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	<title>Archives des système éducatif - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des système éducatif - Kapitalis</title>
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		<title>La faillite du système éducatif tunisien &#124; Comment en sortir ?</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:39:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les années 1960-1980, la Tunisie était un phare éducatif en Afrique, mais cet héritage est aujourd’hui en partie perdu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/01/la-faillite-du-systeme-educatif-tunisien-comment-en-sortir/">La faillite du système éducatif tunisien | Comment en sortir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Dans les années 1960-1980, la Tunisie</em></strong> <strong><em>était un phare éducatif en Afrique, mais cet héritage est aujourd’hui en partie perdu. Notre pays ne peut se permettre de perdre une génération entière. La privatisation rampante de l’éducation et l’abandon de l’école publique creusent les inégalités et hypothèquent l’avenir du pays. Chaque jour de retard aggrave la situation et pousse davantage de jeunes vers l’exil ou le désespoir. Agir maintenant, avec vision et responsabilité, c’est investir dans l’avenir du pays et dans la réussite de tous ses citoyens.</em></strong></p>



<p><strong>Hedi Dardour</strong></p>



<span id="more-17369206"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour.jpg" alt="" class="wp-image-17369209" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Sous Bourguiba, l’éducation était un pilier central de la nation. Il a construit des écoles et des universités qui ont permis aux Tunisiens et aux Tunisiennes de rayonner dans le monde entier. Les universités tunisiennes attiraient des étudiants de toute l’Afrique, témoignant de l’excellence et du prestige du savoir tunisiens.</p>



<p>Pourtant, aujourd’hui, ce système est en déliquescence. Les établissements publics souffrent d’un manque criant de ressources, d’une bureaucratie pesante et d’une gouvernance défaillante. Pire encore, on assiste à une désertification totale de l’école publique au profit des établissements privés, qui croissent à une vitesse exponentielle. Cette dynamique aggrave la fracture sociale entre les familles qui ont les moyens d’offrir à leurs enfants une éducation d’excellence et celles qui n’ont d’autre choix que de se tourner vers un enseignement public en déclin.</p>



<p>La dégringolade des écoles et universités tunisiennes dans les classements mondiaux, comme celui de Shanghai, est le symbole du recul du prestige académique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système à l’agonie : causes et conséquences</h2>



<p><strong>1. L’effondrement de l’école publique et l’explosion du privé&nbsp;:</strong></p>



<p>Depuis une décennie, les familles tunisiennes qui en ont les moyens se tournent massivement vers le secteur privé, perçu comme offrant une meilleure qualité d’enseignement et de meilleures perspectives d’avenir. Résultat : les écoles publiques se vident, concentrant les élèves issus de milieux défavorisés, tandis que les établissements privés – souvent chers et inaccessibles à la majorité – deviennent le symbole d’une éducation à deux vitesses.</p>



<p>Conséquence : une fracture sociale éducative sans précédent, où l’accès au savoir et aux opportunités dépend désormais du pouvoir d’achat des parents.</p>



<p><strong>2. Instabilité politique et manque de continuité : </strong></p>



<p>Les changements fréquents de gouvernements et l’absence de vision à long terme ont empêché toute réforme durable. Les priorités éducatives sont constamment repoussées au profit de crises immédiates, laissant le système sans direction claire.</p>



<p><strong>3. Crise économique et désinvestissement&nbsp;:</strong></p>



<p>Le budget alloué à l’éducation ne cesse de diminuer. En 2024, seulement 6 % du PIB y était consacré, contre 7-8 % au Maroc, un pays qui a su transformer son système éducatif en un levier de développement.</p>



<p>Les enseignants, confrontés à des conditions précaires, se mobilisent régulièrement pour réclamer de meilleures conditions, tandis que les infrastructures scolaires se dégradent faute d’entretien.</p>



<p><strong>4. Fuite des cerveaux et perte d’attractivité</strong>&nbsp;:</p>



<p>Les universités tunisiennes, autrefois prisées, voient leurs effectifs d’étudiants étrangers diminuer. Le Maroc, lui, a su attirer des étudiants africains et arabes grâce à des investissements ciblés et des partenariats internationaux. Pendant ce temps, de nombreux jeunes Tunisiens choisissent de poursuivre leurs études à l’étranger, faute de perspectives locales.</p>



<p><strong>5. Absence de vision stratégique&nbsp;:</strong></p>



<p>Les réformes annoncées (révision des programmes, lutte contre la corruption, développement de l’enseignement professionnel) peinent à se concrétiser. Le système reste centralisé, rigide et incapable de s’adapter aux besoins du marché du travail et aux standards internationaux. Le Maroc, un modèle de réussite ? La comparaison avec le Maroc est édifiante. Grâce à une stabilité institutionnelle, à des investissements massifs dans l’éducation et à une volonté politique affirmée, le Maroc a su moderniser son système éducatif. Des universités comme Mohammed VI Polytechnique (UM6P) sont devenues des références en Afrique, attirant des étudiants et des chercheurs du monde entier. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="350" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc.jpg" alt="" class="wp-image-17369208" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc-300x131.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc-768x336.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc-580x254.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Appel urgent à la responsabilité politique</h2>



<p>Il est temps que les responsables politiques tunisiens fassent de l’excellence éducative une priorité absolue. Une nation ne peut prospérer sans une jeunesse formée aux standards internationaux, capable d’innover et de porter le pays vers l’avenir.</p>



<p>Pour éviter une catastrophe sociale et économique, il est urgent de :</p>



<p><strong>·</strong><strong> Sauver l’école publique </strong>: redonner aux établissements publics les moyens humains, matériels et pédagogiques pour rivaliser avec le privé. Cela passe par une revalorisation des enseignants, une modernisation des infrastructures et une lutte contre la corruption dans la gestion des ressources.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Réguler le secteur privé </strong>: encadrer les frais de scolarité et imposer des standards de qualité pour éviter que l’éducation ne devienne un luxe réservé à une élite.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Réformer la gouvernance</strong> : décentraliser la gestion des établissements et associer les acteurs locaux (enseignants, parents, entreprises) aux décisions.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Adapter les programmes aux besoins du marché&nbsp;</strong>: développer des filières professionnelles courtes et utiles (numérique, énergies renouvelables, tourisme) pour répondre aux défis économiques actuels.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Garantir l’égalité des chances</strong> : mettre en place des bourses et des mécanismes de discrimination positive pour permettre aux élèves défavorisés d’accéder à une éducation de qualité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir maintenant, pour sauver l’avenir</h2>



<p>La Tunisie ne peut se permettre de perdre une génération entière. La privatisation rampante de l’éducation et l’abandon de l’école publique creusent les inégalités et hypothèquent l’avenir du pays. Chaque jour de retard aggrave la situation et pousse davantage de jeunes vers l’exil ou le désespoir. Agir maintenant, avec vision et responsabilité, c’est investir dans l’avenir du pays et dans la réussite de tous ses citoyens.</p>



<p>Le système éducatif tunisien a besoin d’une refonte ambitieuse, portée par une volonté politique forte et une mobilisation collective. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action. La Tunisie mérite de retrouver sa place de leader éducatif en Afrique – une place où chaque enfant, quel que soit son milieu social, a sa chance. À ses dirigeants de relever ce défi.</p>
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		<title>Doit-on aimer les maths ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/05/doit-on-aimer-les-maths/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 06:43:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[mathématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Laroussi]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On observe, ces dernières années, en Tunisie, une diminution sensible du pourcentage d’élèves inscrits en section maths.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On observe, ces dernières années, en Tunisie, une diminution sensible du pourcentage d’élèves inscrits en section maths. Les élèves de cette section qui se sont présentés aux épreuves du baccalauréat en juin 2023 ne représentaient que 6,2% de l’ensemble des candidats. Mais pourquoi faut-il s’inquiéter de cette tendance? Les mathématiques sont-elles nécessaires pour que le système éducatif réponde aux besoins de l’économie et de la société? Quelle place occupent les mathématiques dans le développement d’une nation ou d’une civilisation&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Laroussi *</strong></p>



<span id="more-11523298"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi.jpg" alt="" class="wp-image-11523322" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p><em><strong>«Il n&rsquo;y a pas de profit là où il n&rsquo;y a pas de plaisir. En bref, monsieur, étudiez ce qui vous touche le plus.»(William Shakespeare, ‘‘La mégère apprivoisée’’)</strong></em></p>



<p>Ah les mathématiques&nbsp;! Souvent décrites comme une science dure. La plus dure des sciences même. Certains élèves en font une bête noire. Les parents s’inquiètent quant aux résultats de leurs enfants en mathématiques et essaient de remédier aux insuffisances réelles ou fantasmées par des cours particuliers onéreux.</p>



<p>Cette phobie se traduit, en Tunisie, par une désaffection de plus en plus marquée de la section mathématique au niveau de l’orientation après les deux premières années au lycée. Ainsi on observe, ces dernières années, une diminution sensible du pourcentage d’élèves inscrits en section maths. Les élèves de cette section qui se sont présentés aux épreuves du baccalauréat en juin 2023 ne représentaient que 6,2% de l’ensemble des candidats. Mais pourquoi faut-il s’inquiéter de cette tendance? Les mathématiques sont-elles nécessaires pour que le système éducatif réponde aux besoins de l’économie et de la société ? Quelle place occupent les mathématiques dans le développement d’une nation ou d’une civilisation&nbsp;? Pour répondre à ces questions, il n’est pas inutile de plonger dans l’histoire des mathématiques à travers les âges.</p>



<p>Bien que passionné par les maths dont il a fait sa profession en tant qu’enseignant, l’auteur de ces lignes n’est pas un historien des sciences. Mais, la passion, Google et ChatGPT aidant, il a essayé de retracer brièvement l’évolution de cette science à travers les siècles, depuis l’Antiquité à nos jours. Ce travail, en cours d’élaboration, est consigné dans l’une des rubriques d’un site web dédié aux mathématiques intitulé <a href="https://epsilon.tn/">epsilon.tn</a>.</p>



<p>Le voyage commence avec Pythagore (vers 450 Av-J.C.) et le célèbre théorème qui porte son nom et que tous les lycéens connaissent. Et il semble que, pour énoncer ce théorème, Pythagore ait été inspiré par des pratiques de construction d’un angle droit lors de son séjour en Egypte.</p>



<p>En effet, les Egyptiens utilisaient des cordes avec de gros nœuds à égale distance et les fixaient de manière à former un triangle en prenant un côté avec 3 nœuds, un autre avec 4 nœuds et le troisième avec 5 nœuds (nombre de nœuds avec extrémités incluses pour les trois côtés). Ainsi, l’angle opposé au grand côté de 5 nœuds était nécessairement un angle droit.</p>



<p>Pythagore, remarquant que, dans un triangle, le carré de la longueur du grand côté était égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés, en déduit son célèbre théorème.&nbsp;Toutefois, la première démonstration écrite de ce théorème a été donnée par Euclide (vers 300 Av-J.-C.).</p>



