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	<title>Archives des masse salariale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des masse salariale - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Louzir plaide pour des mesures en faveur de l’investissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 11:33:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CCITF]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2026]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Louzir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Louzir déplore la faiblesse des mesures en faveur de l’investissement créateur de croissance, de richesses et d’emploi dans la LF2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/tunisie-louzir-plaide-pour-des-mesures-en-faveur-de-linvestissement/">Tunisie | Louzir plaide pour des mesures en faveur de l’investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les mesures à caractère social ont dominé la loi de finances 2026. On y constate un très fort impact des dépenses à caractère social contre une faiblesse des mesures en faveur de l’investissement créateur de croissance, de richesses et d’emploi, a indiqué, jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).</em></strong></p>



<span id="more-18215267"></span>



<p>Intervenant lors d’une matinée d’information et d’échanges consacrée aux nouvelles dispositions de la loi de finances 2026, Louzir a précisé que les dépenses à caractère social et de subvention dépassent 19 milliards de dinars soit l’équivalent de 5 472 dinars par an pour chacune des 3 472&nbsp;188 familles dénombrées en Tunisie en 2025.</p>



<p><em>«Ces aides sociales importantes sont par ailleurs, associées à un système de gestion compliqué, non efficace, à risque et présentant une complexité de chiffrage et de suivi»</em>, a-t-il ajouté, par allusion à la lourde machine bureaucratique nationale.</p>



<p>Louzir a, par ailleurs, évoqué le poids de la masse salariale de la fonction publique soulignant la croissance, depuis 2010, de 35% des effectifs et de 191% du salaire brut annuel moyen. <em>«Cette augmentation des effectifs qui s’accompagne par un véritable manque de productivité, pose un vrai problème auxquelles de vraies solutions devraient être trouvées», </em>a-t-il dit<em>.</em></p>



<p>Le secrétaire général de la CCITF s’est en outre longuement arrêté sur la forte pression fiscale qui est des plus élevées en Afrique, précisant que celle-ci s’est établie à 33,5% du PIB en 2022. Elle devrait passer à plus de 34% à fin 2025 et se poursuivre en 2026.</p>



<p><em>«L’impôt sur les sociétés a significativement augmenté passant de 2,8 milliards en 2022 à 6 milliards en 2025, soit une augmentation de 113% en 3 ans. Cette tendance ne va pas être inversée en 2026. Trop d’impôt tue l’impôt. Cette tendance va certainement impacter négativement, les investissements»</em>, a enchaîné Louzir.</p>



<p><em>«L’autre problème en rapport avec la fiscalité en Tunisie est que le nombre de contribuables reste faible vu l’importance de l’informel qui grignote plus de 40% du PIB»</em>, a-t-il encore déploré.</p>



<p>Autre problème évoqué par Louzir, le poids de la dette. Face aux difficultés à lever la dette extérieure, il y a eu un asséchement du marché local par le fort financement de l&rsquo;Etat au détriment de l’investissement public et privé (part de l’Etat dans le total des crédits est passé de 17% en 2020 à 33,4% en 2025), outre le financement du déficit par le recours à l’emprunt direct auprès de la Banque centrale.</p>



<p>S’agissant des mesures que la CCITF aurait souhaité trouver dans la LF2026, Louzir a parlé de signaux de confiance aux investisseurs publics et privés, de vraies actions de restructuration des entreprises et des administrations publiques, une orientation des fonds de la BCT vers le secteur productif plutôt que vers les dépenses de fonctionnement, une accélération de la réforme fiscale, des encouragements tangibles pour les secteurs porteurs comme l’énergie renouvelable ou l’intelligence artificielle et un maintien du dialogue avec les bailleurs de fonds internationaux.</p>



<p>D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19675495-loi-de-finances" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nM1aVU47cI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/embed/#?secret=aoT99uCPTN#?secret=nM1aVU47cI" data-secret="nM1aVU47cI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/tunisie-louzir-plaide-pour-des-mesures-en-faveur-de-linvestissement/">Tunisie | Louzir plaide pour des mesures en faveur de l’investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compensation]]></category>
		<category><![CDATA[déficit public]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[kais saïed]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[Minimax]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15973349</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie aurait gagné à accepter les réformes structurelles demandées par le FMI quitte à bien négocier les conditions de le leur mise en œuvre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/">La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur, économiste universitaire, se livre ici à un exercice original : transposer le raisonnement à la base du modèle de décision très connu du Minimax à la décision que Kais Saïed à prise de rompre les relations avec le FMI. Aucune formation économique ou autre n’est nécessaire pour comprendre cet article, juste un minimum d’esprit logique et de bon sens communs à tout un chacun. Pour le reste, l’article se laisse lire facilement et sa conclusion est on peut plus claire.&nbsp;</em></strong><em><strong>&nbsp;</strong>(Ph. Dernière rencontre entre Kaïs Saïed et Kristalina Georgieva, DG du FMI, en marge d’un sommet financier en juin 2023&nbsp;à Paris).</em>&nbsp;</p>



<p><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-15973349"></span>



<p>Parmi les disciplines qu’on enseigne aux maitrisards de l’Institut des hautes études commerciales (Ihec) et futurs gestionnaires d’entreprises et que j’ai eu personnellement plaisir à enseigner, parmi d’autres disciplines, figure la théorie de décision.</p>



<p>La problématique que traite cette théorie est que nous vivons tous dans un avenir incertain et que personne, à moins d’être un prophète, ne peut prévoir de quoi sera fait demain, mais que nous devons quand même prendre des décisions importantes qui engagent notre avenir que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.</p>



<p>Cette théorie comporte plusieurs modèles stochastiques (basés sur la théorie des probabilités), plus ou moins compliqués, dont je vais prendre juste le raisonnement à la base de l’un des plus simples d’entre eux, le modèle du Minimax, pour analyser avec cet outil de décision le bienfondé ou non de la décision prise par notre président de rompre toute collaboration de la Tunisie avec le FMI.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Raisonnement à la base du modèle du Minimax</strong></h2>



<p>Pour expliquer de la façon la plus simple ce raisonnement au grand public, je vais prendre un exemple que nous avons tous vécu ou que les jeunes gens vivront un jour ou l’autre.</p>



<p>Supposons qu’on fasse connaissance d’une jeune femme (ou d’un jeune homme s’il s’agit du genre opposé) qui nous plaît beaucoup et qu’on hésite à épouser ou pas (le raisonnement ne s’applique pas au cas où on tombe fou amoureux et que l’on fonce tête baissée sans même réfléchir!). Dans ce cas, il y a quatre scénarios possibles (on parle d’hypothèses dans la théorie de la décision).</p>



<p><em>Scénario A</em> : on décide d’épouser la personne et l’avenir montrera qu’on a eu raison de le faire et qu’on sera heureux avec elle. Dans ce cas la perte subie est nulle puisqu’on a pris la bonne décision&nbsp;</p>



<p><em>Scénario B</em> : on décide de ne pas l’épouser et l’avenir montrera qu’on a eu raison de ne pas le faire parce cette personne qui n’était pas celle qu’il nous fallait et qu’on aurait été malheureux avec elle. Dans ce cas la perte subie est nulle aussi puisqu’on a pris la bonne décision&nbsp;</p>



<p><em>Scénario C</em> : on a décidé de l’épouser mais l’avenir montrera que c’était une mauvaise décision qu’on n’aurait pas dû prendre. Dans la théorie de décision, on appelle cela le risque de première espèce. La perte MAXIMALE (au pire des cas) associée à ce risque est un divorce, des enfants déchirés entre leurs parents divorcés, une pension alimentaire à payer, peut-être même une dépression psychologique, etc.</p>



<p><em>Scénario D</em> : on décide de ne pas l’épouser alors que l’avenir montrera que c’était une erreur parce c’était la personne qu’il nous fallait pour être heureux. On appelle cela le risque de deuxième espèce. Dans ce cas, la perte MAXIMALE qu’on subit est la valeur qu’on attache à la vie en famille, à avoir des enfants, etc.</p>



<p>Selon ce modèle, la meilleure décision à prendre est celle qui correspond au minimum du risque maximum associé à chaque décision, d’où le nom de modèle du Minimax.</p>



<p>En clair, dans cet exemple, si la valeur qu’on attache au coût financier et psychologique d’un divorce est plus élevée que la valeur qu’on attache à la vie en famille, avoir des enfants, etc., il faut prendre la décision de ne pas se marier avec cette personne et inversement.</p>



<p>Ce modèle, tel qu’il est enseigné à l’université aux futurs gestionnaires d’entreprises, s’applique surtout pour les décisions à prendre dans les domaines de l’investissement, d’achat d’actions&nbsp;et de placements financiers en bourse, etc.,&nbsp;où il est plus facile de traduire en termes financiers les coûts attachés aux risques de première et deuxième espèce. Il se complique par l’introduction de probabilités de réalisation de chaque scénario estimé à priori (au nez) ou en ayant recours à des lois statistiques telles que la loi de Poisson (qui permet de calculer la probabilité d’un évènement rare tel qu’un accident, une faillite, un divorce, etc.) et en raisonnant en termes d’espérance mathématique de coût (modèle de Bayes), ou en introduisant un coefficient d’optimisme/pessimisme (modèle de Hurwicz).</p>



<p><em>Mais bien sûr je ne vais pas aller aussi loin dans cet article destiné au grand public et je vais juste appliquer le raisonnement qui est à la base de ce modèle à la décision qu’aurait dû prendre notre Président en rapport avec les relations avec le FMI.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ATtpzFMdvA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/embed/#?secret=PbGJdcksdx#?secret=ATtpzFMdvA" data-secret="ATtpzFMdvA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce de la décision de Kais Saïed&nbsp;</h2>



<p><em>Il s’agit du risque associé à la décision d’accepter les conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de 1,9 milliards de dollars (et donc de ne pas rompre avec lui) alors que l’avenir montrera que c’était une erreur et qu’il n’aurait pas dû accepter ces conditions et prendre cette décision.</em></p>



<p>Quelle est la perte Maximale (au pire des cas) associée à ce risque?</p>



<p>Elle est la résultante ou la somme des pertes associées à la mise en œuvre de chacune des conditions que le FMI avait posé pour débloquer son prêt, à savoir&nbsp;:</p>



<p>&#8211; la restructuration des entreprises publiques déficitaires;&nbsp;</p>



<p>&#8211; la réduction du poids de la masse des salaires des fonctionnaires dans le budget de l’Etat;&nbsp;</p>



<p>&#8211; la suppression de la compensation des prix des produits énergétiques et de consommation de base. &nbsp;</p>



<p><em>Dans mon avant dernier article intitulé «<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Président Kais Saïd avait-il raison de rompre avec le FMI ?</a>», j’avais analysé d’une façon approfondie l’impact et les modalités possibles de mise en œuvre de chacune de ces réformes structurelles que le FMI avait exigé. Je ne vais pas reprendre cette analyse dans le présent article pour ne pas me répéter mais en faire juste une synthèse en faveur ou contre la décision prise par notre Président.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la condition de restructuration des entreprises publiques&nbsp;</h2>



<p>Il s’agit d’une centaine (110 exactement) d’entreprises publiques structurellement et historiquement largement déficitaires dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat l’obligeant à chercher des sources de financement internes ou externes pour les financer.</p>



<p>Parmi les impacts négatifs de cette politique, je citerais :</p>



<p><em>&#8211; l’aggravation du déficit budgétaire&nbsp;:</em> ces subventions et aides pèsent sur les finances publiques, réduisant les marges de manœuvre pour d’autres investissements;</p>



<p><em>&#8211; le financement des entreprises publiques déficitaires se fait souvent par l’endettement</em>, soit directement par l’État, soit par des garanties accordées aux entreprises pour contracter des prêts, ce qui la contribue à l’augmentation du déficit budgétaire et à l’endettement global du pays;</p>



<p><em>&#8211; la réduction des ressources pour les secteurs productifs&nbsp;:</em> les fonds alloués au sauvetage des entreprises publiques sont souvent détournés des secteurs productifs ou essentiels comme la santé, l’éducation ou les infrastructures, ce qui limite la capacité de l’État à financer des projets de développement et&nbsp;améliorer le bien-être de la population et la croissance économique;</p>



