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	<title>Archives des réforme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des réforme - Kapitalis</title>
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		<title>Rendez à un peuple le droit de se tromper, et vous lui rendrez l’avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 06:32:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le droit de se tromper est probablement le plus grand impensé de la théorie économique du développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/rendez-a-un-peuple-le-droit-de-se-tromper-et-vous-lui-rendrez-lavenir/">Rendez à un peuple le droit de se tromper, et vous lui rendrez l’avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le droit de se tromper est probablement le plus grand impensé de la théorie économique du développement. Il est la condition de la fécondité du marché, du crédit, de l’investissement. Sans lui, le marché devient une arène où les faibles disparaissent. Le crédit devient une corde autour du cou. La réforme devient une roulette. Avec lui, l’économie redevient ce qu’elle aurait toujours dû être, une science de l’apprentissage humain sous contrainte de rareté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-19092071"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une nation est d’abord une mémoire en mouvement. Elle garde certains chocs, elle efface certaines blessures. Dans ce travail de conservation et d’oubli se décide une grande part de sa capacité à oser, à rater, à recommencer, en un mot son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nord a appris, sans même le savoir, à oublier ses défaites et à graver ses victoires. Une faillite, une réforme manquée, une mauvaise récolte, une crise financière y sont amorties, assurées, absorbées. La perte blesse, mais elle ne détruit pas l’existence entière. Le système encaisse, corrige, refinance, recommence. L’erreur devient un épisode, pas une condamnation définitive. Toute la science économique dominante — marché qui s’ajuste, concurrence, destruction créatrice, essai et erreur — décrit en réalité un monde où l’on peut se tromper sans cesser d’exister. Grâce aux mécanismes d’assurance, à l’État social, aux filets de sécurité, l’erreur y a été rendue supportable. Le Nord a construit des institutions qui transforment l’échec en apprentissage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud vit la mémoire inverse. Une seule faillite, une seule récolte perdue, une seule crise de la dette, une seule dévaluation mal absorbée ampute l’avenir pour de bon. L’épargne d’une vie engloutie ne se reconstitue jamais. L’entreprise tombée ne laisse derrière elle ni brevet, ni réseau, ni seconde chance. Les défaites s’enfoncent comme des clous et n’en sortent plus. Les victoires s’évaporent à peine nées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La macroéconomie nomme cela l’hystérèse – un choc passager qui laisse une trace permanente. Là où chaque faux pas est mortel, personne ne tente rien. L’immobilisme prend alors le masque de la sagesse. La prudence devient une stratégie de survie. L’absence d’innovation est une réponse rationnelle à un monde qui punit l’audace par l’irréparable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La variable que personne n&rsquo;a nommée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les indépendances des pays du Sud, on a cherché partout la cause de leur sous-développement, dans la rareté du capital, le poids de l’histoire, la planification puis le marché, l’État puis les privatisations, l’aide puis l’ajustement, les grandes infrastructures puis les microcrédits, la faute des autres ou la leur. Or il n’y a ni faute, ni malédiction propre aux peuples du Sud. Il y a une variable que nul manuel d’économie n’a nommée, parce que là où ces manuels furent écrits, elle allait tellement de soi qu’elle était devenue invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette variable, c’est <em>«le droit de se tromper»</em>. Autrement dit : la réversibilité. La réversibilité ne supprime pas le risque. Elle lui donne une limite. Elle transforme une perte totale en perte absorbable, une chute définitive en détour instructif, une erreur privée en apprentissage collectif. Elle trace la frontière entre les sociétés où l’on ose parce qu’on peut recommencer, et celles où l’on renonce parce qu’un seul échec suffit à fermer l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons appliqué à un monde irréversible la physique d’un monde réversible. Nous avons enseigné au Sud la science d’un univers qui n’était pas le sien. Le développement devrait être défini comme la capacité d’une société à transformer les chocs en apprentissage, les flux en patrimoine, les erreurs en apprentissage et les réussites en acquis irréversibles. Cette idée ou théorie des capacités irréversibles traduit qu’une nation se développe lorsque chaque génération reçoit davantage que ce que la précédente avait reçu.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="prwA58keHD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/16/quand-une-nation-se-trompe-davenir/">Quand une nation se trompe d’avenir</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand une nation se trompe d’avenir » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/16/quand-une-nation-se-trompe-davenir/embed/#?secret=bTPsmg4icJ#?secret=prwA58keHD" data-secret="prwA58keHD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’erreur des théories économiques importées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les mêmes théories économiques qui prospèrent au Nord meurent souvent en franchissant la frontière. Le médicament guérit ici et affaiblit là-bas. La libéralisation, la concurrence, la spécialisation, l’ouverture financière, la discipline budgétaire, l’ajustement par les prix produisent de l’efficacité dans des sociétés équipées pour absorber les chocs. Mais dans un monde sans amortisseurs, elles deviennent parfois des accélérateurs de fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échec du développement n’est donc pas l’échec des peuples. C’est l’échec d’un transfert. Car une théorie économique n’est pas une loi de la nature, universelle comme la gravitation. C’est une technologie institutionnelle, née dans un milieu, validée par ce milieu, et qui ne fonctionne qu’environnée de ce milieu. Lorsqu’on l’exporte, on en exporte le texte – les équations, les recommandations, les conditionnalités, les modèles – sans son annexe environnementale qui est l’immense ensemble des conditions tacites qui rendaient ce texte vrai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où la théorie est née, ces conditions allaient de soi, tribunaux fonctionnels, crédit profond, assurance, infrastructures, information fiable, État capable, monnaie crédible, marché du travail organisé, système éducatif résilient, banques capables de porter le risque, administrations capables de corriger les erreurs. On importe les dix pour cent visibles d’une théorie ; les quatre-vingt-dix pour cent qui la portaient sont restés au pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute théorie économique cache une théorie du pardon. Là où on l’a écrite, une institution invisible veillait et défait ce que l’erreur a noué en rouvrant l’avenir refermé d’un seul geste malheureux. Arendt nommait cela le pardon — non l’absolution morale, mais la faculté proprement politique d’empêcher qu’un acte unique n’enchaîne à jamais. Le Nord a exporté ses équations ; il a gardé son pardon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a dit au petit producteur du Sud de se spécialiser pour le marché ; mais à la première chute des cours, il ne <em>«s’ajuste»</em> pas, il disparaît. On a vanté la libre circulation des capitaux, au Nord on parle d’allocation optimale réversible ; au Sud, une fuite de capitaux, une hémorragie sans retour. Chaque fois, la même cécité, confondre un monde où l&rsquo;on rejoue la partie avec un monde où l’on n’a qu’une seule vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc ajouter, aux trois facteurs de production qu’enseignent les manuels économiques — le travail, le capital, la technologie — un quatrième, <em>«le droit à l’erreur»</em>. Privés de lui, les trois autres restent stériles. Le capital qu’on n’ose pas risquer dort. Le bras qu’on ne peut reconvertir s’use sur place. La technologie qu’on craint d’adopter finit par être obsolète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à l’erreur n’est pas un droit à l’irresponsabilité. Toute l’intelligence du développement consiste à séparer la sanction de l’acteur et la survie du système. L’entrepreneur imprudent peut perdre son privilège, sa subvention, son accès au crédit ; mais le savoir accumulé, les machines, les ouvriers formés, les réseaux créés doivent rester dans l’économie nationale. Une société avancée ne sauve pas toutes les erreurs. Elle sauve ce que les erreurs ont appris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, le procès qu’on instruit depuis soixante ans est mal orienté. On a sommé les peuples du Sud de répondre de leur pauvreté comme d’une faute — paresse, incompétence, corruption, fatalité, mauvaise culture. Mais on ne juge pas un homme à l’aune d’un droit qu’on ne lui a jamais reconnu. Nul n’est coupable de ne pas s’être relevé dans un monde conçu pour que la première chute soit la dernière. La pauvreté n’est pas le verdict d’un peuple ; elle est la signature d’une privation — celle du droit de se tromper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les nations qui ont su rendre l’audace possible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques nations du Sud ont franchi le seuil quand presque toutes restaient en deçà. La Corée du sud, partie de plus bas que bien des pays demeurés pauvres, a bâti une machine qui rendait l’audace ruineuse pour l’imprudent mais supportable pour la nation. L’État s’y fit assureur des téméraires, le crédit bonifié était une avance gagée sur la performance. Exporte, et tu seras refinancé ; manque ta cible, et le robinet se ferme. Et quand une firme sombrait, l’État la fusionnait, réaffectait ses actifs à plus capable qu’elle. L’expérience qui aurait coulé un homme devenait portable par le pays entier ; l’erreur restait cuisante pour la firme, douce pour le système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine érigea en méthode l’art de se tromper sans périr. Un proverbe disait <em>«Traverser la rivière en tâtant les pierres»</em>. Chaque réforme fut d’abord un pari local et révocable avant de devenir loi nationale. Shenzhen était un test, qu’on eût pu défaire s’il était non concluant. Pékin soutint à coups de subventions ses géants et liquida ses canards boiteux par dizaines de milliers, tranchant dans le vif sans saigner l’ensemble. De cette discipline naquit un apprentissage qui composait ses intérêts d’année en année — un cliquet du développement, où chaque réussite verrouille un cran et nul échec ne ramène au point de départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État avança là où nul n’osait, puis se retira là où chacun affluait — réversibilité dans sa forme la plus pure, où le soutien est un échafaudage qu’on démonte une fois le mur dressé. De cette retraite organisée naquit une puissante industrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La victoire qui s’évapore</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans beaucoup de pays du Sud, la victoire s’évapore. Quand une réussite