<p>Euclide, voilà un autre nom incontournable de l&rsquo;histoire des mathématiques. On lui doit un traité sur la géométrie plane ‘‘<em>Données</em>’’, et une œuvre constituée de 13 livres connue sous le nom ‘‘<em>Les éléments</em>’’ qui traite des problèmes de théorie des nombres et de géométrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3UkjFQVfkz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/la-majorite-des-eleves-tunisiens-nont-pas-de-competence-en-lecture-et-en-mathematiques/">La majorité des élèves tunisiens n’ont pas de compétence en lecture et en mathématiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La majorité des élèves tunisiens n’ont pas de compétence en lecture et en mathématiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/la-majorite-des-eleves-tunisiens-nont-pas-de-competence-en-lecture-et-en-mathematiques/embed/#?secret=bEN8Fid9Q0#?secret=3UkjFQVfkz" data-secret="3UkjFQVfkz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Evidemment, entre l’Antiquité et le temps actuel, on passe, selon la chronologie et la terminologie communément adoptées par l’Occident, par le Moyen Âge, la Renaissance et les Temps Modernes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mathématiques au Moyen Âge</h2>



<p><strong><em>«Les mathématiques ne révèlent leurs secrets qu&rsquo;à ceux qui les abordent avec pur amour, pour leur propre beauté.» (Archimède).</em></strong></p>



<p>Le Moyen Âge s’étend de la fin de l’Antiquité située en 476 jusqu’à la Renaissance qu’on situe en 1453, date de la chute de l’Empire romain d’Orient et la prise de Constantinople par l’Empire ottoman.</p>



<p>Cette période a connu la révélation du Saint Coran en 610 et l’avènement de l’Islam. La civilisation musulmane, a apporté, alors à son apogée, une contribution considérable à la création scientifique en général et en mathématiques en particulier. L’un des plus illustres mathématiciens de cette période est Mohamed ibn Moussa Al-Khawarizmi qui est né vers l’an 780. Issu d’une famille originaire de Khawarizm, en Asie centrale, Al Khawarizmi a grandi à Bagdad, en Irak, et a travaillé à Beït Al-Hikma (la Maison de la Sagesse) qui constituait le centre du savoir du califat des Abassides. Al-Khawarizmi est considéré comme le père de l’algèbre. Le nom de cette branche des mathématiques provient en fait du mot arabe <em>«al-jabr»</em> qui se trouve dans le titre du livre d’Al-Khawarizmi <em>‘‘Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison</em>’’. Ce livre a constitué une référence essentielle dans l’enseignement des mathématiques du 12e au 16e siècle dans les universités de l’Orient et de l’Occident.</p>



<p>L’un des principaux apports d’Al-Khawarizmi est la résolution des équations en utilisant des méthodes algébriques. C’est ainsi que ces méthodes ont pris le nom d’algorithme, dérivé du nom d’Al-Khawarizmi. L’autre apport important d’Al-Khawarizmi est la diffusion de l’utilisation du système de numération décimale qu’il a observé chez les Indiens. Son <em>‘‘Livre de l’addition et de la soustraction d’après le calcul indien</em>’’ a permis de diffuser ces chiffres au Moyen Orient et en Andalousie. Traduit de l’arabe au latin au 12e siècle, ce livre a permis de diffuser la numération décimale en Occident.</p>



<p>Ainsi, vu leur transition par le monde arabo-musulman, ces chiffres ont été désignés en Occident par <em>«chiffres arabes»</em>. Il est à noter que les travaux d’Al-Khawarizmi ont notamment été transmis à l’Europe par le mathématicien italien&nbsp;<a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/leonardo-fibonacci/">Leonardo </a><a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/leonardo-fibonacci/">Fibonacci</a>&nbsp;qui fut éduqué en Afrique du Nord et eut ainsi l’occasion d’étudier les travaux algébriques d’Al-Khawarizmi. Fibonacci est surtout connu dans la communauté mathématique par la suite qui porte son nom et du rapport qu’il a établi entre cette suite et le<em> «nombre d’or»</em>.</p>



<p>On ne peut ne pas citer, parmi les grands mathématiciens du Moyen Âge, Al-Kindi qui s’était intéressé à la philosophe, la logique, l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la médecine.</p>



<p>Al-Kindi avait fait ses études à Bassorah et à Bagdad et&nbsp;a vécu pendant le règne du calife Al-Mamoun qui a fondé Beït Al-Hikma en 830 et puis d’Al-Motasem. Pour Al-Kindi, qui accorde une prééminence aux mathématiques, pour étudier la philosophie, il faut commencer par les mathématiques, dans l’ordre suivant&nbsp;: arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Cette prééminence donnée à l’étude des mathématiques se situe dans la lignée de la vision de Platon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mathématiques de la Renaissance</h2>



<p><strong><em>«Pour comprendre l&rsquo;univers, vous devez comprendre le langage dans lequel il est écrit, le langage des mathématiques.» (Galilée).</em></strong></p>



<p>L’Occident, au milieu du XVe siècle, s’est réveillé après un long décrochage au Moyen Âge pour découvrir et assimiler les connaissances philosophiques et scientifiques transmises et développées essentiellement par les Arabes dont certaines étaient reprises de la civilisation gréco-romaine. Cet héritage a notamment transité par l’Andalousie alors sous le règne des califes musulmans qui a débuté en 711 et s’est terminé en 1492 avec la chute de Grenade. Les mathématiques ont ainsi vu un certain essor en liaison notamment avec l’astronomie qui avait recours à la géométrie.</p>



<p>C’était la période de remise en cause du géocentrisme qui plaçait la terre au centre de l’univers au profit de l’héliocentrisme pour lequel c’est le Soleil qui est au centre avec des planètes qui gravitent autour de lui. Cette évolution est due à Copernic et Kepler au début du XVIe siècle.</p>



<p>Les problèmes de géométrie issus de l’astronomie entrainaient la résolution d’équations algébriques. Outre le recours aux travaux d’algèbre d’Al-Khawarizmi, il a alors été question de résoudre des équations du troisième ou du quatrième degré et de développer les notions de trigonométrie héritées des savants arabes. On voit ainsi, l’imbrication des sciences physiques avec les mathématiques pour mieux comprendre l’univers où nous vivons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les maths et la philosophie</h2>



<p><strong><em>«Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu’au néant que jusqu’au tout. Il la faut infinie pour l’un et l’autre; et il me semble que qui aurait compris les derniers principes des choses pourrait aussi arriver jusqu’à connaître l’infini.» (Blaise Pascal, ‘‘Pensées’’).</em></strong></p>



<p>D’un côté, plus immatériel que leur lien avec les sciences astronomiques ou physiques, les mathématiques, à bien des égards, flirtent avec la philosophie, en se heurtant notamment à des concepts que seule l’imagination peut concevoir comme l’infiniment grand et l’infiniment petit. Ces concepts étant, bien que difficilement palpables, cruciaux dans le développement des raisonnements mathématiques.</p>



<p>L’un des noms incontournables de la renaissance est le philosophe et mathématicien français René Descartes (XVIIe siècle) à qui l’on doit notamment un essai sur l’optique et la loi de la réfraction et un autre sur la géométrie. Il est considéré comme le créateur du lien entre la géométrie et l’algèbre ou ce qu’on appelle aujourd’hui la géométrie analytique. Descartes a notamment participé à la diffusion de l’usage des lettres «x», «y», «z»… dans les équations algébriques pour désigner des inconnues et «a», «b», «c»… pour les paramètres connus. La plus célèbre de ces <em>«inconnues»</em> est évidemment la lettre «x» qui, selon certaines explications, justifie l’appellation de l’Ecole Polytechnique en France par X à cause de la forte composante mathématique dans la formation des ingénieurs de cette école.</p>



<p>L’apport de Blaise Pascal au développement des mathématiques au XVIIe siècle est évidemment d’une grande importance. Pour encore souligner l’imbrication entre les mathématiques et diverses autres sciences, notons que pendant ce siècle, les mathématiciens s’intéressaient presque tous à la philosophie et à d’autres sciences. Les mathématiques servant tantôt d’outil de soutien à d’autres sciences tantôt de relais vers des réflexions philosophiques.</p>



<p>Ainsi, outre ses<em> «pensées»</em> philosophiques, Blaise Pascal a fait des travaux pour mesurer la pression et établi des lois dans ce domaine et c’est pourquoi son nom est rattaché à l’unité de mesure de la pression. En mathématiques il a établi le <em>«triangle de Pascal»</em> qu’on enseigne encore aujourd’hui dans les lycées et qui permet de déterminer les coefficients du développement de la somme de deux nombres a et b à la puissance n, n étant un nombre entier positif.</p>



<p>Ce développement est aussi connu sous le nom de binôme de Newton quoiqu’il semble que Newton ait donné une formule pour calculer ces coefficients quand a ou b est égal à 1. Isaac Newton est un autre géant en sciences physiques et mathématiques, connu pour sa loi sur la gravité universelle, mais aussi mathématicien. Il a réalisé ses principaux travaux en mathématiques et en physique à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe. Il a créé le calcul infinitésimal et assis les bases de l’analyse moderne même si le philosophe mathématicien allemand Leibniz, contemporain de Newton, revendique aussi la création du calcul infinitésimal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mathématiques des temps modernes</h2>



<p>Cette période qui s’étalerait de la fin du XVIIe siècle jusqu’à l’époque contemporaine a connu des progrès spectaculaires dans le domaine des probabilités, sous l’impulsion des Bernouilli et de Euler, puis en algèbre, dans la seconde partie du XVIIIe siècle, grâce aux travaux de Lagrange. Mais c’est la mise au point par Newton et Leibniz du calcul infinitésimal qui constitue un tournant important dans le développement des mathématiques. Ce progrès a notamment permis à Newton de poser les bases de la physique classique. La théorie de Newton, bien que combattue par certains, a fini par s’imposer et de philosophes comme Voltaire y ont adhéré, celui-ci allant jusqu’à s’initier aux mathématiques et à rédiger un essai sur&nbsp;<em>‘‘</em><em>Les Éléments de la&nbsp;</em><em>philosophie de Newton’’</em>, une philosophie qui a constitué une véritable révolution dans la pensée de l’époque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’époque contemporaine et les mathématiques</h2>



<p><strong><em>«Un mathématicien est une personne capable de trouver des analogies entre les théorèmes; un meilleur mathématicien peut voir des analogies entre les démonstrations. Les très bons mathématiciens sont ceux capables de déceler des analogies entre des théories. Mais on peut supposer que le mathématicien ultime est celui qui peut voir des analogies entres les analogies» (Stefan Banach).</em></strong></p>



<p>Il serait trop long de citer tous les mathématiciens qui ont développé et développent cette science dans différentes directions aux XIXe et XXe siècles et de nos jours. On se contentera de citer les plus brillants.</p>



<p>En interrogeant ChatGPT sur le plus grand mathématicien du XIXe siècle, on reçoit cette réponse&nbsp;: <em>«Le XIXe siècle a vu émerger de nombreux mathématiciens remarquables, et il est difficile de désigner un seul comme le plus grand. Cependant, l’un des mathématiciens les plus influents de cette époque était Carl Friedrich Gauss (1777-1855), souvent considéré comme le prince des mathématiques. Gauss a apporté d’importantes contributions à divers domaines des mathématiques, notamment l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie et la statistique. Ses travaux ont eu une influence profonde sur le développement des mathématiques au XIXe siècle. D’autres mathématiciens notables du XIXe siècle incluent Évariste Galois, Bernhard Riemann, Niels Henrik Abel, Augustin-Louis Cauchy, et d’autres encore, qui ont tous joué un rôle significatif dans l’avancement des mathématiques à cette époque.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les grands mathématiciens du XXe siècle</h2>