<p><em>&#8211; l’effet sur l’investissement privé et la compétitivité&nbsp;:</em> les entreprises publiques déficitaires fonctionnent souvent avec des coûts élevés, un faible rendement et une gestion inefficace, ce qui nuit à la compétitivité de l’économie et peut décourager les investissements privés, qui craignent une concurrence déloyale ou un environnement économique instable;</p>



<p><em>&#8211; la pression fiscale accrue&nbsp;:</em> pour compenser les pertes des entreprises publiques et maintenir un niveau minimal de services, l’État est contraint d’augmenter les impôts ou d’introduire de nouvelles taxes, ce qui impacte le pouvoir d’achat des citoyens et la compétitivité des entreprises;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>&#8211; une plus grande injustice sociale&nbsp;:</em> contrairement à ce que pense notre Président, une telle politique augmente l’injustice sociale. Je citerais comme exemple le cas de la SNCFT où toutes les recettes du trafic de voyageurs et de marchandises ne couvrent que 87% des charges salariales, ne laissant rien pour la consommation d’énergie, l’entretien du réseau, le renouvellement du matériel roulant&#8230; Au nom de quel principe de justice sociale le citoyen qui habite a Sidi Bouzid ou Kairouan qui n’a pas la possibilité de prendre un train puisque ces villes ne sont pas connectées au réseau ferroviaire, doit-il contribuer, à travers les taxes qu’il paie à l’Etat, à subventionner à hauteur de 13% les salaires perçus par les cheminots? Je pourrais multiplier les exemples pour Tunisair, la Steg, la Sonede, etc.;</p>



<p><em>&#8211; enfin, au nom de quel principe l’Etat peut-t-il justifier le maintien d’une telle politique,</em> d’autant plus que, comme je l’ai expliqué dans mon article, il existe bel et bien plusieurs techniques de montages juridiques et financiers qui permettent de restructurer une entreprise publique et la rendre excédentaire sans avoir à la privatiser (contrat programme, PPP, BOT, concession&#8230;)?</p>



<p><em>A moins que ce soit la politique de la fuite en avant ou de celle du proverbe qui dit </em>«le dernier qui reste paiera le loyer»<em>, je ne trouve aucun argument en termes de justice sociale ou d’allocation optimale des ressources qui justifie le rejet par notre Président de cette réforme structurelle demandée par le FMI qui est absolument nécessaire à court ou moyen terme pour équilibrer les finances publiques. En conséquence, la perte associée à cette condition posée par le FMI est à mon avis non seulement nulle, mais on pourrait parler même d’une opportunité ratée pour résoudre ce problème de ces entreprises publiques structurellement déficitaires à ses racines.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la condition de réduction du poids de la masse salariale dans le budget de l’Etat&nbsp;</h2>



<p>Avec 56 fonctionnaires par 1000 habitants (contre 17 au Maroc et 14 en Jordanie, des pays à taille et économie comparables), l’administration tunisienne est l’une des plus pléthoriques au monde. Il en résulte un poids de la masse salariale des fonctionnaires sur le budget de l’État excessif&nbsp;: en 2025, les dépenses salariales sont estimées à 24,389 milliards de dinars, marquant une augmentation de 8,1% par rapport à 2024. Cette somme représente 40,7% des dépenses totales du budget et 13,3% du produit intérieur brut (PIB).&nbsp;</p>



<p>Cette proportion élevée des dépenses salariales limite la capacité de l’État à investir dans d’autres secteurs essentiels tels que l’infrastructure, la santé et l’éducation.&nbsp;Son financement par le biais d’emprunts obligataires et de Bons du Trésor à court, moyen ou long termes souscrits par les banques commerciales, coûte très cher à l’État en termes d’intérêts à payer et détourne les banques commerciales de leur vocation de financer les entreprises et l’activité économique pour favoriser la croissance. De même que son financement par la BCT, à travers le recours excessif au mécanisme de la <em>planche à billets</em> renforce l’inflation, réduit la compétitivité des entreprises et aggrave le déficit de la balance commerciale et déprécie la valeur du dinar, engendrant une plus grande baisse de la compétitivité, un plus grand déficit commercial, etc.</p>



<p>Le maintien d’une telle armée de fonctionnaires (640 000), ou pire son renforcement par 5000 autres parmi les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée comme vient de le décider le chef de tout l’Etat, ne peut qu’aggraver la situation et obliger l’Etat à continuer à s’endetter davantage, s’il trouve qui veut bien lui prêter, sinon <em>augmenter davantage la pression fiscale qui est déjà parmi les plus élevées au monde.</em></p>



<p><em>En termes de perte liée au risque de première espèce à subir, on peut ainsi conclure qu’elle est nulle aussi et qu’au contraire, l’Etat a perdu une occasion d’assainir les finances publiques une fois pour toutes.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la suppression de la compensation&nbsp;</h2>



<p>Le système de compensation des prix en Tunisie, destiné à stabiliser les coûts des produits de base et énergétiques, représente une charge financière notable pour le budget de l’État. En 2024, les dépenses de compensation sont estimées à 11 337 millions de dinars (MD), en légère baisse par rapport aux 11 475 MD de 2023. De plus, l’augmentation des prix du pétrole et la dépréciation du dinar ont entraîné des dépassements budgétaires, notamment en 2017, où une dérive de 900 millions de dinars a été enregistrée pour la compensation énergétique.</p>



<p>Ces fluctuations rendent le système de compensation vulnérable aux variations des marchés internationaux et aux facteurs économiques internes. En particulier, la compensation des prix de l’énergie exerce une pression notable sur le budget de l’État&nbsp;: en 2024, une enveloppe de 7,086 milliards de dinars a été allouée à la compensation des hydrocarbures et de l’électricité, contre 7,030 milliards en 2023. Cette situation limite la capacité de l’État à investir dans d’autres secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.</p>



<p>De plus, la volatilité des prix internationaux du pétrole des cours des produits alimentaires (blé, orge, sucre, riz etc.) et les fluctuations du taux de change du dinar rendent difficile la prévision et la gestion efficace de ces dépenses.&nbsp;</p>



<p>Face à ces défis, le gouvernement tunisien doit tôt ou tard procéder à des réformes pour rationaliser le système de subventions des prix des produits de consommation de base et énergétiques, avec pour objectif de réduire le fardeau financier sur le budget de l’État tout en protégeant les populations vulnérables contre les hausses des prix de l’énergie.&nbsp;Une des solutions que j’avais proposé dans mon avant-dernier article est de créer une caisse autonome de compensation financée par des taxes «<em>pigurrienes</em>» telles qu’un impôt sur le <em>capital oisif</em> ou un impôt sur le patrimoine, afin de décharger le budget de l’Etat du poids de la compensation et sans en priver&nbsp; les catégories sociales les plus vulnérables.</p>



<p><em>Si on tient compte du fait que le FMI n’a jamais exigé la suppression immédiate et d’un seul coup de la compensation mais l’élaboration d’une stratégie et d’un programme étalés sur plusieurs années pour arriver à cet objectif, on peut considérer que la perte maximale associé au risque de première espèce de cette réforme est faible</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de première espèce associé à la perte de la souveraineté nationale&nbsp;</h2>



<p>C’est le principal argument avancé par notre Président pour justifier non seulement le rejet des conditions de FMI mais même la rupture de toute collaboration avec lui.A ce sujet, il faut bien qu’on ouvre les yeux et qu’on ne prenne pas nos rêves pour de la réalité. En effet, de quelle souveraineté nationale parle notre Président lorsqu’on doit importer 87% du blé dur et 73% de l’orge que nous consommons chaque année, que l’on doit taper à la porte du FMI ou d’autres bailleurs de fonds pour obtenir des prêts en devises pour rembourser notre dette et payer nos importations, ou que l’on doit demander l’aumône au Roi de l’Arabe Saoudite pour qu’il veuille bien nous accorder 87 millions de dollars pour financier la construction d’un hôpital à Kairouan ou à l’Émir du Koweït pour qu’il nous accorde 100 millions de dollars pour construire quatre autres hôpitaux, des sommes qui constituent des miettes pour ces Rois et Émirs?</p>



<p><em>La véritable souveraineté nationale ne viendra que le jour où nous serons capables de produire nous-mêmes ce que nous consommons, ou exporter nos produits pour pouvoir en importer d’autres. Tout le reste, ce sont des discours naïfs, utopiques et populistes entièrement déconnectés de la réalité qu’on peut à la limite tenir dans la buvette des facultés, mais pas quand on détient le sort de 12 millions de Tunisiens entre les mains.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OB98i950GM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/embed/#?secret=2aXYKhnvuu#?secret=OB98i950GM" data-secret="OB98i950GM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour résumer, la perte maximale associée au risque de première espèce lié à la décision de Kais Saïed, je prendrais l’exemple d’un cancer, que Dieu nous en préserve tous. Pour moi, tant les déficits chroniques des entreprises publiques, que le poids de la masse salariale des fonctionnaires sur le budget de l’Etat et le fardeau de la compensation, sont comme des cancers qui rongent les finances publiques: soit on choisit de les ignorer avec le risque que l’économie nationale s’effondre au bout de quelques années, soit de les soigner par des chimio ou radiothérapies avec tous les désagréments qui en résultent : vomissements, diarrhées, perte de cheveux,.., avec l’espoir de guérison au bout. C’est aussi simple et dramatique que cela.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de deuxième espèce associé à la décision de Kais Saïed&nbsp;</h2>



<p><em>C’est celui que représente la décision de refuser les conditions posées par le FMI pour le déblocage du prêt de 1,9 milliards de dollars et même d’annoncer la rupture de toute collaboration avec lui, alors que l’avenir montrera que notre Président avait tort de prendre cette décision</em>.&nbsp;</p>



<p>Comme pour le risque de première espèce, la perte maximale (au pire des cas) est la somme de plusieurs pertes probables :</p>



<p>&#8211; perte des 1,9 milliards de dollars qui auraient été les bienvenus dans une conjoncture aussi difficile que celle que traverse notre économie; c’est même une perte certaine et non probable puisqu’on ne verra plus la couleur de ces dollars;</p>



<p>&#8211; nos entreprises publiques continueront à être de plus en plus déficitaires et incapables de réaliser les investissements nécessaires pour améliorer la qualité des services publics qu’ils fournissent aux usagers;</p>



<p>&#8211; la masse salariale des fonctionnaires continuera à creuser le déficit du budget de l’Etat, avec des difficultés de financement et un détournement plus grand des ressources des banques locales pour le financement du déficit de l’État plutôt que des entreprises et des investisseurs privés;</p>



<p>&#8211; le budget de la compensation pèsera de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat en raison de la fluctuation des cours internationaux&nbsp;des produits alimentaires et énergétiques et du glissement lent mais continu du taux de change du dinar;</p>



<p>&#8211; ces trois facteurs combinés alourdiront d’une année à l’autre les déficits budgétaires de l’État, augmenteront son endettement interne et externe et détrôneront ses rares ressources de l’investissement en infrastructures, santé, éducation, etc., pour améliorer la qualité des services publics, y compris pour les catégories sociales vulnérables pour la protection desquelles le Président a cru bon de refuser les conditions du FMI et même rompre avec lui;</p>



<p>&#8211; ils accroissent aussi le risque d’une pression fiscale encore plus grande, faute de trouver d’autres sources de financement internes et externes;</p>



<p>&#8211; sans l’aval de FMI, les autres bailleurs de fonds n’accepteront pas de nous accorder des prêts en devises pour honorer les échéances de notre dette extérieure et importer nos produits alimentaires, médicaments, pétrole, etc. A ce sujet, il faut bien noter que nos banques commerciales ne peuvent souscrire qu’à des emprunts libellés en dinars, et que la banque centrale ne peut créer grâce à la planche à billets que des dinars aussi, et que ni les unes ni l’autre ne peuvent créer des dollars ou des euros qui ne peuvent provenir que de l’exportation de biens et de services, tels que le tourisme, ou des transferts effectués par nos TRE au profit de leurs familles restées en Tunisie;</p>



