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	<title>Archives des Marwan Barghouti - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Marwan Barghouti - Kapitalis</title>
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		<title>Israël-Palestine &#124; Marwan Barghouti est la solution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 07:57:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marwan Barghouti, incarcéré depuis 23 ans, est respecté en Palestine et à l’étranger et sa modération fait de lui un véritable homme de paix.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/israel-palestine-marwan-barghouti-est-la-solution/">Israël-Palestine | Marwan Barghouti est la solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cela fait 23 ans que le responsable politique palestinien, membre du Fatah, Marwan Barghouti est détenu dans les prisons israéliennes et depuis le mois de septembre, il a été transféré à celle de Megiddo, l’une des pires d’Israël et durant ce transfert il a été violemment agressé. Alors que le Fatah est discrédité et fortement impopulaire auprès de la population palestinienne et que le Hamas est ostracisé et rejeté par la communauté internationale, Barghouti est l’un des rares à bénéficier d’une respectabilité aussi bien en Palestine qu’à l’étranger et sa modération fait de lui un véritable homme de paix ce qui dérange fortement l’actuel gouvernement israélien, extrémiste et belliciste. De plus en plus de voix s’élèvent pour exiger que Donald Trump fasse pression pour sa libération s’il est vraiment sérieux dans son souhait de pacifier le Moyen-Orient.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18074230"></span>



<p>Le <a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2025/dec/07/the-guardian-view-on-marwan-barghouti-palestinians-need-a-political-future-as-well-as-aid-and-reconstruction" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a> a consacré un éditorial sur la nécessité de libérer le célèbre dirigeant palestinien emprisonné à l’heure où les Palestiniens ont besoin d’un avenir politique ainsi que de l’aide humanitaire et de tout ce qui est nécessaire à la reconstruction. La libération de Barghouti, incarcéré depuis plus de vingt ans, est essentielle à la paix que le président américain prétend vouloir instaurer au Moyen-Orient, estime le journal britannique. </p>



<p>L&rsquo;éditorial note qu’avec l’accord de cessez-le-feu conclu, les massacres, y compris ceux d’enfants ont ralenti mais n’ont pas cessé. L’aide a augmenté mais reste bien insuffisante car Israël continue de bloquer l’entrée de l’assistance vitale.</p>



<p>Les Palestiniens ont un besoin urgent de sécurité, d’aide humanitaire et de reconstruction mais aussi d’un horizon politique. Le plan de Trump n’en fait aucune mention, et s’il l’évoque, c’est en termes vagues et conditionnels concernant un État palestinien, que les Israéliens, y compris le gouvernement extrémiste, rejettent catégoriquement. Néanmoins, l’État palestinien a bénéficié d’un soutien international sans précédent à la suite de deux années de guerre d’usure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La figure la plus influente en Palestine</h2>



<p>Le <em>Guardian</em> estime que le destin politique des Palestiniens est inextricablement lié à celui de Barghouti. Après plus de vingt ans d’emprisonnement, ce leader de 66 ans demeure la figure la plus influente capable de rassembler les factions déchirées par l’idéologie et l’animosité. Bien que membre du Fatah, Barghouti a critiqué l’Autorité palestinienne et jouit d’un grand respect au sein du Hamas. La vieille garde de l’Autorité palestinienne est perçue comme opportuniste, inefficace, irresponsable et, en réalité, comme un instrument de sécurité israélien en Cisjordanie.</p>



<p>La conviction que Barghouti peut revitaliser la politique palestinienne et insuffler l’élan nécessaire à la création d’un État palestinien et à l’instauration d’une paix durable est à l’origine de la nouvelle campagne internationale en faveur de sa libération, soutenue notamment par Paul Simon, Delia Smith, Richard Branson, Margaret Atwood et d’autres personnalités publiques connus sous le nom de <em>The Elders</em> (Les Anciens ou Sages universels est une organisation non gouvernementale regroupant des personnalités publiques reconnues comme hommes d’État, activistes politiques pour la paix et avocats des droits de l’homme rassemblés par Nelson Mandela en 2007).&nbsp;</p>



<p>Il est important de noter que certains membres des milieux politiques et sécuritaires israéliens partagent ce point de vue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partisan de la solution à deux États</h2>



<p>Barghouti soutient depuis longtemps la solution à deux États, a contacté à plusieurs reprises des responsables israéliens et a même appris l’hébreu par lui-même. Il a été condamné lors d’un procès critiqué par des experts juridiques et décrit comme oppressif. Il lui a été reproché d’avoir ordonné des attaques ayant coûté la vie à des civils israéliens pendant la Seconde Intifada.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BRL6zSpEQZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/03/palestine-le-cas-marwan-barghouti/">Palestine : le cas Marwan Barghouti</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Palestine : le cas Marwan Barghouti » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/03/palestine-le-cas-marwan-barghouti/embed/#?secret=6y5ybZm3Nv#?secret=BRL6zSpEQZ" data-secret="BRL6zSpEQZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les États du Golfe ont fait pression pour obtenir sa libération dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu mais Israël s’y est opposé. En même temps, Israël a libéré ceux qu’il considérait comme des meurtriers. Comme l’a récemment fait remarquer un ancien officier militaire : <em>«Israël est prêt à libérer des criminels dangereux mais il n’a aucun intérêt à libérer des figures symboliques»</em>.&nbsp;</p>



<p>Pour les Palestiniens, Barghouti, que certains d’entre eux surnomment Mandela, représente une voie vers leurs droits inaliénables. De nombreux dirigeants, y compris en Israël même, sont passés de la lutte armée à la manœuvre politique. Israël se plaint depuis longtemps de l’absence d’un véritable partenaire pour la paix. Cependant, Benjamin Netanyahu et ses alliés ne craignent pas que l’État israélien ne puisse jamais se réconcilier avec un homme comme Barghouti mais ils craignent qu’il le puisse.</p>



<p>La libération du leader palestinien signifierait que le gouvernement israélien est prêt à envisager la création d’un État palestinien, une perspective que Netanyahu ne tolérera même pas, aussi lointaine soit-elle. Par conséquent, la libération de Barghouti ne sera possible que sous la pression extérieure et c’est dans ce sens que Donald Trump devrait agir.&nbsp;</p>



<p>Le <em>Guardian</em> rapporte que les conditions de détention des prisonniers palestiniens se sont considérablement détériorées depuis 2023. Une vidéo, apparue cet été, montre le ministre de la Sécurité d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, se moquant de Barghouti, amaigri et méconnaissable, et le menaçant.</p>



<p>Sa famille affirme qu’il a été violemment battu par des gardiens et le Bureau des médias des prisonniers palestiniens (organe médiatique des détenus palestiniens) a révélé mercredi dernier que Barghouti avait été agressé dans une prison israélienne à la mi-septembre et souffrait de côtes cassées. Sur sa chaîne <em>Telegram</em>, le Bureau des médias précise que le prisonnier Barghouti a été agressé lors de son transfert de la prison de Ramon à celle de Megiddo (sinistre prison située dans le nord d’Israël surnommée le Guantanamo israélien) à la mi-septembre. Huit membres de l’unité Nahshon relevant du service pénitentiaire israélien avaient participé à l’agression de Barghouti lors de son transfert. Il avait perdu connaissance et souffrait de quatre côtes cassées à cause de l’agression.&nbsp;</p>



<p>Le <em>Guardian</em> fait part de ses craintes que le gouvernement n’adopte définitivement le projet de loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens poursuivis pour terrorisme. Le journal britannique insiste sur le fait que libération de Barghouti est une question urgente. Il y a quelques semaines, le président américain a laissé entendre qu’il pourrait aborder le sujet. Il devrait exhorter Israël à le libérer dans l’intérêt de la paix qu’il prétend vouloir instaurer au Moyen-Orient.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mR3At7GViA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/meme-isole-en-prison-marwan-barghouti-fait-peur-aux-israeliens/">Même isolé en prison, Marwan Barghouti fait peur aux Israéliens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Même isolé en prison, Marwan Barghouti fait peur aux Israéliens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/meme-isole-en-prison-marwan-barghouti-fait-peur-aux-israeliens/embed/#?secret=6xr26zDGVY#?secret=mR3At7GViA" data-secret="mR3At7GViA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Taoufiq Abou Naïm, nouvel homme fort du Hamas à Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/22/taoufiq-abou-naim-nouvel-homme-fort-du-hamas-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 07:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Très peu connu du grand public, Taoufiq Abou Naïm est aujourd’hui pressenti pour prendre la tête du Hamas à Gaza. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/22/taoufiq-abou-naim-nouvel-homme-fort-du-hamas-a-gaza/">Taoufiq Abou Naïm, nouvel homme fort du Hamas à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Très peu connu du grand public, Taoufiq Abou Naïm est aujourd’hui pressenti pour prendre la tête du Hamas à Gaza. Le chef des forces de sécurité du Hamas a fait toute sa carrière au sein du mouvement palestinien mais il doit son ascension à son ami<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/18/yahya-sinwar-terroriste-ou-resistant/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Yahya Sinwar</a> qu’il a rencontré sur les bancs de l’université islamique de Gaza et dont il sera le compagnon de captivité dans les geôles israéliennes. C’est en 2017, quand Sinwar prend la tête du Hamas dans la bande de Gaza qu’Abou Naïm se voit catapulté à la tête du puissant appareil sécuritaire du mouvement qui tient d’une main de fer le territoire palestinien.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17709858"></span>



