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	<title>Archives des politique étrangère - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des politique étrangère - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Migrants irréguliers &#124; Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 10:52:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saïed souligne l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec les pays et les organisations concernées pour démanteler les réseaux criminels exploitant les migrants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/">Migrants irréguliers | Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’OIM, à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes.</em></strong></p>



<span id="more-15984742"></span>



<p>«La bataille de libération nationale menée en Tunisie doit être soutenue par l’action diplomatique», a déclaré le président de la République, Kaïs Saïed, lors de sa rencontre, mardi 25 mars 2025, au palais de Carthage, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.</p>



<p>Le chef de l’Etat, qui a réaffirmé le rôle crucial des ambassadeurs dans la défense des intérêts nationaux, a rappelé les constantes de la politique étrangère tunisienne, notamment l’indépendance de la décision nationale et la diversification des partenariats internationaux. Il a également plaidé pour une évaluation continue du rendement des ambassadeurs tunisiens et au renforcement de la coopération internationale pour faciliter le retour des migrants irréguliers.</p>



<p><em>«L&rsquo;enjeu n’est pas de créer de nouvelles ambassades ou de nommer des ambassadeurs, mais d’exiger des résultats tangibles entre la remise des lettres de créance et la fin de la mission»</em>, a lancé le chef de l’Etat, laissant ainsi entendre qu’un certain nombre de représentants à l’étranger ne s’inscrivent pas clairement et avec l’efficacité requise dans le processus de réforme globale qu’il a mis en route depuis qu’il a pris entre ses mains tous les leviers du pouvoir dans le pays, le 25 juillet 2021. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le président a également ordonné une meilleure coordination entre les institutions de l’État pour mieux accompagner les Tunisiens à l’étranger et améliorer les services qui leur sont fournis, avertissant que toute négligence ou manquement de la part des missions diplomatiques envers les citoyens <em>«ne saurait rester impunie»</em>.</p>



<p>Evoquant le problème de l’immigration illégale, sujet critique et crucial s’il en est, le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes. Il a également souligné l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec les pays et les organisations concernées pour démanteler les réseaux criminels qui exploitent ces migrants, indique un communiqué de la Présidence de la République.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/migrants-irreguliers-kais-saied-deplore-le-faible-taux-de-rapatriements/">Migrants irréguliers | Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Conférence à Carthage sur les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/28/conference-a-carthage-sur-les-premisses-de-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2024 10:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ounaïes]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie interne]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les facteurs qui ont déterminé, dans les années 1940, la conception et l’affirmation d’une politique étrangère tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/28/conference-a-carthage-sur-les-premisses-de-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/">Conférence à Carthage sur les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït Al-Hikma, a organisé, le mardi 21 mai 2024, à son siège, à Carthage-Hannibal, une conférence intitulée «Les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie», donnée par le Professeur Ahmed Ounaïes.</em></strong></p>



<span id="more-13006419"></span>



<p>L’ancien diplomate et membre de Beït Al-Hikma est revenu sur les facteurs qui ont déterminé, dans les années 1940, la conception et l’affirmation d’une politique étrangère tunisienne et qui ont sous-tendu le recentrage stratégique du pays, le réseau des bureaux de représentation du Néo Destour, notamment ceux du Caire et de New York, qui étaient à l’époque les plus actifs en faveur de la fin du protectorat français.</p>



<p>Le premier recours de la Tunisie au Conseil de Sécurité des Nations Unies en 1952 a également été abordé, ainsi que les développements consécutifs jusqu’à la signature des Conventions de l’Autonomie interne.</p>



<p>Cette lecture des prémisses de la politique étrangère tunisienne a révélé le dynamisme de l’élite tunisienne de cette époque qui s’est, très tôt, lancée dans une construction progressive, bien réfléchie et même clairvoyante des relations internationales de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/28/conference-a-carthage-sur-les-premisses-de-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/">Conférence à Carthage sur les prémisses de la politique étrangère de la Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La politique étrangère tunisienne sous Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/17/la-politique-etrangere-tunisienne-sous-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 10:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Yerkes]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas M. Hill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir gouverné la Tunisie pendant trois ans, il semble que Saïed ne comprenne toujours pas que son programme intérieur ne peut réussir sans une politique étrangère clairement articulée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/17/la-politique-etrangere-tunisienne-sous-kais-saied/">La politique étrangère tunisienne sous Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après trois ans au pouvoir, le président tunisien n’a pas encore présenté de programme de politique étrangère cohérent. Au lieu de cela, l’érosion par Saïed de l’intégrité démocratique du pays a isolé la Tunisie des dirigeants internationaux, des donateurs et des investisseurs.</em></strong> <em>(Illustration : les déclarations pontifiantes et discursives de Kaïs Saïed n&rsquo;ont pas convaincu aux Etats-Unis). </em></p>



<p>Par <strong>Thomas M. Hill</strong> &amp; <strong>Sarah Yerkes</strong> *</p>



<span id="more-6088526"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Thomas-Hill-Sarah-Yerkes.jpg" alt="" class="wp-image-6088599"/></figure></div>


<p>Le président tunisien Kaïs Saïed s’est récemment rendu à Washington pour assister au Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique. Le sommet était le dernier effort de Saïed pour exercer son pouvoir diplomatique et plaider en faveur du soutien des États-Unis pour obtenir un ensemble de prêts urgents du FMI. Mais comme beaucoup de ses précédents engagements diplomatiques, les déclarations publiques de Saïed ont semblé pontifiantes et discursives à beaucoup, n’ayant pas réussi à convaincre l’administration ou les médias américains.</p>



