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	<title>Archives des Médine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Médine - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>MAE : Décès d&#8217;une pèlerine tunisienne dans un accident de la route à Médine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 20:33:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Arabie Saoudite.]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une pèlerine tunisienne est décédée, ce samedi 20 avril 2024, dans un accident de la route survenu à Médine en Arabie Saoudite. C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l&#8217;étranger, dans un communiqué diffusé par l&#8217;agence Tap, en précisant que cet accident, qui a également fait...</p>
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<p><em><strong>Une pèlerine tunisienne est décédée, ce samedi 20 avril 2024, dans un accident de la route survenu à Médine en Arabie Saoudite.</strong></em></p>



<span id="more-12530457"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l&rsquo;étranger, dans un communiqué diffusé par l&rsquo;agence Tap, en précisant que cet accident, qui a également fait trois blessés, a impliqué un mini-bus transportant des pèlerins de différentes nationalistes venus de France pour accomplir les rites de la Omra.</p>



<p>Le ministère a précisé suivre de près la situation des blessés et ce, en coordination avec l&rsquo;ambassade de Tunisie à Ryad et les consulats tunisiens à Djeddah et à Nice.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&#8217;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (2/5)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 06:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al Aswad Al Ansi]]></category>
		<category><![CDATA[Farhat Othman]]></category>
		<category><![CDATA[Hayhala Ibn Kaab]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[Toulayha Al Assadi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hayhala Ibn Kaab était le nom de ce prophète concurrent, mais on l’appelait plus communément Al Aswad Al Ansi. Devin noiraud, il avait embrassé l’islam avec sa tribu yéménite, puis apostasia et réussit à rallier à lui le clan Methhaj qu’il impressionna avec ses forts imposants tours de passe-passe. Par Farhat Othman Constituant autour de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Miniature-extraite-de-Tarikhnama-de-Balami.jpg" alt="" class="wp-image-387063"/></figure></div>



<p><strong><em>Hayhala Ibn Kaab était le nom de ce prophète concurrent, mais on l’appelait plus communément Al Aswad Al Ansi. Devin noiraud, il avait embrassé l’islam avec sa tribu yéménite, puis apostasia et réussit à rallier à lui le clan Methhaj qu’il impressionna avec ses forts imposants tours de passe-passe. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-387062"></span>



<p>Constituant autour de lui une forte armée, il chassa de son pays les représentants du prophète, marcha sur Sanaa et Najrane et les enleva, étendant son pouvoir sur tout le Yémen, poussant bien au-delà, contrôlant Bahreïn et arriva jusqu’à la ville fortifiée de Taèf, au cœur de l’Arabie. Or, la région de Taèf était considérée comme le verger de La Mecque, ses riches familles y possédant d’opulentes propriétés où elles venaient séjourner l’été, fuyant les rigueurs de la canicule mecquoise.</p>



<p><strong>La seconde manifestation eut pour cadre Yémama, province du Najd, une oasis de palmiers au centre de la péninsule, </strong>dans la grande tribu de la région, les Hanifa. Déjà, la femme du mage de Yémama, Sajèh, une femme instruite, poétesse et fort noble, semblait avoir la prétention à faire de l’art de son époux bien plus qu’une simple pratique traditionnelle au service de la seule tribu. Mais elle quitta la région, partant au nord du Tigre et de l’Euphrate consolider son savoir, notamment religieux, chez ses parents de la tribu chrétienne de Taghlib. Et la place se fit libre pour l’apparition, en ce Najd, du premier prophète des Assad en la personne de Toulayha Al Assadi.</p>



<p>Il s’était pourtant converti à l’islam l’année précédente avec l’ensemble de sa tribu lors de la venue de sa délégation à Médine faire allégeance à Mohamed. Mais cet homme très courageux, considéré comme valant à lui seul mille chevaliers, eut des rêves de grandeur et se vit un destin semblable à celui du prophète de Médine. Aussi, dès son retour chez lui, il apostasia et se mit à réciter de la prose rimée, parodiant le livre sacré de Mohamed. Pour s’attirer les faveurs de ses compatriotes, il abolit la prosternation dans la prière que nombre d’entre eux, imbus de la fierté ancestrale, trouvaient humiliante. Alliée à la chance qui le fit échapper au coup d’épée que lui porta l’homme envoyé par Mohamed pour le tuer, son éloquence fit croire à son invincibilité et augmenta vite le nombre de ses partisans. Ceux-ci, à la mort de Mohamed, se recrutèrent non seulement dans sa propre tribu des Assad, mais aussi dans celles de ses grandes alliées Ghatafan et Tayy. Il prétendit alors que, comme pour Mohamed, il avait des rencontres avec l’ange Gabriel et que celui-ci lui ordonna de prendre Médine qui venait de perdre son prophète. Et on vit les étendards rouges de ses troupes marcher sur l’ancienne Yathrib.</p>



<p>Dans le même temps, dans cette même contrée centrale du Najd, à Yémama précisément, vint un petit homme au teint pâle, au nez camus et dont la capacité de nuisance fut telle qu’on essaya de l’exorciser par l’altération de son prénom, en l’appelant par un diminutif, pour le dénigrer, et lui accolant de plus le qualificatif de Menteur.</p>



<p><strong>On assura que tout comme son voisin, Mouslima ou Moussaylima apostasia et se proclama prophète</strong> au retour d’une délégation à Médine au cours de laquelle il fit allégeance. Il obtint, en même temps que sa tribu, sa part de butin distribué par le prophète Mohamed aussi bien en respect des us et des coutumes qu’en vue de s’assurer l’adhésion à sa religion de tribus que le dénuement rendait volages, prêtes même à vendre l’âme pour leur survie. Mais ce prétendant-là à la prophétie était connu depuis longtemps, bien avant la révélation de l’islam, pour se faire déjà appeler le Miséricordieux de Yémama.</p>



<p>Imitant aussi le Coran avec des phrases rimées, dispensant carrément ses adeptes de la prière et leur autorisant le vin et les relations hors mariage, il rallia aussi pas mal de monde à sa prétention à partager la prophétie avec Mohamed.</p>



<p>Dans les tribus arabes encore païennes ou fraîchement converties, la vocation prophétique allait ainsi bon train et les prétendants à une mission se voulant pareille à celle de Mohamed prospérèrent, comme Toulayha de Ghatafan ou Lakit Ibn Malik, l’homme au diadème, et la déjà nommée Sajeh, la prophétesse des Tamime qui fut loin d’être la seule femme à figurer en ce domaine, bien que la plus connue.</p>



<p><strong>Sajèh revint, en effet, sur ses terres versées dans le christianisme, en ayant tiré la prétention à gouverner sa tribu </strong>et à la mener à des razzias victorieuses. Elle réussit à rallier à sa cause les personnes en vue de sa propre tribu dont même d’éminentes figures de l’islam. On y comptait ainsi le chargé des aumônes pour le compte de Mohamed, un dignitaire appelé le Seigneur au turban jaune. Un autre chargé des aumônes en était également, diplomate, connu pour son brio oratoire qui lui valut d’être un des tribuns de Mohamed. On y trouvait aussi le fils de l’Édenté, l’un des maîtres de l’éloquence arabe dont l’art du discours plut tellement à Mohamed qu’il qualifia son expression de magie, ainsi qu’un parrain de la tribu de Modhar, celle dont était issu Mohamed.</p>



<p>— On sait que Mohamed dit vrai ; mais on préfère le menteur de Rabi’a à l’homme sincère de Modhar.</p>



<p>On ne manquait pas d’entendre ce genre de propos chez les Arabes qui, outre les deux grandes branches des Arabes du Sud, soit du Yémen, et ceux du Nord, étaient subdivisés pour l’essentiel, concernant ces derniers, entre les deux fameuses lignes des Modhar, à laquelle appartenait Qoraïch, et des Rabi’a qui a donné, par exemple, le prophète Moussaylima. Or, l’attachement tribal était tel qu’on pouvait préférer un menteur avéré et faux prophète de sa propre tribu à celui qui paraissait être, à n’en point douter, l’envoyé de Dieu, et ce juste du fait de son appartenance à une autre tribu.</p>



<p><strong>Au demeurant, la multiplication des vocations prophétiques, que les circonstances faisaient apparaître encore plus soudaines ou spectaculaires,</strong> n’était ni nouvelle ni surprenante. Les diverses tribus de l’Arabie étaient autant attachées à leurs spécificités qu’elles vénéraient leurs anciens, comptant en leur sein des mages. Certains parmi eux ne manquaient pas de donner à leur propos le vernis de la prophétie qui n’était en temps normal qu’un concentré de qualités supérieures faites surtout de sagesse, de clairvoyance et de détachement des futilités de la vie dans un environnement ingrat et hostile, où rien n’invite à cultiver de pareilles qualités.</p>



<p><em>Allons viens à la baise,</em></p>



<p><em>La couche est prête.</em></p>



<p><em>Ce sera à la maison, si tu le souhaites,</em></p>



<p><em>Ou au lit ; c’est à ton aise.</em></p>



<p><em>Sur le dos, si tu le veux, on t’étendra</em></p>



<p><em>Ou, encore, à quatre pattes on te mettra,</em></p>



<p><em>Et, en toi, aux deux tiers, tu l’auras</em></p>



<p><em>Ou tout entier, ainsi que tu le voudras.</em></p>



<p>On raconta que Sajèh qui marcha sur le Yémama à la tête d’une armée impressionnante fit si peur au prophète local qu’il chercha à la neutraliser en faisant appel à leur proximité tribale, usant de son immense savoir-faire. Il parvint à organiser une rencontre avec elle, réussit à l’impressionner et finit par lui proposer de s’unir doublement, au propre et au figuré.</p>



