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	<title>Archives des médecins - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des médecins - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Promouvoir les sociétés d’exercice libéral médical en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 09:29:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Abdelmajid Mselmi]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, il n’existe pas de cadre juridique pour la société d’exercice libéral médical, qui gagnerait à être mis en place. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/promouvoir-les-societes-dexercice-liberal-medical-en-tunisie/">Promouvoir les sociétés d’exercice libéral médical en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>En Tunisie, l’exercice médical libéral se fait désormais sous</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>deux</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>formes&nbsp;: le cabinet médical individuel ou &nbsp;de groupe ou dans le cadre d’une société civile professionnelle. En revanche il n’existe pas de cadre juridique pour la société d’exercice libéral médical.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abdelmajid Mselmi</strong>&nbsp;*</p>



<span id="more-19786166"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Abdelmajid-Mselmi.jpg" alt="" class="wp-image-19786192" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Abdelmajid-Mselmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Abdelmajid-Mselmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Abdelmajid-Mselmi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces dernière années, l’intérêt de la création de ce genre de société a été largement évoqué et débattu dans les instances de la profession médicale au vu des ses avantages démontrés dans d’autres pays. Il permet de développer l’exercice médical avec plus de transparence et de sérénité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour contribuer à ce débat, nous avons revu ce mode d’exercice tel qu’il est pratiqué en France, pays avec lequel nous avons beaucoup de similitudes au niveau de notre système de santé et notre système d’assurance maladie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la loi du 31/12/1990 a constitué une rupture majeure en créant les sociétés d’exercice libéral <em>«S</em><em>el</em><em>»</em>&nbsp;permettant aux professions libérales d’exercer en société de capitaux sans perdre ni leur statut civil ni leur déontologie. La <em>«S</em><em>el</em><em>»</em>&nbsp;est réservée aux professions libérales réglementaires telles que les médecins les avocats les médecins dentistes,&nbsp;etc..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, plusieurs textes réglementaires ont été publiés pour organiser l’exercice libéral notamment médical sous le mode d’une société de capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2011, le conseil national de l’ordre des médecins de France a approuvé les statuts des sociétés d’exercice médical libéral en précisant le cahier de charge pour chaque type de société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023 il y&nbsp;a eu la publication le l’ordonnance du 8 février sur l’exercice en société des professions libérales réglementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, il existe plusieurs formes de <em>«Sel»</em>. La plus fréquente est le Selarl ou société d’exercice libéral à responsabilité limitée. Le médecin exerce seul ou à plusieurs, la responsabilité est limitée aux apports. La Selasu&nbsp;(société d’exercice libéral par action simplifiée unipersonnelle) est plus souple dans sa rédaction statutaire et son organisation de gouvernance</p>



<h2 class="wp-block-heading">Caractéristiques, avantages et contraintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, la Sel&nbsp;médicale peut être unipersonnelle sans besoin de s’associer à d’autres confrères. On décide de son propre gré de transformer son mode d’exercice de cabinet médical en une société unipersonnelle qui peut devenir multi-personnelle selon les besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui change c’est que dans le cadre de la société, on n’exerce plus en son propre nom. On crée une entreprise dotée de la responsabilité morale qui encaisse les honoraires,&nbsp;supporte les charges et verse au médecin une rémunération. Le médecin est à la fois l’associé qui détient le capital social et le gérant qui dirige la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés exercent après autorisation du conseil de l’ordre et sous son contrôle. Elles n’exercent que la profession médicale et ne peuvent avoir aucune autre activité commerciale. La responsabilité médicale civile ou pénale du médecin reste toujours personnelle et ne relève aucunement de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est le vrai que la Sel&nbsp;est considérée comme un moyen pour&nbsp;atténuer la pression fiscale de façon légale. Ce qui est une bonne cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, &nbsp;en mode de personne physique (cabinet médical), tout le bénéfice subit le barème progressif de l’IR, jusqu’à 45 %. En mode Sel, la société est imposée à 15 % puis 25 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée n’est donc pas de ne plus payer d’impôt, mais de piloter la rémunération du médecin. Vous vous versez ce dont vous avez besoin pour vivre et vous laissez le reste dans la société, imposé à 15 ou 25 % au lieu de 45 %. Cette trésorerie capitalisée sert ensuite à investir, à constituer une réserve ou à préparer un projet : acquisition des murs, regroupement&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mode d’exercice permet d’autre part la protection du patrimoine : séparation nette entre le patrimoine personnel du médecin et le patrimoine professionnel de la société. Il facilite l’association et la transmission : cession plus aisée de parts sociales, intégration de jeunes confrères ou création d’une structure de type holding pour préparer l’avenir ou racheter des parts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche il y&nbsp;a des contraintes telles que le respect de la majorité du capital détenu par les professionnels exerçant au sein de la structure. En plus des coûts de fonctionnement plus élevés (frais de constitution, comptabilité d’entreprise plus complexe, assemblées générales annuelles).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Responsabilité du ministère de la <strong>Santé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mode d’exercice en société libérale médicale mérite d’être ajouté à la <em>«carte»</em>&nbsp;des modes d’exercice offerts aujourd’hui aux médecins tunisiens. Le praticien choisit ce qu’il lui convient comme mode d’exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure voie pour faire aboutir ce projet est de sensibiliser et convaincre le ministère de la Santé qui a la tutelle générale sur l’exercice médical public et libéral sur tout le territoire du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour ou &nbsp;le ministère de la Santé sera convaincu de l’intérêt national d’un tel projet, il a tous les moyens et les prérogatives pour l’élaborer et le finaliser ce projet en partenariat avec le conseil de l’ordre des médecins et les instances représentatives des médecins jusqu’à sa publication dans le journal officiel et &nbsp;sa mise en application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pensons que le mode de <em>«SEL»</em>&nbsp;médicale peut représenter une réponse à des soucis de certaines franges des médecins et permet de développer l’exercice médical dans notre pays. Il est temps de passer à l’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Chirurgien, professeur agrégé.