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	<title>Archives des Mezri Haddad - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mezri Haddad - Kapitalis</title>
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		<title>Mezri Haddad : «Il y a eu beaucoup de confusion en Tunisie après le 25 juillet 2021»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/mezri-haddad-il-y-a-eu-beaucoup-de-confusion-en-tunisie-apres-le-25-juillet-2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 12:07:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mezri Haddad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mezri Haddad a déclaré qu’il aurait souhaité voir les choses évoluer autrement après le 25 juillet 2021. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/mezri-haddad-il-y-a-eu-beaucoup-de-confusion-en-tunisie-apres-le-25-juillet-2021/">Mezri Haddad : «Il y a eu beaucoup de confusion en Tunisie après le 25 juillet 2021»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mezri Haddad a déclaré avoir soutenu le président de la république Kaïs Saïed lors de l’élection présidentielle de 2019 et de la proclamation de l’état d’exception, en juillet 2021, ajoutant qu’il aurait souhaité voir les choses évoluer autrement par la suite.  </em></strong></p>



<span id="more-7253559"></span>



<p><em>«Il y a eu beaucoup de confusion en Tunisie au lendemain du 25 juillet 2021»</em>, a insisté l’écrivain, en précisant qu’il aurait souhaité voir le pouvoir porter son attention sur la relance économique, avant &nbsp;de promulguer une nouvelle constitution. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le philosophe tunisien, ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco, qui était l’invité de l’émission <em>Jaweb Hamza</em>, dimanche 2 avril 2023, sur <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3/1149422/%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%AF-%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%86%D8%AA%D9%81%D8%A7%D8%B6%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A%D8%A9-%D9%85%D8%AE%D8%B7-%D8%B7-%D8%A3%D9%85%D8%B1%D9%8A%D9%83%D9%8A-%D8%A8%D8%B1%D9%8A%D8%B7%D8%A7%D9%86%D9%8A-%D8%A8%D8%A5%D8%B9%D8%A7%D9%86%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%AE%D9%88%D8%A7%D9%86" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>, a admis que la <em>«révolte qui a eu lieu en Tunisie en décembre 2010 et janvier 2011 avait des causes sociales, culturelles et économiques évidentes et sa légitimité ne souffre aucune remise en cause»</em>. Il s’est cependant empressé d’ajouter qu’il avait, à l’époque, <em>«averti que ce qui se passait alors en Tunisie allait être exploité à des fins politiques et géopolitiques et que cela affecterait de nombreux pays de la région»</em>, expliquant que le soi-disant Printemps arabe était <em>«un plan américano-britannique pour aider les Frères musulmans à travers le monde.»</em> Or, estime Mezri Haddad, <em>«le pouvoir des Frères musulmans a détruit des Etats et des peuples dans la région»</em>.</p>



<p><em>«Le pouvoir de l’islam politique est basé sur une confusion portée par une conception erronée de la religion»</em>, a insisté Mezri Haddad, ajoutant que la Tunisie aurait dû présenter des excuses à la Syrie avant d’annoncer la révision de ses relations diplomatique avec ce pays, faisant allusion au grand nombre de jihadistes tunisiens envoyés en Syrie dans les années 2012 et 2013 et qui ont contribué à la destruction de ce pays. <em>«Présenter des excuses à la Syrie est la moindre des choses vis-à-vis de ce berceau de la civilisation arabe»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R4zFq4VXTa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/portrait-mezri-haddad-un-cassandre-tunisien/">Portrait : Mezri Haddad, un Cassandre tunisien !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Portrait : Mezri Haddad, un Cassandre tunisien ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/portrait-mezri-haddad-un-cassandre-tunisien/embed/#?secret=TKyGQPqjb4#?secret=R4zFq4VXTa" data-secret="R4zFq4VXTa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/mezri-haddad-il-y-a-eu-beaucoup-de-confusion-en-tunisie-apres-le-25-juillet-2021/">Mezri Haddad : «Il y a eu beaucoup de confusion en Tunisie après le 25 juillet 2021»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Portrait : Mezri Haddad, un Cassandre tunisien !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 08:13:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La voix de Mezri Haddad était inaudible pour les milliers de Tunisiens qui aspiraient à la démocratie. aujourd'hui, son pessimisme est conforté par l'évolution du pays.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/portrait-mezri-haddad-un-cassandre-tunisien/">Portrait : Mezri Haddad, un Cassandre tunisien !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Penseur global, Mezri haddad a vraiment des choses importantes à nous dire, qui justifient qu’on le lise et qu’on discute ses idées», écrit l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine dans la préface du dernier essai politique du très controversé philosophe et analyste politique tunisien.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri &nbsp;</strong></p>



<span id="more-7249554"></span>



<p>On ne présente plus Mezri Haddad. Ancien journaliste, ancien chercheur au CNRS, ancien assistant de philosophie du droit à Assas, ancien ambassadeur à l’Unesco, docteur en philosophie politique de la Sorbonne, maître de conférences en théologie catholique, auteur de plusieurs essais politiques…</p>



<p>Mezri Haddad est un intellectuel atypique à tout point de vue. Politiquement incorrect, nationaliste sans complexe, bourguibiste jusqu’à la moelle, profondément musulman et radicalement anti-islamiste, idéologiquement inclassable&nbsp;: comme il l’a dit lui-même, <em>«je ne suis ni de gauche ni de droite, je suis de Tunisie»</em>, ses écrits dérangent, irritent mais ne laissent jamais indifférents, aussi bien ses amis que ses adversaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des idées peu consensuelles</h2>



<p>Qu’on l’approuve ou désapprouve, on ne peut pas, objectivement parlant, lui dénier des qualités rares de nos jours&nbsp;: sa parfaite maîtrise de la langue de Voltaire, sa double culture arabe et française et, surtout, son courage politique, qui peut l’amener à prendre des positions et à exprimer des idées peu consensuelles sinon à contre-courant.</p>



<p>Longtemps opposé à l’ancien régime, il a fait un virage à 180 degrés et a surpris beaucoup d’observateurs en se rapprochant de l’ancien président de la république Zine El-Abidine Ben Ali, qui l’a même reçu au Palais de Carthage et l’a nommé ambassadeur à l’Unesco, poste où il n’a pas fait long fait et qu’il a dû quitter au lendemain de la <em>«révolution»</em> de 2011. Cet événement, qui lui a valu une longue traversée du désert, il l’a toujours assimilé à un complot ourdi par des puissances occidentales pour imposer l’islam politique dans la région.</p>



<p>Certains ont reproché à Mezri Haddad d’avoir pris la défense de Ben Ali durant les dernières années de son règne, au moment où l’image de l’ancien raïs dans l’opinion internationale était celle d’un autocrate corrompu et borné. Mais il n’a jamais renié une telle position, du reste difficile à justifier, en affirmant avoir tenté, en tant qu’intellectuel organique, de changer le régime de l’intérieur. A l’appui de cette thèse, il rappelle que, dans son premier livre, <em>Carthage ne sera pas détruite</em>, publié en 2002, et dans un chapitre intitulé<em> «Droit d’inventaire»</em>, il avait mis le doigt sur les principaux maux de l’ancien régime, dont le remède aurait pu lui éviter de subir le retour du bâton islamiste : un enseignement en déclin, une liberté de presse étouffée, une justice non-autonome, une corruption endémique.</p>



<p> Ainsi, et tout en étant à l’époque un fervent défenseur du régime de Ben Ali, ce qu’il faisait avec détermination et conviction, il estime avoir toujours été un redoutable opposant et un exilé politique, qui a su garder, y compris dans ce livre que beaucoup continuent de lui reprocher, son indépendance d’esprit. Il aime d’ailleurs rappeler qu’il n’a jamais adhéré au RCD, ancien parti au pouvoir, qu’il abhorrait, comme il a toujours critiqué ce qui lui semblait à juste titre critiquable (non-respect des droits de l’homme, atteinte à la liberté d’expression…) et loué ce qui était selon lui louable (performance économique, sécurité, souverainisme).</p>



<h2 class="wp-block-heading">A contre-sens de l’histoire</h2>



<p>Mais c’est dans son livre <em>La Face cachée de la révolution tunisienne</em> (2001) qu’il s’est montré réellement visionnaire. A contre-sens de l’histoire, seul contre tous, à l’opposé de tout le monde, que ce soit en Tunisie, ou en Occident, ou dans le monde arabe, il a osé écrire, avant les premières élections démocratiques tunisiennes, que le <em>«printemps arabe tournerait à l’hiver islamiste»</em>, que dans l’histoire, toutes les révolutions, des plus flamboyantes – 1789 en France, 1917 en Russie – aux plus récentes – les révolutions colorées ou la révolution du jasmin – ont toujours été suivies de régressions sociales, voire de basculement dans la tyrannie. Il alertait que ce qui se passait alors (2011) dans le monde arabe n’est qu’un <em>«Sykes-Picot 2»</em> et que notre pays n’était que <em>«la mèche de la poudrière»</em>&nbsp;! Quoi qu’on puisse penser de lui, de ses positions politiques, de son parcours sinueux et complexe d’opposant au régime à allié de Ben Ali, il faut reconnaître que l’Histoire lui a souvent donné raison. Mais comme lui aurait dit plus tard un ancien ministre de Jacques Chirac, en politique, il ne faut jamais avoir raison très tôt et surtout pas tout seul&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ta0lWRQ1Ib"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/06/tunisie-pourquoi-la-constitution-de-ben-achour-feldman-doit-elle-etre-abrogee/">Tunisie : Pourquoi la Constitution de Ben Achour/Feldman doit-elle être abrogée ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Pourquoi la Constitution de Ben Achour/Feldman doit-elle être abrogée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/06/tunisie-pourquoi-la-constitution-de-ben-achour-feldman-doit-elle-etre-abrogee/embed/#?secret=0KmZCfXSzl#?secret=Ta0lWRQ1Ib" data-secret="Ta0lWRQ1Ib" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais toute sa vie, Mezri Haddad s’est toujours défendu d’être un homme politique. Il se définit comme philosophe et penseur politique. Ce qui l’intéresse et le passionne, c’est plus <em>«le»</em> Politique que la politique, c’est-à-dire la réflexion plutôt que l’action. C’est sans doute là le grand malentendu entre Mezri Haddad et beaucoup de ses compatriotes, du moins dans les mois qui ont suivis la chute de l’ancien régime.</p>



