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	<title>Archives des migrants subsahariens - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des migrants subsahariens - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Non à la normalisation de la culture du viol et du racisme en Tunisie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/non-a-la-normalisation-de-la-culture-du-viol-et-du-racisme-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 10:50:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination raciale]]></category>
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		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
		<category><![CDATA[violence contre les femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La société civile tunisienne dénonce qu’elle considère comme une «normalisation de la culture du viol et du racisme».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/non-a-la-normalisation-de-la-culture-du-viol-et-du-racisme-en-tunisie/">Non à la normalisation de la culture du viol et du racisme en Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un groupe d’associations de défenseur.se.s des droits de l’homme et d’activistes de la société civile ont diffusé, le 13 avril 2026, à Tunis, la déclaration suivante où ils/elles dénoncent ce qu’ils considèrent comme une «normalisation de la culture du viol et du racisme» en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18634616"></span>



<p>Suite aux déclarations choquantes faites aujourd’hui par un membre de la Chambre des représentants, qui justifiaient le crime de viol et les propos racistes et insultants, les féministes, à titre individuel et associatif, expriment leur ferme condamnation de cette rhétorique dangereuse, qui représente un déclin inacceptable de l’utilisation de l’espace public et institutionnel et révèle le danger de normaliser les discours de haine au sein des institutions.</p>



<p>Les propos tenus au Parlement ne sauraient être considérés comme une simple opinion&nbsp;; il s’agit d’un acte répréhensible au regard de la loi n°&nbsp;58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ainsi que de la loi relative à la lutte contre la discrimination raciale, car il incite à la violence contre les femmes et les groupes vulnérables à la discrimination.</p>



<p>De plus, ce discours constitue un discours de haine fondé sur le genre et la race, et il perpétue des systèmes d’exclusion et de domination.<br>Il constitue une dangereuse instrumentalisation de la tribune parlementaire pour justifier ou minimiser le crime de viol, perpétuer les violences faites aux femmes et reproduire des approches discriminatoires qui réduisent les femmes à leur corps.</p>



<p>Il diffuse également une rhétorique raciste ciblant les migrants subsahariens et légitimant les violences à leur encontre.</p>



<p>Ce type de discours ne saurait en aucun cas être considéré comme relevant de la liberté d’expression, ni comme une simple déviation individuelle. Il s’inscrit plutôt dans un contexte plus large de discours de haine et d’insultes récurrents envers les femmes, alimentés par la complicité des institutions étatiques.</p>



<p>Il constitue une violation directe des droits fondamentaux des femmes, une menace pour les fondements de l’État de droit et une contribution à l’instauration d’une culture d’impunité et à la normalisation de la violence.<br>Par conséquent, nous affirmons que le viol est un crime grave, injustifiable et intolérable, et que laisser de tels propos impunis ouvre la porte à la violation du corps de toutes les femmes et instrumentalise le viol à des fins de manipulation politique et sociale.</p>



<p>Nous exigeons également une enquête sérieuse et transparente sur ces déclarations, ainsi que la mise en place de mécanismes de responsabilisation afin de mettre un terme définitif à ces abus et d’empêcher l’instrumentalisation des institutions officielles pour diffuser des discours de haine, le racisme et les violences faites aux femmes, en particulier aux femmes migrantes.</p>



<p>Nous refusons que le racisme et la culture du viol deviennent des sujets de débat. Nous les considérons comme un déclin moral qu’il nous faut combattre collectivement, car ils sont les deux faces d&rsquo;une même pièce&nbsp;: l’ignorance et la barbarie.</p>



<p>Enfin, nous affirmons que la dignité des femmes migrantes est la dignité des femmes tunisiennes, et nous ne resterons pas silencieuses face aux discours qui justifient la violence et alimentent la haine. Nous poursuivrons le combat pour la dignité, la justice et l’égalité.</p>



<p><a href="https://www.facebook.com/100064378641834/posts/1383610177128257/?rdid=fo0lZo8SRAu3fYuc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le texte original en arabe et les signataires.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/non-a-la-normalisation-de-la-culture-du-viol-et-du-racisme-en-tunisie/">Non à la normalisation de la culture du viol et du racisme en Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; 18 mois de prison pour Sonia Dahmani en appel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/tunisie-18-mois-de-prison-pour-sonia-dahmani-en-appel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 10:39:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[article 54]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sonia dahmani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sonia Dahmani condamnée à 18 mois de prison en appel pour des déclarations médiatiques condamnant le racisme en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/tunisie-18-mois-de-prison-pour-sonia-dahmani-en-appel/">Tunisie | 18 mois de prison pour Sonia Dahmani en appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à 18 mois de prison, rapporte <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/30/sonia-dahmani-laudience-en-appel-reportee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaique FM</a>. Elle était poursuivie pour des déclarations médiatiques condamnant le racisme contre les migrants subsahariens en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18629277"></span>