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au lieu de mobiliser ses cerveaux, la Tunisie compte leurs départs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/au-lieu-de-mobiliser-ses-cerveaux-la-tunisie-compte-leurs-departs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 08:03:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment les pays en développement peuvent-ils transformer la perte de capital humain en levier de souveraineté économique ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/au-lieu-de-mobiliser-ses-cerveaux-la-tunisie-compte-leurs-departs/">Au lieu de mobiliser ses cerveaux, la Tunisie compte leurs départs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’accélération du rythme des départs des médecins, ingénieurs et autres technologues tunisiens, à la recherche de meilleures perspectives professionnelles et humaines sous des cieux plus cléments, en Europe, en Amérique ou dans les pays du Golfe, remet au centre du débat une question fondamentale : comment les pays en développement peuvent-ils transformer la perte de capital humain en levier de souveraineté économique ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-19778439"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, le constat demeure préoccupant face à l’ampleur des départs de compétences. Selon le président de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), environ 46 000 ingénieurs ont quitté la Tunisie au cours de la dernière décennie. Dans le secteur de la santé, près de 1 450 médecins auraient quitté le pays en 2024, selon le secrétaire général du Conseil national de l’Ordre des médecins. Combien de médecins ont quitté le pays au cours des dix dernières années, qui n’ont pas été glorieuses, loin d’en faut&nbsp;? Le chiffre doit être effrayant…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette perte de compétences formées en grande partie par la collectivité publique, le débat institutionnel oscille encore trop souvent entre constat, inquiétude et appel au retour, sans grande conviction et, surtout, sans garanties concrètes pour un emploi décent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du discours moral à la réalité opérationnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut avoir le courage de nommer les choses. Exhorter nos compétences au retour sans leur offrir les conditions d’exercice de leur talent risque de rester sans effet. Nos cadres ne quittent pas nécessairement leur pays par déficit d’attachement national. Les conditions de travail, les perspectives professionnelles, les niveaux de rémunération, les possibilités de recherche et l’environnement administratif constituent autant de facteurs susceptibles de peser dans leur décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens plaide pour l’élaboration d’un cadre légal et incitatif spécifique destiné à attirer les compétences établies à l’étranger et à renforcer le transfert de savoir-faire. C’est une orientation importante, mais elle doit dépasser une approche exclusivement fiscale ou salariale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transferts financiers des Tunisiens résidant à l’étranger ont atteint 8,2 milliards de dinars en 2024, soit près de 6,5 % du PIB, selon les données de la Banque centrale de Tunisie. Cette contribution financière considérable montre que le lien avec le pays ne disparaît pas avec le départ. Le véritable enjeu est désormais de construire une ingénierie d’accueil et de contribution permettant également de mobiliser le capital scientifique, technique et entrepreneurial de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ère de l’intelligence artificielle, du travail distribué et des architectures ouvertes, la contribution de la diaspora n’exige d’ailleurs plus nécessairement un retour physique permanent. Elle peut prendre la forme d’une participation à distance, de missions d’expertise, de mentorat, de recherche collaborative, de transfert technologique ou de co-pilotage de projets nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois leviers pour bâtir un réseau de souveraineté partagée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le cycle 2026-2030, la Tunisie doit dépasser la simple gestion administrative de sa diaspora pour en faire une véritable infrastructure d’ingénierie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier levier est celui d’un cadre légal fondé sur la responsabilité et la confiance. La proposition d’un dispositif incitatif en faveur des ingénieurs tunisiens établis à l’étranger pourrait être traduite par des mécanismes de coopération permettant à ces experts d’encadrer des laboratoires mixtes, de contribuer à la conception d’architectures des systèmes d’information publics, de participer à l’évaluation technique de projets stratégiques ou de co-piloter certaines initiatives sans reproduire les lourdeurs bureaucratiques qui ont précisément contribué à éloigner les compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième levier concerne les grands chantiers nationaux. Transition énergétique, transformation numérique, modernisation bancaire, intelligence artificielle, gestion de l’eau ou infrastructures intelligentes pourraient bénéficier de dispositifs d’Open Innovation associant systématiquement les compétences tunisiennes établies à l’étranger. Mais leur participation ne devrait pas se limiter à des conférences ou à des consultations symboliques. Elle doit pouvoir s’inscrire dans des missions d’expertise, d’évaluation et de conception avec des responsabilités clairement définies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième levier est celui de l’investissement. La diaspora dispose non seulement de ressources financières, mais également d’un capital professionnel, entrepreneurial et relationnel considérable. Des mécanismes réglementaires et administratifs plus simples pourraient faciliter son investissement dans le tissu productif, les startups technologiques et les projets industriels, tout en orientant davantage ces ressources vers l’économie réelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’urgence du changement de paradigme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains soutiendront qu’il existe des urgences plus immédiates : les équilibres budgétaires, le déficit des caisses sociales, la pression sur les finances publiques ou les difficultés du financement de l’économie. Mais avec quelle ingénierie d’exécution réformera-t-on durablement ces secteurs sans disposer de compétences de haut niveau ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le véritable enjeu n’est donc pas de demander à ceux qui sont partis de revenir à tout prix. Il est de construire les conditions permettant à ceux qui sont partis de continuer à contribuer, et à ceux qui sont encore au pays de vouloir y construire leur avenir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’un réseau mondial de compétences. Reste à lui donner une architecture, des projets, des responsabilités et des mécanismes de contribution à la hauteur des défis du prochain cycle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conserver un modèle fermé par peur du changement serait prendre le risque de creuser davantage le retard technologique. Le véritable changement de paradigme consiste à passer du statut de réservoir passif de compétences à celui d’architecte d’un réseau mondial d’intelligence, capable de transformer l’exode des compétences en capacité supplémentaire d’exécution et de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique. &nbsp;&nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/au-lieu-de-mobiliser-ses-cerveaux-la-tunisie-compte-leurs-departs/">Au lieu de mobiliser ses cerveaux, la Tunisie compte leurs départs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Recrutement de 6 médecins inspecteurs du travail</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/tunisie-recrutement-de-6-medecins-inspecteurs-du-travail/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 11:57:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaires sociales]]></category>
