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	<title>Archives des productivité - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des productivité - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Le Plan de développement 2026-2030, entre rêves et réalités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 08:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Plan de Développement 2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[Plan de développement économique et social 2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les objectifs très ambitieux du Plan de développement 2026-2030 de la Tunisie risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/tunisie-le-plan-de-developpement-26-30-entre-reves-et-realites/">Tunisie | Le Plan de développement 2026-2030, entre rêves et réalités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><em><br>Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.</em></em></strong>** <strong><em>Explications…  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-19461954"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement économique et social 2026-2030, adopté par l’Assemblée le 10 juillet 2026, est une tentative louable de mettre fin à une très mauvaise pratique de politique économique, qui dure depuis la Révolution de 2011, et qui est à mon avis la première responsable du marasme économique le pays connaît depuis des années, à savoir, le pilotage à vue de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis bien une tentative et non pas une stratégie de développement économique et social cohérente et réaliste&nbsp;susceptible de relancer la croissance économique, corriger les déséquilibres structurels de notre économie, absorber le chômage massif et améliorer le niveau de vie de la population à l’horizon de ce Plan, à savoir 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, un examen approfondi des hypothèses sur lesquelles repose ce document stratégique, les objectifs quantitatifs et qualitatifs qu’il se fixe et les moyens qu’il met en face pour les atteindre, laissent perplexe un vieil enseignant universitaire de macroéconomie comme moi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un plan ambitieux qui n’a pas les moyens de son ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan vise une croissance annuelle moyenne de 4,2 %, contre environ 2,4 % réalisés durant le quinquennat précédent, avec l’ambition d&rsquo;atteindre même 5,1 % en 2030, selon les projections présentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on sait que durant la période 2023-2025 et selon les chiffres officiels publiés par l’INS, la croissance de l’économie tunisienne n’a été que d’environ 1,5 % par an, que celle réalisée en 2025 n’a pas dépassé 2,5% et que celle attendue pour 2026 ne dépassera pas 2,1%, selon le FMI et la BAD, alors que le gouvernent Tunisien tablait sur 3,3%, on est en droit de se demander si les auteurs de ce Plan ne rêvent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres objectifs dont le réalisme laisse à désirer, figurent notamment&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un montant global d’investissement d’environ 101,8 milliards de dinars&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création de 21 100 projets et programmes&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction progressive du déficit budgétaire à environ 3 % du PIB&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la baisse de la dette publique pour la ramener à 80 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces objectifs, très ambitieux, traduisent certes une volonté légitime de rupture avec les déséquilibres accumulés au cours des dernières décennies. Mais une question fondamentale demeure : <em>la Tunisie dispose-t-elle des ressources financières, humaines, institutionnelles et technologiques nécessaires pour transformer ces ambitions en résultats concrets ?</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les points forts du Plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux mérites du nouveau Plan réside dans la volonté de remettre en question un modèle de développement qui n’a pas permis de réduire suffisamment les disparités régionales, de créer suffisamment d’emplois qualifiés ou de stimuler durablement l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième mérite de ce Plan est qu’il adopte une démarche dite ascendante, partant du niveau local et régional pour remonter vers le niveau national. Cette approche cherche à donner davantage de poids aux besoins exprimés par les territoires et les collectivités. Cette évolution est importante, la Tunisie ayant longtemps souffert d’une concentration des activités économiques et des investissements dans le Grand Tunis et les principales zones côtières. Une politique de développement territorial mieux équilibrée pourrait en effet favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques à l’intérieur du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un troisième mérite de ce Plan est qu’il vise également à renforcer la souveraineté économique du pays, à valoriser davantage les ressources nationales et à réduire certaines dépendances extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation est particulièrement pertinente dans un contexte international marqué par les crises énergétiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un quatrième mérite et non des moindres est que le financement de ce Plan ne repose pas exclusivement sur le budget de l’État. Selon les données publiées, celui-ci devrait assurer environ 61,8 milliards de dinars, soit 61 % du financement, tandis que les entreprises et établissements publics devraient contribuer à hauteur d’environ 32 milliards de dinars. Cette diversification est positive en principe. Elle permettrait de limiter la pression exercée directement sur le budget de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les faiblesses et les risques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première interrogation concerne la capacité réelle de financement. En effet, La Tunisie demeure confrontée à des contraintes budgétaires importantes et à un niveau élevé d’endettement (84% du PIB, selon les dernières statistiques publiées par la BCT). Dans ces conditions, financer plus de 100 milliards de dinars d’investissements en cinq ans représente un défi considérable. Le risque est de voir apparaître un décalage entre les crédits annoncés et les crédits effectivement disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce risque d’incapacité de financement est d’autant plus à prendre au sérieux, que le rôle attribué par ce Plan au secteur privé demeure très insuffisant. C’est probablement l’une des lacunes majeures de ce Plan, car une croissance de 4,2 % par an ne pourra difficilement être obtenue uniquement grâce à l’investissement public. Une croissance durable nécessite une forte mobilisation de l’investissement privé, national et étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l’environnement des affaires tunisien demeure marqué par la bureaucratie, la complexité réglementaire, la lenteur administrative et une certaine incertitude pour les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin et peut-être que c’est le talon d’Achille de ce Plan, c’est la capacité de l’administration à réaliser et superviser simultanément plus de 21 000 projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème de la Tunisie n’a jamais été uniquement l’absence de projets. Il réside également dans les délais d’exécution, les procédures administratives, les problèmes fonciers, les appels d’offres, les études techniques et la coordination entre administrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données disponibles montrent d’ailleurs l’ampleur de la sélection opérée : les conseils locaux, régionaux et de districts avaient proposé 40 748 projets, avant que le processus de sélection ne ramène le portefeuille à 6 467 projets en cours et 14 624 nouveaux projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’objectif de réaliser 4,2 % de croissance annuelle, pour être honnête, cet objectif n’est pas irréaliste en soi, car la Tunisie dispose d’atouts importants : proximité de l’Europe, capital humain relativement élevé, infrastructures existantes, potentiel touristique, agriculture, industries exportatrices, services numériques et potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais atteindre durablement 4,2 % supposerait une nette amélioration de la productivité et de l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir si 4,2 % est mathématiquement possible. Elle est de savoir quelles transformations structurelles permettront de passer d’une croissance faible et irrégulière à une croissance durable supérieure à 4 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin d’investir davantage dans les infrastructures, certes. Mais elle doit surtout investir dans la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; rapprocher la formation des besoins des entreprises ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; accélérer la transformation numérique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; soutenir les PME et les entreprises innovantes ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; faciliter l’accès au financement ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; simplifier radicalement les procédures administratives ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer les exportations ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; attirer davantage d’investissements étrangers ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; valoriser les ressources énergétiques renouvelables ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; moderniser les entreprises publiques ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la gouvernance des projets publics, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans réforme de la productivité, de l’administration, de l’éducation, de la fiscalité et du financement des entreprises, les objectifs très ambitieux de ce Plan risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En particulier, sans une véritable amélioration du climat des affaires, l’objectif de croissance de 4,2% en moyenne par an risque de rester des chiffres sur du papier, comme le sont d’ailleurs restés les projections tout aussi ambitieuses des précédents plans de développement qui s’apparentent beaucoup plus à des <em>wishful thinking</em> qu’à des objectifs réalistes et réalisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable indicateur du succès de ce Plan ne sera donc pas le nombre de projets qui seront inaugurés, mais leur capacité à produire de la richesse, créer des emplois et augmenter durablement la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cela, il est impératif de changer le rôle de l’État qui devrait passer de celui de producteur direct à celui de stratège, régulateur, investisseur dans les infrastructures et garant de l’équité territoriale et de la justice sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pratiquement dans tous mes articles, je reviens toujours à la politique, même après des analyses économiques très approfondies, car comme je l’ai déjà indiqué, le nom originel de l’«<em>économie</em>» en tant que discipline universitaire, était jusqu’aux années 1950, <em>«économie politique</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Economiste universitaire et consultant international.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Avant de faire des projections irréalistes pour le Plan de développement 2026-2030 avec des ambitions irréalisables, on aurait été mieux inspiré de réaliser préalablement une étude sur les obstacles qui ont empêché la réalisation des projections, tout aussi irréalistes, du Plan de développement 2023-2025, rapidement enterré. Beaucoup de parlote, trop de paperasses, peu de réalisations&#8230; (NDLR).</em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNgW1w8kE3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/tunisie-plan-de-developpement-2023-25-des-plans-sur-la-comete/">Tunisie &#8211; Plan de développement 2023-25 : des plans sur la comète</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Plan de développement 2023-25 : des plans sur la comète » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/tunisie-plan-de-developpement-2023-25-des-plans-sur-la-comete/embed/#?secret=EDa9okelaf#?secret=bNgW1w8kE3" data-secret="bNgW1w8kE3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Pour une économie politique de l’investissement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/tunisie-pour-une-economie-politique-de-linvestissement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 08:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La formation brute de capital fixe (FBCF) de la Tunisie a chuté de près de 25 % du PIB dans les années 2000 à moins de 12 % aujourd’hui. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/tunisie-pour-une-economie-politique-de-linvestissement/">Tunisie | Pour une économie politique de l’investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pendant que la Nouvelle-Zélande signe des pactes d’urgence avec Singapour pour sécuriser vivres et carburants, pendant qu’Australie et Japon mutualisent leurs terres rares et leurs engrais, pendant que l’Union européenne constitue discrètement des stocks stratégiques de fertilisants, la Tunisie, elle, stocke quoi ?&nbsp; Ses complaintes. Ses décrets. Et ses excuses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D *</p>



<span id="more-18802636"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> titrait ce matin sur ce qu’il appelle la <em>«nouvelle mode du thésaurisation»</em>, ce réflexe de nations prévoyantes qui anticipent une ère de rareté globale. Des gouvernements lucides — Wellington, Canberra, Bruxelles — ont compris que le monde post-mondialisation ne pardonnera pas l’impréparation. Ils investissent dans les molécules : cuivre, eau, lithium, béton, terres agricoles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils misent sur le Hard Asset, Local Operations — ce que les Anglo-Saxons appellent désormais le trade Halo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Tunisie mise sur quoi ? Sur la rente de position géographique, sur les transferts de la diaspora, et sur la bienveillance du l’Union européenne (UE). Autrement dit, sur la charité organisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiffre qui gifle : 12 % de FBCF/PIB</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici la vérité nue, sans anesthésie : la formation brute de capital fixe (FBCF) de la Tunisie a chuté de près de 25 % du PIB dans les années 2000 à moins de 12 % aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vingt ans, la Tunisie a réduit de moitié sa capacité à se doter de machines, d’infrastructures, d’usines, de recherche et développement. C’est le taux d’investissement d’une économie en dépression, pas en transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de comparaison : le Maroc investit autour de 30 % de son PIB. L’Éthiopie, pays parmi les plus pauvres du continent, dépasse 35 %. La Chine, au même stade de son décollage économique, était à 40 %. Et la Tunisie ? Elle se gargarise de ses plages et de son <em>«potentiel»</em>. Le potentiel non investi, c’est un moteur qui rouille dans un garage fermé.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sYffkdZ8Vm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/tunisie-remettre-linvestissement-prive-au-coeur-de-la-croissance/">Tunisie | Remettre l’investissement privé au cœur de la croissance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Remettre l’investissement privé au cœur de la croissance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/tunisie-remettre-linvestissement-prive-au-coeur-de-la-croissance/embed/#?secret=nzEodSwIA3#?secret=sYffkdZ8Vm" data-secret="sYffkdZ8Vm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La rente de la sieste</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe en Tunisie une économie politique de la siesta — structurelle, culturelle, institutionnelle. On préfère la fiesta de la consommation importée à la sueur de la production locale. On applaudit la demande, on punit l’offre. On subventionne le gaspillage énergétique, on taxe l’initiative entrepreneuriale. On protège les rentes des <em>incumbents</em> ** — publics ou privés — on décourage les entrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeff Currie, stratégiste chez Carlyle, cité dans le <em>FT</em>, note que les investisseurs ont été si éblouis par les services numériques qu’ils ont négligé pendant des décennies les actifs physiques — énergie, matériaux, agriculture. L’erreur est coûteuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité physique finit toujours par prendre sa revanche, selon l’expression de Robert Rubin, ex-secrétaire américain au Trésor. En Tunisie, cette revanche n’est pas une menace future : elle est déjà là, quotidienne, sous forme de délestages, de pénuries de médicaments, d’écoles qui s’effondrent et de routes que les pluies emportent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de salut sans investissement </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle de Solow — accessible dans n’importe quel manuel de licence — est formel : la croissance à long terme d’une économie dépend de son stock de capital et de sa productivité totale des facteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas d’alternative. Ni la démagogie, ni le nationalisme économique, ni les discours sur la souveraineté ne remplacent une grue sur un chantier ou un brevet déposé dans un laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kais Saïed a raison de parler de souveraineté. Mais la souveraineté sans capital fixe, c’est un drapeau planté sur des ruines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie indépendance économique passe par deux passerelles incontournables, et aucune oraison populiste ne peut les court-circuiter : la productivité d’abord, l’investissement ensuite — ou plutôt simultanément. L’une nourrit l’autre. Une économie productive attire le capital. Un capital bien alloué génère de la productivité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin des deux, maintenant, ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique de l’offre, pas de la demande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur stratégique des quinze dernières années est d’avoir cherché la croissance par la demande — augmentations salariales dans la fonction publique, subventions généralisées, crédit à la consommation — sans jamais réformer l’appareil productif. C’est une politique procyclique dans les bons moments et catastrophique dans les crises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin d’un choc de l’offre : réduction des délais administratifs d’obtention des permis de construire et d’investir, réforme foncière, fiscalité favorable au réinvestissement des bénéfices, zones économiques spéciales réellement fonctionnelles, et un système bancaire qui prête aux PME plutôt qu’aux bons du Trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique contracyclique et proactive, c’est investir dans les infrastructures quand l’activité ralentit, réformer quand la pression sociale est gérable, innover quand le monde se réorganise. Pas attendre. Pas gérer la pénurie. La prévenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JyRHe5dH0R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/">La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/embed/#?secret=j8EQNZEQWU#?secret=JyRHe5dH0R" data-secret="JyRHe5dH0R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde change : la Tunisie somnole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise du détroit d’Ormuz, les tensions sur les terres rares, le réarmement logistique des nations sérieuses — tout cela recompose la géoéconomie mondiale à une vitesse vertigineuse. Des pays émergents repositionnent leur appareil productif, diversifient leurs sources d’énergie, sécurisent leurs chaînes d’approvisionnement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, elle, attend son prochain rapport du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de dire aux Tunisiens ce que personne n’ose dire avec clarté : la prospérité ne se réclame pas, elle se produit. Elle ne vient pas de Bruxelles, ni de Washington, ni du Golfe. Elle vient du travail mieux organisé, de l’innovation systématique, de l’investissement courageux dans les secteurs à haute valeur ajoutée — numérique, agroalimentaire, pharmaceutique, énergies renouvelables, tourisme culturel premium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ère de la rareté globale est une opportunité pour les nations qui produisent. Elle est une sentence pour celles qui consomment à crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a tous les ingrédients d’un rebond : une population jeune, une position géographique stratégique, une diaspora compétente, un tissu d’entrepreneurs résilients.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle n’a pas encore, c’est une politique d’investissement crédible, une gouvernance économique cohérente, et un leadership qui dit aux citoyens la vérité : on ne sort pas de la crise par la siesta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réveil est une question de survie nationale. Et il a déjà trop tardé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le titulaire actuel d’une fonction, d’un emploi ou d’un poste politique et qui cherche à conserver son mandat.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/tunisie-pour-une-economie-politique-de-linvestissement/">Tunisie | Pour une économie politique de l’investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; L’art de stagner avec bonne conscience</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 08:36:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Maktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s’appauvrit: un pays qui croît à 2,6% par an quand son potentiel tourne autour de 5% recule avec les apparences du mouvement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-lart-de-stagner-avec-bonne-conscience/">Tunisie | L’art de stagner avec bonne conscience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il paraît que les 2,6% de croissance économique en glissement annuel au second trimestre 2026 sont suffisants. Pour certains économistes et journalistes, c’est une «reprise» à célébrer. Reprise de quoi, exactement ? Du sommeil collectif ? De la sieste institutionnelle ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-18785528"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">A ce rythme, la Tunisie s’appauvrit de facto. Un pays qui croît à 2,6% par an quand son potentiel tourne autour de 5% ne progresse pas : il recule avec les apparences du mouvement. C’est le tapis roulant à l’envers — vous pédalez, vous transpirez, vous affichez de la bonne volonté, et la salle d’attente du développement reste pleine à craquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre, d’abord, dans toute sa brutalité arithmétique. Pour qu’une économie comme celle de la Tunisie crée de l’emploi net — c’est-à-dire absorbe les quelque 100 000 nouveaux entrants annuels sur le marché du travail — il faut croître à un minimum de 4% à 4,5% de façon soutenue. En dessous de ce seuil, le chômage ne diminue pas : il se redistribue entre les catégories, se déguise en <em>«emploi informel»</em>, s’exile vers Sfax ou Tunis, ou prend le bateau. À 2,5% de moyenne annuelle sur la dernière décennie, la Tunisie n’a pas créé de richesse : elle a organisé la pénurie. Et avec une certaine élégance administrative, il faut le reconnaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq raisons pour lesquelles le moteur tousse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première raison, et mère de toutes les autres : l’investissement est en soins palliatifs. La formation brute de capital fixe, qui mesure l’effort d’investissement productif, s’est effondrée depuis 2011. On est passé de près de 25% du PIB à moins de 18%. Autrement dit, la Tunisie consomme ce qu’elle ne produit pas encore, et n’équipe pas ce qu’elle prétend vouloir produire demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ajoutez à cela des taux d’intérêt réels qui rendent le crédit aussi accessible que la villa de Carthage pour un instituteur de Kasserine, et la boucle est bouclée : pas d’investissement, pas de croissance, pas d’emploi. CQFD tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième raison : la productivité du travail, ce baromètre discret de la vitalité économique, est en chute libre. Un travailleur tunisien produit aujourd’hui moins de valeur ajoutée par heure qu’il y a dix ans en termes réels. Non pas parce que les Tunisiens sont paresseux — ils savent travailler quand on leur en donne les moyens — mais parce que les équipements vieillissent, les formations sont inadaptées, les technologies d’hier remplacent les technologies d’avant-hier, et l’organisation du travail dans les entreprises publiques relève parfois de l’archéologie industrielle. Sans gains de productivité, la croissance économique reste un vœu pieux, comme promettre la démocratie sans liberté de la presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième raison : la politique monétaire et fiscale travaille en mode autopunition. La Banque centrale, pour juguler une inflation importée et alimentée par les spéculateurs qui ont colonisé les marchés du lait, du poulet, des légumes et de tout ce qui se mange, a maintenu des taux directeurs élevés. Résultat : le crédit aux entreprises est rationné, l’investissement privé s’est réfugié dans l’immobilier ou à l’étranger, et les banques, sagement, préfèrent prêter à l’État plutôt qu’aux entrepreneurs. Pourquoi risquer sur une start-up quand les bons du Trésor paient sans discuter ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième raison : l’État a cessé d’investir pour survire à ses propres dépenses. Les transferts sociaux, les subventions généralisées, la masse salariale publique dévorante ont cannibalisé le budget d’investissement. Il ne reste presque rien pour les routes, les hôpitaux, les écoles, les systèmes d’irrigation — c’est-à-dire les infrastructures qui démultiplient la productivité privée. Un entrepreneur ne peut pas être compétitif quand ses camions s’embourbent sur des routes d’un autre siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquième raison, enfin : l’économie informelle a dévoré l’économie formelle comme un ver dans un fruit. Près de 40% de l’activité économique échappe à la fiscalité, à la traçabilité, à la réglementation. Cela signifie moins de recettes fiscales, moins de capacité de l’État à investir, et une concurrence déloyale systémique qui décourage précisément ceux qui jouent le jeu : les entreprises formelles, les employeurs déclarés, les contribuables honnêtes. En Tunisie, la vertu fiscale est encore trop souvent une punition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la stagnation coûte vraiment</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger de cette glissade silencieuse n’est pas seulement économique. Il est démographique d’abord : la Tunisie a encore une fenêtre d’opportunité sur son <em>«dividende démographique»</em> — une population active relativement jeune — mais cette fenêtre se ferme. Si la croissance ne crée pas d’emplois maintenant, dans dix ans ce sera trop tard : la pyramide des âges aura basculé, les charges sociales auront explosé, et les jeunes d’aujourd’hui seront soit partis, soit amers. Le cerveau, lui, prend le bateau sans visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger est sécuritaire ensuite : un pays qui appauvrit sa classe moyenne, qui laisse s’étendre les zones de marginalisation à Kasserine, à Gafsa, à Tataouine, joue avec le feu. La pauvreté chronique est le meilleur terreau du ressentiment, et le ressentiment est la matière première de l’instabilité. L’histoire récente de la Tunisie en est la démonstration en accéléré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est enfin humain, au sens le plus concret : services de santé qui s’effondrent, hôpitaux publics