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	<title>Archives des Nidaa - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nidaa - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Report du procès de l’homme d’affaires Ridha Charfeddine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/20/report-du-proces-de-lhomme-daffaires-ridha-charfeddine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 19:10:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[cour d'appel]]></category>
		<category><![CDATA[homme d’affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[ridha Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis a décidé de reporter le procès de l’homme d’affaires Ridha Charfeddine. L’affaire liée à l&#8217;acquisition illégale d’avoirs à l’étranger a été reportée hier pour le 10 octobre prochain, sachant qu&#8217;en première instance, Ridha Charfeddine a été jugé coupable et...</p>
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<p><em><strong>La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis a décidé de reporter le procès de l’homme d’affaires Ridha Charfeddine.</strong></em></p>



<span id="more-17516783"></span>



<p>L’affaire liée à l&rsquo;acquisition illégale d’avoirs à l’étranger a été reportée hier pour le 10 octobre prochain, sachant qu&rsquo;en première instance, Ridha Charfeddine a été jugé coupable et condamné à trois ans de prison ferme.</p>



<p>Notons que Ridha Charfeddine ancien député et dirigeant Nidaa Tounes est aussi poursuivi dans l&rsquo;affaire de complot contre la sécurité de l’État, dans laquelle il a été condamné à 16 ans de prison.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 06:17:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[Talibans]]></category>
		<category><![CDATA[Yadh Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi le droit profane ou les Constitutions peinent-ils à apporter aux peuples musulmans ce pourquoi ils ont été introduits, l’équité et la justice?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si le texte sacré musulman donne lieu dans son interprétation à des «accommodements» depuis 15 siècles, comment s’étonner que le droit profane ou les Constitutions peinent à apporter aux peuples musulmans ce pourquoi ils ont été introduits, l’équité et la justice?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-7123092"></span>



<p>L’islam est-il soluble dans la doctrine des Droits de l’Homme ? Le Professeur Yadh Ben Achour&nbsp;a, comme il en a pris l’habitude, été brillant en traitant ce sujet d’une manière exhaustive, en faisant étalage d’érudition, et, en tant que spécialiste de la philosophie du Droit, d&rsquo;expertise. Il a éclairé le lecteur en révélant&nbsp;les astuces grâce auxquelles les docteurs de la l’islam&nbsp;se sont accommodé des réalités sans jamais remettre en question la divinité de Loi et le caractère incréé du Coran qui la véhicule.&nbsp;</p>



<p>L’auteur apporte un éclaircissement nécessaire en exposant les différents cheminements que les penseurs musulmans ont explorés pour introduire le droit positif,&nbsp;les concepts de citoyenneté et d’égalité devant la loi, en accord avec les législations des pays occidentaux, les seules à prétendre se porter garantes contre toutes les formes de discrimination et de tyrannie.</p>



<p>Mais ce livre se conclut sur un terrible constat : le musulman concordiste, celui qui pense que le droit profane est compatible avec la loi de Dieu, vaut à peine mieux que l’intégriste,&nbsp; dont on a pu apprécier durant dix années les tribulations et les machinations quand il avait dominé un régime qualifié de démocratique, en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le musulman et les contraintes de l’Etat de Droit</h2>



<p>Ainsi ce constat devait s’avérer prophétique, il annonçait en effet l’alliance ultérieure entre les partis Ennahdha et Nidaa. Selon l’auteur, le musulman du for intérieur a encore beaucoup de chemin à faire afin de constituer la masse, qui acceptera sans rechigner les contraintes de l’Etat de Droit.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l8NmEf9BCS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/">‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/embed/#?secret=CKg32mhq6t#?secret=l8NmEf9BCS" data-secret="l8NmEf9BCS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>S’il pense sans doute à juste titre que la doctrine des Droits de l’Homme est la seule à constituer le socle sur lequel se construit la légitimité institutionnelle de l’égalité des sexes, cela est aussi vrai pour la liberté des genres, un sujet éminemment épineux qu’il a de toute évidence évité d’aborder, et qui replace l’ensemble de la question dans le cadre culturaliste, autrement dit relativiste, d’où il a essayé de l’extraire.</p>



<p>Il a aussi argué d’un prix politique à payer dans le monde contemporain pour tous ceux qui clameraient leur critique sur la question, mais évidemment celle qui vient à l’esprit a trait aux griefs de <em>«l’opinion publique internationale»</em> sur la condition de la femme dans les pays musulmans, et à sa tolérance quand les fœtus de sexe féminin sont avortés sur une grande échelle en Chine, ou face aux agressions sexuelles contre les femmes ainsi que les assassinats dont elles sont victimes et qui meublent quotidiennement les rubriques des faits divers en Inde.</p>



<p>Ces pays ne voient pour autant pas leurs cultures décortiquées pour en extraire un principe condamnable, et ceci évidemment n’encourage pas les musulmans modernistes, si tant est qu’il puisse en exister, à se faire les avocats de ce qu’ils considèrent être une arme politique braquée contre leurs pays, même quand leurs convictions relativement à la liberté et l’égalité des sexes ne sont jamais remises en question.</p>



<p>Mais pour souhaiter ne jamais vivre chez les mollahs ou les talibans, on n’en pense pas moins.&nbsp;Et d’autre part ces critiques, quand elles concernent des pays producteurs de matières premières, ne sont jamais suivies d’effets, et cela met en exergue l’étendue de l’ambiguïté occidentale sur la question,&nbsp;autrement dit de sa duplicité.</p>



<p>Il ne faut en effet pas occulter l’Histoire, celle qui avait vu les esclaves noirs des îles être exclus de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen lors de la Révolution Française de 1789, à l’instigation du club colonialiste de Messiac, ou bien la suppression de l’esclavage décrétée en 1794 et laissée à la discrétion des assemblées coloniales locales, être révoquée par Napoléon Bonaparte en 1802, toujours à l’instigation du même lobby colonial, et valoir à la France la défaite à Saint Domingue, l’indépendance de cette île, et la perte de la Louisiane et de la Floride.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’incapacité des musulmans à entrer dans le modernisme</h2>



<p>Certes il est communément admis qu’un Américain, pour peu qu’il ne soit pas un habitant de Harlem ou d’un quelconque ghetto ethnique, ait plus de chances d’obtenir justice dans son pays ou dans un quelconque autre pays occidental qu’un Tunisien, un Algérien ou un Marocain, au Maghreb.</p>



<p>Plus que cela, si les jeunes risquent leur vie aujourd’hui pour traverser la Méditerranée du sud vers le nord, c’est aussi au-delà des impératifs économiques parce qu’ils sont convaincus qu’ils obtiendront justice dans leurs terres d’asile plus facilement que dans leurs patries.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a6szJM9den"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/lorthodoxie-sunnite-les-fondements-de-lechec-de-la-revolution-du-jasmin/">L&rsquo;orthodoxie sunnite : Les fondements de l&rsquo;échec de la révolution du jasmin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;orthodoxie sunnite : Les fondements de l&rsquo;échec de la révolution du jasmin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/lorthodoxie-sunnite-les-fondements-de-lechec-de-la-revolution-du-jasmin/embed/#?secret=iOFJyuc3Uo#?secret=a6szJM9den" data-secret="a6szJM9den" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour conclure, tout ce qui assure la protection de la personne humaine et le respect de ses droits, ses biens,&nbsp;et sa dignité est un progrès indiscutable pour l’ensemble de l’humanité même si ces&nbsp;droits sont de plus en plus remis en question au nom des contraintes financières et des impératifs sécuritaires.</p>



<p>Néanmoins, dans un contexte international déterminé, l’imposition de normes économiques sociales émanant de pays&nbsp;plus puissants ne va pas forcément de soi,&nbsp;et pour beaucoup&nbsp;elle mine la résistance des pays les plus faibles qui bien souvent se résume dans la culture, dont le fondement en islam se situe dans le verbe divin.</p>



<p>Mais&nbsp;si le texte sacré ainsi qu’on l’apprend donne lieu dans son interprétation à des <em>«accommodements»</em> depuis 15 siècles, comment s’étonner que le droit profane ou les Constitutions peinent à apporter aux peuples musulmans ce pourquoi ils ont été introduits, l’équité et la justice?</p>



