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	<title>Archives des masse monétaire - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des masse monétaire - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Interdiction des chèques antidatés et révélation des lois du marché</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 07:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chèque antidaté]]></category>
		<category><![CDATA[crédit fantôme]]></category>
		<category><![CDATA[Loi n°41-2024]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunicheque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réforme des chèques en Tunisie a mis un terme à une pratique illégale mais courante  : l’émission de chèques antidatés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/28/tunisie-interdiction-des-cheques-antidates-et-revelation-des-lois-du-marche/">Tunisie | Interdiction des chèques antidatés et révélation des lois du marché</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’objectif officiel de la réforme des chèques en Tunisie est limpide : moderniser un système de paiement archaïque, restaurer la confiance dans l’instrument et lutter contre les impayés. La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/loi-sur-les-cheques-comment-ca-fonctionnera-dici-le-2-fevrier-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loi N°41-2024</a>, en vigueur depuis le 2 février 2025, a effectivement mis un terme radical à une pratique illégale mais omniprésente : l’émission de chèques antidatés, cet artifice qui permettait de régler un bien aujourd’hui avec un engagement payable demain.</em></strong></p>



<p><strong>Houssem Djelassi </strong>*</p>



<span id="more-18148686"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi.jpg" alt="" class="wp-image-17860567" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le résultat le plus visible et le plus commenté de cette réforme est un recours massif au cash, un véritable paradoxe pour une loi visant à dématérialiser les transactions. Les commerçants, craignant la complexité de la nouvelle plateforme <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/03/entree-en-vigueur-aujourdhui-de-la-plateforme-tunicheque/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TuniCheque</a> ou refusant tout simplement les chèques, affichent désormais des pancartes explicites : <em>«Paiement en espèces uniquement»</em>. Les données de la Banque Centrale de Tunisie confirment cette tendance, avec une hausse notable de la masse monétaire en circulation.</p>



<p>Pourtant, en forçant l’économie à abandonner cet <em>«argent fantôme»</em> que constituaient les chèques différés, la réforme a opéré une purge bien plus profonde. Elle a mis à nu les véritables mécanismes de l’offre et de la demande, longtemps faussés par un crédit informel et risqué. Ce n’est pas seulement une révolution des moyens de paiement, c’est une révélation sur la nature même des prix et de la consommation en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chèque antidaté : un crédit fantôme qui faussait le marché</h2>



<p>Pendant des décennies, le chèque postdaté a bien plus été un instrument de crédit informel qu’un simple moyen de paiement. Pour les ménages aux revenus modestes ou irréguliers, il était la clé d’accès à la consommation de biens durables. Pour les PME, il servait de mécanisme de trésorerie pour gérer les délais de paiement entre fournisseurs et clients.</p>



<p>Ce système reposait sur une fiction collective : la promesse d’une provision future, souvent incertaine. Il créait une demande artificielle, dissociée de la capacité de paiement immédiate des consommateurs. Un client pouvait ainsi <em>«acheter»</em> un réfrigérateur d’une valeur de 3 000 dinars avec une série de chèques, sans que le commerçant ne dispose d’aucune garantie réelle sur la solvabilité à venir, si ce n’est la menace de poursuites pénales. Le prix affiché n’était donc plus un signal pur du marché, mais un montant ajusté à la facilité apparente du crédit fourni par le vendeur lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour aux fondamentaux : une demande réelle et une guerre des prix</h2>



<p>Le choc de la réforme a été brutal. Du jour au lendemain, cette facilité de crédit a disparu. La demande, privée de son carburant fictif, s’est contractée. Les chiffres sont éloquents : des commerçants rapportent des baisses de ventes dans des secteurs comme l’électroménager, la téléphonie.</p>



<p>Face à cette nouvelle réalité, les stratégies d’adaptation des commerçants sont révélatrices. Pour survivre et attirer une clientèle désormais contrainte par son cash disponible, une seule arme est redevenue centrale : le prix.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Réajustement à la baisse</strong> : confrontés à une baisse drastique du volume des transactions, de nombreux détaillants ont commencé à réviser leurs marges et à proposer des promotions agressives. L’objectif est de recoller au plus près au pouvoir d’achat réel et immédiat du consommateur.</li>



<li><strong>Valorisation du cash</strong> : le liquide, autrefois encombrant et risqué, est devenu roi. Les commerçants offrent souvent des remises ou des conditions avantageuses pour les paiements en espèces, car ils évitent ainsi toute friction liée aux nouveaux chèques ou aux délais de virement.</li>



<li><strong>Segmentation clientèle</strong> : la réforme a creusé le fossé entre les clients disposant d’un revenu formel et stable (éligibles aux prélèvements automatiques ou aux crédits structurés) et les autres. Les commerçants doivent désormais composer avec cette segmentation plus nette de la demande.</li>
</ul>



