dix gouvernements, avec 308 ministres, 108 secrétaires d’État, 10 remaniements ministériels ont bénéficié d’un vote de confiance, avant de subir un vote de défiance… et être destitués en l’espace de quelques mois. Le carrousel politique a fonctionné à fond la caisse! Il est propulsé par la cinétique de la défiance et du déficit de confiance.</p>



<p>La Tunisie subit de plein fouet, les effets néfastes de l’instabilité gouvernementale, des nominations basées sur des critères de sélection opaques, et sans stratégie claire chiffres à l’appui pour que la Tunisie sorte de son marasme économique. Les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale risquent de continuer dans cette tendance négative.</p>



<p>Chaque décote génère son lot de risques pour les prêteurs… ce qui se traduit par des hausses exponentielles des taux d’intérêt, pour une dette qui monte de manière explosive : passant de 39% du PIB en 2010 à 85% du PIB aujourd’hui.</p>



<p>Face à ces dégradations successives de la note souveraine de la Tunisie, les gouvernements ayant géré le pays ont regardé ailleurs! Ils n’ont rien fait de concret pour restaurer la confiance des préteurs et bailleurs de fonds internationaux. Bien au contraire, ils ont multiplié les erreurs de gouvernance qui ne peuvent qu’amocher encore plus la solvabilité et la crédibilité économique du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Aucun gouvernement n’a agi sur les causes des décotes consécutives</h3>



<p>Indifférence? Ou simple incapacité à décortiquer le message envoyé par ces agences américaines, très influentes sur les marchés internationaux. Les agences de notation Moody’s, Fitch et S&amp;P ont leur modèle et grilles de calcul. Elles ont aussi leur éthique et charte de valeurs qui réduisent les marges d’erreur et les accointances politiques.</p>



<p>Sept critères majeurs déterminent la note souveraine d’un pays : (1) le produit intérieur brut (PIB) par habitant; (2) la stabilité politique et institutionnelle; (3) le niveau d’endettement; (4) le respect par l’État de ses obligations financières au cours des années passées; et (5) le taux d’inflation (peu important). Deux critères supplémentaires sont pris en compte par les agences lorsqu’elles ont à noter les pays émergents et en développement comme la Tunisie: (6) les réserves de change; et (7) les envois de fonds effectués par les travailleurs émigrés vers leur pays d’origine.</p>



<p>Qu’a fait la Tunisie sur ces sept critères majeurs : ABSOLUMENT RIEN, que du bavardage et du sensationnel médiatique qui n’a rien à voir avec les vertus des arguments scientifiques objectifs. Aucun des chefs de gouvernements n’a pris des positions engageantes pour agir sur les causes engendrant ces décotes, aucun n’a été capable de convaincre en menant des réformes structurantes et porteuses de confiance pour les bailleurs de fonds.</p>



<p>Et comme le montre le tableau suivant, la Tunisie est ainsi placée à un cran qui correspond au niveau très spéculatif signifiant que le risque pays est élevé. Il est inacceptable que notre pays soit maintenant dans un club de pays à risque et qui compte : El Salvador, Swaziland, Ukraine, Maldives, Mongolie, Ghana, Nicaragua, Pakistan, Biélorussie, Tadjikistan, et Moldavie.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Tableau-Notations-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-337542"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Une démocratie à crédit, une démocratie au rabais!</h3>



<p>Le niveau d’endettement publique est d’une importance capitale. Les agences de notation accordent plus d’attention à la soutenabilité de la dette publique qu’a son montant global. C’est dans ce sens que les agences de notation tiennent en compte du ratio (dette publique/PIB) et du ratio (dette publique/recettes budgétaires).</p>