<p>S’il y a une incapacité atavique des musulmans à entrer dans le modernisme, ainsi qu’ils en sont régulièrement accusés par leurs&nbsp;adversaires, c’est peut-être à ce niveau là qu’il faut la rechercher.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘La deuxième Fâtiha&nbsp;: L’islam et la pensée des droits de l’homme’’, essai de Yadh Ben Achour, éd. Presses Universitaires de France, Paris,&nbsp;2011, 198 pages.</strong></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le FMI froissé par la procrastination de la Tunisie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/28/le-fmi-froisse-par-la-procrastination-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 05:45:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI est à Tunis pour 48 heures, avec une délégation réduite mais de haut niveau. Objectif&#160;: discuter avec le gouvernement, les syndicats et la Banque centrale les réformes requises pour un éventuel nouveau programme FMI-Tunisie.&#160;Les discussions sont entourées d’une opacité déconcertante. Et cela n’augure rien de rassurant, pour les opérateurs économiques qui n’aiment pas...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/FMI.jpg" alt="" class="wp-image-16938"/></figure></div>



<p><strong><em>Le FMI est à Tunis pour 48 heures, avec une délégation réduite mais de haut niveau. Objectif&nbsp;: discuter avec le gouvernement, les syndicats et la Banque centrale les réformes requises pour un éventuel nouveau programme FMI-Tunisie.&nbsp;Les discussions sont entourées d’une opacité déconcertante. Et cela n’augure rien de rassurant, pour les opérateurs économiques qui n’aiment pas l’asymétrie de l’information et encore tout indique que ces discussions sont froissées par la procrastination tunisienne face aux réformes promises.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D. *</p>



<span id="more-385409"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le FMI a, depuis 2016-2017, formulé ces réformes de concert avec des ministres et gouvernements issus de la coalition Ennhadha-Nidaa.</p>



<p>Après une période de froid, le FMI renoue avec les négociations avec la Tunisie, sachant que cet organisme n’aime pas la procrastination et souhaite que la Tunisie s’engage réellement sur la voie des réformes économiques.</p>



<p>Sachant d’avance que ces réformes vont être complexes et douloureuses, à plus d’un titre. Pour comprendre la nature de ces réformes, on a examiné toutes les lettres d’intentions signées par la Tunisie et envoyées au FMI, les cinq dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Promesses des réformes&nbsp;</h2>



<p>Une dizaine de réformes économiques, promises officiellement au FMI et jamais menées à terme entièrement, puisque mal conçues, mal calibrées et impossibles à implanter comme telles, dans le contexte d’instabilité gouvernementale.</p>



<p>Pour preuve, les 6 dernières lettres d’intention signées par la Tunisie (par trois chefs de gouvernements, 5 ministres des Finances et deux gouverneurs de la BCT) et adressées au FMI, n’ont pas eu d’autres objectifs que d’obtenir des financements (prêts à presque 2% d’intérêt) en contre-partie de promesses de réformes.</p>



<p>Des réformes plus faciles à dire qu’à faire. Des réformes économiques peu documentées en terme d’impacts ex ante. Des réformes totalement absentes des programmes électoraux des partis politiques au pouvoir.</p>



<p>Durant les cinq dernières années, le FMI a joué le jeu pour prêter, espérant que la Tunisie démocratique retrouve sa raison et que ses partis politiques se ressaisissent de façon digne, honnête pour entreprendre des réformes économiques devenues incontournables.</p>



<p>Plus concrètement, quelles sont ces promesses non tenues sur le terrain des réformes économiques?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réingénierie de l’État</h2>



<p><em><strong>1-Le gouvernement tunisien s’est engagé depuis 2017 à libérer au moins 25 000 fonctionnaires annuellement, sur 5 ans.&nbsp;</strong></em></p>



<p>Le tout pour réformer l’État et réduire le fardeau de la masse salariale sur les taxes et le Budget de l’État.</p>



<p>La Tunisie n’a rien livré à ce sujet, bien au contraire, plus de 80 000 postes de fonctionnaires ont été créés depuis 2018. Souvent par des emplois fictifs visant à absorber la grogne sociale et recruter les militants (sympathisants) des partis au pouvoir.</p>



<p>Et le FMI le sait pertinemment. Dans ses interactions avec le gouvernement, il ne cesse de questionner au sujet de la multiplication des fonctionnaires fantômes. On estime le nombre de ces&nbsp;<em>ghost workers in tunisian civil services </em>(selon la lettre d’intention signée par Marouane Abassi et Nizar Yaiche, en 2020), au sein de l’État et sociétés d’État à l’équivalent de 230 000 emplois équivalents temps plein. Un fonctionnaire sur quatre est aujourd’hui payé par les contribuables pour quasiment rien faire.</p>



<p><strong>2-&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien s’est engagé à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur 4 ayant quitté la fonction publique.</em></strong><em><strong>&nbsp;</strong></em></p>



<p>Une autre promesse mal calibrée et dont la faisabilité ne pouvait se faire sans leviers innovants et mesures compensatoires modulables et crédibles. Et à ce sujet, l’État tunisien n’a rien fait, ne disposant pas des compétences pour élaborer et évaluer ce type de package (<em>mix policy</em>) forcément complexe de par ses leviers et incitatifs.</p>



<p><strong>3-&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien s’est engagé à geler les augmentations salariales des fonctionnaires depuis 2017.</em></strong><em><strong>&nbsp;</strong></em></p>



<p>Depuis, la masse salariale des fonctionnaires a augmenté de plus de 12% par an, en moyenne depuis.</p>



<p>Le gouvernement tunisien s’est engagé à réduire la masse salariale pour la passer à 12% du PIB en 2020. Cette masse salariale est aujourd’hui de l’ordre de 18% du PIB, et sa trajectoire n’est pas prête à s’inverser. Les gouvernements successifs s’accrochent au pouvoir, et ne veulent rien faire pour réduire les gaspillages dans les salaires et émoluments des fonctionnaires de l’État (salaire, prime, avantages en nature, privilège, train de vie…). Les dépenses ostentatoires couvrent aussi un parc de presque 80 000 voitures de fonction (pour les fonctionnaires), alors que le pays ne dispose pas plus de 500 lits de réanimation dans l’ensemble de ses hôpitaux publics (desservant 12 millions d’humains).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moderniser les sociétés d’État !</h2>



<p><strong>4-<em>Le gouvernement tunisien s’est engagé aussi à mettre en place un programme de gestion axée sur la performance dans sociétés d’État</em></strong> (Tunisair, Steg, Stir, Office des Céréales, Régie du Tabac…).</p>



<p>Le gouvernement s’est engagé à communiquer ces contrats de performance et leur monitoring périodiquement au FMI. Mais, rien n’a été fait à ce sujet, et les résultats de ce programme n’ont pas été publiés de façon transparente. Certaines sociétés d’État cotées en bourses ne produisent même pas un rapport annuel accessible au public… et aux investisseurs.</p>



<p>Le&nbsp;<em>‘‘Livre blanc’’</em>&nbsp;au sujet des Sociétés d’État (publié en 2019) n’a servi à rien, faute d’investigation évaluative mesurant les performances. Pas pour rien, ces 200 sociétés d’État accumulent une dette publique avoisinant les 10 milliards de dinars, avec des déficits annuels grandissants, avec des gains de productivité négatifs… et avec une gestion calamiteuse dans ses résultats et connexions politiques.</p>



<p><strong>5-&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien s’est engagé (depuis 2017) à mettre en œuvre des mécanismes d’évaluation de l’efficacité des mesures fiscales</em>,</strong> avec le soutien d’experts américains financés par l’USAID, l’Union européenne, et de nombreux partenaires internationaux. Aucun rapport sérieux n’a été publié publiquement à ce sujet. Le PNUD et l’USAID n&rsquo;ont à l’évidence pas rendu compte à ce sujet de façon transparente et publique.</p>



<p><strong>6-&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien s’est engagé à faire progresser les investissements gouvernementaux (publics) d’au moins 1% du PIB par an, depuis 2017, pour le faire plafonner à 9% du PIB, en 2021</em>.</strong></p>



