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	<title>Archives des Tchicaya U Tam’si - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 02 Oct 2023 08:34:03 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Tchicaya U Tam’si - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Entretien avec l’écrivain béninois Barnabé Laye : «L’Homme, toujours, ombre et lumière»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 08:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique noire]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Barnabé Laye]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Tchicaya U Tam’si]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Barnabé Laye, poète et romancier béninois et voix importante de la littérature africaine.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/02/entretien-avec-lecrivain-beninois-barnabe-laye-lhomme-toujours-ombre-et-lumiere/">Entretien avec l’écrivain béninois Barnabé Laye : «L’Homme, toujours, ombre et lumière»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1941, au Bénin, Barnabé Laye est poète et romancier. Médecin des hôpitaux de Paris, où il vit, c’est une voix importante de la littérature béninoise. Il a publié une quinzaine d’ouvrages.</em></strong></p>



<span id="more-9991941"></span>



<p><strong><em>Tahar Bekri : Barnabé, voilà bien de longues années que nous nous connaissons, réunis ici ou là dans des rencontres autour des littératures africaines, quel bilan fais-tu aujourd’hui ? Des avancées ? Des frustrations ? Du travail inachevé ?</em></strong></p>



<p><strong>Barnabé Laye </strong>: En effet, nous nous connaissons depuis de longues années. Précisément, depuis 1988, lors de la publication de mon premier roman : <em>‘‘Une femme dans la lumière de l’aube’’</em> aux éditions Seghers. Tu avais fait un article sur le livre dans la revue <em>Notre Librairie</em>, article très favorable qui se terminait par ces mots : <em>«Son livre où la poésie est très présente est un roman d’amour, beau, tragique et désespéré… Dans ce roman de la dualité (nuit/aube) il n’est pas difficile de vérifier cette parole de René Char : ‘‘La lucidité est la blessure la plus proche du soleil’’»</em>. Deux semaines plus tard nous faisions connaissance lors d’une émission de radio à laquelle nous étions invités pour présenter notre actualité littéraire. C’était le début de notre fraternelle amitié.</p>



<p>Quel bilan je fais de ces rencontres autour des littératures africaines&nbsp;? Je garde un excellent souvenir de la plupart de ces retrouvailles où l’ambiance était très chaleureuse avec l’émergence de nouveaux auteurs. Il y a manifestement des avancées, des recherches dans la qualité et l’originalité des styles. Une envie d’exprimer une singularité.</p>



<p>En définitive, c’est toujours le<em> «Pourquoi écrire, si ce n’est pas pour dire l’âme africaine et son apport dans la conscience universelle»&nbsp;?</em></p>



<p>Les rencontres littéraires et les festivals au fil des années ont permis de voir et de découvrir des talents nouveaux qui se sont affirmés de livre en livre. C’est un bonheur de suivre le parcours de certains, que des prix littéraires prestigieux ont récompensés, mettant ainsi un éclairage médiatique sur leur travail. Je dirai donc qu’il y a des avancées significatives depuis une trentaine d’années.</p>



<p>Certes, à l’heure du bilan, on ne peut pas se départir de quelques frustrations ou regrets. Les choses avancent. Dans la plupart des pays l’Université joue son rôle de catalyseur et de diffuseur des écrivains locaux les plus remarquables. Les étudiants font des travaux de recherche et de thèse qui apportent de nouveaux éclairages sur les œuvres.</p>



<p><strong><em>Du Bénin à Paris, la littérature de ton pays, a-t-elle toute sa place&nbsp;? Souffre- t-elle d’un manque de présence&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Tout d’abord une remarque&nbsp;: la littérature des pays africains francophones est abordée par le lecteur français, non pas pays par pays (d’ailleurs, en général il ne les connait pas). C’est de l’Afrique Noire ou d’Afrique subsaharienne francophone dont il s’agit.</p>



<p>Quand un écrivain sénégalais a le Prix Goncourt, il parle de roman africain. Cette spécificité domine tout. Dans l’imaginaire des gens, tous ces pays forment une même entité, partageant les mêmes particularités.</p>



<p>La littérature du Bénin prend place au sein de la littérature francophone surtout avec les écrivains dont les œuvres sont publiées en France. C’est le cas de beaucoup de pays africains.</p>