<p>Avec un taux de croissance négatif, une pression fiscale de l’ordre de 35% qui reflète un système fiscal inefficace et inéquitable, et un taux de chômage qui ne cesse de s’élever, la capacité de la Tunisie à lever l’impôt est très limitée. Le respect par l’État de ses obligations financières au cours des 20 années précédentes (critère 4) est un autre indicateur précieux, qui permet d’établir la réputation financière d’un pays. Étant donné l’importance de ce facteur, il est décevant d’entendre une partie de l’élite tunisienne plaider pour le rééchelonnement de la dette extérieure de leur pays. Le taux d’inflation est un facteur relativement peu important et qui a perdu sa pertinence depuis la décennie 2000, pour donner suite aux politiques désinflationnistes qui ont été menées dans de nombreux pays émergents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles seront les implications de ce déclassement?</h3>



<p>Comme expliqué ci-dessus, les notations sont basées sur la santé globale de l&rsquo;économie et l&rsquo;état des finances publiques. Une révision à la baisse signifie que les obligations émises par la Tunisie seront considérées désormais plus <em>«risquées»</em> qu’auparavant, car une croissance économique négative et une détérioration de la santé budgétaire sapent la capacité de remboursement d’un gouvernement. Un risque moindre est préférable car il permet aux gouvernements et aux entreprises de ce pays de contracter des dettes à un taux d&rsquo;intérêt inférieur.</p>



<p>Lorsque la note souveraine de la Tunisie est dégradée, il devient plus coûteux pour le gouvernement tunisien ainsi que pour toutes les entreprises tunisiennes de lever des fonds, car les investisseurs considèrent désormais cette dette comme une opportunité d’investissement plus risquée.</p>



<p>Selon les notations actuelles de Fitch et de Moody’s, la Tunisie doit payer sa dette internationale avec des taux dépassant les 10% (le quintuple de ce paierait le Maroc). Pour un milliard de $US empruntés, la Tunisie doit rembourser en 7 ans deux milliards $US.</p>



<p>En 2010, et avec des cotes de crédit de BBB, le même milliard de $ US prêtés à la Tunisie n’aurait coûté que 195 millions $US en intérêts cumulés (2% d’intérêt sur 9 ans) et pas un milliard comme c’est le cas avec une cote de B.</p>



<p>La mal-gouvernance est illustrée par une addiction à la dette et à une administration pléthorique et inefficace. La dette devient toxique quand elle sert à payer des salaires… et des consommations ostentatoires et improductives.</p>



<p>Fitcth et Moody’s sont vigilants et l’ingouvernance actuelle doit être corrigée pour aller vers une gouvernance responsable, reposant sur une évaluation objective des politiques socioéconomiques entreprises depuis la révolution, et axée sur les résultats et favorable à la performance économique sur tous les plans.</p>



<p>Quand la Tunisie renoue avec la stabilité et avec une gouvernance axée sur les résultats (et pas sur les objectifs) on peut espérer un retournement de la vapeur. On peut ainsi escompter une rupture avec la mal-gouvernance, et la restauration de la confiance, nous pouvons espérer voir naître un rehaussement de la note souveraine du pays.</p>



<p>La mal-gouvernance socio-économique a un terrible coût économique et les agences de notation contribuent à le visibiliser pour les gouvernements, les élites et les médias non-initiés et en quête du sensationnel médiatique.</p>



<p>Le pays croule sous la dette, il va droit dans le mur de la banqueroute, sous le regard incrédule, voire complice de ces élites dont la morale se délite au grand jour.</p>



<p>Le gouvernement Mechichi doit tirer sa révérence! Il doit le faire pour la Tunisie, en son âme et conscience, pour éviter d’enfoncer davantage le pays et hypothéquer encore l’avenir des générations futures.</p>



<p><em>* Brock University, Canada</em>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>La genèse de la mal-gouvernance en Tunisie et la métaphore de l’œuf !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 08:03:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise pandémique]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[mal-gouvernance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paralysée par les urgences sanitaires et asphyxiée par les contingences socio-économiques, la gouvernance de la Tunisie tangue dangereusement, voulant se défaire de ses «démons»! Par Samir Trabelsi et Najah Attig * Gustave Flaubert (1821-1880), un célèbre écrivain français, a utilisé la métaphore de l’«œuf, comme point de départ pour une dissertation philosophique sur la genèse...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Oeuf-2.jpg" alt="" class="wp-image-297344"/></figure>



