<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des médecins - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/medecins/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/medecins/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Feb 2026 22:56:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des médecins - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/medecins/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Dr Noura Barbouche tire sa révérence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/dr-noura-barbouche-tire-sa-reverence/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/dr-noura-barbouche-tire-sa-reverence/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 22:51:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[docteure]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Noura Barbouche]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18404144</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil régional de l&#8217;ordre des médecins du Nord-Ouest a annoncé avec tristesse le décès de Dr Noura Barbouche, survenu hier, lundi 23 février 2026. Dans une note diffusée ce mardi 24 février, l&#8217;Instance régionale a tenu à saluer la mémoire de leur consœur : Ce communiqué exprime la douleur de toute une profession face...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/dr-noura-barbouche-tire-sa-reverence/">Dr Noura Barbouche tire sa révérence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Conseil régional de l&rsquo;ordre des médecins du Nord-Ouest a annoncé avec tristesse le décès de Dr Noura Barbouche, survenu hier, lundi 23 février 2026.</em></strong></p>



<span id="more-18404144"></span>



<p>Dans une note diffusée ce mardi 24 février, l&rsquo;Instance régionale a tenu à saluer la mémoire de leur consœur : Ce communiqué exprime la douleur de toute une profession face à la perte d&rsquo;une figure dévouée au service de la santé dans la région du Nord-Ouest en général et au Kef en particulier.</p>



<p>L&rsquo;Ordre régional a ainsi présenté ses condoléances à la famille et aux proches de Dr Barbouche ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;ensemble de ses confrères et consœurs qui ont partagé son parcours professionnel.</p>



<p>Ces derniers ont par ailleurs publié des messages poignants sur les réseaux sociaux, témoignant de l&rsquo;estime dont elle jouissait auprès de ses pairs et de ses patients.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/dr-noura-barbouche-tire-sa-reverence/">Dr Noura Barbouche tire sa révérence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/dr-noura-barbouche-tire-sa-reverence/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, pays du «million» de médecins !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/la-tunisie-pays-du-million-de-medecins/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/la-tunisie-pays-du-million-de-medecins/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 08:56:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18389810</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le taux de réussite des filles dans la promotion 2026 de la Faculté de médecine de Sfax a atteint 75 %. Ce n’est pas le fruit du hasard.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/la-tunisie-pays-du-million-de-medecins/">La Tunisie, pays du «million» de médecins !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le taux de réussite des filles dans la promotion 2026 de la Faculté de médecine de Sfax a atteint 75 %. Une belle image que l’avocat partage et commenté, non sans quelque fierté, dans son <a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a> que nous traduisons ici de l’arabe.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli </strong>*</p>



<span id="more-18389810"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cette photo montre les femmes diplômées de la Faculté de médecine de Sfax, où les femmes représentaient environ 75 % de la promotion 2026&#8230;</p>



<p>Cette image reflète une réalité tangible dans les universités tunisiennes et dans le secteur de la santé en général. La domination des femmes dans les facultés de médecine de Tunis, Sousse, Monastir et Sfax n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’années d’excellence scolaire exceptionnelle&#8230;</p>



<p>Au niveau local, comme on le sait, les études dans les facultés de médecine en Tunisie durent de 7 à 11 ans, voire plus, ce qui exige une patience et une persévérance sans pareilles. La médecin tunisienne a fait preuve d’une grande capacité à persévérer et à s’accrocher dans cette voie difficile, car elle est le fruit d’une formation académique rigoureuse et d’une école de médecine prestigieuse&#8230; Comme on dit : <em>«Qui dit médecine&#8230; dit d’abord Tunisie, puis vient, loin derrière, le reste »</em>.</p>



<p>«Si nos médecins émigrés en Allemagne et en France sont particulièrement reconnus et obtiennent les meilleurs résultats aux examens de compétence, ceux qui ont choisi de rester en Tunisie ont fait de ce pays un pôle régional pour les traitements et le tourisme médical.</p>



<p>La Tunisie est en effet en tête du classement continental et rivalise avec les pays développés dans des spécialités pointues telles que la chirurgie cardiaque et vasculaire, le traitement de l’infertilité, la dentisterie, la chirurgie et l’orthopédie, la chirurgie esthétique, les maladies digestives et l’ophtalmologie, sans oublier son leadership dans les centres de traitement de la toxicomanie&#8230;</p>



<p>Pourquoi la Tunisie d’abord, puis les autres ?</p>



<p>Il ne s’agit pas de chauvinisme tunisien, mais d’un fait historique. En 1936, la Tunisie a offert à l’humanité la première femme médecin arabe et africaine, le Dr Tawhida Ben Cheikh. Elle est aujourd’hui le seul pays au monde à avoir honoré une femme médecin en apposant son portrait sur sa monnaie nationale&#8230;</p>



<p>Ce succès fait la fierté de la Tunisie et du système éducatif public. Il s’inscrit dans la continuité de l’héritage culturel de l’école de médecine de Kairouan, fondée par&nbsp;Ibn Omrane et Ibn Al-Jazar il y a plus de mille ans&#8230;</p>



<p>* <em>Juriste, Genève. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/la-tunisie-pays-du-million-de-medecins/">La Tunisie, pays du «million» de médecins !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/la-tunisie-pays-du-million-de-medecins/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Publicité sur les réseaux sociaux &#124; Les médecins tunisiens rappelés à l’ordre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 09:45:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[éthique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17826222</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Ordre des médecins de Tunisie avertit ses membres contre le recours aux publications à visée publicitaire sur les réseaux sociaux,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/">Publicité sur les réseaux sociaux | Les médecins tunisiens rappelés à l’ordre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie a fait part de son inquiétude face au nombre croissant de publications à visée publicitaire faites par des médecins sur les réseaux sociaux, rappelant que toute forme de publicité, directe ou indirecte, est strictement interdite par le Code de déontologie médicale.</em></strong></p>



<span id="more-17826222"></span>



<p>Dans un communiqué publié le 4 novembre 2025 sur sa <a href="https://www.facebook.com/OrdreMedTun" target="_blank" rel="noreferrer noopener">page Facebook</a>, le conseil a appelé tous les médecins à se conformer strictement aux dispositions du Code de déontologie médicale, ainsi qu’à celles de la Charte de déontologie médicale relative à l’usage du web, des médias et des supports numériques, exigeant que les médecins concernés retirent immédiatement toute publication publicitaire en ligne, quelle qu’en soit la forme : texte, image, vidéo, témoignage, sponsoring ou recours à des influenceurs.</p>



<p>Le Conseil a indiqué que des procédures disciplinaires avaient été engagées et que d’autres actions étaient en cours contre les médecins ayant contrevenu aux règles déontologiques relatives à l’interdiction de la publicité, prévenant que toute nouvelle infraction constatée entraînerait des poursuites judiciaires pouvant aller jusqu’à la radiation du tableau de l’Ordre.</p>