<p>Sonia Dahmani, qui était poursuivie dans cette affaire conformément à l’article 54 de 2022, avait interjeté appel après avoir été condamnée à deux ans de prison en première instance.</p>



<p>Arrêtée en mai 2024, avant d’obtenir la libération conditionnelle n novembre 2025, elle a comparu en état de liberté. &nbsp;</p>



<p>I. B.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/tunisie-18-mois-de-prison-pour-sonia-dahmani-en-appel/">Tunisie | 18 mois de prison pour Sonia Dahmani en appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/laffaire-saadia-mosbah-continue-de-susciter-une-vive-emotion-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 09:53:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Fares Gueblaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Mnemty]]></category>
		<category><![CDATA[Saadia Mosbah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une l'émotion en Tunisie et à l’étranger. Une pétition a été lancée pour exiger sa libération. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/laffaire-saadia-mosbah-continue-de-susciter-une-vive-emotion-en-tunisie/">L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Saadia Mosbah, 65 ans, figure emblématique de la lutte antiraciste en Tunisie et présidente de l’association Mnemty dédiée à ce combat, devra comparaître de nouveau devant la Chambre criminelle du tribunal de Tunis le 19 mars 2026. La demande de mise en liberté présentée par ses avocats lors de l’audience du 12 mars a été rejeté par les juges.</em></strong></p>



<span id="more-18474753"></span>



<p>Saadia Mosbah est détenue avec d’autres membres de son association dans cette affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative au sein de la direction de l’ONG très active dans la défense des droits des migrants et demandeurs d’asile subsahariens en Tunisie, des accusations que les prévenus rejettent totalement tout en criant leur innocence.</p>



<p>L’affaire Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie et à l’étranger. Une pétition a d’ailleurs été lancée ces dernières semaines en Tunisie pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la montée des discours de haine, du racisme et des discriminations à l’encontre des défenseurs des droits humains et des organisations œuvrant sur les questions migratoires.</p>



<p>Saadia Mosbah a été arrêtée le 6 mai 2024. Sa famille, notamment son fils Fares Gueblaoui, s’inquiètent de son état de santé, compte tenu de la durée de sa détention.</p>



<p>Human Rights Watch (HRW) la décrit comme l’une des figures de proue du militantisme noir en Tunisie et souligne sa contribution à la loi de 2018 contre la discrimination raciale.</p>



<p>Selon HRW, son arrestation s’inscrit dans un contexte de répression contre les organisations de la société civile œuvrant pour les droits des migrants, quelques heures après que le président Kaïs Saïed a formulé de nouvelles accusations contre plusieurs ONG, les accusant de recevoir des fonds étrangers et de faciliter l’installation de migrants dans le pays.</p>



<p>La Commission internationale de juristes (CIJ) inscrit cette affaire dans une série plus large de poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile actifs dans les domaines de la migration, de l’asile et de la lutte contre le racisme.</p>



<p>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a organisé, le 10 mars, une <em>«Soirée ramadanesque pour la liberté de l’activiste et défenseure des droits humains Saadia Mosbah»</em>, au Centre Dr. Ahlem Belhaj d’écoute et d’accompagnement des femmes victimes de violence. Au cours de cette soirée, elle a réitéré son appel pour la libération de la militante antiraciste.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/laffaire-saadia-mosbah-continue-de-susciter-une-vive-emotion-en-tunisie/">L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Polémique en Tunisie sur la natalité des migrants subsahariens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/polemique-en-tunisie-sur-la-natalite-des-migrants-subsahariens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 11:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmajid Mselmi]]></category>
		<category><![CDATA[Attessia TV]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
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		<category><![CDATA[Imen Jelassi]]></category>
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		<category><![CDATA[la loi n° 50 de 2018]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Ben Ghazi]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une polémique sur les réseaux sociaux sur la natalité des migrants subsahariens remet la migration irrégulière au cœur du débat en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/polemique-en-tunisie-sur-la-natalite-des-migrants-subsahariens/">Polémique en Tunisie sur la natalité des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En tenant des propos jugés racistes sur les migrants subsahariens en Tunisie dans le talkshow ‘‘Rendez-vous 9’’ de la chaîne privée Attessia, la journaliste Imen Jelassi ne croyait pas que ses propos allaient susciter une polémique sur les réseaux sociaux et l’indignation d&rsquo;une partie de la société civile, remettant la migration irrégulière au cœur du débat national. </em></strong><em>(Ph. Camp de migrants subsahariens à El Amra, Sfax).</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-18223921"></span>



