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	<title>Archives des OLP - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des OLP - Kapitalis</title>
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		<title>Il y a 41 ans &#124; La Tunisie faisait condamner Israël à l’Onu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 12:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité condamna l’agression israélienne contre le siège de l’OLP en Tunisie. Témoignage de New York...  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/04/il-y-a-41-ans-la-tunisie-faisait-condamner-israel-a-lonu/">Il y a 41 ans | La Tunisie faisait condamner Israël à l’Onu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a 41 ans, jour pour jour… Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité condamna <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/tunisie-il-y-a-41-ans-le-raid-israelien-contre-hammam-chott-fait-68-morts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agression israélienne</a> contre le siège de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis. Un témoignage vécu à New York…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Mezni *&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19750806"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Noureddine-Mezni.jpg" alt="" class="wp-image-19750832" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Noureddine-Mezni.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Noureddine-Mezni-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Noureddine-Mezni-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait la résolution 573 (1985), à la suite de la plainte déposée par la Tunisie contre Israël, après l’acte d’agression commis contre sa souveraineté et son intégrité territoriale, <em>«en violation flagrante de la Charte des Nations unies et du droit et des normes de conduite internationaux»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résolution condamnant l’agression israélienne fut adoptée par quatorze voix, sans aucune voix contre, avec une seule abstention : celle des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résolution revêtait une importance particulière puisqu’elle constituait la première résolution du Conseil de sécurité condamnant explicitement l’agression israélienne contre le territoire tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je venais, à cette époque, d’être nommé Représentant adjoint de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) auprès de l’Onu. J’ai donc vécu cet événement historique au siège des Nations unies, à New York.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une position américaine qui avait suscité la consternation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’étais chargé de préparer le texte de l’intervention de mon organisation devant le Conseil de sécurité, réuni pour examiner cette agression israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’oublierai jamais la fierté que j’avais ressentie en recevant les directives de l’administration centrale de l’OCI, dont le siège était alors à Jeddah, pour préparer ce texte. C’était la première tâche de cette importance qui m’était confiée dans le cadre de mes nouvelles fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui m’avait le plus choqué, en suivant de près l’extraordinaire couverture médiatique de l’agression israélienne par les chaînes de télévision américaines, était le soutien public et immédiat de la Maison-Blanche à Israël, qui avait qualifié son opération d’<em>«acte légitime d’autodéfense»</em>, après l’assassinat, revendiqué par la Force 17, unité d’élite de l’OLP, de trois civils israéliens à bord de leur yacht, au large des côtes chypriotes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël avait ainsi violé la souveraineté de la Tunisie, pourtant amie de longue date des États-Unis, et tué des dizaines de civils, Tunisiens et Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Habib Bourguiba et plusieurs de ses alliés européens avaient alors exercé de fortes pressions sur l’administration américaine afin qu’elle reconsidère sa position initiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba, ami de l&rsquo;Occident et en particulier des États-Unis d’Amérique, menaça de rompre les relations diplomatiques de Tunis avec Washington au cas où le gouvernement américain opposait son veto à la résolution.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="989" height="544" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Nations-UNies-Hammam-Chott-1985.jpg" alt="" class="wp-image-19751038" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Nations-UNies-Hammam-Chott-1985.jpg 989w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Nations-UNies-Hammam-Chott-1985-300x165.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Nations-UNies-Hammam-Chott-1985-767x422.jpg 767w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Nations-UNies-Hammam-Chott-1985-580x319.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Nations-UNies-Hammam-Chott-1985-860x473.jpg 860w" sizes="(max-width: 989px) 100vw, 989px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Clovis Maksoud et le «temps gagné»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des négociations serrées se déroulaient au moment même où le Conseil de sécurité était réuni pour débattre de cette agression. La ferme condamnation de l’opération israélienne par plusieurs capitales européennes, dès les premières heures, ainsi que l’intervention de Bourguiba auprès de son homologue américain, Ronald Reagan, avaient finalement porté leurs fruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation tunisienne présente dans la salle du Conseil de sécurité, conduite par Béji Caïd Essebsi, alors ministre des Affaires étrangères, attendait avec impatience l’issue de ces démarches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant cette attente, et afin de gagner du temps avant l’arrivée des instructions de Washington à son représentant au Conseil de sécurité, l’ambassadeur Walter Vernon, la délégation tunisienne avait demandé à l’ambassadeur de la Ligue arabe auprès de l’Onu, le professeur Clovis Maksoud, d’<em>«allonger»</em> au maximum le discours qu’il était en train de prononcer devant les membres du Conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant de l’organisation panarabe, parfait anglophone, excella au cours de cette intervention, dont une grande partie fut improvisée pour la circonstance. Il réussit ainsi à retenir l’attention de l’ensemble des membres du Conseil jusqu’à l’arrivée de la réponse de la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington avait finalement demandé à son représentant de s’abstenir, permettant ainsi l’adoption de la résolution 573 condamnant l’agression israélienne.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SNRlaLHMIZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/tunisie-il-y-a-41-ans-le-raid-israelien-contre-hammam-chott-fait-68-morts/">Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/tunisie-il-y-a-41-ans-le-raid-israelien-contre-hammam-chott-fait-68-morts/embed/#?secret=rnrg4Ut6Bi#?secret=SNRlaLHMIZ" data-secret="SNRlaLHMIZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une scène que je n’ai jamais oubliée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je me souviens également d’une scène qui m’avait particulièrement marqué ce jour-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Benjamin Netanyahu, alors représentant permanent d’Israël auprès des Nations unies, avait, immédiatement après l’adoption de la résolution, déchiré le document portant le projet de résolution, dans un geste spectaculaire qui avait surpris la salle du Conseil de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette scène est restée gravée dans ma mémoire, tant elle témoignait de la tension qui régnait autour de cette résolution historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante et un ans plus tard, je garde encore le souvenir très précis de cette journée passée au siège des Nations unies à New York : une journée où, pour la première fois, je me retrouvais directement au cœur d’un dossier majeur porté devant le Conseil de sécurité dans le cadre de mes nouvelles fonctions internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un événement historique dans les annales du Conseil de sécurité des Nations unies, que j’ai eu le privilège de vivre de l’intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Consultant en diplomatie publique internationale et en communication, ancien porte-parole du président de la Commission de l’UA.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/04/il-y-a-41-ans-la-tunisie-faisait-condamner-israel-a-lonu/">Il y a 41 ans | La Tunisie faisait condamner Israël à l’Onu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 10:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yasser Arafat sur le lieu de l'attaque israélienne contre la ville tunisienne de Hamma Chott dont il avait échappé de peu, le 1er octobre 1985. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/tunisie-il-y-a-41-ans-le-raid-israelien-contre-hammam-chott-fait-68-morts/">Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a commémoré hier, jeudi, le 1<sup>er</sup> octobre 2026 le 41<sup>e</sup> anniversaire du raid israélien du 1<sup>er</sup> octobre 1985 contre le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis ; il s’agit de l’un des épisodes les plus graves de l’histoire des relations entre la Tunisie et Israël. Ce ne sera pas la dernière agression de l&rsquo;Etat hébreu contre notre pays</em></strong> <em>(Photo de l&rsquo;agence Wafa : Yasser Arafat sur le lieu de l&rsquo;attaque israélienne de Hammam Chott dont il avait échappé de peu). </em> </p>



<span id="more-19736777"></span>