survient, rien ne la retient. La mine exporte la richesse et abandonne une enclave au milieu du vide. Le chantier s’achève, les experts repartent, et le savoir-faire repart avec eux. Les flux financiers traversent le pays sans le transformer. Chaque ministre nouveau recommence à zéro, chaque consultant emporte sa compétence dans sa valise, chaque génération hérite d’un pays aussi démuni que celui reçu par la précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pis encore, ce qui réussit s’enfuit. Le médecin que le pays a formé soigne ailleurs. L’épargne nationale y compris les avoirs en devises des grandes entreprises finance les dettes du Nord. La rente quitte le territoire à la vitesse d’un virement. Le diplômé brillant prend l’avion. Tout ce qui monte cherche aussitôt la sortie, car le pays offre moins à qui réussit que l’exil ne lui promet. La fuite des capables et la fuite des capitaux racontent la même hémorragie, celle d’un territoire qui n’a aucun crochet pour retenir ce qu’il produit de meilleur. Le succès y reste réversible, faute d’un cliquet pour le verrouiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bon critère pour juger toute politique découle de là. Devant chaque projet, chaque prêt, chaque réforme, chaque investissement, une seule question devrait précéder toutes les autres, que restera-t-il comme capacité productive quand l’argent aura été dépensé ? Une bonne aide organise sa propre disparition. Une bonne dette crée plus de souveraineté qu’elle n’en prend. Un bon investissement laisse derrière lui autre chose qu’une facture, une photo inaugurale ou une statistique de croissance. Tout doit devenir capacité. Rien ne doit rester simple flux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance mesure ce qui passe ; le développement mesure ce qui reste. Ce qui passe peut enrichir une année, embellir un budget, relever une statistique. Ce qui reste transforme une nation. Là où rien ne reste, la croissance n’est qu’un mouvement. Là où quelque chose s’ancre, elle devient histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la plupart des pays du Sud, la croissance élève les agrégats sans transformer les vies. Elle augmente le PIB sans élargir les capacités. Elle affiche des taux flatteurs sans modifier la structure profonde de la dépendance. Elle peut provenir d’une rente, d’un cycle favorable des matières premières, d’un endettement extérieur ou d’une consommation importée. Elle devient développement seulement lorsqu’elle laisse derrière elle des compétences nationales, une épargne domestique mobilisable, une souveraineté productive. Les pays du Sud doivent donc cesser de chercher seulement la croissance. Ils doivent construire des capacités irréversibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute stratégie de développement devrait alors tenir en trois mots, amortisseurs, cliquets, ancrages. Les amortisseurs empêchent l’échec de devenir catastrophe. Les cliquets empêchent la réussite de revenir en arrière. Les ancrages empêchent les talents, les capitaux et les savoir-faire de quitter le pays au moment même où ils deviennent féconds.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gDGBdwBf8m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/embed/#?secret=9EELl0Y1tk#?secret=gDGBdwBf8m" data-secret="gDGBdwBf8m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Construire la réversibilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réversibilité s’organise, comme on dessine les règles d’une coopérative ou les statuts d’une mutuelle. Cent paysans seuls restent cent risques de ruine. Les mêmes cent paysans qui mettent leurs récoltes en commun forment un seul filet qui les porte tous. Là, le risque mortel est devenu supportable. La sécurité naît moins de l&rsquo;argent accumulé que de la manière dont on relie les gens entre eux. Et relier les hommes coûte moins cher que réparer leur ruine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois gestes fabriquent cette réversibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier est le partage du risque via des dispositifs, d’assurance publique, mutualisation locale, garanties, fonds de stabilisation, mécanismes de refinancement conditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième est la diversification économique. Une économie d’une seule culture, d’une seule mine, d’un seul port, d’une seule rente tombe tout entière d’un seul coup ; une économie tissée de mille activités faiblement liées encaisse les chocs sans s’effondrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième est le partage dans le temps – via des véhicules de stabilisation. Lorsque Youssouf, ou Joseph, lit le songe de Pharaon — sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres — il énonce que l’avenir doit être assuré par le présent. Engranger durant les années généreuses la provision des années <em>«stériles»</em>, c’est inventer le premier fonds de stabilisation de l’histoire humaine. Le premier acte de souveraineté économique consiste donc à empêcher le temps favorable de disparaître sans laisser de défense contre le temps hostile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gouvernance polycentrique offre à cette construction son architecture institutionnelle qui est de sortir du faux choix entre l’État central qui veut tout contrôler et la décentralisation désordonnée qui fragmente tout. Elle organise plusieurs centres de décision autonomes, reliés et capables d’apprendre les uns des autres. En reconnaissant les institutions locales, les règles coutumières, les savoirs communautaires et les capacités d’expérimentation régionale, elle transforme l’État en stratège, arbitre et catalyseur, plutôt qu’en monopole administratif sans intelligence. C’est une gouvernance par essais, corrections, contre-pouvoirs et diffusion des réussites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste alors le facteur de l’ancrage. Une nation ne peut se développer dans un environnement de sortie généralisée, où les capitaux partent, les cerveaux partent, les profits partent, les savoir-faire partent, les institutions recommencent. D’où cette économie encore à écrire, celle de l’ancrage, ou de la rétention des rendements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la pauvreté est une condition temporelle consistant à vivre dans un monde où le passé ne se répare pas, où le présent se consume sans s’accumuler, où l’avenir arrive, déjà amputé. Quant à la richesse, elle est cette architecture qui permet à une société de tomber sans se briser, d’essayer sans disparaître, de perdre sans tout perdre, de gagner sans voir sa victoire s’enfuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà pourquoi le droit de se tromper est probablement le plus grand impensé de la théorie économique du développement. Il est la condition de la fécondité du marché, du crédit, de l’investissement. Sans lui, le marché devient une arène où les faibles disparaissent. Le crédit devient une corde autour du cou. La réforme devient une roulette. Avec lui, l’économie redevient ce qu’elle aurait toujours dû être, une science de l’apprentissage humain sous contrainte de rareté</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au commencement, une nation n’était qu’une mémoire ; elle s’achève en un rapport au temps. Car se tromper n’est pas une faute contre le présent, c’est un emprunt sur l’avenir, qui suppose une société capable d’attendre que le temps lui donne tort ou raison. Rendre à un peuple le droit de se tromper, ce n’est donc pas lui pardonner son passé. C’est lui restituer son futur — le droit d’avoir, un jour, eu raison d’avoir osé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se développer, dès lors, c’est acheter la permission d’échouer sans périr. Rendez à un peuple le droit de se tromper, et vous lui rendez l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier</em>. </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NvpLoaWdZn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=KtX7BpBT9C#?secret=NvpLoaWdZn" data-secret="NvpLoaWdZn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie &#124; Que faire et par où commencer ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-que-faire-et-par-ou-commencer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment reconstruire la Tunisie, quand ses fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie fait face depuis au moins trois décennies à un défi de transformation socioéconomique et culturelle pour répondre aux attentes des Tunisiens. C’est encore la question centrale qui hante les esprits : Comment reconstruire, quand les fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue, entre la sclérose autoritaire et le chaos fragmenté de la transition post-2011&nbsp;? Une feuille de route pour sortir de la crise et se relancer… &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama *</strong></p>



<span id="more-18590989"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il arrive que nous prenions de la distance, un instant, pour porter un regard sur notre Tunisie. Lorsque les contingences courantes se dissipent, nous distinguons <em>«la forêt plutôt que l’arbre»</em>. La trame de fond réapparait, on perçoit l’âme d’une nation, on discerne qu’elle représente un cas exceptionnel parmi les autres nations et ce à travers une sédimentation humaine et culturelle qui s’est opérée depuis la nuit des temps. Les traditions, les langues et les architectures se superposent. On construit le <em>«nouveau»</em> sur les fondations de l’ancien. Les vagues humaines successives, jointes aux populations premières, apportent leurs propres sédiments (mots, saveurs, coutumes) qui finissent par se solidifier pour former une culture locale unique et foisonnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les influences extérieures ne sont pas simplement juxtaposées, elles fusionnent. C’est le passage de la<em> «coexistence»</em> à la transculturalité. C’est là que s’est forgée cette identité méditerranéenne, complétée ensuite par les différentes strates civilisationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi bien par sa situation géographique que par sa capacité de résilience, la Tunisie représente un pont entre les continents africain et européen. Quant à la sociologie et l’identité<strong>,</strong> le concept de la <em>«Tunisité»</em> ou <em>«Tunisianité»</em>, synthétise cette capacité unique de brassage humain et d’assimilation qui a créé une société extraordinairement axée sur la réviviscence et l’ouverture. On reprend des savoir-faire ou des philosophies de la vie pour les adapter aux enjeux contemporains. C’est un socle solide qui ne craint pas les vents de l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une longue tradition de réformisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réformisme en Tunisie a été une trajectoire rarissime dans sa sphère géographique d’Est en Ouest, marquée par une volonté précoce de concilier authenticité et modernité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques similitudes avec le tournant historique qu’illustre l’ère Meiji (1868-1912), une période charnière pour le Japon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même le protectorat colonisateur qui interrompit cet élan, la Tunisie avait lancé des réformes radicales pour moderniser ses institutions.