<p>Dans les moments d’incandescence révolutionnaire, il est rare que les philosophes à contre-courant soient entendus par leurs compatriotes, particulièrement lorsqu’ils sont annonciateurs et porteurs de mauvaises nouvelles.</p>



<p>Tel Cassandre dans la mythologie grecque qui prédisait l&rsquo;avenir en donnant une issue défavorable aux événements, la voix de Mezri Haddad était inaudible pour les milliers de Tunisiens qui aspiraient à la démocratie. Et lorsqu’ils ont finalement compris son message, son pessimisme et ses craintes, c’était déjà trop tard&nbsp;: le pire est arrivé et pour le philosophe, le pire, c’est l’islamisme au pouvoir.</p>



<p>A l’islam politique, il a précisément consacré son livre, <em>Mon combat contre l’islamisme et ses idiots utiles</em> (2021), un recueil de l’ensemble de ses tribunes publiées dans la presse écrite française entre 1990 et 2021. Ce livre de témoignage et de réflexion sera bientôt réédité en Tunisie, en français et en arabe, chez AC Editions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle ère multipolaire</h2>



<p>Ce même éditeur tunisien vient de diffuser la réédition du dernier essai de Mezri Haddad, <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/mezri-haddad-publie-un-essai-sur-les-enjeux-de-la-crise-ukrainienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Du choc de civilisation à la guerre de substitution</a></em>, paru en France il y a six mois et dans lequel l’auteur analyse ce qu’il appelle <em>«la guerre russo-américaine par Ukrainiens et Européens interposés»</em>. Tout en condamnant par principe et eu égard au droit international l’attaque contre l’Ukraine, il n’hésite pas à dévoiler la responsabilité et même la <em>«culpabilité»</em> de Zelensky, en dénonçant le rôle <em>«cynique et machiavélique»</em> des Etats-Unis dans cette affaire, qui ne se limite pas selon lui à un banal conflit territorial mais constitue un tournant majeur dans les relations internationales et plus exactement dans la recomposition géopolitique mondiale. <em>«Nous ne sommes pas au début d’une nouvelle ère multipolaire, nous y sommes déjà»</em>, écrit-il. Pour lui, deux blocs géopolitiques se constituent, <em>«d’une part la Russie, la Chine et le Sud global (Inde, Brésil…, Afrique et monde arabe), et d’autre par l’Occident sous la houlette des Etats-Unis»</em>.</p>



<p>Un passage dans ce livre mérite qu’on le cite intégralement, car il dénote une fois de plus l’esprit visionnaire de l’auteur, ou pour certains, son côté Cassandre. Dans la page 222, il écrit que <em>«le trio Chine, Russie et Iran est déjà constitué»</em> et que cet ensemble <em>«sera d’autant plus imposant si dans l’avenir la République islamique d’Iran et l’Arabie Saoudite parvenaient à transcender leurs egos et mettaient fin à leur antagonisme absurde (chiisme-sunnisme)»</em>, si cela se produisait, <em>«c’est toute la région et la moitié du monde qui en sera bénéfiquement impactée. L’arc chiite et l’Arc sunnite sont des catégories, voire des allégories artificielles, des inventions des stratèges américains pour fracturer le monde musulman et maintenir leur domination. Un seul Arc a de l’avenir et pourrait réellement peser géopolitiquement&nbsp;: l’Arc musulman…»</em>.</p>



<p>Mezri Haddad a tenu ces propos il y a plus de six mois. Et voilà qu’à la surprise générale, on apprend il y a deux semaines que l’Iran et l’Arabie Saoudite ont enterré la hache de guerre sous les auspices de la Chine&nbsp;!</p>



<p>Fondateur du Centre international de géopolitique et de prospective analytique (CIGPA), Haddad maîtrise a posteriori l’art ou la science prospective. C’est peut-être la raison pour laquelle un poids lourd de la diplomatie et de la géopolitique en France, l’ancien ministre Hubert Védrine, qui a préfacé le livre en question a écrit&nbsp;: <em>«Penseur global, Mezri haddad a vraiment des choses importantes à nous dire, qui justifient qu’on le lise et qu’on discute ses idées…Son courage est à saluer et il est à souhaiter que cette voix soit entendu». </em>&nbsp;</p>



<p>Mezri Haddad sera présent à la librairie Al Kitab de Mutuelleville pour un débat et une séance de dédicace de son dernier essai pôlitique, le vendredi 7 avril 2023, à partir de 21h00.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/03/portrait-mezri-haddad-un-cassandre-tunisien/">Portrait : Mezri Haddad, un Cassandre tunisien !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mezri Haddad publie un essai sur les enjeux de la crise ukrainienne   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/mezri-haddad-publie-un-essai-sur-les-enjeux-de-la-crise-ukrainienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 06:28:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AC Editions]]></category>
		<category><![CDATA[crise ukrainienne]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Védrine]]></category>
		<category><![CDATA[Mezri Haddad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mezri Haddad sera en Tunisie du 2 au 8 avril 2023 pour la présentation de son nouvel essai de géopolitique sur les enjeux de la guerre d'Ukraine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/mezri-haddad-publie-un-essai-sur-les-enjeux-de-la-crise-ukrainienne/">Mezri Haddad publie un essai sur les enjeux de la crise ukrainienne   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’universitaire et écrivain Mezri Haddad sera en Tunisie du 2 au 8 avril 2023 pour la présentation de son nouvel essai de géopolitique ‘‘Du conflit de civilisation à la guerre de substitution : causes, enjeux et conséquences de la crise ukrainienne’’ publié à Tunis par AC Editions.</em></strong></p>



<span id="more-7200044"></span>



<p>On annonce un débat autour du livre le vendredi 7 avril à 21h00 à la librairie Al Kitab de Mutuelleville, en présence de l’auteur.</p>



<p>Le livre est préfacé par Hubert Védrine, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand. </p>



<p>Né le 2 juillet 1961 au Kram, Mezri Haddad est un journaliste, écrivain, philosophe et diplomate tunisien (ambassadeur de la Tunisie auprès de l’Unesco). Il est l’auteur de plusieurs essais portant principalement sur la politique et la religion (islam et christianisme).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/mezri-haddad-publie-un-essai-sur-les-enjeux-de-la-crise-ukrainienne/">Mezri Haddad publie un essai sur les enjeux de la crise ukrainienne   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Forum à Hammamet : Tunisie entre passé, présent et avenir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 10:37:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[forum Réalités]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Maya Ksouri]]></category>
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		<category><![CDATA[Sadok Chaâbane]]></category>
		<category><![CDATA[Taïeb Zahar]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sadok Chaabane, Taoufik Baccar et Mezri Haddad et Maya Ksouri animeront le Forum de Réalités; le 12 août 2022, à Hammamet.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/">Forum à Hammamet : Tunisie entre passé, présent et avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le Forum du magazine «Réalités» se tiendra le vendredi 12 août 2022 à l’hôtel Alhambra Thalasso, à Hammamet Yasmine, sur le thème : «La Tunisie entre son passé récent, son présent immédiat et son avenir proche».</strong></em> <em>(Illustration : Mezri Haddad / Taoufik Baccar / Sadok Chaabane).</em></p>



<p><strong>Le Forum du magazine «Réalités» se tiendra </strong>le&nbsp;<strong>vendredi 12 août 2022&nbsp;à l’hôtel Alhambra Thalasso, à Hammamet Yasmine, sur le thème&nbsp;: «La Tunisie entre son passé récent, son présent immédiat et son avenir proche».</strong></p>



<span id="more-2795366"></span>



<p>Après l’adoption de la nouvelle Constitution et maintenant que la Tunisie va devoir faire face à son destin pour relever les grands défis sociaux, économiques, sécuritaires et politiques, «Réalités» organise ce débat qui sera introduit par Taïeb Zahar, directeur de la publication, et animé par la journaliste Maya Ksouri. Il réunira trois éminentes personnalités de l’élite politique, intellectuelle et économique.</p>



<p>Il s’agit Sadok Chaâbane, docteur en droit et en sciences politiques, professeur agrégé des universités, ancien ministre de la Justice (1992-1997), puis de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (1999-2004). Auteur de plusieurs ouvrages, notamment ‘‘<em>Le droit des organisations internationales’’</em> (1985) et ‘‘<em>Fin de la géographie et retour de l&rsquo;histoire. La Tunisie face à la globalisation’’</em> (1998). M. Chaâbane traitera de <em>«La Constitution, jalon fondateur d&rsquo;une nouvelle République»</em>.</p>