sans médicaments, écoles sans manuels ni enseignants formés, pouvoir d’achat rongé mois après mois par une inflation qui frappe d’abord les ménages les plus modestes. La paupérisation n’est pas une métaphore : c’est une réalité que les chiffres de l’INS éclairent avec une brutalité que nos gouvernants semblent contempler avec la sérénité du myope devant un incendie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le miroir inconfortable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant. Il serait trop commode de tout mettre sur le dos de la mal gouvernance — réelle, documentée, incontestable — et d’absoudre le reste. Car la croissance économique n’est pas un cadeau que l’État distribue : c’est le produit collectif de millions de comportements quotidiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Tunisien qui fraude le fisc prive son voisin d’un hôpital. Un entrepreneur qui déclare la moitié de ses salariés sous-finance l’école de ses propres enfants. Un fonctionnaire qui traite le bureau comme une sieste payée dégrade le service public que son fils utilisera demain. L’État ce n’est pas eux, là-haut, dans leurs ministères climatisés : l’État, c’est vous. C’est le tissu de comportements, de disciplines, de solidarités et d’honnêtetés ordinaires qui font tourner une société ou l’enfoncent dans le déclin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin de productivité — dans les usines, dans les champs, dans les bureaux, dans les salles de classe. Elle a besoin de civisme fiscal : payer ses impôts n’est pas une faveur faite à l’État, c’est le prix d’une civilisation. Elle a besoin d’investisseurs qui croient en elle assez pour s’y engager, et de citoyens qui croient en eux-mêmes assez pour exiger mieux — de leurs gouvernants, certes, mais aussi d’eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 2,6%, la Tunisie survit. À 5%, elle vivrait. La différence tient autant aux réformes structurelles qu’aux petites décisions quotidiennes de onze millions de personnes. Commencez par là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Blog de l’auteur&nbsp;</strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T.</a></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-lart-de-stagner-avec-bonne-conscience/">Tunisie | L’art de stagner avec bonne conscience</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124; Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 06:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
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		<category><![CDATA[salaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la poursuite de la hausse de l'inflation, l’économiste Aram Belhadj prévoit «un été chaud», économiquement et socialement. .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/">Economie tunisienne | Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un commentaire Facebook posté mercredi 6 mai 2026, l’économiste Aram Belhadj prévoit «un été chaud», économiquement et socialement s’entend.</em></strong></p>



<span id="more-18745626"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est naturel que les taux d’inflation augmentent en Tunisie (et dans le monde), et ils devraient encore augmenter dans les prochains mois»</em>, écrit-il. Il explique&nbsp;: <em>«Ce qui caractérise l’inflation dans notre pays, c’est la convergence de tous les facteurs qui influent sur les prix&nbsp;: la hausse des coûts de production, la création monétaire sans création de richesse, les augmentations de salaires sans augmentation de la productivité, les achats effectués à des prix mondiaux exorbitants et, enfin, la dépréciation du dinar (surtout par rapport à l’euro).»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la situation actuelle et de nombreux rapports internationaux, l’économiste estime que sa prévision antérieure d’un été particulièrement chaud, sur les plans économique et social, restent valables<em> «tant que tous les facteurs susmentionnés persisteront&nbsp;»</em>, et rien n’indique, pour le moment, qu’ils pourraient changer au cours des prochaines semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Messieurs, dames, attachez vos ceintures&nbsp;! Crash imminent&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2.jpg" alt="" class="wp-image-18745648" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-300x113.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-768x288.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-580x218.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/">Economie tunisienne | Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ahmed El Karm &#124; «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 13:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed El Karm]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[CTFCI]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2026]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l'Etat tunisien à emprunter davantage à l’étranger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ahmed El Karm, membre dirigeant de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), a affirmé que la loi de finances 2026 a pris de nombreuses mesures sociales, comme les augmentations salariales, mais n’a pas pensé à en assurer la pérennité. Celle-ci ne saurait être garantie que par la croissance et la productivité, car l’État ne peut fournir un service sans production, a-t-il expliqué.</em></strong></p>



<span id="more-18212342"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l’État à recourir davantage à l’emprunt extérieur, ce dont il se serait volontiers passé dans la situation actuelle des finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi faudrait-il accorder la priorité aux mesures visant à promouvoir l’investissement et l’emploi dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027, a-t-il souligné dans une déclaration de presse, ce jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, en marge d’une réunion organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) sur la loi de finances 2026 et ses répercussions sur l’économie et les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed El Karm a souligné la nécessité de soutenir la productivité afin de renforcer le budget de l’État, garant de la stabilité sociale et du financement des services sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exhorté l’État à adopter, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, d’autres mesures incitant les investisseurs et les exportateurs, afin que ces derniers puissent accroître leurs ressources en devises étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est encore possible de modifier et de réformer la politique fiscale afin de donner à l’investissement et au développement économique les mêmes chances qui ont été données aux mesures sociales dans la loi de finances de 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Karm estime, par ailleurs, que la mise en œuvre de la loi de finances de 2026 incombe à la Chambre des représentants, car toute imperfection dans sa mise en œuvre aggraverait le déséquilibre entre les mesures sociales et les mesures économiques approuvées, même si celles-ci sont relativement limitées et très en-deçà des attentes des acteurs économiques, selon ses termes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Tunisiens et le prix du temps perdu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 06:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[capital-temps]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Tounsi]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie pourrait générer plus de 2 milliards USD de richesse par an, tout en offrant à ses citoyens un quotidien plus serein, plus sûr et plus digne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/">Les Tunisiens et le prix du temps perdu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chaque Tunisien le vit au quotidien : des trajets interminables, des dos d’âne surgissant sans signalisation, des nids de poule qu’il faut contourner, et une avalanche de papiers administratifs à faire tamponner. Résultat : des heures entières de vie gaspillées dans les embouteillages et dans les files d’attente, du stress accumulé et une qualité de vie dégradée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hakim Tounsi *</strong></p>