<p><strong><em>«Je suis mathématicien. Les mathématiques ont rempli ma vie.» (Laurent Schwartz).</em></strong></p>



<p>Pour le XXe siècle, ChatGPT nous donne cette réponse&nbsp;: «<em>Il est difficile de désigner un seul mathématicien comme le plus grand du XXe siècle, car de nombreux mathématiciens ont apporté d&rsquo;importantes contributions dans divers domaines. Cependant, quelques figures notables incluent:</em></p>



<p><em>1. David Hilbert (1862-1943) : un mathématicien allemand qui a eu une influence majeure sur le développement des mathématiques au début du XXe siècle, notamment dans le domaine de la géométrie, de la théorie des nombres et de la logique mathématique.</em></p>



<p><em>2. André Weil (1906-1998) : un mathématicien français qui a contribué de manière significative à la topologie, la géométrie algébrique et la théorie des nombres.</em></p>



<p><em>3. John von Neumann (1903-1957) : un mathématicien hongrois-américain qui a joué un rôle fondamental dans le développement de l’informatique, de la théorie des jeux, de la mécanique quantique, et d’autres domaines.</em></p>



<p><em>4. Alan Turing (1912-1954) : un mathématicien et logicien britannique qui a jeté les bases de l’informatique théorique et de l’intelligence artificielle.</em></p>



<p><em>5. Alexandre Grothendieck (1928-2014) : un mathématicien franco-allemand qui a révolutionné la géométrie algébrique et a eu une influence majeure sur de nombreux domaines des mathématiques.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Lf1FQKKCLS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/27/humeur-je-naime-pas-les-maths-ah-quelle-horreur/">Humeur : Je n’aime pas les maths ! Ah quelle horreur !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Humeur : Je n’aime pas les maths ! Ah quelle horreur ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/27/humeur-je-naime-pas-les-maths-ah-quelle-horreur/embed/#?secret=3AjIweWOUp#?secret=Lf1FQKKCLS" data-secret="Lf1FQKKCLS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Ces noms ne représentent qu&rsquo;une petite partie des mathématiciens remarquables du XXe siècle, et d&rsquo;autres pourraient également être considérés en fonction des domaines spécifiques de recherche et des contributions individuelles.&nbsp;»</em></p>



<p>En effet, il manque à cette liste Stefan Banach qui a posé les bases de l’analyse fonctionnelle et donné son nom aux espaces de Banach. Il lui manque aussi Laurent Schwartz, le père des <em>«distributions»</em> récompensé pour la formalisation de cette théorie par la médaille Fields en 1950, devenant ainsi le premier français à l’obtenir. Et puis, on ne trouve pas dans la liste non plus Henri Poincaré considéré comme le fondateur de la topologie algébrique. Il est l’auteur d’une conjecture énoncée en 1904. Cette conjecture qui porte son nom est liée à la topologique algébrique et n’a été démontrée qu’en 2003. On ne peut évidemment citer tous les mathématiciens des derniers siècles tant nombreux sont ceux qui ont apporté leur pierre à l’édifice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mathématiciens contemporains</h2>



<p><strong><em>«Aussi impénétrable que cela puisse paraître, si vous ne l’essayez pas, vous ne pourrez jamais le faire.» (Andrew Wiles).</em></strong></p>



<p>Pour la question sur le plus grand mathématicien contemporain, ChatGPT nous livre cette réponse&nbsp;: <em>«Il est difficile de désigner un seul mathématicien contemporain comme le plus grand, car cela dépend souvent des critères spécifiques et des domaines de recherche. De plus, la reconnaissance dans le domaine des mathématiques peut varier en fonction des perspectives. Cependant, quelques mathématiciens contemporains ont été largement reconnus pour leurs contributions majeures. Parmi eux, on peut citer :</em></p>



<p><em>1. Andrew Wiles : un mathématicien britannique surtout célèbre pour sa démonstration du dernier théorème de Fermat en 1994.</em></p>



<p><em>2. Grigori Perelman : un mathématicien russe qui a résolu la conjecture de Poincaré en 2003, mais a décliné la médaille Fields et la récompense financière associée.</em></p>



<p><em>3. Terence Tao : un mathématicien australien qui a fait d’importantes contributions à plusieurs domaines des mathématiques, notamment l’analyse harmonique, l’équation de Navier-Stokes, et la théorie des nombres.</em></p>



<p><em>4. Maryam Mirzakhani (1977-2017) : une mathématicienne iranienne qui a été la première femme à remporter la médaille Fields en 2014 pour ses travaux en géométrie et topologie.»</em></p>



<p>Quand on cherche à savoir un peu plus sur Terence Tao, on tombe sur un article de ‘‘<em><span style="text-decoration: underline;"><u>Science et avenir</u>’</span>’</em>&nbsp; qui le décrit ainsi&nbsp;:&nbsp;<em>«Enfant prodige, il commence son parcours universitaire à l’âge de neuf ans et, à trois reprises, participe aux Olympiades internationales de mathématiques, gagnant une médaille d’or à l’âge de 13 ans (record de précocité inégalé). Son parcours universitaire est à l’avenant : après sa thèse soutenue en 1995, il rejoint UCLA en 1996 – à l’âge de 21 ans – et y devient professeur à 24 ans.»</em> Tao, à 47 ans, a publié plus de 300 articles scientifiques en collaboration avec plusieurs chercheurs. Il a notamment travaillé &nbsp;sur&nbsp;<a href="https://www.larecherche.fr/3-emmanuel-cand%C3%A8s-%C2%AB-nous-avons-d%C3%A9velopp%C3%A9-les-math%C3%A9matiques-de-la-parcimonie-%C2%BB">l’acquisition comprimée (compressed sensing)</a>&nbsp;qui révolutionne le domaine du traitement du signal, étant entendu que le traitement du signal joue un rôle crucial dans les technologies de la communication et de l’information. Tao entretient aussi un <a href="https://terrytao.wordpress.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog sur WordPress</a> avec un riche contenu scientifique et une rubrique dédiée au conseil pour les étudiants et les chercheurs en mathématiques. Il donne aussi un aperçu sur ses derniers travaux et écrit même des articles à propos de la démarche à adopter pour enseigner les mathématiques aux différents niveaux à partir de l’école primaire jusqu’à l’université. La citation de Shakespeare donnée au début de ce texte introduit, d’ailleurs, l’un de ses articles à ce sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et les mathématiciens tunisiens dans l’arène&nbsp;?</h2>



<p>Le Tunisien Abbas Bahri (1955-2016) est certainement le plus brillant mathématicien tunisien contemporain. Parti trop tôt, ses collègues et amis tunisiens n’ont pas manqué d’honorer sa mémoire en créant une chaire qui porte son nom à la Faculté des Sciences de Tunis. Le témoignage suivant est extrait de l’hommage fait par le professeur Sadok Kallel, professeur de mathématiques à l’Université américaine de Sharjah, aux Emirats arabes unis (UAE), au cours de la cérémonie du quarantième jour de son décès. On y lit&nbsp;:&nbsp;«<em>Abbès Bahri était une </em><em>école. Ses prolifiques travaux, tout aussi profonds que féconds, couvrent un champ mathématique très large, touchant à la géométrie, l’analyse, les équations différentielles et la topologie. Ses étudiants à travers le monde continuent à faire porter l’aura d’un génie qui a éclos à l’école normale supérieure d’Ulm à Paris en 1974 pour obtenir ensuite les prix Fermat et Langevin la même année en 1989.</em> <em>Le génie mathématique est une denrée rare. Dans l’histoire, des noms comme Euler, Gauss, Hilbert, Ramanujan ou Grothendieck restent profondément ancrés dans le subconscient des mathématiciens et scientifiques. Ces génies avaient à la fois la force de construire les théories (</em>theory builders<em>) et la puissance technique pour résoudre les problèmes (</em>problem solvers<em>). Les mathématiques sont d’une certaine manière la recherche de l’ordre et de la simplicité dans la complexité.»</em> Et Pr. Kallel de poursuivre&nbsp;:&nbsp;«<em>Bahri a pu dans ses tous derniers écrits, par un mélange extrêmement subtil de l’analyse et de la géométrie, éclaircir des pans entiers de ces travaux, les solidifier et les étendre. Dans un tout dernier tour de force mathématique, et juste avant sa tragique disparition, il a pu à lui seul décortiquer les centaines de pages de la démonstration récente de la fameuse conjecture de Poincaré, rédigée par une panoplie d’experts, déceler des insuffisances et les compléter. De l’avis de nombreux experts, nul autre n’aurait pu faire un tel travail de titan.</em>»</p>



<p>Et Bahri rappelle ainsi, à travers ses ultimes travaux, que les mathématiques sont un langage universel et un vecteur de communication entre les hommes. La conjecture de Poincaré citée plus haut dans cet article, proposée par un Français, est résolue par un Russe, Grigori Perelman, et sa démonstration est revue et consolidée par un Tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La place des mathématiques dans la société de nos jours</h2>



<p><strong><em>«Les mathématiques ne sont pas une moindre immensité que la mer.&nbsp;» (Victor Hugo).</em></strong></p>



<p>L’on ne peut évidemment clore ce panorama sur les mathématiques et leurs applications sans signaler leur importance dans la société de l’information qui s’est installée chez nous, une société où les Tics ont tout bouleversé. Les Tics basées sur l’informatique et les télécommunications dont la convergence a révolutionné tous les aspects de la vie économique et sociale de ce nouveau siècle. Après l’internet et les réseaux sociaux, le dernier-né de cette révolution est l’intelligence artificielle (IA), fortement consommatrice de mathématiques, qui, avec ses derniers développements vers une IA générative ébranle les modes de production et de gestion existants et pousse vers un nouveau palier dans le paradigme de la société de l’information.</p>



<p><strong>Au final, doit-on craindre les maths ou les aimer ?</strong></p>



<p><strong><em>«Ne vous inquiétez pas pour vos difficultés en mathématiques, les miennes sont encore plus grandes.» (Albert Einstein).</em></strong></p>



<p>Après ce tour d’horizon de l’Antiquité jusqu’à nos jours à propos des mathématiques et de leurs applications, que peut-on conclure sur l’attitude à prendre vis-à-vis de cette science&nbsp;? Le lecteur a certainement sa propre conclusion. Une chose est sûre, ce passage en revue du rôle joué par les mathématiques à travers les âges, permet de dégager une corrélation nette entre l’essor des civilisations et celui des mathématiques et, a contrario, entre le déclin des nations et celui de l’intérêt qu’elles ont pour cette science. Cette constatation peut paraitre prétentieuse mais elle est justifiée par le fait que les mathématiques sont décisives pour le développement de toutes les autres sciences.</p>