<p>Ce phénomène illustre un retour aux fondamentaux de l’économie : le prix redevient le principal régulateur entre une offre qui doit écouler ses stocks et une demande contrainte par sa liquidité. La conjoncture économique difficile, marquée par une inflation persistante et une croissance atone, amplifie cette pression. Les entreprises sont forcées d’être plus compétitives sur les prix, car elles ne peuvent plus compenser par le volume artificiel généré par le crédit informel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transition douloureuse vers une économie plus saine ?</h2>



<p>Si les effets à court terme sont douloureux (ralentissement de la consommation, difficultés de trésorerie pour les PME, exclusion d’une partie de la population du marché formel), ils pourraient jeter les bases d’une économie plus saine à moyen terme.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Transparence et confiance</strong> : la plateforme TuniCheque, en permettant de vérifier les fonds en temps réel, élimine le risque d’impayés pour le commerçant et restaure le chèque dans sa fonction originelle d’instrument de paiement sûr.</li>



<li><strong>Formalisation du crédit </strong>: en tarissant la source du crédit informel, la réforme force le système financier à innover. Le développement de produits de crédit à la consommation adaptés, de cartes de crédit ou le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/10/le-pbyg-serait-une-solution-tunisienne-de-securisation-des-affaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BNPL</a>, de financements par traites ou d’affacturage pour les PME devient une nécessité impérieuse. Cette formalisation permettrait un accès au crédit mieux évalué, moins risqué et à des coûts plus transparents.</li>



<li><strong>Efficacité du marché</strong> : un marché où les prix reflètent la rencontre d’une offre et d’une demande réelles est un marché plus efficace. Il alloue les ressources de manière plus optimale et envoie des signaux plus clairs aux producteurs et aux consommateurs.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">On ne peut pas indéfiniment cacher l’inexistant</h2>



<p>La réforme tunisienne des chèques nous enseigne une leçon fondamentale : on ne peut pas construire une croissance durable sur la promesse de paiements futurs non garantis. En interdisant les chèques antidatés, le législateur a retiré le voile qui occultait les déséquilibres réels de l’économie.</p>



<p>La transition est âpre, et ses coûts sociaux sont élevés. Le succès de cette réforme <em>«disruptive»</em> dépendra désormais de la capacité des pouvoirs publics, des banques et du secteur privé à proposer des alternatives et des solutions de financement inclusives et modernes. Si cette condition est remplie, la Tunisie pourrait sortir de cette épreuve avec un système financier plus robuste, où le prix des biens n’est plus une illusion de crédit, mais le véritable reflet de leur valeur sur un marché assaini.</p>



<p>* <em>Fondateur, Ceo de <a href="mailto:info@planifpay.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Planif Pay</a><sup>®</sup> (Amana Finnovation).</em></p>



<p><strong>Du même auteur : </strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EPRM43DRdR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/10/le-pbyg-serait-une-solution-tunisienne-de-securisation-des-affaires/">Le PBYG serait une solution tunisienne de sécurisation des affaires</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le PBYG serait une solution tunisienne de sécurisation des affaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/10/le-pbyg-serait-une-solution-tunisienne-de-securisation-des-affaires/embed/#?secret=UHz3jjoOwg#?secret=EPRM43DRdR" data-secret="EPRM43DRdR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Changer les billets de banque pourrait-il aider à absorber l’argent informel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/changer-les-billets-de-banque-pourrait-il-aider-a-absorber-largent-informel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:26:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[circuits informels]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Sami Nabi]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le changement des billets de banque permettrait-il d'orienter l'argent des circuits informels vers les circuits formels ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/changer-les-billets-de-banque-pourrait-il-aider-a-absorber-largent-informel/">Changer les billets de banque pourrait-il aider à absorber l’argent informel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La masse des billets et pièces en circulation a augmenté de 10%, pour s&rsquo;établir à 21,4 milliards de dinars (TND) au 23 avril, contre 19,4 milliards TND à la même date en 2023, selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).</em></strong></p>



<span id="more-12579737"></span>



<p>Compte tenu du volume important de liquidités circulant dans une économie structurellement faible et du rôle limité du secteur bancaire, les économistes appellent à un changement des billets de banque.</p>



<p><em>«C</em><em>’</em><em>est la solution la plus appropriée dans la situation actuelle en Tunisie, malgré l</em><em>’</em><em>opposition manifestée par les autorités monétaires et financières, sans référence à des études scientifiques ou à des arguments objectifs qui la déconseillent»</em>, a déclaré à l’agence Tap l’économiste universitaire Aram Belhadj, ajoutant que <em>«le changement des billets de banque est une proposition ancienne-récente qui a été présentée au gouverneur de la BCT par de nombreuses personnalités économiques du pays, mais qui a été rejetée par l</em><em>’</em><em>institution émettrice»</em>.</p>