<span id="more-17393986"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Hakim-Tounsi.jpg" alt="" class="wp-image-322406"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce temps perdu ne coûte pas seulement de la fatigue : il coûte des milliards à l’économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mettre aux normes les ralentisseurs et supprimer les dos d’âne anarchiques, ce n’est pas seulement fluidifier la circulation, c’est aussi :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; réduire le stress permanent du stop-and-go;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la sécurité routière, car moins d’arrêts brutaux signifie moins d’accidents;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; rendre la vie quotidienne plus fluide, plus paisible, et permettre aux citoyens d’arriver au travail moins fatigués, plus concentrés et donc plus productifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un salarié moins stressé et moins usé par ses trajets produit mieux. Une société où les déplacements sont plus fluides, c’est une société où le temps récupéré devient du temps productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le capital-temps : une richesse trop souvent gaspillée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’économiste Yoland Bresson, qui a été chargé en 1970 par Air France pour faire une étude d&rsquo;opportunité économique afin de lancer l&rsquo;avion supersonique Concorde, a développé la théorie du Capital-Temps : chaque heure a une valeur économique mesurable. C’est du PIB potentiel. Bresson fût mon professeur à Paris XII et nous a enseigné <em>«la croissance»</em> et <em>«l’économétrie»</em>, deux matières fondamentales en économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, avec environ 3,5 millions d’actifs réellement en emploi, travaillant en moyenne 220 jours par an × 8 heures par jour, cela représente 6,16 milliards d’heures de travail par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un PIB estimé à 56,3 milliards USD en 2025, la productivité horaire ressort à seulement 9,1 USD par heure travaillée.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Comparatif international (USD/h, 2023)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Tunisie : ~9,1 $/h</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Maroc : ~8–9 $/h</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Égypte : ~7–8 $/h</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Jordanie : ~8 $/h</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; France : ~60 $/h</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque minute récupérée en Tunisie pèse donc lourd : elle peut transformer la vie quotidienne et créer de la richesse supplémentaire immédiatement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milliards qui s’envolent chaque année</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réduisant le temps perdu sur les routes et dans les formalités administratives, les gains sont mesurables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Scénario prudent : +0,78 Md USD/an (+1,5 % du PIB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Scénario médian : +1,54 Md USD/an (+2,9 % du PIB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Scénario ambitieux : +2,37 Md USD/an (+4,4 % du PIB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela équivaut à 219 à 664 USD de productivité récupérée par actif et par an — sans nouvel endettement, simplement en valorisant le temps existant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux réformes simples, à très haut rendement:</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Task Force “Routes &amp; Productivité”&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; supprimer les dos d’âne abusifs;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; réparer les nids de poule;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; fluidifier les grands axes interurbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Digitalisation et simplification de l’administration&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; supprimer les formalités obsolètes;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; généraliser la signature électronique et le guichet unique numérique;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; appliquer la règle du silence vaut accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temps des Tunisiens vaut de l’or</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie pourrait générer plus de 2 milliards USD de richesse par an, tout en offrant à ses citoyens un quotidien plus serein, plus sûr et plus digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie réforme n’est pas seulement économique : c’est une réforme de la qualité de vie. En réparant nos routes et en libérant les citoyens d’une bureaucratie archaïque, nous redonnons du temps, du bien-être et de la richesse au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capital-temps n’est pas une théorie abstraite. C’est le levier le plus concret, le plus immédiat et le plus rentable dont dispose la Tunisie pour transformer ses heures perdues en heures productives et en croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Fondateur dirigeant du TO Authentique Voyages à Paris.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>PS : </strong>Le ministère de l’Equipement est responsable de tous ce qui a été déposé sur nos routes comme dos d’âne anarchiques et irrationnels. Ça va d’épaisses cordes tendues par terre à travers les routes à de véritables obstacles hauts de 20 cm sur 50 cm rendant nos routes impraticables pour faire plaisir aux habitants de tous les bourgs de Tunisie. À chacun sa recette et son chef d’œuvre ! C’est l’automobiliste c’est à dire le tunisien moyen qui paie car l’automobile est le moyen de transport incontournable pour tous les Tunisiens. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pour ce qui est de l’administration, il y a des pratiques archaïques genre signature légalisée à la mairie ou la certification conforme des documents, qui n’existent que dans certaines anciennes colonies françaises. Des pratiques qui mobilisent des centaines de milliers de personnes tous les jours pour des heures improductives tassées dans les files d’attente à faire travailler des milliers de fonctionnaires pour zéro valeur ajoutée. Un gâchis énorme au détriment de l’économie nationale et de la qualité de vie du citoyen qui croule de stress. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TowregjqEK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/tunisie-la-relance-par-le-travail-et-non-par-la-consommation/">Tunisie : la relance par le travail, et non par la consommation !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la relance par le travail, et non par la consommation ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/tunisie-la-relance-par-le-travail-et-non-par-la-consommation/embed/#?secret=k43q0Ok3m8#?secret=TowregjqEK" data-secret="TowregjqEK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 08:26:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Houssine Dimassi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plus gros dégât de l’action syndicale de l’UGTT a trait à la dégradation du capital social et du sens du travail de manière générale en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/">UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Créée en 1946 à l’époque coloniale, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’est construite pour optimiser la rémunération des travailleurs, mais aussi pour saboter les entreprises coloniales, afin de chasser les colons. Les ancrages idéologiques de cette approche bicéphale n’ont pas totalement disparu aujourd’hui, 70 ans après l’indépendance.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-17292042"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, l’UGTT s’emploie à optimiser les salaires, de façon indifférente à l’état de l’économie, insouciante de la compétitivité des entreprises, et rétive qu’elle est aux impératifs de la productivité du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son (in)action a fait reculer le sens du travail, a détérioré le capital social et a renforcé les systèmes rentiers. Il faut comprendre le fonctionnement du <em>«business model»</em> de l’UGTT pour mesurer ses réels impacts sur le marché du travail en Tunisie. C’est ce qu’on propose ici, chiffres à l’appui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vampiriser les extrants, saccager les intrants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois avant son décès cette année, l’économiste Houssine Dimassi a qualifié l’UGTT de vestige anarcho-féodal. Et il n’a pas tort lui qui connaît très bien le fonctionnement de l’UGTT pour avoir longtemps été l’un de ses conseillers économiques. Ce n’est pas rien, il faut en parler franchement, les yeux dans les yeux, et sans détours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle d’affaire de l’UGTT est devenu avec le temps contreproductif, anachronique voire suicidaire pour l’économie tunisienne. Ce modèle n’arrivant plus à se ressourcer et à se moderniser pour suivre les évolutions et les changements dans la société et l’économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les tensions sont à leur summum, la veille d’un coup de force de l’UGTT, pour une marche de protestation, le 21 août, et probablement une grève générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour schématiser et simplifier nos propos aux lecteurs, on peut dire que les processus de production (dans les entreprises publiques ou privées, dans le gouvernement ou dans les organisations à but non lucratif) fonctionnent en deux volets : celui des intrants (travail, capital, technologie, organisation) et celui des extrants (production, rentabilité, productivité, compétitivité). Le processus productif consiste à transformer les intrants en extrants, dans un contexte sociopolitique et technologique donné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications syndicales de l’UGTT ont toujours ciblé et parfois aveuglément les augmentations de salaires des travailleurs, canalisant ses revendications sur les extrants des processus productifs, empêchant parfois les entreprises d’investir ou d’innover.