<p>Rien de cet engagement n’a été suivi d’actions sérieuses pour relancer l’investissement public-privé et les incitatifs liés.</p>



<p>La politique de relance appelée&nbsp;<em>Stop and go</em>&nbsp;a été dramatique pour la relance de l’investissement. Elle était discrétionnaire, mal conçue et mal-évaluée (ex ante). Le dernier rapport publié avec la griffe de la Banque mondiale indique que le problème du sous-financement de l’investissement public constitue désormais la principale entrave rencontrée par les entreprises privées (PME surtout). L’accès aux financements est aujourd’hui plus entravant que les problématiques de la corruption ou de l’instabilité des gouvernements.</p>



<p><strong>7-&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien s’est engagé à appuyer fortement les caisses de retraite et sécurité sociale</em>&nbsp;</strong>(CNRPS et CNSS) pour éviter le défaut de paiement, voire la faillite de ces institutions très déficitaires, y compris la CNAM.</p>



<p>Mais depuis lors, les services publics offerts par ces organismes ne sont plus ce qu’ils étaient. Et c’est la santé des citoyens qui est malmenée, et le pays a très mal vécu la pandémie de la Covid-19. Les hôpitaux publics se délabrent les uns après les autres, faute d’argent public.</p>



<p>Depuis deux ans, les députés, les ministres et les notables politiques du pays ont eu le droit de se faire soigner (eux et leurs familles élargies) aux frais des contribuables dans les hôpitaux militaires. Une discrimination qui ne dit pas son nom, et un sacrilège pour le concept de démocratie et d’égalité des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser la politique monétaire&nbsp;</h2>



<p><strong>8-&nbsp;<em>Devenue indépe</em></strong><em><strong>ndante du gouvernement depuis 2016, la BCT s’est engagée à contenir l’inflation avec des taux d’intérêt directeur élevés</strong></em> (4 fois ceux du Maroc ou de la Jordanie).</p>



<p>Avec 11% à 13% de taux d’intérêt procurés par les banques, la Tunisie a sacrifié l’investissement privé. La part de l’investissement dans le PIB est passée de 26% en 2010 et moins de 4% en 2020.</p>



<p>L’inflation n’a pas fléchi, malgré tous les efforts consentis et les dégâts liés à des taux d’intérêt très élévés.</p>



<p>Le cartel des banques tire profit de cette politique monétaire et engrange des bénéfices colossaux, alors que la croissance est proche de zéro. Un cartel qui oriente l’épargne pour prêter à l’État. Des banques qui s’enrichissent, sans prendre des risques, alors que le tissu industriel se disloque à vue d’œil, sous le regard bienveillant de la BCT.</p>



<p><strong>9-&nbsp;<em>Le gouvernement et la BCT ont promis un taux de change flexible, signifiant de facto la dévaluation continue du dinar.&nbsp;</em></strong></p>



<p>La promesse a été tenue : le dinar a déjà perdu plus 35% de sa valeur depuis mars 2016. Les consommateurs, les investisseurs paient les frais, perdant progressivement confiance dans le système bancaire et se réfugiant dans le système monétaire informel.</p>



<p>Plus aberrant encore, durant les 3 derniers mois, la BCT a imprimé plus de 3 milliards de dinars pour financer les déficits de l’État. Les banques ont prété d’énormes sommes au gouvernement, et ce pour payer les salaires.</p>



<p><strong>10-&nbsp;<em>Le gouvernement s’est engagé, et depuis 2017, à gérer avec transparence et sur la base de données ouvertes.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Le gouvernement Chahed s’est commis en transférant sur une base mensuelle 30 indicateurs macro-économiques aux instances du FMI. L’INS, le ministère des Finances, le ministère de l’Énergie, la BCT… sont concernés par cette réédition de compte systématique des indicateurs aux instances du FMI.</p>



<p>Certains indicateurs sensibles sont communiqués au FMI de façon très régulière. Et cette information stratégique est accessible aux agences de notation, aux bailleurs de fonds, … bien avant les institutions tunisiennes, les citoyens et même les médias locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les éléments nouveaux&nbsp;</h2>



<p>Le nouveau gouvernement présidée par Mme Bouden a des chances de réussir où ses prédécesseurs ont échoué.</p>



<p>Depuis son investiture, le gouvernement Bouden travaille d’arrache-pied pour restaurer la confiance des partenaires internationaux de la Tunisie.</p>



<p>Plusieurs contacts fructueux ont été faits avec plusieurs pays arabes capables de venir en aide: Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Algérie, Koweït, Égypte et Libye!</p>



<p>Des promesses d’aides et d’appui ont été manifestées par les Etats-Unis, par la France, l’Allemagne, notamment.</p>



<p>Mais, tous ces partenaires insistent que des réformes économiques doivent être menées, dans les plus brefs délais, ajoutant que rien ne peut se faire sans un accord avec le FMI et un plan de réformes assortis d’objectifs à atteindre et un calendrier précis, pour échelonner les aides aux nouveaux d’implantations des réformes convenues.</p>



<p>La Tunisie est capable de se retrousser les manches pour réformer son économie et son imposant appareil administratif.</p>



<p>Le gouvernement Bouden doit communiquer, mobiliser et convaincre au sujet du caractère incontournable des réformes à engager, et qui attendent depuis 2013, depuis les premiers contacts avec le FMI durant l’ère post 2011.</p>



<p>L’équipe de négociation avec le FMI doit être appuyée par des études économétriques approfondies, et faisant appel à des compétences reconnues et crédibles.</p>



<p>Mais en attendant, il faut produire, avec l’appui du FMI et de la Banque mondiale une évaluation décennale et reddition de compte complète, objective et détaillée. Une telle évaluation aiderait à identifier les erreurs et les impacts des politiques publiques de la décennie qui a endetté le pays et a ruiné les espoirs des jeunes générations dans les partis politiques et élites ayant gouverné les pays (10 gouvernements et plus de 470 ministres).</p>



<p>Vivement un portrait sommatif qui explique le pourquoi et le comment… qui ont poussé la Tunisie à ne pas honorer ses promesses de réformes économiques, et quelles ont été les conséquences de ces défaillances sur la crédibilité de la Révolte du Jasmin sur la scène internationale.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie compte des compétences mondialement reconnues, et surtout des compétences honnêtes et capables d’élaborer ce bilan sommatif qui peut crever l’abcès de la mal-gouvernance et tirer les leçons de ces échecs à répétition. Et surtout pour se réformer… et faire mieux!</p>



<p>Le temps presse, et parions que cette fois-ci sera la bonne! …</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<p>Articles du même auteur dans Kapitalis : </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DgZIARmoGl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/tunisie-crise-economique-et-crise-des-economistes/">Tunisie: crise économique et crise des économistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: crise économique et crise des économistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/tunisie-crise-economique-et-crise-des-economistes/embed/#?secret=nd8RKuRz6s#?secret=DgZIARmoGl" data-secret="DgZIARmoGl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EzsZSDHPGW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/27/tunisie-le-fmi-en-pompier-pyromane/">Tunisie: le FMI en pompier pyromane ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: le FMI en pompier pyromane ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/27/tunisie-le-fmi-en-pompier-pyromane/embed/#?secret=JFXSmR9eTF#?secret=EzsZSDHPGW" data-secret="EzsZSDHPGW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8UVSgWeXPd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/tunisie-fmi-risque-moral-et-dette-insoutenable/">Tunisie-FMI : risque moral et dette insoutenable !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : risque moral et dette insoutenable ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/tunisie-fmi-risque-moral-et-dette-insoutenable/embed/#?secret=NEzM7msKc7#?secret=8UVSgWeXPd" data-secret="8UVSgWeXPd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/28/le-fmi-froisse-par-la-procrastination-de-la-tunisie/">Le FMI froissé par la procrastination de la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les dessous dégoûtants du limogeage du magistrat Imed Boukhris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 11:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Ben Taleb]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Boukhris]]></category>
		<category><![CDATA[INLUCC]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahya]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Dhahbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par sa brutalité, le limogeage surprise du magistrat Imed Boukhris, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), dix mois à peine après sa nomination, prouve s’il en est encore besoin, que le chef du gouvernement Hichem Mechichi, dans sa fuite en avant dans la défense des intérêts de ses «employeurs», n’hésite désormais...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/IMed-Boukhris.jpg" alt="" class="wp-image-351752"/></figure></div>