<p><strong><em>Paralysée par les urgences sanitaires et asphyxiée par les contingences socio-économiques, la gouvernance de la Tunisie tangue dangereusement, voulant se défaire de ses «démons»!</em></strong></p>



<p>Par <strong>Samir Trabelsi</strong> et <strong>Najah Attig</strong> *</p>



<span id="more-297343"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Samir-Trabelsi-Najah-Attig-1.jpg" alt="" class="wp-image-292655"/></figure></div>



<p>Gustave Flaubert (1821-1880), un célèbre écrivain français, a utilisé la métaphore de l’<em>«œuf, comme point de départ pour une dissertation philosophique sur la genèse des êtres»</em>. Nous utilisons la métaphore de l’œuf, comme un point de départ pour illustrer la genèse de la mal-gouvernance en Tunisie. La suite de la chronique traite donc de l’œuf générateur de la mal-gouvernance endémique qui asphyxie l’État!</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’œuf, comme métaphore de la mal-gouvernance. </h3>



<p>En bravant le confinement, à la recherche de tous les buzz médiatiques possibles, y compris l’<em>«œuf du citoyen»,</em> notre Président fait fi du risque qu’il fait prendre à la communauté visitée. Comment toujours, on est en présence de responsables incarnant le sensationnel, agissant dans l’irrationnel et défiant totalement les bonnes pratiques de gouvernance et le respect des institutions et des citoyens!</p>



<p>Pas besoin de photos! En pleine crise sanitaire, le sommet de l’État ne donne pas l’exemple en matière de bonne gouvernance. Ses élites regardent ailleurs et font souvent ce qu’il ne faut pas faire.</p>



<p>Au lieu de valoriser la crise pandémique pour mobiliser en faveur de la science, de l’innovation et des nouvelles technologies, et au lieu de s’engager dans des réformes de gouvernance, édifier de nouvelles infrastructures industrielles pouvant améliorer la compétitivité économique et le pouvoir d’achat du citoyen, l’establishment politique agit, tambour battant, pour berner au lieu de convaincre, promettre au lieu de livrer, perdre du temps au lieu d’en gagner.</p>



<p>En plus de l’irrationalité dans l’action, on est en présence d’un déficit de leadership mobilisateur et charismatique.</p>



<p>L’économie du pays est à genoux, l’État tunisien marche des sur œufs, avec un risque de défaut de paiement des salaires d’une armada de fonctionnaires dont beaucoup sont inutiles et improductifs.</p>



<p>Autre contre-exemple, la Tunisie est parmi les rares pays au monde où la mise à jour des indicateurs décrivant la pandémie du Covid-19 est faite de manière hiérarchique, centralisée et bureaucratique par le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, en personne. Une perspective qui semble cultiver à l’extrême le branding de l’image, quitte à mettre en danger la vie de plusieurs concitoyens, ce ministre, par un choix personnel ou pour combler le vide, s’est adonné à des visites et des inaugurations, tout en gesticulant en image télévisée. Cela ne semble nécessairement pas figurer dans les registres d’une gouvernance exemplaire, alors que la logique, dans la communication de crise, exige plutôt que c’est le Chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, président de l’Instance nationale de lutte contre le coronavirus, qui s’adonne à cet exercice clé pour informer et rassurer les citoyens.</p>



<p>Elyes Fakhfakh, un chef de gouvernement BCBG, non élu, avait décrété la guerre contre le Covid-19. Et pas seulement : il a promis de déclencher une guerre totale contre la corruption, contre l’incompétence, contre l’improvisation! Et il a promis la bonne gouvernance de l’État. Des belles paroles… du beau discours, mais rien de concret encore!</p>