<p>&#8211; tant que les investissements publics et privés restent faibles et que les taux de croissance économique continuent à osciller entre 1% et 2% (1,4% en 2024), soient des taux nettement plus fiables que les taux d’intérêt auxquels nous avons emprunté souvent à long terme, le défaut de paiement de la dette publique est mathématiquement inéluctable et le passage devant le Club de Paris n’est qu’une question de temps.</p>



<p>Dans ce cas, on risque de perdre pour de bon et dans des conditions humiliantes notre souveraineté nationale que Saïed pense avoir sauvé en rejetant les conditions du FMI et en rompant avec lui.</p>



<p>Déjà sans en arriver là, ce que personnellement et en tant que Tunisien je ne souhaite pas, trouver dans le communiqué du FMI en date du 14 mars 2025 le nom de la Tunisie parmi les rares pays dans le monde dont les consultations en vertu de l’article IV avec FMI sont retardées, tels que la Syrie, le Yémen, le Soudan et l’Afghanistan,&nbsp;des pays dont le seul nom évoque la famine ou la guerre civile quand ce n’est pas les deux à la fois, est une bien triste nouvelle et ne présage&nbsp;rien &nbsp;de bon pour l’avenir de notre pays<em>.</em></p>



<p><em>En résumé de cet exercice de transposition du raisonnement qui est la base du modèle du Minimax à la décision que devait prendre Kais Saïed en relation avec le FMI, il apparaît clairement pour le commun des mortels doté du minimum de bon sens&nbsp; que le minimum du risque maximum, en termes d’assainissement des finances publiques y compris en termes de préservation de la paix sociale et de la souveraineté nationale, se&nbsp; trouve bel et bien dans la décision <strong><u>d’accepter</u></strong> les réformes structurelles demandées par le FMI quitte à bien négocier les conditions de le leur mise en œuvre et le planning de leur exécution.</em></p>



<p>Pour conclure cet article, j’hésite entre deux conclusions possibles:</p>



<p>&#8211; soit rappeler qu’en économie, comme dans tous les domaines de la vie <em>«celui qui n’avance pas recule»</em> et que des petits pays qui n’ont pas davantage de ressource naturelles ou humaines, tels que la Côte d’Ivoire ou le Rwanda ou l’Ethiopie ou même la petite Gambie (1,5 millions d’habitants) arrivent à faire 5 ou même 7% de croissance économique annuelle et sont donc en train de nous rattraper et même de nous dépasser grâce à leur seule bonne gouvernance économique;&nbsp;</p>



<p>&#8211; soit parler à notre Président dans le langage qu’il semble comprendre le mieux, celui du bonheur&nbsp;! Etant donné qu’il n’avait pas hésité à proposer le plus sérieusement du monde de remplacer le calcul du PIB (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Produit Intérieur Brut</a>) par un autre PIB (Produit Intérieur du Bonheur), a-t-il pris le temps de lire, entre deux poèmes de Bayram Ettounsi, que, selon <em>The World Happiness Report</em> basé sur des données récoltées par un sondage mondial Gallup dans plus de 140 pays au cours des trois années précédentes, soit de 2022 à 2024, la Tunisie se classe 113<sup>e</sup>, loin derrière l’Algérie (84<sup>e</sup>) et même la Libye (79<sup>e</sup>)?</p>



<p><strong>Post scriptum </strong>: les lecteurs et lectrices, que je suis le premier à regretter que mes analyses économiques pessimistes dépriment, peuvent toujours aller sur mon blog <a href="https://sadokzerelli.blogspot.com/2025/03/donne-moi-la-main-pour-traverser.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Poèmes de la vie</em>»</a> pour rêver avec moi d’un monde meilleur. Avec sa politique, Kais Saïed peut nous enlever beaucoup de choses, mais ne pourra jamais nous enlever la capacité de rêver&nbsp;!</p>



<p><em>* Economiste, consultant international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-decision-de-kais-saied-de-rompre-les-relations-avec-le-fmi-analysee-par-le-modele-du-minimax/">La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 09:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Samir Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision prise par le président Kaïs Saïed de rompre les relations entre la Tunisie et le FMI est-elle justifiée ou non ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’annonce récente par un communiqué officiel de la Présidence de la République de la rupture de toute collaboration avec le Finds monétaire international (FMI) est passée presque inaperçue dans l’actualité économique et politique. Pourtant, c’est une décision qui aura des conséquences très lourdes à court et moyen terme sur les performances de l’économie nationale et les chances de sortir de la stagnation qu’elle connaît depuis quelques années déjà. L’auteur, économiste de formation et ancien expert auprès de plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque africaine de développement (BAD), analyse dans cet article les raisons de cette rupture et les arguments qui pourraient la justifier ou non.</em></strong> <em>(Photo: Jihad Azour, &nbsp;directeur du département Moyen Orient au FMI, reçu par Kaïs Saïed, le 21 juin 2022).  </em></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-15783058"></span>



<p>La dernière décision présidentielle de rompre officiellement toute relation avec le FMI, passée presque inaperçue dans une actualité dominée par les procès politiques et des nouvelles du type X est entré en prison et Y en est sorti, est très lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et son image tant sur la scène diplomatique internationale que sur les places financières du monde et auprès des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux ou même des investisseurs privés.</p>



<p>C’est une décision historique qui marque la rupture des relations&nbsp; avec une institution multinationale dont la Tunisie est membre depuis 1958, détient une partie du capital et a bénéficié de son assistance durant les crises les plus difficiles que notre économie a eu à traverser, depuis celle des années 1970 déclenchée par l’échec de l’expérience&nbsp; des <em>«coopératives»</em> d’Ahmed de Ben Salah, à celle des années 1980 provoquée par la <em>«révolte du pain»</em>, à celle des années 1990 marquée par la mise en place du <em>«programme d’ajustement structurel»</em> (PAS) et à celle après la <em>«révolution de 2011»</em> qui perdure jusqu’à aujourd’hui.</p>



<p>Pour rappel, depuis son adhésion au FMI, la Tunisie a eu accès à plusieurs financements qui représentent plusieurs fois son quotas et ce, à travers divers mécanismes pour une enveloppe totale de 3 123 millions de DTS, soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020. Elle se classe au 13<sup>e</sup> rang parmi les pays qui ont bénéficié le plus de l’assistance financière du FMI (Source : FMI).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse politiquement neutre</h2>



<p>Avant de développer davantage mon analyse et prendre position, en tant qu’économiste spécialiste en économie monétaire, dans cette querelle qui est devenue malheureusement une bataille ou même un bras de fer entre le Président Kaïs Saïed et le FMI, je voudrais insister sur un point : pour des raisons théoriques qu’il n’y a pas lieu de développer dans cet article, je suis un farouche opposant au courant de pensée néolibérale qui domine au sein de cette institution et qui prône le retour même pas à la théorie néoclassique du XIX<sup>e</sup> siècle, mais même à la théorie classique originelle de la <em>«main invisible»</em> d’Adam Smith qui dominait la pensée économique au XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Mon dernier article où je dénonce vivement la politique monétaire du taux directeur que le FMI a imposé à la BCT en vue de lutter contre l’inflation en est une preuve (voir dans Kapitalis :<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/25/banque-centrale-de-tunisie-oui-lamendement-de-la-loi-de-2016-simpose/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em> ‘‘Oui pour l’amendement de la Loi de 2016 sur le statut de la BCT’’</em>)</a>.</p>



<p>J’ai tenu à faire cette remarque parce que si certain(e)s lecteurs et lectrices trouveront peut-être que je prends davantage dans cet article le parti du FMI, ce n’est pas par aliénation idéologique mais bien par honnêteté intellectuelle et pour<em> «rendre à César ce qui appartient à César»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer</h2>



<p>Avant d’examiner en détail les motifs de la querelle/bataille entre notre Président et le FMI, il est important de rappeler quatre vérités qu’il ne sert à rien de vouloir ignorer, par esprit chauvin ou discours populiste, du moins si on veut apporter une réponse scientifique et objective à cette question, ce qui est mon objectif dans cet article.</p>



<p>La première vérité est que le FMI n’a rien demandé à la Tunisie mais c’est la Tunisie qui est allée vers lui pour lui demander son aide pour sortir de la grave crise économique que le pays traverse depuis la révolution et qui ne cesse de s’aggraver d’une année à l’autre, aide qu’il soumet à la mise en œuvre d’un&nbsp; certain nombre de réformes structurelles qu’il juge, à tort ou à raison (c’est l’objet de cet article), nécessaires pour s’assurer que les finances publiques seront suffisamment équilibrées pour pouvoir le rembourser.</p>



<p>La deuxième vérité est que l’on ne peut pas reprocher au FMI cette approche qui est identique à celle de tout banquier, même Tunisien, à qui son client demande un crédit et qui exige la présentation d’une fiche de paie ou des garanties pour s’assurer qu’il aura bien la capacité de rembourser le crédit dans les délais. C’est une démarche qui relève de l’orthodoxie financière propre à tous les banquiers, qui n’a rien de politique et ne menace pas la souveraineté nationale dans le sens où le FMI ne risque pas de venir un jour nous coloniser comme pourrait le faire un pays étranger par exemple.</p>



<p>Déjà, avoir politisé cette querelle est à mon avis une première erreur commise par notre Président parce que c’est une affaire de finances internationales et non pas de politique internationale au sens de politique étrangère et diplomatique du terme.</p>



<p>La troisième vérité est que beaucoup de pays font la queue pour obtenir l’aide du FMI et les 1,9 milliards de dollars à laquelle notre Président a décidé de renoncer, en avril 2023, iront certainement bénéficier à un autre pays membre du FMI. En tant qu’institution de financement internationale, le FMI ne peut pas et ne sera pas perdant dans cette affaire et seule la Tunisie pourrait l’être si elle n’arrivait pas à trouver une alternative viable pour le financement de son déficit budgétaire (j’analyserai dans le prochain article la pertinence et le réalisme de la stratégie du <em>«compter sur soi»</em> que notre Président nous propose).</p>



<p>La quatrième vérité est peut-être la plus importante de toutes en termes de conséquences de cette décision de rupture des relations avec le FMI : sans son appui, et encore moins après avoir rompu avec lui, pratiquement aucun des autres bailleurs de fonds qu’ils soient multinationaux ou bilatéraux ou même des fonds d’investissement privés, n’accepteront de nous accorder des prêts en devises, y compris ceux des pays soi-disant <em>«frères et amis»</em> et qui, avec cette décision qui nous prive de l’aval du FMI, s’aligneront sur lui et s’avèreront&nbsp; ni frères ni amis et ne nous accorderont plus aucun emprunt ou don substantiels. Plus encore, aucune sortie sur le marché financier international, telle que celle qu’on avait réussi à faire avant la révolution sur le marché financier japonais (Samouraï I et Samouraï II), n’est plus possible, à moins de payer des taux d’intérêts exorbitants, tels que ceux qu’AfreximBank nous a facturés pour le dernier emprunt de 300 millions de dollars (9,25%, soit vraiment un taux d’usurier !)</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I9EMdq6rq7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uGOJha0nct#?secret=I9EMdq6rq7" data-secret="I9EMdq6rq7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les agences «Oumek Sarnafa»</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Le Président a tort de prendre à la légère les notations de ces agences internationales d’évaluation du risque souverain d’un pays, dont il se moque en les appelant <em>«Oumek Sarnafa» </em>(cuisinières), telles que Moodys ou Fitch. Maintenant qu’il a rompu les relations avec le FMI, les notations de ces agences vont peser plus lourd pour l’accès de la Tunisie au marché financier international et surtout vont se traduire par des taux d’intérêt encore plus élevés et donc de millions de dollars supplémentaires qui vont grever davantage le budget de l’Etat.</p>



<p>A ce sujet, il faut savoir que ces agences sont apolitiques et appliquent la même méthodologie d’évaluation à tous les pays du monde, basée sur une batterie de critères économiques (taux de croissance économique, taux du déficit budgétaire, de déséquilibre de la balance commerciale, de la balance des paiements, de chômage, d’inflation, etc.) et sociopolitiques (stabilité du régime, paix sociale, etc.).</p>