<p><strong><em>Par sa brutalité, le limogeage surprise du magistrat Imed Boukhris, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), dix mois à peine après sa nomination, prouve s’il en est encore besoin, que le chef du gouvernement Hichem Mechichi, dans sa fuite en avant dans la défense des intérêts de ses «employeurs», n’hésite désormais devant aucune énormité. Décryptage…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-351751"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Le fait que le <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/07/limoge-par-mechichi-de-la-presidence-de-linlucc-boukhris-recu-par-le-president-saied/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">président de la république, Kaïs Saïed, ait reçu le magistrat réputé pour son sérieux</a> et son intégrité, hier soir, lundi 7 juin 2021, au palais de Carthage, quelques heures seulement après l’annonce de son limogeage, prouve que cette décision est éminemment politique et qu’elle vise à arrêter les investigations en cours au sujet de certains piliers du système politico-économique en place en Tunisie depuis 2011, enterrer ensuite les dossiers constitués entre-temps, dont certains concernent des ministres récemment nommés par M. Mechichi, et empêcher que ces dossiers atterrissent sur les bureaux des juges d’instruction du Pôle judiciaire et financier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les éternels gagnants et les toujours perdants</h3>



<p>Quand on parle de <em>«système politico-économique en place en Tunisie depuis 2011»</em>, on désigne, bien entendu, le parti islamiste Ennahdha, qui domine ce système et le manipule, ses alliés directs (avoués), Qalb Tounes et Al-Karama, et ses alliés indirects (inavoués) au sein de la famille dite libérale progressiste (Nidaa, Tahya, Afek, etc.), dont beaucoup de membres défendent les intérêts des lobbys économiques ayant mis à sac le pays, le réduisant aujourd’hui au statut d’Etat quasi failli.</p>



<p>Le communiqué officiel publié par la présidence de la république à l’issue de la rencontre Saïed-Boukhris est on ne peut plus clair à ce sujet, en précisant que l’ex-président de l’Inlucc a fait part au chef de l’État des difficultés qu’il a rencontrées dans l’exercice de sa mission et des motifs réels qui ont conduit à son limogeage, laissant ainsi entendre que les enquêtes diligentées par le magistrat étaient entravées par le chef du gouvernement.</p>



<p>Par ailleurs, la personnalité du magistrat choisi pour prendre la tête de l’Inlucc, Imed Ben Taleb, et ce qui se colporte à son sujet depuis hier soir sur les réseaux sociaux, renforce les doutes entourant cette manœuvre dont le principal but semble être de prendre définitivement le contrôle de l’Inlucc et de la transformer en une simple officine au service du gouvernement. C’est-à-dire que M. Mechichi et ses «employeurs» voudraient faire de cette instance, selon les besoins, une blanchisseuse pour tous les corrompus du sérail ou une chambre d’accusation dirigée contre des adversaires politiques.</p>



<p>Par ailleurs, le fait qu’<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/08/imed-ben-taleb-nouveau-president-de-linlucc-un-choix-douteux-selon-i-watch/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Imed Ben Taleb</a> soit le beau-frère de Walid Dhahbi, ministre de l’Intérieur proposé et actuel secrétaire du gouvernement, comme l’a rappelé, hier soir, l’organisation I Watch, dans un communiqué, confirme cette volonté du gouvernement de prendre le contrôle de l’instance et de la mettre au service de… toute la bande.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Etat profond se recycle mais ne meurt jamais</h3>



<p>Cette dernière péripétie s’ajoute à toutes celles qui, depuis la nomination de M. Mechichi, et même avant, alimentent la crise politique dans le pays. À y regarder de plus près, cette crise oppose, de plus en plus clairement, un système pourri et qui cherche par tous les moyens de préserver les intérêts de ses membres, de leur éviter les poursuites judiciaires et de leur permettre de continuer à piller le pays en toute tranquillité, en soudoyant partis politiques, les hauts responsables de l’Etat, les magistrats et autres médias.</p>



<p>À l’opposé, on trouve, à défaut d’une véritable force de changement, des électrons libres, des hommes et des femmes patriotes et intègres, qui croient sincèrement qu’il n’y aura ni démocratie, ni justice, ni prospérité économique si on n’arrive pas à extirper du pays l’hydre de la corruption.</p>



<p>Dans cette configuration politique, où il n’y a ni gauche ni droite, ni conservateur ni progressiste («tous les mêmes» dirait le petit peuple), le président de la république Kaïs Saïed incarne cette seconde Tunisie : frustrée, révoltée et impuissante, et le chef du gouvernement Hichem Mechichi, la première, cette Tunisie immuable, où tout bouge pour que rien ne change, un pays pris en otage par des lobbys d’intérêts, toujours les mêmes depuis Hannibal ou peut-être bien avant, malgré la succession des dynasties, des régimes et des hommes qui les incarnent.</p>



<p>Enarque, ayant fait toute sa carrière dans l’administration publique, un parfait rond de cuir en somme, ennuyeux, plat et gris, Hichem Mechichi est la personnalisation même de cet Etat profond, qui de Bourguiba, à Ben Ali, puis à Ghannouchi, c’est-à-dire du PSD, au RCD, puis à Ennahdha, a toujours su se rendre indispensable et, malgré les émeutes, les révoltes et les révolutions, s’est maintenu au centre du jeu, distribuant les pouvoirs et les privilèges, et se payant au passage sur la bête, et la bête, vous l’avez compris, c’est moi, toi et nous tous, les contribuables, toujours exploités et martyrisés.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="03q4NrIWf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/03/ces-tunisiens-qui-font-leur-propre-malheur/">Ces Tunisiens qui font leur propre malheur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ces Tunisiens qui font leur propre malheur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/03/ces-tunisiens-qui-font-leur-propre-malheur/embed/#?secret=QBwujclPFY#?secret=03q4NrIWf7" data-secret="03q4NrIWf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5vZwyMjcjV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/30/maher-madhioub-salaud-ou-heros/">Maher Madhioub, salaud ou héros ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maher Madhioub, salaud ou héros ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/30/maher-madhioub-salaud-ou-heros/embed/#?secret=Y0XZTiWbFu#?secret=5vZwyMjcjV" data-secret="5vZwyMjcjV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TcmPyD4yxK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/20/kais-saied-un-president-au-dessus-de-la-melee/">Kaïs Saïed, un président au-dessus de la mêlée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed, un président au-dessus de la mêlée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/20/kais-saied-un-president-au-dessus-de-la-melee/embed/#?secret=CoS2SdxwGT#?secret=TcmPyD4yxK" data-secret="TcmPyD4yxK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/08/les-dessous-degoutants-du-limogeage-du-magistrat-imed-boukhris/">Les dessous dégoûtants du limogeage du magistrat Imed Boukhris</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Souassi : 14 conseillers municipaux solidaires avec le maire, accusé de viol par leur collègue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 00:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accusation viol]]></category>
		<category><![CDATA[conseillers municipaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdia]]></category>
		<category><![CDATA[Maher Ennouri]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[Souassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatorze conseillers municipaux de Souassi (Mahdia) ont exprimé leur solidarité avec le maire, Maher Ennouri, accusé de viol par une collègue, estimant qu&#8217;il est «victime de machination et que cette affaire vise à porter atteinte à son honneur et à sa dignité». «Nous dénonçons fortement cette campagne de dénigrement et de harcèlement menée contre le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/20/souassi-14-conseillers-municipaux-solidaires-avec-le-maire-accuse-de-viol-par-leur-collegue/">Souassi : 14 conseillers municipaux solidaires avec le maire, accusé de viol par leur collègue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Souassi-mairie.jpg" alt="" class="wp-image-304332"/></figure>



<p><strong><em>Quatorze conseillers municipaux de Souassi (Mahdia) ont exprimé leur solidarité avec le maire, Maher Ennouri, accusé de viol par une collègue, estimant qu&rsquo;il est «victime de machination et que cette affaire vise à porter atteinte à son honneur et à sa dignité<strong><em>»</em></strong>.</em></strong></p>



