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	<title>Archives des mix énergétique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 08 Feb 2026 08:57:47 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des mix énergétique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie 20e mondiale en termes d’efficacité énergétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 08:57:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANME]]></category>
		<category><![CDATA[efficacité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[maîtrise de l’énergie]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Nafaa Baccari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se classe au 20e rang mondial sur 140 pays en termes d’efficacité énergétique, selon un rapport de la Banque mondiale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/la-tunisie-20e-mondiale-en-termes-defficacite-energetique/">La Tunisie 20e mondiale en termes d’efficacité énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) en Tunisie, Nafaa Baccari, a déclaré que la Tunisie se classe au 20<sup>e</sup> rang mondial sur 140 pays en termes d’efficacité énergétique, surclassant ainsi de nombreux pays européens, selon le rapport 2025 de la Banque mondiale sur les indicateurs d’énergie durable.</em></strong></p>



<span id="more-18336659"></span>



<p>Dans une interview accordée à <a href="https://www.independentarabia.com/node/641633/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9/%D8%AD%D9%88%D8%A7%D8%B1%D8%A7%D8%AA/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AA%D8%AE%D8%B7%D8%B7-%D9%84%D8%AE%D9%81%D8%B6-%D9%85%D8%A4%D8%B4%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D9%83%D8%B1%D8%A8%D9%88%D9%86-62-%D8%A8%D8%AD%D9%84%D9%88%D9%84-2035" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Independent Arabia</a>, Baccari a ajouté : <em>«La Tunisie se classe 2<sup>e</sup> en Afrique après le Nigéria et 62<sup>e</sup> au niveau mondial dans l’indice de transition énergétique du Forum économique mondial, qui comprend 115 pays. Ce résultat est le fruit de la création de l’ANME il y a 40 ans.»</em></p>



<p>Il s’agit d’une institution publique à vocation non administrative et non commerciale qui, depuis sa création, travaille à l’élaboration de lois en soumettant des propositions à cet égard dans le but de suivre l’évolution mondiale, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’empreinte carbone.</p>



<p>La Tunisie a des objectifs ambitieux à cet égard, puisqu’elle cherche à réduire son indice carbone de 62 % d’ici 2035, et à produire de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, afin que celles-ci atteignent 35 % du mix énergétique national en 2030 et 50 % en 2035, contre&nbsp; seulement 4 à 5 % aujourd’hui.</p>



<p>Baccari a poursuivi : <em>«La Tunisie progresse bien en ce qui concerne sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) aux émissions de gaz à effet de serre, ce qui l’a conduite à augmenter ses engagements de réduction des émissions, pour passer à 45 % en 2030 et à 62 % en 2035.»</em></p>



<p>Ces objectifs seront réalisés grâce aux indicateurs assez avancés enregistrés en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, car les émissions sont basées à 70 % sur les émissions énergétiques, et cet indicateur devra être réduit grâce à l’adoption d’énergies alternatives.</p>



<p>Les secteurs des transports et de la construction figurent en tête des plus gros consommateurs d’énergie, chacun représentant 35 % de la consommation totale. Des mesures sont en cours pour réduire la consommation dans le secteur de la construction grâce à l’isolation thermique et à un éclairage écoénergétique, ainsi qu’à des projets d’autoproduction d’électricité menés aussi bien par les entreprises que par les ménages.</p>



<p>Actuellement, 200 entreprises tunisiennes produisent leur propre électricité à partir d’énergie propre en installant des centrales photovoltaïques pour leur propre consommation, précise Baccari, qui note que l’ANME a mis en place le projet Prosol Elec, qui représente l’une des plus importantes réussites de la transition énergétique dans la région, et qui propose un ensemble d’incitations à l’autoproduction d’électricité par les ménages tunisiens.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mQg4uQyJeT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/energie-renouvelable-la-tunisie-lance-un-programme-de-17-gw/">Energie renouvelable | La Tunisie lance un programme de 1,7 GW</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Energie renouvelable | La Tunisie lance un programme de 1,7 GW » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/energie-renouvelable-la-tunisie-lance-un-programme-de-17-gw/embed/#?secret=M5AnfuHE8V#?secret=mQg4uQyJeT" data-secret="mQg4uQyJeT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/la-tunisie-20e-mondiale-en-termes-defficacite-energetique/">La Tunisie 20e mondiale en termes d’efficacité énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour une révolution du mix énergétique en Tunisie, grâce au phosphogypse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pour-une-revolution-du-mix-energetique-en-tunisie-grace-au-phosphogypse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 09:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Naâmen Bouhamed]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[phosphogypse]]></category>
		<category><![CDATA[réacteurs nucléaires]]></category>
		<category><![CDATA[thorium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie peut développer des réacteurs nucléaires à sels fondus au thorium de type MSR, qui peut être extrait du phophogypse, disponible en quantité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pour-une-revolution-du-mix-energetique-en-tunisie-grace-au-phosphogypse/">Pour une révolution du mix énergétique en Tunisie, grâce au phosphogypse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En développant des réacteurs nucléaires à sels fondus au thorium de type MSR, que l’on peut extraire du phophogypse, disponible en quantité en Tunisie, on pourrait combiner vision stratégique, souveraineté énergétique, économie circulaire et opportunités professionnelles de haut niveau pour la jeunesse tunisienne ? </em></strong><em>(Ph. Le thorium pourrait être extrait du phosphogypse rejeté dans la mer Méditerranée par les usines du Groupe chimique tunisien). </em></p>



<p><strong>Naâmen Bouhamed *</strong></p>



<span id="more-18119792"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3.jpg" alt="" class="wp-image-18005408" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Au détour d’un reportage audiovisuel sur l’histoire des réacteurs nucléaires au thorium à sel fondu aux États-Unis sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=raPhqwRN5bk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alvin Weinderg</a> et aujourd’hui en Chine, j’ai fait appel à l’agent IA DeepSeek pour analyser les sources potentielles de thorium l’atome <em>«Vert»</em>. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il est possible d’extraire le thorium du phosphogypse tunisien ! D’où mon analyse sur le potentiel pour la Tunisie de créer un mix-énergétique et un écosystème à haute valeur ajouté.</p>



<p>Alors que la Tunisie cherche à répondre à ses défis énergétiques et environnementaux, une feuille de route ambitieuse pour les 50 prochaine années ouvre une perspective nouvelle : celle de transformer la Tunisie en un pôle d’innovation et de compétences de premier plan en Afrique et en Méditerranée. Cette vision ne promet pas seulement l’indépendance énergétique, mais aussi la création d’une génération de jeunes experts dans des secteurs de pointe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’affranchir des hydrocarbures et miser sur les compétences</h2>



<p>Aujourd’hui la Tunisie est dépendante à 90% du gaz naturel importé via l’Algérie pour son électricité, alors qu’elle pourrait opérer une transition historique. La stratégie proposée reposerait sur un mix énergétique triplement décarboné associant énergies renouvelables massives et réacteurs nucléaires au thorium de type MSR. Au-delà de la production d’électricité, ce projet structurant serait conçu comme un levier de développement économique et de formation de très haut niveau.</p>



<p>L’intégration de réacteurs nucléaire MSR au thorium – une technologie de sécurité passive utilisant une ressource locale issue des phosphates – est au cœur de cette vision. Elle nécessitera la création d’une&nbsp;Agence tunisienne de l’énergie nucléaire (Aten)&nbsp;et d’un pôle d’instituts de formation d’excellence. Ces instituts devront former des cohortes d’étudiants en&nbsp;physique nucléaire, génie chimique, génie des matériaux et cybersécurité des infrastructures critiques, créant ainsi un vivier de compétences rares et recherchées en Afrique et dans le monde.</p>