<p class="wp-block-paragraph">A cette occasion, l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, Rami Qaddoumi, a déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des Palestiniens et des Tunisiens tués lors de l’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a rassemblé des autorités locales, des représentants de l’ambassade de Palestine et du Fatah, des étudiants et travailleurs palestiniens, des membres de la communauté palestinienne ainsi que des citoyens tunisiens, rapporte l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le raid a visé le complexe abritant la direction de l’OLP, qui s’était installée en Tunisie après son évacuation de Beyrouth en 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan généralement rapporté par les sources palestiniennes fait état de 68 morts — 50 Palestiniens et 18 Tunisiens — et d’une centaine de blessés. Les documents transmis par la Tunisie aux Nations unies dans les heures suivant l’attaque mentionnaient initialement plus de 50 morts et près d’une centaine de blessés. Quatre jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, par 14 voix pour et une abstention, la résolution 573 ; celle-ci condamnait l’attaque israélienne contre le territoire tunisien comme une violation de la Charte des Nations unies et du droit international, tout en reconnaissant à la Tunisie le droit à des <em>«réparations appropriées»</em> pour les pertes humaines et les dommages matériels subis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette commémoration demeure l’un des moments symboliques forts du lien historique unissant la Tunisie au mouvement national palestinien. Qaddoumi a souligné que cette commémoration représente également une réaffirmation des relations entre les deux peuples et du soutien tunisien à la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Hammam Chott, Israël a fait assassiner plusieurs dirigeants et membres de l’OLP&nbsp;en Tunisie, notamment, le 16 avril 1988, Khalil al-Wazir (dit Abou Jihad), numéro deux de l’OLP et commandant des opérations, qui a été abattu chez lui à Sidi Bou Saïd par un commando israélien.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Le grand absent de Charm El-Cheikh</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/le-grand-absent-de-charm-el-cheikh/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 10:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la réunion de Charm El-Cheikh, en Égypte, le grand absent, le peuple palestinien, pesait du poids de son courage, de sa dignité et de sa résilience. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/le-grand-absent-de-charm-el-cheikh/">Le grand absent de Charm El-Cheikh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lundi 13 octobre 2025, à Charm El-Cheikh, en Égypte, une vingtaine de chefs d’État étaient réunis sous les projecteurs du monde entier. Les caméras fixaient leurs visages, les micros guettaient leurs paroles, les discours parlaient de paix, d’équilibre et d’avenir. Et pourtant, sur cette scène saturée de puissances, un absent régnait en maître. Il n’était pas là — et cependant, il était partout. Dans l’air que chacun respirait, dans les regards échangés, dans les silences lourds de prudence. Son ombre s’étendait d’un bout à l’autre de la tribune, occupant l’espace tout entier, au point d’établir, à lui seul, un équilibre face aux vingt présences officielles. C’est le peuple palestinien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Khemais Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17658071"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" style="width:200px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y avait certes Mahmoud Abbas, le fantomatique président de l&rsquo;Autorité palestinienne, mais il ne représente plus aujourd&rsquo;hui que lui-même et une poignée de carriéristes corrompus méprisés par l&rsquo;écrasante majorité des Palestiniens. Et ce sont ces derniers qui étaient au cœur des conversations à Sharm El-Cheikh, dans les arrière-pensées, dans les calculs comme dans les hésitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Invisible, mais omniprésent, le peuple palestinien pesait autant que tous les dirigeants réunis, car c’est autour de lui, de sa cause, de son nom — ou de son silence — que tout gravitait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce géant invisible avait convoqué les puissants sans envoyer d’invitation. Il les avait forcés à se rassembler autour de son absence, à reconnaître, malgré eux, qu’il demeurait — encore et toujours — le centre du monde tant que ses droits ne sont pas rétablis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une présence éclatante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un fait rarissime : le monde a été convoqué par un absent, dont la présence est si éclatante qu’aucun protocole n’a pu la contenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il planait au-dessus d’eux comme une conscience, comme une lumière qu’on ne peut éteindre. Il habitait leurs mots, leurs silences, leurs regards fuyants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son sacrifice force l’admiration du monde entier. Depuis des décennies, il endure l’injustice, la faim, le siège et les bombardements, sans jamais renoncer à la terre qu’il aime, ni aux valeurs qu’il incarne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa résistance n’est pas seulement celle des armes, mais celle d’un peuple entier qui refuse de plier, qui se relève toujours, qui transforme la douleur en courage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque maison détruite devient serment, chaque deuil devient drapeau, chaque enfant, promesse de survie. Il affronte l’impossible avec la même détermination que les grands peuples de l’Histoire, et son sang versé ne réclame ni vengeance ni oubli — mais justice et liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette fidélité obstinée à la dignité humaine qui fait de lui un symbole universel, redouté par ceux qui tuent, respecté par ceux qui espèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier, le monde a célébré, sans le dire, la puissance silencieuse d’un peuple qu’on croyait effacé — et qui, par sa seule endurance, a contraint les puissants à s’incliner devant son ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son image plane déjà sur ces lignes, comme elle planait hier sur la scène de Charm El-Cheikh.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau leadership palestinien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais que nul n’en doute : le grand absent, c’était la résistance palestinienne — présente dans chaque conscience, immense dans son silence, victorieuse dans son absence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un analyste politique expliquerait cette absence par la difficulté de trouver aujourd’hui un représentant légitime du peuple palestinien, qui soit acceptable sur les plans intérieur et extérieur. Le Hamas comme l’OLP et l’Autorité palestinienne installée à Ramallah ayant perdu toute crédibilité aux yeux des Palestiniens eux-mêmes, il va peut-être falloir œuvrer aujourd’hui pour l’avènement d’un nouveau leadership légitime, capable d’unifier les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie autour d’un projet national qui conjugue libération et paix, résistance intérieure et reconnaissance extérieure, et ce dans le cadre d’une solution à deux Etats, seule issue raisonnable et encore possible au conflit israélo-palestinienne qui dure depuis 1948. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ecrivain et traducteur.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8Fc2CSiXlg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/11/gaza-ou-leternel-retour-des-palestiniens/">Gaza ou l’éternel retour des Palestiniens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza ou l’éternel retour des Palestiniens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/11/gaza-ou-leternel-retour-des-palestiniens/embed/#?secret=yYV4Hv1fHG#?secret=8Fc2CSiXlg" data-secret="8Fc2CSiXlg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>A propos d&#8217;une intox &#124; Le transfert de la direction du Hamas à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/a-propos-dune-intox-le-transfert-de-la-direction-du-hamas-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 10:28:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaî]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une intox relayée par certains médias, la Tunisie s'apprêterait à offrir l'abri aux dirigeants du Hamas. Il n'en est rien du tout. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/a-propos-dune-intox-le-transfert-de-la-direction-du-hamas-a-tunis/">A propos d&rsquo;une intox | Le transfert de la direction du Hamas à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est une grosse intox relayée par les réseaux sociaux et reprise par certains médias interlopes comme <a href="https://entrevue.fr/monde/revelations-la-visite-du-ministre-iranien-a-tunis-aurait-vise-le-transfert-de-la-direction-du-hamas/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Entrevue</a> &nbsp;qui, citant de vagues «sources fiables», a cru pouvoir écrire que «la récente visite de Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, à Tunis pour rencontrer le président Kaïs Saïed aurait eu pour véritable objectif de transférer la direction du Hamas en Tunisie.»</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17471909"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine ajoute&nbsp;: <em>«L’opération impliquerait l’utilisation de passeports iraniens en échange de fonds, soulevant de nombreuses interrogations sur les intentions de Téhéran et les implications pour la sécurité tunisienne.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pourquoi la Tunisie ?»</em>, s’interroge l’auteur de l’articleJerôme Goulon, et s’empresse de répondre&nbsp;: <em>«La Tunisie occupe une position stratégique entre le Maghreb et le Moyen-Orient. Relativement éloignée des conflits armés directs, elle pourrait constituer une base plus discrète pour le Hamas. L’intérêt de l’Iran à établir une présence indirecte en Afrique du Nord s’inscrirait dans une stratégie de contournement face aux pressions internationales et régionales.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une info qui a tout d’une fake news</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste admet qu’un tel transfert des dirigeants du Hamas à Tunis, <em>«bouleverserait les équilibres régionaux»</em>, car, ajoute-t-il, <em>«la Tunisie, jusqu’ici relativement neutre, se retrouverait au centre d’un dossier explosif mêlant diplomatie, sécurité et enjeux internationaux.»