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	<title>Archives des Sabra et Chatila - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sabra et Chatila - Kapitalis</title>
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		<title>Hommage &#124; Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 13:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la mort de Leïla Shahid, la Palestine perd l'une de ses plus grandes voix et le monde perd une conscience.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/hommage-leila-shahid-memoire-de-la-terre-de-palestine/">Hommage | Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la mort de Leïla Shahid, survenue mercredi 18 février 2026, la Palestine perd l&rsquo;une de ses plus grandes voix. La France ** perd une amie fidèle. Le monde perd une conscience.</em></strong></p>



<p><strong>Hala Abou Hassira</strong> *</p>



<span id="more-18381648"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira.jpg" alt="" class="wp-image-18381660" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Hala-Abou-Hassira-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>C’est avec une douleur immense et une profonde émotion que la Mission de Palestine en France a appris la disparition de Leïla Shahid, à l’âge de soixante-seize ans.</p>



<p>Leïla Shahid n’était pas seulement une diplomate d’exception. Elle fut, durant plus de trois décennies, le visage, la voix et l’âme de la Palestine en Europe. Première femme ambassadrice de la Palestine, elle a incarné avec une dignité sans faille, une intelligence lumineuse et un courage inépuisable la cause d’un peuple qui n’a jamais cessé de réclamer justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie au service de la Palestine</h2>



<p>Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, dans une famille dont le nom se confond avec l’histoire même du mouvement national palestinien, Leïla Shahid portait en elle la mémoire d’une terre et la promesse d’un combat. Petite-nièce de grandes figures de Jérusalem, fille de Munib et Sirine Husseini Shahid, elle grandit dans l’exil libanais avec la Palestine au cœur, comme un héritage et comme un horizon.</p>



<p>La guerre de juin 1967 décida de sa vie. L’étudiante brillante de l’Université américaine de Beyrouth, formée à l’anthropologie et à la sociologie, choisit d’embrasser le combat de son peuple, par la pensée, par la parole et par la diplomatie. Dans les camps de réfugiés du Sud-Liban, elle fit ses premières armes politiques : auprès des familles dépossédées, au cœur de la détresse, là où s’enracine la résilience de ceux qui n’ont rien mais qui ne cèdent pas.</p>



<p>En septembre 1982, aux côtés de l’écrivain Jean Genet, Leïla Shahid fut parmi les premiers témoins de l&rsquo;horreur de Sabra et Chatila. Ce qu’elle vit dans les ruelles de ces camps martyr ne quitta jamais son regard. De cette épreuve naquit une détermination absolue : porter la voix des sans-voix dans toutes les capitales du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ambassadrice</h2>



<p>Nommée représentante de l’OLP en Irlande en 1989, puis aux Pays-Bas et au Danemark, Leïla Shahid déploya très tôt ses qualités exceptionnelles de diplomate. En 1994, elle devint déléguée générale de Palestine en France, poste qu’elle occupa avec une autorité et une grâce rare jusqu’en 2005. Pendant onze années, elle tissa avec la société française, ses institutions, ses intellectuels, ses élus et ses citoyens, des liens profonds et durables qui contribuèrent à faire de la France l’un des pays les plus sensibles à la cause palestinienne en Europe.</p>



<p>De 2005 à 2015, elle porta cette même exigence auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, élevant la voix de la Palestine au cœur même des institutions communautaires. À Bruxelles comme à Paris, elle sut conjuguer la rigueur du droit international et la force de la conviction, la patience du dialogue et l’intransigeance des principes.</p>



<p>Co-fondatrice du Tribunal Russell sur la Palestine en 2009, directrice de <em>La Revue d&rsquo;études palestiniennes</em>, initiatrice de la Saison culturelle Masarat/Palestine en 2008, Leïla Shahid ne sépara jamais l’action diplomatique de l’engagement intellectuel et culturel. Elle savait, comme Mahmoud Darwich dont elle accompagna l’œuvre, que la culture est le dernier rempart d’un peuple quand tout le reste lui est confisqué.</p>



<p>En 2004, elle fut aux côtés du Président Yasser Arafat dans ses derniers jours. La fidélité était chez elle une vertu cardinale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous perdons</h2>



<p>Leïla Shahid possédait un don singulier : celui de rendre la cause palestinienne universelle sans jamais la dissoudre dans l’abstraction. Devant les parlementaires comme devant les caméras, dans les salons diplomatiques comme dans les assemblées populaires, elle parlait avec la même précision, la même flamme, la même exigence de vérité. Elle ne plaidait pas : elle démontrait. Elle ne suppliait pas : elle exigeait. Elle ne demandait pas la compassion : elle réclamait la justice.</p>



<p>Sa voix portait la mémoire de la Nakba, la douleur des camps, l’aspiration indestructible à la liberté.</p>



<p>Elle parlait au nom de millions de Palestiniens qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre. Cette voix vient de s’éteindre, et son silence pèse ce soir sur la conscience du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage qui nous oblige</h2>



<p>Leïla Shahid disparaît à un moment où la Palestine traverse l’une des épreuves les plus sombres de son histoire. Elle qui, en octobre dernier encore, alertait sur le cataclysme humanitaire à Gaza, elle qui n’avait jamais cessé de dénoncer l’occupation, la colonisation et l’impunité, elle qui portait en elle la certitude que la justice finirait par triompher, nous laisse un héritage immense et une responsabilité plus grande encore.</p>



<p>En sa mémoire, nous nous engageons à poursuivre ce qu’elle a commencé. Son combat est le nôtre. Sa détermination est notre boussole. Son exigence de dignité, de droit et de vérité demeure notre feuille de route.</p>



<p>Un message personnel</p>



<p>Qu’il me soit permis, en tant qu’ambassadrice de Palestine en France, d’exprimer ce que cette perte signifie pour moi et pour toute une génération de diplomates palestiniens.</p>



<p>Leïla Shahid a ouvert la voie. Elle a démontré qu’une femme palestinienne pouvait tenir tête aux puissants, dialoguer avec les plus grands, et ne jamais faillir. Elle a prouvé que la diplomatie est aussi un acte de résistance, et que le <em>sumud</em>, cette endurance inébranlable de notre peuple, pouvait s’exprimer dans le registre le plus exigeant de la scène internationale. C’est sur les fondations qu’elle a posées que nous continuons, chaque jour, à défendre la Palestine en France.</p>