<span id="more-304328"></span>



<p>«<em>Nous dénonçons fortement cette campagne de dénigrement et de harcèlement menée contre le président du conseil municipal M. Ennouri, et  qui vise à le souiller, à porter atteinte à son honneur et à sa dignité. Nous nous réservons le droit de saisir la justice contre les auteurs de cette campagne»</em>, lit-on dans une pétition signée par les 14 conseillers municipaux.</p>



<p>Rappelons que le ministère public a autorisé l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête, suite à une plainte pour viol déposée, la semaine dernière, contre le maire, par une conseillère municipale.</p>



<p>L&rsquo;affaire remonte à 2018, mais la plaignante affirme que le maire est revenu à la charge et a menacé de publier des messages personnels la concernant, ce qui l&rsquo;a poussée à saisir la justice, a-t-elle dit.</p>



<p>De son côté, le maire a nié les faits, mercredi, dans une déclaration aux médias, en indiquant qu&rsquo;en 2018, il ne connaissait même pas tous les conseillers municipaux, et en affirmant qu&rsquo;entre lui et la conseillère en question, il n&rsquo;y avait rien à part une rivalité politique, lui étant issu d&rsquo;Ennahdha et elle de Nidaa, selon ses dires.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6WBYy86bps"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/16/mahdia-un-maire-accuse-de-viol-par-une-conseillere-municipale/">Mahdia : Un maire accusé de viol par une conseillère municipale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mahdia : Un maire accusé de viol par une conseillère municipale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/16/mahdia-un-maire-accuse-de-viol-par-une-conseillere-municipale/embed/#?secret=kYguqOZs8u#?secret=6WBYy86bps" data-secret="6WBYy86bps" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Vers une bipolarité politique Ennahdha &#8211; Parti destourien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/24/tunisie-vers-une-bipolarite-politique-ennahdha-parti-destourien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2020 09:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Badil]]></category>
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		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahya Tounes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la perte de légitimité de la plupart des partis, qui ont oublié leurs promesses électorales et tourné le dos à leurs électeurs, la Tunisie s’achemine cahin-caha vers une nouvelle bipolarité politique mettant face-à-face, d’un côté, Ennahdha, renforcé par ses satellites, et le Parti destourien libre (PDL), entre-temps renforcé par les déçus des autres partis...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/24/tunisie-vers-une-bipolarite-politique-ennahdha-parti-destourien/">Tunisie : Vers une bipolarité politique Ennahdha &#8211; Parti destourien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Rached-Ghannouchi-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-300461"/></figure>



<p><strong><em>Avec la perte de légitimité de la plupart des partis, qui ont oublié leurs promesses électorales et tourné le dos à leurs électeurs, la Tunisie s’achemine cahin-caha vers une nouvelle bipolarité politique mettant face-à-face, d’un côté, Ennahdha, renforcé par ses satellites, et le Parti destourien libre (PDL), entre-temps renforcé par les déçus des autres partis libéraux et centristes. Le scénario des élections de 2024 commence à prendre forme. </em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-300460"></span>



<p>Rached Ghannouchi, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ne sera finalement pas auditionné par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur ses contacts secrets avec des dirigeants de pays étrangers, outrepassant ainsi ses prérogatives constitutionnelles et engageant la Tunisie dans des conflits extérieurs.</p>



<p>La demande d’audition du chef islamiste tunisien avait été déposée par le bloc du Parti destourien libre (PDL) auprès du bureau de l’Assemblée, mais celui-ci, à la solde de M. Ghannouchi et de ses<em> «Frères musulmans»</em>, a cru devoir rejeter cette demande, en alléguant que cela est contraire au règlement intérieur de l’Assemblée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les partis du décor au service d’Ennahdha et de Ghannouchi</h3>



<p>C’est ce qu’a précisé le député Nabil Hajji (Attayar), membre dudit bureau, en ajoutant qu’une séance plénière a certes été programmée, mais elle sera consacrée à la diplomatie parlementaire en relation avec le dossier du conflit libyen (sic !).</p>



<p>En d’autres termes, les représentants des <em>«partis du décor»</em>, en passe de devenir tous des comparses d’Ennahdha dévoués à son service, ont accepté, de gaieté de cœur, d’organiser une séance plénière non pas pour auditionner M. Ghannouchi, lui rappeler les limites de son rôle et le remettre à sa place, mais plutôt pour justifier l’activisme politique de ce dernier au service des Frères musulmans et de ses maîtres, alliés et bailleurs de fonds, la Turquie et le Qatar.</p>



<p>On ne savait pas que M. Ghannouchi est une <em>«vache sacrée»</em>, au-dessus de la critique et non tenu de rendre des comptes de ses actes, y compris ses graves atteintes à la Constitution et ses dépassements de toutes sortes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sous la botte d’un octogénaire louche et perfide</h3>



<p>Voilà où en est la Tunisie aujourd’hui : un pays sous la botte des islamistes et dont les partis politiques, à la notable exception du PDL et de sa présidente Abir Moussi, ne sont plus aujourd’hui que des satellites d’Ennahdha, sous couvert de consensus empoisonné, laissant un octogénaire louche et perfide engager la Tunisie dans des conflits extérieurs, ici la Libye en l’occurrence, ce que notre pays s’est toujours gardé de faire, observant une neutralité exemplaire, n’intervenant que pour aider à rapprocher les positions et encourager le dialogue entre les belligérants.</p>



<p>Non vraiment, ces partis tombés de la dernière pluie (Tahya Tounes, Attayar, Echaab, Qalb Tounes et autres Nidaa et Al-Badil) ne sont pas conscients qu’en agissant ainsi, ils perdent toute crédibilité au regard de leurs électeurs, et ouvrent, à leur corps défendant, une autoroute devant Ennahdha, d’abord, et le PDL, ensuite, pour une nouvelle bipolarité politique qui est en train de se mettre en place en perspective des élections de 2024. </p>



<p>Parions qu’ils se rendront compte de la stupidité de leur démarche lorsque leurs membres les abandonneront bientôt pour prendre la bonne locomotive.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/24/tunisie-vers-une-bipolarite-politique-ennahdha-parti-destourien/">Tunisie : Vers une bipolarité politique Ennahdha &#8211; Parti destourien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : le consensus, bénédiction ou malédiction ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 14:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal Mouffe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’économie tunisienne chute dramatiquement, le parti Ennahdha multiplie les tergiversations et insiste pour reconstruire le même type de consensus, qu’il a appliqué entre 2012 et 2014, puis entre 2015 et 2019, pour se faufiler petitement dans les rangs du pouvoir, avec les résultats catastrophiques que l’on sait. Par Moktar Lamari, Ph.D «Non, pas...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Rached-Ghannouchi-Consensus.jpg" alt="" class="wp-image-279415"/><figcaption><em>Le consensus ou l&rsquo;éternel retour du même&#8230; </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Alors que l’économie tunisienne chute dramatiquement, le parti Ennahdha multiplie les tergiversations et insiste pour reconstruire le même type de consensus, qu’il a appliqué entre 2012 et 2014, puis entre 2015 et 2019, pour se faufiler petitement dans les rangs du pouvoir, avec les résultats catastrophiques que l’on sait.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D</p>



<span id="more-279396"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> <em>«Non, pas besoin d’opposition forte ni de dissidences au sein du Parlement que je préside»; «Oui, on doit gouverner tous ensemble dans le cadre d’un ‘‘consensus’’ national avec tous les partis représentés au parlement dans l’intérêt de chacun…». </em>Voilà, en langage morse, le message qu’adresse le Cheikh Rached Ghannouchi (79 ans) au chef de gouvernement désigné Elyes Fakhfakh (48 ans).</p>



<p> Le Cheikh Ghannouchi ne mâche pas ses mots! Il prêche <em>mordicus</em> pour un consensualisme fourre-tout et tous azimuts, avec toutes les illusions liées. Un discours consensualiste assorti d’un <em>modus operandi</em> déjà rodé, qui ne fait que fragiliser davantage l’avenir de la jeune démocratie tunisienne; seule démocratie en terre d’islam. </p>



<p> L’approche consensualiste développée par le leader religieux est moralisatrice plutôt que politique, normative plutôt que positive et illusoire plutôt que réaliste ! </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La malédiction du consensus </h3>