<p>Rapportant des anecdotes salaces sur leur compte, on assura que Sajèh et Mouslima se séparèrent mari et femme avec, pour dot, la moitié de la récolte de la région et, en prime, la dispense pour ses troupes de deux des prières prescrites aux musulmans : la première et la dernière, celles de l’aube et du soir.</p>



<p>Cependant, contrairement aux vers railleurs colportés sur son compte et celui de son nouvel époux, la prophétesse était une femme perspicace, à l’observation fine et tenait volontiers des paroles fort marquées de sagesse chrétienne. Profitant de son court séjour auprès de Moussaylima, elle avait jaugé leurs capacités militaires et leurs chances à triompher des musulmans. Concluant que leur mission relevait de l’impossible, elle s’en était retournée chez ses oncles chrétiens de Taghlib.</p>



<p>Si, en effet, du Yémen au Bahreïn, d’Oman à Yémama, au Hadhramaout, à Mahra, aucune tribu fraîchement convertie ne manqua de répudier son allégeance à l’islam, certaines retournant au christianisme, d’autres à la religion juive, la plupart au paganisme, toutes furent combattues, y compris celles qui ne se convertirent pas. Car désormais, on était obligé, en terre d’Arabie, de choisir entre l’islam ou la mort si on ne relevait pas des Écritures reconnues par la nouvelle foi, auquel cas on obtenait un statut spécial de double soumission : à Dieu et à ses fidèles.</p>



<p><strong>Ce nouvel ordre appelé à révolutionner une contrée arriérée et la faire entrer de plain-pied, rapidement et à marche forcée dans la modernité,</strong> les musulmans le furent si brillamment, si vaillamment, avec beaucoup de vigueur et de sérieux ; de la cruauté même. Mais ils tinrent aussi, en des temps où la sauvagerie était la règle, de le faire selon des règles certes indiscutables, mais parfaitement justes, à savoir une fois échouées les options proposées préalablement pour faire amende honorable, revenir à ce qu’ils considéraient comme la seule vérité, ne supposant aucune transaction, la foi en l’islam.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre&#8230;</strong></p>



<p><a></a> <em><strong>«Aux origines de l’islam. Succession du prophète, Ombres et lumières», de Farhat Othman, éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</strong></em></p>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&#8217;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (1/5)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 14:48:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Bakr]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Aws]]></category>
		<category><![CDATA[bataille d’Ohoud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le marché de la ville, assis à son commerce comme il l’a toujours fait, Abou Bakr était pensif. Sa désignation en tant que vicaire du prophète de Dieu n’avait rien changé encore pour lui et il gardait ses habitudes. Par Farhat Othman On était samedi; la veille, il s’était teint la tête et la...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Mohamed-a-Medine.jpg" alt="" class="wp-image-386892"/><figcaption><em>Mohamed à Médine à travers une miniature persane du 11e siècle.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Dans le marché de la ville, assis à son commerce comme il l’a toujours fait, Abou Bakr était pensif. Sa désignation en tant que vicaire du prophète de Dieu n’avait rien changé encore pour lui et il gardait ses habitudes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-386891"></span>



<p>On était samedi; la veille, il s’était teint la tête et la barbe et avait présidé la prière de groupe du vendredi. Entre sa maison sur les hauteurs de la ville et le centre de Médine, il continuait à faire l’aller-retour, à pied souvent, à cheval par moments, venant toujours vendre, acheter. Outre la mercerie, il n’a pas arrêté, non plus, de s’occuper de son troupeau d’ovins et de traire lui-même ses chèvres et brebis.</p>



<p>Tiendrait-il ainsi plus longtemps, plus de six mois ? il ne le pensait plus. Le commerce ne pouvait se cumuler avec la gestion des intérêts de la communauté, il en était persuadé, désormais. L’investissement total pour remplir dignement sa charge devenait de rigueur, d’autant plus que la situation était grave.</p>



<p><strong>Les idées d’Abou Bakr vagabondaient, son regard se projetait de la petite cité orpheline de son chef aux parages en ébullition, tout autour. </strong>Il n’était pas qualifié par sa tribu d’érudit pour rien ; sa science de la généalogie et des lignées arabes, sa connaissance pointue des faits et des événements du temps passé, outre sa prescience, en faisait un véritable sage au regard pertinent, aux vues judicieuses.</p>



<p>Plus que jamais, il avait désormais besoin de ces qualités unanimement reconnues. L’islam était en danger ; la mort de leur guide avait fait vaciller leur foi aux Arabes ! Avant même son décès, déjà, le prophète eut à faire face à des apostats en plus des mécréants arabes qu’il cherchait à convertir à l’Islam tantôt par la raison, tantôt par l’argent et enfin par la force des armes.</p>



<p><strong>Que de chemin parcouru depuis l’apparition de la nouvelle religion à La Mecque, </strong>dans le centre-est de la péninsule arabique, au milieu de la province du Hijaz ! L’islam s’installa officiellement à Médine depuis la fuite du prophète en l’an 622, dite Hijra ou Émigration. Parti de nuit, fuyant les siens qui en étaient venus enfin à attenter à sa vie, Mohamed avait pris Abou Bakr pour compagnon de route, jusqu’à l’ancienne Yathrib, au nord de La Mecque, où les tribus arabes autres que juives attendaient une venue appelée de leurs vœux.</p>



<p>La péninsule arabique était loin d’être un foyer exclusif de paganisme. Parmi les Arabes, il y avait de nombreux israélites attachés au judaïsme ainsi que des chrétiens non moins fiers de leur religion. Si, au Hijaz, les Arabes polythéistes étaient nombreux, les Arabes judaïques et chrétiens se retrouvaient à ses confins, aussi bien au sud, au Yémen, qu’au nord, vers l’Irak, et sur tout le pourtour méditerranéen. Il y avait aussi nombre d’autres croyances, un véritable patchwork de confessions, chacun optant pour la foi que sa liberté lui faisait choisir quitte à en changer au gré de ses humeurs ou de ses convictions.</p>



<p>À Yathrib, devenue Médine, assez nombreuses étaient les tribus arabes juives avant l’installation officielle du prophète. Au demeurant, ce fut pour contrebalancer leur puissance tout aussi que pour unir leurs propres forces que les tribus des Aws et des Khazraj – appelées, depuis les Renforts – adhérèrent au message du prophète et le reçurent dans leur ville.</p>



<p>L’Arabie était le royaume des tribus; dans un désert aride parsemé d’un chapelet d’oasis, la solidarité ethnique faisait loi. Mais, dans les quelques tribus sédentarisées, la lutte pour le pouvoir et son corollaire, la politique des alliances, pouvait occulter la prééminence du sang ; c’était le cas à La Mecque dont la principale tribu, Qoraïch, avec ses divers clans rivaux mais solidaires, s’adonnait au commerce, aux affaires, et avait besoin de pacifier ses voies moyennant des pactes et des liens de diverses natures.</p>



<p>Chez les nomades, condamnés à être les maîtres du désert pour survivre, ils avaient les mœurs guerrières, corollaire d’une propension atavique vers la liberté absolue comme idéal suprême de vie. Leur existence était rythmée de razzias, de rançons, et d’asservissement, et il n’y avait pas de place aux faibles. Hors les rapports de paix découlant des pactes à la valeur sacrée, aussi rapides à être célébrés solennellement qu’à se défaire au gré des intérêts, la guerre permanente était la constante de ce mode de vie. De rares moments de concorde ou de paix existaient toutefois, limités aux temps des pâturages, moments éphémères de cohabitation pour les tribus lors des transhumances, ou aux mois sacrés réservés au pèlerinage ou au commerce dans les quelques marchés connus et courus. Tous ces moments, supposés être de paix, où les armes et les querelles se taisent pour un temps, laissaient place à la vie et à la poésie, autre façon de survivre, mais des armes de l’éloquence cette fois-ci.</p>



<p>S’il apporta à la majorité de ces peuples la religion qui leur manquait, les faisant même se sentir inférieurs par rapport aux autres Arabes, gens de l’Écriture, parmi les juifs et les chrétiens, l’avènement de l’Islam ne fut pour certaines tribus belliqueuses qu’une façon nouvelle de s’adonner à leur mode de vie ancestral, le marquant tout juste d’un idéal nouveau.</p>



<p>Ainsi étaient-elles plus sensibles à la forme de la nouvelle religion qu’à son fond, moins attachées à ses principes qu’au surcroît de prestige, de puissance et de gains qu’elle leur apportait. Aussi, leurs batailles et leurs razzias continuaient-elles sous le couvert d’une légitimation nouvelle. Mais, grâce à l’unité réalisée autour de la personne du prophète et, à travers lui, d’un Seigneur tutélaire : Dieu, le seul qu’ils acceptaient de servir sans se sentir diminués, leur force fut décuplée et leurs butins plus importants.</p>



<p><strong>Chez nombre de ces tribus — et plus elles étaient nomades, plus le phénomène prenait l’aspect de l’évidence — Mohamed avait davantage le rang d’un chef de guerre que celui d’un prophète. </strong>Et même pour qui admettait cette qualité, on l’assimilait alors volontiers à un devin ou un magicien dont on avait bien davantage l’habitude, chaque tribu possédant au moins le sien.</p>