<p>Je rejoins ici la famille de Leïla Shahid, ses proches, et toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, pleurent aujourd&rsquo;hui une femme exceptionnelle. À sa famille, et en particulier à son époux Mohammed Berrada et à ses sœurs, j’adresse au nom de la Mission de Palestine en France nos condoléances les plus profondes et notre affection fraternelle.</p>



<p>La Palestine ne t’oubliera jamais, Leïla. Tu es rentrée chez toi.</p>



<p><em>* Ambassadrice de Palestine en France.</em></p>



<p>** <em>Nous publions ci-dessous le post Facebook publié par l&rsquo;ancien ministre français Jack Lang après la mort de son <em>«</em>amie<em>»</em> Leïla Shahid:</em> <em>«Je pleure d’abord une amie dont j’aimais l’intelligence acérée, la culture éblouissante, la parole vive.</em></p>



<p><em>A la terre de Palestine et au peuple palestinien, elle a consacré sa vie entière avec une force et un engagement hors du commun.</em></p>



<p><em>Elle fut pendant plus de vingt ans la voie de la Palestine : une voix passionnée et éclairée.</em></p>



<p><em>Femme d’art, de culture et de lettres, elle fut un soutien indéfectible à l’Institut du monde arabe (IMA).</em></p>



<p><em>A mon arrivée à l’IMA, je lui avais confié la présidence des amis de l’IMA.</em></p>



<p><em>Je n’oublierai jamais cette rencontre avec Arafat que m’avait confié le Président François Mitterrand. Il m’avait demandé de l’accueillir avec des intellectuels à l’Institut du monde arabe au moment où le leader palestinien était rejeté de toute part. Leïla Shahid était auprès de nous lorsqu’il nous a annoncé qu’il décidait de rendre caduque la disposition de la charte de l’OLP préconisant la disparition de l’Etat israélien.</em></p>



<p><em>Leïla Shahid était une femme d’exception. Tous ses amis du monde entier éprouvent aujourd’hui un immense chagrin.»</em>  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/19/hommage-leila-shahid-memoire-de-la-terre-de-palestine/">Hommage | Leïla Shahid, mémoire de la terre de Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Etat de Palestine &#124; Patrick Champagnac répond à Paul Amar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/etat-de-palestine-patrick-champagnac-repond-a-paul-amar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 11:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Patrick Champagnac répond à Paul Amar qui a déversé sa haine sur Emmanuel Macron à cause de la reconnaissance de l’Etat de Palestine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/etat-de-palestine-patrick-champagnac-repond-a-paul-amar/">Etat de Palestine | Patrick Champagnac répond à Paul Amar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans ce poste Facebook, l’auteur, journaliste de son état, ancien rédacteur en chef à</em></strong><em>&nbsp;<strong>France Télévisions, répond à son ancien collègue Paul Amar, qui a déversé sa haine sur Emmanuel Macron qui s’apprête à reconnaître l’Etat de Palestine au nom de la France. &nbsp;</strong></em></p>



<p><strong>Patrick Champagnac </strong>*</p>



<span id="more-17526198"></span>



<p>Ma réponse à Paul Amar, ancien journaliste présentateur de France 2, qui vient de déverser un discours de haine fielleuse sur Emmanuel Macron en lui disant qu’il sera acclamé par des États voyous lundi 22 septembre quand il dira au nom de la France sa reconnaissance de l’État palestinien devant l’assemblée générale des Nations Unies à New-York.</p>



<p>Je rappelle à Paul Amar, que plusieurs dizaines de milliers de juifs dans le monde, intellectuels, artistes, acteurs, actrices, musiciens, chanteurs, chanteuses, sportifs, hommes et femmes politiques, plusieurs centaines de rabbins, plusieurs milliers d’anciens soldats israéliens ou réservistes de l’armée israélienne, des anciens responsables des services secrets israéliens du Mossad et du Shin Beth, ont témoigné et signé des pétitions depuis plusieurs années (parce que ce conflit n’a pas commencé le 7 octobre [2023] comme vous voulez nous le faire croire, répétant ainsi le narratif mensonger de Netanyahu et de ses ministres d’extrême-droite messianique) pour condamner le système d’apartheid d’Israël et les nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par l’armée israélienne ainsi que les exactions permanentes des colons juifs contre les populations palestiniennes en Cisjordanie, que plus de 9000 Israéliens parmi lesquels des familles de victimes du 7 octobre ont déjà signé une pétition pour reconnaître l’État palestinien avant le sommet de l’Onu qui se tiendra ce lundi 22 septembre au cours duquel Emmanuel Macron reconnaîtra l’État palestinien aux côtés d&rsquo;autres pays, comme l’ont déjà fait 146 États dont dernièrement l’Espagne, l’Irlande et la Norvège.</p>



<p>On est bien loin des États voyous de votre discours dégoulinant de haine qui m’a rappelé les mêmes éclats de voix apologétiques de légitimation de la ségrégation raciale portés par des Sud-africains blancs que j’entendais adolescent en Afrique du Sud du temps de l’apartheid, en Zambie et au Zimbabwe (à l’époque Rhodésie du nord et du sud).</p>



<p>Monsieur Amar vous venez de montrer une facette sombre et indigne de votre personnage bien cachée jusque-là des téléspectateurs lorsque vous étiez aux manettes du JT de France 2.</p>



<p>Effroyable et mortifère exemple d’un terrible communautarisme qui dessert l’information et la profession de journalisme, et qui ne sert pas la Paix.</p>



<p>Quand François Mitterrand prenait fait et cause pour un État Palestinien</p>



<p>C’était un 4 mars 1982, dans un discours magistral, pesé à la syllabe près, un discours capital, dont les mots vont peser plus fort encore que les mots du général de Gaulle en 1967 parce que ce discours, François Mitterrand le prononce en Israël, devant la Knesset, le parlement israélien, en l’adressant aux Israéliens et en même temps au reste du monde.</p>



<p>Son discours est le fruit d’une longue maturation après avoir tissé des liens étroits avec des israéliens et notamment avec les travaillistes israéliens, mais aussi après avoir rencontré plusieurs fois des Arabes et des Palestiniens et leur représentant Yasser Arafat.</p>



<p>Extrait de son discours : <em>«Pourquoi ai-je souhaité que les habitants arabes de Cisjordanie et de Gaza disposent d&rsquo;une patrie ? Parce que on ne peut demander à quiconque de renoncer à son identité, ni répondre à sa place à la question posée. Il appartient je le redis, aux Palestiniens comme aux autres de quelque origine qu’ils soient de décider eux-mêmes de leur sort.»</em></p>



