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	<title>Archives des productivité - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des productivité - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Ahmed El Karm &#124; «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 13:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed El Karm]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[CTFCI]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2026]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l'Etat tunisien à emprunter davantage à l’étranger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ahmed El Karm, membre dirigeant de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), a affirmé que la loi de finances 2026 a pris de nombreuses mesures sociales, comme les augmentations salariales, mais n’a pas pensé à en assurer la pérennité. Celle-ci ne saurait être garantie que par la croissance et la productivité, car l’État ne peut fournir un service sans production, a-t-il expliqué.</em></strong></p>



<span id="more-18212342"></span>



<p>Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l’État à recourir davantage à l’emprunt extérieur, ce dont il se serait volontiers passé dans la situation actuelle des finances publiques.</p>



<p>Aussi faudrait-il accorder la priorité aux mesures visant à promouvoir l’investissement et l’emploi dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027, a-t-il souligné dans une déclaration de presse, ce jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, en marge d’une réunion organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) sur la loi de finances 2026 et ses répercussions sur l’économie et les entreprises.</p>



<p>Ahmed El Karm a souligné la nécessité de soutenir la productivité afin de renforcer le budget de l’État, garant de la stabilité sociale et du financement des services sociaux.</p>



<p>Il a exhorté l’État à adopter, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, d’autres mesures incitant les investisseurs et les exportateurs, afin que ces derniers puissent accroître leurs ressources en devises étrangères.</p>



<p>Il est encore possible de modifier et de réformer la politique fiscale afin de donner à l’investissement et au développement économique les mêmes chances qui ont été données aux mesures sociales dans la loi de finances de 2026.</p>



<p>Ahmed Karm estime, par ailleurs, que la mise en œuvre de la loi de finances de 2026 incombe à la Chambre des représentants, car toute imperfection dans sa mise en œuvre aggraverait le déséquilibre entre les mesures sociales et les mesures économiques approuvées, même si celles-ci sont relativement limitées et très en-deçà des attentes des acteurs économiques, selon ses termes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Tunisiens et le prix du temps perdu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 06:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[capital-temps]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Tounsi]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie pourrait générer plus de 2 milliards USD de richesse par an, tout en offrant à ses citoyens un quotidien plus serein, plus sûr et plus digne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/">Les Tunisiens et le prix du temps perdu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chaque Tunisien le vit au quotidien : des trajets interminables, des dos d’âne surgissant sans signalisation, des nids de poule qu’il faut contourner, et une avalanche de papiers administratifs à faire tamponner. Résultat : des heures entières de vie gaspillées dans les embouteillages et dans les files d’attente, du stress accumulé et une qualité de vie dégradée.</em></strong></p>



<p><strong>Hakim Tounsi *</strong></p>



<span id="more-17393986"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Hakim-Tounsi.jpg" alt="" class="wp-image-322406"/></figure>
</div>


<p>Ce temps perdu ne coûte pas seulement de la fatigue : il coûte des milliards à l’économie tunisienne.</p>



<p>Mettre aux normes les ralentisseurs et supprimer les dos d’âne anarchiques, ce n’est pas seulement fluidifier la circulation, c’est aussi :</p>



<p>&#8211; réduire le stress permanent du stop-and-go;</p>



<p>&#8211; améliorer la sécurité routière, car moins d’arrêts brutaux signifie moins d’accidents;</p>



<p>&#8211; rendre la vie quotidienne plus fluide, plus paisible, et permettre aux citoyens d’arriver au travail moins fatigués, plus concentrés et donc plus productifs.</p>



<p>Un salarié moins stressé et moins usé par ses trajets produit mieux. Une société où les déplacements sont plus fluides, c’est une société où le temps récupéré devient du temps productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le capital-temps : une richesse trop souvent gaspillée</h2>



<p>L’économiste Yoland Bresson, qui a été chargé en 1970 par Air France pour faire une étude d&rsquo;opportunité économique afin de lancer l&rsquo;avion supersonique Concorde, a développé la théorie du Capital-Temps : chaque heure a une valeur économique mesurable. C’est du PIB potentiel. Bresson fût mon professeur à Paris XII et nous a enseigné <em>«la croissance»</em> et <em>«l’économétrie»</em>, deux matières fondamentales en économie.</p>



<p>En Tunisie, avec environ 3,5 millions d’actifs réellement en emploi, travaillant en moyenne 220 jours par an × 8 heures par jour, cela représente 6,16 milliards d’heures de travail par an.</p>



<p>Avec un PIB estimé à 56,3 milliards USD en 2025, la productivité horaire ressort à seulement 9,1 USD par heure travaillée.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Comparatif international (USD/h, 2023)</strong></p>



<p>&#8211; Tunisie : ~9,1 $/h</p>



<p>&#8211; Maroc : ~8–9 $/h</p>



<p>&#8211; Égypte : ~7–8 $/h</p>



<p>&#8211; Jordanie : ~8 $/h</p>



<p>&#8211; France : ~60 $/h</p>



<p>Chaque minute récupérée en Tunisie pèse donc lourd : elle peut transformer la vie quotidienne et créer de la richesse supplémentaire immédiatement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milliards qui s’envolent chaque année</h2>



<p>En réduisant le temps perdu sur les routes et dans les formalités administratives, les gains sont mesurables.</p>



<p>&#8211; Scénario prudent : +0,78 Md USD/an (+1,5 % du PIB).</p>



<p>&#8211; Scénario médian : +1,54 Md USD/an (+2,9 % du PIB).</p>



<p>&#8211; Scénario ambitieux : +2,37 Md USD/an (+4,4 % du PIB).</p>



<p>Cela équivaut à 219 à 664 USD de productivité récupérée par actif et par an — sans nouvel endettement, simplement en valorisant le temps existant.</p>



<p>Deux réformes simples, à très haut rendement:</p>



<p>1. Task Force “Routes &amp; Productivité”&nbsp;:</p>



<p>&#8211; supprimer les dos d’âne abusifs;</p>



<p>&#8211; réparer les nids de poule;</p>



<p>&#8211; fluidifier les grands axes interurbains.</p>



<p>2. Digitalisation et simplification de l’administration&nbsp;:</p>



<p>&#8211; supprimer les formalités obsolètes;</p>



<p>&#8211; généraliser la signature électronique et le guichet unique numérique;</p>



<p>&#8211; appliquer la règle du silence vaut accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temps des Tunisiens vaut de l’or</h2>



<p>La Tunisie pourrait générer plus de 2 milliards USD de richesse par an, tout en offrant à ses citoyens un quotidien plus serein, plus sûr et plus digne.</p>



<p>La vraie réforme n’est pas seulement économique : c’est une réforme de la qualité de vie. En réparant nos routes et en libérant les citoyens d’une bureaucratie archaïque, nous redonnons du temps, du bien-être et de la richesse au pays.</p>



<p>Le capital-temps n’est pas une théorie abstraite. C’est le levier le plus concret, le plus immédiat et le plus rentable dont dispose la Tunisie pour transformer ses heures perdues en heures productives et en croissance.</p>



<p>* <em>Fondateur dirigeant du TO Authentique Voyages à Paris.</em></p>



<p><em><strong>PS : </strong>Le ministère de l’Equipement est responsable de tous ce qui a été déposé sur nos routes comme dos d’âne anarchiques et irrationnels. Ça va d’épaisses cordes tendues par terre à travers les routes à de véritables obstacles hauts de 20 cm sur 50 cm rendant nos routes impraticables pour faire plaisir aux habitants de tous les bourgs de Tunisie. À chacun sa recette et son chef d’œuvre ! C’est l’automobiliste c’est à dire le tunisien moyen qui paie car l’automobile est le moyen de transport incontournable pour tous les Tunisiens. </em></p>



<p><em>Pour ce qui est de l’administration, il y a des pratiques archaïques genre signature légalisée à la mairie ou la certification conforme des documents, qui n’existent que dans certaines anciennes colonies françaises. Des pratiques qui mobilisent des centaines de milliers de personnes tous les jours pour des heures improductives tassées dans les files d’attente à faire travailler des milliers de fonctionnaires pour zéro valeur ajoutée. Un gâchis énorme au détriment de l’économie nationale et de la qualité de vie du citoyen qui croule de stress. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TowregjqEK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/tunisie-la-relance-par-le-travail-et-non-par-la-consommation/">Tunisie : la relance par le travail, et non par la consommation !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la relance par le travail, et non par la consommation ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/tunisie-la-relance-par-le-travail-et-non-par-la-consommation/embed/#?secret=k43q0Ok3m8#?secret=TowregjqEK" data-secret="TowregjqEK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/">Les Tunisiens et le prix du temps perdu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 08:26:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Houssine Dimassi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plus gros dégât de l’action syndicale de l’UGTT a trait à la dégradation du capital social et du sens du travail de manière générale en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/">UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Créée en 1946 à l’époque coloniale, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’est construite pour optimiser la rémunération des travailleurs, mais aussi pour saboter les entreprises coloniales, afin de chasser les colons. Les ancrages idéologiques de cette approche bicéphale n’ont pas totalement disparu aujourd’hui, 70 ans après l’indépendance.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-17292042"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Aujourd’hui encore, l’UGTT s’emploie à optimiser les salaires, de façon indifférente à l’état de l’économie, insouciante de la compétitivité des entreprises, et rétive qu’elle est aux impératifs de la productivité du travail.</p>



