<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Taoufik Baccar - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/taoufik-baccar/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/taoufik-baccar/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 10 Sep 2026 07:18:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Taoufik Baccar - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/taoufik-baccar/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Noureddine Bouarrouj, la mémoire effacée du communisme tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/noureddine-bouarrouj-la-memoire-effacee-du-communisme-tunisien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/noureddine-bouarrouj-la-memoire-effacee-du-communisme-tunisien/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 07:25:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Mtimet]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir Ben Brahim]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir El Fani]]></category>
		<category><![CDATA[gauche tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Attia]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Ben Rachid]]></category>
		<category><![CDATA[Jamil Hayder]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Harmel]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Belhaj Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Bouarrouj]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[pensée marxiste]]></category>
		<category><![CDATA[Sahbi Denguezli]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19609853</guid>

					<description><![CDATA[<p>Se souvenir de Noureddine Bouarrouj, c’est reprendre une question que l’histoire officielle du Parti communiste tunisien a préféré ne pas poser.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/noureddine-bouarrouj-la-memoire-effacee-du-communisme-tunisien/">Noureddine Bouarrouj, la mémoire effacée du communisme tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cet article est un acte de mémoire. Il paraît à l’occasion du trente-quatrième anniversaire de la mort de Noureddine Bouarrouj, comme un hommage et un devoir de mémoire. Mais rendre justice à sa pensée impose aussi d’interroger la manière dont elle a été effacée : car cet effacement n’est pas un simple oubli. Il est le produit d’une gestion du parti centrée sur une personne et sur un appareil, qui a fini par réduire la mémoire collective de la gauche tunisienne à un récit de personnes et de divisions. Se souvenir de Bouarrouj, c’est donc aussi reprendre une question que l’histoire officielle du parti a préféré ne pas poser : pourquoi le Parti communiste tunisien n’a-t-il pas de mémoire collective ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-19609853"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du communisme tunisien s’est longtemps écrite autour d’un nom, celui de Mohamed Harmel, présenté comme l’homme qui sauva le Parti communiste tunisien (PCT) de la clandestinité, de la répression, puis de l’effondrement du communisme international. Ce récit n’est pas faux. Il est seulement incomplet, et son incomplétude a un coût : elle a occulté une autre histoire, plus discrète, celle des intellectuels que la gestion centralisée et personnelle du parti a progressivement marginalisés, et au premier rang desquels figure Noureddine Bouarrouj.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un récit d’appareil, une mémoire de personnes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le coût va plus loin que la mise à l’écart d’un homme ou d’un groupe. À force de faire reposer sa légitimité sur la figure d’un seul dirigeant et sur la préservation de l’appareil, le parti a fini par transformer sa propre histoire en un récit de personnes : celui d’un sauveur et de ceux qu’il aurait, volontairement ou non, écartés. Les témoignages de ses camarades le rappellent avec amertume : jusqu’à aujourd’hui, certains sont irrités par la seule évocation des noms de Noureddine Bouarrouj, Ali Mtimet ou Bechir El Fani, comme si leurs rôles dans l’édification du parti, y compris dans les moments les plus difficiles de la clandestinité, devaient rester volontairement tus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mémoire collective réduite à un récit de personnages et de rivalités n’est plus une mémoire collective : elle devient un instrument de gestion interne, qui a servi à trancher des désaccords intellectuels par des mises à l’écart plutôt qu’à les faire vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se souvenir de Bouarrouj, trente-quatre ans après sa disparition, ce n’est donc pas instruire le procès d’un homme. C’est reconnaître qu’un pan entier de la pensée marxiste tunisienne, l’un des plus originaux, est resté mal connu, non par accident, mais parce que le parti qui aurait dû le porter a préféré, à un moment déterminant de son histoire, la cohésion de l’appareil à l’ouverture doctrinale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un itinéraire de militant et de passeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bouarrouj n’était pas un doctrinaire. Militant de la clandestinité, puis exilé pendant une quinzaine d’années, il revient en Tunisie et devient l’un des artisans les plus actifs de la recherche d’unité entre communistes tunisiens. Autour de lui se constitue le <em>«groupe de Tunis»</em>, parfois appelé <em>«groupe de Kléber»</em>, qui réunit notamment Taoufik Baccar, Salah Garmadi, Habib Attia, Hamadi Ben Rachid, Bechir El Fani et Ali Mtimet, rejoints plus tard par Sahbi Denguezli, Bechir Ben Brahim, Jamil Hayder et Mondher Belhaj Ali. Ce cercle anime de multiples rencontres avec des intellectuels et des artistes tunisiens, et fonde, dans son sillage, le Syndicat de l’enseignement supérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa contribution la plus significative touche à la question nationale elle-même. Les témoignages de ses camarades rappellent le rôle qu’il a joué, avec plusieurs <em>«communistes patriotes»</em>, lors du sixième congrès du PCT, au moment où le parti procède à une autocritique de sa position antérieure à l’égard du mouvement national. Cette inflexion rouvrait la possibilité de penser le socialisme à partir de l’histoire tunisienne elle-même, plutôt qu’à partir d’une doctrine importée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le septième congrès prolonge cette ligne : le groupe de Tunis s’y rapproche de personnalités destouriennes de gauche, puis des réformateurs autour d’Ahmed Ben Salah, dont il défend un soutien critique aux réformes de structures des années 1960. Cette même exigence unitaire le conduira, en janvier 1978, à soutenir la légitimité de la direction de l’UGTT face à une lecture plus sectaire du conflit syndical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or c’est précisément l’élan issu de ce septième congrès, et la légalité interne qu’il avait établie, qu’un huitième congrès viendra rompre, au début de l’année 1981, ainsi que l’attestent les témoignages de ses camarades : réuni en dehors de toute règle démocratique et sans le pluralisme qu’appelaient les discussions d’unification alors en cours, ce congrès n’a pas seulement clos une tentative de reconstruction du parti, il a substitué à la légalité collective issue du septième congrès la décision d’un cercle restreint. Cette rupture, qui n’a rien d’un simple épisode d’appareil, scelle pour plusieurs années la fin des espoirs de réunification des communistes tunisiens, et prive le mouvement d’une génération de militants qui portaient une lecture nationale et non dogmatique du marxisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette capacité à faire dialoguer le marxisme avec l’histoire, la culture et les aspirations nationales, plutôt qu’à l’imposer contre elles, qui constitue l’apport le plus durable de Bouarrouj à l’histoire intellectuelle de la gauche tunisienne, et c’est elle que la logique d’appareil a fini par sacrifier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pensée de la modernité critique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cependant dans les entretiens recueillis par Hédi Dhoukar que se révèle le mieux l’ampleur de cette pensée, longtemps confinée à la mémoire orale de ses proches. Bouarrouj y développe une réflexion sur la modernité qui dépasse de loin les débats de son parti. Pour lui, la modernité n’est pas un état donné une fois pour toutes que l’on rattraperait en suivant un modèle occidental : elle est un processus en action, que chaque société doit s’approprier à partir de ses propres attentes plutôt que subir de l’extérieur. Il critique aussi bien le mimétisme des élites modernisatrices, prêtes à adopter les formes de la modernité occidentale sans en garder l’esprit critique, que le repli conservateur qui invoque des valeurs anciennes pour se dispenser de tout changement réel. Entre ces deux impasses, il défend l’idée d’une modernité critique, à construire, et non à imiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même exigence critique traverse sa réflexion sur les rapports entre islam et marxisme, l’une des dimensions les plus singulières de sa pensée. Contrairement à une partie de la critique marxiste de son temps, qu’il juge fondée sur une connaissance superficielle des sources islamiques elles-mêmes, Bouarrouj insiste sur la nécessité d’aborder l’islam à partir de son histoire propre plutôt qu’à travers les orientalistes ou les vulgates militantes. Il retient notamment, dans son dialogue avec l’itinéraire de Roger Garaudy, l’idée que l’islam refuse de séparer le savoir de la sagesse, la foi de l’engagement politique, et vise l’unité de la personne plutôt que son morcellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rigueur, il la met également au service d’une lecture du rapport entre religion et pouvoir dans le monde arabo-musulman qui doit beaucoup à Ibn Khaldoun. Interrogeant la question de savoir si c’est l’islam qui a servi les Arabes ou l’inverse, il rappelle la thèse khaldounienne selon laquelle l’islam s’est mis au service de l’<em>açabiyya</em> arabe, l’esprit de corps qui soude un groupe, et l’illustre par le rapprochement inattendu qu’il opère entre la sécularisation kémaliste et le rigorisme wahhabite : deux réponses opposées à une même ambition, celle de reconstituer la force d’un peuple à partir de ses propres ressources. Il porte d’ailleurs un regard tout aussi critique sur les tentatives savantes de relire l’islam à la lumière des sciences modernes, comme celle de Mohamed Arkoun, qu’il juge pertinentes dans leur principe mais limitées par leur détachement de la société islamique réelle. C’est cette même exigence, refuser autant le dogmatisme militant que la relecture savante coupée du terrain, qui caractérise sa démarche intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Harmel, la gestion personnelle et le prix de la mémoire collective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que Mohamed Harmel ait maintenu un appareil quand d’autres formations disparurent purement et simplement est un fait. Mais ce fait n’épuise pas la question posée par le sort de Bouarrouj et de ses camarades, et il ne saurait servir à euphémiser ce qui s’est joué au début de 1981 : la survie du parti ne s’est pas seulement décidée face à la répression extérieure, elle s’est aussi décidée dans le choix, interne celui-là, de trancher par un congrès sans démocratie ni pluralité une tentative de reconstruction et de réunification qui engageait pourtant l’avenir intellectuel du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette décision, gestion personnelle et centralisée d’un moment où le parti pouvait encore s’élargir, qu’il faut regarder en face plutôt que de la dissoudre dans le seul récit de la survie de l’appareil. Car cette survie eut un prix, et ce prix fut payé par les intellectuels du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous une direction de plus en plus personnalisée, l’organisation devint progressivement une fin en soi. La discipline remplaça le débat. La fidélité à l’appareil l’emporta sur la créativité intellectuelle. Le centralisme démocratique, qui aurait dû demeurer un instrument de discussion, se transforma en mécanisme de sélection : les désaccords théoriques y devinrent des problèmes disciplinaires, les débats politiques des questions de loyauté, l’autonomie intellectuelle un objet de suspicion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bouarrouj fut le premier sacrifié de cette logique, mais non le seul. Autour de lui, le linguiste Salah Garmadi, le critique Taoufik Baccar et d’autres militants refusant de confondre unité et unanimisme s’éloignèrent ou furent marginalisés, notamment à l’approche du congrès des <em>«novateurs»</em> de 1993.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût le plus durable de cette gestion, cependant, ne se mesure pas seulement en noms écartés ou en intellectuels marginalisés. Il se mesure dans la manière dont l’histoire même du parti a fini par s’écrire : non comme le récit collectif d’une pensée en discussion, mais comme un récit de personnes, de fidélités et de ruptures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mémoire de parti qui se raconte à travers ses dirigeants et ses scissions, plutôt qu’à travers les idées qui s’y sont affrontées, cesse d’être une mémoire intellectuelle : elle devient une mémoire de gestion, transmise par ceux qui ont tenu l’appareil, aux dépens de ceux qui portaient la pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’un patrimoine critique réel, sur le marxisme, la modernité et l’islam, a pu rester confiné à la mémoire orale de quelques camarades, quand l’histoire officielle du mouvement ne retenait que les noms de ses dirigeants successifs et le récit de ses querelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment le plus révélateur de cette responsabilité se situe à la fin des années 1980, lorsque les transformations du monde communiste ouvraient une fenêtre réelle pour repenser les doctrines, les méthodes et les rapports entre le parti et la société. Bouarrouj incarnait précisément cette possibilité de rénovation, non comme abandon du communisme mais comme son renouvellement. La direction choisit une autre voie : celle de la cohésion de l’appareil contre l’ouverture doctrinale. Ce choix permit sans doute au parti de traverser la crise. Il lui interdit d’en sortir porteur d’une capacité d’invention retrouvée, et d’une mémoire collective faite d’autre chose que de fidélités personnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dernier geste d’un homme de rigueur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le trait le plus émouvant de cet itinéraire intellectuel se situe dans ses derniers mois. Rattrapé par la maladie, quelques mois avant sa mort, Bouarrouj éprouve le besoin de livrer, depuis son lit d’hôpital, un bilan critique de l’effondrement de l’Union soviétique, acté en décembre 1991. Dicté en quelques jours, sans autre appui que sa mémoire, ce texte se distingue par sa rigueur et son absence de tout calcul institutionnel : il ne cherche ni à réhabiliter ni à justifier l’expérience soviétique, mais à en comprendre les échecs, notamment dans l’incapacité de ses dirigeants à penser correctement les rapports entre peuples dominants et dominés, entre le Nord et le Sud, entre l’Occident et l’Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste, celui d’un homme qui choisit de consacrer ses dernières forces à un exercice de vérité intellectuelle plutôt qu’à la défense d’un camp, résume à lui seul ce que fut sa démarche tout au long de sa vie : rester fidèle à l’exigence critique, y compris quand elle dérange son propre camp. C’est cette même exigence, précisément, que la gestion personnelle et centralisée du parti n’a jamais su accueillir en son sein tant qu’elle relevait de vivants plutôt que d’un testament.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le PCT n’a-t-il pas de mémoire collective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fragmentation de la mémoire de la gauche n’est pas un phénomène isolé dans l’histoire politique tunisienne postcoloniale. On en retrouve un écho, sous une forme différente, dans le sort réservé à l’expérience économique des années 1960 portée par Ahmed Ben Salah, ce même projet que Bouarrouj et ses camarades avaient soutenu de façon critique : là aussi, un projet ambitieux fut interrompu avant d’avoir pu tirer pleinement les leçons de ses propres contradictions. Mais le cas du PCT pose une question plus précise, et qu’il faut poser directement : pourquoi un parti qui s’est voulu, pendant des décennies, le dépositaire d’une pensée critique n’a-t-il pas de mémoire collective, faite d’idées débattues et transmises, mais seulement une mémoire de personnes, de fidélités et de scissions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse tient à trois mécanismes que cet article a tenté de mettre au jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, une gestion centralisée qui a fait reposer la légitimité du parti sur un homme et sur la préservation de l’appareil, plutôt que sur les débats qui le traversaient : ce que l’organisation a gagné en cohésion, elle l’a perdu en capacité à garder trace de ses désaccords autrement que comme des trahisons ou des ruptures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, l’absence de démocratie et de pluralité au moment où elle aurait le plus compté, celle qui a permis au huitième congrès de 1981 de trancher unilatéralement une tentative de reconstruction et de réunification, substituant la décision d’un cercle restreint à la légalité collective issue du septième congrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la transmission elle-même : faute d’avoir été assumée par le parti, la pensée de Bouarrouj, comme celle de plusieurs de ses camarades, n’a survécu que dans la mémoire orale de quelques proches et dans des entretiens comme ceux recueillis par Hédi Dhoukar, jamais dans une histoire écrite et débattue du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un parti qui ne transmet de son passé que les noms de ses dirigeants et le récit de ses ruptures n’a pas de mémoire collective : il a une mémoire de gestion, entretenue par ceux qui ont tenu l’appareil, et une mémoire militante, maintenue en marge par ceux qui en ont été écartés. Ces deux mémoires, celle de Harmel et celle de Bouarrouj, ne se sont jamais réconciliées parce que la première n’a jamais eu besoin de rendre compte à la seconde. C’est cette tension, plus que tout désaccord doctrinal, qui explique l’absence d’une mémoire collective au sens plein du terme : une mémoire qui appartiendrait au parti tout entier, débats compris, et non aux seuls vainqueurs de ses congrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions concernent moins le passé du communisme tunisien que l’avenir de toute gauche, et de tout mouvement politique, qui voudrait échapper à la même logique : celle où la gestion de l’appareil, aussi nécessaire soit-elle un temps, finit par se substituer à la vie intellectuelle et à la mémoire qu’elle était censée protéger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre à Bouarrouj sa place, et au parti sa mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trente-quatre ans après sa mort, ce devoir de mémoire n’a rien perdu de son actualité. Les nouvelles générations qui s’interrogent sur la possibilité d’un marxisme enraciné dans l’histoire et la culture arabo-musulmanes, sur les impasses du mimétisme modernisateur, ou sur les conditions d’une pensée critique fidèle à elle-même jusqu’au bout, trouveront dans l’itinéraire de Noureddine Bouarrouj bien plus qu’un épisode de l’histoire de la gauche tunisienne : une pensée qui mérite, pour elle-même, d’être enfin connue. Mais elles y trouveront aussi, si elles savent la lire, un avertissement : aucun patrimoine intellectuel ne résiste longtemps à une mémoire organisée autour des seules personnes qui l’ont gouverné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire retiendra sans doute que Mohamed Harmel fut celui qui maintint le PCT en vie. Elle doit aussi retenir qu’une gestion à ce point personnalisée et centralisée de cette survie a fini par priver le parti non seulement de ses intellectuels les plus originaux, mais de la capacité même à se souvenir de sa propre histoire autrement qu’à travers le récit de ses hommes et de ses ruptures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article doit beaucoup, dans ce qu’il tente de restituer de cette pensée, au livre que Hédi Dhoukar a consacré à Noureddine Bouarrouj**. Fruit d’un travail d’écoute et de transcription mené avec une grande rigueur documentaire, cet ouvrage constitue à ce jour la source la plus riche et la plus fidèle pour accéder à la profondeur et à l’originalité d’une pensée que l’histoire officielle de la gauche tunisienne a trop longtemps laissée dans l’ombre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Post-scriptum : une histoire à écrire à plusieurs voix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa mise en circulation, cet article suscite déjà, de l’aveu de ses premiers lecteurs, le débat qu’il appelait sans doute de ses vœux. Plusieurs anciens camarades, acteurs ou témoins directs de cette histoire, m’ont fait part de leurs réactions, et je tiens à leur en exprimer ma sincère gratitude : leurs remarques me confortent dans l’idée que cette histoire reste à écrire, non à partir d’une mémoire unique, mais à partir de mémoires plurielles, de témoignages et de