<p>1982, c’est aussi l’année du massacre de Sabra et Chatila, au Liban, un pays alors déchiré par la guerre civile. Au mois de septembre, l’armée israélienne laissent passer des milices chrétiennes phalangistes pénétrer dans un camp de réfugiés palestiniens et tuent des milliers de civils palestiniens dont des femmes et des enfants. Quelques jours après le massacre, le dramaturge Jean Genet se rend dans le camp. Son témoignage, publié dans la <em>Revue d’études palestiniennes</em> – une revue francophone dans laquelle signent Mahmoud Darwich, Elias Sanbar, Edward Saïd… – va bouleverser l’opinion française, qui prend conscience de la souffrance des Palestiniens.</p>



<p>* <em>Ancien rédacteur en chef à France Télévisions.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/etat-de-palestine-patrick-champagnac-repond-a-paul-amar/">Etat de Palestine | Patrick Champagnac répond à Paul Amar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 07:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Yasser Arafat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre de 1982 constitue l’exemple le plus achevé des opérations militaires menées par Israël contre le Liban. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans les multiples guerres d’agression israéliennes contre le Liban, qui avaient débuté en 1978 avec l’incursion jusqu’au fleuve Litani suivie par l’établissement d’une zone dite de sécurité en territoire libanais le long de la frontière, la guerre de 1982 constitue l’exemple le plus&nbsp;achevé des opérations militaires menées par Israël contre son voisin du nord.</em></strong> <em>(Illustration : massacre de Sabra et Chatila).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-14082738"></span>



<p>Cet ouvrage écrit par deux journalistes israéliens reconnus représente essentiellement la version communément admise, pour ne pas dire officielle, dans leur pays, reflétant une conscience commune, celle du caractère précaire de sa situation géostratégique, et véhicule par voie de conséquence des points de vue qui, lorsqu’ils ne sont pas partisans, demeurent contestables. Ils n’en sont pas moins intéressants parce qu’ils constituent des jalons pour la compréhension du cours d’événements&nbsp;ultérieurs et l’anticipation de leurs résultats.&nbsp;</p>



<p>En pleine guerre civile libanaise, à laquelle participaient les Palestiniens de l’OLP et leurs alliés libanais contre les milices maronites soutenues par l’armée syrienne venue les assister, les Israéliens avaient planifié d’expulser du Liban l’organisation palestinienne qui les empêchait d’établir l’autonomie administrative en Cisjordanie occupée prévue par les accords de Camp David et propice à leur&nbsp;politique de colonisation de ce territoire.</p>



<p>Une année auparavant; en 1981,&nbsp;l’OLP avait répliqué à des provocations israéliennes par le bombardement des colonies israéliennes de Galilée. L’affrontement avait duré deux semaines et s’était conclu par un cessez le feu parrainé comme toujours par les Américains.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VwLtfsaQxJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=srGbitvv4d#?secret=VwLtfsaQxJ" data-secret="VwLtfsaQxJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il était clair que les israéliens n’en resteraient pas là d’autant que durant le même laps de temps ils avaient officiellement annexé le Golan syrien, bombardé&nbsp;le réacteur nucléaire Irakien Osirak, et attaqué et abattu des hélicoptères syriens à Zahla dans la Bekaa à l’appel des Phalangistes chrétiens qui voulaient construire une route menant à la montagne libanaise, et contournant les positions de l’armée syrienne sur la route Beyrouth Damas, éventualité qui aurait remis en question le contrôle syrien de cette voie vitale. Cela avait entraîné une escalade militaire avec notamment la préparation de sites de batteries de missiles sol air soviétiques SAM dont le déploiement aurait menacé la liberté d’action de l’aviation israélienne dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Première invasion israélienne du Liban</h2>



<p>Le prétexte à l’attaque israélienne de 1982 projetée depuis plusieurs mois et dont l’arrivée d’Ariel Sharon au ministère de la Défense avait renforcé l’éventualité, avait été l’attentat à Londres contre l’ambassadeur israélien Argov par le groupe Abou Nidal, ennemi de Yasser Arafat.</p>



<p>Israël ripostait&nbsp;alors immédiatement par le bombardement massif des installations du Fath au centre de Beyrouth, et après les inévitables représailles palestinienne par des tirs de Katioucha sur les colonies israéliennes de Galilée,&nbsp;l’armée israélienne déclenchait&nbsp;l’opération dite <em>«Paix en Galilée»</em> et envahissait le Liban sur trois axes, le long de la route côtière jusqu’à l’entrée sud de Beyrouth, puis à travers la montagne à partir de Damour, enfin à travers la plaine de la Bekaa occupée par l’armée syrienne qui protégeait la route vitale Beyrouth-Damas.</p>



<p>Les péripéties de cette invasion importent&nbsp;peu. Les envahisseurs ont traversé plusieurs rivières propices à la constitution de lignes de défense efficaces, sans coup férir. Les combattants palestiniens n’ont jamais pris la peine de miner les routes menant aux ponts, et ils s’abstinrent de les dynamiter. Face à des ennemis supérieurement armés et organisés, ils combattirent de l’aveu de ces derniers vaillamment, en particulier dans le château de Beaufort, et les camps palestiniens près de Saïda&nbsp;où les combats durèrent une dizaine de jours, au prix de la destruction de la plus grande partie des habitations et la fuite des civils, mais ils furent trahis, c’est bien le cas de le dire, par un commandement défectueux, qui parfois prit la fuite.</p>



<p>Yasser Arafat trouva le moyen d’être en Arabie Saoudite lors du déclenchement des hostilités, suite à sa mauvaise lecture, habituelle, des événements, l’armée israélienne étant depuis plusieurs semaines massée sur la frontière. L’armée syrienne présente dans la vallée de la Bekaa s’abstint de les secourir. Cependant elle parvint grâce à sa détermination et sa ténacité à stopper les envahisseurs à Sultan Yacoub, à Zhalta, et dans la montagne près de Alia, malgré la supériorité aérienne des assaillants renforcée par la destruction des batteries antiaériennes SAM, en leur infligeant de lourdes pertes et en leur interdisant le contrôle de la route vers Damas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Départ des combattants palestiniens vers la Tunisie</h2>