<p>Il y a une meilleure visibilité qui va de pair avec une plus grande diffusion. Il faut dire que la littérature d’un pays passe aussi par le canal des associations culturelles, des colloques, des manifestations littéraires où les écrivains se rencontrent et communiquent avec le public. On ne dira jamais assez l’importance des festivals de poésie pour la diffusion des œuvres des écrivains originaires d’Afrique.</p>



<p>Force est de reconnaître que nous sommes en présence d’une jeune littérature dont l’importance, je l’espère, ira grandissante.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M58B8jw8KL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/03/entretien-dialogue-avec-sami-tchak-afrique-maghreb-lecriture-en-partage/">Entretien-dialogue avec Sami Tchak : Afrique-Maghreb, l’écriture en partage</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entretien-dialogue avec Sami Tchak : Afrique-Maghreb, l’écriture en partage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/03/entretien-dialogue-avec-sami-tchak-afrique-maghreb-lecriture-en-partage/embed/#?secret=BARfOJwyWX#?secret=M58B8jw8KL" data-secret="M58B8jw8KL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><strong><em>Dans ton œuvre, tu joins le roman à la poésie, quel est ce rapport&nbsp;? Comment le décris-tu&nbsp;?</em></strong></p>



<p>En fait, au commencement était la poésie. Insidieusement, elle est entrée dans la vie de l’adolescent que j’étais, un peu comme une confidente. Je confiais aux poèmes sur des cahiers d’écolier mon mal-être, mes chagrins mais aussi les moments de joie qui éclairaient le quotidien.</p>



<p>Plus tard, j’ai compris que la poésie était la parole essentielle qui part du fond du cœur pour dire la vérité de notre être profond. Écrire la poésie pour dire à la place des autres, pour les autres qui ne peuvent dire, comme un devoir, une mission. A partir du pays noir, aller à la rencontre des hommes et des femmes avec lesquels on partage la même humanité.</p>



<p>Il est vrai que la poésie n’est jamais que l’approche de ce que l’on aurait voulu écrire ou dire et qu’il faut sans cesse s’appliquer pour atteindre l’expression la plus juste, la plus aboutie. Je me considère comme un ouvrier au service des mots. Ma poésie est une poésie de l’oralité, elle s’adresse directement à l’autre, elle lui parle. Chaque livre de poèmes raconte une histoire. C’est chaque fois une partie de moi-même. Partie intégrante d’un tout. C’est toujours un pont entre l’homme que je suis et le lecteur, tous les lecteurs ou les auditeurs, de toutes origines.</p>



<p>Alors le roman&nbsp;? Pourquoi le roman&nbsp;? C’est une question essentielle pour moi. J’ai toujours voulu et aimé que le roman accompagne la poésie. J’aime ce temps long passé avec le lecteur. C’est une nécessité née d’une volonté de toucher ainsi le plus grand nombre. Poésie et roman vont de pair et se complètent dans le même bonheur de dire. Tous les deux partagent une forme d’écriture particulière et la poésie est omniprésente dans mes romans.</p>



<p>La première phrase de mon roman, <em>‘‘Une femme dans la lueur de l’aube’’</em>, est un exemple souvent cité&nbsp;: <em>«Mon père disait&nbsp;: Tu verras le pays chaud comme une patate douce, avec des femmes chaudes, les seins nus, des femmes aux seins pointus, aux seins arrogants, elles te feront boire des éclairs de soleil et t’appelleront grand frère. Tu verras le pays, à l’abri des cocotiers longilignes, les plages de sable d’or à l’infini du regard…»</em></p>



<p><strong><em>Dans ton œuvre narrative, l’Histoire est une thématique importante, est-ce un besoin d’écriture&nbsp;? Une plongée nécessaire dans la mémoire&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Dans mon dernier roman, <em>‘‘Le chant des cannes à sucre’’</em>, la thématique de l’Histoire prend une place centrale. Le récit se déroule au 19e siècle aux temps de l’esclavage. Ce livre devoir de mémoire est d’une grande importance dans mon œuvre romanesque. Il ne faut pas oublier que je suis né au Bénin, l’ancien Dahomey. C’est une expérience passionnante pour moi surtout au travers de la grande documentation que j’ai consultée pendant l’écriture du livre. Cette écriture qui a duré plusieurs longues années a été vécue comme une mission que je devais accomplir coûte que coûte. C’est une plongée nécessaire dans la mémoire de tout un peuple, de tout un continent.</p>



