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	<title>Archives des Niger - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Niger - Kapitalis</title>
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		<title>Energie &#124; La Tunisie peut être un acteur du Gazoduc Transsaharien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la Tunisie était un actif stratégique majeur du Gazoduc Transsaharien qui devrait relier le triangle Nigeria-Niger-Algérie à l'Europe ? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le premier trimestre 2026 marque une accélération décisive pour le Gazoduc Transsaharien (TSGP), les discussions se focalisent légitimement sur le triangle Nigeria-Niger-Algérie. Ce mégaprojet de plus de 4000 km est en passe de redessiner la carte énergétique euro-africaine. Pourtant, une lecture purement géographique de cette infrastructure omet un actif stratégique majeur : la Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa <em>*</em></strong></p>



<span id="more-18754493"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Loin d’être une simple observatrice du transit des molécules, Tunis a une opportunité historique de s’imposer comme l’interface de stabilité et le garant institutionnel de ce corridor. Dans la géopolitique moderne de l’énergie, la fiabilité normative et la maîtrise numérique vaudront autant, sinon plus, que la possession de la ressource brute.</p>



<p>Pour la Tunisie, l’enjeu n’est pas de se positionner en opposition à d’autres initiatives continentales, mais de valoriser la maturité de ses réseaux existants en Méditerranée centrale. Dans un marché mondial fragmenté, la valeur ajoutée tunisienne réside dans sa capacité à offrir un cadre de <em>«de-risking»</em> institutionnel.</p>



<p>En tant que partenaire historique des échanges énergétiques transfrontaliers, la Tunisie peut agir comme un laboratoire de conformité normative.</p>



<p>Dans un projet de cette envergure, la prévisibilité du cadre réglementaire et l’alignement sur les standards internationaux (ESG) sont des actifs précieux que Tunis peut monnayer en expertise de régulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pari du Software Corridor</h2>



<p>Cependant, la véritable révolution est technologique. Un gazoduc en 2026 n’est plus un simple alignement de tubes d’acier ; c’est un actif numérique complexe, vulnérable et gourmand en données. C’est ici que la Tunisie, forte de son écosystème d’ingénierie et de services informatiques, doit revendiquer sa part de souveraineté. Nous devons projeter le pays comme une plateforme de services technologiques à haute valeur ajoutée, abritant un pôle régional de maintenance prédictive IA et de cybersécurité pour le corridor.</p>



<p>À cet égard, le secteur bancaire tunisien a un rôle crucial à jouer. Pour financer et garantir ces infrastructures technologiques complexes, nous avons besoin de nouveaux instruments de financement structuré qui accompagnent ces projets de Software Corridor. C’est en alignant nos capacités de financement sur nos ambitions technologiques que nous transformerons cette infrastructure en un moteur de croissance locale.</p>



<p>En développant des solutions de surveillance IoT (Internet des Objets) permettant le monitoring en temps réel des émissions de méthane — une exigence stricte des régulations carbone européennes —, la Tunisie peut ancrer ce projet dans la modernité industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la molécule au co-développement industriel</h2>



<p>Cet investissement n’est pas un pari sur le passé. Le TSGP est conçu pour être <em>«H2-ready»</em>. En s’impliquant aujourd’hui dans la gouvernance de ce corridor, la Tunisie sécurisera son droit de tirage sur les futurs réseaux d’hydrogène vert à l’horizon 2030-2035, comme le prévoit le projet SoutH2 Corridor.</p>



<p>La question n’est plus l’utilité géographique, mais notre agilité à transformer un flux de molécules en un hub de services certifiés.</p>



<p>Le corridor transsaharien doit enfin servir de colonne vertébrale à une intégration économique locale, via des zones industrielles transfrontalières où l’expertise tunisienne en matière de partenariats public-privé (PPP) pourra s’exprimer.</p>



<p>L’inertie est le seul véritable risque. En misant sur sa stabilité institutionnelle et son savoir-faire technologique, la Tunisie peut devenir l’aiguilleur discret mais vital de ce grand axe transcontinental, le cerveau d’une Afrique qui se connecte enfin à elle-même.</p>



<p><em>* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>
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		<title>Le Sahel au bord du gouffre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/le-sahel-au-bord-du-gouffre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 08:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Corps]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que le monde se focalise sur le Moyen Orient, le Sahel se défait, de la Méditerranée à la mer Rouge, de l’océan Indien aux côtes de l’Atlantique. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pendant que le monde se focalise sur le Moyen Orient, le Sahel se défait, de la Méditerranée à la mer Rouge, de l’océan Indien aux côtes de l’Atlantique. Dans les sables brûlants du Sahel, l’État n’est plus qu’un fantôme, une fiction administrative en dissolution accélérée. Ce n’est pas un accident de l’histoire. C’est l’aboutissement d’une abdication collective, aux responsabilités partagées entre puissances coloniales avec la non viabilité de leurs découpages territoriaux, gouvernants, partenaires extérieurs complaisants et institutions internationales sourdes aux réalités qu’elles prétendaient transformer.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18749973"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Les ruines sont désormais visibles – reste à savoir jusqu’où l’onde de choc ira. Le Sahel est devenu le laboratoire mondial de ce qui arrive lorsque l’État cesse d’être une promesse commune et que la souveraineté se fragmente entre milices, trafiquants, juntes, puissances étrangères et communautés abandonnées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’État fantôme</h2>



<p>Il faut nommer les réalités sans détour, même lorsqu’elles dérangent, l’État sahélien est devenu une anomalie historique faute de viabilité durable.</p>



<p>La racine des conflits armés au Sahel n’est ni exclusivement religieuse, ni seulement ethnique ou climatique, elle réside d’abord dans la faillite de l’État comme arbitre légitime. Le contrat social s’est brisé. Trop souvent replié sur la capitale, capturé par des<em> «élites»</em> prédatrices, incapable de protéger, de redistribuer, de juger équitablement et d’assurer les services publics élémentaires, l’État a cessé d’apparaître comme une promesse commune pour devenir, dans de vastes périphéries, une présence intermittente.</p>



<p>Là où il ne protège plus, d’autres souverainetés s’installent comme les autorités tribales, les réseaux religieux, les milices communautaires, les groupes armés, les trafiquants et entrepreneurs de guerre.</p>



<p>La pauvreté, la corruption, l’exclusion de communautés entières, les rivalités pastorales et foncières, la pression démographique, les chocs climatiques avec la raréfaction de l’eau et des pâturages, la circulation des armes, les trafics transfrontaliers et les ingérences étrangères ne sont donc pas des causes isolées – ce sont les accélérateurs d’un même effondrement politique.</p>



<p>Entre promesses de développement trahies, générations sacrifiées, territoires abandonnés, populations déplacées et armées devenues arbitres du pouvoir, la frontière entre l’État faible et l’État fantôme a été franchie presque partout au Sahel, jusqu’à ce que les ruines rendent l’effondrement visible.</p>