<p>En fin de compte, la jonction entre l’armée israélienne et les milices phalangistes dirigées par Bechir Gemayel s’effectua cinq jours environ après le début de l’invasion, et Beyrouth-Ouest, fief de l’OLP et des milices libanaises alliées, fut encerclée. Il fallut près de deux mois aux dirigeants sionistes pour obtenir avec l’aide des Américains et&nbsp; par des bombardements massifs faisant des&nbsp;milliers de victimes civiles, qualifiés de <em>«pression militaire»</em>, le départ des combattants sous les ordres de Yasser Arafat vers la Tunisie (sur intercession selon les auteurs de Wassila Bourguiba), le Yémen, le Soudan, la Syrie, avec la collaboration des forces multinationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EKf5HDtccN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/">«Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/embed/#?secret=zyBEy0adTy#?secret=EKf5HDtccN" data-secret="EKf5HDtccN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Il s’ensuivit l’élection à l’ombre des chars israéliens de Bechir Gemayel à la présidence libanaise, puis son assassinat, probablement commandité par Damas&nbsp; (avec l’assentiment de Tel Aviv?), l’entrée dans Beyroth-Ouest et&nbsp;le<em> «nettoyage»</em>&nbsp;du camp de Sabra et Chatila perpétré par les Phalangistes sous le regard impassible de l’armée israélienne venant marquer l’apothéose homicide et le début du reflux qui d’une étape à une autre et durant dix huit années la conduira hors du Liban.</p>



<p>Dans la recherche des responsabilités dans cette tragédie, le cheminement dans le temps à contre sens peut paraître opportun. Les massacres de Sabra et Chatila n’ont pas été des accidents isolés mais dans la droite ligne des horreurs dont les camps palestiniens, en particulier ceux d’Errachidia à Tyr et Ain El-Helwa&nbsp;près de Saïda ont été les lieux durant l’invasion. Il ne s’agissait pas des aléas de la guerre mais de la politique coloniale d’une armée d’occupation qui en l’occurrence avait toutes les raisons du monde d’impliquer ses auxiliaires (les Phalangistes) dans l’élimination de ses ennemis (les Palestiniens), afin de se venger des uns et des autres, parce que le moment était opportun.</p>



<p>Béchir Gemayel s’était dérobé, au moment suprême, celui de l’accession à la présidence, à ses promesses et à ses obligations, celles d’établir des relations diplomatiques&nbsp;avec ses parrains, ceux qui l’avaient intronisé, le gouvernement et les militaires israéliens, et Bégin lui avait passé un savon mémorable dont il était sorti, de son propre aveu,&nbsp;humilié. Mais Béchir ne voulait pas être un nouveau Sadate, isolé du monde arabe, même si au final, les deux présidents furent assassinés. C’est peut être le sort de l’Egyptien qui dissuada le Libanais de marcher sur ses traces.</p>



<p>Le Mossad et les services de renseignements militaires israéliens qui quelques années auparavant avaient&nbsp;cueilli au lit des responsables palestiniens en les assassinant chez eux à Beyrouth, prétendirent ne pas avoir su que le siège du parti des Phalanges à Achrafieh, Beyrouth, où l’attentat fatal eut lieu, se situait sous le domicile de la sœur d’un militant du Parti national social syrien. Les auteurs du livre n’en ont pas mesuré toutes les implications et situèrent l’événement dans l’aventurisme dont Sharon le ministre de la Défense fit preuve en envoyant l’armée affronter les Syriens puis entrer à Beyrouth sans l’assentiment du cabinet ministériel, alors que le but défini était au départ le refoulement des fédayins palestiniens au-delà de la limite des 40 kilomètres sécurisant les colonies du Nord d’Israël en les mettant hors de portée des Katioucha.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Sabra et Chatila à Hammam Chatt</h2>



<p>Ce supposé aventurisme de Sharon prenant les décisions sans référer à quiconque, rendu plausible par son caractère autoritaire et ombrageux, fut la version retenue par le rapport de la commission d’enquête présidée par le juge Kahane, qui impliqua également le chef d’état-major Eytan dans le massacre de Sabra et Chatila, et qui fut donc reprise par les auteurs du livre qui ne voulaient pas aller à l’encontre du <em>«politiquement correct»</em>.</p>



<p>Sharon fut donc le bouc émissaire dont le sacrifice était supposé calmer l’opinion publique internationale, et le gouvernement américain qui avait donné des garanties de sécurité pour les familles des combattants palestiniens demeurées au Liban, et dont la crédibilité des promesses avait été sérieusement ternie par la tuerie dans les camps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fsdOvcEWr4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/">Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire : aux sources de l’alliance américano-israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/28/histoire-aux-sources-lalliance-americano-israelienne/embed/#?secret=xg3ooBsfRo#?secret=fsdOvcEWr4" data-secret="fsdOvcEWr4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>On comprendra la vivacité de la réaction du président Bourguiba quelques années plus tard après le bombardement de Hammam Chatt, par le non-respect par les Américains de leurs promesses concernant l’accueil des combattants de l’OLP relativement aux garanties de sécurité de la Tunisie.</p>



<p>Quant aux colons excités des territoires occupés, l’éviction du ministre de la Défense n’était pas pour leur déplaire,&nbsp;pour des raisons évidentes que nous retrouverons plus loin. En réalité, le gouvernement israélien dans son ensemble, et pas seulement Sharon, pensait probablement qu’après les massacres de la guerre civile libanaise, de la Quarantina, Damour, Tel Zaatar, Bhamdoun, Ain El-Helwa et Rachidia, un de plus commis par l’une des factions en lutte passerait inaperçu. Il fut surpris par l’ampleur de la réaction de l’opinion internationale initiée par les médecins occidentaux qui travaillaient dans les camps en question et en furent pour une fois les témoins directs. C’est cela qui fit de Sabra et Chatila un massacre&nbsp;à part, dont les puissances occidentales prirent prétexte pour revenir à Beyrouth.</p>



<p>Il est vrai que Sharon, imbu de sa personnalité de héros de la guerre du Kippour d’octobre 1973, n’était pas enclin à s’entourer des garde-fous nécessaires face à des politiciens dont il estimait négligeables les connaissances militaires,&nbsp;et qui eux-mêmes l’admettaient. Si ses collègues n’ont rien fait pour l’arrêter, ce ne fut parce qu’ils s’opposaient aux objectifs de guerre qu’il avait lui même définis, sans que les Américains les eussent approuvés, et c’est ce qui en constituait en réalité&nbsp;le plus grand tort, il convient de le savoir, mais parce qu’ils se déchargeaient sur lui de leurs responsabilités, et qu’ils admettaient tacitement que les massacres des Palestiniens dans les camps ou ailleurs, ou bien celui des soldats syriens, et l’occupation des terres libanaises après la fuite forcée de leurs habitants, constituaient bien le seuil normal minimum de la conscience collective sioniste.</p>