<p>La maîtrise de la technologie du thorium n’est pas qu’une question technique, c’est un projet de société qui peut captiver et retenir nos meilleurs cerveaux, en leur offrant des carrières passionnantes et d’avenir ici, en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="[THORIUM] La face gâchée du nucléaire" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/raPhqwRN5bk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le phosphogypse, un «déchet» transformable</h2>



<p>Le véritable catalyseur de cette mutation est la&nbsp;valorisation du phosphogypse, ce résidu minier problématique disponible en quantité à Sfax et Gabès depuis plus d’une cinquantaine d’années et qui cause des désagréments environnementaux et sanitaires. Lancer un plan <em>«Programme de palorisation»</em> (2025-2040) proposerait d’en extraire du thorium, des terres rares, du soufre, et d’en faire des matériaux de construction. Cette économie circulaire à grande échelle s’appuiera sur la création de&nbsp;centres d’excellence&nbsp;à Gabès et Sfax, dédiés aux matériaux innovants et à la chimie des terres rares.</p>



<p>Ces centres formeront les ingénieurs, techniciens et chercheurs nécessaires à cette nouvelle industrie, générant à terme&nbsp;5 000 à 10 000 emplois directs et indirects, qualifiés et non-délocalisables.</p>



<p>Nous parlons de chimie verte, de modélisation environnementale, de pilotage d’installations complexes… Ce sont des métiers d’avenir qui répondront aux aspirations d’une jeunesse diplômée et en quête de défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Former une génération de leaders énergétiques</h2>



<p>La feuille de route progressive permettrait à la Tunisie de maîtriser cette chaîne de valeur unique – de la gestion des déchets miniers à la production d’énergie décarbonée, et de devenir, ce faisant, un&nbsp;hub régional de formation. Elle pourrait ainsi attirer des étudiants et professionnels de toute l’Afrique et du Monde Arabe, souhaitant se spécialiser dans les technologies du futur : énergie solaire concentrée, stockage, hydrogène vert et nucléaire 100% civil de nouvelle génération au thorium à sel fondu.</p>



<p>En devenant un&nbsp;pays exportateur net d’électricité propre et d’hydrogène&nbsp;vers l’Europe et l’Afrique, la Tunisie n’exporterait pas seulement des molécules et des électrons, mais aussi son&nbsp;savoir-faire, ses normes et ses compétences. Cette ambition ferait des jeunes tunisiens non plus des demandeurs d’opportunités à l’étranger, mais des architectes de solutions pour la transition énergétique du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Feuille de route pour les 50 prochaines années</h2>



<p>La vision s’étale sur trois phases dont la durée peut être raccourcie selon les avancées enregistrées:</p>



<p><strong>&#8211; 2025-2070</strong>&nbsp;: fondation accélérée sur le solaire et l’éolien, renforcement des réseaux et lancement des études et de la R&amp;D sur le thorium.</p>



<p><strong>&#8211;</strong><strong> 2030-2050</strong><strong>&nbsp;</strong>: construction en collaboration avec la Chine, leader mondial du secteur, d’un premier réacteur MSR démonstrateur couplé à une usine de dessalement, et développement de la filière industrielle du combustible.</p>



<p><strong>&#8211; 2050-2100</strong><strong>&nbsp;</strong>: déploiement complet d’un système intégré, avec un mix visant ~50% de renouvelables, ~40% de nucléaire et ~10% de flexibilité/hydrogène, permettant des exportations d’électricité et d’hydrogène vert vers l’Europe et l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pacte générationnel à conclure</h2>



<p>Les défis restent importants : investissements colossaux, cadre réglementaire à adapter, acceptation sociale. Mais la promesse est à la hauteur des efforts.</p>



<p>Cette vision offre un projet de société mobilisateur, capable de&nbsp;transformer le <em>«brain drain»</em> en <em>«brain gain»</em>&nbsp;en ancrant en Tunisie des filières d’excellence à haute valeur ajoutée.</p>



<p>La recommandation finale est de créer une&nbsp;task force «Phosphogypse 2030»&nbsp;pour orchestrer ce projet. Sa mission irait au-delà de la planification technique : elle devrait inclure un&nbsp;volet éducation et formation ambitieux, en lien avec les universités et les centres de recherche Chine, Etats-Unis, Europe, Afrique…, pour garantir que cette révolution énergétique soit aussi une révolution des compétences, au bénéfice des générations de jeunes Tunisiens et de leurs homologues africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le phosphogypse, pilier du développement durable</h2>



<p>La valorisation du phosphogypse représente l’exemple parfait de l’économie circulaire appliquée à l&rsquo;industrie lourde. En combinant 1. &nbsp;solutions immédiates (construction)&nbsp;; 2. développements à moyen terme (agriculture, chimie)&nbsp;; 3. innovations stratégiques (thorium, terres rares).</p>



<p>La Tunisie peut transformer un problème environnemental majeur en une opportunité économique multidimensionnelle.</p>



<p>Cette approche nécessite une volonté politique forte, des investissements structurants et une vision à long terme intégrant recherche, industrie et développement territorial.</p>



<p><strong>Recommandations </strong>: 1. créer une task force <em>«Phosphogypse 2030»</em> regroupant tous les acteurs (industrie, recherche, société civile) pour élaborer et mettre en œuvre un <em>«Plan de valorisation»</em>, avec des objectifs quantifiés et des échéances précises ; 2. construire un partenariat R&amp;D scientifique, industriel et énergétique de premier ordre avec la Chine en pointe dans le nucléaire au thorium, mais aussi par le transfert technologie extraction REE dans le traitement des terres rares, mais aussi la Suisse et l’Union européenne dans le cadre du développement Programme Horizon Europe <em>«Critical Raw Materials»</em>.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Schéma valorisation du phosphogypse :</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="495" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1024x495.jpg" alt="" class="wp-image-18119808" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1024x495.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-300x145.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-768x371.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1536x743.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-580x280.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-860x416.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1160x561.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse.jpg 1793w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><strong><em>Source</em></strong>&nbsp;: <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0048969723068237">‘‘Exploring the potential reuse of phosphogypsum: A waste or a resource?’’</a>, &nbsp;Mohammed VI Polytechnic University.</p>



<p><em>* Consultant en développement international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pour-une-revolution-du-mix-energetique-en-tunisie-grace-au-phosphogypse/">Pour une révolution du mix énergétique en Tunisie, grâce au phosphogypse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et l’électronucléaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:49:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[centrale atomique]]></category>
		<category><![CDATA[Cetime]]></category>
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		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[M. F. Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[M. Maksoudi]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[T. Halila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18090752</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie dispose d’une base stratégique cohérente pour intégrer progressivement le nucléaire dans son mix énergétique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/">La Tunisie et l’électronucléaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie dispose d’une base stratégique cohérente pour intégrer progressivement le nucléaire dans son mix énergétique. Même si le projet de centrale a été interrompu, les fondements techniques, humains et institutionnels sont encore présents. Il apparaît donc pertinent de mettre à jour les études existantes et d’envisager la relance du projet dans le cadre du prochain plan de développement national, compte tenu des impératifs internationaux et du progrès réalisé au niveau de la technologie nucléaire dont notamment l’émergence d’une nouvelle catégorie de petites centrales nucléaires modulaires (de petite et moyenne taille).</em></strong></p>



<p><strong>Dr.Ing. M. Maksoudi <sup>(1)</sup> &#8211; Ing. T. Halila <sup>(2)</sup> &#8211; Ing. M. F. Herelli <sup>(3)</sup></strong></p>