<p>Le Conseil a également souligné la nécessité de garantir le respect de l’éthique médicale, de préserver la dignité de la profession et de protéger au mieux les intérêts des patients et de la société.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="725" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-725x1024.jpg" alt="" class="wp-image-17826232" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-725x1024.jpg 725w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-212x300.jpg 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-768x1085.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-1087x1536.jpg 1087w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-580x820.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-860x1216.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite-1160x1640.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Ordre-des-medecins-Publicite.jpg 1241w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>
</div>


<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/">Publicité sur les réseaux sociaux | Les médecins tunisiens rappelés à l’ordre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/publicite-sur-les-reseaux-sociaux-les-medecins-tunisiens-rappeles-a-lordre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les ordres professionnels en Tunisie &#124; Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 08:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
		<category><![CDATA[corps intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[ordres professionnels]]></category>
		<category><![CDATA[pharmaciens]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17607918</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les ordres professionnels en Tunisie rassurent par la promesse d’un encadrement, mais inquiètent par le risque d’un étouffement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/">Les ordres professionnels en Tunisie | Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les ordres ne se contentent pas de refléter une profession, ils en imposent aussi la forme. Pensés comme garants de l’éthique et protecteurs du public, ils prétendent jouer le rôle de corps intermédiaires entre l’État et les citoyens. Mais leur vice originel réside dans le pouvoir disciplinaire qu’ils s’attribuent : conseils, chambres, juridictions internes capables de suspendre ou de radier un membre, et donc de lui retirer non seulement le droit d’exercer mais, dans certains cas, l’accès même à des droits sociaux. Dès lors, une question s’impose : les ordres professionnels sont-ils encore des médiateurs démocratiques ou bien des institutions liberticides, héritières des corporatismes autoritaires ?</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17607918"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire des ordres professionnels ne commence pas avec les lois modernes, mais dans les ruelles des souks. Dans le monde arabo-musulman, l’<em>amīn</em> incarnait une figure pivot : chef de métier, arbitre des conflits, garant de la qualité des produits et représentant du corps des artisans auprès des autorités. Son pouvoir n’était pas écrit dans la loi mais reconnu dans la coutume.</p>



<p>À l’opposé, l’Europe moderne connaît un autre chemin : les corporations abolies en 1791 réapparaissent sous la forme d’ordres professionnels obligatoires, particulièrement dans les régimes autoritaires du XX<sup>e</sup> siècle (Italie fasciste, Espagne franquiste, France de Vichy). Les conseils de discipline devinrent alors des instruments de mise au pas idéologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre comme instrument du pouvoir</h2>



<p>Au XX<sup>e</sup> siècle, les ordres se transforment en relais disciplinaires. En Italie fasciste et en Espagne franquiste, ils deviennent des organes soumis à l’État. En France de Vichy, Pétain crée l’Ordre des médecins, l’Ordre des architectes et renforce celui des pharmaciens : une organisation unique et obligatoire pour neutraliser syndicats et professions libres.</p>



<p>La Tunisie indépendante reprend cette logique avec son obsession de l’unicité : un parti unique, un syndicat unique, et des ordres uniques. La loi n°74-46 du 22 mai 1974 créant l’Ordre des architectes illustre ce centralisme : nul ne peut exercer hors du tableau de l’Ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas de l’Ordre des architectes</h2>



<p>L’Ordre des architectes de Tunisie concentre des fonctions professionnelles, disciplinaires et sociales. L’article 2 de la loi de 1974 rend l’appartenance obligatoire. Elle institue un Conseil et une Chambre de discipline, et le Code de 1983 précise les sanctions (suspension, radiation, publication au tableau). L’architecte doit faire preuve de déférence envers le Conseil (art. 53) et payer ses cotisations sous peine de manquement grave (art. 57-58). La coopérative, gérée par le président de l’Ordre, conditionne la couverture sociale à l’appartenance. Ainsi, l’architecte n’existe ni professionnellement ni socialement en dehors de l’Ordre.</p>



<p>Les ordres rassurent par la promesse d’un encadrement, mais inquiètent par le risque d’un étouffement. Le cas tunisien montre que derrière l’idéal d’un corps intermédiaire protecteur se cache une institution potentiellement liberticide. La question reste ouverte : voulons-nous des ordres qui protègent les citoyens en encadrant les professions, ou des forteresses qui prolongent le centralisme et reproduisent l’autorité ? Il y a un équilibre à trouver pour éviter les excès d’<em>«ordre»</em>. Car l’<em>«ordre»</em> est toujours une affaire de pouvoir : qui ordonne, qui juge, et donne le droit d’exister.</p>



<p><em>* Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rD2RBOSbJA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/pour-une-refondation-de-lordre-des-architectes-tunisiens/">Pour une refondation de l’Ordre des architectes tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour une refondation de l’Ordre des architectes tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/pour-une-refondation-de-lordre-des-architectes-tunisiens/embed/#?secret=SIMNVh5HYE#?secret=rD2RBOSbJA" data-secret="rD2RBOSbJA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/">Les ordres professionnels en Tunisie | Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mobilité des talents, entre épanouissement personnel et perte sèche pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 07:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Béziers]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des compétences]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité des talents]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17372614</guid>

					<description><![CDATA[<p>La fuite des compétences tunisiennes vers l’étranger continue de susciter un vif débat , car cela constitue une perte sèche pour le pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/">Mobilité des talents, entre épanouissement personnel et perte sèche pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis 2019, plus d’un millier de médecins quittent chaque année la Tunisie, soit plus de 6000 médecins partis en six ans, essentiellement vers l&rsquo;Europe, mais aussi le Canada et les pays du Golfe, sachant que notre pays forme chaque année entre 1 300 et 1 500 médecins. La fuite des compétences tunisiennes vers l’étranger continue de susciter un vif débat. Ce phénomène, bien que porteur d’opportunités pour les talents locaux, soulève également de réelles inquiétudes quant à ses effets sur le développement national.</em></strong> <em>(Ph. Médecins tunisiens à Saint-Denis, au nord de Paris). </em></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-17372614"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-16629392" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Un passage à Béziers, une petite ville du sud de la France, a révélé une réalité marquante : près d’une vingtaine de médecins tunisiens y exercent dans l’hôpital local. L’établissement manifeste un besoin pressant de médecins généralistes et spécialistes, et ces praticiens tunisiens y sont pleinement épanouis, malgré une charge horaire supérieure à celle en Tunisie. L’environnement général, plus favorable, encourage leur émancipation professionnelle, sociale, associative, culturelle et sportive, ainsi que celle de leurs familles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des arguments convaincants</h2>



<p>De nombreux jeunes diplômés, notamment dans les domaines de la médecine, du génie et des technologies, choisissent ainsi de s’expatrier à la recherche de meilleures conditions de travail. L’attractivité des salaires, la stabilité des systèmes de santé et d’éducation, l’accès à la culture ainsi que la possibilité d’obtenir une nationalité européenne facilitant les déplacements, constituent des arguments convaincants. En parallèle, l’envoi de devises par la diaspora contribue positivement à la balance des paiements tunisienne.</p>



<p>Paradoxalement, cette dynamique crée aussi des opportunités internes. Les départs massifs de professionnels ouvrent la voie à l’insertion des jeunes diplômés sur le marché local, notamment ceux en attente de poste depuis des années. Le remplacement progressif de certains cadres par une nouvelle génération peut ainsi représenter un levier de renouvellement du tissu professionnel tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une perte sèche pour le pays</h2>