<p><em>«Il s</em><em>’</em><em>agit de changer les billets de banque dans le cadre d</em><em>’</em><em>une approche globale de réforme monétaire et fiscale, dont le changement de billets n</em><em>’</em><em>est qu&rsquo;un aspect»</em>, a souligné l’économiste. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«La Tunisie compte un peu moins de 12 millions d</em><em>’</em><em>habitants. L</em><em>’</em><em>impression de nouveaux billets est donc techniquement très réalisable, à travers un appel d</em><em>’</em><em>offres qui doit être réalisé sans publicité à grande échelle, pour préserver l</em><em>’</em><em>effet de surprise de cette opération dont le but est de contourner la liquidité qui circule en dehors du circuit organisé»</em>, estime l’économiste.</p>



<p><em>«Certains diront peut-être que dès l’annonce de l&rsquo;opération, les grands passeurs investiront leur argent dans des biens immobiliers, des terrains ou d’autres actifs, minimisant ainsi l’impact d’une telle mesure, ce qui n’est pas évident étant donné l’interdiction légale des transactions en espèces au dessus d’un certain montant, en plus du temps nécessaire pour trouver de tels refuges»</em>, argumente-t-il.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZYIjrdciH8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/cette-bulle-monetaire-qui-appauvrit-les-tunisiens/">Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/cette-bulle-monetaire-qui-appauvrit-les-tunisiens/embed/#?secret=SB5MEGNJQp#?secret=ZYIjrdciH8" data-secret="ZYIjrdciH8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>«Pour éviter de telles pratiques, cette opération doit être menée très rapidement dans le cadre d’une réforme monétaire et fiscale. Elle doit être bien préparée d’un point de vue technique et logistique, et obliger les acteurs du secteur informel à passer par le système bancaire, régularisant ainsi leur situation financière auprès de lEtat», a ajouté Aram Belhadj.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Digitaliser pour contourner l’informalité</h2>



<p>«Le problème réside plutôt dans les canaux utilisés par les activités informelles, qui leur permettent de se développer et de créer une économie parallèle avec ses propres structures et règles informelles, avec tous les impacts négatifs sur l’économie formelle, l’autorité de l’État, l’efficacité de l&rsquo;économie. <em>«Cette situation encourage beaucoup de dualité et de recherche de rente à plusieurs niveaux»</em>, a estimé, de son côté, l’universitaire Mahmoud Sami Nabi, ajoutant qu’<em>«un changement de billets ne sera efficace que s</em><em>’</em><em>il est effectué de manière à ne pas laisser aux acteurs pénalisés le temps de se réfugier dans des circuits informels transitoires avant de revenir à la nouvelle monnaie»</em>, a-t-il indiqué.</p>



<p><em>«Un changement de billets ne sera efficace que s</em><em>’</em><em>il ne laisse pas aux acteurs pénalisés le temps de se réfugier dans des circuits informels transitoires avant de revenir à la nouvelle monnaie. Cela semble cependant utopique, car les signaux indiquant que la monnaie change vont accélérer la recherche d</em><em>’</em><em>un </em><em>‘‘</em><em>refuge</em><em>’’</em><em>, ce qui signifie que nous devons pouvoir limiter l</em><em>’</em><em>ampleur de ces comportements»</em>, a expliqué l’économiste.</p>



<p><em>«C</em><em>’</em><em>est là que la digitalisation pourrait s</em><em>’</em><em>avérer intéressante, en réduisant la circulation des espèces et en augmentant la traçabilité de la circulation de la masse monétaire, via les canaux numériques. Cela passe notamment par l</em><em>’</em><em>inclusion financière numérique de la population non desservie par les établissements bancaires»</em>, a-t-il conclu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changer les billets n’est pas la solution</h2>



<p>De son côté, Moktar Lamari, professeur d’économie à l’Université du Québec au Canada, déconseille de <em>«changer les billets de banque pour canaliser l</em><em>’</em><em>argent du secteur informel vers les canaux officiels, car la fuite des liquidités vers le secteur informel s</em><em>’</em><em>explique par le souci d</em><em>’</em><em>éviter les formalités bureaucratiques, l</em><em>’</em><em>instabilité fiscale et les pratiques des banques, qui appliquent des frais exorbitants sur les transactions et les dépôts.»</em></p>



<p><em>«Changer les billets de banque est une opération périlleuse, de par son coût réel et son impact sur la confiance que peut avoir un citoyen dans le dinar. Un changement de monnaie peut altérer de façon permanente ses trois fonctions principales : moyen d</em><em>’</em><em>échange, unité de compte et source de valeur»</em>, a-t-il estimé.</p>



