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	<title>Archives des Sahel - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sahel - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 09:13:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’Allemagne montre un intérêt direct à la stabilité tunisienne, c'est l'inquiétude de toute l'Europe  qu'elle exprime. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/ce-que-leurope-craint-dun-effondrement-tunisien/">Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que l’Allemagne ait un intérêt direct à la stabilité tunisienne, personne ne le conteste. Mais l’Allemagne n’est jamais seule quand elle parle de stabilité et de Sahel à un chef d’État nord-africain : elle parle aussi, de fait, au nom du continent européen qui a fait de la Tunisie son verrou migratoire et énergétique, et qui n’a pas oublié qu’un effondrement tunisien se traduirait par une pression migratoire sur ses propres côtes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19548542"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px;height:auto"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il faut se méfier des communiqués diplomatiques qui se ressemblent trop pour être honnêtes — et se méfier plus encore de ceux qui ne se ressemblent pas du tout. Explication…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 août, Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères, a atterri à Tunis, dans une visite imprévue et urgente, pour une tournée maghrébine présentée comme une simple courtoisie anniversaire : soixante-dix ans de relations diplomatiques tuniso-allemandes, une délégation d’industriels, des dossiers énergie et chaînes d’approvisionnement automobile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien, en apparence, qui justifie qu’un ministre des Affaires étrangères d’un pays du G7 se déplace en personne, accompagné de son patronat, pour aller souffler des bougies protocolaires. Sauf que le décor a craqué presque aussitôt, et de la façon la plus flagrante qui soit : les deux capitales ont raconté deux rencontres différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même l’atterrissage, le ministère allemand des Affaires étrangères annonçait sur son propre site que les discussions avec Kaïs Saïed porteraient sur leurs <em>«intérêts communs en faveur de la stabilité de la Tunisie»</em>. Une fois sur place, interrogé par la chaîne publique allemande ARD, Wadephul est allé plus loin encore, évoquant sans détour le terrorisme et la montée de <em>«l’islamisme»</em>, et présentant la migration comme l’un des fils conducteurs de sa tournée nord-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conférence de presse à Tunis, il a par ailleurs insisté sur la volonté allemande d’<em>«exploiter les potentiels mutuels»</em>, en particulier dans <em>«l’approvisionnement en énergie respectueuse du climat»</em> — une manière polie de dire qu’on est venu sécuriser des tuyaux, pas signer des cartes postales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or aucun de ces trois sujets — Sahel, terrorisme islamiste, énergie climatique — ne figure dans le compte rendu publié depuis le Palais de Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas une ligne, pas une allusion. À la place, la présidence tunisienne met en scène un Kaïs Saïed qui disserte sur l’humanité entrant dans une <em>«nouvelle étape de son histoire»</em> nécessitant une pensée fondée sur la liberté et la justice, et qui profite de l’audience pour exiger la révision de plusieurs accords — au premier rang desquels l’accord d’association avec l’Union européenne, jugé trop déséquilibré.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZkvSY2BLYG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-italie-les-tensions-internationales-pourraient-retarder-le-projet-elmed/">Tunisie-Italie | Les tensions internationales pourraient retarder le projet Elmed</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Italie | Les tensions internationales pourraient retarder le projet Elmed » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-italie-les-tensions-internationales-pourraient-retarder-le-projet-elmed/embed/#?secret=incj52YpOl#?secret=ZkvSY2BLYG" data-secret="ZkvSY2BLYG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêt direct de l’Europe à la stabilité tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ministères, une seule et même rencontre, et pourtant deux comptes rendus qui pourraient décrire deux réunions tenues à des années de distance. Ce genre de dissonance ne s’invente pas dans un simple exercice de communication maladroit ; il trahit deux agendas qui se sont croisés dans la même salle sans jamais vraiment se parler — l’un venu évaluer un risque, l’autre venu réciter un grief.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’Allemagne — troisième marché à l’export pour la Tunisie, pilier de l’approvisionnement automobile européen, hôte de 7 500 étudiants tunisiens et de milliers de soignants tunisiens dans ses hôpitaux — ait un intérêt direct à la stabilité tunisienne, personne ne le conteste. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’Allemagne, dans l’architecture européenne, n’est jamais seule quand elle parle de stabilité et de Sahel à un chef d’État nord-africain : elle parle aussi, de fait, au nom d’un continent qui a fait de la Tunisie son verrou migratoire et énergétique, et qui n’a pas oublié qu’un effondrement tunisien se traduirait en semaines, pas en mois, par une pression migratoire sur ses propres côtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne dépêche pas le chef de sa diplomatie, escorté d’industriels et suivi d’un crochet immédiat à Alger pour discuter interconnexions électriques, si le seul enjeu a trait à un anniversaire à souligner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le fait quand on veut prendre le pouls d’un pays avant qu’il ne s’arrête de battre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce pouls, aujourd’hui, est franchement inquiétant. Pendant que Wadephul serrait des mains à Carthage, des quartiers entiers de Tunis, de Sfax, du Kef, de Djerba ou de Gabès continuaient de vivre au rythme de coupures d’eau et d’électricité répétées, parfois plusieurs fois par jour — le symptôme le plus visible d’un réseau Steg en déficit structurel de production que plus aucun décret présidentiel ne peut masquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des menaces terroristes en Tunisie sont probables selon des sources proches de la chancellerie allemande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent des pénuries récurrentes de médicaments essentiels dans les pharmacies, remontées presque chaque semaine par la société civile et les syndicats de la santé, signe que même la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique, pourtant vitale, craque sous la pression budgétaire et le manque de devises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les trois ingrédients de l’embrasement social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont exactement les trois ingrédients — eau, courant, médicaments — dont l’histoire politique récente du monde arabe a montré qu’ils précèdent, presque toujours, l’embrasement social. Ce n’est pas un hasard si le crochet algérien de Wadephul porte précisément sur l’offre électrique : Berlin cherche, très concrètement, des solutions de dépannage énergétique pour un voisin tunisien exsangue, faute de pouvoir compter sur une réforme interne que le régime refuse d’engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de tout cela ne serait alarmant si le contexte politique tunisien n’était pas déjà à ce point tendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pouvoir réélu à 90,7 % sur une participation de 28,8 %, une opposition emprisonnée par dizaines, un Premier ministre limogé presque chaque année, une dette publique qui frôle 85 % du PIB, un déficit qui se creuse de nouveau : la marge de manœuvre du régime pour absorber un choc social supplémentaire est proche de zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’eau, l’électricité et les médicaments manquent en même temps, la colère ne cherche plus de porte-parole partisan ; elle descend dans la rue directement, comme on l’a vu ailleurs dans la région ces derniers mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément ce scénario que l’Europe, par la voix de son émissaire allemand, semble être venue évaluer de très près — sans jamais le dire tout haut. La visite protocolaire de Wadephul n’est peut-être qu’une couverture élégante pour une question bien plus brutale que Berlin, et derrière elle Bruxelles, se pose désormais sans détour : combien de temps le système Saïed peut-il encore tenir avant que la rue ne tranche à sa place ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Economiste universitaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blog de l&rsquo;auteur:</strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jUygZVRr5s"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/la-tunisie-face-a-son-deficit-energetique-lhydrogene-vert-est-il-la-panacee/">La Tunisie face à son déficit énergétique | L’hydrogène vert est-il la panacée ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à son déficit énergétique | L’hydrogène vert est-il la panacée ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/la-tunisie-face-a-son-deficit-energetique-lhydrogene-vert-est-il-la-panacee/embed/#?secret=Mkyl935oL9#?secret=jUygZVRr5s" data-secret="jUygZVRr5s" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/01/ce-que-leurope-craint-dun-effondrement-tunisien/">Ce que l’Europe craint d’un effondrement tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi les Tunisiens bloquent-ils sur l’égalité successorale ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/pourquoi-les-tunisiens-bloquent-ils-sur-legalite-successorale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 06:37:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D'un 13 août à un autre, le dossier de l'égalité dans l'héritage — celui  du patrimoine, de la terre, de l’autonomie économique — reste orphelin. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/pourquoi-les-tunisiens-bloquent-ils-sur-legalite-successorale/">Pourquoi les Tunisiens bloquent-ils sur l’égalité successorale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 13 août, comme chaque à la même date, la Tunisie a célébré la légende d’un homme seul, Habib Bourguiba, qui aurait un jour décrété la libération de la femme et refermé, d’un trait de plume, des siècles de patriarcat. Ce n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Et c’est cette part manquante qui mérite d’être regardée en face, soixante-dix ans après.</em></strong> <em>(Photo: Bourguiba enlève le voile d&rsquo;une femme en pleine rue). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ilyes Bellagha</strong></p>



<span id="more-19456938"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le 13 août 1956, moins de cinq mois après l’indépendance, Bourguiba promulgue le Code du statut personnel. Il abolit la polygamie et la répudiation unilatérale, impose le consentement mutuel au mariage, relève l’âge légal du mariage, ouvre l’école aux filles. Rien, dans le monde arabe de l’époque ne ressemble à ce geste. Il ne s’agissait pas d’une réforme prudente : Bourguiba s’attaque au même moment à l’institution religieuse de la mosquée Zitouna, dissout l’enseignement religieux autonome, nationalise les habous ou biens de mainmorte. C’est un homme qui frappe où ça fait mal, sans détour ni ménagement pour les bastions traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste un point, un seul, que Bourguiba n’a jamais touché : l’héritage. La femme tunisienne hérite aujourd’hui encore, par défaut, de la moitié de la part d’un homme de même rang. L’explication convenue veut que Bourguiba ait attendu une caution des autorités religieuses qui ne serait jamais venue — comme si la timidité, chez cet homme-là, avait soudain pris le pas sur l’audace. L’explication ne tient pas seule. Elle ne tient pas face à la Zitouna abolie, aux habous nationalisés, à une répudiation supprimée contre l’avis de tout le corps théologique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une explication plus dure, et plus cohérente avec l’homme politique qu’il était : Bourguiba a frappé ce qui ne le touchait pas, et laissé intact ce qui touchait sa propre base. Le Néo-Destour s’est construit sur la petite et moyenne bourgeoisie du Sahel, propriétaire terrienne et oléicole — le vivier même de ses cadres, de sa famille politique, de son propre clan. La Zitouna n’était pas son socle ; le patrimoine foncier sahélien, si.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une thèse abstraite. Une étude de terrain menée par Kalthoum Kennou, Ismahan Ben Taleb et Soumaya Sandli — magistrate, sociologue et avocate — auprès de sept gouvernorats, dont Monastir, la ville natale du père de l’indépendance, documente noir sur blanc le mécanisme : pression familiale pour renoncer à sa part (le <em>«tanaazul»</em>), rôle actif de la mère elle-même dans ce renoncement, subterfuges des frères, terre systématiquement réservée aux mâles <em>«pour que le nom ne sorte pas du clan».</em> Le mécanisme n’est pas propre au Sahel seul — il traverse le pays. Mais il n’épargne pas Monastir. La ville qui a donné son libérateur à la femme tunisienne n’a jamais cessé, sur ce point précis, de la déposséder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux renoncements, un même mur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, Béji Caïd Essebsi rouvre le dossier et dépose un projet d’égalité successorale. Le geste est salué comme audacieux — il ne l’est qu’à moitié. Le patronyme même du président porte la trace d’une autre histoire de classe : l’ancien président descend d’Ismaïl Caïd Essebsi, mamelouk d’origine sarde élevé à la cour beylicale au XIX<sup>e</sup> siècle jusqu’à devenir caïd-gouverneur, lignée absorbée par alliances matrimoniales dans l’aristocratie beldi de Tunis. Contrairement à Bourguiba, l’assise de BCE n’est pas agraire ni sahélienne : c’est une bourgeoisie urbaine, administrative, dont le patrimoine n’est pas la terre du bled mais la position dans l’appareil d’État. Proposer l’égalité ne lui coûtait rien socialement — ce n’était ni son foncier ni celui de sa base qui allait se redistribuer. L’audace du geste a le prix de sa légèreté : BCE meurt en 2019, le texte ne franchit jamais le Parlement, et personne n’en hérite politiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïs Saïed, lui, ne fait même pas ce geste. Dès sa campagne de 2019, il affiche son opposition à l’égalité successorale, position qu’il n’a jamais révisée depuis. Le calcul diffère de celui de Bourguiba comme de celui de BCE : sa légitimité ne tient ni à un patrimoine de classe ni à une caution religieuse institutionnelle négociée, mais à une assise populaire diffuse et conservatrice à laquelle il ne veut offrir aucun motif de rupture. Il ne cède rien aux courants intégristes — mais ne leur retire rien non plus : il évite strictement le terrain.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lNVw0zuDvN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/quand-les-tunisiennes-reecrivent-beauvoir/">Quand les Tunisiennes réécrivent Beauvoir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand les Tunisiennes réécrivent Beauvoir » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/quand-les-tunisiennes-reecrivent-beauvoir/embed/#?secret=uKtdQkVK7Y#?secret=lNVw0zuDvN" data-secret="lNVw0zuDvN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce calcul n’a rien de paranoïaque. En Tunisie, le rapport au sacré ne se loge pas seulement dans la pratique affichée — il survit, en sourdine, jusque dans la transgression elle-même. Il n’est pas rare d’entendre, après un rot au détour d’une bière, un <em>«hamdoullah»</em> ou un <em>«Allah yesamah»</em> machinal, comme si le corps demandait pardon avant même que l’esprit n’ait eu le temps de s’en soucier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette religiosité réflexe, qui déborde largement le clivage pratiquant/non-pratiquant, est précisément ce qu’aucun dirigeant, depuis Bourguiba, n’a plus eu les moyens politiques d’affronter de front. Bourguiba avait la légitimité fondatrice d’un homme qui venait d’arracher l’indépendance, et convoquait lui-même les oulémas pour discuter d’<em>ijtihad</em>. Ni BCE ni Saïed ne disposent plus de ce capital : l’un s’éteint avant d’avoir eu à l’engager, l’autre choisit de ne jamais l’exposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce silence n’est pas que politique, il est aussi démographique. En 1956, le taux d’urbanisation tunisien n’atteignait que 40 % : la majorité de la population vivait encore de la terre, et l’héritage foncier structurait l’existence matérielle des familles. En 2014, ce taux dépasse déjà 67 % — il approche aujourd’hui 72 %, selon le recensement de 2024. Une majorité de Tunisiens, surtout depuis 2011, ont grandi et vécu en ville, souvent locataires ou primo-accédants d’un logement modeste, sans terre agricole ni patrimoine familial substantiel à transmettre. Le sujet même de l’héritage — la terre, l’olivier, le douar — a cessé d’être une préoccupation matérielle concrète pour l’essentiel de la population, devenant un débat de principe porté surtout par les classes moyennes et supérieures urbaines qui détiennent encore un patrimoine réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dilution matérielle explique en partie l’absence de mobilisation populaire massive sur la question, dans un sens comme dans l’autre : presque personne n’a plus intérêt objectif à provoquer un affrontement dont l’enjeu concret s’est largement retiré du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2018, le débat resurgit régulièrement sous la forme d’un <em>«double régime»</em> : l’égalité par défaut, avec possibilité de choisir l’ancien système. L’idée se veut prudente. Elle est en réalité incohérente. Un État, par essence, ne propose pas : il impose. La loi n’est loi que parce qu’elle s&rsquo;applique de façon identique à tous les citoyens placés dans une situation identique — sans