<p>Encore des promesses qui attendent : on n’a rien vu de tangible au sujet des prémisses des réformes des entreprises publiques et absolument rien sur les compressions des dépenses publiques qui nuisent à la croissance du pays (salaires fictifs, privilèges, abus…).</p>



<p>La Tunisie s’est ramassée avec un ministre des Finances conséquent, mais apparaît plutôt aux abonnés absents dans un gouvernement myope et figé par le court terme. Ceci explique en grande partie l’absence totale de plan réaliste pour sortir le budget de l’État de la mal-gouvernance qui l’accable.</p>



<p>La crise du Covid-19 aurait été une bonne opportunité pour réduire, ou au moins <em>«caper» </em>les salaires des mandarins de l’État, de <em>«hauts fonctionnaires politiques» </em>et leurs retraites (présidents sortants, anciens députés…).</p>



<p>Plus récemment, on nous apprend qu’une pléiade de conseillers, avec rang et privilèges de ministre vont être nommés, aux frais des contribuables et au nez et à la barbe des payeurs des taxes, dont plusieurs triment pour survivre, étant confinés et sans emplois depuis presque deux mois.</p>



<p>N’est-il pas temps pour rompre avec la bureaucratie paralysante héritée de l’ère coloniale (et des écoles de pensée françaises), pour engager une profonde ré-ingénierie de l’État et pour repenser ses paradigmes. Il y a plein de leçons à apprendre des paradigmes et du pragmatisme anglo-saxon… en gouvernance et gestion de l’État.</p>



<p>Pour résumer ce type de comportements politisés et indécents, on fait appel à Coluche, un célèbre humoriste français, qui décrit ce type de politiciens en disant : <em>«Dans un œuf, y’a du blanc et du jaune. Eh bien plus on mélange, plus il n’y a que du jaune !»</em></p>



<p>C’est vraiment l’image révélée par ces gouvernements de coalition, et/ou le blanc de la probité est rongé par le jaune de l’incompétence, de la corruption et de la mal-gouvernance!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au parlement, l’«œuf fêlé attire les mouches</h3>



<p>La mal-gouvernance couvre dans des réseaux de lobbyistes sévissant au sein du parlement et en lien avec des députés notoirement impliqués dans les réseaux de l’informel et de l’illégalité, dans tous ses aspects (commerciaux, fanatiques ou autres).</p>



<p>Dans le même registre, force est de constater que les partis politiques représentés au parlement gravitent tous, et chacun à sa façon, autour d’un chef de parti campé mordicus au pouvoir, sans vision, sans choix stratégiques, sans plan d’action assorti de finalités et d’objectifs chiffrés pour résoudre les problèmes sociaux économiques de la Tunisie.</p>



<p>Ces chefs indéboulonnables incarnent et respirent la mal-gouvernance! Ils s’objectent à l’évaluation de l’action publique et tournent le dos à la mesure de performance.</p>



<p>Faute de bonne gouvernance, les chicanes au sein du parlement tunisien génèrent un climat malsain, avec des <em>«carriéristes»</em> qui ne pensent qu’au pouvoir, et pomper le<em> «jaune de l’œuf»</em> et vampiriser la poule aux œufs d’or. À savoir l’économie tunisienne et le potentiel productif d’un pays trois fois millénaire.</p>



<p>La plupart veulent s’enrichir au plus vite, peu importe les moyens. Tous jouent <em>«après moi le déluge»</em>! Des symptômes qui ne trompent pas et qui se révèlent au grand jour, pendant le confinement imposé par le Covid-19.</p>



<p>La démocratie tunisienne est vraiment malmenée! Sa mal-gouvernance se manifeste par des chicanes folkloriques des nostalgiques de l’ancien régime, la procrastination, le refus des réformes et surtout l’irrespect des lois et principes de la bonne gouvernance.</p>