<p>Lorsque l’État échoue trop longtemps, les peuples cessent d’y croire et finissent par accepter n’importe quel ordre, pourvu qu’il donne l’illusion d’une protection.</p>



<p>Il serait abusif d’imputer l’échec de la construction étatique au Sahel à un rejet supposé de l’État par les sociétés sahéliennes, comme si celui-ci n’était qu’une anomalie historique étrangère à leurs réalités.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SfYDgCPLui"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/embed/#?secret=pSlsD8SzMK#?secret=SfYDgCPLui" data-secret="SfYDgCPLui" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la fiction administrative à l’arc du chaos</h2>



<p>Du Mali en lambeaux au Soudan dévasté, du Niger fragilisé à la Libye morcelée sur les rives méditerranéennes, jusqu’en Somalie aux abords de la mer Rouge et de l’océan Indien en passant par l’Ethiopie, se dessine une vaste continuité de délitement étatique qui reconfigure le flanc sud de l’Europe.</p>



<p>Seul Djibouti, préservé des déchirures qui l’avaient meurtri durant une décennie jusqu’en 2001, échappe aujourd’hui au délitement tragique des États de la région. Par sa stabilité, sa position stratégique en face du détroit de Bab El Mendeb, du Yémen et de l’Arabie Saoudite, son hospitalité et son rôle de carrefour entre la mer Rouge et la Corne de l’Afrique, il s’affirme comme une terre de refuge, de paix et d’investissement dans un environnement régional gagné par les conflits armés.</p>



<p>Il faut regarder cette réalité de délitement sans détour, avant que les foyers de crise aujourd’hui dispersés ne s’agrègent en un arc d’instabilité continu, reliant les rivages de l’océan Indien à ceux de l’Atlantique, la Méditerranée à la mer Rouge, faisant de l’Afrique le continent du chaos et de la désolation.</p>



<p>Ce que Paris, Londres et Washington décrivent comme un simple déficit de gouvernance relève en réalité d’une crise plus profonde, liée à l’épuisement d’un modèle étatique de façade, faiblement enraciné et toujours concurrencé par des loyautés plus anciennes — tribales, régionales, confessionnelles ou claniques. Longtemps maintenu par la rente, l’aide internationale et l’assistance militaire, l’État sahélien voit aujourd’hui ses trois béquilles s’écrouler en même temps.<em></em></p>



<p>Les coups d’État militaires survenus ces dernières années au Mali, au Burkina Faso et au Niger constituent des symptômes avancés d’un affaissement profond de l’autorité publique, et des signaux d’alerte pour l’ensemble des États voisins. Les juntes ont pris le contrôle d’appareils bureaucratiques déjà fantomatiques, dont l’autorité est largement contestée à l’intérieur de leurs frontières. Ces régimes peuvent durer comme appareils de coercition, mais non comme projets politiques viables.</p>



<p>La démographie ajoute une dimension explosive que les analyses conventionnelles traitent, par myopie, comme un dividende accélérateur de croissance économique, alors qu’elle constitue&nbsp;le multiplicateur des crises. Une population qui double dans des États – en crise économique &#8211; qui s’affaiblissent, dans un environnement climatique qui se désertifie, cette équation n’a pas de solution pacifique à moyen terme.</p>



<p>Le changement climatique n’est pas une menace future au Sahel — c’est un&nbsp;fait présent et cumulatif. La zone de précipitations utiles recule vers le sud de 50 à 80 km par décennie.</p>



<p>Cette équation démographique et climatique rejoint une loi plus profonde de l’économie, les sociétés ne divergent pas seulement par leurs richesses, mais par les cercles cumulatifs — vertueux ou destructeurs — dans lesquels elles sont enfermées.</p>



<p>En effet, il existe, dans la théorie économique des nations fragiles, un seuil invisible – point critique où le revenu réel, la capacité productive et la puissance fiscale deviennent suffisants pour transformer la survie économique en dynamique cumulative de développement – mais décisif, en deçà, la pauvreté cesse d’être un simple retard de développement pour devenir une force d’aspiration vers le bas ; au-delà, l’accumulation du capital, de la confiance, de l’éducation, des infrastructures et des institutions peut au contraire produire une dynamique cumulative de prospérité.</p>



<p>Gunnar Myrdal avait montré que le sous-développement n’est pas un état immobile, mais un processus circulaire, la faiblesse des revenus réduit l’épargne, l’investissement et la qualité des services publics ; cette faiblesse dégrade à son tour la productivité, nourrit l’exode des compétences, accroît la défiance envers l’État, affaiblit la fiscalité, puis réduit encore davantage la capacité publique à protéger, instruire, soigner et équiper le territoire.</p>



<p>Le Sahel est précisément pris dans cette causalité cumulative négative, des États pauvres administrent des territoires immenses, jeunes, fragmentés et climatiquement vulnérables avec des ressources fiscales dérisoires ; leur impuissance économique devient impuissance politique, puis leur impuissance politique aggrave leur impuissance économique.</p>



<p>Tant qu’un pays ne franchit pas le seuil critique où l’investissement public, la sécurité, l’éducation, la justice et les infrastructures commencent à se renforcer mutuellement, il risque d’être aspiré par une spirale où chaque retard prépare le suivant, et où la pauvreté devient une architecture durable de la guerre.</p>



<p>La question décisive est de savoir si l’Etat sahélien n’est pas, en deçà de ce seuil critique de revenu, de capacité productive, donc condamné à devenir un État fantôme, non viable, trop pauvre pour protéger, trop faible pour administrer, trop absent pour unir, trop discrédité pour gouverner.</p>



<p>Dans cet immense espace sahélien de près de cinq millions de kilomètres carrés, l’État sahélien se défait sous nos yeux. Héritées des conférences coloniales de la fin du XIXᵉ siècle, ces architectures politiques — frontières tracées à l’équerre, découpages imposés à des sociétés complexes, indifférence aux réalités ethniques, linguistiques, religieuses et aux conditions mêmes de viabilité économique — n’ont que rarement réussi à se transformer en véritables nations.</p>



<p>Les groupes armés ne sont plus seulement des acteurs militaires. Ils sont devenus des prestataires de services : justice appliquée de façon cohérente là où les tribunaux étatiques ne sont que corruption organisée, redistribution économique là où l’État prélève sans donner, protection physique là où la sécurité est inexistante, parfois les armées nationales y commettent des atrocités. Leur modèle est l’administration territoriale. Ce sont les Talibans de 1994 à 1996 — et nous savons où cette trajectoire conduit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WFbCIVqsby"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=S8tr54tZYf#?secret=WFbCIVqsby" data-secret="WFbCIVqsby" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des dominos à des stades différents d’inclinaison</h2>