<p>Son (in)action a fait reculer le sens du travail, a détérioré le capital social et a renforcé les systèmes rentiers. Il faut comprendre le fonctionnement du <em>«business model»</em> de l’UGTT pour mesurer ses réels impacts sur le marché du travail en Tunisie. C’est ce qu’on propose ici, chiffres à l’appui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vampiriser les extrants, saccager les intrants</h2>



<p>Quelques mois avant son décès cette année, l’économiste Houssine Dimassi a qualifié l’UGTT de vestige anarcho-féodal. Et il n’a pas tort lui qui connaît très bien le fonctionnement de l’UGTT pour avoir longtemps été l’un de ses conseillers économiques. Ce n’est pas rien, il faut en parler franchement, les yeux dans les yeux, et sans détours.</p>



<p>Le modèle d’affaire de l’UGTT est devenu avec le temps contreproductif, anachronique voire suicidaire pour l’économie tunisienne. Ce modèle n’arrivant plus à se ressourcer et à se moderniser pour suivre les évolutions et les changements dans la société et l’économie tunisienne.</p>



<p>Aujourd’hui, les tensions sont à leur summum, la veille d’un coup de force de l’UGTT, pour une marche de protestation, le 21 août, et probablement une grève générale.</p>



<p>Pour schématiser et simplifier nos propos aux lecteurs, on peut dire que les processus de production (dans les entreprises publiques ou privées, dans le gouvernement ou dans les organisations à but non lucratif) fonctionnent en deux volets : celui des intrants (travail, capital, technologie, organisation) et celui des extrants (production, rentabilité, productivité, compétitivité). Le processus productif consiste à transformer les intrants en extrants, dans un contexte sociopolitique et technologique donné.</p>



<p>Les revendications syndicales de l’UGTT ont toujours ciblé et parfois aveuglément les augmentations de salaires des travailleurs, canalisant ses revendications sur les extrants des processus productifs, empêchant parfois les entreprises d’investir ou d’innover.</p>



<p>Rien n’est fait par contre par l’UGTT pour renforcer les entreprises et les intrants de la machine productive d’une économie et d’un tissu d’entreprises principalement tuniso-tunisiens. Les investisseurs étrangers restent prudents face au caractère anarchiste et aléatoire de la gouvernance de cette centrale syndicale.</p>



<p>Ce modèle d’affaires est désuet et ne fonctionne plus dans les pays et sociétés modernes d’aujourd’hui. Ce modèle pénalise l’économie, puisqu’il vampirise les extrants et sabote les intrants de l’économie dans son ensemble. Il détruit ainsi le capital social, affaiblit la compétitivité des entreprises et sabote les infrastructures physiques et humaines.</p>



<p>Les problèmes du recul de la productivité et de la dévalorisation du sens du travail sont au cœur de la faillite de ce modèle de fonctionnement, devenu ipso facto improductif et très dommageable à l’économie et à la croissance en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q4sCQewrLo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/">Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/embed/#?secret=dUv44T8Tvd#?secret=q4sCQewrLo" data-secret="q4sCQewrLo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT a saccagé le sens du travail</h2>



<p>Depuis Ahmed Ben Salah, les différentes élites, équipes et directions à la tête de l’UGTT ont fermé les yeux sur la déperdition du sens du travail ainsi que sur le recul de la productivité du travail (et multifactorielle), de manière générale.</p>



<p>L’UGTT a tort de penser que la productivité ne relève pas de ses responsabilités globales, elle qui a fait des droits des travailleurs son fonds de commerce. Elle, qui est omniprésente dans la sphère politique, nationale et internationale. Devenant un méga-syndicat, presque un parti politique.</p>



<p>L’UGTT ne s’est pas intéressée non plus au potentiel productif de la population en âge actif (15-65 ans). Elle a occulté les aspirations et la vie misérable des centaines de milliers de jeunes en chômage, des femmes malmenées, abusées dans les champs agricoles de tous les territoires du pays. L’UGTT jette le bébé avec l’eau du bain, prétextant que cela ne relève pas de son mandat, ni de sa responsabilité sociétale.</p>



<p>Les chiffres sont têtus et la responsabilité de l’UGTT est irréfutable.</p>



<p>1- Dit simplement, pour les 3,7 millions d’actifs occupés dans l’ensemble des secteurs formels, les gains de productivité ont été proche de zéro durant les dernières années. La productivité du capital mis à leur disposition a aussi enregistré un léger recul durant la 2015-2024.</p>



<p>2- Selon plusieurs études, le Tunisien moyen occupé et rémunéré travaille en moyenne pas plus 5 heures par jour, au lieu de 7 à 8 heures. Un tiers de temps payé n’est pas travaillé, sérieusement du moins. Dans de nombreuses organisations gouvernementales, cette durée effectivement travaillée ne dépasse pas deux heures par jour.</p>



<p>3- La durée effective du travail ne dépasse pas une la moyenne annuelle de 1 350 heures payées. En France et en moyenne annuelle, les travailleurs font 1 680 heures pour les salariés à temps complet (données 2019), au Canada, 1890 heures par an (2022). La moyenne européenne est à 1846 heures, soit 40% de plus que la moyenne annuelle en Tunisie.</p>



<p>4- Un taux d’emploi insuffisant, puisque la proportion de personnes demandant un emploi parmi celles en âge de travailler (15-64 ans) est de 43% seulement. Le taux d’emploi mesure la capacité d’une économie à utiliser de manière efficace son capital humain. Ce taux est pratiquement la moitié de ce qui est observé dans les pays occidentaux. Dans les pays européens ce taux oscille entre 62 à 80%. Pour l’ensemble de l’Union européenne (UE), la moyenne est de 70%. Les Pays-Bas sont à 81%, le Japon à 79%, l’Allemagne à 77% de même que le Danemark et la Suède, le Royaume-Uni et le Canada à 75%, les Etats-Unis à 71%.</p>



<p>5- Trois femmes sur quatre en âge actif sont sans emploi. Deux millions de femmes sont sur le carreau, dépendantes de leur conjoint et enfants pour vivre décemment. Elles se font exploiter, maltraiter… L’UGTT ne fait rien, et laisse faire, ses dirigeants ne se prononcent pas sur le sujet. Ils ferment les yeux et occultent l’enjeu, et aucun écrit ne permet de saisir les positions syndicales au sujet du travail des femmes et des enfants.</p>



<p>6- L’UGTT ne se préoccupe pas non plus des travailleurs du secteur informel, qui sont pourtant très nombreux, opérant dans des activités pénibles, mal payées, sans cotisation sociale, sans couverture médicale en cas d’accident ou imprévu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vr2e2zvVfw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/">UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/embed/#?secret=RHMhgahbLw#?secret=vr2e2zvVfw" data-secret="vr2e2zvVfw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT a accentué les inégalités sociales</h2>



<p>On sait que l’organisation syndicale est fortement discréditée par la corruption qui la gangrène à feu doux. On sait aussi que plusieurs de ses dirigeants croient encore à la lutte des classes, voire à l’anarchie créative. Mais, ce qu’on ne sait pas c’est que les élites syndicales des quarante dernières années ont été prévenues de l’impasse et de l’essoufflement du modèle en vigueur.</p>



<p>Pour l’histoire, et je sors de ma réserve pour révéler ici qu’un rapport à ce sujet a été soumis à la haute direction de l’UGTT en novembre 1990.</p>



<p>J’ai été associé, à tire de jeune professeur d’économie à l’université de Sousse, à une réflexion évaluative des impacts économiques de l’action de l’UGTT. Sous la direction du professeur à l’Enit, Mohamed Tahar Chebbi (décédé en juillet 2025), coordonnateur du Bureau d’études de l’UGTT, un groupe de travail restreint a été créé, constitué des professeurs Houssine Dimassi (décédé), Raouf Ridane (décédé), Abdjellil Bedoui, Chedly Ayari (décédé), Abdelfatah Ghorbel, Jameledine Ziadi… avec des invités occasionnels, tous des économistes. Une jeune journaliste du journal <em>Echaab</em> assistait aussi aux travaux et faisait la synthèse des contributions.</p>



<p>Nous avons travaillé pour plus de six mois, en se réunissant pendant un séjour bloqué de 2 jours par mois, dans un hôtel de Hammamet. Nous avons proposé, dans notre rapport écrit, un ajustement structurel des approches syndicales de l’UGTT. Cet ajustement se basait sur l’extension des mandats de l’UGTT à la valorisation du sens du travail, de l’extension de la durée du travail, de l’importance de la formation professionnelle, du renforcement de la productivité et de la compétitivité des entreprises publiques et privées.</p>



<p>Ce rapport, produit il y a 35 ans, a documenté les défis, et illustré avec des statistiques les dangers d’une action syndicale qui dénigre la valeur du travail, qui sacrifie la productivité et qui prône une rémunération paramétrique, mur-à-mur, sans indemnisation fondée sur la performance et le rendement. Ce rapport en papier a été tabletté, et probablement oublié avec le temps.</p>



<p>Nous avons démontré dans ce rapport que les augmentations salariales, si elles ne sont pas accompagnées par des gains de productivité finissent par devenir un fardeau destructeur pour des dizaines de milliers d’entreprises (surtout des PME) et des centaines de milliers d’emplois avec.</p>



<p>Peine perdue, rien de ce qui a été proposé n’a eu une suite, l’institution est restée prisonnière de son radicalisme d’antan et s’enfonçait de plus en plus dans le déni de la valeur du travail et de la productivité.</p>