<span id="more-18090752"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Maksoudi-Halila-Herelli.jpg" alt="" class="wp-image-18090791" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Maksoudi-Halila-Herelli.jpg 400w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Maksoudi-Halila-Herelli-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<p>A l’instar de la plupart des pays en voie de développement dont les ressources énergétiques ne sont pas abondantes, la Tunisie a été fortement secouée par la crise énergétique de 1973 ; ce qui l’a amenée à réfléchir plus méthodiquement à la stratégie nationale à mettre en œuvre pour répondre efficacement aux besoins énergétiques du pays tout en optimisant la production et la consommation de l’énergie à l’échelle nationale. La stratégie mise en place à l’époque pour répondre aux défis générés par cette crise repose sur l’utilisation des ressources locales en pétrole et gaz naturel ainsi que sur l’importation de ressources spécifiques pour produire de l’électricité. La situation énergétique du pays a vite connu des difficultés causées par une diminution notable de la production nationale d’hydrocarbures et par l’augmentation des prix des produits importés, ce qui a nécessité des mesures plus fermes destinées à diversifier les ressources en énergies tout en maîtrisant davantage la consommation énergétique au niveau de tous les secteurs socio-économiques.</p>



<p>En début de la décennie 1980, la Steg s’est vu confier la mise en place de l’infrastructure humaine et matérielle pour développer le mix énergétique national en collaboration avec les ministères de l’Energie, de l’Industrie, de l’Agriculture et du Transport.</p>



<p>Pour mener à bien cette tâche, la Steg a mis en place une équipe multidisciplinaire composée d’ingénieurs en électronucléaire et statistiques, d’économistes et de planificateurs. Cette équipe a reçu de la part de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) une formation soutenue, du matériel informatique, des conseils et des codes spécifiques pour la planification énergétique, y compris les énergies renouvelables et l’électronucléaire.</p>



<p>Ainsi les énergie renouvelables et l’électronucléaire ont rejoint pour&nbsp;la première fois les autres options énergétiques pour jour le rôle que pourrait leur confier les objectifs stratégiques de développement du pays, compte tenu des conditions spécifiques du pays, dont notamment le coût-bénéfice, la fiabilité technologique et l’état de préparation du secteur bénéficiaire.</p>



<p>Dans le domaine des énergies solaires, par exemple, des démonstrations ont été réalisées dans la période 1980 à 1985 pour tester la fiabilité de certaines technologies de pointe et pour collecter des données de terrain pour les besoins des études plus poussées.</p>



<p>Ainsi le village isolé de Hammam Biadha a été intégralement électrifié grâce à un système photovoltaïque, y compris le pompage photovoltaïque, alors qu’une éoliennea été installée au Cap Bon pour produire de l’électricité.</p>



<p>La Steg a aussi mis en place une compagnie pour produire et commercialiser des chauffe-eaux thermiques solaires.</p>



<p>Les données collectées de ces démonstrations pilotes ont été exploitées pour raffiner davantage les objectifs stratégiques en matière d’énergies renouvelables et pour préparer les plans directeurs de la seconde phase.</p>



<p>En ce qui concerne l’électronucléaire, l’exploitation de cette option dans la période 1980-2000 n’était pas envisageable en raison de la faible capacité installée du réseau Steg, la taille des centrales nucléaires commercialement disponibles à l’époque dont la plus petite taille économiquement fiable remonte déjà à 700 MW&nbsp;; et surtout l’expérience peu concluante de plusieurs pays avec l’électronucléaire.</p>



<p>En effet, plusieurs pays dans le monde se sont dotés de la première centrale nucléaire, souvent de la taille de 700-900 MW, et ont par la suite arrêté ce programme pour diverses raisons dont notamment les problèmes de sûreté-sécurité, le faible taux d’intégration locale des composants dans la mise en œuvre du programme électronucléaire et/ou une faible croissance économique. Seule un petit nombre de pays ont pu poursuivre la mise en œuvre de leur programme électronucléaire&nbsp;d’une manière soutenue ; tels que la Corée du Sud et la Chine.</p>



<p>Ces contraintes dont souffrent aussi l’Algérie et le Maroc étaient à la base de la décision prise par les trois pays du Maghreb central pour mener à bien une étude commune en vue de définir les perspectives et les conditions propres à l’inclusion de l’option électronucléaire dans un réseau électrique interconnecté au niveau du Maghreb.</p>



<p>Cette étude a été menée par une équipe formée de spécialistes de la Sonatrach (Algérie), de l’One (Maroc) et de la Steg (Tunisie), et a bénéficié de l’assistance de l’AIEA au même titre que les programmes nationaux.</p>



<p>Dans le cas d’un réseau électrique interconnecté, l’horizon de l’électronucléaire devient économiquement envisageable vers le début du nouveau millénaire, ce qui laisse en principe assez de temps aux trois pays pour finaliser l’étude et pour passer à la phase de mise en œuvre.</p>



<p>Ce passage à l’acte ne s’est pas concrétisé pour plusieurs raisons propres à chaque pays. Il résulte de ce coup d’arrêt une perte significative de connaissance ainsi que de ressources humaines formées, ce qui a affecté le processus de planification énergétique en Tunisie.</p>



<p>Il faut noter toutefois que tout au long de cette période et en dehors du domaine de l’électronucléaire, les applications de l’énergie atomique à des fins pacifiques ont continué à se développer en Tunisie pour couvrir certains besoins dans des secteurs socio-économiques clefs, tels que l’agriculture, la santé, l’industrie, l’environnement et la gestion de la connaissance nucléaire, y compris les ressources humaines. Ces activités sont coordonnées à l’échelle nationale par le Centre national des sciences et techniques nucléaires (CNSTN) depuis sa création en 1993, alors que les activités réglementaires sont du domaine du Centre national de radio protection (CNRP).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte actuel</h2>



<p>Le contexte mondial dans lequel évolue aujourd’hui l’électronucléaire a été façonné par les événements très graves qui ont affectés ce secteur tout au long de la période 1980-2020. En premier lieu, l’explosion de la centrale de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, fut une catastrophe nucléaire majeure due à une combinaison d’erreurs humaines et de défauts techniques lors d’un test sur le réacteur n°4, provoquant deux explosions (vapeur et hydrogène) qui projetèrent le couvercle de l’enceinte de confinement et exposèrent le cœur du réacteur, libérant ainsi massivement de la matière radioactive dans la plupart des pays européens.</p>



<p>Cet événement a entraîné des décès immédiats, des maladies graves (notamment cancers de la thyroïde) et l’évacuation de millions de personnes, créant une zone d’exclusion et marquant l’histoire nucléaire mondiale.&nbsp;Il est à noter que même des pays aussi loin du lieu de l’accident que la Tunisie ont été touchés par la radioactivité libérée par la centrale, puisqu’on avait décelé quelques semaines après l’accident des doses de rayonnement du césium 137 à Makthar et à Ain Draham provenant de Tchernobyl.</p>



<p>La catastrophe nucléaire de Fukushima représente aussi un accident majeur causée par le tsunami qui a frappé le Japon le 11 mars 2009. Cette catastrophe combine les effets&nbsp;d’un accident nucléaire et d’un séisme&nbsp;; et a eu des répercutions sévères sur l’industrie nucléaire mondiale, ainsi que des conséquences majeures au Japon et notamment au niveau de la population locale, du programme nucléaire japonais et surtout l’économie de la zone touchée.</p>



<p>Avec le temps, on s’est rendu compte que les conséquences de Fukushima sont multiples, allant d’une crise environnementale et industrielle à des crises sanitaires et sociales complexes, dont la gestion est loin d’être terminée.</p>