<p>Imen Jelassi a appelé, en toute crédulité, dans le cadre d&rsquo;un débat sur l’immigration irrégulière, à <em>«empêcher les femmes africaines</em> [subsahariennes] <em>d’accoucher en Tunisie»</em>, car en faisant beaucoup d’enfants, elles aggravent les problèmes économiques du pays, a-t-elle expliqué. &nbsp;</p>



<p>Ces propos, relayés par les médias, ont provoqué une vague d’indignation, donnant lieu à des accusations de racisme et d’incitation à la discrimination.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, le médecin et activiste Abdelmajid Mselmi, le journaliste Fahem Boukadous et l’avocat Sami Ben Ghazi ont contesté la légitimité et la conformité éthique et juridique du sujet abordé à la télévision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rhétorique de la <em>«menace démographique»</em></h2>



<p>Le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) est également intervenu dans le débat, dénonçant les propos d’Imen Jelassi comme <em>«graves»</em>, <em>«racistes»</em> et s’inscrivant dans une tendance plus large à la banalisation des discours de haine. Dans une déclaration signée par son président Abderrahmane Hedhili, le Forum a également établi un lien entre la rhétorique de la <em>«menace démographique »</em> et des pratiques et politiques qui, selon lui, ont durci le regard public sur les migrations et légitimé des mesures punitives et discriminatoires. D’où l’appel à la responsabilité des institutions dans la lutte contre le racisme et la stigmatisation des migrants.</p>



<p><em>«Volant au secours»</em> de la journaliste, des commentateurs &nbsp;ont cru devoir rappeler que la politique de contrôle des naissances ou de planification familiale a été appliquée aux Tunisiennes dès le milieu des années 1960, afin d’éviter l’explosion démographique et que, dans ce même cadre, le droit à l’avortement a été accordée aux Tunisiennes dès cette époque et bien avant beaucoup d’Européennes. Il n’y a donc rien d’offensant dans les propos d’Imen Jelassi ont-ils affirmé.</p>



<p>D’autres commentateurs ont répliqué aux indignés par les propos de Mme Jelassi&nbsp;: <em>«Et si des citoyens européens avaient tenu les mêmes propos que Mme Jelassi à l’égard des migrants irréguliers tunisiens en Europe, n’auraient-ils pas crié à la discrimination et au racisme&nbsp;?»</em> &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Sur le plan législatif, la contestation a porté sur la loi tunisienne contre la discrimination raciale&nbsp;: la loi n°&nbsp;50 de 2018, qui prévoit des sanctions pour les comportements et les propos discriminatoires, ainsi que des mesures contre l’incitation à la haine. Ce texte est considéré comme une référence essentielle pour toute plainte relative à un contenu médiatique.</p>



<p><em>«Cette affaire met en lumière une fracture structurelle qui traverse désormais le débat tunisien sur les migrants, notamment subsahariens. D’un côté, les milieux et les acteurs proches du discours souverainiste et pro-présidentiel tendent à interpréter l’augmentation du nombre de migrants irréguliers comme un problème de sécurité et de ressources publiques, et réclament des rapatriements accélérés et des mesures plus sévères, parfois même soumises à référendum. De l’autre côté, les groupes d’opposition, les journalistes, les juristes et la société civile insistent sur le respect du droit, la proportionnalité et la protection de la dignité humaine, arguant que la gestion des migrations doit rester ancrée dans les normes et les accords, sans pour autant verser dans le contrôle physique ou la stigmatisation ethnique»</em>, analyse Paolo Paluzzi dans <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2026/01/09/frasi-razziste-in-tv-sui-migranti-in-tunisia-e-bufera-sui-social_c70b98f2-5988-4255-81ab-91f004003133.html">Ansamed</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tensions sociales et théories du complot</h2>



<p>Le confrère italien, dont le pays est confronté au même problème de la migration irrégulière, ajoute&nbsp;: <em>«Le contexte politique actuel accentue la sensibilité de ce sujet. En février 2023, les déclarations du président Kaïs Saïd sur les migrants subsahariens, perçues par les observateurs internationaux et les médias comme un discours alimentant les tensions et les théories du complot, ont marqué un tournant dans le débat public et une polarisation accrue. Dans le même temps, les organisations de défense des droits humains ont décrit un durcissement des politiques migratoires et un climat plus hostile, avec des répercussions sur la sécurité des migrants et leur exposition à la violence et aux abus.»</em></p>