<p>L’UGTT a préféré continuer dans son action dévastatrice sur les intrants des processus productifs (sabotage, blocage, démolition, casse, etc.) élargissant les ambitions de ses dirigeants privilégiés, pour progressivement étendre ses pouvoirs et l’implication dans les domaines politiques et partisans, tant avec Ben Ali qu’avec ses successeurs à l’ère post-2011.</p>



<p>Elle a pris du poids et accentué son pouvoir, de par son statut de monopole et omniprésent dans les régions, tous les secteurs et de mèche avec divers lobbyistes et groupes de pressions (médias notamment).</p>



<p>Un déni qui favorise l’optimisation des hausses salariales et donc de la ponction sur les extrants, négligeant les intrants et leur importance dans la création de la richesse collective incontournable pour le progrès et la prospérité du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire le lien entre rémunération et productivité du travail</h2>



<p>D’importants secteurs économiques ont ainsi été saccagés. Il suffit de voir le sens du travail dans les sociétés publiques, dont le transport. Les 600 000 ha de terres domaniales ont été mis en friche par ce syndicalisme anarchiste, féodal entre autres. L’UGTT refuse de faire un lien entre rémunération et productivité du travail.</p>



<p>Le plus gros dégât de l’action syndicale de l’UGTT a trait à la dégradation du capital social et du sens du travail de manière générale en Tunisie.</p>



<p>L’UGTT a besoin d’une révolution interne, elle a besoin d’une prise de conscience et d’un encadrement éthique anti-corruption, assortis d’un engagement pour la réhabilitation du sens du travail et de la productivité. C’est incontournable.</p>



<p>Avec plus de croissance, et de richesses créées, les salaires, le pouvoir d’achat des citoyens et l’accès à l’emploi ne peuvent que suivre, et évoluer vers la hausse, pas vers la baisse comme on le constate aujourd’hui.</p>



<p>La question qui se pose est la suivante : une telle révolution interne peut-elle être initiée de façon endogène et démocratique au sein de l’organisation, ou au contraire de façon exogène et top down. L’avenir nous le dira.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mkjXw60Ka8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/">Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/embed/#?secret=njPnXi2ubs#?secret=mkjXw60Ka8" data-secret="mkjXw60Ka8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/">UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Les Arabes en mal de productivité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/les-arabes-en-mal-de-productivite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 10:27:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Arabo-musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde arabe est à la traîne du reste du monde parce que le sens du travail et la flemme de la productivité y sont simplement en panne.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Printemps arabe ou pas, de gauche ou de droite, islamistes ou modernistes, royalistes ou républicains, les régimes arabes ont perdu toutes leurs guerres contre Israël et s’enfoncent jour </em></strong><strong><em>après </em></strong><strong><em>jour dans le marasme économique et la décrépitude sociale qui y est liée. Et pour cause, le sens du travail et la flemme de la productivité y sont simplement en panne. L’année 2024 a ajouté une autre couche de preuves et autres épreuves à cette triste réalité. Une histoire infernale, à sens unique.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-14965633"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>En 2024, les revers des sociétés arabes ont été lamentables à Gaza, au Liban, en Syrie, au Soudan, en Libye, au Yémen, en Irak et pas seulement. Au-delà des débâcles militaires, guerres civiles et humiliations politiques à répétition, l’origine des drames qui plombent les sociétés arabes vient du front économique, où ces derniers traînent derrière en productivité, en innovation, en compétitivité, en investissement, entre autres.</p>



<p>On le sait, depuis Ibn Khaldoun, un Tunisien éclairé, il y a presque 7 siècles, les sociétés qui n’arrivent pas à se distinguer par leur gain de productivité ne peuvent plus créer de la croissance et se défendre contre leurs ennemis et démons qui le guettent au tournant.</p>



<p>Ibn Khaldoun avait écrit à son époque que l’Etat et ses impôts ne peuvent aucunement constituer le principal moteur de la création de la richesse économique, bien au contraire. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts.</p>



<p>Les impôts ne favorisent pas nécessairement la prospérité et le progrès. Plus d’impôt c’est moins d’impôts, selon la loi de Sahib El-Himar **.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire atypique</h2>



<p>L’histoire des faits économiques nous apprend que les pays vaincus lors de la deuxième guerre mondiale (Japon, Allemagne, Italie, Espagne, entre autres) sont ceux qui ont eu la progression de productivité la plus élevée au moins pour les cinq décennies qui ont suivi leur défaite lors de la Deuxième guerre mondiale (1939-1945).</p>



<p>Ces pays ont payé cher leur défaite: des millions de morts, et pas seulement, leurs infrastructures, usines et technologies démontées et expatriées pour servir les pays des vainqueurs. Ceux-ci pensaient en avoir fini avec le Japon et &nbsp;l’Allemagne, une bonne fois pour toutes. Peine perdue, au lieu de crouler sous le chagrin de l’humiliation, et de baisser les bras, ces pays <em>«vaincus»</em> se sont pris en charge pour travailler plus et mieux. La rage et la hargne comme carburants pour le progrès. Leur ressenti de l’humiliation qui leur a été infligée par les Américains a fini par devenir un propulseur pour le travail et un catalyseur de la productivité, de l’innovation et de la compétitivité. Et rapidement, Japonais et Allemands se sont imposés par leur productivité et innovation technologique dans les industries de l’automobile, de l’informatique et les technologies de pointe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lBihoWMg8i"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/embed/#?secret=10iTNUc3Yo#?secret=lBihoWMg8i" data-secret="lBihoWMg8i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est incroyable que dans ces pays et civilisations fondées sur le compter sur soi, l’humiliation par les guerres peut leur insuffler la rage pour rebondir sur les fronts de l’économie et de la création des richesses et de la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Travail d’Arabes» ou «têtes à claque»?</h2>



<p>Ce n’est pas le cas des pays arabes. Malgré les humiliations successives infligées par le <em>«petit»</em> Etat d’Israël (1948, 1956, 1967, 1973, 1980, etc,), malgré les guerres civiles et insurrections, la productivité dans ces pays a été toujours à la traîne. Des sociétés qui croulent sous le fatalisme et la résignation. Des sociétés et des gouvernements qui aiment se la couler douce, entre siesta et fiesta.</p>



<p>Rien à faire, la productivité des travailleurs moyens dans les pays arabes est quasiment dix à quinze fois moins élevée que celle d’un travailleur israélien, américain ou japonais.</p>



<p>Dans les pays arabes ayant fait leur <em>«Printemps Arabe»</em>, le niveau de vie est aujourd’hui quasiment plus faible que celui 2010 (en valeur réelle), les monnaies dévaluées et la pauvreté pousse des millions à fuir leur pays pour les pays occidentaux, et tous les moyens sont bons. Des centaines de milliers meurent noyés ou simplement embrigadés en chair à canon pour les groupes islamistes. La Tunisie ayant fourni, dit-on, plus 10 000 terroristes sous l’ère de Ghannouchi et disciples.</p>



<p>Les femmes se font trucider en plein jour, et elles sont exclues de la vie publique, devant se cacher derrière des voiles, au lieu de se retrousser les manches et se lancer dans la vie économique et la création de la richesse collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des imitateurs, pas des innovateurs</h2>



<p>De Rabat à Amman, de Tunis à Bagdad, on ne trouve pas une seule invention technologique, une seule industrie de pointe ou un seul exploit spatial attribué à un Arabe.</p>



<p>Rien de mondialement utilisé, coté en bourse et qui est issu de la R&amp;D menée dans l’un des pays arabes. Des universités qui traînent et qui se plaisent à former des chômeurs, et une science déjà dépassée.</p>



<p>Tout indique que dans ce monde arabe, on est encore réfractaire aux grandes innovations, tellement coincés dans ces schèmes rétrogrades, et plein de pensées archaïques, engluées dans le fatalisme religieux, laissant presque tout à la volonté de Dieu, et autres pouvoirs en place, pour seule devise <em>«inchallah»</em>!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ulKBJ3QA18"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/la-crise-du-pain-en-tunisie-reflet-dune-crise-de-productivite-globale/">La crise du pain en Tunisie, reflet d’une crise de productivité globale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La crise du pain en Tunisie, reflet d’une crise de productivité globale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/la-crise-du-pain-en-tunisie-reflet-dune-crise-de-productivite-globale/embed/#?secret=QAK3SSCUJd#?secret=ulKBJ3QA18" data-secret="ulKBJ3QA18" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’innovation radicale des produits et processus de production suppose de la volonté, de l’investissement et beaucoup de travail. Et cela ne semble pas être à la portée des travailleurs ordinaires, et l’Etat ne fait pas grand chose pour inverser la vapeur.</p>



<p>Entre flemmards, râleurs et branleurs, ces sociétés n’arrivent plus à se remettre en question. L’islam politique a quasiment gangréné les initiatives et tiré vers le bas le sens du travail et la productivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des politiques axées sur la demande</h2>



<p>Les élites arabes, quelles soient politiques, universitaires ou médiatiques, plaident l’Etat social, l’Etat providence. On n’est plus dans ce schème ailleurs dans le monde. Et ce pour justifier les interventions massives de l’Etat, pour soutenir artificiellement les prix du pain et des produits de bases.</p>