&nbsp;Sous Mohammed Bey, le Pacte Fondamental (1857)garantissait pour la première fois la liberté de culte et l’égalité devant la loi pour tous les citoyens, sans distinction de religion. La Tunisie devient le premier pays du monde dit arabe à se doter d’une constitution (1861), limitant le pouvoir absolu du Bey. Khaireddine Pacha fonda le Collège Sadiki en 1875. Cette institution devient la pépinière d&rsquo;une nouvelle élite, bilingue et ouverte sur les sciences modernes, qui portera plus tard le mouvement national.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début XX<sup>e</sup> siècle, les <em>«Jeunes Tunisiens»</em> réclamèrent une réforme profonde du systèmecolonial pour obtenir l’égalité des droits et militèrent pour l’éducation des masses et la modernisation de la justice et de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’indépendance, le nouvel État indépendant privilégia l’éducation et les droits sociaux (Le Code du statut personnel en 1956, un investissement massif dans l’éducation…).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le défi de la transformation structurelle  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le pays fait face depuis au moins trois décennies à un défi de transformation socioéconomique et culturelle pour répondre aux attentes des Tunisiens. C’est encore la question centrale qui hante les esprits : Comment reconstruire, quand les fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue, entre la sclérose autoritaire et le chaos fragmenté de la transition post-2011&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour s’affranchir et se relever de ces <em>«systèmes autodestructeurs»</em>, le pays pourrait actionner trois leviers de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Réhabiliter l’État stratège</em> : sortir du court-termisme pour redonner à l’administration son rôle de planificateur. Cela passe par une réforme de la fonction publique et une lutte réelle contre l’économie de rente qui étouffe l’initiative&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. Miser sur le capital humain par un retour aux sources&nbsp;:</em> la seule véritable richesse de la Tunisie a toujours été son intelligence (<em>«matière grise»)</em>. Relancer la dynamique du système éducatif est l’unique moyen de recréer une classe moyenne (décimée) capable de porter un projet de société soudée et ouverte sur les défis du monde&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Réconcilier l&rsquo;identité et la modernité</em> : cesser les guerres idéologiques stériles qui n’ont provoqué que des occasions manquées. Le réformisme tunisien a toujours réussi quand il a su marier ses racines méditerranéennes et arabo-africaines avec une vision universelle des droits et du progrès&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. Décentraliser l’économie :</em> la Tunisie exige une valorisation des régions pour transformer des zones de tension en pôles de production.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau contrat social entre État et citoyens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la Tunisie possède une capacité de <em>«résilience silencieuse»</em>, celle-ci risque de s’épuiser faute de sursaut salvateur. La boussole ne pourra être retrouvée que si un nouveau contrat social clair est établi entre l’État et les citoyens. Le double blocage crée un effet de ciseau : l’asphyxie financière réduit la marge de manœuvre de l’État, tandis que le mode de gouvernance, caractérisé par une concentration des pouvoirs, peine à générer les réformes structurelles nécessaires. Surtout que le pays navigue dans une zone de haute turbulence financière, marquée par un isolement relatif sur les marchés internationaux. Cela s’est traduit par une croissance anémique<strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie a enregistré une croissance de 2,5 % en 2025 selon l’Institut national de la statistique (INS), mais elle reste insuffisante pour réduire le chômage ou stabiliser durablement le pouvoir d&rsquo;achat. On constate une dépendance au financement intérieur. L’État sollicite massivement les banques locales et la Banque centrale, ce qui risque d’<em>«évincer»</em> le crédit au secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a certes une esquisse timide d’amélioration mais elle est fragile,l’agence Fitch Ratings a relevé la note de la Tunisie à «B-» en septembre 2025, saluant une réduction du déficit courant, il convient de le préciser, grâce aux recettes touristiques et aux transferts des Tunisiens à l’étranger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mode de gouvernance centralisé a épuisé ses effets, il soulève des défis quant à l’élaboration d’une vision économique de long terme. Il y a un manque de prévisibilité un climat d’incertitude pour les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les mesures ponctuelles (sauvetage d’entreprises publiques, budgets de salaires en hausse de 3,6 % pour 2026) ne parviennent pas à engager la grande transformation économique espérée, ce sont plutôt les urgences contre le structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays se trouve à la croisée des chemins, avec une reprise qui dépendra de facteurs externes et de la capacité à rétablir une boussole claire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prévisions du FMI anticipent une croissance de 2,1 % pour 2026, signe d’un ralentissement par rapport à 2025. Les défis sont persistants notamment concernant la vulnérabilité aux chocs climatiques (sècheresse) et l’endettement public record (autour de 90 % du PIB) restent des menaces majeures pour la stabilité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contrat de confiance entre Etat et société civile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à tous ces défis, un contrat de confiance est vivement sollicité. Sans un consensus minimal avec les corps intermédiaires (syndicats, patronat, société civile), aucune réforme structurelle — aussi techniquement parfaite soit-elle — ne pourra être acceptée ou appliquée sur le terrain. Cela repose sur une communication claire, une fermeté bienveillante et la connexion plutôt que la contrainte. Il est crucial d&rsquo;adopter une posture calme, de donner des consignes positives et précises à la fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que ce dialogue ne soit pas une simple formalité, mais le moteur d’une vision d’avenir, il devrait s’articuler autour de trois chantiers prioritaires :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Un Pacte de productivité et de soutien.</em> Le dialogue social va au-delà de la question des salaires. Il doit devenir un échange : modernisation de l’outil de production et flexibilité contre garanties de protection sociale (santé, transport, chômage). L’idée est de sortir de la logique de confrontation pour entrer dans une logique de co-construction de la valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. La planification économique de «territoires»</em>. Une vision adaptée à tous les niveaux signifie qu’on ne peut plus décider de tout depuis Tunis. Le dialogue doit inclure les forces vives régionales pour identifier les spécialisations par zone (énergies renouvelables au Sud, industries mécaniques au Sahel, agro-technologie au Nord-Ouest). Cela permet de créer des opportunités là où se trouve la jeunesse, freinant ainsi l’exode, l’expatriation et le découragement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. La réforme de l’école et de la formation</em>. C’est le choix d’avenir par excellence. Le dialogue avec les corps intermédiaires doit impérativement intégrer les acteurs de l’éducation pour aligner, sur 10 ans, les compétences des jeunes avec les besoins de l’économie de demain (numérique, transition écologique). C’est le seul moyen de recréer l’ascenseur social.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. La transparence comme boussole</em>. Pour que tous les niveaux de la société adhèrent, l’État doit jouer la carte de la vérité sur les chiffres de la dette et des finances publiques. Ce n’est qu’à travers cette clarté que les efforts demandés peuvent être compris et que les fruits de la croissance future peuvent être équitablement répartis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un nouveau collectif de la société civile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a déjà prouvé par le passé qu’elle est capable de générer des solutions par le dialogue. L’émergence d’un nouveau collectif de la société civile, indépendant des clivages partisans et des appareils traditionnels (parfois perçus comme trop rigides ou accrochés à une forme de clientélisme), semble être la clé pour briser l’immobilisme. Pour que ce collectif, réussisse cette<em> «approche chirurgicale»</em>, il devrait s&rsquo;appuyer sur trois piliers de crédibilité :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Une expertise de «terrain» et technocratique entrecroisées</em>. Contrairement aux think-tanks classiques, ce collectif doit réunir des praticiens de l’économie (entrepreneurs, agriculteurs, ingénieurs), des universitaires et des acteurs associatifs régionaux. Cette mixité permet de proposer des solutions qui ne sont pas seulement théoriques, mais applicables immédiatement au niveau local.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. Une méthode : le «diagnostic partagé»</em>. La paralysie vient souvent du fait que chaque acteur a sa propre version de la situation. Le collectif doit imposer un audit de vérité sur les comptes de l’État et des entreprises publiques. Une fois les chiffres acceptés par tous, la marge de discussion sur les <em>«sacrifices»</em> et les <em>«investissements»</em> devient rationnelle et non plus émotionnelle ou idéologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3<em>. Le collectif pourrait structurer son action autour des axes d’une «sortie planifiée»</em>, et permettrait de porter une vision d’avenir&nbsp;: sécurité alimentaire et énergétique par une transition verte massive (solaire, hydraulique), créatrice d’emplois locaux, suppression des rentes de situation par la digitalisation radicale de l’administration, libérant ainsi l’initiative privée des jeunes, transformation des subventions universelles (souvent inefficaces) en aides directes ciblées sur les familles les plus précaires, tout en finançant un plan d’urgence pour l&rsquo;école publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal obstacle pour un tel collectif reste sa tolérance par la bureaucratie en place et sa capacité à ne pas être récupéré politiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la force de la société civile a toujours été sa capacité à s’unir dans les moments de péril imminent. C’est une approche à la fois stratégique et rationaliste. En se positionnant comme un mécanisme de proposition consultative, ce collectif ne cherche pas de conflit frontal, mais utilise la puissance de l’expertise et de l’adhésion citoyenne pour rendre ses solutions incontournables et admises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <em>«prescrire»</em> ce nouveau contrat social sans passer par la contrainte politique classique, le collectif doit transformer la réflexion technique en une exigence citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois leviers pourraient être actionnés pour réussir ce pari :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. La légitimité de l’évidence</em> : en produisant des études chiffrées, sourcées et sans idéologie, le collectif place les décideurs devant leurs responsabilités. Quand une solution est techniquement imparable et socialement juste, ne