<p>Sur le terrain, en 2025, les autorités ont mené des opérations de démantèlement des campements informels de migrants dans la région de Sfax, notamment à El Amra et Jebeniana. Selon les forces de sécurité, ces opérations ont toujours respecté les droits humains, mais dans un contexte marqué par des tensions locales et des pressions visant à endiguer les départs vers le côtes italiennes. La Tunisie demeure un partenaire clé de l’Union européenne en matière de coopération migratoire, suite au mémorandum d’entente signé en juillet 2023. Ce mémorandum continue de faire l’objet d’interprétations divergentes entre partisans et détracteurs, notamment concernant l’équilibre entre contrôle des frontières, assistance et garanties des droits.</p>



<p><em>«Dans ce contexte, la controverse autour d’Attessia risque de se transformer en affaire politico-juridique : d’une part, les médias et les autorités de régulation sont soumis à une pression croissante pour clarifier les normes et les responsabilités ; d’autre part, la tentation est grande d’instrumentaliser la question sur le plan identitaire, dans un pays où la migration est devenue un enjeu crucial dans le débat entre le discours présidentiel et l’opposition»</em>, conclut Paolo Paluzzi. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cL4wyeiRmi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-loim-assiste-8-853-migrants-au-retour-volontaire-en-2025/">Tunisie | L’OIM assiste 8 853 migrants au retour volontaire en 2025</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’OIM assiste 8 853 migrants au retour volontaire en 2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-loim-assiste-8-853-migrants-au-retour-volontaire-en-2025/embed/#?secret=s3XP0tATba#?secret=cL4wyeiRmi" data-secret="cL4wyeiRmi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/polemique-en-tunisie-sur-la-natalite-des-migrants-subsahariens/">Polémique en Tunisie sur la natalité des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saadia Mosbah ou quand la lutte antiraciste mène à la prison  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/saadia-mosbah-ou-quand-la-lutte-antiraciste-mene-a-la-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 09:57:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de l’audience du procès de sa mère Saadia Mosbah, Fares Gueblaoui demande la permission d’embrasser sa mère et s’effondre dans ses bras.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/saadia-mosbah-ou-quand-la-lutte-antiraciste-mene-a-la-prison/">Saadia Mosbah ou quand la lutte antiraciste mène à la prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«L’injustice se répète, la douleur s’intensifie et la patience est mise à rude épreuve», a écrit Fares Gueblaoui, le fils de Saadia Mosbah, la célèbre militante antiraciste, présidente de l’association Mnemty, emprisonnée depuis plus d’un an et demi.</em></strong></p>



<span id="more-18131385"></span>



<p>Fares commentait ainsi sur Facebook le rejet de la demande de libération sous caution présentée par les avocats de sa mère, lors de son procès, ouvert le 22 décembre 2025, devant le tribunal de première instance de Tunis. Lequel a finalement reporté l’audience au 26 février.</p>



<p>Saadia Mosbah, 65 ans, qui dirige l&rsquo;association antiraciste Mnemty depuis 2013, a été arrêtée en mai 2024 et fait l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite, délits passibles, respectivement, de 10 et 6 ans d’emprisonnement.</p>



<p>Mnemty a déclaré dimanche dernier, dans un communiqué, qu’elle opère en toute légalité et rejette <em>«toute allégation de financement provenant de sources suspectes»</em>.</p>



<p>L’enquête ouverte l’année dernière s’est déroulée dans le contexte d’une campagne sur les réseaux sociaux visant à <em>«associer faussement le travail en faveur des droits de l’homme à des théories du complot et à des accusations de ‘‘remplacement démographique’’»</em>, affirme-t-on dans les cercles associatifs tunisiens.</p>



<p>Mosbah, qui avait joué un rôle déterminant dans l’adoption, en 2018, d’une loi interdisant la discrimination raciale, est une militante engagée pour les droits des migrants subsahariens en Tunisie, notamment depuis le discours du président Kaïs Saïed en 2023, qui dénonçait les <em>«hordes de migrants illégaux»</em> comme une menace démographique.</p>



<p>Selon son avocate, Me Monia El Abed, Mosbah <em>«souffre de maladies chroniques et ne représente aucune menace pour quiconque. Nous demandons sa libération sous caution et garantissons sa présence aux prochaines audiences.»</em> Ces garanties n&rsquo;ont pas suffi pour que les juges ordonnent sa libération sous caution. L’ancien bâtonnier, Me Chawki Tabib, qui fait partie de son collectif de défense, a quant à elle souligné que Mosbah avait dépassé la durée maximale de détention provisoire de 14 mois. <em>«Qui réparera cette injustice ?»</em>, a-t-il demandé.</p>



<p>Neuf personnes sont jugées dans cette affaire, dont 8 membres de Mnemty parmi lesquels le fils de Mosbah, Fares Gueblaoui, et le propriétaire des locaux de l’ONG.</p>



<p>À la fin de l’audience à Tunis, Gueblaoui a demandé la permission d’embrasser sa mère avant de s’effondrer dans ses bras, provoquant une vive émotion dans la salle d’audience.</p>