<p>Saïed est arrivé au pouvoir en octobre 2019. L’ancien professeur de droit constitutionnel avait peu ou pas d’expérience politique, mais il se présentait contre un magnat des médias profondément clivant qui a passé une partie importante de la période de la campagne présidentielle incarcéré pour détournement de fonds et blanchiment d’argent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un outsider en rupture avec l’establishment</h2>



<p>Dans le système électoral tunisien à deux vitesses, Saïed s’est qualifié pour le second tour après avoir recueilli seulement 18% des suffrages exprimés au premier tour. À l’époque, de nombreux Tunisiens exprimaient leur frustration face à la classe politique et aux partis existants, considérés comme égoïstes, corrompus et inefficaces.</p>



<p>Saïed s’était présenté comme un outsider sans liens avec l’establishment politique et était donc perçu comme non corrompu, mais son programme présidentiel était incohérent et se concentrait fortement sur la promesse de transférer le pouvoir politique du niveau central au niveau local. Aucune politique étrangère ou plan économique global n’a été présenté. Néanmoins, Saïed a remporté l’élection présidentielle avec près de 73% du vote populaire.</p>



<p>Lors de sa candidature à la présidence, la rhétorique de Saied était axée sur les questions intérieures, soulignant son rôle d’homme du peuple et promettant de faire <em>«ce que le peuple veut»</em>.</p>



<p>Alors que Saïed n’a jamais exprimé une politique étrangère cohérente, il a fait quelques remarques publiques qui ont mis en lumière ses priorités extérieures. L’un des thèmes de campagne qui s’est poursuivi jusqu’à sa présidence est sa focalisation sur les partenaires traditionnels de la Tunisie : le monde arabe, l’Afrique du Nord et les pays méditerranéens. Néanmoins, il avait pris soin de souligner dans une interview en 2019 : <em>«Je ne m’alignerai sur aucun axe. Je m’alignerai sur la volonté du peuple.»</em> Il a poursuivi en déclarant : <em>«Nous n’inclinerons la tête devant personne sauf devant Dieu»</em>, soulignant ses opinions anti-impérialistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JHMO2bcKeu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/">Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/embed/#?secret=4MxL6xXeZ8#?secret=JHMO2bcKeu" data-secret="JHMO2bcKeu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans les années qui ont suivi son élection, Saïed n’a pas fait grand-chose pour résoudre les problèmes structurels de l’économie tunisienne, éradiquer le capitalisme de copinage qui étouffe l’esprit d’entreprise et décourage les investissements directs étrangers, ou réformer des systèmes de gouvernement inefficaces et excessivement bureaucratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dérive vers l’autocratie</h2>



<p>Au lieu de cela, Saïed a concentré son capital politique sur la réforme de la constitution pour consolider le pouvoir de l’exécutif, diminuer l’indépendance et l’autorité du parlement et circonscrire le pouvoir judiciaire. Cette dérive vers l’autocratie a culminé avec la prise de pouvoir sans effusion de sang de Saïed le 25 juillet 2021 et sa codification par référendum exactement un an plus tard.</p>



<p>L’ascension autocratique de Saïed a éclipsé sa politique étrangère (ou son absence). On dit que Saïed est mal à l’aise loin de chez lui et pointilleux sur l’endroit où il dort la nuit, ce qui peut expliquer pourquoi il n’a pas fait beaucoup de voyages internationaux. Selon des sources ouvertes, Saïed n’a voyagé à l’étranger que sept fois depuis qu’il a pris ses fonctions, bien qu’il ait accueilli des dignitaires étrangers à Tunis. Il parle rarement des questions liées à la politique étrangère de la Tunisie mais fait souvent référence à l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de son pays.</p>



<p>La Tunisie est également en train de négocier un prêt indispensable du FMI, avec un accord au niveau du personnel annoncé à la mi-octobre; le prêt est considéré comme la dernière chance pour le pays d’éviter un effondrement économique. Certains ont fait valoir que Saïed a montré peu d’intérêt pour les affaires internationales, y compris les négociations avec le FMI.</p>



<p>Alors, que savons-nous de la vision du monde de Saïed et de la politique étrangère de la Tunisie sous cet outsider politique? La réponse est, malheureusement, très peu. Au lieu de cela, nous devons déduire ou interpréter la politique étrangère de Saïed en fonction de qui il parle, où et quand.</p>