</em> En plus, affirme-t-il, <em>«ce rapprochement renforcerait l’influence de l’Iran au Maghreb, tout en risquant de tendre les relations de Tunis avec ses partenaires occidentaux et arabes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le moment, les responsables tunisiens n’ont pas cru devoir démentir officiellement une telle information qui a tout d’une fake news, sachant que les démentis, dans ce genre de situation, sont improductifs. On fera cependant remarquer que le magazine qui a relayée cette infox est édité à Dubaï aux Emirats arabes unis, un Etat qui a normalisé ses relations avec Israël et qui ne voit qu’une seule menace à ses frontières, celle de l’Iran. Ces mêmes Emirats qui ont mis fin aux nombreux projets d’investissement qu’ils avaient mis en route en Tunisie avant la révolution de 2011. Donner foi aux allégations d’un tel média financé par l’argent des pétrodollars, c’est confondre propagande politique sonnante et trébuchante et information objective prouvée car puisée à bonne source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un autre plan, la Tunisie soutient fermement la cause palestinienne, est clairement hostile à l’Etat hébreu et a renforcé récemment ses relations, très anciennes, avec l’Iran, de manière à souligner son indépendance et sa souveraineté vis-à-vis de ses alliés historiques, occidentaux en l’occurrence. Mais de là à accepter d’offrir l’hospitalité sur son territoire aux dirigeants du Hamas, une organisation problématique qui est classée comme terroriste par beaucoup de pays, il y a un pas qu’elle se garderait bien de faire. Car non seulement le régime en place dans le pays est fermement opposé aux mouvements islamistes, et le Hamas en est un, mais pour avoir déjà subi des attaques israéliennes sur son propre sol, et pas qu’une seule fois, sans avoir pu y réagir, la Tunisie sait qu’elle n’a pas les moyens d’assurer la sécurité de personnes pourchassées sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hospitalité aux Palestiniens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis a certes offert l’hospitalité, entre 1982 et 1994, à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), mais c’était, à l’époque, dans le cadre d’un accord avec la communauté internationale pour éloigner les dirigeants palestiniens du Liban où ils étaient très menacés. Et puis, l’OLP n’est pas le Hamas&nbsp;: l’organisation est considérée, encore aujourd’hui, comme représentative de tout le peuple palestinien et ses dirigeants sont admis dans les instances et les capitales internationales. Leur présence à Tunis leur a d’ailleurs permis de faire avancer les négociations de paix et aboutir aux accords d’Oslo ayant donné naissance à l’Autorité Palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela pour dire que la Tunisie, dont la diplomatie s’est toujours caractérisée par le non alignement, la pondération et l’équilibre, ne saurait aujourd’hui se lancer dans des aventures que ni sa position géostratégique, ni ses engagements internationaux ni ses moyens logistiques et militaires ne lui permettent d’en assumer les conséquences.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4D6IWbXGWE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/">Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/embed/#?secret=9QKh219mje#?secret=4D6IWbXGWE" data-secret="4D6IWbXGWE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gaza &#124; Que contient le plan égyptien qui se veut une alternative au plan Trump ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/18/gaza-que-contient-le-plan-egyptien-qui-se-veut-une-alternative-au-plan-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 07:35:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jibril Rajoub]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[OLP]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Caire n’entend pas uniquement se murer dans son refus catégorique du plan du président américain pour Gaza. Il a également élaboré le sien.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/18/gaza-que-contient-le-plan-egyptien-qui-se-veut-une-alternative-au-plan-trump/">Gaza | Que contient le plan égyptien qui se veut une alternative au plan Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Égypte est fortement embarrassée tout comme la Jordanie par le plan incendiaire du président américain Donald Trump qui prévoit de vider Gaza de ses habitants et de les déplacer vers ces deux pays voisins afin que la bande détruite puisse être reconstruite et transformée en une station touristique sans droit de retour pour ses habitants. Toutefois, le Caire n’entend pas uniquement se murer dans son refus catégorique du plan du président américain. Il a également élaboré le sien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15572200"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’effort diplomatique égyptien est à saluer mais il a ses limites vu qu’il ne satisfait ni l’OLP, car il fait la part belle aux technocrates, ni Israël, car il ne tranche pas la question de l’avenir de la branche militaire du Hamas.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête réalisée par son rédacteur en chef diplomatique Patrick Wintour, le journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/feb/16/egypt-gaza-reconstruction-plan-hamas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> lève le voile sur ce plan égyptien, qui prévoit la création d’un comité de technocrates pour gérer la bande de Gaza et met l’accent sur la coopération avec la Banque mondiale et sur l’exclusion du Hamas de la gouvernance, de la gestion du territoire palestinien et de tout rôle dans le processus de reconstruction. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan proposé comprend également la formation d’un comité de soutien social ou communautaire. Aucun membre du Hamas n’y participera. Cependant le fait que le futur statut militaire du Hamas à l’intérieur de Gaza ne soit pas résolu par ce plan risque de constituer un obstacle à son soutien par Israël. Cette question prioritaire pour les Israéliens demeure donc en suspens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les détails du plan arabe bientôt révélés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays arabes, notamment les Émirats arabes unis et le Qatar, se préparent à apporter un soutien financier pour financer la reconstruction mais à condition d’accorder aux Palestiniens le droit de rester à Gaza et de ne pas les forcer à chercher refuge temporairement ou définitivement en Égypte ou en Jordanie. Le processus de reconstruction prendra entre trois et cinq ans après que 65% des bâtiments à Gaza aient été détruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources européennes affirment que la fourniture de garanties de sécurité à Israël n’est toujours pas résolu d’autant plus qu’aucun des pays arabes n’a exprimé sa volonté d’envoyer des forces dans la bande de Gaza. De plus, l’absence d’un horizon politique clair de la part d’Israël pour la création d’un État palestinien complique la situation. Un sommet arabe doit se tenir à Riyad ce mois-ci au cours duquel seront discutés un plan alternatif aux propositions de Trump sur Gaza et les détails du plan arabe seront révélés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite n’a pas encore explicitement appelé à exclure le Hamas du processus de reconstruction ou de l’administration de Gaza mais Anwar Gargash, conseiller du président des Émirats arabes unis, a salué l’appel d’Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, demandant au Hamas de se retirer de l’administration de Gaza, qualifiant cet appel d’approprié et rationnel. Aboul Gheit avait déclaré:<em> «Les intérêts du peuple palestinien doivent passer avant ceux du mouvement notamment à la lumière des appels au déplacement des Palestiniens de Gaza et de la guerre qui en a résulté et qui a détruit la bande de Gaza et déchiré son tissu humain et social en raison de ses décisions»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’exprimant lors du Sommet mondial de la gouvernance la semaine dernière, Aboul Gheit a déclaré que la proposition de Trump de déplacer environ deux millions de Palestiniens de Gaza pousserait la région dans une spirale de crises avec un impact dévastateur sur la paix et la stabilité. <em>«C’est inacceptable pour le monde arabe qui combat cette idée depuis 100 ans»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité proposé dans le plan arabe devrait inclure des technocrates indépendants et des représentants de la société civile et des syndicats afin de garantir qu’aucune faction ne domine. Même les diplomates arabes modérés considèrent que le plan Trump n’est ni pratique ni moralement valable. L’un d’eux a déclaré: <em>«Nous devons y faire face.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une deuxième source arabe a dénoncé les propositions fantasques qui font florès ces derniers temps: <em>«Beaucoup de ces idées semblent farfelues comme celle de transformer les tunnels du Hamas en réseau de métro. L’idée est venue de nulle part.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un casse-tête appelé Hamas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité nationale palestinienne qui gouverne certaines parties de la Cisjordanie n’a pas encore soutenu le plan égyptien craignant qu’il n’entraîne une division permanente entre la Cisjordanie et Gaza à travers deux systèmes administratifs distincts. Jibril Rajoub, responsable du Fatah qui domine l’Autorité palestinienne, a déclaré que le groupe avait refusé de discuter de l’idée d’un comité qui dirige Gaza le décrivant comme un prélude à la perpétuation de la division et a souligné l’adhésion à ce qu’il a appelé l’unité du gouvernement et du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exclu tout plan alternatif à la proposition de Trump. <em>«Tout plan qui laisse le Hamas dans la bande de Gaza sera un problème car Israël ne tolérera pas cela»</em>, a-t-il souligné dimanche à Tel Aviv, en s’adressant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Rubio est en tournée au Moyen-Orient où il discutera également de Gaza à Riyad et où son équipe rencontrera des responsables russes pour discuter de la manière de mettre fin à la guerre en Ukraine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/18/gaza-que-contient-le-plan-egyptien-qui-se-veut-une-alternative-au-plan-trump/">Gaza | Que contient le plan égyptien qui se veut une alternative au plan Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Décès de l’écrivain libanais Elias Khoury  : au cœur de la tragédie palestinienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/deces-de-lecrivain-libanais-elias-khoury-au-coeur-de-la-tragedie-palestinienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 06:03:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Elias Khoury]]></category>
		<category><![CDATA[Fatah]]></category>
		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Hicham Charabi]]></category>
		<category><![CDATA[Hisham Sharabi]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwich]]></category>
		<category><![CDATA[OLP]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décès du romancier , dramaturge et critique littéraire libanais Elias Khoury. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/deces-de-lecrivain-libanais-elias-khoury-au-coeur-de-la-tragedie-palestinienne/">Décès de l’écrivain libanais Elias Khoury  : au cœur de la tragédie palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La scène littéraire arabe et libanaise vient de perdre l’une de ses grandes figures des cinquante dernières années, le romancier, dramaturge et critique littéraire libanais Elias Khoury qui est décédé le 15 septembre 2024 à l’âge de 76 ans.</strong></em></p>