<p>Plusieurs autres défenseurs des droits humains sont jugés en Tunisie pour avoir apporté une aide aux migrants en situation irrégulière.</p>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du président Saïed en 2021, des figures de l&rsquo;opposition et des organisations de défense des droits humains dénoncent l’érosion des droits et libertés en Tunisie, qui vient de célébrer, le 17 décembre, le 15<sup>e</sup> anniversaire de la <em>«révolution de la liberté et de la dignité»</em>, qui avait déclenché, en son temps, le fameux <em>«Printemps arabe»</em> qui est aujourd’hui un champs de ruines.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/saadia-mosbah-ou-quand-la-lutte-antiraciste-mene-a-la-prison/">Saadia Mosbah ou quand la lutte antiraciste mène à la prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Sonia Dahmani comparaît devant le juge sans en avoir été informée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/sonia-dahmani-comparait-devant-le-juge-sans-en-avoir-ete-informee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 11:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ramla Dahmani Accent]]></category>
		<category><![CDATA[sonia dahmani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sonia Dahmani a été emmenée, aujourd’hui, au tribunal sans en avoir été préalablement informée elle-même ni ses avocats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/sonia-dahmani-comparait-devant-le-juge-sans-en-avoir-ete-informee/">Sonia Dahmani comparaît devant le juge sans en avoir été informée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sonia Dahmani a été emmenée, aujourd’hui, vendredi 7 novembre 2025, devant la chambre 17 auprès de la Cour d’appel de Tunis, sans en avoir été préalablement</em></strong> <strong><em>informée elle-même ni ses avocats. </em></strong></p>



<span id="more-17845829"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé sa sœur Ramla Dahmani Accent, qui réside en France, dans un <a href="https://www.facebook.com/ramla.accent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a>, ajoutant que Sonia a demandé le renvoi de l’affaire et l’audience a été reportée au 21 novembre courant.</p>



<p>Sonia Dahmani a comparu dans le cadre d’une affaire pour laquelle elle avait été condamnée, le 24 octobre 2024, à deux ans de prison, en vertu du décret présidentiel 54 sur la<em> «diffusion de fausses nouvelles»</em>. </p>



<p>En réalité, il s&rsquo;agit de déclarations médiatiques sur le racisme en Tunisie en lien avec les migrants subsahariens, que l&rsquo;avocate et chroniqueuse avait tenu sur les ondes d&rsquo;une radio locale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I.B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/sonia-dahmani-comparait-devant-le-juge-sans-en-avoir-ete-informee/">Sonia Dahmani comparaît devant le juge sans en avoir été informée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; 10 000 migrants subsahariens rapatriés depuis janvier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/tunisie-10-000-migrants-subsahariens-rapatries-depuis-janvier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 08:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[retour volontaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis début 2025, la Tunisie a rapatrié  10 000 migrants subsahariens sans papiers dans le cadre d’un programme de «retour volontaire».  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/tunisie-10-000-migrants-subsahariens-rapatries-depuis-janvier/">Tunisie | 10 000 migrants subsahariens rapatriés depuis janvier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors d’une réunion conjointe des commissions des Affaires étrangères et des Investissements de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), le 4 novembre 2025, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a annoncé que, depuis début 2025, la Tunisie a assuré le rapatriement de 10&nbsp;000 migrants subsahariens sans papiers dans le cadre d’un programme de «retour volontaire» mis en œuvre avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et en coordination avec les pays africains d’origine.</em></strong></p>



<span id="more-17825959"></span>



<p>Le ministre a précisé que l’objectif est d’étendre cette mesure aux migrants sans papiers restants, dans le respect de la dignité humaine et en luttant contre les réseaux de trafic d’êtres humains.</p>



<p>M.&nbsp;Nafti a également précisé que Tunis n’entend pas devenir un pays de transit vers l’Europe.</p>



<p>Dans son discours, le ministre a lié les chiffres des retours à la lutte contre les trafiquants, qualifiant les migrants de <em>«victimes»</em> des réseaux criminels et insistant sur le cadre du retour volontaire convenu avec les pays d’origine. Il a réaffirmé la position <em>«catégorique»</em> de la Tunisie auprès de ses interlocuteurs européens : refuser d’être un pays de transit ou de résidence pour les migrants en situation irrégulière et plaider pour une approche commune privilégiant les voies de migration régulières. Cette position a également été réaffirmée lors de récentes rencontres avec des représentants européens et de l’OIM, a-t-il expliqué.</p>