<p><em>«La masse monétaire en circulation est officiellement proche de 21,5 milliards TND mais les chiffres réels ne sont pas connus. Une grande partie de cette liquidité se trouve dans les caisses du secteur informel, qui représente 45% de la richesse du pays»</em>, a estimé Lamari, ajoutant qu’<em>«il s’agit d’une hypertrophie monétaire directement liée à une politique monétaire qui monétise désormais la dette, épongeant une partie du déficit budgétaire et injectant toujours plus de cash sur le marché. Cette hypertrophie est en train de noyer les moteurs de la croissance, menaçant le valeur du dinar dans le processus»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QZCpraBiWe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/">Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/embed/#?secret=CviKPqEIKT#?secret=QZCpraBiWe" data-secret="QZCpraBiWe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’universitaire considère que la monétisation de la dette tunisienne par la BCT finance le budget de l’Etat, mais introduit des inégalités dans la répartition des richesses, dont une partie est canalisée <em>«dans les salaires des fonctionnaires improductifs et les transferts vers des entreprises publiques inefficaces»</em>.</p>



<p><em>«Le volume de monnaie artificiellement créé par la BCT conduit à l</em><em>’</em><em>inflation et dilue l</em><em>’</em><em>économie dans une marée de billets dont le pouvoir d</em><em>’</em><em>achat ne fait que diminuer. Il modifie les prix des biens et services produits, ignorant les rapports de concurrence spécifiques entre secteurs économiques et entre producteurs, et crée également des luttes de pouvoir entre les salariés et les entreprises»</em>, explique Lamari.</p>



<p><em>«En raison de la hausse des prix, certains acteurs économiques qui créent une entreprise de toutes pièces pourraient être durement touchés, tandis que ceux qui disposent d</em><em>’</em><em>un stock d</em><em>’</em><em>actifs et de richesses restent avantagés. Les retraités bénéficiant de pensions quasi-fixes sont pénalisés. Ainsi que la classe moyenne et les franges défavorisées. Le dinar est de plus en plus affaibli et dévalué par ces politiques monétaires et fiscales malavisées»,</em> a-t-il souligné.</p>



<p><em>«Investir pour créer de la richesse, numériser pour assurer une plus grande transparence et une plus grande équité dans la répartition des richesses créées et contourner le secteur informel seraient les solutions les plus appropriées»,</em> a conclu l’universitaire.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : Tap. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="voCKp1eAm7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/a-cause-de-la-contrebande-la-masse-monetaire-en-tunisie-a-triple-en-8-ans/">A cause de la contrebande, la masse monétaire en Tunisie a triplé en 8 ans</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A cause de la contrebande, la masse monétaire en Tunisie a triplé en 8 ans » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/a-cause-de-la-contrebande-la-masse-monetaire-en-tunisie-a-triple-en-8-ans/embed/#?secret=ZHttQUDokP#?secret=voCKp1eAm7" data-secret="voCKp1eAm7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<pre class="wp-block-preformatted"></pre>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/changer-les-billets-de-banque-pourrait-il-aider-a-absorber-largent-informel/">Changer les billets de banque pourrait-il aider à absorber l’argent informel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 07:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[INS]]></category>
		<category><![CDATA[masse monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11977278</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le taux d’intérêt directeur réel en Tunisie est devenu de facto positif, dépassant le taux d’inflation.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/">Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Combien de temps faut-il attendre pour voir la Tunisie disposer d’une inflation sous contrôle, bien mesurée, avec des indicateurs fiables et dignes de confiance ? Les méthodes de calcul de l’INS ont tendance à surestimer le taux d’inflation au grand plaisir des banques, des syndicats de travailleurs et même de l’Etat. Explications…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-11977278"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Durant les dernières semaines l’Institut national de la statistique (INS) nous a annoncé une hausse du chômage et une forte récession pour deux trimestres de suite.</p>



<p>Une semaine plus tard, la Banque centrale de Tunisie affiche une très forte hausse de la masse monétaire en circulation (M2).</p>



<p>Avant-hier, l’INS revient à la charge et nous annonce que le taux d’inflation a fait aussi un infinitésimal repli, passant 7,8% à 7,5%. Une baisse proportionnellement bien plus faible que ce qu’on a observé pour les deux premiers indicateurs et ce qu’on a observé dans les pays voisins comparables. Et cela désarçonne les plus férus en économie et théories monétaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des taux incohérents</h2>



<p>L’INS a annoncé un maigre repli de l’inflation, un repli négligeable. Et cela me paraît plutôt incohérent, si je me fie aux enseignements de la théorie économique.</p>



<p>Trois raisons principales soutiennent mes réserves.</p>



<p>1- la forte chute du taux de croissance ressenti durant les deux derniers trimestres devrait impacter plus fortement la baisse du taux d’inflation. Surtout qu’on est en basse saison de consommation. Le tourisme est en hibernation, les productions agricoles (huile, date, oranges, légumes, etc.) plutôt bonnes et bien d’autres facteurs m’amènent à dire que l’indicateur de mesure de l’inflation par l’indice des prix à la consommation ne capte pas correctement les variations des prix de ses principales composantes. Surtout que cet indice ne considère pas 45% des secteurs économiques, ceux opérant dans l’informel et plutôt non marchand, selon les concepts de l’INS. L’indice ne tient pas compte des effets de substituons (des produits moins chers prennent la place de produits plus chers). Et il ignore les augmentations différenciées selon les régions géographiques et économiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HwgSz6AoK3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/embed/#?secret=J1MhV0PQuX#?secret=HwgSz6AoK3" data-secret="HwgSz6AoK3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>2- Chez les pays partenaires, le taux d’inflation est en chute libre, descendant en dessous de 3% en Europe. La balance commerciale a enregistré une amélioration en valeur, justement en raison de ces baisses de prix observés sur les marchés internationaux des principaux produits alimentaires qu’importent régulièrement la Tunisie. C’est une autre raison qui me porte à me demander pourquoi le taux d’inflation en Tunisie se maintient-il à un niveau très élevé, malgré tout!</p>