		<category><![CDATA[inspecteurs du travail]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouverture d’un concours externe sur dossier pour le recrutement de six médecins inspecteurs du travail au titre de l’année 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/tunisie-recrutement-de-6-medecins-inspecteurs-du-travail/">Tunisie | Recrutement de 6 médecins inspecteurs du travail</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministère des Affaires sociales a annoncé l’ouverture d’un concours externe sur dossier pour le recrutement de six médecins inspecteurs du travail au titre de l’année 2026. Cette annonce fait suite à un arrêté pris par le ministre le 26 juin 2026 et publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort).</em></strong></p>



<span id="more-19072409"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce concours vise à renforcer le corps de l’inspection du travail par du personnel médical spécialisé, améliorant ainsi le contrôle des conditions de travail, de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la prévention des risques professionnels au sein des différents établissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à l’arrêté, la période de dépôt des candidatures débute le 31 août 2026, pour un total de six postes à pourvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision stipule que la liste des candidats admis à participer au concours sera close le 30 juillet 2026, la finalisation des procédures de candidature étant soumise aux conditions et réglementations énoncées dans la décision régissant le concours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement de ce concours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du statut général des fonctionnaires (couvrant les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif), du statut particulier du corps de l’inspection du travail, ainsi que de la réglementation régissant l’organisation des concours externes sur dossier pour le recrutement de médecins inspecteurs du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces recrutements visent à renforcer les ressources humaines spécialisées du ministère des Affaires sociales — notamment dans les domaines de l’inspection du travail et de la santé et sécurité au travail — consolidant ainsi le contrôle du respect de la législation du travail et la protection de la santé des travailleurs dans les différents secteurs économiques.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>L. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/tunisie-recrutement-de-6-medecins-inspecteurs-du-travail/">Tunisie | Recrutement de 6 médecins inspecteurs du travail</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’exode des médecins face à un système de santé tunisien défaillant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/12/lexode-des-medecins-face-a-un-systeme-de-sante-tunisien-defaillant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 06:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[exode]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[Iyed Hamadi]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[système de santé]]></category>
		<category><![CDATA[Timep]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/12/lexode-des-medecins-face-a-un-systeme-de-sante-tunisien-defaillant/">L’exode des médecins face à un système de santé tunisien défaillant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, attirés par de meilleures conditions de travail et des perspectives d’avenir plus prometteuses, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays.</em></strong> <em>(Photo : Diplômés de la faculté de Médecine de Sfax en 2025). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Iyed Hamadi </strong>*</p>



<span id="more-18754317"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi.jpg" alt="" class="wp-image-18754343" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Iyed-Hamadi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En mai 2025, une nouvelle vague de grèves et de manifestations menées par les jeunes médecins tunisiens a révélé l’ampleur de la crise qui frappe le système de santé tunisien. Confrontés à la dégradation de leurs conditions de travail, à des affectations arbitraires et à des critères d’évaluation flous, les médecins se sont mobilisés face à l’inaction persistante du ministère de la Santé, dont les réponses officielles, à l’instar de celles du gouvernement dans son ensemble, ont exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hôpitaux tunisiens perdent du personnel, la plupart des jeunes médecins quittant le pays en nombre record : près de 84 % des diplômés en médecine ont fait le choix de partir pour la seule année 2025. Cet exode prive le pays de ses professionnels les plus précieux, alors même que l’État investit massivement dans la formation des médecins. On estime qu’un seul médecin coûte à l’État environ 150&nbsp;000 dinars tunisiens (environ 50&nbsp;000 dollars) entre sa première année d’études et l’obtention de son diplôme dans le système d&rsquo;enseignement public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les établissements de santé publique peinent à fournir des soins de qualité, l’État ne s’attaque pas aux causes profondes de cette fuite des cerveaux, aggravant ainsi la crise. Sans solutions concrètes, le personnel médical tunisien, pourtant essentiel, continuera de se réduire comme peau de chagrin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Évolution des revendications des médecins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins tunisiens ont formulé de nombreuses revendications à l’encontre du gouvernement. Le point de bascule pour les médecins du pays a été le décès, en décembre 2020, d’un interne en chirurgie de 27 ans, qui a fait une chute de plusieurs étages après avoir utilisé un ascenseur défectueux. Cet incident a suscité une vive indignation face à la vétusté des infrastructures hospitalières, mettant en danger la vie du personnel médical. Un accord a été trouvé avec le gouvernement dans le mois qui a suivi afin d’améliorer la sécurité et les conditions de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2021, les jeunes médecins ont entamé des grèves sporadiques suite à l’échec des réformes. Ce mouvement s’est poursuivi les années suivantes, alimentant la frustration et préparant le terrain pour la mobilisation massive de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, les