<p>Tout comme son approche (très limitée) sur la campagne électorale, les objectifs de politique étrangère de Saïed sont d’ordre plutôt domestique. Il est beaucoup plus à l’aise de s’engager sur des questions intérieures de la Tunisie que de s’aventurer en dehors du Maghreb. Alors qu’il est réticent à impliquer la Tunisie dans les différends extérieurs, Saïed a dépensé une grande partie de son capital de politique étrangère sur le conflit libyen. Et bien qu’il lance régulièrement des tirades contre l’impérialisme, le plus souvent, la cible de la colère de Saïed n&rsquo;est pas l’Occident mais plutôt des acteurs nationaux qu’il appelle des <em>«traîtres»</em> à la Tunisie, les accusant d’accepter des financements étrangers ou de servir les intérêts de puissances étrangères qu’il ne nomme jamais.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SYwJbWSLDh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/03/la-tunisie-doit-reequilibrer-ses-relations-avec-ses-voisins-maghrebins/">La Tunisie doit rééquilibrer ses relations avec ses voisins maghrébins</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit rééquilibrer ses relations avec ses voisins maghrébins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/03/la-tunisie-doit-reequilibrer-ses-relations-avec-ses-voisins-maghrebins/embed/#?secret=I06lyX7tM8#?secret=SYwJbWSLDh" data-secret="SYwJbWSLDh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le premier voyage à l’étranger de Saïed a eu lieu en Algérie en février 2020 pour rencontrer le président Abdelmadjid Tebboune. Alors que l’économie tunisienne s’enfonçait dans la crise, l’Algérie est devenue un partenaire de plus en plus important. Le gouvernement de Tebboune a accordé à la Tunisie environ 260 millions d’euros (300 millions de dollars) de prêts avant sa visite à Tunis en décembre 2021. L’Algérie et la Tunisie étaient déjà liées par une frontière commune, le commerce et l’investissement, mais la relation entre Tebboune et Saïed semble reposer également sur une vision partagée du monde – méfiant envers les acteurs internationaux et leurs motivations, autonome et défiant, même face à des défis économiques insurmontables, réticent à s’engager dans l’aventurisme militaire mais désireux d’être perçu comme un leader régional porteur de solutions, et fermement attaché à un exécutif fort qui donne détermine le cap pour le pays. Saïed était l’un des rares chefs d’État à avoir assisté au dernier sommet de la Ligue arabe, début novembre 2022 à Alger.</p>



<p>Les efforts de Saïed pour faire de la Tunisie un leader régional ont été sporadiques et ne semblent pas cohérents. Au début de sa présidence, Saïed s’est concentré sur la Libye, qui est la préoccupation de politique étrangère la plus immédiate de la Tunisie. Cependant, Saïed n’a pas un intérêt soutenu pour la question malgré une poursuite, sinon une escalade, de la violence en Libye. Au lieu de cela, Saïed s’est éloigné de la préoccupation la plus immédiate de son pays pour se concentrer sur des problèmes plus lointains.</p>



<p>En février 2022, Saïed s’est rendu en Belgique pour le sommet Union européenne-Union africaine, et en avril, on a annoncé qu’il se rendrait en Russie pour voir le premier astronaute tunisien se rendre à la Station spatiale internationale, mais cette visite ne s’est jamais concrétisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echec spectaculaire de la Ticad</h2>



<p>La tentative la plus notable de Saïed pour démontrer le leadership de la Tunisie a échoué de manière spectaculaire. En août, la Tunisie a accueilli la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad). L’événement a été l’occasion pour Saïed de démontrer sa capacité à accueillir des événements internationaux et à s’engager sur des questions internationales importantes. Malgré les avertissements du gouvernement japonais et d’autres, le président tunisien a accueilli &nbsp;Brahim Ghali, le président de la République arabe sahraouie démocratique &nbsp;autoproclamée, à sa descente d’avion sur le tarmac de l’aéroport de Tunis-Carthage. Cet accueil en fanfare a été interprété par le gouvernement marocain comme une rupture avec la position antérieure de neutralité de la Tunisie sur la question du Sahara Occidental et un signe délibéré d’irrespect. Le Maroc a rappelé son ambassadeur de Tunis et a annulé sa participation à un événement sportif régional qui devait être organisé par la Tunisie.</p>



<p>Certains ont suggéré que les actions de Saïed visaient à attirer les faveurs de Tebboune. Indépendamment des motivations de Saïed, la polémique sur la participation de Ghali a éclipsé le contenu de la conférence et a collé à Saïed une gaffe diplomatique facilement évitable. Si Saïed avait voulu utiliser la Ticad pour mettre en avant la capacité de leadership de la Tunisie, cela a eu l’effet inverse.</p>



<p>La plus récente tentative diplomatique de Saïed a été le Sommet de la Francophonie des 19 et 20 novembre à Djerba. La Tunisie devait accueillir le sommet en octobre 2021, mais l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a choisi de reporter le sommet, qui aurait eu lieu quelques mois seulement après la prise de pouvoir de Saïed et lui aurait valu une victoire diplomatique majeure.</p>



<p>Alors que le Premier ministre canadien Justin Trudeau a exhorté le président français Emmanuel Macron et d’autres à boycotter le sommet, les participants habituels y étaient finalement présents, y compris Trudeau et Macron.</p>



<p>La réunion a permis des gains significatifs pour divers pays francophones, notamment l’avancement de la langue française dans le monde et le développement durable au Sahel. La Tunisie est repartie avec un prêt de 200 millions d’euros (206,9 millions de dollars) de la France et un accord pour assurer la présidence de l’OIF pour les deux prochaines années, bien qu’il ne soit pas clair comment ou si Saïed profitera de cette position.</p>



<p>L’un des rares pays en dehors du Maghreb avec lequel Saïed s’est engagé à plusieurs reprises est la France. Lors de sa première longue interview avec la presse française lors de sa candidature, Saïed s’est montré très chaleureux envers la France, soulignant l’importance de la relation entre la France et la Tunisie en raison de leur géographie et de leur histoire. Cela n’est pas surprenant compte tenu de la dépendance de la Tunisie vis-à-vis de l’Europe pour l&rsquo;aide financière et des liens étroits entre les populations des deux pays. Cependant, lorsqu’on lui a demandé dans la presse tunisienne comment il répondrait aux besoins d’emprunt considérables de la Tunisie, Saïed a répondu : <em>«J’essaierai de limiter l’endettement autant que possible»</em>, encore une fois sans donner de substance réelle sur la manière dont il aborderait la réforme économique dans le pays.</p>