<p> Comment décoder le<em> «consensualisme»</em> plaidé par le cheikh Ghannouchi ? Quels sont les déboires d’un consensus perverti qui veut occulter les clivages politiques (pouvoir-opposition, gauche-droite, modernistes-conservateurs…), qui brouille la représentativité démocratique et qui gèle la saine compétitivité entre les partis politiques en démocratie?</p>



<p> Alors que l’économie chute dramatiquement, avec notamment une perte de 18% du PIB en $US nominal, entre 2010 et 2019, avec l’explosion de la dette publique et avec la paupérisation galopante, le parti Ennahdha multiplie les tergiversations et insiste pour reconstruire le même type de consensus, qu’il a appliqué entre 2012 et 2014, alors qu’il avait la majorité et plein pouvoir, ou encore entre 2015 et 2019, en renonçant à son leadership de l’opposition, préférant faire patte blanche pour se faufiler petitement dans les rangs du pouvoir, toujours par le truchement du <em>«consensus»</em>, au grand regret des démocrates en Tunisie. </p>



<p> De toute évidence, le consensus au sens <em>«nahdhaoui»</em> fait table rase des valeurs démocratiques et programmes politiques défendus par les partis lors de leurs campagnes électorales. Ce type de consensus ne s’élabore pas sur la base de programmes et d’objectifs quantifiables à atteindre, avec des leviers d’une gouvernance optimisée par le jeu de la compétition entre partis au pouvoir et partis de l’opposition. Mais, il se base sur une <em>«gestuelle» </em>électoraliste et tourne à vide pour bloquer systématiquement les réformes structurelles, pour gouverner avec un fatalisme céleste basé sur toujours plus d’<em>inchallahs</em> que sur des prévisions et des instruments affûtés pour augmenter le pouvoir d’achat et créer la prospérité, tant souhaitée par la Tunisie post-2011. </p>



<p> Pour de nombreux observateurs internationaux, faire perdurer ce type de consensualisme, factice et dévoyé, pour une autre mandature (2020-2024), risque de porter le coup de grâce à une économie déjà genoux et à une transition institutionnelle qui bat de l’aile.</p>



<p> Et cela ne semble pas sourciller, outre mesure, Ghannouchi et ses <em>«apôtres».</em> Pire encore, le Cheikh surfe sur les dissonances cognitives de son discours consensualiste, en alternant à gré ses deux casquettes; d’un côté celle du fondateur et président du parti religieux Ennahdha depuis quatre décennies; et de l’autre celle du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), où il trône avec tous les pouvoirs législatifs, depuis quatre mois. </p>



<p> En alternant les casquettes, Cheikh Ghannouchi joue à l’<em>«illusionniste»</em> qui veut cacher son double conflit d’intérêts : le premier consiste à présider en paix le pouvoir législatif (sans opposition pour quatre ans) et le second vise à resserrer son emprise sur son parti, et surtout étouffer dans l’œuf toutes les velléités de dissension et risques d’implosion potentiels qui menacent son parti et son leadership personnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">  Un consensualisme contreproductif</h3>



<p> L’historique de la gouvernance de la transition démocratique en Tunisie est là pour témoigner de l’inefficacité des consensus et «feuilles de route» liées. Quasiment neuf gouvernements ont géré le pays depuis 2011, avec plus de 300 ministres, dont plus de 60% ont été choisis et imposés par Ghannouchi, toujours sous le diktat d’un consensus dévoyé et autiste face aux résultats économiques.</p>



<p> Les impacts économiques du consensualisme prôné par le parti Ennahdha, et par Ghannouchi particulièrement, n’ont pas fait l’objet d’études économiques sérieuses en Tunisie. À l’évidence, les Instituts gouvernementaux (INS, ITCEQ, Conseil d’analyse économique) et les centres de recherche universitaires en Tunisie n’ont pas cru bon d’aborder la causalité liant la gouvernance dite<em> «consensuelle»</em> de la Tunisie post-2011, et ses méfaits sur les réformes institutionnelles et économiques attendues. Un sujet trop sensible qui fait peur aux analystes de la place!</p>



<p> Le graphique suivant indique sans l’ombre d’un doute, que la gouvernance dite consensuelle à l’ère du post-2011 a co-généré des résultats économiques plus catastrophiques que ceux obtenus sous le joug d’une gouvernance dictatoriale, mais axée sur les résultats et motivée par la création de la richesse… détournée en partie! </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Croissance-PIB-2011-2019.jpg" alt="" class="wp-image-279411"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Un consensus insidieux, voire même incestueux</h3>



<p>Ennahdha cultive une idée insidieuse et parfois incestueuse du consensus politique. Insidieuse, comme c’était le cas avec le parti Nidaa, entre 2015 et 2019 ou aujourd’hui avec le parti Qalb Tounes, arrivé second en nombre de sièges et appelé à assumer son rôle dans l’opposition. Ennahdha et chacun de ces deux partis ont été longtemps considérés plus que des adversaires, mais des ennemis politiques, avant de se jeter dans les bras dans un élan de consensualisme qui défie l’entendement. Incestueuse, puisque le parti Ennahdha multiplie ses <em>«rejetons»</em> et satellites, à l’image du parti Al-Karama, un parti de fidèles prêts à tout pour ameuter les troupes les plus radicales, et servir de ballon d’essai dans toutes les manœuvres politiques délicates et dangereuses pour l’image internationale du parti Ennahdha.</p>



<p> Le lien entre ce type de consensualisme politique et la dégradation des indicateurs économiques n’ont pas échappé à des Instituts de recherche européens, canadiens et américains. Plusieurs articles et mémoires circulent en catimini entre les experts économistes du FMI, de la Banque mondiale… et autres think tank! Tous incriminent le dévoiement du principe du consensus et déplorent ses pervers économiques désastreux (<em>false-consensus bias</em>).</p>



<p> Le plus récent rapport est co-signé par deux chercheurs reconnus d’un Centre de recherche américain, situé à Washington (Brookings Institution). Ceux-ci ont traité franco du côté obscur (et obscurantiste) des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/transition-democratique-en-tunisie-victime-du-consensus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="consensus politiques initiés en Tunisie (s’ouvre dans un nouvel onglet)">consensus politiques initiés en Tunisie</a>. Leur rapport conclut que la démocratie tunisienne souffre d’une overdose de<em> «consensus»</em>. Une telle overdose de faux consensus aurait, selon ces auteurs, contribué à ébranler la confiance du citoyen envers ces partis et ces députés qui se promènent de consensus en consensus, de parti à parti, prêts à tout pour s’agripper au pouvoir, siphonnant au passage toutes sortes de rentes et dividendes défrayés à même les taxes des contribuables. </p>



<p> Dans ce rapport international et très récent, le parti Ennahdha est pointé du doigt pour son addiction à un consensualisme normatif et «girouette», fondé notamment sur l’évitement et la fuite en avant dès qu’il est question de faire des bilans et/ou de définir les responsabilités face à la déroute économique du pays.</p>



<p> Étonnamment, le rapport nous apprend que c’est avec l’overdose de faux consensus et dans la multiplication des configurations dites consensuelles entre les partis au pouvoir qu’on peut expliquer le succès électoral fulgurant d’outsiders venant de l’extérieur de l’establishment politique, à l’image de Nabil Karoui et de son parti, ou encore le président Kaïs Saïed, un illustre inconnu pour les partis politiques, et qui a osé se présenter et remporter les présidentielles sans programme électoral, sans parti, sans équipe et même sans valeurs politiques bien campées. </p>



<p> Les démonstrations menées dans le même rapport portent à croire qu’au nom d’une certaine vision biaisée du consensus, les gouvernements tunisiens successifs ont évité les controverses, gommé les discordes et remis toujours à plus tard les dossiers qui fâchent: lutte contre le déficit public, restructuration des sociétés d’État, dégraissement de l’État, lutte à la corruption, création de la cour constitutionnelle, etc. Le rapport indique sans détour que les consensus prônés ont fait que le gouvernement ressemble à un fourre-tout, sans cohésion, sans véritable opposition ni débats réels, sans challenges ni défis à relever.</p>