médecins ont commencé à se sentir <em>«exploités»</em>, explique le Dr Asma, une jeune interne en dentisterie interrogée par le Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep). <em>«Les internes et les résidents sont surmenés et exploités, sans aucun répit… le système les écrase»</em>, dit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins sont confrontés à de multiples défis&nbsp;: pénurie de personnel et de matériel, installations vétustes et surcharge de travail. <em>«J’ai même dû réaliser des extractions dentaires à la lampe torche de mon téléphone à plusieurs reprises»</em>, ajoute le Dr Asma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les conditions de travail, le principal défi pour les jeunes médecins demeure la faiblesse des salaires et les retards de paiement. Les internes perçoivent environ 1&nbsp;400 dinars tunisiens (environ 480 dollars) par mois et encore moins pendant leur année de service civil après l’obtention de leur diplôme – une période de service militaire obligatoire pour les médecins – où ils reçoivent entre 750 et 1&nbsp;200 dinars (environ 250 à 400 dollars). Par ailleurs, les gardes de nuit sont rémunérées en moyenne de 1 à 3 dinars de l’heure, avec des retards de paiement pouvant atteindre un mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Sonia, médecin dans un hôpital public rural, souligne l’importance d’une augmentation drastique des salaires des médecins afin de leur permettre de vivre dignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Tunisie continue de faire face à des difficultés économiques, la situation des médecins s’est également dégradée. Ils doivent composer avec une inflation galopante, des pénuries persistantes et des salaires stagnants, à l’instar du reste de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des années de promesses non tenues, la réforme structurelle du secteur de la santé est fortement compromise par la politisation du dossier. Les restrictions budgétaires imposées depuis la pandémie et un modèle de gouvernance centralisé ont empêché les hôpitaux de réaliser des améliorations significatives et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La planification et l’allocation des ressources étant concentrées au niveau national et l’autonomie institutionnelle limitée, les hôpitaux régionaux voient leur pouvoir de décision restreint, ce qui engendre une stagnation des structures et des inégalités persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Promesse d’un nouvel accord</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au printemps 2025, les tensions entre les jeunes médecins et le ministère de la Santé s’intensifient suite au non-respect des engagements pris lors des négociations, entraînant des grèves et des manifestations d’envergure. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) reprend alors les négociations avec le ministère, sans succès. La frustration grandit, poussant l’OTJM à appeler à une grève nationale et à une marche en mai. De nombreux médecins y participent, notamment des étudiants en médecine, des internes et des résidents. Un étudiant en quatrième année témoigne&nbsp;: <em>«C’était tellement inspirant de voir tout le monde se rassembler malgré leurs horaires de travail épuisants et leurs examens imminents.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la Santé réagit en menaçant de représailles&nbsp;: réaffectation aléatoire des postes de stage, retenues sur salaire pour les grévistes et annulation des stages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, les responsables du ministère aggravent la situation en menaçant de poursuites judiciaires les représentants de l’OTJM pour organisation des manifestations. Suite à des débrayages successifs de jeunes médecins, le ministère a publié un communiqué exprimant son intention de satisfaire la plupart des revendications des manifestants, en détaillant les mesures proposées telles que des augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en novembre, les tensions se sont ravivées face aux retards du ministère dans la mise en œuvre des réformes promises, entraînant une nouvelle grève nationale. Après une réunion tenue plus tard dans le mois, l’OTJM a suspendu les manifestations suite à une rencontre de conciliation avec le ministère de la Santé et à l’obtention d’assurances concrètes quant à la mise en œuvre des résolutions.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kQQedrHIq5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=1est106yEB#?secret=kQQedrHIq5" data-secret="kQQedrHIq5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exode des médecins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De jeunes médecins ont expliqué à Timep que leur décision de quitter la Tunisie était rationnelle, motivée par la crainte d’une stagnation de carrière et de perspectives économiques limitées. Le Dr Amine, interne en psychiatrie en France, a déclaré&nbsp;: <em>«Dès mon premier jour à l’université, je savais, sans l’ombre d’un doute, que je partirais avant la fin de ma cinquième année d’études.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les facteurs économiques sont au cœur de cet exode, l’évolution professionnelle est tout aussi importante. Le Dr Nada, chirurgienne orthopédiste exerçant actuellement en France, est partie à la recherche de <em>«plus de ressources, d’une formation continue et de réelles perspectives d’évolution»</em>. Elle a souligné la difficulté d’acquérir une expérience chirurgicale suffisante pendant son internat et a fait valoir que, pour retenir les médecins, il est nécessaire d’améliorer <em>«les infrastructures et les équipements, de proposer une rémunération plus juste, à la hauteur des responsabilités de la profession, et de mettre en place une culture qui respecte les médecins et protège leur santé mentale».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres spécialisations, comme la radiologie, font également face à des perspectives limitées dans le pays et restent sous-développées, comme l’a souligné le Dr Khaled, interne en radiologie de première année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les étudiants qui n’ont pas encore débuté leur internat constatent des problèmes structurels dès leurs stages. Amine, étudiant en cinquième année, a cité la corruption, les pénuries de matériel et le manque de lits, tandis que Rihem, également en cinquième année, s’est inquiété des <em>«injustices subies par les médecins de la part des patients, de leurs familles et du système lui-même»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Vu la manière dont le gouvernement agit, entre menaces et discours sur notre remplacement par des médecins étrangers, rien ne semble pouvoir enrayer cet exode»</em>, a déclaré le Dr Amine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incapacité et le refus de l’État de réformer le système ont fait de la migration un moyen de survie pour les jeunes professionnels. Bien que la Tunisie investisse considérablement dans la formation de ses médecins, leur départ allège la pression salariale sur un système en crise, constituant ainsi un mécanisme discret de réduction des coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un système de santé au bord de la rupture</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émigration des médecins et autres professionnels de santé a gravement affecté la capacité du système de santé à fournir des soins de