<p>Peu de temps après l’élection de Saied en 2019, il a accueilli le président turc Recep Tayyip Erdoğan. La presse a rapporté que la réunion s’est concentrée sur la Libye, ce qui serait conforme à la promesse de campagne de Saïed selon laquelle la Tunisie jouerait un rôle plus visible dans la résolution du conflit libyen.</p>



<p>Saïed s’est rendu en France en juin 2020 et en Libye en mars 2021; les deux visites ont été annoncées comme étant axées sur la Libye, mais la rencontre de Saïed avec Macron a probablement inclus une série de questions au-delà de la Libye.</p>



<p>Bien qu’il ait longtemps exprimé une vision du monde non alignée, Saïed n’est pas désireux de s’attirer les faveurs ni de critiquer audacieusement les États-Unis, à quelques exceptions notables lorsque les responsables américains ont émis de sévères critiques contre ses actions du 25 juillet 2021.</p>



<p>À l’inverse, Saïed a activement a courtisé Macron, allant jusqu’à dénoncer une motion rejetée au parlement tunisien qui aurait exigé des excuses de la France pour les crimes commis pendant la période coloniale, ce qui a valu à Saïed de vives critiques de la part des Tunisiens de tous les horizons politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Passion pour la cause palestinienne</h2>



<p>Saïed a également parlé avec passion de la cause palestinienne. Tunis, qui a abrité l’Organisation de libération de la Palestine de 1982 à 1991, accorde depuis longtemps beaucoup plus d’attention à la question que ses voisins nord-africains. Saïed a qualifié à plusieurs reprises la normalisation avec Israël de <em>«haute trahison»</em>, et la Constitution tunisienne de 2022 va jusqu’à reconnaître explicitement le <em>«droit du peuple palestinien à sa terre volée»</em>, un pas de plus que la Constitution de 2014, qui appelait à soutenir la <em>«libération de la Palestine»</em>. La première ministre triée sur le volet par Saïed, Najla Bouden, s’est mise dans le rouge lors du sommet sur le changement climatique COP27 en Égypte en novembre après avoir été photographiée en train de sourire au président israélien Isaac Herzog.</p>



<p>Saïed a également effectué des voyages en Égypte et en Arabie saoudite en 2021. Les deux voyages se sont déroulés sous le couvert d’une augmentation des échanges et des investissements; cependant, de nombreux observateurs pensent que le voyage en Arabie saoudite était un effort pour obtenir un prêt à des conditions plus favorables que celles proposées par le FMI. Les raisons exactes de la visite de Saïed en Égypte sont moins claires. Il est possible que le voyage visait à renforcer le soutien à la Tunisie parmi les alliés de l’Arabie saoudite.</p>



<p>Il est également possible que Saïed considère le président égyptien Abdel Fattah Sissi comme un modèle de gouvernance. Le président égyptien est arrivé au pouvoir suite à un coup d’Etat, ayant renversé le gouvernement islamiste démocratiquement élu.</p>



<p>Dans les années qui ont suivi, Sissi a consolidé le pouvoir exécutif, arrêté ou marginalisé les dissidents politiques et les opposants présumés, fermé l’espace pour la société civile indépendante et restreint la liberté d’expression au nom de la sécurité nationale. Certaines de ces actions ont déjà été reproduites par Saïed, bien qu’à une échelle beaucoup plus petite. Les Tunisiens devraient se méfier des efforts de Saïed pour imiter Sissi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur la voie de l’instabilité</h2>



<p>Alors que Saïed entame sa quatrième année au pouvoir, il doit encore développer une politique étrangère cohérente ou cohérente. Bien qu’il ait réussi à mettre en œuvre une grande partie de son programme national, il a lamentablement échoué à renforcer le soutien diplomatique et financier dont la Tunisie a besoin pour réussir à court terme. Au contraire, chaque mesure prise par Saïed pour ébranler la transition démocratique tunisienne l’a laissé de plus en plus isolé, avec un nombre croissant d’entreprises internationales abandonnant le navire pour des rivages plus sûrs.</p>



<p>Et tandis que Saïed avait de grands (bien que naïfs) espoirs qu’un accord réussi avec le FMI se traduirait par une manne de soutien international pour consolider la myriade de dettes du pays, en réalité, il n’a pas réussi à obtenir la confiance des donateurs internationaux, qui restent largement sceptiques quant à la capacité de Saïed à relever les défis économiques structurels ou la polarisation sociale profonde dont il a attisé les flammes et qui a mis le pays sur la voie de l’instabilité. Après avoir gouverné la Tunisie pendant trois ans, il semble que Saïed ne comprenne toujours pas que son programme intérieur ne peut réussir sans une politique étrangère clairement articulée.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais américain. </em></p>



<p><em>* Thomas M. Hill est le responsable principal du programme pour l’Afrique du Nord à l’Institut américain pour la paix. Et Sarah Yerkes est chercheuse principale au sein du programme Moyen-Orient de Carnegie.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://carnegieendowment.org/2023/01/11/tunisian-foreign-policy-under-kais-saied-pub-88770" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carnegie Endowment</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/17/la-politique-etrangere-tunisienne-sous-kais-saied/">La politique étrangère tunisienne sous Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les États-Unis sont nos amis et non pas nos ennemis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 09:13:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est plus faible que jamais et enfoncé dans une crise sans précédent, finir par saper sa relation privilégiée avec les Etats-Unis, son partenaire le plus important, c’est en faire le maillon faible de la région et l’exposer à tous les dangers. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/11/les-etats-unis-sont-nos-amis-et-non-pas-nos-ennemis/">Les États-Unis sont nos amis et non pas nos ennemis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’heure où l’Algérie renforce, consolide et cimente ses relations avec son partenaire historique et stratégique la Russie, la Tunisie sape ses relations avec son partenaire historique les États-Unis.</em></strong> <strong><em>C&rsquo;est une démarche suicidaire.</em></strong> <strong><em>Et voilà pourquoi&#8230; </em></strong><em>(Illustration : Bourguiba reçu en grande pompe aux Etats-Unis en mai 1961).</em></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli </strong>*</p>