<p>Cela met en lumière une autre caractéristique du fonctionnement du gouvernement sioniste: tributaire de l’aide américaine, il est tenu de solliciter l’accord de Washington dans ses choix politiques, en particulier lorsqu’il s’agit de guerre; d’autant qu’à l’époque, et malgré l’alignement total du secrétaire aux affaires étrangères Haig sur les positions sionistes qui lui vaudront d’être remplacé, le président Ronald Reagan, contrairement au président actuel Joe Biden, savait imposer ses volontés à ses arrogants alliés en n’hésitant pas à les menacer d’interrompre l’aide militaire et financière américaine, ou même de donner l’ordre aux troupes américaines de riposter par les armes à toute tentative d’empêcher l’évacuation par mer des combattants palestiniens.</p>



<p>Malgré cela, et dans les faits, c’est toujours le cabinet israélien qui a agi le plus souvent de la manière qui lui seyait au nom des impératifs de la guerre. Sharon avait justifié les bombardements criminels de Beyrouth, face aux Américains furieux qui avaient d’autres projets pour Yasser Arafat ainsi que le prouveraient les futurs accords d’Oslo, par la nécessité de sauvegarder la vie de ses soldats, et il avait pour éviter leurs critiques&nbsp;entrepris le grignotage méthodique du réduit palestinien de Beyrouth-Ouest, sans l’utilisation des armes lourdes, ou de l’aviation, et inévitablement il prêta le flanc aux protestations de ces mêmes soldats qui estimaient que l’armée ne faisait pas le nécessaire pour&nbsp;protéger leurs vies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sharon &#8211; Netanyahu&nbsp;: deux styles, une même culture</h2>



<p>Cependant, ainsi que les auteurs le signalent, l’évacuation par la force des colons de Yamit, dans le Sinaï&nbsp;dans le cadre des accords de Camp David avec l’Egypte, lui valut l’inimitié de beaucoup de ses collègues, et nul n’ignore la force du lobby des colons dans ce pays. Plus tard lorsqu’il deviendra Premier ministre, il&nbsp;évacuera la bande de Gaza, dont il estimait l’occupation dangereuse pour la sécurité d’Israël.</p>



<p>Sharon était un sioniste fervent, nul ne peut le nier, pour qui le sang arabe n’avait aucune valeur et pouvait couler indéfiniment si cela assurait la sécurité des colons et l’expropriation des terres palestiniennes. Cependant il n’était pas tributaire du lobby des colons fanatiques, dont l’un des membres assassinera plus tard le Premier ministre Rabin. Et lorsque l’intérêt de l’État israélien l’exigeait, Sharon n’hésitait pas à s’opposer à leurs volontés, contrairement à Benjamin Netanyahu qui en demeure tributaire. C’est là toute la différence entre les deux hommes qui explique que le second ait pris à Gaza&nbsp;le contrepied de la politique&nbsp;du premier, ainsi que la durée sans précédent du conflit actuel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ps0VyB3Slm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/">‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/embed/#?secret=zTi3fMa0P6#?secret=Ps0VyB3Slm" data-secret="Ps0VyB3Slm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Alors que l’offensive terrestre contre le Liban se prépare après des bombardements aériens massifs de Beyrouth, la comparaison entre les situations de 1982 et 2024, soit 42 ans après, s’impose. Ou plutôt se serait imposée si l’Histoire ne nous avait pas déjà dépassés lors de la rédaction de cet article puisque Hassan Nasrallah le leader du Hezbollah a été assassiné par une frappe aérienne israélienne ayant détruit simultanément six immeubles du Sud de Beyrouth grâce aux bombes américaines et enterré leurs habitants sous les décombres, au moment même où du haut de la tribune de l’Onu Netanyahu insultait les opposants à sa politique criminelle qu’il qualifiait d’agents stipendiés de l’Iran, et classait l’organisation internationale d’où il défiait le monde, dans le&nbsp;camp des forces de l’obscurité.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, il faut rappeler que les milices du Hezbollah, alors appelées Jihad Islamique, sont apparues la première fois sur les marges de Beyrouth en 1982 lorsque, associées aux forces de la résistance libanaise (communistes) elles avaient stoppé l’avance israélienne à Khaldé, à l’entrée de la capitale. Le Hezbollah n’est donc que le produit de l’invasion israélienne et Netanyahu le sait plus que quiconque.</p>



<p>D’autre part, il semble bien qu’en dépit de tout et avec la mort du chef libanais, la menace d’une nouvelle invasion ne soit pas écartée, et que l’armée israélienne puisse tenter d’en tirer profit pour annexer une part conséquente du territoire, ainsi qu’elle l’avait fait pour le Golan syrien. Si ce scénario catastrophe se produit, alors les déboires d’Israël (et de leurs sujets&nbsp;arabes) au Moyen-Orient ne seront pas finis. Ce livre ne cessera jamais de le rappeler.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘Israel&rsquo;s Lebanon War’’, de Ze&rsquo;ev Schiff et Ehud Ya&rsquo;ari, éd. Touchstone, 3 juin 1985, 320 pages. </strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/israels-lebanon-war-1982-le-liban-ca-caillou-sans-la-chaussure-sioniste/">‘‘Israel’s Lebanon War, 1982’’: Le Liban, ce caillou dans la chaussure sioniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 08:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Deir Yassine]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a un objectif dans la politique israélienne qui n’a jamais varié : chasser tous les Arabes de Palestine. Et dominer tous les Arabes au Moyen-Orient. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si les pays arabes ne se ressaisissent pas, il y a fort à parier que d’ici une cinquantaine d’années, l’arc qui s’étend du Moyen-Orient au Maghreb ne sera plus composé que d’Etats ethno-tribaux en lutte les uns avec les autres, sous l’œil vigilant de l’arbitre israélien opérant en tant que mercenaire pour le compte des intérêts américains. L’histoire éclaire le présent et laisse entrevoir l’avenir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-11181349"></span>



<p>Il y a un objectif dans la politique israélienne qui&nbsp;n’a jamais varié : chasser tous les Arabes de Palestine. Et, si possible, dominer les Arabes au Moyen-Orient. </p>