qualité. Alors que la Tunisie perd une part croissante de ses médecins, le système de santé public est le plus durement touché. Nombre de médecins restants se tournent vers le secteur privé, aggravant la pénurie de personnel dans les hôpitaux publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les difficultés économiques que traverse le pays réduisent considérablement l’accès aux services médicaux privés, faisant du système de santé public la seule option pour beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Sonia a décrit une forte dégradation des conditions dans les hôpitaux publics, soulignant que <em>«des articles de base autrefois considérés comme allant de soi, tels que les gants, les sondes et le désinfectant, sont manquants ou de mauvaise qualité»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fort taux de rotation du personnel infirmier et technique – dont beaucoup partent après deux ou trois ans – signifie que les hôpitaux sont <em>«constamment dotés de personnel inexpérimenté»</em>. Ce problème ne se limite pas aux médecins, mais concerne tous les professionnels de santé en quête de meilleures perspectives. Ce taux de rotation élevé affecte par conséquent la qualité des soins prodigués, puisque le personnel est constamment formé pour ensuite partir dès qu’il a acquis les compétences nécessaires pour être employable à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Sonia a relaté un exemple poignant survenu dans son hôpital : une patiente atteinte d’un cancer de l’endomètre avait besoin d’une IRM, mais a dû attendre six mois pour en obtenir une, faute de quoi elle devait se tourner vers une option hors de prix dans le secteur privé. Son cas aurait pu être facilement guéri par une simple intervention chirurgicale. Au lieu de cela, la maladie est devenue inopérable en raison de métastases importantes. Selon le Dr Sonia, <em>«cette situation aurait pu être facilement évitée si l’IRM avait été réalisée à temps»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Mouna, interne en pédiatrie, évoque les conditions de travail dangereuses, expliquant que des agressions de la part de proches de patients sont possibles et qu’<em>«on peut être exposé à la violence sans aucune protection»</em>. Elle constate que les réformes promises tardent toujours à se mettre en œuvre, surtout après l’accord de juin 2025. <em>«On nous avait dit que les changements commenceraient fin octobre, mais pour l’instant, rien n’a changé»,</em> déplore-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des réformes indispensables pour fidéliser les médecins</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette crise, une approche globale est nécessaire. Il faut commencer par améliorer la sécurité et les infrastructures des hôpitaux publics afin de garantir un environnement de travail sain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, il est nécessaire de rétablir la confiance dans le système grâce à des formations transparentes et des critères d’évaluation objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également d’améliorer la rémunération des médecins afin de valoriser davantage leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année de service civique obligatoire doit être repensée pour devenir une véritable opportunité professionnelle et non une contrainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de ces réformes pourrait inciter les médecins tunisiens expatriés à revenir, notamment si le gouvernement met en place un dispositif de réintégration efficace.<br>En définitive, le système de santé doit placer les patients et les médecins au cœur de ses préoccupations. Des histoires comme celle de Sonia devraient orienter les décisions politiques concernant les chaînes d’approvisionnement, le personnel, la rémunération, la gouvernance, la sécurité et bien d’autres aspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes médecins constituent l’épine dorsale du système de santé tunisien et ont fait part à maintes reprises de leurs besoins et de leurs préoccupations aux autorités. La solution est simple&nbsp;: il faut les écouter.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">* Chercheur associé au Timep, où il travaille sur les migrations et les déplacements de population en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://timep.org/2026/04/24/healthcare-crisis-in-tunisia-the-doctor-exodus-in-a-failing-system/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Tahrir Institute for Middle East Policy.</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fxZOgP9Bwy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/">Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/embed/#?secret=m1NZFEGl9R#?secret=fxZOgP9Bwy" data-secret="fxZOgP9Bwy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Dr Noura Barbouche tire sa révérence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 22:51:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[docteure]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Noura Barbouche]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil régional de l&#8217;ordre des médecins du Nord-Ouest a annoncé avec tristesse le décès de Dr Noura Barbouche, survenu hier, lundi 23 février 2026. Dans une note diffusée ce mardi 24 février, l&#8217;Instance régionale a tenu à saluer la mémoire de leur consœur : Ce communiqué exprime la douleur de toute une profession face...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil régional de l&rsquo;ordre des médecins du Nord-Ouest a annoncé avec tristesse le décès de Dr Noura Barbouche, survenu hier, lundi 23 février 2026.</em></strong></p>



<span id="more-18404144"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une note diffusée ce mardi 24 février, l&rsquo;Instance régionale a tenu à saluer la mémoire de leur consœur : Ce communiqué exprime la douleur de toute une profession face à la perte d&rsquo;une figure dévouée au service de la santé dans la région du Nord-Ouest en général et au Kef en particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ordre régional a ainsi présenté ses condoléances à la famille et aux proches de Dr Barbouche ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;ensemble de ses confrères et consœurs qui ont partagé son parcours professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers ont par ailleurs publié des messages poignants sur les réseaux sociaux, témoignant de l&rsquo;estime dont elle jouissait auprès de ses pairs et de ses patients.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>La Tunisie, pays du «million» de médecins !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 08:56:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux de réussite des filles dans la promotion 2026 de la Faculté de médecine de Sfax a atteint 75 %. Ce n’est pas le fruit du hasard.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le taux de réussite des filles dans la promotion 2026 de la Faculté de médecine de Sfax a atteint 75 %. Une belle image que l’avocat partage et commenté, non sans quelque fierté, dans son <a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a> que nous traduisons ici de l’arabe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sami Jallouli </strong>*</p>