<span id="more-2959200"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>


<p>Que l’on critique certaines politiques des États-Unis comme celle en Afghanistan (liquidation de ce pays aux Talibans l’année dernière avec les accords de Doha), en Irak (guerre qui a déstabilisé le Moyen-Orient et a offert ce pays ô combien stratégique sur un plateau à la République islamique d’Iran) ou le soutien de l&rsquo;administration Obama aux Frères Musulmans, sans parler de l’alignement systématique de Washington sur les positions d’Israël dans le conflit du Proche-Orient, est tout à fait normal et justifié; cependant faire feu de tout bois pour que la Tunisie sacrifie sa relation privilégiée avec ce partenaire historique comme poussent à le faire certains hurluberlus relève de la folie.</p>



<p>L’Amérique a toujours été un grand partenaire toujours présent dans notre pays et ce bien avant 1956. Les États-Unis ont soutenu notre indépendance bien que la France soit leur allié le plus ancien (pendant la guerre d’indépendance des États-Unis, la France a soutenu les Américains contre les Anglais).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas se laisser entraîner par la rhétorique populiste</h2>



<p>Après notre indépendance, le soutien des États-Unis à notre pays n’a jamais fait défaut dans différents domaines, l’éducation, la santé, le développement, le domaine militaire, le renseignement, la sécurité, dans les instances internationales (soutien politique ou financier).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nPzqGgpo0R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/pourquoi-la-tunisie-doit-elle-rester-arrimee-a-loccident/">Pourquoi la Tunisie doit-elle rester arrimée à l’Occident ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Tunisie doit-elle rester arrimée à l’Occident ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/pourquoi-la-tunisie-doit-elle-rester-arrimee-a-loccident/embed/#?secret=hNUaMmqouG#?secret=nPzqGgpo0R" data-secret="nPzqGgpo0R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le dialogue méditerranéen de l’Otan dont fait partie la Tunisie depuis 1994 et le statut d’allié majeur non membre de l’Otan accordé à la Tunisie depuis 2015 ont beaucoup aidé notre pays dans les défis auxquels il fait face.</p>



<p>Oui les États-Unis sont des amis et non des ennemis pour la Tunisie. La politique étrangère est intelligence et subtilité et il faut savoir faire la part des choses et faire la différence entre des politiques scabreuses dans d’autres pays et les liens amicaux et privilégiés avec notre pays qu’il faut préserver.</p>



<p>L’antiaméricanisme primaire a toujours été un sport national dans les pays arabes et boosté plus que jamais avec la guerre d’Ukraine; cependant les décideurs ne doivent pas se laisser entraîner par la rhétorique populiste des excités. Ils doivent préserver les relations avec Washington.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iMZiYLYYBQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/kais-saied-pourra-t-il-sortir-la-tunisie-de-son-isolement-diplomatique/">Kaïs Saïed pourra-t-il sortir la Tunisie de son isolement diplomatique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed pourra-t-il sortir la Tunisie de son isolement diplomatique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/kais-saied-pourra-t-il-sortir-la-tunisie-de-son-isolement-diplomatique/embed/#?secret=njydMsackk#?secret=iMZiYLYYBQ" data-secret="iMZiYLYYBQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Non les États-Unis ne veulent pas le retour des Frères Musulmans en Tunisie. La page des Frères Musulmans est définitivement tournée mais les États-Unis qui ont renforcé leurs relations avec la Tunisie depuis 2011 ne veulent pas un retour à l’autocratie.</p>



<p>Le soutien militaire et financier américain, vital pour notre pays, ne peut pas se faire sous n’importe quel régime et avec n’importe quelles conditions. Washington n’accordera pas un chèque en blanc à Tunis. L’installation d&rsquo;un régime autocratique comme celui mis en place par la nouvelle Constitution va battre en brèche cette relation spéciale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas toucher aux tendances lourdes de notre politique étrangère</h2>



<p>Que nous diversifions nos relations et nos partenariats est une bonne chose à laquelle j’ai d’ailleurs toujours appelé; cependant saper notre relation privilégiée avec l’Occident en général et les États-Unis en particulier est un jeu dangereux. Jouer avec les tendances lourdes de notre politique étrangère est suicidaire. L’arrimage pro-occidental de la Tunisie l’a toujours préservée jusque-là des menaces étrangères.</p>