<p>Maintenant, faut-il aimer les mathématiques? La réponse est que l’on ne doit pas les craindre. Et, au niveau des décideurs, on doit créer les conditions pour que les jeunes s’y adonnent avec plaisir. Pour l’étude des mathématiques comme pour toute autre activité humaine, la passion et le plaisir qu’on trouve à la tâche sont les seuls garants du succès. Plutôt que de les craindre, il faudrait appréhender les mathématiques comme un jeu. Dès l’enfance. Nous espérons nous engager, à notre modeste niveau, dans cette voie à travers <a href="https://epsilon.tn/fans-des-maths/">epsilon.tn</a>, en proposant, outre un aperçu sur l’histoire des mathématiques, des énigmes qui permettent de faire usage de logique et de raisonnements mathématiques sans le formalisme qui entoure cette science.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>
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		<title>Quand l&#8217;UGTT s&#8217;émeut de l&#8217;effondrement du système éducatif en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jan 2022 08:44:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement public]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est parmi les nations les plus mal classées dans le monde en matières de qualité et de niveau de l&#8217;enseignement public. Les causes en sont nombreuses et tant que les responsables de cette situation, à commencer par les premiers concernés, à savoir les enseignants, ne se sentent pas concernés par les réformes à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/UGTT-Taboubi.jpg" alt="" class="wp-image-376372"/><figcaption><em>Noureddine Taboubi chauffe les «bendirs». </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie est parmi les nations les plus mal classées dans le monde en matières de qualité et de niveau de l&rsquo;enseignement public. Les causes en sont nombreuses et tant que les responsables de cette situation, à commencer par les premiers concernés, à savoir les enseignants, ne se sentent pas concernés par les réformes à mettre en œuvre pour redresser cette situation, ils n&rsquo;y aura point d&rsquo;amélioration.</em> </strong><em><strong>Et ce ne sont pas les augmentations annuelles des salaires qui vont changer quoi que ce soit&#8230; </strong></em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-376369"></span>



<p>Le secrétaire général de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a exprimé ses regrets face à ce qu&rsquo;il a qualifié d&rsquo;effondrement de le système éducatif en Tunisie… sans se douter un instant de la notable contribution de son organisation à cet effondrement. Comme dit l&rsquo;adage bien tunisien, <em>«le chameau ne voit pas sa bosse»</em>&#8230; </p>



<h2 class="wp-block-heading">Près de 110 000 élèves abandonnent l&rsquo;école chaque année</h2>



<p>M. Taboubi, qui intervenait en marge de la deuxième journée du colloque sectoriel des surveillants et surveillants généraux à Hammamet, dimanche 9 janvier 2022, a cru pouvoir expliquer cet effondrement par la situation des éducateurs et des surveillants et l&rsquo;aggravation du phénomène du décrochage scolaire qui, selon lui a contribué à l&rsquo;exacerbation des fléaux sociaux, notamment celui du crime organisé.</p>



<p>Il convient de rappeler, dans ce contexte que le taux quotidien d&rsquo;abandon scolaire en Tunisie est de 300 élèves, soit près de 110 000 par an.</p>



<p>Concernant la première cause, M. Taboubi laisse entendre que les augmentations salariales quasi-annuelles accordées aux éducateurs et enseignants sont toujours insuffisantes, tout comme les revenus consistants que beaucoup d&rsquo;entre eux tirent des cours particuliers, souvent organisés chez eux ou dans des locaux où manque le minimum de confort, et qui ne servent finalement à rien, sauf à déplumer les parents, le niveau des élèves bénéficiant de ces<em> «cours» </em>étant plus catastrophique encore qu&rsquo;avant que ne s&rsquo;y résignent, eux et leurs parents, pour éviter… les mauvaises notes parfois données selon la tête du <em>«client»</em>, et c&rsquo;est le cas ici de la dire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui empêche la mise en œuvre des réformes de l&rsquo;éducation ? </h2>



<p>Ne craignant pas le ridicule et croyant avoir toujours raison, envers et contre tous, M. Taboubi a souligné dans son discours de Hammamet que les dirigeants de l&rsquo;UGTT sont déterminés à faire de 2022 <em>«l&rsquo;année de l&rsquo;école publique à tous les niveaux»</em>, laquelle école publique a été complètement détruite, y compris par les interminables grèves observées par les enseignants, et toujours pour exiger des augmentations salariales et pour faire obstacle aux réformes que la tutelle tente de mettre en œuvre pour assurer un meilleur contrôle du système éducatif et une amélioration des compétences de ses agents, dont la majorité est plus portée sur l&rsquo;argent que sur la connaissance. </p>



<p>Les résultats sont là qui positionnent la Tunisie parmi les nations les plus mal classées dans le monde en matières de qualité et de niveau de l&rsquo;enseignement public. Et qui obligent certains parents à tourner le dos à l&rsquo;école publique et à inscrire leurs enfants dans les écoles privées pour leur assurer, pensent-ils naïvement, un meilleur niveau, avant de constater qu&rsquo;ils ont finalement dépensé leur l&rsquo;argent pour rien.</p>



<p>L&rsquo;Etat a beau promulguer des lois et prendre des mesures pour faire face à ce phénomène, tant que les premiers concernés, c&rsquo;est-à-dire les enseignants et les parents, ne prennent pas conscience du fait que les solutions doivent être recherchées ailleurs, il n&rsquo;y aura pas de redressement possible.    </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié: </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YEg5fLRqLJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/09/analphabetisme-deterioration-du-systeme-educatif-et-crise-economique-en-tunisie/">Analphabétisme, détérioration du système éducatif et crise économique en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Analphabétisme, détérioration du système éducatif et crise économique en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/09/analphabetisme-deterioration-du-systeme-educatif-et-crise-economique-en-tunisie/embed/#?secret=WVjRepWWO4#?secret=YEg5fLRqLJ" data-secret="YEg5fLRqLJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Analphabétisme, détérioration du système éducatif et crise économique en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 09:05:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alecso]]></category>
		<category><![CDATA[analphabétisme]]></category>
		<category><![CDATA[décrochage scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Ezzahi]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;analphabétisme, qui affecte encore 17,7% de la population globale de la Tunisie, est l&#8217;une des conséquences de la détérioration de la qualité de l&#8217;enseignement en Tunisie au cours des trente dernières années. Lequel est l&#8217;une des causes de la crise socio-économique dans notre pays qui compte près de 800 000 chômeurs, soit plus de 18%...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/09/analphabetisme-deterioration-du-systeme-educatif-et-crise-economique-en-tunisie/">Analphabétisme, détérioration du système éducatif et crise économique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Malek-Ezzahi.jpg" alt="" class="wp-image-376316"/><figcaption><em>Malek Ezzahi.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;analphabétisme, qui affecte encore 17,7% de la population globale de la Tunisie, est l&rsquo;une des conséquences de la</em></strong> <strong><em>détérioration de la qualité de l&rsquo;enseignement en Tunisie au cours des trente dernières années. Lequel est l&rsquo;une des causes de la crise socio-économique dans notre pays qui compte près de 800 000 chômeurs, soit plus de 18% de la population active. Comment sortir de ce cercle vicieux sans revoir de fond en comble le système éducatif ?</em></strong></p>



<span id="more-376315"></span>



<p>Le ministre des Affaires sociales, Malek Ezzahi, a indiqué que son département a prévu un accompagnement technique aux personnes âgées dans divers centres pour les aider à participer à la consultation nationale annoncée par le président de la république, Kaïs Saïed, et qui devrait commencer le 15 janvier 2021, via une plateforme électronique mise en place à cet effet.</p>



<p>Cette annonce a été faite, samedi 8 janvier à Tunis, à l&rsquo;occasion de la célébration de la journée arabe de l&rsquo;alphabétisation, correspondant au 8 janvier de chaque année, organisée par le ministère des Affaires sociales.</p>



<p>L&rsquo;accompagnement, dont parle M. Ezzahi, est d&rsquo;autant plus nécessaire que près de 2 millions de Tunisiens sur une population totale de 11,5 millions, souffrent d&rsquo;analphabétisme, un nombre qualifié de <em>«terrifiant»</em> par le ministre, car il est enregistré malgré les efforts consentis par le gouvernement au cours des soixante dernières années pour lutter contre l&rsquo;analphabétisme, améliorer la qualité de l&rsquo;éducation et remédier aux causes du décrochage scolaire.</p>



<p>À cet égard, a rappelé le ministre, l&rsquo;Etat s&rsquo;est engagé à mettre en place, à l&rsquo;horizon 2030, un système d&rsquo;éducation et d&rsquo;apprentissage tout au long de la vie qui soit de qualité, équitable et complet pour tous, soulignant dans le même sens l&rsquo;urgence de la lutte contre l&rsquo;analphabétisme en coopération avec l&rsquo;Alecso.</p>



<p>M. Ezzahi a rappelé que la lutte contre l&rsquo;analphabétisme, dont le taux est actuellement estimé en Tunisie à 17,7% de la population globale, est de la responsabilité de tous, du gouvernement et des organisations actives dans ce domaine, soulignant la nécessité d&rsquo;efforts concertés de tous les acteurs dans le cadre d&rsquo;une approche participative pour éradiquer ce fléau.</p>



<p>Concernant la politique du gouvernement, le ministre des Affaires sociales a souligné que la lutte contre la corruption n&rsquo;est pas un slogan creux, mais qu&rsquo;il s&rsquo;agit de véritables actions visant à l&rsquo;établissement des règles de bonne conduite dans tous les domaines, y compris celui de la lutte contre l&rsquo;analphabétisme.</p>



<p>Il est à noter que la célébration de la Journée arabe de lutte contre l&rsquo;analphabétisme a été l&rsquo;occasion d&rsquo;échanger sur les mécanismes de lutte contre l&rsquo;analphabétisme en Tunisie et dans le monde arabe. Elle a été aussi l&rsquo;occasion de rappeler les taux d&rsquo;analphabétisme chez les femmes rurales et les femmes en général, qui sont estimés, en Tunisie, à, respectivement, 65% et 23%.</p>



<p>Il a aussi été révélé par la même occasion que le taux quotidien d&rsquo;abandon scolaire dans notre pays est de 300 élèves, soit près de 110 000 par an.</p>



<p>C&rsquo;est là, vous l&rsquo;avez compris, la conséquence de la grande détérioration de la qualité de l&rsquo;enseignement en Tunisie au cours des trente dernières années. Et l&rsquo;une des causes de la crise socio-économique dans notre pays qui compte près de 800 000 chômeurs, soit plus de 18% de la population active.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>
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		<item>
		<title>Le PDL adresse une correspondance à l&#8217;Unesco pour dénoncer «un système éducatif parallèle via des associations obscurantistes»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/17/le-pdl-adresse-une-correspondance-a-lunesco-pour-denoncer-un-systeme-educatif-parallele-via-des-associations-obscurantistes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/17/le-pdl-adresse-une-correspondance-a-lunesco-pour-denoncer-un-systeme-educatif-parallele-via-des-associations-obscurantistes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 13:39:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Abir-PDL.jpg" alt="" class="wp-image-328578"/></figure>



<p><strong><em>Tout en dénonçant le laxisme de l’Etat face aux tentatives des courants obscurantistes de créer un système d’éducation parallèle, le Parti destourien libre (PDL) a adressé une correspondance à la directrice de l&rsquo;Organisation des nations unies pour l&rsquo;éducation, la science et la culture (Unesco), pour l&rsquo;alerter sur le danger qui menace le système éducatif en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-328569"></span>



<p>Dans un communiqué publié ce jeudi 17 décembre 2020, le PDL estime que ce système d’éducation parallèle, hostile au caractère civil de l’Etat, portera atteinte aux générations futures et les endoctrinera pour porter atteinte aux principes de l&rsquo;État moderne, en répandant des discours violents, obscurantistes et discriminatoires.</p>



