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	<title>Archives des sécurité sociale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sécurité sociale - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Refonder le modèle de la sécurité sociale en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 09:04:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le déficit cumulé des caisses de sécurité sociale en Tunisie approche 7 milliards de dinars. Le système doit être refondé d'urgence. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/refonder-le-modele-de-la-securite-sociale-en-tunisie/">Refonder le modèle de la sécurité sociale en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chiffre est désormais suffisamment lourd pour ne plus pouvoir être traité comme une simple donnée comptable : le déficit cumulé des trois principaux régimes de sécurité sociale approche les 7 milliards de dinars. Derrière ce montant se dessine une question beaucoup plus profonde : la Tunisie peut-elle continuer à financer et à administrer son modèle social avec les mêmes mécanismes alors que la démographie, le marché du travail et la structure de l’économie ont profondément changé ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19714990"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc plus seulement celui du financement des caisses. Il touche à l’architecture même du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, les réponses ont consisté à rechercher des ajustements successifs : nouvelles ressources, transferts budgétaires, mesures paramétriques, rééchelonnements ou dispositifs temporaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces leviers peuvent répondre à une urgence. Ils ne suffisent plus à traiter des carences structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le rapport entre actifs et retraités se dégrade durablement, lorsque les carrières deviennent plus fragmentées et lorsque la part de l’activité échappant aux circuits formels reste importante, l’équilibre financier ne peut plus être recherché uniquement à l’intérieur des caisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question devient celle de la soutenabilité globale du modèle social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la réforme des caisses à la refondation du système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Refonder ne signifie pas démanteler. Cela signifie repenser les mécanismes de financement, de couverture, de solidarité et de pilotage à partir des réalités économiques et démographiques actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité sociale doit pouvoir accompagner des trajectoires professionnelles plus diversifiées, intégrer progressivement de nouvelles catégories de travailleurs et mieux articuler protection sociale, emploi, fiscalité et financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche suppose également de disposer d’une vision consolidée des droits sociaux et des engagements futurs. La gouvernance ne peut plus reposer uniquement sur des données fragmentées entre plusieurs institutions. Il faut passer d’une logique de gestion séparée à une logique de système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie informelle est généralement abordée sous l’angle de la perte de recettes fiscales et sociales. Cette lecture est légitime, mais incomplète. Derrière l’informel se trouvent aussi des travailleurs, des activités et des revenus qui pourraient progressivement rejoindre les mécanismes de protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est donc de construire des parcours d’intégration réalistes : simplification des démarches, contribution adaptée, droits sociaux clairement identifiés et dispositifs suffisamment attractifs pour favoriser l’adhésion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ne devrait pas être de transformer immédiatement l’informel en formel par la contrainte, mais de créer les conditions économiques, administratives et numériques d’une transition progressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque nouvel affilié ne représente pas seulement une recette supplémentaire. Il constitue aussi un futur bénéficiaire de droits et un élément d’un système social plus large et plus soutenable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Numériser n’est pas réformer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation numérique peut devenir l’une des infrastructures essentielles de cette refondation. Mais elle ne doit pas être confondue avec la réforme elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un identifiant social unique, un compte social permettant de consolider les droits, l’interopérabilité entre les organismes, la digitalisation du recouvrement ou encore l’exploitation de données actuarielles fiables peuvent considérablement améliorer le pilotage. Mais la technologie ne corrigera pas, à elle seule, un modèle économique déséquilibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable enjeu est de construire une architecture numérique au service d’une architecture sociale cohérente, avec des règles de gouvernance, de sécurité, de protection des données et de responsabilité clairement établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit : il ne suffit pas de numériser l’existant. Il faut concevoir le système qui permettra de piloter le futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan 2026-2030 donne à cette réforme un horizon stratégique. Mais une stratégie ne produit d’effets que lorsqu’elle se transforme en décisions, en projets, en financements et en résultats mesurables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pourquoi 2027 peut constituer un premier test d’exécution. La prochaine loi de finances devra permettre de mesurer la capacité à passer des diagnostics accumulés aux mécanismes opérationnels : trajectoire financière, élargissement de l’assiette, intégration progressive de nouvelles populations, modernisation du recouvrement, gouvernance des données et évaluation régulière des engagements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable indicateur ne sera donc pas seulement le montant consacré à la protection sociale. Il sera la capacité à produire un système plus lisible, plus prévisible et financièrement soutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réforme de cette ampleur ne peut être conduite sans instruments de pilotage. Il devient nécessaire de disposer de projections démographiques et actuarielles régulièrement actualisées, de scénarios permettant de mesurer l’impact des différentes options et d’indicateurs publics permettant de suivre l’évolution du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question fondamentale est simple : que se passera-t-il si les tendances actuelles se poursuivent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Répondre à cette question avant que les contraintes financières ne deviennent irréversibles permet de transformer une crise annoncée en réforme maîtrisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, attendre que les déficits imposent eux-mêmes les décisions reviendrait à subir la réforme plutôt qu’à la piloter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démographie devient une question économique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vieillissement de la population n’est plus une variable secondaire de la politique sociale. Il devient une donnée centrale de la politique économique. Moins d’actifs pour davantage de retraités signifie mécaniquement une pression croissante sur les mécanismes de solidarité intergénérationnelle. Mais cette évolution peut aussi être abordée sous l’angle de l’anticipation : emploi des seniors, amélioration de la productivité, formalisation progressive de l’activité, participation accrue des femmes au marché du travail, évolution des parcours professionnels et développement de nouvelles formes d’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse au défi démographique ne peut donc pas être uniquement sociale. Elle doit également être économique, productive, fiscale et numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 7 milliards de dinars constituent un signal financier majeur. Mais derrière cette dette visible existe une autre dette, moins comptable : une dette d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose depuis plusieurs années de diagnostics, d’études, de propositions et de stratégies. Le défi consiste désormais à transformer cette connaissance accumulée en systèmes opérationnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la protection sociale, cela signifie passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation, d’une gestion fragmentée à un pilotage intégré et d’une succession de mesures ponctuelles à une architecture durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 7 milliards de dinars ne doivent donc pas être considérés uniquement comme le coût du passé. Ils doivent servir de signal pour préparer le modèle social des prochaines décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question posée à la Tunisie n’est plus seulement de savoir comment financer le déficit actuel. Elle est de savoir quel système social elle veut pouvoir financer demain, avec quelle population active, quelles ressources, quelles données et quelle capacité d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme n’est plus une option à annoncer. Elle devient une capacité à construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’État coûte cher pour les Tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 11:18:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Faouzi Ben Abderrahman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’État tunisien représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter, eu égard surtout son rendement.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/08/letat-coute-cher-pour-les-tunisiens/">L’État coûte cher pour les Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels, l’État tunisien représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter – surtout au regard de ce qu’elle en retire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports).</em></strong> <em>(Photo : Palais du gouvernement à La Kasbah, Tunis).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faouzi Ben Abderrahman</strong> *</p>



<span id="more-19596772"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Faouzi-Ben-Abderrahman.jpg" alt="" class="wp-image-331493"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Premièrement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les individus dans l’économie formelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour chaque tranche de 100 dinars de coût salarial (salaire brut majoré de la cotisation patronale), l’État prélève aujourd’hui directement — via la sécurité sociale et l’impôt sur le revenu — un montant compris approximativement entre 22,9 dinars (au salaire minimum), 27,4 dinars (au salaire moyen de 1 000 dinars bruts) et 39,2 dinars (pour un salaire brut de 3 500 dinars).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un prélèvement indirect lors de la consommation, via la taxe sur la valeur ajoutée (avec un taux implicite avoisinant les 11 %) et les taxes sur les carburants, portant le total à une fourchette allant de 33 à 47 dinars, selon les tranches de revenus susmentionnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La quasi-totalité de l’écart provient de l’impôt sur le revenu — le seul élément progressif —, tandis que les autres prélèvements demeurent relativement constants en proportion du revenu, quelle que soit l’augmentation de ce dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les bénéfices et les charges des entreprises ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour chaque tranche de 100 dinars de bénéfice imposable, l’État perçoit 25 dinars auprès d’une entreprise ordinaire, 35 dinars auprès d’une entreprise du secteur de la grande distribution ou d’une société d’investissement, et 44 dinars auprès d’une entreprise opérant dans un secteur réglementé (banques, assurances, télécommunications). Ces chiffres sont arrondis par souci de simplification ; des données détaillées par sous-secteur existent par ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un impôt minimum sur le chiffre d’affaires (0,2 % du chiffre d’affaires local, avec un minimum de 300 dinars), exigible même en l’absence de bénéfice — voire même en l’absence de tout chiffre d’affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’y ajoute un prélèvement parallèle et indépendant du résultat financier : pour chaque tranche de 100 dinars de salaire versée, l’entreprise doit payer 17,07 dinars supplémentaires au titre de la contribution sociale patronale, une charge due même en cas de perte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement : quel est le retour pour la collectivité nationale ?<br>Dans le budget de l’État pour l’année 2026, pour chaque tranche de 100 dinars de dépenses publiques, environ 57 dinars sont consacrés au fonctionnement de l’appareil d’État lui-même : 40 dinars pour les salaires de la fonction publique, 4,6 dinars pour les frais de gestion courante et 12,6 dinars pour le service de la dette (intérêts uniquement). Le solde — soit environ 42 dinars — revient à la collectivité nationale sous forme d’interventions et de transferts sociaux (32 dinars) et d’investissements publics (10 dinars).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, une partie de ce <em>«retour»</em> reste théorique et n’est pas intégralement réalisée, les dépenses de fonctionnement dépassant généralement les montants prévus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes : sur chaque tranche de 100 dinars perçue par l’État, seule une quarantaine de dinars (environ 42) revient réellement à la collectivité nationale — une partie de ce montant étant purement théorique et ne parvenant pas intégralement à destination —, tandis que l’État conserve le reste (environ 57 dinars) pour assurer le fonctionnement de son appareil et honorer les intérêts de sa dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À tout cela s’ajoute une quatrième dimension qui n’apparaît dans aucun des chiffres susmentionnés : les engagements hors bilan. Le volume des dettes garanties par l’État au profit des entreprises publiques a atteint environ 20 milliards de dinars en 2022. Il s’agit de montants qui ne sont comptabilisés comme dépenses que lorsque l’entreprise concernée fait défaut de paiement ; la garantie se transforme alors en une dette effective pesant sur la collectivité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre d’exemple, si la moitié de ces entreprises venaient à faire défaut, cela engendrerait un coût supplémentaire exceptionnel de 16 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres démontrent que l’État tunisien — dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels — représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter, surtout au regard des retours qu’elle en tire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le plus important dans tout cela ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État financé par les contributions de toutes ces catégories — du salarié au salaire minimum jusqu’aux grandes entreprises — ne saurait légitimement passer du statut de serviteur impartial de la collectivité à celui d’instrument de répression aux mains de ses dirigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État protecteur est le garant des droits ainsi que des libertés individuelles et collectives de tous les citoyens ; il ne peut en aucun cas devenir un instrument d’intimidation aux mains du pouvoir en place contre ceux qui le contestent.<em>* Ancien ministre.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ministre.</em></p>
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		<title>La Tunisie compte 12 000 patients dialysés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 11:53:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dialyse]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[transplantation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie compte 12 000 patients dialysés, dont 1700 en attente de transplantation rénale, contre 120 à 130 opérations en moyenne entre par an.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/la-tunisie-compte-12-000-patients-dialyses/">La Tunisie compte 12 000 patients dialysés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des statistiques récentes indiquent que le secteur de la néphrologie en Tunisie est confronté à des défis croissants, avec près de 12 000 patients dialysés, dont <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/1-700-personnes-en-attente-de-greffe-renale-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1700 sont en attente de transplantation rénale</a>, alors que le pays pratique en moyenne entre 120 et 130 opérations par an. Ces chiffres représentent un défi et un coût sanitaires importants pour l’État, la société et les caisses de sécurité sociale.</em></strong></p>