documents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais préciser un point qui me paraît essentiel. Mon propos n’était pas de réduire l’histoire du PCT à une querelle entre Harmel et Bouarrouj, encore moins de construire un procès rétrospectif de Mohamed Harmel. Je reconnais pleinement le rôle historique qu’il a joué dans la préservation et la continuité du parti dans des conditions extrêmement difficiles. Mais reconnaître ce rôle ne doit pas empêcher d’interroger, en parallèle, ce que cette gestion de la continuité a pu produire comme marginalisation d’autres expériences et d’autres pensées. C’est précisément cette tension qui m’intéresse. Bouarrouj n’est pas, à mes yeux, simplement <em>«l’adversaire de Harmel»</em> : il représente une possibilité intellectuelle et politique du communisme tunisien, un marxisme plus attentif à l’histoire nationale, à la culture et à la question de la modernité, dont je pense que nous n’avons pas suffisamment conservé la trace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je prends aussi très au sérieux une remarque touchant ma propre position dans cette histoire. Je n’ai jamais prétendu être un observateur extérieur : j’ai moi-même appartenu à cette génération, et j’en ai partagé les espoirs, les engagements, et aussi les ambiguïtés. Si mon texte a pu, par endroits, donner une autre impression, c’est un point que je dois mieux expliciter. Cette implication ne me paraît cependant pas invalider la nécessité, avec le recul, de questionner ce que nous avons vécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un dernier point, je rejoins pleinement mes interlocuteurs : nos souvenirs, aussi sincères soient-ils, ne suffisent pas à eux seuls à établir la vérité historique. C’est précisément pourquoi je souhaite que ce texte soit reçu non comme une conclusion, mais comme une invitation à confronter nos mémoires aux documents et aux témoignages disponibles. Je ne cherche ni à réhabiliter Bouarrouj contre Harmel, ni Harmel contre Bouarrouj, mais à comprendre pourquoi, dans notre mémoire de la gauche tunisienne, certaines idées, certains débats et certains acteurs ont été moins transmis que d’autres. C’est peut-être là, au fond, la seule manière de rendre justice à tous : faire enfin de notre histoire commune une histoire plurielle, où les désaccords cessent d’être des raisons d’effacer les uns ou les autres, pour devenir une partie constitutive de notre mémoire collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À tous ceux qui ont pris le temps de réagir, avec la rigueur et la fidélité de ceux qui ont vécu cette histoire de l’intérieur, j’adresse toute mon amitié et mon respect.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le livre que Hédi Dhoukar a consacré à Noureddine Bouarrouj, cité à plusieurs reprises dans cet article, est actuellement en cours d’édition sous le titre ‘‘Noureddine Bouarrouj, Pensées sur son temps’’.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/noureddine-bouarrouj-la-memoire-effacee-du-communisme-tunisien/">Noureddine Bouarrouj, la mémoire effacée du communisme tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/noureddine-bouarrouj-la-memoire-effacee-du-communisme-tunisien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Des banquiers développeurs aux courtiers d’argent  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/tunisie-des-banquiers-developpeurs-aux-courtiers-dargent/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/tunisie-des-banquiers-developpeurs-aux-courtiers-dargent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 06:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[: Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[banques de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Moalla]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Safra]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Kamel Nabli]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19286287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment le dogme de la libéralisation financière a-t-il sacrifié les banques de développement au profit de banques  commerciales en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/tunisie-des-banquiers-developpeurs-aux-courtiers-dargent/">Tunisie | Des banquiers développeurs aux courtiers d’argent  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A propos des effets pervers de la restructuration du système bancaire tunisien entre 2000 et 2009, une restructuration conduite sous l’impulsion de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et dans le sillage des diktats du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Comment le dogme de la libéralisation financière a-t-il progressivement sacrifié les banques de développement au profit de banques essentiellement commerciales… et vénales ?</em></strong> <em>(Photo : La Banque centrale de Tunisie laisse faire ces acteurs vautours, et rapaces de la Tunisie de Ben Ali.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19286287"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pendant près de quatre décennies, et depuis son indépendance, la Tunisie avait fait un choix original. La banque n’était pas seulement un commerçant ou courtier d’argent ; elle constituait un instrument de politique économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le crédit n’était pas une simple marchandise tarifée selon le risque : il servait à transformer une économie agricole en économie industrielle, à financer les hôtels, les usines, les exploitations agricoles, les petites et moyennes entreprises (PME) et le développement régional. Ce fut, l’ère de Bourguiba et sa prodigieuse équipe de technocrates : Ahmed Ben Salah, Hédi Nouira, Mansour Moalla, entre autres. Tous morts et oubliés par ces nouvelles élites qui gouvernent aujourd’hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Toute une architecture bancaire au service du développement </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au tournant des années 1990, un autre credo s’imposa : celui de la libéralisation financière, de la concurrence, de la privatisation et de la banque universelle. Trente ans plus tard, une question mérite d’être posée sans complaisance : qu’avons-nous réellement gagné… et surtout, qu’avons-nous perdu ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les années 1960 à 1990, l’architecture financière tunisienne ressemblait à une véritable boîte à outils. Chaque secteur stratégique disposait de son propre instrument de financement. La Banque de développement économique de Tunisie (BDET), créée en 1963, soutenait l’industrialisation avant d’être absorbée par la Société tunisienne de banque (STB) en 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque nationale de développement touristique (BNDT), fondée en 1973, accompagnait les investissements touristiques jusqu’à sa disparition la même année. La Banque nationale de développement agricole (BNDA) avait, quant à elle, fusionné dès 1989 avec la Banque nationale de Tunisie (BNT) pour donner naissance à l’actuelle Banque nationale agricole (BNA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de ces établissements gravitaient plusieurs instruments spécialisés : le Fonds de promotion et de décentralisation industrielle (Foprodi), le Fonds spécial de développement agricole (Fosda), le Fonds de dépollution (Fodep), le Fonds national de promotion de l’artisanat et des petits métiers (Fonapra), sans oublier les banques mixtes de développement comme la Banque tuniso-koweïtienne de développement (BTKD) et la Société tuniso-saoudienne d’investissement et de développement (Stusid).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque institution bancaire répondait à une mission clairement définie. Le tout s’arrimait à merveille et se complétait pour financer et refinancer les pôles de développement, les grands projets dans le cadre d’une stratégie visionnaire et articulée. Mais, non sans risque de corruption et de financements risqués, sans garanties.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, ces banques de développements et fonds de financement insufflaient ensemble des taux de croissance allant jusqu’à 7% par an.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour de manivelle et tournant libéral des années 1990</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces organismes n’étaient pas exempts de défauts. Bureaucratie, créances douteuses, interférences politiques et gouvernance parfois défaillante nourrissaient des critiques souvent fondées. Mais ils poursuivaient un objectif que les banques commerciales n’assument jamais spontanément : financer ce qui est utile avant de financer ce qui est immédiatement rentable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des réformes, le vocabulaire changea de musique : ajustement structurel, gouvernance, concurrence, privatisation, normes prudentielles et ouverture financière remplacèrent progressivement les notions de planification et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions financières internationales expliquaient alors que les banques spécialisées appartenaient au passé et que le marché allouerait le capital plus efficacement que l’État. La Tunisie appliqua cette nouvelle doctrine avec une remarquable discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En moins de 5 ans, la BNDA fusionna avec la BNT, la BDET et la BNDT furent absorbées par la STB, l’Union internationale de banques (UIB) fut privatisée en 2002, la Banque du Sud passa sous contrôle d’Attijari Bank en 2005 à l’issue d’une privatisation demeurée controversée (corruption avérée), puis la Banque tuniso-koweïtienne (BTK) fut également privatisée en 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En moins d’une décennie, un écosystème financier construit depuis l’indépendance avait pratiquement disparu. Les défenseurs de ces réformes rappellent, à juste titre, que les banques publiques accumulaient des créances non performantes et souffraient d’interférences politiques. Ces critiques étaient largement justifiées. Mais réformer ne signifie pas nécessairement supprimer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Restructuration à la tronçonneuse ou <strong>la BCT aux ordres du FMI</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas seulement modernisé son système bancaire ; elle a remplacé une philosophie économique par une autre. Les anciennes institutions ont été démantelées avant qu’une véritable banque nationale de développement moderne ne voie le jour. Comme si l’on avait détruit le pont avant de construire celui qui devait le remplacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principaux artisans de cette transition – gouverneurs de la BCT, hauts responsables du ministère des Finances et économistes influents, parmi