<p>Taoufik Baccar, titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et diplômé de l’Ecole nationale d’administration, ancien ministre des Finances (1999-2004), puis Gouverneur de la Banque centrale (2004-2011), auteur d’un essai intitulé ‘‘<em>Le miroir et l’horizon, rêver la Tunisie’’,</em> préfacé par Christian de Boissieu (2018). M. Baccar traitera de <em>«L’économie tunisienne : diagnostic et thérapie pour relancer un secteur dévasté»</em>.</p>



<p>Mezri Haddad, docteur en philosophie politique (Sorbonne), licencié en histoire moderne et en sociologie politique, ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco (2009-2011), auteur notamment de ‘‘<em>Carthage ne sera pas détruite’’</em> (2002), de ‘‘<em>La Face cachée de la révolution tunisienne : islamisme et Occident, une alliance à haut risque’’</em> (2011) et ‘‘<em>Du conflit de civilisation à la guerre de substitution’’</em> (2022). Thème de l’intervention de M. Haddad : <em>«Neutralité et non-ingérence : pour une diplomatie tunisienne multilatérale et souveraine»</em>.</p>
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		<title>Moncef Marzouki, tête à claques nationale</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 10:15:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le célèbre adage tunisien dit: «Âch men âref qadrou» qu&#8217;on pourrait traduire ainsi : «Mieux vaut tenir sa juste place». Moncef Marzouki, qui a été rejeté massivement lors du 1er tour de la présidentielle de 2019 où il n&#8217;a recueilli qu&#8217;un médiocre 3% et qui n&#8217;est arrivé qu&#8217;à la 11e place, semble ignorer cette règle d&#8217;or....</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Moncef-Marzouki.jpg" alt="" class="wp-image-108264"/><figcaption><em>Le pigiste d&rsquo;Al-Jazeera. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le célèbre adage tunisien dit: «Âch men âref qadrou» qu&rsquo;on pourrait traduire ainsi : «Mieux vaut tenir sa juste place». Moncef Marzouki, qui a été rejeté massivement lors du 1er tour de la présidentielle de 2019 où il n&rsquo;a recueilli qu&rsquo;un médiocre 3% et qui n&rsquo;est arrivé qu&rsquo;à la 11e place, semble ignorer cette règle d&rsquo;or. Au lieu de disparaître après cette <strong><em>monumentale</em></strong></em></strong> <strong><em>raclée et ce rejet populaire massif, il a cru bon s&rsquo;acharner sur Kaïs Saïed qui a remporté le second tour de cette présidentielle avec près de 73 % des suffrages exprimés.</em></strong> <strong><em>Mal lui a pris. Portrait au vitriol d&rsquo;un<em> <strong><em>mal-aimé qui fait tout pour se faire encore détester.</em></strong> Et d&rsquo;un «pitoyable renégat, suppliant l&rsquo;étranger d&rsquo;intervenir en Tunisie»</em></em></strong><em><strong>, selon la formule de son ancien ami Mezri Haddad</strong>.</em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-366288"></span>



<p>Il s&rsquo;est certes effacé des radars pendant une année et demi avant de reprendre du service au lendemain de l&rsquo;annonce des <em>«mesures exceptionnelles»</em> par le président Saïed, le 25 juillet dernier, en s&rsquo;adonnant au sabotage systématique des actions de ce dernier, quitte à jeter le bébé Tunisie avec l&rsquo;eau du bain Saïed, en essayant vainement de sauver le système politique post 14 janvier 2011, dont il fut l&rsquo;un des pilier et qui a mené la Tunisie au désastre actuel. Les Tunisiens soutenant massivement leur chef d’État et les réformes constitutionnelles et institutionnelles qu&rsquo;il s&rsquo;apprête à mettre en route, c&rsquo;est donc tout naturellement que Marzouki a repris le statut qui fut longtemps le sien, celui de <em>«tête à claques nationale»</em>. </p>



<p>Déjà que son caractère instable et sa servilité au Qatar, à la Turquie et aux Frères musulmans et leurs vassaux en Tunisie, les islamistes du mouvement Ennahdha, ont fait de lui la risée de tout un peuple qui l&rsquo;avait surnommé, depuis 2011, <em>«Tartour»</em> (marionnette) à cause de cette servilité et du fait aussi qu&rsquo;il n&rsquo;était pas un président comme le furent Bourguiba, Ben Ali, Caïd Essebsi ou comme l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui Saïed, Marzouki n&rsquo;était qu&rsquo;un président provisoire, le temps de rédiger la nouvelle constitution, qui plus est, imposé par Ennahdha et dépouillé de toute prérogative. Sa seule prérogative était d&rsquo;énerver les Tunisiens à chacune de ses apparitions et de créer des problèmes avec les pays frères et amis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Son départ de Carthage fut un soulagement pour les Tunisiens</h2>



<p>Inutile de rappeler que le départ du <em>«Tartour»</em> de Carthage en 2015, après sa cuisante défaite à la présidentielle face à Béji Caïd Essebsi, fut un moment de soulagement énorme pour tout un peuple. Ses trois années au palais de Carthage étaient aussi longues que l&rsquo;éternité. Et en 2019 quand il s&rsquo;est représenté, croyant &#8211; dans sa mégalomanie légendaire &#8211; qu&rsquo;il manquait aux Tunisiens, ses compatriotes lui ont rappelé à quel point ils le rejetaient en lui assénant un cinglant 3%. Un score honteux qui l&rsquo;a renvoyé dans son pays d&rsquo;accueil, la France, mais qui ne l&#8217;empêche pas de vouloir se venger du peuple qui le déteste, d&rsquo;autant qu&rsquo;en Occident comme chez ses seigneurs du Qatar, ils croient qu&rsquo;il est encore un personnage important en Tunisie, qu&rsquo;il est une figure nationale et qu&rsquo;il jouit d&rsquo;une popularité, or il est la risée de tout un peuple. Il n&rsquo;est plus pris au sérieux à part par Al-Jazeera, la chaîne de ses maîtres qataris, qui ne cesse de l&rsquo;inviter et sur laquelle on le voit pérorer tout le temps, on dirait l&rsquo;un de ses employés.</p>



<p>Les Qataris ont misé sur un tocard et continuent de miser sur lui (car il serait difficile de trouver un plus servile larbin), croyant qu&rsquo;ils vont renverser la situation en Tunisie avec un clown triste devenu à chacune de ses sorties l&rsquo;objet de toutes les moqueries, caricatures et blagues aussi humiliantes les unes que les autres. Il y a même des poèmes acerbes à son endroit dont le partage est devenu viral sur Facebook comme les deux que lui a consacrés le poète populaire originaire de Gafsa Lazhar Dhaoui <em>«Mostamir»</em> et <em>«Sbayhiyya ahrar»</em> ou encore celui où Mohamed Ameur Hakima alias Ennaceur dénonce la traîtrise de celui qui appelle à l&rsquo;ingérence étrangère dans les affaires son pays et qui, sur France 24, s&rsquo;est dit fier d&rsquo;avoir participé à faire capoter la tenue du sommet de la Francophonie qui devait se tenir à Djerba, en Tunisie, les 20 et 21 novembre prochain. Un <em>«déshonneur»</em> auquel, du haut de sa félonie, il a l&rsquo;arrogante outrecuidance de prétendre&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que d&rsquo;illusions perdues, que de déceptions, que de trahisons&nbsp;!</h2>



<p>Moncef Marzouki est, vous l&rsquo;avez compris, un homme aigri, frustré et rancunier qui se venge d&rsquo;un pays et d&rsquo;un peuple qui ne veulent plus de lui. Il ne lui reste plus que la France, son pays d&rsquo;accueil, le Maroc son pays de cœur où il a passé le premier tiers de sa vie, et le Qatar, le pays de ses marionnettistes et employeurs, qui se soucient beaucoup du <em>«sort de la démocratie»</em> en Tunisie, mais pas au&#8230; Qatar où cette même démocratie est piétinée tous les jours par une dynastie régnante qui ne lâche rien à ses administrés.</p>