<span id="more-18783452"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la Société tunisienne de néphrologie, de dialyse et de transplantation (STNDT) a souligné l’importance du dépistage précoce comme mécanisme fondamental pour prévenir l’évolution vers l’insuffisance rénale chronique. Elle affirme que la transplantation rénale demeure la solution optimale et l’alternative médicale et économique la plus efficace par rapport à la dialyse. Cela implique de promouvoir une culture du don d’organes et de développer le cadre législatif et logistique nécessaire dans ce domaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’association a organisé une journée nationale de sensibilisation au dépistage précoce de l’hypertension ce dimanche 17 mai 2026, dans un centre commercial à l’Ariana, sous le slogan <em>«Connaissez votre tension artérielle… Protégez vos reins»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, la STNDT indique que cet événement, coïncidant avec la Journée mondiale de l’hypertension, visait à sensibiliser le public au lien étroit entre les troubles de la tension artérielle et la fonction rénale. Des contrôles de tension artérielle gratuits et des mesures immédiates ont été proposés aux présents et des campagnes de sensibilisation organisées dans tout le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hypertension artérielle est considérée par les experts comme un <em>«tueur silencieux»</em> et la deuxième cause d’insuffisance rénale en Tunisie. Son danger réside dans le fait qu’elle peut rester asymptomatique jusqu’à un stade avancé, endommageant ainsi les minuscules vaisseaux sanguins des reins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre des dépistages gratuits, le programme comprenait des ateliers de sensibilisation aux mesures préventives, telles que la réduction de la consommation de sel, la pratique régulière d’une activité physique et l’évitement de l’usage abusif de médicaments et d’analgésiques susceptibles de provoquer une insuffisance rénale aiguë.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pFrgWJ6HHH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/40-des-hypertendus-en-tunisie-recoivent-un-traitement/">40 % des hypertendus en Tunisie reçoivent un traitement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 40 % des hypertendus en Tunisie reçoivent un traitement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/40-des-hypertendus-en-tunisie-recoivent-un-traitement/embed/#?secret=XsPWTPCOBZ#?secret=pFrgWJ6HHH" data-secret="pFrgWJ6HHH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/la-tunisie-compte-12-000-patients-dialyses/">La Tunisie compte 12 000 patients dialysés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les volets de la réforme des caisses de sécurité sociale en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/les-volets-de-la-reforme-des-caisses-de-securite-sociale-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 11:07:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CNRPS]]></category>
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		<category><![CDATA[Hedi Dahmen]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un expert fait connaître les principaux volets de la réforme du système de sécurité sociale en Tunisie , en crise depuis deux décennies.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/les-volets-de-la-reforme-des-caisses-de-securite-sociale-en-tunisie/">Les volets de la réforme des caisses de sécurité sociale en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le système de protection sociale tunisien traverse une crise structurelle profonde, avec un déficit cumulé de la CNRPS (retraite secteur public) et de la CNSS (secteur privé) dépassant 2,5 milliards de dinars fin 2025. Ces difficultés sont alimentées par le vieillissement démographique, la baisse du ratio actifs/retraités (tombé à 3,8:1 en moyenne), l’économie informelle et la hausse des pensions. La réforme de ce système portera sur plusieurs volets, indiqué l’expert en sécurité sociale Hedi Dahmen, lors de son intervention ce samedi 11 avril 2026 dans sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D9%83%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D9%84%D9%84%D9%85%D9%84%D8%A7%D8%AD%D8%A9-%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%86-%D8%AA%D8%B9%D8%AF%D9%8A%D9%84-%D8%A8%D8%B1%D9%85%D8%AC%D8%A9-%D8%B1%D8%AD%D9%84%D8%A7%D8%AA%D9%87%D8%A7-%D8%A8%D8%A7%D8%AA%D8%AC%D8%A7%D9%87-%D9%85%D8%B1%D8%B3%D9%8A%D9%84%D9%8A%D8%A7-%D9%88%D8%AC%D9%86%D9%88%D8%A9">Diw</a><a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D9%83%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D9%84%D9%84%D9%85%D9%84%D8%A7%D8%AD%D8%A9-%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%86-%D8%AA%D8%B9%D8%AF%D9%8A%D9%84-%D8%A8%D8%B1%D9%85%D8%AC%D8%A9-%D8%B1%D8%AD%D9%84%D8%A7%D8%AA%D9%87%D8%A7-%D8%A8%D8%A7%D8%AA%D8%AC%D8%A7%D9%87-%D9%85%D8%B1%D8%B3%D9%8A%D9%84%D9%8A%D8%A7-%D9%88%D8%AC%D9%86%D9%88%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a</a><a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D9%83%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D9%84%D9%84%D9%85%D9%84%D8%A7%D8%AD%D8%A9-%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%86-%D8%AA%D8%B9%D8%AF%D9%8A%D9%84-%D8%A8%D8%B1%D9%85%D8%AC%D8%A9-%D8%B1%D8%AD%D9%84%D8%A7%D8%AA%D9%87%D8%A7-%D8%A8%D8%A7%D8%AA%D8%AC%D8%A7%D9%87-%D9%85%D8%B1%D8%B3%D9%8A%D9%84%D9%8A%D8%A7-%D9%88%D8%AC%D9%86%D9%88%D8%A9">n FM</a>. </em></strong> <em>(Photo: Visite du président Saïed à l&rsquo;hôpital Rabta en septembre 2022). </em></p>



<span id="more-18615252"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de commencer par une réforme globale du cadre législatif, qui ne répond plus aux besoins de la société ni à l’émergence de nouveaux métiers, a estimé l’expert, en insistant sur la réforme, également, de l’organisation administrative des caisses sociales (retraite et sécurité sociale), jugée obsolète et ne répondant plus aux besoins actuels en matière de gouvernance, de transparence et de saine gestion des ressources financières et humaines. </p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Dahmen a proposé, dans ce contexte, la création d’une caisse de retraite centrale, les pensions étant la fonction première de la sécurité sociale en général, ainsi que d’une caisse de recouvrement centrale regroupant les secteurs public et privé, et d’une autre caisse centrale pour la logistique et les services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expert a, par ailleurs, souligné que la création de ces caisses implique le retrait de tous les services non liés à la sécurité sociale aux caisses de sécurité sociale existantes (CNRPS et CNSS), tels que les prêts sociaux, les prêts étudiants, les pensions alimentaires et les services immobiliers et financiers. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces services alourdissaient les caisses sociales et les détournent de leur mission principale, qui est le versement des pensions et la prestation de services sociaux»</em>, a-t-il justifié, en rappelant que l’une des raisons des déficits des caisses sociales est que leurs engagements financiers dépassent leurs recettes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/les-volets-de-la-reforme-des-caisses-de-securite-sociale-en-tunisie/">Les volets de la réforme des caisses de sécurité sociale en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La famille comme dernier filet social</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/13/la-famille-comme-dernier-filet-social/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:02:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde traversé par des crises économiques récurrentes, la famille s’impose de plus en plus comme le dernier filet social. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un monde traversé par des crises économiques récurrentes, des mutations profondes du travail et un affaiblissement progressif des systèmes publics de protection sociale, la famille s’impose de plus en plus comme le dernier filet social. Là où l’État peine à garantir la sécurité matérielle, l’accès à l’emploi et la protection contre la précarité, ce sont les solidarités familiales qui absorbent les chocs. Cette fonction, souvent idéalisée, repose pourtant sur des équilibres fragiles, des sacrifices invisibles et une redistribution informelle des charges sociales, dont les retraités constituent aujourd’hui l’un des piliers majeurs.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *<strong><em></em></strong></p>