<p>Aujourd’hui, la centrale de Fukushima représente un chantier colossal avec des défis majeurs comme le retrait du combustible fondu et la gestion de l’eau radioactive. L’environnement montre des signes de rétablissement, mais des restrictions majeures demeurent encore sur la pêche.</p>



<p>Bien qu’ils ont&nbsp; durement affecté l’industrie nucléaire mondiale, ces deux accident graves ont aussi permis aux industriels du nucléaire et aux autorités réglementaires de s’entendre sur des mesures concrètes visant <a>à</a> améliorer la fiabilité et à augmenter la sûreté/sécurité des centrales nucléaires, ce qui a redonné confiance en ce moyen de production de l’électricité surtout que la communauté internationale exige aujourd’hui des pays de s’acquitter de leurs obligations vis-à-vis des émissions de gaz à effet de serre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Lc8L0uOolN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/">Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/embed/#?secret=qhVwZWJxfF#?secret=Lc8L0uOolN" data-secret="Lc8L0uOolN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La position de la Tunisie sur l’électronucléaire</h2>



<p>Concrètement, l’électronucléaire a été réhabilité par plusieurs pays pour les raisons suivantes : un regain d’intérêt à l’échelle mondiale pour les énergies moins polluantes dont notamment les énergies renouvelables et l’électronucléaire afin de répondre aux obligations imposées par la communauté internationale en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’une part, et par l’épuisement progressif des ressources énergétiques fossiles d’autre part.</p>



<p>Cette situation a amené beaucoup de pays en voie de développement dont la Tunisie, à renouveler leur intérêt pour l’exploration des options énergétiques nucléaires tout en tenant compte des conditions spécifiques de leurs priorités en matière de développement socio-économique.</p>



<p>Face à la volatilité des marchés internationaux en matière d’offres et demandes d’hydrocarbures, et à la nécessité de renforcer sa sécurité énergétique, le Tunisie voit dans l’électronucléaire une option stratégique pour diversifier son mix énergétique, soutenir son développement socio-économique et aussi se conformer avec ses obligations relatives aux émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p>Compte tenu de cette perspective, la Tunisie s’est inscrite pleinement dans cette dynamique en développant les applications pacifiques de l’énergie nucléaire, un domaine dans lequel elle entretient depuis longtemps une coopération solide avec l’AIEA. Cette orientation traduit une vision globale alliant sécurité énergétique, progrès technologique et montée en compétence des ressources humaines nationales.</p>



<p>La demande énergétique tunisienne continue d’augmenter alors que les réserves de gaz et de pétrole continuent à diminuer, dans un contexte de tensions géopolitiques sévères qui rendent les approvisionnements incertains. Dans cette situation, la diversification énergétique s’impose comme une nécessité vitale. La Tunisie a d’ailleurs réaffirmé son intérêt pour l’énergie nucléaire lors de la réunion ministérielle du World Fusion Energy Group tenue à Rome en 2025, en soutenant les initiatives internationales liées à la fusion et la fission nucléaires ainsi qu’à la recherche et à l’innovation dans ce domaine.</p>



<p>La Tunisie participe activement aux programmes de coopération technique soutenus par l’AIEA, notamment pour le renforcement des cadres réglementaires, l’amélioration des normes de sûreté et la formation de spécialistes.</p>



<p>L’Agence arabe de l’énergie atomique, basée à Tunis, joue également un rôle important en promouvant une vision régionale de la sécurité énergétique et en encourageant la mise en place d’une plate-forme dédiée à la formation des cadres et à la recherche, initiative à laquelle la Tunisie contribue pleinement.</p>



<p>La politique nucléaire tunisienne repose sur quatre principes fondamentaux : la sûreté, la sécurité, la non-prolifération et l’usage exclusivement pacifique de la technologie nucléaire. Le pays fait d’ailleurs partie des pionniers africains ayant intégré le nucléaire civil dans le développement des secteurs clefs&nbsp;; tels que la santé, l’industrie et l’agriculture.</p>



<p>Entre 2006 et 2010, plusieurs études menées par la Steg avec l’appui de l’AIEA avaient envisagé la construction d’une centrale électronucléaire d’une puissance de 1000 à1200 MW. Le coût estimé à l’époque variait entre 770 millions et 1,2 milliard de dollars. Cependant, le projet a été suspendu après 2011, au profit d’une stratégie nationale orientée davantage vers les énergies renouvelables. Malgré cela, les acquis institutionnels et les partenariats internationaux sont restés solides, et des centaines d’experts tunisiens ont continué à être formés dans divers domaines liés au nucléaire civil, touchant la santé, l’environnement, l’agriculture et l’industrie.</p>



<p>Aujourd’hui, la Tunisie dispose d’une base stratégique cohérente pour intégrer progressivement le nucléaire dans son mix énergétique. Même si le projet de centrale a été interrompu, les fondements techniques, humains et institutionnels sont encore présents. Il apparaît donc pertinent de mettre à jour les études existantes et d’envisager la relance du projet dans le cadre du prochain plan de développement national, compte tenu des impératifs internationaux et du progrès réalisé au niveau de la technologie nucléaire dont notamment l’émergence d’une nouvelle catégorie de petites centrales nucléaires modulaires (de petite et moyenne taille).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mesures concrètes à envisager à cours et moyen termes</h2>



<p>A présent, la Tunisie ne dispose pas d’une stratégie validée à l’échelle nationale pour produire l&rsquo;électricité à partir de l’électronucléaire d’une façon pérenne. Le pays compte plutôt sur les énergies renouvelables ; tout en continuant à s’intéresser de près à l’évolution technologique des centrales nucléaires de petite et moyenne taille en vue de répondre à des besoins nationaux spécifiques ; tel le dessalement d’eau de mer.  Cette vision a été bien reflétée dans le Programme-cadre national 2025-2029quela Tunisie a récemment adopté en collaboration avec l’AIEA pour bien orienter ses efforts présents et futurs vers les utilisations pérennes des technologies nucléaires, avec comme priorités les questions de sûreté/sécurité et de développement des compétences.</p>



<p>Sur le plan stratégique, la Tunisie passe actuellement par une phase cruciale, où la réussite de sa transition vers les énergies renouvelables est vitale pour réduire sa vulnérabilité énergétique et surtout pour stimuler une croissance verte. Ceci ne l’a pas empêchée de porter une attention particulière au développement durable de l’énergie nucléaire, en prenant part activement à la promotion des innovations technologiques et institutionnelles dans le domaine nucléaire et en favorisant un meilleur échange d’informations et de connaissance entre toutes les parties prenantes de la technologie nucléaire dans le pays (CNSTN, Steg, Sonede, ministères concernés).</p>



<p>A signaler, que la Steg a confié au Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime) en 2009, une étude prospective pour définir les possibilités d’intégration/participation des capacités locales pour les besoins d’une centrale électronucléaire.&nbsp;</p>



<p>Actuellement, il y a plus de 50 concepts innovants de petits réacteurs nucléaires modulaires (PRM) qui ont été ou sont en cours de développement de par&nbsp;le monde dans le cadre de programmes nationaux ou internationaux. Des PMR innovants pour toutes les principales catégories de réacteurs et pour certaines combinaisons non conventionnelles. Les technologies sont diverses, et de nombreuses conceptions mettent l’accent sur la sûreté intrinsèque et les caractéristiques techniques qui influent positivement sur les coûts d’installation, les emplacements et les applications. Des percées technologiques importances ont été réalisées en collaboration avec l’AIEA, tant au niveau de la technologie que sur le plan de la sûreté et sécurité, ce qui présage un avenir prometteur à cette catégorie de réacteurs.</p>