<p>L&rsquo;écrivain Mezri Haddad, son ancien ami, qui est l&rsquo;anti-Marzouki étant un opposant virulent aux printemps arabes et au Qatar, avait écrit à son propos, le 27 septembre dernier: <em>«Ce mercenaire du Qatar et esclave des Frères musulmans a toute sa vie couru derrière les droits de l&rsquo;homme pour attraper le pouvoir. Sa responsabilité dans la ruine de la Tunisie et dans la destruction de la Syrie est immense.»</em> Et d&rsquo;ajouter, hier, jeudi 14 octobre: <em>«Entre le Moncef Marzouki que j&rsquo;ai connu et celui qu&rsquo;il est devenu, la chute est abyssale. Que d&rsquo;illusions perdues, que de déceptions, que de trahisons, que d&rsquo;afflictions. Nos voies se sont séparées en 1991 avec la guerre du Golfe. Notre amitié s&rsquo;est rompue en 2000, à la suite de mon retour en Tunisie après 11 ans d&rsquo;exil. L&rsquo;adversité a commencé avec la sortie en 2002 de mon livre  »Carthage ne sera détruite ». En 2011, il a savouré sa vengeance en me voyant à nouveau exilé. Il a aujourd&rsquo;hui 76 ans et j&rsquo;en ai 60. La vieillesse est effectivement un naufrage. Je savais pertinemment qu&rsquo;il finirait en pitoyable renégat, suppliant l&rsquo;étranger d&rsquo;intervenir en Tunisie.»</em> Tout est dit. <br><br></p>
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		<title>Tunisie : Pourquoi la Constitution de Ben Achour/Feldman doit-elle être abrogée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 06:13:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’instar de de Gaulle en 1958, Kais Saied doit sinon proposer aux Tunisiens une nouvelle Constitution résolument et exclusivement nationale, du moins réformer la Constitution de 2014 en la débarrassant de ses péchés originaux. Et si les gardiens occidentaux du Temple de la démocratie s’en offusquent, qu’il leur réponde&#160;: comme vous êtes si attachés...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Noah-Feldman-Yadh-Ben-Achour.jpg" alt="" class="wp-image-358587"/><figcaption><em>Noah R. Feldman / Yadh Ben Achour.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>A l’instar de de Gaulle en 1958, Kais Saied doit sinon proposer aux Tunisiens une nouvelle Constitution résolument et exclusivement nationale, du moins réformer la Constitution de 2014 en la débarrassant de ses péchés originaux. Et si les gardiens occidentaux du Temple de la démocratie s’en offusquent, qu’il leur réponde&nbsp;: comme vous êtes si attachés à l’islamisme «modéré», adoptez-le chez vous et faites de ses adeptes des maires, des députés, des ministres et même des présidents si cela vous enchante. Vos islamistes n’ont plus de place en Tunisie, parce que le peuple les exècre désormais.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mezri Haddad</strong> *</p>



<span id="more-358585"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mezri-Haddad.jpg" alt="" class="wp-image-358586"/></figure></div>



<p>Depuis le 25 juillet dernier, date à laquelle le président Kaïs Saïed a décidé de rétablir l’autorité de l’Etat -mieux vaut tard que jamais- plusieurs voix alarmistes et je ne dirai pas cassandresques (parce que Cassandre prédisait vrai mais n’était pas cru) se sont élevées, les unes pour dénoncer <em>«le coup d’Etat»</em>, les autres pour s’indigner de <em>«ce retour à la dictature»</em> et d’autres encore pour prophétiser la chute du <em>«dernier bastion démocratique»</em> ayant survécu au <em>«printemps arabe»</em>, qui n’a laissé derrière lui que ruine, désenchantement et désolation. De là à évoquer l’avant-dernier pays qui serait retombé dans l’autocratie -l’Egypte en l’occurrence-, le rapprochement est vite fait entre le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi et le professeur de droit constitutionnel, Kaïs Saïed.</p>



<p>D’abord, ce qui vient de tomber en Tunisie ce n’est ni la démocratie, ni les libertés politiques, ni la liberté de la presse, ni même la Constitution. Tous ces acquis de la <em>«révolution»</em> de janvier 2011 sont préservés parce qu’irréversibles. Ce qui vient de tomber, c’est Ennahdha, dernier bastion de l’organisation mondiale des Frères musulmans, une secte politico-religieuse et terroriste née en Egypte, en 1928, d’un mariage pas du tout incestueux entre théocratie islamique et machiavélisme britannique. La chute de ce parti <em>«islamo-conservateur»</em>, pour emprunter cette expression à la nouvelle terminologie des zélotes occidentaux de l’islamisme en général et de <em>«l’islamisme modéré»</em> en particulier, à savoir les islamo-gauchiste, qu’ils soient journalistes, ou intellectuels ou politiciens, sa chute découle du même impératif qui s’est imposé aux autorités égyptiennes en 2013.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes ont phagocyté l&rsquo;Etat, détruit l&rsquo;économie et corrompu la société</h3>



<p>En d’autres termes, aussi bien pour Abdel Fattah al-Sissi, le 26 juillet 2013, que pour Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, c’est la confrérie des Frères musulmans, il est vrai démocratiquement portée au pouvoir dans l’effervescence du printemps dit arabe, qui était visée. Mais c’est le même peuple qui a voté pour eux qui est sorti manifester contre eux. Plus de 23 millions d’Egyptiens appelant Al-Sissi à sauver le pays de l’emprise des Frères musulmans; plusieurs dizaines de milliers de Tunisiens dans l’ensemble des gouvernorats suppliant Kaïs Saïed à dissoudre le parlement et à interdire Ennahdha. Aussi bien le président en exercice et démocratiquement élu que le Maréchal et futur président, ont agi en toute légalité (selon les dispositions constitutionnelles) et légitimité (réponse aux revendications populaires).</p>



<p>Et pour cause&nbsp;: installés au pouvoir et galvanisés par le soutien occidental, essentiellement américain, ces islamistes<em> «modérés»</em> ont tout fait pour cliver la société, phagocyter toutes les structures de l’Etat, vider ses caisses, saborder l’économie, discréditer l’enseignement séculier pour lui substituer leurs écoles coraniques, corrompre les médias et la justice, susciter des assassinats politiques… et, plus grave que tout, se compromettre avec la nébuleuse terroriste, d’Al-Qaïdajusqu’à Daech, en passant par Al-Nosra dont un ancien ministre français des Affaires étrangères avait dit un jour qu’elle faisait du bon boulot en Syrie&nbsp;! Affligeant, inoubliable.</p>



<p>Mais c’est là où s’arrête la comparaison entre le précédant égyptien et le cas tunisien, car toute autre similitude relèverait soit de la malveillance, soit de la désinformation, soit encore de la propagande des Frères musulmans frénétiquement relayée par des médias à la sensiblerie islamo-gauchiste, dont principalement le <em>New York Times</em> aux Etats-Unis et <em>Le Monde</em> en France.</p>



<p>Plus aucun rapprochement ne serait en effet objectif car, à la différence du scénario égyptien, la Constitution tunisienne n’a pas été abrogée nonobstant ses nombreuses lacunes et l’exigence populaire. Le Parlement n’a pas encore été dissout malgré sa clochardisation par des voyous et des criminels qui sont loin de représenter le peuple tunisien.</p>



<p>Parmi les grandes lacunes de la Constitution, la décentralisation systématique du pouvoir en trois pôles intrinsèquement antagoniques: un législatif aux mains du ou des partis majoritaires au Parlement (actuellement la coalition Ennahdha-Qalb Tounès, fondé par l’affairiste véreux Nabil Karoui) dont la présidence a été usurpée par Rached Ghannouchi, et deux exécutifs autonomes (Article 71 de la Constitution) et potentiellement conflictuels (Article 101 de la Constitution) : une présidence aux attributs régaliens réels mais limités (Articles 72 à 88) et un Premier-ministère au pouvoir équivalent, si ce n’est supérieur à celui du Président (Articles 89 à 101). Quant au pouvoir judiciaire, il est de notoriété publique maintenant qu’il a été, dès 2012, phagocyté par les Frères musulmans via des juges et des magistrats corrompus, aussi bien sous l’ancien régime que sous la <em>«gouvernance»</em> révolutionnaire de la Troïka, ensuite de la coalition Ennahdha-Nidaa Tounès, qui assume une responsabilité écrasante dans l’abaissement de l’Etat, dans la prolifération de la<br>corruption et dans l’appauvrissement de la société.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une fragmentation des pouvoirs empêchant le pouvoir de s’exercer</h3>



<p>Nous savons depuis Montesquieu et avant lui John Locke que, <em>«Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir»</em>. Et si nous avons bien compris <em>L’Esprit des Lois</em>, l’auteur de ce principe juridico-philosophique désignait explicitement les trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Cette théorie de la séparation des pouvoirs qui est à la base des démocraties occidentales visait, en effet, à distinguer et à autonomiser les différentes instances de l’Etat afin de limiter ses abus et son arbitraire. Mais l’autonomie des trois pouvoirs n’excluait pas leur complémentarité, bien au contraire. Dans le spécimen constitutionnel tunisien, l’autonomie était théorique pour ne pas dire fictive et l’antagonisme, plutôt que la complémentarité, était réel. L’Article 101 de la Constitution évoque même clairement cet antagonisme: <em>«Les conflits de compétences entre le président de la République et le chef du gouvernement sont soumis à la Cour constitutionnelle»</em>. Or, depuis la promulgation de cette Constitution, la Cour constitutionnelle n’a jamais vu le jour, les islamistes au pouvoir voulant que son président et la majorité de ses membre (12) soient des pantins d’Ennahdha.</p>



<p>C’est cette fragmentation des pouvoirs, qui empêchait le pouvoir de s’exercer avec efficience, pour redresser l’économie, embaucher les chômeurs et assister les pauvres, qui est à l’origine de la crise actuelle en Tunisie et qui a commencé par un conflit direct entre le président Kaïs Saïed et le chef du gouvernement limogé en vertu de l’article 80 de la Constitution, Hichem Mechichi. Un demi-<br>chef de l’exécutif qui refuse l’autorité de l’Etat que le président et lui seul incarne. La même crise avait d’ailleurs opposé en 2018 Béji Caïd Essebsi et le chef de gouvernement à l’époque, Youssef Chahed, qui s’était retourné contre son bienfaiteur pour se rallier à Ennahdha en vue de déloger le locataire de Carthage et occuper son fauteuil. <em>Tu quoque mi fili</em> !</p>