<span id="more-18389810"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette photo montre les femmes diplômées de la Faculté de médecine de Sfax, où les femmes représentaient environ 75 % de la promotion 2026&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette image reflète une réalité tangible dans les universités tunisiennes et dans le secteur de la santé en général. La domination des femmes dans les facultés de médecine de Tunis, Sousse, Monastir et Sfax n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’années d’excellence scolaire exceptionnelle&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau local, comme on le sait, les études dans les facultés de médecine en Tunisie durent de 7 à 11 ans, voire plus, ce qui exige une patience et une persévérance sans pareilles. La médecin tunisienne a fait preuve d’une grande capacité à persévérer et à s’accrocher dans cette voie difficile, car elle est le fruit d’une formation académique rigoureuse et d’une école de médecine prestigieuse&#8230; Comme on dit : <em>«Qui dit médecine&#8230; dit d’abord Tunisie, puis vient, loin derrière, le reste »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Si nos médecins émigrés en Allemagne et en France sont particulièrement reconnus et obtiennent les meilleurs résultats aux examens de compétence, ceux qui ont choisi de rester en Tunisie ont fait de ce pays un pôle régional pour les traitements et le tourisme médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est en effet en tête du classement continental et rivalise avec les pays développés dans des spécialités pointues telles que la chirurgie cardiaque et vasculaire, le traitement de l’infertilité, la dentisterie, la chirurgie et l’orthopédie, la chirurgie esthétique, les maladies digestives et l’ophtalmologie, sans oublier son leadership dans les centres de traitement de la toxicomanie&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi la Tunisie d’abord, puis les autres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de chauvinisme tunisien, mais d’un fait historique. En 1936, la Tunisie a offert à l’humanité la première femme médecin arabe et africaine, le Dr Tawhida Ben Cheikh. Elle est aujourd’hui le seul pays au monde à avoir honoré une femme médecin en apposant son portrait sur sa monnaie nationale&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce succès fait la fierté de la Tunisie et du système éducatif public. Il s’inscrit dans la continuité de l’héritage culturel de l’école de médecine de Kairouan, fondée par&nbsp;Ibn Omrane et Ibn Al-Jazar il y a plus de mille ans&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Juriste, Genève. </em></p>
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		<title>Publicité sur les réseaux sociaux &#124; Les médecins tunisiens rappelés à l’ordre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 09:45:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[éthique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ordre des médecins de Tunisie avertit ses membres contre le recours aux publications à visée publicitaire sur les réseaux sociaux,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/">Publicité sur les réseaux sociaux | Les médecins tunisiens rappelés à l’ordre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie a fait part de son inquiétude face au nombre croissant de publications à visée publicitaire faites par des médecins sur les réseaux sociaux, rappelant que toute forme de publicité, directe ou indirecte, est strictement interdite par le Code de déontologie médicale.</em></strong></p>



<span id="more-17826222"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié le 4 novembre 2025 sur sa <a href="https://www.facebook.com/OrdreMedTun" target="_blank" rel="noreferrer noopener">page Facebook</a>, le conseil a appelé tous les médecins à se conformer strictement aux dispositions du Code de déontologie médicale, ainsi qu’à celles de la Charte de déontologie médicale relative à l’usage du web, des médias et des supports numériques, exigeant que les médecins concernés retirent immédiatement toute publication publicitaire en ligne, quelle qu’en soit la forme : texte, image, vidéo, témoignage, sponsoring ou recours à des influenceurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a indiqué que des procédures disciplinaires avaient été engagées et que d’autres actions étaient en cours contre les médecins ayant contrevenu aux règles déontologiques relatives à l’interdiction de la publicité, prévenant que toute nouvelle infraction constatée entraînerait des poursuites judiciaires pouvant aller jusqu’à la radiation du tableau de l’Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a également souligné la nécessité de garantir le respect de l’éthique médicale, de préserver la dignité de la profession et de protéger au mieux les intérêts des patients et de la société.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-725x1024.jpg" alt="" class="wp-image-17826232" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-725x1024.jpg 725w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-212x300.jpg 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-768x1085.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-1087x1536.jpg 1087w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-580x820.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-860x1216.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-1160x1640.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite.jpg 1241w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/">Publicité sur les réseaux sociaux | Les médecins tunisiens rappelés à l’ordre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les ordres professionnels en Tunisie &#124; Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 08:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
		<category><![CDATA[corps intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les ordres professionnels en Tunisie rassurent par la promesse d’un encadrement, mais inquiètent par le risque d’un étouffement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/">Les ordres professionnels en Tunisie | Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les ordres ne se contentent pas de refléter une profession, ils en imposent aussi la forme. Pensés comme garants de l’éthique et protecteurs du public, ils prétendent jouer le rôle de corps intermédiaires entre l’État et les citoyens. Mais leur vice originel réside dans le pouvoir disciplinaire qu’ils s’attribuent : conseils, chambres, juridictions internes capables de suspendre ou de radier un membre, et donc de lui retirer non seulement le droit d’exercer mais, dans certains cas, l’accès même à des droits sociaux. Dès lors, une question s’impose : les ordres professionnels sont-ils encore des médiateurs démocratiques ou bien des institutions liberticides, héritières des corporatismes autoritaires ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17607918"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’histoire des ordres professionnels ne commence pas avec les lois modernes, mais dans les ruelles des souks. Dans le monde arabo-musulman, l’<em>amīn</em> incarnait une figure pivot : chef de métier, arbitre des conflits, garant de la qualité des produits et représentant du corps des artisans auprès des autorités. Son pouvoir n’était pas écrit dans la loi mais reconnu dans la coutume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, l’Europe moderne connaît un autre chemin : les corporations abolies en 1791 réapparaissent sous la forme d’ordres professionnels obligatoires, particulièrement dans