<p>Le journal <em><a href="https://www.israelhayom.com/2025/10/18/is-he-the-next-leader-of-hamas-in-gaza/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Israel Hayom</a></em> s’est intéressé à Tawfiq Abou Naïm qui est décrit comme un dirigeant politiquement expérimenté et impitoyable, disciple de Cheikh Ahmed Yassine et proche collaborateur de Yahya Sinwar. Le journal souligne qu’il est bien placé pour diriger le Mouvement de résistance islamique (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/17/apres-son-interminable-guerre-a-gaza-israel-nen-a-pas-fini-avec-le-hamas/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hamas</a>) dans la bande de Gaza.&nbsp;</p>



<p>Dans son article, Shachar Kleiman rapporte qu’Abou Naïm avait fait allusion à l’opération Déluge d’Al-Aqsa du 7 octobre 2023 des mois avant qu’elle ne survienne et affirme qu’aujourd’hui, après l’élimination de la plupart des dirigeants du Hamas, son premier grand test a déjà commencé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une figure emblématique</h2>



<p>Moins d’un mois avant l’opération Bordure protectrice, Abou Naïm –figure emblématique de la direction du Hamas à Gaza et, selon le journal israélien, l’un des hommes les plus puissants de la bande de Gaza– était l’orateur principal d’un rassemblement organisé dans le camp de réfugiés de Bureij en soutien aux prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.</p>



<p>Celui qui est devenu l’un des principaux candidats pour diriger Gaza aujourd’hui avait déclaré à l’époque: <em>«La résistance palestinienne place les prisonniers au cœur de ses priorités. Ce rassemblement de masse vise à soutenir nos prisonniers dans les prisons de l’occupation et à signaler que leur libération n’est qu’une question de temps»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon <em>Israel Hayom</em>, 4 000 prisonniers palestiniens ont été libérés dans le cadre de trois accords d’échange, contre 255 détenus israéliens. Cependant, quatre des prisonniers les plus importants du Hamas sont restés incarcérés en Israël : Ibrahim Hamed, Hassan Salameh (qui dirigeait les Brigades Ezzedine Al-Qassam en Cisjordanie, à ne pas confondre avec son homonyme Ali Hassan Salameh alias le prince rouge chef du groupe Septembre noir tué par le Mossad en 1979), Abdullah Barghouti (commandant au sein des Brigades Ezzedine Al-Qassem, à ne pas confondre avec l’autre prisonnier Marwan Barghouti qui appartient au Fatah) et Abbas al-Sayed.</p>



<p>Selon le journal israélien, ces quatre personnes étaient des candidats potentiels à la succession de Yahya Sinwar mais leur absence a laissé un vide à la tête du mouvement. Cependant, ils n’étaient pas les seuls candidats qualifiés. Tawfiq Abu Naïm, 63 ans, né dans le camp de réfugiés de Bureij et faisant partie des prisonniers libérés lors de l’accord de 2011 concernant Gilad Shalit, était également en lice.</p>



<p>Enfant, il a été témoin de la guerre de 1967 et a ensuite confié ses souvenirs à un médecin français. Il a étudié à l’Université islamique de Gaza -il y a obtenu une licence en charia puis un doctorat- et c’est là qu’il a rencontré Sinwar.</p>



<p>En 1983, il rejoint la cellule locale des Frères musulmans et devient disciple du cheikh Ahmed Yassine. Avec Sinwar et Rawhi Mushtaha, il rejoint l’appareil Al-Majd, spécialisé dans l’élimination des collaborateurs. Emprisonné par Israël, il y apprend l’hébreu et tente de s’évader avec Sinwar, mais échoue, selon le journal.</p>



<p>Vingt ans plus tard, Abou Naïm retourne à Gaza et occupe plusieurs postes administratifs au sein du gouvernement du Hamas, notamment la gestion des familles des personnes tuées et emprisonnées, et l’intégration des réfugiés syriens. Il coordonne également avec d’autres organisations. Peu après, il est promu à l’un des plus hauts postes du mouvement.</p>



<p>Sous Sinwar, Abou Naïm est chargé de la sécurité intérieure, de la police et des renseignements. Il noue des relations étroites avec les services de renseignement égyptiens, notamment avec Ahmed Abdel Khaleq, responsable du dossier palestinien. Il coordonne avec lui l’établissement de points de contrôle à la frontière entre Gaza et le Sinaï, renforçant ainsi sa position au Caire. En 2017, Abou Naïm a survécu à une tentative d’assassinat. Selon le journal, un salafiste aurait placé un engin explosif dans sa voiture lors d’une visite du camp de réfugiés de Nuseirat, le blessant légèrement. Il est resté à ce poste jusqu’en 2021, date à laquelle il a voulu se présenter aux élections du Conseil législatif palestinien, annulées par le président palestinien Mahmoud Abbas.</p>



<p>Abou Naïm a ensuite repris la direction de la Fondation Waad, qui s’occupe des affaires des prisonniers. En mars 2023, il a déclaré au journal <em>Filastin</em> que les jours à venir seraient décisifs et qu’il menaçait d’une escalade de la violence dans les prisons israéliennes, notamment pendant le Ramadan. <em>Israel Hayom</em> précise qu’après l’opération du 7 octobre 2023, il a disparu de la circulation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jour d’après</h2>



<p>Avec l’élimination des hauts dirigeants du Hamas durant la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza, Abou Naïm a été invité à reprendre des postes de direction alors que seul Mahmoud Al-Zahar restait en vie parmi les membres du bureau politique à Gaza après que les autres ont été tués ou ont fui la bande de Gaza&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, comme le rapporte<em> Israel Hayom</em>, Abou Naïm, en coopération avec les dirigeants de l’aile militaire, joue un rôle crucial dans l’élaboration du <em>«jour d’après»</em> dans la bande de Gaza. Cela pourrait s’expliquer par son expérience politique personnelle, qui lui permet de gérer les affaires en coulisses, même si un comité administratif technocratique est formé.</p>



<p>L’appareil sécuritaire mis en place par Abou Naïm est actuellement utilisé pour réprimer les personnes soupçonnées de collaboration avec Israël, comme lors des affrontements qui ont éclaté dans le quartier de Sabra avec une <em>«milice locale»</em> appartenant à la famille Dughmush accusée par le Hamas de collaborer avec Israël.</p>



<p>Le journal souligne que d’autres groupes armés accusés par le Hamas de collaborer avec Israël demeurent en position de force, citant notamment Ashraf al-Mansi à Beit Lahia, qui a annoncé que ses forces sont toujours actives, Hussam Al-Astal à Khan Younis et Yasser Abou Shabab à Rafah.</p>



<p><em>Israel Hayom </em>conclut que ces groupes échappent à la première phase du plan du président américain Donald Trump, soulignant que le véritable défi débutera lors de la deuxième phase, lorsque les forces internationales entreront dans la bande de Gaza pour garantir un cessez-le-feu. Cela placera Tawfiq Abu Naim devant son plus grand défi.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cejrrd56d0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/17/apres-son-interminable-guerre-a-gaza-israel-nen-a-pas-fini-avec-le-hamas/">Après son interminable guerre à Gaza, Israël n’en a pas fini avec le Hamas</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après son interminable guerre à Gaza, Israël n’en a pas fini avec le Hamas » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/17/apres-son-interminable-guerre-a-gaza-israel-nen-a-pas-fini-avec-le-hamas/embed/#?secret=oyEySW3RfX#?secret=Cejrrd56d0" data-secret="Cejrrd56d0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/22/taoufiq-abou-naim-nouvel-homme-fort-du-hamas-a-gaza/">Taoufiq Abou Naïm, nouvel homme fort du Hamas à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Même isolé en prison, Marwan Barghouti fait peur aux Israéliens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/meme-isole-en-prison-marwan-barghouti-fait-peur-aux-israeliens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 08:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Itamar Ben-Gvir]]></category>
		<category><![CDATA[Marwan Barghouti]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La petitesse des membres du cabinet extrémiste au pouvoir actuellement en Israël a toujours trouvé des occasions pour se révéler. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On reconnaît la petitesse d’un homme à la façon dont il traite ceux qui sont à sa merci. Et la petitesse d’Itamar Ben-Gvir et des autres membres du cabinet extrémiste au pouvoir actuellement en Israël a toujours trouvé des occasions pour se révéler de la manière la plus abjecte qui soit. Et pas seulement à Gaza. &nbsp;</em></strong><em>&nbsp;</em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-17237736"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il est des images qui, plus que des discours, révèlent l’âme d’un pouvoir. Celle qui circule depuis hier, jeudi 14 août 2025, dans les informations en est un exemple glaçant. On y voit Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, entrer de force dans la cellule nue, sans lit, où croupit depuis plus de vingt-deux ans le militant palestinien Marwan Barghouti. Sans respect, sans pudeur, il franchit le dernier rempart qui restait à cet homme brisé : son intimité. Face à lui, un prisonnier de 66 ans, amaigri, voûté, méconnaissable, qui en paraît quatre-vingt-dix. Un corps chétif, un silence qui pèse plus que mille paroles. Et, pour toute <em>«visite officielle»</em>, des menaces extrêmes pour les Palestiniens. <a href="https://www.youtube.com/shorts/hyAjFTcka7U">Vidéo</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ignominie la plus abjecte</h2>