<p>De nombreux réacteurs de petite taille sont conçus pour remplir de multiples fonctions, principalement la production d’électricité ainsi que de la chaleur et de la vapeur pour les procédés industriels. Parmi les applications prometteuses figure le couplage de ces réacteurs avec des usines de dessalement d’eau de mer, qui nécessitent d&rsquo;importantes quantités d’électricité pour les opérations de dessalement.</p>



<p>Il faut noter que la majeure partie de l’électricité nucléaire actuelle est produite dans les pays industrialisés par de grandes centrales d’une puissance de 700 mégawatts et plus, ce qui dépasse de loin la capacité des pays en voie de développement. L’avenir pourrait être plus prometteur si les objectifs de mise en service de petits et moyens réacteurs (PMR) sont atteints au cours des prochaines décennies.</p>



<p>A cet effet, l’AIEA soutient la coopération internationale en matière de recherche et de développement sur les PMR, notamment par le biais de son Projet international sur les réacteurs nucléaires et les cycles du combustible innovants (Inpro), qui réunit 30 États.</p>



<p>Parmi ces applications <em>«non électriques»</em>, le dessalement de l’eau de mer à partir du nucléaire est le domaine d’intérêt particulier pour la Tunisie en raison des problèmes actuels et futurs qui affectent aujourd’hui et affecteront plus tard les ressources hydrauliques du pays ; ainsi et pour développer ce sujet et le mettre en œuvre, nous pensons que notre pays dispose d’un savoir-faire et des compétences qui pourraient planifier à moyen et long terme l’exploitation de cette technologie pacifique, et ce en coopération entre les organismes nationaux ayant une relation avec ce sujet, les organismes internationaux en général et l’AIEA en particulier pour développer une stratégie nationale de l’eau en vue de doter le pays des moyens techniques/technologiques, juridiques, et financiers pour faire face aux problèmes futurs de la sécheresse qui aurait une influence directe sur notre économie d’une façon générale et sur notre agriculture d&rsquo;une façon particulière.</p>



<p><em>1- Ancien haut fonctionnaire de l’AIEA à Vienne.</em></p>



<p><em>2 et 3- Conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FECIH8wBsu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/14/quatre-ans-apres-fukushima-le-japon-renoue-avec-le-nucleaire/">Quatre ans après Fukushima, le Japon renoue avec le nucléaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quatre ans après Fukushima, le Japon renoue avec le nucléaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/14/quatre-ans-apres-fukushima-le-japon-renoue-avec-le-nucleaire/embed/#?secret=qhKFtK1hhD#?secret=FECIH8wBsu" data-secret="FECIH8wBsu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Tunisie : début des travaux sur 2 centrales solaires à Feriana</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/tunisie-debut-des-travaux-sur-2-centrales-solaires-a-feriana/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 11:26:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Démarrage des travaux de construction de deux nouvelles centrales solaires photovoltaïques de 10 mégawatts (Mw) à Feriana. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/tunisie-debut-des-travaux-sur-2-centrales-solaires-a-feriana/">Tunisie : début des travaux sur 2 centrales solaires à Feriana</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Démarrage des travaux de construction de deux nouvelles centrales solaires photovoltaïques de 10 mégawatts (Mw) à Feriana, dans le gouvernorat de Kasserine.</em></strong><strong><em> E</em></strong><strong><em>lles entreront en production avant l’été 2025.</em></strong></p>



<span id="more-14829753"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, en donnant le coup d’envoi, le 6 décembre 2024, des travaux des deux centrales qui seront réalisées par les sociétés Qair et Mazarin grâce à un prêt de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) d’un montant d’environ 14,5 millions d’euros.</p>



<p>Les deux centrales contribueront à renforcer le réseau électrique national, garantir la qualité et continuité de l’approvisionnement en électricité de la région et répondre à la demande, notamment pendant les périodes de pointe de consommation, a indiqué la ministre, citée dans un communiqué de son ministère.</p>



<p><em>«Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transition énergétique, visant à intégrer 35% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030, ce qui encouragera davantage les investissements dans les énergies propres et réduira le déficit budgétaire de l’énergie primaire»</em>, lit-on dans le communiqué.</p>



<p>De son côté, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a déclaré que ces deux projets <em>«permettront de produire de l’électricité équivalente à la consommation d’environ 30 000 familles et d’économiser environ 8 000 tonnes de gaz naturel par an pour un coût d’environ 4 millions de dollars.»</em></p>



<p><em>«Les deux projets contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 17 000 tonnes par an»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I.B.</strong> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La transition énergétique en Tunisie à la croisée des chemins</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/31/la-transition-energetique-en-tunisie-a-la-croisee-des-chemins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 08:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[croissance verte]]></category>
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		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Historiquement dépendante des combustibles fossiles, la Tunisie ambitionne de réussir sa transition énergétique avec des moyens limités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/31/la-transition-energetique-en-tunisie-a-la-croisee-des-chemins/">La transition énergétique en Tunisie à la croisée des chemins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/25/pourquoi-la-tunisie-doit-elle-accelerer-sa-transition-energetique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">transition énergétique</a> entre dans une phase charnière. Historiquement dépendante des combustibles fossiles, en particulier des importations de gaz en provenance d’Algérie, la Tunisie s’est engagée à augmenter sa part d&rsquo;énergies renouvelables à 35% d’ici 2030. Mais on est encore très loin de cet objectif qui peut paraître trop ambitieux.  </em></strong></p>



<span id="more-14482480"></span>



<p>En effet, les énergies renouvelables ne contribuent actuellement qu’à 3% du mix énergétique et le retard à rattraper en 6 ans reste très important au regard des moyens réels dont dispose le pays, qui traverse une grave crise financière depuis 2011.</p>



<p>Pour ce faire, le gouvernement tunisien et les parties prenantes internationales ont aligné leurs efforts pour développer les projets d’énergies renouvelables, avec en première ligne des initiatives à grande échelle et le développement de l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/30/lhydrogene-vert-un-pari-sur-les-avancees-technologiques-a-venir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hydrogène vert</a>, motivés par des politiques axées sur l’exportation.</p>



<p>L’ambition de la Tunisie de devenir un <em>«moteur de croissance verte»</em> dépend d’une participation substantielle du secteur privé. Cependant, ces solutions, souvent présentées comme des solutions <em>«gagnant-gagnant»</em>, ont souvent négligé les préoccupations soulevées par la société civile, les syndicats, les militants et les universitaires.</p>



<p>La nature descendante de ces initiatives a exclu les groupes et les communautés marginalisés du processus de conception et de mise en œuvre des stratégies de transition juste. En réponse, il y a un appel croissant en faveur de voies de transition juste qui favorisent la justice énergétique, la participation démocratique et l’appropriation communautaire par le biais de solutions décentralisées.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RxAY65vExX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/">L’hydrogène vert en Tunisie : Un nouveau mécanisme de pillage et d’exploitation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’hydrogène vert en Tunisie : Un nouveau mécanisme de pillage et d’exploitation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/embed/#?secret=6XLD6J8ty5#?secret=RxAY65vExX" data-secret="RxAY65vExX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/31/la-transition-energetique-en-tunisie-a-la-croisee-des-chemins/">La transition énergétique en Tunisie à la croisée des chemins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les mesures pour préserver la sécurité énergétique de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-mesures-pour-preserver-la-securite-energetique-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 12:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[politique de subvention]]></category>
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		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11716189</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit restaurer la capacité financière des opérateurs publics du secteur énergétique, sécuriser les importations de gaz et dynamiser le mix énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-mesures-pour-preserver-la-securite-energetique-de-la-tunisie/">Les mesures pour préserver la sécurité énergétique de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Affirmer l’autorité de l’État, restaurer la capacité financière des opérateurs publics du secteur énergétique et sécuriser les importations de gaz tout en dynamisant le mix électrique sont les principales mesures à adopter pour préserver la sécurité énergétique de la Tunisie, selon une récente étude de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites).</em></strong></p>