<p> Le rapport conclut que <em>«Finally, the Tunisian case suggests that the very presence of consensus politics long into a transition may not be a sign of democratic success, but rather an indication of a deeper weakness in the transition»</em> (traduction : l’analyse du cas tunisien porte à croire que l’omniprésence des consensus politiques durant la transition démocratique n’est pas un signe de succès, mais un symptôme de faiblesses profondes dans le processus de transition démocratique).</p>



<p> Plusieurs autres analystes notent qu’entre 2015 et 2019, le parti islamiste aurait causé un grand tort au jeu démocratique en désertant ses positions sur le front de  l’opposition, préférant se rendre avec armes et bagages au parti Nidaa, sacrifiant au passage ses promesses électorales et beaucoup de sa crédibilité politique. </p>



<p> Le consensus politique prôné par les politistes du parti islamique ne serait, au bout du compte, qu’un paratonnerre pour se protéger contre les soupçons qui pèsent encore et encore sur le parti : envoi des jeunes Tunisiens pour des actions terroristes en Syrie, assassinats politiques, implication dans les réseaux de blanchiment d’argents, alliance avec des réseaux de fondamentalistes. Ce consensus de façade et à géométrie variable permet en même temps de mener un travail de sape continu pour implanter des dogmes religieux, peu importe ce qui arrive à l’économie et aux couches déshéritées, qui prennent souvent et malheureusement le discours nahdhaoui pour<em> «argent comptant»</em>!</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’illusion du consensus et pervers politiques</h3>



<p> Chantal Mouffe, une politologue universitaire belge mondialement connue a exploré, dans son livre <em>‘‘L’illusion du consensus’’</em>, traduit de l’anglais et paru en 2016 (Edition Albin Michel), a expliqué les pervers de l’illusion du consensus sur les sociétés démocratiques. Ses travaux empiriques nous permettent de mieux comprendre le consensualisme prôné en Tunisie post-2011. Dans le contexte tunisien, les pervers du consensus ayant marqué la transition démocratique peuvent être résumés en cinq points majeurs.</p>



<p> 1- <strong><em>Un consensualisme fourre-tout</em></strong> ne peut que favoriser le statu quo économique en bloquant systématiquement les réformes structurelles. La recherche du dénominateur commun entre les parties prenantes impliquées finit par bloquer les principales réformes attendues, les reportant sine die.</p>



<p> 2- <em><strong>L’illusion du consensus </strong></em>et les collusions liées finissent par trahir la volonté des électeurs en mixant indistinctement des préférences électorales fondamentalement incompatibles. On assiste ainsi à une profanation morale de la déontologie politique et des valeurs de l’intégrité, qui ne semblent pas caractériser plusieurs dizaines d’élus et de chefs de partis en Tunisie.  Les procès, les propos insultants et les condamnations de plusieurs élus constituent des preuves probantes de ce déficit de probité et de rectitude. </p>



<p> 3- <strong><em>L’abus de consensualisme</em></strong> brise la compétitivité entre les partis et la concurrence qui doit les pousser à innover dans leurs choix de politiques publiques, pour faire toujours plus (et mieux) avec moins (en ressources publiques). C’est cette carence en saine compétition entre les partis qui a fait que l’économie de la Tunisie post-2011 sombre chaque jour un peu plus dans le marasme et dans l’endettement.</p>



<p> 4- <strong><em>Le consensualisme au rabais </em></strong>réduit à la baise l’imputabilité et empêche le vote-sanction de fonctionner correctement pour favoriser l’alternance au pouvoir (et de l’opposition). Les partis impliqués dans ce consensualisme perverti se débinent plus facilement et se permettent de ne pas honorer leurs promesses électorales sans risquer d’être tenus pour responsables de la déroute économique ou de la mal-gouvernance. Un tel consensualisme finit par vider les travaux parlementaires de leur substance, et permet d’expliquer l’absentéisme effarant qui caractérise les élus politiques de l’ARP.</p>



<p> 5- Selon Chantal Mouffe (2016), <strong><em>l’illusion du consensus</em></strong> peut aussi finir par ouvrir grand les portes à la morale religieuse pour chasser les principes fondamentaux de la démocratie et de ses mécanismes de fonctionnement : citoyenneté, égalité, imputabilité, performance, etc. La morale religieuse prône la normativité, plutôt que le positivisme pragmatique et matérialiste de la vie démocratique. Un consensus fondé principalement sur la morale peut réduire drastiquement l’adversité des propositions et l’altérité des politiques, favorisant la pensée unique, avec tout le fatalisme et la suprématie des textes sacrés qui vont avec. </p>



<p><em>* Universitaire au Canada</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eTxeCCAQWn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/transition-democratique-en-tunisie-victime-du-consensus/">Transition démocratique en Tunisie victime du consensus</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Transition démocratique en Tunisie victime du consensus » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/transition-democratique-en-tunisie-victime-du-consensus/embed/#?secret=ozG88A8GMP#?secret=eTxeCCAQWn" data-secret="eTxeCCAQWn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="17WQoimMDV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/17/tunisie-le-prochain-gouvernement-risque-detre-pousse-a-la-demission-avant-la-fin-de-la-legislature/">Tunisie : Le prochain gouvernement risque d’être poussé à la démission avant la fin de la législature</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le prochain gouvernement risque d’être poussé à la démission avant la fin de la législature » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/17/tunisie-le-prochain-gouvernement-risque-detre-pousse-a-la-demission-avant-la-fin-de-la-legislature/embed/#?secret=OIJcNtAYcO#?secret=17WQoimMDV" data-secret="17WQoimMDV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>«La réforme nationale», nouveau bloc parlementaire regroupant 15 députés dont Olfa Tarres et Hassouna Nasfi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/05/la-reforme-nationale-nouveau-bloc-parlementaire-regroupant-15-deputes-dont-olfa-tarres-et-hassouna-nasfi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 16:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[Hassouna NAsfi]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[Olfa Terras]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Fetiti]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hassouna Nasfi, élu sous la bannière Machrou Tounes dans la circonscription de Gabès, a annoncé aujourd&#8217;hui, mardi 5 novembre 2019, la naissance d&#8217;un nouveau bloc parlementaire appelé «La réforme nationale», qu&#8217;il présidera à la prochaine Assemblée des représentants du peuple (ARP). Dans une déclaration à l&#8217;agence Tap, Hassouna Nasfi a précisé que ce bloc sera...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/ARP-bloc-réforme-nationale.jpg" alt="" class="wp-image-253084"/></figure>



<p><strong><em>Hassouna Nasfi, élu sous la bannière Machrou Tounes dans la circonscription de Gabès, a annoncé aujourd&rsquo;hui, mardi 5 novembre 2019, la naissance d&rsquo;un nouveau bloc parlementaire appelé «La réforme nationale», qu&rsquo;il présidera à la prochaine Assemblée des représentants du peuple (ARP).</em></strong></p>



<span id="more-253077"></span>



<p>Dans une déclaration à l&rsquo;agence Tap, Hassouna Nasfi a précisé que ce bloc sera composé de députés indépendants à l&rsquo;instar d&rsquo;Olfa Tarres, tête de liste du mouvement <em>« 3ich Tounsi »</em>, et d&rsquo;autres élus issus de différents partis : Machrou Tounes (4), Nidaa Tounes (3), Al-Badil (3) et Afek Tounes (2).</p>



<p>Tarek Fetiti, élu en 2014 sur une liste Union patriotique libre (UPL) et qui a rejoint Nidaa Tounes en octobre 2018, avant d&rsquo;en démissionner en janvier 2019, sera le porte-parole de ce nouveau bloc.</p>



<p>Il reste à espérer pour tout ce beau monde que les élections législatives ne soient pas refaites pour cause d&rsquo;incapacité des partis vainqueurs des législatives à former le nouveau gouvernement, ce qui est plus qu&rsquo;une simple hypothèse de travail.  </p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Incompris ou maladroit : Slim Riahi décide de mettre fin à sa «carrière» politique (Vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2019 17:35:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Club africain (CA)]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Riahi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Slim Riahi, qui a essuyé récemment 2 nouveaux échecs, aux législatives et à la présidentielle de 2019, a annoncé qu’il quitte la vie politique. Il estime notamment que les législatives n&#8217;ont aucun sens et ont même été falsifiées, selon ses dires. «Si je savais que les choses allaient se passer comme ça, je n&#8217;aurais pas...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/25/incompris-ou-maladroit-slim-riahi-decide-de-mettre-fin-a-sa-carriere-politique-video/">Incompris ou maladroit : Slim Riahi décide de mettre fin à sa «carrière» politique (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Slim-Riahi.jpg" alt="" class="wp-image-250189"/></figure>