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’est fait par contre par l’UGTT pour renforcer les entreprises et les intrants de la machine productive d’une économie et d’un tissu d’entreprises principalement tuniso-tunisiens. Les investisseurs étrangers restent prudents face au caractère anarchiste et aléatoire de la gouvernance de cette centrale syndicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle d’affaires est désuet et ne fonctionne plus dans les pays et sociétés modernes d’aujourd’hui. Ce modèle pénalise l’économie, puisqu’il vampirise les extrants et sabote les intrants de l’économie dans son ensemble. Il détruit ainsi le capital social, affaiblit la compétitivité des entreprises et sabote les infrastructures physiques et humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les problèmes du recul de la productivité et de la dévalorisation du sens du travail sont au cœur de la faillite de ce modèle de fonctionnement, devenu ipso facto improductif et très dommageable à l’économie et à la croissance en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q4sCQewrLo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/">Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/embed/#?secret=dUv44T8Tvd#?secret=q4sCQewrLo" data-secret="q4sCQewrLo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT a saccagé le sens du travail</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Ahmed Ben Salah, les différentes élites, équipes et directions à la tête de l’UGTT ont fermé les yeux sur la déperdition du sens du travail ainsi que sur le recul de la productivité du travail (et multifactorielle), de manière générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UGTT a tort de penser que la productivité ne relève pas de ses responsabilités globales, elle qui a fait des droits des travailleurs son fonds de commerce. Elle, qui est omniprésente dans la sphère politique, nationale et internationale. Devenant un méga-syndicat, presque un parti politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UGTT ne s’est pas intéressée non plus au potentiel productif de la population en âge actif (15-65 ans). Elle a occulté les aspirations et la vie misérable des centaines de milliers de jeunes en chômage, des femmes malmenées, abusées dans les champs agricoles de tous les territoires du pays. L’UGTT jette le bébé avec l’eau du bain, prétextant que cela ne relève pas de son mandat, ni de sa responsabilité sociétale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont têtus et la responsabilité de l’UGTT est irréfutable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1- Dit simplement, pour les 3,7 millions d’actifs occupés dans l’ensemble des secteurs formels, les gains de productivité ont été proche de zéro durant les dernières années. La productivité du capital mis à leur disposition a aussi enregistré un léger recul durant la 2015-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2- Selon plusieurs études, le Tunisien moyen occupé et rémunéré travaille en moyenne pas plus 5 heures par jour, au lieu de 7 à 8 heures. Un tiers de temps payé n’est pas travaillé, sérieusement du moins. Dans de nombreuses organisations gouvernementales, cette durée effectivement travaillée ne dépasse pas deux heures par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3- La durée effective du travail ne dépasse pas une la moyenne annuelle de 1 350 heures payées. En France et en moyenne annuelle, les travailleurs font 1 680 heures pour les salariés à temps complet (données 2019), au Canada, 1890 heures par an (2022). La moyenne européenne est à 1846 heures, soit 40% de plus que la moyenne annuelle en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4- Un taux d’emploi insuffisant, puisque la proportion de personnes demandant un emploi parmi celles en âge de travailler (15-64 ans) est de 43% seulement. Le taux d’emploi mesure la capacité d’une économie à utiliser de manière efficace son capital humain. Ce taux est pratiquement la moitié de ce qui est observé dans les pays occidentaux. Dans les pays européens ce taux oscille entre 62 à 80%. Pour l’ensemble de l’Union européenne (UE), la moyenne est de 70%. Les Pays-Bas sont à 81%, le Japon à 79%, l’Allemagne à 77% de même que le Danemark et la Suède, le Royaume-Uni et le Canada à 75%, les Etats-Unis à 71%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5- Trois femmes sur quatre en âge actif sont sans emploi. Deux millions de femmes sont sur le carreau, dépendantes de leur conjoint et enfants pour vivre décemment. Elles se font exploiter, maltraiter… L’UGTT ne fait rien, et laisse faire, ses dirigeants ne se prononcent pas sur le sujet. Ils ferment les yeux et occultent l’enjeu, et aucun écrit ne permet de saisir les positions syndicales au sujet du travail des femmes et des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">6- L’UGTT ne se préoccupe pas non plus des travailleurs du secteur informel, qui sont pourtant très nombreux, opérant dans des activités pénibles, mal payées, sans cotisation sociale, sans couverture médicale en cas d’accident ou imprévu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vr2e2zvVfw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/">UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/embed/#?secret=RHMhgahbLw#?secret=vr2e2zvVfw" data-secret="vr2e2zvVfw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT a accentué les inégalités sociales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On sait que l’organisation syndicale est fortement discréditée par la corruption qui la gangrène à feu doux. On sait aussi que plusieurs de ses dirigeants croient encore à la lutte des classes, voire à l’anarchie créative. Mais, ce qu’on ne sait pas c’est que les élites syndicales des quarante dernières années ont été prévenues de l’impasse et de l’essoufflement du modèle en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’histoire, et je sors de ma réserve pour révéler ici qu’un rapport à ce sujet a été soumis à la haute direction de l’UGTT en novembre 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai été associé, à tire de jeune professeur d’économie à l’université de Sousse, à une réflexion évaluative des impacts économiques de l’action de l’UGTT. Sous la direction du professeur à l’Enit, Mohamed Tahar Chebbi (décédé en juillet 2025), coordonnateur du Bureau d’études de l’UGTT, un groupe de travail restreint a été créé, constitué des professeurs Houssine Dimassi (décédé), Raouf Ridane (décédé), Abdjellil Bedoui, Chedly Ayari (décédé), Abdelfatah Ghorbel, Jameledine Ziadi… avec des invités occasionnels, tous des économistes. Une jeune journaliste du journal <em>Echaab</em> assistait aussi aux travaux et faisait la synthèse des contributions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons travaillé pour plus de six mois, en se réunissant pendant un séjour bloqué de 2 jours par mois, dans un hôtel de Hammamet. Nous avons proposé, dans notre rapport écrit, un ajustement structurel des approches syndicales de l’UGTT. Cet ajustement se basait sur l’extension des mandats de l’UGTT à la valorisation du sens du travail, de l’extension de la durée du travail, de l’importance de la formation professionnelle, du renforcement de la productivité et de la compétitivité des entreprises publiques et privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport, produit il y a 35 ans, a documenté les défis, et illustré avec des statistiques les dangers d’une action syndicale qui dénigre la valeur du travail, qui sacrifie la productivité et qui prône une rémunération paramétrique, mur-à-mur, sans indemnisation fondée sur la performance et le rendement. Ce rapport en papier a été tabletté, et probablement oublié avec le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons démontré dans ce rapport que les augmentations salariales, si elles ne sont pas accompagnées par des gains de productivité finissent par devenir un fardeau destructeur pour des dizaines de milliers d’entreprises (surtout des PME) et des centaines de milliers d’emplois avec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peine perdue, rien de ce qui a été proposé n’a eu une suite, l’institution est restée prisonnière de son radicalisme d’antan et s’enfonçait de plus en plus dans le déni de la valeur du travail et de la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UGTT a préféré continuer dans son action dévastatrice sur les intrants des processus productifs (sabotage, blocage, démolition, casse, etc.) élargissant les ambitions de ses dirigeants privilégiés, pour progressivement étendre ses pouvoirs et l’implication dans les domaines politiques et partisans, tant avec Ben Ali qu’avec ses successeurs à l’ère post-2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a pris du poids et accentué son pouvoir, de par son statut de monopole et omniprésent dans les régions, tous les secteurs et de mèche avec divers lobbyistes et groupes de pressions (médias notamment).