<p>Le principal Talon d’Achille du régime politique tunisien issu du <em>«printemps arabe»</em> réside ainsi dans cette incongruité constitutionnelle qui fige le pouvoir et paralyse mortellement l’Etat désormais tiraillé entre trois présidences&nbsp;: Carthage, la Kasbah et le Bardo, trois épicentres à somme nulle puisque se neutralisant mutuellement. Jadis et naguère, la France avait connu ce genre de situation tragi-comique à laquelle devait mettre fin <em>«le plus illustre des Français»</em> (selon René Coty), le général de Gaulle, en faisant adopter la Constitution de 1958. Cette Constitution voulue par de Gaulle et conçue par Debré a été jugée à l’époque meilleure qui se pût faire pour restaurer une République que le temps et les hommes avaient gravement malmenée. C’est pourtant le même de Gaulle qui va, en 1962, en modifier certaines dispositions et qui songea à en faire autant en 1969, à la suite des événements de mai 1968.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il aurait mieux fallu conserver la Constitution des pères fondateurs</h3>



<p>Si, à l’instar de la France, mon pays a eu son sauveur et son bâtisseur en la personne d’Habib Bourguiba, qui a donné à la nation une Constitution (1959) comparable à celle de de Gaulle (Michel Debré a d’ailleurs été consulté à l’époque par Bourguiba), la Tunisie postrévolutionnaire a eu le malheur de subir, dès 2011 et dans une hystérie collective, l’indigence de ses nouvelles <em>«élites»</em> politiques et l’incompétence de ses intellectuels chargés de donner au pays de Bourguiba la <em>«meilleur Constitution du monde»</em>. Mais comme le disait si justement Bourguiba, dans un mémorable discours du 15 octobre 1970, <em>«Une Constitution n’est jamais parfaite et elle ne vaut que ce que valent les hommes qui la mettent en œuvre»</em>. Qui plus est, les Tunisiens qui ont fait la <em>«révolution du jasmin»</em> en janvier 2011, notamment les jeunes chômeurs, n’appelaient guère à une nouvelle Constitution mais revendiquaient principalement et très légitimement la <em>«la liberté et la dignité par le droit au travail»</em>. Comme j’en avais fait appel dès 2011, il aurait mieux fallu conserver la Constitution des pères fondateurs de la République (1959) en l’expurgeant de ses scories, dont principalement la présidence à vie, qui a été maladroitement introduite en 1974.</p>



<p>Pis encore, la Constitution dont son Altesse professorale, Yadh Ben Achour, s’attribue pompeusement la paternité n’est pas un produit purement national mais d’importation outre-Atlantique&nbsp;! Et pour cause&nbsp;: le véritable inspirateur de cette Constitution est Noah R. Feldman, jeune universitaire américain et enseignant de droit à l’Université de New York puis à Harvard<em>.</em> Il est surtout membre du Concil on Foreigh Relations, l’un des think tanks les plus influents en matière de stratégie et de politique étrangère américaine, ayant compté parmi ses membres notamment Madeleine Albright et Colin Powell.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Feldman, inspirateur des <em>«démocraties»</em> islamiquement compatibles</h3>



<p>Dès la chute de la Tunisie dans l’escarcelle de l’islamisme <em>«modéré»</em> voulu et soutenu par l’administration américaine, Noah R. Feldman a été dépêché à Tunis pour suggérer à Rached Ghannouchi et à Moncef Marzouki la <em>«meilleur Constitution du monde»</em>. En matière de fabrication de Constitutions bonnes à l’exportation pour les <em>«démocraties»</em> islamiquement correctes, il est vrai que M. Feldman avait une expérience dont on mesure aujourd’hui les conséquences chaotiques sur les pays où elles ont été mises en œuvre&nbsp;: l’Irak anéantie et décomposée, et l’Afghanistan en cours d’implosion avec la reconquête du pouvoir par les Talibans barbares. Si substantiellement différentes les unes que les autres, les Constitutions irakienne (octobre 2005), afghane (janvier 2004) et tunisienne (janvier 2014) n’en portent pas moins le même stigmate&nbsp;feldmanien : la dispersion du pouvoir en trois sous-pouvoirs indépendants et potentiellement antagoniques. Même si cela n’a rien à voir avec une quelconque influence américaine (elle serait plutôt française), la Constitution libanaise porte le même stigmate.</p>



<p>C’est en 2008, aux éditions de Princeton University que Feldman a publié son premier grand livre, <em>The Fall and Rise of Islamic State, La Chute et la Restauration de l’Etat islamique,</em> dans lequel il prend la double posture du théoricien de l’Etat dit islamique et de l’avocassier des fondamentalistes les plus radicaux, dont les détestables Youssef Qaradaoui et Rached Ghannouchi, ces <em>«démocrates éclairés»</em>, selon l’apprenti-islamologue Noah R. Feldman. D’après Abdelwahab Meddeb, l’un des rares intellectuels tunisiens à avoir examiné cet essai apologétique de Feldman, celui-ci croit dur comme fer que <em>«Le retour à l’Etat de droit se fera par la restauration de l’Etat islamique et son développement selon une nouvelle version qui ne revivifiera pas le corps des oulémas dont nous n’avons plus besoin. L’invocation de la sharia dans ce contexte ne doit plus nous faire peur. Il ne s’agit pas du retour à sa lettre mais dans son esprit… Ainsi cessera l’Etat de non-droit et émergera de nouveau l’Etat de droit qui saura s’ouvrir aux dispositions démocratiques et représentatives qui nous sont chères. C’est ainsi qu’en s’inspirant de l’esprit de la sharia, le sujet juridique constitutionnalise»</em> (article publié le 20 janvier 2014 dans <em>Leaders</em> et intitulé <em>«Les fondements théoriques du soutien américain à l’islamisme»</em>).</p>



<p>Et Abdelwahab Meddeb de conclure:&nbsp;<em>«Tel est l’objet construit par Noah Feldman qui estime que ce sont les Frères musulmans qui sont à même de mener cette opération qui refonde et réoriente l’Etat islamique comme Etat de droit. Ce sont eux qui vont moderniser cet Etat et le renouveler. Et les Occidentaux doivent en finir avec la phobie que suscite en eux la sharia. Sa mention par les Frères musulmans n’est destinée qu’à acclimater l’Etat de droit aux moyens locaux, à la tradition propre. Donc, ce sont eux qui seront nos alliés, non pas les autocrates séculiers»</em> (ibidem). Je résumerai cette théorie feldmanienne, qui est fondamentalement essentialiste et culturaliste, par cette formule lapidaire: aux musulmans la sharia revivifiée, à nous Américains le pétrole; chacun sa religion!</p>



<p>Et à propos de pétrole, avec l’invasion de l’Irak en mars 2003 par les forces américaines, le jeune Feldman a été nommé premier conseiller constitutionnel auprès de l’Autorité d’occupation gouvernée par le Proconsul Paul Bremer, avec pour mission de rédiger la <em>«loi administrative de transition»</em> qui préfigurait la Constitution de ce pays arabe déstabilisé et envahi par la soldatesque américaine. A cette époque, l’éminent universitaire Edward Saïd avait dénoncé cette ingérence et critiqué précisément Feldman, qui <em>«était un expert extraordinairement brillant dans la loi islamique… mais il n&rsquo;a jamais pratiqué le droit dans le monde arabe, jamais été en Irak, et ne semble pas avoir l’expérience pratique réelle dans les problèmes de l&rsquo;après-guerre en Irak. Quel camouflet non seulement pour l&rsquo;Irak lui-même, mais aussi pour les légions de juristes arabes et musulmans qui auraient fait un travail tout à fait acceptable dans le service de l&rsquo;avenir de l&rsquo;Irak. Mais non, l&rsquo;Amérique veut le faire par un jeune homme frais, de manière à être en mesure de dire, « nous avons donné à l&rsquo;Irak sa nouvelle démocratie »»</em> (<em>Al-Ahram</em> du 22 mai 2003).</p>



<p>Edward Saïd n’ignorait sans doute pas que l’architecte suprême de la Constitution irakienne -on lui prête également une influence sur la Constitution afghane-, était l’étudiant et le disciple de John Louis Esposito, professeur de relations internationales et d’études islamiques à la Geogetown University de Washington. Esposito, que j’avais personnellement rencontré en 1992 à Londres (j’étais à l’époque l’un des rares réfugiés politiques en France), lors d’un colloque à la London School of Economics consacré à <em>«l’islam et la démocratie»</em>, qui s’est avéré avoir été organisé et financé par les Frères musulmans, est un ami très proche de Rached Ghannouchi et un ardent zélateur de la nébuleuse islamiste, à l’instar de François Burgat en France.</p>



<p>Sans égaler Bernard Lewis aux Etats-Unis, ou Theodor Nöldeke en Allemagne, ou encore Jacques Berque en France, Esposito est sans doute un éminent savant. Mais c’est aussi un redoutable lobbyiste qui a mis son savoir et ses relations au service du <em>Soft power</em> et parfois même du <em>Hard power</em> américain. Si l’on ne peut pas lui en vouloir de travailler pour les intérêts de son pays, comme d’ailleurs son jeune disciple Feldman, on peut et on doit en revanche reprocher à certains de mes compatriotes intellectuels de n’avoir pas agi dans l’intérêt de la Tunisie et de sa souveraineté à un moment crucial de son histoire. Comble des afflictions, en janvier 2014, le professeur Feldman était physiquement présent au Bardo le jour de l’adoption de sa Constitution par 217 malandrins déguisés en représentants du peuple&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;affront historique que le président Saïed doit laver</h3>