<span id="more-11716189"></span>



<p>Selon cette étude intitulée <em>«Préserver et consolider notre sécurité énergétique»</em>, la priorité est de restaurer les capacités de l’État, de ses institutions et des opérateurs du secteur afin d’assurer l’approvisionnement continu du marché national en énergie.</p>



<p><em>«Le secteur s</em><em>’</em><em>effondrera si les consommateurs d</em><em>’</em><em>énergie refusent de payer les services qui leur sont fournis et si les monopoles publics du secteur continuent de vendre leurs produits à des prix inférieurs au coût de leur production et/ou de leur achat sans recevoir, dans les délais, les compensations à prévoir par le Trésor Public»</em>, avertit l’étude.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revoir la politique de subvention</h2>



<p>Pour restaurer l’Etat de droit, les mesures proposées consistent à recouvrer les dettes impayées envers les entreprises du secteur (Steg, Stir, Etap, SNDP) par le Trésor et par des clients peu scrupuleux ainsi qu’à mettre fin au vol d’électricité et à la contrebande de carburant.</p>



<p>Il s’agit également d’appliquer la réglementation en vigueur concernant l’obligation de constituer et de maintenir un stock de sécurité de 60 jours de consommation de carburant, ainsi que celles relatives à la protection des infrastructures d’importance vitale et d’adopter un plan spécifique d’intervention d’urgence et de gestion de crise.</p>



<p>Pourtant, la Tunisie n’est plus un pays rentier en matière de pétrole, ces mesures ne pourront pas assainir les comptes de la Steg, de la Stir et de l’Etap, tant que l’énergie, l’électricité, le gaz et les carburants seront commercialisés à des prix bien inférieurs à leur coût.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gEGJwnaN3o"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/">Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/embed/#?secret=tg6hE8zmLk#?secret=gEGJwnaN3o" data-secret="gEGJwnaN3o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour restaurer la capacité financière des opérateurs publics afin qu&rsquo;ils puissent assurer la mission qui leur est assignée, les auteurs de l’étude recommandent de revoir la politique de subvention.</p>



<p><em>«À long terme, une subvention généralisée et substantielle de l</em><em>’</em><em>énergie n</em><em>’</em><em>incite ni à la sobriété ni à la performance et ralentit le développement de ressources alternatives. Pour être efficace, la subvention de l’énergie doit être sélective, ciblée et judicieusement gérée dans le temps. L’annulation brutale des subventions aura des coûts sociaux. De même, leur entretien, sans procéder à tous les ajustements nécessaires, entraînera de graves perturbations dans le service public énergétique et, par conséquent, les populations vulnérables seront confrontées à une situation grave»</em>, explique l’étude. Elle que <em>«la réforme de la politique des prix de l</em><em>’</em><em>énergie est une opération délicate qui nécessite une concertation permanente sur plusieurs années entre les différentes parties prenantes. Le choix des produits et le calendrier de réduction de leurs subventions sont déterminés par les autorités politiques et la haute administration. La réduction sélective et ciblée des subventions énergétiques doit être suivie de mesures compensatoires visant à soutenir les catégories sociales les plus vulnérables.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Relancer le<em> «plan solaire»</em> qui a pris beaucoup de retard</h2>



<p>Concernant la sécurité des importations de gaz pour assurer la continuité de l’approvisionnement en énergie électrique à court et moyen terme, l’Ites a appelé à mener des négociations dans les plus brefs délais avec les autorités algériennes afin de fixer les conditions d’achat du gaz au-delà de 2027, à donner un accord fort donner un élan au <em>«plan solaire»</em> qui a pris beaucoup de retard, mettre en œuvre rapidement le bon projet d’équipement des bâtiments publics en panneaux photovoltaïques et inciter les propriétaires d’habitations et d’immeubles à forte consommation électrique à s’équiper en panneaux photovoltaïques.</p>



<p>Outre ce plan d’urgence, l’étude ITES appelle à restructurer financièrement le secteur à court, moyen et long termes, à développer toutes les ressources énergétiques nationales, à maîtriser la demande en énergie, à diversifier les fournisseurs de gaz naturel importé ainsi qu&rsquo;à accroître la capacité organisationnelle des acteurs.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K3rXhtdmHQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/la-strategie-energetique-de-la-tunisie-a-lhorizon-2035/">La stratégie énergétique de la Tunisie à l’horizon 2035</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La stratégie énergétique de la Tunisie à l’horizon 2035 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/la-strategie-energetique-de-la-tunisie-a-lhorizon-2035/embed/#?secret=ulRmED2HTE#?secret=K3rXhtdmHQ" data-secret="K3rXhtdmHQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-mesures-pour-preserver-la-securite-energetique-de-la-tunisie/">Les mesures pour préserver la sécurité énergétique de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 07:08:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Elmed]]></category>
		<category><![CDATA[Feryel Ouerghi]]></category>
		<category><![CDATA[interconnexion électrique]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déficit énergétique de la Tunisie a été multiplié par dix, pour atteindre 5,5 Mtep en 2022, contre 0,6 Mtep en 2010.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/">Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté mardi 30 janvier 2024 en séance plénière le projet de loi portant approbation de l’accord de garantie signé le 22 juin 2023 entre la Tunisie et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) portant sur un prêt accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), par 109 voix pour, 4 abstentions et 3 voix contre.</em></strong></p>



<span id="more-11468090"></span>



<p>Le prêt constitue une contribution au financement de l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ou projet Elmed.</p>



<p>Le ministre de l’Economie et du Plan, Feryel Ouerghi, répondant aux questions des députés, a déclaré que le projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie et le développement du système des énergies renouvelables permettraient au pays de bénéficier des projets d’énergies renouvelables et d’attirer les investisseurs désireux d’exporter leur production. Il permettra également de réduire le poids des subventions aux hydrocarbures, qui s’élevaient à près de 7,650 millions de dinars (MDT) en 2020, et de créer des emplois pour les spécialistes et diplômés universitaires tunisiens.</p>



<p>Ouerghi a souligné le manque de diversification du mix énergétique tunisien, dominé par le gaz naturel, qui représente 97% de la consommation électrique. Elle a indiqué que cette situation constitue une menace pour la sécurité de la production électrique, car les ressources en gaz naturel du pays ne peuvent couvrir qu&rsquo;un tiers des besoins nationaux, le reste étant importé d’Algérie.</p>



<p>La ministre a souligné que la demande de ce prêt a été motivée par l’incapacité de la Steg à apporter sa contribution, estimée à 582 millions d’euros, au financement du projet Elmed dont le coût total est estimé à 1 014 millions d’euros.</p>



<p>Tout en soulignant que les composantes du projet n’ont pas été modifiées, la ministre a expliqué que le prêt servirait principalement à la construction de la centrale de conversion électrique du projet en Tunisie. Elle a souligné que l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie permettra d’obtenir de l’énergie en été (heures de pointe) et d’exporter les surplus d’énergie vers l’Europe en hiver, ce qui générera des bénéfices pour la Steg.</p>