<p>Cependant, le revers de la médaille reste lourd : la Tunisie investit considérablement dans la formation de ses talents, souvent à travers un enseignement universitaire public de qualité. Voir ces compétences partir une fois prêtes à contribuer à l’économie nationale constitue une perte sèche pour le pays. Les nations d’accueil, quant à elles, profitent de profils qualifiés sans avoir supporté les coûts de leur formation.</p>



<p>Face à ce dilemme, il devient urgent de repenser les politiques de rétention des talents, tout en valorisant la contribution de la diaspora au développement national. Un équilibre entre mobilité internationale et valorisation locale est indispensable pour préserver les intérêts du pays d’origine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0QtKtAdqYP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/">La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/embed/#?secret=1fVDphlEVs#?secret=0QtKtAdqYP" data-secret="0QtKtAdqYP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/">Mobilité des talents, entre épanouissement personnel et perte sèche pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/02/mobilite-des-talents-entre-epanouissement-personnel-et-perte-seche-pour-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décoloniser la santé &#124; Le soin humanitaire comme camouflage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:49:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDICAMENTS]]></category>
		<category><![CDATA[Pepfar]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[soin humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[USAID]]></category>
		<category><![CDATA[VIH/Sida]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17152069</guid>

					<description><![CDATA[<p>Certaines interventions dites humanitaires participent à des logiques de pouvoir, de normalisation et de dépendance médicale.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/">Décoloniser la santé | Le soin humanitaire comme camouflage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la foulée d’un premier article de l’auteur publié par Kapitalis (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Ce que le corps guérit, l’industrie ne veut pas l&rsquo;entendre»</a>), ce second article inaugure une série intitulée </em></strong><em>«<strong>Décoloniser la santé : chroniques d’un médecin en territoire dépendant». Dr Ben Azzouz y explore, à partir de son expérience de terrain de médecin tunisien en Afrique du Sud, la manière dont certaines interventions dites humanitaires participent à des logiques de pouvoir, de normalisation et de dépendance médicale structurelle. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la souveraineté thérapeutique des pays africains, et sur la nécessité de redonner au soin sa dimension politique, éthique et poétique. Et explique c</strong></em><strong><em>omment certaines ONG et fondations masquent les logiques de contrôle postcolonial.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17152069"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>On dit <em>«ONG»</em>, on dit <em>«fondation»</em>, on dit <em>«aide internationale»</em>. Mais derrière ces mots, il y a des drapeaux. Derrière les drapeaux, il y a des marchés. Et derrière les marchés, il y a des chaînes.</p>



<p>Depuis des années, le soin s’exerce dans les marges. Dans des hôpitaux et cliniques sans ressources, ces townships d’Afrique australe où le Sida n’est plus seulement une maladie, mais une monnaie, un quota, une statistique qu’on marchande. Là où les antirétroviraux tombent du ciel, mais où les compresses manquent. Là où l’on peut obtenir un test de charge virale à plusieurs dizaines de dollars, mais souvent pas d’eau propre.</p>



<p>Et toujours, dans l’ombre, une ONG. Pepfar, USAid, Fondation Bill et Melinda Gates, Clinton Health Access Initiative… des noms ronflants, des logos bien polis. Le soin, paraît-il. Mais à condition de bien suivre la ligne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soigner, mais sous contrôle</h2>



<p>Les ONG internationales en santé n’agissent pas dans le vide. Elles n’ont rien d’innocent. Elles sont les prolongements souples d’une gouvernance globale, du <em>«Soft Power»</em>. Une diplomatie du médicament, une médecine sans souveraineté.<br>Elles arrivent avec leurs fonds, leurs guidelines, leurs projets de recherche et leurs tableaux Excel. Elles choisissent qui soigner, avec quels produits, selon quels critères. Ce n’est pas une médecine gratuite. C’est une médecine conditionnée.</p>



<p>Et pendant ce temps, les chercheurs et académiciens des universités du Nord, Harvard, Johns Hopkins, Oxford, reçoivent les données du terrain sur leurs ordinateurs. Ils analysent, publient dans <em>The Lancet</em> ou le <em>British Medical Journal</em>, et tracent des cartes du monde qu’ils n’ont jamais foulé. Ils projettent des lignes, font parler les chiffres, modélisent le soin… à distance. Le réel, pour eux, est une variable. Le terrain, un tableau statistique. Ils ne voient ni les visages, ni la poussière, ni la fatigue. Mais ils dictent pourtant la marche à suivre.</p>



<p>On parle de santé publique. Mais c’est une santé sous tutelle. Un protocole rédigé à Atlanta, appliqué à Soweto. Une molécule imposée à Kinshasa, parce qu’elle coûte moins cher dans les appels d’offres. Les ONG ne viennent pas réparer. Elles viennent gérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humanitaire ou néocolonial ?</h2>



<p>La ligne est fine. Mais elle est là.</p>



<p>Ce qu’on appelle <em>«soin humanitaire»</em> est souvent un camouflage moderne du pouvoir. Un pouvoir qui ne tue plus avec des armes, mais avec des dépendances.<br>Un pouvoir qui n’exige pas l’obéissance par la force, mais par le financement.<br>«<em>L’aide internationale est la continuation du contrôle colonial par d’autres moyens</em>», dirait Frantz Fanon s’il était encore parmi nous.</p>



<p>Pepfar finance, mais Pepfar décide. USAid distribue, mais USAid contrôle les résultats.</p>



<p>Les patients deviennent des unités dans des rapports. Les médecins deviennent des agents d’exécution clinique. Et la pensée médicale locale est désactivée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les médicaments décident de la politique</h2>



<p>Dans certains pays d’Afrique australe, les programmes VIH/Sida sont plus puissants que les ministères de la santé. Les directeurs de programmes attendent les financements étrangers comme autrefois on attendait les missions évangéliques. Le politique est paralysé. Le clinique est scripté. Et l’Afrique devient un plateau de surveillance sanitaire.</p>



<p>Un centre reçoit des kits VIH chaque trimestre. Mais si l’on ose prescrire autre chose, un traitement innovant, une approche intégrée, une molécule non subventionnée, c’est refusé, coupé, stigmatisé. Le soin est devenu normatif. Pas pour le patient. Pour l’algorithme. Le dossier médical devient un contrat. Et le médecin, un sous-traitant du nouvel ordre thérapeutique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reprendre le souffle, refuser la camisole</h2>



<p>Il est temps de dire non. De dénoncer cette aliénation douce et violente. Cette camisole pharmaceutique habillée en humanitaire. Il ne s’agit pas de refuser la solidarité. Il s’agit de refuser la soumission.</p>



<p>Oui à une aide qui soutient. Non à une aide qui dicte. Oui à une médecine fraternelle. Non à une médecine managériale. Oui à l’échange des savoirs. Non à l’imposition des normes.</p>



<p>Ce texte n’est pas une attaque. C’est un appel. Pour que les médecins, les soignants, les penseurs africains reprennent la parole. Pour que l’on cesse de croire que prendre soin est une entreprise logistique de domination. Pour que l’on redonne au soin sa dignité politique, sa charge poétique, sa vérité humaine.</p>