<p>C’est cet affront historique majeure que le président Kaïs Saïed a pour devoir moral et utilité politique de laver. Quoique l’on puisse penser de cette Constitution, supposant même qu’elle soit théoriquement et juridiquement parfaite, elle doit impérativement être révisée ou abrogée. Pourquoi ? D’abord et essentiellement parce qu’elle est indélébilement marquée au fer rouge : l’ingérence étrangère, que Rached Ghannouchi exhibe aujourd’hui publiquement et insolemment sur des télévisions étrangères et dans le <em>New York Times</em>. Ensuite, parce qu’elle porte dans son texte comme dans son esprit les germes de l’ingouvernabilité permanente et par conséquent, de l’instabilité politique chronique.</p>



<p>Passée la crise actuelle qu’il gère avec sagesse et pondération, remédiant aux problèmes économiques et sociaux urgents et vitaux, le président Kaïs Saïed doit s’attaquer aux questions de fond et de souveraineté. A l’instar de de Gaulle et par voie référendaire, il doit pouvoir, sinon proposer aux Tunisiens une nouvelle Constitution résolument et exclusivement nationale, du moins réformer la Constitution de 2014 en la débarrassant de ses péchés originaux. Pour ce faire, il dispose du Titre VIII, article 143 de l’actuelle Constitution.</p>



<p>Comme l’écrivait un grand philosophe politique, Julien Freund, dans sa préface au livre de Carl Schmitt, <em>La Notion de politique</em>, <em>«Le problème n’est pas pour un pays de posséder une constitution juridiquement parfaite ni non plus d’être en quête d’une démocratie idéale, mais de se donner un régime capable de répondre aux difficultés concrètes, de maintenir l’ordre en suscitant un consensus favorable aux innovations susceptibles de résoudre les conflits qui surgissent inévitablement dans toutes sociétés»</em>.</p>



<p>Par-delà les contingences et les péripéties actuelles, au président élu au suffrage universel direct, au professeur de droit n’en déplaise à Yadh Ben Achour, au penseur réformiste, à l’intellectuel engagé et, surtout, au patriote authentique, de méditer cette leçon. Il y va de son avenir, comme du destin de la Tunisie.</p>



<p>A l’instar de de Gaulle et par voie référendaire, il doit pouvoir, sinon proposer aux Tunisiens une nouvelle Constitution résolument et exclusivement nationale, du moins réformer la Constitution de 2014 en la débarrassant de ses péchés originaux.</p>



<p>Et si les gardiens occidentaux du Temple de la démocratie et des droits de l’homme s’en offusquent, qu’ils soient des Etats amis ou ennemis, ou des ONG, ou encore des médias, répondez-leur avec votre sang froid habituel&nbsp;: de grâce, épargnez-nous vos jérémiades et vos dénonciations moralisatrices et utilitaristes et occupez-vous de vos affaires; et comme vous êtes si attachés à l’islamisme <em>«modéré»</em>, adoptez-le chez vous et faites-en de ses adeptes des maires, des députés, des ministres et même des présidents si cela vous enchante. Vos islamistes n’ont plus de place en Tunisie, parce que le peuple les exècre désormais.**</p>



<p>* <em>Philosophe et ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l&rsquo;Unesco.</em></p>