<span id="more-18355883"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Avant l’avènement de l’État-providence, la famille représentait la principale institution de protection contre les aléas de l’existence : maladie, vieillesse, chômage, orphelinat. Les travaux historiques de Laslett et Wall (1972) montrent que les sociétés préindustrielles reposaient largement sur des mécanismes d’entraide intergénérationnelle, structurés par la parenté et la proximité résidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même après l’émergence des systèmes publics de sécurité sociale au XXᵉ siècle, la famille n’a jamais disparu de ce paysage. Elle est restée un acteur complémentaire, intervenant là où les dispositifs institutionnels ne pouvaient répondre à la singularité des situations individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses sociétés du Sud, cette complémentarité s’est transformée en substitution : la famille ne complète plus l’État, elle le remplace souvent (Antoine, 2000).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait progressif de l’État social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les années 1980, les politiques d’ajustement structurel, la libéralisation des économies et la réduction des dépenses publiques ont fragilisé les systèmes de protection sociale, y compris dans les pays qui en disposaient historiquement (Harvey, 2005). Le chômage de masse, l’extension du travail précaire et l’informalité ont réduit la capacité des individus à se projeter dans un avenir sécurisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la famille devient une zone tampon : elle absorbe le choc du chômage, soutient les parcours éducatifs prolongés, compense l’insuffisance des salaires et pallie l’accès inégal aux soins. Comme le souligne Robert Castel (1995), la désaffiliation sociale ne conduit pas immédiatement à l’exclusion tant que les liens familiaux tiennent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les formes contemporaines de solidarité familiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Soutien matériel et financier</em> : la solidarité financière intrafamiliale est aujourd’hui massive. Transferts d’argent, cohabitation prolongée, mutualisation des dépenses sont devenus des stratégies de survie. Bettio et Villa (1998) montrent que dans les contextes de chômage structurel, les familles redistribuent les ressources internes pour maintenir un minimum de stabilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Travail du soin non rémunéré</em> : la prise en charge des enfants, des personnes âgées, des malades ou des personnes en situation de handicap repose largement sur la famille. Ce travail, majoritairement assuré par les femmes, constitue un pilier invisible de l’économie (Benería, 2003). Hochschild et Machung (1989) parlent à ce propos de <em>«seconde journée de travail»</em>, souvent épuisante et socialement dévalorisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Soutien moral et identitaire</em> : au-delà de l’aspect matériel, la famille demeure un espace de reconnaissance, d’appartenance et de continuité symbolique. Dans des sociétés marquées par l’incertitude, elle offre un cadre de sens et une protection psychologique essentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les retraités : nouveaux amortisseurs sociaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La pension comme revenu stable du foyer</em> : dans de nombreux pays, et particulièrement en Tunisie, la pension de retraite représente l’un des rares revenus réguliers et prévisibles. Alors que les jeunes générations sont confrontées au chômage, à la précarité ou à l’informalité, ce revenu destiné à assurer la dignité de la vieillesse devient une ressource collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est plus exceptionnel qu’un retraité assure, partiellement ou totalement, la subsistance de deux, voire trois membres de sa famille : enfants adultes sans emploi, jeunes diplômés en attente, petits-enfants scolarisés. La pension sert alors à couvrir les dépenses fondamentales : alimentation, loyers, soins médicaux, frais scolaires et transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guillemard (2010) souligne que cette situation marque une inversion du contrat intergénérationnel : ce ne sont plus les actifs qui soutiennent les retraités, mais les retraités qui soutiennent les actifs — ou les exclus du marché du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une solidarité contrainte&nbsp;qui n’est ni contractualisée ni reconnue. Elle repose sur une obligation morale profonde : ne pas abandonner les siens. Pourtant, elle a un coût élevé : l’appauvrissement progressif des retraités, dont la pension est diluée ; les renoncements aux soins, par manque de moyens ; et la disparition du temps de repos, la retraite devenant une période de gestion permanente de la précarité familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Castel (1995), cette situation illustre la transformation silencieuse de la protection sociale : l’État délègue implicitement aux familles — et en particulier aux personnes âgées — la responsabilité de la cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les coûts invisibles de la solidarité familiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité familiale, si essentielle soit-elle, repose sur des charges humaines souvent invisibles : Inégalités de genre, les femmes assumant la majorité du travail domestique et de soin ; pressions normatives, qui limitent les choix individuels ; et épuisement psychologique, notamment chez les aidants familiaux âgés (Schulz &amp; Sherwood, 2008).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette solidarité, lorsqu’elle n’est pas soutenue par des politiques publiques, peut devenir un facteur de vulnérabilité supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Urbanisation, mobilité géographique, recomposition des ménages, individualisation des trajectoires modifient profondément les formes de solidarité (Beck &amp; Beck-Gernsheim, 1995). Si la famille reste un refuge, ses capacités d’absorption ne sont pas infinies. Plus la précarité se prolonge, plus les tensions internes augmentent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Famille et politiques sociales : une complémentarité nécessaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le montre Esping-Andersen (1990), les sociétés qui reposent excessivement sur la famille tendent à reproduire les inégalités sociales et générationnelles. À l’inverse, les modèles où l’État investit dans les services publics (santé, éducation, garde, aide aux aidants) permettent de libérer la solidarité familiale de sa fonction de survie pour lui redonner une fonction de lien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître le rôle des familles implique donc la valorisation du travail de soin, le soutien aux aidants familiaux, notamment retraités, et le renforcement des services publics de proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En guise de conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La famille demeure aujourd’hui le dernier filet social, celui qui empêche la chute brutale dans la misère lorsque les institutions publiques faiblissent. Mais cette fonction de protection ne s’est pas construite par hasard. Elle est l’héritage direct des sociétés agraires, où la terre constituait un capital transmissible, partagé et travaillé collectivement par plusieurs générations. Dans ce modèle, la solidarité familiale n’était pas seulement une valeur morale : elle était une nécessité économique. La survie dépendait de la coopération entre parents, enfants et aînés, et la continuité du patrimoine assurait une forme de sécurité intergénérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, à mesure que les sociétés s’éloignent de la terre et s’urbanisent, ce socle matériel de la solidarité s’effrite. La terre, support de transmission et d’ancrage, est remplacée par des revenus monétaires instables, des emplois précaires et des parcours professionnels discontinus. La famille continue alors d’assumer un rôle de protection, mais sans capital productif à redistribuer, uniquement à partir de revenus fixes et souvent modestes, comme les pensions de retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que les retraités deviennent les garants silencieux de la survie