<p>Ils veulent le silence, mais on revient avec le cri.</p>



<p>* <em>Médecin tunisien opérant à Johannesburg, Afrique du Sud.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="itMX2xhWGC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/">Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/embed/#?secret=yp6QhaRDS6#?secret=itMX2xhWGC" data-secret="itMX2xhWGC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/">Décoloniser la santé | Le soin humanitaire comme camouflage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Appendicite meurtrière ou la décadence d’un système</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 08:34:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alya Bhiri]]></category>
		<category><![CDATA[appendicite]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Monem El Achkham]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital public]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17136951</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi il ne faut pas s’étonner et s’indigner quand des innocents vont mourir à cause du manque de moyens dans les hôpitaux publics.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/">Tunisie | Appendicite meurtrière ou la décadence d’un système</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une jeune fille est morte d’une appendicite </em></strong><em>(<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/enquete-ouverte-sur-le-deces-dalya-a-lhopital-de-gafsa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alya Bhiri</a>, 21 ans, le dimanche 20 juillet à l’hôpital de Gafsa, Ndlr)<strong> ça arrive encore en 2025. Mourir d&rsquo;une appendicite en 2025 est excessivement rare fort heureusement, mais pas exclu. Sauf qu’entre populisme, efficience et rationalisme, il va falloir choisir, sinon il va falloir ne pas s’étonner et s’indigner quand des innocents vont mourir à cause du manque de moyens dans les hôpitaux publics.</strong></em></p>



<p><strong>Dr Monem El Achkham</strong> *</p>



<span id="more-17136951"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="352" height="508" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg" alt="" class="wp-image-16795908" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam.jpg 352w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Monem-Lachkam-208x300.jpg 208w" sizes="auto, (max-width: 352px) 100vw, 352px" /></figure>
</div>


<p>Quand la mort survient dans un milieu hospitalier et dans le cadre d’une prise en charge adéquate, c’est toujours regrettable, mais ça fait partie des quelques rares appendicites meurtrières répertoriées partout dans le monde et que la médecine actuelle admet difficilement que ça ne puisse être évitable.</p>



<p>En revanche, quand ça survient parce qu’on a refusé des soins à une jeune fille de 18 ans, ou à n’importe quel âge d’ailleurs, dans un hôpital public ou même dans une clinique privée, ça ne peut que nous fondre profondément le cœur et cette énormité ne peut être qualifiée que des plus odieux et des plus abjectes des crimes, auquel un établissement de santé puisse s’adonner.</p>



<p>Devant un pareil drame et parce que je sais qu’il y en a d’autres qui ont souffert le même dessein et qui ont préféré pudiquement le silence, je me sens épouvantablement coupable et je vous expliquerai le bien-fondé de ma culpabilité.</p>



<p>Je ne m&rsquo;attarderai bien entendu pas sur les ineptes écumeurs qui, sciemment et sans aucune décence en profitent pour régler leurs comptes, l’un avec un directeur régional de la santé publique, l’autre avec un directeur d’hôpital, de brillants anciens agents des bureaux des entrées qui accablent leurs collègues et qui s’attribuent le mérite de la protection de la veuve et de l’orphelin à leurs époques, sans oublier ceux qui ont choisi comme souffre-douleurs, ce criminel de médecin qui n’est là que grâce à l’argent de leurs impôts et qui s’est égaré du noble objectif de sa mission sous le poids des privilèges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La recherche de boucs émissaires</h2>



<p>Cette histoire d’argent des impôts, je conçois que ce soit un manque de pertinence manifeste de l’aborder dans ces quelques paragraphes, mais j’ai envie de dire à ce génie qui a inventé cette formule que l’accès aux études médicales ne se passe pas comme si tout le monde pouvait y prétendre et que le seul mérite aura été d’avoir été tiré au sort en fonction de la quantité d’argent des impôts alloués aux études médicales. Et je finirai par m’enquérir à son sujet de la tragique entrave qui l’a empêché d’en profiter le cas échéant.</p>



<p>Quant à ces méprisables pseudos intellectuels qui n’hésitent pas à désigner des coupables, de jeter l’anathème sans scrupule sur d’honnêtes personnes, en fonction d’infâmes affinités, d’ignobles connivences, sans aucune connaissance ni expertise et en ne souciant nullement du mal qu’ils sont susceptibles d’occasionner injustement, je leur dis que dans ce drame, je suis l’un des principaux coupables et je vais vous le prouver, mais vous l’êtes probablement autant que moi, même si vous pensez que votre hargne et votre aigreur enrobées de vertus vous disculpe.</p>



<p>Dans nos hôpitaux et pour les avoir fréquentés un moment dans ma vie, il est complètement naïf et niais de penser qu’un patient puisse être pris en charge correctement et traité humainement. Des urgences submergées de patients demandeurs de soins, c’est tout à fait normal, qu’un médecin soit obligé de voir 10 patients par heure, soit un patient toutes les six minutes si ce n’est plus, je vous promets que ne serait-ce que trier les vraies urgences devient tout bêtement illusoire.</p>



<p>Alors que dire si de plus est, on exige de l’agent du guichet qui n’est généralement qu’un agent administratif, de ne pas refuser les vraies urgences ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iXVyp7eMZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-dispose-dune-moyenne-de-19-lit-pout-1-000-habitants/">La Tunisie dispose d’une moyenne de 1,9 lit pour 1 000 habitants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie dispose d’une moyenne de 1,9 lit pour 1 000 habitants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/la-tunisie-dispose-dune-moyenne-de-19-lit-pout-1-000-habitants/embed/#?secret=u7gnymLSZZ#?secret=iXVyp7eMZy" data-secret="iXVyp7eMZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Se donne-t-on les moyens de nos exigences&nbsp;?</h2>



<p>Il est vrai que la loi tunisienne poursuit pénalement toute non-assistance à une personne en péril, mais est-ce que l’exécutif tunisien se donne vraiment les moyens de ses ambitions ? Il est clair que non et j’en prends pour exemple le cas de notre collègue pharmacien qui paye pour la défaillance du système de santé, et ce n’est pas faute de l’avoir signalé (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/08/personnel-soignant-en-tunisie-un-metier-dangereux/#:~:text=Il%20est%20on%C3%A9reux%20de%20se,%C3%A9tablissements%20publiques%2C%20faute%20de%20budget." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Personnel soignant en Tunisie : Un métier dangereux…</a>).</p>



<p>Je ne sais pas si vous le savez mais refuser un patient qui ne dispose pas de carnet de soins ou de laisser-passer, ce n’est pas une initiative ou une invention de l’agent, c’est le ministère de la Santé qui l’exige ! Et comment voulez-vous que l’agent en question distingue la vraie urgence de la simple consultation ? Dans ces cas-là, puisqu’il y va de l’intégrité physique du citoyen, qu’il est impératif de s’en acquitter sans faille, chaque agent doit avoir signé une décharge attestant avoir reçu et pris connaissance d’une procédure d’accueil, identifiant l’ensemble des directives et l’engage à les appliquer. Si l’administration ne dispose pas d’une telle décharge et que le ministère ne dispose pas du modèle électronique ou en papier de ladite procédure, c’est le système qui est défaillant et non pas l’agent.</p>