<span id="more-13998078"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né le 12 juillet 1948 à Beyrouth, le défunt est un intellectuel de renommée internationale, auteur d’une dizaine de romans, traduits dans de nombreuses langues, trois pièces de théâtre ainsi que divers ouvrages de critiques littéraires. Il était aussi rédacteur en chef du journal <em>Al-Mulhaq</em>, le supplément hebdomadaire du quotidien libanais <em>Al-Nahar.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né dans une famille chrétienne, il était proche des cercles de la gauche libanaise et soutenait la cause palestinienne. Il a d’ailleurs été membre du Fatah, la plus importante organisation palestinienne au sein de l’OLP, et prit part à la guerre civile libanaise et fut blessé, perdant temporairement la vue. Sur le plan littéraire, il sera très proche des intellectuels palestiniens comme Hicham Charabi et Mahmoud Darwich   </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi enseigné à l&rsquo;université Columbia&nbsp;à&nbsp;New York, à l&rsquo;université américaine de Beyrouth, à l&rsquo;université libanaise&nbsp;et à l&rsquo;université de New York.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Son roman ‘‘La porte du Soleil’’</em> (1998) raconte l’épopée des réfugiés palestiniens au Liban depuis la Nakba en 1948, et évoque de façon subtile les idées de mémoire, de vérité et de témoignage. Il a été transposé à l’écran par le cinéaste Égyptien Yousry Nasrallah. Interviewé par le journal israélien Yediot Aharonot à la suite de l&rsquo;édition en hébreu de ce roman, Khoury expliqua : <em>«Quand je travaillais sur ce livre, j&rsquo;ai découvert que l&rsquo;‘‘autre’’ est un miroir de ‘‘Je’’. Étant donné que j’écris depuis près d’un demi-siècle sur l’expérience palestinienne, il est impossible de lire cette expérience autrement que dans le miroir de l’‘‘autre’’ israélien. Pour cette raison, quand j’écrivais ce roman, j’ai fait beaucoup d’efforts pour essayer d’éviter les stéréotypes du Palestinien mais aussi les stéréotypes de l’Israélien comme il apparaît dans la littérature arabe et spécifiquement dans la littérature palestinienne de Ghassan Kanafani, par exemple, ou même d’Emil Habibi. L’Israélien n’est pas seulement le policier ou l’occupant, il est l’“autre”, qui a aussi une expérience humaine, et nous avons besoin de cette expérience. Notre lecture de son expérience est un miroir pour notre lecture de l’expérience palestinienne.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des récents romans de Khoury,&nbsp;‘‘<em>Yalo’’ </em>(2004), raconte l’histoire controversée d’un ancien milicien accusé de crimes pendant la guerre civile et décrit l’utilisation de la&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Torture">torture</a>&nbsp;dans le système judiciaire libanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les romans de Khoury sont remarquables pour leur approche complexe à la fois des thématiques politiques et des questions plus fondamentales sur le comportement humain. Ils impliquent souvent un monologue intérieur. Dans ses œuvres récentes, Khoury utilise beaucoup d’éléments de l’arabe&nbsp;familier, même si le langage de ses romans reste principalement l’arabe classique. Cette utilisation du vocabulaire dialectal aide à la crédibilité et à la spontanéité de la voix narrative. Alors que l&rsquo;utilisation du dialecte au sein des dialogues est très courante dans la littérature arabe moderne, Khoury introduit l’arabe familier dans les narrations, ce qui est inhabituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres d’Elias Khoury ont été traduites en anglais, français, allemand, hébreu, italien, catalan et suédois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Elias_Khoury" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikipedia</a></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/deces-de-lecrivain-libanais-elias-khoury-au-coeur-de-la-tragedie-palestinienne/">Décès de l’écrivain libanais Elias Khoury  : au cœur de la tragédie palestinienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 11:29:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fatah]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13961018</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Le Hamas a été financé par le gouvernement israélien pour tenter d’affaiblir l’Autorité palestinienne du Fatah», a déclaré Josep Borrel,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/">Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Le Hamas a été financé par le gouvernement israélien pour tenter d’affaiblir l’Autorité palestinienne du Fatah», a déclaré Josep Borrel, vendredi 6 septembre 2024, lors d’une conférence dans une université espagnole.</em></strong></p>



<span id="more-13961018"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la diplomatie européenne a ajouté : <em>«Si nous n’intervenons pas fermement, la spirale de la haine et de la violence se poursuivra de génération en génération, de funérailles en funérailles»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos n’ont pas manqué de susciter des réactions outrées dans les cercles sionistes européens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, Borrel n’a fait que rappeler une vérité historique attestée par beaucoup d’historiens, y compris israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Oui, Israël a soutenu les Frères Musulmans à la base mais le Hamas n’en est qu’une émanation spécifique»</em>, a cru pouvoir nuancer Michel Liégeois, professeur de Relations internationales à l’UCLouvain, cité par<a href="https://www.rtbf.be/article/est-ce-qu-israel-a-cree-et-finance-le-hamas-c-est-plus-complexe-que-cela-selon-un-expert-11316136" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> RTBF</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expert apporte des données intéressantes à ce sujet qui méritent d’être mieux connus : <em>«Historiquement, Israël met pour la première fois les pieds à Gaza en 1967, à l’issue de la guerre des Six Jours. Puisqu’avant cela, le territoire gazaoui qui est aujourd’hui la bande de Gaza, ne faisait pas partie de l’Etat d’Israël dans le cadre du plan de partage. C’est, à l’époque, un territoire palestinien»</em>, explique Michel Liégeois. <em>«Pour des raisons de sécurité, Israël maintient sa présence et occupe Gaza. Elle y trouve à ce moment-là une seule organisation un peu structurée : l’organisation des Frères musulmans. Ensemble, ils trouvent un modus operandi. Les Frères Musulmans vont aider Israël à administrer la bande de Gaza. Cela permet à Israël de ne pas devoir y perdre trop d’énergie et d’argent»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des ans, la coopération entre les deux parties va s’approfondir, le but d’Israël étant de ne pas avoir affaire à l’OLP. En échange d’une reconnaissance de fait, Israël allait devoir payer une contrepartie : <em>«Israël va, en échange, financer un certain nombre de projets, notamment la construction de mosquées»</em>, explique Michel Liégeois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <em>«entente»</em> contre-nature, sachant les positions extrémistes des Frères musulmans, dure 20 ans, jusque dans les années 80 : <em>«En 1987, le Hamas est créé. Le Hamas est bien l’émanation politico-militaire, plus radicale, de la mouvance des Frères musulmans. Donc oui, Israël a soutenu les Frères Musulmans à la base mais le Hamas n’est qu’une émanation spécifique, politique, de cette organisation. Il est important de le préciser»</em>, souligne l’expert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En aidant les ennemis de ses ennemis, c’est-à-dire en jouant la carte des islamistes contre celle des laïques, selon une tactique vieille comme le monde, Israël cherchait à déstabiliser le Fatah,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-on affirmer donc qu’Israël a aidé le Hamas à gagner du terrain contre le Fatah ? Réponse de l’expert qui a dû prendre mille pincettes et couper le cheveu en quatre pour répondre par l’affirmative: <em>«À certains moments, de façon ponctuelle, dans le cadre d’opérations menée par les services secrets israéliens, il n’est pas exclu qu’ils n’aient pas jugé utile d’affaiblir un peu le Fatah, de lui rendre la vie un peu plus difficile. Donc on ne peut pas totalement exclure cette possibilité.»</em> </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/">Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Palestine : le cas Marwan Barghouti</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/03/palestine-le-cas-marwan-barghouti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 09:44:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marwan Barghouti est l’un des rares dirigeants du Fatah encore populaire et la figure d’unité  encore plus rare en Palestine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le <a href="https://www.thetimes.com/world/israel-hamas-war/article/new-mandela-or-terrorist-marwan-barghoutis-fate-could-end-gaza-war-mnc38crjb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sunday Times’’</a>, version du week-end du journal britannique ‘‘The Times’’, a publié une enquête préparée par Christina Lamb dans laquelle elle affirme que le sort du dirigeant palestinien détenu dans les geôles israéliennes depuis 22 ans Marwan Barghouti pourrait arrêter la guerre à Gaza. C’est l’un des rares dirigeants du Fatah qui demeure populaire et constitue une figure d’unité ce qui est encore plus rare en Palestine. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13920949"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lamb a déclaré que le fils du prisonnier politique le plus célèbre d’Israël que ses partisans appellent le Nelson Mandela palestinien a exprimé les craintes de sa famille quant à la possibilité de tuer le leader du Fatah en représailles à l’opération Déluge d’Al-Aqsa même si le Fatah est un adversaire du Hamas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Barghouti, 65 ans, est considéré comme l’un des hommes politiques palestiniens les plus célèbres et figure en tête de liste des prisonniers qui pourraient être libérés en échange de la libération de 108 détenus israéliens détenus par le Hamas à Gaza. Lamb dit que Barghouti, qui a été emprisonné il y a vingt ans et condamné à la réclusion à perpétuité après la deuxième Intifada en 2000, a encouragé les puissances occidentales, qui voient en lui le leader palestinien capable d’unir les factions palestiniennes rivales et de résoudre les crises qui engloutissent la Cisjordanie et Gaza aujourd’hui. Un diplomate occidental a commenté : <em>«Il est aujourd’hui le prisonnier politique le plus célèbre au monde»</em> tandis que Julie Norman, professeur de politique internationale et nationale palestinienne à l’University College de Londres (UCL) et auteur d’un livre sur les prisonniers palestiniens a déclaré: <em>«Sa libération va changer les règles du jeu dans la politique palestinienne et le nationalisme palestinien»</em>. Cependant, le monde n’a pas vu Barghouti depuis des années. Comme Mandela, il est emprisonné depuis plus de 20 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’homme qui donne de l’espoir, et pas seulement aux Palestiniens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Arab Barghouti, 33 ans, a déclaré: <em>«Il est toujours l’homme qui donne de l’espoir et&nbsp; je pense que la plus grande force de mon père est sa capacité à unir les Palestiniens. Il est un symbole d’unité et nous avons soif d’unité, les divisions nous ont fait beaucoup de mal.»