lesquels Taoufik Baccar, Mongi Safra ou Mustapha Kamel Nabli – poursuivaient un objectif clair : rapprocher la Tunisie des standards internationaux, améliorer la solidité du système bancaire et renforcer la stabilité financière. Ils prônaient le démantèlement des banques de développement en faveur des banques commerciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intention était respectable. Mais l’histoire économique juge moins les intentions que les résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution ne s’est pas produite dans un vide intellectuel. À partir du Programme d’ajustement structurel de 1986, les recommandations du FMI et de la BN ont profondément influencé les réformes financières tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime Ben Ali croise le fer, et sa famille élargie et son entourage goûtaient à la corruption et aux recettes de la prédation. La BCT, sous la gouverne de Taoufik Baccar (entre 2004 et 2011), ne fait rien pour défendre le système bancaire. Bien au contraire, elle laisse faire ces acteurs vautours, et rapaces de la Tunisie de Ben Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI fournissait la logistique conceptuelle et quelques prêts avec leurs lots de diktats. Les priorités étaient alors claires : libéraliser les marchés financiers, renforcer la concurrence, réduire les interventions directes de l’État, améliorer les ratios prudentiels, privatiser plusieurs établissements publics, ne rien faire contre la corruption et orienter les banques vers des critères de rentabilité et de gestion du risque conformes aux standards internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces orientations répondaient à une logique macroéconomique de stabilisation et d’efficacité. En revanche, la question du financement de long terme du développement industriel, agricole ou régional est progressivement passée au second plan. Le marché devait, selon cette doctrine, prendre le relais des anciens instruments publics. C’est précisément cette hypothèse que l’expérience tunisienne invite aujourd’hui à réexaminer. Même si c’est trop tard, et le mal est fait, par collusion, par incompétence ou pire par accointance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jamais les banques tunisiennes n’ont affiché des ratios prudentiels aussi exigeants, des dispositifs de contrôle aussi sophistiqués et des exigences réglementaires aussi élevées. Pourtant, rarement l’économie productive aura paru aussi orpheline de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, l’investissement privé productif stagne autour de 12 % du produit intérieur brut, la formation brute de capital fixe demeure inférieure à celle observée durant les décennies précédentes et la croissance économique peine à retrouver un rythme soutenu. Pendant ce temps, les banques ont découvert un client autrement plus confortable : l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi financer une PME innovante, risquée et coûteuse à suivre lorsqu’il suffit de souscrire à des titres publics offrant un rendement attractif avec un risque perçu comme plus faible ? Le banquier moderne a trouvé un débouché plus rentable que l’entrepreneur : le Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène nourrit un puissant effet d’éviction. En mobilisant une part croissante de l’épargne nationale pour financer ses déficits, l’État réduit mécaniquement les ressources disponibles pour les entreprises productives. Les PME deviennent les variables d’ajustement. Trop petites pour accéder aux marchés financiers, insuffisamment garanties pour satisfaire les banques, mais suffisamment importantes pour créer l’essentiel des emplois, elles se retrouvent dans un véritable désert financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution éclaire également, sans tout expliquer, l’essor spectaculaire de l’économie informelle. Fiscalité, lourdeurs administratives, corruption et instabilité politique y contribuent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais lorsque le crédit bancaire devient inaccessible ou prohibitif, les entrepreneurs cherchent d’autres circuits. Une partie de l’épargne quitte progressivement le système bancaire pour alimenter les transactions en espèces, les réseaux familiaux ou les circuits parallèles. L’argent ne disparaît pas ; il change simplement de trottoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les quatre erreurs de la Banque centrale </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul, quatre erreurs majeures apparaissent. La première fut de supprimer les banques spécialisées dans le développement et promotion stratégique (secteur, région, filière et innovation) sans leur substituer une véritable banque publique d’investissement capable de financer les projets structurants avec des méthodes modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième fut de croire que les mécanismes du marché remplaceraient spontanément une politique industrielle. Pourtant, les économies qui ont réussi leur transformation – de la Corée du Sud au Maroc, en passant par la Chine ou la Malaisie – n’ont jamais abandonné leurs instruments publics de financement stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième erreur fut de demander aux banques commerciales de remplir une mission qui n’est pas la leur. Une banque privée maximise naturellement son rendement ajusté au risque ; ce n’est ni une faute ni une anomalie. L’erreur consiste à croire qu’elle assurera, à elle seule, le financement du développement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la quatrième fut de confondre solidité bancaire et prospérité économique. Des ratios prudentiels irréprochables ne remplacent ni une stratégie industrielle ni une politique d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le système bancaire tunisien fonctionne dans un environnement fortement concentré où la logique dominante demeure celle de la rentabilité financière, mesurée notamment par la valeur actualisée nette (VAN) des projets, davantage que par leur contribution au développement économique, régional ou technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les profils d’emprunteurs et les garanties offertes, les taux nominaux appliqués aux entreprises atteignent fréquemment des niveaux très élevés, alors même que la rentabilité moyenne de nombreuses activités productives demeure nettement inférieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, financer l’investissement relève parfois davantage de l’exploit que de la décision entrepreneuriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que de nombreuses économies émergentes redécouvrent le rôle des banques publiques d’investissement et des institutions de financement du long terme, la Tunisie continue de payer le prix d’un démantèlement qu’elle présentait naguère comme le symbole de la modernité. Les bilans bancaires se sont incontestablement renforcés ; les bilans économiques sont beaucoup moins convaincants. La logique de l’argent facile domine le système bancaire, sous la gouverne d’une BCT complice des collusions opaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques prêtent davantage à l’État qu’aux entreprises, davantage au court terme qu’à l’avenir. Elles accomplissent correctement leur mission commerciale, mais laissent inachevée une mission plus essentielle : accompagner la transformation économique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque qui ne finance plus suffisamment le développement cesse d’être un levier de croissance pour devenir un simple intermédiaire financier. Et lorsqu’un pays renonce à financer son avenir, il finit toujours par payer, intérêts compris, le prix de ses propres illusions. C’est peut-être là le véritable retour de flamme de la grande restructuration bancaire tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/tunisie-des-banquiers-developpeurs-aux-courtiers-dargent/">Tunisie | Des banquiers développeurs aux courtiers d’argent  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/tunisie-des-banquiers-developpeurs-aux-courtiers-dargent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : «La loi de finances 2023 n’incite pas à investir», estime Taoufik Baccar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/24/tunisie-la-loi-de-finances-2023-nincite-pas-a-investir-estime-taoufik-baccar/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/24/tunisie-la-loi-de-finances-2023-nincite-pas-a-investir-estime-taoufik-baccar/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Dec 2022 12:17:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=5808615</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les investisseurs ne trouvent pas dans la loi de finances 2023 des incitations à investir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/24/tunisie-la-loi-de-finances-2023-nincite-pas-a-investir-estime-taoufik-baccar/">Tunisie : «La loi de finances 2023 n’incite pas à investir», estime Taoufik Baccar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Selon le président du Centre international Hedi Nouira de prospective et d’études du développement, Taoufik Baccar, la loi de finances pour 2023 manque d’une vision intégrée du développement et contient principalement des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/tunisie-les-hausses-dimpots-sont-nocives-a-leconomie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mesures à caractère fiscal</a>.</strong></em></p>