<p>Ce texte est à contre-courant et je le sais. Il est tellement plus facile de cracher sur l’Occident et les États-Unis pour jouer les héros en carton ce qui plaît aux foules excitées; cependant l’intérêt supérieur du pays est plus important que la posture de vouloir plaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3zLYgm5t0Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/02/le-faible-engagement-de-la-diplomatie-tunisienne-aux-etats-unis/">Le faible engagement de la diplomatie tunisienne aux Etats-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faible engagement de la diplomatie tunisienne aux Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/02/le-faible-engagement-de-la-diplomatie-tunisienne-aux-etats-unis/embed/#?secret=brBGNx9NXb#?secret=3zLYgm5t0Z" data-secret="3zLYgm5t0Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le pays est déjà plus faible que jamais et enfoncé dans une crise sans précédent, finir par saper notre relation privilégiée avec notre partenaire le plus important c’est en faire le maillon faible de la région et l’exposer à tous les dangers. Préservons nos relations avec nos partenaires et ne jouons pas avec les tendances lourdes de notre politique étrangère.</p>



<p>* <em>Juriste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/11/les-etats-unis-sont-nos-amis-et-non-pas-nos-ennemis/">Les États-Unis sont nos amis et non pas nos ennemis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Pour une politique étrangère réconciliée avec ses principes fondateurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/tunisie-pour-une-politique-etrangere-reconciliee-avec-ses-principes-fondateurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 08:19:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Belaid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Commission consultative pour la Nouvelle République doit accorder au dossier de la politique étrangère de la Tunisie l'attention qu'elle mérite. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/tunisie-pour-une-politique-etrangere-reconciliee-avec-ses-principes-fondateurs/">Tunisie : Pour une politique étrangère réconciliée avec ses principes fondateurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Commission consultative pour la Nouvelle République instituée par le président de la république Kaïs Saïed et présidée par Sadok Belaid doit dès maintenant accorder au dossier de la politique étrangère de la Tunisie l&rsquo;attention qu&rsquo;elle mérite. Elle&nbsp;doit rompre avec les méthodes de Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror) instituée lors du tsunami politique de janvier 2011 et qui avait pratiquement négligé ce dossier majeur pour notre pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-974475"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>Plongés dans les soucis quotidiens et contradictions de la politique intérieure, et avançant sans véritable programme ni feuille de route, les autorités et les responsables politiques tunisiens&nbsp;ont,&nbsp; durant les dix dernières années, mis en veilleuse la politique étrangère et la diplomatie et ne leur ont jamais accordé l&rsquo;importance qu&rsquo;elles méritent.</p>



<p>Pour extrêmement important qu&rsquo;il soit, le dossier n&rsquo;a et bizarrement jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;un débat national ou d&rsquo;une réforme de quelque nature qu&rsquo;elle soit. Il a été souvent balloté entre plusieurs intervenants et a évolué au gré des pressions politiques internes et des aléas de la conjoncture&nbsp;régionale. Les gouvernements, souvent dominés par le parti islamiste Ennahdha ou évoluant dans sa sphère, s&rsquo;en étaient souvent servis à des fins partisanes répondant à leurs intérêts du moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie marginalisée et en perte de vitesse</h2>



<p>Au plan international, la diplomatie tunisienne a largement pâti de cette marginalisation, perdant &nbsp;progressivement ses repères traditionnels hérités du temps du leader Habib Bourguiba et s&rsquo;est&nbsp; embourbée malgré elle dans de multiples contradictions&nbsp;qui la dépassent. Elle&nbsp;a été victime de la situation intérieure en Tunisie et a beaucoup perdu de sa vigueur et de son efficacité,&nbsp;allant ainsi de recul en recul, faisant progressivement&nbsp;perdre à notre pays la place&nbsp;qu&rsquo;elle avait du temps&nbsp; de Bourguiba et de Ben Ali sur les plans régional et international.</p>



<p>Les efforts déployés par l&rsquo;appareil diplomatique tunisien, en dépit de ses ressources modestes, pour préserver les constantes de notre diplomatie visaient tout au plus à sauver les meubles, à limiter les&nbsp; dégâts et ne pouvaient raisonnablement redresser le cours des choses.</p>



<p>Nos diplomates ramaient à vue. Ils étaient souvent desservis par l&rsquo;instabilité politique persistante&nbsp; dans notre pays, avec ses crises internes, politique, sécuritaire, économique, financière, sociale et culturelle, voyant ainsi se dégrader progressivement son image et sa crédibilité sur la scène internationale.&nbsp;Ceux qui leur demandent&nbsp;aujourd&rsquo;hui monts et merveilles doivent savoir que nos diplomates se sont mus ces dernières années et se meuvent toujours dans des environnements plus que jamais éprouvants, concurrentiels et difficiles, leurs missions rendues très dures par la dégradation de la situation politique et économique dans notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie inquiète aujourd&rsquo;hui ses voisins du nord</h2>



<p>Pourrait-il en être autrement lorsque on sait qu&rsquo;en onze ans le champ politique intérieur était carrément&nbsp;devenu mouvant, précaire et instable au point ou la Tunisie, portée au pinacle par les pays occidentaux dans les premiers mois qui ont suivi la révolution de janvier 2011, est depuis quelques&nbsp; années devenue une préoccupation sérieuse de la communauté internationale&nbsp;et un véritable casse-tête pour ses voisins, notamment les pays du sud de l&rsquo;Europe&#8230;</p>



<p>Au plan intérieur, notre diplomatie&nbsp;a été automatiquement impactée par la dégradation&nbsp;de l&rsquo;environnement politique interne. Ceux qui la critiquent font semblant d&rsquo;ignorer qu&rsquo;elle paye depuis quelques années le prix fort des crises politiques internes et des dissensions entre les tenants du pouvoir, et notamment des divergences de vues entre la présidence de la république et celle du gouvernement. Celles-ci se disputant chacune le dossier des relations internationales dans un esprit de surenchères vis-à-vis des puissances étrangères, La Tunisie&nbsp;devenant pratiquement et&nbsp;progressivement le terrain de nombreuses ingérences extérieures dans ses affaires intérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une intolérable tolérance des ingérences étrangères</h2>