<p>Au reste, si sa personne avait fini par revêtir un caractère sacré pour la plupart de ses disciples, cela ne fut ni automatique ni généralisé. Lors de la célèbre bataille d’Ohoud perdue face à sa tribu Qoraïch, il fut abandonné par la plupart de ses plus proches, ne se retrouvant qu’avec de très rares fidèles. De la vie même de Mohamed, il arriva à pas mal de tribus de rechigner à l’accomplissement de certains dogmes de la nouvelle religion comme l’aumône légale ou impôt.</p>



<p>Nombre de personnes, à la recherche de prestige, de gloire ou simplement dans le prolongement de la pratique fort répandue des arts divinatoires, prétendirent même s’offrir une part de ce qu’elles voulurent considérer comme un gâteau prophétique. Depuis les plus célèbres d’entre tous, le duo Chikk et Satih — le premier, une moitié d’homme ne possédant qu’un oeil, un seul bras et une unique jambe, et le second, un cul-de-jatte —, les augures, mages, aruspices, sibylles et pythonisses n’ont jamais manqué en terre d’Arabie. De là à prétendre à la prophétie, il n’y avait qu’un pas que d’aucuns sautaient bien allègrement.</p>



<p>Mais si certains, comme ces deux-là, étaient sages et pouvaient mériter le respect général, ne serait-ce que pour leur vision juste et avisée du monde et des choses humaines, croyant dans une osmose entre l’univers des vivants incarnés et celui des esprits désincarnés, la plupart arrivait à peine à leur hauteur, leurs prétentions au pouvoir ou aux biens terrestres les retenant au ras de leurs élucubrations.</p>



<p><strong>Ce fut du Yémen, terre de haute civilisation où l’on situe les ancêtres des Arabes</strong> qui se sont disséminés par la suite sur les terres d’Arabie, que vint la manifestation la plus en vue d’une prétention pareille, la toute première apostasie de la vie même du prophète.</p>



<p>En cette contrée où les tribus s’étaient assez tôt sédentarisées en des villes de goût et de prestige à la culture déjà raffinée, la religion hébraïque était fort répandue et on assistait à des querelles de religions entre juifs et chrétiens de tradition. Ce fut, au reste, la persécution des chrétiens par les chefs arabes de confession juive de Najrane qui entraîna l’occupation de la région par les troupes chrétiennes venues d’Abyssinie au sixième siècle de l’ère commune, quelque cent ans avant l’apparition de l’islam, une période de troubles se prolongeant, ayant assez vite fait d’effacer le lustre et la puissance d’antan.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre&#8230;</strong></p>



<p> <em>«Aux origines de l’islam : Succession du prophète, ombres et lumières», Farhat Othman, éd. Afrique Orient 2015.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents épisodes : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OiT6uatLkM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-et-sourde-la-contestation-2-2/">Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Et sourde la contestation ! (2/2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Et sourde la contestation ! (2/2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-et-sourde-la-contestation-2-2/embed/#?secret=iBm67wt8ee#?secret=OiT6uatLkM" data-secret="OiT6uatLkM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zaUaZOMiQS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-et-sourde-la-contestation-1-2/">Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Et sourde la contestation ! (1/2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Et sourde la contestation ! (1/2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/05/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-et-sourde-la-contestation-1-2/embed/#?secret=WwI2zG29ZW#?secret=zaUaZOMiQS" data-secret="zaUaZOMiQS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8haneEzOgf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/04/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-coup-de-force-au-preau-2-2/">Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Coup de force au préau (2-2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Coup de force au préau (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/04/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-coup-de-force-au-preau-2-2/embed/#?secret=wqaRVXEOvs#?secret=8haneEzOgf" data-secret="8haneEzOgf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&#8217;islam» : Et sourde la contestation ! (1/2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 13:54:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Saad Ibn Obada]]></category>
		<category><![CDATA[Zoubeyr Ibn Al Awwam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En son âme et conscience, malgré ses réticences à assumer le lourd fardeau de l’illustre et incomparable élu de Dieu, Abou Bakr avait quand même la conscience tranquille. Il avait beau se torturer de questions sur sa légitimité à se placer là où on le mit eu égard, notamment, à la manière dont les choses...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Bataille-de-Ohud.jpg" alt="" class="wp-image-386616"/><figcaption><em>La bataille d&rsquo;Ohud représentée dans une ancienne miniature persane. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>En son âme et conscience, malgré ses réticences à assumer le lourd fardeau de l’illustre et incomparable élu de Dieu, Abou Bakr avait quand même la conscience tranquille. Il avait beau se torturer de questions sur sa légitimité à se placer là où on le mit eu égard, notamment, à la manière dont les choses s’étaient déroulées, les conditions et les circonstances qui les avaient entourées, il ne pouvait, honnêtement et objectivement, y trouver rien à redire. En plus des voix nombreuses obtenues déjà des habitants de Médine, cette légitimité était bien attestée par sa désignation par le prophète, avant sa mort, pour présider la prière à sa place.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-386612"></span>



<p>Même en cet ultime jour précédant le décès [du prophète Mohamed], quand il sembla retrouver ses forces et apparut dans la mosquée en pleine prière, il le laissa finir de la diriger en sa présence.</p>



<p>Par le menu, Abou Bakr se souvenait de ces instants si éloignés déjà et de plus en plus fugaces, les derniers où il vit l’être devenu le plus cher à son cœur respirer de cette force, cette noblesse de vivre que toute sa personne dégageait. Malgré ce front ceint de serre-tête, il resplendissait de vie ; certes, il fit la prière assis à côté de lui, après l’avoir repoussé au-devant des rangs alors qu’il s’était empressé de reculer pour lui céder la place, mais il ne semblait nullement vivre ses derniers instants en cette journée terrible.</p>



<p>Telle confirmation, pour présider l’acte majeur de la communauté que représentait la prière, était spectaculaire et venait consolider la pratique des jours précédents depuis la maladie du prophète qui demanda expressément que l’on fît appel à Abou Bakr pour l’y remplacer. Et ainsi l’interpréta la plupart des personnes en vue de son entourage, au demeurant :</p>



<p><strong>— Le prophète — bénédiction et salut d’Allah sur lui — n’est pas mort subitement.</strong> Chaque jour de sa maladie, lorsque Bilal venait faire auprès de lui l’appel à la prière, il a demandé à Abou Bakr de la conduire. Il me voyait bien à ses côtés, mais ne m’en a pas chargé. Aussi, à la mort du prophète – que Dieu le bénisse et le salue – les musulmans ayant accepté pour les diriger dans les événements de la vie celui que le prophète — bénédiction et salut d’Allah sur lui — choisit pour les diriger dans leur religion, je fis de même.</p>



<p>Ali, lui-même, admettait donc qu’un tel comportement pouvait se résoudre en une désignation à succéder. Ce fut son analyse quand il finit par se rallier au choix d’Abou Bakr. D’aucuns, plus tard, en firent peu de cas ou même la contestèrent, osant en nier la véracité&nbsp;; mais c’était mal comprendre la personnalité de l’homme et le sens des valeurs qui la marquait.</p>



<p>Certes, malgré ce fin constat et le rappel de faits confirmés par Bilal, le muezzin noir du prophète, le ralliement d’Ali ne fut ni évident ni ne vint de sitôt. Or cela ne relevait que de la riche complexité de la personne, intraitable sur les principes, tout en ayant également dans le sang, en parfait guerrier, le sens de la manœuvre et le souffle long du stratège que rien ne décourage, sauf justement la mise en péril des principes cardinaux auxquels il croit et qui guident impérativement son action.</p>



<p>De fait, aussitôt officialisée l’approbation d’Abou Bakr à la mosquée, un groupe s’était formé, récalcitrant à voir succéder à l’illustre disparu un représentant d’une composante minoritaire de la tribu — eût-il eu les qualités et les mérites les plus incontestables, unanimement reconnus.</p>



<p>Indubitablement, il avait pour figure de proue le cousin et gendre du prophète en sa qualité de l’un des deux plus éminents représentants du clan de la prophétie, la famille Hachem, avec son oncle AlAbbès, également à ses côtés. De leur bord, il y avait, en outre, quelques autres figures importantes de la nouvelle religion, des noms qui comptaient.</p>



<p>Ainsi, était de la contestation un autre cousin, fils de la tante maternelle de Mohamed : Zoubeyr Ibn Al Awwam, qu’on appelait volontiers par le surnom d’apôtre et disciple du prophète, que ce dernier lui avait choisi. Ce grand homme brun et mince, à la barbe clairsemée, cadet de cinq ans d’Ali, possédait sa bravoure et sa flamme&nbsp;; comme lui, il avait dévoué sa jeunesse à la cause de l’islam dès la sortie de l’enfance, et on le présentait volontiers, pour l’anecdote, comme celui qui fut le premier en date à avoir brandi son épée pour la cause de Mohamed.</p>



<p>On y trouvait également son frère dans l’émigration (le prophète ayant demandé aux Émigrants, à leur arrivée à Médine, de se choisir chacun un frère) : l’Émigrant Talha Ibn ObeïdAllah, un homme de taille moyenne dont la particulière fierté au-delà de ses traits réguliers, son intelligence et son statut social, était qu’on lui trouvât avoir une chevelure comparable à celle du prophète. Richissime homme d’affaires, aussi riche que Zoubeyr dont il avait l’âge, il était surtout réputé par ses largesses, ce qui lui valait de nombreux clients et partisans&nbsp;; ne disait-on pas ainsi que la fameuse tribu des Tamime était tout acquise à lui ?</p>