<span id="more-5808615"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, qui intervenait dans l’émission <em>‘‘Le Grand débat’’ </em>sur <a href="https://www.shemsfm.net/ar/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1_%D8%B4%D9%85%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1/393947/%D8%AA%D9%88%D9%81%D9%8A%D9%82-%D8%A8%D9%83-%D8%A7%D8%B1-%D9%82%D8%A7%D9%86%D9%88%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%84%D9%8A%D8%A9-%D9%84%D9%802023-%D9%8A%D9%81%D8%AA%D9%82%D8%AF-%D9%84%D8%AA%D8%B5%D9%88-%D8%B1-%D8%AA%D9%86%D9%85%D9%88%D9%8A-%D9%85-%D8%AA%D9%83%D8%A7%D9%85%D9%84-%D9%88%D9%8A%D8%AA%D8%B6%D9%85-%D9%86-%D8%A3%D8%B3%D8%A7%D8%B3%D8%A7-%D8%A5%D8%AC%D8%B1%D8%A7%D8%A1%D8%A7%D8%AA-%D8%B0%D8%A7%D8%AA-%D8%B7%D8%A7%D8%A8%D8%B9-%D8%AC%D8%A8%D8%A7%D8%A6%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shems FM</a>, aujourd&rsquo;hui, samedi 24 décembre 2022, que ce texte de loi ne donne pas des orientations pour accompagner le développement et ne contient pas de vision de relance économique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invité de Shems FM a indiqué que les opérateurs économiques, notamment les investisseurs, qui programment leurs investissements sur la base du contenu de la loi de finances, ne trouvent pas dans ce texte des mesures d’appui susceptibles de relancer les activités économiques dans leurs domaines d’intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Taoufik a soulevé d’autres problèmes, notamment l’inflation continue du budget de l’Etat, qui s’élèvera en 2023 à 70 milliards de dinars, contre seulement 18 milliards de dinars en 2010, alors qu’il aurait fallu réduire les dépenses de l’Etat face aux graves difficultés des finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sera aussi très difficile de financer ce budget, qui nécessite la mobilisation de 24 milliards de dinars, dont 16 milliards de dinars sous forme d’emprunt extérieur, ce qui serait très difficile même en cas de finalisation de l’accord de prêt avec le Fonds monétaire international (FMI) dont le montant convenu est de seulement de 1,9 milliard de dollars à décaisser sur quatre ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre problème posé par la loi de finances 2023, la forte pression fiscale, qui affectera le coût de production, relancera l’inflation et la hausse des prix et réduira la compétitivité des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et pour ne rien arranger, cette loi de finances ne comporte pas de mesures de relance de l’économie.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b9msXkFvbA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/tunisie-les-hausses-dimpots-sont-nocives-a-leconomie/">Tunisie : les hausses d’impôts sont nocives à l’économie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les hausses d’impôts sont nocives à l’économie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/tunisie-les-hausses-dimpots-sont-nocives-a-leconomie/embed/#?secret=OIkD0gmUAs#?secret=b9msXkFvbA" data-secret="b9msXkFvbA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/24/tunisie-la-loi-de-finances-2023-nincite-pas-a-investir-estime-taoufik-baccar/">Tunisie : «La loi de finances 2023 n’incite pas à investir», estime Taoufik Baccar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/24/tunisie-la-loi-de-finances-2023-nincite-pas-a-investir-estime-taoufik-baccar/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Forum à Hammamet : Tunisie entre passé, présent et avenir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 10:37:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[forum Réalités]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Maya Ksouri]]></category>
		<category><![CDATA[Mezri Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Chaâbane]]></category>
		<category><![CDATA[Taïeb Zahar]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2795366</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sadok Chaabane, Taoufik Baccar et Mezri Haddad et Maya Ksouri animeront le Forum de Réalités; le 12 août 2022, à Hammamet.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/">Forum à Hammamet : Tunisie entre passé, présent et avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le Forum du magazine «Réalités» se tiendra le vendredi 12 août 2022 à l’hôtel Alhambra Thalasso, à Hammamet Yasmine, sur le thème : «La Tunisie entre son passé récent, son présent immédiat et son avenir proche».</strong></em> <em>(Illustration : Mezri Haddad / Taoufik Baccar / Sadok Chaabane).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Forum du magazine «Réalités» se tiendra </strong>le&nbsp;<strong>vendredi 12 août 2022&nbsp;à l’hôtel Alhambra Thalasso, à Hammamet Yasmine, sur le thème&nbsp;: «La Tunisie entre son passé récent, son présent immédiat et son avenir proche».</strong></p>



<span id="more-2795366"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’adoption de la nouvelle Constitution et maintenant que la Tunisie va devoir faire face à son destin pour relever les grands défis sociaux, économiques, sécuritaires et politiques, «Réalités» organise ce débat qui sera introduit par Taïeb Zahar, directeur de la publication, et animé par la journaliste Maya Ksouri. Il réunira trois éminentes personnalités de l’élite politique, intellectuelle et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit Sadok Chaâbane, docteur en droit et en sciences politiques, professeur agrégé des universités, ancien ministre de la Justice (1992-1997), puis de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (1999-2004). Auteur de plusieurs ouvrages, notamment ‘‘<em>Le droit des organisations internationales’’</em> (1985) et ‘‘<em>Fin de la géographie et retour de l&rsquo;histoire. La Tunisie face à la globalisation’’</em> (1998). M. Chaâbane traitera de <em>«La Constitution, jalon fondateur d&rsquo;une nouvelle République»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Taoufik Baccar, titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et diplômé de l’Ecole nationale d’administration, ancien ministre des Finances (1999-2004), puis Gouverneur de la Banque centrale (2004-2011), auteur d’un essai intitulé ‘‘<em>Le miroir et l’horizon, rêver la Tunisie’’,</em> préfacé par Christian de Boissieu (2018). M. Baccar traitera de <em>«L’économie tunisienne : diagnostic et thérapie pour relancer un secteur dévasté»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mezri Haddad, docteur en philosophie politique (Sorbonne), licencié en histoire moderne et en sociologie politique, ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco (2009-2011), auteur notamment de ‘‘<em>Carthage ne sera pas détruite’’</em> (2002), de ‘‘<em>La Face cachée de la révolution tunisienne : islamisme et Occident, une alliance à haut risque’’</em> (2011) et ‘‘<em>Du conflit de civilisation à la guerre de substitution’’</em> (2022). Thème de l’intervention de M. Haddad : <em>«Neutralité et non-ingérence : pour une diplomatie tunisienne multilatérale et souveraine»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/">Forum à Hammamet : Tunisie entre passé, présent et avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/04/forum-a-hammamet-tunisie-entre-passe-present-et-avenir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : «D’autres couleurs» de Souf Abid </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/le-poeme-du-dimanche-dautres-couleurs-de-souf-abid/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/le-poeme-du-dimanche-dautres-couleurs-de-souf-abid/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jul 2022 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ghomrassen]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Souf Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2283159</guid>

					<description><![CDATA[<p>Souf Abid compte parmi les meilleurs poètes tunisiens vivants. Titulaire d’un doctorat de langue et de littérature arabe de la Faculté des lettres de Tunis, il a longtemps enseigné tout en poursuivant une œuvre poétique riche.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/le-poeme-du-dimanche-dautres-couleurs-de-souf-abid/">Le poème du dimanche : «D’autres couleurs» de Souf Abid </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né le 7 août 1952 à Ghomrassen, dans le sud tunisien, Souf Abid compte parmi les meilleurs poètes tunisiens vivants. Titulaire d’un doctorat de langue et de littérature arabe de la Faculté des lettres de Tunis, il a longtemps enseigné tout en poursuivant une œuvre poétique riche.</em></strong></p>



<span id="more-2283159"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il&nbsp;fait partie de cette génération de&nbsp;poètes qui sont entrés dans la poésie au nom de la pureté linguistique et pour prouver que les approches symbolistes étaient l’essence même de la poésie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Taoufik Baccar et Salah Garmadi, ses professeurs à l’université, ont donné un coup de pouce&nbsp;à ce jeune poète en le faisant figurer dans leur anthologie <em>«Ecrivains de Tunisie»</em>, traduite en français, qui le révéla au public francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses recueils de poèmes, dont certains ont été traduits dans d’autres langues, on citera&nbsp;: <em>La terre a soif</em>, 1980, <em>Fleur de sel</em>, 1984, <em>La femme mosaïque</em>, 1985, <em>La rouille de l’âme</em>, 1989, <em>Une aile hors de la nuée</em>, 1995, <em>Unique source pour de nombreux rivages</em>, 1998, <em>Une seule vie ne suffit pas</em>,&nbsp;2004, ou encore <em>L’incendiaire des mers</em>, 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>tu parais</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et les fleurs d’amandier s’ouvrent au printemps</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le verre a un regard tout blanc</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>tu parais</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et les choses dansent dans ma pulsation</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>nous nous rencontrons</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et les maisons de notre rue prennent une &nbsp;teinte de gris-cendre</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le soleil par-dessus les terrasses essuie la nuit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le vieil homme de la mosquée récite ses prières du matin</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et les gosses du voisin taquineront notre âne</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>ensemble nous marchons</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et les chiens veulent nous égarer</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>sans peine sans lassitude</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>les couleurs prennent d’autres couleurs</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et lorsqu’ensemble nous revenons</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>le car du village est déjà de retour</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et déjà le vieil homme de la mosquée</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>fait résonner sa canne sur les marches du minaret</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe par </em><strong><em>Salah Garmadi </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O8xnbSb3jQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/23/le-poeme-du-dimanche-ghomrassen-de-souf-abid/">Le poème du dimanche : «Ghomrassen» de Souf Abid</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Ghomrassen» de Souf Abid » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/23/le-poeme-du-dimanche-ghomrassen-de-souf-abid/embed/#?secret=9oDcuu5Nlj#?secret=O8xnbSb3jQ" data-secret="O8xnbSb3jQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K2rDC3eQlz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/07/le-poeme-du-dimanche-sous-le-parapluie-de-sargon-boulus-de-moncef-al-ouhaibi/">Le poème du dimanche :  »Sous le parapluie de Sargon Boulus » de Moncef Al-Ouhaïbi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche :  »Sous le parapluie de Sargon Boulus » de Moncef Al-Ouhaïbi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/07/le-poeme-du-dimanche-sous-le-parapluie-de-sargon-boulus-de-moncef-al-ouhaibi/embed/#?secret=SpBXxccCSo#?secret=K2rDC3eQlz" data-secret="K2rDC3eQlz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HB2FyGUd9O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/12/le-poeme-du-dimanche-la-maitresse-des-mers-de-jamila-mejri/">Le poème du dimanche : «La Maîtresse des mers» de Jamila Mejri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «La Maîtresse des mers» de Jamila Mejri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/12/le-poeme-du-dimanche-la-maitresse-des-mers-de-jamila-mejri/embed/#?secret=q4KHIf0ycb#?secret=HB2FyGUd9O" data-secret="HB2FyGUd9O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em> </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/le-poeme-du-dimanche-dautres-couleurs-de-souf-abid/">Le poème du dimanche : «D’autres couleurs» de Souf Abid </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/17/le-poeme-du-dimanche-dautres-couleurs-de-souf-abid/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FMI : la Tunisie, ruinée, n’est plus ce qu’elle était !