<p>Ainsi l’entreprise terroriste sioniste a débuté sous le mandat anglais à partir de 1936 par des attentats aveugles dans le but de faire le plus de victimes: bombes dans les marchés, cinémas, bus, magasins, afin d’instaurer la peur des représailles pour toute attaque contre les Juifs. Cela s’est poursuivi jusqu’à la veille du départ des Anglais et du partage du territoire palestinien accepté par l’agence juive pour des raisons tactiques.</p>



<p>Il s’agissait désormais de faire partir les populations arabes non seulement du territoire accordé aux Juifs, mais aussi du territoire arabe dont une partie serait ainsi annexée par les sionistes. Les attaques terroristes contre les populations civiles prirent alors une grande ampleur. Des massacres tels celui de Deir Yassin commis par l’Irgoun de Menahem Begin avec le plein accord de la Haganah sous l’autorité de David Ben Gourion eurent pour objectif de vider le territoire de ses habitants, et d’empêcher leur retour, en détruisant les maisons et en minant les villages rasés et abandonnés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-11181472" style="width:8000px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Deir-Yassine.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Massacre de Deir Yassine le 9 avril 1948 ordonné par David Ben Gourion, fondateur de l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël.</em> </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le terrorisme au service de l’Etat &nbsp;</h2>



<p>A la fin de la guerre, les sionistes sont ainsi demeurés maîtres de 78% du territoire, alors qu’au départ, l’Onu ne leur en avait concédé que 51%. Seuls 15% de la population demeurait arabe mais les dirigeants sionistes tentèrent de résoudre la question par un transfert de tous les Arabes palestiniens en dehors d’Israël contre l’accueil des populations juives&nbsp;des pays arabes.</p>



<p>En réalité l’Etat israélien avait besoin d’une main d’œuvre peu qualifiée et bon marché, qu’il pensait ainsi obtenir par l’arrivée des juifs sous-développés. <em>‘‘L’opération Babylone’’</em>, un livre écrit par l’Israélien d&rsquo;origine irakienne Shlomo Hillel relate ainsi comment des attentats meurtriers, en particulier contre une synagogue,&nbsp;furent perpétrés entre 1950 et 1951, contre les Juifs irakiens par l’agent sioniste Mordekhai Ben Porat pour <em>«convaincre»</em> la population juive, particulièrement nationaliste fière de son arabité&nbsp; et intégrée, de quitter son pays. Il fut capturé par la police irakienne mais réussit&nbsp;grâce à des complicités à quitter le pays. Deux de ses collaborateurs furent néanmoins pris, jugés, et exécutés.</p>



<p>Grâce à la corruption, les sionistes obtinrent le transfert d’un nombre important de Juifs arabes en Israël. Néanmoins les pays arabes refusèrent l’accueil des Arabes palestiniens. Il n’y a donc jamais eu de juifs chassés des pays arabes ainsi que le prétendent les dirigeants sionistes actuels dans les transactions tentées pour dédommager les Palestiniens expulsés en 1948.</p>



<p>Cependant en 1953 un massacre fut commis dans village jordanien de Qibya par l’armée israélienne et le village détruit après ce qu’on avait qualifié d’attaques de fédayins, en réalité des Palestiniens qui voulaient franchir le Jourdain et retourner dans leurs villages. Il s’agissait cette fois de provoquer une réaction qui servirait de prétexte à une guerre, pour l’occupation des sources du Jourdain.</p>



<p>En 1954 et en 1955, des attentats furent perpétrés contre des intérêts britanniques et américains en Egypte par des Juifs sionistes égyptiens opérant pour le compte d’Israël, à l’instigation de Ben Gourion qui n’était plus au pouvoir et de son équipe&nbsp;: Dayan, Pérès, Sharon, Isser Harel qui, elle, assumait toujours la sécurité du pays. Le but était d’empêcher tout accord de défense anglo-égyptien ainsi que l’achat d&rsquo;armes américaines par l’Egypte. Les auteurs de l’attentat furent pris, exécutés, et l’affaire révélée, déclenchant ainsi ce qu’on a qualifié de scandale Lavon du nom du ministre israélien de la Défense.</p>



<p>En réalité l’affaire avait été montée pour affaiblir le premier ministre israélien Moshé Sharett, jugé arabophile, alors que celui-ci allait entamer des pourparlers de paix avec le président Nasser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Occident complice, Arabes impuissants</h2>



<p>Cependant un raid opéré par l’armée israélienne à Gaza perpétré par Ariel Sharon faisant plusieurs dizaines de morts enterra tout espoir de paix et convainquit le président Nasser de la nécessité de la fameuse transaction des armes tchèques qui allait l’éloigner de l’Occident et aboutir en 1956 à l’affaire de Suez et à l’attaque tripartite contre l’Egypte&nbsp;: France, Grande-Bretagne et Israël.</p>



<p>Toutes ces affaires mirent en évidence la constance de la politique israélienne dans la recherche de la guerre contre les pays arabes tout en s’assurant du soutien occidental à son bénéfice exclusif, un choix dont il ne devait jamais dévier.</p>



<p>En 1982, après les accords de paix de Camp David de 1979 reconnaissant aux Palestiniens la pleine autonomie, Israël jugea le moment venu d’annexer définitivement la Cisjordanie occupée depuis 1967. Mais pour cela il fallait se débarrasser de l’organisation politico-militaire mise en place au Liban par l’OLP, reconnu comme seul représentant légitime du peuple palestinien par les Etats arabes.</p>



<p>C’est ainsi qu’en 1982, après l’assassinat d’un ambassadeur, l’armée israélienne pénétra au Liban et encercla&nbsp;Beyrouth alors que selon Ariel Sharon, devenu entre-temps ministre de la Défense, il s’agissait de repousser les Palestiniens d’une quarantaine de kilomètres de la frontière nord d’Israël. Deux mois après, les forces de l’OLP évacuaient&nbsp;par mer Beyrouth assiégée, escortées par les forces américaines, françaises, italiennes. Ces forces, leur mission accomplie, repartirent plutôt que prévu et refusèrent de protéger les civils palestiniens restés sur place ainsi qu’elles s’y étaient engagées.</p>