<p>Toutes les stratégies et programmes politiques dans les ces pays arabo-musulmans se sont articulées autour de la demande et donc de la consommation. Particulièrement alimentaire et ostentatoire.</p>



<p>On parle des droits, mais pas des devoirs économiques. On prend les choses à l’envers, on veut consommer comme les Occidentaux, sans pouvoir, ou vouloir, produire autant qu’eux. Et on paie les déficits budgétaires par une dette toxique. Avec une dette colossale et une dépendance grandissante envers l’étranger.</p>



<p>Les pays arabes n’arrivent pas encore à être autosuffisants en produits alimentaires, encore en raison des problématiques de faible productivité et de carence en innovation (peu de transformation, insuffisance de stockage, cultures extensives…).</p>



<p>Les produits pharmaceutiques et médicaux sont aussi tributaires des importations et à la merci des firmes et pays occidentaux. Les pénuries sont monnaie courante. Et les hausses de taxes, une <em>«dîme»</em> pour des États pléthoriques et dépensiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réfractaires aux politiques de l’offre</h2>



<p>Les économies et sociétés européennes et asiatiques qui ont enregistré les plus hauts gains de productivité sont celles qui ont adopté des politiques d’offre, qui donnent les incitatifs requis pour les entreprises, pour l’investissement et pour l’innovation. Des politiques économiques tournées vers l’entreprise et la production, et non pas la consommation.</p>



<p>Dans les pays arabes, les politiques économiques sont axées sur la demande, aussi pour des fins de politiques politiciennes et pour maintenir le statuquo dans les rapports de force ainsi que les rapports de classe.</p>



<p>Bouteflika, Ben Ali, Kaddafi, Moubarak, Assad, Saddam… avec tous les rois et émirs de la région ont joué la partition de la demande, ignorant l’offre et ses défis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FJsD2dkDCn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/">Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/embed/#?secret=7BozdaBPb0#?secret=FJsD2dkDCn" data-secret="FJsD2dkDCn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Partout dans ces pays, les politiques occultent les objectifs du plein emploi. Un concept ignoré, alors que 3 femmes sur quatre sont exclues du marché de l’emploi, alors 40% des jeunes diplômés sont en chômage de longue durée.</p>



<p>Or, il faut des taux de croissance de 6% pour au moins 10 ans pour résorber le stock de chômeurs qui attendent d’émigrer ou de soulever des <em>«révolutions»</em> vouées à l’échec, sans solution économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes, ces «dindons de la farce»</h2>



<p>On ne comprend pas toujours comme ces sociétés arabes continuent de traiter les femmes, comme elles le font. De facto, celles-ci doivent rester chez elles, et leur rôle doit se limiter à la procréation en portant le voile et en se retirant de la sphère de la production et de la productivité.</p>



<p>Durant la deuxième guerre mondiale, les Japonaises, les Allemandes, les Françaises, les Anglaises sont volontairement parties dans les usines et tous les services publics pour créer du service public et de la richesse collective.</p>



<p>Ce n’est pas le cas des femmes arabes et musulmanes … celles-ci ont accepté leur sort et les diktats arabo-musulmans.</p>



<p>La femme vaut la moitié d’un homme en héritage, et elle est pratiquement exclue des activités publiques dans la plupart des pays arabes (travail salarié, mobilité publique, tutelle des actifs, enfants, etc.).</p>



<p>L’année 2024 a encore confirmé le retard des pays arabes dans le domaine du travail (hommes et femmes), de la productivité et l’innovation dans toutes ses facettes économiques, sociales et institutionnelles.</p>



<p>L’année 2025 qui arrive dans une semaine, constitue déjà un la fin du premier quart du 21<sup>e</sup> siècle. Il y a de quoi s’en inquiéter… pour l’avenir de ces pays et ces peuples qui refusent le progrès par les réformes et le pragmatisme.</p>



<p><em>* Economiste universitaire, Canada.</em></p>



<p>** <em>Abou Yazid, surnommé «l’homme à l’âne», né en 873 et mort en 947, est un théologien berbère zénète de la tribu des Banou Ifren. Il est notamment connu pour la révolte qu’il a mené contre les fatimides régnant en Tunisie au milieu du <abbr title="10ᵉ siècle">X</abbr><sup>e</sup> siècle. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong><em> </em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hammamet : Symposium sur l’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/hammamet-symposium-sur-lamelioration-de-la-productivite-dans-les-industries-electroniques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 06:07:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[approche Score]]></category>
		<category><![CDATA[Cetime]]></category>
		<category><![CDATA[électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Elentica]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[mécanique]]></category>
		<category><![CDATA[OIT]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Symposium  à Hammamet sur l’amélioration de la productivité et des conditions de travail dans le secteur des industries électroniques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/hammamet-symposium-sur-lamelioration-de-la-productivite-dans-les-industries-electroniques/">Hammamet : Symposium sur l’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un symposium dédié à l’amélioration de la productivité et des conditions de travail dans le secteur des industries électroniques se tiendra à Hammamet, du 26 au 28 septembre 2024.</em></strong></p>



<span id="more-14067211"></span>



<p>Cet événement organisé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), le Cluster des industries électroniques (Elentica) et le programme Score de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) portera sur <em>«L’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques»</em>. Il réunira des acteurs clés du secteur, des PME aux grandes entreprises, et proposera une plateforme pour le networking, l&rsquo;échange de bonnes pratiques et le développement des compétences. </p>



<p>Le but est d’aider à créer des synergies entre les entreprises du secteur, de présenter l’approche Score (Sustaining Competitive and Responsible Enterprises) en mettant en lumière ses outils et avantages pour le secteur électronique, et offrir des opportunités de montée en compétences pour améliorer la productivité et les conditions de travail.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/hammamet-symposium-sur-lamelioration-de-la-productivite-dans-les-industries-electroniques/">Hammamet : Symposium sur l’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13807332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour l'économiste Hachemi Alaya, l'économie tunisienne présente de graves signes d'inquiétude. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hachemi Alaya est l’un des meilleurs économistes tunisiens qui a formé des générations de ses pairs. Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de sa lettre hebdomadaire de la conjoncture économique en Tunisie, </em>Ecoweek<em> *, où il tire la sonnette d’alarme sous le titre «Économie tunisienne : les raisons de s’inquiéter».</em></strong></p>



<span id="more-13807332"></span>



<p><em>«L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point. Révélatrice du mal-être du Tunisien et de la détérioration de son niveau de vie, sa croissance démographique s’effondre.</em></p>



<p><em>La productivité tourne à l’envers depuis l’épidémie de la Covid.</em></p>



<p><em>Témoin d’un manque de confiance envers l’avenir, l’investissement industriel s’établit à son plus bas niveau depuis près de 20 ans.</em></p>



<p><em>L’inflation est de retour et va durer autant que les causes -purement internes- qui l’ont déclenchée.</em></p>



<p><em>L’État, de moins en moins en capacité de tenir ses engagements, est désormais pris au piège de la dette.</em></p>



<p><em>La croissance durablement plombée. Sous l’éloge d’une économie résiliente en voie de se désendetter et de recouvrer sa souveraineté, pointe la réalité d’une économie en stagflation et d’un pays incapable de se ressaisir pour faire redémarrer son économie et redresser ses comptes. Un pays dont l’arrogance n’a d’équivalent que sa prétention à défier les lois de l’économie et de la finance est un vrai sujet d’inquiétude.»</em></p>



<p><em>* N° 30/24 parue le 18 août 2024.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Arrêt sur images : Été 2024 en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/arret-sur-images-ete-2024-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Aug 2024 10:20:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[poubelles]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ce sont eux qui sont en train de détruire leur pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/arret-sur-images-ete-2024-en-tunisie/">Arrêt sur images : Été 2024 en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Deux semaines déjà, et c’est fini les vacances à Djerba. Je fais ma valise et je quitte le pays, la tête pleine d’images, d’émotions et de constats. Pas tous sympathiques ! Je vous les résume en 10 mots clefs, avec mes lunettes d’économiste. Tenez-vous bien, cela va brasser…</em></strong> <em>(Ph. Nathalie Crubézy / <a href="http://www.a-vifs.org/">Collectif à-vif(s)</a>)</em>. </p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-13685143"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Je vais décrier notamment l’écart de développement économique qui se creuse mécaniquement entre la Tunisie et le monde civilisé.</p>



<p>Mes constats sont perceptibles à l’œil nu. Mon regard aiguisé est forcément critique, mais pas sans biais ni controverses. Dans l’ordre d’importance, voilà ce que je pense!</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- Femmes</h2>



<p>L’image est frappante (et très décevante) : de ces centaines de milliers de femmes, de jeunes filles voilées (souvent en noir), en ville, dans les villages et même dans l’eau profonde des belles plages de la lagune de Djerba-La-Fidèle.</p>



<p>D’une année à une autre, leur nombre se multiplie, et va savoir pourquoi! Tahar Haddad (1899-1935) doit se retourner dans sa tombe, lui qui depuis la première moitié du dernier siècle a cru nécessaire de plaider l’urgence de la modernisation du statut de la femme arabe, musulmane et particulièrement tunisienne. L’habit ne fait pas le moine, disait le proverbe. Mais l’image est choquante.</p>



<p>On ne peut que déplorer la pénible misogynie issue d’une masculinité toxique qui exclut de facto les femmes seules des espaces publics communs pour la consommation (cafés, bars, loisirs, restaurants), pour les confiner aux travaux ménagers, aux fonctions subalternes et souvent informelles. Seulement une femme sur quatre a accès au marché du travail salarié et formel. Plus de 2 millions de femmes sont ainsi écartées des chemins du progrès.</p>