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/fmi-la-tunisie-ruinee-nest-plus-ce-quelle-etait/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/fmi-la-tunisie-ruinee-nest-plus-ce-quelle-etait/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Apr 2022 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Kamel Nabli]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=388762</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ici, à Washington DC, et dans les couloirs des Spring Meetings du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale (18-24 avril 2022), la délégation officielle de la Tunisie rase les murs, discrète et cachotière : circulez, il n’y a rien a dire! Rien de bon pour rayonner, rien pour convaincre et absolument rien pour...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/fmi-la-tunisie-ruinee-nest-plus-ce-quelle-etait/">FMI : la Tunisie, ruinée, n’est plus ce qu’elle était !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Moktar-Lamari-Samir-Trabelsi.jpg" alt="" class="wp-image-388763"/><figcaption><em>L&rsquo;auteur, Moktar Lamari, et Samir Trabelsi, économistes Tunisiens en Amérique du Nord, présents aux Sping Meetings. </em>  </figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ici, à Washington DC, et dans les couloirs des Spring Meetings du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale (18-24 avril 2022), la délégation officielle de la Tunisie rase les murs, discrète et cachotière : circulez, il n’y a rien a dire! Rien de bon pour rayonner, rien pour convaincre et absolument rien pour décrocher un accord avec le FMI. La délégation a fait tout ce qu’il ne fallait pas faire&#8230;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Moktar Lamari</strong> <em>(de Washington D.-C., Spring Meetings IMF &amp; WB)</em></p>



<span id="more-388762"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs universitaires tunisiens affiliés à des universités nord-américaines n’en reviennent pas! Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et représentant officiel de la Tunisie au FMI est totalement ignoré, tenu à l’écart des grands débats publics, forums et rencontres portant sur les enjeux et les attentes des pays à l’égard du FMI.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu&rsquo;est-ce qui arrive à la Tunisie&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les délégations internationales et notamment celles des pays influents ont été froides et distantes avec lui&nbsp;: il n’a pas publié, et il est un epsilon parmi le millier d’économistes dans les couloirs du FMI. Sa trajectoire n’a rien d’universitaire ayant un facteur d’impact (publications à la clef), avec seul fait d’arme, il a été professionnel au sein de la Banque mondiale chargé de la collecte de données en Libye pendant la guerre civile dans ce pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gouverneur de la Banque centrale depuis 2016, il n&rsquo;a eu que des mauvaises de la part les agences de rating. Il a cru qu’en augmentant le taux d’intérêt directeur, son job sera fait. Sa plus récente note de C- (Banker rating) l’a disqualifié, l’a rendu infréquentable, imprésentable et insoutenable…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs observateurs et membres des délégations internationales ici à Washington. pensent que l’échec communicationnel de la délégation tunisienne est imputable à Marouane Abassi, un gouverneur qui n’a pas l’étoffe scientifique, pas la fibre patriotique, ni la légitimité éthique, pour convaincre, alors même qu’ici à Washington, médias, officiels et scientifiques ne comprennent pas ce qui arrive en Tunisie, ou ce qui arrive à la Tunisie du Printemps arabe. Et ils me posaient des questions incroyables, et à chaque fois je suis obligé de préciser que je suis universitaire tunisien basé au Canada, mais pas délégué officiel de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des rencontres et panels médiatisés, le FMI a donné la parole aux gouverneurs des banques centrales qui ont d’excellentes notes dans le ranking de Banker.com.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la BCT à été précédé par sa mauvaise note et sa mauvaise performance, depuis sa nomination par un parlement dominé par les islamistes en 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un autre plan, ici à Washington, la diaspora tunisienne compte de nombreuses célébrités et expertises respectées par le FMI, et les pays décisifs au sein du G20, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la diaspora tunisienne respecte son doyen qui a passé 35 ans au sein du FMI. Un économiste méritant et qui est connu et respecté par plusieurs délégations et pays du G20. Mais tous, universitaires, experts et intellectuels déplorent l’attitude et l’approche de la délégation tunisienne aux Rencontres du printemps 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une bonne réputation fondue comme neige au soleil</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les intellectuels universitaires, américains et européens, le désarroi est encore plus frappant. Ils ont encore en mémoire la Tunisie de toujours, qui innove, cet Etat lilliputien moderne et ami motivé par le savoir, par l’égalité de genre, le pays d’Ibn Khaldoun… pays vert et grenier de Rome…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le préjugé favorable à l’égard de la Tunisie a fondu comme neige au soleil. on ne comprend pas comment les Tunisiens ont-ils choisi leurs leaders. La dissolution du parlement, le retard des élections, la recomposition des institutions&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un habitué du FMI me dit, sur le ton de la confidentialité, que la Tunisie a délégué des personnes qui ne maîtrisent pas les enjeux et les chiffres et qui sont incapables de proposer des mesures économiques dans l’air du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute qu&rsquo;il fut un temps où le chef de délégation pour les discussions et rencontres au FMI était un leader, un chercheur qui maîtrise sur les bouts des doigts les concepts économiques. Aujourd’hui, me dit-il, la délégation ne parle même pas un anglais correct, pour comprendre les enjeux et pouvoir répondre aux questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs observateurs au sein des délégations se désolent de cette sélection adverse et de l’état lamentable des compétences en économie politique des membres de la délégation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où est passée la Tunisie de Nouira, Baccar et Nabli ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un retraité qui avait passé 35 ans au sein du fonds nous interpelle pour nous dire que la Tunisie a été, à un certain moment, un pays prêteur… créditeur pour contribuer au financement du FMI, tellement le pays était exemplaire et avant-gardiste dans ses interactions dans les couloirs du FMI, active dans tous les comités, dans tous les rouages de la prise de décision. Il ajoute : ironie de l’histoire, la Tunisie a contribué directement à un financement du FMI, justement destiné à l’Ukraine, au début des années 2000. Car, à l’époque, la Tunisie réglait ses prêts avec le FMI, avant échéance…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mémoire organisationnelle du FMI n’a pas oublié, ici, des hommes de grosse pointure comme Hedi Nouira, Taoufik Baccar, Mustapha Kamel Nabli…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire au Canada.</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VwQwUEcFLI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/23/fmi-la-tunisie-choisit-levitement-et-la-non-communication/">FMI : La Tunisie choisit l’évitement et la non-communication</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI : La Tunisie choisit l’évitement et la non-communication » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/23/fmi-la-tunisie-choisit-levitement-et-la-non-communication/embed/#?secret=Vk110kfwf3#?secret=VwQwUEcFLI" data-secret="VwQwUEcFLI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8L6fPeIhRd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/lukraine-ne-doit-pas-eclipser-les-autres-enjeux-des-spring-meetings-du-fmi-world-bank-a-washington/">L&rsquo;Ukraine ne doit pas éclipser les autres enjeux des Spring meetings du FMI &#038; World Bank à Washington</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Ukraine ne doit pas éclipser les autres enjeux des Spring meetings du FMI &#038; World Bank à Washington » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/lukraine-ne-doit-pas-eclipser-les-autres-enjeux-des-spring-meetings-du-fmi-world-bank-a-washington/embed/#?secret=DivmGKkb6s#?secret=8L6fPeIhRd" data-secret="8L6fPeIhRd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WWIYHKBhpy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/le-fmi-complice-de-la-repression-financiere-en-tunisie/">Le FMI, complice de la «répression financière» en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le FMI, complice de la «répression financière» en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/22/le-fmi-complice-de-la-repression-financiere-en-tunisie/embed/#?secret=AwL3gPXoy2#?secret=WWIYHKBhpy" data-secret="WWIYHKBhpy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/fmi-la-tunisie-ruinee-nest-plus-ce-quelle-etait/">FMI : la Tunisie, ruinée, n’est plus ce qu’elle était !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/24/fmi-la-tunisie-ruinee-nest-plus-ce-quelle-etait/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>18</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ciped]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=384560</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&#8217;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&#8217;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&#8217;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&#8217;il avait publié, neuf mois...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Palais-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-233575"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&rsquo;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&rsquo;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&rsquo;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&rsquo;il avait publié, neuf mois auparavant, à l&rsquo;occasion de la précédente dégradation de cette notation de B à B–. Pour rappeler l&rsquo;époque révolue où notre pays faisait figure de leader africain dans ce domaine. Et pour interpeller les responsables de ce gâchis : les autorités qui ne montrent aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.**</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Taoufik Baccar</strong> * </p>