<p>Quelle gloire peut-on tirer d’une telle scène ? Quel prestige espère-t-on à humilier un vieillard, enfermé depuis un quart de siècle, loin des siens, privé d’air et de lumière ? Ce geste ne témoigne ni de force ni de courage; il incarne l’ignominie la plus abjecte.</p>



<p>Car Marwan Barghouti n’est pas un prisonnier ordinaire. Surnommé le <em>«Mandela palestinien»</em>, il fut arraché à la liberté le 15 avril 2002, en pleine seconde Intifada, jugé lors d’un procès inique, et condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour <em>«terrorisme»</em>. Depuis, il passe de geôle en geôle : Megiddo, Ofer, Ayalon… Toujours sous un régime d’isolement et de sévices, souvent battu, parfois laissé sans soins. À Ayalon, il vit dans une cellule sans lit ni fenêtre, où le jour et la nuit se confondent.</p>



<p>Et pourtant, cet homme continue de faire peur. Même derrière les barreaux, il est réélu député, il inspire l’unité palestinienne, il défend la solution des deux États dans les frontières de 1967. En 2017, il lança avec des centaines de codétenus une grève de la faim pour réclamer des droits élémentaires; il obtint quelques améliorations. Mais pour ses geôliers, il demeure une menace : celle de l’espoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dernier jour de l’occupation</h2>



<p>Ce que montre la vidéo, ce n’est pas la puissance d’un État, mais la peur d’un homme libre enchaîné. On ne maltraite pas ainsi un vieillard par bravoure : on le fait par crainte de ce qu’il représente. Et ce qu’il représente, c’est la possibilité d’un autre avenir, celui où la paix viendrait clore l’occupation.</p>



<p>En 2015, depuis la cellule 28 de la prison de Hadarim, Barghouti écrivait :&nbsp;<em>«Le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de paix.»</em></p>



<p>Aujourd’hui, ce message résonne plus fort que jamais. Les humiliations, les menaces, les murs, tout cela s’effacera un jour. Et il restera, dans la mémoire collective, que certains ont choisi la dignité, et d’autres la bassesse.</p>



<p><strong><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=1309133984213623" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/meme-isole-en-prison-marwan-barghouti-fait-peur-aux-israeliens/">Même isolé en prison, Marwan Barghouti fait peur aux Israéliens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Palestine : le cas Marwan Barghouti</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/03/palestine-le-cas-marwan-barghouti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 09:44:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arab Barghouti]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Marwan Barghouti]]></category>
		<category><![CDATA[Megiddo]]></category>
		<category><![CDATA[OLP]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marwan Barghouti est l’un des rares dirigeants du Fatah encore populaire et la figure d’unité  encore plus rare en Palestine. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le <a href="https://www.thetimes.com/world/israel-hamas-war/article/new-mandela-or-terrorist-marwan-barghoutis-fate-could-end-gaza-war-mnc38crjb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sunday Times’’</a>, version du week-end du journal britannique ‘‘The Times’’, a publié une enquête préparée par Christina Lamb dans laquelle elle affirme que le sort du dirigeant palestinien détenu dans les geôles israéliennes depuis 22 ans Marwan Barghouti pourrait arrêter la guerre à Gaza. C’est l’un des rares dirigeants du Fatah qui demeure populaire et constitue une figure d’unité ce qui est encore plus rare en Palestine. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13920949"></span>



<p>Lamb a déclaré que le fils du prisonnier politique le plus célèbre d’Israël que ses partisans appellent le Nelson Mandela palestinien a exprimé les craintes de sa famille quant à la possibilité de tuer le leader du Fatah en représailles à l’opération Déluge d’Al-Aqsa même si le Fatah est un adversaire du Hamas.</p>



<p>Barghouti, 65 ans, est considéré comme l’un des hommes politiques palestiniens les plus célèbres et figure en tête de liste des prisonniers qui pourraient être libérés en échange de la libération de 108 détenus israéliens détenus par le Hamas à Gaza. Lamb dit que Barghouti, qui a été emprisonné il y a vingt ans et condamné à la réclusion à perpétuité après la deuxième Intifada en 2000, a encouragé les puissances occidentales, qui voient en lui le leader palestinien capable d’unir les factions palestiniennes rivales et de résoudre les crises qui engloutissent la Cisjordanie et Gaza aujourd’hui. Un diplomate occidental a commenté : <em>«Il est aujourd’hui le prisonnier politique le plus célèbre au monde»</em> tandis que Julie Norman, professeur de politique internationale et nationale palestinienne à l’University College de Londres (UCL) et auteur d’un livre sur les prisonniers palestiniens a déclaré: <em>«Sa libération va changer les règles du jeu dans la politique palestinienne et le nationalisme palestinien»</em>. Cependant, le monde n’a pas vu Barghouti depuis des années. Comme Mandela, il est emprisonné depuis plus de 20 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’homme qui donne de l’espoir, et pas seulement aux Palestiniens</h2>



<p>Arab Barghouti, 33 ans, a déclaré: <em>«Il est toujours l’homme qui donne de l’espoir et&nbsp; je pense que la plus grande force de mon père est sa capacité à unir les Palestiniens. Il est un symbole d’unité et nous avons soif d’unité, les divisions nous ont fait beaucoup de mal.»</em> Faisant référence à la comparaison entre son père et Mandela, il a ajouté: <em>«L’Occident veut faire de Mandela un homme pacifique dont le but est la paix mais il était prêt à se lancer dans la lutte armée pour obtenir les droits du peuple sud-africain et mon père n’est pas différent de lui.»&nbsp;</em></p>



<p>Lamb a rencontré Arab Barghouti dans la ville de Ramallah, considérée comme la capitale de l’Autorité nationale, où l’atmosphère comme partout en Cisjordanie est devenue plus tendue qu’elle ne l’était lorsque son père a été arrêté en 2002. Non seulement les colons ont accru leur violence contre les Palestiniens en Cisjordanie mais les forces israéliennes ont lancé leur plus grande opération militaire depuis 20 ans et des centaines de soldats y ont participé utilisant des chars, des bulldozers, des frappes aériennes, des drones et attaquant des villes et des camps de réfugiés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yyehetnWfQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/aux-dirigeants-israeliens-les-palestiniens-resteront-sur-la-carte-quoi-que-vous-fassiez/">Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/aux-dirigeants-israeliens-les-palestiniens-resteront-sur-la-carte-quoi-que-vous-fassiez/embed/#?secret=PVNX32tDKq#?secret=yyehetnWfQ" data-secret="yyehetnWfQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Arab a déclaré: <em>«C’est la pire situation que j’ai jamais connue de ma vie et ils veulent réduire</em> [notre présence] <em>et nous enfermer dans des ghettos pour que nous nous sentions sans patrie et pour nous intimider. Le gouvernement israélien profite de la focalisation sur le génocide à Gaza pour faire ce qu’il veut en Cisjordanie.»</em></p>



<p>Les personnes détenues comme Marwan Barghouti ont été soumises à des mauvais traitements dans la tristement célèbre prison de Megiddo. Arab estime que ce qui arrive aux détenus passe inaperçu et déclare: <em>«Je n’ai jamais vu les autorités pénitentiaires israéliennes aussi folles ou agir de manière aussi inhumaine. De nombreux détenus sortent de prison et on a du mal à les reconnaître. Il y a eu entre 55 et 60 cas documentés de décès de prisonniers depuis le 7 octobre, et nous craignons qu’ils ne tuent mon père. Le chef de la prison est venu après le 7 octobre et lui a demandé de mettre ses mains derrière le dos et de se présenter devant les prisonniers pour qu’il l’humilie en public. Mon père a refusé mais ils l’ont forcé et l’ont blessé à l’épaule.»</em></p>



<p>Barghouti a été trimballé entre quatre ou cinq prisons où les gardiens de prison l’ont torturé, lui ont infligé la vue des lumières vives et mis un haut-parleur diffusant l’hymne national israélien pendant plusieurs heures de sorte à l’empêcher de dormir. Début mars, les gardes l’ont agressé et frappé au visage et à l’épaule.</p>



<p>Arab estime que l’intervention occidentale est ce qui a sauvé la vie de son père et qu’il était reconnaissant pour l’intervention de nombreux gouvernements occidentaux qui ont fait pression sur les Israéliens en particulier les Américains et les Français qui comprennent son importance en Cisjordanie et qui croient que mon père représente la solution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dirigeant palestinien le plus populaire parmi les siens</h2>