<p>Il faut savoir aussi que selon ces agences, ce qui compte le plus, ce n’est pas tellement le volume de la dette et le niveau d’endettement d’un pays, mais sa capacité à produire, à créer des richesses et donc à rembourser sa dette extérieure. C’est ainsi que s’explique le fait que certains pays beaucoup plus endettés que la Tunisie (où la dette extérieure représente 79,4% du PIB), tels que les Etats-Unis (122%} ou la France (111%) ou le Japon qui est le pays le plus endetté au monde (255%), sont classés dans la catégorie A, c’est-à-dire à faible risque de défaut de paiement, alors que la Tunisie est classée dans la catégorie C, c’est à dire à haut risque de défaut de paiement.</p>



<p>J’ouvre ici une parenthèse pour commenter la décision de la semaine dernière de Moody’s de relever la notation souveraine de la Tunisie de Caaa2 à Caaa1 avec des perspectives stables. C’est une décision logique suite au remboursement au mois de janvier dernier d’une échéance de 5 milliards de dinars qui représente 40% de l’encours de l’année 2025. Il s’agit d’une amélioration certes bienvenue (c’est toujours mieux qu’une dégradation) mais infime, car tant qu’on est pas sorti de la catégorie C et retrouvé notre notation B avant la révolution (Baaa2 en 2010), nous demeurons dans la zone à haut risque de défaut de paiement et très peu de bailleurs de fonds accepteront de nous accorder des prêts en devises et quand ils l’acceptent cela sera à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés que si on bénéficiait encore de l’aval du FMI.</p>



<p>Autant le dire et le mettre bien dans nos têtes : nous avons maintenant le dos au mur et, à moins que la stratégie du<em> «compter sur soi»</em> proposée par Kais Saïed ne réussisse, nous allons tout droit vers une plus grande récession économique, plus d’inflation, plus du chômage, plus de détérioration de la valeur du dinar et du pouvoir d’achat des ménages, y compris ceux à faibles revenus pour la défense de qui notre Président a pris cette décision de rompre avec le FMI, avec le Club de Paris au bout du tunnel, quand ce n’est pas une révolte sociale ou les deux à la fois !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie du «compter sur soi» est-elle efficace?</h2>



<p>Honnêtement, je pense qu’il est trop tôt pour en juger et une réponse complète nécessite une analyse très approfondie des potentialités de croissance de l’économie tunisienne, analyse que je compte faire dans mon prochain article, car celui-ci est déjà très long.</p>



<p>En attendant, je signale qu’on ne doit pas se laisse leurrer par le fait que, jusqu’à maintenant, on arrive à s’en sortir tant bien que mal et honorer nos échéances. En tant qu’observateur qui suit et analyse de près l’évolution d’un certain nombre d’agrégats et indicateurs économiques, j’attribue cette capacité de remboursement à des facteurs conjecturels favorables plutôt qu’à des facteurs structurels qui reflètent les équilibres macroéconomiques de notre économie.</p>



<p>Parmi ces facteurs favorables, je&nbsp; citerais une relativement bonne saison touristique qui a rapporté près de 7000 millions de dinars, une augmentation exceptionnelle l’année dernière du prix international de l’huile d’olive dont la seule&nbsp; exportation a rapporté plus de 5000 millions de dinars (déjà le cours international de l’huile d’olive a chuté considérablement cette saison, ce qui va impacter négativement notre capacité à honorer les échéances de la dette de la prochaine année) et surtout un accroissement des virements effectués par nos TRE (Tunisiens résidents à l’étranger) en faveur de leurs familles restées en Tunisie, une conséquence directe de la fuite des cerveaux et de l’émigration massive légale ou illégale (comme quoi, comme le dit si bien un proverbe français, <em>«à quelque chose malheur est bon»</em> !).</p>



<p>Notre Président a beau dénoncer (à juste titre) le caractère impitoyable des lois économiques, que derrière les chiffres que les économistes manipulent, il y a des êtres humains, et même remettre en cause les modalités de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article très didactique intitulé <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</a></em>), il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont telles qu’aucune économie dans le monde ne peut continuer fonctionner et prospérer si le taux de croissance économique est inférieur au taux d’intérêt réel à payer sur la dette extérieure. Ce n’est même pas de l’économie, mais de la simple arithmétique. </p>



<p>Dans le cas de notre pays, tant que le taux de croissance du PIB reste aussi faible et oscillant entre 1% et 2% (1,4% pour l’année 2024 selon la Banque Mondiale et 1,8% prévu pour l’année 2025 selon la Berd, contre 3,2% prévue par notre PLF 2025, mais entre les deux, je fais davantage confiance aux prévisions de la Berd), est largement inférieur aux taux d’intérêt des emprunts extérieurs (les plus favorables sont ceux du FMI, de l’ordre de 5%), l’Etat n’aurait pas d’autres choix que de réduire son train de vie en réduisant la masse salariale des fonctionnaires, les dépenses de la caisse de compensation et le poids des déficits des entreprises publiques sur son budget, ou emprunter davantage aux banques locales si elles veulent bien lui prêter de l’argent ou faire fonctionner à fond le mécanisme de la planche à billets avec le risque de déclencher une spirale inflationniste incontrôlable, ou&#8230; se déclarer en défaut de paiement et se retrouver au Club de Paris pour le rééchelonnement de la dette publique et/ou au Club de Londres pour le rééchelonnement de la dette privée. Si on finit un jour à Paris ou à Londres (autrement que pour y faire du tourisme et du shopping !), on pourrait vraiment dire adieu à notre souveraineté nationale à laquelle Kais Saïed est si à cheval mais qu’on risque de perdre dans des conditions beaucoup plus humiliantes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vefIdROKjn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/">Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/embed/#?secret=PHZOWaRHUu#?secret=vefIdROKjn" data-secret="vefIdROKjn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les motifs de la querelle entre le Président et le FMI</h2>



<p>Il s’agit des trois fameuses conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de1,9 milliards de dollars, approuvé au niveau du comité technique dès 2022 et bloqué depuis au niveau du conseil d’administration du FMI, qui ont toutes reçus un <em>«niet»</em> catégorique du Président, à savoir :</p>



<p>a) la restructuration des entreprises publiques;</p>



<p>b) la réduction de la masse salariale dans le budget de l’Etat;</p>



<p>c) la suppression du mécanisme de compensation des prix de certains produits de consommation de base et énergétiques. &nbsp;</p>



<p>Une analyse objective du bien-fondé de chaque condition peut aider à savoir s’il s’agit effectivement d’ingérence inacceptable dans la politique intérieure du pays comme le soutient le Président ou de réformes structurelles inévitables à court ou moyen terme qui vont dans le sens de l’intérêt général du pays.</p>



<p><strong>Première condition : la restructuration des entreprises publiques</strong></p>



<p>Je ne suis pas d’accord avec notre Président lorsqu’il affirme dans tous ses discours que la corruption est la principale cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution et qu’il suffit de l’éradiquer pour que la croissance économique reprenne et le niveau de vie de la population s’améliore.</p>



<p>Certes, il faut continuer à combattre par tous les moyens la corruption mais je lui fais remarquer qu’il n’y a pas un seul pays au monde (j’en ai visités une bonne centaine à titre professionnel ou personnel) où la corruption n’existe pas, quoiqu’il est vrai à des degrés divers (les magouilles en Ukraine de Hunter Biden, le fils de l’ex-président américain, ou celles de Sarkozy en Libye du temps de Kadhafi, en sont de parfaits exemples).</p>



<p>En tant qu’économiste et ex-consultant à long terme auprès de la BAD, chargé du suivi de la mise en œuvre de 120 grands projets d’infrastructures régionales dans tous les pays africains réalisés dans le cadre du Nepad (New Partnership for African Development, un gigantesque programme financé par la Banque Mondiale et plusieurs autres bailleurs de fonds internationaux, que n’importe quel passant dans les rues d’Accra, ou d’Abidjan ou de Bamako connaît, alors si on pose la même question à un passant dans les rues de Tunis, il vous répondra <em>«Dans quelle équipe de football il joue ?!»</em>), il ne fait pas de doute pour moi que la première cause du marasme que connaît notre économie depuis la révolution est la mauvaise gestion à tous les niveaux de décision. En particulier, d’une bonne centaine d’entreprises publiques, dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l Etat.</p>



<p>Je relève d’ailleurs que pour la plupart d’entre elles (Tunisair, SNCFT, Transtu, etc.), les pertes cumulées depuis plusieurs années ont dépassé de plusieurs fois le montant de leurs fonds propres, ce qui veut dire que du point de vue du droit commercial strict, elles sont en faillite et n’existent plus même si elles continuent à fonctionner!</p>



<p>Que ce soit à la demande du FMI ou non, c’est un lourd fardeau pour l’économie nationale qui se traduit par une aggravation du déficit du budget de l’Etat, un gaspillage des rares ressources du pays et de pénalités à payer par les usagers de ces services publics, soit en termes de mauvaise qualité de service, soit dans leurs factures, souvent les deux à la fois.</p>



<p><strong>La restructuration ne signifie pas la privatisation</strong></p>



<p>Il est important de faire remarquer que le FMI n’exige nullement la <em>«privatisation»</em> de ces entreprises publiques, comme notre Président l’a interprété et n’arrête pas de le dénoncer dans ses discours, mais de leur <em>«restructuration»</em>, car tout ce que demande le FMI est que les&nbsp; déficits d’exploitation de ces entreprises publiques ne viennent plus aggraver le déficit budgétaire qui dépasse déjà largement les normes internationales d’une bonne gestion publique (12% du PIB alors que nous sommes à plus ou moins16%, selon les lois de finance en Tunisie).</p>



<p>Je fais remarquer aussi que cet objectif peut être atteint sans avoir forcement à céder aux entreprises au secteur privé comme le Président semble le penser. En effet, il existe plusieurs techniques juridiques et d’ingénierie financière pour transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise bénéficiaire tout en gardant son caractère public, c’est-à-dire sans l’entrée d’investisseurs privés dans son capital social. Je citerais en particulier trois techniques bien connues par les experts en la matière, dont je fais partie :</p>



<p>&#8211; Les contrats programmes;</p>



<p>&#8211; les partenariats publics privés (PPP);</p>



<p>&#8211; et les concessions d’exploitation.</p>



<p>Les techniques de restructuration sans privatisation des entreprises publiques</p>



<p>Sans rentrer dans des considérations techniques qui seraient ennuyeuses pour les lecteurs et lectrices de cet article destiné au grand public, je rappellerais juste l’idée à la base de chaque technique.</p>



<p><em>Le contrat programme</em> : il s’agit d’un contrat, en général quinquennal, passé entre une entreprise publique et son ministère de tutelle, qui fixe les objectifs précis à atteindre à termes d’accroissement de la production, de la productivité et de réduction du déficit d’exploitation, moyennant des montants précis de subventions d’exploitation ou d’équipement que l’Etat s’engage à l’avance à lui payer annuellement. Cette technique permet de responsabiliser les PDG de ces entreprises sachant que s’ils n’atteignent pas les objectifs auxquels ils se sont engagés en signant leur contrat programme, ils risquent d’être virés. C’est une technique qui a bien fonctionné dans beaucoup de pays et notamment en France où elle a permis de transformer la SNCF d’une entreprise largement déficitaire en une entreprise largement excédentaire en quelques années seulement.</p>



<p><em>Les PPP</em> : dans ce schéma, un investisseur privé finance, construit et exploite pour une durée déterminée (en général 30 ou 40 ans) une infrastructure (autoroute, port, aéroport, etc.) ou un équipement lourd (centrale électrique, hôpital, etc.) moyennant un cahier de charges qui fixe clairement les redevances annuelles que l’Etat devrait lui payer pour le rembourser progressivement, ainsi que les contraintes de service public auxquelles il sera soumis (qualité de service, tarifs qui doivent être homologués, etc.). Les PPP qui permettent de décharger le budget de l’Etat de coûts d’investissement souvent très élevés d’une infrastructure ou un équipement collectif, tout en assurant une gestion plus rigoureuse que seuls les privés peuvent assurer, sont très en vogue dans les pays anglo-saxons, notamment en Angleterre où même des prisons sont construites et gérées dans le cadre de PPP.</p>