option à la carte. Bourguiba lui-même n’a jamais demandé le consentement collectif pour abolir la polygamie, pourtant explicitement autorisée par le texte coranique. Il a tranché. Aucun double régime n’a été proposé aux hommes qui auraient voulu rester polygames. Le même État qui a eu le pouvoir souverain d’abolir la polygamie et les peines corporelles sans consultation a, de la même main, le pouvoir de trancher l’égalité successorale par la loi, sans option — au nom du même principe qu’il a déjà appliqué ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le folklore du jour et le silence de l’année</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque 13 août, la classe politique tunisienne redécouvre la femme le temps d’un discours. Les uns brandissent des portraits de prisonnières politiques pour habiller un combat qui, le reste de l’année, ne parle jamais du dossier de l’héritage. Les autres célèbrent le folklore officiel, cortèges et hommages, sans toucher au fond. Entre les deux, le dossier réel — celui du patrimoine, de la terre, de l’autonomie économique — reste orphelin. Aucun parti, y compris ceux qui s’étaient prononcés en 2018 en faveur de l’initiative Essebsi, ne porte aujourd’hui ce combat sur la durée. Il resurgit une fois par an, agité comme un symbole, puis rangé jusqu’au 13 août suivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mythe du 13 août n’est pas un mensonge. C’est une moitié de vérité qui s’est arrêtée là où elle dérangeait le plus près de chez elle. Soixante-dix ans après, la question n’est plus de célébrer ou de démolir Bourguiba. Elle est de finir ce qu&rsquo;il a commencé — et de ne plus attendre, pour cela, une caution qui n’est jamais venue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y7jqtm19T6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/">70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/embed/#?secret=rvN6hELg8J#?secret=Y7jqtm19T6" data-secret="Y7jqtm19T6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie &#124; Santé : Décès du Dr Jamel Memmi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2026 19:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Jamel El Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[Jamel Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[Ksar Hellal]]></category>
		<category><![CDATA[Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Teboulba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil régional de l&#8217;Ordre des médecins du Centre a annoncé avec tristesse le décès du docteur Jamel Memmi, figure respectée de la médecine dans la région du Sahel. Ancien médecin de la santé publique à l&#8217;hôpital local de Teboulba, le Dr Memmi avait par la suite poursuivi sa noble mission dans le secteur privé...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil régional de l&rsquo;Ordre des médecins du Centre a annoncé avec tristesse le décès du docteur Jamel Memmi, figure respectée de la médecine dans la région du Sahel.</em></strong></p>



<span id="more-18837882"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien médecin de la santé publique à l&rsquo;hôpital local de Teboulba, le Dr Memmi avait par la suite poursuivi sa noble mission dans le secteur privé à Ksar Hellal, où il s&rsquo;est distingué par son dévouement, son professionnalisme et ses qualités humaines exceptionnelles tout au long de sa carrière, rappelle le Conseil régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cortège funèbre a eu lieu ce samedi 30 mai 2026, après la prière d&rsquo;El Asr et Dr Jamel Memmi a été accompagné à sa dernière demeure au cimetière Abdelhak Abbar à Ksar Hellal, entouré de ses proches, de ses confrères et de ses nombreux patients venus lui rendre un ultime hommage.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Le Sahel au bord du gouffre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/le-sahel-au-bord-du-gouffre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 08:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Corps]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que le monde se focalise sur le Moyen Orient, le Sahel se défait, de la Méditerranée à la mer Rouge, de l’océan Indien aux côtes de l’Atlantique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/le-sahel-au-bord-du-gouffre/">Le Sahel au bord du gouffre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pendant que le monde se focalise sur le Moyen Orient, le Sahel se défait, de la Méditerranée à la mer Rouge, de l’océan Indien aux côtes de l’Atlantique. Dans les sables brûlants du Sahel, l’État n’est plus qu’un fantôme, une fiction administrative en dissolution accélérée. Ce n’est pas un accident de l’histoire. C’est l’aboutissement d’une abdication collective, aux responsabilités partagées entre puissances coloniales avec la non viabilité de leurs découpages territoriaux, gouvernants, partenaires extérieurs complaisants et institutions internationales sourdes aux réalités qu’elles prétendaient transformer.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18749973"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les ruines sont désormais visibles – reste à savoir jusqu’où l’onde de choc ira. Le Sahel est devenu le laboratoire mondial de ce qui arrive lorsque l’État cesse d’être une promesse commune et que la souveraineté se fragmente entre milices, trafiquants, juntes, puissances étrangères et communautés abandonnées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’État fantôme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut nommer les réalités sans détour, même lorsqu’elles dérangent, l’État sahélien est devenu une anomalie historique faute de viabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La racine des conflits armés au Sahel n’est ni exclusivement religieuse, ni seulement ethnique ou climatique, elle réside d’abord dans la faillite de l’État comme arbitre légitime. Le contrat social s’est brisé. Trop souvent replié sur la capitale, capturé par des<em> «élites»</em> prédatrices, incapable de protéger, de redistribuer, de juger équitablement et d’assurer les services publics élémentaires, l’État a cessé d’apparaître comme une promesse commune pour devenir, dans de vastes périphéries, une présence intermittente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où il ne protège plus, d’autres souverainetés s’installent comme les autorités tribales, les réseaux religieux, les milices communautaires, les groupes armés, les trafiquants et entrepreneurs de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pauvreté, la corruption, l’exclusion de communautés entières, les rivalités pastorales et foncières, la pression démographique, les chocs climatiques avec la raréfaction de l’eau et des pâturages, la circulation des armes, les trafics transfrontaliers et les ingérences étrangères ne sont donc pas des causes isolées – ce sont les accélérateurs d’un même effondrement politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre promesses de développement trahies, générations sacrifiées, territoires abandonnés, populations déplacées et armées devenues arbitres du pouvoir, la frontière entre l’État faible et l’État fantôme a été franchie presque partout au Sahel, jusqu’à ce que les ruines rendent l’effondrement visible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’État échoue trop longtemps, les peuples cessent d’y croire et finissent par accepter n’importe quel ordre, pourvu qu’il donne l’illusion d’une protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait abusif d’imputer l’échec de la construction étatique au Sahel à un rejet supposé de l’État par les sociétés sahéliennes, comme si celui-ci n’était qu’une anomalie historique étrangère à leurs réalités.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SfYDgCPLui"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/">La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La descente aux enfers du Mali ne s’arrête pas depuis 2012 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/la-descente-aux-enfers-du-mali-ne-sarrete-pas-depuis-2012/embed/#?secret=pSlsD8SzMK#?secret=SfYDgCPLui" data-secret="SfYDgCPLui" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la fiction administrative à l’arc du chaos</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du Mali en lambeaux au Soudan dévasté, du Niger fragilisé à la Libye morcelée sur les rives méditerranéennes, jusqu’en Somalie aux abords de la mer Rouge et de l’océan Indien en passant par l’Ethiopie, se dessine une vaste continuité de délitement étatique qui reconfigure le flanc sud de l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seul Djibouti, préservé des déchirures qui l’avaient meurtri durant une décennie jusqu’en 2001, échappe aujourd’hui au délitement tragique des États de la région. Par sa stabilité, sa position stratégique en face du détroit de Bab El Mendeb, du Yémen et de l’Arabie Saoudite, son hospitalité et son rôle de carrefour entre la mer Rouge et la Corne de l’Afrique, il s’affirme comme une terre de refuge, de paix et d’investissement dans un environnement régional gagné par les conflits armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut regarder cette réalité de délitement sans détour, avant que les foyers de crise aujourd’hui dispersés ne s’agrègent en un arc d’instabilité continu, reliant les rivages de l’océan Indien à ceux de l’Atlantique, la Méditerranée à la mer Rouge, faisant de l’Afrique le continent du chaos et de la désolation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Paris, Londres et Washington décrivent comme un simple déficit de gouvernance relève en réalité d’une crise plus profonde, liée à l’épuisement d’un modèle étatique de façade, faiblement enraciné et toujours concurrencé par des loyautés plus anciennes — tribales, régionales, confessionnelles ou claniques. Longtemps maintenu par la rente, l’aide internationale et l’assistance militaire, l’État sahélien voit aujourd’hui ses trois béquilles s’écrouler en même temps.