pas l’appliquer se traduit par un coût politique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. La pédagogie de masse</em> : ce nouveau contrat social ne doit pas rester dans les lieux fermés. Il doit être communiqué. Si le citoyen comprend qu’une réforme (même difficile) garantit l’avenir de ses enfants ou la baisse de l’inflation à moyen terme, il devient le premier défenseur du collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Le rôle de «médiateur» </em>: ce collectif peut servir de passerelle. Il offrirait une porte de sortie honorable à toutes les parties, basée sur l’intérêt national plutôt que sur les intérêts corporatistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche permettrait de briser le <em>«centralisme bureaucratique»</em> qui a démontré son échec en Tunisie. Un <em>«Livre Blanc»</em> serait publié, il ne consiste pas seulement à aligner des statistiques, mais à réaliser un électrochoc de vérité. En dissipant le brouillard des chiffres, souvent perçus comme opaques ou embellis, le collectif installe d’emblée sa crédibilité scientifique et son indépendance. Ce document devrait être le miroir sans complaisance de la Tunisie, structuré autour de la vérité financière, en dressant l’inventaire réel de la dette publique, de la situation des entreprises étatiques et des réserves de change. C’est le préalable pour que chaque Tunisien comprenne l&rsquo;urgence des réformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la vérité sociale, il s’agirait de mesurer le coût réel de la vie, l’état de dégradation des services publics (santé, transport, école) et le niveau de précarité des classes moyennes, souvent les grandes oubliées des statistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité du potentiel gâché devrait être chiffré, ce que l’économie perd chaque année à cause de la corruption, de la bureaucratie et de l’économie informelle. Cela permettrait de transformer la frustration en une volonté de changement productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>«Livre Blanc»</em> serait ensuite soumis à l’épreuve du terrain. Ces assises ne sont pas des réunions de doléances, mais des ateliers de solutions locales par l’identification des verrous (pourquoi tel projet agricole à tel endroit ou telle usine sont bloqués ?), la valorisation des spécificités, en transformant chaque région en un pôle de compétitivité (tourisme médical, énergies propres, artisanat d’exportation…), faire des acteurs locaux (agriculteurs, diplômés chômeurs, entrepreneurs) des co-auteurs du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégrité et l’absence d’ambition politique de ce noyau d’experts garantiraient que le diagnostic sera reçu comme une <em>«vérité sur l’état des lieux»</em> et non comme une opinion partisane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de cette équipe (économistes, sociologues, statisticiens) résiderait dans l’impartialité des données, en utilisant des méthodologies internationales incontestables, ils ôtent tout argument de manipulation. Le statisticien apporte la rigueur, l’économiste la viabilité, et le sociologue l’acceptabilité humaine. C’est cette synthèse qui manque cruellement. Leur réputation d’experts désintéressés protège le collectif contre les tentatives de décrédibilisation. La clause d’inéligibilité volontaire (par exemple sur une période de 5 à 10 ans) est l’acte qui sépare l’expertise de l’attentisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le maillon nécessaire des expatriés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’inclusion des expatriés est le maillon nécessaire pour parfaire cette <em>«synthèse tunisienne»</em>. Ces experts expatriés sont souvent les gardiens des standards de performance mondiaux et possèdent un recul critique que le quotidien tunisien peut parfois embrumer. Leur intégration dans ce noyau dur apporte des avantages stratégiques, dont le transfert de <em>«best practices»</em>. Qu’il s&rsquo;agisse de gestion de la dette, de transition énergétique ou de réforme de la santé, ils ont vu ce qui fonctionne ailleurs. Ils peuvent adapter ces modèles aux spécificités locales pour éviter à la Tunisie de <em>«réinventer la roue»</em> avec des méthodes obsolètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces figures occupent souvent des postes clés dans de grandes institutions internationales ou des centres de recherche. Leur présence au sein du collectif rassure les marchés et facilite l’accès à des expertises de pointe souvent inaccessibles. Vivant à l’extérieur des circuits de pouvoir locaux, ils renforcent la garantie d’indépendance du groupe. Ils n’ont aucun lien d’intérêt avec l’administration ou les lobbys de rente tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu serait de créer une osmose, les experts résidents apporteraient la connaissance viscérale du terrain et de l’administration, tandis que les experts tunisiens exerçant à l’étranger injecteraient l’exigence et la rigueur des normes internationales. Ensemble, ils formeraient une équipe capable de rédiger un Livre Blanc d’une crédibilité mondiale. L’objectif serait de créer un processus <em>«ascendant»</em> où la légitimité naîtrait de la compétence reconnue et non d’une nomination administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En commençant par le social, le collectif toucherait au quotidien des Tunisiens tout en posant les bases d&rsquo;une réforme financière rigoureuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calcul du coût de l’inaction d’ici 2030 serait utile, il agirait comme un électrochoc rationnel qui transforme l’apathie en urgence nationale. Il y a une réalité comptable immuable&nbsp;: réformer coûte cher, mais ne rien faire coûte infiniment plus. Ce chapitre du Livre Blanc devrait chiffrer le coût de&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; la «Génération Perdue» (Éducation)</em><strong> :</strong> calculer la perte de PIB sur 10 ans due au décrochage scolaire et à l’inadéquation des diplômes. Si 100 000 jeunes quittent l’école chaque année sans qualification, quel est le manque à gagner en productivité et le coût en sécurité sociale/chômage en 2030 ?;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; l’hémorragie du capital santé :</em> chiffrer le coût pour l’État de le départ massif à l’étranger des médecins et des cadres de santé (investissement de formation perdu au profit de l’étranger) combiné à la dégradation des hôpitaux. Quel sera le prix à payer pour importer des soins ou gérer des crises sanitaires avec un système exsangue dans 5 ans ?;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; l’impact sur la souveraineté financière</em>&nbsp;: démontrer que sans réforme profonde du service public, la part du budget dévorée par les <em>«pansements»</em> (subventions inefficaces, gestion de l’urgence) rendra le pays totalement dépendant de l’aide extérieure pour sa simple survie quotidienne d’ici 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est dépourvue de toute prétention, elle tente simplement de favoriser un échange authentique et serein, permettant une communication honnête et constructive. C’est exactement ce qui permet de passer d’un débat en sourdine à une véritable intelligence collective. En retirant l’enjeu du <em>«qui a raison»</em>, on libère de l’espace pour que les idées se libèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Essayiste et écrivain. &nbsp;</em></p>
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		<title>Tunisie &#124; Projet de loi pour alléger le temps scolaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/18/tunisie-projet-de-loi-pour-alleger-le-temps-scolaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 11:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[heure unique]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Zahrouni]]></category>
		<category><![CDATA[séance unique]]></category>
		<category><![CDATA[temps scolaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Proposition de loi n°097/2025 relative à l’organisation du travail scolaire selon le système de la séance unique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un groupe de députés tunisiens a récemment présenté la proposition de loi n°097/2025, relative à l’organisation du travail scolaire selon le système de la séance</em></strong> <strong><em>unique, a rapporté <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1449018/%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B1%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%86-%D9%85%D9%82%D8%AA%D8%B1%D8%AD-%D9%82%D8%A7%D9%86%D9%88%D9%86-%D9%84%D8%AD%D9%88%D9%83%D9%85%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B2%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AF%D8%B1%D8%B3%D9%8A-%D9%88%D8%AA%D8%AD%D8%B0%D9%8A%D8%B1-%D9%85%D9%86-%D8%AA%D8%AF%D8%A7%D8%B9%D9%8A%D8%A7%D8%AA%D9%87" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a> ce lundi 18 août 2025.</em></strong></p>



<span id="more-17278578"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de loi composé de 7 articles vise à alléger la charge quotidienne des élèves en proposant l’adoption d’un système de la séance unique dans les établissements publics, sur une période continue (matin ou après-midi) ne dépassant pas cinq heures par jour, sans interruption entre les deux périodes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte, qui prévoit des activités optionnelles complémentaires pouvant être intégrées en dehors de ce créneau, suggère une mise en œuvre progressive, d’abord dans les écoles primaires, puis les collèges, et enfin les lycées, en priorisant les zones rurales et les régions confrontées à des difficultés de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps hebdomadaire serait limité à 5 heures par jour pour le primaire, soit un maximum de 25 heures par semaine, et 30 heures par semaine sur 5 jours pour le secondaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les députés à l’origine de la proposition sont Rim Saghir, Rachdi Rouissi, Asma Darwish, Yasser Qarari, Nejib Akrimi, Basma Hammami, Maha Amer, Zina Jeballah, Mustapha Boubakri, Mohamed Ben Hussein, Imed Awlad Jabril, Fakhreddine Fadhloun et Chafik Ezzedine Zaafouri. Ils ont expliqué que leur initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme du temps scolaire, dans le but de réduire le décrochage scolaire, d’améliorer la qualité de vie dans les établissements et de permettre aux élèves de se concentrer davantage et de pratiquer des activités complémentaires. L’organisation proposée pourrait aider à optimiser la consommation d’énergie et les conditions de travail du personnel éducatif, estiment-ils aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et élèves, a rappelé qu’après le dialogue de 2011, les experts avaient reconnu que le temps scolaire actuel est épuisant pour les élèves, et qu’il est nécessaire de le réduire pour créer du temps social propice aux loisirs. Il a cependant averti que le passage au système de la séance unique proposé par les députés sans évaluer les moyens disponibles ni l’impact sur le programme et la répartition des heures par matière risquerait de créer un déséquilibre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la priorité devrait être donnée à la mise en œuvre du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, plutôt qu’à la multiplication des initiatives législatives qui pourraient transformer l’école tunisienne en laboratoire d’expériences non maîtrisées et aux résultats incertains.</p>