<p>Depuis des années, on ne compte plus les visites de hauts responsables et d&rsquo;envoyés spéciaux des puissances occidentales en Tunisie, États-Unis d&rsquo;Amérique et Union Européenne en tête, qui viennent prendre le pouls de la situation, exprimer des réserves sur les choix politiques du pays ou donner des conseils amicaux à ses dirigeants.</p>



<p>Profitant, à un titre ou à un autre, des espaces de liberté en Tunisie et souvent de la tolérance des ingérences étrangères de la part de nos gouvernants, des missions diplomatiques, des organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales, sont devenues des acteurs incontournables sur le terrain, disposant de réseaux d&rsquo;influences constitués de Tunisiens et de Tunisiennes.</p>



<p>Sans stratégie claire ni feuille de route, notre diplomatie a, au cours des dix dernières années, évolué au gré des conjonctures politiques intérieures et des aléas de notre proximité géopolitique et espace&nbsp;identitaire, aboutissant souvent à des prises de positions contradictoires, parfois au détriment des principes et constantes de la Tunisie depuis son indépendance en 1956, lesquels sont fondés essentiellement sur le respect de la légalité internationale, la neutralité positive et la défense des intérêts de notre pays.</p>



<p>Cette grave lacune tient au fait que ni ceux qui ont pris les commandes après la révolution ni ceux&nbsp; qui étaient dans l&rsquo;opposition ne se sont sérieusement saisis de la question ni compris les véritables enjeux de la politique étrangère ni les dividendes que notre pays pourrait en tirer&nbsp;s&rsquo;il avait su mettre à profit ses nombreux et puissants atouts et cesser de s&rsquo;autoflageller, de se quereller et de desservir les intérêts supérieurs du pays.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ressourcer la Tunisie dans son environnement méditerranéen</h2>



<p>En effet depuis l&rsquo;élaboration de la Constitution de janvier 2014, aujourd&rsquo;hui pratiquement abrogée par le président Kaïs Saïed dans le droit fil des attentes de larges franges du peuple, le pouvoir issu des rangs des islamistes était à côté de ses pompes. En se refusant de mentionner textuellement la dimension méditerranéenne de la Tunisie dans cette constitution, il s&rsquo;était trompé superbement sur la vocation de la Tunisie et de son peuple. Sa gestion des affaires étrangères n&rsquo;était pas non moins maladroite quand il avait opté pour la politique des axes, en s&rsquo;aligant sur l&rsquo;axe turco-qatari contre l&rsquo;axe saoudo-émiratis.</p>



<p>C&rsquo;est une lacune majeure pour un pays situé au centre de la Méditerranée, berceau des civilisations&nbsp; et&nbsp;qui de tout temps était ouvert sur l&rsquo;extérieur&nbsp;accueillant depuis l&rsquo;antiquité plusieurs peuples dont il a su assimiler les divers apports. Ce perte de repère est d&rsquo;autant plus grave, les espaces méditerranéen et européen ayant toujours occupé une place fondamentale dans les échanges&nbsp;humains, commerciaux&nbsp;et culturels de la Tunisie&#8230;</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, il est urgent que la Commission nationale consultative pour la Nouvelle République&nbsp; consulte les parties tunisiennes compétentes avant de mettre au point les grandes orientations de notre politique étrangère&nbsp;pour les années à venir compte tenu des principes et constantes de sa diplomatie&nbsp;depuis l&rsquo;indépendance et élaborer les grands traits de sa feuille de route dans une approche pragmatique, loin des sentiers battus et des idéologies partisanes&nbsp;et en prenant en compte les changements majeurs qui sont en train d&rsquo;impacter les relations internationales, tout en gardant à l&rsquo;esprit que l&rsquo;unique objectif qui détermine les décisions diplomatiques des nations ce sont leurs intérêts vitaux, car, on ne l&rsquo;affirmera jamais assez, les États n&rsquo;ont pas d&rsquo;amis ni d&rsquo;ennemis, mais des intérêts&#8230;</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<p><strong><em>Photo d&rsquo;illustration</em></strong> : <em>le président Kaïs Saïed recevant hier, mercredi 25 mai 2022, le doyen Sadok Belaid. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KgbiDLuOqt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/17/tunisie-des-etudiants-candidats-au-chomage/">Tunisie : des étudiants candidats au&#8230; chômage !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : des étudiants candidats au&#8230; chômage ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/17/tunisie-des-etudiants-candidats-au-chomage/embed/#?secret=vwvs6ReBS5#?secret=KgbiDLuOqt" data-secret="KgbiDLuOqt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VFX1wM76ji"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/12/tunisie-qui-est-responsable-du-desespoir-suicidaire-des-jeunes/">Tunisie : qui est responsable du désespoir suicidaire des jeunes ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : qui est responsable du désespoir suicidaire des jeunes ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/12/tunisie-qui-est-responsable-du-desespoir-suicidaire-des-jeunes/embed/#?secret=RjMFxyQ7g2#?secret=VFX1wM76ji" data-secret="VFX1wM76ji" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/26/tunisie-pour-une-politique-etrangere-reconciliee-avec-ses-principes-fondateurs/">Tunisie : Pour une politique étrangère réconciliée avec ses principes fondateurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ghannouchi, une voix discordante dans la politique étrangère de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/06/ghannouchi-une-voix-discordante-dans-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jun 2021 12:20:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=351488</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son discours d’ouverture du séminaire organisé par son parti, le samedi 6 juin 2021 à Tunis, consacré à la crise économique en Tunisie et aux moyens d’en sortir, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, également président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a appelé à l’unification de la voix de la Tunisie...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/06/ghannouchi-une-voix-discordante-dans-la-politique-etrangere-de-la-tunisie/">Ghannouchi, une voix discordante dans la politique étrangère de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Erdogan-Saied-Ghannouchi-Erdogan.jpg" alt="" class="wp-image-302984"/><figcaption><em>Ghannouchi continue de cultiver la confusion et de rendre cacophonique la voix de la Tunisie à l&rsquo;étranger.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Dans son discours d’ouverture du <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/05/ennahdha-en-mode-pyromane-pompier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">séminaire organisé par son parti, </a>le samedi 6 juin 2021 à Tunis, consacré à la crise économique en Tunisie et aux moyens d’en sortir, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, également président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a appelé à l’unification de la voix de la Tunisie à l’étranger. Il a raison, mais ne doit-il pas commencer par donner lui-même l’exemple ? La <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/06/la-tunisie-malade-de-rached-ghannouchi-et-de-sa-langue-fourchue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comédie politique a trop duré</a> et dépassé toutes les limites de l’acceptable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty </strong>*</p>