les régimes autoritaires du XX<sup>e</sup> siècle (Italie fasciste, Espagne franquiste, France de Vichy). Les conseils de discipline devinrent alors des instruments de mise au pas idéologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre comme instrument du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au XX<sup>e</sup> siècle, les ordres se transforment en relais disciplinaires. En Italie fasciste et en Espagne franquiste, ils deviennent des organes soumis à l’État. En France de Vichy, Pétain crée l’Ordre des médecins, l’Ordre des architectes et renforce celui des pharmaciens : une organisation unique et obligatoire pour neutraliser syndicats et professions libres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie indépendante reprend cette logique avec son obsession de l’unicité : un parti unique, un syndicat unique, et des ordres uniques. La loi n°74-46 du 22 mai 1974 créant l’Ordre des architectes illustre ce centralisme : nul ne peut exercer hors du tableau de l’Ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas de l’Ordre des architectes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ordre des architectes de Tunisie concentre des fonctions professionnelles, disciplinaires et sociales. L’article 2 de la loi de 1974 rend l’appartenance obligatoire. Elle institue un Conseil et une Chambre de discipline, et le Code de 1983 précise les sanctions (suspension, radiation, publication au tableau). L’architecte doit faire preuve de déférence envers le Conseil (art. 53) et payer ses cotisations sous peine de manquement grave (art. 57-58). La coopérative, gérée par le président de l’Ordre, conditionne la couverture sociale à l’appartenance. Ainsi, l’architecte n’existe ni professionnellement ni socialement en dehors de l’Ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ordres rassurent par la promesse d’un encadrement, mais inquiètent par le risque d’un étouffement. Le cas tunisien montre que derrière l’idéal d’un corps intermédiaire protecteur se cache une institution potentiellement liberticide. La question reste ouverte : voulons-nous des ordres qui protègent les citoyens en encadrant les professions, ou des forteresses qui prolongent le centralisme et reproduisent l’autorité ? Il y a un équilibre à trouver pour éviter les excès d’<em>«ordre»</em>. Car l’<em>«ordre»</em> est toujours une affaire de pouvoir : qui ordonne, qui juge, et donne le droit d’exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rD2RBOSbJA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/pour-une-refondation-de-lordre-des-architectes-tunisiens/">Pour une refondation de l’Ordre des architectes tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour une refondation de l’Ordre des architectes tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/pour-une-refondation-de-lordre-des-architectes-tunisiens/embed/#?secret=SIMNVh5HYE#?secret=rD2RBOSbJA" data-secret="rD2RBOSbJA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Mobilité des talents, entre épanouissement personnel et perte sèche pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 07:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Béziers]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des compétences]]></category>
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		<category><![CDATA[mobilité des talents]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fuite des compétences tunisiennes vers l’étranger continue de susciter un vif débat , car cela constitue une perte sèche pour le pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/">Mobilité des talents, entre épanouissement personnel et perte sèche pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis 2019, plus d’un millier de médecins quittent chaque année la Tunisie, soit plus de 6000 médecins partis en six ans, essentiellement vers l&rsquo;Europe, mais aussi le Canada et les pays du Golfe, sachant que notre pays forme chaque année entre 1 300 et 1 500 médecins. La fuite des compétences tunisiennes vers l’étranger continue de susciter un vif débat. Ce phénomène, bien que porteur d’opportunités pour les talents locaux, soulève également de réelles inquiétudes quant à ses effets sur le développement national.</em></strong> <em>(Ph. Médecins tunisiens à Saint-Denis, au nord de Paris). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-17372614"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-16629392" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un passage à Béziers, une petite ville du sud de la France, a révélé une réalité marquante : près d’une vingtaine de médecins tunisiens y exercent dans l’hôpital local. L’établissement manifeste un besoin pressant de médecins généralistes et spécialistes, et ces praticiens tunisiens y sont pleinement épanouis, malgré une charge horaire supérieure à celle en Tunisie. L’environnement général, plus favorable, encourage leur émancipation professionnelle, sociale, associative, culturelle et sportive, ainsi que celle de leurs familles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des arguments convaincants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux jeunes diplômés, notamment dans les domaines de la médecine, du génie et des technologies, choisissent ainsi de s’expatrier à la recherche de meilleures conditions de travail. L’attractivité des salaires, la stabilité des systèmes de santé et d’éducation, l’accès à la culture ainsi que la possibilité d’obtenir une nationalité européenne facilitant les déplacements, constituent des arguments convaincants. En parallèle, l’envoi de devises par la diaspora contribue positivement à la balance des paiements tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, cette dynamique crée aussi des opportunités internes. Les départs massifs de professionnels ouvrent la voie à l’insertion des jeunes diplômés sur le marché local, notamment ceux en attente de poste depuis des années. Le remplacement progressif de certains cadres par une nouvelle génération peut ainsi représenter un levier de renouvellement du tissu professionnel tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une perte sèche pour le pays</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le revers de la médaille reste lourd : la Tunisie investit considérablement dans la formation de ses talents, souvent à travers un enseignement universitaire public de qualité. Voir ces compétences partir une fois prêtes à contribuer à l’économie nationale constitue une perte sèche pour le pays. Les nations d’accueil, quant à elles, profitent de profils qualifiés sans avoir supporté les coûts de leur formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce dilemme, il devient urgent de repenser les politiques de rétention des talents, tout en valorisant la contribution de la diaspora au développement national. Un équilibre entre mobilité internationale et valorisation locale est indispensable pour préserver les intérêts du pays d’origine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0QtKtAdqYP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/">La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/embed/#?secret=1fVDphlEVs#?secret=0QtKtAdqYP" data-secret="0QtKtAdqYP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/">Mobilité des talents, entre épanouissement personnel et perte sèche pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Décoloniser la santé &#124; Le soin humanitaire comme camouflage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:49:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