<p><em>«Berjoulia»</em> est le mot clef le plus crapuleux, le plus malsain et le plus toxique de tous. Cette locution ponctue les discours machistes, révoltants et indignes de la Tunisie que j’aime. Même dans les radios, on la reproduit sans crier gare! Encore aujourd’hui, en 2024, la femme est vue comme la moitié de l’homme, mais jamais l’égal de celui-ci. Les Tunisiens (pas tous) doivent se remettre en question.</p>



<p>La toxicité masculine veut faire de toutes ces femmes un <em>«rien»</em>, des <em>«objets»</em> invisibles, juste des reproductrices. Cette toxicité fait que les femmes finissent par s’effacer, pour éviter le pire, pour baisser les bras et se fermer les yeux et les oreilles. Une logique de victimisation que je comprends, mais que je ne soutiens pas.</p>



<p>Une conjointe, une maman, une sœur, une fille, elles méritent mieux! L’islam politique a fait très mal aux femmes tunisiennes, qu’on le veuille ou non! Bourguiba, depuis les années 1960, a prévenu que l’islam rigoureux, mal compris, constitue un danger pour l’émancipation de la femme. Et à raison!</p>



<p>La femme tunisienne doit avoir le droit de déployer sa beauté et son charme, son savoir-faire et sa valeur ajoutée économique, pleinement dans un pays qui n’en demande pas plus. Les hommes doivent comprendre et se remettre en question, à mon avis. On est loin du compte à ce sujet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZCp9QiCCqc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/les-touristes-se-plaignent-de-la-salete-en-tunisie/">Les touristes se plaignent de la saleté en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les touristes se plaignent de la saleté en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/les-touristes-se-plaignent-de-la-salete-en-tunisie/embed/#?secret=rmQ76zwDOj#?secret=ZCp9QiCCqc" data-secret="ZCp9QiCCqc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">2- Poubelles</h2>



<p>Durant mon séjour de vacancier qui fantasme sur les charmes de la Tunisie d’antan, les poubelles à ciel ouvert sont partout dans les villes, les villages et même dans les places et ruelles les plus officielles et les plus achalandées. Tout y est, des restes de légumes de cuisine, des couches de bébés, des bouteilles vides, des matériaux en fermentation. C’est juste révoltant.</p>



<p>Devant chaque maison cousue louée aux touristes locaux et libyens, on trouve ces tas d’ordures qui attirent les chiens errants, les mouches, les scorpions et les moustiques. Les cafés bondés sont entourés de ces détritus et odeurs nauséabondes.</p>



<p>Vu de loin, on se demande comment s’est-on rendu là? Comment peut-on imaginer ces hommes <em>«fiers»</em> cohabiter avec les ordures, au même niveau, sirotant un café, pendant trois &nbsp;heures ? Comment passer autant d’heures d’oisiveté dans les espaces publics et plages jonchés d’ordures et de poubelles? Un grand nombre d’<em>«hommes tunisiens»</em> sont capables de le faire, involontairement j’espère! Faute de maturité et d’amour propre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3- Prix</h2>



<p>Ce mois de juillet 2024, le kilogramme de côtelettes d’agneau est à 56 DT, un simple café express à l’aéroport est à 14 DT, 1 kilogramme de pêches blanches au souk de Midoun est à 8 DT.</p>



<p>C’est au minimum trois fois les prix en Europe, où le salaire minimum est six fois plus élevé que celui en vigueur en Tunisie. Et c’est pareil pour les autres produits de consommation courante dans les marchés.</p>



<p>Va savoir pourquoi? Une raison saute aux yeux: l’absence de concurrence et la généralisation de monopoles, oligopoles, et collusionnaires de tout acabit. La logique de la rente et la perte des repères du marché concurrentiel dominent les transactions économiques. Les groupes de pression font la loi, et les réglementations bureaucratiques entérinent cet état des lieux pour gonfler les surplus des vendeurs, des producteurs… au détriment des consommateurs.</p>



<p>L’État-providence ne fait rien pour renforcer la concurrence dans les marchés et pour abolir les rentes. Et, quoi qu’on en dise, les politiques publiques ne semblent pas favoriser, et de façon efficiente, le pouvoir d’achat des moins nantis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4- Travail</h2>



<p>Le sens du travail en Tunisie n’est plus ce qu’il était. <em>«Doucement le matin, pas trop vite l’après-midi»</em> règne en devise forte dans le bled. Tout le monde fait à son rythme, et tant pis pour le citoyen, pour les payeurs de taxes.</p>



<p>Pas de besoins de rendez-vous, pour payer sa facture d’eau, ou d’électricité, mettre à jour son dossier de sa pension de retraite. Il faut se pointer et attendre, avec des <em>inchallahs</em> sur toutes les lèvres. Il ne faut pas s’impatienter, on peut le regretter, si on hausse le ton.</p>



<p>On peut te faire revenir plusieurs fois pour une simple formalité ou une prolongation d’un permis de circulation. Les administrations demandent des informations déjà disponibles dans leurs réseaux et des documents inutiles, au final. On peut même t’humilier, s’il le faut.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XDNt3Qol2J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/embed/#?secret=ROtGx1HPoG#?secret=XDNt3Qol2J" data-secret="XDNt3Qol2J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">5- Productivité</h2>



<p>Les temps où Ahmed Ben Salah, Hedi Nouira, et Habib Bourguiba mettaient la productivité au cœur des leviers du développement et de tous les discours, sont bel et bien révolus. L’économie d’aujourd’hui est piégée par cette perte de productivité du travail (du capital et globale des facteurs).</p>



<p>Et tous ces politiciens qui se succèdent depuis 2012, et qui se ressemblent, ne bougent pas sur ce plan de peur de perdre des votes ou de susciter les foudres d’un syndicalisme vindicatif, suranné.</p>



<p>Le Tunisien moyen produit jusqu’à 15 fois de moins qu’un Canadien (en valeur marchande). Le recul de productivité est accéléré par la chute des investissements en technologies nouvelles, en capital humain et en capital productif.</p>



<p>Le taux d’investissement est tiré par le bas, par une politique monétaire exagérant le taux d’intérêt directeur, et multipliant les mesures erratiques, peu évaluées et à la merci du cartel de cette trentaine de banques privées. L’épargne est détournée pour payer la dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">6- Vivre-ensemble </h2>



<p>Certes, on est en Méditerranéen du Sud. Et cela se corse: on parle fort, on se pousse, on se tape dessus s’il faut, et on ne fait pas suffisamment attention aux autres. Les comportements des conducteurs sur les routes sont simplement dangereux et infernaux.</p>



<p>J’ai assisté personnellement, en pleine rue à l’entrée de Mellita, à une bagarre corps à corps entre un camionneur et un chauffeur de bus bondé de touristes. La honte, les touristes filmaient le spectacle avec leur caméra. Ma conjointe ne comprenait pas le rationnel. Scandaleux!</p>



<p>Sur les routes, la perception du risque est quasi inexistante, des voitures qui roulent à 4 rangées, sur une route à deux voies, des klaxons, des dépassements à gauche, des bus publics amortis, bondés et à qui manquent des vitres… parfois roulant à portes ouvertes.</p>



<p>Jamais à l’heure, ces bus en disent long sur l’état de délabrement du transport collectif, et surtout sur l’irrespect des jeunes envers leurs aînés, fréquentant ces bus délabrés et métros amortis.</p>



<p>La capacité à coordonner l’action collective, et à initier la symbiose du vivre-ensemble est en dessous des standards espérés par les Tunisiens et surtout par les touristes qui viennent visiter notre pays. C’est pourquoi, en majorité, ils préfèrent rester dans leurs hôtels, évitant de prendre les risques de se faire harceler ou <em>«arnaquer»</em> en ville et dans les souks.</p>



<h2 class="wp-block-heading">7- Rationnement</h2>



<p>Durant les deux semaines de mon séjour, il n’y a pas un jour où l’eau et/ou l’électricité n’ont pas été interrompues, coupées une ou deux fois par jour. Des coupures subites, sans avertissements préalables, et encore moins d’explications. Et aucune localité de l’île de Djerba n’a été à l’abri des interruptions de ces éléments essentiels à la vie de tous les jours.</p>



<p>Les files d’attente sont aussi présentes devant les boulangeries, les pharmacies, entre autres. Face à cette précarisation des services essentiels, les médias et les élites politiques, préfèrent jeter l’odieux sur les réseaux mafieux, les<em> «ennemis»</em> de la Tunisie.</p>



<p>Mais, ici aussi, c’est un enjeu de travail et d’investissement, une question d’engagement collectif pour le bien public, et un détournement de l’épargne collective vers l’investissement, plutôt que vers la dette et la consommation improductive.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ty5tsqSDA8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/chronique-dun-douloureux-retour-en-tunisie/">Chronique d’un douloureux retour en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chronique d’un douloureux retour en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/chronique-dun-douloureux-retour-en-tunisie/embed/#?secret=M3J8V3kHpS#?secret=ty5tsqSDA8" data-secret="ty5tsqSDA8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">8- «Zmigris»</h2>



<p>Comme chaque été, les quelque 2 millions d’expatriés reviennent au pays, pour des vacances estivales. Pas tous heureusement. Des moments de retrouvailles chaleureux, mais on se relâche, et on retrouve les comportements du bled.</p>