<em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coups d’État militaires survenus ces dernières années au Mali, au Burkina Faso et au Niger constituent des symptômes avancés d’un affaissement profond de l’autorité publique, et des signaux d’alerte pour l’ensemble des États voisins. Les juntes ont pris le contrôle d’appareils bureaucratiques déjà fantomatiques, dont l’autorité est largement contestée à l’intérieur de leurs frontières. Ces régimes peuvent durer comme appareils de coercition, mais non comme projets politiques viables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démographie ajoute une dimension explosive que les analyses conventionnelles traitent, par myopie, comme un dividende accélérateur de croissance économique, alors qu’elle constitue&nbsp;le multiplicateur des crises. Une population qui double dans des États – en crise économique &#8211; qui s’affaiblissent, dans un environnement climatique qui se désertifie, cette équation n’a pas de solution pacifique à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique n’est pas une menace future au Sahel — c’est un&nbsp;fait présent et cumulatif. La zone de précipitations utiles recule vers le sud de 50 à 80 km par décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette équation démographique et climatique rejoint une loi plus profonde de l’économie, les sociétés ne divergent pas seulement par leurs richesses, mais par les cercles cumulatifs — vertueux ou destructeurs — dans lesquels elles sont enfermées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, il existe, dans la théorie économique des nations fragiles, un seuil invisible – point critique où le revenu réel, la capacité productive et la puissance fiscale deviennent suffisants pour transformer la survie économique en dynamique cumulative de développement – mais décisif, en deçà, la pauvreté cesse d’être un simple retard de développement pour devenir une force d’aspiration vers le bas ; au-delà, l’accumulation du capital, de la confiance, de l’éducation, des infrastructures et des institutions peut au contraire produire une dynamique cumulative de prospérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gunnar Myrdal avait montré que le sous-développement n’est pas un état immobile, mais un processus circulaire, la faiblesse des revenus réduit l’épargne, l’investissement et la qualité des services publics ; cette faiblesse dégrade à son tour la productivité, nourrit l’exode des compétences, accroît la défiance envers l’État, affaiblit la fiscalité, puis réduit encore davantage la capacité publique à protéger, instruire, soigner et équiper le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel est précisément pris dans cette causalité cumulative négative, des États pauvres administrent des territoires immenses, jeunes, fragmentés et climatiquement vulnérables avec des ressources fiscales dérisoires ; leur impuissance économique devient impuissance politique, puis leur impuissance politique aggrave leur impuissance économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant qu’un pays ne franchit pas le seuil critique où l’investissement public, la sécurité, l’éducation, la justice et les infrastructures commencent à se renforcer mutuellement, il risque d’être aspiré par une spirale où chaque retard prépare le suivant, et où la pauvreté devient une architecture durable de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question décisive est de savoir si l’Etat sahélien n’est pas, en deçà de ce seuil critique de revenu, de capacité productive, donc condamné à devenir un État fantôme, non viable, trop pauvre pour protéger, trop faible pour administrer, trop absent pour unir, trop discrédité pour gouverner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet immense espace sahélien de près de cinq millions de kilomètres carrés, l’État sahélien se défait sous nos yeux. Héritées des conférences coloniales de la fin du XIXᵉ siècle, ces architectures politiques — frontières tracées à l’équerre, découpages imposés à des sociétés complexes, indifférence aux réalités ethniques, linguistiques, religieuses et aux conditions mêmes de viabilité économique — n’ont que rarement réussi à se transformer en véritables nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés ne sont plus seulement des acteurs militaires. Ils sont devenus des prestataires de services : justice appliquée de façon cohérente là où les tribunaux étatiques ne sont que corruption organisée, redistribution économique là où l’État prélève sans donner, protection physique là où la sécurité est inexistante, parfois les armées nationales y commettent des atrocités. Leur modèle est l’administration territoriale. Ce sont les Talibans de 1994 à 1996 — et nous savons où cette trajectoire conduit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WFbCIVqsby"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=S8tr54tZYf#?secret=WFbCIVqsby" data-secret="WFbCIVqsby" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des dominos à des stades différents d’inclinaison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée du cordon sanitaire — isoler le Sahel, contenir sa contagion par des frontières renforcées — se fracasse sur une réalité géographique et humaine qui la précède de plusieurs siècles, dans cet espace, les frontières n’ont jamais été des réalités physiques pour les populations y compris les frontières maritimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Libye est le cas le plus éloquent. Elle n’est pas une victime de l’instabilité sahélienne — elle en est l’amplificateur structurel. La destruction de l’État libyen par l’intervention de l’Otan en &nbsp;2011 a ouvert dans tout le Sahel un immense marché noir des armes, transformant les arsenaux libyens en carburant militaire du chaos régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui bicéphale — Tripoli soutenue par la Turquie et le Qatar, Benghazi par les Émirats, l’Égypte et les successeurs de Wagner — la Libye entretient une partition dont chaque parrain tire profit et que personne n’a réellement intérêt à résoudre. Ses 1700 kilomètres de frontière commune avec le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Algérie sont des artères vitales pour les trafics de migrants, d’armes et de drogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus au Sud, le Nigéria — 230 millions d’habitants, premier producteur pétrolier du continent — vit une guerre civile rampante que les observateurs s’obstinent à traiter comme un problème de gouvernance régionale. Boko Haram et l’ISWAP (l’État islamique Afrique de l’Ouest) contrôlent des portions entières des États du Nord-Est depuis 2009. Leur connexion avec le GSIM sahélien est opérationnelle. Le Sahel et le Nigéria forment désormais un continuum sécuritaire. Un Nigéria en décomposition partielle serait une recomposition comparable en impact géopolitique à la désintégration soviétique — mais à une échelle démographique dix fois supérieure. Les États côtiers qui avaient été présentés comme des succès — Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal — voient leurs régions septentrionales pénétrées selon exactement le même modèle de diffusion qu’au Mali d’avant 2012, d’abord les zones rurales frontalières, ensuite les axes routiers, enfin les villes secondaires. La fenêtre d’action préventive se ferme dans les trois à cinq ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Si le verrou algérien céderait…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est un pays, l’Algérie, dont l’effondrement, que personne de la région ne souhaite, concentrerait en un seul choc géopolitique toutes les catastrophes évoquées jusqu’ici — et auquel les capitales occidentales consacrent une réflexion stratégique désespérément insuffisante, considérant le pays comme une menace en cas de conflit majeur. Non pas parce qu’une catastrophe est imminente mais parce qu’elle est <em>calculable</em>, et que ses effets seraient proprement incommensurables avec le basculement dans le chaos de plusieurs états de la région et au-delà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est un pôle de stabilité régionale dont la continuité repose sur deux variables, le prix du pétrole et le pari sur son développement industriel. Le