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		<category><![CDATA[soin humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[USAID]]></category>
		<category><![CDATA[VIH/Sida]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certaines interventions dites humanitaires participent à des logiques de pouvoir, de normalisation et de dépendance médicale.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/">Décoloniser la santé | Le soin humanitaire comme camouflage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans la foulée d’un premier article de l’auteur publié par Kapitalis (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Ce que le corps guérit, l’industrie ne veut pas l&rsquo;entendre»</a>), ce second article inaugure une série intitulée </em></strong><em>«<strong>Décoloniser la santé : chroniques d’un médecin en territoire dépendant». Dr Ben Azzouz y explore, à partir de son expérience de terrain de médecin tunisien en Afrique du Sud, la manière dont certaines interventions dites humanitaires participent à des logiques de pouvoir, de normalisation et de dépendance médicale structurelle. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la souveraineté thérapeutique des pays africains, et sur la nécessité de redonner au soin sa dimension politique, éthique et poétique. Et explique c</strong></em><strong><em>omment certaines ONG et fondations masquent les logiques de contrôle postcolonial.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17152069"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">On dit <em>«ONG»</em>, on dit <em>«fondation»</em>, on dit <em>«aide internationale»</em>. Mais derrière ces mots, il y a des drapeaux. Derrière les drapeaux, il y a des marchés. Et derrière les marchés, il y a des chaînes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, le soin s’exerce dans les marges. Dans des hôpitaux et cliniques sans ressources, ces townships d’Afrique australe où le Sida n’est plus seulement une maladie, mais une monnaie, un quota, une statistique qu’on marchande. Là où les antirétroviraux tombent du ciel, mais où les compresses manquent. Là où l’on peut obtenir un test de charge virale à plusieurs dizaines de dollars, mais souvent pas d’eau propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et toujours, dans l’ombre, une ONG. Pepfar, USAid, Fondation Bill et Melinda Gates, Clinton Health Access Initiative… des noms ronflants, des logos bien polis. Le soin, paraît-il. Mais à condition de bien suivre la ligne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soigner, mais sous contrôle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les ONG internationales en santé n’agissent pas dans le vide. Elles n’ont rien d’innocent. Elles sont les prolongements souples d’une gouvernance globale, du <em>«Soft Power»</em>. Une diplomatie du médicament, une médecine sans souveraineté.<br>Elles arrivent avec leurs fonds, leurs guidelines, leurs projets de recherche et leurs tableaux Excel. Elles choisissent qui soigner, avec quels produits, selon quels critères. Ce n’est pas une médecine gratuite. C’est une médecine conditionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant ce temps, les chercheurs et académiciens des universités du Nord, Harvard, Johns Hopkins, Oxford, reçoivent les données du terrain sur leurs ordinateurs. Ils analysent, publient dans <em>The Lancet</em> ou le <em>British Medical Journal</em>, et tracent des cartes du monde qu’ils n’ont jamais foulé. Ils projettent des lignes, font parler les chiffres, modélisent le soin… à distance. Le réel, pour eux, est une variable. Le terrain, un tableau statistique. Ils ne voient ni les visages, ni la poussière, ni la fatigue. Mais ils dictent pourtant la marche à suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On parle de santé publique. Mais c’est une santé sous tutelle. Un protocole rédigé à Atlanta, appliqué à Soweto. Une molécule imposée à Kinshasa, parce qu’elle coûte moins cher dans les appels d’offres. Les ONG ne viennent pas réparer. Elles viennent gérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humanitaire ou néocolonial ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ligne est fine. Mais elle est là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’on appelle <em>«soin humanitaire»</em> est souvent un camouflage moderne du pouvoir. Un pouvoir qui ne tue plus avec des armes, mais avec des dépendances.<br>Un pouvoir qui n’exige pas l’obéissance par la force, mais par le financement.<br>«<em>L’aide internationale est la continuation du contrôle colonial par d’autres moyens</em>», dirait Frantz Fanon s’il était encore parmi nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pepfar finance, mais Pepfar décide. USAid distribue, mais USAid contrôle les résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les patients deviennent des unités dans des rapports. Les médecins deviennent des agents d’exécution clinique. Et la pensée médicale locale est désactivée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les médicaments décident de la politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains pays d’Afrique australe, les programmes VIH/Sida sont plus puissants que les ministères de la santé. Les directeurs de programmes attendent les financements étrangers comme autrefois on attendait les missions évangéliques. Le politique est paralysé. Le clinique est scripté. Et l’Afrique devient un plateau de surveillance sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un centre reçoit des kits VIH chaque trimestre. Mais si l’on ose prescrire autre chose, un traitement innovant, une approche intégrée, une molécule non subventionnée, c’est refusé, coupé, stigmatisé. Le soin est devenu normatif. Pas pour le patient. Pour l’algorithme. Le dossier médical devient un contrat. Et le médecin, un sous-traitant du nouvel ordre thérapeutique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reprendre le souffle, refuser la camisole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de dire non. De dénoncer cette aliénation douce et violente. Cette camisole pharmaceutique habillée en humanitaire. Il ne s’agit pas de refuser la solidarité. Il s’agit de refuser la soumission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui à une aide qui soutient. Non à une aide qui dicte. Oui à une médecine fraternelle. Non à une médecine managériale. Oui à l’échange des savoirs. Non à l’imposition des normes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte n’est pas une attaque. C’est un appel. Pour que les médecins, les soignants, les penseurs africains reprennent la parole. Pour que l’on cesse de croire que prendre soin est une entreprise logistique de domination. Pour que l’on redonne au soin sa dignité politique, sa charge poétique, sa vérité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils veulent le silence, mais on revient avec le cri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin tunisien opérant à Johannesburg, Afrique du Sud.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="itMX2xhWGC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/">Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/embed/#?secret=yp6QhaRDS6#?secret=itMX2xhWGC" data-secret="itMX2xhWGC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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