<p>L’idée du cordon sanitaire — isoler le Sahel, contenir sa contagion par des frontières renforcées — se fracasse sur une réalité géographique et humaine qui la précède de plusieurs siècles, dans cet espace, les frontières n’ont jamais été des réalités physiques pour les populations y compris les frontières maritimes.</p>



<p>La Libye est le cas le plus éloquent. Elle n’est pas une victime de l’instabilité sahélienne — elle en est l’amplificateur structurel. La destruction de l’État libyen par l’intervention de l’Otan en &nbsp;2011 a ouvert dans tout le Sahel un immense marché noir des armes, transformant les arsenaux libyens en carburant militaire du chaos régional.</p>



<p>Aujourd’hui bicéphale — Tripoli soutenue par la Turquie et le Qatar, Benghazi par les Émirats, l’Égypte et les successeurs de Wagner — la Libye entretient une partition dont chaque parrain tire profit et que personne n’a réellement intérêt à résoudre. Ses 1700 kilomètres de frontière commune avec le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Algérie sont des artères vitales pour les trafics de migrants, d’armes et de drogue.</p>



<p>Plus au Sud, le Nigéria — 230 millions d’habitants, premier producteur pétrolier du continent — vit une guerre civile rampante que les observateurs s’obstinent à traiter comme un problème de gouvernance régionale. Boko Haram et l’ISWAP (l’État islamique Afrique de l’Ouest) contrôlent des portions entières des États du Nord-Est depuis 2009. Leur connexion avec le GSIM sahélien est opérationnelle. Le Sahel et le Nigéria forment désormais un continuum sécuritaire. Un Nigéria en décomposition partielle serait une recomposition comparable en impact géopolitique à la désintégration soviétique — mais à une échelle démographique dix fois supérieure. Les États côtiers qui avaient été présentés comme des succès — Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal — voient leurs régions septentrionales pénétrées selon exactement le même modèle de diffusion qu’au Mali d’avant 2012, d’abord les zones rurales frontalières, ensuite les axes routiers, enfin les villes secondaires. La fenêtre d’action préventive se ferme dans les trois à cinq ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Si le verrou algérien céderait…</h2>



<p>Il est un pays, l’Algérie, dont l’effondrement, que personne de la région ne souhaite, concentrerait en un seul choc géopolitique toutes les catastrophes évoquées jusqu’ici — et auquel les capitales occidentales consacrent une réflexion stratégique désespérément insuffisante, considérant le pays comme une menace en cas de conflit majeur. Non pas parce qu’une catastrophe est imminente mais parce qu’elle est <em>calculable</em>, et que ses effets seraient proprement incommensurables avec le basculement dans le chaos de plusieurs états de la région et au-delà.</p>



<p>L’Algérie est un pôle de stabilité régionale dont la continuité repose sur deux variables, le prix du pétrole et le pari sur son développement industriel. Le pays est engagé dans une transition industrielle réelle, soutenue par des investissements massifs et des projets structurants, réduisant à l’horizon 2030 sa dépendance aux hydrocarbures.</p>



<p>Les revenus des hydrocarbures financent la paix sociale avec des subventions massives sur les carburants, l’alimentation, emploi public à environ 34 % de la population active. Les réserves de change sont passées de 143 milliards de dollars en 2014 à 47 milliards en 2025. La fenêtre de viabilité financière se ferme dans cinq à sept ans, peut-être moins si la transition énergétique européenne et mondiale vers la décarbonisation réduit les prix et achats du gaz algérien.</p>



<p>Mais la menace algérienne brandie par une partie des élites et médias en Occident est tripolaire — et c’est précisément pourquoi elle est si difficile à articuler dans les chancelleries occidentales habituées à des diagnostics binaires.</p>



<p><strong><em>Premier pôle : le risque d’effondrement interne</em></strong></p>



<p>L’Algérie est solide, mais si le régime vacille sous la pression conjuguée d’une crise économique ou sanctions imposées et d’une déstabilisation orchestrée de l’extérieur, ce sont les 6000 kilomètres de frontières avec la Libye, le Niger, le Mali et la Mauritanie qui deviennent des passoires absolues. Si Alger bascule dans une instabilité ouvrant sur la Méditerranée, c’est une vague migratoire d’une ampleur sans précédent vers la France, l’Italie et l’Espagne, avec tout ce que cela aura comme impact politique en Europe.</p>



<p><strong><em>Deuxième pôle : l’Algérie comme menace aux intérêts occidentaux</em></strong></p>



<p>Ici, il faut nommer ce que les diplomates occidentaux ne formulent pas publiquement, que l’Algérie est un acteur hostile aux intérêts stratégiques de l’Occident sur plusieurs dossiers simultanés. Entre autres, ses achats d’armements russes massifs — Alger est le troisième importateur mondial d’armes russes après l’Inde et la Chine — envoient un signal explicite sur ses alignements stratégiques réels. Sa relation entretenue avec Moscou pendant et après l’invasion de l’Ukraine, son refus de condamner la Russie à l’Onu, et sa politique de non-alignement revendiquée, considérée comme une couverture diplomatique pour un penchant structurel anti-occidental. En cas de crise majeure, les bases aériennes et navales algériennes pourraient être utilisées — ou proposées — à des acteurs hostiles à l’Otan.</p>



<p><strong><em>Troisième pôle : l’Algérie dans l’axe des puissances menaçantes</em></strong></p>



<p>Et c’est ici que le tableau géopolitique prend sa dimension la plus inquiétante pour l’Occident. L’Algérie s’inscrit dans un axe de puissances dont chacune, à des degrés divers et selon des logiques propres, représente aujourd’hui un défi existentiel pour l’ordre occidental en Méditerranée et en Afrique. La Turquie d’Erdogan a construit une présence militaire en Libye, noué des alliances avec les juntes sahéliennes via la Diyanet et les marchands d’armes, et utilisé les flux migratoires comme levier de chantage systématique sur l’Europe. Elle est membre de l’Otan tout en sapant méthodiquement ses intérêts — combinaison paradoxale qui paralyse pour le moment toute réponse collective occidentale. L’Égypte du maréchal Sissi soutient Haftar en Libye, maintient des contacts réguliers avec Moscou et Pékin, et conduit une politique sahélienne visant à contrebalancer l’influence européenne et à sécuriser son flanc occidental — notamment via le Soudan, aujourd’hui en guerre civile avec des ramifications qui s’étendent jusqu’à la mer Rouge. Ces trois pays — Algérie, Turquie, Égypte — ne forment pas un bloc homogène. Mais ils partagent une caractéristique stratégique décisive en cas de conflit majeur, ils occupent les positions-clés du verrou méditerranéen, et leur politique étrangère est, dans les faits, structurellement incompatible avec les intérêts de sécurité européens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tp7l75vnPH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=0qOjiD2FZ2#?secret=tp7l75vnPH" data-secret="tp7l75vnPH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Personne n’a intérêt à la paix</h2>