<p>Quoi qu’il est tout à fait logique dans un pays démocratique comme la Tunisie, que des parties politiques qui ont gagné les élections gouvernent, les diverses nominations dans les cabinets ministériels successifs des différentes présidences (Carthage, Bardo, Kasbah) n’ont pas tous respecté les critères de la compétence, de la motivation et de la productivité.</p>



<p>Tout cela se passe dans un pays qui a investi des milliards et des milliards de dinars dans l’éducation depuis l’indépendance, en 1956.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au gouvernement, la bonne gouvernance étouffée dans l’œuf !</h3>



<p>Depuis la providentielle révolution du jasmin, en 2011, la Tunisie a été gouvernée par 8 chefs de gouvernement et 15 gouvernements incluant 286 ministres et secrétaires d’État qui ont eu le commandement de l’organe exécutif du gouvernement.</p>



<p>Quasiment aucun chef de gouvernement n’est élu, tous sont plus ou moins parachutés par le jeu de pouvoir entre les partis politiques. C’est aussi pour cela que ces<em> «chefs»</em> ont fait profil bas et n’ont jamais osé toucher aux enjeux de la mal-gouvernance.</p>



<p>Le processus de sélection des 8 chefs de gouvernement n’a jamais respecté les règles de la bonne gouvernance publique. Dans ce sens, il n’a jamais reposé sur des critères de compétences relativement à une stratégie claire et à un programme d’action gouvernementale détaillé et chiffré, capable de faire sortir la Tunisie de son marasme social et économique.</p>



<p>Leur désignation a été déterminée par des manœuvres politiques malsaines et souvent opaques. Avec des consignes décidées derrière des portes closes, des pourparlers de couloir à la merci des officines de lobbyistes.</p>



<p>De tels processus ne peuvent couver des poussins en bonne santé, capables de gérer de façon viable et bénéfique au pays.</p>



<p>Un tel processus ne peut jamais produire un chef de gouvernent charismatique, un leader, un visionnaire qui a vraiment l’audace pour convaincre et fédérer toutes les parties prenantes autour d’une vision stratégique visant la restructuration et la mise à niveau de l’État Tunisien.</p>



<p>La démocratie tunisienne a enfanté des chefs de gouvernements faibles et pas à la hauteur de la tâche liée. Tous ont voulu, plus ou moins, profiter de l’aubaine sans vouloir réformer ou venir en aide au pouvoir d’achat des plus démunis (une personne sur deux). Pour eux, et sans exception, les problèmes socio-économiques relevaient du second ordre… et des relations publiques (public-relations).</p>



<p>Chefs de gouvernement carriéristes ou chefs de gouvernements conciliateurs, les deux n’ont jamais eu la volonté de choisir une équipe gouvernementale focalisée sur l’amélioration du quotidien du simple citoyen tunisien. Les diktats des partis politiques et les veto des autres parties prenantes ont fait que les choix des ministres et des secrétaires d’État ont débouché sur une préférence pour les larbins et les arrivistes.<br>Pour quelques-uns de ces ministres <em>«larbins»</em> et éphémères, le poste ministériel a constitué un tremplin pour d’autres aubaines en Tunisie ou à l’étranger.</p>



<p>Le résultat naturel de ce processus de gouvernance publique approximatif s’est reflété dans l’échec attendu des gouvernements post-2011 à honorer les promesses de prospérité, et du gouvernement actuel à développer une stratégie de rupture claire pour gérer la pandémie et l’après-pandémie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’œuf pourri : privatisation des profits et collectivisation des pertes</h3>



<p>Depuis 2011, et notamment au cours de cette pandémie, il y a eu une tendance flagrante pour la privatisation des profits et la socialisation des pertes de la part de beaucoup de parties-prenantes en Tunisie. Du banditisme syndical aux lamentations exagérées des patronats, au quête du buzz de certains médias, aux réticences aux réformes structurelles par des corporations professionnelles, surtout quand il était question de soumettre la quasi-majorité des acteurs économiques au régime réel de taxation, réduire la pression fiscale très élevée, et instaurer l’équité fiscale.</p>