<p>Les données les plus récentes de l’OIM indiquent qu’au premier semestre 2025, des milliers de personnes en Tunisie ont bénéficié d’une assistance au retour volontaire&nbsp;; rien qu’en juillet, l’agence a facilité plus d’un millier de rapatriements dans le cadre du programme AVRR. Ces chiffres permettent de mieux appréhender l’importance de l’annonce faite par les autorités tunisiennes d’une nouvelle étape dans la consolidation de la stratégie migratoire du pays&nbsp;: une coopération accrue avec les partenaires africains et les organisations internationales en matière de retour volontaire et une position ferme contre la transformation du pays en plaque tournante du transit vers l’Europe. Le défi restera double&nbsp;: garantir des normes de protection et de dignité aux personnes de retour tout en maintenant un dialogue efficace avec les partenaires européens sur la mobilité légale, le développement et la lutte contre les trafiquants.</p>



<p>Sauf qu’en réalité, le grand nombre de sans-papiers résidant en Tunisie dans des conditions souvent déplorables et qui sont en attente de départ vers les côtes européennes, font de la Tunisie e pratique un pays de transit des migrants illégaux. Ce qui crée beaucoup de problèmes pour le pays où des zones entières, à El-Amra notamment, dans le gouvernorat de Sfax, sont carrément occupées par des migrants sur le départ vers l’Europe. Ces migrants, dont on ne connaît pas le nombre exact, se reproduisent et donnent naissance à des enfants apatrides dont l&rsquo;avenir demeure incertain. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hMTN9axilq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/loim-tunisie-a-facilite-le-rapatriement-de-5336-migrants-en-7-mois/">L’OIM Tunisie a facilité le rapatriement de 5336 migrants en 7 mois</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’OIM Tunisie a facilité le rapatriement de 5336 migrants en 7 mois » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/loim-tunisie-a-facilite-le-rapatriement-de-5336-migrants-en-7-mois/embed/#?secret=6cfiZR1q7C#?secret=hMTN9axilq" data-secret="hMTN9axilq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/tunisie-10-000-migrants-subsahariens-rapatries-depuis-janvier/">Tunisie | 10 000 migrants subsahariens rapatriés depuis janvier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Poursuite des tragédies migratoires au large de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/poursuite-des-tragedies-migratoire-au-large-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 10:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdia]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Salakta]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tragédies migratoires au départ de la Tunisie se suivent et se ressemblent, avec leurs lots de morts sans sépultures. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/poursuite-des-tragedies-migratoire-au-large-de-la-tunisie/">Poursuite des tragédies migratoires au large de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les tragédies migratoires au départ de la Tunisie se suivent et se ressemblent, avec leurs lots de morts sans sépultures. Selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis 2014, au moins 32&nbsp;803&nbsp;personnes sont mortes ou ont disparu sur la route migratoire de la Méditerranée centrale, entre les côtes tuniso-libyennes et celles de l’Italie.</em></strong> <em>(Ph. Khaled-Nasraoui</em>.<em> Sauvetage de migrants par la garde maritime tunisienne).</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17722859"></span>



<p>Au moins 40 migrants subsahariens, dont plusieurs nouveau-nés, ont perdu la vie après le naufrage de leur embarcation de fortune au large de Salakta, dans le gouvernorat de Mahdia. Il s’agit de la dernière tragédie en datedans ces eaux, près d’une semaine après une autre tragédie qui a coûté la vie à plus de 12 personnes dans cette zone maritime particulièrement dangereuse.</p>



<p>Environ 70&nbsp;personnes étaient entassées à bord de cette petite embarcation surpeuplée. Selon <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AC%D9%87%D8%A7%D8%AA/1471998/%D9%85%D9%86-%D8%A8%D9%8A%D9%86%D9%87%D9%85-%D8%B1%D8%B6-%D8%B9-%D9%88%D9%81%D8%A7%D8%A9-40-%D8%B4%D8%AE%D8%B5%D8%A7-%D9%81%D9%8A-%D8%BA%D8%B1%D9%82-%D9%85%D8%B1%D9%83%D8%A8-%D9%85%D9%87%D8%A7%D8%AC%D8%B1%D9%8A%D9%86-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%87%D8%AF%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a>, citant le porte-parole du tribunal de Mahdia, Walid Chatrbi, une trentaine de migrants avaient été secourus par les garde-côtes et le parquet tunisien a ouvert une enquête sur cet incident.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des cercueils flottants</h2>



<p>Les tragédies de ce genre sont souvent causées notamment par les conditions de mer difficiles, mais surtout par la mauvaise qualité des embarcations elles-mêmes fournies par les trafiquants d’êtres humains, des bateaux ou des navires le plus souvent instables, construits presque entièrement à partir de plaques de métal soudées à la hâte avant d’être lancés, à tel point qu’ils deviennent de véritables cercueils flottants.</p>