<p>Barghouti est en première position dans les sondages d’opinion: <em>«Ce n’est un secret pour personne qu’il est le dirigeant palestinien le plus célèbre et cela a une raison. C’est un homme politique ouvert, qui n’est pas corrompu, qui veut la paix et la prospérité mais pas aux dépens du peuple palestinien»</em>, a souligné Arab, en exprimant sa crainte quant à l’état de santé de son père: <em>«Ces jours-ci, il n’est pas en bonne santé, il a perdu du poids à cause du manque de nourriture et il n’a pas reçu de soins pour ses blessures.»</em></p>



<p>Barghouti a d’abord soutenu les accords d’Oslo en 1993 mais il s’est senti frustré par le manque de progrès, c’est pourquoi il est devenu plus ferme dans ses positions. Les tribunaux israéliens l’ont reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation notamment celui d’avoir envoyé des hommes armés pour tuer des Israéliens et il a été condamné à cinq peines d’emprisonnement à perpétuité. <em>«Ma mère disait que cela prendrait plusieurs années et nous ne nous attendions pas à ce que cela s’étende sur des décennies»</em>, dit le jeune homme en colère. Il ajoute: <em>«Quand j’étais jeune, j’ai souffert de ce problème. Pour moi, mon père m’a été retiré à cause du peuple palestinien. Ce n’est que plus tard lorsque j’ai grandi et réalisé à quel point la cause pour laquelle il se sacrifiait était noble, que j’ai ressenti la responsabilité de parler de la campagne lancée par ma mère.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vhKizFZ5DS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/">Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/embed/#?secret=UHSYdlFTU1#?secret=vhKizFZ5DS" data-secret="vhKizFZ5DS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Arab travaille pour une société informatique qui gère une académie de formation en programmation pour les Palestiniens. Il déclare: <em>«J’ai réalisé que nous devions reformuler l’image de la Palestine et affronter les Israéliens dans le domaine des données. Mon père disait que la résistance ne se limite pas à prendre les armes et à parcourir le pays pour se battre, c’est une question d’éducation.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un jour, il verra ses six petits-enfants qu’il ne connaît pas</h2>



<p>Le jeune homme a vu son père il y a deux ans. Il raconte: <em>«Ils nous permettaient à peine de le voir, en moyenne une fois tous les deux ans. Ma mère le voyait une fois par an mais elle a été punie en lui interdisant de lui rendre visite pendant quatre ans parce qu’il avait conduit une grève de la faim en 2017 avec 1500 prisonniers. Même lorsqu’ils étaient autorisés à lui rendre visite, la visite ne durait que quelques minutes et ils écoutaient tout.»</em></p>



<p>Bien qu’Arab n’ait jamais été arrêté, il craint désormais de l’être à tout moment. <em>«Depuis le 7 octobre, beaucoup de mes cousins ​​de notre village de Kobar ont été arrêtés donc cette menace est toujours dans mon esprit»</em>, explique-t-il.</p>



<p>Interrogé sur la possibilité d’une troisième Intifada comme certains s’y attendent, il a déclaré: <em>«Je me souviens toujours des paroles de mon père au tribunal: ‘‘Je suis un homme pacifique mais les Israéliens doivent comprendre qu’il n’y aura ni paix ni sécurité pour le peuple israélien tant qu’il y aura une occupation illégale de notre terre’’»</em>.&nbsp;</p>



<p>Si Barghouti est libéré, il se présentera pour remplacer le président octogénaire Mahmoud Abbas. Malgré l’arrêt des négociations à Gaza, Arab insiste: «Nous sommes confiants pour sa libération, le moment est venu et nous attendons le jour où il verra ses six petits-enfants qu’il ne connaît pas».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>France : Pétition d&#8217;intellectuels et d&#8217;artistes appelant Macron à œuvrer à un cessez-le-feu immédiat à Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/france-petition-dintellectuels-et-dartistes-appelant-macron-a-oeuvrer-a-un-cessez-le-feu-immediat-a-gaza/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/france-petition-dintellectuels-et-dartistes-appelant-macron-a-oeuvrer-a-un-cessez-le-feu-immediat-a-gaza/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 12:51:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crimes contre l’humanité]]></category>
		<category><![CDATA[crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Marwan Barghouti]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pétition d'intellectuels et d'artistes français appelant le président Macron à œuvrer pour un cessez-le-feu immédiat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/france-petition-dintellectuels-et-dartistes-appelant-macron-a-oeuvrer-a-un-cessez-le-feu-immediat-a-gaza/">France : Pétition d&rsquo;intellectuels et d&rsquo;artistes appelant Macron à œuvrer à un cessez-le-feu immédiat à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette lettre ouverte à Emmanuel Macron, intitulée «Monsieur le président, nous vous demandons d’œuvrer avec détermination à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel à Gaza», plus de 260 intellectuels et artistes réclament des sanctions contre Israël et la reconnaissance d’un Etat palestinien démocra­tique.</em></strong></p>



<span id="more-11233907"></span>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Au-delà des 25 000 Gazaouis morts à ce jour, dont 75 % de femmes et enfants.</p>



<p>Au-delà des dizaines de milliers de blessés opérés à même le sol, amputés sans anesthésie, abîmés en leur chair, traumatisés et handicapés à vie.</p>



<p>Au-delà des milliers de disparus dont les corps croupissent sans doute sous les décombres.</p>



<p>Au-delà de la destruction des infrastructures techniques, administratives, sanitaires, sociales, culturelles et cultuelles : immeubles, routes, maisons, hôpitaux, transports, écoles, mosquées, réseaux d’eau et d’électricité, et cimetières.</p>



<p>Au-delà de cette litanie d’horreurs et des images d’apocalypse en provenance de Gaza, sans précédent par leur ampleur dans l’histoire récente du monde.</p>



<p>Au-delà de tout cela, c’est notre silence face à l’entreprise de désintégration de la bande de Gaza – qualifiable de complicité de crime contre l’humanité – qui nous ulcère et qui meurtrit encore plus notre humanité.</p>



<p>Car, à nous faire assister ainsi impuissants à la faillite des valeurs morales qui fondent l’éthique démocratique universelle et le droit international, c’est bien notre propre humanité que l’on assassine !</p>



<p>Nous assistons en direct à une entreprise d’effacement de toute une population, non seulement physiquement mais géographiquement, à l’effacement de sa culture et de sa mémoire. Nous assistons, dans un silence condamnable et complice, à un écocide et un sociocide. D’aucuns s’interrogent même, à l’instar des Nations unies et de nombreuses ONG internationales recon­nues sur la conjecture d’une entreprise génocidaire en cours.</p>



<p>Des plaintes en ce sens ont été déposées à la CPI et à la CIJ, pointant l’Etat israélien pour crimes de guerre, crimes contre l’Humanité, nettoyage ethnique et génocide. Il faut s’attendre à ce que de nouvelles plaintes suivent, qui désigneront les Etats-Unis d’Amérique pour leur soutien actif, militaire et financier, à l’entreprise de destruction en cours ; ainsi que l’Union européenne, dont la France, pour non-assistance à peuple en danger, soutien à crimes de guerre, désinformation, cécité intentionnelle, criminalisation de la dénonciation des crimes en cours, et opposition aux résolutions de l’ONU appelant à un cessez-le-feu. Bref, pour complicité. Les Etats ayant ratifié la Convention sur le génocide, dont la France, sont tenus, par son article premier ainsi que ses articles V et VIII à <em>«prévenir»</em> et <em>«punir»</em> tout acte pouvant s’apparenter à une tentative de génocide par des <em>«sanctions pénales efficaces»</em>.</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Ni la colonisation, ni les arrestations arbitraires et les emprisonnements d’enfants, ni la torture, le vol des terres et des maisons, ni les murs de séparation, la privation alimentaire et de liberté, les checkpoints et l’humiliation quotidienne, ni l’absence d’horizon ne sont venus à bout des Palestiniens. Malgré les armes de destruction massive de l’armée d’occupation, ni l’aide financière américaine aussi généreuse qu’ininterrompue. Malgré la bienveillance complice de l’Europe et la désinforma­tion. Malgré les trahisons des gouvernements arabes et les promesses jamais tenues de la Communauté internationale.</p>



<p>La résilience de ce peuple atteste qu’il tiendra debout, ferme et déterminé, jusqu’à la réalisation de ses aspirations légitimes.</p>



<p>Il revendique, autant que les Israéliens, la même garantie de paix et de sécurité. Il a droit, autant que les Israéliens, à l’espoir et à un horizon ; à édifier un pays libre et prospère où les citoyens pourraient travailler, gagner leur pain et se façonner un avenir. Elever dignement leurs enfants et leur offrir une vie décente. Construire leurs foyers sans avoir à craindre qu’ils soient détruits à court ou moyen terme sous une avalanche de bombes. Voyager, découvrir le monde. Etablir avec leurs voisins une relation de respect mutuel. Circuler librement sans être soumis à la brutalité d’un militaire à un check-point. Panser, avec leurs voisins, les plaies de soixante-quinze ans d’occupation israélienne, de résistance palestinienne, et de souffrance commune.</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Ce que les événements tragiques de ces trois derniers mois démontrent, c’est l’échec cuisant de la communauté internationale à apporter une solution pérenne au drame palestinien. Les Israéliens ne pourront connaître la paix tant que cette solution sera ajournée.</p>