pays est engagé dans une transition industrielle réelle, soutenue par des investissements massifs et des projets structurants, réduisant à l’horizon 2030 sa dépendance aux hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revenus des hydrocarbures financent la paix sociale avec des subventions massives sur les carburants, l’alimentation, emploi public à environ 34 % de la population active. Les réserves de change sont passées de 143 milliards de dollars en 2014 à 47 milliards en 2025. La fenêtre de viabilité financière se ferme dans cinq à sept ans, peut-être moins si la transition énergétique européenne et mondiale vers la décarbonisation réduit les prix et achats du gaz algérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la menace algérienne brandie par une partie des élites et médias en Occident est tripolaire — et c’est précisément pourquoi elle est si difficile à articuler dans les chancelleries occidentales habituées à des diagnostics binaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Premier pôle : le risque d’effondrement interne</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est solide, mais si le régime vacille sous la pression conjuguée d’une crise économique ou sanctions imposées et d’une déstabilisation orchestrée de l’extérieur, ce sont les 6000 kilomètres de frontières avec la Libye, le Niger, le Mali et la Mauritanie qui deviennent des passoires absolues. Si Alger bascule dans une instabilité ouvrant sur la Méditerranée, c’est une vague migratoire d’une ampleur sans précédent vers la France, l’Italie et l’Espagne, avec tout ce que cela aura comme impact politique en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deuxième pôle : l’Algérie comme menace aux intérêts occidentaux</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, il faut nommer ce que les diplomates occidentaux ne formulent pas publiquement, que l’Algérie est un acteur hostile aux intérêts stratégiques de l’Occident sur plusieurs dossiers simultanés. Entre autres, ses achats d’armements russes massifs — Alger est le troisième importateur mondial d’armes russes après l’Inde et la Chine — envoient un signal explicite sur ses alignements stratégiques réels. Sa relation entretenue avec Moscou pendant et après l’invasion de l’Ukraine, son refus de condamner la Russie à l’Onu, et sa politique de non-alignement revendiquée, considérée comme une couverture diplomatique pour un penchant structurel anti-occidental. En cas de crise majeure, les bases aériennes et navales algériennes pourraient être utilisées — ou proposées — à des acteurs hostiles à l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Troisième pôle : l’Algérie dans l’axe des puissances menaçantes</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ici que le tableau géopolitique prend sa dimension la plus inquiétante pour l’Occident. L’Algérie s’inscrit dans un axe de puissances dont chacune, à des degrés divers et selon des logiques propres, représente aujourd’hui un défi existentiel pour l’ordre occidental en Méditerranée et en Afrique. La Turquie d’Erdogan a construit une présence militaire en Libye, noué des alliances avec les juntes sahéliennes via la Diyanet et les marchands d’armes, et utilisé les flux migratoires comme levier de chantage systématique sur l’Europe. Elle est membre de l’Otan tout en sapant méthodiquement ses intérêts — combinaison paradoxale qui paralyse pour le moment toute réponse collective occidentale. L’Égypte du maréchal Sissi soutient Haftar en Libye, maintient des contacts réguliers avec Moscou et Pékin, et conduit une politique sahélienne visant à contrebalancer l’influence européenne et à sécuriser son flanc occidental — notamment via le Soudan, aujourd’hui en guerre civile avec des ramifications qui s’étendent jusqu’à la mer Rouge. Ces trois pays — Algérie, Turquie, Égypte — ne forment pas un bloc homogène. Mais ils partagent une caractéristique stratégique décisive en cas de conflit majeur, ils occupent les positions-clés du verrou méditerranéen, et leur politique étrangère est, dans les faits, structurellement incompatible avec les intérêts de sécurité européens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tp7l75vnPH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=0qOjiD2FZ2#?secret=tp7l75vnPH" data-secret="tp7l75vnPH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Personne n’a intérêt à la paix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie a déployé l’Africa Corps au Mali, au Burkina, au Niger, en Libye et en République centrafricaine pour un coût financé en partie via des concessions minières. Elle chasse l’Occident de ses zones d’influence historiques, accède à l’or malien, à l’uranium nigérien, aux diamants centrafricains, et — point capital — génère délibérément des flux migratoires supplémentaires qui alimentent les populismes européens et fragilisent l’Union Européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine prend les ressources sans faire la guerre et sans créer d’ennemis. Pékin est le premier partenaire commercial africain depuis 2009 déployant une stratégie d’offre sans conditionnalités avec des prêts sans exigences démocratiques, des investissements sans transparence. Elle installe des entreprises d’extraction dans les zones contestées, négocie avec les groupes armés aussi facilement qu’avec les gouvernements reconnus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité la plus difficile à accepter est qu’aucun des acteurs qui ont le pouvoir de stabiliser la région n’a réellement intérêt à le faire – exceptée l’Algérie en raison de sa région Touareg. C’est un système d’intérêts croisés, d’une cohérence perverse, qui maintient le chaos comme équilibre optimal pour chacun de ses participants — sauf pour les populations sahéliennes, qui en paient le prix de leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame sahélien tient précisément à cette convergence monstrueuse, ainsi pour les populations, le chaos est une tragédie ; pour plusieurs acteurs extérieurs, il est devenu une ressource. Il ouvre des accès miniers, justifie des présences militaires, affaiblit les concurrents et permet à des puissances moyennes ou globales de peser à faible coût sur l’équilibre du monde. La guerre devient, dans certains espaces, une modalité de gestion des rapports de force. Le Sahel n’est donc pas abandonné par hasard, il est aussi exploité parce que son désordre produit des dividendes stratégiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’âge des souverainetés fantômes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’hypothèse d’un effondrement total de l’Etat sahélien est aussi peu probable que celle d’une stabilisation. Ce qui s’installe, c’est une souveraineté à géométrie variable, où l’État subsiste comme enveloppe formelle — siège à l’Onu, drapeau, monnaie — pendant que le territoire réel est administré par une mosaïque d’acteurs. Groupes armés, milices ethniques tiennent les axes routiers, juntes militaires dans les capitales, compagnies étrangères dans les périmètres miniers. Chacun prélève, chacun protège, chacun gouverne à sa manière. C’est un ordre parallèle, fonctionnel et durable, précisément parce qu’il rend services là où l’État a failli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’installe, c’est la privatisation de la souveraineté sur le monopole public de la contrainte, de l’impôt, de la justice et de la protection qui se disperse entre entrepreneurs de guerre, milices identitaires, compagnies étrangères, réseaux criminels et appareils militaires concurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina, Niger — est moins une construction politique qu’une posture anticoloniale commune. Les juntes partagent un discours, pas une vision. Elles se heurtent aux mêmes contraintes structurelles que les régimes qu’elles ont renversés, sans l’aide internationale qui en masquait la fragilité, ni la légitimité démocratique qui en différait l’implosion. Africa Corps ne peut pas remplacer un État. L’or malien et l’uranium nigérien financeront un temps les appareils sécuritaires, pas le développement. D’ici 2028-2030, ces régimes auront soit négocié un retour partiel à une légitimité civile, soit sombré dans une violence interne que leurs propres armées ne maîtriseront plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai basculement géopolitique ne viendra pas du Mali ou du Burkina mais du Sénégal, du Ghana et surtout de la Côte d’Ivoire. Ces États ont servi de contre-exemples, de preuves que la gouvernance pouvait fonctionner en Afrique de l’Ouest. Leur déstabilisation partielle — déjà engagée dans leurs régions septentrionales — invaliderait définitivement le paradigme du développement par la gouvernance, promu depuis trente ans par les institutions de Bretton Woods.