<span id="more-351488"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Ce message du chef islamiste, visiblement destiné aux responsables des plus hautes institutions de l’Etat, dont le président de la république Kaïs Saïed et le chef du gouvernement Hichem Mechichi, en dit long malheureusement sur la façon dont est gérée la politique étrangère dans notre pays. Ghannouchi reconnaît, entre les lignes, qu’une grande confusion règne dans la diplomatie tunisienne qui a coûté très cher à l’image de la Tunisie à l’étranger.</p>



<p>Depuis l’indépendance de notre pays en 1956, la diplomatie tunisienne n’a jamais connu le cafouillage qui la caractérise actuellement. Ce cafouillage avait en fait commencé de s’installer dans le paysage politique avec l’accession de Ghannouchi au perchoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des incursions intempestives dans le champ diplomatique</h3>



<p>Par ses actes touchant de manière directe, franche et répétée à la politique étrangère, qui est un domaine réservé par la Constitution au président de la république, le chef islamiste a consacré cette pratique dans les faits. Ses immixtions répétées dans ce domaine ont largement contribué à envenimer les rapports entre les présidences de la république et du parlement.</p>



<p>Au parlement, plusieurs députés ont maintes fois saisi l’occasion en plénière pour critiquer cette attitude. Lui, de son côté, ne cesse de souffler le chaud et le froid. Il y a quelques jours, il a, dans une déclaration, souligné que la Tunisie vit dans un régime politique parlementaire, insinuant que c’est bien le parlement qui dessine la politique internationale de la Tunisie et qu’il était donc légitime que le chef de l’instance législative acte en matière de politique étrangère.</p>



<p>Nous savons tous que, depuis son élection au perchoir, Ghannouchi a choisi de disputer au président de la république le dossier diplomatique et de lui faire ainsi de l’ombre. Il tenait à donner une large publicité médiatique à son action dans le domaine des relations internationales, comme lors de ses voyages à l’étranger et de ses entretiens avec les plénipotentiaires accrédités en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les chancelleries étrangères joue-t-elle le jeu de Ghannouchi ?</h3>



<p>Il faut rappeler dans ce cadre ses contacts téléphoniques avec l’ancien chef du gouvernement libyen Fayez Sarraj en pleine crise libyenne, sa visite à Ankara pour rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan, visite non annoncée officiellement et qui a suscité de vives critiques au parlement et dans des médias, ou sa récente visite au Qatar… intervenue quelques mois après celle effectuée par le président de la république.</p>



<p>Toutes ces actions qui touchent au cœur de la politique étrangère de la Tunisie se font évidemment en l’absence de toute coordination avec le président de la république, qui n’en est même pas informé ni tenu au courant de leur tenants et aboutissants, et qui plus est, au vu et au su des chancelleries étrangères qui, visiblement, ont tendance à épouser le processus et à chercher par leurs contacts avec le président du parlement à insinuer que la politique étrangère est façonnée et gérée par ce dernier.</p>



<p>La crise institutionnelle au sommet de l’Etat provoquée par ce comportement pour le moins léger et inacceptable de Ghannouchi a contribué à envenimer la situation déjà moyennement tendue au sommet de l’Etat. C’est ainsi qu’on a vu le chef du gouvernement se rendre en voyage officiel au Qatar en pleine crise politique et économique en Tunisie, quelques semaines après la visite du chef de l’Etat dans ce même pays. Et lui aussi sans concertation avec le Palais de Carthage.</p>



<p>Ces scènes surréalistes participent de l’alignement de notre politique étrangère sur des axes étrangers, qu’il s’agisse des pays Golfe ou autres, et desservent la Tunisie. Nos dirigeants semblent oublier la fameuse règle de politique étrangère selon laquelle les États n’ont pas d’amis ni d’ennemis éternels, mais des intérêts à nationaux à défendre. Osons espérer que le président du parlement commencera par mettre ses actes en conformité avec ses paroles et participer à la normalisation du fonctionnement à la tête de l’Etat. Les prochains jours nous diront s’il est sincère ou s’il continue à flouer les Tunisiens par des déclarations en nette contradiction avec ses actes…</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



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