<p>La Russie a déployé l’Africa Corps au Mali, au Burkina, au Niger, en Libye et en République centrafricaine pour un coût financé en partie via des concessions minières. Elle chasse l’Occident de ses zones d’influence historiques, accède à l’or malien, à l’uranium nigérien, aux diamants centrafricains, et — point capital — génère délibérément des flux migratoires supplémentaires qui alimentent les populismes européens et fragilisent l’Union Européenne.</p>



<p>La Chine prend les ressources sans faire la guerre et sans créer d’ennemis. Pékin est le premier partenaire commercial africain depuis 2009 déployant une stratégie d’offre sans conditionnalités avec des prêts sans exigences démocratiques, des investissements sans transparence. Elle installe des entreprises d’extraction dans les zones contestées, négocie avec les groupes armés aussi facilement qu’avec les gouvernements reconnus.</p>



<p>La réalité la plus difficile à accepter est qu’aucun des acteurs qui ont le pouvoir de stabiliser la région n’a réellement intérêt à le faire – exceptée l’Algérie en raison de sa région Touareg. C’est un système d’intérêts croisés, d’une cohérence perverse, qui maintient le chaos comme équilibre optimal pour chacun de ses participants — sauf pour les populations sahéliennes, qui en paient le prix de leur vie.</p>



<p>Le drame sahélien tient précisément à cette convergence monstrueuse, ainsi pour les populations, le chaos est une tragédie ; pour plusieurs acteurs extérieurs, il est devenu une ressource. Il ouvre des accès miniers, justifie des présences militaires, affaiblit les concurrents et permet à des puissances moyennes ou globales de peser à faible coût sur l’équilibre du monde. La guerre devient, dans certains espaces, une modalité de gestion des rapports de force. Le Sahel n’est donc pas abandonné par hasard, il est aussi exploité parce que son désordre produit des dividendes stratégiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’âge des souverainetés fantômes</h2>



<p>L’hypothèse d’un effondrement total de l’Etat sahélien est aussi peu probable que celle d’une stabilisation. Ce qui s’installe, c’est une souveraineté à géométrie variable, où l’État subsiste comme enveloppe formelle — siège à l’Onu, drapeau, monnaie — pendant que le territoire réel est administré par une mosaïque d’acteurs. Groupes armés, milices ethniques tiennent les axes routiers, juntes militaires dans les capitales, compagnies étrangères dans les périmètres miniers. Chacun prélève, chacun protège, chacun gouverne à sa manière. C’est un ordre parallèle, fonctionnel et durable, précisément parce qu’il rend services là où l’État a failli.</p>



<p>Ce qui s’installe, c’est la privatisation de la souveraineté sur le monopole public de la contrainte, de l’impôt, de la justice et de la protection qui se disperse entre entrepreneurs de guerre, milices identitaires, compagnies étrangères, réseaux criminels et appareils militaires concurrents.</p>



<p>L’Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina, Niger — est moins une construction politique qu’une posture anticoloniale commune. Les juntes partagent un discours, pas une vision. Elles se heurtent aux mêmes contraintes structurelles que les régimes qu’elles ont renversés, sans l’aide internationale qui en masquait la fragilité, ni la légitimité démocratique qui en différait l’implosion. Africa Corps ne peut pas remplacer un État. L’or malien et l’uranium nigérien financeront un temps les appareils sécuritaires, pas le développement. D’ici 2028-2030, ces régimes auront soit négocié un retour partiel à une légitimité civile, soit sombré dans une violence interne que leurs propres armées ne maîtriseront plus.</p>



<p>Le vrai basculement géopolitique ne viendra pas du Mali ou du Burkina mais du Sénégal, du Ghana et surtout de la Côte d’Ivoire. Ces États ont servi de contre-exemples, de preuves que la gouvernance pouvait fonctionner en Afrique de l’Ouest. Leur déstabilisation partielle — déjà engagée dans leurs régions septentrionales — invaliderait définitivement le paradigme du développement par la gouvernance, promu depuis trente ans par les institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Si un scénario mérite d’être qualifié de systémique, c’est la décomposition partielle du Nigéria. Avec une économie déjà sous pression, un Nord-Est en guerre depuis quinze ans et une fédération dont les lignes de fracture ethniques et religieuses n’ont jamais été véritablement suturées, le Nigéria n’est pas un État fragile au sens conventionnel — c’est un agrégat sous tension dont la rupture provoquerait un déversement humain sans équivalent dans l’histoire africaine contemporaine.</p>



<p>Le Soudan et la Somalie sont l’exemple de ce que devient un territoire quand l’État a définitivement cessé d’être le cadre de référence des populations. Deux géographies distinctes, deux trajectoires différentes, une même conclusion, l’irréversibilité à court terme.</p>



<p>Dans ce contexte, la stabilisation durable au Sahel est improbable avant plusieurs décennies.</p>



<p>Enfin, le Sahel révèle ce que devient le monde lorsque l’État cesse de protéger et d’unir, une souveraineté de façade, livrée aux milices, aux trafiquants et aux puissances extérieures. Ce naufrage est l’échec d’États sans contrat social, sans justice et sans enracinement. Le choix est entre la reconstruction patiente d’États légitimes, capables de rendre justice et de protéger les peuples, ou l’acceptation d’un monde où la peur remplacera la loi, où les milices remplaceront les institutions, et où la souveraineté ne sera plus qu’un mot imprimé sur des cartes.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lT4ns1dkJh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=AYz2DAMY30#?secret=lT4ns1dkJh" data-secret="lT4ns1dkJh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïn Amenas]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux révèlent un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18680429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le premier noyau de ce réseau se forme à Agadez, au nord du Niger, d’où les migrants se dirigent vers la frontière algérienne via Aïn Amenas ou bifurquent vers Tombouctou et Gao, au Mali, zones hors de contrôle officiel où des structures hybrides, composées de bandes de passeurs et d’organisations armées, organisent des convois de la mort à bord de camions et de véhicules tout-terrain.</p>



<p>La traversée du désert est l’étape la plus lucrative pour les passeurs. Les migrants paient entre 500 et 2&nbsp;000 dollars pour le transport et la protection jusqu’à Tamanrasset, plaque tournante logistique du voyage.</p>



<p>À Tamanrasset, ils deviennent ouvriers au marché noir, travaillant dans le bâtiment et l’agriculture pour financer la suite du voyage, dont le coût oscille entre 300 et 600 dollars. Une fois l’argent réuni, les clients passent d’un passeur à l’autre et entament leur périple vers le nord, en direction d’Ouargla, principal centre de tri. De là, certains rejoignent la Libye via Ghadamès, tandis que d’autres poursuivent leur route vers Tébessa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trafic d’êtres humains et frontières poreuses&nbsp;!</h2>



<p>À Tébessa, des guides spécialisés dans les sentiers de montagne facilitent le passage des migrants à travers des zones accidentées et non officielles, moyennant une somme allant de 100 à 250 dollars, avant de les déposer en territoire tunisien près de Kasserine.</p>