<p>Ouerghi a déclaré que la demande en énergie primaire de la Tunisie a augmenté de plus de 2% par an (entre 2010 et 2022), passant de 8,4 millions de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep) à 9,7 Mtep. Elle a noté une baisse des ressources énergétiques primaires d’environ 7% par an pour la période 2010-2022, passant de 7,8 Mtep à 4,2 Mtep. </p>



<p>Concernant le déficit énergétique de la Tunisie, elle a souligné qu’il a été multiplié par dix, pour atteindre 5,5 Mtep en 2022, contre 0,6 Mtep en 2010, ce qui explique pourquoi le pays s’appuie sur les importations pour satisfaire ses besoins énergétiques de base.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/">Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Opportunités et défis de l’énergie solaire en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/opportunites-et-defis-de-lenergie-solaire-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 08:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[combustibles fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[émissions de carbone]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[solaire photovoltaïque]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Etat actuel et opportunités d'avenir de l’énergie solaire en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/opportunites-et-defis-de-lenergie-solaire-en-tunisie/">Opportunités et défis de l’énergie solaire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article examinera l’état actuel de l’énergie solaire en Tunisie, évaluera les opportunités qui se présentent et explorera les grands obstacles qui doivent être surmontés pour faciliter la croissance du marché.</em></strong></p>



<span id="more-10566351"></span>



<p>La Tunisie, pays d’Afrique du Nord riche en histoire et en culture, se trouve désormais à un carrefour crucial dans sa quête de solutions énergétiques durables.</p>



<p>L’abondance d’ensoleillement du pays et un engagement fort en faveur de la réduction des émissions de carbone ont fermement établi l’énergie solaire comme un pilier de la transition énergétique en cours.</p>



<p>Alors que nous nous apprêtons à entrer dans l’année 2024, le marché tunisien de l’énergie solaire est à l’aube d’une expansion significative, présentant une myriade d’opportunités et de défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer le vaste potentiel solaire du pays</h2>



<p>La capacité installée du pays a dépassé les 200 MW de capacités solaires photovoltaïques en 2023. Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a manifesté un intérêt croissant pour l’exploitation de la puissance de l’énergie solaire. La nation a été témoin du lancement de nombreuses initiatives et projets visant à libérer le vaste potentiel solaire de la Tunisie. Il y a notamment eu une augmentation du déploiement de systèmes solaires distribués et à grande échelle, contribuant à un mix énergétique plus diversifié. Néanmoins, la capacité solaire tunisienne est encore loin d’atteindre son plein potentiel.</p>



<p>Les perspectives de la Tunisie en matière d’énergie solaire reposent sur ses abondantes ressources solaires, avec des niveaux d’irradiation solaire élevés, offrant un environnement idéal pour la production d’énergie solaire. </p>



<p>L’engagement inébranlable du gouvernement en faveur des énergies renouvelables, en particulier solaires, est évident dans la mise en place de politiques, d’incitations et de cadres réglementaires conçus pour stimuler les investissements du secteur privé dans les projets solaires, jetant ainsi les bases d’une croissance substantielle du marché.</p>



<p>Au-delà des avantages environnementaux, la poursuite de l’énergie solaire est intrinsèquement liée à l’objectif de la Tunisie de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés, améliorant ainsi la sécurité et la diversification énergétiques tout en atténuant la vulnérabilité aux fluctuations mondiales des prix de l’énergie.</p>



<p>En outre, l’expansion du secteur de l’énergie solaire offre une voie prometteuse pour le développement économique, générant des opportunités d’emploi dans de multiples secteurs, notamment la fabrication, l’installation, la maintenance, ainsi que la recherche et le développement, catalysant à terme la croissance économique et favorisant un effet d’entraînement dans l’ensemble de l’économie tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis qui restent à surmonter</h2>



<p>Dans la poursuite de l’expansion de l’énergie solaire par la Tunisie, plusieurs défis se profilent. Malgré les incitations gouvernementales, le formidable obstacle que représentent les coûts d’investissement initiaux élevés pour les projets solaires persiste, ce qui nécessite d’obtenir des investissements et des financements pour des projets à grande échelle.</p>



<p>De plus, l’infrastructure du réseau tunisien nécessite une mise à niveau substantielle pour gérer la capacité croissante de l’énergie solaire, il est donc crucial d’assurer une connexion fiable pour les projets solaires.</p>



<p>La simplification des procédures réglementaires, y compris les autorisations et les licences, est essentielle pour accélérer la mise en œuvre des projets et inspirer confiance aux investisseurs, ce qui nécessite l’adoption d’un cadre réglementaire plus souple.</p>



<p>Développer une main-d’œuvre locale qualifiée et favoriser l’expertise dans la technologie solaire est tout aussi impératif pour le succès et la durabilité du projet, exigeant une concentration sur la formation et l’éducation techniques.</p>



<p>À mesure que le secteur solaire se développe, il est primordial de maintenir un équilibre harmonieux entre l’expansion solaire et la préservation de l’environnement, ce qui implique une planification méticuleuse et la mise en œuvre de technologies respectueuses de l’environnement pour atténuer les impacts écologiques négatifs potentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle voie à suivre&nbsp;?</h2>



<p>Le marché de l’énergie solaire en Tunisie présente d’importantes opportunités de croissance et de développement. Cependant, il est tout aussi essentiel de relever les défis associés pour garantir une expansion durable.</p>



<p>Pour libérer tout le potentiel de l’énergie solaire en 2024 et au-delà, la Tunisie doit persister dans son engagement en faveur des énergies renouvelables, attirer les investissements nationaux et étrangers et investir dans le développement d’une main-d’œuvre qualifiée. L’expansion du marché aidera non seulement la Tunisie à répondre à sa demande énergétique, mais contribuera également à un avenir plus vert et plus durable.</p>



<p>Avec une planification stratégique et des efforts continus, la Tunisie a le potentiel de se positionner comme un leader régional dans le domaine de l’énergie solaire. Le chemin à parcourir est peut-être difficile, mais la promesse d’un avenir énergétique plus brillant et plus propre en vaut la peine.</p>



<p>Alors que la Tunisie se situe au carrefour de la tradition et de la transformation, le choix d’adopter des solutions énergétiques durables ouvre la voie à un avenir plus brillant, plus vert et plus prospère.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://solarquarter.com/2023/10/27/solar-energy-in-tunisia-assessing-opportunities-and-navigating-challenges-for-market-expansion-in-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Solar Quarter.</a> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9XXkWmEJzT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/04/lenergie-solaire-bat-lenergie-fossile/">L’énergie solaire bat l’énergie fossile</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’énergie solaire bat l’énergie fossile » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/04/lenergie-solaire-bat-lenergie-fossile/embed/#?secret=rvCSDLPM9W#?secret=9XXkWmEJzT" data-secret="9XXkWmEJzT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/opportunites-et-defis-de-lenergie-solaire-en-tunisie/">Opportunités et défis de l’énergie solaire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ambition nucléaire de l’Arabie saoudite</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/09/lambition-nucleaire-de-larabie-saoudite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 07:54:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AIEA]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[énergie nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[mix énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[neutralité carbone]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pays arabes pétroliers veulent se doter de réacteurs nucléaires pour développer une industrie freinée par les coûts élevés des carburants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/09/lambition-nucleaire-de-larabie-saoudite/">L’ambition nucléaire de l’Arabie saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au moment où l’Europe se tourne vers les énergies renouvelables et le tout-électrique avec en point de mire la neutralité carbone vers l’horizon 2050, l’Arabie saoudite qui tire l’essentiel de ses ressources de l’énergie fossile, ne voudrait pas perdre ce cap. Elle prend les devants et lorgne l’énergie nucléaire.</em></strong> <em>(Illustration : image aérienne du site du réacteur nucléaire de la ville du roi Abdulaziz pour la science et la technologie, en Arabie saoudite. Photographie : Google Earth).</em></p>