<p>3- Des données récentes publiées il y a dix jours nous indiquaient que la masse monétaire (M2) a connu un boom de plus presque 20%, en glissement annuel. On le devine, les avances de fonds consentis par la Banque centrale au gouvernement expliquent cette hausse. Mais, ici aussi, on finit par se demander si ces variations de la masse monétaire sont captées par l’indice des prix à la consommation. Les tendances sont contradictoires dans leur intensité, et dissonants dans leurs interdépendances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Compensations et élasticités croisées</h2>



<p>Il est certain que les deux premières raisons sont plutôt en opposition avec la troisième raison. Il y aurait des compensations et des élasticités croisées. Mais, pourquoi l’INS ne les interprètent-il pas de manière explicite, de façon à aider la prise de décision au sein de l’Etat, et pour mieux anticiper les marchés pour les investisseurs et les consommateurs. D’autant que ramadan est à nos portes, et que les Tunisiens appréhendent les pénuries et les explosions des prix des produits de bases.</p>



<p>Mais, le plus important doute porte sur la fiabilité du thermomètre mesurant l’inflation en Tunisie. Face à ces forces contraires, on se perd, et l’INS ne fait rien, pour démêler les citoyens, et les aider à comprendre les causalités et le vrai du faux.</p>



<p>Depuis quelques années, on est porté à croire que le thermomètre de l’inflation enregistre plus facilement la hausse des prix, que les baisses de ces mêmes prix. Ce thermomètre monte vite et descend très faiblement, pour remonter juste après. La déflation serait moins intéressante à mesurer que l’inflation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pb5UMoJ01U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/plaidoyer-pour-un-observatoire-independant-des-conjonctures-economiques/">Plaidoyer pour un observatoire indépendant des conjonctures économiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer pour un observatoire indépendant des conjonctures économiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/plaidoyer-pour-un-observatoire-independant-des-conjonctures-economiques/embed/#?secret=1Z103CDHeq#?secret=Pb5UMoJ01U" data-secret="Pb5UMoJ01U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plusieurs économistes ont reproché à l’INS ses méthodes de calcul, fortement dépendantes d’un indice de prix à la consommation imparfait et qui a tendance à surestimer le taux d’inflation au grand plaisir des banques, des syndicats de travailleurs (salaires indexés à l’inflation) et même de l’Etat dont les recettes fiscales dépendent des niveaux de prix (taxe ad valorem). Les postes budgétaires sont aussi indexés à l’inflation&nbsp;: plus celle-ci est exagérée, plus les budgets alloués aux ministères sont en hausse aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On fait le contraire de ce que l’on dit</h2>



<p>Le tout coïncide avec un taux d’intérêt directeur qui trône à 8% depuis au moins 2 ans. Et cela, dit-on, pour réduire l’inflation et la ramener à 2%, contre plus que 10%, il quelques mois.</p>



<p>Le taux d’intérêt directeur réel est devenu de facto positif, dépassant le taux d’inflation. C’est une des conditions et recommandations du FMI. Cela fait dire à une macro-économiste respectée que <em>«la Tunisie est redevenue un bon élève faisant plutôt le contraire de ce que le discours officiel dénonce.»</em></p>



<p>Combien de temps faut-il croire à ces discours plutôt politisés et combien de temps faut-il attendre pour que la Tunisie dispose d’une inflation sous contrôle, bien mesurée, avec des indicateurs fiables et dignes de confiance.</p>



<p>Le temps est venu pour examiner sérieusement cet enjeu, qui contribue sans conteste au maintien des confusions… et de la morosité économique qui s’éternise en Tunisie.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZWi6XrT_QKD3_5X-umivANcNfRvx5GLxJUAPzRCnDxke6lyrCOKkUuEIBBTS-X83uOcYFX_jHhy-oUhJ2wV6JO3jWQ28RbwkIn28YzQkvBwqC-RcQoU-Cf3fW0OEnCHUPV86p2i9OSTU5Nv9sB_9iA5&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/">Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Tunisiens ont-ils perdu confiance en leur système monétaire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-tunisiens-ont-ils-perdu-confiance-en-leur-systeme-monetaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 08:57:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[argent cash]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[masse monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie en circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les décideurs sont priés de prendre les décisions qui s'imposent à temps et n'attendent pas que la maison s'écroule sur les têtes de douze millions de #Tunisiens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-tunisiens-ont-ils-perdu-confiance-en-leur-systeme-monetaire/">Les Tunisiens ont-ils perdu confiance en leur système monétaire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En publiant des articles souvent alarmistes sur la situation économique et financière de la Tunisie, comme celui reproduit ci-dessous et produit par un expert réputé pour son franc-parler, et qui ne siège dans aucun conseil d&rsquo;administration, Kapitalis ne le fait pas par manque de patriotisme, mais pour inciter les décideurs à prendre les décisions qui s&rsquo;imposent à temps et n&rsquo;attendent pas que la maison s&rsquo;écroule sur les têtes de douze millions de Tunisiens.   </em></strong> </p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-6276148"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure>
</div>