<p>Il est donc grand temps que la France reconnaisse l’Etat palestinien démocratique et souverain, aux frontières définies et internationalement reconnues. Un Etat au sens plein du terme, avec ses aéroports, sa police, ses administrations, son armée ; la liberté de mouvement de ses citoyens ; ses écoles et ses universités.</p>



<p>Cette promesse, tant de fois envisagée par vos prédécesseurs, il est grand temps que vous la teniez. La France, dont la voix a porté comme un phare dans le monde en un passé encore récent, a déjà trop perdu de sa crédibilité. Elle a été disqualifiée, par Israël même, pour promouvoir la paix dans la région. Elle se grandirait par votre reconnaissance solennelle et immédiate de l’Etat palestinien.</p>



<p>Il est également grand temps que la France, l’Europe coupent court à l’impunité de l’Etat israélien : des sanctions politiques, économiques, militaires et financières doivent être appliquées afin que cessent l’occupation, la colonisation, et qu’Israël, créé en 1948 sur une décision de l’ONU, s’engage à respecter ses résolutions restées toutes lettres morte.</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Au-delà des 25 000 Gazaouis morts à ce jour, dont 75 % de femmes et enfants.</p>



<p>Au-delà des dizaines de milliers de blessés opérés à même le sol, amputés sans anesthésie, abîmés en leur chair, traumatisés et handicapés à vie.</p>



<p>Au-delà des milliers de disparus dont les corps croupissent sans doute sous les décombres.</p>



<p>Au-delà de la destruction des infrastructures techniques, administratives, sanitaires, sociales, culturelles et cultuelles : immeubles, routes, maisons, hôpitaux, transports, écoles, mosquées, réseaux d’eau et d’électricité, et cimetières.</p>



<p>Au-delà des 2 millions de déplacés sur 2,4, soit 85 % de la population – un nettoyage ethnique selon la définition du droit international.</p>



<p>Au-delà de la pénurie de biens alimentaires de première nécessité et de la famine.</p>



<p>Au-delà de la contamination des eaux et la propagation des maladies infectieuses.</p>



<p>Au-delà de la catastrophe humanitaire et sanitaire qui dépasse l’entendement.</p>



<p>Au-delà de cette litanie d’horreurs et des images d’apocalypse en provenance de Gaza, sans précédent par leur ampleur dans l’histoire récente du monde.</p>



<p>Au-delà de tout cela, c’est notre silence face à l’entreprise de désintégration de la bande de Gaza – qualifiable de complicité de crime contre l’humanité – qui nous ulcère et qui meurtrit encore plus notre humanité.</p>



<p>Car, à nous faire assister ainsi impuissants à la faillite des valeurs morales qui fondent l’éthique démocratique universelle et le droit international, c’est bien notre propre humanité que l’on assassine !</p>



<p>Nous assistons en direct à une entreprise d’effacement de toute une population, non seulement physiquement mais géographiquement, à l’effacement de sa culture et de sa mémoire. Nous assistons, dans un silence condamnable et complice, à un écocide et un sociocide. D’aucuns s’interrogent même, à l’instar des Nations unies et de nombreuses ONG internationales reconnues sur la conjecture d’une entreprise génocidaire en cours.</p>



<p>Des plaintes en ce sens ont été déposées à la CPI et à la CIJ, pointant l’Etat israélien pour crimes de guerre, crimes contre l’Humanité, nettoyage ethnique et génocide. Il faut s’attendre à ce que de nouvelles plaintes suivent, qui désigneront les Etats-Unis d’Amérique pour leur soutien actif, militaire et financier, à l’entreprise de destruction en cours ; ainsi que l’Union européenne, dont la France, pour non-assistance à peuple en danger, soutien à crimes de guerre, désinformation, cécité intentionnelle, criminalisation de la dénonciation des crimes en cours, et opposition aux résolutions de l’ONU appelant à un cessez-le-feu. Bref, pour complicité. Les Etats ayant ratifié la Convention sur le génocide, dont la France, sont tenus, par son article premier ainsi que ses articles V et VIII à « prévenir » et « punir » tout acte pouvant s’apparenter à une tentative de génocide par des « sanctions pénales efficaces ».</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Ni la colonisation, ni les arrestations arbitraires et les emprisonnements d’enfants, ni la torture, le vol des terres et des maisons, ni les murs de séparation, la privation alimentaire et de liberté, les checkpoints et l’humiliation quotidienne, ni l’absence d’horizon ne sont venus à bout des Palestiniens. Malgré les armes de destruction massive de l’armée d’occupation, ni l’aide financière américaine aussi généreuse qu’ininterrompue. Malgré la bienveillance complice de l’Europe et la désinforma­tion. Malgré les trahisons des gouvernements arabes et les promesses jamais tenues de la Communauté internationale.</p>



<p>La résilience de ce peuple atteste qu’il tiendra debout, ferme et déterminé, jusqu’à la réalisation de ses aspirations légitimes.</p>



<p>Il revendique, autant que les Israéliens, la même garantie de paix et de sécurité. Il a droit, autant que les Israéliens, à l’espoir et à un horizon ; à édifier un pays libre et prospère où les citoyens pourraient travailler, gagner leur pain et se façonner un avenir. Elever dignement leurs enfants et leur offrir une vie décente. Construire leurs foyers sans avoir à craindre qu’ils soient détruits à court ou moyen terme sous une avalanche de bombes. Voyager, découvrir le monde. Etablir avec leurs voisins une relation de respect mutuel. Circuler librement sans être soumis à la brutalité d’un militaire à un check-point. Panser, avec leurs voisins, les plaies de soixante-quinze ans d’occupation israélienne, de résistance palestinienne, et de souffrance commune.</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Ce que les événements tragiques de ces trois derniers mois démontrent, c’est l’échec cuisant de la communauté internationale à apporter une solution pérenne au drame palestinien. Les Israéliens ne pourront connaître la paix tant que cette solution sera ajournée.</p>



<p>Il est donc grand temps que la France reconnaisse l’Etat palestinien démocratique et souverain, aux frontières définies et internationalement reconnues. Un Etat au sens plein du terme, avec ses aéroports, sa police, ses administrations, son armée ; la liberté de mouvement de ses citoyens ; ses écoles et ses universités.</p>



<p>Cette promesse, tant de fois envisagée par vos prédécesseurs, il est grand temps que vous la teniez. La France, dont la voix a porté comme un phare dans le monde en un passé encore récent, a déjà trop perdu de sa crédibilité. Elle a été disqualifiée, par Israël même, pour promouvoir la paix dans la région. Elle se grandirait par votre reconnaissance solennelle et immédiate de l’Etat palestinien.</p>



<p>Il est également grand temps que la France, l’Europe coupent court à l’impunité de l’Etat israélien : des sanctions politiques, économiques, militaires et financières doivent être appliquées afin que cessent l’occupation, la colonisation, et qu’Israël, créé en 1948 sur une décision de l’ONU, s’engage à respecter ses résolutions restées toutes lettres morte.</p>



<p>Monsieur le président,</p>



<p>Il n’y a pas d’autre solution que celle de ces deux peuples vivant côte à côte et coopérant pour leur bien-être respectif, celui de la région et du reste du monde.</p>



<p>Aussi, nous vous demandons solennellement de reconnaître dès aujourd’hui l’Etat démocratique de Palestine.</p>



<p>Nous vous demandons de rompre, définitivement, aux niveaux français et européen, avec la politique d’impunité d’Israël, et de conditionner tout accord d’association à sa cessation de la colonisation et au respect du droit international.</p>



<p>Nous vous demandons d’œuvrer avec détermination à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.</p>



<p>Ainsi que d’agir pour la libération des otages israéliens, la libération des prisonniers d’opinion palestiniens, dont Marwan Barghouti – surnommé le Nelson Mandela palestinien – indûment détenu depuis vingt-deux ans, et seul à même d’unir les Palestiniens.</p>



<p>Enfin, d’œuvrer pour le jugement de tous les crimes de guerre commis.</p>



<p>Vous le devez, avec nous, au peuple palestinien.</p>



<p>Vous le devez, avec nous, au peuple israélien.</p>



<p><strong>Premiers signataires</strong> : Etienne Balibar, professeur émérite, université Paris-Ouest; Rony Brauman, médecin, ancien président de MSF; Mau­rice Buttin, avocat honoraire et écrivain; René Gallissot, historien, professeur émérite; Vincent Geisser, sociologue et politologue, chercheur CNRS, président du Ciemi (Centre d’information et études sur les migrations internationales); Daniel Junqua, journaliste, vice-président de RSF, ancien directeur du CFPJ; Alain Lipietz, homme politique, ancien député européen Les Verts, ancien directeur de recherche au CNRS; Gustave Massiah, économiste, ancien président d’Attac-France, membre du Conseil international du Forum social mondial; Marguerite Rollinde, chercheur, militante et auteure de nombreux ouvrages; Jacques Testart, biologiste, docteur en sciences, directeur de recherche honoraire Inserm, « père » du premier bébé-éprouvette; Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine Solidarité; Nada Yafi, ancienne consule générale de France (Dubaï) et ambassadrice de France (Koweït), directrice de langue et civilisation arabes à l’IMA</p>