économique de plusieurs générations. Leur pension, conçue pour assurer une vieillesse digne, se transforme en revenu collectif, compensant le chômage, la précarité et l’insuffisance des politiques publiques. Cette solidarité, profondément ancrée dans la culture, est pourtant mise à rude épreuve : elle repose sur des épaules vieillissantes, sans renouvellement assuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À long terme, une question fondamentale se pose : une solidarité familiale héritée de l’économie agraire peut-elle survivre durablement dans une société urbaine, individualisée et monétarisée ? Rien n’est moins sûr. Plus les liens à la terre se rompent, plus la mobilité fragmente les familles, plus les ressources se raréfient, plus cette solidarité risque de s’affaiblir, voire de se rompre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Penser une société juste aujourd’hui implique donc de ne pas sacraliser la famille comme substitut éternel à l’État, mais de reconnaître que ce modèle de solidarité a des racines historiques précises et des limites structurelles. Soutenir la famille, c’est aussi construire des politiques sociales capables de prendre le relais là où l’héritage agraire ne peut plus jouer son rôle. Une société digne est celle qui n’abandonne ni ses jeunes à l’attente sans fin, ni ses anciens à la charge de porter seuls le poids d’un monde qui a changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références bibliographiques&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine P. (2000). <em>Famille et solidarités en Méditerranée</em>. Presses Universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beck U., Beck-Gernsheim E. (1995). <em>The Normal Chaos of Love</em>. Polity Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Benería L. (2003). <em>Gender, Development and Globalization</em>. Routledge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bettio F., Villa P. (1998). <em>Foundations of Care</em>. Social Policy Review.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Castel R. (1995). <em>Les métamorphoses de la question sociale</em>. Fayard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Esping-Andersen G. (1990). <em>The Three Worlds of Welfare Capitalism</em>. Princeton.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guillemard A.-M. (2010). <em>Vieillissement et protection sociale</em>. PUF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Harvey D. (2005). <em>A Brief History of Neoliberalism</em>. Oxford.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hochschild A., Machung A. (1989). <em>The Second Shift</em>. Viking.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laslett P., Wall R. (1972). <em>Household and Family in Past Time</em>. Cambridge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Schulz R., Sherwood P. (2008). <em>Family Caregiving</em>. American Journal of Nursing.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sen A. (1999). <em>Development as Freedom</em>. Oxford University Press.</p>
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		<title>Le parti Tunisie en avant déplore la lenteur des réformes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 12:10:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abid Briki]]></category>
		<category><![CDATA[assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Cour constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi n° 54]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[processus du 25 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie en avant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abid Briki souligne les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des objectifs du « processus du 25-juillet ». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/le-parti-tunisie-en-avant-deplore-la-lenteur-des-reformes/">Le parti Tunisie en avant déplore la lenteur des réformes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le mouvement &lsquo;Tunisie en avant&rsquo; a souligné, dans un communiqué publié ce jeudi 22 janvier 2026 et cité par <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%85%D8%A7%D9%85%3A-%D8%AA%D8%B9%D8%AB%D9%91%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D8%AA%D9%83%D8%B1%D9%8A%D8%B3-%D8%A3%D9%87%D8%AF%D8%A7%D9%81-25-%D8%AC%D9%88%D9%8A%D9%84%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des objectifs du « 25-juillet », par allusion au processus politique engagé par le président de la république Kaïs Saïed par la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.</em></strong></p>



<span id="more-18274808"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce parti plutôt marginal, qui s’est distingué depuis sa création par son soutien au président Saïed, a déploré, notamment, la lenteur de la mise en œuvre des mesures prises pour remédier à la précarité de l’emploi, estimant que plusieurs autres mesures annoncées ne font que soulever des questions sans annoncer de décisions claires pour les résoudre dans le cadre d’un programme de réforme global des systèmes de sécurité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon &lsquo;Tunisie en avant&rsquo;, parti fondé et conduit par l’ancien secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) connu pour ses opinions de gauche radicale, les problèmes posés par le système d’assurance maladie ne peuvent être résolus par des solutions ponctuelles ou provisoires qui ne garantissent ni efficacité ni pérennité, et il en va de même pour les questions liées aux problèmes du transports et de l’environnement, comme la pollution industrielle à Gabès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement a aussi indiqué que les réformes dans les divers secteurs restent subordonnées à une réforme fondamentale et globale du système éducatif, laquelle réforme a été, selon lui, retardée malgré les dispositions la concernant dans la Constitution de 2022, promulguée par Saïed, et la publication de textes régissant sa structure et son fonctionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même communiqué, le mouvement a également souligné la nécessité de mettre en place une Cour constitutionnelle et un Conseil supérieur de la magistrature, et d’abroger le décret-loi n°&nbsp;54 jugé liberticide, notamment par les journalistes et les acteurs politiques et de la société civile, dont beaucoup sont incarcérés sur la base de certaines de ses stipulations censées combattre la désinformation et la diffamation.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/le-parti-tunisie-en-avant-deplore-la-lenteur-des-reformes/">Le parti Tunisie en avant déplore la lenteur des réformes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment faire revenir les talents tunisiens de l’étranger ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/comment-faire-revenir-les-talents-tunisiens-de-letranger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 11:16:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[talents tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>59% des Tunisiens de l'étranger n’ont pas l’intention de rentrer, 20 % en ont exprimé le désir et 21% l'envisagent mais pas pour le moment.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/comment-faire-revenir-les-talents-tunisiens-de-letranger/">Comment faire revenir les talents tunisiens de l’étranger ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Association tunisienne des diplômés des écoles supérieures (Atuge) a organisé, le mardi 23 décembre 2025, à l&rsquo;hôtel Paris-Les Berges du Lac, un atelier pour présenter les résultats d’une étude sur l’attractivité de la Tunisie pour les talents tunisiens résidant à l&rsquo;étranger. Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre du projet Thamm-Ofii, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), est réalisée par le bureau d&rsquo;études Emrhod Consulting.