<p><em>Les concessions d’exploitation&nbsp;</em>: dans ce schéma, l’Etat construit et finance sur son budget une infrastructure ou un équipement collectif mais en concède, par appel d’offres, national ou international, l’exploitation pour une durée de 30 ou 40 ans à un investisseur privé qui lui versera des redevances annuelles d’exploitation. A la fin de la concession, la propriété de l’infrastructure ou de l’équipement revient à l’Etat. Là aussi le concessionnaire est soumis à un cahier de charges strict qui fixe ses obligations en matière de qualité de service à fournir aux usagers, d’entretien, de sécurité, de protection de l’environnement, etc., avec obligation d’homologation tarifaire pour protéger les usagers contre des tarifs abusifs et injustifiés.</p>



<p>Ce modèle a été appliqué avec succès à Tunisie-Autoroutes et a permis de construire, entretenir et gérer un réseau autoroutier de 387 km à ce jour (sans l’autoroute Tunis-Jelma d’une longueur de 181 km en voie d’achèvement) sans que cela coûte un dinar pour le budget de l’Etat et sans changer son statut de société publique.</p>



<p>Le premier objectif recherché par tous ces montages juridiques et financiers&nbsp; est de tirer profit de la capacité de gestion des privés qui est en général supérieure à celle de leurs homologues publics, non pas que leurs cadres soient plus intelligents ou titulaires de plus de diplômes universitaires, mais parce qu’ils sont soumis au système de la récompense/sanction en vigueur dans le secteur privé, auquel leurs collègues du secteur public ne sont pas soumis : le PDG d’une entreprise du secteur privé sait qu’il sera récompensé par des primes de rendement à la fin de l’exercice s’il obtient de bons résultats et viré par le CA de l’entreprise s’il obtient de mauvais résultats, alors que le PDG d’une entreprise publique sait que, tant qu’il excelle dans <em>«l’art de caresser dans le sens du poil»</em> son ministre de tutelle, il peut espérer garder son poste pendant longtemps, que les résultats de sa gestion soient bons ou pas!</p>



<p>La conclusion à laquelle j’arrive est que si j’étais à la place du Président de la République (heureusement je ne le suis pas et je ne risque pas de l’être un jour !) , non seulement j’ aurais accepté cette première condition du FMI de restructuration des entreprises publiques, mais j’aurais demandé même une assistance technique (que les bailleurs de fonds fournissent en général gratuitement) pour la mettre en œuvre le plus rapidement et le plus efficacement possible.</p>



<p><strong>Deuxième condition : réduction de la part de ma masse salariale dans le budget de l’Etat</strong></p>



<p>J’ai côtoyé pendant très longtemps (20 ans) à titre de consultant international les experts de ces institutions multilatérales de financement telles que le FMI, la Banque Mondiale, la BAD, la BEI, la BID, la Bird, la Berd, etc.</p>



<p>Je peux affirmer qu’ils raisonnent tous selon ce qu’on appelle dans le métier les <em>«best practices»</em> (meilleures pratiques). Il s’agit d’analyser la politique suivie par des pays qui ont particulièrement réussi dans un domaine ou secteur particulier, qu’on appelle des <em>«success stories»</em>, d’en tirer des leçons et de les recommander aux autres pays qui rencontrent les mêmes problématiques. Être un expert international n’est pas plus compliqué que cela.</p>



<p>Dans le domaine de la gestion publique et de la maîtrise de l’équilibre budgétaire d’un État, les <em>«best practices»</em> sont un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB (on appelle cela le critère de Maastricht). Or en Tunisie, nous sommes autour de 6%, selon la loi de finance de chaque année, soit le double des normes internationales d’une bonne gestion publique. De même, la masse salariale des fonctionnaires ne doit pas dépasser 12% du PIB, alors qu’en Tunisie nous sommes autour 16%.</p>



<p>Ces décalages par rapport aux <em>«best practices»</em> ne passent pas auprès des experts de ces institutions multilatérales de financement qui auront à rendre compte à leur retour de mission à leurs supérieurs hiérarchiques, eux-mêmes adaptes de ces techniques d’évaluation.</p>



<p>Ayant compris comment fonctionnent ces experts internationaux (ce sont presque des ordinateurs qui appliquent des algorithmes), notre Président, au lieu de leur opposer un niet catégorique et en faire même un motif de rupture des relations avec le FMI, aurait dû, à mon avis, négocier ce que Trump appelle un <em>«deal»</em>, un art dans lequel il excelle et qui lui a permis de devenir milliardaire et puis Président des Etats-Unis.</p>



<p>En clair, à partir du moment où cette réforme demandée par le FMI est inéluctable, car la capacité de recrutement de l’administration n’est pas infinie et accroît le déficit budgétaire, il aurait dû négocier un programme souple pour sa mise en œuvre progressive avec le moins impact social possible. Le gouvernement de Youssef Chahed l’a bien compris (pour moi en tant qu’économiste, il est LE meilleur Premier ministre que nous avons eu depuis la révolution, que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou non), Samir Saïed l’ a compris aussi (pour moi, il est LE meilleur ministre de l’Économie que nous avons eu depuis la révolution, encore une fois que cela plaise à ceux qui font de la politique politicienne ou pas, car je n’en fais pas) et ils avaient commencé, dès le début des négociations avec le FMI en 2016, à élaborer une stratégie qui consiste à encourager les départs anticipés à la retraite, l’accord de primes de départ, la facilitation des prêts aux fonctionnaires qui veulent lancer leur propre projet, le non renouvellement automatique des départs à la retraite, etc. Pour moi, c’était indiscutablement la bonne voie à suivre, car continuer à avoir environ 780 000 fonctionnaires pour 12 millions d’habitants est contreproductif.</p>



<p>De mon point de vue, il vaut mieux créer une sorte caisse de chômage pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage et les payer à ne rien faire plutôt que de les recruter avec le risque de gêner ceux qui travaillent déjà dans l’administration et faire baisser leur productivité qui est déjà faible.</p>



<p>Malheureusement, notre Président a non seulement rejeté cette deuxième condition, nous privant ainsi de 1,9 milliards de dollars qui auraient été une bouffée d’oxygène dans une conjoncture aussi difficile. Pire, avec sa dernière décision de recruter d’un seul coup 5000 diplômés de l’enseignement supérieur en chômage, il est en train d’appliquer une politique exactement inverse à celle préconisée par le FMI. S’est-il demandé avec quelles ressources budgétaires ils seront payés, sachant que seulement 24% des emprunts extérieurs prévus dans&nbsp; la PLF de 2025 ont été identifiés à ce jour? Sait-il que le recours abusif au mécanisme de la planche à billets, que ce soit dans le cadre de la loi actuelle datant de 2016 fixant le statut de la BCT ou après l’avoir amendée comme il en a l’intention, risque d’engager l’économie dans une spirale inflationniste qui va entrainer l’érosion du pouvoir d’achat particulièrement des classes sociales à faibles revenus dont il déclare se soucier tellement, la détérioration de la compétitivité de nos entreprises, un plus grand chômage, une détérioration de la parité du dinar, donc une plus grande inflation, etc.? Se doute-t-il qu’au bout de ce processus infernal, la Tunisie sera contrainte de se déclarer en défaut de paiement et de se retrouver au Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de sa dette publique et perdra ainsi sa souveraineté nationale au nom de laquelle le président a rompu les relations avec le FMI? Mystère!</p>



<p><strong>Troisième condition : la suppression de la compensation sur les produits de consommation de base et énergétiques&nbsp;</strong></p>



<p>&nbsp;Il s’agit de la troisième condition que le Président a catégoriquement rejetée et celle qui a fait capoter le plus les négociations avec le FMI.</p>



<p>Alors que les deux premières conditions relèvent de problématiques purement économiques que je prétends maîtriser parce qu’elles visent la recherche d’une plus grande efficacité économique, cette troisième condition relève d’une problématique purement politique. N’étant pas moi-même un politicien, mon analyse sera moins tranchée et mes idées plus discutables. Je les développe quand même.</p>



<p>Pour aborder cette problématique, j’adopterais l’approche d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde qui a créé Tesla, Space X, Neurolink, etc., et dont je suis un fan et écoute sur YouTube toutes ses interviews et conférences. Ce génie incontestable des temps modernes a l’habitude de dire : savoir poser un problème, c’est le résoudre à moitié.</p>



<p>Selon cette approche, je poserais le problème de la caisse de compensation en Tunisie dans les termes suivants : d’abord, cette politique qui date du temps de Bourguiba, aussi nobles que soient ses objectifs sociaux et humains, pose un véritable problème d’injustice sociale auquel notre Président est si sensible.</p>



<p>En effet, comment justifier que celui qui gagne plusieurs milliers de dinars par mois bénéficie de la même subvention sur le prix d’une baguette de pain que celui qui gagne quelques centaines de dinars ou même aucun s’il est en chômage? Comment justifier que les 10 millions de touristes qui ont visité notre pays cette année ont mangé notre couscous subventionné par l’Etat et donc le contribuable tunisien? Pire, dans le domaine énergétique, comment justifier que le pauvre paysan qui vit en pleine campagne et qui n’a même pas de voiture contribue par les taxes qu’il paie à l’ Etat à subventionner l’essence que consomme la Mercedes dernier modèle dans laquelle roule un millionnaire pour aller danser dans une discothèque à Hammamet?</p>



<p>A côté de la dimension sociale que pose la problématique de la compensation, il y a une dimension purement économique, qu’on appelle <em>«la vérité des prix»</em> et à laquelle les économistes sont très attachés : tout produit dont le prix de vente ne reflète pas le coût de production se traduit par un gaspillage de ce produit. L’exemple de certains éleveurs de bétail qui trouvent moins cher d’alimenter leurs poules ou troupeaux par du pain moisi plutôt que&nbsp; d’acheter des aliments pour bétail en est une illustration, sans parler des centaines milliers de baguettes jetées chaque jour dans les poubelles!</p>



<p>Incontestablement, il y a là un véritable problème social et économique que le FMI a raison de soulever, sans parler de l’impact très lourd des dépenses de compensation sur le budget de l’Etat.</p>



<p>A partir du moment où le FMI a objectivement raison de poser le problème et que, comme Musk le dit, un problème bien posé est déjà à moitié résolu, il fallait chercher la solution à ce problème plutôt que de l’ignorer et maintenir le statuquo comme notre Président l’a fait et en fait même un motif de rupture de toute collaboration avec le FMI</p>



<p>Certes, la solution de la suppression totale de la compensation proposée par le FMI est inacceptable tant pour des raisons sociales que politiques et le Président a eu raison de rejeter cette solution.</p>



<p>Pour identifier une autre, je me suis inspiré de la solution trouvée par beaucoup de pays africains, pour alléger le budget de l’Etat et résoudre une problématique d’injustice sociale pareille mais qui se pose dans le secteur de l’entretien des routes. La solution adoptée par 27 pays africains (j’ai travaillé longuement sur ce sujet du temps où j’étais expert à la BAD) a été de créer un Fond de Développement Routier (FDR), alimenté par une taxe spéciale sur les prix du carburant, de sorte que seuls les automobilistes financent l’entretien du réseau sur lequel ils roulent. Plus ils circulent plus ils doivent contribuer à l’entretien des routes, un principe que les Américains appellent <em>«pay as go»</em>.</p>



<p>Sur la base de cette expérience africaine réussie dans le domaine de l’entretien routier (que la Tunisie, où les nids de poules sur certaines routes sont plus nombreux que les véhicules qui y circulent !, ferait bien d’adopter), je préconiserais la création d’une Caisse Autonome de Compensation (CAC) à financer, non pas par de nouvelles taxes sur les entreprises qui subissent déjà une pression fiscale parmi les plus élevées au monde, mais par une taxe sur ce que le célèbre économiste Keynes appelle le <em>«capital oisif»</em>.</p>



<p>Il s’agit des actifs réels et immobiliers qui ne sont pas intégrés dans le circuit économique et ne contribuent donc pas à la production nationale, tels les terrains agricoles non cultivés, les terrains non bâtis, etc. Une telle solution permettra de réduire le déficit du budget de l’Etat (objectif recherché par le FMI), tout en maintenant la compensation des prix de certains produits de consommation de base (objectif recherché par Kais Saïed). En plus, cerise sur le gâteau, elle incitera les propriétaires de ces actifs oisifs, qui s’en servent souvent à des fins de spéculation, à les intégrer dans le circuit économique et augmenter la production nationale</p>