<p>Dans sa correspondance adressée à l&rsquo;Unesco, le PDL qui a également dénoncé le «<em>laxisme et l&rsquo;inaction de l’État qu&rsquo;il estime incapable de faire face au dispositif des courants radicaux et de ce système éducatif parallèle», </em>a demandé à l&rsquo;Unesco de prendre les mesures nécessaires pour protéger le modèle éducatif tunisien, <em>«qui se distingue par sa conformité aux valeurs universelles, notamment le respect de la différence»</em>.</p>



<p>Notons que le PDL fait référence à l’antenne tunisienne de l’Union des oulémas musulmans (l’Union de Qaradawi), qualifié de bras associatif du parti islamiste Ennahdha et qui sert d&rsquo;outil de propagande radicale et que le parti présidé par Abir Moussi, appelle à quitter la Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VOHDs7svQR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/02/abir-moussi-et-le-sit-in-de-la-resistance-et-de-lespoir/">Abir Moussi et le sit-in de la résistance et de l’espoir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi et le sit-in de la résistance et de l’espoir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/02/abir-moussi-et-le-sit-in-de-la-resistance-et-de-lespoir/embed/#?secret=dPmwAdNRlV#?secret=VOHDs7svQR" data-secret="VOHDs7svQR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Quelle éducation pour l’après Covid-19 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2020 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette réflexion déploie une vision panoramique de l’enseignement à distance que la situation actuelle nous invite à mettre en œuvre : mieux prendre en considération nos élèves, choisir les bons outils, s’adapter aux ordinateurs, scénariser, accompagner, rendre autonome, évaluer… Par Ridha Jaber Les difficultés rencontrées dans la situation d’urgence imposée par la crise sanitaire de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Enseignement-distance.jpg" alt="" class="wp-image-306597"/></figure>



<p><strong><em>Cette réflexion déploie une vision panoramique de l’enseignement à distance que la situation actuelle nous invite à mettre en œuvre : mieux prendre en considération nos élèves, choisir les bons outils, s’adapter aux ordinateurs, scénariser, accompagner, rendre autonome, évaluer…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Jaber</strong></p>



<span id="more-306595"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Jaber.jpg" alt="" class="wp-image-300688"/></figure></div>



<p>Les difficultés rencontrées dans la situation d’urgence imposée par la crise sanitaire de la Covid-19 sont porteuses de leçons et de défis. Devant ce contexte qui nous a orientés implicitement vers le numérique, il devient impératif de renforcer la formation de nos enseignants(es) pour leur permettre de développer habileté, maîtrise et culture numériques.</p>



<p>Les enseignants de certaines écoles privées, dont l’Académie du Lac dont j’assume la gestion, se sont trouvés dans une situation d’enseignement à distance forcée, de crise, d’urgence, non préparée pour une continuité d’apprentissage. Cette continuité consiste, au moins dans un premier temps, à créer et conserver un lien à distance avec les élèves et à faire en sorte qu’ils conservent un lien avec les apprentissages, en proposant des activités numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Engagés dans l’enseignement à distance par obligation</h3>



<p>Le 22 mars 2020, la décision de confiner la population a été soudaine et a pris tout le monde au dépourvu devant une situation inédite.</p>



<p>Néanmoins, tout projet de digitalisation ou d’enseignement à distance qui se respecte devrait démarrer par une analyse du projet et notamment l’identification des risques et leur gestion.</p>



<p>Dans le cas présent, cette étape a été zappée. Cette phase d’analyse n’a pas eu lieu et nous avons été contraints de nous y engager par obligation. Ainsi, non préparés, nous nous sommes retrouvés à gérer des risques qui honnêtement n’étaient pas simples. Ces risques ont été rapidement maîtrisés grâce au dévouement et à l’acharnement et l’implication sans faille de la direction de l’Académie du Lac et particulièrement de notre ZORO : l’enseignant d’informatique.</p>



<p>Malgré tout, s’il s’agit d’une période difficile, elle est en revanche très passionnante et constitue tout de même un beau challenge professionnel.<br>Assurer la continuité d’apprentissage n’est pas une sinécure. Autre difficulté, celle de tisser le lien social et pédagogique avec les élèves et la direction. La distance s’est, pour un certain nombre d’élèves, heureusement minoritaire, transformée en absence. Vous imaginez aisément la difficulté que cette situation, inattendue et imprévisible, représente pour les enseignants qui étaient éloignés de ces problématiques. Mais grâce à elle, tout le personnel enseignant (ainsi que la direction) s’est attelé à l’enseignement à distance pour en faire un autre moyen à généraliser dans le proche futur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’acquisition préalable des compétences numériques nécessaires</h3>



<p>L’autonomie de l’apprenant dépendait de l’âge des enfants et de la présence des parents au moins partiellement. Il ne s’agit pas de dire que l’autonomie est un pré-requis aux apprentissages mais que dans cette situation, c’est un levier facilitateur.</p>



<p>Nous étions heureux de constater la réaction positive de la majorité de nos élèves. D’autant plus qu’il ne faut pas perdre de vue que l’autonomie est un des axes du projet d’établissement de l’Académie du Lac.</p>



<p>Dans le cadre de digitalisation des contenus d’enseignement, et en temps normal, il faut, au préalable, s’assurer de l’acquisition des compétences numériques nécessaires au déploiement du dispositif. Il faut donc pallier au problème en amont. L’épisode du coronavirus a permis de prendre pleinement conscience de nos insuffisances en termes de culture numérique.</p>



<p>Le constat a permis de relever ces insuffisances. Mais il a permis aussi de constater la gigantesque volonté des enseignants d’intégrer ce volet du numérique dans l’urgence. La rapide adaptation de l’équipe est tout simplement incroyable. La crise a donc réaffirmé la nécessité d’envisager de mettre les bouchées doubles autour du développement de ces compétences pour nos élèves grâce à des activités pratiquées dans les enseignements.</p>



<p>On constate, donc, sans grande surprise, que nos usagers (élèves, enseignants et direction) sont devenus rapidement familiers du numérique et qu’ils s’en sont emparés sans grosses difficultés. La transition vers le numérique a été moins difficile que prévue pour nos apprenants. Sans vouloir lancer de fleurs aux enseignants, ils ont fait preuve d’une volonté et d’une implication à toute épreuve. Ils ont surtout réalisé, en très peu de temps, un pas de géant dans l’enseignement à distance.</p>



<p>Dans le futur proche, la direction misera sur la formation au numérique des enseignants pour conforter et rationnaliser les acquis. Ces formations seront dispensées par des formateurs compétents afin de découvrir les outils, s’y former, concevoir des ressources, développer de bonnes pratiques professionnelles, déployer auprès des élèves, tout en les accompagnant à distance.</p>



<p>Les enseignants doivent donc ainsi pouvoir alterner entre des phases de formation présentielle et à distance.</p>



<p>Des référents numériques, présents dans chacun de nos établissements, devront constituer le levier essentiel dans la communication autour du numérique pédagogique et du co-pilotage du projet numérique en coordination étroite avec les directions.</p>



<p>Concernant les élèves et afin de soutenir leur motivation, il faudra, du moins au début, prévoir des activités pédagogiques un peu plus ludiques et sortant un peu du cadre scolaire classique. Cette question liée aux modalités et aux types d’activités amène à parler de l’autonomie, comme premier objectif pédagogique pour nos élèves. Ce principe déjà prégnant en présentiel devient incontournable à distance.</p>



<p>Penser à concevoir des activités pédagogiques sociales, organiser des réflexions en groupe à l’instar des réseaux sociaux, faciliter les échanges et l’aide par le corps enseignant sont des éléments qui restent sous-exploités alors qu’ils sont souvent un autre facteur de réussite dans des dispositifs de digital learning.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Reconsidérer totalement la question de l’évaluation dans le système éducatif</h3>



<p>En enseignement à distance, encore plus qu’en présence des élèves, la notion d’évaluation est un des piliers de conception pédagogique. Il ne s’agit pas de l’évaluation en fin de parcours mais surtout des notions d’évaluation diagnostique ou formative. Or, malheureusement, l’évaluation revêt encore pour un certain nombre d’enseignants mais aussi pour les élèves ou les parents d’élèves une valeur sommative uniquement et non pas un outil de repérage pour l’enseignant.</p>



<p>Aussi, quand il s’agit de mettre en place des activités <em>«non notées»</em>, représentant un outil de suivi de l’investissement des élèves, ou comme valeur formative pour évaluer l’avancée de l’élève dans son apprentissage, des incompréhensions naissent de tout bord. L’évaluation et la valeur que nous lui donnons dans le système éducatif actuel est totalement à reconsidérer. Ainsi, l’évaluation ne doit représenter uniquement la sanction d’un travail mais plutôt devenir un véritable outil d’accompagnement aussi bien pour l’élève que pour l’enseignant.</p>



<p>Pour revenir à l’enseignement à distance, cette nouvelle situation vécue constitue une immense expérimentation, qui permet de s’interroger sur l’évolution de ces pratiques. Il serait dommage de s’en priver ! Il n’est pas non plus à exclure que le confinement vécu en mars et avril ne sera pas le dernier.</p>



<p>À court terme, à la reprise des cours, il s’agira certainement de considérer que le temps d’enseignement en présentiel est précieux. Une deuxième vague ou d’autre(s) pandémie(s) de ce type ne sont pas à négliger ou à éliminer définitivement, en vue d’un potentiel re-confinement, et que travailler les compétences d’autonomie et de méthodologie de nos élèves, entre autres dans le domaine du numérique, permettra de disposer d’un sérieux atout dans sa manche.</p>



<p>La réflexion pour <em>«tirer des leçons»</em> peut s’axer notamment autour de 3 points : l’intégration des outils numériques dans l’enseignement, la conception de nos dispositifs d’enseignement mais aussi le rôle et la posture de l’enseignant.</p>



<p>De manière plus large, quelle sera la place que pourra prendre le numérique dans l’avenir dans l’enseignement? Les enseignants passeront-ils tout simplement à autre chose, considérant que la crise est terminée, et qu’ils ont eu leur dose de numérique? Ou au contraire, en ayant une vision plus optimiste, cet épisode permettra-t-il d’apercevoir le potentiel des outils numériques, la manière dont on peut proposer d’autres modalités aux élèves aboutissant à des modifications de pratiques, à une hybridation des cours articulant davantage ce qui est fait en classe et ce qui peut se faire à l’extérieur de la classe à l’aide d’outils numériques? La posture de l’enseignant fera-t-elle peau neuve, se traduisant par des enseignements moins transmissifs, plus explicites et plus accompagnants? La question de l’après Covid-19 en enseignement et en formation, reste probablement entière.</p>



<p>Moralité, la sagesse et le rationnel nous dictent le devoir de généraliser la maîtrise des usages, des outils du numérique et des méthodes d’enseignement à distance entrant dans le cadre des compétences du 21e siècle.</p>



<p><em>* Chef d’établissement &#8211; Académie du Lac – Tunis.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9QnNVZkHf8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/26/les-lecons-de-la-crise-du-covid-19-pour-lenseignement-a-distance/">Les leçons de la crise du Covid-19 pour l’enseignement à distance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les leçons de la crise du Covid-19 pour l’enseignement à distance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/26/les-lecons-de-la-crise-du-covid-19-pour-lenseignement-a-distance/embed/#?secret=xC8Qh1ZaDK#?secret=9QnNVZkHf8" data-secret="9QnNVZkHf8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : Osons réanimer une école publique en perdition !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-osons-reanimer-une-ecole-publique-en-perdition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 10:16:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait remobiliser enseignants, élèves et parents en mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-2020 et réanimer une école publique en perdition. Par Mustapha Ennaïfar * L’année scolaire 2019-2020 est...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/lycée-Montfleury-tunis.jpg" alt="" class="wp-image-30677"/><figcaption><em>Des lycées désespérément vides. Des formations lacunaires et biaisées.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait remobiliser enseignants, élèves et parents en mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-2020 et réanimer une école publique en perdition.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mustapha Ennaïfar</strong> *</p>