<p>La Tunisie, dont les côtes se trouvent par endroits à moins de 150 kilomètres de Lampedusa, avec la Libye voisine, a été l’un des principaux points de départ d’Afrique du Nord pour les migrants tentant de rejoindre l’Europe ces dernières années.</p>



<p>Selon l’agence italienne<a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2025/10/23/dramma-di-migranti-in-tunisia-neonati-fra-i-40-annegati_9a310fc6-ff6c-4e85-aa2b-15a361767a1b.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Ansa</a>, au moins sept débarquements ont été enregistrés à Lampedusa ces dernières heures&nbsp;: trois au départ de Sfax et Sidi Mansour en Tunisie, et les autres de Zwara, Homs et Tripoli en Libye. Au total, 326 migrants sont arrivés sur l&rsquo;île lors de ces sept débarquements – des Égyptiens, des Somaliens, des Bangladais et des Pakistanais –, dont les 17 personnes débarquées du navire Dattilo avec sept corps à bord, décédées lors du naufrage entre le 16 et le 17&nbsp;octobre et repêchées ultérieurement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;argent des passeurs</h2>



<p>En&nbsp;2023, la Tunisie a signé un accord de 255&nbsp;millions d’euros avec l’Union européenne (UE), dont près de la moitié a été consacrée à la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine, ce qui a entraîné une forte baisse des départs vers l’Italie. Depuis début 2025, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 55 976 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes, soit une augmentation de 2% par rapport à l’année précédente, la grande majorité (49 792) en provenance de Libye et le reste (3 947) de Tunisie, rapporte l’AFP, citée par <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2025/10/23/dramma-di-migranti-in-tunisia-neonati-fra-i-40-annegati_9a310fc6-ff6c-4e85-aa2b-15a361767a1b.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansa</a>.</p>



<p>Début avril, les autorités tunisiennes ont commencé à démanteler les camps informels de migrants près de Sfax, qui abritaient environ 20&nbsp;000 personnes. Fin mars, le président Kaïs Saied a appelé l’OIM à intensifier ses efforts pour assurer le <em>«rapatriement volontaire»</em> des migrants en situation irrégulière dans le pays. </p>



<p>Ces rapatriements se poursuivent à un rythme soutenu, mais les migrants rapatriés jusque-là représente un faible taux par rapport à ceux qui rêvent toujours de partir en Europe, survivent difficilement dans des conditions lamentables en attendant de ramasser la somme nécessaire pour payer les passeurs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/poursuite-des-tragedies-migratoire-au-large-de-la-tunisie/">Poursuite des tragédies migratoires au large de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Meloni aujourd’hui à Tunis pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/meloni-aujourdhui-a-tunis-pour-quoi-faire-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 09:46:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[garde-côtes]]></category>
		<category><![CDATA[Girogia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite surprise, éclair et non annoncée de Girogia Meloni à Tunis suscite de sérieuses interrogations sur son objet et son timing.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/meloni-aujourdhui-a-tunis-pour-quoi-faire-2/">Meloni aujourd’hui à Tunis pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La présidence de la république a annoncé ce matin que la présidente du conseil italien Girogia Meloni sera en visite de travail à Tunis ce jeudi 31 juillet 2025, une visite surprise, éclair et non annoncée qui suscite de sérieuses interrogations sur son objet et son timing. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17137186"></span>



<p>Le communiqué laconique d&rsquo;une ligne et demi n’en dit pas davantage, mais on peut s’attendre à ce que Mme Meloni soit reçue au Palais de Carthage par le président de la république Kaïs Saïed et que la rencontre soit une occasion pour faire le bilan du très controversé accord migratoire entre l’Union européenne et la Tunisie, signé il y a deux ans, et dont la présidente du conseil italien était la principale instigatrice, côté européen.</p>



<p>Malgré les critiques ayant entouré cet accord, aussi bien au sud qu’au nord de la Méditerranée, notamment son <em>«manque de transparence concernant le respect des droits de l’Homme en Tunisie»</em>, selon les critiques de plusieurs Ong internationales, Mme Meloni s’est souvent dit très satisfaite du fait que la partie tunisienne ait fait sa part dans la lutte contre la migration illégale et que l’activité des garde-côtes tunisiens ont fortement réduit l’afflux de migrants vers les côtes italiennes. Ce qui est vrai. Il n’en reste pas moins que les migrants, subsahariens et autres, ainsi empêchés de rejoindre l’Europe, commencent à s’installer en Tunisie et cela crée des problèmes économiques et sociaux pour notre pays, pays de transit en passe de devenir pays d’installation.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, et en attendant d’en savoir davantage sur les raisons de cette visite et sur ses retombées, les Tunisiens espèrent voir leur président poser sérieusement ce problème avec son hôte et identifier ensemble des solutions viables.</p>