</em> Faisant référence à la comparaison entre son père et Mandela, il a ajouté: <em>«L’Occident veut faire de Mandela un homme pacifique dont le but est la paix mais il était prêt à se lancer dans la lutte armée pour obtenir les droits du peuple sud-africain et mon père n’est pas différent de lui.»&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lamb a rencontré Arab Barghouti dans la ville de Ramallah, considérée comme la capitale de l’Autorité nationale, où l’atmosphère comme partout en Cisjordanie est devenue plus tendue qu’elle ne l’était lorsque son père a été arrêté en 2002. Non seulement les colons ont accru leur violence contre les Palestiniens en Cisjordanie mais les forces israéliennes ont lancé leur plus grande opération militaire depuis 20 ans et des centaines de soldats y ont participé utilisant des chars, des bulldozers, des frappes aériennes, des drones et attaquant des villes et des camps de réfugiés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yyehetnWfQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/aux-dirigeants-israeliens-les-palestiniens-resteront-sur-la-carte-quoi-que-vous-fassiez/">Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aux dirigeants israéliens : les Palestiniens resteront sur la carte, quoi que vous fassiez ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/10/aux-dirigeants-israeliens-les-palestiniens-resteront-sur-la-carte-quoi-que-vous-fassiez/embed/#?secret=PVNX32tDKq#?secret=yyehetnWfQ" data-secret="yyehetnWfQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Arab a déclaré: <em>«C’est la pire situation que j’ai jamais connue de ma vie et ils veulent réduire</em> [notre présence] <em>et nous enfermer dans des ghettos pour que nous nous sentions sans patrie et pour nous intimider. Le gouvernement israélien profite de la focalisation sur le génocide à Gaza pour faire ce qu’il veut en Cisjordanie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes détenues comme Marwan Barghouti ont été soumises à des mauvais traitements dans la tristement célèbre prison de Megiddo. Arab estime que ce qui arrive aux détenus passe inaperçu et déclare: <em>«Je n’ai jamais vu les autorités pénitentiaires israéliennes aussi folles ou agir de manière aussi inhumaine. De nombreux détenus sortent de prison et on a du mal à les reconnaître. Il y a eu entre 55 et 60 cas documentés de décès de prisonniers depuis le 7 octobre, et nous craignons qu’ils ne tuent mon père. Le chef de la prison est venu après le 7 octobre et lui a demandé de mettre ses mains derrière le dos et de se présenter devant les prisonniers pour qu’il l’humilie en public. Mon père a refusé mais ils l’ont forcé et l’ont blessé à l’épaule.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Barghouti a été trimballé entre quatre ou cinq prisons où les gardiens de prison l’ont torturé, lui ont infligé la vue des lumières vives et mis un haut-parleur diffusant l’hymne national israélien pendant plusieurs heures de sorte à l’empêcher de dormir. Début mars, les gardes l’ont agressé et frappé au visage et à l’épaule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arab estime que l’intervention occidentale est ce qui a sauvé la vie de son père et qu’il était reconnaissant pour l’intervention de nombreux gouvernements occidentaux qui ont fait pression sur les Israéliens en particulier les Américains et les Français qui comprennent son importance en Cisjordanie et qui croient que mon père représente la solution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dirigeant palestinien le plus populaire parmi les siens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Barghouti est en première position dans les sondages d’opinion: <em>«Ce n’est un secret pour personne qu’il est le dirigeant palestinien le plus célèbre et cela a une raison. C’est un homme politique ouvert, qui n’est pas corrompu, qui veut la paix et la prospérité mais pas aux dépens du peuple palestinien»</em>, a souligné Arab, en exprimant sa crainte quant à l’état de santé de son père: <em>«Ces jours-ci, il n’est pas en bonne santé, il a perdu du poids à cause du manque de nourriture et il n’a pas reçu de soins pour ses blessures.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Barghouti a d’abord soutenu les accords d’Oslo en 1993 mais il s’est senti frustré par le manque de progrès, c’est pourquoi il est devenu plus ferme dans ses positions. Les tribunaux israéliens l’ont reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation notamment celui d’avoir envoyé des hommes armés pour tuer des Israéliens et il a été condamné à cinq peines d’emprisonnement à perpétuité. <em>«Ma mère disait que cela prendrait plusieurs années et nous ne nous attendions pas à ce que cela s’étende sur des décennies»</em>, dit le jeune homme en colère. Il ajoute: <em>«Quand j’étais jeune, j’ai souffert de ce problème. Pour moi, mon père m’a été retiré à cause du peuple palestinien. Ce n’est que plus tard lorsque j’ai grandi et réalisé à quel point la cause pour laquelle il se sacrifiait était noble, que j’ai ressenti la responsabilité de parler de la campagne lancée par ma mère.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vhKizFZ5DS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/">Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le monde des jeunes armés en colère de Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/dans-le-monde-des-jeunes-armes-en-colere-de-cisjordanie/embed/#?secret=UHSYdlFTU1#?secret=vhKizFZ5DS" data-secret="vhKizFZ5DS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Arab travaille pour une société informatique qui gère une académie de formation en programmation pour les Palestiniens. Il déclare: <em>«J’ai réalisé que nous devions reformuler l’image de la Palestine et affronter les Israéliens dans le domaine des données. Mon père disait que la résistance ne se limite pas à prendre les armes et à parcourir le pays pour se battre, c’est une question d’éducation.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un jour, il verra ses six petits-enfants qu’il ne connaît pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune homme a vu son père il y a deux ans. Il raconte: <em>«Ils nous permettaient à peine de le voir, en moyenne une fois tous les deux ans. Ma mère le voyait une fois par an mais elle a été punie en lui interdisant de lui rendre visite pendant quatre ans parce qu’il avait conduit une grève de la faim en 2017 avec 1500 prisonniers. Même lorsqu’ils étaient autorisés à lui rendre visite, la visite ne durait que quelques minutes et ils écoutaient tout.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’Arab n’ait jamais été arrêté, il craint désormais de l’être à tout moment. <em>«Depuis le 7 octobre, beaucoup de mes cousins ​​de notre village de Kobar ont été arrêtés donc cette menace est toujours dans mon esprit»</em>, explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur la possibilité d’une troisième Intifada comme certains s’y attendent, il a déclaré: <em>«Je me souviens toujours des paroles de mon père au tribunal: ‘‘Je suis un homme pacifique mais les Israéliens doivent comprendre qu’il n’y aura ni paix ni sécurité pour le peuple israélien tant qu’il y aura une occupation illégale de notre terre’’»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Barghouti est libéré, il se présentera pour remplacer le président octogénaire Mahmoud Abbas. Malgré l’arrêt des négociations à Gaza, Arab insiste: «Nous sommes confiants pour sa libération, le moment est venu et nous attendons le jour où il verra ses six petits-enfants qu’il ne connaît pas».</p>
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		<title>Un siècle de lutte en Palestine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 10:17:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rashid Khalidi]]></category>
		<category><![CDATA[sionisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les obstacles rencontrés en Occident pour défendre les droits des Palestiniens ont dissuadé beaucoup de monde, sauf les personnes les plus engagées.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Voici le scénario : criminaliser les boycotts, expulser les défenseurs des droits de l’homme, rebaptiser l’antisionisme en antisémitisme, diffamer les Juifs de gauche, infiltrer les organisations de gauche, annuler le financement des programmes d’aide, torpiller les campagnes politiques, licencier les professeurs des lycées et attaquer les commentateurs de réseaux aux discours critiques, et blanchir l’occupation. Les tactiques varient aujourd’hui, mais l’intention reste la même. Aussi longtemps que je suis en vie, les obstacles rencontrés en Occident pour défendre les droits des Palestiniens ont dissuadé tout le monde, sauf les personnes les plus engagées.</em></strong> <em>(Illustration : Exodus des Palestiniens en 1948 chassés de leurs terres par les groupes terroristes israéliens).  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Kaleem Hawa</strong> *</p>