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un déni qui favorise l’optimisation des hausses salariales et donc de la ponction sur les extrants, négligeant les intrants et leur importance dans la création de la richesse collective incontournable pour le progrès et la prospérité du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire le lien entre rémunération et productivité du travail</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’importants secteurs économiques ont ainsi été saccagés. Il suffit de voir le sens du travail dans les sociétés publiques, dont le transport. Les 600 000 ha de terres domaniales ont été mis en friche par ce syndicalisme anarchiste, féodal entre autres. L’UGTT refuse de faire un lien entre rémunération et productivité du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus gros dégât de l’action syndicale de l’UGTT a trait à la dégradation du capital social et du sens du travail de manière générale en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UGTT a besoin d’une révolution interne, elle a besoin d’une prise de conscience et d’un encadrement éthique anti-corruption, assortis d’un engagement pour la réhabilitation du sens du travail et de la productivité. C’est incontournable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de croissance, et de richesses créées, les salaires, le pouvoir d’achat des citoyens et l’accès à l’emploi ne peuvent que suivre, et évoluer vers la hausse, pas vers la baisse comme on le constate aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose est la suivante : une telle révolution interne peut-elle être initiée de façon endogène et démocratique au sein de l’organisation, ou au contraire de façon exogène et top down. L’avenir nous le dira.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Economiste universitaire.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mkjXw60Ka8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/">Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/embed/#?secret=njPnXi2ubs#?secret=mkjXw60Ka8" data-secret="mkjXw60Ka8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Les Arabes en mal de productivité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/les-arabes-en-mal-de-productivite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 10:27:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde arabe est à la traîne du reste du monde parce que le sens du travail et la flemme de la productivité y sont simplement en panne.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Printemps arabe ou pas, de gauche ou de droite, islamistes ou modernistes, royalistes ou républicains, les régimes arabes ont perdu toutes leurs guerres contre Israël et s’enfoncent jour </em></strong><strong><em>après </em></strong><strong><em>jour dans le marasme économique et la décrépitude sociale qui y est liée. Et pour cause, le sens du travail et la flemme de la productivité y sont simplement en panne. L’année 2024 a ajouté une autre couche de preuves et autres épreuves à cette triste réalité. Une histoire infernale, à sens unique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-14965633"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En 2024, les revers des sociétés arabes ont été lamentables à Gaza, au Liban, en Syrie, au Soudan, en Libye, au Yémen, en Irak et pas seulement. Au-delà des débâcles militaires, guerres civiles et humiliations politiques à répétition, l’origine des drames qui plombent les sociétés arabes vient du front économique, où ces derniers traînent derrière en productivité, en innovation, en compétitivité, en investissement, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le sait, depuis Ibn Khaldoun, un Tunisien éclairé, il y a presque 7 siècles, les sociétés qui n’arrivent pas à se distinguer par leur gain de productivité ne peuvent plus créer de la croissance et se défendre contre leurs ennemis et démons qui le guettent au tournant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibn Khaldoun avait écrit à son époque que l’Etat et ses impôts ne peuvent aucunement constituer le principal moteur de la création de la richesse économique, bien au contraire. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les impôts ne favorisent pas nécessairement la prospérité et le progrès. Plus d’impôt c’est moins d’impôts, selon la loi de Sahib El-Himar **.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire atypique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire des faits économiques nous apprend que les pays vaincus lors de la deuxième guerre mondiale (Japon, Allemagne, Italie, Espagne, entre autres) sont ceux qui ont eu la progression de productivité la plus élevée au moins pour les cinq décennies qui ont suivi leur défaite lors de la Deuxième guerre mondiale (1939-1945).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pays ont payé cher leur défaite: des millions de morts, et pas seulement, leurs infrastructures, usines et technologies démontées et expatriées pour servir les pays des vainqueurs. Ceux-ci pensaient en avoir fini avec le Japon et &nbsp;l’Allemagne, une bonne fois pour toutes. Peine perdue, au lieu de crouler sous le chagrin de l’humiliation, et de baisser les bras, ces pays <em>«vaincus»</em> se sont pris en charge pour travailler plus et mieux. La rage et la hargne comme carburants pour le progrès. Leur ressenti de l’humiliation qui leur a été infligée par les Américains a fini par devenir un propulseur pour le travail et un catalyseur de la productivité, de l’innovation et de la compétitivité. Et rapidement, Japonais et Allemands se sont imposés par leur productivité et innovation technologique dans les industries de l’automobile, de l’informatique et les technologies de pointe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lBihoWMg8i"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/embed/#?secret=10iTNUc3Yo#?secret=lBihoWMg8i" data-secret="lBihoWMg8i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est incroyable que dans ces pays et civilisations fondées sur le compter sur soi, l’humiliation par les guerres peut leur insuffler la rage pour rebondir sur les fronts de l’économie et de la création des richesses et de la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Travail d’Arabes» ou «têtes à claque»?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas le cas des pays arabes. Malgré les humiliations successives infligées par le <em>«petit»</em> Etat d’Israël (1948, 1956, 1967, 1973, 1980, etc,), malgré les guerres civiles et insurrections, la productivité dans ces pays a été toujours à la traîne. Des sociétés qui croulent sous le fatalisme et la résignation. Des sociétés et des gouvernements qui aiment se la couler douce, entre siesta et fiesta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien à faire, la productivité des travailleurs moyens dans les pays arabes est quasiment dix à quinze fois moins élevée que celle d’un travailleur israélien, américain ou japonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays arabes ayant fait leur <em>«Printemps Arabe»</em>, le niveau de vie est aujourd’hui quasiment plus faible que celui 2010 (en valeur réelle), les monnaies dévaluées et la pauvreté pousse des millions à fuir leur pays pour les pays occidentaux, et tous les moyens sont bons. Des centaines de milliers meurent noyés ou simplement embrigadés en chair à canon pour les groupes islamistes. La Tunisie ayant fourni, dit-on, plus 10 000 terroristes sous l’ère de Ghannouchi et disciples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes se font trucider en plein jour, et elles sont exclues de la vie publique, devant se cacher derrière des voiles, au lieu de se retrousser les manches et se lancer dans la vie économique et la création de la richesse collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des imitateurs, pas des innovateurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De Rabat à Amman, de Tunis à Bagdad, on ne trouve pas une seule invention technologique, une seule industrie de pointe ou un seul exploit spatial attribué à un Arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de mondialement utilisé, coté en bourse et qui est issu de la R&amp;D menée dans l’un des pays arabes. Des universités qui traînent et qui se plaisent à former des chômeurs, et une science déjà dépassée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout indique que dans ce monde arabe, on est encore réfractaire aux grandes innovations, tellement coincés dans ces schèmes rétrogrades, et plein de pensées archaïques, engluées dans le fatalisme religieux, laissant presque tout à la volonté de Dieu, et autres pouvoirs en place, pour seule devise <em>«inchallah»</em>!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ulKBJ3QA18"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/la-crise-du-pain-en-tunisie-reflet-dune-crise-de-productivite-globale/">La crise du pain en Tunisie, reflet d’une crise de productivité globale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La crise du pain en Tunisie, reflet d’une crise de productivité globale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/la-crise-du-pain-en-tunisie-reflet-dune-crise-de-productivite-globale/embed/#?secret=QAK3SSCUJd#?secret=ulKBJ3QA18" data-secret="ulKBJ3QA18" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">L’innovation radicale des produits et processus de production suppose de la volonté, de l’investissement et beaucoup de travail. Et cela ne semble pas être à la portée des travailleurs ordinaires, et l’Etat ne fait pas grand chose pour inverser la vapeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre flemmards, râleurs et branleurs, ces sociétés n’arrivent plus à se remettre en question. L’islam politique a quasiment gangréné les initiatives et tiré vers le bas le sens du travail et la productivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des politiques axées sur la demande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les élites arabes, quelles soient politiques, universitaires ou médiatiques, plaident l’Etat social, l’Etat providence. On n’est plus dans ce schème ailleurs dans le monde. Et ce pour justifier les interventions massives de l’Etat, pour soutenir artificiellement les prix du pain et des produits de bases.