<span id="more-298024"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Mustapha-Ennaifar.jpg" alt="" class="wp-image-295638"/></figure></div>



<p>L’année scolaire 2019-2020 est en train de s’écouler et le niveau de la majorité des élèves tunisiens de stagner, peut-être pour certains de s’écrouler.</p>



<p>Bien sûr, grâce à la formule comptable opportunément mise au point par les instances ministérielles, nous arriverons à faire en sorte que les moyennes annuelles des élèves et les taux nationaux de passage dans les classes supérieures restent stables. Mais nous, éducateurs, enseignants, dirigeants et gestionnaires du système éducatif, aurons-nous la conscience tranquille? Aurons-nous accompli honnêtement notre mission? Les savoirs de nos élèves se seront-ils réellement accrus et leurs compétences développées au niveau requis par les programmes officiels? Ces moyennes tronquées rendront-elles compte, objectivement, du niveau de nos élèves au terme de l’année scolaire 2019-2020?</p>



<h3 class="wp-block-heading">La qualité des études et du système éducatif doit être préservée</h3>



<p>On dira que l’on ne pouvait pas faire autrement, que c’est la faute au coronavirus. Cela est vrai. Mais il y a toujours eu et il y aura toujours des événements imprévus (crises politiques, grèves, révoltes des élèves, perturbations météorologiques, etc.) qui viendront freiner ou bloquer le bon déroulement des cours. La mission des responsables et gestionnaires du système éducatif est justement d’y faire face pour que la qualité des études et du système éducatif soit préservée.</p>



<p>À propos de la fermeture des écoles et de l’arrêt des cours en présentiel, j’ai eu l’occasion décrire <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans une tribune publiée sur Kapitalis le 23 avril 2020</a>, que si le ministère de l’Education avait pris des mesures positives concernant les candidats au bac, les élèves des autres niveaux des écoles primaires, des collèges et des lycées ont été abandonnés à eux-mêmes. Le ministère a justifié son refus de la formation à distance via internet par le souci de préserver l’équité sociale (il est vrai que tous les élèves n’ont pas d’ordinateur ou d’accès à internet). Mais ce souci peut-il servir comme alibi, pour renoncer à mettre en œuvre des solutions alternatives à la formation présentielle?</p>



<p>Ainsi la formation à distance organisée selon diverses modalités, pour toucher, sans doute pas la totalité mais une majorité d’élèves, comme cela a été fait dans divers pays et soutenu par l’Unesco, cela ne vaut-il pas mieux que le néant pour tous? Il aurait été possible, en outre, de mobiliser intelligence collective et initiatives régionales et locales pour contacter les élèves et leurs parents, recourir à diverses procédures de contact et de suivi autres que numériques (SMS, téléphone, porte-à-porte si nécessaire) et organiser, par la suite, des sessions de rattrapage pour les élèves qui n’auraient pu en bénéficier. Bref, on pouvait garder l’année scolaire ouverte et la formation se poursuivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne pas imposer la médiocrité, mais favoriser l’ambition et la réussite</h3>



<p>Face à l’épidémie du coronavirus, le gouvernement actuel a beaucoup fait. Il a su, dans plusieurs domaines (santé, sécurité, solidarité sociale, finance, etc.) faire le bon diagnostic, imaginer des solutions nouvelles, recourir aux nouvelles technologies de la communication mais aussi au porte-à-porte pour apporter secours ou nourriture et faire appel à la société civile. Par contre, dans le secteur de l’éducation, il faut le reconnaître, ni le ministère, ni les partis politiques, ni les syndicats de l’enseignement, ni la société civile n’ont su faire face.</p>



<p>En décidant ou en acceptant la clôture, prématurée, de l’année scolaire, c’est malheureusement la voie de la facilité et du renoncement qui a été choisie. Or, l’équité en éducation, ce n’est pas imposer la médiocrité pour tous mais tout faire pour favoriser l’ambition et la réussite de tous.</p>



<p>Alors interrogeons-nous : ne sommes-nous pas en train de nous obstiner à appliquer (démagogiquement ou inconsciemment) la politique de camouflage des insuffisances constatées dans la formation de nos élèves et dans les performances de notre système éducatif, politique commencée bien avant 2011 et poursuivie depuis? Ne sommes-nous pas coupables de laisser se dégrader notre système éducatif public ?</p>



<p>En effet, après la révolution de 2011, le ministère de l’Education a mis en sommeil puis démantelé des composantes essentielles du dispositif de suivi et d’évaluation de notre système éducatif. Cette politique était paradoxale, nous attendions que le changement de régime s’accompagne d’un sursaut dans la gouvernance de ce secteur en voie de détérioration : qu’il y ait plus d’honnêteté, d’objectivité, de transparence et de pertinence dans son pilotage et sa gestion. Or c’est l’inverse qui s’était produit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il faut remobiliser enseignants, élèves et parents</h3>



<p>J’évoquerai à titre d’exemple les graves fautes commises ces dernières années par le ministère de l’Education, avec le retrait de la Tunisie des évaluations internationales comparées (TIMMS en 2013 et PISA en 2018), qui nous a privés d’outils pour mesurer les performances de notre système éducatif, pour les comparer à ceux de 79 pays et pour identifier ses forces et ses faiblesses.</p>



<p>Alors que de plus en plus de pays (dont des pays arabes) participent à ces évaluations internationales, indispensables de nos jours pour piloter et faire progresser un système éducatif, la Tunisie qui y participait depuis 2003, s’en est retirée. Les dernières sessions auxquelles la Tunisie a participé ont démontré que les élèves tunisiens de 15 ans avaient au moins une année et demie de retard en maths et sciences, comparativement à des élèves japonais ou sud-coréens du même âge. Dès lors, qu’en sera-t-il après la pandémie?</p>



<p>Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il est toujours possible de rebrousser chemin lorsqu’on s’est fourvoyé. Chaque jour, face aux conséquences imprévues de la pandémie, on voit les Etats, les autorités publiques hésiter, décider, puis sans honte, reconnaître s’être trompé et changer d’option par pragmatisme.</p>



<p>C’est pourquoi, et bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait et pourrait remobiliser enseignants, élèves et parents en concevant et mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-20 et réanimer l’école publique.</p>



<p><em>* Consultant en éducation.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wfMV9IbK7d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/">En éducation, le confinement devrait rimer avec mobilisation et adaptation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En éducation, le confinement devrait rimer avec mobilisation et adaptation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/embed/#?secret=QmjY31qCsE#?secret=wfMV9IbK7d" data-secret="wfMV9IbK7d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-osons-reanimer-une-ecole-publique-en-perdition/">Tunisie : Osons réanimer une école publique en perdition !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Système éducatif tunisien : une obligation de réforme</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 08:42:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En l’état actuel, le système éducatif en Tunisie demande impérativement une profonde réforme, c’est un constant et une demande collective; il a pleinement montré ses limites, l’institution n’éduque que médiocrement, ne forme que passablement et ne justifie plus l’énorme budget que la société consent à lui allouer. Par Ali Bouaziz Le système éducatif tunisien institué...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/College-Sadiki-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-283922"/><figcaption><em> Lycée Sadiki à Tunis, première institution éducative moderne instaurée en Tunisie en 1875 (Ph. Wikipédia).  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> En l’état actuel, le système éducatif en Tunisie demande impérativement une profonde réforme, c’est un constant et une demande collective; il a pleinement montré ses limites, l’institution n’éduque que médiocrement, ne forme que passablement et ne justifie plus l’énorme budget que la société consent à lui allouer. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Ali Bouaziz</strong></p>



<span id="more-283921"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Ali-Bouaziz.jpg" alt="" class="wp-image-244839"/></figure></div>



<p> Le système éducatif tunisien institué par la loi d’orientation n° 80 du 23 juillet 2002, relative à l’éducation et à l’enseignement scolaire, a été conçu au début du siècle par les meilleures têtes pensantes du ministère de l’Éducation de l’époque, qui était à leur seconde tentative; la première fut la loi de 1991 chapeautée par feu Mohamed Charfi, dont aucun ne peut douter de la compétence ni lui attribuer une quelconque irresponsabilité.</p>



<p> Néanmoins, ce système a montré, dès 2008, son incurie, qui ira crescendo. Les meilleures preuves sont le décalage flagrant entre ce que consent la société à mettre au profit de l’éducation qui s’arroge en moyenne le quart du budget de l’État, et les sacrifices pécuniaires que les familles consentent à payer; alors que le bilan est mitigé. Cela concerne, au final, le nombre des diplômés, la qualité de leur formation, leur employabilité post-universitaire, outre l’incivilité ambiante qui, justement, montre un déficit d’éducation. </p>



<p> À cette preuve endogène au système actuel s’ajoute une autre, non moins congruente, quoiqu’exogène, à savoir les derniers rangs réservés à nos élèves dans les concours d’évaluation internationaux, les TIMSS et PISA qui reflètent l’inefficacité de notre système, particulièrement sa non-efficience vu la modestie de ses performances eu égard aux moyens mis à sa disposition; fuite en avant oblige, on n’a trouvé mieux que de ne plus y participer !</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Mohamed El Hamdi, outsider qui a réussi à s’imposer </h3>



<p> Le nouveau ministre, Mohamed El Hamdi, dès le moment où il fut désigné à occuper la charge de ministère de l’Éducation, a fait l’objet d’une basse compagne de dénigrement comme s’il était un ovni qui a atterri subrepticement dans le microcosme politique, milieu qui n’est pas le sien sous des prétextes liés à son habitus, à sa région ou à son métier, quelle indécence ! </p>



<p> C’est vrai qu’il est quadragénaire, bientôt quinquagénaire, qui n’a pas eu encore l’immunité de l’âge; néanmoins, professeur de philosophie, il a gravi tous les échelons électifs au niveau syndical jusqu’à devenir membre, au temps de Ben, Ali de la direction du syndicat des enseignants du secondaire et ce n’est pas rien. Au niveau politique, il fut pour un temps coordinateur du parti l’Alliance démocratique, entre 2012 et 2017 qui a fédéré les transfuges du parti Al-Jomhouri puis depuis 2017 vice-président du Courant démocratique (Attayar), et encore ce n’est pas rien. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Mohamed-Hamdi.jpg" alt="" class="wp-image-280926" width="500"/><figcaption><em>Mohamed Hamdi.</em></figcaption></figure></div>



<p> Ses qualités humaines intrinsèques, sa formation, ses expériences syndicales et politiques variées font de lui un ministrable qui ne souffre d’aucun manquement. C’est à lui, sans précipitation aucune, de montrer ces aptitudes ; puis de démontrer qu’il est porteur d’un projet de réforme du système éducatif tunisien. À côté de son projet, nous nous permettons de lui proposer les idées qui vont suivre; si quelques-unes sont recevables, tant mieux; si toutes sont à mettre aux oubliettes, tant pis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Balises pour une réforme du système éducatif</h3>