<p>Ce sont les données officielles de la Banque centrale de Tunisie (BCT) qui alertent les observateurs. La valeur de la masse monétaire en circulation en cash atteint un niveau record de 19 milliards de dinars. En une année, l’augmentation de la masse monétaire en circulation a bondi de presque 11%, alors que la croissance économique n’a progressé que 2%.</p>



<p>C&rsquo;est un record parce que jamais par le passé la masse monétaire en circulation en cash n&rsquo;a dépassé la barre de 19 milliards de dinars. En effet, selon les données quotidiennes de la BCT, le montant de la monnaie en circulation s’élevait à 19 037 millions de dinars, au 30 janvier 2023. La valeur de la monnaie a donc augmenté de 1,8 milliard de dinars (+10,4%) par rapport à la même date en 2022.</p>



<p>Cette forte augmentation de la circulation de l’argent cash reflète une préférence claire et croissante des Tunisiens et des opérateurs économiques pour l’utilisation de l’argent liquide, malgré les efforts déployés pour améliorer et développer les moyens de paiement bancaires et en ligne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’argent thésaurisé hors des circuits bancaires</h2>



<p>Il convient de noter que depuis 2011, la monnaie en circulation a augmenté chaque année de presque cinq fois plus rapidement que le PIB nominal, reflétant un changement dans le comportement des agents économiques en termes de confiance et une nette préférence pour l’utilisation de l’argent thésaurisé, en dehors des circuits bancaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yKq9alWZqZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/a-cause-de-la-contrebande-la-masse-monetaire-en-tunisie-a-triple-en-8-ans/">A cause de la contrebande, la masse monétaire en Tunisie a triplé en 8 ans</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A cause de la contrebande, la masse monétaire en Tunisie a triplé en 8 ans » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/a-cause-de-la-contrebande-la-masse-monetaire-en-tunisie-a-triple-en-8-ans/embed/#?secret=IDK7GbSz8L#?secret=yKq9alWZqZ" data-secret="yKq9alWZqZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le sondage menée par <em>World value survey</em> en Tunisie en 2021 montre que 3 personnes répondantes sur 4 n’a pas confiance en les banques tunisiennes. C’est énorme comme taux (75%) de défiance (<em>inconfiance</em>). C’est trois fois plus que le Maroc ou l’Algérie.</p>



<p>Plusieurs hypothèses expliquent cette évolution atypique et sans équivalent dans des pays comparables.</p>



<p>Un: les Tunisiens perdent confiance dans leur système bancaire, pour des raisons diverses. Les taux d’intérêts deviennent exorbitants (13 à 14%), les frais bancaires deviennent usuraires et insupportables (10% &#8211; 23%), alors que 60% des Tunisiens sont exclus de facto du système bancaire. Ils n’ont pas le droit de détenir un compte bancaire.</p>



<p>Deux: la crise économique augmente la perception de risque de faillite générale du système bancaire. <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/document-la-note-de-moodys-degradant-la-notation-de-la-tunisie-a-caa1-et-avecn-perspective-negative/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Moody’s</a> a dégradé la note de confiance a Caa2 de la Banque centrale et de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/01/moodys-abaisse-la-notation-de-4-banques-tunisiennes-a-caa2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quatre banques tunisiennes</a>. Une notation qui discrédite de facto la gouvernance monétaire du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque systémique n’est plus improbable</h2>



<p>Les gens préfèrent garder leur billet de banque chez eux plutôt que de les déposer en banque, les risques sont grandissants de voir les banques s’écrouler dans le sillage d’un défaut de paiement de l’Etat. Un risque de plus en plus probable…</p>



<p>Trois: le pays est techniquement en faillite, sa dette est insoutenable, l’Etat se dope par la dette pour honorer ses engagements : salaires des fonctionnaires, remboursement des prêts arrivés à échéances. L’Etat n’arrive plus à payer ses fournisseurs nationaux et internationaux. Et les pénuries se généralisent : sucre, semoule, médicament, essence, lait, etc.</p>



<p>Le dénominateur commun à toutes ces contingences et carences réside dans une gouvernance chancelante, autoritaire et arbitraire. Le président de la république tunisienne monopolise désormais tous les pouvoirs, mène une politique populiste, autoritaire et qui brime de facto l’esprit d’entreprise et pactise avec le statu quo et ses rentiers…</p>