<p><strong>Liste complète des signataires</strong> :<em> Ahmed Abbes, mathématicien, directeur de recherche ; Saïd Abboudi, AFPS ; Raja Abdelaziz, formatrice français langue étrangère, entrepreneure ; Abdelhalim Abdalmoumni, professeur en sciences économiques ; Mohamed Abdelmoumni, cadre banque et assurance ; Judith Abensour, réalisatrice, enseignante à l’Ensad ; Etienne Adam, syndicaliste ; AFPS, Association France Palestine Solidarité ; Mohamed Akil, professeur émérite ; Livia Alcou, responsable éditoriale ; Jean Alesandri, professeur agrégé ; Juliette Alesandri, enseignante ; Tewfik Allal, militant associatif ; Paul Alliès, professeur émérite à l’université de Montpellier ; Miloudi Alougay, retraité ; Danielle Amadieu, Arche de Lanza del Vasto ; Salma Amensag, cheffe de projets santé et dispositifs médicaux ; Charles Amet, Corsica Palestina ; Catherine Antonelli-Prudhomme, psychanalyste ; Mounir Arbach, directeur de recherche CNRS-Cefrepa ; Joseph Arditi, maître de conférences retraité ; Etienne Balibar, professeur émérite, université de Paris-Ouest ; Antonio Jose Baltazar Condeço, retraité, ancien prisonnier politique au Portugal ; Bernard Barré, BN AFPS, syndicaliste CNT ; Sandra Barrère, chercheuse en littérature comparée ; Michel Barthelemy, retraité ; Tahar Bekri, écrivain ; Solange Bely, professeure, retraitée ; Bachir Ben Barka, universitaire ; Tahar Ben Meftah, universitaire et écrivain ; Abdelaziz Benabderrahman, militant des droits humains ; Libea Bendisari, universitaire retraitée ; Raymond Benhaim, économiste ; Ali Benkirane, expert-comptable, retraité ; Inès Benkirane, actuaire ; Younes Benkirane, écrivain et auteur-compositeur ; Ali Bennani, retraité ; Mounia Bennani-Chraïbi, professeure de science politique ; Ali Bensaad, professeur des universités ; Reda Bensmaia, Brown University ; Roger Berlan, militant des droits humains ; Bernadette Bernou ; Hayat Berrada Bousta, rédactrice de Maroc Réalités ; Yassine Berrada, enseignant ; Sophie Bessis, historienne ; Micheline Bochet-Le Milon, présidente du Gaic (Groupe d’Amitié islamo-chrétien) ; Anne Boirat, encadreur ; Patrick Boisson, animateur association aides aux salariés, retraité ; Pierre Bordone, ingénieur architecte ; Sylvie Borredon, membre de la LDH ; Myriam Bothuyne ; Bernadette Bouchard, altermondialiste ; Aziza Boucherit, maîtresse de conférences HDR, sciences du langage ; Frank Braemer, docteur émérite CNRS ; Rony Brauman, médecin, ancien président de MSF ; Gérard Bricet, paysan retraité, ancien président de la Fédération régionale des MJC Bretagne ; Bérangère Briffaux, enseignante ; Kenneth Brown, professeur, fondateur de la revue « Mediterraneans » ; Jean-Paul Bruckert, historien ; Maurice Buttin, avocat honoraire ; Marie-Paule Candillier, psychologue et Cada ; Leila Chadli, adjoint administratif ; Marie-Hélène Chambrin, militante associative ; Sylviane Champ, professeur lettres classiques, retraitée ; Anne Chapotot-Godmet, présidente VPJM (Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée) ; Guy Chapouillié, professeur émérite, cinéaste ; Rosine Charlut-Borghi, Ensemble ; Marion Charpier, docteure en histoire et civilisation ; Claude Chennevière, médecin retraité ; Chad Chenouga, réalisateur de film et comédien ; Chantal Chevetzoff, enseignante retraitée ; Aboubakr Chraïbi, universitaire ; Marianne Colombier, artiste auteure ; Maya Condeco, éducatrice spécialisée ; Nina Condeço, professeure des écoles ; Anna Cortet, psychologue clinicienne et psychothérapeute ; Geneviève Coudrais, avocate retraitée ; Pierre Cours-Salies, sociologue, professeur émérite ; Pascal Crusseley, menuisier syndicaliste CGT ; Alexis Cukier, maître de conférences en philosophie ; CVR-PO, Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient ; Ignace Dalle, journaliste ; Lucille Daumas, retraitée de l’enseignement ; Jean-Michel Delarbre, Comité National de la LDH, cofondateur du Réseau Education Sans Frontières ; Christian Delarue, altermondialiste ; Marie-Thérèse Delboulbes, journaliste, retraitée ; Catherine Delpeuch, enseignante, docteur en musicologie ; Christophe Depreitère, chargé des services généraux à l’Agence du Service civique ; Michèle Deslandes, documentaliste, retraitée ; Mohamed Djaffar, citoyen retraité ; Etienne Doussain, Ensemble ; Bernard Dreano, responsable associatif ; Gérad Dupuy ; Mouna El Banna, rédactrice en chef, RFI Radio France internationale ; Ali El Baz, militant associatif ; Dr. Majid El Ghemmaz, professeur, militant associatif ; Mohamed El Haim, pharmacien retraité ; Marie José El Haim, chirurgien-dentiste retraité ; Amanou El Hila, informaticien, chef d’entreprise ; Mohamed Elaouini, journaliste, militant des droits humains ; Didier Epsztajn, animateur ; José Espinosa, ancien conseiller de Paris ; Christian Eypper, délégué régional LDH ; Fatiha Fadel, citoyenne ; Sylvie Farage, retraitée ; Marc Faure, metteur en scène ; Maurice Fay, pédagogue retraité ; Francoise Fenigchteïn, retraitée, militante antiracisme ; Touriya Fili-Tullon, MCF littératures postcoloniales et litt. comparée, codirectrice de Recherche et de Collection, Éditions UGA ; Olivier Fillieule, Professeur de sociologie politique, Unil ; Jacques Fontaine, universitaire, Ensemble ; Jean-Marie Fouquer, enseignant retraité, Ensemble ; Marie-Pierre Fournier, enseignante retraitée, militante associative ; Nathalie Fremy, ingénieure en génie côtier ; Bernard Friot, professeur émérite de sociologie ; Marie-Dominique Frontini, retraitée de l’Education nationale ; Claudette Fyot, retraitée ; René Gallissot, historien, professeur émérite ; Carole Ganne, enseignante ; Catherine Gaumont, Attac Paris ; Jean-Pierre Geeraert, médecin ; Vincent Geisser, chercheur CNRS, président du Ciemi ; Robert Germain, mineur retraité ; Elghazali Ghezal, médecin urgentiste APHP ; Thierry Girard, enseignant retraité, militant syndical et associatif ; Elisabeth Giudicelli, médecin ; Bernard Gratuit, directeur de recherche au CNRS ; Allain Graux, écrivain voyageur ; Alain Gresh, journaliste, Orient XXI ; Jean-Louis Griveau, citoyen ; Jean-Jacques Grunspan, entrepreneur industriel ; Daniel Guerrier, journaliste honoraire ; François-Régis Guillaume, militant pour la paix ; Hassan Hadj Nassar, ancien exilé politique marocain ; Fatma Hamdi, enseignante chercheur universitaire, retraitée ; Amina Hamdis, citoyenne ; Bertrand Heilbronn, président d’honneur de l’AFPS ; Irma Helou, conteuse ; Stanislas Hutin, retraité ; Latifa Imane, consultante ; Inseme A Manca ; Bernard Jacquin, retraité ; Brigitte Jeannot, avocate ; Kamilya Jubrane, artiste musicienne ; Daniel Junqua, journaliste retraité ; Nicole Kahn, Union juive des Français pour la Paix ; Dr Lamya Khalidi, chargée de recherche au CNRS, Cepam ; Catherine Khripounoff, praticienne hospitalière, retraitée ; Claudia Koonz, professeur d’histoire, Duke University ; Marie-Odile Lamirand, AESH, retraitée ; Bernard Lamizet, ancien professeur des universités, Sciences-Po ; Olivier Le Cour Grand Maison, universitaire ; Corinne Le Fustec, directrice fédération d’éducation populaire ; Serge Le Peron, cinéaste ; Alain Le Ray, médecin ; Aziza Lebbar, praticien hospitalier, APHP ; Nicole Lefeuvre, coordination UJFP, militante Collectif Palestine ; Josette Lendi, professeur agrégé d’anglais, retraitée ; Claude Leostic, présidente d’honneur de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; Fabienne Lépineux, enseignante ; Alain Lipietz, ancien député européen Les Verts, Villejuif Ecologie ; Christine Loret, artiste chorégraphique ; François Loret, psychologue ; Fatima Lou, retraitée ; Mustapha Majdi, acteur associatif ; Farida Majdoub, maîtresse de conférences retraitée ; Tahar Majdoub, journaliste retraité ; Jean-Claude Mamet, Ensemble ; Gilles Manceron, historien ; Gustave Massiah, économiste, Cedetim ; Mohamed Martah, professeur chercheur en langues et littérature françaises ; Jean-Pierre Martin, psychiatre ; Serge Martin, professeur émérite de littérature contemporaine, université Sorbonne Nouvelle ; Sophie Martin, préparatrice en pharmacie ; Cécile Martinot, graphiste-maquettiste ; Claire Martinot, Sorbonne Université ; Sylvie Martinot, chanteuse, musicienne ; Jacques Mauchien, cadre administratif retraité ; Amina Meddeb, présidente de l’ Association des Amis de Abdelwahab ; Rafik Merniz, coordinateur jeunesse ; Fabienne Messica, Ligue des Droits de l’Homme ; Noufissa Mikou, professeur d’université ; Karem Miled, directeur qualité ; Pr. Delphine Mitanchez, médecin néonatologie, professeur CHRU ; Gordana Mitrovic, enseignante retraitée ; Khadija Mohsen-Finan, universitaire ; Mostafa Mokhtari, président de l’Association des Médecins marocains du Monde, SG APLF, Ass. des Pédiatres de Langue française ; Martine Monier, commission démocratie d’Attac ; René Moreau, secrétaire de la 4ACG ; Jean-Michel Morel, journaliste, membre du comité de rédaction de la revue ORIENTXXI, collaborateur au « Monde diplomatique » ; Michel Morziere, militant des droits humains, président d’honneur de Revivre ; Abdelhakim Moucherif, professeur universitaire ; Alain Mouetaux, syndicaliste Sud PTT, retraité ; Herman Obdeijn, maître de conférences émérite, ancien conseiller culturel des Pays-Bas au Maroc ; Dr Jacques Ohayon, médecin, retraité ; Hervé Ott, formateur consultant ; Abdel Wedoud Ould Cheikh, professeur émérite ; Francette Pacteau, professeure ; Jeanne Pasqualini, assistante sociale ; François Peretti, Ensemble ; Evelyne Perrin, économiste ; Jean-Luc Picard-Bachelarie, Attac ; Jacques Pigaillem, citoyen ; Didier Plagnol, médecin psychiatre ; Raphaël Plante, universitaire retraité ; Fernand Poncet ; Elisabeth Pons, coordinatrice de projet de santé ; Solange Poulet, responsable de structure culturelle ; Jacques Pous, historien ; Renée Prangé, directeur de recherche CNRS, retraitée ; Jil Quillevere, militant anticolonialiste ; Mounaïm Rabahi, artiste ; Roshdi Rashed, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’université de Tokyo ; Danielle Raucoules, membre CN AFPS ; Evelyne Reberg, auteur jeunesse ; Marie-Lys Renault, artiste ; Michel Revel, médecin ; Thomas Ribaillier, ouvrier ; Paul Richard, doctorant ; Pierre Richard, consultant ; François Rippe, vice-président AFPS ; Sophie Roudaut, enseignante ; Hubert Rollinde, militant des droits humains ; Marguerite Rollinde, militante des droits humains ; Alain Ruscio, historien ; Kenza Sahel, avocate et militante des droits humains ; Nicole Sahel, retraitée Education nationale ; Dr Salem Sahli, président de l’association d’éducation relative à l’environnement ; Henri Saint-Jean, docteur en psychologie sociale, ancien président de l’Association démocratique des Français de l’Etranger de Tunisie ; Habib Samrakandi, universitaire, Toulouse ; Patricia Segond-Demurtas, psychologue clinicienne ; Mireille Sève, présidente AFPS 04 (Alpes-de-Haute-Provence) ; Jacques Simon, Education nationale ; Robert Simon, militant écologiste ; Véronique Simon-Loudette, cadre administratif ; Jean-Claude Soufir, maître de conférences des universités, praticien hospitalier ; Stop Précarité ; Jeanne Studer, psychothérapeute ; Anne Syngiser, psychosociologue ; Claude Szatan, militant associatif ; Hafed Tabet, docteur ingénieur génie civil, président de Coup de Soleil Paca ; Catherine Taine-Cheikh, directrice de recherche émérite au CNRS ; Philippe Tancelin, poète-philosophe, professeur émérite ; Jacques Testart, directeur honoraire de recherches à l’Inserm ; Angela Thoinet Alesandri, enseignante ; Jean-Pierre Thorey, ingénieur retraité ; Soulayman Tlili, France Travail Paris 17 ; Jean-Yves Torre, Utopia ; Danièle Touati, directeur de recherches CNRS ; Anne Toulouse-Condeço, médecin retraitée ; Agnès Trullard, bibliothécaire ; Anne Tuallon, présidente de l’AFPS ; Hubert Tullon, professeur retraitée ; Utopia, Réseau Droit Paisani ; Jean-Paul Vabre, éducateur spécialisé, retraité ; Antoine Valbon, administrateur général, ancien directeur général du Grand-Orly Seine Bièvre ; Patrick Vassallo, responsable associatif ; Claire Vergé, pédiatre retraitée ; Jean Louis Vey, président de l’Association France Palestine Solidarité Ardèche, Membre du CN ; Dominique Vidal, journaliste et historien ; Emmanuelle Vila-Meyer, directrice de recherche au CNRS ; François Villeneuve, professeur émérite d’archéologie, université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Dirk Vogeler, musicien ; VPJM (Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée) ; Michel Wilson, militant écologiste ; Yahya Yachaoui, enseignant chercheur retraité ; Nada Yafi, ancienne ambassadrice de France.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/france-petition-dintellectuels-et-dartistes-appelant-macron-a-oeuvrer-a-un-cessez-le-feu-immediat-a-gaza/">France : Pétition d&rsquo;intellectuels et d&rsquo;artistes appelant Macron à œuvrer à un cessez-le-feu immédiat à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 06:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les dirigeants israéliens seront obligés d’affronter la question du lendemain, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie également. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/aux-dirigeants-israeliens-les-palestiniens-resteront-sur-la-carte-quoi-que-vous-fassiez/">Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Trois mois après la guerre, la question israélienne du «lendemain» a commencé à se concentrer sur la bande de Gaza. Depuis le 7 octobre, la plupart des Israéliens ont préféré repousser ce moment où ils doivent trouver une solution au sort de plus de 2,2 millions de personnes, car qui se soucie de la bande de Gaza si elle ne représente aucune menace? Mais face à la pression internationale et aux répercussions humanitaires dévastatrices, cette question est devenue plus urgente, et Israël sera tôt ou tard contraint d’y répondre.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jack Khoury</strong> *</p>