<span id="more-10756697"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa.jpg" alt="" class="wp-image-10756808" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Kaleem-Hawa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, la responsabilité retombe souvent sur les épaules des Palestiniens. Rashid Khalidi, professeur à Columbia et codirecteur de son Centre d’études sur la Palestine, est l’un des plus connus à avoir assumé cette responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historien de renom et ancien conseiller de la délégation palestinienne lors des pourparlers de Madrid en 1991, il a écrit sur les origines du nationalisme arabe, la politique américaine de la guerre froide au Moyen-Orient, la construction de l’identité palestinienne, l’histoire du conflit israélo-palestinien et le processus de paix [israélo-arabe]. Il a également joué un rôle important en représentant les Palestiniens dans les médias occidentaux et en encadrant une génération croissante d’écrivains et d’universitaires palestiniens, notamment Noura Erakat et Lana Tatour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les intérêts de recherche de Khalidi soient très variés, il a souvent examiné l’histoire de la Palestine dans le contexte du projet impérialiste occidental plus vaste, qui s’est étendu à de nombreux pays du Moyen-Orient et dont l’occupation militaire a dévasté des millions de vies arabes. La nature cyclique de cette histoire est importante. Par exemple, sur le thème d’un État démocratique unique pour tous les Palestiniens et les Israéliens – une idée de plus en plus répandue parmi les jeunes Palestiniens et les Juifs antisionistes –, il observe qu’il ne s’agit pas d’un départ radical mais plutôt d’un retour à une idée populaire en gestation depuis au moins 1968 mais qui a été marginalisée par une direction désormais gériatrique de l’OLP.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guerre, déplacements et occupations sans fin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le dernier livre de Khalidi, ‘‘<em>La Guerre de Cent Ans contre la Palestine’’</em>, l’histoire s’avère une fois de plus être la clé pour comprendre le présent. Il s’appuie sur ses travaux antérieurs, mêlant les histoires personnelles et familiales à l’histoire politique et retraçant la ligne de violence qui a englouti une terre connue sous de nombreux noms différents. Ce faisant, Khalidi identifie de nombreux acteurs qui ont joué un rôle déterminant dans la cause palestinienne, les révolutionnaires, les femmes et les jeunes qui ont contribué à construire le tissu de la vie palestinienne dans l’ombre d’une guerre, de déplacements et d’occupations sans fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>«guerre»</em> dans le titre de Khalidi est conçue à la fois comme singulière et plurielle. Elle inclut mais transcende également les conflits militaires les plus couramment utilisés pour raconter l’histoire palestinienne. Il choisit de raconter cette histoire à travers six périodes distinctes, en commençant par la Déclaration Balfour en 1917 et en passant par la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1947 sur la partition de la Palestine et la guerre israélo-arabe qui a suivi et la Nakba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retraçant la vie des Palestiniens après la guerre des Six Jours en 1967, il considère le contrôle de facto d’Israël sur toutes les terres, du Jourdain à la Méditerranée, puis se tourne vers l’invasion israélienne du Liban en 1982, la première Intifada de 1987, et enfin les incessants bombardements de Gaza et l’occupation croissante de la Cisjordanie aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela peut se lire comme la chronique d’une lutte sans fin. La question de la Palestine a toujours été une question de conditionnement, de ce que nous sommes prêts à accepter et à oublier – et sachant cela, les ennemis de la nation palestinienne ont poursuivi un programme implacable d’effacement. Mais le livre de Khalidi est aussi un acte de récupération historique, un effort pour rédiger, comme il le dit, le <em>«premier récit général du conflit raconté dans une perspective explicitement palestinienne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le travail pionnier des historiens israéliens Ilan Pappé et Avi Shlaim, ‘‘<em>La Guerre de Cent Ans’’</em> ne propose pas une théorie unifiée de l’histoire mais plutôt un récit des structures coloniales dont dépend le projet israélien et des ponts qui relient encore les deux pays, l’archipel de la vie palestinienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Colonisation de la Palestine par les Juifs européens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khalidi résiste à l’envie de commencer son livre par la fondation d’Israël en 1948. Au lieu de cela, il commence trois décennies plus tôt, en 1917, l’année de la Déclaration Balfour. Cette déclaration, publiée au plus fort de la Première Guerre mondiale par le ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour, a été remise dans une lettre à Lord Rothschild, un éminent dirigeant de la communauté juive de Grande-Bretagne, et souligne le soutien du gouvernement à une patrie pour le peuple juif en Grande-Bretagne, la Palestine, alors partie de l’Empire ottoman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certains historiens ont avancé que cette décision était motivée par l’antisémitisme occidental, il s’agissait sans aucun doute aussi d’un choix stratégique, visant à obtenir le soutien des Juifs américains et européens à l’effort de guerre et potentiellement au contrôle britannique du canal de Suez, ce qui renforcerait la route impériale de la Grande-Bretagne vers l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la guerre, les Britanniques ont donné suite à cette déclaration, facilitant les revendications sionistes sur des territoires en Palestine par le biais de la Société des Nations, qui a établi des mandats de gouvernance coloniale en Palestine, au Liban, en Syrie et en Transjordanie à la suite de l’effondrement de l’Empire ottoman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mandat palestinien était bien entendu unique dans la mesure où l’un des principes fondamentaux de la gouvernance britannique incluait une vision pour la colonisation de la région par des Juifs européens. Bientôt, diverses organisations juives, dont la plus importante est l’Agence juive, offrirent un logement, une éducation et d’autres services sociaux exclusivement aux résidents juifs de Palestine et aux Juifs qui s’y installèrent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MGDf59lrHY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/24/du-fleuve-a-la-mer-il-est-temps-daffronter-la-version-israelienne/">«Du fleuve à la mer» : il est temps d’affronter la version israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Du fleuve à la mer» : il est temps d’affronter la version israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/24/du-fleuve-a-la-mer-il-est-temps-daffronter-la-version-israelienne/embed/#?secret=u3Y6xoifQ2#?secret=MGDf59lrHY" data-secret="MGDf59lrHY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Khalidi, le mandat britannique a établi deux réalités parallèles en Palestine : un projet embryonnaire d’édification de la nation pour la minorité juive et la poursuite de la politique coloniale pour la majorité arabe, dont la question de l’autodétermination n’a pas été abordée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En décrivant cette histoire, Khalidi expose ce qui allait devenir l’orientation essentielle des puissances occidentales vers le Moyen-Orient au cours du siècle à venir [le XXe], y compris une approche à l’égard des Arabes de Palestine définie par cette combinaison particulière de paternalisme colonial et de négligence délibérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Goliath doté de l’arme nucléaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce schéma s’est poursuivi dans le chapitre suivant de l’histoire palestinienne : la guerre israélo-arabe de 1948 et la Nakba, qui a vu l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs foyers. Khalidi traverse rapidement les violences vertigineuses de ces mois (l’histoire de l’Irgoun et de la Haganah et du Plan Dalet, le massacre de Deir Yassin, les bombardements de Jaffa et de Haïfa, le dépeuplement de Jérusalem-Ouest) pour arriver au résultat. Comme il l’explique, 1948 a transformé la Palestine <em>«de ce qu’elle était depuis plus d’un millénaire – un pays à majorité arabe – en un nouvel État doté d’une importante majorité juive»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux décennies suivantes de l’histoire palestinienne ont été marquées par une lutte continue contre cette nouvelle réalité, avec des hostilités qui ont débordé en 1967 et culminé avec la guerre des Six Jours entre les États arabes et Israël. Malgré l’insistance d’Israël sur le fait qu’il était l’opprimé dans cette guerre, les États arabes, affirme Khalidi, n’avaient aucune chance : <em>«Israël a joui d’une suprématie militaire dès le début et, comme les renseignements américains l’ont noté en interne, était un Goliath doté de l’arme nucléaire.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’occupation israélienne qui a suivi allait changer la Palestine pour toujours. Après la guerre, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté la résolution 242, sur les <em>«territoires occupés»</em> par Israël, dans laquelle le mot <em>«Palestinien»</em> n’apparaissait pas une seule fois. (Le peuple était simplement appelé <em>«le problème des réfugiés»</em>.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Khalidi, la résolution a consolidé la domination israélienne de deux manières. Premièrement, en conditionnant le retrait d’Israël des terres dont il s’était emparé de Jordanie à l’établissement de frontières sûres, il a donné à Israël l’occasion de faire fi de l’intention de la résolution, en élargissant ses frontières à perpétuité en invoquant la sécurité comme excuse. Deuxièmement, en décrivant un règlement négocié entre Israël et les parties <em>«arabes»</em>, la résolution a permis à Israël d’exploiter son langage et d’ignorer l’existence des Palestiniens, les excluant du processus de paix alors même que son projet colonial se poursuivait sans relâche, avec seulement un réponse grimaçante de la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a également eu d’autres répercussions, culturelles et politiques. L’idée de la Palestine a refait surface après 1967, portée en partie par des artistes et des écrivains comme Ghassan Kanafani, Mahmoud Darwish, Emile Habibi, Fadwa Touqan et Tawfiq Zayyad et par l’émergence de groupes de résistance concurrents : le Mouvement des nationalistes arabes, dirigé par George Habash et Wadi Haddad, précurseur du Front populaire marxiste pour la libération de la Palestine, et du mouvement Fatah, dirigé par Yasser Arafat. Ensemble, ces porte-drapeaux ont marqué une nouvelle ère de résistance palestinienne et une détermination palestinienne renforcée. <em>«Un paradoxe central de 1967 </em>est qu’en battant les Arabes, Israël a ressuscité les Palestiniens<em>»</em>, note Rashid Khalidi, citant Ahmad Samih Khalidi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, certains de ces noms se lisent désormais comme une liste de présentes absences. Cela s’explique en partie par le programme agressif d’assassinats – ou de <em>«liquidation»</em> d’Israël, pour reprendre le terme d’Ariel Sharon – qui emploie souvent le prétexte familier de prévenir le terrorisme, une excuse que Khalidi trouve creuse, surtout compte tenu du grand nombre d’écrivains, de poètes et d’intellectuels qu’Israël a ciblé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une entreprise colonisatrice fondamentalement violente &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le montre Khalidi, ce recours à la violence a des racines profondes : Zeev Jabotinsky, l’un des pères fondateurs d’Israël, a décrit le sionisme comme <em>«une entreprise colonisatrice, </em>[qui]<em> dépend de la question des forces armées»</em>. Le recours stratégique à la violence a poussé de nombreux Palestiniens à fuir, et les chapitres suivants de Khalidi décrivent la géographie croissante de la violence alors qu’Israël les poursuivait en Jordanie, au Liban, en Tunisie et de nouveau jusqu’en Cisjordanie et à Gaza d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre du livre de Khalidi se trouve une question : comment les Palestiniens ont-ils perdu autant et si souvent ? Pour apporter une réponse, il explore les différentes stratégies utilisées par les Palestiniens pour riposter ainsi que leurs forces et leurs limites. Sur l’usage réciproque de la force, par exemple, il rappelle les conseils donnés par l’intellectuel pakistanais Eqbal Ahmad, un ami qui a travaillé avec le Front de libération nationale en Algérie et qui pensait que la lutte armée palestinienne échouerait nécessairement face à un État israélien, qui mettait avant tout l’accent sur la sécurité du peuple juif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oWYIMMpcJe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/embed/#?secret=AcMNcD5LAr#?secret=oWYIMMpcJe" data-secret="oWYIMMpcJe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que cela puisse conduire, écrit Khalidi, à une stratégie de résistance non-violente – il compare favorablement les manifestations de la première Intifada à l’insurrection armée de la seconde – il décrit également sa susceptibilité à la cooptation (les dirigeants palestiniens revendiquant le droit depuis leur exil à Tunis) et la subversion de la première Intifada (Israël soutenant dans un premier temps la montée du Hamas afin d’affaiblir l’OLP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas non plus optimiste quant au soutien historique des États arabes. Citant l’officier égyptien Ahmed Aziz, Nasser écrivait dans ses mémoires de 1954, <em>‘‘La Philosophie de la Révolution’’</em> : <em>«Nous combattions en Palestine mais nos rêves étaient en Égypte»</em>, et il y a beaucoup à dire sur l’engagement largement esthétique en faveur de la libération palestinienne de la part du reste du monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants palestiniens ne sont pas non plus innocents, ayant gaspillé de nombreuses opportunités de construire des alliances durables avec les pays arabes voisins. Mais les puissances occidentales ont également joué un rôle dans la division des Arabes, notamment en poussant Israël à négocier des traités avec des États individuels afin de marginaliser la cause palestinienne, d’abord avec l’Égypte en 1979, puis avec la Jordanie en 1994. Les relations contemporaines florissantes d’Israël avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis peuvent être considérées dans ce contexte comme la continuation d’une pratique de longue date, et non comme une rupture avec celle-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège de «<em>l’autonomie palestinienne»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela amène Khalidi à souligner la farce de la diplomatie au cours des trois dernières décennies. Ayant assisté à la conférence de Madrid en 1991 et aux pourparlers qui ont suivi à Washington, initialement dirigés par le secrétaire d’État James Baker, Khalidi considère les efforts déployés par les États-Unis et d’autres puissances occidentales pour imposer un règlement aux Palestiniens comme emblématiques de leur position unilatérale. Tout au long de ces pourparlers, le gouvernement d’Yitzhak Shamir a pu dicter non seulement quels Palestiniens étaient autorisés à négocier (les membres de la diaspora et les résidents de Jérusalem étaient exclus), mais également quels sujets étaient interdits dès le départ, notamment <em>«l’autodétermination palestinienne, la souveraineté, le retour des réfugiés, la fin de l’occupation et de la colonisation, la répartition de Jérusalem, l’avenir des colonies juives et le contrôle des droits sur la terre et l’eau.»</em> Les Américains sont allés jusqu’à qualifier leur rôle d’<em>«avocat d’Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le montre Khalidi, les négociations ont souvent été une série de pièges soigneusement tendus. Comme condition des discussions supposées de bonne foi à venir, il a été demandé aux négociateurs palestiniens d’accepter diverses conditions destinées à annuler de manière préventive leurs revendications, la rupture ultérieure des négociations étant inévitablement imputée à leurs dirigeants intransigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pessimisme de Khalidi s’étend aux accords d’Oslo de 1993 et ​​1995, qui, selon lui, auraient dû être rejetés : <em>«L’occupation aurait continué, comme elle l’a fait de toute façon, mais sans le voile de l’autonomie palestinienne.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Khalidi, ces échecs diplomatiques se sont produits dans un contexte de dépassement juridique israélien, les gouvernements israéliens préférant toujours revenir unilatéralement sur une décision plutôt que de demander la permission. Pour les évangélistes de l’approche diplomatique, l’artifice du succès exige que les négociations ne semblent pas ressusciter encore et encore les mêmes injustices – et ainsi l’aiguille bouge très légèrement, la solution proposée étant toujours une tentative de suturer une déchirure secondaire, plus grande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mort sociale et politique des Palestiniens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chapitre le plus surprenant de <em>‘‘La Guerre de Cent Ans’’</em> ne se déroule pas en Palestine, à Madrid ou à Washington. Khalidi était à Beyrouth lors de l’invasion du Liban par Israël en 1982, une campagne menée par le ministre de la Défense Ariel Sharon et le Premier ministre Menachem Begin, apparemment pour lutter contre la présence de l’OLP dans le pays. La guerre a reçu le feu vert du secrétaire d’État de Ronald Reagan, Alexander Haig, et l’administration a donné l’assurance que les réfugiés palestiniens au Liban resteraient protégés si l’OLP se retirait. Bien sûr, ces promesses étaient creuses, et Khalidi complète son analyse avec un point de vue troublant à la première personne, après avoir regardé avec horreur les bombes israéliennes pleuvoir sur Beyrouth&nbsp;: <em>«Plus tard, j’ai vu que le bâtiment tout entier était aplati, réduit en un seul tas de décombres fumants. La structure, qui était remplie de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, venait apparemment de recevoir la visite d’Arafat. Au moins une centaine de personnes, probablement davantage, ont été tuées, pour la plupart des femmes et des enfants. Quelques jours plus tard, mon ami m’a raconté qu’immédiatement après l’attaque aérienne, alors qu’il montait dans sa voiture, secoué mais indemne, une voiture piégée avait explosé à proximité, vraisemblablement destinée à tuer les sauveteurs qui aidaient les familles qui tentaient de retrouver leurs proches dans les décombres. De telles voitures piégées – une arme de choix pour les forces israéliennes assiégeant Beyrouth, et l’un de leurs instruments de mort et de destruction les plus terrifiants – ont été décrites par un officier du Mossad comme étant une façon de ‘‘tuer pour tuer’’.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience libanaise a montré que la mort sociale et politique des Palestiniens ne connaît pas de frontières : que ce soit dans les camps de réfugiés de Beyrouth, dans les rues de Gaza ou dans la diaspora américaine, Israël poursuivra les Palestiniens partout où ils existent. La complicité des États-Unis dans cet effort mérite également d’être notée, avec des munitions et des avions de fabrication américaine utilisés dans le bombardement de Beyrouth, soutenus par le soutien crucial de l’envoyé spécial de Reagan, Philip Habib. Il est stupéfiant de lire l’autopsie de Khalidi sur la guerre qui a détruit ce qu&rsquo;on appelait le Paris du Moyen-Orient et surtout sur ce que sont devenus ses architectes : <em>«Shamir et Sharon, ainsi que Netanyahou, sont devenus Premiers ministres d’Israël»</em>, et Reagan, Haig et Habib, tous maintenant morts, ont <em>«jusqu’à présent échappé au jugement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il n’y a pas que les fantômes bien connus qui hantent la Guerre de Cent Ans. Comme ma propre famille, certains membres de Khalidi sont originaires de Jaffa, l’un des sites de nettoyage ethnique les plus visibles en Israël.»</em> Une photo de la maison de son grand-père à Tal Al-Rish orne la couverture du livre; l’édifice est resté abandonné depuis 1948.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 400 citations, <em>‘‘La Guerre de Cent Ans’’</em> est l’une des études générales les mieux documentées sur la vie palestinienne du 20<sup>e</sup> et du début du 21<sup>e</sup> siècle, mais c’est aussi un ouvrage profondément personnel. Pour un étranger, les nombreuses références faites par Khalidi à l’expérience de sa famille peuvent sembler excessives, d’autant plus qu’elle faisait partie des familles les plus importantes de Palestine. Mais pour un peuple dont l’histoire est pratiquement criminalisée, ce récit est en soi une forme de résistance, et c’est tout à son honneur que Khalidi s’efforce de dénoncer une direction palestinienne patriarcale et centralisée qui persiste encore aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d7N93UPzlR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/israel-loccident-et-la-solution-finale-en-palestine/">Israël, l’Occident et la solution finale en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, l’Occident et la solution finale en Palestine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/israel-loccident-et-la-solution-finale-en-palestine/embed/#?secret=sA6waaG4Tq#?secret=d7N93UPzlR" data-secret="d7N93UPzlR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en capturant l’histoire sociale, Khalidi prend soin de ne pas perdre de vue la realpolitik de la construction du mouvement, montrant comment les moments les plus réussis de la résistance palestinienne se sont produits aux moments où les intérêts d’Israël sont entrés en tension avec les intérêts fondamentaux de l’Occident. Les exemples qu’il cite incluent le retrait du soutien britannique à Israël, motivé par les craintes que l’élévation de la Palestine au rang de question panislamique ne pose de <em>«sérieux problèmes»</em> à la présence britannique en Inde, et les relations de plus en plus tendues d’Israël avec les États-Unis en tant que principal pays soutenant la guerre au Liban. Cette guerre s’étant prolongée, les États-Unis se sont rendu compte – selon un passage du journal de Reagan décrivant une conversation avec Begin – que la <em>«photo d’un bébé de 7 mois avec les bras arrachés»</em> à Beyrouth avait le potentiel d’affecter la position de l’Amérique sur la scène mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains critiques ont contesté l’étendue du discours de Khalidi ici. Scott Anderson, dans sa critique franchement embarrassante pour le <em>New York Times</em>, estime que <em>«la faiblesse de ce livre, à mon avis, peut se résumer à une question simple : où cela vous mène-t-il ? Même si l’on accepte pleinement la thèse colonialiste de Khalidi, cela nous rapproche-t-il d’une sorte de résolution ?»