<p>Une fois la frontière franchie, les réseaux de passeurs tunisiens prennent le relais et transportent les migrants de nuit jusqu&rsquo;à Sfax pour 500 dinars par personne. Aux abords de Sfax, les passeurs disparaissent, laissant la place à des intermédiaires locaux… et des ateliers de construction de bateaux en fer prospèrent, vendant ces embarcations entre 30&nbsp;000 et 40&nbsp;000 dinars pièce, générant d’immenses profits pour les courtiers locaux qui ont acheté des loyautés et recruté des informateurs pour se protéger des descentes de police.</p>



<p>Face à ce réseau de passeurs, qui communiquent par codes numériques, GPS et guides experts, son démantèlement par les méthodes de sécurité traditionnelles est quasiment impossible, d’autant plus que la plupart de ces individus sont entrés par la frontière algérienne avec la complicité de réseaux transnationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Migration irrégulière et tissu urbain tunisien</h2>



<p>S’attaquer au problème de la migration irrégulière à une telle échelle au sein du tissu urbain tunisien est extrêmement complexe et presque impossible d’un point de vue sécuritaire et logistique.</p>



<p>La solution réside dans le bouclage de tous les points de passage frontaliers grâce à des systèmes de surveillance avancés et des drones de reconnaissance couvrant les terrains accidentés et les zones vulnérables, ainsi que dans la traque des chefs des réseaux locaux de passeurs.</p>



<p>Il est donc devenu essentiel de concentrer les efforts sur la zone frontalière. Il faut stopper net le flux migratoire à la frontière. Ces efforts doivent s’accompagner d’une documentation numérique et juridique précise de chaque passage, non seulement pour contrôler la frontière, mais aussi pour définir les responsabilités internationales et régionales et responsabiliser chaque partie quant à ses obligations en matière de protection des frontières communes.</p>



<p><em>* Expert juridique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i51LdWT9Oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/">Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=vNusM5mdbX#?secret=i51LdWT9Oh" data-secret="i51LdWT9Oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Cepex]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va lancer des études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/">Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a annoncé le lancement d’études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye. Il s’agit toutefois d’un projet encore au stade préparatoire, et non d’une infrastructure opérationnelle.</em></strong></p>



<span id="more-18579249"></span>



<p>Cette initiative a été présentée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors du Forum économique Tunisie-Niger, tenu mercredi 1<sup>er</sup> avril 2026, au Centre de promotion des exportations (Cepex), à Tunis, en présence d&rsquo;e M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce de l&rsquo;Industrie du Niger. Le corridor projeté devrait relier le point de passage de Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine. L’objectif est de réduire les coûts logistiques et de raccourcir les délais de transport des marchandises tunisiennes à destination du sud du Sahara. Et l’enjeu politique et économique est que Tunis transforme en infrastructure un axe stratégique annoncé de longue date, à savoir, renforcer sa présence commerciale en Afrique.</p>



<p>Dans son rapport gouvernemental 2025 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Tunisie désigne l’Afrique comme l’un des marchés prioritaires de sa politique commerciale, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La ratification de l’accord par la Tunisie a été finalisée le 7 août 2020, et le pays participe également à l’initiative de développement commercial pilotée par le secrétariat de la Zlecaf.</p>



<p>Assurer la continuité logistique</p>



<p>Cette annonce intervient alors que Cepex a déjà prévu un programme fortement axé sur l’Afrique pour 2026, avec 65 actions promotionnelles et le soutien d’environ 1&nbsp;250 entreprises tunisiennes, notamment des rencontres d’affaires et des initiatives dédiées aux marchés subsahariens. Dans ce contexte, le corridor terrestre est présenté comme un outil permettant d’assurer la continuité logistique d’une présence commerciale qui a déjà généré environ 400 transactions d’exportation dans le cadre de la Zlecaf, en particulier dans les secteurs des composants mécaniques et électroniques, du textile et de l’agroalimentaire.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si le dossier a été présenté au forum avec le Niger, un partenaire qui, actuellement, représente encore une part limitée des échanges bilatéraux&nbsp;: selon les données de &nbsp;2024, les exportations tunisiennes vers Niamey s’élevaient à 5,28 millions de dollars. Le corridor, selon Tunis, devrait précisément servir à combler ce manque, en transformant la frontière de Ras Jedir en une porte d&rsquo;entrée commerciale vers le Sahel et l’arrière-pays africain.</p>



<p>Il ne s’agit pas de l’ouverture immédiate d’une nouvelle route commerciale déjà fonctionnelle, mais plutôt de la transition vers une phase plus concrète, celle des études et de la planification, d’une stratégie par laquelle la Tunisie tente de réduire sa dépendance aux marchés européens traditionnels et de s’imposer comme une plateforme pour le commerce entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/tunisie-un-corridor-terrestre-vers-lafrique-subsaharienne/">Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 09:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Al Qaïda]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des conflits armés meurtriers, des luttes pour le pouvoir et des élections à l’issue incertaine sont les défis pour l'Afrique en 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/">Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec des conflits armés très meurtriers comme celui du Soudan qui a donné lieu à la plus grave crise humanitaire dans le monde, des luttes fratricides pour le pouvoir et des scrutins électoraux à l’issue incertaine mais aussi la région du Sahel toujours en proie à l’instabilité, les défis sont légion pour le continent africain en cette nouvelle année.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18233908"></span>



<p>Le revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2025/12/31/africa-2026-predictions-elections-ethiopia-insecurity/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a> a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi présentant les principaux enjeux qui devraient façonner le paysage africain en 2026 dans un contexte de crises politiques, sécuritaires et électorales susceptibles de redéfinir l’équilibre des pouvoirs sur le continent.</p>



<p>Plusieurs pays africains organiseront des élections cruciales mais les experts prévoient qu’elles seront largement symboliques, avec des résultats prédéterminés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle vague de protestations de jeunes, semblables à celles observées sur le continent en 2025. Les élections prévues pour 2026 sont les suivantes :</p>



<p>Élections générales en Ouganda, le 15 janvier&nbsp;; élections présidentielles au Bénin, le 12 avril&nbsp;; élections générales en Éthiopie, le 1<sup>er</sup> juin ; élections générales en Zambie, le 13 août&nbsp;; élections présidentielles en Gambie, le 5 décembre&nbsp;; et élections générales au Soudan du Sud, le 22 décembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan du Sud</h2>



<p>Ces élections au Soudan du Sud sont les premières depuis l’indépendance du pays en 2011. Reportées à plusieurs reprises, elles suscitent aujourd’hui de nombreux doutes, tant au niveau international que national, quant à leur faisabilité et leur équité, compte tenu de l’instabilité politique qui règne dans le pays.</p>