<span id="more-11201645"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Jack-Khoury.jpg" alt="" class="wp-image-11201677" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Jack-Khoury.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Jack-Khoury-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Jack-Khoury-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Pendant ce temps, Netanyahu et son gouvernement tentent de contourner cette question. Il dit ce qui ne devrait pas être, ni le <em>«Hamastan»</em> ni le <em>«Fathistan»</em>. Il recherche plutôt des dirigeants locaux pour assurer l’administration civile pendant que l’armée continuera de faire son travail.</p>



<p>En pratique, Netanyahu veut appliquer le modèle de la Cisjordanie à la bande de Gaza : une Autorité palestinienne faible qui dépend d’Israël sur le plan économique et sécuritaire et qui gère les affaires civiles dans la bande de Gaza. Cette formule donne à Israël la liberté d’action militaire et garantit une faible surveillance internationale qui n’affecte pas la politique israélienne ni ne ralentit le projet de colonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Attendre encore 30 ans&nbsp;?</h2>



<p>Israël voit dans cette formule la meilleure solution que Netanyahu et le gouvernement israélien tiennent à préserver pendant des années, avec l’aide directe et indirecte de l’Autorité palestinienne elle-même. Il est presque certain que l’Autorité palestinienne réfutera cette approche. Mais en pratique, c’est ce qui se passe. Un règlement politique peut attendre indéfiniment : si <em>«Oslo»</em> a duré 30 ans, alors nous pouvons attendre encore 30 ans.</p>



<p>Israël estime qu’il peut vivre éternellement avec cette formule, mais la réalité est en train de changer dans la pratique, et ce qui s’est produit en Cisjordanie au cours des trois derniers mois n’est pas seulement une réponse au 7 octobre. Il ne faut pas oublier que la menace immédiate à la sécurité d’Israël existait en Cisjordanie jusqu’au soir de samedi dernier. Le camp de réfugiés de Jénine se trouve au centre, tout comme Naplouse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IA4X5XqUS0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/">Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/embed/#?secret=6L2GTbEK4C#?secret=IA4X5XqUS0" data-secret="IA4X5XqUS0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le public israélien a davantage entendu parler des Brigades de Jénine et de Tulkarem et de la Fosse aux lions (1) que du Hamas et des Brigades Al-Qassam. Le chef adjoint du bureau politique du Hamas, Saleh Arouri, qui dirigeait la branche militaire du Hamas en Cisjordanie et qui a été assassiné la semaine dernière, était considéré comme plus dangereux que <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/25/gaza-yahya-sinwar-bat-benjamin-netanyahu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yahya Sinwar</a>. La principale crainte concernait l’explosion en Cisjordanie. Parce qu’Israël estimait que la bande de Gaza avait peur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question du lendemain</h2>