<p><strong>De leurs rangs relevait aussi le Renfort Saad Ibn Obada, le chef des Khazraj. </strong>Issu d’une dynastie qui aimait le pouvoir et affectionnait d’en user à bon escient, celui qu’on avait surnommé avant la Révélation : le Parfait, pour sa maîtrise des arts majeurs de l’écriture, de la natation et de la guerre, ne portait pas trop dans son cœur ces étrangers à sa ville qu’étaient les Émigrants trop frustes à son goût si raffiné; c’est à peine s’il ne les appelait pas «les Tuniques» comme le faisait, avec mépris, ceux qu’on appelait <em>«les Hypocrites»</em> pour cause d’une foi tiède ou ambiguë ! On assurait que malgré sa foi nouvelle axée sur l’égalité de tous, il se voyait toujours le noble prince qu’il était ; du haut du fortin familial, depuis la nuit des temps, s’est toujours fait entendre l’appel à y venir pour tout un chacun, affamé, routard ou pauvre hère, désireux de manger à satiété, assuré d’y trouver viande et graisse en abondance.</p>



<p>Raffiné, il l’était de naissance et combien même il l’aurait voulu et bien qu’il s’était constamment fait violence pour s’y faire, il n’arriva jamais à supporter durablement ces pauvres convertis, fiers de puer comme des moutons dans leurs grossiers habits de laine, leur mauvaise odeur étant, à leurs yeux, un titre de fierté, le signe qui ne trompe pas de leur désintérêt pour les choses de la vie et, concomitamment, de la pureté de leur foi. Plus que tout, il rendait au vrai chef de cette communauté&nbsp;: Omar — même s’il ne l’était pas en titre — la même répulsion qu’il avait pour ce qu’il était et ce qu’il représentait. Saad, en effet, ne pouvait s’empêcher de voir en cet homme, propulsé au-devant de la destinée des Arabes musulmans, que l’ancien berger aux mœurs grossières, de ceux qui n’hésitèrent pas à enterrer vivants leurs nouveau-nés de sexe féminin. Et il s’irritait au plus haut degré de la prétention qu’il lui prêtait, nourrie de références bibliques — dont Omar était parmi les rares connaisseurs dans sa tribu —, d’être pour la nouvelle communauté des croyants le pendant du prophète David venu d’auprès son troupeau d’ovins pour être le berger du nouveau troupeau élu de Dieu.</p>



<p>Imbus d’eux-mêmes, de leurs qualités incontestables que personne ne pouvait leur contester ni n’imaginait essayer de le faire, forts de leurs réserves sur la manière dont les choses s’étaient déroulées en un moment délicat et fort exceptionnel, ces récalcitrants manifestèrent leur désaccord avec le choix d’Abou Bakr refusant d’y voir une fatalité; mais ils le firent avec circonspection et quelque retenue. Il ne pouvait en aller autrement, le deuil étant encore par trop vivace, commandant un minimum de dignité.</p>



<p>Pour manifester leur désapprobation, traduisant en silence leur défiance à l’égard du successeur du prophète, la famille Hachem et ses alliés gardèrent leurs demeures ou se réunirent chez l’époux de la fille du prophète Fatima, se distinguant de la quasi-totalité des habitants de la ville, se sentant en devoir de célébrer les cinq prières en public, dans la mosquée.</p>



<p><strong>Seul le chef Ansar manifesta son opposition plus bruyamment. </strong>Il quitta la ville, ostensiblement en désaccord avec les siens, et partit en Syrie où il avait des biens comme nombre des gens en vue de Médine. Son poids personnel et sa qualité de dirigeant de l’une des deux importantes familles des Renforts maximisaient sa réelle capacité de nuisance exacerbée par l’étalage public de son désaccord, contrairement aux autres opposants, gardant encore l’apparence d’une dissidence plus discrète et par conséquent toujours susceptible d’être retournée, jugulée ou muselée.</p>



<p>Si le successeur du prophète, fidèle à lui-même, gardait son calme et semblait ne pas trop se soucier de voir ces récalcitrants venir à lui pour faire allégeance, Omar redoutait grandement la situation. Homme d’action, fervent défenseur d’un islam encore fragile, il s’est toujours enflammé pour sa cause. Déjà, aux temps où ses disciples étaient encore persécutés et n’osaient se montrer au grand jour, le prophète appelait de ses vœux que sa religion fût renforcée et soutenue par la conversion de l’un des deux hommes connus à La Mecque par leur vaillance&nbsp;; et il était l’un des deux, justement ! Homme de culture, lisant couramment la Bible, il apporta son aura à la religion qu’il embrassa, aussitôt converti, veillant personnellement que ses nouveaux coreligionnaires pussent assumer librement leur foi au vu et au su de tous. N’a-t-on pas dit de lui qu’il était à l’islam ce que fut Paul au christianisme, religion de nombreux Arabes de la péninsule avant l’avènement de la foi de Mohamed, cet apôtre persécuteur de la foi du Christ avant d’en devenir le plus ardent supporter, au point de la refonder ?</p>



<p>Se sentant depuis toujours comme le bras armé de la vérité, se voyant en quelque sorte garant du vicariat d’Abou Bakr, il n’entendait pas laisser de liberté d’initiative ni de maîtrise de leurs mouvements aux contestataires tant qu’ils n’auraient pas adhéré au choix de la majorité, celui de la raison à ses yeux, s’imposant à tous. Autrement, il pouvait en aller de l’unité de la communauté et de l’avenir même de sa religion affaiblie par la perte de son fondateur.</p>



<p><strong>Car la foi nouvelle restait menacée; la péninsule arabique était loin d’y avoir adhéré et nombre d’A</strong>rabes juifs et chrétiens demeuraient attachés à leurs croyances et, pis encore, cherchaient à dissuader les convertis de quitter la foi des ancêtres. Par ailleurs, ceux des Arabes qui n’étaient pas contre le fait d’adhérer à la nouvelle religion, l’estimant volontiers être une distinction divine, demeuraient rivés à leur ancestral attachement à leur liberté, une liberté totale, sans freins ni limites, étant synonyme de dignité bien plus que de souveraineté.</p>



<p>En légaliste dans l’âme, Omar admettait volontiers avoir imposé son ami à une communauté plutôt réticente et que sa personne imposante et ses colères homériques forçant le respect y étaient pour beaucoup. Mais, honnêtement, il soutenait que c’était ce qu’il y avait à faire de mieux, qui plus est dans l’urgence d’une situation périlleuse. De ce choix politique du chef, il s’attendait à une réaction tout aussi politique de rejet qu’il pensait devoir contrer par une attitude inflexible d’unité, pour la mater le cas échéant.</p>



<p>Ce Compagnon, il l’estimait être le meilleur choix pour la communauté musulmane et pour sa nouvelle religion au plus délicat moment de son existence ; aussi, pour l’intérêt général, il se sentait une responsabilité particulière de fortifier son pouvoir et d’assurer sa pérennité par devers tout et contre tous, car la fin noble pouvait justifier certains moyens commandés par les circonstances ou imposés pour des comportements singuliers, impossible à contenir.</p>



<p>Racontant, plus tard, les circonstances de la désignation d’Abou Bakr, Omar reconnut que cela se fit dans la violence et le désordre ; mais la gravité de la situation justifiait les moyens utilisés. Renchérissant sur ce rôle particulier joué auprès de lui par Omar, Abou Bakr assura plus tard aussi, en réponse à quelqu’un qui se demandait qui des deux était le calife, ayant obtenu auprès de ce dernier une concession territoriale refusée par la suite par Omar qui se retint de la confirmer : <em>«C’est lui, mais il l’avait refusé !»</em></p>



<p>On assura qu’en vue d’obtenir d’Ibn Obada la reconnaissance du nouveau calife, Omar chargea l’un de ses hommes de confiance d’aller le trouver, insistant pour qu’il ne ménageât pas sa peine pour arriver à ses fins, lui recommandant même, en cas de refus de l’intéressé, de solliciter Dieu contre lui. L’émissaire serait allé rencontrer à Hourane, en Syrie, le récalcitrant qui s’y était retiré pour retrouver la santé tout en y ruminant ses ambitions déçues. Il aurait voulu gérer la destinée de tous les Arabes musulmans, certes, mais surtout, de son point de vue, son intime conviction, lui éviter les plus funestes lendemains.</p>



<p>Il aurait continué d’opposer un refus net au choix de la majorité ; en vain insisterait l’envoyé d’Omar, usant même de menaces. Dans la communauté agitée par le drame, inquiète de ce que pouvait cacher l’avenir paraissant si sombre, bruirent alors les rumeurs d’une conversation tendue entre l’ancien chef Ansar et l’émissaire d’Omar :</p>



<p>— Je ne reconnaîtrai jamais un Qoraïchite !</p>



<p>— Je te tuerai, sinon !</p>



<p>— Je le refuse même au prix de ma vie.</p>



<p>— Quitterais-tu l’accord qui a soudé la communauté ?</p>



<p>— De la reconnaissance, oui, je me tiens bien en dehors !</p>



<p>Abou Thabet était de la trempe des seigneurs ; il l’avait démontré en apportant son soutien décisif à Mohamed, en bataillant à ses côtés aux pires moments ; il ne mettrait pas en berne ses convictions quitte à ne faire que songer à ses rêves perdus de pouvoir être un utile recours. La menace ne saurait servir avec des hommes comme lui ; mais la rumeur pouvait y suppléer parfois.</p>