<p><em><strong>Slim Riahi, qui a essuyé récemment 2 nouveaux échecs, aux législatives et à la présidentielle de 2019, a annoncé qu’il quitte la vie politique. Il estime notamment que les législatives n&rsquo;ont aucun sens et ont même été falsifiées, selon ses dires. «Si je savais que les choses allaient se passer comme ça, je n&rsquo;aurais pas présenté ma candidature», a-t-il lancé.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Yüsra Nemlaghi</strong></p>



<span id="more-250176"></span>



<p>L&rsquo;homme d&rsquo;affaires, en fuite en France depuis janvier 2019 et qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;un mandat de dépôt émis 3 mois après, a précisé hier, jeudi 24 octobre 2019, sur Express FM, que les choix faits par les Tunisiens l&rsquo;ont poussé à pendre cette décision.</p>



<p>«<em>Je dis clairement que je ne suis plus concerné par la politique. J&rsquo;ai présenté mon projet mais les Tunisiens ont choisi autre chose. Je ne vis pas de la politique et j&rsquo;ai ma vie personnelle et professionnelle qui m&rsquo;attend et dont je me suis éloigné à cause de la politiqu</em>e», a-t-il dit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux records à inscrire au livre Guiness</h3>



<p>Slim Riahi, rappelons-le, est arrivé avant-dernier à la présidentielle (sur 26 candidats) avec 0,13% des suffrages (difficile de faire pire!) et son parti Al-Watan Al-Jadid n&rsquo;a obtenu aucun siège aux législatives. Lui-même, candidat à ce scrutin, dans la circonscription France 1, n&rsquo;a obtenu que 118 voix… à inscrire au livre Guiness des records ! </p>



<figure class="wp-block-embed-facebook wp-block-embed is-type-video is-provider-facebook"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.facebook.com/RadioExpressFm/videos/2131989573771316/UzpfSTI2NTU2MDEwMDEyOTk5MToyODQ0MDAzMjAyMjg1NjU1/
</div></figure>



<p>La carrière de Slim Riahi se résume à des passages furtifs et infructueux : ancien président de l&rsquo;Union patriotique libre, UPL), fondé en 2011, à son retour de Libye où il passa son enfance et sa jeunesse, il a fait fusionner son parti fait de bric et de broc avec Nidaa Tounes, en octobre 2018. Nommé secrétaire général de ce parti créé en 2012 par feu Béji Caïd Essebsi, il en démissionna en février 2019, car son leadership était fortement contesté. A l&rsquo;approche des législatives de 2019, il intégra, à partir de l&rsquo;étranger, la coalition électorale Al-Watan Al-Jadid, expérience également couronnée d&rsquo;échec. </p>



<h3 class="wp-block-heading">D&rsquo;un échec l&rsquo;autre&#8230;  </h3>



<p>Peu avant son départ en France, en janvier dernier, Slim Riahi avait accusé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, d&rsquo;avoir préparé un coup d&rsquo;Etat contre le défunt président Caïd Essebsi, en collaboration avec des cadres de la garde présidentielle. Accusation farfelue qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais pu prouver et qui eut l&rsquo;effet d&rsquo;une tempête&#8230; dans un verre d&rsquo;eau. Pis: elle lui valut des poursuites devant le tribunal militaire. Ce qui a accéléré sa fuite à l&rsquo;étranger. </p>



<p>Sur un autre plan, Slim Rahi fait l&rsquo;objet d&rsquo;une plainte déposée depuis novembre 2018 par le Club africain (CA), qui l&rsquo;accuse de détournement de fonds lorsqu&rsquo;il en était le président (2012 à 2017).</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, le CA est tenu de rembourser 20 millions de dinars tunisiens (MDT) de dettes et risque, en cas de non-paiement, de lourdes sanctions de la Fifa. Merci qui? </p>
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		<title>Samia Abbou : «Ennahdha va s&#8217;allier avec Qalb Tounes» pour former le gouvernement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/08/samia-abbou-ennahdha-va-sallier-avec-qalb-tounes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 15:42:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attayar]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Abbou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samia Abbou, dirigeante et député Courant démocratique (Attayar) estime que le parti islamiste Ennahdha fera alliance avec Qalb Tounes après la présidentielle. «Les 2 partis se ressemblent et ils diront qu&#8217;ils ont été obligés de s&#8217;allier pour sauver le pays, comme ce fût le cas en 2014 entre Ennahdha et Nidaa Tounes», a-t-elle expliqué. Invitée...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Samia-Abbou.jpg" alt="" class="wp-image-167011"/></figure>



<p><strong><em>Samia Abbou, dirigeante et député Courant démocratique (Attayar) estime que le parti islamiste Ennahdha fera alliance avec Qalb Tounes après la présidentielle. «Les 2 partis se ressemblent et ils diront qu&rsquo;ils ont été obligés de s&rsquo;allier pour sauver le pays, comme ce fût le cas en 2014 entre Ennahdha et Nidaa Tounes», a-t-elle expliqué.</em></strong></p>



<span id="more-245686"></span>



<p>Invitée aujourd&rsquo;hui, mardi 8 octobre 2019, sur Shems FM, Mme Abbou dont le parti a décroché 21 sièges à la prochaine Assemblée des représentants du peuple (ARP), selon les résultats préliminaires des législatives, a ajouté que le parti de Rached Ghannouchi a intentionnellement annoncé vouloir s&rsquo;allier avec Attayar et autres partis dits révolutionnaires «<em>mais il sait pertinemment qu&rsquo;on ne s’alliera pas avec lui et il pourra alors prétendre avoir été poussé à faire alliance avec Qalb Tounes»</em>, a-t-elle dit, en ajoutant qu&rsquo;Ennahdha doit s&rsquo;allier avec les partis qui lui ressemblent à l&rsquo;instar du parti radical Errahma, la coalition Al-Karama et Qalb Tounes, selon ses dires.</p>



<p>«<em>Ennahdha dit aujourd&rsquo;hui que Qakb Tounes est un parti corrompu, de toutes façons, il est tout autant concerné par la corruption. Et puis, rappelez-vous en 2014, il s&rsquo;était allié avec Nidaa et Rached Ghannouchi avait dit en aparté que cette alliance visait à casser ce parti et c&rsquo;est ce qui a été fait</em>», a ajouté Samia Abbou.</p>



<p>D&rsquo;autre part, Mme Abbou, qui s&rsquo;apprête à inaugurer un 2e mandat à l&rsquo;Assemblée, a rappelé que l&rsquo;on doit la situation actuelle de blocage politique à la non-ratification par la présidence de la république de l&rsquo;amendement de la loi électorale, qui avait pourtant été adopté, en juin dernier, par la majorité des députés (128 sur 217).</p>



<p> «<em>Ceux qui font l&rsquo;objet de suspicions auraient du d&rsquo;abord régler leur situation avec la justice, avant de se porter candidat aux législatives et à la présidentielle, mais sans cet amendement, ils ont pu passer»</em>, a-t-elle déploré, en ajoutant : «<em>La place naturelle de Nabil Karoui est en prison et il est en prison et Youssef Chahed ne lui a causé aucun tort, nous ne pouvons pas laisser notre pays entre les mains de la mafia»</em>.</p>



<p>Samia Abbou a également rappelé que son parti soutient Kaïs Saïed pour le 2e tour de la présidentielle, tout en regrettant que ce dernier ait décidé de ne pas mener sa campagne électorale dans le cadre de l&rsquo;égalité des chances entre les 2 candidats : <em>«L&rsquo;autre candidat qui est en prison a une chaîne de télévision qui mène sa campagne, quant à M. Saïed c&rsquo;est lui qui est impacté par l&rsquo;inégalité des chances».</em></p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



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