<p> A la fin, je me suis rendu compte que ce roman, en définitive, est aussi l’histoire de l’Homme, ballotté comme un navire au milieu des flots, entre humanité et barbarie, entre bonté et cruauté, entre amour et haine. L’Homme, toujours, ombre et lumière.</p>



<p><strong><em>Comment enfin imaginer les relations entre les différentes littératures du continent&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Je sais que tu as toujours œuvré pour la rencontre des écrivains des <em>«deux mondes»</em>, ceux du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. Je me souviens de ta grande amitié avec le regretté écrivain congolais Tchicaya U Tam’si. Vous étiez animés tous les deux par cette volonté de partage, d’échange et de fraternité. Vous affirmiez l’idée que la littérature doit permettre le dialogue des cultures et un enrichissement mutuel. Je m’inscris dans cette perspective. Il existe entre les acteurs de la littérature au niveau du continent un réel besoin de se connaître, une envie de découvrir le travail des uns et des autres, leurs similitudes et parfois leurs divergences.</p>



<p>Il y a ce qui existe déjà&nbsp;: les invitations ici ou là à des foires du livre, à des festivals de poésie, à des conférences ou des colloques. Personnellement, j’ai eu l’occasion et le bonheur d’aller dans un certain nombre de pays du continent. Me viennent à l’esprit mes séjours à Durban en Afrique du Sud ou à Marrakech au Maroc&nbsp;: le chaleureux accueil du public et l’écoute attentive, l’enrichissement mutuel né de la rencontre.</p>



<p>Cependant, pour donner un élan nouveau à ce mouvement les Universités des différents pays doivent agir efficacement pour permettre aux étudiants d’écouter des écrivains du continent et assurer une plus large diffusion de leurs écrits.</p>



<p>Il serait souhaitable que les instances internationales, comme l’Union Africaine, soit le moteur créant une dynamique pour les échanges culturels et notamment en ce qui concerne les littératures à travers le continent.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Entretien recueillis par </em><strong>Tahar Bekri </strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="93MqyFFTsx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/14/rencontre-a-tunis-avec-lecrivain-franco-congolais-alain-mabanckou/">Rencontre à Tunis avec l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rencontre à Tunis avec l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/14/rencontre-a-tunis-avec-lecrivain-franco-congolais-alain-mabanckou/embed/#?secret=kw37iiaRr9#?secret=93MqyFFTsx" data-secret="93MqyFFTsx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="has-text-align-right"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/02/entretien-avec-lecrivain-beninois-barnabe-laye-lhomme-toujours-ombre-et-lumiere/">Entretien avec l’écrivain béninois Barnabé Laye : «L’Homme, toujours, ombre et lumière»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Sang d’Homme, la main du cœur qui bat’’ de Gabriel Okoundji</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/le-poeme-du-dimanche-sang-dhomme-la-main-du-coeur-qui-bat-de-gabriel-okoundji/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Apr 2023 06:13:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriel Okoundji]]></category>
		<category><![CDATA[Okondo]]></category>
		<category><![CDATA[poésie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Sony Labou Tansi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Tchicaya U Tam’si]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le poète Gabriel Okoundji est est un écrivain qui compte dans la nouvelle génération littéraire congolaise et francophone.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/le-poeme-du-dimanche-sang-dhomme-la-main-du-coeur-qui-bat-de-gabriel-okoundji/">Le poème du dimanche : ‘‘Sang d’Homme, la main du cœur qui bat’’ de Gabriel Okoundji</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1962, dans le village d’Okondo, dans la République du Congo (Congo-Brazzaville), le poète Gabriel Okoundji est psychologue clinicien dans les hôpitaux de Bordeaux.</em></strong></p>



<span id="more-7230434"></span>



<p>Son œuvre poétique est marquée par sa terre natale, dans une écriture où se mêlent, évocations, invocations, appels, échos, sagesses et résonances. Où l’Homme est au centre de la dimension cosmique. De langue française, sa poésie est traversée de vocabulaires de langue africaine, dans intertextualité volontaire.</p>



<p>Gabriel Okoundji est un écrivain qui compte dans la nouvelle génération littéraire congolaise et francophone.</p>



<p>Quelques titres (en poésie)&nbsp;: <em>L’âme blessée d’un éléphant noir</em>, Ed. William Blake &amp; Co. 2002&nbsp;;<em> Bono le guetteur de signes</em>, Ed. Elytis, 2005&nbsp;; <em>Ne rien perdre,</em> <em>ne rien oublier</em>, Ed. Fédérop, 2017.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="has-text-align-center">Pour Cettina Rizzo</p>