<p>Quelques jours plus tard, on retrouva le corps inanimé de Saad dans un hammam, sans vie depuis quelques jours. D’aucuns précisèrent même qu’il était transpercé d’une flèche. Et il se raconta aussi que, dans les ruelles populaires de la ville, le soir venu, des voix de djinns se faisaient entendre, déclamant quelques vers éplorés :</p>



<p class="has-text-align-center"><em>Et nous tuâmes le chef des Khazraj, Saad Ibn Obada ;</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>Deux flèches décochées et, son coeur, point on ne rata.</em></p>



<p>Était-il vraiment mort à ce moment-là ? Fut-il tué ? Certains assurèrent le contraire. On le revit, d’après eux, plus tard, chez lui à Médine, aussi ombrageux qu’avant à l’égard du pouvoir, mais moins ostentatoire dans le désaccord. Et, soutinrent-ils, il finit même par supporter Abou Bakr, sans pouvoir ou vouloir en faire de même pour Omar, toutefois.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre&#8230;</strong></p>



<p> <em><strong>«Aux origines de l’islam : Succession du prophète, Ombres et lumières», Farhat Othman, éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</strong></em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents épisodes de la série: </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EZ3YjmXFUw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/04/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-coup-de-force-au-preau-2-2/">Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Coup de force au préau (2-2)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Coup de force au préau (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/04/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-coup-de-force-au-preau-2-2/embed/#?secret=mYrmHhzXNw#?secret=EZ3YjmXFUw" data-secret="EZ3YjmXFUw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UuLeGicRHc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/03/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-coup-de-force-au-preau-1-2/">Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Coup de force au préau (1/2)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Coup de force au préau (1/2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/03/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-coup-de-force-au-preau-1-2/embed/#?secret=SfhwiMsJWU#?secret=UuLeGicRHc" data-secret="UuLeGicRHc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y0cZ9Xrnc3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/02/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-une-incroyable-fin/">Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Une incroyable fin</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Une incroyable fin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/02/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-une-incroyable-fin/embed/#?secret=xtHRxe5N4A#?secret=Y0cZ9Xrnc3" data-secret="Y0cZ9Xrnc3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&#8217;islam» : Coup de force au préau (1/2)</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2022 13:08:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[OMar Ibn Al-Khattab]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le préau de la famille Sa’ida, la plus en vue de Médine, là où avait l’habitude de se réunir les gens de la ville, grouillait singulièrement de monde ce jour-là. Blancs, poivre et sel ou comme du charbon ardent y étaient les poils sur les joues et les mentons des hommes; une foule de barbus...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Abou-Baker-et-Omar-Ibn-Al-Khattab.jpg" alt="" class="wp-image-386382"/><figcaption><em>Abou Baker d&rsquo;après une miniature persane et Omar Ibn Al-Khattab sur une affiche de film. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le préau de la famille Sa’ida, la plus en vue de Médine, là où avait l’habitude de se réunir les gens de la ville, grouillait singulièrement de monde ce jour-là. Blancs, poivre et sel ou comme du charbon ardent y étaient les poils sur les joues et les mentons des hommes; une foule de barbus tenait réunion.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-386381"></span>



<p>On y distinguait Abou Bakr avec sa chevelure et son menton aux poils touffus teints au henné, accompagné de son proche ami Omar dont la barbe était également traitée à la poudre de cette même plante tropicale. Collé à eux, la barbe clairsemée, le visage strié de veinules, un quadragénaire édenté, aussi grand homme qu’Omar, complétait le trio réputé être celui des amis préférés du prophète.</p>



<p>Couramment appelé de son surnom Abou Obeïda, par égards manifestes, Ameur Ibn Al Jarrah était allé avertir Omar de l’occurrence d’un événement grave, seul fait majeur ayant pu venir éclipser le drame incommensurable de la communauté. Aussi se sont-ils hâtés ensemble de quérir leur ami commun chez sa fille au chevet de l’illustre défunt.</p>



<p>À l’instant même de l’annonce du drame, une réunion impromptue se tenait, les Ansars — premiers soutiens de l’apôtre de la nouvelle religion, appelés depuis les Renforts tout court — s’apprêtaient à élire le premier d’entre eux pour régir les affaires de leur ville, succédant ainsi au prophète qui n’en avait expressément désigné aucun.</p>



<p>Des membres de la famille endeuillée, présents à son chevet, assurèrent qu’il voulut bien le faire à ses derniers instants ; mais la défiance de certains de son entourage l’en empêcha de peur que la maladie n’eût altéré son jugement ; il était dans ses ultimes moments et la fièvre, l’évanouissement avaient totale prise sur lui.</p>



<p><strong>Tenue le jour même de la mort de Mohamed</strong>, la réunion des Ansars avait lieu dans la cour à l’entrée de la maison des Sa’ida où ils s’étaient réunis autour du doyen Saad Ibn Oubada, chef des Khazraj, l’une des deux branches composant les tribus arabes de l’ancienne Yathrib.</p>



<p>Avec les Aws, l’autre tribu originaire comme eux du Yémen, ils eurent droit à leur surnom valorisant la geste des premiers clans arabes à secourir l’envoyé divin contre sa propre tribu Qoraïch, aux premiers moments, les plus durs de sa mission. Au bout de dix ans de prédication sans résultat parmi les siens ni grand nombre de convertis, ils l’accueillirent chez eux dans leur ville qui abandonna à l’occasion son ancien nom pour célébrer sa venue en devenant la Ville du prophète, puis Ville tout court (soit Médine) depuis qu’il s’y installa après une fuite de nuit de La Mecque. Ils le supportèrent, l’aidèrent à revenir conquérir sa ville, et ils en tiraient une légitime fierté, leur propre ville devenant la capitale de la prophétie ayant eu le pas sur le centre du monde arabe qu’était La Mecque du fait de son sanctuaire religieux.</p>



<p>Descendant d’un même ancêtre, cohabitant dans la même ville, les Aws et les Khazraj ne se supportaient guère pourtant, conformes en cela à un trait de caractère atavique chez les habitants de la péninsule arabique. Ce fut, d’ailleurs, pour sublimer leurs divisions, entre autres, qu’ils accueillirent chez eux ce prophète venu d’une tribu rivale qui allait fédérer les Arabes et les amener à dépasser leurs divisions pour prétendre à l’ambition de conquérir l’univers. Rêvant certainement moins de conquête du monde, que leur promettait la vision universaliste de leur illustre hôte et les réels dons divinatoires de son premier compagnon, que d’un primat en terre arabe, ils se furent les plus ardents défenseurs de la nouvelle religion, autant par foi et conviction que par opportunisme ou calcul politique.</p>



<p>Sur un tapis étendu, accoudé à un oreiller, Saad était engoncé dans ses vêtements ; il était fiévreux. La maladie avait ratatiné sa stature imposante que l’opulence et la tradition familiale de munificence, de prodigalités même, ajoutaient à sa magnificence. Calmement, toutefois, avec ce détachement caractéristique des nobles personnes pour ce qu’ils estiment leur dû, il attendait l’issue prévisible de la réunion avec une lassitude relevant autant de son état que de ce sentiment-là.</p>



<p><strong>Après les palabres de rigueur entre les membres des deux tribus</strong> de la ville, l’assemblée devait confirmer sa prétention à succéder à l’envoyé de Dieu. Cela, du coup, le consacrerait chef de toutes les tribus arabes ralliées à la religion naissante, voire de celles appelées à y adhérer tôt ou tard, le mouvement de conversion s’étendant et devant finir par prendre l’allure d’un raz de marée malgré quelques réticences et certaines oppositions violentes. Or, qui mieux que lui, notoirement réputé être l’homme parfait, dont la bravoure et la vaillance équivalaient à sa générosité proverbiale, pouvait s’acquitter de cette mission ?</p>



<p>Rien n’était encore décidé, toutefois ; Abou Bakr et ses deux compagnons arrivaient juste à temps ! Il leur fallait empêcher l’occurrence de ce qu’ils estimaient relever de l’erreur fatale. Confier l’héritage prophétique à quelqu’un d’autre qu’un membre éminent de la tribu mecquoise de Qoraïch était de nature à créer les pires divisions dans la communauté musulmane, pensaient-ils.</p>



<p><strong>Des dissensions étaient déjà apparues de la vie même de Mohamed</strong> et elles risquaient de s’aggraver et finir par se perpétuer si on ne laissait pas à la tribu abritant déjà le sanctuaire majeur, vers lequel tous les Arabes polythéistes se retournaient, cette même primauté avec la nouvelle religion. Les trois compagnons n’étaient en cela que représentatifs de l’état d’esprit des gens de leur tribu. Tout comme eux, l’ensemble des Émigrants ou Mouhajirouns, ces musulmans des premières heures issus de la tribu de Mohamed, ayant émigré avec lui, n’accepteraient en aucun cas que le successeur du prophète ne fût pas issu de leurs rangs.</p>



<p>Au-delà de la préséance et de la prééminence entre les tribus, c’était une question de principe&nbsp;; et Abou Bakr, le plus âgé des trois arrivants à la réunion des Ansars, allait devoir puiser dans sa sagesse pour l’expliciter à l’assistance afin d’avoir sa totale adhésion. Car il ne fallait surtout pas se diviser ni se déchirer en ce moment déjà suffisamment tragique par la disparition du fondateur de l’islam.</p>



<p>Il en allait de même pour le chef des Renforts, qui tenait pour évident le rejet des tribus arabes d’une réunion de la dignité prophétique et de la distinction politique dans une même tribu, les contestations de ce fait n’ayant déjà pas tardé à apparaître de la vie même du prophète. Or, qui d’autre est le plus digne de ces fonctions que le chef des premiers secours de la nouvelle religion, sans lesquels elle n’aurait peut-être pas fini par triompher ?</p>