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		<title>Forum à Tunis sur la réforme de la sécurité en Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/forum-a-tunis-sur-la-reforme-de-la-securite-en-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 08:53:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Badreddine El Harti]]></category>
		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations-Unies]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17099113</guid>

					<description><![CDATA[<p>Forum de deux jours à Tunis sur la réforme du secteur de la sécurité nationale en Libye.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/forum-a-tunis-sur-la-reforme-de-la-securite-en-libye/">Forum à Tunis sur la réforme de la sécurité en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des membres de la Chambre des représentants libyenne, ainsi que de hauts responsables de la sécurité et de la défense, se sont réunis à Tunis pour un forum de deux jours, les 22 et 23 juillet 2025, consacré au renforcement du rôle du législateur dans la réforme du secteur de la sécurité nationale en Libye.</em></strong></p>



<span id="more-17099113"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative a été organisée et facilitée par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), qui l’a annoncée sur son <a href="https://unsmil.unmissions.org/ar/%D8%A8%D8%B1%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%86%D9%8A%D9%88%D9%86-%D9%88%D9%82%D9%8A%D8%A7%D8%AF%D8%A7%D8%AA-%D8%B9%D8%B3%D9%83%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D9%88%D8%A3%D9%85%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D9%8A%D9%86%D8%A7%D9%82%D8%B4%D9%88%D9%86-%D8%AA%D8%B9%D8%B2%D9%8A%D8%B2-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%88%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%B4%D8%B1%D9%8A%D8%B9%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D8%B4%D8%A4%D9%88%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%82%D9%88%D9%85%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%84%D9%8A%D8%A8%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site web</a>, avec la contribution technique de la Force permanente des Nations Unies pour la réforme du secteur de la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a analysé en profondeur les lacunes de la législation actuelle, soulignant la nécessité de réformes globales capables de répondre à l’évolution du contexte sécuritaire du pays. Les priorités identifiées comprenaient le renforcement du contrôle aux frontières et l’adaptation du cadre réglementaire de la sécurité et de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la réunion, plusieurs initiatives nationales déjà en cours ont été présentées, notamment l’élaboration d&rsquo;un code de conduite pour le personnel militaire et des forces de l’ordre, le relèvement de l’âge minimum de recrutement, la révision de la loi sur la police et le renforcement des mesures de sécurité aux frontières terrestres. Ces mesures sont considérées comme essentielles pour bâtir des institutions plus professionnelles, efficaces et réactives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième journée s’est concentrée sur la sécurité des élections, les participants soulignant l’urgente nécessité de mettre à jour la législation protégeant le processus électoral afin de garantir des élections transparentes et sécurisées, quelle que soit leur nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Manul a également présenté un aperçu des risques liés à la désinformation, soulignant la nécessité d’une réponse législative adaptée à l’évolution de l’écosystème numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, à un moment crucial de la transition libyenne, un plan d’action visant à renforcer le rôle de la Chambre des représentants dans la réforme du secteur de la sécurité a été discuté. Ce plan, largement soutenu, prévoit la création de sous-commissions parlementaires spécialisées chargées d’examiner et de mettre à jour la législation existante, en collaboration avec des experts nationaux et internationaux, sous la supervision technique de la Manul.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce dialogue entre les institutions libyennes constitue une étape fondamentale vers le renforcement de l’État de droit et la consolidation des relations entre les pouvoirs exécutif et législatif et jette les bases d&rsquo;une paix durable et d&rsquo;une consolidation de l&rsquo;État»</em>, a déclaré Badreddine El Harti, chef du service des institutions de sécurité de la Manul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine réunion est prévue pour la deuxième quinzaine de septembre. La Mission des Nations Unies supervisera sa préparation et coordonnera avec les partenaires internationaux la mise en œuvre du plan d’action discuté à Tunis.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/forum-a-tunis-sur-la-reforme-de-la-securite-en-libye/">Forum à Tunis sur la réforme de la sécurité en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Réforme de l’enseignement, la vision d’une enseignante</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/reforme-de-lenseignement-la-vision-dune-enseignante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:41:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Olfa Rhymy Abdelwahed]]></category>
		<category><![CDATA[programmes]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le constat est là, implacable, têtu, effrayant: et les enseignants, et leurs élèves ne sont pas heureux à l’école. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/reforme-de-lenseignement-la-vision-dune-enseignante/">Réforme de l’enseignement, la vision d’une enseignante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le constat est là, implacable, têtu, effrayant: et les enseignants, et leurs élèves ne sont pas heureux à l’école. Ils sont tous les deux déprimés et extrêmement malheureux. Si cette sonnette d’alarme ne vous inquiète pas, ne soyez pas inquiétés par l’effondrement de tout un pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Olfa Rhymy Abdelwahed *</strong></p>



<span id="more-14776238"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy.jpg" alt="" class="wp-image-14496039" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Olfa-Rhymy-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de prendre le temps de lire ce que les élèves ont gravé sur leurs pupitres, vous découvrirez l’étendue de leur détresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d’abord je ne prône aucune réforme, car toutes réformes viseraient les symptômes du mal et non ses racines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis pour une révolution profonde et intrinsèque. Un chambardement&nbsp; total du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic est là, implacable, sans recours. Le pronostic vital de l’acte éducatif est engagé. Nous sommes dans une espèce de fuite vers l’avant qui ne mènerait qu’à plus de désarroi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Aucune commission, aucun think tank ni cellule de crise ne saurait établir un bon constat s’ils ne sont pas dans l’œil du cyclone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je peux prétendre que seuls mes collègues enseignants, qui sont amenés, chaque jour, à côtoyer les apprenants et à manipuler les programmes, peuvent évaluer l’état des lieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première question que je pose chaque jour est celle-ci: Est-ce que les élèves sont&nbsp; épanouis à l’école? Est-ce qu’ils aiment ce qu’ont leur sert? Est-ce que les enseignants sont comblés par leur mission?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos élèves n’aiment pas l’école et n’y sont aucunement épanouis, leurs professeurs encore moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inutile de mettre des mots sur les maux de l’enseignement. Nous les connaissons tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une infrastructure digne du moyen-âge. Des salles de classe insalubres. Manque de moyens et de matériel affligeant. Pas de verdure. Des bâtiments austères où on a jugé bon de transcrire des anathèmes sur les murs histoire d’imposer la morale. Aucune activité ni distraction n’est proposée. Pas de clubs, ni de sorties en groupe. À penser que l’école est une espèce de punition ou de&nbsp; purgatoire où l’on se doit de souffrir pour se purifier et aboutir à la salvation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de moyens, me direz-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accordé, dirai-je.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais alors, ces programmes longs, compliqués, ennuyeux et ternes sont la faute à qui?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi l’élève a-t-il l’impression qu’il est constamment piégé? Il ne s’agit plus d’apprendre à déceler les astuces et les résoudre, mais de déjouer les attrape-nigauds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi l’élève a-t-il l’impression qu’il est constamment traqué et mis à rude épreuve&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="acmDIBQawi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/une-vision-de-la-reforme-de-lenseignement-en-tunisie/">Une vision de la réforme de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Une vision de la réforme de l&rsquo;enseignement en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/une-vision-de-la-reforme-de-lenseignement-en-tunisie/embed/#?secret=93NTG1UwZf#?secret=acmDIBQawi" data-secret="acmDIBQawi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les professeurs sont amenés à inculquer des programmes conçus ailleurs et parachutés de je ne sais quelle orbite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre chausse-trappe sont ces coefficients des matières qui partent dans tous les sens et qui n’obéissent à aucune logique, mettant l’élève dans l’obligation de se concentrer sur des matières aux dépens d’autres. Vous trouverez, ainsi, un élève de section technique ou informatique qui ne sait pas formuler une phrase correcte ou soutenir une conversation en arabe ou en français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des programmes qui vous noient dans la théorie et l’abstrait, qui n’incitent pas à la pensée critique ni à la créativité ni à l’épanouissement des dons individuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bourrage de crâne et un gavage d’oies par des notions qui s’évaporeront une heure après l’interrogation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des écoles sans assistance sociale, ni psychologique, ni médicale ni rien. Des adolescents livrés aux aléas de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des enfants aux regards de déportés ou de détenus assis de longues heures à des pupitres sur lesquels ils ont gravé leurs douleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des enseignants débordés, accablés qui doivent s’oublier le temps d’une année scolaire pour faire office de parent, de psychologue, de médecin, d’avocat, d’ami, de soutien moral et souvent matériel. Des professeurs tout aussi désemparés, mais dignes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je propose que l’Etat s’implique avec les moyens qui lui sont propres pour sauver l’enseignement qui reste une question de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne révisez pas les programmes. Changez les radicalement de façon qu’ils soient plus