<p>Une fois arrivés au bled, on ne respecte plus le code de la route, on dépasse n’importe comment, on se gare en 2<sup>e</sup> rangée, on met les bébés et enfants dans le siège avant sans ceinture de sécurité. On ne fait pas mieux au niveau des nuisances pour le voisinage.</p>



<p>Ces centaines de piscines alimentées par l’eau de la Sonede (avec des tarifs subventionnés) et ces centaines de forages clandestins, financés par les euros des expatriés commencent à énerver les insulaires.</p>



<p>Ceux-ci demandent aux <em>«Zmigris»</em> de respecter la loi régissant la gouvernance de l’eau en contexte d’aridité climatique. Il faut payer le juste prix d’une eau dont les prix ne reflètent plus la rareté (valeur marchande) et les usages alternatifs (valeur d’usage).</p>



<p>Le pouvoir d’achat relativement élevé de ces expatriés procure de précieuses devises pour une économie en manque de devises et qui menace de s’effondrer à tout moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">9- Corruption</h2>



<p>Cette capacité à payer le prix fort de ces<em> «Zmigris»</em> fait saliver bien de fonctionnaires en quête de complément de revenus, à l’occasion de l’obtention d’un papier administratif ou un renouvellement de documents d’identité, ou titre de propriété. Et cela n’arrange pas les choses, quand on connaît le niveau de corruption qui ronge la Tunisie. Pendant mon séjour, une dizaine d’arrestations de hauts décideurs, de syndicalistes, entre autres. Toutes pour motif de corruption et de malversation.</p>



<p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/01/mandats-de-depot-a-lencontre-de-khaled-chelly-pdg-de-tunisair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tunisair </a>brille encore une fois par ses contre-performances à l’aune des indicateurs de corruption. Le PDG en personne, les principaux syndicalistes et quelques hauts cadres et pilotes et hôtesses trempent dans des affaires indignes de cette société d’État (proxénétisme, prostitution, falsification, contrebande, etc.).</p>



<p>Au niveau de l’État, plus de 130 000 salariés sont devenus fonctionnaires, entre 2012 et 2015, souvent grâce des dossiers truqués, des mécanismes injustifiés et des diplômes falsifiés. Merci la smala de Ghannouchi. Un colis piégé laissé pour nos enfants et petits-enfants.</p>



<p>Il faut défaire la loi de la permanence dans la fonction publique, pour la repenser en profondeur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u1TiCPjn6I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/tunisie-presidentielle-une-drole-dambiance/">Tunisie &#8211; Présidentielle : une drôle d’ambiance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Présidentielle : une drôle d’ambiance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/tunisie-presidentielle-une-drole-dambiance/embed/#?secret=k81mDRJsqI#?secret=u1TiCPjn6I" data-secret="u1TiCPjn6I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">10- Présidentielle</h2>



<p>Durant mon séjour, j’ai vu faire les milieux politiques et médiatiques. Les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/tunisie-presidentielle-une-drole-dambiance/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élections présidentielles</a> sont annoncées, et du jour au lendemain, une centaine de candidats se lancent dans la course. Sans programme politique autres que les discours creux. Sans priorités chiffrées, sans calendriers, sans envergure… c’est comme du temps de l’ère tribale, chacune des tribus présente son candidat, suffisamment pour montrer que la Tunisie n’est pas mûre pour des élections concurrentielles sur la base de programme, de leadership et de vision.</p>



<p>Une course atypique, des candidats populistes, une campagne d’enchères, pour brouiller les cartes, et enlever à ces élections leur légitimité, dans un contexte de crise économique et d’incertitude politique.</p>



<p>Plus on a de candidats, plus on brouille le vote et le choix selon la qualité de programmes proposés. L’électeur médian est vulnérable : peu éduqué, peu préparé et sans sens critique. On voterait pour rien ou presque. C’est indigne des politiciens et candidats qui se présentent pour dévoyer les élections et les avorter d’avance.</p>



<p>Les médias en majorité à Tunis, détenus par des hommes d’affaires connus par leur allégeance à Ben Ali d’abord et aux islamistes ensuite, laissent à désirer. Aucun effort de recherche, d’investigation et rien que du blablabla! Des radios poubelles, sans engagement social, aucun engagement journalistique digne de ce nom. Des animateurs qui parlent de tout sauf des enjeux de la corruption, des questions qui préoccupent le citoyen. Ces radios rongées par la corruption n’inspirent pas confiance. Elles ne font que corrompre l’opinion publique. Une opinion publique laissée pour compte, avec 3 millions d’analphabètes, et plus de 8 millions qui ne lisent pas un seul livre par an.</p>



<p>Tout ce qui précède n’est pas pour humilier ma Tunisie que j’aime tant et que je lègue à mes enfants, en dépit de tout et contre tout.</p>



<p>J’ai connu autrement mon bled, et j’ai aimé intensément ce pays. Son potentiel est incommensurable! Les belles plages sont partout, les oliveraies, les richesses et la capacité de ces femmes que j’affectionne, de ces hommes que je critique (dans le respect), tout ce beau monde peut mieux faire, en se remettant au travail, en se débarrassant des mauvais réflexes: corruption, irrespect des autres.</p>



<p>La Tunisie renferme des richesses inouïes, en mer, dans les territoires et dans les valeurs. Trois mille années d’histoire ne doivent pas être dilapidées par les dérives des 12 dernières années.</p>



<p><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZWktMJ7NY0GzioDDG4SWkC8qeJ9NCOJTGRc2kEhnwn0T7fMJCSa3N_5ATLyVhBxzUtdmViYH3ggwWoYNDyxYL8BWX6xC-neOQnaQ45oWYIaGzqdAkscSsZV7UNaeSegIW5OVzEjeCqAvkmzWSNCUhFmb3rbd6YjeAcsxGB6AraLlQ&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/arret-sur-images-ete-2024-en-tunisie/">Arrêt sur images : Été 2024 en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Impact du changement climatique sur la santé au travail</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/impact-du-changement-climatique-sur-la-sante-au-travail/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 05:32:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chaleurs extrêmes]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Smaoui]]></category>
		<category><![CDATA[ISST]]></category>
		<category><![CDATA[pollution de l’air]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[santé au travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le changement climatique et son impact sur l’environnement de travail : le contexte tunisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/impact-du-changement-climatique-sur-la-sante-au-travail/">Impact du changement climatique sur la santé au travail</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’impact du changement climatique sur la santé et la sécurité des travailleurs au travail est un sujet rarement abordé, même si plusieurs études ont confirmé que ces changements affectent la santé des travailleurs, en particulier ceux des secteurs de la construction et de l’agriculture.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/isst.tn/videos/770773038225117" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-13110311"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré Emna Smaoui, directrice de la formation et de la communication à l’Institut tunisien de sécurité et santé au travail (<a href="https://www.facebook.com/isst.tn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ISST</a>), dans une <a href="https://facebook.com/isst.tn/videos/770773038225117" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo,</a> en introduction des 13e Assises internationales en SST, qui se tiendront à Tunis les 26 et 27 juin 2024 sous le thème <em>«Le changement climatique et son impact sur l’environnement de travail : pour l&rsquo;optimisation de la santé et la sécurité au travail»</em>.</p>



<p><em>«La population active dans les deux secteurs cités est exposée aux rayons ultraviolets, aux grosses chaleurs, aux conditions climatiques extrêmes, à la pollution de l</em><em>’</em><em>air et à d</em><em>’</em><em>autres facteurs qui sont souvent à l</em><em>’</em><em>origine de cancers, de maladies cardiovasculaires et respiratoires et de troubles mentaux»</em>, a expliqué Mme Smaoui dans une vidéo publiée par l’ISST, en soulignant également l’impact du changement climatique sur la productivité.</p>



<p>La responsable a indiqué que les résultats des recherches scientifiques consacrées à l’impact du changement climatique sur la santé des travailleurs et sur les systèmes de production des entreprises seraient présentés lors desdites conférences, ainsi que l’approche préventive devant être suivie par les entreprises pour préserver la santé de leurs employés exposés. Celle-ci <em>«comprendra les mesures nécessaires pour prévenir l</em><em>’</em><em>impact du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail, en tenant compte du contexte tunisien»</em>, a encore déclaré Mme Smaoui.</p>



<p>Le programme de la conférence comprendra des présentations d’experts et des ateliers sur la manière dont les entreprises peuvent se préparer aux effets du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail, et sur l’élaboration d’un plan national pour aborder les aspects législatifs et organisationnels de la gestion des effets du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail, et son intégration dans le plan national de gestion du changement climatique.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/04/impact-du-changement-climatique-sur-la-sante-au-travail/">Impact du changement climatique sur la santé au travail</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisiens, sommes nous des paresseux ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/01/tunisiens-sommes-nous-des-paresseux/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/01/tunisiens-sommes-nous-des-paresseux/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 May 2024 07:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens sont-ils un peuple de paresseux, de râleurs et de branleurs? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/01/tunisiens-sommes-nous-des-paresseux/">Tunisiens, sommes nous des paresseux ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En ce premier mai, et en célébrant le congé de la fête du travail, je me pose les questions suivantes : sommes-nous un peuple de paresseux? Des râleurs et des branleurs? Décryptage…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-12656290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Les statistiques montrent que le Tunisien moyen produit en valeur (PIB en $ per capita) seize fois moins qu’un Israélien moyen, 14 fois moins qu’un Allemand moyen et 20 fois moins qu’un Américain ou un Canadien moyen. Et ces statistiques, qui empirent avec le temps, ne font qu’enfoncer le clou et confirmer l’hypothèse que les Tunisiens ont levé le pied sur le travail depuis une décennie, devenant plus branleurs que bosseurs, plus râleurs que bâtisseurs. Leurs gains de productivités sont quasi-nuls, souvent négatifs. Le sens du travail se contracte comme jamais. Leurs leaders ne font rien pour contrer cette néfaste tendance.</p>