<p>La Tunisie, qui fait face à une grave crise économique et financière, se traduisant par des forts taux d’inflation, de chômage, de pauvreté et d’endettement extérieur (plus de 80% de son PIB), ne peut pas continuer à garder les côtes italiennes et celles des pays européens au risque d’aggraver davantage la situation intérieure.</p>



<p>L’Italie est certes de plus en plus engagée économiquement en Tunisie, notamment dans le domaine de l’énergie, mais cet engagement reste pour le moment au plus près des intérêts stratégiques de l’Italie, qui cherche à devenir un hub énergétique au sud de l’Europe, et ne profite pas encore de manière perceptible à l’économie tunisienne qui reste en berne. Ce qui suscite chez les experts et les observateurs des interrogations légitimes sur les intérêts de la Tunisie dans la poursuite de la coopération énergétique avec l’Italie, dont le coût des impacts négatifs sur l’environnement risque d’être plus important que les hypothétiques bénéfices qu’elle espère en engranger. Ce qui a poussé l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) à critiquer, dans une récente étude intitulée <em>«Le secteur des transports : le chaînon manquant de la transition énergétique»</em>, ce qu’il a appelé les<em> «politiques énergétiques parfois importées et déconnectées de la réalité et des besoins du pays»</em>.</p>



<p>Ces questions, et bien d&rsquo;autres, ce sont les responsables tunisiens qui doivent se les poser et les mettre sur la table lors de leurs négociations avec leurs homologues italiens et européens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/meloni-aujourdhui-a-tunis-pour-quoi-faire-2/">Meloni aujourd’hui à Tunis pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les «barbechas» tunisiens et la concurrence des migrants subsahariens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/28/les-barbechas-tunisiens-et-la-concurrence-des-migrants-subsahariens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 11:34:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barbechas]]></category>
		<category><![CDATA[collecteurs de plastique]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les collecteurs de plastique en Tunisie luttent contre la crise et la concurrence de migrants subsahariens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/28/les-barbechas-tunisiens-et-la-concurrence-des-migrants-subsahariens/">Les «barbechas» tunisiens et la concurrence des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une enquête intitulée «Les collecteurs de plastique en Tunisie luttent contre la crise et l&rsquo;afflux de migrants», l’agence AFP donne voix à ces hommes et ces femmes qui fouillent les poubelles pour collecter les bouteilles en plastique à revendre aux centres de recyclage, et qui doivent désormais faire face à la concurrence des migrants subsahariens sur cette activité informelle, exténuante et mal rémunéré.</em></strong></p>



<span id="more-17113144"></span>



<p><em>«Face à des opportunités d’emploi limitées, à une inflation galopante et à un chômage élevé, des milliers de Tunisiens se sont tournés vers la collecte du plastique pour survivre»</em>, écrit l’agence, qui voit dans le développement de cette activité le <em>«reflet de l’aggravation de la crise économique en Tunisie et des défis migratoires croissants.»</em></p>



<p><em>«Un kilo de bouteilles en plastique ne rapporte que 0,5 à 0,7 dinar tunisien, soit moins de 0,25&nbsp;dollar»</em>, rapporte l’agence qui cite</p>



<p>Hamza Chaouch, président de la Chambre nationale des collecteurs de déchets recyclables, estimant à 25&nbsp;000 le nombre de collecteurs de plastique en Tunisie, dont environ 40&nbsp;% dans la capitale. <em>«Nombre d&rsquo;entre eux sont aujourd’hui des travailleurs, des retraités et des agents de nettoyage qui complètent leurs revenus, face à la hausse constante du coût de la vie»</em>, ajoute l’AFP.</p>



<p>Le taux de pauvreté en Tunisie qui dépasse 15 %, le taux de chômage autour de 16 % et l’inflation dépassant 5,4 % pousse davantage de personnes vers cette activité informelle qui attire de nombreux migrants d’Afrique subsaharienne, dont beaucoup sont bloqués en Tunisie après avoir échoué à traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe.</p>



<p>Ce qui crée une concurrence entre les collecteurs locaux, appelés aussi <em>«barbechas»</em> (fouilleurs) et les travailleurs migrants qui n’a pas encore dégénéré en violence, mais cela ne saurait tarder.</p>



<p>Des responsables de centres de recyclage ont cru avoir trouvé la solution en refusant de travailler avec les <em>«barbechas»</em> subsahariens, mais cela ne semble pas avoir dissuadé ces derniers qui, pour la plupart, n’ont pas d’autres sources de revenu, les autorités ayant interdit le travail des migrants irréguliers.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>   </p>
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