<p>Le Soudan du Sud est entré dans une phase critique depuis l’effondrement du fragile accord de partage du pouvoir entre le président Salva Kiir Mayardit et son ancien vice-président et opposant, Riek Machar.</p>



<p>En mars 2025, Machar a été assigné à résidence. En septembre, le gouvernement l’a inculpé de meurtre, de trahison et de crimes contre l’humanité, et l’a démis de ses fonctions de premier vice-président au sein du gouvernement d’union nationale.</p>



<p>Ce poste faisait partie de l’accord de 2018 conclu entre les deux hommes, qui avait mis fin à une guerre civile de cinq ans ayant coûté la vie à environ 400 000 personnes.</p>



<p>Ces récents développements ont permis à Salva Kiir de consolider son pouvoir sans véritable opposition et le pays est à nouveau au bord d’une guerre civile généralisée.</p>



<p><em>Foreign Policy</em> met également en garde contre le risque de débordement du conflit au Soudan, d’autant plus que l’armée soudanaise accuse Salva Kiir de soutenir les Forces de soutien rapide, ce qui pourrait entraîner le Soudan du Sud directement impliqué dans la guerre au Soudan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie</h2>



<p>Concernant l’Éthiopie,<em> FP</em> note que les élections générales à venir se déroulent dans un contexte de crise sécuritaire et économique croissante. Les tensions persistent dans les régions d’Amhara et d’Oromia, où des affrontements se poursuivent entre les forces fédérales et les groupes armés locaux, risquant de perturber le processus électoral dans une grande partie du pays.</p>



<p>Ces élections pourraient consolider le pouvoir du gouvernement, au moment même où le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), parti au pouvoir au Tigré, accuse le gouvernement de violer l’accord de paix de 2022, exacerbant ainsi la méfiance entre les deux parties.</p>



<p>Ce climat fragile, selon la revue américaine, pourrait engendrer une instabilité accrue et alimenter les accusations d’illégitimité des élections et de manque de transparence quant à leurs résultats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somalie</h2>



<p>Concernant les élections somaliennes, elles pourraient ne pas se dérouler comme prévu en raison de la controverse persistante entourant leur déroulement. Des réformes électorales sont en cours, visant à passer du système actuel, où les chefs de clan désignent les membres du parlement qui élisent ensuite le président, à un système de vote direct fondé sur le principe une personne, une voix.&nbsp;</p>



<p>Cette évolution représente un changement radical dans la structure du pouvoir et a suscité de vives protestations, notamment de la part des régions semi-autonomes du Puntland et du Jubaland, qui estiment que les réformes renforcent le pouvoir central à Mogadiscio et affaiblissent l’influence des régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflits ouverts</h2>



<p>Au Sahel et en Afrique de l’Ouest, la revue américaine met en garde contre la propagation de ce qui est décrit comme un <em>«virus des coups d’État militaires»</em>, compte tenu de l’influence croissante des juntes militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger (Alliance sahélienne), et de la multiplication des attaques perpétrées par des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.</p>



<p>En République démocratique du Congo, <em>FP</em> indique que l’accord négocié par l’administration du président américain Donald Trump n’a pas permis d’endiguer les combats dans l’est du pays où des affrontements avec le mouvement M23 soutenu par le Rwanda se poursuivent.</p>



<p>Au Soudan, la poursuite du conflit qui dure depuis près de trois ans, notamment avec l’intensification des combats dans la région du Kordofan. Les initiatives internationales, y compris celles menées par Washington en coopération avec les pays de la région, n’ont guère progressé, les deux camps, l’armée et les Forces de soutien rapide, privilégiant les options militaires.</p>
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		<title>Expertise tuniso-japonaise au profit de la cardiologie en Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/expertise-tuniso-japonaise-au-profit-de-la-cardiologie-en-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 08:31:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AFRECO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première session du programme de formation triangulaire intitulé «Cardiologie pour l’Afrique» a démarré lundi 7 juillet 2025 à l’hôpital Rabta de Tunis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/expertise-tuniso-japonaise-au-profit-de-la-cardiologie-en-afrique/">Expertise tuniso-japonaise au profit de la cardiologie en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La première session du programme de formation triangulaire intitulé «Cardiologie pour l’Afrique» a démarré lundi 7 juillet 2025 à l’hôpital Rabta de Tunis. Il s’agit d’une initiative conjointe du ministère de la Santé et de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).</em></strong></p>



<span id="more-16992687"></span>



<p>Treize participants de 7 pays africains francophones prennent part à cette formation, venant du Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal. Ils bénéficieront de l’expérience combinée des cardiologues tunisiens et japonais. La formation repose sur le transfert de compétences à travers des techniques médicales de pointe, permettant d’améliorer significativement la prise en charge des maladies cardiaques dans la région.</p>



<p>La cérémonie d’ouverture officielle de s’est tenue en présence &nbsp;du Pr. Mustapha Ferjani, ministre de la Santé, Takeshi Osuga, ambassadeur du Japon en Tunisie, Shohei Hara, vice-président senior de la Jica, Tetsuro Yano, président de l’Association japonaise pour le développement économique de l’Afrique (Afreco), Dr. Shinichi Higashiue, président du groupe médical Tokushukai, Mayumi Miyata, représentante résidente de la Jica en Tunisie&nbsp;ainsi que les ambassadeurs des pays africains participants.</p>



<p>La formation, qui se déroule du 4 au 9 juillet, est consacrée aux techniques de traitement en cardiologie, avec un accent particulier sur la valvulopathie cardiaque. Elle est assurée par une équipe médicale conjointe composée de cinq cardiologues tunisiens, dirigés par Dr. Mohamed Sami Mourali, chef du service de cardiologie à l’Hôpital Rabta, et de cinq cardiologues japonais, dont le renommé Dr. Shigeru Saito, directeur des laboratoires de cardiologie interventionnelle et de cathétérisme à l’Hôpital général Shonan Kamakura, au Japon.</p>



<p>Ce projet est le fruit de la Ticad8 (Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique)&nbsp;tenue en Tunisie en 2022. Elle s’inscrit également dans le cadre des initiatives de la Ticad9, qui se tiendra en août prochain au Japon. Il incarne un exemple concret de coopération triangulaire entre le Japon, la Tunisie et les pays africains partenaires.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16992697" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Cardiologie-pour-Afrique-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>La réalisation de ce programme est rendue possible grâce à l’appui déterminant du groupe médical Tokushukai, l’un des plus grands réseaux hospitaliers du Japon.</p>



<p>Par ailleurs, la Cité des Sciences à Tunis apporte son soutien logistique à l’organisation de la formation.</p>