<p>Et qu&rsquo;est-ce qu’on reproche au médecin qui a examiné la défunte et qui a demandé des examens, que malheureusement le pauvre père ne peut pas se payer ? Et d’abord pourquoi est-ce qu’il est obligé de se les faire faire dans le privé l’infortuné père ?</p>



<p>En outre, dans les conditions d’affluences et de délabrement des urgences en Tunisie, vous pensez vraiment qu’il est impossible de passer à côté de vraies urgences ?</p>



<p>Maintenant si réellement on est très à cheval sur l’approche sociale et les besoins élémentaires du citoyen, pourquoi en priver les plus démunis en leurs interdisant l’accès aux soins s’ils ne disposent pas de couverture sociale ? L’accès à la santé n’est-il pas un droit constitutionnel opposable à l’Etat tunisien et indépendamment du statut social ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DqqBp5EgzJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/12/la-tunisie-peut-elle-reconstruire-le-secteur-de-la-sante-publique/">La Tunisie peut-elle reconstruire le secteur de la santé publique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie peut-elle reconstruire le secteur de la santé publique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/12/la-tunisie-peut-elle-reconstruire-le-secteur-de-la-sante-publique/embed/#?secret=rSu6VRzfjd#?secret=DqqBp5EgzJ" data-secret="DqqBp5EgzJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des patients qui meurent dans les salles d’attente</h2>



<p>J’ai exercé étant jeune dans les hôpitaux de la capitale et je m’en veux encore d’avoir vu mourir des patients dans les salles d’attente parce qu’ils attendaient leur tour, que j’avais cent vingt patients à examiner et sans avoir eu le temps réel ne serait-ce que pour constater leur présence.</p>



<p>J’ai récemment été amené à aider à l&rsquo;hôpital et J’ai dû aller chercher des fils de suture et des sondes qui ne coûtaient rien du tout, pour pouvoir opérer un patient. Le manque du matériel de base, parfois même quand les équipements lourds sont disponibles sans être fonctionnels, dénote une méconnaissance totale des priorités en matière de santé, à moins que ce ne soit délibérément intentionnel !</p>



<p>Mais ce que je ne me suis jamais expliqué, c’est qu’en 2001 après avoir passé mes examens de spécialité et après avoir fini mes stages à l’étranger, j’avais postulé contre l’avis de mon patron feu Pr Abdeljelil Zaouche, à qui je dois tout ce que je suis, pour un poste à l’hôpital de Gafsa, alors qu’il n’y avait à l&rsquo;époque aucun chirurgien et que les patients mouraient de l’appendicite, j’ai essuyé un refus après un an et sept mois d’attente, pour un problème de B2 en rapport avec une enquête de sécurité me classant politiquement douteux. Ce qu’il fallait en déduire raisonnablement, c’est que si on a le moindre doute sur votre allégeance au pouvoir, on préférerait laisser des citoyens mourir plutôt que de prendre le moindre risque de vous mettre dans le circuit. Cette parenthèse est bien évidemment destinée à ceux qui persistent à croire que c’était mieux avant.</p>



<p>En ce qui concerne notre actuel système de santé, l’intention est certainement meilleure, mais les conditions sont au mieux les mêmes et au pire, elles se sont dégradées en raison du coup de plus en plus exorbitant des soins avec un système dans l’impossibilité de suivre.</p>



<p>Il est bien évidemment plus simple et je dirais même plus rassurant de désigner un bouc émissaire en la personne du directeur régional, du directeur de l’hôpital, du médecin aux urgences ou du personnel de l’accueil, mais je vous promets que le problème est complètement ailleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vofwMWXRtl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/">La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La fuite du personnel de santé met en danger le système de santé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/15/la-fuite-du-personnel-de-sante-met-en-danger-le-systeme-de-sante-en-tunisie/embed/#?secret=pf27zKXndx#?secret=vofwMWXRtl" data-secret="vofwMWXRtl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de santé malade et à bout de souffle</h2>



<p>Notre système est à bout de souffle. Nos hôpitaux surexploitent le personnel médical et paramédical, les centres hospitalo-universitaires fonctionnent d’une façon absolument perverse, les chefs des services et les aînés ont plus de facilités à asservir les jeunes médecins déjà submergés, que de faire faire leurs travails à des paramédicaux syndiqués. Les paramédicaux syndicalistes jouissent d’un pouvoir et d’une influence démesurée, ils en abusent et s’enorgueillissent, pour eux certes c’est une gloire, pour le pays la faillite d’un système. La centrale syndicale n’ignore pas qu’une catégorie du personnel est à l’origine de graves dépassements et que non seulement elle n’apporte pas sa part à l’édifice, mais en plus elle bride et freine tout effort de changement et de réforme, mais que voulez-vous c’est légitime de penser aux prochaines élections.</p>



<p>L’hôtellerie et les sanitaires dans la majorité des hôpitaux de Tunisie sont une véritable ignominie, une humiliation et un déshonneur pour nous tous.</p>



<p>Quand vous avez eu la malchance de voir la salle de déchoquage, les conditions dans lesquelles les patients sont accueillis, traités et examinés à l’hôpital de Gafsa, vous ne manquerez pas de vous rendre compte que c’est absolument une atteinte à la dignité humaine.</p>



<p>J’ai récemment eu l’occasion d’intervenir deux ou trois fois là-bas et j’ai été sidéré, horrifié et profondément consterné par la hauteur du désastre. J’avais décidé d’alerter et puis sous prétexte que l’effet escompté d’une telle alerte ne vaudrait peut-être pas la tumulte et le tapage que ça engendrerait, mon égoïsme a pris le dessus et j’ai préféré honteusement faire comme si de rien n’était et ne serait-ce que pour ça je me sens affreusement coupable de ce qui est arrivé à la pauvre jeune fille morte dans d’atroces souffrance, de la faute d’un système conçu avec un écart abyssal entre la théorie, les moyens, la méthode, la pratique et ne pouvant donc raisonnablement pas éviter ce genre de drame.</p>



<p>A un moment, j’ai été convié en ma qualité de représentant du conseil de l’ordre du sud-ouest à un conseil régional du gouvernorat de Gafsa pour une collecte de don pour Gaza. Dans la salle il y avait tous les directeurs régionaux, les avocats, l’UGTT et plein d’autres honorables représentants de la société civile. Il est vrai qu’avant même l’initiative du gouverneur pour cette action, nous médecins de la région, avions déjà initié une action dans ce sens et encourageons tout ce qui puisse renforcer de telles actions. Quand j’ai été invité à prendre la parole et après les hypocrites éloges de rigueur pour la vénérable assistance, j’ai posé une question : pouvez-vous me dire messieurs dames les conseillers, comment pouvez-vous vous donner le droit dans ce conseil de discuter de tout ce qui concerne la région, entre autres les problèmes de santé, entre vous, en toute suffisance et fatuité, sans éprouver le besoin ne serait-ce que pour un avis éclairé et technique, d’inviter la représentation des médecins ? Plaît-il ? Je crois savoir et sans prendre de grands risques d’erreur que c’est en plus le cas partout en Tunisie, car c’est le règlement.</p>