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18139126"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif principal de cette enquête intitulée <em>«Attractivité : une feuille de route pour attirer des projets de la communauté tunisienne à l&rsquo;étranger»</em>, consiste à mieux comprendre les motivations, les freins, et les conditions de retour des Tunisiens du monde. Et à identifier les profils socio-économiques de ces derniers, leurs liens avec la Tunisie, leurs perspectives de retour, les obstacles rencontrés ou anticipés, ainsi que les leviers qui pourraient rendre le retour plus attractif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude, qui a porté sur plus de 1 000 membres de la diaspora tunisienne, a montré que 59 % d’entre eux n’ont pas l’intention de rentrer, tandis que 20 % ont exprimé un désir clair de rentrer et 21 % envisagent un possible retour sans plan précis pour le moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ceux qui souhaitent rentrer, 24 % aspirent à créer des projets entrepreneuriaux en Tunisie, 21 % envisagent d’y passer leur retraite, tandis que 34 % citent des raisons familiales comme principale motivation de leur retour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les obstacles identifiés comprennent le manque d’opportunités d’emploi, des niveaux de salaire insatisfaisants, de nombreuses difficultés liées au climat entrepreneurial, des problèmes d’accès au financement, un manque d’information et des procédures administratives complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base de ces constats, l’étude propose une feuille de route pratique visant à renforcer l’attractivité de la Tunisie pour la diaspora, à faciliter la participation économique et sociale de ses membres et à encourager un retour durable, qu’il soit partiel ou permanent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a été l’occasion de présenter cette feuille de route et d’échanger des points de vue avec les institutions et structures publiques et privées sur l’efficacité des mesures proposées et sur les moyens de les mettre en œuvre concrètement afin de faire de la communauté tunisienne à l’étranger un élément central du développement économique et social du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour revenir à l’enquête, on en citera ici les principales recommandations&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- renforcer l’attractivité économique</strong>, en facilitant l’accès aux opportunités économiques et aux marchés porteurs&nbsp;; en dynamisant l’écosystème entrepreneurial, en simplifiant l’accès au financement, en créant des fonds dédiés et en réduisant les barrières à la création d’entreprise&nbsp;; mais aussi en encouragent et en attirant les investisseurs par l’amélioration de l’environnement fiscal et réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- améliorer les conditions de vie</strong>, en investissant dans les infrastructures sanitaires, éducatives, de transport et de sécurité, en développant des services adaptés aux retraités (santé, qualité de vie, sécurité sociale), et en assouplissant le marché du travail pour une meilleure insertion professionnelle des Tunisiens du monde&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3- simplifier l’environnement administratif et financier</strong>,&nbsp;en digitalisant les procédures pour alléger les démarches administratives et réduire les délais, et en simplifiant les règles bancaires et de change pour faciliter les transferts de capitaux et les opérations financières;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4- renforcer la protection sociale</strong>, en négociant des accords bilatéraux avec les pays de résidence pour garantir le transfert des pensions de retraite sans exigence de présence physique régulière (en instaurant un contrôle et un suivi en ligne par exemple), et en mettant en place un système de sécurité sociale transférable, accessible aux Tunisiens du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5- Garantir un cadre stable et prévisible</strong>, en renforçant la transparence des institutions et la stabilité des politiques économiques pour restaurer la confiance des Tunisiens du monde dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Atuge 2025 - Finale" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/jMX4ExrU8Cg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Le crépuscule des vieux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/04/le-crepuscule-des-vieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 09:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conflit de générations]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[vieillissement]]></category>
		<category><![CDATA[vieux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont environ deux millions de vieux en Tunisie, soit près d’une personne sur six, à avoir soixante ans ou plus. Comment vivent-ils ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ils sont environ deux millions en Tunisie, soit près d’une personne sur six, à avoir soixante ans ou plus. A la marginalisation socio-économique, la baisse du pouvoir d’achat, l’absence d’espace d’expression et de valorisation sociale, s’ajoute une solitude affective de plus en plus pesante, aggravée par le conflit des générations, le départ des enfants ou la mort de plusieurs amis d’enfance et de connaissances. Mais c’est l’horloge du temps qui passe qui les tient souvent éveillés, à se mémoriser leurs souvenirs, à se demander quand sera leur tour et leur gâcher le peu de temps qu’il leur reste encore à vivre. Un texte écrit sur les vieux par un vieux, à lire non seulement par les vieux mais aussi par les adultes et les jeunes qui seront un jour vieux eux aussi et bien plus vite qu’ils ne le pensent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-17815823"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup trouvent que le terme <em>«vieux»</em> est péjoratif et préfèrent parler de <em>«séniors»</em> ou de <em>«personnes du troisième âge»</em>, un point de vue que je ne partage, car l’étant moi-même (j’ai 76 ans), je revendique le privilège et la chance que j’ai de vivre cette phase ultime de la vie, que beaucoup n’ont pas eu ou n’auront pas la chance de vivre. Ainsi, je n’ai pas hésité à m’inspirer pour le titre de cet article de la célèbre symphonie « <em>Le Crépuscule des Dieux</em> » de Wagner, que tous les mélomanes connaissent, et qui me fait vibrer personnellement à chaque fois que je l’écoute, parce qu’elle exprime en langage musical le tragique destin de l’Homme que les philosophes appellent «<em>la finitude</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même chapitre des préjugés sociaux, j&rsquo;ai relevé que dans notre société arabo-musulmane, il existe beaucoup de sujets tabous, dont la sexualité et la mort, qui sont pourtant au cœur même de la vie, puisque sans rapports sexuels il n’y a pas de vie et sans vie il n’y a pas de mort.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant dire que je suis conscient que parler du crépuscule de la vie et de la mort qui s’en suivra inéluctablement, et encore plus écrire un article sur un tel sujet métaphysique, qui est très loin de ma spécialité (économiste) et se situe sur la frontière entre la sociologie, la philosophie et la religion, comporte le risque de choquer certain(e)s lecteur(ice)s qui ne partageront pas mes pensées et ont leurs propres réponses à cette question existentielle, qui relève de l’intime de chacun(e).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour cela que j’insiste dès l’introduction qu’il faudrait lire cet article comme une réflexion libre et personnelle, que je ne demande à personne de partager.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combien sont-ils&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Recensement général de la population organisé en 2024 par l’INS, la population tunisienne totale s’élève à <strong>11 972 169</strong> habitants, contre 10&nbsp;952&nbsp;744 en 2014, soit un accroissement de 11,3% en dix ans, ce qui correspond à un taux d’accroissement annuel géométrique de 1,08%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les résultats comparés de ces deux recensements, la Tunisie connaît un <em>vieillissement accéléré de sa population</em>, conséquence de la baisse de la natalité et de l’amélioration de l’espérance de vie : l’âge moyen est passé de 34,2 ans en 2014 à 36,8 ans en 2024, et la part des personnes âgées de soixante et plus est passée de 11,4% en 2014 à 16,68% en 2024, soit actuellement environ <strong>2 millions de personnes </strong>ou un(e) Tunisien(ne) sur six.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours selon l’INS, seulement <strong>12,6 %</strong> des personnes âgées continuent en 2024 à exercer une activité professionnelle et seulement <strong>42,1%</strong> bénéficient d’une couverture sociale et sanitaire, contre 76,1% pour l’ensemble de la population. Autant dire que sur le plan économique et social, les personnes âgées constituent une <em>population non négligeable mais vulnérable. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hkeb1Vc6m6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/les-charmes-de-la-vieillesse/">Les «charmes» de la vieillesse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les «charmes» de la vieillesse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/26/les-charmes-de-la-vieillesse/embed/#?secret=uyn0Njib4S#?secret=hkeb1Vc6m6" data-secret="hkeb1Vc6m6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La place des vieux dans la société tunisienne&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la société tunisienne, les personnes âgées sont à la fois respectées sur le plan symbolique et fragilisées dans la réalité sociale contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur place dans la société s’inscrit dans une longue tradition de solidarité familiale et d’attachement aux anciens, tout en étant mise à l’épreuve par les mutations économiques, démographiques et culturelles de plus en plus rapides que connait le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, les dernières décennies ont vu une détérioration des conditions de vie des vieux, en raison de l’urbanisation rapide et de la modernisation économique, qui font que les jeunes générations s’installent en ville, quand ce n’est pas à l’étranger, loin de leurs villages natals et de leurs parents, dans des logements souvent exigus, ce qui réduit la cohabitation intergénérationnelle traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : <em>de plus en plus de personnes âgées vivent seules et se retrouvent dépendantes d’un système de protection sociale défaillant.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le discours officiel, familial ou politique, continue d’exalter le respect dû aux aînés, la réalité socio-économique est plus nuancée : les pensions de retraites sont insuffisantes et rognées par l’inflation rampante (comme tous les ménages, les retraités ont subi une baisse du pouvoir d’achat de <strong>30,7%</strong> durant les trois dernières années et de <strong>48,6%,</strong> soit presque de la moitié, depuis l’arrivée au pouvoir de Kais Saïed en 2019 (voir mon dernier article publié dans Kapitalis&nbsp;intitulé : «<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/embellie-de-leconomie-de-la-tunisie-le-vrai-du-faux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Embellie de l’économie de la Tunisie&nbsp;: Le vrai du faux</em>»</a>), &nbsp;les systèmes de santé sont non adaptés aux maladies chroniques du vieillissement, pas ou peu de maisons de retraite et d’espaces d’accueil pour les vieux, marginalisation économique et sociale, solitude croissante particulièrement en milieu urbain, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Autant dire que sur le plan économique et social, les vieux sont les oubliés de notre société et leur sort n’est pas à envier.</em><em></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le «conflit de générations»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, sans doute, aujourd’hui, en Tunisie, une tension pour ne pas dire un conflit, entre la génération Z (et non pas Zuuut, comme disait notre Président&nbsp;!) qui est plus exigeante, plus mobile et plus connectée, que la génération à laquelle j’appartiens, que j’appellerais génération B, par référence à «<em>Baby-boomers</em>», c’est-à-dire ceux et celles qui sont né(e)s autour des années 1950.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déficit de communicationentre ces deux générations affaiblit la transmission des valeurs sociales et augmente le sentiment d’isolement chez les vieux, qui ne se sentent pas compris par les jeunes, quand ils ne se sentent pas ridiculisés ou même moquées par certains d’entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène est aggravé par la rupture de repèreschez les jeunes qui, avec leur connexion continuelle sur TikTok, Instagram, etc., l’accélération des changements technologiques, culturels et économiques, se sentent souvent confrontés à des attentes héritées (famille, travail, statut social) qu’ils ne jugent plus adaptées à leur réalité constituée de chômage élevé, d’incertitude, de mondialisation et de migration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce domaine, la révolution de 2011 a marqué un point de bascule : elle a mis en lumière l’aspiration des jeunes à plus de liberté, à plus de rôle actif dans la société, mais elle a aussi fait apparaître une défiance envers les générations antérieures que les &nbsp;jeunes accusent, <em>non sans juste raison</em>, d’être responsables de l’impasse dans laquelle se trouve le pays tant sur le plan économique, que politique et environnemental, qui ne leur laisse pas d’autres choix que d’émigrer et quitter le pays de leurs ancêtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout état de cause, il y a incontestablement un glissement entre des valeurs plus collectives/familiales de la génération B vers des valeurs plus individualistes, tournées vers l’avenir et l’autonomie, de la génération Z., qui renforce chez les vieux le sentiment d’incompréhension, voire de rejet, très douloureux à vivre, surtout quand il vient de la part de leurs propres enfants qu’ils ont sacrifié leur vie pour élever.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les vieux face à l’horloge du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la principale source d’anxiété chez les vieux, car que notre heure H soit proche ou lointaine, il est un fait que chaque jour ou anniversaire supplémentaire que nous vivons nous rapproche de cette date fatidique qui est inscrite quelque part et que <em>seul Dieu connait.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certain(e)s ont la chance d’être capables d’oublier cette vérité basique de l’existence humaine sur terre et vivre à 100Km/heure jusqu’à leur dernier jour, d’autres moins chanceux, comme moi-même, ne peuvent s’empêcher d’y penser continuellement et de gâcher ainsi par ces pensées négatives le peu d’années qui leur restent à vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, il arrive un moment dans la vie où le temps ne s’étire plus mais se rétrécit. Les journées deviennent plus longues, mais les années plus courtes. Le corps ralentit, les gestes tremblent, les visages se fanent. Et dans le silence des appartements ou des maisons vides, les vieux écoutent battre l’horloge, comme on écoute son propre cœur battre en sursis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le crépuscule des vieux n’est pas qu’une période de la vie : c’est un territoire inconnu, un continent d’ombres où la solitude est reine. Ce n’est plus la même solitude que celle des jeunes — choisie, fière, pleine de projets —, mais une solitude subie, peuplée d’absences&nbsp;: les amis sont partis ou morts un à un, les enfants ont grandi et se sont éloignés, pris dans la tourmente de leurs propres vies, les voix se sont tues, les rires ont fui, et il ne reste que l’écho des souvenirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vieux s’habitue à parler tout seul, à répondre à la télévision, à se raconter sa journée pour tromper le vide. Il s’invente une présence, une raison de se lever le matin, même si ce n’est que pour nourrir un chat, arroser une plante ou regarder la lumière glisser sur les murs. Il se souvient d’un passé plein, dense, bruyant, de l’époque où il faisait partie du monde. Aujourd’hui, il l’observe de loin, comme on regarde un train qui passe et qu’on ne peut plus prendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais plus que la solitude, c’est la conscience aiguë du temps qui passe qui le ronge. Le vieux ne vit plus dans la promesse de demain, mais dans la nostalgie d’hier. Chaque nouvelle douleur, chaque oubli, chaque perte d’équilibre devient un avertissement. Le corps devient un territoire étranger, parfois hostile. On y habite encore, mais on n’y règne plus. Et derrière chaque malaise, chaque vertige, se cache l’idée obsédante : <em>et si c’était le début de la fin?