adaptés à l’ère moderne, qu’ils soient plus intéressants, plus motivants et attractifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous ne pouvez pas rénover les établissements, au moins plantez des arbres et des fleurs et faites que l’environnement éducatif soit plus agréable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Allégez les programmes, aérez-les. Faites qu’ils soient attrayants, captivants et instructifs. Favorisez la qualité de l’information sur la quantité ingurgitée. Unifiez les coefficients mais donnez une place prépondérante à la lecture. La majorité de nos bacheliers n’ont jamais lu un livre. C’est l’avenir de tout un pays qui est mis en jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habituez vos jeunes au travail de groupe. À l’échange et l’interactivité. Ils seront de bons citoyens. Intercalez l’environnement et le civisme dans le programme. La vie n’est pas faite que de mathématiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Unifiez l’enseignement. Il n’y a pas un élève plus futé qu’un autre. Il y a des intelligences multiples propres à chacun et c’est le rôle de l’enseignement de les détecter. La <em>«ghettoisation»</em> de l’intelligence est la chose la plus cruelle et la plus méprisable qu’un pays a fait subir à ses enfants et leurs parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libérez-les après-midis pour qu’ils puissent réviser où pratiquer une activité de leurs choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagnez les élèves psychologiquement si nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Impliquez les parents même contre leur gré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Collectez des fonds pour le développement de l’école. Les banques et les grosses boîtes tout comme les particuliers doivent s’y mettre. Tous les acteurs économiques doivent apporter leur soutien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Consacrez-leur un temps d’écoute et de dialogue. Ce ne sont pas des machines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cessez de créer de clivages entre les professeurs et les élèves. C’est avec nous qu’ils passent le plus clair de leurs journées. Nous sommes sur la même rive. Leur succès est le nôtre, leur échec aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combattez vigoureusement le passage automatique de classes. Tolérance zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attaquez les lobbies des manuels parascolaires dont les intérêts financiers colossaux font qu’ils s’opposent à toutes réformes des programmes. Histoire de vendre chaque année encore plus de titres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faites que les enseignants vivent dignement.<em>&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignante.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JQk4qj4ju8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/tunisie-la-reforme-de-leducation-entre-urgence-et-perte-de-temps/">Tunisie : la réforme de l’éducation entre urgence et perte de temps </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la réforme de l’éducation entre urgence et perte de temps  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/tunisie-la-reforme-de-leducation-entre-urgence-et-perte-de-temps/embed/#?secret=W5d1c8KEWh#?secret=JQk4qj4ju8" data-secret="JQk4qj4ju8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/02/reforme-de-lenseignement-la-vision-dune-enseignante/">Réforme de l’enseignement, la vision d’une enseignante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : la réforme de l’éducation entre urgence et perte de temps </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/tunisie-la-reforme-de-leducation-entre-urgence-et-perte-de-temps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2023 11:01:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[écoles pilotes]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
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		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La poursuite des palabres sur la réforme de l'éducation est une fuite en avant et un aveu d’incapacité à changer quoi que ce soit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/tunisie-la-reforme-de-leducation-entre-urgence-et-perte-de-temps/">Tunisie : la réforme de l’éducation entre urgence et perte de temps </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après de longs mois d&rsquo;attente, la consultation nationale sur la réforme du système éducatif a lancé sa plateforme le 15 septembre dernier. Mais quels changements cette énième consultation sur la réforme d’un système devenu obsolète peut-elle apporter ? </em></strong> <strong><em>Alors que l’état de l’éducation nationale est si catastrophique que la poursuite des palabres serait une fuite en avant et un aveu d’incapacité à changer quoi que ce soit.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Hssan Briki</strong></p>



<span id="more-10006755"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de cette consultation est d’engager tous les citoyens, des parents aux enseignants, en passant par les experts en éducation, dans un dialogue sur l’avenir de notre système éducatif. Cependant, se pose la question de l’apport attendu d’un public qui ne maîtrise pas forcément les subtilités des enjeux éducatifs complexes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La consultation s’articule autour de cinq axes majeurs, chacun abordant des aspects cruciaux. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier axe met l’accent sur l’éducation de la petite enfance et le rôle du soutien familial. Il pose des questions essentielles, telles que l’accès des enfants de 3 à 5 ans aux écoles maternelles, la possibilité de rendre cette étape obligatoire, et les attentes concernant ces établissements. La réflexion s’étend également à la préparation des enfants par les garderies scolaires à l’acquisition de connaissances. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième axe se penche sur les programmes d’enseignement, les méthodes d’évaluation, et l’organisation du temps scolaire. Il questionne la nécessité de réviser les programmes pour favoriser le développement des compétences et propose de repenser les méthodes d’évaluation pour refléter la maîtrise réelle des connaissances. De plus, il aborde la délicate question de la langue d’enseignement pour les matières scientifiques et l’organisation du temps scolaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième axe met en lumière la coordination entre les systèmes éducatifs, la formation professionnelle, et l’enseignement supérieur. Il s’interroge sur l’intégration des parcours éducatifs et la nécessité d’améliorer l’orientation scolaire. De plus, il interroge la satisfaction quant au système actuel d’orientation universitaire. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="prURHIQjJo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/10/un-paradoxe-tunisien-les-reformes-se-suivent-leducation-regresse/">Un paradoxe tunisien : les réformes se suivent, l’éducation régresse !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un paradoxe tunisien : les réformes se suivent, l’éducation régresse ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/10/un-paradoxe-tunisien-les-reformes-se-suivent-leducation-regresse/embed/#?secret=xVTPqa8aiO#?secret=prURHIQjJo" data-secret="prURHIQjJo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième axe se penche sur la qualité de l’enseignement et l’impact de la technologie numérique. Il explore les possibilités de renforcement des établissements éducatifs et les mécanismes de leur financement, ainsi que le choix des systèmes d’examens nationaux. Cette réflexion inclut également une interrogation sur la pertinence du maintien des écoles pilotes et des instituts modèles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le cinquième axe aborde l’égalité des chances et l’apprentissage tout au long de la vie. Et se préoccupe de garantir le droit à l’éducation pour les personnes ayant des besoins spéciaux, de la manière d’enseigner aux analphabètes, et de la pertinence des cours de soutien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette consultation couvre ainsi une gamme diversifiée de sujets cruciaux pour l’avenir de notre système éducatif.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Complexité, accessibilité, et pertinence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indéniable que ces cinq axes traitent de questions cruciales pour notre système éducatif. Cependant, il semble davantage se présenter comme un sondage des tendances de l’opinion publique plutôt que comme une véritable consultation, cela se manifeste notamment dans le premier axe, où l’on se contente de poser des questions sur les raisons du phénomène, sans offrir de propositions de solutions ou de choix quant à la manière de traiter ces questions. Cette approche limite la portée de la consultation en ne permettant pas aux citoyens de contribuer activement à la formulation de solutions concrètes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, la complexité des axes abordés rend cette consultation peu accessible pour les citoyens lambda. Les questions posées, telles que l’examen des programmes favorisant l’acquisition de connaissances ou la création d’un modèle pédagogique innovant, semblent relever davantage de la recherche en pédagogie ou de l’expertise des sociologues que de la compréhension et de la contribution potentielles des enseignants ou des citoyens ordinaires. Une consultation réussie devrait être formulée de manière à ce que tous puissent y participer de manière significative, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il y a le risque que les réponses proposées ne répondent pas toujours adéquatement aux questions posées. Par exemple, proposer <em>«la numérisation»</em> comme une méthode d’enseignement semble déconnecté de la question portant sur la création d’un nouveau modèle pédagogique recherché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les réponses seront souvent formulées de manière générale et peu claire, comme <em>«l’inspiration d&rsquo;autres expériences»</em> ou <em>«l’encouragement de l’auto-apprentissage»</em>, sans fournir de détails concrets sur la manière dont ces idées pourraient être mises en œuvre.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Regard sur les expériences des autres pays&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte international, de nombreux pays, tels que la Finlande, le Canada et la Nouvelle-Zélande, adoptent des méthodes ciblées pour chaque partie prenante liée à l’enseignement en fonction de sa position. Ils organisent des ateliers de discussion avec les citoyens pour débattre des questions éducatives, ce qui permet de recueillir une variété de perspectives. Parallèlement, des ateliers de discussion distincts sont organisés pour les chercheurs et les experts, notamment les sociologues, afin de favoriser un échange d’idées plus approfondi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, l’utilisation de sondages publics est une pratique courante pour collecter des données. Les questions posées sont simples et claires, visant à mieux comprendre les tendances générales et à organiser les priorités en vue d’adopter une réforme répondant aux besoins essentiels et aux attentes du public. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, il aurait peut-être été plus pertinent et, surtout, plus utile et plus efficace, de procéder à une synthèse des consultations et des enquêtes déjà réalisées sur la réforme de l’enseignement qui dorment dans les tiroirs du ministre de l’Education. Et les soumettre à l’examen d’experts qui auraient pour mission de traduire les recommandations et propositions en mesures concrètes et en actions susceptibles d’être mises en route dans les meilleurs délais. Car l’état de l’éducation nationale est si catastrophique que la poursuite des palabres à n’en plus finir serait une fuite en avant et un aveu d’incapacité à changer quoi que ce soit.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yfHwtypoiZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/12/tunisie-une-enieme-reforme-de-leducation-pour-quoi-faire/">Tunisie : une énième réforme de l’éducation pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : une énième réforme de l’éducation pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/12/tunisie-une-enieme-reforme-de-leducation-pour-quoi-faire/embed/#?secret=ntNA5kj6mp#?secret=yfHwtypoiZ" data-secret="yfHwtypoiZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/03/tunisie-la-reforme-de-leducation-entre-urgence-et-perte-de-temps/">Tunisie : la réforme de l’éducation entre urgence et perte de temps </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une énième réforme de l’éducation pour quoi faire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2023 06:47:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Belhaj Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Chaibi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ali Boughdiri]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Boukthir]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Ben Neji]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une énième consultation sur la réforme de l'éducation est-elle vraiment utile ou urgente en Tunisie ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/12/tunisie-une-enieme-reforme-de-leducation-pour-quoi-faire/">Tunisie : une énième réforme de l’éducation pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Tunisie, les consultations sur la réforme de l’éducation se suivent et se ressemblent. Inutilement, puisqu’elles sont rarement suivies d’effet. Entretemps, le système éducatif s’enfonce dans la crise, l’abandon scolaire grossit les rangs des chômeurs et des délinquants, et le niveau des diplômes du supérieur pique du nez. Cherchez l’erreur ! </em></strong> </p>



<span id="more-9756204"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La consultation nationale sur la réforme de l’éducation est l’une des consultations les plus importantes de l’histoire de la Tunisie»</em>, a souligné lundi soir le président Kaïs Saïed, ajoutant que <em>«ce n’est pas une exagération car elle concerne l’avenir du peuple tunisien et celui de l’éducation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’exprimait lundi 11 septembre 2023 lors d’une réunion au Palais de Carthage avec le ministre de l’Education Mohamed Ali Boughdiri, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Moncef Boukthir, le ministre des Technologies de la communication Nizar Ben Neji, le ministre des Affaires religieuses Ibrahim Chaibi et la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfant et des Personnes âgées Amel Belhaj Moussa.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il n’y aura pas d’avenir pour nous sans une éducation nationale et une éducation basée sur un ensemble de réformes après l’échec des soi-disant réformes introduites ces dernières années et celles qui les ont précédées»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Saïed a expliqué que la consultation s’adresse à tous les Tunisiens et pas seulement aux éducateurs ; <em>«c’est une consultation nationale ouverte à tous ceux qui souhaitent y participer»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné la nécessité de protéger le processus de réforme après la consultation et la création du Conseil de l’enseignement supérieur avec tous les éléments de succès. <em>«Toute erreur commise dans une réforme ne peut être corrigée qu’après des décennies»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a souligné que l’État tunisien n’abandonnera pas l’enseignement public et œuvre pour garantir le droit à l’éducation pour tous sur une base égale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a déclaré que l’éducation était obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans, mais <em>«nous la considérons comme obligatoire pour que les perspectives soient plus larges»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a passé en revue la série de réformes éducatives qui ont suivi en Tunisie jusqu’à la réforme de 1958, qui n’a pas été facile à mettre en œuvre malgré les circonstances qui l’ont motivée, et qui a conduit à un changement, voire une révolution, dans la société de l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que des conclusions seront tirées de cette consultation afin d’édicter la loi portant création du Conseil de l’enseignement supérieur et ensuite de mener la réforme sur des bases solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec Tap.</em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un paradoxe tunisien : les réformes se suivent, l’éducation régresse !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/10/un-paradoxe-tunisien-les-reformes-se-suivent-leducation-regresse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 12:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consultation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[PISA]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déclin de l’éducation en Tunisie trouve ses racines dans une allocation budgétaire déséquilibrée, une gouvernance archaïque, des capacités institutionnelles limitées et une politisation rampante. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/10/un-paradoxe-tunisien-les-reformes-se-suivent-leducation-regresse/">Un paradoxe tunisien : les réformes se suivent, l’éducation régresse !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le déclin de l’éducation en Tunisie trouve ses racines dans une allocation budgétaire déséquilibrée, une gouvernance archaïque, des capacités institutionnelles limitées et une politisation rampante. Les problèmes et les solutions sont connus, à quoi servirait une nouvelle consultation nationale sur le secteur ? </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Hssan Briki  </strong></p>



<span id="more-9317178"></span>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>La richesse humaine en Tunisie est la plus grande des richesses parce qu’elle ne tarit jamais et que notre jeunesse regorge de de compétences et il suffit de leur paver la route pour qu’ils excellent</em> », a souligné le président de la république Kaïs Saïed, lundi 7 août 2023, lors d’une réunion à laquelle ont pris part 5 ministres, consacrée à la relance de la consultation nationale sur la réforme de l’éducation et de l’enseignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’Etat est revenu à cette question aujourd’hui, jeudi 10 août, lors de la célébration de la Journée du savoir, en affirmant que la situation actuelle de l’éducation n’est plus acceptable et qu’il n’est plus possible qu’elle se poursuive, ajoutant que des réformes douteuses ont été apportées à ce secteur depuis les années 1970, sans préciser les réformes en question, mais en affirmant que des considérations politiques les ont affectées, dans le but non pas d’améliorer le rendement de l’école mais d’orienter l’évolution de la société. <strong> </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’indépendance, la Tunisie a ardemment poursuivi l’idéal de l’éducation pour tous et du renforcement du capital humain, en investissant substantiellement dans l’établissement d’écoles, de lycées et d’universités à travers tout le pays. Cet élan a porté ses fruits, hissant le taux d’alphabétisation à près de 81% en 2021, tout en établissant un système d’éducation gratuit et obligatoire pour tous, catalysant ainsi la croissance économique et ouvrant des portes d’opportunités aux citoyens en quête de mobilité sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jypQq07cqB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/tunisie-la-crise-de-leducation-se-politise-et-senlise/">Tunisie : la crise de l’éducation se politise et s’enlise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la crise de l’éducation se politise et s’enlise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/tunisie-la-crise-de-leducation-se-politise-et-senlise/embed/#?secret=HbikQm68Jp#?secret=jypQq07cqB" data-secret="jypQq07cqB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, malgré ces accomplissements quantitatifs indubitables, l’ascenseur social, autrefois en marche, montre des signes d’essoufflement ces dernières décennies, sans que des réformes utiles n’aient été mises en œuvre pour améliorer le rendement du système éducatif. Même si la Tunisie consacre en moyenne 6,5% de son PIB à l’éducation publique, dépassant les investissements de ses voisins comme le Maroc (5,4%) et les pays à revenus intermédiaires (<a href="https://www.unicef.org/tunisia/media/2986/file/SITAN-11-2020.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4,5% du PIB</a>), la qualité de l’éducation, qui s’était révélée satisfaisante au cours des trois premières décennies post-indépendance, a hélas subi une dégradation progressive par la suite. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle quantitatif en perte de vitesse&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système éducatif tunisien connaît des problèmes majeurs. Avec un enseignement préscolaire toujours sous-développé, principalement dans des jardins d&rsquo;enfants peu et mal encadrés, touchant moins de 45% des enfants de 5 ans en zones urbaines et quasiment absent dans les zones rurales et villes moyennes ou petites. Et une éducation primaire, presque universelle touchant 99,2% de la population concernée en 2017 et 85,5% en 2018, mais qui a sacrifié la qualité. Selon l&rsquo;<a href="https://www.biat.com.tn/sites/default/files/2019-01/201705-classement-pisa-et-systeme-educatif-tunisien.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête Pisa 2015</a>, la Tunisie se classe 65<sup>e</sup> sur 70 pays évalués pour ce qui est du niveau des élèves, avec une différence de 3 années d’études par rapport à la moyenne de l’OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les performances en sciences sont faibles, 66% des élèves du secondaire au niveau le plus bas. En lecture, 72% sont au niveau 1, certains ne comprennent qu’une partie de textes simples. En mathématiques, plus de 70% ont un niveau inférieur à 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système éducatif est inefficace, 57% ont des performances insuffisantes dans les trois domaines. Au cycle secondaire, le taux net de scolarisation est de 56,1%, environ 110 000 enfants restent en dehors du système chaque année, et 100 000 risquent l’abandon selon l’<a href="https://www.unicef.org/mena/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unicef</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les performances des élèves sont limitées qui se manifestent par les faibles taux de réussite au baccalauréat autour de 45%.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment est-on arrivé là&nbsp;?