<p> En l’état actuel, le système éducatif en Tunisie demande impérativement une profonde réforme, c’est un constant et une demande collective; il a pleinement montré ses limites, l’institution n’éduque que médiocrement, ne forme que passablement et ne justifie plus l’énorme budget que la société consent à lui allouer. </p>



<p> Pour trouver les bons remèdes, il faut éviter les écueils de la logomachie fastidieuse du théoricisme déconnecté de la réalité, fondé sur des paradigmes généralement brillants en spéculation intellectuelle, mais ternes en application; singulièrement quand il veut transplanter localement des solutions nées sous d’autres cieux. Il faut également bannir les replâtrages au jour le jour via des actions disparates sans queues ni têtes que rien n’associe. </p>



<p> Ici, l’idéal est le juste milieu que représente le pragmatisme intelligent : un diagnostic objectif de la réalité dans sa globalité, puis dans ses détails et proposer des solutions efficientes au moindre coût pour chaque détail, le temps n’est plus aux prodigalités, ce qui permet finalement de résoudre tous les maux du système dans sa globalité. </p>



<p> Les maîtres-mots qui devront guidés tout projet de réforme seront : un élève équilibré, intégré dans l’air du temps, intelligent, indépendant intellectuellement et ayant un projet d’avenir. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Deux types d’élèves</h3>



<p> Pour ceux qui ne la savent pas, nous sommes en train de produire deux sortes d’élèves; d’un côté, ceux qui iront vers les collèges et les lycées pilotes qui sont la crème de la crème qui, presque seuls, justifient la pérennité du système actuel; de l’autre côté les autres qui forment l’écrasante majorité de nos élèves.</p>



<p> Cette majorité se divise en trois catégories : les bons élèves qui le sont par leurs propres efforts, l’écrasante majorité qui sont les élèves passables pour ne pas dire médiocres dont les capacités et les performances sont en définitive juste moyennes et encore. Volens nolens, ils vont réussir au bac avec rachat, le jour où ils obtiendront un diplôme supérieur, ils vont harceler la société et l’État par des demandes de recrutement sous l’allégation qu’ils sont des diplômés de l’enseignement supérieur forcés au chômage; alors que le niveau d’instruction de certains est presque nul ! Tous les DRH vous le diront. </p>



<p> Il en reste ceux qui de l’école buissonnière vont irrémédiablement se trouver au ban de l’école; leur nombre dépasse la moyenne de 100.000 élèves chaque année, quel gâchis, vu l’état actuel de saturation du marché du travail, en puissance, ils viennent grossir les rangs du lumpenprolétariat.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Sont-ils voués à le faire ?</h3>



<p> Depuis plus d’une décennie, aucun ministre n’avait mis les pieds au ministère tout en étant porteur d’un projet de réforme. Tous se sont satisfaits de gérer le quotidien; tous dépourvus de projets se sont fiés à ce que les directeurs généraux leur en ont donné d’informations et de suggestions, qui parfois n’étaient pas trop catholiques. Le staff actuel du ministère de l’Éducation est-il capable de mener une réforme profonde du système éducatif tunisien tel qu’établi par la loi de juillet 2002, relative à l’éducation et à l’enseignement scolaire ?</p>



<p> Se constituant en chapelle hermétique, quelques directeurs, non tous et nous insistons sur cette nuance, avant toutes choses par un réflexe de survie, se défendaient les uns les autres; une réflexion sur la réforme du système actuel serait leur dernier souci, sinon cela se saurait. Pour preuve le ministère de l’Éducation est jugé par l’Instance nationale pour l’accès à l’information (INAI) comme étant le ministère le plus opaque, celui qui collabore le moins avec elle. Cela se traduit par le constat suivant : certains directeurs essaient de toujours maintenir les cadavres dans les placards. </p>



<p> Monsieur le ministre de l’Éducation, si vous le permettiez, prenez en aparté votre collègue ministre de la Défense, ancien président de l’INAI, il vous dira la vérité. La chapelle ne peut rien produire de bon; néanmoins, il ne faut pas brusquer les choses jusqu’à la fin de l’année scolaire, l’été est porteur de conseils !</p>



<p> Presque tous les ministères de l’Éducation dans le monde sont des ministères conservateurs, ce sont des machineries très lourdes qu’il serait difficile à faire changer de rails, parfois même à faire bouger. Nos ministres depuis plus d’une décennie n’ont pas dérogé à la règle. Aucun n’a su imposer à tous, ceux à l’intérieur du ministère et a ceux à son extérieur un draft à discuter pour un projet de réforme. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Que faire ? </h3>



<p> Réformer l’éducation n’est jamais, en réalité, l’apanage d’un individu, soit-il un génie, mais l’affaire de groupes de travail à composantes multiples. Commençons par le haut staff du ministère, il sera urgent d’y démêler l’ivraie de la bonne graine. Il faut que chacun des directeurs généraux et directeurs produise un condensé d’une dizaine de pages sur l’état de la direction dont il est responsable et qu’il annonce des orientations de réforme, les rendre publics c’est de la glasnost. </p>



<p> Qui jugeront ces rapports ? En premier lieu, monsieur le ministre; toujours est-il qu’il peut déléguer cette tâche à d’autres; qui sont-ils ? Le ministère de l’Éducation comptant presque le tiers des actifs de la fonction publique, doit avoir des compétences de tous les niveaux pour juger convenablement tout ce qui a trait à l’éducation. </p>



<p> Normalement le ministère dispose d’un carnet d’adresses de ses meilleures compétences à qui on doit faire appel, si eux le veulent bien, parmi les gérontes retraités qui ont fait leurs preuves : directeurs généraux et directeurs, inspecteurs généraux, conseillers en information et en orientation scolaire et universitaire généraux, commissaires régionaux… </p>



<p> Le décret 3779 du 21 décembre 2009, relatif à l’organisation du ministère de l’Éducation et de la Formation n’a pas créé une instance qui les regroupe institutionnellement sous la forme d’un sénat du ministère, il faut songer à le faire. Par ailleurs, le décret 2260 du 10 octobre 2000 fixant les attributions, la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur de l’éducation était, dès sa naissance, devenu obsolète; il n’a jamais fonctionné, sa composition fourre-tout est un handicap non un avantage. </p>



<p> Les directeurs, sans visions claires de ce qu’ils font et sur ce qu’ils projettent comme réformes seront démasqués, sont devenus des agents toxiques pour le ministère, qu’il faut irrémédiablement changer; non pas automatiquement par leurs seconds, mais par d’autres compétences, issues exclusivement du ministère, lauréats d’un concours portant sur des projets de réforme spécifique, qui seront jugés par des commissions constituées des gérontes du ministère qui composeront son sénat. </p>



<p> Il faut en finir avec le carriérisme, rien ne vaut la méritocratie. Les recalés devront impérativement être changés; ceux, d’entre eux, qui protestent peuvent ester au Tribunal administratif; l’Éducation ne peut plus accepter les complaisances qui se transforment inévitablement en compromissions.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Appel à l’intelligence collective</h3>



<p> Dès l’annonce du déclenchement du projet de réforme du système éducatif, les idées vont fuser de partout vu l’importance du secteur et dans le quotidien des Tunisiens et dans l’imaginaire populaire; ce serait un saut salutaire si tout un chacun a intériorisé l’idée que ses dires n’ont rien de céleste, qu’elles sont sujettes à discussion. Comment canaliser la profusion des diagnostics et des remèdes pour qu’ils ne se transforment pas en une logorrhée collective sans lendemain ?</p>



<p> En premier lieu il faut désigner le chef d’orchestre du projet qui en étroite collaboration avec monsieur le ministre choisira sa garde rapprochée, laquelle désignera les équipes régionales qui devront être présidées par le plus ancien des inspecteurs pédagogiques ou des conseillers en orientation. Le commissaire régional il vaut mieux le décharger de cette tâche vu l’énormité des problèmes qu’il doit gérer au quotidien.  </p>



<p> Ensuite il faut cadrer la demande institutionnelle : le diagnostic doit être fait en amont par les services compétents au ministère qui détiennent tous les chiffres, un diagnostic sans chiffres n’est que des impressions fallacieuses. En aval le ministère accueillera les condensés des propositions établies à l’échelle régionale qui seront elles-mêmes fruit de travaux menés au niveau local. </p>



<p> Dans ce genre d’exercice, rien ne vaut l’appel à l’intelligence collective. Les différents métiers au ministère devront être impliqués dans la recherche de solutions aux maux du département dont ils sont parfois, d’une façon ou d’une autre responsables; ici, il faut éviter les euphémismes, il y va de la survie du secteur. Le ministère de l’Éducation est une machinerie lourde avec beaucoup de disques engrenés les uns aux autres ce sont les différents métiers le composant, s’il y a grippage entre deux disques ou plus toute la machine marche à la traine comme c’est le cas maintenant. Il y a urgence, il faut mettre la machine en marche à une vitesse qui frôle la vitesse de croisière.</p>



<p> La participation collective organisée ne peut se faire que via les syndicats. Cependant, d’emblée, ils devront comprendre que ce n’est pas une occasion pour rallonger une liste de demandes syndicale, mais l’occasion de participer à un devoir citoyen; il y a urgence, le bateau avarié commence à couler comment le réparer profondément pour le remettre à flot. Ceux qui campent sur une position revendicative ; on doit leur dire que ce n’est pas l’occasion de le faire ; s’ils y persistent, qu’ils subissent ce que les autres ont décidé pour eux. </p>



<p> L’élaboration du projet final ne doit pas dépasser janvier 2021, devenu projet de loi, il passera entre les mains de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). En septembre 2021, il entrera en fonction.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le salut est à l’extérieur du système éducatif</h3>



<p> Une observation est à prendre en considération. Le meilleur des systèmes éducatifs conçu par les meilleurs esprits que l’humanité ait engendrés ne donne rien sans que les concernés, en l’occurrence, les élèves ne se sentent impliqués dans un système qui leur donne l’occasion de réussir et dans leur scolarité et dans la vie, s’ils ne seront pas motivés pour réussir. </p>



<p> Justement, les moteurs de motivation viennent de l’extérieur du système éducatif : des réflexes sociétaux qui glorifient l’effort, l’abnégation et la réussite ou les dénigrent comme c’est le cas maintenant ? Le système éducatif joue-t-il encore son rôle d’ascenseur social ? Les moyens mis à sa disposition sont-ils adéquats ? Les Palestiniens dans les camps de réfugiés, sous les tentes, ont su sous un input dérisoire produire un output de valeur. Les maîtres-mots sont, donc, volonté, abnégation et défi au sort, s’ils ne sont pas partagés par nos chers apprenants rien ne se produira même avec le meilleur système éducatif au monde. </p>



<p> Monsieur le ministre aura deux chefs dans le même gouvernement; le chef de gouvernement et son collègue le chef de son parti; qui choisira-t-il si un conflit fâcheux se déclenche entre ces deux chefs ? Mon conseil est qu’il choisit son chef de parti, parce que s’il reste, seul, au gouvernement sous le prétexte d’accomplir un devoir national, il se trompe. Il sera minoré en ministre déplumé et sans envergure, son projet sera profondément dénaturé, il n’aura qu’une victoire à la Pyrrhus. Le parti Attayar, jusqu’à maintenant, est une porte de salut, il faut qu’il le reste pour le bien du pays. </p>