<p>À travers cette initiative, la Tunisie, en tant que Centre d’excellence tuniso-japonais pour l’Afrique en matière de santé, accueillera trois sessions annuelles de cette formation spécialisée à l’Hôpital Rabta. L’objectif à long terme est de renforcer les capacités médicales en cardiologie dans les pays africains, tout en favorisant la création d’un réseau professionnel interafricain et tuniso-japonais dédié à l’amélioration des soins cardiaques sur le continent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/expertise-tuniso-japonaise-au-profit-de-la-cardiologie-en-afrique/">Expertise tuniso-japonaise au profit de la cardiologie en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 05:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Appel urgent aux pays d’Afrique du Nord pour mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/">La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>&nbsp;<strong><em>L</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Organisation des Nations Unies pour l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) a lancé un appel urgent mardi 29 avril 2025 aux pays d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Afrique du Nord-Ouest pour renforcer la surveillance et mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</em></strong></p>



<span id="more-16372807"></span>



<p>L’alerte intervient alors que des groupes de criquets adultes et de petits essaims, originaires du Sahel africain, ont migré vers le sud du Sahara, menaçant les cultures et les pâturages de la région.</p>



<p><em>«Les opérations de prospection et de lutte sont particulièrement urgentes dans les endroits où les pluies de l’hiver et du début du printemps ont créé des conditions propices à la reproduction»</em>, a déclaré Cyril Piou, responsable de la surveillance et des prévisions acridiennes à la FAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intensification de l’activité acridienne</h2>



<p>La FAO signale que depuis la fin février, l’activité acridienne a considérablement augmenté, avec l’arrivée de groupes d’ailés et de petits essaims dans le centre de l’Algérie, l’ouest de la Libye et le sud de la Tunisie.</p>



<p>Les conditions écologiques favorables ont conduit à une saison de reproduction printanière marquée par des infestations plus importantes que d’habitude. Les vents et les précipitations ont facilité la migration des criquets vers le nord depuis le sud de l’Algérie, le nord du Mali, le Niger et le Tchad.</p>



<p>L’afflux de populations de criquets en Afrique du Nord-Ouest, notamment au nord et au sud des montagnes du Hoggar en Algérie et du Fezzan dans le sud-ouest de la Libye, a incité la FAO à classer la situation dans la région occidentale sous le signe de la prudence.</p>



<p><em>«Les prévisions de la FAO depuis janvier indiquent que l’éclosion et la formation de bandes commenceraient ce mois-ci dans les zones affectées. Si elles ne sont pas contrôlées, ces bandes pourraient se transformer en petits essaims en mai et juin, augmentant le risque pour les cultures et les pâturages»</em>, a précisé M. Piou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mesures de lutte précoce recommandées</h2>



<p>Du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara en Algérie, et jusqu’au sud de la Tunisie et à l’ouest de la Libye, la FAO recommande des prospections intensives sur le terrain dans les zones clés où la reproduction des criquets est susceptible de se produire.</p>



<p>Ces régions ont reçu des précipitations suffisantes pour soutenir la croissance de la végétation, créant ainsi des conditions favorables au développement des criquets, explique la FAO.</p>



<p>Le criquet pèlerin est l’ un des ravageurs migrateurs les plus destructeurs au monde.</p>



<p>Un seul essaim peut couvrir d’une à plusieurs centaines de kilomètres carrés. Un kilomètre carré d’essaim peut contenir jusqu’à 80 millions d’adultes, capables de consommer en une journée la même quantité de nourriture que 35 000 personnes.</p>



<p>Une détection précoce et une réponse rapide sont essentielles pour prévenir une crise plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rester vigilants</h2>



<p>À travers son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’agence onusienne continue à fournir des conseils techniques, des mises à jour en temps réel et un soutien opérationnel aux pays touchés.</p>



<p>Elle appelle à une coopération régionale renforcée pour faire face à cette menace et protéger les moyens de subsistance des populations vulnérables.</p>



<p>La FAO exhorte les pays d’Afrique du Nord-Ouest à rester vigilants et à agir rapidement pour contrôler la menace des criquets pèlerins, afin de prévenir des dommages significatifs aux cultures et aux pâturages, et d’assurer la sécurité alimentaire dans la région.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZbuxwQaZ9e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/">La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/embed/#?secret=qjpLBl2qHM#?secret=ZbuxwQaZ9e" data-secret="ZbuxwQaZ9e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/">La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Vers la création d’un corridor commercial Tunisie-Libye-Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/vers-la-creation-dun-corridor-commercial-tunisie-libye-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 09:46:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie prépare un projet ambitieux pour une route commerciale transsaharienne reliant l’Afrique du Nord aux marchés subsahariens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/vers-la-creation-dun-corridor-commercial-tunisie-libye-afrique/">Vers la création d’un corridor commercial Tunisie-Libye-Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie se positionne comme une plaque tournante commerciale clé pour l’Afrique, avec des projets ambitieux pour une route commerciale transsaharienne reliant l’Afrique du Nord aux marchés subsahariens. </em></strong></p>



<span id="more-14435973"></span>



<p>S’exprimant lors du forum<em> «Matinées régionales de l’exportation» </em>à Sfax, vendredi 25 octobre 2024, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a annoncé la vision du gouvernement pour un corridor «Libye-Tunisie-Afrique».</p>



<p>Ce projet ambitieux établirait une route commerciale s’étendant au sud de la Tunisie, en passant par la Libye, vers cinq pays enclavés : le Tchad, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Centrafrique.</p>



<p>Le ministre a décrit le corridor comme étant au cœur de la stratégie du gouvernement visant à stimuler les exportations, prévoyant qu’il deviendrait la plus grande route commerciale terrestre du continent.</p>



<p>Cela faciliterait la circulation fluide des marchandises et renforcerait les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, positionnant ainsi la Tunisie comme un acteur clé du commerce régional.</p>



<p>Une série de mesures visant à faire de la Tunisie un partenaire commercial plus attractif ont également été présentées. Il s’agit notamment de la mise en œuvre de l’accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce pour moderniser les procédures douanières et réduire les retards bureaucratiques.</p>



<p>Par ailleurs, le gouvernement envisage de refondre son programme Easy Export afin d’apporter un plus grand soutien aux entreprises tunisiennes cherchant à vendre leurs marchandises à l’étranger.</p>



<p>Reconnaissant la nécessité d&rsquo;un cadre juridique favorable, le ministre a annoncé son intention de réviser les lois régissant le commerce extérieur et le Fonds de promotion des exportations (Foprodex).</p>



<p>Il a également souligné l’importance de réseaux de distribution efficaces, soulignant l’engagement du gouvernement à améliorer la manière dont les marchandises sont transportées vers les marchés.</p>



<p>Ces mesures démontrent l’engagement de la Tunisie à créer un environnement commercial dynamique et compétitif. En encourageant les exportations et en attirant les investissements, ces efforts stimuleront la croissance économique et consolideront la position de la Tunisie en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.</p>