<p class="has-text-align-center"><em>– Cetti&nbsp;! –</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>Parce que le cœur du monde est dans ton cœur</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>Tout humain à ta rencontre est comblé.</em></p>



<p>Tout Homme a deux mains, crois-moi Cetti&nbsp;! amie, ma parole</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; – ici, la main qui nourrit, ici la main qui reçoit</p>



<p>la main qui nourrit tient sa promesse au jour, au temps, à la vie&nbsp;</p>



<p>la main qui reçoit enserre son geste pour se sauver du désespoir</p>



<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; – ici, la main qui reçoit, ici la main qui nourrit</p>



<p>aucune main ne joue à cache-cache avec ses propres doigts</p>



<p>la main qui nourrit et la main qui reçoit ont même enfance</p>



<p>les doigts de l’une possèdent le monde dans les doigts de l’autre</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la main est parole limpide, signe, épopée et consolation</p>



<p>main ouverte au matin de la terre, mémoire des siècles</p>



<p>main absente à l’appel, avènement du vocable enfoui</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; de l’instant dans l’instant</p>



<p>du jour dans le jour</p>



<p>de la nuit dans la nuit</p>



<p>de l’éternité dans l’éternité</p>



<p>la voix qui a connaissance de la voie invoque&nbsp;:</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; observez, ô témoins&nbsp;!</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; main nue et main pleine partagent ensemble la destinée</p>



<p>main nue et main pleine ont chacune cinq doigts</p>



<p>en voici deux, en voici trois, et cinq et cinq font dix</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; – «&nbsp;qui suis-je&nbsp;?&nbsp;» se demande la main nue</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; – «&nbsp;qui suis-je&nbsp;?&nbsp;» lui répond la main pleine</p>



<p>l’une et l’autre ont même rite, même lien, même sang</p>



<p>l’une et l’autre sèment le bonheur que désire le cœur</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; humanité, justice, amour</p>



<p>humilité, piété&nbsp;! Conscience d’une</p>



<p>accolade d’accomplissement avant la tombée de l’existence</p>



<p>toute parole est élan de la sève sous l’écorce</p>



<p>– c’est ainsi&nbsp;! –&nbsp;</p>



<p>la sève s’écoule libre de souci et d’ambition</p>



<p>– c’est ainsi&nbsp;! –&nbsp;</p>



<p>multiples feuilles et fleurs s’en nourrissent</p>



<p>– c’est ainsi&nbsp;! –</p>



<p>l’offrande de la sève ne désire pas de contre-don</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; – c’est ainsi&nbsp;! –</p>



<p>entre Terre et Ciel, la genèse ne s’improvise pas</p>



<p>la voix qui a connaissance de la voie invoque&nbsp;:</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; observez, ô témoins&nbsp;!</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; on ne mord pas la main qui nourrit</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il n’est pas bon d’ôter les ténèbres à la nuit</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il n’est pas bon d’exiger au sel d’être sucré</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il n’est pas bon d’espérer du pied gauche sa marche à droite</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; assez&nbsp;!</p>



<p>la voix qui a connaissance de la voie invoque&nbsp;:</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; observez, ô témoins !</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; on n’offense pas la main qui reçoit</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il n’est pas bon d’apprendre aux abeilles de danser au vent</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il n’est pas bon d’étouffer un papillon la paume fermée</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il n’est pas bon de vanter la splendeur du feu à la saison sèche</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; assez&nbsp;!</p>



<p>Cetti&nbsp;! crois-moi amie, tout Homme a deux mains</p>



<p>que jamais cette confidence ne se réfugie dans l’oubli</p>



<p>là où le destin place l’Homme s’érige un temple</p>



<p>et le temple des humains c’est d’abord le cœur</p>



<p>Cetti&nbsp;! crois-moi amie, tout Homme a un cœur qui bat</p>



<p>que jamais cette confidence ne se meurt dans le sommeil</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; cœur gauche et cœur droit sont même cœur</p>



<p>l’un et l’autre messagers des humeurs du sang</p>



<p>le sang en sa cadence est écho de la musique du cosmos</p>



<p>l’acoustique de son rythme accompagne la danse des étoiles</p>



<p>quand un souvenir que nous aimons enchante sa source</p>



<p>le sang nous élève&nbsp;au-delà des astres invisibles&nbsp;;</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; dépassement de soi&nbsp;:</p>