<p>Le président Bechir&nbsp;Gemayel, chef des Phalanges,&nbsp;allié à Israël, était élu président du Liban à l’ombre des chars israéliens. Il refusait alors d’établir des accords de paix avec les Israéliens, du moins immédiatement, déclenchant ainsi l’ire des sionistes. Au cours d’une réunion au siège de son parti, il était alors assassiné par l’explosion d’une voiture piégée, à l’instigation probablement des services secrets syriens. Aussitôt le ministre israélien de la défense Ariel Sharon, le chef d’état major Rafael Eytan, et le&nbsp; commandant de la région nord Amir Drori, décidaient d’occuper Beyrouth Ouest<em> «afin de protéger les civils»</em> et de faire pénétrer dans les camps palestiniens sans défense, leurs pires ennemis, les phalangistes et l’armée du Liban Sud de Saad Haddad, dans le but de ratisser les camps à la recherche de terroristes, sachant que tous les combattants étaient déjà partis pour Tunis, Alger, et Aden.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-11181527" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/01/Massacre-de-Sabra-et-Chatila.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Massacre de Sabra et Chatila au Liban le Le 16 septembre 1982 planifié par Ariel Sharon.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Quarante&nbsp;huit heures plus tard, après la dénonciation par un délégué norvégien et des médecins américains et britanniques d’un massacre perpétré à Sabra et Chatila, et obéissant à des pressions américaines, les Israéliens évacuaient&nbsp;les miliciens libanais des camps palestiniens alors que des bulldozers y opéraient déjà <em>«afin de détruire les constructions illégales»</em>, et près de 3000 morts étaient dénombrés, des enfants et des vieillards, assassinés parfois au couteau, et pour les femmes, souvent après avoir subi les pires sévices. Aussitôt un scandale médiatique international éclatait impliquant les généraux et les dirigeants israéliens. Afin de se dédouaner, Begin et Sharon déclaraient contre toute évidence avoir ignoré la perpétuation du massacre, ainsi d’ailleurs que les officiers israéliens présents sur les toits des maisons entourant les camps, éclairés la nuit par les fusées israéliennes, à quelques mètres du QG phalangiste.</p>



<p>Afin de restaurer la crédibilité du pays, sérieusement entamée malgré les manifestations massives contre la guerre du public israélien, le gouvernement décida alors l’institution d’une commission d&rsquo;enquête indépendante avec la mission d’établir la responsabilité dans le gouvernement et l’armée du massacre commis par les miliciens libanais.</p>



<p>La réalité est que l’État israélien s’instituant&nbsp;ainsi juge et partie se réservait par là le droit d’établir la vérité officielle sans interférence internationale, sur les bases qu’il avait lui-même choisies, celles du massacre perpétré par des étrangers en terre étrangère sur d’autres étrangers. Autrement dit, les soldats israéliens étaient d’emblée innocentés de toute accusation&nbsp;de crimes qu’ils auraient eux-mêmes commis, ce qui à priori n’était pas aussi évident qu’on pouvait le penser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Israéliens s’inspiraient des méthodes nazies</h2>



<p>Naturellement la commission dite Kahane fit ce qu’on attendait d’elle et blâma le ministre Ariel Sharon de ne pas avoir prévu le massacre alors qu’en sept années de guerre les milices chrétiennes libanaises et les Palestiniens ne s’étaient jusque-là pas fait de quartier, en particulier à Damour et à Tell El-Zaatar. Il fut bien obligé de démissionner mais ce faisant la commission le disculpait de toute préméditation. Autrement dit si les Libanais avaient des comptes à régler avec les Palestiniens c’était la fatalité du Moyen-Orient <em>«occupé»</em> par les Arabes. Ainsi que l’a si bien rappelé l&rsquo;auteur, le hic est que les Forces Libanaises chrétiennes niaient justement tout lien entre le Liban et les Arabes. Mais le but était de démontrer à ce moment-là que toute minorité devait avoir son armée et sa milice, et c’est bien pourquoi avant de se retirer les Israéliens armèrent les milices druzes libanaises afin de se venger du président chrétien qui refusait de normaliser les relations de son pays avec eux.</p>



<p>Finalement cette commission Kahane condamnant un ministre de la Défense et des officiers supérieurs pour<em> «négligence»</em> ainsi que les manifestations populaires contre la guerre, donnèrent l’occasion aux thuriféraires&nbsp;de l’Etat hébreu, <em>«seule démocratie dans la région»</em>, de vanter l’humanisme et le comportement civilisé de son peuple. Elle servit aussi à accuser tous ceux que les travaux et les conclusions de la commission n’avaient pas convaincus, d’antisémitisme, et même de nazisme. Le problème est que les Nazis lors de l’occupation de la Pologne, de l’Ukraine et de la Yougoslavie, n’agissaient pas différemment lorsqu’ils introduisaient&nbsp;dans les ghettos juifs les milices armées nationalistes antisémites locales, et qu’ils faisaient mine d’ignorer les atrocités ce qui s’y déroulaient.</p>



<p>Pour en revenir&nbsp;et trois guerres du Golfe plus tard, Israël et l’Arabie Saoudite étaient sur le point de conclure une alliance historique, politique, militaire, économique, incluant l’Inde et l’Union européenne, contre l’Iran, désigné comme la plus grave menace pesant sur la région, et les gouvernements israéliens depuis les accords d’Oslo de 1994, avec la colonisation intensive des territoires occupés et la violence meurtrière qui l’accompagne, les tentatives d’occupation des mosquées de Jérusalem et d’y entraver le culte musulman, avaient rendu illusoire toute perspective d’un Etat palestinien indépendant, ainsi que préconisé par les présidents américains Ronald Reagan après le massacre de Sabra et Chatila, et Georges Bush Jr à l’issue de la seconde guerre du Golfe.</p>



<p>Israël est donc bien le responsable de l’absence de règlement du problème palestinien, et depuis la conclusion d’accords de paix avec de nombreux Etats arabes, son objectif est désormais de les obliger à accueillir chez eux les populations palestiniennes afin de réaliser le vieux rêve sioniste, en obtenant une nation exclusivement juive dont la totalité du territoire lui appartiendrait, afin de finaliser à son avantage la conclusion de la question palestinienne.</p>