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si un scénario mérite d’être qualifié de systémique, c’est la décomposition partielle du Nigéria. Avec une économie déjà sous pression, un Nord-Est en guerre depuis quinze ans et une fédération dont les lignes de fracture ethniques et religieuses n’ont jamais été véritablement suturées, le Nigéria n’est pas un État fragile au sens conventionnel — c’est un agrégat sous tension dont la rupture provoquerait un déversement humain sans équivalent dans l’histoire africaine contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Soudan et la Somalie sont l’exemple de ce que devient un territoire quand l’État a définitivement cessé d’être le cadre de référence des populations. Deux géographies distinctes, deux trajectoires différentes, une même conclusion, l’irréversibilité à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la stabilisation durable au Sahel est improbable avant plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sahel révèle ce que devient le monde lorsque l’État cesse de protéger et d’unir, une souveraineté de façade, livrée aux milices, aux trafiquants et aux puissances extérieures. Ce naufrage est l’échec d’États sans contrat social, sans justice et sans enracinement. Le choix est entre la reconstruction patiente d’États légitimes, capables de rendre justice et de protéger les peuples, ou l’acceptation d’un monde où la peur remplacera la loi, où les milices remplaceront les institutions, et où la souveraineté ne sera plus qu’un mot imprimé sur des cartes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lT4ns1dkJh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=AYz2DAMY30#?secret=lT4ns1dkJh" data-secret="lT4ns1dkJh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Joey R. Hood &#124; La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/joey-r-hood-la-tunisie-exportateur-de-stabilite-pour-les-pays-du-sahel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 06:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Joey R. Hood]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joey R. Hood, ancien ambassadeur américain à Tunis (2023-2025) souligne l’importance stratégique de la Tunisie pour les États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/joey-r-hood-la-tunisie-exportateur-de-stabilite-pour-les-pays-du-sahel/">Joey R. Hood | La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une étude intitulée «Réévaluation de l’importance stratégique de la Tunisie pour les États-Unis», publié par le site de <a href="https://www.stimson.org/2026/reassessing-tunisias-strategic-importance-for-the-united-states/?utm_source=Stimson+Center&amp;utm_campaign=b24d429e71-NA+Weekly%2FNAP%2FNA+Digest+3.18.26_COPY_01&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_-aa501f377b-634321396" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stimpson Center</a>, Joey R. Hood, ancien ambassadeur américain à Tunis (2023-2025), estime que Washington pourrait «tirer parti de la Tunisie en matière de sécurité régionale, de stabilité économique et de coopération axée sur le Sahel».</em></strong></p>



<span id="more-18695674"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie fait rarement la une des journaux, pourtant sa situation géographique, sa main-d’œuvre et ses partenariats de sécurité en font un pivot discret en Afrique du Nord et au Sahel»</em>, écrit-il. Aussi soutient-il que <em>«négliger la Tunisie risque de céder de l’influence à des concurrents et de passer à côté d’une voie rentable vers la stabilité régionale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate explique dans sa note d’analyse comment les États-Unis et leurs partenaires peuvent s’appuyer sur la coopération sécuritaire existante entre Washington et Tunis pour soutenir les pays sahéliens, <em>«tout en privilégiant un engagement économique axé sur l’investissement et adapté aux réalités politiques actuelles.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En repositionnant la Tunisie comme un partenaire à la fois sécuritaire et économique, les décideurs politiques </em>|américains]<em> peuvent promouvoir la stabilité sans interventions à grande échelle»</em>, affirme-t-il, en rappelant, à ce propos, les nombreux atouts géostratégiques et économiques de la Tunisie, dont sa position centrale en Méditerranée et, surtout, le fait qu’elle <em>«compte régulièrement parmi les pays affichant le pourcentage le plus élevé de diplômés en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) au monde.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif des États-Unis et leurs partenaires en Tunisie serait d’aider le pays à devenir un <em>«exportateur de stabilité»</em> pour les pays du Sahel. <em>«Par le biais de formations, d’exercices et de ponts aériens, l’armée tunisienne peut soutenir le développement des forces antiterroristes, de police et de maintien de la paix sur l’ensemble du continent africain, d’une manière trop coûteuse ou trop complexe pour que les États-Unis et l’Europe puissent le faire seuls. De cette façon, la Tunisie et ses partenaires peuvent offrir une alternative viable aux mercenaires russes et aux autres influences étrangères dans les États sahéliens, qui ne font qu’aggraver l’instabilité»</em>, soutient-il.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HKL9nAotnk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/embed/#?secret=M502uJ3DvJ#?secret=HKL9nAotnk" data-secret="HKL9nAotnk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/joey-r-hood-la-tunisie-exportateur-de-stabilite-pour-les-pays-du-sahel/">Joey R. Hood | La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/reunion-a-tunis-de-la-commission-militaire-mixte-italo-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Allessandro Prunas]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Matteo Perego di Cremnago]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Khaled Shili et Matteo Perego di Cremnago président la réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/reunion-a-tunis-de-la-commission-militaire-mixte-italo-tunisienne/">Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«À Tunis, lors d’une rencontre avec le ministre de la Défense nationale de la République tunisienne, Khaled Shili, nous avons examiné les relations entre nos deux nations, dans le cadre plus large des dynamiques de défense et de sécurité en Méditerranée, au Sahel et en Afrique du Nord, zones d&rsquo;intérêt stratégique pour l&rsquo;Italie et l&rsquo;ensemble du continent.»</em></strong></p>



<span id="more-18530208"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce commentaire a été rédigé par le sous-secrétaire à la Défense, Matteo Perego di Cremnago, en mission en Tunisie où, le 26 mars 2026, accompagné de l’ambassadeur d&rsquo;Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, il a eu une rencontre qualifiée de <em>«cordiale et productive» </em>avec le ministre de la Défense nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion, selon un communiqué, représente une importante opportunité d’approfondir le partenariat stratégique entre l’Italie et la Tunisie, une <em>«coopération fondée sur une amitié historique, une confiance mutuelle et des objectifs communs</em>, <em>qui constitue un élément central de la dynamique économique, de défense et de sécurité de la Méditerranée, du Sahel et de l&rsquo;Afrique du Nord, zones d&rsquo;intérêt stratégique pour l&rsquo;Italie et l’ensemble du continent»</em>, a souligné le responsable italien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la rencontre ce dernier a participé à la vingt-septième réunion de la Commission militaire mixte italo-tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des discussions, l’engagement de l’Italie, notamment dans le cadre du plan Mattei, en faveur d’un modèle de coopération fondé sur des relations d’égal à égal a été réaffirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La sécurité de l’Italie et de l’Europe est étroitement liée à la sécurité, au développement et à la stabilité de l’Afrique»</em>, a souligné M. Perego.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/reunion-a-tunis-de-la-commission-militaire-mixte-italo-tunisienne/">Réunion à Tunis de la Commission militaire mixte italo-tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Une météo marquée par des vents et des pluies</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/tunisie-une-meteo-marquee-par-des-vents-et-des-pluies/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 18:13:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[INM]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
		<category><![CDATA[pluie]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sud]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[vent]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Institut National de la Météorologie (INM) a annoncé des vents forts et des pluies parfois orageuses attendus dans la nuit de ce vendredi 17 octobre 2025 dans différentes régions du pays. L&#8217;alerte météo concerne tout le pays mais les pluies toucheront particulièrement les régions ouest du nord et du centre du pays, où des orages...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/tunisie-une-meteo-marquee-par-des-vents-et-des-pluies/">Tunisie | Une météo marquée par des vents et des pluies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Institut National de la Météorologie (INM) a annoncé des vents forts et des pluies parfois orageuses attendus dans la nuit de ce vendredi 17 octobre 2025 dans différentes régions du pays.</em></strong></p>