<p>le jour sera de naissance</p>



<p>et viendra le chant de l’augure</p>



<p>tantôt le sang nous fait choir en deçà du vide&nbsp;;</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; tourments de l’âme&nbsp;:</p>



<p>la nuit mêlera ses ténèbres aux nuages</p>



<p>le remords franchira d’immenses déserts</p>



<p>et si dans l’après-nuit du doute le sang boude sa cadence</p>



<p>le soleil qui se mire au visage ne sera d’aucune gloire</p>



<p>Cetti&nbsp;! crois-moi amie, le monde est un visage en mouvement</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; visage qui change sans fin ni cesse le visage de qui l’observe</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; depuis le jour jusqu’à l’étincelle surgie d’une nuit irrévélée</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ainsi donc, nul humain ne peut conquérir le monde entièrement</p>



<p>car l’Inconnue jamais ne se nomme, elle fait signe</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; elle est tous les âges, à la fois être et objet</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; elle attise la soif de s’appuyer sur l’air</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; elle avive le rêve de s’envoler avec le vent</p>



<p>et l’Inconnue toujours s’abrite sans dénuder son nom</p>



<p>toute quête est prouesse humaine en harmonie avec le temps</p>



<p>et depuis l’aube la quête se vêt de mythologies</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; honneur au ciel</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; gloire à l’éveil</p>



<p>ainsi pour qui cherche l’insondable secret de l’éternité</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il y a l’absolue sensation religieuse de qui a vu Dieu</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; il y a le souverain mystique de qui a vu les ancêtres</p>



<p>entre la religion et la mystique</p>



<p>le sentier est commun, les humains multiples, les étoiles infinies</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Dieu de l’humain, c’est d’abord sa pensée</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; l’Ancêtre de l’humain est assurément son âme.</p>



<p class="has-text-align-center">*</p>



<p>&nbsp;<em>Cetti ô permets-moi&nbsp;: qui a conscience d’avoir reçu la grâce d’une amie, sait en sa modeste attention, qu’aucune parole ne peut suffire. Le plus digne oracle demeure prudent&nbsp;: aucun poème ne saurait célébrer la part du don. Paix, paix, paix à toi.</em></p>



<p>Bègles le 16 mars 2023.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>(Remerciements à l’auteur)</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C2HrOuOcC7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/le-poeme-du-dimanche-oiseau-daurore-jean-baptiste-tati-loutard/">Le poème du dimanche : «Oiseau d’aurore» Jean-Baptiste Tati-Loutard</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Oiseau d’aurore» Jean-Baptiste Tati-Loutard » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/le-poeme-du-dimanche-oiseau-daurore-jean-baptiste-tati-loutard/embed/#?secret=8jhm7kCv4N#?secret=C2HrOuOcC7" data-secret="C2HrOuOcC7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iIrM1OcBbh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/23/le-poeme-du-dimanche-ohh-de-sony-labou-tansi/">Le poème du dimanche: « Ohh!… » de Sony Labou Tansi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: « Ohh!… » de Sony Labou Tansi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/23/le-poeme-du-dimanche-ohh-de-sony-labou-tansi/embed/#?secret=NXHZk7gxI8#?secret=iIrM1OcBbh" data-secret="iIrM1OcBbh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AWZh0HfkDG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/07/le-poeme-du-dimanche-gros-sang-de-tchicaya-u-tamsi/">Le poème du dimanche : ‘‘Gros sang’’ de Tchicaya U Tam’si</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Gros sang’’ de Tchicaya U Tam’si » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/07/le-poeme-du-dimanche-gros-sang-de-tchicaya-u-tamsi/embed/#?secret=Kd0PFLrayv#?secret=AWZh0HfkDG" data-secret="AWZh0HfkDG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Gros sang’’ de Tchicaya U Tam’si</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Mar 2021 06:48:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[A. Césaire]]></category>
		<category><![CDATA[Congo Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[L. S. Senghor]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Lumumba]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Tchicaya U Tam’si]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tchicaya U Tam’si (1931-1988), l’enfant terrible des littératures africaines est une grande voix de la poésie du continent. Poète né au Congo Brazzaville, il a été journaliste et fut marqué par les luttes et l’assassinat de Patrice Lumumba qu’il rencontra en 1960. De son vrai nom, Gérald Félix Tchicaya, son pseudonyme signifie en langue bantoue,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Tchicaya-U-Tamsi.jpg" alt="" class="wp-image-338980"/></figure>