<p>Alors que la Tunisie a besoin d’une adhésion spontanée, alors que l’heure est à l’unité et la solidarité nationales, des carriéristes au sein de la quasi-majorité des parties prenantes en Tunisie ont non seulement été démissionnaires, mais aussi se sont engagés dans des compagnes médiatiques pour vampiriser un État déjà en difficultés financières.</p>



<p>Ce type de politiciens sont au pouvoir… et ils n’ont jamais priorisé le bien public et la prospérité du pays. Ils ont quasiment tous défendu leurs propres agendas électoraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Coquille vide : les pseudo-experts et les faussaires de la bonne gouvernance</h3>



<p>Depuis la révolution de dignité, la Tunisie a connu l’émergence de nombreux carriéristes intellectuels qui ont infecté l’espace médiatique.</p>



<p>Selon Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’Université de Paris VIII, <em>«le triomphe de ces « serials-menteurs » représente une véritable menace pour l’information et la démocratie.»</em></p>



<p>Dans la majorité des cas, c’est des faussaires qui prétendent avoir une expertise, alors qu&rsquo;une simple analyse de leurs cursus académiques et professionnels montre qu’ils n’ont pas vraiment le background ni les connaissances préalables. Pire encore, ils sont disposés à dire la chose et son contraire, deux semaines plus tard.</p>



<p>Certains sont omniprésents pour des intérêts professionnels qui restent nébuleux. D’autres sont des politiciens ou des propagandistes déguisés en experts faussaires. Des contrevérités sur la faillite très imminente de la Tunisie, l’incapacité du gouvernement à payer des salaires, l’urgence pour la Banque Centrale d’actionner <em>«la planche à billets»</em> pour le combat de Covid-19…</p>



<p>Comme le Covid-19, le virus essaimé par des carriéristes de tout acabit, a faussé le débat public et fait fléchir la confiance envers ces élites qui privilégient leur portefeuille au détriment des intérêts collectifs. Ces carriéristes ont aussi malheureusement réussi à désorienter l’action gouvernementale vers le très court terme au détriment de la planification stratégique axée sur les résultats. Faute d’intégrité de la part de ces faussaires, la majorité de nos médias n’ont pas encore joué leur rôle de relayeur et promoteur de la bonne gouvernance. Les recherches académiques ont documenté le rôle primordial des médias dans la gouvernance publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les experts internationaux, c’est parfois comme tenter de briser l’œuf de l’extérieur</h3>



<p>Les institutions internationales savent que la gouvernance des politiques publiques a besoin de réformes majeures et complexes. En revanche, ces instituions délèguent des <em>«experts internationaux»,</em> souvent juniors précaires, pour tenter de briser le carcan et la coquille de l’œuf de son extérieur… avec tous les dégâts liés en matière de politiques (monétaires et fiscales notamment).</p>



<p>Tout indique que la Tunisie est passée de la mauvaise gouvernance à l’ingouvernance. L’action gouvernementale en matière de gestion de la pandémie Covid-19 est hésitante, tremblante… agissant par approximation et déficit de planification réaliste et de coordination entre l’administration centrale et les autorités locales;</p>



<p>Les mesures prises pour le court terme, ne sont pas toujours viables et exécutables efficacement. Ils ne font qu’augmenter les inégalités sociales et exacerber les tensions inter-régionales. Ces mesures sont initiées sans études d’impacts réglementaires, peinent à se faire accepter et font face à des difficultés d’implantation.</p>