<p>Depuis le 7 octobre, les événements en Cisjordanie se succèdent et s&rsquo;aggravent. Des civils sont asphyxiés semaine après semaine. La non-sortie des travailleurs [Palestiniens, Ndlr] pour travailler en Israël, et la non-entrée des citoyens arabes israéliens exacerbent les difficultés économiques. La poursuite des attaques des colons et la division de la Cisjordanie avec des barrières attisent le feu. Israël doit comprendre que le modèle qui existe actuellement en Cisjordanie ressemblera au modèle qui se développera dans la bande de Gaza, mais d’une manière plus dure. Tant qu’Israël continuera à considérer les Palestiniens comme des <em>«animaux qui doivent être apprivoisés»</em> par la force ou par la fourniture de nourriture ou qui doivent être entourés de murs, la question du lendemain restera sans réponse satisfaisante.</p>



<p>Israël a peut-être liquidé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/qui-est-saleh-arouri-pilier-du-hamas-assassine-par-israel-video/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arouri</a>, humilié Mahmoud Abbas, confisqué les fonds de l’Autorité et emprisonné Marwan Barghouti jusqu’à sa mort, et peut faire pression sur des milliers de Palestiniens pour qu’ils émigrent, réoccuper le Goush Katif (2) et annexer la zone C (3), mais les gouvernements israéliens, qu’ils soient dirigés par Netanyahu, Gantz ou leurs descendants, seront obligés d’affronter la question du lendemain, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie également, car les Palestiniens sont également sur la carte. La réponse à la question frontalière doit être trouvée sur cette carte, même après le 7 octobre.</p>



<p><strong>Source </strong>: Haaretz.</p>



<p><em>* Journaliste basé en Israël.</em></p>



<p><strong><em>Notes : </em></strong></p>



<p><em>1- Groupe armé palestinien opérant en Cisjordanie occupée par Israël.</em></p>



<p><em>2- Regroupement de colonies israéliennes au sud de la bande de Gaza, qui s’étendait sur une douzaine de kilomètres, du nord de Rafah et au nord-est de Khan Younès.</em></p>



<p><em>3- Division administrative de la&nbsp;</em><em>Cisjordanie, en&nbsp;Palestine, entièrement sous&nbsp;occupation&nbsp;israélienne.</em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FZ8qariGsX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/13/lobjectif-du-hamas-a-gaza/">L’objectif du Hamas à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’objectif du Hamas à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/13/lobjectif-du-hamas-a-gaza/embed/#?secret=v9vbPYr69P#?secret=FZ8qariGsX" data-secret="FZ8qariGsX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/aux-dirigeants-israeliens-les-palestiniens-resteront-sur-la-carte-quoi-que-vous-fassiez/">Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Appel à donner le nom de Gisèle Halimi à une artère de la ville de La Goulette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 12:24:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Limam]]></category>
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		<category><![CDATA[La Goulette]]></category>
		<category><![CDATA[Marwan Barghouti]]></category>
		<category><![CDATA[Simone de Beauvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un groupe de personnalités féminines et de militantes féministes tunisiennes ont adressé à la maire de La Goulette, Amel Limam, une lettre ouverte où elles lui demandent de donner le nom de l&#8217;avocate et militante féministe française d&#8217;origine tunisienne Gisèle Halimi, décédée récemment, le nom d&#8217;une artère de cette ville balnéaire du nord de Tunis...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/appel-a-donner-le-nom-de-gisele-halimi-a-une-artere-de-la-ville-d-la-goulette/">Appel à donner le nom de Gisèle Halimi à une artère de la ville de La Goulette</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/gisele-halimi.jpg" alt="" class="wp-image-247348"/></figure>



<p><strong><em>Un groupe de personnalités féminines et de militantes féministes tunisiennes ont adressé à la maire de La Goulette, Amel Limam, une lettre ouverte où elles lui demandent de donner le nom de l&rsquo;avocate et militante féministe française d&rsquo;origine tunisienne Gisèle Halimi, décédée récemment, le nom d&rsquo;une artère de cette ville balnéaire du nord de Tunis où la défunte est née au début du siècle dernier. Nous reproduisons ci-dessous cette lettre ouverte.  </em></strong></p>



<span id="more-317785"></span>



<p>Madame le maire,</p>



<p>La Goulette vient de perdre une de ses filles. Zeiza Gisèle Élise Taïeb n’est plus.</p>



<p>Le monde, lui, qui connaît mal les registres d’état civil de votre ville, a perdu Gisèle Halimi.</p>



<p>Est-il encore permis, après plusieurs centaines d’hommages qui ont afflué de toutes parts, de rappeler qui elle fut ? La Goulette, sa ville de naissance, le sait mieux que personne. Car Gisèle Halimi aimait particulièrement Antoine de Saint-Exupéry. Et nous savons qu’elle connaissait ces lignes de Pilote de guerre : « L&rsquo;enfance, ce grand territoire d&rsquo;où chacun est sorti ! D&rsquo;où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d&rsquo;un pays… »</p>



<p>Gisèle Halimi était de son enfance goulettoise. Fortunée et Edouard, ses parents tunisiens pauvres d’origine juive et berbère, furent consternés de cette seconde naissance dans leur foyer : c’était une fille… En 1927, il s’agissait à ce point d’une mauvaise nouvelle qu’ils mirent deux semaines à l’annoncer. Ils mirent plus longtemps encore à accepter qu’elle joue au foot pieds nus dans les rues de la ville, ou qu’elle refuse de servir les hommes de sa famille. Elle les contraignit radicalement : à treize ans, une grève de la faim déclarée pendant trois jours lui permit de cesser de faire le lit de son frère… Aussi, lorsqu’à 18 ans, elle partit étudier le droit, les lettres et les sciences politiques à Paris, personne ne tenta de la retenir. Après-guerre, le mot <em>«avocate»</em> n’existait pas : elle l’imposa, en revêtant la robe à Tunis en 1948. Car Gisèle Halimi était de son enfance : elle revint exercer dans son pays, dont elle épousa le destin. Défenseure des syndicalistes tunisiens, elle devint l’avocate des nationalistes au sein des tribunaux militaires. Emprisonnés suite à la flambée de violence et de répression en 1952, l’un de ses clients demeurera proche d’elle toute sa vie : Habib Bourguiba.</p>



<p>Quelques années plus tard, c’est en Algérie que l’émancipation des peuples engendrera des tragédies. La voix de Gisèle Halimi s’élève alors dans les prétoires d’Alger pour sauver de la mise à mort des militants du Mouvement national algérien et du Front de libération nationale. Parmi eux, Djamila Boupacha, qui reconnaît en elle <em>«une sœur»</em>, devint l’icône d’une Algérie debout face au colonisateur.</p>



<p>Si Gisèle Halimi fut de son pays, elle fut aussi de son enfance de jeune fille maltraitée. Au début des années 1970, elle cofonda avec Simone de Beauvoir le mouvement <em>«Choisir la cause des femmes»</em>, signa le Manifeste des 343 femmes qui revendiquaient la légalisation de l’avortement, risquant ainsi la prison. La lutte incessante de la fille de la Goulette ouvrit le chemin en France à la loi Veil, en 1975, et à la reconnaissance du viol comme un crime et non plus comme un simple délit. L’internationalisme de cette féministe née dans un pays colonisé ne se démentira jamais : qualifiant les Palestiniens de <em>«peuple aux mains nues en train de se faire massacrer</em>», elle s’associe au comité Bertrand Russell pour la Palestine en 2009, et devient l’une des avocates de Marwan Barghouti.</p>



<p>Madame le maire, nous savons que nous ne vous apprenons rien à propos de votre compatriote.<br></p>



<p>Mais nous sommes sûrs qu’il vous paraîtra regrettable, comme à nous, qu’aucun des quinze ouvrages de Gisèle Halimi ne soit traduit en arabe. Car il nous semble que cette avocate, cette militante et cette femme politique – elle fut également députée – franco-tunisienne a tout fondé aux sources de la Goulette, y puisant sa soif d’égalité pour les femmes et pour les peuples. Gisèle Halimi était à la fois de la Goulette et du monde entier : son combat universel est née sur les rives de votre ville, au bord de cette Méditerranée que les Romains appelaient <em>«Notre Mer»</em>, signifiant qu’elle nous est commune. La communauté de Gisèle Halimi fut l’humanité. Et les vagues qui viennent s’échouer aux pieds de votre ville, qui l’ont tant de fois consolée, nous racontent qu’elles n’y sont pas étrangères.</p>



<p>Madame le maire, nous ne vous cachons pas que le 4 juillet 2018, nous avions été particulièrement heureux que pour la première fois de son histoire, votre ville soit dirigée par une femme. Aussi rêvons-nous d’un acte hautement symbolique : si vous donniez le nom de Gisèle Halimi à une rue de la Goulette, ce serait un message extraordinaire à l’attention des jeunes filles et jeunes garçons tunisiens. Naître à la Goulette, c’est naître au monde. Et nous savons que lorsque Gisèle Halimi verra la première femme maire de la Goulette dévoiler la plaque, où qu’elle se trouve, elle sourira.</p>



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