<p><strong><em>Tchicaya U Tam’si (1931-1988), l’enfant terrible des littératures africaines est une grande voix de la poésie du continent. Poète né au Congo Brazzaville, il a été journaliste et fut marqué par les luttes et l’assassinat de Patrice Lumumba qu’il rencontra en 1960.</em></strong></p>



<span id="more-338979"></span>



<p>De son vrai nom, Gérald Félix Tchicaya, son pseudonyme signifie en langue bantoue, «La feuille qui parle pour son pays».<em> «Je me considère comme de la génération oubliée»</em>, me dit-il un jour, en pensant à L. S. Senghor et A. Césaire. Et pour cause, Tchicaya U Tam’si remettait en question l’attachement à la négritude. </p>



<p>Critique, révolté et homme en colère, d’abord contre les siens, Tchicaya rappelait que son nom désignait la complainte, en arabe. Il aimait séjourner à Asilah, au Maroc, où un Prix littéraire porte son nom. J’ai fait sa connaissance lors d’un voyage en Haïti en 1986. L’amitié scellée nous poussa à un dialogue exigeant «Maghreb-Afrique noire». Poète, romancier, dramaturge, il a été fonctionnaire international à l’Unesco. Il décède en Normandie, en 1988.</p>



<p>Ses œuvres complètes (vol I), parues sous le titre, <em>‘‘J’étais nu pour le premier baiser de ma mère’’</em>, sont rééditées chez Gallimard (2013), grâce aux soins de son compatriote, le critique et universitaire, Boniface Mongo-Mboussa. Parmi ses œuvres (poésie), <em>‘‘Le Mauvais sang’’</em> (1955); <em>‘‘Feu de brousse’’</em> (1957); <em>‘‘Epitomé’’</em> (1962); <em>‘‘Le Ventre’’</em> (1964) (roman); <em>‘‘Les phalènes’’</em> (1984); <em>‘‘Ces fruits si doux de l’arbre à pain’’</em> (1987).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>J’ai donné ma tête contre un faux néant<br>Pour retrouver la large épopée des géants…<br>Je suis l’acier trempé, le feu des races neuves<br>Dans mon gros sang rouge écument troublants des fleuves</em></p>



<p><em>Des fleuves où végètent crûment des poisons<br>Monde grossièreté Astre gueule à jurons<br>Vois j’apporte plus d’un rêve humain dans mes mains<br>Il me faut l’espace et j’ai honte de la faim</em></p>



<p><em>Ma chair a rudement crié contre mes tempes<br>Des passions pailletées soleils flottants sans hampe<br>Mon destin écorché éclate au soleil<br>Il ne faut pas dormir je sonne les réveils</em></p>



<p><em>Au coin d’un ciel ô charognard temps malmeneur<br>Tu n’auras pas ma carcasse je sors vainqueur<br>Ma prunelle est d’acier mon rire est de fer<br>Mes mains ont tout détaillé j’ai fait le jour clair</em></p>



<p><em>J’ai disloqué les vents puisqu’il faut qu’on m’entende<br>Pour retrouver blessant les désirs qu’on ne vende<br>Je suis l’acier trempé, le feu des races neuves<br>Dans mon gros sang rouge écument troublants des fleuves</em></p>



<p><strong><em>Extrait du recueil ‘‘Le Mauvais sang’’.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GAQBiCMnGO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/23/le-poeme-du-dimanche-ohh-de-sony-labou-tansi/">Le poème du dimanche: « Ohh!… » de Sony Labou Tansi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: « Ohh!… » de Sony Labou Tansi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/23/le-poeme-du-dimanche-ohh-de-sony-labou-tansi/embed/#?secret=I4Wb6qglVZ#?secret=GAQBiCMnGO" data-secret="GAQBiCMnGO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LFKK2wOh3b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/09/le-poeme-du-dimanche-poeme-a-lafrique-daime-cesaire/">Le poème du dimanche : ‘‘Poème à l’Afrique’’ d’Aimé Césaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Poème à l’Afrique’’ d’Aimé Césaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/09/le-poeme-du-dimanche-poeme-a-lafrique-daime-cesaire/embed/#?secret=Z5plwSccVJ#?secret=LFKK2wOh3b" data-secret="LFKK2wOh3b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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