<p>À vrai dire, avec des syndicats vindicatifs et forts, en l’absence d’une culture participative fondée sur la confiance, les divers syndicats s’érigent en opposition aux réformes. Les syndicats des patrons, comme ceux des travailleurs jouent la même partition. Avec autant d’arrivistes et surtout avec autant de tiraillements et de buzz médiatiques, la Tunisie n’a pas vraiment des leviers pour gérer de façon réaliste l’après-pandémie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Destruction créatrice et démocratie économique</h3>



<p>La Tunisie a raté l’opportunité en or offerte par la révolution de dignité pour adopter une stratégie de rupture avec les défauts accumulés pendant plus que cinquante années d’indépendance. La pandémie du Covid-19 peut constituer une deuxième chance pour toutes les parties prenantes pour remodeler l’économie tunisienne et engager des bouleversements technologiques et des réformes visant le mode de gouvernance et de reddition de compte, le système éducatif, le régime fiscal et les caisses de retraite.</p>



<p>Comme l’a noté l’éminent économiste autrichien Friedrich Hayek, en 1945, l’incapacité à rapidement s’adapter aux changements est le problème économique central d’une société. Et pour reprendre sa théorie, les crises offrent des changements structurels et des innovations qui passent par une <em>«destruction-créatrice».</em></p>



<p>La Tunisie a plus que jamais besoin d’un système de gouvernance modernisé et flexible pour relever de nouveaux défis. La modernisation des infrastructures, la digitalisation de l’économie et la numérisation des services administratifs, même si elles ne sont pas une fin en soi, constituent des priorités vitales. Elles doivent constituer les ponts de la rupture avec les modèles d’affaires vieillissants, surannés et obsolescents.</p>



<p>À la sortie de la crise du Covid-19, on est en droit d’espérer une gouvernance stratégique fondée sur l’innovation et la promotion de l’efficacité dans un contexte d’une économie globalisée et avec un redéploiement des échanges et flux économiques.</p>



<p>Il faut investir dans la bonne gouvernance, promouvoir la transparence, investir dans la recherche scientifique et nouvelles technologies requises par le green Economy, le OpenGov, et la démocratie économique au-delà de la démocratie politique. Une démocratie économique fondée sur l’égalité des chances, sur la réduction des disparités sociales et sur un ordre de mérite transparent et vérifiable pour faire face à toute forme d’opportunisme.</p>



<p>Loin des amateurs du chaos et des opportunistes qui frappent sur tous ce qui bouge, la Tunisie regorge de compétences, dans le pays ou expatriées ailleurs dans le monde. Il serait souhaitable que le gouvernement actuel profite de cette pandémie mondiale pour sortir des sentiers battus pour mobiliser les talents et décrier les référentiels basés sur le <em>wishful thinking</em> et le <em>managing by hope</em>.</p>



<p>Désormais et plus que jamais, le contexte doit ouvrir la porte à une réforme fondamentale de la gouvernance des politiques publiques. Les instances de l’État et les partis au pouvoir doivent concourir à repenser les missions de l’État. Cela ne sera possible que s’il y a une prise de conscience conséquente, par toutes les parties prenantes, au sujet de l’impératif de la solidarité sociale, de la performance de l’action collective, et de la création d’une prospérité partagée.</p>



<p>C’est seulement en brisant l’œuf de l’intérieur, que le poussin de la bonne gouvernance arrive à éclore de façon viable et à éradiquer la mal-gouvernance qui handicape la Tunisie.</p>



<p><em>* Universitaires au Canada.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sa9mO2VKuX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/04/covid-19-tunisie-ou-est-donc-passee-la-responsabilite-sociale-des-entreprises/">Covid-19-Tunisie : Où est donc passée la responsabilité sociale des entreprises ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19-Tunisie : Où est donc passée la responsabilité sociale des entreprises ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/04/covid-19-tunisie-ou-est-donc-passee-la-responsabilite-sociale-des-entreprises/embed/#?secret=8eDB0BwwrO#?secret=sa9mO2VKuX" data-secret="sa9mO2VKuX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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