<p>J’aurais aimé pouvoir officiellement siéger dans ce conseil afin de dénoncer, proposer et m’opposer. Là aussi j’ai lâchement fait le choix de me satisfaire de l’acquiescement protocolaire de ces férus de petits fours sans relancer l’affaire, par paresse et en me disant qu’on ne s’improvise pas militant audible.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="47GbxE5JsX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/">Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/embed/#?secret=dMCmQgl75a#?secret=47GbxE5JsX" data-secret="47GbxE5JsX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Nous sommes tous terriblement coupables</h2>



<p>Le prétexte est mince me diriez-vous, je vous le concède et j’avoue me sentir terriblement coupable. La vérité, il y a aussi cette ambiance de populisme rampant qui fait que le militantisme, les dénonciations, les revendications et les propositions de réforme ont peu de crédit devant l’accusation facile, l’insulte, le complotisme, la haine et que je ne pouvais en aucun cas cautionner ce qui me semble être la plus grave des dérives.</p>



<p>Cette ambiance destructrice et toxique, qui joue sur les peurs et la suspicion, ne fait que dégrader les volontés et la morale, et nous sommes tous responsables de l’avoir au mieux toléré et au pire entretenu.</p>



<p>Nous sommes tous coupables de privilégier la vengeance et les représailles à l’avis éclairé et à l’anticipation.</p>



<p>Nous sommes tous coupables de laisser ces pantins agitateurs et écervelés dominer la seine.</p>



<p>Le décès tragique de cette innocente jeune fille, le deuil de la famille et l’accablement du père étaient-ils évitables ? Certainement que oui. Est-ce la faute d’un responsable, d’un médecin ou d’un agent défaillant dans un système bien huilé et qui a fait ses preuves ? Rien n’est moins sûr, ce système a prévu de n’accepter que les patients ayants des papiers valides ou qu’il s’acquitte des frais d’enregistrement, sauf pour les urgences. Mais est-ce que le ministère de la Santé dispose de décharge signée par les agents d’accueil attestant qu’ils ont pris connaissance d’une procédure détaillée qui définit les inscriptions aux urgences ?</p>



<p>Et puis pour être conséquent, n’importe quelle petite douleur, aussi banale soit elle, peut cacher une urgence. Il revient donc au médecin de faire la part des choses en examinant tout patient avant qu’il ne soit inscrit. Mais le médecin, ce n’est pas un extra-lucide, pour diagnostiquer les vraies urgences, il a besoin de radios et d’analyses ! Il a donc besoin d’examiner comme il se doit le patient.</p>



<p>La solution la plus logique serait donc de ne refuser personne indépendamment de sa situation administrative. Et ne pensez surtout pas qu’avec ça on s’approche du risque zéro, loin de là.</p>



<p>Quand on demande des examens, qu’ils ne soient pas disponibles à l’hôpital et que le pauvre papa ne peut pas se les offrir dans le privé, qu’est-ce que les responsables et les agents sont censés faire ? Et ce sont eux qu’on désigne comme coupables ? C’est eux qu’on lynche sur la place publique ? Ils étaient peut-être censés payer à tous les consultants leurs examens dans le privé ?</p>



<p>Non, non et non c’est la faute de ce système défaillant, dépassé et qui est complètement en rade. Ayons donc la décence de reconnaître nos défaillances, évitons les formules faciles, la paraphrase, les insultes et le lynchage.</p>



<p>Notre système de santé est complètement bancal, il faut commencer par l’admettre et planifier la restructuration, les solutions les plus courageuses ne sont bien évidemment pas les plus populaires. Le partenariat public privé est une nécessité élémentaire et je ne m’étalerai pas là-dessus.</p>



<p>Quand on a une IRM et une salle de cathétérisme dans une petite ville, qu’elles fonctionnent très en-dessous de leurs capacités, pourquoi ne pas en faciliter l’accès à tous les patients plutôt que de vouloir absolument en installer d’autres dans le public&nbsp;? Pourquoi ne pas utiliser le budget alloué pour combler d’autres besoin ? Mais je ne crois pas que ce soit dans l’ordre du jour, car bien que plausible et pertinent il n’en reste pas moins, impopulaire. Alors entre populisme, efficience et rationalisme, il va falloir choisir, sinon il va falloir ne pas s’étonner et s’indigner quand d’autres innocents vont mourir.</p>



<p>* <em>Chirurgien à Gafsa.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aqk9iIrYYG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/tunisie-haro-sur-les-pilleurs-des-hopitaux/">Tunisie : Haro sur les pilleurs des hôpitaux !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Haro sur les pilleurs des hôpitaux ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/tunisie-haro-sur-les-pilleurs-des-hopitaux/embed/#?secret=MQYCOjvc26#?secret=aqk9iIrYYG" data-secret="aqk9iIrYYG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/">Tunisie | Appendicite meurtrière ou la décadence d’un système</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/tunisie-appendicite-meurtriere-ou-la-decadence-dun-systeme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; L’inflation de médecins n’est pas une solution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 06:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[expatriation]]></category>
		<category><![CDATA[facultés de médecine]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Belaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16991821</guid>

					<description><![CDATA[<p>La décision d’augmenter de 30% le nombre de places ouvertes aux bacheliers souhaitant faire des études de médecine en Tunisie mérite une sérieuse attention.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/">Tunisie | L’inflation de médecins n’est pas une solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La déclaration&nbsp;récemment faite avant-hier, lundi 7 juillet 2025, par le ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur&nbsp;et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd</em></strong>,<strong><em>&nbsp;concernant la décision&nbsp;des autorités compétentes d’augmenter de 30%, à partir&nbsp;de la rentrée universitaire 2025/2026, le nombre&nbsp;de places ouvertes&nbsp;aux&nbsp;bacheliers qui souhaitent&nbsp;faire des études de médecine en Tunisie mérite&nbsp;une&nbsp;sérieuse attention.</em></strong> <em>(Ph. Hôpital de Médenine).</em> </p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-16991821"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>Cette décision serait judicieuse et pertinente si notre pays manquait&nbsp;de médecins&nbsp;et si notre économie nationale était capable de répondre dignement aux attentes&nbsp;légitimes des centaines de médecins qui&nbsp;sont&nbsp;mis chaque année sur le marché du travail. Or la réponse&nbsp;est tout simplement non. Le pays risque&nbsp;même&nbsp;de connaître une inflation de médecins… au chômage. Personne, bien&nbsp;entendu, ne désire que ce triste sort&nbsp;soit réservé aux médecins ni aux diplômés des autres&nbsp;secteurs.&nbsp;</p>



<p>La situation actuelle est d’autant plus pénible que les jeunes médecins qui protestent aujourd’hui pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération comptent parmi les élèves qui ont brillamment&nbsp;réussi au baccalauréat, qui ont longuement&nbsp;et durement&nbsp;investi dans leurs études&nbsp;et qui ont consacré, chacun, une douzaine d’années&nbsp;de leur jeunesse (soit de 20 à 32 ans)&nbsp;aux&nbsp;études et au travail dans les hôpitaux publics dans des conditions extrêmement pénibles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pays ne manque pas de médecins</h2>