<p><em>** Les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/06/tunisie-pourquoi-la-constitution-de-ben-achour-feldman-doit-elle-etre-abrogee/">Tunisie : Pourquoi la Constitution de Ben Achour/Feldman doit-elle être abrogée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour Mezri Haddad, Trabelsi et Morjane sont au service d&#8217;Ennahdha</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 10:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[kamel morjane]]></category>
		<category><![CDATA[Mezri Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[René Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>René Trabelsi/Kamel Morjane/Mezri Haddad. Selon Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l&#8217;Unesco sous le régime de Ben Ali, Kamel Morjane et René Trabelsi, nommés au gouvernement Chahed III, sont au service des Frères musulmans. Réagissant à l&#8217;annonce, hier soir, lundi 5 novembre 2018, des nouveaux membres du gouvernement Chahed, le journaliste et universitaire a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-182381" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Trabelsi_Morjane_Haddad.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>René Trabelsi/Kamel Morjane/Mezri Haddad.</em></p>
<p><b><i>Selon Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l&rsquo;Unesco sous le régime de Ben Ali, Kamel Morjane et René Trabelsi, nommés au gouvernement Chahed III, sont au service des Frères musulmans.</i></b><br />
<span id="more-182377"></span></p>
<p>Réagissant à l&rsquo;annonce, hier soir, lundi 5 novembre 2018, des nouveaux membres du gouvernement Chahed, le journaliste et universitaire a indiqué que René Trabelsi (ministre du Tourisme et de l&rsquo;Artisanat) et Kamel Morjane (ministre chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l&rsquo;administration et des politiques publiques) sont de très bons amis à lui, mais&#8230;</p>
<p>«<em>Si la rumeur se confirme et qu&rsquo;ils participent au gouvernement actuel, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils se mettent au service des Frères musulmans locaux </em>(par allusion au mouvement islamiste Ennahdha, Ndlr),<em> je les considérerai comme des ennemis et les traiterai désormais comme tels</em>», a-t-il écrit dans un post publié sur son compte Facebook hier soir.</p>
<p>Notons que Kamel Morjane, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères sous Ben Ali, avait, il y a quelques jours, annoncé son intention de présenter sa candidature aux élections présidentielles de 2019, ajoutant qu&rsquo;il serait heureux d&rsquo;avoir le soutien du mouvement islamiste à sa candidature. En intégrant le gouvernement Chahed III, qui est censé organiser ces élections, va-t-il donc abandonner ses ambitions présidentielles ? Ou pense-t-il ainsi se remettre en selle pour d&rsquo;éventuelles nouvelles aventures politiques ?</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jKwRp37wgW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/kamel-morjane-ou-la-vaine-agitation-dun-candidat-a-la-presidentielle-2019/">Kamel Morjane ou la vaine agitation d’un candidat à la présidentielle 2019</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Morjane ou la vaine agitation d’un candidat à la présidentielle 2019 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/04/kamel-morjane-ou-la-vaine-agitation-dun-candidat-a-la-presidentielle-2019/embed/#?secret=BcVvV4mUqX#?secret=jKwRp37wgW" data-secret="jKwRp37wgW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vZsraMHey8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/25/a-propos-de-la-candidature-de-kamel-morjane-a-la-presidentielle-de-2019/">À propos de la candidature de Kamel Morjane à la présidentielle de 2019</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À propos de la candidature de Kamel Morjane à la présidentielle de 2019 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/25/a-propos-de-la-candidature-de-kamel-morjane-a-la-presidentielle-de-2019/embed/#?secret=VS2GE5Mski#?secret=vZsraMHey8" data-secret="vZsraMHey8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lNjy8s0JE8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/06/yassine-ayari-fera-appel-en-justice-contre-la-nomination-de-rene-trabelsi/">Yassine Ayari fera appel en justice contre la nomination de René Trabelsi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yassine Ayari fera appel en justice contre la nomination de René Trabelsi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/06/yassine-ayari-fera-appel-en-justice-contre-la-nomination-de-rene-trabelsi/embed/#?secret=arcDpdGNaO#?secret=lNjy8s0JE8" data-secret="lNjy8s0JE8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/06/pour-mezri-haddad-trabelsi-et-morjane-sont-au-service-dennahdha/">Pour Mezri Haddad, Trabelsi et Morjane sont au service d&rsquo;Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Nomination: Ghazi Gheraïri, ambassadeur de Tunisie à l’Unesco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 19:47:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Gheraïri]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaïes Chammari.]]></category>
		<category><![CDATA[Mezri Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le professeur de droit international Ghazi Gheraïri a été nommé, aujourd&#8217;hui, représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Unesco, à Paris. Ce poste était vacant depuis la sortie à la retraite de Khemaies Chammari, qui a succédé à Mezri Haddad, au lendemain de la révolution de janvier 2011. Ghazi Gheraïri est le secrétaire général de l’Académie internationale...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/01/nomination-ghazi-gherairi-ambassadeur-de-tunisie-a-lunesco/">Nomination: Ghazi Gheraïri, ambassadeur de Tunisie à l’Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70661" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Ghazi-Gherairi.jpg" alt="ghazi-gherairi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le professeur de droit international Ghazi Gheraïri a été nommé, aujourd&rsquo;hui, représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Unesco, à Paris.</strong></em></p>
<p><span id="more-70651"></span></p>
<p>Ce poste était vacant depuis la sortie à la retraite de Khemaies Chammari, qui a succédé à Mezri Haddad, au lendemain de la révolution de janvier 2011.</p>
<p>Ghazi Gheraïri est le secrétaire général de l’Académie internationale de droit constitutionnel (AIDC). En 2015, il a été chargé par l’Organisation des Nations Unies de documenter du « Dialogue national » tunisien, peu de temps avant l’attribution du Prix Nobel de la Paix 2015, au Quartet parrain de ce « Dialogue ».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/01/nomination-ghazi-gherairi-ambassadeur-de-tunisie-a-lunesco/">Nomination: Ghazi Gheraïri, ambassadeur de Tunisie à l’Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Turquie d&#8217;Erdogan du kémalisme et au néo-ottomanisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/23/la-turquie-derdogan-du-kemalisme-et-au-neo-ottomanisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2016 08:47:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Mezri Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un colloque au Gicpa à Paris a étudié la politique de la Turquie d&#8217;Erdogan et son basculement du laïcisme kémalisme à l’islamisme néo-ottoman. Par Troudi Mohamed * Le 15 octobre dernier, notre centre le Centre international de géopolitique et de prospective analytique (Gicpa), a organisé son deuxième colloque depuis sa recentre création intitulé «Les conséquences de la politique...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/23/la-turquie-derdogan-du-kemalisme-et-au-neo-ottomanisme/">La Turquie d&rsquo;Erdogan du kémalisme et au néo-ottomanisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-69444" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/colloque-Cigpa.jpg" alt="colloque-cigpa" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un colloque au Gicpa à Paris a étudié la politique de la Turquie d&rsquo;Erdogan et son basculement du laïcisme kémalisme à l’islamisme néo-ottoman.</strong></em></p>
<p>Par<strong> Troudi Mohamed</strong> *</p>
<p><span id="more-69443"></span></p>
<p>Le 15 octobre dernier, notre centre le Centre international de géopolitique et de prospective analytique (Gicpa), a organisé son deuxième colloque depuis sa recentre création intitulé <em>«Les conséquences de la politique turque sur les mutations géopolitiques et les grands défis stratégiques contemporains».</em></p>
<p>Ce colloque, organisé à l’hôtel particulier de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, à Paris, a été l’occasion pour nombre d’orateurs d’analyser la politique interne et externe de la Turquie et les enjeux d’un retour éventuel d’une forme de néo-ottomanisme turque.</p>
<p><strong>Autoritarisme islamiste et dérive despotique </strong></p>
<p>Mezri Haddad, président du Cigpa, a ouvert le colloque en rappelant le but de la rencontre qui n’est pas de stigmatiser la Turquie en tant que pays et en tant que peuple mais de dévoiler la nature exacte du régime mis en place par Recep Tayyip Erdogan. Il rappelle le rôle régional de la Turquie et le développement d’une forme d’autoritarisme islamiste et d’une dérive despotique chez ce dernier. <em>«En réunissant des spécialistes, des universitaires, des hommes politiques, des diplomates et des journalistes européens et arabes, nous avons voulu étudier de façon objective la situation politique en Turquie et surtout conjecturer l’avenir immédiat, aussi bien sur le plan interne que géopolitique»</em>, a insisté Haddad.</p>
<p>Le colloque a cherché, de manière objective et indépendante, à poser certaines questions d’ordre politique, religieux et géopolitique autour de la Turquie d’Erdogan en y apportant des esquisses de réponse sans aucune stigmatisation et loin de toute forme d’aliénation idéologique, comme l’a rappelé Haddad: la Turquie a-t-elle basculé du kémalisme à l’islamisme? Qu’est-ce que le néo-ottomanisme? L’homme malade du XIXe siècle est-il à nouveau un facteur d’instabilité autant pour le monde arabe que pour l’Europe? Quels risquent encourent les Européens en cas de rejet définitif de la candidature de la Turquie à l’Union européenne (UE)? Le régime turc utilisera-t-il l’arme du déferlement migratoire? Les pays européens reviendront-ils sur leur accord sur les réfugiés? Eu égard aux relations troubles de la Turquie avec l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech), aussi bien en Syrie qu’en Irak ou en Libye – une convergence objective d’intérêts devenue un peu trop visible – qu’en sera-t-il de la guerre globale que l’Occident livre contre le terrorisme? Étant la seule puissance à combattre sérieusement et indistinctement Daech, Al-Qaïda, Al-Nosra et autres rebelles dits <em>«modérés»</em> en Syrie, la Russie parviendra-t-elle à faire infléchir la position du régime turc dans le conflit syrien et, par-delà, dans le combat contre le terrorisme international? Comment conjecturer l’évolution des relations turco-américaines? Quelle sera l’issue de la concurrence entre la Turquie, l’Iran, l’Égypte et l’Arabie Saoudite pour pour le leadership du monde musulmans?</p>
<p><strong>Les ambitions néo-ottomanes et néo-califales d’Erdogan</strong></p>
<p>Animé et modéré par José Manuel Lamarque, journaliste à Radio France Inter, le premier panel comptait Hassan Asfour, ancien ministre de l’Autorité palestinienne qui est venu de Jordanie. Sa communication, en arabe et simultanément traduite au français, portait le titre <em>«La Turquie des Frères musulmans est bien néo-ottomane»</em>. Il a remarquablement démontré que, même si Recep Tayyip Erdogan vient de la ramification turque des Frères musulmans, c’est un homme qui n’a aucune contrainte idéologique du moment où le but fixé est la restauration d’un empire néo-ottoman.</p>
<p>David Rigoulet-Roze (France), rédacteur en chef de la revue ‘‘<em>Orients Stratégiques</em>’’, spécialisé en stratégie militaire et chercheur associé au sein de l’ Institut Prospective &amp; Sécurité en Europe (Ipse), évoquant <em>«Les ambitions néo-califales de Recep Tayyip Erdogan»</em>.</p>
<p>François Compagnola (France), ancien chargé de mission au ministère de la Défense, juriste et chercheur associé à l’Ipse, a mis en avant le basculement de la Turquie d’une république kémaliste à une république islamiste, ou encore le tunisien Mohamed Troudi, docteur en droit et en géopolitique, chercheur en relations internationales et stratégiques, associé à l’Institut international d’études stratégiques (IIES) et membre de CIGPA , qui a visité l&rsquo;histoire belliqueuses et les rivalités vieilles de plus de 500 ans entre les deux grands empires turque et russe et les questions actuelles que posent cette rivalité notamment autour de la Syrie et d’un éventuel rapprochement stratégique entre les deux ennemis historiques.</p>
<p>Dans la deuxième partie de ce colloque, Caroline Galactéros (France), docteur en science politique, polémologue et directeur du cabinet de conseil en intelligence stratégique Planeting, a rappelé la volonté de la Turquie de jouer sur tous les tableaux et de peser durablement sur l’échiquier régional et mondial.</p>