<span id="more-17687454"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;alerte météo concerne tout le pays mais les pluies toucheront particulièrement les régions ouest du nord et du centre du pays, où des orages et des vents forts sont prévus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même source a par ailleurs prévu un samedi pluvieux et sous orage, d’abord dans le sud-ouest puis dans toutes les autres régions du pays, avec un cumul de précipitations variant entre 30 et 50 mm et pouvant atteindre 80 mm notamment sur le Sahel et Sfax.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;INM a de ce fait appelé à la prudence, notamment sur les routes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/tunisie-une-meteo-marquee-par-des-vents-et-des-pluies/">Tunisie | Une météo marquée par des vents et des pluies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 05:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[criquets pèlerins]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Piou]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Appel urgent aux pays d’Afrique du Nord pour mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/">La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong><em>L</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Organisation des Nations Unies pour l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) a lancé un appel urgent mardi 29 avril 2025 aux pays d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Afrique du Nord-Ouest pour renforcer la surveillance et mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</em></strong></p>



<span id="more-16372807"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’alerte intervient alors que des groupes de criquets adultes et de petits essaims, originaires du Sahel africain, ont migré vers le sud du Sahara, menaçant les cultures et les pâturages de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les opérations de prospection et de lutte sont particulièrement urgentes dans les endroits où les pluies de l’hiver et du début du printemps ont créé des conditions propices à la reproduction»</em>, a déclaré Cyril Piou, responsable de la surveillance et des prévisions acridiennes à la FAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intensification de l’activité acridienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La FAO signale que depuis la fin février, l’activité acridienne a considérablement augmenté, avec l’arrivée de groupes d’ailés et de petits essaims dans le centre de l’Algérie, l’ouest de la Libye et le sud de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conditions écologiques favorables ont conduit à une saison de reproduction printanière marquée par des infestations plus importantes que d’habitude. Les vents et les précipitations ont facilité la migration des criquets vers le nord depuis le sud de l’Algérie, le nord du Mali, le Niger et le Tchad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’afflux de populations de criquets en Afrique du Nord-Ouest, notamment au nord et au sud des montagnes du Hoggar en Algérie et du Fezzan dans le sud-ouest de la Libye, a incité la FAO à classer la situation dans la région occidentale sous le signe de la prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les prévisions de la FAO depuis janvier indiquent que l’éclosion et la formation de bandes commenceraient ce mois-ci dans les zones affectées. Si elles ne sont pas contrôlées, ces bandes pourraient se transformer en petits essaims en mai et juin, augmentant le risque pour les cultures et les pâturages»</em>, a précisé M. Piou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mesures de lutte précoce recommandées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara en Algérie, et jusqu’au sud de la Tunisie et à l’ouest de la Libye, la FAO recommande des prospections intensives sur le terrain dans les zones clés où la reproduction des criquets est susceptible de se produire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces régions ont reçu des précipitations suffisantes pour soutenir la croissance de la végétation, créant ainsi des conditions favorables au développement des criquets, explique la FAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le criquet pèlerin est l’ un des ravageurs migrateurs les plus destructeurs au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un seul essaim peut couvrir d’une à plusieurs centaines de kilomètres carrés. Un kilomètre carré d’essaim peut contenir jusqu’à 80 millions d’adultes, capables de consommer en une journée la même quantité de nourriture que 35 000 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une détection précoce et une réponse rapide sont essentielles pour prévenir une crise plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rester vigilants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’agence onusienne continue à fournir des conseils techniques, des mises à jour en temps réel et un soutien opérationnel aux pays touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle appelle à une coopération régionale renforcée pour faire face à cette menace et protéger les moyens de subsistance des populations vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La FAO exhorte les pays d’Afrique du Nord-Ouest à rester vigilants et à agir rapidement pour contrôler la menace des criquets pèlerins, afin de prévenir des dommages significatifs aux cultures et aux pâturages, et d’assurer la sécurité alimentaire dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZbuxwQaZ9e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/">La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/embed/#?secret=qjpLBl2qHM#?secret=ZbuxwQaZ9e" data-secret="ZbuxwQaZ9e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/">La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et l&#8217;Afrique, une regrettable indifférence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/10/la-tunisie-et-lafrique-une-regrettable-indifference/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 07:36:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[africains]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il semble aujourd'hui difficile de contrer l’argument selon lequel la Tunisie tourne le dos à son continent africain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/10/la-tunisie-et-lafrique-une-regrettable-indifference/">La Tunisie et l&rsquo;Afrique, une regrettable indifférence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au-delà des slogans ressassés de temps à autre avec de moins en moins de conviction, il serait utile de préciser la vision de la Tunisie des défis présents et de l’avenir du continent africain et surtout des deux sous-régions sahélienne et occidentale avec laquelle la lie une longue histoire commune.</em></strong> (Carte : <em>Worldatlas.com). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri * </strong><strong></strong></p>



<span id="more-15143462"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">S’il est incontestable que le sort de la Tunisie est intimement lié à son continent africain et alors que de nombreux pays africains du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest sont engagés dans une nouvelle phase d’émancipation du joug néocolonial pour assurer une maîtrise de leur destin et une jouissance pleine de leurs richesses naturelles, il est légitime de s’interroger sur la vision, le rôle et la contribution de la Tunisie pour renforcer les chances de matérialisation et de succès de cette nouvelle guerre d’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’elle était considérée comme un modèle et un allié sincère et désintéressé dans la première phase des indépendances africaines dans les années 60 du siècle dernier, il serait utile de s’interroger sur l’image et la perception de la Tunisie dans ces deux sous-régions du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des slogans ressassés de temps à autre avec de moins en moins de conviction, il serait utile de préciser la vision de la Tunisie des défis présents et de l’avenir du continent africain et surtout des deux sous régions sahélienne et occidentale, abstraction faite de la sous-région maghrébine qui sombre tragiquement de jour en jour dans le chaos de la mauvaise gestion, de l’instabilité et des conflits insensés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie se doit de démontrer dans une vision diplomatique et de coopération sud-sud interafricaine sa solidarité effective et tangible avec nos frères africains en quête de souveraineté et d’émancipation du joug néocolonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, il semble difficile de contrer l’argument selon lequel notre pays tourne le dos à son continent et fait preuve d’une indifférence regrettable aux aspirations des peuples africains voisins qui ont pu compter la Tunisie il y a un demi-siècle parmi leurs modèles et partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>L’Afrique, plus instable que jamais, livrée à elle-même!