<p>En tout cas, je suis convaincu en tant qu’économiste, que cette question de la compensation qui a bloqué les négociations et a engendré même la rupture des relations avec le FMI, est avant une question de vision économique et de courage politique qu’une question technique à laquelle les experts trouvent toujours une solution. Sinon, à quoi servent les experts ?</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VqG0Ruu2Iq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/">Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maintien du taux directeur de la BCT : une décision irresponsable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/le-maintien-du-taux-directeur-de-la-bct-une-decision-irresponsable/embed/#?secret=Kb0ly6tNPo#?secret=VqG0Ruu2Iq" data-secret="VqG0Ruu2Iq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>En attendant d’analyser dans un prochain article le réalisme et les chances de réussite de la stratégie de rechange du <em>«compter sur soi»</em> proposée par le Président pour permettre à la Tunisie de <em>«sortir de l’ornière»</em>, ma conclusion provisoire serait de dire que&nbsp; cette décision de rupture de toute collaboration avec le FMI est à mon avis fort regrettable, parce qu’elle a été politisée dès le départ et parce qu’il y a des voies de solutions techniques qui n’avaient pas été explorées.</p>



<p>Mais, maintenant que le mal est fait, cette rupture des relations avec le FMI pourrait être l’occasion de sortir du cercle vicieux de l’endettement et de la dépendance aux institutions internationales. Mais pour cela, encore faudrait-il avoir une vision économique claire au plus haut sommet de l’Etat (ce qui ne me semble malheureusement pas être le cas) et des réformes structurelles auxquelles, avec ou sans les <em>«diktats»</em> du FMI, la Tunisie ne pourrait pas échapper si elle veut remettre son économie sur les rails de la croissance, de la création de richesses et de l’emploi, en vue de&nbsp; l’amélioration du niveau de vie de la population, toute la population, pas seulement les classes sociales les plus défavorisés, pour la protection desquels il a pris une décision aussi lourde de conséquences pour l’avenir de ce pays et de ses enfants</p>



<p><strong><em>PS (hors du sujet traité) </em></strong>: <em>J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie métaphysique, à me rejoindre sur mon blog sur Google que j’ai appelé <a href="https://www.blogger.com](https://www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a> où je m’évade de temps en temps dans le temps et l’espace, très loin du&nbsp; FMI, de la BCT, de Kais Saïed, etc. Ils/elles y trouveront des poèmes sur ce que ma vie, non pas d’économiste, mais de globe-trotter, m’a appris et des sujets infiniment plus intéressants pour la nourriture de l’âme que ne l’est l’économie pour la nourriture pour l’esprit.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/">Le Président Saïed a-t-il raison de rompre les relations de la Tunisie avec le FMI?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 11:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouzaiene]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Ali Ben Ghedhahem]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[investissements publics]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du FM. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/">Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>&nbsp;«La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du Fonds monétaire international (FMI), qui exigent notamment la suppression des subventions, le gel des embauches dans le secteur public et une réduction de la masse salariale».</em></strong></p>



<span id="more-15332566"></span>



<p>C’est ce que révèle une étude menée par le Centre Ali Ben Ghedhahem pour la justice fiscale (CAJF) présentée lors d’une conférence de presse à Tunis.</p>



<p>«En renonçant aux réformes préconisées par le FMI, la Tunisie a contourné en partie la politique d’austérité soutenue par l’institution financière internationale, dont les axes principaux sont le contrôle des équilibres financiers, la réduction des dépenses publiques, le gel des salaires et des embauches dans l’administration publique et dans le secteur public, la suppression des subventions et le contrôle de la masse salariale», explique l’étude.</p>



<p>Lancée en 2023 et finalisée en janvier 2025, cette étude a montré que <em>«la Tunisie a maintenu son soutien au système de subvention à des niveaux élevés, passant d’une moyenne de 4 milliards de dinars en 2019 à 12 milliards de dinars en 2022, la masse salariale, de 16,1% du PIB en 2019 à 13% prévu en 2025»</em>.</p>



<p>Selon &nbsp;le chercheur et fondateur du CAJF Amine Bouzaiene, les embauches d’agents publics civils ont également repris, avec 8 000 nouvelles embauches en 2019, 12 500 en 2024 et 21 000 attendues pour 2025, en plus des augmentations du salaire minimum garanti dans les secteurs public et agricole et des pensions de vieillesse.</p>



<p><em>«La Tunisie a également réussi à réduire le déficit budgétaire de 7,4% en 2023 à 6,3% l’année dernière et devrait atteindre 5,5% du PIB cette année, alors que le FMI espérait atteindre ces niveaux en 2026»</em>, a souligné Bouzaiene.</p>



<p>Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, dit le chercheur, il a été possible d’arrêter la tendance expansionniste de la dette par rapport au PIB, grâce à la décision de la Tunisie de prendre ses distances vis-à-vis du FMI et de ne pas respecter ses diktats.</p>



<p>Malgré ces conclusions, Bouzaiene a estimé que <em>«l’autonomie est importante, mais des efforts supplémentaires doivent être déployés pour établir la justice fiscale et mobiliser les ressources nécessaires à la reprise économique»</em>.</p>



<p>L’étude souligne également l’absence d’un plan de relance de l’économie nationale sur la base des investissements publics, a souligné le chercheur, ajoutant qu’il est encore possible d’augmenter l’utilisation des ressources propres, notamment fiscales, en élargissant la base imposable sans nuire aux classes moyennes et vulnérables.</p>



<p>La Tunisie et le FMI ont conclu un accord de niveau de service le 15 octobre 2022 dans le cadre du mécanisme élargi de financement, mais les négociations ont ensuite été suspendues suite à une décision du président tunisien Kaïs Saïed, estimant que les conditions imposées par le Fonds menaçaient la paix sociale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/">Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Jihed Azour]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, qui n'a pas repris les négociations avec le FMI, au point mort depuis octobre 2022, pourra-t-elle s'en sortir avec ses propres moyens? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/">Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a enregistré des signes d’amélioration économique, mais le taux de croissance reste faible et des réformes structurelles sont nécessaires, a déclaré Jihed Azour, soulignant l’absence de négociations entre le FMI et la Tunisie sur de nouveaux financements. Cependant, le président Saïed, qui n’est pas pressé de voir ces négociations reprendre, estime que la Tunisie peut se relancer en comptant sur ses propres moyens.</em></strong> <em>(Illustration: Jihad Azour reçu par le président Saïed en juin 2022). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri &nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-14435440"></span>



<p>Dans une déclaration à l’agence de presse Tap en marge des réunions annuelles 2024 du FMI et de la Banque mondiale (BM), le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que la situation économique de la Tunisie a montré quelques signes d’amélioration, notamment dans le commerce extérieur et l’agriculture, mais la croissance reste faible, à 1,6% en 2024 et 2025, selon les prévisions du FMI publiées dans son rapport sur les <em>Perspectives de l</em><em>’</em><em> </em><em>économie mondiale</em>.</p>



<p>Il s&rsquo;agit du niveau le plus faible parmi tous les pays d’Afrique du Nord&nbsp;: l’Egypte 4,1%, la Mauritanie 4,2%, le Maroc 3,6% et l’Algérie 3% en 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impulser les investissements et créer des emplois</h2>



<p>L’économie tunisienne est actuellement confrontée à des défis majeurs liés à la nécessité de créer des emplois et de développer le volume des investissements. Selon Azour, le gouvernement tunisien a pu adopter certaines mesures en termes de dépenses publiques, mais l’économie nationale doit bénéficier d’autres réformes structurelles qui contribuent à augmenter le niveau des investissements et à la création d’emplois, car le FMI s’attend à ce que le taux de chômage atteindra un niveau élevé de 16,4% en 2024.</p>



<p><em>«&nbsp;Je pense qu</em><em>’</em><em>il est nécessaire d</em><em>’</em><em>introduire des réformes pour augmenter le niveau de croissance, réduire le fardeau des banques publiques et élargir le cercle du financement»</em>, a déclaré Azour.</p>



<p><em>«Le FMI ne dispose d</em><em>’</em><em>aucune information sur l</em><em>’</em><em>existence de nouvelles négociations avec le gouvernement tunisien sur l</em><em>’</em><em>accès au financement et le précédent programme de financement pour lequel la Tunisie avait reçu l</em><em>’</em><em>approbation préliminaire n</em><em>’</em><em>a pas été finalisé»</em>, a-t-il rappelé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SVXqgoe0ly"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/">La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/embed/#?secret=geHw0BVZeh#?secret=SVXqgoe0ly" data-secret="SVXqgoe0ly" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En octobre 2022, les services du FMI et les autorités tunisiennes étaient parvenus à un accord pour soutenir les politiques économiques de la Tunisie avec un accord de 48 mois au titre du mécanisme élargi de financement d’environ 1,9 milliard de dollars, mais les négociations ont été bloquées fin 2022.</p>



<p>En juin 2023, le président Kaïs Saïed a déclaré que, dans toute négociation avec le FMI, les solutions ne doivent pas être présentées sous forme de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/kais-saied-a-propos-du-pret-fmi-je-refuse-les-diktats-imposes-par-letranger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">diktats</a>, ajoutant que les solutions conventionnelles ne feraient qu’aggraver la crise sociale et avoir un impact négatif sur la situation en Tunisie et dans la région dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie doit compter sur ses propres moyens </h2>



<p><em>«Le Fonds doit revoir ses propositions pour trouver une solution»</em>, a soutenu Saïed, alors que le FMI affirme qu’il revient à la Tunisie de présenter un nouveau programme qui soit crédible et éligible à un financement.</p>



<p>Le président de la république rechigne à mettre en œuvre les réformes économiques douloureuses, comme la réduction des subventions, la baisse de la masse salariale dans le secteur public ou encore la privatisation totale ou partielle de certaines entreprises publiques en difficulté, estimant que ces réformes sont susceptibles de provoquer des tensions sociales dans le pays, Il estime également que la Tunisie peut compter sur ses propres moyens, car elle regorge de richesses encore mal exploitées et qu’il suffit de lutter contre la corruption qui gangrène l’économie nationale pour que ces richesses profitent à tous les Tunisiens.</p>



<p>Cependant, et en attendant de cueillir les fruits promis de la lutte contre la corruption, la machine économique nationale reste bloquée et la croissance est on ne peut plus atone (0,4% en 2023, 1,6 en 2024), sans que des signes de relance ne pointent à l’horizon.</p>



<p><strong>Avec Tap. </strong><strong></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rCCwifS1GI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=BOOTzUE3Q1#?secret=rCCwifS1GI" data-secret="rCCwifS1GI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/">Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie veut mettre fin à l’indépendance de la banque centrale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-veut-mettre-fin-a-lindependance-de-la-banque-centrale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 10:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[Morgan Stanley]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les législateurs tunisiens préparent une loi qui supprimerait l’exclusivité de la banque centrale dans la fixation du taux d’intérêt de référence. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/21/la-tunisie-veut-mettre-fin-a-lindependance-de-la-banque-centrale/">La Tunisie veut mettre fin à l’indépendance de la banque centrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les législateurs tunisiens préparent une loi qui supprimerait l’exclusivité de la banque centrale dans la fixation du taux d’intérêt de référence, mettant ainsi fin à l’indépendance de la politique monétaire de l’Institut d’émission.</em></strong></p>



<span id="more-14302367"></span>



<p>Le projet de loi suggère que la banque centrale devrait fixer le taux d’intérêt après l’approbation du gouvernement et de l&rsquo;assemblée, et avec l&rsquo;accord du président de la république.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed s’en est souvent pris à la banque centrale qui s’opposait à son projet de financer directement le budget de l’Etat.</p>



<p>La vision à court terme du gouvernement face à la crise contraste souvent avec le souci de la banque centrale d’assurer la stabilité des prix dans un contexte de crise économique sans précédent dans le pays.</p>



<p>Le président Saïed souhaite également que la banque s’abstienne de signer des accords avec des organismes de surveillance internationaux sans son approbation.</p>