<p>Pardon si la question offusque et si la vérité blesse. Les économistes des organisations internationales réunies à Washington, cette semaine, se posent ce genre de questions, la rage au cœur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déperdition du sens du travail</h2>



<p>Dans le contexte de la crise économique et budgétaire, qui asphyxie la Tunisie, on ne doit pas fermer les yeux sur l’immensité de gaspillage du temps par ces milliers d’hommes, jeunes et moins jeunes, affalés dans les cafés à longueur de journée. Dans toutes les villes, tous les villages, tous les quartiers; ce fléau cache diverses problématiques d’improductivité, de sous-emploi et de déperdition du sens du travail.</p>



<p>Les observateurs étrangers n’arrivent pas à comprendre pourquoi ces milliers de fonctionnaires sont absents de leurs bureaux et pourquoi toutes ces lenteurs et tracasseries à chaque fois qu’on s’adresse aux services publics. C’est vrai pour obtenir une attestation de naissance, et c’est encore plus vrai quand on veut obtenir un titre de propriété ou importer une machine pour créer une entreprise et employer les jeunes chômeurs.</p>



<p>Les complexités administratives nous fait trainer entre les bureaux, subir les erreurs et les files d’attente. Et cela coûte cher aux citoyens, aux investisseurs, aux payeurs de taxes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j01ezVxNc5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/embed/#?secret=NpmTGXvVTd#?secret=j01ezVxNc5" data-secret="j01ezVxNc5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cet enjeu ne trouve pas suffisamment d’écoute et d’intérêt chez les politiciens et les élites du pays. Puisque demander aux gens de travailler plus n’est pas un sujet populaire, choquant dans le contexte de résignation et de fatalisme de chez une large partie de l’opinion publique.</p>



<p>Dans toutes les sociétés, présentes, passées ou à venir, le sens du travail et la productivité des hommes et des femmes à l’emploi conditionnent la prospérité des nations et leur décadence.</p>



<p>Dans les sphères des élites politiques et médiatiques, les interminable débats au sujet de la grave crise économique et budgétaire qui ébranle la Tunisie, dissimulent un fait patent : la productivité des Tunisiens recule au lieu d’avancer et la valeur du travail s’évapore chaque jour un peu plus.</p>



<p>Nous avons consulté les données tunisiennes sur la productivité pour mieux creuser le sujet. L’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (Itceq, décembre 2023) a publié ses résultats périodiques de la productivité dans les différents secteurs de l’économie tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La panne de la productivité du travail</h2>



<p>De manière générale, en Tunisie et pour l’ensemble des secteurs économiques, l’emploi total s’est accru de seulement 0,1% en 2023. C’est une hausse inférieure à celle du taux de croissance démographique estimé pour la même année de 0,8%. Une variation qui ne change rien au taux de chômage qui trône à plus de 16% (670 000 chômeurs ou presque).</p>



<p>Pour la même année, les gains de productivité du travail sont restés quasiment nuls (0,2%). Les gains de productivité du capital (outillage, machinerie, équipement, etc.) sont négatifs (-0,1%).</p>



<p>Cette panne de la productivité est largement expliquée par le recul des investissements, publics et privés, avec ces taux d’intérêt bancaires mirobolants dépassant les 10% par an et ces entraves multiples à la création des entreprises. Des blocages créés par une administration inefficace, pléthorique et ayant dévalorisé le sens du travail.</p>



<p>Dans les mêmes statistiques produites par l’Itceq (décembre 2023), les données concernant la productivité de l’administration publique sont dramatiques et en disent long sur ce que tout le monde pense tout bas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2vck3GBbcb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/en-tunisie-letat-coute-trop-cher-aux-contribuables/">En Tunisie, l’Etat coûte trop cher aux contribuables  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, l’Etat coûte trop cher aux contribuables   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/en-tunisie-letat-coute-trop-cher-aux-contribuables/embed/#?secret=ttnB4pVr3O#?secret=2vck3GBbcb" data-secret="2vck3GBbcb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les données chronologiques sont résumées dans un tableau où quasiment tous les indicateurs de productivité des fonctionnaires sont dans le rouge. Disons qu’au lieu de faire des gains de productivité, les 760 000 fonctionnaires lèvent le pied pour travailler et produire moins, pour le temps pour lequel ils sont payés, salaires, primes et avantages en nature liés.</p>



<p>La productivité du travail est en recul pour la troisième année de suite! Les fonctionnaires donnent le mauvais exemple. Dit simplement, on livre de moins en moins de services publics par heure travaillée.</p>



<p>La productivité du capital dans le secteur de l’administration publique est aussi en chute libre pour la 4<sup>e</sup> année d’affilée. Cela veut dire que les équipements (voitures de fonction, ordinateurs, outillages entre autres) et les technologies à la disposition des fonctionnaires sont obsolescents ou moins bien valorisés et utilisés pour les fins de la production des services publics.</p>



<p>On ne s’étonnera pas que la productivité globale des factures au sein de l’État (agrégats mesurant le contexte institutionnel) soit aussi en recul pour trois ans de suite.</p>



<p>Ces fonctionnaires pléthoriques profitent des règles assurant la permanence dans l’emploi, indépendamment de leur productivité et rendement. Même s’ils sont absents, cela ne changera rien pour leur fiche de paie et émoluments globaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Productivité rime avec compétitivité</h2>



<p>Les travailleurs opérant dans les secteurs de <em>«l’hôtellerie, cafés et restaurants»</em> se distinguent des autres, avec des taux de croissance de leur productivité à deux chiffres : 12,3% en 2021, 19,8% en 2022 et 11,3% en 2023.</p>



<p>Dans ce secteur, la productivité du capital est aussi à deux chiffres ayant atteint 27,5% en 2022. Même si le secteur est aujourd’hui aux prises avec des équipements et infrastructures vieillissants, et désuets on rapporte. L’intensité capitalistique (la valeur du capital sur les employés) s’essouffle passant 6,1% (2022) à de moins de 5% (2023). La valeur ajoutée économique du secteur croit à des taux très élevés, les 15 % depuis 2021.</p>



<p>Le secteur des <em>«textiles, de l’habillement et cuirs»</em>, affiche aussi une hausse de la productivité de ses travailleuses et travailleurs. Ce secteur à main d’œuvre féminine, jeune et bien motivée, a vu sa productivité du travail croitre de 14%. L’espoir est donc féminin dans ce secteur, et bien d’autres.</p>



<p>Ici aussi, la dimension exportatrice de ce secteur intensif en main d’œuvre (féminine et silencieuse) fait que la productivité du travail est soutenue par les investissements étrangers et les technologies de pointe qu’on met en place, à la disposition de ces femmes et filles motivées et qui ne fréquentent pas les cafés, les stades et qui ne sont pas toujours valorisées et honorées à ce titre.</p>



<p>La productivité du travail dans le secteur des <em>«banques et assurances»</em> est aussi en recul (-0,1%), même si, en 2022, la valeur ajoutée a cru de 6,4%. Ce genre d’aberration en dit long sur la gestion peu concurrentielle du secteur vampirisée par les rentiers et paralysé par une gestion a vocation familiale et peu encline à s’ouvrir à la modernité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pm953u1tsc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/12/la-tunisie-champions-arabe-de-la-bureaucratie/">La Tunisie, champion arabe de… la bureaucratie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, champion arabe de… la bureaucratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/12/la-tunisie-champions-arabe-de-la-bureaucratie/embed/#?secret=ojPwESWo9A#?secret=Pm953u1tsc" data-secret="Pm953u1tsc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiffres sont têtus</h2>



<p>Dit simplement, les 3,7 millions d’actifs occupés dans l’ensemble des secteurs formels n’ont pas produit plus par employé et pour la même durée du travail rémunéré. La productivité du capital mis à leur disposition a aussi enregistré un léger recul durant la 2015-2024.</p>



<p>Trois indicateurs viennent à l’appui de ce terrible constat.</p>



<p>1- Selon plusieurs études, le Tunisien moyen occupé et rémunéré travaille en moyenne pas plus 5 heures par jour, au lieu de 7 à 8 heures. Un tiers de temps payé n’est pas travaillé, sérieusement du moins.</p>



<p>2- La durée annuelle effective du travail ne dépasse pas donc les 1 350 heures payées. En France et en moyenne, les travailleurs font 1 680 heures pour les salariés à temps complet (données 2019), au Canada, 1890 heures par an (2022). La moyenne européenne est à 1846 heures, soit 40% de plus que la moyenne tunisienne.</p>