<p>L’ampleur de la masse monétaire en circulation en cash en dit long sur l’ampleur des incertitudes qui paralysent le pays. Le FMI, comme les agences de notation prennent leur distance avec la gouvernance actuelle de la Tunisie, et multiplient les avertissements et les appels en faveur à des réformes structurelles et urgentes. </p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-tunisiens-ont-ils-perdu-confiance-en-leur-systeme-monetaire/">Les Tunisiens ont-ils perdu confiance en leur système monétaire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les prémices de la crise monétaire se précisent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/tunisie-les-premices-de-la-crise-monetaire-se-precisent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 08:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[certificats de dépôt]]></category>
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		<category><![CDATA[masse monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ralentissement de la croissance des crédits a également affecté les crédits accordés aux particuliers. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/tunisie-les-premices-de-la-crise-monetaire-se-precisent/">Tunisie : les prémices de la crise monétaire se précisent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La masse monétaire M3 en novembre 2022 a connu, en Tunisie, une croissance de 8,6% sur un an (YoY), un rythme plus rapide par rapport à la croissance de 8% observée en novembre 2021.</em></strong></p>



<span id="more-6275804"></span>



<p>C’est ce qu’indique le dernier rapport de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les évolutions économiques et monétaires et les perspectives à moyen terme, publié jeudi 2 février 2023.</p>



<p>L’agrégat&nbsp;M3&nbsp;est&nbsp;l’indicateur le plus étoffé relatif au crédit bancaire. La caractéristique commune des différents placements de l’agrégat M3 est que tous figurent parmi les moins <em>«liquides»</em> de la masse monétaire : ils ne peuvent être convertis en monnaie qu’à condition de respecter un certain délai. Il s’agit, principalement, des dépôts à terme d’une durée supérieure à deux ans, les OPCVM monétaires (Sicav,&nbsp;FCP…) et les pensions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Poursuite de la baisse des liquidités</h2>



<p>Cette croissance de la masse monétaire M3 est principalement due à une augmentation significative de la catégorie «M2-M1», qui a connu un taux de croissance de 10,7%, contre 7,9% l’année précédente.</p>



<p>L’augmentation peut être attribuée à la hausse des certificats de dépôt de 38,9%, contre une baisse de 2,8% l’année précédente, et à une hausse des dépôts à terme de 10,1%, contre 6,8% en novembre 2021.</p>



<p>En revanche, la masse monétaire M1, c’est-à-dire l’ensemble des pièces et des billets en circulation<strong> </strong>ainsi que les dépôts à vue domiciliés auprès des banques (comptes courants), c’est-à-dire les avoirs les plus liquides est restée quasiment inchangée, avec un taux de croissance de 7,2% (contre 7,3 % en novembre 2021).</p>



<p>L’augmentation de la masse monétaire M3 peut être attribuée à deux facteurs : la hausse des créances nettes sur les entités étrangères en novembre 2022, tirée par une augmentation des réserves de change, et l’accélération du taux de croissance des prêts à l’économie.</p>



<p>En outre, les créances nettes sur l’État ont connu une augmentation moindre par rapport à l’année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ralentissement de la croissance des crédits</h2>



<p>Parallèlement, les données du Bureau central d’information de la BCT ont montré que les prêts à l’économie ont augmenté à un rythme plus lent en novembre 2022, avec un taux de croissance en glissement annuel de 6,9​​% contre 7,3% en octobre 2022 et 6,1% en novembre 2021.</p>



<p>Le ralentissement de la croissance des crédits à l’économie a impacté les crédits accordés aux professionnels qui ont connu une croissance sur un an de 8,3% en novembre 2022 contre 8,7% en octobre 2022 et 5,9% en novembre 2021. Cela s’est particulièrement manifesté sur les crédits à court terme, qui a affiché une croissance en glissement annuel de 16,7 % contre 18,5 % en octobre 2022.</p>



<p>Le ralentissement de la croissance des crédits a également affecté les crédits accordés aux particuliers, qui affichent une croissance en glissement annuel de 3,1% contre 3,3 %. Cela se traduit par le ralentissement de la croissance des crédits à la consommation, avec un taux de 3,3% contre 3,7%, et des crédits à l’habitat, avec un taux de 2,7% contre 2,9%.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/tunisie-les-premices-de-la-crise-monetaire-se-precisent/">Tunisie : les prémices de la crise monétaire se précisent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : dualité des inflations et bancalité des politiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/tunisie-dualite-des-inflations-et-bancalite-des-politiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 08:44:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6041651</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour sortir de la crise, l'Etat doit aider les entreprises et soutenir l'investissement privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/tunisie-dualite-des-inflations-et-bancalite-des-politiques/">Tunisie : dualité des inflations et bancalité des politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hier, mercredi 11 janvier 2023, The Economist a publié 5 notes de veille différentes, au sujet de la Tunisie. Des publications payantes pour des abonnés dans les milieux politiques et des affaires. Ma lecture en 7 points, illustrés par ces graphiques produits dans le cadre de la diffusion du The EIU</em></strong><em> (voir ci-dessous)</em><strong><em>.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-6041651"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure>
</div>