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort, longtemps une idée abstraite, prend un visage. Elle n’est plus un concept philosophique, ni une lointaine éventualité. Elle devient voisine, discrète, presque familière. On la sent rôder autour de soi, sans savoir quand elle frappera. Certains l’attendent avec résignation, d’autres avec peur, d’autres encore avec une étrange curiosité. Mais tous savent qu’elle approche, inévitable, patiente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir, quand la lumière décline, beaucoup de vieux se sentent glisser dans une sorte de mélancolie douce et amère. Ils se demandent à quoi tout cela a servi — tant d’années de labeur, de rêves, de luttes, de sacrifices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains trouvent du réconfort dans la foi, d’autres dans l’écriture comme moi-même, ou le simple fait d’exister encore. Car tant que je pense, tant que j’écris un tel article ou d’autres, j’ai le sentiment de résister à la disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le crépuscule des vieux, c’est cela : une lutte silencieuse contre l’effacement. Une dignité fragile, une résistance quotidienne au vide et à l’oubli. Ce n’est pas un âge de résignation, mais un âge de vérité. Les vieux, dans leur solitude, détiennent une forme rare de sagesse : celle de savoir que tout passe, mais que chaque instant compte encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, parfois, au détour d’un rayon de soleil, d’un rire d’enfant ou d’un souvenir qui revient comme une caresse, ils se disent qu’ils ne sont pas encore morts. Qu’il leur reste peut-être un mot à dire, un article ou un poème à écrire, l’odeur d’une fleur à sentir, le sourire d’un enfant ou petit-enfant à recevoir, un dernier paysage à contempler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans ce crépuscule lent et inéluctable, il y a encore une lueur&nbsp;: <em>celle de la vie, obstinée, tremblante, vacillante, mais toujours là.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En guise de conclusion à cet article qui relève de l’intime, j’ai rédigé le poème suivant qui exprime plus fidèlement les pensées qui me traversent souvent au crépuscule de de ma vie et que je dédie à tous les vieux, mais aussi aux adultes et jeunes qui le seront un jour, <em>bien plus vite qu’ils ne le pensent : &nbsp;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Qu’ai-je fait de ma vie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est l’heure où le jour hésite à mourir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’heure où le temps s’étire comme un souffle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les vieux vivent dans cette heure-là</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Suspendus entre ce qui fut et ce qui ne sera plus.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ils marchent lentement, non parce que leurs jambes faiblissent,</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais parce qu’ils savent qu’il n’y a plus d’urgence à courir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La solitude les enveloppe doucement,</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors ils parlent aux murs, à leur ombre, à la pendule.</em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>* * *</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pour les vieux, la mort n’est plus une étrangère.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Elle rôde, douce parfois, presque jolie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Elle frôle la peau, effleure le souffle et attend son heure.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors les vieux apprennent à lui parler.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ils lui demandent un peu de répit,</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Juste assez pour écrire une phrase de plus,</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Admirer un nouveau coucher de soleil</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ecouter encore une fois le chant d’un oiseau</em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>* * *</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le crépuscule des vieux n’est pas la fin.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est l’instant où l’être se retourne vers lui-même</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et murmure : qu’ai-je fait de ma vie ?</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PxHdAFnCk7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/la-mort-chatgpt-et-moi/">La mort, ChatGPT et moi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mort, ChatGPT et moi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/la-mort-chatgpt-et-moi/embed/#?secret=9BYzY08S69#?secret=PxHdAFnCk7" data-secret="PxHdAFnCk7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; En attendant la mise en place du régime d’assurance perte d’emploi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/28/tunisie-en-attendant-la-mise-en-place-du-regime-dassurance-perte-demploi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 08:53:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[assurance perte d’emploi]]></category>
		<category><![CDATA[CNSS]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[perte de salaire]]></category>
		<category><![CDATA[réinsertion professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés d’assurances]]></category>
		<category><![CDATA[travailleurs licenciés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15728880</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s’apprête à mettre en place un régime d’assurance perte d’emploi pour raisons économiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/28/tunisie-en-attendant-la-mise-en-place-du-regime-dassurance-perte-demploi/">Tunisie | En attendant la mise en place du régime d’assurance perte d’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie, malgré les difficultés chroniques de ses finances publiques, s’apprête à mettre en place un régime d’assurance perte d’emploi pour raisons économiques. Cette initiative vise à soutenir les salariés ayant perdu leur emploi pour des raisons économiques.</em></strong></p>



<span id="more-15728880"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi portant création de ce régime d’assurance, qui est né d’une décision annoncée par le président Kaïs Saïed, le 1er septembre 2024, a été examiné par le gouvernement le 11 janvier 2025. Il devrait offrir aux travailleurs licenciés une indemnisation pour la perte de salaire et un accès aux prestations de sécurité sociale, notamment une couverture santé, pendant toute la période de chômage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime propose également des programmes de formation et de réinsertion professionnelle visant à améliorer les compétences des personnes concernées pour les préparer aux exigences du marché du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces programmes d’orientation devraient couvrir la formation, la réadaptation et la réinsertion pendant la période de chômage des travailleurs licenciés afin de les réinsérer dans le cycle économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi est encore à l’étude et on ne sait encore si le conseil des ministres va se résoudre à l’approuver, malgré les difficultés financières du pays qui sont un secret de polichinelle. Car il ne s’agit pas de créer un nouveau mécanisme étatique lourd et couteux, au risque d’aggraver les dépenses publiques déjà faramineuses, mais de garantir sa bonne gouvernance et sa pérennité financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour alimenter le Fonds des employés licenciés pour des considérations économiques, la Loi de finances 2025 a imposé aux sociétés d’assurances une cotisation qui sera calculée au taux de 1% de la masse salariale déclarée à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par les entreprises (0,5% par l’employeur et 0,5% par l’employé). </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Tunisie : Nouveau Pdg à la tête de la CNSS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 18:57:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CNSS]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Kraïem]]></category>
		<category><![CDATA[PDG]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Nouveau Pdg à la tête de la CNSS</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le ministère des Affaires sociales a annoncé ce lundi 19 juin 2023, la nomination de Mohamed Kraïem au poste de président-directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).</strong></em></p>



<span id="more-8443199"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Kraïem occupait jusqu&rsquo;à ce jour le poste de Directeur central des ressources financières et humaines à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il succède ainsi à Imed Turki, précise le ministère dans son communiqué.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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