<p>Les finances publiques sont en plein désarroi après que le président Saïed a rejeté un accord du FMI appelant à une réduction des subventions et à une réforme des finances publiques.</p>



<p>Le prêt vital de 1,9 milliard de dollars promis par le FMI et conditionné à des réformes est désormais obsolète et doit être actualisé compte tenu de la détérioration des finances publiques tunisiennes.</p>



<p>La fin annoncée de l’indépendance de la banque centrale est considérée par les critiques comme une continuation de la mainmise du président sur toutes les institutions de l’État.</p>



<p>Le président a remplacé en 2021 le système parlementaire par un système présidentiel qui s’arroge la quasi-totalité de l’autorité gouvernementale.</p>



<p>Il a également mis sous son contrôle le pouvoir judiciaire qui a envoyé en prison des opposants, notamment des journalistes.</p>



<p>Sous Saïed, les acquis démocratiques ont été bouleversés, tout comme l’économie, la Tunisie étant devenue l’un des pays les plus menacés de défaut de paiement.</p>



<p>Le manque d’accès aux financements étrangers a conduit à davantage d’emprunts auprès des banques nationales, ce qui a entraîné une perturbation des importations et des files d’attente dues à la pénurie de biens essentiels.</p>



<p>Avec l’une des masses salariales les plus élevées au monde en termes de pourcentage du PIB, la Tunisie du président Kaïs Saïed n’est pas disposée à mettre en œuvre des réformes douloureuses qui incluent la réduction des subventions.</p>



<p>Alors que sa dette publique atteint 37 milliards de dollars, soit 80% du PIB [82,2% selon les chiffres officiels], avec un déficit budgétaire d’environ 10% [6,3% selon les chiffres officiels], la Tunisie est au bord du défaut de paiement. Morgan Stanley a classé ce pays d’Afrique du Nord parmi les trois principaux défaillants probables.</p>



<p><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong>Source </strong>: <a href="https://northafricapost.com/81115-tunisia-puts-final-nail-in-central-bank-independence.html">The North Africa Post</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2WMMNF78Cv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/">Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Statut de la Banque centrale de Tunisie : un projet d’amendement qui pose problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/19/statut-de-la-banque-centrale-de-tunisie-un-projet-damendement-qui-pose-probleme/embed/#?secret=O4TnmmawhJ#?secret=2WMMNF78Cv" data-secret="2WMMNF78Cv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
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		<item>
		<title>Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 12:13:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[fonctionnaires]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les revendications des détentrices et des détenteurs de doctorats au chômage seront-elles satisfaites un jour ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/">Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les manifestations des détentrices et des détenteurs de doctorats se suivent et se ressemblent depuis de nombreuses années en Tunisie, sans que leurs revendications ne soient satisfaites. Et la question qui se pose est la suivante : quelles chances ces revendications ont-elles d’être satisfaites un jour ? Trêve de mensonge, et arrêtons de bercer de fausses illusions ces laissés-pour-compte !</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13766048"></span>



<p>Ces docteurs et doctoresses au chômage ont manifesté, encore une fois aujourd’hui, mercredi 14 août 2024, devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour exiger la régularisation de leur situation, c’est-à-dire leur recrutement dans la fonction publique pour aller renforcer les rangs des 700 000 fonctionnaires, dont un certain nombre de ronds de cuir et de bras cassés qui coûtent cher aux contribuables sans être d’aucune utilité à la nation. </p>



<p>La plupart de ces docteurs et doctoresses ont fait des études dans des branches qui ne sont plus recherchées dans le marché de l&#8217;emploi. Et c&rsquo;est là où le bât blesse et où l&rsquo;Etat se trouve en partie responsable de cette situation : il n&rsquo;a pas su adapter les contenus de l&rsquo;enseignement aux besoins du marché de l&#8217;emploi, alors que cette distorsion avait été relevée depuis les années 1990, sans que rien n&rsquo;ait été fait pour y remédier.         </p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Msamer msaddada </em></h2>



<p>On ne peut certes blâmer ces manifestants, car quelques ronds de cuir et bras cassés de plus n’alourdiront pas outre mesure la masse salariale, déjà trop lourde, de la fonction publique, qui est l’une des causes principales du creusement des déficits publics et du surendettement de notre pays. Lequel a réalisé, l’année dernière, l’un des taux de croissance les plus bas de son histoire (0,4%) et qui risque de faire encore pire cette année. Comment dans ces conditions créer des emplois, sinon en continuant de s&rsquo;endetter indéfiniment et au-delà de toute raison ? </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7WqYmxGlE6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/16/tunisie-le-chomage-repart-a-la-hausse-notamment-chez-les-jeunes-et-les-diplomes/">Tunisie : le chômage repart à la hausse, notamment chez les jeunes et les diplômés</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le chômage repart à la hausse, notamment chez les jeunes et les diplômés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/16/tunisie-le-chomage-repart-a-la-hausse-notamment-chez-les-jeunes-et-les-diplomes/embed/#?secret=fqkX8aOYRy#?secret=7WqYmxGlE6" data-secret="7WqYmxGlE6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le problème, car  problème il y a, c’est que les autorités publiques refusent de faire face à la réalité, de tenir un discours de vérité et de dire à toutes ces femmes et tous ces hommes, dont certains sont âgés de plus de 40 ans, et qui attendent un emploi depuis une vingtaine d’années, que la fonction publique ne peut plus vraiment absorber davantage de salariés et que leurs diplômes, si tant est qu’ils valent encore quelque chose, devraient normalement leur ouvrir la porte de l’emploi dans le secteur privé.</p>



<p>Nous savons tous, pour l’avoir souvent entendu de la bouche même de certains chefs d’entreprises, qu’ils ont de gros besoins dans certaines spécialités et qu’ils ont beau chercher, ils n’en trouvent pas sur le marché de l’emploi. Certains ajoutent qu’ils ont examiné des centaines de dossiers d’embauche et fait des entretiens à autant de candidats pour en arriver à la conclusion que les diplômes présentés sont bidons et que leurs détenteurs ne savent pas faire grand-chose. Soit parce qu’ils n’ont pas fait la formation adéquate, soit qu’ils n’ont pas complété leur formation initiale par des formations complémentaires susceptibles de les doter de compétences utiles susceptibles de leur ouvrir les portes d’un emploi décent et bien rémunéré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i6cL7itGel"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/17/tunisie-des-etudiants-candidats-au-chomage/">Tunisie : des étudiants candidats au&#8230; chômage !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : des étudiants candidats au&#8230; chômage ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/17/tunisie-des-etudiants-candidats-au-chomage/embed/#?secret=EOv71r6UYo#?secret=i6cL7itGel" data-secret="i6cL7itGel" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Mosmar fi hit</em></h2>



<p>Ces emplois existent hors de la fonction publique, c’est-à-dire dans le privé, en Tunisie, ou même à l’étranger, en Europe, au Canada et dans les pays du Golfe, qui sont très demandeurs. Encore faut-il les mériter en présentant la compétence, l’expérience  et les dispositions professionnelles requises. Mais que faire, quand la plupart de ces docteurs et doctoresses n’ont qu’une seule ambition : un emploi dans la fonction publique, mal rémunéré, mais garanti à vie, le fameux<em> «mosmar fi hit»</em> (clou au mur) qui remplit déjà l’administration publique de dizaines de milliers de <em>«msamer msaddada»</em> (clous rouillés) !</p>



<p>Certaines vérités doivent être dites publiquement et il ne sert à rien de continuer à bercer d&rsquo;illusions ces pauvres chômeurs de luxe, qui rêvent de bureau climatisé, de voiture de fonction et de bons d’essence à gogo qu’ils n’auront peut-être jamais. on ferait sans doute mieux de leur dire de compter sur eux-mêmes, d’améliorer leurs compétences et de viser plus haut qu’un <em>«mosmar fi hit»</em> qui, avec les ressources limitées actuelles du pays, est devenu inaccessible. Il est fini le temps où au sortir de l’université, on était assuré de trouver un travail conforme à ses ambitions. </p>



<p>Penser les années 2020 avec la mentalité des années 1960, c&rsquo;est aller droit dans le mur. Si on n&rsquo;y est est pas déjà&#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/">Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Moez Hadidane : «L&#8217;investissement et la croissance pour réduire le déficit budgétaire»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/moez-hadidane-linvestissement-et-la-croissance-pour-reduire-le-deficit-budgetaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 08:43:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[El Fouladh]]></category>
		<category><![CDATA[marché parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Hadidane]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[RNTA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11359249</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Etat tunisien doit booster la croissance économique, de manière à drainer plus de recettes fiscales.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/moez-hadidane-linvestissement-et-la-croissance-pour-reduire-le-deficit-budgetaire/">Moez Hadidane : «L&rsquo;investissement et la croissance pour réduire le déficit budgétaire»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Pour baisser le déficit budgétaire et ne pas dépasser le seuil de 3,9% du PIB, à l’horizon 2026 tel que prévu par le Cadre budgétaire à moyen terme 2024-2026, du ministère des Finances, l’Etat doit booster la croissance économique, de manière à drainer plus de recettes fiscales», estime l’économiste Moez Hadidane.</em></strong></p>



<span id="more-11359249"></span>



<p>Ce document rendu public récemment table sur une baisse progressive du déficit budgétaire de la Tunisie au cours des trois prochaines années, à 6,6% du PIB (11,5 milliards de dinars) fin 2024, 5,2% du PIB (9,8 milliards de dinars) en 2025 et 3,9% du PIB (8 milliards de dinars) à fin 2026.</p>



<p>En vue de réaliser ces objectifs, l’expert a recommandé, dans une déclaration à l’agence Tap, une plus grande stabilité économique et réglementaire (notamment en matière de politiques fiscales) en plus de la mise en application d’un ensemble de textes juridiques, en particulier ceux relatifs à l’impulsion de l’investissement.</p>



<p>Il faut également, d’après lui, alléger les procédures administratives, faire face aux malversations et à la corruption, assurer la bonne gouvernance et un climat sain des établissements publics et des structures d’appui relevant de l’Etat.</p>



<p>Selon le document du ministère des Finances,&nbsp;l’Etat prévoit de poursuivre ses démarches de recouvrement fiscal, d’élargir l’assiette imposable, surtout via l’intégration progressive du marché parallèle dans le secteur formel, vœu pieux souvent exprimé mais jamais vraiment mis en application, puisque le marché informel continue de prospérer dans le pays.</p>



<p>En parallèle, l’Etat projette de rationaliser les dépenses budgétaires, en veillant à maintenir une masse salariale au-dessous de 13% du PIB. <em>«Ceci passe par l’augmentation des recrutements en fonction de la croissance économique pour éviter le recrutement qu’en cas de besoin réel»</em>, a fait remarquer Hadidane.</p>



<p>Pour rappel, la masse salariale devrait progresser, en Tunisie, de 23,7 milliards de dinars (soit 13,5% du PIB), en 2024, à 24,7 milliards de dinars (13% du PIB), à 26 milliards de dinars (12,6% du PIB), en 2026.</p>



<p>Sur un autre plan, l’économiste estime qu’il serait indispensable d’adopter des mesures pour rationaliser les transferts et subventions, à même de cibler les personnes qui sont dans le besoin.</p>



<p>A son avis, les dépenses de subventions estimées 19 milliards de dinars (Loi de Finances 2024), devraient régresser à 15 milliards de dinars en 2026 alors que l’Etat prévoit de les maintenir à ce seuil (19 milliards de dinars) durant les exercices 2024, 2025 et 2026 (d’après le document du ministère des Finances).</p>



<p>L’économiste plaide, par ailleurs, en faveur d’un <em>«désengagement de l’Etat de certaines entreprises publiques, en l’occurrence la RNTA, El Fouladh, les sociétés de transport aérien et maritime, à travers la privatisation ou la gestion dans le cadre d’accords de partenariat public-privé»</em>.</p>



<p><em>«Les recettes budgétaires supplémentaires qui seront drainées, grâce à l’amélioration du taux de croissance économique et d’autres mesures, devraient obligatoirement financer des projets d’investissement. Ce qui n’est pas prévu dans le document du ministère des Finances, étant donné que les dépenses d’investissement ne représenteront que 9% de l’ensemble des dépenses budgétaires, en 2026 (environ 5,8 milliards de dinars)»</em>, a noté Hadidane.</p>