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 07:37:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais l’Afrique ne s’est autant mal portée. Guerres, terrorisme, corruption endémique, régimes précaires et instables, dérèglement climatique, extrême pauvreté...   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/">L’Afrique, plus instable que jamais, livrée à elle-même!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le tableau est sombre. Jamais l’Afrique ne s’est autant mal portée. Guerres, terrorisme, corruption endémique, régimes précaires et instables, dérèglement climatique, extrême pauvreté, et en même temps, le continent n’intéresse pas la communauté internationale surtout occidentale qui ne l’évoque que pour se plaindre des flux migratoires et pour empêcher les migrants d’arriver en Europe dans des surenchères électoralistes de plus en plus xénophobes. S’attaquer aux causes de la problématique n’intéresse personne mais en fuyant les véritables raisons, les flux ne pourront être contenus et la citadelle Europe ne tiendra pas longtemps.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15062701"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête du <a href="https://www.wsj.com/world/africa/africa-has-entered-a-new-era-of-war-c6171d8e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal (WSJ)</a>, le continent africain est aujourd’hui le théâtre d’un plus grand nombre de conflits que jamais auparavant qui plus est, presque sans que personne ne s’en aperçoive car les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont détourné l’attention du monde. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice du bureau du journal en Afrique, Gabriele Steinhauser, a souligné que les anciennes guerres dans la région se sont intensifiées comme les conflits dans le nord du Nigeria, en Somalie et la guerre des factions armées dans l’est de la République démocratique du Congo. E d’ajouter que les conflits des chefs militaires à l’Est du continent, en Éthiopie et au Soudan, déstabilisent deux des pays africains parmi les plus grands et les plus peuplés et en même temps les pays de l’Ouest sont devenus le cœur du djihad mondial dans lequel les branches d’Al-Qaïda et de l’État islamique se battent entre elles mais aussi contre des régimes militaires instables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données recueillies par l’Université d’Uppsala en Suède et analysées par l’Institut norvégien de recherche sur la paix à Oslo, cette année seulement, 28 conflits ont été enregistrés dans 16 des 54 pays du continent soit plus que toute autre région du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décompte n’inclut pas les conflits qui n’impliquent pas de forces gouvernementales comme l’un des belligérants à l’exemple des différentes communautés ou factions armées qui se battent entre elles et dont le nombre a également doublé depuis 2010.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V0dcPuuB4r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/18/rivalite-sino-americaine-en-afrique-du-nord/">Rivalité sino-américaine en Afrique du Nord </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rivalité sino-américaine en Afrique du Nord  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/18/rivalite-sino-americaine-en-afrique-du-nord/embed/#?secret=2ka7MT3n3E#?secret=V0dcPuuB4r" data-secret="V0dcPuuB4r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les armées de l’Otan sont passées par là</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’auteur, aucun facteur unique n’explique l’émergence et l’escalade de nombreux conflits différents dans cette immense région géographique mais les experts estiment que le manque de stabilité politique après les guerres d’indépendance a rendu de nombreux pays vulnérables au danger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, les causes des conflits diffèrent selon les pays africains: dans les anciennes colonies françaises de la région du Sahel, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les coups d’État militaires ont été le début des conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la République démocratique du Congo et au Nigeria, leurs gouvernements n’ont pas pu imposer leur contrôle sur de vastes zones de leur territoire ce qui a ouvert la voie aux dirigeants locaux et étrangers pour se disputer les ressources et le pouvoir souvent par la violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Éthiopie, les tentatives du Premier ministre Abiy Ahmed en 2018 de centraliser le pouvoir après des décennies de domination du Front populaire de libération du Tigré ont déclenché une série de rébellions et d’affrontements entre milices régionales tandis qu’au Soudan, les généraux Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo sont devenus rivaux après deux ans de gouvernement civil qui était censé assurer la transition du pays vers la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des tournants a eu lieu en 2011, lorsque les armées de l’Otan sont intervenues en Libye contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ce qui a plongé la Libye dans le chaos et conduit des milliers d’hommes armés à se déplacer vers le sud, vers le Mali, déclenchant le soulèvement du mouvement touareg contre le gouvernement central de ce pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pour la région du Sahel, le problème est clairement l’effondrement de la Libye et la prolifération des armes et des différentes idéologies qui en résulte»</em>, explique Ken Opalo, universitaire kenyan et professeur adjoint à l’École du service extérieur de l’Université de Georgetown. Il a ajouté: <em>«Le résultat de cette affaire est que nous avons des États fragiles, beaucoup d’armes et de jeunes venant de Libye, des idéologies venant du Pakistan et puis tout prend feu.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ </em>estime que compter les morts dans les conflits africains est très difficile car l’accès des journalistes et des groupes humanitaires aux lignes de front est difficile et l’interruption des services téléphoniques et Internet qui a accompagné les guerres au Soudan et dans la région du Tigré en Éthiopie complique les efforts visant à suivre les événements et à faire le décompte des personnes décédées. La faim ainsi que l’effondrement des services médicaux qui accompagne les combats fait également de nombreuses victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, il ressort clairement des données que les civils sont plus vulnérables aux attaques délibérées dans les conflits en Afrique que dans de nombreuses guerres ailleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iSetOmUr6K"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/">L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face aux grands bouleversements en cours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/embed/#?secret=1P7b3RN3Cd#?secret=iSetOmUr6K" data-secret="iSetOmUr6K" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants plus vulnérables au danger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts de l’Université de Gand en Belgique ont estimé que la guerre de deux ans entre le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré a causé la mort de 162 000 à 378 000 civils tandis que les conflits croissants ont entraîné le déplacement d’un nombre record d’Africains -la plupart d’entre eux au sein de leur pays- de sorte que le continent abrite désormais environ la moitié de la population mondiale déplacée interne, estimée à 32,5 millions à la fin de 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que le déplacement rend les femmes et les enfants plus vulnérables au danger. Dans l’est de la République démocratique du Congo, les responsables locaux et les agents de santé estiment que 80% des femmes vivant dans les camps de personnes déplacées ont été violées et beaucoup d’entre elles l’ont été à plusieurs reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ </em>relève que les conflits actuels en Afrique n’ont pas provoqué l’élan de sympathie occidentale qui a accompagné l’invasion de l’Ukraine par la Russie ni la colère suscitée par la guerre d’Israël à Gaza ni rien d’équivalent aux concerts d’aide organisés pour mettre fin à la famine en Éthiopie dans les années 1980 ni les marches de protestation contre le génocide au Darfour au début du XXIe siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce manque d’intérêt populaire international se traduit par un manque d’action politique pour résoudre les conflits et soulager les souffrances en Afrique. Selon une analyse menée par l’organisation à but non lucratif One Campaign, la part de l’Afrique dans l’aide publique au développement des pays riches a atteint son plus bas niveau depuis l’an 2000.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/03/lafrique-plus-instable-que-jamais-livree-a-elle-meme/">L’Afrique, plus instable que jamais, livrée à elle-même!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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