<p>C’est dans ce contexte que la guerre de Gaza a éclaté. Israël&nbsp;prétend que l’attaque du 7 octobre dernier a fait 1200 victimes et s’est accompagnée d’atrocités. C’est possible, mais étant donné tout ce qui précède dans cet article, il convient d’être prudent. Cependant, l’Etat israélien en a pris prétexte pour détruire totalement la bande de Gaza et la rendre inhabitable dans le but d’en obliger les deux millions d’habitants à partir, avec la complicité américaine, tout en renforçant son emprise sur la Cisjordanie; si en 1982 Ronald Reagan avait obligé les Israéliens à évacuer Beyrouth après les bombardements terroristes de leur aviation et de leur artillerie, et après le massacre de Sabra et Chatila, cette fois le soutien politique et militaire américain a été total. Seules les importantes manifestations antisionistes à travers le monde,&nbsp;y compris en Amérique, sont venues perturber ce soutien dans la perspective des prochaines élections américaines. Néanmoins, il semble que cette guerre de Gaza puisse&nbsp;s’étendre au Sud Liban, peut-être&nbsp;même à l&rsquo;Iran,&nbsp;si le soutien américain est acquis. La candidate à la présidence américaine Nikki Haley ne se cache déjà pas de mettre le régime iranien dans le collimateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes dans un rôle de spectateurs</h2>



<p>En effet, l’enjeu de la guerre semble englober également le protectorat israélien sur le Golfe arabo-persique et la place convoitée par Israël en tant que plaque tournante du commerce entre l’Europe, le Moyen et l’Extrême Orient, un peu à l’instar de Singapour. Dans ces conditions, il n’est certainement pas illogique de prétendre que cette guerre qui s’étend en Syrie, en Irak, au Yémen, constitue effectivement la réaction de l’Iran à l’entreprise israélo-américaine. Et les États arabes ne sont plus que les spectateurs d’un conflit qui les dépasse.</p>



<p>C’est à cette situation que la paix établie avec Israël sous l’égide américaine les a amenés et le pire exemple en est l’Egypte, un pays non seulement exclu de son aire d’influence naturelle, le Moyen-Orient, mais aussi de l’Afrique puisqu’il ne peut pas s’opposer au détournement des eaux du Nil.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-10935902" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Morts-Palestiniens-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le massacre de Gaza ordonné par Benjamin Netanyahu se poursuit depuis le 7 octobre dernier.  </em></figcaption></figure>
</div>


<p>L’ampleur de l’entreprise Israélienne à Gaza semble être liée à la démission stratégique des pays arabes, quand elle ne la consacre&nbsp;pas.</p>



<p>En conclusion, la situation actuelle n’est que la conséquence d’un projet colonial sioniste qui a invariablement poursuivi le même but d’occupation, de spoliation de la terre et de recomposition ethnique, par le terrorisme et le massacre, et qui tirant bénéfice de l’intervention et du soutien américains ainsi que de la normalisation des rapports avec les Etats arabes, semble passer à une nouvelle phase, celle de la domination totale sur la région.</p>



<p>Si les pays arabes ne se ressaisissent pas il y a fort à parier que d’ici une cinquantaine d’années, l’arc qui s’étend du Moyen-Orient au Maghreb ne sera plus composé que d’Etats ethno-tribaux en lutte les uns avec les autres, sous l’œil vigilant de l’arbitre israélien opérant en tant que mercenaire pour le compte des intérêts américains.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><em>‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’, de Ilan Halevi, éd. Papyrus, Paris, 1<sup>er</sup>  janvier 1984,  181 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Gaza la douleur, Netanyahou l’assassin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 06:04:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faudrait pas que Netanyahou devienne la victime et les Palestiniens coupables.</p>
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<p><strong><em>L’Etat palestinien à exiger est un rappel à la conscience du monde, et il ne faudrait pas que Netanyahou devienne la victime et les Palestiniens coupables. L’inversion machiavélique est insoutenable et la paix que cherchent les Palestiniens et une partie d’Israéliens ne peut être laissée aux pyromanes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Tahar Bekri</strong> <strong>*</strong></p>



<span id="more-10342484"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Tahar-Bekri.jpg" alt="" class="wp-image-8649515" style="aspect-ratio:1;width:200px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Tahar-Bekri.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Tahar-Bekri-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Tahar-Bekri-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’autre jour, j’entendais sur la Radio nationale française, France inter, le député européen et ancien journaliste, Bernard Guetta, qualifier Netanyahou de criminel. C’est peu dire. Sa haine orgueilleuse, sa volonté de brûler Gaza, civils et militaires, et son désir de mort au nom de la vengeance cachent ses projets néfastes d’empêcher par tous les moyens toute possibilité de négociation ou de naissance un jour d’un Etat palestinien. Sa destruction de Gaza en vrai Néron n’est pas différente de son peuplement colonial de la Cisjordanie. Tout est fait pour mettre à exécution le rêve du Grand Israël. Il sème la division entre Palestiniens, emploie un vocabulaire messianique pour en venir à bout de Gaza. Hamas n’est qu’un prétexte pour humilier la population, lui interdire les secours, détruire les hôpitaux, les écoles, les routes afin que l’aide ne puisse parvenir.</p>



<p>Voilà un homme contesté depuis des mois par les siens, des affaires de corruption lui collent à la semelle, qui ment à son opinion, sur la sécurité du pays, la parole savourant l’effusion du sang.</p>



<p>On peut reprocher à Hamas des actes condamnables sur le plan moral et la dignité humaine, la défense de la Palestine est d’abord un acte de justice, d’éthique, de haute lutte, de liberté d’un peuple, le dernier à être colonisé sur la terre. Résister n’est pas pratiquer l’injustifiable. Car en cela, la perte de crédibilité devant l’opinion internationale est irrémédiable et porte préjudice aux Palestiniens eux-mêmes. Les massacres de Kafr Kacem, Deir Yassin, Sabra et Chatila et, hier, Jabalia sont toujours en mémoire. Agir de la sorte ne peut convaincre le monde de votre propre cause.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="547" height="914" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Gaza-Tahar-Bekti.jpg" alt="" class="wp-image-10342643" style="width:150px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Gaza-Tahar-Bekti.jpg 547w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Gaza-Tahar-Bekti-180x300.jpg 180w" sizes="auto, (max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>
</div>


<p>L’Etat palestinien à revendiquer, à exiger est d’abord un rappel à la conscience du monde, et il ne faudrait pas que Netanyahou devienne la victime et les Palestiniens coupables. L’inversion machiavélique est insoutenable et la paix que cherchent les Palestiniens et une partie d’Israéliens ne peut être laissée aux pyromanes.</p>



<p>Le monde regarde et ne veut voir, entend mais il est sourd, mené dans l’erreur par l’un des hommes politiques les plus dangereux de l’Histoire moderne&nbsp;!&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Poète et écrivain.</em></p>
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