&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclin de l’éducation en Tunisie trouve ses racines dans une gouvernance archaïque et des capacités institutionnelles limitées, ce qui se traduit par une allocation budgétaire déséquilibrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, près de 97% du budget est alloué à la masse salariale, ne laissant que 3% pour les dépenses de développement et les infrastructures. Par conséquent, cela entraîne, par exemple, une pénurie d’eau dans 11% des écoles primaires. Et, en raison d’une formation lacunaire, environ 12% des enseignants du primaire et du secondaire ne satisfont pas aux critères minimums requis, mettant en lumière leur manque de qualification.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LjWj5YlGCW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/">Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/embed/#?secret=HpeWUXtbpI#?secret=LjWj5YlGCW" data-secret="LjWj5YlGCW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces problèmes sont exacerbés par des programmes obsolètes qui ne répondent pas aux besoins du marché du travail, contribuant ainsi au taux élevé de chômage qui dépasse 15% de la population active et plus de 40% des diplômés du supérieur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les disparités régionales marquées, illustrées par des taux de réussite variant de 24% à Kasserine à 61% à Sfax en 2022, reflètent une iniquité persistante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, l’approche éducative à plusieurs vitesses et élitiste, privilégiant les écoles d’élite et les établissements privés, favorise les enfants issus de ménages relativement aisés. Ces familles peuvent se permettre de payer des cours particuliers, créant ainsi un écart de 35 points entre les élèves. Par ailleurs, le blocage du dialogue social dans le secteur éducatif entrave toujours les réformes nécessaires en raison de la résistance des puissants syndicats.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin d’inverser cette tendance, la réforme doit avant tout adopter une approche non politicienne. Elle doit reposer sur une participation collective, capitalisant sur les efforts cumulés, en vue de garantir une modernisation stratégique englobant les programmes, les infrastructures, les systèmes d’évaluation, les horaires scolaires, l’amélioration de la qualification des enseignants et de leur statut social, entre autres facteurs déterminants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réformes se suivent et se ressemblent </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un plan d&rsquo;action transparent et précis devrait être élaboré pour guider une mise en œuvre cohérente de cette stratégie, en s’appuyant sur un engagement solide de toutes les parties prenantes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème c’est que ce plan existe : il est le fruit de plusieurs consultations nationales déjà organisées sur la réforme de l’éducation. Les problèmes ont été bien identifiés et des solutions concrètes et réalisables figurent dans des rapports qui dorment dans les tiroirs des ministres et n’attendent qu’à être mises en œuvre. Pourquoi le président Saïed feint-il d’ignorer l’existence de toute cette littérature et s’entête-t-il à lancer une nouvelle consultation sur la réforme du secteur ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est claire et elle est contenue dans son discours d’aujourd’hui : il veut mettre en œuvre <em>«sa»</em> propre réforme, conformément à son idéologie personnelle, conservatrice et nationaliste. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Espérons qu&rsquo;une fois prête et imprimée dans un livre (blanc, bleu, rouge ou noir) distribué aux journalistes au cours d&rsquo;une conférence de presse du ministre de l&rsquo;Education&#8230; cette réforme n&rsquo;ira pas dormir dans les tiroirs  comme toutes celles qui l&rsquo;ont précédées. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sq1hwPGoc3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/">Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/embed/#?secret=gzNMRrjOgI#?secret=sq1hwPGoc3" data-secret="sq1hwPGoc3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Le CSM pour la réforme du pouvoir judiciaire mais en dehors des dispositions exceptionnelles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/06/tunisie-le-csm-pour-la-reforme-du-pouvoir-judiciaire-mais-en-dehors-des-dispositions-exceptionnelles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 22:34:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[CSM]]></category>
		<category><![CDATA[dispositions exceptionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a publié un communiqué dans la soirée de ce lundi 6 décembre 2021, suite à la rencontre de ses représentants, à Carthage, avec le président de la République, Kaïs Saïed. Dans son communiqué le CSM a indiqué que cette rencontre a permis de souligner l&#8217;importance de l’indépendance du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/06/tunisie-le-csm-pour-la-reforme-du-pouvoir-judiciaire-mais-en-dehors-des-dispositions-exceptionnelles/">Tunisie : Le CSM pour la réforme du pouvoir judiciaire mais en dehors des dispositions exceptionnelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/CSM-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-372614"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a publié un communiqué dans la soirée de ce lundi 6 décembre 2021, suite à la rencontre de ses représentants, à Carthage, avec le président de la République, Kaïs Saïed.</em></strong></p>



<span id="more-372606"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué le CSM a indiqué que cette rencontre a permis de souligner l&rsquo;importance de l’indépendance du pouvoir judiciaire, en précisant que ses représentants ont présenté au chef de l&rsquo;Etat, les difficultés rencontrées par la justice afin de jouer pleinement son rôle, et ce dans le cadre de la loi et de la constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CSM a également souligné que le Haut conseil demeure garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, et que toute réforme de celui-ci doit être opérée dans le cadre de la constitution et en dehors des dispositions exceptionnelles, et ce, comme annoncé lors de l&rsquo;assemblée générale du 4 novembre dernier, lit-on dans le communiqué, où le Conseil a réitéré sa disposition et son engagement à adhérer au processus de réforme de la justice et la lutte contre la corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que Kaïs Saïed avait dénoncé, lors de sa rencontre cet après-midi avec des représentants du CSM dont son président Youssef Bouzakher, la lenteur de la justice dans de nombreuses affaires citant notamment, le rapport de la Cour des comptes qui prouve que des élus ont bénéficié de financements de l&rsquo;étranger, pendant la campagne électorale, estimant au passage, que les législations et les promulguées par l’Assemblée n’ont de ce fait, aucune légitimité, a-t-il dit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Saïed a de nouveau rappelé que nul n&rsquo;est au dessus de la loi et que la justice doit jouer son rôle historique&#8230;répétant lors de plusieurs rencontres, dont celles ayant précédé celle-ci, la nécessité de réformer le pouvoir judiciaire.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/06/tunisie-le-csm-pour-la-reforme-du-pouvoir-judiciaire-mais-en-dehors-des-dispositions-exceptionnelles/">Tunisie : Le CSM pour la réforme du pouvoir judiciaire mais en dehors des dispositions exceptionnelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gammoudi «Démantèlement d&#8217;un réseau de corruption composé de hauts cadres d&#8217;un ministère important et sensible»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/gammoudi-demantelement-dun-reseau-de-corruption-compose-de-hauts-cadres-dun-ministere-important-et-sensible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 10:27:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Badreddine Gammoudi]]></category>
		<category><![CDATA[commission parlementaire]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[hauts cadres]]></category>
		<category><![CDATA[ministère]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Badreddine Gammoudi, député du Bloc démocrate et président de la Commission parlementaire de la réforme administrative, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption a annoncé hier soir, vendredi 25 décembre 2020, l&#8217;arrestation de plusieurs hauts cadres liés à un réseau de corruption. «Ils sont chargés de protéger les fonds publics, mais...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Badreddine-Gammoudi-1.jpg" alt="" class="wp-image-329718"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Badreddine Gammoudi, député du Bloc démocrate et président de la Commission parlementaire de la réforme administrative, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption a annoncé hier soir, vendredi 25 décembre 2020, l&rsquo;arrestation de plusieurs hauts cadres liés à un réseau de corruption.</em></strong></p>



<span id="more-329715"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils sont chargés de protéger les fonds publics, mais ce sont des corrompus et des voleurs</em>», a-t-il écrit dans un post publié , sur sa page Facebook, en précisant que la police a démantelé «<em>un réseau de corruption composé de hauts cadre d&rsquo;un ministère important et sensible</em>», sans préciser de quel ministère s&rsquo;agit-il, mais en affirmant qu&rsquo;il diffusera les détails de cette affaire, ultérieurement.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Post-corruption-Gammoudi.jpg" alt="" class="wp-image-329719" width="248" height="248"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Cette nuit, les rats de la corruption sont tombés dans les cages de la sécurité</em>», a-t-il encore écrit, en remerciant la brigade de lutte contre les crimes de la cité El-Khadhra et le ministère public de Tunis.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E9ovrEoWwP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/14/gammoudi-a-propos-des-conteneurs-en-provenance-ditalie-ils-pourraient-contenir-des-choses-plus-dangereuses-que-des-dechets/">Gammoudi à propos des conteneurs en provenance d&rsquo;Italie : «Ils pourraient contenir des choses plus dangereuses que des déchets!»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gammoudi à propos des conteneurs en provenance d&rsquo;Italie : «Ils pourraient contenir des choses plus dangereuses que des déchets!» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/14/gammoudi-a-propos-des-conteneurs-en-provenance-ditalie-ils-pourraient-contenir-des-choses-plus-dangereuses-que-des-dechets/embed/#?secret=aJ7mSixPtf#?secret=E9ovrEoWwP" data-secret="E9ovrEoWwP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0gPKOfQ6Jo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/22/affaire-des-dechets-italiens-liste-des-huit-suspects-mis-en-examen-et-places-en-prison/">Affaire des déchets italiens : Liste des huit suspects mis en examen et placés en prison</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des déchets italiens : Liste des huit suspects mis en examen et placés en prison » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/22/affaire-des-dechets-italiens-liste-des-huit-suspects-mis-en-examen-et-places-en-prison/embed/#?secret=13FvZvxtDQ#?secret=0gPKOfQ6Jo" data-secret="0gPKOfQ6Jo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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