<p>Abdellatif El-Menawy (Egypte), écrivain et journaliste, fondateur de Middle East Media Center For Studies et président de la TV d’information Al-Ghad, a évoqué le rôle de la Turquie en Égypte, mettant en exergues les liens très forts entre Erdogan et les Frères musulmans égyptiens.</p>
<p>Michel Raimbaud (France), ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) et membre de Cigpa a, quant à lui, analysé les ramifications et le lien étroit que joue la Turquie en Syrie.</p>
<p>Quant à Zohra Mansour (Libye), docteur en droit, ex-professeure de sciences-politiques à l’Université de Tripoli et ex-haut cadre du ministère libyen des Affaires féminines, a rappelé le rôle de la Turquie pendant et après la chute du régime libyen en insistant sur le côté interventionnisme turque et le scénario machiavélique de la destruction de la Libye auquel la Turquie d&rsquo;Erdogan a vaillamment apporté son concours.</p>
<p><strong>Turbulences des relations entre la Turquie et l’Occident</strong></p>
<p>La troisième séance du colloque a été l’occasion d’aborder la thématique des turbulences dans les relations entre la Turquie et le monde occidental. On a enregistré l’intervention d’orateurs de marque parmi lesquels Charles Million, ancien ministre français de la défense, ancien vice-président de l’Assemblée nationale, ancien ambassadeur de France aux Nations-Unies, fondateur de l’Institut Thomas Moore. Son intervention a porté sur le sens d’une intégration de la Turquie à l’UE aujourd’hui, considérant qu’elle n’est guère à l’ordre du jour du fait du changement en cours de l’ordre mondial prédominant.</p>
<p>Jean Marcou (France), professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble, directeur des relations internationales et chercheur associé à l’Institut français d’études anatoliennes (Ifea) a parlé des enjeux contemporains des relations turco-américaines.</p>
<p>Bernard Godard (France), ancien haut cadre des renseignements généraux, spécialiste des réseaux islamistes et membre de Cigpa, a insisté, de son côté, sur les liens et ramifications des réseaux des Frères musulmans de la Turquie en Europe, prenant pour exemple le cas de la ville de Strasbourg.</p>
<p>Younous Omarjee (France), député européen au sein du Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne, a fait une intervention portant sur le chantage turque autour de la crise migratoire qui frappe l’Europe aujourd’hui.</p>
<p>Andrea Corvo (Italie), docteur en droit, ancien représentant de la délégation permanente d’Italie auprès de l’UE à Bruxelles et professeur à l’Institut supérieur de sciences administratives de l’Université de Bologne, a présenté une rétrospective du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE.</p>
<p>Pour conclure ce deuxième colloque du Cigpa, Pierre Berthelot, responsable des études méditerranéennes de l’Ipse, a rappelé quelques éléments de la politique d’Erdogan sur les plans intérieur et extérieur, mettant en avant certains aspects qui laissent présager la consolidation du néo-ottomanisme turc, une tendance lourde que conforte aujourd’hui les différents aspects de la politique d’Ankara.</p>
<p>Ce colloque riche par la qualité des différentes interventions a été l’occasion de poser en toute objectivité des questions d’importance capitale pour le devenir non seulement de la Turquie mais aussi du Moyen-Orient, de la Méditerranée et du monde en général, dont les réponses peuvent rapidement évoluer dans un sens ou dans un autre dans une région poudrière par excellence et à une période où la tentation du retour des empires, de la diplomatie canonnière, conjuguée à la montée en puissance du religieux, sont plus que jamais d’actualité.</p>
<p>Mezri Haddad a pris la parole pour remercier tous les conférenciers et invités d’honneurs, dont le doyen des ambassadeurs africains en France et ambassadeur du Tchad à Paris, Hissein brahim Taha, l’ambassadeur djiboutien Rached Farah, l’attaché naval à l’ambassade de Russie en France, Mikhail Ermakov, le président de la communauté grecque et chypriote en Europe, Evagoras Mavrommatis. Le président du Gicpa a clôturé le colloque par un message très diplomatique et subliminal: <em>«Avec la nouvelle tournure dans les relations turco-russes, ont peut espérer que, par l’influence de Vladimir Poutine, le président turc changera sa politique à l’égard des pays arabes et renoncera à son ambition néo-califale dans la région».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>* Docteur en droit, chercheur en relations internationales et stratégiques, analyste en politique étrangère, membre du Centre international de géopolitique et de prospective analytique (Cigpa), membre de l’Académie de géopolitique de Paris (AGP) et du Centre d’analyse de la politique européenne (Cape), Paris.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/23/la-turquie-derdogan-du-kemalisme-et-au-neo-ottomanisme/">La Turquie d&rsquo;Erdogan du kémalisme et au néo-ottomanisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Conférence à Paris : Les ambitions d’Erdogan, le «nouveau père de la Turquie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2016 15:50:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un colloque international, le 15 octobre, à Paris, portera sur les conséquences de la politique de la Turquie d’Ergdogan sur les mutations géopolitiques actuelles. Par Habib Trabelsi Alors que le président Recep Tayyip Erdogan poursuit son ratissage à grande échelle dans tous les corps de l’Etat turc et continue à faire chanter l’Union européenne (UE)...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-58070" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Erdogan-Machiavel.jpg" alt="Erdogan-Machiavel" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Un colloque international, le 15 octobre, à Paris, portera sur les conséquences de la politique de la Turquie d’Ergdogan sur les mutations géopolitiques actuelles.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Habib Trabelsi</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-67605"></span></p>
<p style="text-align: left;">Alors que le président Recep Tayyip Erdogan poursuit son ratissage à grande échelle dans tous les corps de l’Etat turc et continue à faire chanter l’Union européenne (UE) sur l’adhésion de son pays et sur l’exemption de visas des résidents turcs, d’éminents conférenciers s’apprêtent à Paris à passer au crible cette <em>«puissance régionale aux aspirations impériales et néo-ottomanes».</em></p>
<p style="text-align: left;">Les conférenciers – d’anciens ministres, diplomates, députés, des universitaires, des chercheurs, des géopoliticiens, des écrivains, des journalistes… de six pays (France, Italie, Chypre, Tunisie, Egypte, Libye) et de Palestine – décrypteront, le 15 octobre, <em>«les conséquences de la politique turque sur les mutations géopolitiques et les grands défis stratégiques contemporains»,</em> lors du 2e colloque du Centre international de géopolitique et de prospective analytique (Cigpa), un «<em>think tank</em>» fondé et présidé par Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une puissance régionale qui inquiète et exaspère</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le colloque se propose, sinon de répondre à de nombreuses questions ayant trait à la géopolitique, à la prospective, à la diplomatie, à l’idéologie, à la sécurité, au terrorisme, à la civilisation…, du moins de suggérer des pistes de réflexion. <em>«Des questions que se posent les milieux géopolitiques, les instances onusiennes, les Etats arabes et occidentaux, les observateurs, les Ong, les médias et la société turque elle-même»</em> sur la Turquie d’Erdogan, <em>«une puissance régionale qui inquiète ses voisins arabes et exaspère ses alliés occidentaux»</em>, selon le Cigpa.</p>
<p style="text-align: left;"><em>«Considérée jusqu’en 2015 comme le pays modèle de la ‘‘démocratie islamique’’ et de l’islamisme ‘‘modéré’’, la Turquie s’est enlisée, depuis le putsch de juillet 2016, dans une dérive nettement autoritaire et despotique. Usure du pouvoir ou épuisement idéologique, le bon modèle turc n’est plus attrayant et ce désenchantement affectera inévitablement l’internationale islamiste et plus exactement les Frères musulmans»</em>, précise le <em>«think tank»</em> dans le préambule d’un programme (*) copieux et prometteur en trois séances: 1- Aux sources de l’impérialisme turc, du Califat ottoman au panislamisme Erdoganien : la question du leadership au sein du l’espace arabo-musulman ; 2- Tensions dans les relations entre la Turquie et les pays arabes : la fin de l’équilibre stratégique post-accords Sykes-Picot ? 3- Turbulences dans les relations entre la Turquie et le monde occidental : La quadrature du cercle.</p>
<p style="text-align: left;">Le colloque est organisé en partenariat avec l&rsquo;Institut Prospective et Sécurité en Europe (Ipse), un laboratoire d&rsquo;idées dédié aux questions internationales et stratégiques. Il se tiendra dans l’hôtel particulier de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, à Saint-Germain-des-Prés.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La dialectique ami-ennemi</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le premier colloque, sur le thème <em>«Printemps arabe cinq ans après : bilan sécuritaire, économique et géopolitique. Comment faire face au péril global du terrorisme?»</em>, a été organisé le 7 mai à la Sorbonne en partenariat avec le Centre Abhath (Abu Dhabi) et la revue <em>‘‘Afrique-Asie’’</em>. De l’aveu de nombreux participants, dont de nombreuses anciennes personnalités politiques, il fut un franc succès.</p>
<p style="text-align: left;">Intervenant brièvement à la fin du colloque, Mezri Haddad avait alors prononcé ces paroles sibyllines sur la crise migratoire: <em>«Lorsque l’Europe a des amis comme la Turquie, elle n’a plus besoin d’ennemis».</em></p>
<p style="text-align: left;">Philosophe de formation, Mezri Haddad semble vouloir remettre la philosophie à l’honneur : sur le carton d’invitation au colloque, qui comporte le programme et les intervenants, il met en exergue cette phrase : <em>«L&rsquo;essence du politique est dans la relation ami-ennemi»,</em> extraite de la thèse soutenue en 1965 par le sociologue et philosophe français Julien Freund, son œuvre majeure de philosophie politique,<em> ‘‘L’Essence du politique’’</em> (bien LE politique, qui, selon Freund, <em>«relève du domaine du conflit, de la polémique et éventuellement de la guerre»</em>. A distinguer de LA politique, <em>«une activité pratique et contingente, qui s’exprime dans des institutions variables et dans des événements historiques de toutes sortes»</em>).</p>
<p style="text-align: left;">Mais il serait prétentieux et fastidieux d’expliciter la phrase en exergue dans le cadre d’une présentation sommaire du colloque qui s’apprête à en découdre avec Erdogan.</p>
<p style="text-align: left;">Celui-ci poursuit inlassablement son travail de sape entamé en tant que Premier ministre (le 14 mars 2003), renforcé après son accession à la présidence, en août 2014, et décuplé depuis le coup d’État manqué, en juillet dernier, qui a fait vaciller son pouvoir pendant quelques heures, avant de le consolider et faire de lui le <em>«nouveau père de la Turquie»</em> (*).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>«La fin du jeu»</strong></p>
<p style="text-align: left;">Outre la chasse aux Gülenistes (les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis depuis 1999, que le pouvoir d’Ankara ne s’embarrasse pas d’accuser de responsabilité du putsch manqué), Erdogan continue à défier l’Europe.</p>
<p style="text-align: left;">L’homme fort de Turquie vient de mettre en demeure l’Europe de se prononcer clairement pour ou contre l&rsquo;adhésion de son pays et de lui rappeler, dans un discours devant le Parlement à Ankara, que l&rsquo;obligation de visa imposé aux citoyens turcs pour se rendre dans l’UE devait être levée en octobre, un «mois qui sera important» pour les relations de la Turquie avec les Européens, selon lui.</p>
<p style="text-align: left;"><em>«Il n’y a aucun obstacle pour que la Turquie devienne un pays membre» ; «On est arrivé à la fin du jeu»,</em> a lancé sèchement le leader turc à l&rsquo;adresse de l&rsquo;Europe.</p>
<p style="text-align: left;">L’homme fort de Turquie veut forcer la main à l’UE en menaçant de revenir sur sa promesse d’arrêter le flot de migrants venus principalement de Syrie, si les Etats membres ne garantissaient pas aux 78 millions de citoyens turcs le droit de voyager sans visa, en vertu d’un accord signé en mars entre les deux parties.</p>
<p style="text-align: left;">De quoi enrichir les analyses et nourrir les débats de ce 2e colloque du Cigpa.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://cigpa.org/events/colloque-de-cigpa-15-octobre-turquie-occident-monde-arabe/"><em><strong>Programme détaillé. </strong></em></a></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Note:</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;"><em>(*) «Nouveau père de la Turquie» : en référence à l’essai biographique ‘‘Erdoğan, nouveau père de la Turquie?’’, de Nicolas Cheviron et Jean-François Pérouse, paru en mars 2016 aux éditions François Bourin, à Paris, France.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/08/conference-a-paris-les-ambitions-derdogan-le-nouveau-pere-de-la-turquie/">Conférence à Paris : Les ambitions d’Erdogan, le «nouveau père de la Turquie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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