<p>3- Un taux d’emploi insuffisant, puisque la proportion de personnes demandant un emploi parmi celles en âge de travailler (15-64 ans) est de 43% seulement. Le taux d’emploi mesure donc la capacité d’une économie à utiliser de manière efficace son capital humain. Ce taux est pratiquement la moitié de ce qui est observé dans les pays occidentaux. Dans les pays européens ce taux oscille entre 62 à 80%. Pour l’ensemble de l’UE, la moyenne est de 70%. Les Pays-Bas sont à 81%, le Japon à 79%, l’Allemagne à 77% de même que le Danemark et la Suède, le Royaume-Uni et le Canada à 75%, les Etats-Unis à 71%.</p>



<p>D&rsquo;où provient cette faiblesse ? En Tunisie, les femmes sont encore très peu intégrées dans le marché de l’emploi formel et rémunéré. Elles sont très souvent reléguées aux activités ménagères et plutôt informelles.</p>



<p>Pour l’essentiel, notre problème apparaît dans les deux parties extrêmes, la plus jeune et la plus âgée de la population. Le taux d’emploi des juniors de 15 à 24 ans est de 35%, celui des adultes de plus de 55 ans de 56% (même si ce dernier chiffre s’améliore lentement, avec le recul progressif de l’âge effectif de départ à la retraite).</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’emploi des seniors</h2>



<p>Dans les deux catégories, les chiffres allemands, britanniques, néerlandais, danois, suédois, japonais, canadiens ou américains sont supérieurs d’une quinzaine à une vingtaine de points. D’un côté, nos jeunes peu diplômés ont encore beaucoup de difficulté à entrer sur le marché du travail, de l’autre l’âge de départ à la retraite est chez nous beaucoup plus bas que partout ailleurs : l’âge officiel est encore de 62 ans en Tunisie contre 67 aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas, 66 au Royaume-Uni et en Espagne, bientôt 64 en Suède, pays dit social et moins engagé dans le productivisme.</p>



<p>En outre, les entreprises ne se sont pas converties vraiment à l’emploi des seniors, qu’elles préfèrent pousser vers la sortie avant même leur départ en retraite, mouvement facilité par l’utilisation d’indemnités de chômage plus favorables pour les personnes âgées. Comme si patronat et syndicats s’étaient retrouvés sur cette idée simple : au-delà de 55 ans, il est normal de ne plus travailler.</p>



<p>Durée du travail plus courte, taux d’emploi nettement plus bas, productivité plus basse, le cumul de ces trois facteurs fait que la capacité de travail d’un Tunisien est inférieure d’environ 40 à 45% à celle de ses homologues étrangers et principaux concurrents.</p>



<p>Croire qu’un tel handicap pourrait être se résorber par des législations ou des formations professionnelles relève d’une légende, d’une illusion.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4HvA8SxX5K"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/10/tunisie-que-faire-des-entreprises-publiques-en-quasi-faillite/">Tunisie : Que faire des entreprises publiques en quasi-faillite ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Que faire des entreprises publiques en quasi-faillite ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/10/tunisie-que-faire-des-entreprises-publiques-en-quasi-faillite/embed/#?secret=R5RqddwhkB#?secret=4HvA8SxX5K" data-secret="4HvA8SxX5K" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mieux vaudrait reconnaître que oui, nous sommes flemmards. Avec quelques bonnes raisons mais aussi autant de mauvaises. La vraie question, qui mériterait d’être vraiment creusée dans toutes ses dimensions, est la suivante : pourquoi, pour les élites et politiciens tunisiens, le travail est-il perçu comme un facteur de souffrance, un mal auquel il faut mettre fin le plus vite possible, et non pas comme un facteur d’épanouissement, de plaisir et d’intégration sociale ? Quel est en Tunisie le sens (ou le non-sens) du travail ? Et pour quelles raisons ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un énorme réservoir de croissance</h2>



<p>L’amélioration souhaitée du taux d’emploi est la variable clef qui permettrait à la Tunisie une sortie honorable de sa crise économique qui vampirise le pouvoir d’achat et endettent les générations futures.</p>



<p>Produire davantage de richesses, travailler plus et mieux, c’est la seule avenue qui mène à une croissance potentielle significativement positive, alors qu’elle est aujourd’hui à peine au-dessus de zéro. Juste faire ses heures de travail pour lesquelles les actifs occupés sont payés, sérieusement et sans absentéisme, ni paresse, pourrait procurer au moins 2 points de pourcentage de croissance additionnelle du PIB.</p>



<p>Faire passer le taux d’occupation (actifs âgés de plus de 15 ans) de 43% actuellement à 50-55% pourrait procurer au moins 5 à 8 points de PIB, par an. Et cela permettra de ramener rapidement une douzaine de milliards de dinars au budget de l’État, sans augmentation de la pression fiscale.</p>



<p>C’est cela compter sur soi pour sortir de la crise qui tire la Tunisie vers le bas. C’est cela la sortie par le haut! Pas par le bas, comme on a tendance à le penser. L’essentiel de nos problèmes, et notamment ceux liés à la dette et aux déficits budgétaires seront en partie résolues, sans passer par le FMI ou par les préteurs.</p>



<p>Que des enjeux de cette importance soient occultés dans les débats publics et ignorés par autant nos dirigeants politiques que de nombreux économistes des médias est simplement incompréhensible. Ces politiciens et ces partis qui surfent sur les slogans populistes et qui ne veulent pas parler des choses qui fâchent.</p>



<p><em>* Economiste universitaire &#8211; Canada. </em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/user/100001984528404/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l’auteur. </a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eSt9fKVK8i"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/10/en-tunisie-la-bureaucratie-tatillonne-continue-de-paralyser-leconomie/">En Tunisie, la bureaucratie tatillonne continue de paralyser l’économie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, la bureaucratie tatillonne continue de paralyser l’économie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/10/en-tunisie-la-bureaucratie-tatillonne-continue-de-paralyser-leconomie/embed/#?secret=TrKrwsiJNj#?secret=eSt9fKVK8i" data-secret="eSt9fKVK8i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 08:14:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lieu de faire des gains de productivité, les 760 000 fonctionnaires tunisiens lèvent le pied pour travailler et produire moins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au lieu de faire des gains de productivité, les 760 000 fonctionnaires tunisiens lèvent le pied pour produire moins durant le temps pour lequel ils sont payés, salaires, primes et avantages en nature liés.</em></strong> <em><strong>Ils livrent moins de services publics par heure travaillée.</strong></em> <strong><em>Et ce pour la troisième année consécutive. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-11282335"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>L’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (Itceq) a publié ses résultats périodiques de la productivité dans les différents secteurs de l’économie tunisienne. Les données concernant l’administration publique sont dramatiques et en disent long sur ce que tout le monde pense tout bas.</p>



<p>Les données chronologiques sont résumées dans ce tableau où quasiment tous les indicateurs de productivité des fonctionnaires sont dans le rouge. Disons qu’au lieu de faire des gains de productivité, les 760 000 fonctionnaires lèvent le pied pour travailler et produire moins, pour le temps pour lequel ils sont payés, salaires, primes et avantages en nature liés.</p>



<p>La productivité du travail est en recul pour la troisième année de suite! Les fonctionnaires donnent le mauvais exemple. Dit simplement, on livre moins de services publics par heure travaillée.</p>



<p>La productivité du capital dans le secteur de l’administration publique est aussi en chute libre pour la 4<sup>e</sup> année d’affilée. Cela veut dire que les équipements (voiture de fonction entre autres) et les technologies à la disposition des fonctionnaires sont moins bien valorisés et utilisés pour les fins de la production des services publics.</p>



<p>On ne s’étonnera pas que la productivité globale des factures (agrégats mesurant le contexte institutionnel) soit aussi en recul pour trois ans de suite.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="705" height="960" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Productivite-et-croissance-2014-2024.jpg" alt="" class="wp-image-11282355" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Productivite-et-croissance-2014-2024.jpg 705w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Productivite-et-croissance-2014-2024-220x300.jpg 220w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Productivite-et-croissance-2014-2024-580x790.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure>
</div>


<p>Ce dramatique constant n’a attiré aucun de nos illustres analystes des affaires publiques et de l’économie nationale. Va savoir pourquoi, on ne commente pas ces données dans les médias, et au sein des instances gouvernementales. On reste dans la ligne éditoriale pour ne pas parler des choses qui fâchent; ainsi on ne froisse personne, surtout pas nos fonctionnaires et notre pléthorique bureaucratie.</p>



<p>Mais qu’on le veuille ou non, les chiffres parlent d’eux mêmes! L’histoire en jugera.</p>



<p>Le sens de l’Etat et l’engagement pour le service public ne sont plus ce qu’ils étaient, et en ces temps de marasme économique, on doit fouetter les motivations et susciter la relance au lieu de se laisser faire entre sieste, fiesta et Coupe d’Afrique de football !</p>



<p>Mais qui le fera? Les syndicats, les élites, les économistes et les médias jouent la même partition: la productivité des fonctionnaires doit rester un sujet tabou, à occulter … pour ne pas perdre de l’audimat et surtout pas des votes aux prochaines élections présidentielles. Tant pis pour les payeurs de taxes et les citoyens bénéficiaires des services publics!</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=882477726761045&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur. </a> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U03BqHSG7J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/12/la-tunisie-champions-arabe-de-la-bureaucratie/">La Tunisie, champion arabe de… la bureaucratie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, champion arabe de… la bureaucratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/12/la-tunisie-champions-arabe-de-la-bureaucratie/embed/#?secret=tuAsPwH6r2#?secret=U03BqHSG7J" data-secret="U03BqHSG7J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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