<p>La Tunisie ne manque pas aujourd’hui de médecins. Elle&nbsp;n’en manquera pas dans l’avenir. Les quatre facultés de médecine&nbsp;du pays forment, depuis&nbsp;cinq décennies, des centaines de médecins chaque année. Nous n’avons pas besoin non plus d’en construire d’autres.&nbsp;</p>



<p>Le fait&nbsp;que des établissements hospitaliers, à Tunis&nbsp;et dans&nbsp;des villes et villages&nbsp;de l’intérieur, manquent&nbsp;de personnel&nbsp;médical&nbsp;doit être&nbsp;imputé aux stratégies&nbsp;suivies dans&nbsp;l’affectation et la répartition&nbsp;de nos jeunes&nbsp;médecins et&nbsp;aux raisons&nbsp;qui les incitent à&nbsp;fuir nos hôpitaux voire même pour beaucoup, le pays lui-même.&nbsp;</p>



<p>Nous savons que des centaines&nbsp;de médecins&nbsp;attendent aujourd’hui&nbsp;impatiemment d’être recrutés et ne demandent&nbsp;qu’à travailler dans des conditions dignes&nbsp;avec des salaires gratifiants. Malheureusement, la situation économique&nbsp;et financière du pays&nbsp;ne le permet pas. Le ministre&nbsp;de la Santé se débat&nbsp;très sérieusement pour améliorer&nbsp;la situation. Depuis son arrivée à la tête&nbsp;du Département, les choses commencent&nbsp;à bouger. Fort de sa longue expérience de professeur de médecine et de celles de ses collaborateurs, Mustapha Ferjani est présent sur tous les terrains. Cela est à mettre à son actif.</p>



<p>Toutefois,&nbsp;l’examen de la question de l’augmentation des capacités&nbsp;d’accueil des facultés de&nbsp;médecine&nbsp;reste épineuse et nécessite&nbsp;un débat national digne de ce nom dans le cadre d&rsquo;une vision globale&nbsp;de l&rsquo;avenir de la santé en Tunisie&nbsp;</p>



<p>Nombreux parmi les jeunes médecins choisissent de&nbsp;quitter&nbsp;le pays à la recherche&nbsp;de perspectives meilleures, en particulier en France et en Allemagne.&nbsp;Beaucoup le font&nbsp;dans&nbsp;la précipitation. Nombreux&nbsp;ne savent pas&nbsp;qu’il s’agit souvent d’une décision&nbsp;lourde&nbsp;et grave&nbsp;qui va engager&nbsp;leur&nbsp;avenir. Souvent, il s’agit d’un ticket aller sans retour. Ils ne savent pas non plus qu’ils doivent batailler&nbsp;dur pour s’imposer compte tenu&nbsp;de l’environnement nouveau&nbsp;où ils vont travailler et vivre&#8230; Ils seront généralement exploités&nbsp;et beaucoup&nbsp;rémunérés que&nbsp;leurs confrères&nbsp;originaires de ces pays. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LYpFBAT2yF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=8ysGj1aTWs#?secret=LYpFBAT2yF" data-secret="LYpFBAT2yF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation de l’expatriation</h2>



<p>Parmi les raisons qui incitent les&nbsp;médecins, jeunes et moins jeunes, à s’expatrier figurent&nbsp;les&nbsp;modestes salaires servis en Tunisie, les&nbsp;misérables conditions de travail dans lesquelles ils exercent leur métier, la dégradation&nbsp; de leur statut social,&nbsp;l’insécurité, les risques&nbsp;auxquels ils s’exposent&nbsp;dans les hôpitaux&nbsp; en relation&nbsp;avec un environnement peu propice à l’exercice de la médecine, la faiblesse de l’encadrement, la &nbsp;modicité des moyens mis à disposition, la vétusté du matériel, les relations difficiles avec des patients souvent issus de classes défavorisées&nbsp;qui&nbsp;déversent&nbsp;toutes leurs frustrations&nbsp;sur les jeunes médecins, et, <em>last but not least</em>, l’environnement&nbsp;souvent&nbsp;tendu&nbsp;dans lequel ils exercent.&nbsp;</p>



<p>N’oublions jamais que les médecins pratiquent une profession&nbsp;très honorable où ils font face&nbsp;à la précarité humaine ce qui a un fort impact&nbsp;sur leur psychisme&nbsp;</p>



<p>En somme, les jeunes médecins travaillent souvent dans des conditions&nbsp;indignes&nbsp;de jeunes personnes qui ont consacré une dizaine d’années de leur vie à des études&nbsp;souvent difficiles et exigeantes et au travail dans des hôpitaux publics manquant de tout et où ils se sont dépensés sans compter. Il est crucial de les écouter&#8230;</p>



<p>Augmenter de 30% le nombre des bacheliers autorisés à faire des études de médecine c’est tout simplement se risquer&nbsp;de&nbsp;charger démesurément&nbsp;nos facultés de médecine, d’affaiblir les&nbsp;capacités d’encadrement&nbsp;des apprentis médecins souvent laissés à eux-mêmes, de porter un coup dur&nbsp;à la qualité de&nbsp;la formation médicale, de dévaloriser&nbsp;la réputation&nbsp;de nos médecins en Tunisie et à l’étranger. Bref,&nbsp;c’est&nbsp;courir le risque&nbsp;de&nbsp;former&nbsp;des médecins au rabais&#8230; et de les voir gonfler les rangs des diplômés chômeurs. À moins qu’on&nbsp;ait d’ores&nbsp;et déjà prévu des solutions pratiques et fiables pour désamorcer ces bombes à retardement.&nbsp;</p>



<p>On n’aimerait pas voir&nbsp;des centaines&nbsp;de jeunes médecins,&nbsp;au terme de douze ans d’études et de résidanat&nbsp;dans les hôpitaux, attendre des années pour trouver&nbsp;du travail dans le secteur public ou pour pouvoir s’installer&nbsp;dans le privé, entreprise qui&nbsp;nécessite&nbsp;des fonds&nbsp;conséquents&nbsp;et&nbsp;dont la réussite n’est souvent&nbsp;pas assurée compte tenu&nbsp;de la concurrence&nbsp;effrénée dans le domaine.</p>



<p>Ceux qui&nbsp;croient&nbsp;que les jeunes futurs médecins pourront toujours trouver&nbsp;des postes dans les déserts médicaux à l’étranger&nbsp;ont une vision courte des choses.&nbsp;La France a déjà commencé à&nbsp;mettre la barre très haut pour l&rsquo;accès de médecins étrangers à ses établissements hospitaliers. Les restrictions&nbsp;à l’entrée iront crescendo dans les prochaines années. Le marché allemand&nbsp;ne tardera pas à réagir de la même façon dans les prochaines années. Celui du Golfe&nbsp;également. Il viendra un jour où ces pays fermeront leurs portes aux médecins étrangers ou mettront des conditions draconiennes pour les&nbsp;prendre&nbsp;dans leurs hôpitaux.&nbsp;Il faut donc&nbsp;être attentif à&nbsp;l’évolution de la situation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xaQ84IJYQM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/">De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/embed/#?secret=nu6DEwEtoh#?secret=xaQ84IJYQM" data-secret="xaQ84IJYQM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p> &nbsp;L’urgence d’un débat national</p>