<p>Sous les traits de l’analyse objective, Ibn Obada ne cachait pas moins son aversion pour la tribu du prophète qui, du jour au lendemain, était passée du statut de plus farouche adversaire à celui de plus ardent supporter de l’islam. Or, la haine dans le cœur des hommes, même chez les plus fervents musulmans parmi eux, ne s’efface que trop difficilement ! Le jour de la conquête de la Mecque, alors qu’il était, comme à son habitude lors de toutes les précédentes batailles de Mohamed, le porte-drapeau des Ansars, il avait nourri l’espoir d’assouvir sa vengeance, mais ne voilà-t-il pas que les anciens ennemis devenaient subitement des ralliés, que la demeure de leur chef était sanctuarisée et qu’on lui retirait même son oriflamme pour le confier à son propre fils, jugé plus diplomate, de peur qu’il ne se laissât aller à ses sentiments de haine !</p>



<p>Depuis ce jour, les Renforts se sont sentis comme trahis, l’ennemi combattu leur subtilisant la place de premiers défenseurs de l’islam, arrivant même à obtenir du prophète un traitement de faveur dans la répartition des prises de guerre. Certes, ce dernier, soupçonné par d’aucuns de favoriser les siens, a bien balayé par la parole et le geste toute suspicion en réaffirmant la place éminente des Ansars dans un discours émouvant et en gardant Médine comme résidence&nbsp;; le malaise n’en était pas moins resté vivace dans le faible cœur des hommes.</p>



<p>— Alors, que voit Abou Thabet ?</p>



<p><strong>S’adressant à Ibn Oubada, Abou Bakr l’appela sans surprise par son surnom</strong> selon la coutume arabe de respect pour l’interlocuteur, le valorisant ainsi en évitant de l’apostropher par son simple prénom ou son nom de famille. En cela, il en allait pour lui de bien plus que de simple diplomatie&nbsp;; c’était dans son caractère, sa manière d’être.</p>



<p>Tout autour, les alliés Khazraj de celui qui présidait la réunion étaient en nombre et scandaient son nom ; quelques autres de la tribu rivale de Médine auraient bien voulu se manifester et s’y opposer; mais entre estimer le pouvoir devant revenir aux Aws et le claironner haut et fort, il y avait la stature et le prestige de l’homme du jour que ne pouvait plus contester leur propre chef disparu lors de la bataille dite de la tranchée. Il fallait désormais compter avec Bouillie de farine — surnom de Qoraïch — et les Émigrants, avec l’arrivée inopinée de ses trois représentants&nbsp;; et cela créait une nouvelle donne.</p>



<p>— Je suis un homme d’entre vous.</p>



<p>Jouant la modestie, Saad répondait énigmatiquement. Il sentait bien la détermination des arrivants, en voyait le feu sur les visages, mâtiné de colère dans les yeux d’Omar dont le bras droit, la main toute proche d’un sabre bien en évidence dans son fourreau, était discrètement retenu par Abou Bakr. Pour lui, il ne faisait pas de doute&nbsp;; les éminents représentants de la grande tribu rivale venaient défendre bec et ongles une prééminence tribale bien moins que l’intérêt de la religion. Il voulait bien mettre cette réaction instinctive sur le compte de la confusion, créée par le terrible drame qu’ils venaient de vivre&nbsp;; lui, toutefois, prétendant rester toujours égal à lui-même, voulait rester calme, agir avec raison, loin de toute émotion.</p>



<p>Dans le brouhaha généralisé, la bousculade échauffait les esprits. L’un des présents qui affirmait garder aussi sa lucidité, se vantant d’avoir l’avis sûr — ce pour quoi il était, au reste, réputé — éleva la voix, péremptoire, usant de paraboles agrestes, se faisant à peine écouter par la foule grondant en grossissant. Il parvint, néanmoins, à faire entendre l’essentiel de ce qu’il voulait dire :</p>



<p>— Je suis celui dont l’avis s’est toujours révélé salutaire, vous le savez ! Un émir d’entre nous, un autre d’entre vous ; si l’Émigrant agit mal, le Renfort l’arrêtera et vice-versa. Écoutez, c’est l’opinion sensée !</p>



<p>C’était un Khazraj comme Saad. Il prétendait que, par deux fois, il avait eu l’oreille du prophète, la première fois lors de la bataille décisive de Badr, quelques années auparavant, et la deuxième, il y a juste quelques jours, au début de la maladie de Mohamed lorsqu’il en parla à ses compagnons, leur demandant leur avis. Il assurait qu’alors que ceux-ci lui tinrent le langage du coeur, manifestant leur attachement à sa présence parmi eux, lui seul lui tint le langage de la raison, lui disant de faire sien le choix qu’Allah aura fait pour lui.</p>



<p>Mais ni la science de l’homme ni ses images empruntées à la vie quotidienne pour illustrer sa clairvoyance n’eurent d’effet sur une assemblée désormais houleuse, des Mouhajirouns y ayant rejoint en nombre le trio initial. Omar se retenait avec peine ; sa fougue naturelle et son sens aigu des responsabilités le portaient à user de la force dont il se sentait porteur pour le bien général. On ne pouvait afficher pareil spectacle affligeant d’un appétit pour le pouvoir à pareil instant&nbsp;! C’était pis que de l’indécence, un flagrant manque de respect pour la mémoire du défunt&nbsp;; et les arguments relatifs aux dangers de vacance du pouvoir n’avaient nulle valeur à ses yeux.</p>



<p>Il s’apprêtait à protester de son indignation, mais s’arrêta net ; Abou Bakr le lui demandait. Et il se tut, instruit par l’épisode de la mosquée, convenant que son compagnon s’en sortirait bien mieux que lui, même s’il se sentait assez outillé cette fois-ci, ayant préparé mentalement une argumentation minutieuse. Il le regarda parler en opinant du chef, admettant en son for intérieur qu’Abou Bakr détaillait à merveille ce qu’il avait lui-même projeté de dire.</p>



<p>Avec sa douceur caractéristique, une voix presque mielleuse, Abou Bakrcaptait l’attention et ralliait à lui les plus dubitatifs d’entre les Renforts, le clan des Aws, particulièrement, pour qui la jalousie exacerbée amenait à faire de leurs frères des ennemis mettant en pièces les prétentions des autres.</p>



<p>— <strong>Nous, les Émigrants, nous avons été les premiers à embrasser l’islam.</strong> De lignée, nous sommes les meilleurs, appartenant à l’élite des tribus dont nous sommes les plus qualifiés des représentants&nbsp;; et nous sommes de la plus proche parenté du prophète, bénédiction et salut d’Allah sur lui. Vous êtes nos frères en islam, nos partenaires dans la religion ; vous avez été des supporteurs et des secoureurs, que Dieu vous en récompense bien. Nous sommes donc les émirs et vous êtes les vizirs ; car les tribus arabes n’obéiront qu’à ce clan de Qoraïch qui est le nôtre. Alors, ne disputez pas à vos frères les Émigrants leur mérite par Dieu reconnu. Car le prophète — bénédiction et salut d’Allah sur lui — a bien dit : « Les chefs de file sont de Qoraïch ». Aussi, je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes : Omar Ibn AlKhattab et Abou Obeïda Ibn AlJarrah.</p>



<p>En s’effaçant devant ses deux compagnons, Abou Bakr ne faisait qu’obéir à une propension naturelle de modestie et de consensualisme; du même coup et involontairement, il agissait en incontestable stratège politique en faisant leçon aux présents, subitement honteux de se montrer avides du pouvoir en de telles circonstances particulières et en présence de pareilles personnalités réputées proches et si estimées de l’illustre défunt.</p>



<p>— Cela se pourrait-il advenir alors que tu es en vie ? Personne n’oserait t’ôter de la position à laquelle t’a placé le prophète, bénédiction et salut d’Allah sur lui !</p>



<p>Dans une cour où le vacarme, ajouté à la confusion, était à son comble, Omar, de sa voix haute, accompagnée de gestes secs, venait de répliquer aussitôt. Ayant relevé de son œil averti le subit flottement des pensées, il voulait se saisir promptement de l’instant qui lui semblait être de ceux où le destin bascule en faveur des plus audacieux. Il n’était pas le seul à avoir compris l’importance du moment, le Renfort avisé de tout à l’heure revenait à la charge, cherchant à rallier l’assemblée à sa proposition de partage du pouvoir&nbsp;:</p>



<p>— Je suis l’homme de la situation. Un chef d’entre nous et un autre parmi vous, gens de Qoraïch !</p>



<p>Sa voix insistante, contrant celle, bien retentissante d’Omar, venait aussi de réussir à se faire entendre dans le bruit assourdissant&nbsp;; mais le qoraïchiten n’y prêta aucune attention et topa en hâte, en signe de reconnaissance, la main d’Abou Bakr, prise d’autorité, entraînant derrière lui quelques-uns des présents, Abou Obeïda et les Émigrants en premier.</p>



<p>Et l’enchantement eut lieu ! Car, aussitôt, spontanément, comme par mimétisme, les premiers ralliés au choix d’Omar furent suivis par la plupart de l’assistance, la tribu rivale du président de séance surtout dont les représentants vinrent s’agglutiner autour d’Abou Bakr, lui prendre la main, trouvant en lui la meilleure alternative à une reconnaissance du frère ennemi qui équivalait plutôt à une reddition.</p>