<p><em>«Nous ne pouvons pas relancer la croissance économique sans que l’Etat ne soit lui-même le principal investisseur, notamment dans l’infrastructure, les ports…»</em>, affirme l’économiste. Et d’enchaîner que <em>«l’investissement de l’Etat est une locomotive qui encourage le secteur privé à investir davantage à son tour, et par conséquent drainer plus de recettes budgétaires»</em>.</p>



<p>Il a dans ce contexte expliqué qu’un milliard de dinars consacré par l’Etat à l’investissement favorisera la réalisation d’environ 0,5 point de croissance économique supplémentaire, et 1 milliard de dinars de plus de recettes fiscales sur les trois ou quatre prochaines années.</p>



<p><strong><em>D’après Tap</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1MaoAWXSNI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/">La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/embed/#?secret=JzCpaXu8M4#?secret=1MaoAWXSNI" data-secret="1MaoAWXSNI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/moez-hadidane-linvestissement-et-la-croissance-pour-reduire-le-deficit-budgetaire/">Moez Hadidane : «L&rsquo;investissement et la croissance pour réduire le déficit budgétaire»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Abdelmalek Saâdaoui analyse les défis financiers pour la Tunisie en 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmalek Saadaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2024]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2024 présentera d’importants défis financiers pour la Tunisie, estime l'économiste Abdelmalek Saâdaoui.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/abdelmalek-saadaoui-analyse-les-defis-financiers-pour-la-tunisie-en-2024/">Abdelmalek Saâdaoui analyse les défis financiers pour la Tunisie en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’économiste Abdelmalek Saadaoui, ingénieur statistique et économie appliquée, et ancien directeur général des équilibres du budget au ministère des Finances, a déclaré à l’agence italienne Nova que l’année 2024 présentera d’importants défis financiers pour la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-11246472"></span>



<p>Parmi ces défis, une croissance limitée à 2,1%, des prix du pétrole supérieurs à 80 dollars le baril et une fragile stabilité du taux de change du dinar, la monnaie locale.</p>



<p>Ces défis sont amplifiés par une situation mondiale marquée par des crises successives, notamment la pandémie de Covid-19, la guerre russo-ukrainienne, le conflit au Moyen-Orient et les impacts persistants du changement climatique. <em>«Cette situation complexe nécessite une évaluation détaillée du budget de l&rsquo;Etat»</em>, a déclaré l’ancien directeur général des ressources et du budget de l’Etat, soulignant la nécessité de réformes courageuses pour assurer la stabilité économique.</p>



<p>Saadaoui a déclaré que <em>«les difficultés économiques se manifestent à travers des hypothèses macroéconomiques sous pression en 2024 et que les autorités tunisiennes devront désormais ajuster leurs stratégies»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des choix budgétaires inquiétants</h2>



<p>Commentant la loi de finances 2024, l’expert affirme que <em>«l’examen des dépenses de l’Etat en 2024 révèle des choix budgétaires inquiétants. Plus de 77% des crédits sont alloués à trois composantes principales : le service de la dette publique (31,8%), la masse salariale (30,5%) et les compensations (14,6%). Ces priorités laissent peu de place aux investissements, qui ne représentent que 6,8% des dépenses, ce qui soulève des questions sur la vision à moyen terme du développement économique du pays»</em>.</p>



<p><em>«Les ressources de l’Etat, estimées à 77,9 milliards de dinars (équivalent à environ 23 milliards d’euros, ndlr), sont constituées à 63,1% des recettes budgétaires &#8211; fiscales, non fiscales et dons &#8211; et à 36,2% des prêts. L’augmentation significative des ressources de prêt, de 30,8% en 2023 à 36,2% en 2024, suscite des inquiétudes quant à la soutenabilité de la dette publique et nécessite une gestion prudente des finances»</em>, a ajouté Saadaoui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iwiBaM2pht"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/tunisie-eiu-anticipe-des-trajectoires-difficiles-et-des-incertitudes-grandissantes-en-2024/">Tunisie : EIU anticipe des trajectoires difficiles et des incertitudes grandissantes en 2024</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : EIU anticipe des trajectoires difficiles et des incertitudes grandissantes en 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/12/tunisie-eiu-anticipe-des-trajectoires-difficiles-et-des-incertitudes-grandissantes-en-2024/embed/#?secret=2VCe3AlPET#?secret=iwiBaM2pht" data-secret="iwiBaM2pht" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’expert conclut ensuite par un avertissement : <em>«Face aux risques potentiels de basculement des équilibres macroéconomiques et surtout des finances publiques, ceux-ci méritent un examen approfondi et des réformes à mettre en œuvre à court terme avec une vision claire et une volonté forte et volonté politique courageuse»</em>.</p>



<p>L’agence de notation Fitch a décidé de maintenir la note de la Tunisie à « CCC- »&nbsp;dans son dernier rapport sur le pays, prévoyant un déficit plus élevé en raison de l’augmentation des subventions et des transferts aux entreprises publiques, ainsi que d’une augmentation du coût de la dette.</p>



<p>En d’autres termes, la Tunisie connaît un problème croissant de financement budgétaire, que Fitch estime égal ou supérieur à 16% du PIB (plus de 8 milliards d’euros) par an entre 2023 et 2025, contre 14% (environ 6 milliards d’euros) en 2022 et bien au-dessus de la moyenne de 9% en 2015-2019. Cela découle de la persistance d’importants déficits budgétaires et de l’augmentation des échéances de la dette intérieure et extérieure, égales à environ 10% du PIB par an au cours de la période de deux ans 2024-2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des difficultés de financement extérieur </h2>



<p>À cela s’ajoute qu’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour trouver des ressources supplémentaires en échange de réformes radicales est fortement improbable, malgré le fait que le pays a de plus en plus besoin de trouver des financements extérieurs, également en raison des échéances à venir telles que les prochains remboursements des euro-obligations (850 millions d’euros en février 2024 et plus d’un milliard d’euros en janvier 2025).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VSMm3RSFgX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/20/tunisie-la-loi-de-finances-2024-est-inapplicable-aram-belhaj/">Tunisie : «La loi de finances 2024 est inapplicable» (Aram Belhaj)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : «La loi de finances 2024 est inapplicable» (Aram Belhaj) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/20/tunisie-la-loi-de-finances-2024-est-inapplicable-aram-belhaj/embed/#?secret=ywcD59M8HQ#?secret=VSMm3RSFgX" data-secret="VSMm3RSFgX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Fin septembre 2023, la Tunisie avait bénéficié d’un financement extérieur de 1,3 milliard d’euros (2,6 % du PIB). Fitch s’attend à ce que le financement extérieur atteigne environ 2 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, indiquant que si la Tunisie n’accède pas à un programme du FMI en 2024, les perspectives de financement extérieur seront limitées.</p>



<p>L’agence de notation estime que le gouvernement tunisien pourrait mobiliser environ 2,5 milliards de dollars (5 % du PIB) en 2024, dont un prêt supplémentaire de 500 millions de dollars de l’Arabie saoudite (après les 400 millions de dollars reçus cette année), 500 millions d’euros d’AfreximBank, prévus dans le projet de loi de finances 2024. Bien qu’il n’y ait pas de signaux clairs sur l’avancée de ces négociations, Fitch estime que le soutien de l’Arabie Saoudite, qui semblait auparavant insister sur un programme du FMI comme condition préalable, pourrait signaler des perspectives légèrement meilleures de financement par les pays du Golfe.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais</em>.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.agenzianova.com/en/news/Tunisian-economist-Nova-2024-will-be-a-difficult-year-with-concerns-about-budget-choices/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agenzia Nova</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/15/abdelmalek-saadaoui-analyse-les-defis-financiers-pour-la-tunisie-en-2024/">Abdelmalek Saâdaoui analyse les défis financiers pour la Tunisie en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 12:12:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[charges salariales]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lieu de baisser la masse salariale du secteur public, l'Etat tunisien va l'augmenter encore en 2024 de 4,1%, selon prévisions. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/">Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le gouvernement tunisien se promet de «maîtriser» les coûts salariaux au cours de l’année prochaine, sachant pertinemment qu’il n’a jamais réussi à le faire jusque-là, puisque la masse salariale du secteur public n’a cessé de croître depuis 2011. Et qu’elle va encore augmenter en 2024, selon les prévisions du budget de l’Etat.</em></strong></p>



<span id="more-10233992"></span>



<p>La maîtrise de la masse salariale d’une administration prolifique, souvent corrompue et inefficace, est d’ailleurs l’une des principales réformes que le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre dans le cadre de son programme de crédit auprès du Fonds monétaire international (FMI), tout en se gardant de faire le moindre pas dans ce sens.</p>



<p>C’est aussi l’une des raisons qui ont retardé sinon renvoyé aux calendes grecques l’accord du conseil d’administration de l’organisme prêteur pour cet improbable prêt, qui semble d’ailleurs avoir été carrément oublié, y compris par le gouvernement tunisien, qui ne l’a pas inscrit dans son projet de loi de finances de 2024.</p>



<p>Preuve que le gouvernement populiste de Kaïs Saïed n’est pas en mesure de mettre en route cette réforme fondamentale qu’il sait impopulaire, qui plus est la veille d’une nouvelle élection présidentielle, le gouvernement prévoit d’augmenter encore la masse salariale du secteur public de pas moins de 4,1% par rapport à 2023, en <em>«limitant»</em> (sic&nbsp;!) les embauches à 13 586 postes, avec la mise en œuvre d’un ensemble de réformes urgentes et l’application de la loi du 15 septembre après l’accord 2022 trouvé avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).</p>



<p>On parle donc de limitation des embauches (la belle affaire&nbsp;!), et non de réduction de la masse salariale ou de la baisse des dépenses publiques, comme il est recommandé par tous les experts pour réduire la dépense de l’Etat des prêts extérieurs et intérieurs.</p>



<p>Ces chers ronds de cuir de l’administration publique, notamment ceux du ministère des Finances, ne peuvent concevoir de réduire… leur train de vie. Pour financier la boulimie financière de l’Etat, ils vont donc continuer d’endetter le pays et d’hypothéquer l’avenir de ses enfants et de ses jeunes.</p>



<p>Le gouvernement expliqué sa démarche de réduction des coûts salariaux dans son rapport sur le budget de l’État 2024, qui prévoit que 6 000 personnes seront intégrées en 2024 dans le cadre des mesures de régulation de la situation des ouvriers des chantiers, faisant porter le nombre de salariés du secteur public à 656 000.</p>



<p>Afin de mettre en œuvre ce <em>«fantastique»</em> plan de réduction des charges salariales à près de 23,7 milliards de dinars (MMDT) en 2024 (excusez du peu&nbsp;!), soit près de 13,5% du produit intérieur brut (PIB) et 39,6% des dépenses du budget de l’Etat, en légère réduction par rapport à 2023, le gouvernement recommande de rationaliser le programme d’augmentation des salaires, qu’il se garde, bien entendu, populisme oblige, d’envisager leur suppression pure et simple jusqu’à ce que l’état des finances publiques le permettront de nouveau.</p>



<p>Le gouvernement envisage (pour envisager, il est très fort, mais la réalisation n’est jamais garantie&nbsp;!) une augmentation d’environ 1 milliard de dinars par rapport à 2023, en raison des recrutements prévus pour 2024 et de l’ajustement des recrutements pour 2023 de 270 millions de dinars (MDT) et de l’impact financier annuel du programme général d’augmentation des salaires de 780 MDT.</p>



<p>Le gouvernement consacrera 100 MDT aux promotions en 2024, modifiera les promotions pour 2023 et 300 MDT aux retraites en 2024 et ajustera les retraites pour l’année dernière.</p>



<p>Les nouvelles embauches sont réparties entre 2 372 postes pour le ministère de l’Éducation, 3 094 pour le ministère de la Défense, 1 998 pour le ministère de l’Intérieur, 820 pour la formation des diplômés et 3 000 postes pour le ministère de la Santé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/tunisie-le-gouvernement-continue-de-gonfler-la-masse-salariale/">Tunisie : le gouvernement continue de gonfler la masse salariale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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