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les stratégies et programmes politiques dans les ces pays arabo-musulmans se sont articulées autour de la demande et donc de la consommation. Particulièrement alimentaire et ostentatoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On parle des droits, mais pas des devoirs économiques. On prend les choses à l’envers, on veut consommer comme les Occidentaux, sans pouvoir, ou vouloir, produire autant qu’eux. Et on paie les déficits budgétaires par une dette toxique. Avec une dette colossale et une dépendance grandissante envers l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays arabes n’arrivent pas encore à être autosuffisants en produits alimentaires, encore en raison des problématiques de faible productivité et de carence en innovation (peu de transformation, insuffisance de stockage, cultures extensives…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les produits pharmaceutiques et médicaux sont aussi tributaires des importations et à la merci des firmes et pays occidentaux. Les pénuries sont monnaie courante. Et les hausses de taxes, une <em>«dîme»</em> pour des États pléthoriques et dépensiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réfractaires aux politiques de l’offre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les économies et sociétés européennes et asiatiques qui ont enregistré les plus hauts gains de productivité sont celles qui ont adopté des politiques d’offre, qui donnent les incitatifs requis pour les entreprises, pour l’investissement et pour l’innovation. Des politiques économiques tournées vers l’entreprise et la production, et non pas la consommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays arabes, les politiques économiques sont axées sur la demande, aussi pour des fins de politiques politiciennes et pour maintenir le statuquo dans les rapports de force ainsi que les rapports de classe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bouteflika, Ben Ali, Kaddafi, Moubarak, Assad, Saddam… avec tous les rois et émirs de la région ont joué la partition de la demande, ignorant l’offre et ses défis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FJsD2dkDCn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/">Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/embed/#?secret=7BozdaBPb0#?secret=FJsD2dkDCn" data-secret="FJsD2dkDCn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Partout dans ces pays, les politiques occultent les objectifs du plein emploi. Un concept ignoré, alors que 3 femmes sur quatre sont exclues du marché de l’emploi, alors 40% des jeunes diplômés sont en chômage de longue durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, il faut des taux de croissance de 6% pour au moins 10 ans pour résorber le stock de chômeurs qui attendent d’émigrer ou de soulever des <em>«révolutions»</em> vouées à l’échec, sans solution économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes, ces «dindons de la farce»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On ne comprend pas toujours comme ces sociétés arabes continuent de traiter les femmes, comme elles le font. De facto, celles-ci doivent rester chez elles, et leur rôle doit se limiter à la procréation en portant le voile et en se retirant de la sphère de la production et de la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la deuxième guerre mondiale, les Japonaises, les Allemandes, les Françaises, les Anglaises sont volontairement parties dans les usines et tous les services publics pour créer du service public et de la richesse collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas le cas des femmes arabes et musulmanes … celles-ci ont accepté leur sort et les diktats arabo-musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme vaut la moitié d’un homme en héritage, et elle est pratiquement exclue des activités publiques dans la plupart des pays arabes (travail salarié, mobilité publique, tutelle des actifs, enfants, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2024 a encore confirmé le retard des pays arabes dans le domaine du travail (hommes et femmes), de la productivité et l’innovation dans toutes ses facettes économiques, sociales et institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2025 qui arrive dans une semaine, constitue déjà un la fin du premier quart du 21<sup>e</sup> siècle. Il y a de quoi s’en inquiéter… pour l’avenir de ces pays et ces peuples qui refusent le progrès par les réformes et le pragmatisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>Abou Yazid, surnommé «l’homme à l’âne», né en 873 et mort en 947, est un théologien berbère zénète de la tribu des Banou Ifren. Il est notamment connu pour la révolte qu’il a mené contre les fatimides régnant en Tunisie au milieu du <abbr title="10ᵉ siècle">X</abbr><sup>e</sup> siècle. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong><em> </em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a></p>
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		<item>
		<title>Hammamet : Symposium sur l’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/hammamet-symposium-sur-lamelioration-de-la-productivite-dans-les-industries-electroniques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 06:07:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[approche Score]]></category>
		<category><![CDATA[Cetime]]></category>
		<category><![CDATA[électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Elentica]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[mécanique]]></category>
		<category><![CDATA[OIT]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Symposium  à Hammamet sur l’amélioration de la productivité et des conditions de travail dans le secteur des industries électroniques.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un symposium dédié à l’amélioration de la productivité et des conditions de travail dans le secteur des industries électroniques se tiendra à Hammamet, du 26 au 28 septembre 2024.</em></strong></p>



<span id="more-14067211"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement organisé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), le Cluster des industries électroniques (Elentica) et le programme Score de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) portera sur <em>«L’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques»</em>. Il réunira des acteurs clés du secteur, des PME aux grandes entreprises, et proposera une plateforme pour le networking, l&rsquo;échange de bonnes pratiques et le développement des compétences. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but est d’aider à créer des synergies entre les entreprises du secteur, de présenter l’approche Score (Sustaining Competitive and Responsible Enterprises) en mettant en lumière ses outils et avantages pour le secteur électronique, et offrir des opportunités de montée en compétences pour améliorer la productivité et les conditions de travail.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/hammamet-symposium-sur-lamelioration-de-la-productivite-dans-les-industries-electroniques/">Hammamet : Symposium sur l’amélioration de la productivité dans les Industries électroniques    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13807332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour l'économiste Hachemi Alaya, l'économie tunisienne présente de graves signes d'inquiétude. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hachemi Alaya est l’un des meilleurs économistes tunisiens qui a formé des générations de ses pairs. Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de sa lettre hebdomadaire de la conjoncture économique en Tunisie, </em>Ecoweek<em> *, où il tire la sonnette d’alarme sous le titre «Économie tunisienne : les raisons de s’inquiéter».</em></strong></p>



<span id="more-13807332"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point. Révélatrice du mal-être du Tunisien et de la détérioration de son niveau de vie, sa croissance démographique s’effondre.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La productivité tourne à l’envers depuis l’épidémie de la Covid.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Témoin d’un manque de confiance envers l’avenir, l’investissement industriel s’établit à son plus bas niveau depuis près de 20 ans.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’inflation est de retour et va durer autant que les causes -purement internes- qui l’ont déclenchée.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’État, de moins en moins en capacité de tenir ses engagements, est désormais pris au piège de la dette.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La croissance durablement plombée. Sous l’éloge d’une économie résiliente en voie de se désendetter et de recouvrer sa souveraineté, pointe la réalité d’une économie en stagflation et d’un pays incapable de se ressaisir pour faire redémarrer son économie et redresser ses comptes. Un pays dont l’arrogance n’a d’équivalent que sa prétention à défier les lois de l’économie et de la finance est un vrai sujet d’inquiétude.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* N° 30/24 parue le 18 août 2024.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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