<p>— Vous avez tué Saad !</p>



<p><strong>Dans la cohue générale, des cris fusaient maintenant</strong> et l’on entendit la même haute voix, d’autres aussi moins affirmées, déplorer l’outrage : le chef Aws venait d’être bousculé ; d’aucuns faillirent même le piétiner, par inadvertance, mais peut-être aussi intentionnellement.</p>



<p>— Tuez-le ! Que Dieu le tue ! C’est un séditieux !</p>



<p>Hurlant presque dans l’instant, sabre à la main, Omar répondait provocateur, faisant mine de se précipiter vers l’homme alité, aussitôt mieux entouré de ses intimes bousculés de toutes parts.</p>



<p>— Et si je t’écrasais, hein !</p>



<p>Sa haute stature aidant, Omar était pratiquement debout à la tête du chef malade, qu’il continuait à malmener verbalement, à faire mine de le menacer, dans un bouquet de bras et de mains nues ou armées faisant barrage entre les deux hommes. Nullement impressionné, Saad, par bravade, n’hésita pas à se saisir rageusement de la barbe fournie de son détracteur en grommelant&nbsp;; mais le brouhaha couvrit sa voix.</p>



<p>Les deux hommes, aussi braves l’un que l’autre, ne se supportaient guère&nbsp;; Omar n’aimait particulièrement pas le goût du luxe et la superbe de Saad qui ne pouvait que honnir les manières frustes et le caractère intransigeant, dénué de nuances d’Omar. Certes, ce dernier reconnaissait sa générosité et saluait la bonne tradition de sa maison de nourrir régulièrement les multitudes et, depuis l’arrivée des Émigrants, de se charger d’un groupe conséquent des petites gens réfugiées dans la mosquée. Il ne pouvait oublier cependant une scène qui dévalorisa à jamais l’homme à ses yeux.</p>



<p>C’était au lendemain de son arrivée à Médine; le prophète rendait visite à Ibn Oubada et, le saluant en entrant, ne reçut aucune réponse et dut répéter ses salutations plus d’une fois avant que l’orgueilleux chef Khazraj ne daignât répondre. Bien sûr, celui-ci prétendit après coup avoir répondu par devers lui, en silence, faisant cela dans l’intention de bénéficier du plus possible de saluts dans la bouche du prophète. Aux yeux d’Omar et de tout vrai croyant, une telle explication cachait mal l’affront fait au prophète et la vanité démesurée de son auteur.</p>



<p>N’ayant pas besoin de jouer des coudes, les gens s’effaçant devant lui, Abou Bakr intervint aussitôt pour séparer les deux hommes, s’adressant à son ami :</p>



<p>— Doucement Omar ! L’indulgence est de rigueur ici.</p>



<p>— Par Dieu, s’écria Saad, si j’avais eu la force, vous m’aurez entendu rugir ! Emportez-moi de ce lieu !</p>



<p>Et ses serviteurs l’extirpèrent péniblement de la confusion tumultueuse, s’en allant le transporter hors des lieux relevant désormais de l’atmosphère d’une vraie foire.</p>



<p>Saad enrageait. En lui, bien plus que la déception, c’était la rage de l’impuissance qui le rendait encore plus malade&nbsp;; cette incapacité physique et psychique où il était de peser sur le cours des événements. Il était moins déçu qu’on l’ait écarté de la succession du prophète que du fait de la tournure prise par les événements, et qui annoncerait les pires calamités. Sa candidature ne procédait pas d’une ambition personnelle&nbsp;; elle se voulait le résultat d’une analyse objective de la situation pour éviter les divisions, assurer la pérennité de la nouvelle religion.</p>



<p>Or, ce qu’il redoutait le plus venait d’avoir lieu par la faute surtout de cet homme à la barbe en éventail, au teint d’ivoire, au caractère exécrable. Il aurait voulu par sa candidature maintenir la religion naissante hors des ambitions du clan d’origine du prophète disparu, prolongeant au-delà de la vie de Mohamed le rôle majeur de principal secours des gens de Médine. À ses yeux, retirer la succession du prophète aux Ansars revenait à assurer, tôt ou tard, la mainmise des Qoraïchites sur les rouages de l’Etat naissant&nbsp;; ce qui finirait par déboucher sur les travers qu’on voulait justement éviter. Il n’était pas assuré que les Arabes obéiraient aux gens issus de la parentèle du prophète comme l’assura Abou Bakr, pas mieux en tout cas qu’ils n’obéiraient à ses principaux soutiens qui sauraient, bien plus que les Qoraïchites, tenir le pouvoir en dehors des querelles des familles rivales au sein d’un même clan, comme c’était le cas au sein même de la tribu qoraïchite, dont notamment celles se réclamant de la lignée prophétique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre..</strong>.</p>



<p><em><strong>«Aux origines de l’islam : Succession du prophète, Ombres et lumières», Farhat Othman, éd. Afrique Orient – Maroc, 2015.</strong></em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents épisodes: </em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZkKn1sB8HF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/31/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam/">Roman-feuilleton du Ramadan : « Aux origines de l&rsquo;islam »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : « Aux origines de l&rsquo;islam » » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/31/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam/embed/#?secret=xrdZ12GPQH#?secret=ZkKn1sB8HF" data-secret="ZkKn1sB8HF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Mission d&#8217;hommes d&#8217;affaires tunisiens à la Mecque et Médine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 14:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CCIC]]></category>
		<category><![CDATA[la Mecque]]></category>
		<category><![CDATA[Médine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Chambre de commerce et d’industrie du centre (CCIC) organise, du 21 au 28 février 2020, une mission économique multisectorielle, d&#8217;hommes d&#8217;affaires tunisiens à la Mecque et Médine. Cette mission est co-organisée en partenariat avec la Chambre de commerce de la Mecque. Des rencontres professionnelles entre entreprises tunisiennes et saoudiennes sont programmées la Mecque et à Médine...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/20/mission-dhommes-daffaires-tunisiens-a-la-mecque-et-medine/">Mission d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires tunisiens à la Mecque et Médine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/CCIC-cci-mecca-....jpg" alt="" class="wp-image-282404"/></figure>



<p><strong><em>La Chambre de commerce et d’industrie du centre (<a href="http://www.ccicentre.org.tn/%C3%A9v%C3%A8nement/6340/">CCIC</a>) organise, du 21 au 28 février 2020, une mission économique multisectorielle, d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires tunisiens à la Mecque et Médine. </em></strong></p>



<span id="more-282394"></span>



<p>Cette mission est co-organisée en partenariat avec la Chambre de commerce de la Mecque. </p>



<p>Des rencontres professionnelles entre entreprises tunisiennes et saoudiennes sont programmées la Mecque et à Médine dans diverses activités économiques.</p>



<p>Par ailleurs, des réunions avec de hauts responsables institutionnels saoudiens, ainsi que des visites de sites économiques sont prévues au programme de cette visite.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/20/mission-dhommes-daffaires-tunisiens-a-la-mecque-et-medine/">Mission d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires tunisiens à la Mecque et Médine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Slim Chiboub à l&#8217;enterrement de Ben Ali à Médine en Arabie Saoudite (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/21/slim-chiboub-a-lenterrement-de-ben-ali-a-medine-en-arabie-saoudite-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 20:37:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[enterrement]]></category>
		<category><![CDATA[K2rhym]]></category>
		<category><![CDATA[Médine]]></category>
		<category><![CDATA[président]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Chiboub]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décédé jeudi dernier, 19 septembre 2019, l’ancien président de la république, Zine El Abidine Ben Ali, a été enterré aujourd&#8217;hui, samedi 21 septembre 2019, à Médine, en Arabie Saoudite. Son gendre, Slim Chiboub, l&#8217;a accompagné à sa dernière demeure. Une brève séquence de l’enterrement de Feu Ben Ali, décédé à l&#8217;âge de 83 ans, en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Chiboub-enterrement-Ben-Ali-Medine.jpg" alt="" class="wp-image-241788"/></figure>



<p><strong><em>Décédé jeudi dernier, 19 septembre 2019, l’ancien président de la république, Zine El Abidine Ben Ali, a été enterré aujourd&rsquo;hui, samedi 21 septembre 2019, à Médine, en Arabie Saoudite. Son gendre, Slim Chiboub, l&rsquo;a accompagné à sa dernière demeure.</em></strong></p>



<span id="more-241783"></span>



<p>Une brève séquence de l’enterrement de Feu Ben Ali, décédé à l&rsquo;âge de 83 ans, en Arabie Saoudite, où il était en exil depuis la révolution tunisienne de janvier 2011, a été diffusée par la chaîne Al Ghad TV, et reprise, ce soir, par d&rsquo;autres médias.</p>



<p>Au cimetière d&rsquo;Al-Baqi, plusieurs personnalités ont accompagné Ben Ali à sa dernière demeure, notamment ses gendres : le rappeur K2Rhym, de son vrai nom Karim Gharbi, époux de Nesrine Ben Ali, et Slim Chiboub, époux de Dorsaf Ben Ali, la fille de l&rsquo;ancien président et de sa première épouse Naïma Kefi. Le gouvernement tunisien était représenté à ces funérailles par Amor Behi, ministre du Commerce. </p>



<figure class="wp-block-embed-facebook wp-block-embed is-type-video is-provider-facebook"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.facebook.com/officielnesrinebenali/videos/558736971548793/
</div></figure>



<p>Rappelons que la présidence du gouvernement tunisien avait indiqué , jeudi dernier, que Ben Ali pouvait être enterré en Tunisie, si sa famille le demandait. Mais selon ses proches, l&rsquo;ancien président  avait émis comme dernier souhait d&rsquo;être enterré en Arabie Saoudite.</p>