<span id="more-384560"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Taoufik-Baccar.jpg" alt="" class="wp-image-191396"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Mes excuses auprès des journalistes d’avoir refusé de commenter la nouvelle dégradation. En réalité il n’y plus rien à dire à part l’embrasement de la situation et l’accélération du rythme des baisses .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà ce que j’ai posté un certain 10 juillet 2021 à l’occasion de l’ancienne dégradation</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Tristes records, l’agence de notation Fitch Rating vient d’abaisser la note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie, de «B» à «B–» avec des perspectives négatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A peine quinze ans auparavant et plus exactement en mai 2007, la Tunisie fêtait le passage de sa notation au grade «A –» assortie de perspectives stables chez l’agence de notation japonaise R&amp;I, confortant ainsi le mouvement continuellement ascendant de cette note depuis l’accès du pays, pour la première fois à une notation souveraine -tenez-vous bien- en 1994, et ce, malgré le fait que ces agences avaient pris l’habitude de nous reprocher les faibles progrès sur le plan de l’ouverture politique ainsi que la centralisation des pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de gens ont nourri des vœux en 2011 que la transition politique mène à une amélioration conséquente de la notation de la Tunisie et à une meilleure perception à l’étranger. Il n’en fut rien hélas, car bien au contraire la notation n’a fait que se dégrader et la perception de la Tunisie n’a cessé de se détériorer dix années durant, sans aucune réaction conséquente de la part des autorités, sinon cette grande erreur stratégique commise en éliminant l’agence Standard &amp; Poor’s. la plus prestigieuse des agences de notation, de la liste des maisons qui notent notre pays oubliant que cette agence garde le droit de procéder de sa propre initiative à des <em>«notations sauvages»</em> et donnant dans la foulée un signal fort au marché et aux observateurs, de manque de transparence et d’audace pour affronter les problèmes réels du pays à travers un programme de réformes à la mesure des défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a ainsi perdu en une décennie, sept à huit grades, selon les agences de notation !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de notre classement au niveau des rapports et des forums internationaux qui reflètent la perception de notre pays à l&rsquo;étranger, nous avons même enregistré de tristes records. Ainsi le classement de la Tunisie par le Forum de Davos est passé entre 2010 et 2015 de la 32e à 92e place, soit une dégradation de soixante (60) places, la baisse la plus sévère jamais enregistrée depuis la publication du rapport de Davos au cours de la deuxième moitié des années soixante-dix. Une contreperformance digne du livre de Guinness. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons à maintes reprises proposé dans les publications du Centre international Hédi Nouira de prospective et d&rsquo;études pour le développement (Ciped) et notre livre <em>«Le miroir et l’horizon : Rêver la Tunisie»</em>, une stratégie assortie d’une démarche concrète pour reconquérir une note digne d’une Tunisie qui a toujours fait figure de leader africain dans ce domaine. Malheureusement, les autorités n’ont montré aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>Le titre est de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche: «Avec ou sans» de Salah Garmadi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Nov 2021 06:37:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahab Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Ferran Cremades]]></category>
		<category><![CDATA[Halfaouine]]></category>
		<category><![CDATA[Lorand Gaspar]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ghachem]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=371535</guid>

					<description><![CDATA[<p>Poète et écrivain tunisien bilingue, Salah Garmadi installe sa création dans la langue populaire tunisienne et se délecte malicieusement de ses images et de ses figures, s’appropriant sa liberté de ton et son anti-conformisme. En bon linguiste, il ouvre et entremêle le champ lexical, créant dans la langue des effets de dérision, parfois même des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/">Le poème du dimanche: «Avec ou sans» de Salah Garmadi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Salah-Garmadi.jpg" alt="" class="wp-image-371536"/><figcaption><em>Les photos de Salah Garmadi sont rares. </em></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Poète et écrivain tunisien bilingue, Salah Garmadi installe sa création dans la langue populaire tunisienne et se délecte malicieusement de ses images et de ses figures, s’appropriant sa liberté de ton et son anti-conformisme. En bon linguiste, il ouvre et entremêle le champ lexical, créant dans la langue des effets de dérision, parfois même des situations surréalistes. Sa critique sociale reste pourtant primordiale, celle de l’intellectuel progressiste, engagé, rejetant les travers de la société.</em></strong></p>



<span id="more-371535"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1933 à Tunis, dans le quartier populaire de Halfaouine, il fut professeur de littérature arabe, chercheur en linguistique et traducteur, entre autres, des œuvres de Ferdinand de Saussure, André Martinet, Malek Haddad, Tahar Ben Jelloun, Rachid Boudjedra… Polyglotte, il a aussi traduit de l’allemand, de l’anglais, du grec et du russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Membre du Parti communiste tunisien, Salah Garmadi prit part à de nombreux événements culturels et littéraires. Il décède en 1982, dans des circonstances accidentelles qui avaient beaucoup ému l’opinion. L’écrivain espagnol, Ferran Cremades, lui consacre en 1991, un roman en catalan, <em>Linia trencada</em>&nbsp;(éd. 62, Barcelone)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses œuvres (en français)&nbsp;: <em>Nos ancêtres les Bédouins</em>, P.J. Oswald, 1975; <em>Avec ou sans</em>, Cérès, 1982&nbsp;(auquel s’est ajouté le recueil en arabe, <em>Allahma al-hayya</em> (Chair vive) 1970); <em>Le Frigidaire</em>, nouvelles, Alif, 1986 (ouvrage posthume)&nbsp;; <em>Ecrivains de Tunisie</em>, Sindbad, 1981 (en collaboration avec Taoufik Baccar).</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>on vit on pleure et parfois on sourit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans amitié on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans pain béni</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans liberté aussi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et l’on mange des glaces dans les villes nazies</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans enfants on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans raison on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans guerre aussi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et l’on triture le fil des jours ternis</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et parfois même aux cloportes on dit amis</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et parfois même sur les mille-pattes on fait pipi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et parfois même aux bourreaux on dit bonjour</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et parfois avec des fantômes on fait l’amour</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans espoir de vaincre on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans avoir de chancre on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans barbouiller d’encre aussi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et souvent le certificat d’études primaires</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>rapporte à ses heureux titulaires</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>mille fois plus que le nobel littéraire</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans remords on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans avoir tort on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans passe-port aussi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et l’on respire la bonne odeur de bambaloni</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>en rentrant de l’enterrement de ses amis</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans diplômes on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans anémones on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans recevoir d’aumônes aussi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et l’on rentre chez soi plein d’envie</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>de ne plus jamais avoir d’avis</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans amour on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans beaux atours on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans espoir de retour aussi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>et l’on regarde les cheveux affadis</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>en espérant la mort des bigoudis</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>on vit on pleure et parfois on sourit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans bride on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans rides on vit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>avec ou sans avoir de guide aussi</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong>«Avec ou sans», éd. Cérès, Tunis 1982.