<p>D’après <a href="https://www.libyanexpress.com/tunisia-and-libyas-bold-plan-to-transform-african-trade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Libyan Express</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/vers-la-creation-dun-corridor-commercial-tunisie-libye-afrique/">Vers la création d’un corridor commercial Tunisie-Libye-Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le Niger veut attirer des investisseurs privés tunisiens  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/11/le-niger-veut-attirer-des-investisseurs-prives-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 May 2024 10:20:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les industriels tunisiens disposeront prochainement d’un site industriel à Niamey. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/11/le-niger-veut-attirer-des-investisseurs-prives-tunisiens/">Le Niger veut attirer des investisseurs privés tunisiens  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les industriels tunisiens disposeront prochainement d’un site industriel à Niamey, au Niger, pour lancer leurs projets, a indiqué le président du groupement d’intérêt économique tuniso-nigérien Karim Ben Farhat.</em></strong></p>



<span id="more-12781139"></span>



<p>Le site devrait s’étendre sur 20 hectares, a-t-il encore indiqué à l’agence Tap, en marge d’une mission commerciale à Niamey, du 4 au 9 mai 2024, ajoutant que l’annonce a été faite par le ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Seydou Asman. Ce dernier a donné son accord de principe lors de sa rencontre avec plusieurs entrepreneurs privés tunisiens. Cela marquera le début effectif du partenariat et des investissements entre les deux pays, a déclaré Ben Farhat.</p>



<p>Plusieurs projets d’investissement dans des domaines très variés devraient être réalisés, principalement dans le secteur de l’hydraulique, de l’alimentation et des aliments pour animaux.</p>



<p>Le ministre nigérien a également exhorté les investisseurs tunisiens à accélérer la mise en œuvre de projets de partenariat gagnant-gagnant dans le cadre de leur engagement à investir au Niger, pays où la croissance économique devrait atteindre un niveau sans précédent, a-t-il également déclaré.</p>



<p>Le ministre nigérien de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement, Salissou Sahirou Adamou, a également donné son accord de principe, lors de sa rencontre avec des entrepreneurs privés tunisiens, à l’octroi d’un terrain aux entrepreneurs tunisiens pour la construction d’environ 500 logements sociaux, en partenariat avec gouvernement nigérien.</p>



<p>Ben Farhat a, par ailleurs, indiqué que les professionnels de santé tunisiens souhaitent créer un centre de diagnostic ainsi que des établissements de santé privés au Niger.</p>



<p>Trente-cinq entreprises tunisiennes de divers secteurs d’activité, principalement l’agriculture, l’énergie, les télécommunications, la santé, la pharmacie, l’industrie numérique et les travaux publics, ont participé au Forum d’Affaires Tunisie-Niger organisé le 6 mai à Niamey, avec la participation de 350 opérateurs économiques nigériens.</p>



<p>Le chef du bureau de représentation commerciale du Centre de promotion des exportations (Cepex) à Abidjan, Noamen Hamdani, a déclaré aux participants au forum qu’environ 60 entreprises (hors secteur des services) exportaient leurs produits au Niger, mais que cinq seulement exportaient de manière régulière.<em> «Ces exportations sont principalement des produits alimentaires (couscous, farine) et des produits des industries mécaniques et électriques (câbles et transformateurs)»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Les exportations tunisiennes vers le Niger restent modestes, malgré les opportunités existantes, s’élevant à 20 millions de dinars (MDT) en 2023 contre 45 MDT en 2021. Elles comprennent les pâtes alimentaires, les biscuits, les structures, la ferronnerie, le matériel médical et chirurgical. Les exportations nigériennes vers la Tunisie se sont élevées à 31 000 dollars.</p>



<p>La mission d’affaires est organisée par l’Association des conseillers à l’exportation de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et le Groupement d’intérêt économique ‘Développement Tunisie-Niger’, en collaboration avec le ministère nigérien du Commerce et de l’Industrie.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/11/le-niger-veut-attirer-des-investisseurs-prives-tunisiens/">Le Niger veut attirer des investisseurs privés tunisiens  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mission économique tunisienne au Niger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/mission-economique-tunisienne-au-niger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2024 10:16:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Azaiez]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus d’une trentaine d’entreprises tunisiennes participent actuellement à une mission économique à Niamey (Niger).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/mission-economique-tunisienne-au-niger/">Mission économique tunisienne au Niger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus d’une trentaine d’entreprises tunisiennes participent actuellement à une mission économique qui a démarré hier, samedi 4 mai 2024, et se poursuivra jusqu&rsquo;au 9 du même mois à Niamey (Niger).</em></strong></p>



<span id="more-12693280"></span>



<p>La mission est organisée par l’initiative de l’Association des conseillers à l’exportation et de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), le Groupement d’intérêt économique Développement Tunisie-Niger, en collaboration avec le ministère du Commerce et de l’Industrie du Niger.</p>



<p>Le président de l’Association des conseillers à l’exportation, Riadh Azaiez, a souligné à l’agence Tap que ces entreprises opèrent dans divers secteurs d’activité notamment l’agriculture, l’énergie, la banque, l’assurance et les télécommunications, l’industrie pharmaceutique, les agences d’assistance médicale, le numérique, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et les travaux publics.</p>



<p>La mission économique vise à améliorer la présence des produits tunisiens au Niger et des produits nigérians en Tunisie, et de favoriser les échanges d’experts entre les deux pays, a-t-il ajouté. <em>«Son objectif est d’intensifier les échanges de biens et de services entre la Tunisie et le Niger, et d’exploiter les opportunités d’investissement dans les deux pays, notamment dans les chaînes de valeur agro-industrielles»</em>, a expliqué Azaiez.</p>



<p>Le Niger dispose d’un avantage comparatif avéré dans un grand nombre de produits agricoles, notamment l’élevage et ses sous-produits (cuirs et peaux, viande), et les produits agricoles et maraîchers (oignons, graines de sésame, arachides, gomme arabique, poivrons, etc.), a encore souligné le responsable.</p>



<p>Les hommes d’affaires tunisiens et nigériens discuteront à cette occasion des moyens d’aplanir les obstacles à l’implantation d’investisseurs tunisiens à Niamey.</p>



<p>Au programme de cette mission économique figure l’organisation d’un forum économique tuniso-nigérian et de rencontres B2B, sous le haut patronage du ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Saidou Asmane.</p>



<p>A cette occasion, les chefs d’entreprises tunisiens auront des réunions sur place avec leurs homologues nigérians.</p>



<p>Le Niger possède plus de 2 000 milliards de m3 d’eau souterraine et 19 millions d’hectares de terres agricoles, ainsi que de vastes zones pastorales. Son potentiel est considérable, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, des mines, du pétrole et de l’énergie.</p>



<p>En termes d&rsquo;échanges commerciaux, le Niger a importé pour environ 10,191 millions de dollars de produits de Tunisie en 2022, principalement des pâtes alimentaires, biscuits, ferronneries, instruments médicaux et chirurgicaux, bâtiments et ponts…</p>



<p>Les exportations du Niger vers la Tunisie se sont élevées à 31 000 dollars.</p>
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