</em> Il ne faut pas s’étonner qu’Anderson, l’auteur de l’‘‘<em>Orientalist Lawrence in Arabia</em>’’, sans ironie, soit incapable de lire entre les lignes de Khalidi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un catalogue d’un siècle d’histoires tristes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En décrivant les arguments avancés par les Palestiniens en faveur d’une rupture avec la rhétorique vide de sens des Britanniques et des Américains; en soulignant l’importance fondamentale de la révolte de 1936-1939, menée par des <em>«jeunes Palestiniens de la classe moyenne urbaine»</em> ; et en soulignant le travail indispensable de Hanan Ashrawi et d’autres pour faire avancer la cause palestinienne sur la scène mondiale, Khalidi illustre, entre autres, les échecs de la diplomatie, le pouvoir des jeunes militants et l’importance des femmes dans la libération palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il choisisse de faire tout cela implicitement tout en guidant le lecteur vers une compréhension de la profondeur de la frustration palestinienne, plutôt que de proposer des soi-disant solutions de la paix en réponse à plus de 50 ans d’occupation et à plus d’un siècle de dépossession, c’est une bonne chose : quel est le mot ? — histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si <em>‘‘La Guerre de Cent Ans’’</em> se concentre principalement sur le passé, on peut laisser le livre de Khalidi avec une certaine idée de ce qui va suivre. Après avoir passé en revue les diverses manifestations de la résistance palestinienne au fil du temps, depuis le recours à la force jusqu’au recours à la diplomatie, depuis le recours à divers États arabes jusqu’à faire cavalier seul, il conclut que les boycotts, qu’il s&rsquo;agisse de la grève générale de 1936 ou du boycott moderne, le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) – a fait progresser la cause palestinienne plus que tout ce qui a été fait par le Fatah ou le Hamas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Palestiniens l’ont compris depuis longtemps, tout comme le gouvernement israélien. Son ministère des Affaires stratégiques, dirigé par Gilad Erdan [en 2020], identifie désormais deux principales menaces existentielles pour Israël : l’Iran et le mouvement BDS. Et d’autres signes d’un changement possible se profilent à l’horizon. En février, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié sa liste de 112 entreprises – parmi lesquelles Airbnb et Motorola – engagées dans des colonies israéliennes illégales. Près de 130 membres du Parlement ont appelé le Royaume-Uni à imposer des sanctions économiques à Israël en réponse à son programme d’annexion de jure. Et l’Afrique du Sud a rappelé définitivement son ambassadeur en Israël, qualifiant le traitement des Palestiniens d’<em>«apartheid»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut néanmoins pas commettre l’erreur de surestimer ces évolutions. En fin de compte, <em>‘‘La Guerre de Cent Ans contre la Palestine’’</em> est un livre pessimiste, un catalogue d’un siècle d’histoires tristes. Si ce résultat est en partie le résultat des échecs des médias occidentaux et de leur complicité en faveur de l’effacement palestinien, il est également le résultat logique d’un déséquilibre de pouvoir ossifié qui ne finira par se fissurer que sous la pression exercée par une campagne populaire de condamnation morale et économique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Auteur américain collaborant avec The New York Review of Books, The Nation, The Times Literary Supplement et d’autres publications.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article paru le 27 juillet 2020 dans  <a href="https://www.thenation.com/article/world/hundred-years-war-on-palestine-rashid-khalidi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Nation</a>. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Hamas bouleverse la donne au Moyen Orient   </title>
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		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:39:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Hamas a su avec une dextérité indéniable démasquer la fraude morale et militaire qu’est Israël. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/31/le-hamas-bouleverse-la-donne-au-moyen-orient/">Le Hamas bouleverse la donne au Moyen Orient   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si l’épicentre de l’opération «Déluge d’Al-Aqsa» est la petite bande de Gaza, son choc et ses répliques semblent destinés à être ressentis très loin pour secouer le monde arabo-musulman, l’Europe et même les Etats Unis d’Amérique.</em></strong> <em>(Illustration : Kataeb El-Kassem, la branche armée du Hamas). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-10333519"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">On a beau reprocher à Hamas le péché originel qui lui est imputé par de nombreux responsables israéliens d’avoir été créé par eux pour contrer et affaiblir l’OLP et l’Autorité Palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils lui reprochent également une apparente affiliation à l’organisation internationale des Frères Musulmans et une forte suspicion d’inféodation à l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus d’être très hostile à Israël, ce pays est suspecté par certains de ses voisins musulmans de mener une campagne de domination du monde islamique avec un désir de revanche du chiisme contre un sunnisme perçu comme incapable de défendre l’islam et ses lieux saints dont Jérusalem est le troisième après la Mecque et Médine avec son statut spécial qui en fait la première Qibla islamique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La victoire morale de Hamas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours est-il que Hamas a su avec une dextérité indéniable démasquer la fraude morale et militaire qu’est Israël au moment ou de nombreux dirigeants arabes, convaincus de son omnipuissance révélée factice par Hamas, sont allés jusqu’à pousser la normalisation à des niveaux de coopération économique, stratégique et militaire de nature à consacrer dans les faits le rêve sioniste de faire d’Israël le maître du Moyen Orient et même, par extension, du monde arabe jusqu’à l’océan Atlantique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="22elVwREwb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/y-aurait-il-un-terrorisme-licite-israel-et-un-autre-illicite-hamas/">Y aurait-il un terrorisme licite (Israël) et un autre illicite (Hamas)?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Y aurait-il un terrorisme licite (Israël) et un autre illicite (Hamas)? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/y-aurait-il-un-terrorisme-licite-israel-et-un-autre-illicite-hamas/embed/#?secret=1MdztqTuKo#?secret=22elVwREwb" data-secret="22elVwREwb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est clair que de nombreux dirigeants et régimes arabes trouvent inopportune et même dangereuse une victoire morale de Hamas et de la population de Gaza même si elle n’est pas encore confirmée militairement dans l’attente de la réaction en chaîne qui semble s’enclencher et qui pourrait réserver de grandes surprises et des révélations fracassantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement tectonique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit du déclenchement à plein régime de la machine de désinformation israélo-occidentale, l’opération <em>«Déluge d’Al-Aqsa»</em> semble destinée à faire plus de <em>«victimes»</em> dans des capitales arabes compromises dans des tractations et marchés de moins en moins secrets avec les machinations sionistes, qu’en Israël qui semble pris dans un tourbillon de remises en question et de doute moral, politique et stratégique dans une fuite en avant suicidaire et potentiellement apocalyptique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas exagéré de penser que l’opération<em> «Déluge d’Al-Aqsa»</em> coïncide avec un changement tectonique dans l’ordre géostratégique mondial et constitue un véritable tournant dans toute la région du Moyen Orient et du monde arabo-musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régimes arabes qui ont instrumentalisé positivement ou négativement le conflit israélo-arabe et le facteur israélo-sioniste seront amenés à revoir leurs calculs et peut-être même à faire les frais de la nouvelle donne internationale avec ses dimensions morale et géostratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, si l’épicentre de l’opération<em> «Déluge d’Al-Aqsa»</em> est la petite bande de Gaza, son choc et ses répliques semblent destinés à être ressentis très loin pour secouer le monde arabo-musulman, l’Europe et même les Etats Unis d’Amérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> * <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VVGG4SeZvd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/quelle-alternative-pacifique-israel-et-loccident-ont-ils-laissee-aux-palestiniens/">Quelle alternative pacifique Israël et l’Occident ont-ils laissée aux Palestiniens ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelle alternative pacifique Israël et l’Occident ont-ils laissée aux Palestiniens ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/27/quelle-alternative-pacifique-israel-et-loccident-ont-ils-laissee-aux-palestiniens/embed/#?secret=0v6TTNhZhU#?secret=VVGG4SeZvd" data-secret="VVGG4SeZvd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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