<p><strong> P. S.</strong><br><em> Parachevant la rédaction de mon article, j’ai eu connaissance du contenu du document contractuel de référence signé, le 24 février 2020, par les partis représentés au gouvernement d’Elyes Fakhfakh, qui stipule, en deuxième position à la tête de la hiérarchie des projets du gouvernement, la réforme du système éducatif et de l’enseignement public, excellente orientation, je ne puisse qu’acquiescer, vivat mesdames et messieurs. Toujours est-il qu’il vaut mieux être aux aguets, il faut beaucoup de patriotisme de la part de ses composantes pour que le Gouvernement résiste aux vents et marais.  </em></p>



<p><em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="* Directeur du site Ibn Khaldoun (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://sites.google.com/site/ibnkhaldun21/" target="_blank">* Directeur du site Ibn Khaldoun</a></em></p>



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		<title>La crise des enseignants est finie, celle de l’enseignement persistera</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 12:12:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les enseignants ont eu leur augmentation salariale. Mais l&#8217;enseignement est toujours en crise&#8230;  Enfin, la crise de l’enseignement secondaire, la plus longue, la plus tendue, la plus impopulaire, mais aussi la plus carnavalesque de ces dernières décennies vient de s’achever! Mais la crise de l&#8217;enseignement en Tunisie est-elle pour autant terminée ? Par Salah El-Gharbi *...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-194183" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Lassaad-Yacoubi_éducation.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les enseignants ont eu leur augmentation salariale. Mais l&rsquo;enseignement est toujours en crise&#8230; </em></p>
<p><em><strong>Enfin, la crise de l’enseignement secondaire, la plus longue, la plus tendue, la plus impopulaire, mais aussi la plus carnavalesque de ces dernières décennies vient de s’achever! Mais la crise de l&rsquo;enseignement en Tunisie est-elle pour autant terminée ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>
<p><span id="more-197935"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-183379 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" width="200" height="257" />Cette conclusion heureuse, pour les enseignants qui vont bénéficier d’une augmentation de leur pouvoir d’achat et de certains avantages en rapport avec la retraite, ne peut être que saluée par une population excédée par des mois de tension permanente où l’on a tout vu, tout entendu, mais jamais compris comment une crise syndicale puisse déchaîner autant de passions, susciter autant d’animosité et diviser autant les Tunisiens.</p>
<h3>Une communauté violente et capable de toutes sortes d’outrances</h3>
<p>Au-delà des polémiques politiciennes et des querelles pseudo-syndicales, si cette longue crise avait un mérite ce serait celui de nous avoir révélé ce que nous sommes: une communauté violente et capable de toutes sortes d’outrances.</p>
<p>En effet, il est déplorable de constater que des divergences entre une catégorie de fonctionnaires avec leur employeur, en l’occurrence l’Etat, amplifiées et hystérisées, se transforment en une sorte de guerre sans merci, que des revendications salariales qui, au demeurant, sont légitimes, soient revêtues d’une dimension dramatique comme s’il s’agissait de vie et de mort…</p>
<p>Une fois encore, les scènes pathétiques, les postures tragi-comiques et les propos enflammés et excessifs dont tous les Tunisiens ont été, ces derniers temps, témoins montrent bien la gravité de la crise que vit l’école tunisienne depuis presque quatre décennies. Tout converge pour dire que notre école est réellement malade et que si elle dans cet état de délabrement, c’est à cause des politiques menées dès le début des années 80, lesquelles n’avaient jamais été que de l’improvisation, du rafistolage, gérées par une administration centrale animée par la cupidité, le clientélisme, l’opportunisme…</p>
<h3>Satisfaire les syndicats ou rendre le système éducatif plus performant ?</h3>
<p>Hormis, le court passage, au début des années 1990, de Mohamed Charfi, qui reste le seul ministre à avoir eu une véritable stratégie cohérente capable de donner un nouveau souffle à notre école et de la doter d’une réelle mission, avec Zine El Abidine Ben Ali, ce fut le désordre ordonné, une machine qui fonctionnait à vide et dont nous venons d’en subir les conséquences. L’ancien président, obsédé uniquement par le pouvoir, se servant de la politique de l’évitement, avait soin de satisfaire les parents plutôt que de rendre le système éducatif plus performant, répondant à l’évolution et aux exigences du marché du travail.</p>
<p>En somme, victime des choix économiques et politiques brumeux, l’école a été bradée, sacrifiée à l’autel des guerres idéologiques et de l’opportunisme des ministres qui se sont succédé à Bab Benat, depuis 2011. Le premier d’entre eux, un ancien syndicaliste, voulant réparer l’arbitraire de l’ancien régime, a ouvert la voie aux syndicats de l’enseignement qui, depuis, ne font que renforcer leur mainmise à tous les échelons.</p>
<p>Aujourd’hui, tout le monde est terrorisé par le pouvoir croissant du syndicat. À titre d’exemple, les cours ne commencent jamais à l’heure. <em>«Je ne peux rien. Si tu entres dans la salle de professeurs pour leur demander de regagner leurs classes, tu risques de te faire engueuler. Pour un rien, tu n’es pas à l’abri d’un arrêt instantané du travail… Tu n’es même pas protégé par tes supérieurs…»</em>, m’a confié, un jour, le directeur d’un lycée de l’Ariana.</p>
<p>Le syndicat était dans son droit lorsqu’il a exploité de la faiblesse de l’autorité publique. En fin de mandat, l’exécutif étant affaibli par les dissensions et les manœuvres politiciennes, les syndicalistes ne pouvaient que profiter de la brèche.</p>
<h3>Mettre la «rationalité» au cœur de l’apprentissage</h3>
<p>Maintenant que les enseignants viennent d’obtenir satisfaction, il serait temps de prendre du recul, loin des postures carnavalesques, et de commencer à débattre dans sérénité sur<em> «l’Ecole de Demain»</em> en apprenant des erreurs commises par le passé. Quelle école voulons-nous? Ce serait la véritable question.</p>
<p>L’urgence serait de réhabiliter, effectivement, l’école primaire où les citoyens de demain devraient apprendre le <em>«vivre ensemble»</em>, comment accepter l’autre dans sa différence, comment gérer la pluralité, surmonter les conflictualités, rien que pour ne plus assister aux scènes cauchemardesques de ces derniers temps.</p>
<p>Cette école à laquelle nous devons aspirer, devrait dispenser plus que le savoir. Elle devrait mettre la <em>«rationalité»</em> au cœur de l’apprentissage, laquelle reste le seul rempart contre la pensée daéchienne.</p>
<p>Aujourd’hui, il est désolant de constater qu’une partie, de plus en plus importante, de nos ingénieurs, médecins… qui tout en ayant accès au savoir le plus à la pointe du progrès, n’arrive pas à vaincre la part de l’irrationnel qui sommeillent en elle, comme il est terrifiant de constater aussi nos<em> «scientifiques»</em> se révèlent être les plus séduits par les thèses les plus passéistes et les plus rétrogrades.</p>
<p><em>* Universitaire et écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Fpcn3atuxQ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/beji-caid-essebsi-ou-les-ambitions-contrariees-dun-president-cynique/">Béji Caïd Essebsi ou les ambitions contrariées d’un président cynique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Béji Caïd Essebsi ou les ambitions contrariées d’un président cynique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/beji-caid-essebsi-ou-les-ambitions-contrariees-dun-president-cynique/embed/#?secret=ycXm00WC3D#?secret=Fpcn3atuxQ" data-secret="Fpcn3atuxQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2UchZBTS85"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/ennahdha-bashing-ne-peut-constituer-un-programme-politique-fiable/">«Ennahdha bashing» ne peut constituer un programme politique fiable</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Ennahdha bashing» ne peut constituer un programme politique fiable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/ennahdha-bashing-ne-peut-constituer-un-programme-politique-fiable/embed/#?secret=oJbF8bcdLm#?secret=2UchZBTS85" data-secret="2UchZBTS85" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zhyAVaOaWX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/26/tunisie-beji-caid-essebsi-un-homme-du-passe/">Tunisie : Béji Caïd Essebsi, un homme du passé ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Béji Caïd Essebsi, un homme du passé ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/26/tunisie-beji-caid-essebsi-un-homme-du-passe/embed/#?secret=l7stQ3vhzw#?secret=zhyAVaOaWX" data-secret="zhyAVaOaWX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/13/la-crise-des-enseignants-est-finie-celle-de-lenseignement-persistera/">La crise des enseignants est finie, celle de l’enseignement persistera</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Classés à la 68e place mondiale, les Tunisiens maîtrisent mal l&#8217;anglais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 15:09:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[anglais]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le dernier rapport de la société internationale d&#8217;éducation spécialisée dans la formation linguistique, Education First (EF), la Tunisie s&#8217;est classée à la 68e place sur 88 pays avec un score en dessous de la moyenne (47,85 sur 100).  Le rapport de EF démontre que les Tunisiens ne maîtrisent pas vraiment la langue de Shakespeare en comparaison...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-184024" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/anglais_éducation.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans le dernier rapport de la société internationale d&rsquo;éducation spécialisée dans la formation linguistique, Education First (EF), la Tunisie s&rsquo;est classée à la 68e place sur 88 pays avec un score en dessous de la moyenne (47,85 sur 100). </strong></em><span id="more-184023"></span></p>
<p>Le rapport de EF démontre que les Tunisiens ne maîtrisent pas vraiment la langue de Shakespeare en comparaison avec les Suédois, qui trônent à la 1ère place avec un score de 70,72, les Néerlandais (2e, 70,31) et les Singapouriens (3e, 68,63).</p>
<p>Sur le continent africain, la Tunisie est classée par cette étude dans la catégorie « <em>compétence très faible</em>« . Elle est placée à la 7e place, loin derrière l&rsquo;Afrique du Sud (6e, 66,52), le Nigéria (29e, 56,72), le Sénégal (39e, 53,50), l&rsquo;Ethiopie (54e, 50,79), l&rsquo;Egypte (62e, 48,76), le Maroc (67e, 48,10), mais elle devance l&rsquo;Algérie (81e, 44,50) et la Libye (88e, 39,64). Et les raisons de ce mauvais classement sont multiples.</p>
<p>En effet, cette étude a dévoilé que 51% des Tunisiens évitent de faire une recherche dans les moteurs de recherche en anglais, contrairement aux Norvégiens (97%), Belges (87%), Polonais (73%), Italiens (61%) et Chinois (55%).</p>
<p>«<em>Le multilinguisme est courant en Afrique du Nord, et l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont des paysages linguistiques complexes, avec des dialectes locaux de l’arabe, du berbère, du français et de l’arabe moderne standard, qui jouent tous différents rôles dans la vie privée, le système éducatif et la sphère publique. L’anglais est relativement nouveau dans ce mélange, mais il est de plus en plus apprécié, en particulier pour sa neutralité et son potentiel commercial</em>», lit-on dans ce rapport, qui explique ainsi le manque d&rsquo;intérêt des Tunisiens pour l&rsquo;anglais, mais ne le justifie pas.</p>
<p>Education First parle également des difficultés rencontrées par les jeunes diplômés chômeurs à trouver un travail. Ce qui ne les incite pas à apprendre des langues comme l&rsquo;anglais. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;usage de l&rsquo;anglais chez la majorité des Tunisiens se limite à se présenter ou à donner des renseignements de base à un visiteur étranger.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
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