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vcxmAJw8zt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/04/le-poeme-du-dimanche-diamantaire-de-abdelwahab-meddeb/">Le poème du dimanche : ‘‘Diamantaire’’ de Abdelwahab Meddeb</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Diamantaire’’ de Abdelwahab Meddeb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/04/le-poeme-du-dimanche-diamantaire-de-abdelwahab-meddeb/embed/#?secret=WGMWmkn9x6#?secret=vcxmAJw8zt" data-secret="vcxmAJw8zt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I0GKdsrSyq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/le-poeme-de-dimanche-jecris-de-moncef-ghachem/">Le poème de dimanche : ‘‘J’écris’’ de Moncef Ghachem</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème de dimanche : ‘‘J’écris’’ de Moncef Ghachem » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/le-poeme-de-dimanche-jecris-de-moncef-ghachem/embed/#?secret=1K3XSwI6bH#?secret=I0GKdsrSyq" data-secret="I0GKdsrSyq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EMoFjFGcL9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/le-poeme-du-dimanche-patmos-de-lorand-gaspar/">Le poème du dimanche : ‘‘Patmos’’ de Lorand Gaspar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Patmos’’ de Lorand Gaspar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/le-poeme-du-dimanche-patmos-de-lorand-gaspar/embed/#?secret=uLifM8qA3L#?secret=EMoFjFGcL9" data-secret="EMoFjFGcL9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/">Le poème du dimanche: «Avec ou sans» de Salah Garmadi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed a-t-il oublié que Nadia Akacha est poursuivie devant la justice?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 17:59:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Safra]]></category>
		<category><![CDATA[Mouna Kraïem Dridi]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[poursuites judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Ayari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=318005</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lors de sa rencontre, mercredi 23 septembre 2020, avec le chef de gouvernement Hichem Mechichi, le président de la République Kaïs Saïed a dit à celui-ci qu’il ne peut pas nommer des individus faisant l’objet de poursuites judiciaires, sauf que Nadia Akacha, la superpuissante directrice du cabinet présidentiel et sa principale collaboratrice fait l’objet de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/">Kaïs Saïed a-t-il oublié que Nadia Akacha est poursuivie devant la justice?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kais-Saied-Nadia-Akacha-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-318006"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de sa rencontre, mercredi 23 septembre 2020, avec le chef de gouvernement Hichem Mechichi, le président de la République Kaïs Saïed a dit à celui-ci qu’il ne peut pas nommer des individus faisant l’objet de poursuites judiciaires, sauf que Nadia Akacha, la superpuissante directrice du cabinet présidentiel et sa principale collaboratrice fait l’objet de poursuites judiciaires et doit comparaître en tant qu’accusée devant le tribunal de 1ère instance de Tunis, le 28 octobre prochain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-318005"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le dit le proverbe français, <em>«il faut balayer devant sa porte»</em>, ou comme le dit un proverbe bien arabe, <em>«quand notre maison est de verre, on ne lance pas de pierres sur les autres»</em>, à moins que notre cher président veuille appliquer la célèbre formule <em>«Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre directrice du cabinet présidentiel Nadia Akacha a reçu une convocation du tribunal de 1ère instance de Tunis il y a quelques semaines pour se présenter devant cette juridiction en tant qu’accusée lors d’une audience fixée au 28 octobre prochain suite à la plainte pour diffamation déposée à son endroit par Mouna Kraïem Dridi, sa collègue à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La citation à comparaître précise l’attribution de faits illégaux à un agent public sans apporter la preuve de leur validité, et la diffamation par l’allégation de faits non avérés de façon publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que dit M. Saïed les autres doivent l&rsquo;appliquer, mais pas lui</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Donc si on applique la logique de M. Saïed, selon ce qu’il a dit mercredi à son chef de gouvernement, comment a-t-il pu nommer lui-même Mme Akacha et de surcroît au poste très important de directrice du cabinet présidentiel avec rang de ministre ? Et surtout maintenant qu’il ait énoncé mercredi publiquement cette règle et qu’il exige son application, que fait encore Mme Akacha à ce poste? À moins ce que dit M. Saïed les autres doivent l&rsquo;appliquer, mais pas lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et en exigeant que les responsables nommés ne fassent l’objet d’aucune poursuite judiciaire, M. Saïed, homme de droit dit-on, s’assoie sur la présomption d’innocence. Toute personne pas encore condamnée est présumée innocente, en quittant l’université et en se drapant de la cape du grand révolutionnaire (qu’il n’a jamais été d’ailleurs), M. Saïed a-t-il oublié ce principe et l’a-t-il remplacé par la présomption de culpabilité ? Ou bien seule sa très chère Nadia Akacha y a droit ?</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Poste-Ayari.jpg" alt="" class="wp-image-318009" width="500"/><figcaption><em>Poste de Yassine Ayari.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">On ne peut intimer une conduite exemplaire aux autres et s’en exempter soi-même</h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, le député Yassine Ayari n’a pas manqué de le lui rappeler dans un poste Facebook, en évoquant d’abord le cas de Mme Akacha et en se basant sur le verset coranique de la sourate<em> ‘‘Al-Baqara’’</em> que notre pieux président ne peut méconnaître qui stipule qu’on ne peut intimer une conduite exemplaire aux autres et s’en exempter soi-même. Puis il lui a dit que la présomption d’innocence ne peut pas s’appliquer à Nadia Akacha et Elyès Fakhfakh et pas à Taoufik Baccar et Mongi Safra.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/">Kaïs Saïed a-t-il oublié que Nadia Akacha est poursuivie devant la justice?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/25/kais-saied-a-t-il-oublie-que-nadia-akacha-est-poursuivie-devant-la-justice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Yadh Elloumi : «Saïed faisait partie de la commission ayant amendé la Constitution pour Ben Ali»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-saied-faisait-partie-de-la-commission-ayant-amende-la-constitution-pour-ben-ali/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-saied-faisait-partie-de-la-commission-ayant-amende-la-constitution-pour-ben-ali/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 09:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Ben Dhia]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Safra]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Chaabane]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
		<category><![CDATA[Yadh Elloumi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=317742</guid>

					<description><![CDATA[<p>Yadh Elloumi, député Qalb Tounes, a réagi, aujourd’hui, jeudi 24 septembre 2020, dans la matinale de Shems FM, aux propos de Kaïs Saïed hier rejetant les nominations de Taoufik Baccar et Mongi Safra comme conseillers du chef du gouvernement, alors qu’ils appartenaient à un régime contre lequel il y a eu une révolution. Yadh Elloumi...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-saied-faisait-partie-de-la-commission-ayant-amende-la-constitution-pour-ben-ali/">Yadh Elloumi : «Saïed faisait partie de la commission ayant amendé la Constitution pour Ben Ali»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kais-Saied-Yadh-Elloumi.jpg" alt="" class="wp-image-317745"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Yadh Elloumi, député Qalb Tounes, a réagi, aujourd’hui, jeudi 24 septembre 2020, dans la matinale de Shems FM, aux propos de Kaïs Saïed hier rejetant les nominations de Taoufik Baccar et Mongi Safra comme conseillers du chef du gouvernement, alors qu’ils appartenaient à un régime contre lequel il y a eu une révolution.</em></strong></p>



<span id="more-317742"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Yadh Elloumi à indiqué que Kaïs Saïed n’a rien d’un révolutionnaire, qu’il n’avait aucun passé militant et révolutionnaire, qu’il a été nommé enseignant à Sousse par Sadok Chaabane, calcique de l’ancien régime, et qu’il a fait partie de la commission ayant amendé la Constitution selon les désidératas de Ben Ali, aux côtés d’un autre cacique du régime, Abdelaziz Ben Dhia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Kaïs Saïed était n’était pas un opposant au régime de Ben Ali avec lequel il était en bons termes. Il ne va pas se faire passer maintenant pour Radhia Nasraoui»</em>, par allusion à l’avocate et célèbre militante pour les droits sous le règne de Ben Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler, dans ce contexte, que Saïed avait battu à plates coutures Nabil Karoui, président de Qalb Tounes, au second de la présidentielle, et qu&rsquo;il a souvent refusé, en tant que président de la république, de recevoir ce dernier et les autres dirigeants de Qalb Tounes, comme il le fait avec les autres partis représentés au parlement. D&rsquo;où les critiques que lui adressent souvent les dirigeants de Qalb Tounes.  </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aQKbkKaeRp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-le-parlement-sest-empare-du-gouvernement-et-saied-refuse-de-laccepter/">Yadh Elloumi : «Le Parlement s&rsquo;est emparé du gouvernement et Saïed refuse de l&rsquo;accepter»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yadh Elloumi : «Le Parlement s&rsquo;est emparé du gouvernement et Saïed refuse de l&rsquo;accepter» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-le-parlement-sest-empare-du-gouvernement-et-saied-refuse-de-laccepter/embed/#?secret=BbicPKT4El#?secret=aQKbkKaeRp" data-secret="aQKbkKaeRp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-saied-faisait-partie-de-la-commission-ayant-amende-la-constitution-pour-ben-ali/">Yadh Elloumi : «Saïed faisait partie de la commission ayant amendé la Constitution pour Ben Ali»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/24/yadh-elloumi-saied-faisait-partie-de-la-commission-ayant-amende-la-constitution-pour-ben-ali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