<p>«<em>Ô patrie ingrate je ne vous livrerai pas mes os</em>», avait posté récemment son gendre K2Rhym sur son compte Instagram, en publiant la photo de son beau-père, cinq jours avant l&rsquo;annonce de son décès&#8230;</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Hajj 2017 : Une pèlerine tunisienne décède à Médine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2017 10:06:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Médine]]></category>
		<category><![CDATA[ministere des affaires religieuses]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une pèlerine tunisienne est décédé à l&#8217;aube de ce mercredi 13 septembre 2017, à Médine (Arabie Saoudite).   C’est ce qu’a indiqué le ministère des Affaires religieuses dans un communiqué, sans préciser les causes exactes du décès, mais en indiquant que la dame était âgée de 73 ans et originaire de la Cité Ezzouhour, gouvernorat...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/hajj-2017-une-pelerine-tunisienne-decede-a-medine/">Hajj 2017 : Une pèlerine tunisienne décède à Médine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-112318" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Pelerin-tunisie-.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une pèlerine tunisienne est décédé à l&rsquo;aube de ce mercredi 13 septembre 2017, à Médine (Arabie Saoudite).  </strong></em><span id="more-113824"></span></p>
<p>C’est ce qu’a indiqué le ministère des Affaires religieuses dans un communiqué, sans préciser les causes exactes du décès, mais en indiquant que la dame était âgée de 73 ans et originaire de la Cité Ezzouhour, gouvernorat de Tunis.</p>
<p>C&rsquo;est le septième décès enregistré dans les rangs des pèlerins tunisiens au cours du hajj 2017.</p>
<p>Dans un autre contexte, Dr. Chokri Hammouda, membre de la délégation officielle des pèlerins tunisiens, a indiqué aujourd&rsquo;hui, sur Mosaïque FM, que 8 pèlerins se trouvent actuellement dans des hôpitaux d&rsquo;Arabie saoudite, dont un est dans le coma suite à un AVC et un autre atteint d&rsquo;une pneumonie.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La Tunisie fête Ras El-Am El-Hejri ou nouvel an de l’Hégire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/02/ras-el-am-el-hejri-ou-nouvel-an-de-hegire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2016 07:07:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[couscous]]></category>
		<category><![CDATA[Mecque]]></category>
		<category><![CDATA[Médine]]></category>
		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens célèbrent aujourd’hui Ras El-Am El-Hejri de l’an 1438, la fête du nouvel an de l&#8217;Hégire. Retour sur un calendrier musulman. Par Mohamed Rebai * L’ère musulmane commença exactement le 16 juillet 622 de l’ère chrétienne, au lendemain de l’émigration du prophète Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) de sa ville natale Mekka...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/02/ras-el-am-el-hejri-ou-nouvel-an-de-hegire/">La Tunisie fête Ras El-Am El-Hejri ou nouvel an de l’Hégire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-66792" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Couscous.jpg" alt="couscous" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Les Tunisiens célèbrent aujourd’hui Ras El-Am El-Hejri de l’an 1438, la fête du nouvel an de l&rsquo;Hégire. Retour sur un calendrier musulman.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Mohamed Rebai</strong> *</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-66791"></span></p>
<p style="text-align: left;">L’ère musulmane commença exactement le 16 juillet 622 de l’ère chrétienne, au lendemain de l’émigration du prophète Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) de sa ville natale Mekka (la Mecque) vers Yathreb (Médine) accompagné d’une quarantaine de musulmans à l’insu de ses ennemis et fuyant la persécution des païens.</p>
<p style="text-align: left;">L’Hégire, en arabe, vient du mot «<em>hijrah»</em> qui signifie émigration. Il a donné son nom au calendrier musulman (hégirien).</p>
<p style="text-align: left;">L’année lunaire a été adoptée par le calife Omar. C’est que le Coran adoptait les mois lunaires en imposant, par exemple, le jeûne de ramadan par l’observation visuelle de la nouvelle lune.</p>
<p style="text-align: left;">Un mois musulman correspond à un cycle lunaire de 29 ou 30 jours et commence au premier croissant de lune devenu le symbole de l’islam. Les noms des douze mois qui composent le calendrier sont les suivants :</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-66793" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Hegire.jpg" alt="hegire" width="500" height="100" /></p>
<p style="text-align: left;">L’année musulmane dure 354 jours pour une année normale et 355 jours pour une année bissextile qui n’arrive que tous les 30 ans. C’est pour cette raison que l’année musulmane prend une avance de 10 ou 11 jours sur l’année solaire, et que les dates des fêtes religieuses musulmanes sont mobiles d’une année à l’autre par rapport au calendrier chrétien.</p>
<p style="text-align: left;">Ci-après la règle de conversion entre le calendrier grégorien (G), suivi en Occident:<br />
G = H + 622 &#8211; (H/33)<br />
2016 = 1438 + 622 &#8211; (1438/33)<br />
Et le calendrier hégirien (H) :<br />
H = G – 622 + [(G-622)/32]</p>
<p style="text-align: left;">Ainsi, pour convertir l&rsquo;an 2016 en calendrier solaire :</p>
<p style="text-align: left;">H = 2016 – 622 + [(2016-622)/32] = 1438e année depuis l’Hégire de Mohamed (SAW) vers Médine.</p>
<p style="text-align: left;">On notera, toutefois, que chaque mois lunaire débutant avec l’apparition (visible à l’œil nu) du croissant de lune, les dates du calendrier chrétien indiquées ci-dessus sont estimées avec possibilité d’un décalage d&rsquo;un jour en plus ou en moins.</p>
<p style="text-align: left;">Les astronomes arabes ont accumulé, au fil des ans, bon nombre d’observations des phénomènes célestes édités dans des livres innombrables et qui servirent à la composition d’almanachs (mot d’origine arabe) et de calendriers dont le plus célèbre est celui de Cordoue (année 961). Les plus répandus en Tunisie étaient dus à un savant et calligraphe génial et fécond du nom de Mohamed Salah Khamassi.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-66794" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Meloukhia.jpg" alt="meloukhia" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Meloukhia.</em></p>
<p style="text-align: left;">Le «<em>Ras El-Am El-Hejri</em>» arrive donc avec onze jours d’avance avec un petit décalage de + &#8211; une journée. En Tunisie c’est un jour férié chômé et payé.</p>
<p style="text-align: left;">La veille appelée aussi dans le jargon populaire «<em>lilat laâjouza wel laâjouz</em>» (la nuit de la vieille et du vieillard !), la célébration commence par le couscous au «<em>kadid</em>» (viande séchée prélevée sur le mouton de l’Aïd) garni principalement de <em>«foul»</em> (fèves sèches) et se termine le lendemain par la «<em>meloukhia</em>» de couleur verte par superstition pour que l’année soit verte donc féconde.</p>
<p style="text-align: left;">Encore une fête qui tourne autour de la bouffe sans que cela ne suffit pas à nous décrocher la mâchoire.</p>
<p style="text-align: left;"><em>«Am mabrouk»</em> (bonne année) !</p>
<p style="text-align: left;"><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/02/ras-el-am-el-hejri-ou-nouvel-an-de-hegire/">La Tunisie fête Ras El-Am El-Hejri ou nouvel an de l’Hégire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Arabie saoudite : Un 7e pèlerin tunisien décédé à Médine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/19/arabie-saoudite-un-7e-pelerin-tunisien-decede-a-medine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 08:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Arous]]></category>
		<category><![CDATA[Mecque]]></category>
		<category><![CDATA[Médine]]></category>
		<category><![CDATA[pèlerin tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Haj Ridha Zouari (66 ans), originaire de Ben Arous, est décédé, dimanche, à l’hôpital Al-Ansar, à Médine, en Arabie saoudite. Ce 7e dècès d&#8217;un pèlerin tunisien effectuant les rites du haj à la Mecque a été annoncé dans un communiqué du ministère des Affaires religieuses, qui avait également annoncé, la veille, le décès de Kmar Chaker (70 ans), originaire de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/19/arabie-saoudite-un-7e-pelerin-tunisien-decede-a-medine/">Arabie saoudite : Un 7e pèlerin tunisien décédé à Médine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-65044" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Pelerins-tunisiens.jpg" alt="pelerins-tunisiens" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Haj Ridha Zouari (66 ans), originaire de Ben Arous, est décédé, dimanche, à l’hôpital Al-Ansar, à Médine, en Arabie saoudite.</strong></em></p>
<p><span id="more-65032"></span></p>
<p>Ce 7<sup>e</sup> dècès d&rsquo;un pèlerin tunisien effectuant les rites du haj à la Mecque a été annoncé dans un communiqué du ministère des Affaires religieuses, qui avait également annoncé, la veille, le décès de Kmar Chaker (70 ans), originaire de Sfax, décédée à l’hôpital Attaware’ à Mina, où elle avait été admise depuis une semaine dans le service de réanimation.</p>
<p>Au total : 7 pèlerins tunisiens sont décédés depuis le début du hajj en septembre: Ridha Zouari, le 18, Kmar Chaker et Mohamed Salah Meftah, le 17, Salem Ahmed Kechih, le 15, Samira Hentati, le 13, Zinouba Hedi Ellouze, le 12 et Mehria Hrabi Brigui, le 11.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/19/arabie-saoudite-un-7e-pelerin-tunisien-decede-a-medine/">Arabie saoudite : Un 7e pèlerin tunisien décédé à Médine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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