<p>J’ose espérer que toutes les parties concernées&nbsp;par une décision aussi importante&nbsp;et aux conséquences&nbsp;prévisibles aient été consultés à l’avance et&nbsp;leurs points de vue entendues. Je pense en particulier à l’Institut tunisien des études stratégiques&nbsp;(Ites),&nbsp;aux professionnels de l’enseignement médical, aux doyens des facultés de médecine, au Conseil national de l’ordre des médecins, aux syndicats de médecins,&nbsp;à l’Organisation&nbsp;tunisienne des jeunes médecins (OTJM), aux ministères des Finances, des Affaires sociales, des Affaires étrangères&#8230;</p>



<p>Il faut&nbsp;prendre le temps nécessaire&nbsp;pour réfléchir à la question dans toutes&nbsp;ses dimensions&nbsp;et décider ensuite des mesures à prendre. Le credo doit être&nbsp;l’intérêt général&nbsp;et, bien entendu aussi, celui légitime des médecins car personne ne souhaite que la profession&nbsp;médicale en Tunisie soit dévalorisée&nbsp;et que la santé des citoyens soit mise à rude épreuve&#8230; Nos médecins&nbsp;et notre médecine, qui a toujours privilégié le mérite personnel et l’efficacité professionnelle, ne méritent&nbsp;pas d’être galvaudés !</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zOpJsRPt1b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/">Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/embed/#?secret=uqrdaRnbmM#?secret=zOpJsRPt1b" data-secret="zOpJsRPt1b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/">Tunisie | L’inflation de médecins n’est pas une solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Certificat médical initial &#124; Règles de rédaction et impératifs médico-légaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/certificat-medical-initial-regles-de-redaction-et-imperatifs-medico-legaux/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/certificat-medical-initial-regles-de-redaction-et-imperatifs-medico-legaux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 21:45:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[certificat médical]]></category>
		<category><![CDATA[CMI]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des médecins de Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16269210</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil national de l&#8217;Ordre des médecins de Tunisie a publié, un communiqué ce mercredi 23 avril 2025, sur la rédaction de documents médicaux, notamment le certificat médical initial (CMI). La rédaction des documents médicaux est un acte courant de l’activité médicale. Il s’agit d’un acte aussi important que les soins délivrés au patient et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/certificat-medical-initial-regles-de-redaction-et-imperatifs-medico-legaux/">Certificat médical initial | Règles de rédaction et impératifs médico-légaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins de Tunisie a publié, un communiqué ce mercredi 23 avril 2025, sur la rédaction de documents médicaux, notamment le certificat médical initial (CMI).</em></strong></p>



<span id="more-16269210"></span>



<p>La rédaction des documents médicaux est un acte courant de l’activité médicale. Il s’agit d’un acte aussi important que les soins délivrés au patient et peut engager différents types de la responsabilité médicale. Parmi ces documents figure le certificat médical initial (CMI) qui est un des certificats les plus délivrés par les médecins.</p>



<p>Ce certificat descriptif, délivré dans les suites proches d’un fait traumatique, obéit à des règles strictes de fond et de forme. </p>



<p>A travers ce document, rédigé par un groupe de travail au sein du Collège National de Médecine Légale et validé par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, les auteurs proposent un guide pratique pour rédiger un CMI de qualité qui permettra à la fois de protéger la mise en cause de la responsabilité du médecin et de préserver les droits des victimes.</p>



<p><strong>Le guide comporte :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un document principal composé de sept chapitres qui précisent les règles de rédaction d’un CMI et exposent certaines situations particulières.</li>



<li>Un barème indicatif pour la détermination de l’Incapacité Temporaire Totale (ITT) est proposé par le groupe du travail et a été validé par des spécialistes.</li>



<li>Deux modèles de CMI, le premier est celui qui est délivré suite à la demande de la victime, et le deuxième est celui qui est établi suite à une réquisition émanant d’une autorité judiciaire ou policière. Le modèle de CMI à la demande du patient est destiné aux médecins exerçant une activité libérale. Les médecins fonctionnaires de l’état sont tenus à se référer aux modèles réglementaires, établis par le Ministère de la Santé.</li>
</ul>



<p><em>Dr Mohamed ALLOUCHE : Président du CROM Tunis<br>Dr Rym GHACHEM : Présidente du CNOM<br>Dr Wiem BENAMAR : Pr en Médecine Légale</em></p>



<p>Il est possible de télécharger le document en entier du site du CNOM, rubrique Actualités.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/certificat-medical-initial-regles-de-redaction-et-imperatifs-medico-legaux/">Certificat médical initial | Règles de rédaction et impératifs médico-légaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/certificat-medical-initial-regles-de-redaction-et-imperatifs-medico-legaux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Tennis &#124; Ons Jabeur rassure sur sa blessure</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/tunisie-tennis-ons-jabeur-rassure-sur-sa-blessure/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/tunisie-tennis-ons-jabeur-rassure-sur-sa-blessure/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 21:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blessures]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Ons Jabeur]]></category>
		<category><![CDATA[Tennis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15970270</guid>

					<description><![CDATA[<p>La championne tunisienne de tennis Ons Jabeur, a partagé des nouvelles rassurantes concernant sa blessure à la jambe qui l&#8217;a contrainte à abandonner en 16e de finale à Miami. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, elle a révélé que les médecins ont diagnostiqué une élongation musculaire, écartant ainsi toute blessure plus grave. «...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/tunisie-tennis-ons-jabeur-rassure-sur-sa-blessure/">Tunisie-Tennis | Ons Jabeur rassure sur sa blessure</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La championne tunisienne de tennis Ons Jabeur, a partagé des nouvelles rassurantes concernant sa blessure à la jambe qui l&rsquo;a contrainte à abandonner en 16e de finale à Miami.</em></strong></p>



<span id="more-15970270"></span>



<p>Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, elle a révélé que les médecins ont diagnostiqué une élongation musculaire, écartant ainsi toute blessure plus grave.</p>



<p>« <em>Cela signifie que je pourrai retourner sur le court dès que je serai sûre que ma jambe est complètement rétablie</em> », a écrit Ons Jabeur, en exprimant sa gratitude envers ses supporters pour leurs messages de soutien.</p>



<p>Ons Jabeur n&rsquo;a pas précisé de date pour son retour à la compétition, mais cette annonce est un soulagement pour ses nombreux fans, qui s&rsquo;inquiétaient de son état de santé après son retrait samedi face à Jasmine Paolini à cause d&rsquo;une douleur qui l’a empêché de poursuivre la rencontre.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/tunisie-tennis-ons-jabeur-rassure-sur-sa-blessure/">Tunisie-Tennis | Ons Jabeur rassure sur sa blessure</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/tunisie-tennis-ons-jabeur-rassure-sur-sa-blessure/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