<p>Par <strong>Mohsen Redissi</strong> *</p>



<span id="more-6873506"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>Dans une contrée au-delà d’interminables dunes de sable, les pétrodollars coulent à flots au rythme des barils qui quittent les ports et les stations de pompage. Des commandes fermes pour les années à venir sont assurées pour le plus grand exportateur d’or noir et principal régulateur de l’offre et de la demande sur le marché mondial. Les caisses de l’Etat croulent déjà sous la baraka du hadj et ses produits dérivés.</p>



<p>Toutes les études concordent à dire que les énergies fossiles vont être délaissées au profit d’autres combustibles moins polluants dans les années à venir. Ce changement s’opère déjà en Europe, zone qui se tourne vers les énergies renouvelables et le tout-électrique avec en point de mire la neutralité carbone vers l’horizon 2050. L’Arabie saoudite ne voudrait pas perdre ce cap en prenant les devants dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Péninsule atomique</h2>



<p>Répondre à ses besoins toujours croissants d’énergie uniquement en hydrocarbures fragiliserait son indépendance énergétique. Le climat du royaume est rude et sec. La soif de l’eau ne peut être étanchée que par les grands travaux de dessalement voraces en énergie. Il faut ajouter à cela la dernière folie de l’Arabie Saoudite. Le pays organise en 2026 les Jeux asiatiques d’hiver. Une ville nouvelle et éternelle, <em><u><a href="https://www.leaders.com.tn/article/34016-sport-d-hiver-poudre-blanche-au-royaume-de-l-or-noir">The Line</a></u></em>, cité futuriste d’un vaste projet appelé Neom doit sortir du sable brûlant du désert. Elle est déjà visible du ciel, l’atome est le nerf de cette ville ultramoderne qui dépasse l’imaginaire populaire.</p>



<p>Le royaume saoudien regorge d’uranium, minerai détecté dans différents endroits du pays et qu’il compte enrichir pour développer son programme nucléaire civil. Ses responsables veulent diminuer la dépendance aux énergies fossiles et améliorer le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/07/le-maroc-lorgne-le-nucleaire-civil/">mix énergétique</a> à la manière du Maroc. Le combustible nucléaire sera mis sur le marché national comme à l’exportation.&nbsp;</p>



<p>Selon le ministre saoudien de l’Énergie, le royaume compte construire plus d’une quinzaine de réacteurs nucléaires sur deux décennies pour un montant avoisinant les 80 milliards de dollars. Et le ministre d’ajouter que les autorités saoudiennes s’engagent à limiter toutes les activités atomiques à des fins pacifiques. Ryad a déjà commencé à développer deux grands réacteursen toute transparence. Le pays est disposé à s&rsquo;associer à d’autres partenaires pour développer ce vaste chantier conformément aux obligations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plutonium arabe</h2>



<p>Selon les observateurs, Ryad ne cache pas son intention de devenir une puissance nucléaire. Cette ambition est légitime. Laisser le royaume fabriquer l’arme nucléaire est une option stratégique pour concurrencer le voisin persique et calmer ses ardeurs guerrières. Deux puissances nucléaires s’observant en continu. Mais il n’est pas sûr que la communauté internationale laissera faire.</p>



<p>Israël se méfie et n’a aucune confiance dans un pays musulman possédant l’arme nucléaire. Il a fait part de ses réserves aux responsables américains. Laisser Ryad se doter de l’armement nucléaire donnerait des idées noires aux voisins arabes, des belligérants toujours prêts à gommer Israël. Il faudrait plusieurs années avant de produire une bombe atomique, l’Occident n’aura de répit qu’après avoir réduit ses rêves en cendres.</p>



<p>L’équilibre des forces en présence au Moyen-Orient ne doit jamais basculer en faveur des ennemis d’Israël. Sa survie en dépend. Israël seul doit posséder l’arme de dissuasion massive. Israéliens, Américains et leurs alliés stratégiques sont tous d’accord là-dessus.</p>



<p>Pour les experts du monde arabe, le seul moyen d’empêcher l’Arabie Saoudite de se doter de l’arme nucléaire est d’essayer de lui fournir conseils et assistance en l’espionnant de l’intérieur. Experts et agents de l’Agence internationale de l’énergie atomique, AIEA, la secondent dans son entreprise et restent les garde-fous du programme.</p>



<p>Les pays arabes se bousculent devant la porte de l’AIEA, ce qui laisse le monde perplexe. Ils se sont donné le mot, ils veulent se doter de réacteurs nucléaires pour développer une industrie qui reste à la traîne; les coûts élevés des carburants freinent le plein rendement. L’Arabie saoudite et l’Égypte sont en pourparlers avec les deux puissances sur le marché, la Russie et la Chine. La France souffre toujours du syndrome israélien. En venant au secours de l’un de ses ennemis, elle déclencherait la surchauffe de Tel Aviv dans une réaction en chaîne dévastatrice. Dans cette course effrénée à l’atome, gare à toutes ces puissances nucléaires qui gravitent autour. La collision risque d’être fusionnelle.</p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite. </em></p>
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		<title>Tunisie : une nouvelle stratégie énergétique d’ici 2035</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 08:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahlem Beji]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Kanzari]]></category>
		<category><![CDATA[efficacité énergétique]]></category>
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		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie prépare une nouvelle stratégie énergétique d’ici 2035. </p>
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<p><strong><em>La Tunisie prépare une nouvelle stratégie énergétique d’ici 2035, a déclaré le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Ahlem Beji. Cette stratégie sera définie ce jeudi 20 octobre 2022, a-t-elle ajouté, en s’adressant aux participants d’une conférence sur la transition énergétique tenue mercredi à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-4573763"></span>



<p>Cette stratégie s’articule autour du renforcement de la politique d’efficacité énergétique, du changement de comportement des opérateurs économiques et de la généralisation du recours aux énergies renouvelables pour diversifier le mix énergétique.</p>



<p>Il est également nécessaire d’exploiter les innovations technologiques vertes, y compris l’hydrogène en tant que source potentielle de diversification du bouquet énergétique.</p>



<p><em>«La nécessité d’accélérer le développement d’une politique de transition énergétique est devenue plus pressante à la suite de la guerre en Ukraine et compte tenu de son impact sur la sécurité énergétique des pays importateurs»</em>, a déclaré Mme Beji.</p>



<p>Au-delà de la souveraineté énergétique, la transition énergétique offre l’opportunité de répondre aux engagements nationaux dans le cadre de l’Accord de Paris, de dynamiser la croissance économique, de créer de nouveaux emplois, d’améliorer la compétitivité des entreprises et de réduire la facture énergétique des ménages.</p>



<p>La tenue de la première édition du Salon international de la transition énergétique témoigne de l’engagement du secteur privé à contribuer à la réussite de la stratégie nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le secteur privé peut jouer un important rôle</h2>



<p>Le vice-président de la Confédération tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) Hichem Elloumi a souligné la nécessité d’accélérer la production d’énergies renouvelables. Les formalités administratives doivent être réduites et le secteur privé est invité à investir davantage dans les énergies renouvelables, a-t-il déclaré.</p>



<p>Le président de l’Association nationale du photovoltaïque, Ali Kanzari, a déclaré qu’un rapport couronnerait la conférence de trois jours.</p>



<p>Près de 30 exposants venus de Tunisie, d’Allemagne et de Chine participent à cette première édition. Les modes de financement des projets d&rsquo;énergies renouvelables sont à l’ordre du jour.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
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