<p>1- L’indice des prix à la production (IPP) dépasse l’indice des prix à la consommation (IPC). L’écart se creuse dangereusement, laissant comprendre que l’inflation va continuer à grimper, dépassant probablement les 12%, rapidement. Portant à croire que l’actuelle politique monétaire de la BCT est totalement inefficace.</p>



<p>La BCT reste dans une logique dogmatique : hausse de l’inflation implique hausse du taux directeur. Des hausses qui empireront l’inflation et les risques de rupture dans plusieurs filières de production. La preuve : l’inflation ne flanche pas depuis des années et reste supérieure à celle du Maroc et autres pays comparables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Graph-The-Economist-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-6041683" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Graph-The-Economist-Tunisie.jpg 509w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Graph-The-Economist-Tunisie-255x300.jpg 255w" sizes="(max-width: 509px) 100vw, 509px" /></figure>
</div>


<p>2- <strong>Cet écart entre ces deux inflations jumelles</strong> et consanguines, explique aussi et dans une large mesure les pénuries de produits, la spéculation de certains grossistes.</p>



<p>Et pour cause, de nombreuses entreprises à faire faillite. Elles ne peuvent plus produire et vendre à perte. Cette réalité n’est pas rentrée dans les modèles explicatifs de l’État et du chef de l’État.</p>



<p>Les entreprises ne peuvent pas financer durablement les politiques erratiques et les promesses démagogiques intenables tenues par le gouvernement, dans le cadre du maintien du pouvoir d’achat.</p>



<p>3- <strong>L’écart entre importation et exportation</strong> se creuse aussi. Et cela ne fait que peser davantage sur les réserves en devises. La dette ne peut plus financer ce déficit et ce creuset qui ne fait que grossir.</p>



<p>La valeur du dinar risque d’en pâtir. EIU ne veut pas anticiper ouvertement la dépréciation du dinar. Mais, elle l’insinue de manière discrète et diplomatique.</p>



<p>4- <strong>La masse monétaire prend une tangente décroissante</strong>, même si le taux de croissance du M1 et M2 reste très élevé, entre 8 et 10% par an. La BCT sera de toute évidence mise à l’épreuve, le gouvernement a besoin de liquidité, qu’il ne peut pas chercher à l’international. Cela assèchera le marché et posera aux entreprises d’énormes problèmes de liquidité. Les banques nationales se frotteront les mains pour engranger encore plus de profit et d’argent facile.</p>



<p>5- <strong>La dualité inflationniste saute aux yeux </strong>et on voit bien que l’inflation qui sévit en Tunisie provient plus de l’offre que de la demande. Et cela n’est pas anodin.</p>



<p>Tous les opérateurs et décideurs au sein de l’Etat agissent pour contrôler les dysfonctionnements inflationnistes des politiques de demande (hausse des taux d’intérêt, chasse aux produits stockés, répression financière) alors qu’il faut agir aussi et surtout par des programmes visant des politiques d’offre.</p>



<p>Dit simplement des politiques qui restructurent les filières productions, qui stimulent l’investissement (baisse des taux directeurs, baisse de la taxation et conception de stimulas).</p>



<p>Il faut encore une fois un mix de politiques entre politique de demande et politique d’offre pour agir sur l’inflation, sans pénaliser les moteurs de l’investissement, de la croissance, des exportations et de l’offre de manière générales.</p>



<p>6- <strong>Le changement dans la nature des générateurs de l’inflation</strong> (offre ou demande) requiert un changement de paradigmes et des façons de faire et concevoir les politiques et des dosages des instruments à mettre en place (Policy design).</p>



<p>Pas certain que le président Kaïs Saïed est en mesure d’absorber cette réalité, lui qui ne fait qu’accuser les autres des résultats de son incompétence en matière de gouvernance budgétaire et de manque de vision stratégique pour les dossiers économiques. Pour ces dossier, le président de la république alterne entre le bâton (police), les sermons (justice) et ne touche pas les incitatifs du travail, de la productivité et de l’investissement.</p>



<p>7- <strong>Tous ces éléments méritent des mesures correctives proactives</strong>. Avec plus d’aides aux entreprises et un effort majeur pour soutenir l’investissement privé. L’État doit trouver l’argent dans la restructuration des entreprises publiques, entre autres. La dette n’étant pas une solution rentable, les taux d’intérêt risquent de dépasser largement les taux de rendements des investissements.</p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=681752740166879&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/tunisie-dualite-des-inflations-et-bancalite-des-politiques/">Tunisie : dualité des inflations et bancalité des politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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